Partie SF: résultats

Partie 1 : regrexp, egrep

Exercice sur le "Père Duchesne"

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Le mot 'temps' est employé pour parler du temps qui passe comme du temps qu'il fait.

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La commande n'affiche aucune réponse donc le texte ne contient pas de mots parlant de la République.

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Exercice sur l'étude morphologique

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Dans le discours, ces mots sont des noms communs, des adjectifs, des adverbes ou des verbes conjugués.

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Dans le discours, ces mots sont des noms communs, des adjectifs, des adverbes, des verbes conjugués ou des pronoms.

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Partie 2: XML

Construire des entrées structurées de dictionnaire

Arborescence de la définition d'un mot du TLF

Il s'agit d'une représentation générale de ce à quoi pourrait ressembler une entrée dans le TLF, elle n'est pas valables pour tous les mots du dictionnaire. Certains n'ont qu'une définition, parfois illustrée par des exemples. Pour d'autres l'étymologie et l'histoire ne sont pas précisées...

Représentation structurée des mots dans TLF avec le balisage XML

<DICTIONNAIRE>

<MOT></MOT>

<CATEGORIE ET GENRE></CATEGORIE ET GENRE>

<DEFINITION></DEFINITION>

<PRONONC. ET ORTH.></PRONONC. ET ORTH.>

<ETYMOL. ET HISTOIRE></ETYMOL. ET HISTOIRE>

<STAT.></STAT.>

<BBG></BBG>

</DICTIONNAIRE>

Mise en évidence de cette structuration avec 10 noms de cétacés

<DICTIONNAIRE>

<MOT>orque</MOT>

<CATEGORIE ET GENRE>subt.fém.</CATEGORIE ET GENRE>

<DEFINITION>ZOOL. Mammifère cétacé marin long de six à neuf mètres, carnivore et agressif. Synon. épaulard. Le requin, l'orque énorme roulaient leurs gros yeux verts (Gautier, Comédie mort, 1838, p.30). Le lendemain dès l'aube, avec une pioche et un pic, ils attaquèrent leur fossile (...). Puis ils rencontrèrent des éponges, des térébratules, des orques, et pas de crocodiles! (Flaub., Bouvard, t.1, 1880, p.86). </DEFINITION>

<PRONONC. ET ORTH.>[ɔʀk̥]. Att. ds Ac. dep. 1762. </PRONONC. ET ORTH.>

<ETYMOL. ET HISTOIRE>1550 (Du Bellay, Musagnoemachie, éd. H. Chamard, t.4, p.4, 22). Empr. au lat. orca «sorte de cétacé». L'angl. orc de même sens est att. dep. ca 1520 ds NED. </ETYMOL. ET HISTOIRE>

<STAT.></STAT.>

<BBG>Quem. DDL t.21. </BBG>

</DICTIONNAIRE>

<DICTIONNAIRE>

<MOT>otarie</MOT>

<CATEGORIE ET GENRE>subt.fém.</CATEGORIE ET GENRE>

<DEFINITION>ZOOL. Mammifère marin pinnipède, au corps fusiforme, à la tête petite, allongée, pourvue de petits pavillons auriculaires, aux membres courts, terminés par des doigts palmés en forme de nageoires, habitant l'Océan Pacifique et les mers du Sud. Synon. lion, ours marin, de mer. Aboiements de l'otarie; otarie jongleuse. Cet après-midi je regardais les otaries. Je les aime bien parce qu'elles luisent comme des morceaux de caoutchouc mouillé. Elles tournaient en rond sous l'eau, montrant leurs têtes toutes les deux minutes pour respirer (Maurois, Climats, 1928, p.144): . Le xixe siècle n'offrait pas la possibilité de présentations de phoques et d'otaries. Lourds d'aspect au premier abord mais extrêmement souples et ayant un merveilleux sens de l'équilibre, ces animaux dont l'une des principales qualités est l'appréciation des distances, sont de remarquables jongleurs. Ils deviennent alors en quelque sorte gracieux. Hist. spect., 1965, p.1527. ♦ Au plur. Synon. de Otariidés (infra). Les Otaries et les Phoques sont déjà séparés au Miocène (E. Perrier, Zool., t.4, 1932, p.3563). ♦ Au sing. avec déterm. Espèce d'Otaries. Otarie de Steller, Otarie des Kerguelen. Parmi les Lions marins, une espèce commune est l'Otarie de Californie (Zalophus californianus), au pelage brun-noir, court, très fréquente dans les jardins zoologiques (...). Citons aussi l'Otarie à crinière (Otaria jubata) (Encyclop. Sc. Techn. t.8 1972, p.922). REM. Otariidés, subst. masc. plur., zool. Famille de Mammifères carnivores, de l'ordre des Pinnipèdes, comprenant six genres et une douzaine d'espèces. Les Otariidés (...) sont classés selon leur pelage en deux groupes: les «Lions de mer» ou Otaries à jarres (pas de bourre à l'état adulte), et les «Ours de mer» ou Otaries à fourrure (conservation de la bourre à l'état adulte) (Encyclop. Sc. Techn. t.8 1972, p.922). </DEFINITION>

