GUÉPARD, subst. masc.


http://atilf.atilf.fr/dendien/ima/tlfiv4/debart.gifGUÉPARD, subst. masc.
Mammifère carnassier d'Afrique et d'Asie (famille des Félidés) au corps élancé, haut sur pattes, à pelage fauve clair couvert de petites taches noires, rondes, disposées régulièrement, très rapide à la course et dressé autrefois pour la chasse . Synon. léopard à crinière, tigre des chasseurs. Moucheté des pieds à la tête [par la boue] À la manière d'un guépard (
POMMIER, Paris, 1866, p. 228). À vingt pieds du sol, un splendide guépard était agrippé (...). La bête se détendit comme un ressort. Elle se trouvait maintenant blottie aux pieds de ma maîtresse (...). Le guépard me regarda haineusement. La peau jaune de son mufle se fronça autour de la moustache noire. http://atilf.atilf.fr/dendien/ima/tlfiv4/tiret.gifFftt, http://atilf.atilf.fr/dendien/ima/tlfiv4/tiret.gifgrogna-t-il, à la façon d'un gros chat (BENOIT, Atlant., 1919, p. 181).
http://atilf.atilf.fr/dendien/ima/tlfiv4/tiretgras.gifP. métaph. Que pouvais-je contre ce guépard, ravi d'avoir coincé son agnelle et qui la flambait du regard (H.
BAZIN, Qui j'ose aimer, 1956, pp. 145-146).
Prononc. : [http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/displayi.exe?s=752087055;i=i-16-1.gif]. Étymol. et Hist. 1. [1622 lat. sc. gapardus (J.B.
GRAMAYE, Africae illustratae libri decem, Tournay, t. II, p. 38 d'apr. R. ARVEILLER ds Mél. Fouché (P.), p. 89)]; 1637 gapar (P. DAN, Hist. de Barbarie et de ses Corsaires, Paris, p. 89, ibid.); 1706 gapard (état des marchandises du Levant, arrêté du Conseil du Roi, 16 janv. d'apr. A. THOMAS ds Romania t. 35, p. 474); 2. 1765 guépard (BUFFON, Hist. nat., t. 13, p. 254). Empr., par l'intermédiaire de la lang. franque de l'Afrique du Nord, à l'ital. gattopardo, attesté dep. début XVIIe s. (MICHEL-ANGE ds BATT.) et composé de gatto (chat1*) et de pardo (chat-pard*) : un empr. direct à l'ital. ( FEW t. 2, p. 520; BL.-W.5; EWFS2; HOPE, p. 362) aurait donné au fr. une forme moins altérée (v. R. ARVEILLER, loc. cit., pp. 88-90). La forme 2 est mal expliquée : EWFS2 y voit une dissimilation des deux a, tandis que BL.-W.5 l'attribue à la prononc. des fourreurs parisiens. Fréq. abs. littér. : 23. Bbg. HOPE 1971, p. 362. - QUEM. DDL t. 18.

http://atilf.atilf.fr/dendien/ima/tlfiv4/finart.gif

Retour | Accueil