JUMENT, subst. fém.


http://atilf.atilf.fr/dendien/ima/tlfiv4/debart.gifJUMENT, subst. fém.
A. http://atilf.atilf.fr/dendien/ima/tlfiv4/tiret.gifFemelle du cheval. Synon. cavale (littér.), haquenée (vx.). Jument alezane, isabelle, pie; jument bréhaigne, pleine; jument de haras; jeune jument (synon. pouliche). Une jument courant dans un pré avec son poulain dans les jambes (
MAUPASS., Contes et nouv., t. 2, Miss Harriet, 1883, p. 870). Une fine jument noire qui, dans le box qu'on venait d'ouvrir, dansait et grattait du sabot (CHÂTEAUBRIANT, Lourdines, 1911, p. 85) :

http://atilf.atilf.fr/dendien/ima/tlfiv4/pucer.gifLa longue jument baie appuie sur le mors, fauche la route de ses quatre fers avec un puissant battement des hanches, et le grincement du cuir accompagne délicieusement l'odeur fauve du poil, de la belle robe luisante tachée de sueur.
BERNANOS, M. Ouine, 1943, p. 1360.

http://atilf.atilf.fr/dendien/ima/tlfiv4/puce.gifJument poulinière*.
B. http://atilf.atilf.fr/dendien/ima/tlfiv4/tiret.gifFam.
1. Proverbe, vx. ,,Jamais coup de pied de jument ne fit mal à cheval, Un galant homme ne s'offense point de recevoir un coup ou une injure d'une femme`` (Ac. 1835, 1878; Dict.
XIXe s.).
2. Femme grande et forte. Lucie Desrosiers, cette grande jument rousse (
COLETTE, Music-hall, 1913, p. 240).
REM. 1. Jumenterie, subst. fém. Haras spécialisé dans l'élevage des étalons et des juments poulinières. [La Fiancée], est le plus beau type de cette jumenterie de Pompadour (D'
ESPARBÈS, Folie épée, 1927, p. 173). 2. Jumenteux, -euse, adj., méd., rare. Urine jumenteuse. Urine trouble et chargée comme celle du cheval. (Dict. XIXe et XXe s.).
Prononc. et Orth. : [http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/displayi.exe?s=752087055;i=i-10-1.gif]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1re moitié du
XIIe s. masc. « bête de somme » (Psautier Oxford, éd. Fr. Michel, XLVIII, 12 [jumentum]); 2. 1174 fém. « femelle du cheval » (GUERNES DE PONT-STE-MAXENCE, S. Thomas, éd. E. Walberg, 594). Du lat. jumentum « bête de somme »; jumentum « femelle du cheval » est attesté au VIe s. (TLL, t. 7, 2, col. 647), jumenta « id. » au VIIIe-IXe s. ds les Gloses de Cassel (BARTSCH Chrestomathie, 1, 13). Dans cet emploi, jument a évincé l'a. fr. ive, remontant au lat. equa. Fréq. abs. littér. : 485. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 338, b) 523; XXe s. : a) 1 024, b) 876. Bbg. DUCHÁhttp://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/displayi.exe?s=752087055;i=i-10-2.gif (O). Les Microstructures lex. Congrès Internat. de Ling. et Philol. Rom. 13. 1971. Québec, 1976, t. 1, pp. 584-586. - FOURNIER (P.-F.). Notes lexicol. Fr. mod. 1952, t. 20, p. 119.

http://atilf.atilf.fr/dendien/ima/tlfiv4/finart.gif

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