<PRONONC. ET ORTH.>[ɔtaʀi]. Att. ds Ac. 1935. </PRONONC. ET ORTH.>

<ETYMOL. ET HISTOIRE>1810 (Péron ds Ann. du Muséum national d'hist. nat., t.15, p.300).Empr. au gr.ὠτάριον «petite oreille», dimin. de ου̃ς, ὠτός «oreille». Péron a ainsi appelé cet animal pour le caractériser par rapport à l'ensemble des Phocacés par le trait distinctif: présence d'auricules (lat. sc. auricula «pavillon externe de l'oreille»), et il a choisi le gr. ὠτάριον, correspondant du lat. auricula. Voir É. Benveniste ds B. Soc. Ling. t.61, 1, 1966, pp.87-89. </ETYMOL. ET HISTOIRE>

<STAT.>15. </STAT.>

<BBG>Benveniste (E.). Formes nouv. de la compos. nominale. B. Soc. ling. 1966, t.61, p.82. </BBG>

</DICTIONNAIRE>

<DICTIONNAIRE>

<MOT>cachalot</MOT>

<CATEGORIE ET GENRE>subt.masc.</CATEGORIE ET GENRE>

<DEFINITION>Mammifère cétacé, proche de la baleine : Le capitaine Renouf ne reconnaît que cinq sortes de baleines, savoir : le cachalot, qui donne le spermaceti; la baleine franche ou Right-Whale (...) le fin-back et le hump-back (...). Enfin une dernière espèce que les Américains nomment sulphur-bottom. Dumont d'Urville, Voyage au Pôle Sud, t. 3, 1842, p. 70. − Expr. fam. Souffler comme un cachalot. Bouvard (...) devint très lourd, soufflait après ses repas comme un cachalot (Flaubert, Bouvard et Pécuchet, t. 2, 1880, p. 67). </DEFINITION>

<PRONONC. ET ORTH.>[kaʃalo]. Passy 1914 donne la possibilité de prononcer la finale avec [ɔ] ouvert; à ce sujet cf. abricot. </PRONONC. ET ORTH.>

<ETYMOL. ET HISTOIRE>1628 cachalut (lettre de P. Mousseau, maître apothicaire de La Rochelle, citée par J. et P. Contant, Commentaires sur Dioscoride, p. 63 d'apr. R. Arveiller dans R. Ling. rom., t. 28, pp. 313-314 : le masle de la Baleine, que l'on appelle [...] à S. Jean de Luz [...] Cachalut); 1694 cachalot (P. Pomet, Hist. générale des Drogues, II, p. 74, ibid., p. 314 : espece de Baleine, que [...] ceux de S. Jean de Luz [appellent] Cachalot [en it. dans le texte]). Prob. empr., en raison de la localisation géogr. des 1res attest. fr., à l'esp. cachalote « id. », attesté seulement au xviiie s. (1795 d'apr. Cor., s.v. cacha), cette date tardive étant prob. due à l'insuffisance des dépouillements de textes esp. (v. R. Arveiller, loc. cit., pp. 313-315). Cachalote est, selon Cor., empr. au port. cachalote, aussi cacholote, dér. de cachola « grosse tête ». </ETYMOL. ET HISTOIRE>

<STAT.>49. </STAT.>

<BBG>QArveiller (R.). Sur l'orig. de qq. mots fr. R. Ling. rom. 1964, t. 28, pp. 313-315. − Sain. Sources t. 2 1972 [1925], p. 247. </BBG>

</DICTIONNAIRE>

<DICTIONNAIRE>

<MOT>lamantin</MOT>

<CATEGORIE ET GENRE>subt.masc.</CATEGORIE ET GENRE>

<DEFINITION>ZOOL. Mammifère aquatique et herbivore, de l'ordre des siréniens, au corps fuselé, vivant en Afrique et en Amérique tropicale. Lamantin austral, du Nord; tribu de lamantins. L'estomac du morse ressemble beaucoup à celui des phoques; mais celui du lamantin de la Guyane (...) en diffère essentiellement. Il en a proprement deux; l'un globuleux qui reçoit l'œsophage dans le milieu de son bord antérieur; l'autre plus petit, alongé, qui tient à la partie antérieure et droite du premier, et se replie sur lui d'avant en arrière (Cuvier, Anat. comp., t. 3, 1805, p. 400). Ce n'était pas un lamantin, mais un spécimen de cette espèce, comprise dans l'ordre des cétacés, qui porte le nom de « dugong », car ses narines étaient ouvertes à la partie supérieure de son museau (Verne, Île myst., 1874, p. 149). </DEFINITION>

<PRONONC. ET ORTH.>[lamɑ̃tε̃]. Ac. 1798 et 1835 : -man- ou -men- (cf. aussi Littré, DG, Lar. 19e); 1878 et 1935 : -man-; Verne, Vingt mille lieues, t. 2, 1870, p. 162 : -men-. </PRONONC. ET ORTH.>

<ETYMOL. ET HISTOIRE>1 1. 1533 manati (P. Martyr d'Anghiera, Extraict ou Rec. des Isles nouuellement trouuees en la grand mer Oceane [trad. de l'ital.], III, fo 120a ds König, p. 129); 1558 id. (A. Thevet, Les Singularitez de la France antarctique, autrement nommee Amerique, fo 138a, ibid.); 2. 1640 lamentin (P. J. Bouton, Rel. de l'Etabl. des François depuis l'an 1635 en l'Isle de Martinique, p. 75, ibid.); 1645 lamantin (G. Coppier, Hist. et Voy. des Indes Occ., p. 108, ibid.). Empr., d'abord par l'intermédiaire d'un texte ital., à l'esp. manatí « vache de mer » (dep. 1526, Oviedo ds Fried.), lui-même empr. au galibi manati signifiant proprement « mamelle », cet animal marin étant un mammifère. La forme 2 fait difficulté : on y a vu, soit un croisement avec lamenter* dû au cri plaintif de ce cétacé (DG; Bl.-W.1-5), soit l'adjonction de l'art. fém. la, qu'aurait entraînée le synon. vache de mer (FEW t. 20, p. 71a). </ETYMOL. ET HISTOIRE>

<STAT.>45. </STAT.>

<BBG>Boulan 1934, p. 77. </BBG>

</DICTIONNAIRE>

<DICTIONNAIRE>

<MOT>dauphin</MOT>

<CATEGORIE ET GENRE>subt.masc.</CATEGORIE ET GENRE>

<DEFINITION 1>A.− Cétacé carnivore au museau allongé, à la bouche garnie de dents. Ces gais dauphins aux geysers de mercure (Laforgue, Poés. complètes, 1887, p. 18). Le dauphin symbolisait l'Apollon delphique (Déchelette, Archéol. préhist., celt. et gallo-romaine, t. 2, 1914, p. 422) : 1. Les dauphins, dit-il, sont tout bonnement de petits cachalots que les marins appellent des oies de mer, à cause d'une certaine ressemblance dans la forme de la tête. A. France, Le Lys rouge, 1894, p. 363. B.− Emplois spéc. 1. ASTRON. ,,Constellation de l'hémisphère septentrional`` (Ac. 1835, 1878). 2. TECHNOL. Tuyau d'écoulement d'une fontaine, représentant la tête d'un dauphin. Ces dauphins moussus et tortillés bizarrement qui crachent l'eau à gros bouillons dans la vasque sonore des fontaines (Arène, Veine arg., 1896, p. 157) : 2. Ton dauphin [d'une source] verdi par le lierre Ne lance plus de ses naseaux, En jets ondoyants de lumière, L'orgueilleuse écume des eaux. Lamartine, Harmonies, La Source dans les bois, 1830, p. 352. </DEFINITION 1>

<DEFINITION 2>A.− HIST. MÉDIÉV. Titre porté par les seigneurs du Dauphiné. Les Sarrasins du Fraxinet, par bandes, Infestent la Provence et le bas Dauphiné; Humbert, dauphin de Vienne, est chez lui confiné (Hugo, Légende, t. 6, 1883, p. 142). B.− [À partir de 1349] Titre de l'héritier présomptif de la couronne de France. Monseigneur le Dauphin : ... il [Philippe VI] trouvera le moyen d'acquérir Montpellier et le Dauphiné, d'où les fils aînés des rois de France prendront le titre de dauphins. Bainville, Histoire de France, t. 1, 1924, p. 92. − P. ext. 1. Successeur présumé d'un personnage important. Si Pierre Laval a été éliminé du gouvernement, s'il a cessé provisoirement d'être « dauphin », c'est qu'on avait la preuve de sa grande trahison (L'Œuvre, 20 janv. 1941). 2. P. anal. Mme Sarrasin, depuis le retour de l'enfant prodigue, son dauphin, le fils aîné de ses espérances, (...) était aussi complètement heureuse qu'on peut l'être ici-bas (Verne, 500 millions, 1879, p. 171). </DEFINITION 2>

<PRONONC. ET ORTH.>[dofε̃]. Ds Ac. 1694-1932. </PRONONC. ET ORTH.>

<ETYMOL. ET HISTOIRE>Mil. xiie s. daufin (Roman d'Alexandre, ms. Arsenal, 720 ds Elliott Monographs, t. 1, p. 38). Du lat. pop. *dalphinus (710 ds H. Schuchardt, Der Vokalismus des Vulgärlateins, t. 1, 214), lat. class. delphinus, gr. δελφίς, ι̃νος de même sens. L'hyp. d'un empr. à l'a. prov. dalfi : xiiie-xive s. ds Rayn. (J. Brüch ds Z. fr. Spr. Lit., t. 50, 1927, p. 327; Bl. W.1-5) ne semble pas nécessaire, cf. aumône. </ETYMOL. ET HISTOIRE>

<STAT.> </STAT.>

<BBG>Goug. Mots t. 3 1975, p. 75. − Sain. Arg. 1972 [1907], p. 114, 284. − Sain. Lang. par. 1920, p. 264. </BBG>

</DICTIONNAIRE>

<DICTIONNAIRE>

<MOT>narval</MOT>

<CATEGORIE ET GENRE>subt.masc.</CATEGORIE ET GENRE>

<DEFINITION>ZOOL. Grand mammifère cétacé de l'océan Glacial Arctique (de la famille des Delphinidés, s.v. -idés), qui possède une incisive supérieure gauche considérablement développée en forme d'éperon ou de longue défense, appelée corne de licorne ou de narval. Synon. licorne de mer. Un narval qui voyageait à la surface de la glace, avec sa grande pique de corne, et qui tâchait de retrouver un trou d'eau (Duhamel, Suzanne, 1941, p.114). Les thons, les marsouins, les narvals, tous ces mabouls qui rigolent dans la tempête et qui se laissent prendre par temps calme par centaines de mille (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p.27). − [P. réf. à l'utilisation, au Moyen Âge, de la corne de narval comme révélateur de la présence du poison dans les aliments] Mortimer prit l'habitude (...) de faire éprouver son vin avec une corne de narval, précaution contre le poison (Druon, Louve Fr., 1959, p.205). </DEFINITION>

<PRONONC. ET ORTH.>[naʀval]. Att. ds Ac. dep. 1762. Plur. des narvals. </PRONONC. ET ORTH.>

<ETYMOL. ET HISTOIRE>1. 1598 nahual (Theatre de l'Univers, Anvers, 104 vo ds R. rom. t.10, 1975, p.282: un poisson nommé Nahual); 2. 1647 narhual [donné comme mot isl.] (I. de La Peyrère, Relation du Groenland, Paris, 71, ibid., p.285); 1752 narhval [comme mot fr.] (Trév.); 3. 1676 narwal [donné comme mot étranger] (M. Charas, Pharmacopée royale Galenique et chymique, Paris, 256 ds R. rom. t.10, p.286); 1690 narwal [comme mot fr.] (Fur.); 1723 narval (N. Lémery, Traité universel des drogues simples, 3e éd., Paris, p.583). Empr., à travers des trad. lat., à l'isl. ou à l'a. nord. nahvalr (1), au dan. narhval (2), à une forme dano-holl. ou dano-all. contenant le w de wal «baleine» (3). V. P. Skårup, R. Arveiller, Le Mot fr. narval ds R. rom. t.10, 1975, pp.281-292. </ETYMOL. ET HISTOIRE>

<STAT.>17. </STAT.>

<BBG>Arv.1963, p.360-362. _ Boulan 1934, p.172. </BBG>

</DICTIONNAIRE>

<DICTIONNAIRE>

<MOT>baleine</MOT>

<CATEGORIE ET GENRE>subt.fém.</CATEGORIE ET GENRE>

<DEFINITION>A.− ZOOL. Mammifère marin de très grande taille, de l'ordre des cétacés, qui présente à la machoire supérieure de grandes lames cornées appelées fanons : 1. Il existe et il a toujours existé deux sortes de baleines. D'abord la baleine « franche » ce qui veut simplement dire qu'elle flotte quand on vient de la mer... La deuxième espèce est la baleine dite « foncière », qui coule lorsqu'elle est tuée. Celles-ci sont très nombreuses. J.-B. Charcot, Voyages aux îles Féroë, 1934, p. 65. 2. Par un curieux paradoxe, les plus grands animaux marins vivant dans les mers actuelles, en l'espèce les cétacés à fanons (mystacocètes) sont également des mangeurs de plancton : baleines, balénoptères, rorquals, etc., retiennent sur le chevelu de leurs fanons cornés le plancton que renferme l'eau qu'ils engouffrent, et qui ressort sur les côtés de leur bouche, après filtration; ... J.-M. Pérès, La Vie dans l'océan, 1966, p. 43. ♦ Blanc de baleine. Matière grasse nacrée extraite d'une huile emplissant les cavités de la tête de certains cétacés : 3. La pêche s'effectuait le plus souvent au harpon, et une fois capturés, les animaux étaient dépecés, fournissant de grandes quantités d'huiles, de fanons, ainsi que, pour les cachalots, de l'ambre gris et du blanc de baleine. A. Boyer, Les Pêches mar., 1967, p. 9. − Expr. fam. Se tordre, rire comme une baleine. Rire en ouvrant une large bouche (comme une baleine découvrant ses fanons). − Arg., MAR. ,,Grosse lame qui embarque à bord`` (Soé-Dup. 1906) : 4. ... [À] laisser le sabord de sa chambre ouvert, par mer agitée, on risque fort d'embarquer une baleine! ... [terme] encore usité à l'École Navale. R. Coindreau, L'École navale et ses traditions, L'arg. Baille, 1957, p. 63. B.− P. méton. Lame de corne flexible tirée des fanons de la baleine, et, p. ext., tige flexible d'une autre matière (métal, plastique) qui sert à tendre un tissu, à lui donner forme : 5. Enfin, celle-ci, pour porter cette chienne qui pesait quatorze livres et ne pas se déformer la taille, ne pas la voir déjetée à droite, ainsi que les blanchisseuses, avait été obligée de se faire faire un corset avec des baleines de fer. E. et J. de Goncourt, Journal, 1887, p. 670. 6. ... c'était une vieille femme, difficile à déchiffrer à première vue dans les oripeaux sales, et les cheveux gris défaits de folle mêlés à ses genoux où reposait la tête entre des bras qui serraient une sorte de sac de toile et un vieux parapluie aux baleines cassées. Aragon, Les Beaux Quartiers, 1936, p. 319. − MAÇONN. ,,Scie à pierre tendre, très étroite, souple et flexible, permettant de suivre aisément un tracé courbe donné par un panneau ou de passer aisément entre 2 tracés`` (Noël 1968). </DEFINITION>

<PRONONC. ET ORTH.>[balεn]. Passy 1914 note une demi-longueur en syll. finale. Barbeau-Rodhe 1930 une longueur, mais facultative. </PRONONC. ET ORTH.>

<ETYMOL. ET HISTOIRE>1. Ca 1100 zool. (Roland, 3101 dans Gdf. Compl. : Qui guaresis Jonas tut veirement De la baleine qui en sun cors l'out enz); 2. par synecdoque 1268 habill. baleine « fanons de baleine, servant à renforcer les gants des chevaliers » (E. Boileau, Métiers, éd. G.-B. Depping, 371 dans T.-L. : gentelès de baleine). Empr. au lat. ballaena, ballena « baleine » (Plaute, Rud., 545 dans TLL s.v., 1699, 66) lui-même empr. au gr. φάλλαινα (Aristote dans Liddell-Scott). </ETYMOL. ET HISTOIRE>

<STAT.>293. XIXe s. : a) 622, b) 571; XXe s. : a) 240, b) 263. </STAT.>

<BBG>Gottsch. Redens. 1930, p. 49. </BBG>

</DICTIONNAIRE>

<DICTIONNAIRE>

<MOT>bélouga, béluga</MOT>

<CATEGORIE ET GENRE>subt.masc.</CATEGORIE ET GENRE>

<DEFINITION>A.− ZOOL. Mammifère cétacé à peau blanche et à chair savoureuse de la famille des delphinidés que l'on rencontre le plus souvent dans les mers polaires. Huile de bélouga. Synon. marsouin blanc, petite baleine blanche (donné par Baudr. Pêches 1827 et Bél. 1957) : 1. On rencontre partout [Spitzberg] des ossements blanchis de belugas qui datent, paraît-il, du temps où les Russes venaient ici pêcher ces cétacés. On sait que cette baleine blanche pénètre en troupe dans les baies et se prend au filet. H.-Ph. d'Orléans, Chasses et chasseurs arctiques, 1911, p. 152. 2. Les soucis et les douleurs de la gestation, de l'accouchement, de l'allaitement, crac! la mort n'en tient pas compte, la mort ne les connaît pas. Elle se cache devant les filets de la vie comme un béluga hypocrite et, lorsqu'on les relève, riches de proie, elle se lance dedans et les déchire. Il faut tout recommencer... Queffélec, Un Recteur de l'île de Sein, 1944, p. 119. Rem. Attesté dans la plupart des dict. gén. du xixe et xxe s. à partir de Ac. Compl. 1842. − P. ext., MAR., région. Cétacé qui déchire les filets en pourchassant les poissons dont il se nourrit (cf. Le Clère 1960 et Lar. Lang. fr.). B.− MAR. [P. réf. à la forme ou aux qualités du cétacé] Petit yacht de plaisance confortable possédant voile et dérive : 3. Le bateau habitable minimum en se limitant aux trois premiers éléments [les toilettes, pouvoir dormir, pouvoir s'asseoir confortablement à l'abri] procure déjà un confort supérieur à celui d'une tente. Il y a quelques années cela imposait une longueur d'au-moins 6,50 m, qui est celle des Bélougas et grondins. J. Giordan, Le Yachting, Paris, P.U.F., no 820, 1959, p. 49. Rem. Attesté dans les dict. gén. du xxe s. à partir de Lar. 20e. </DEFINITION>

<PRONONC. ET ORTH.>[beluga], [belyga]. Pt Lar. 1968 note [u] à la 2e syll. dans le cas des 2 graph. bélouga ou béluga. Ac. Compl. 1842, s.v. bélluge ou bélouga renvoie à béluga. Besch. 1845 enregistre d'une part béluga (genre de cachalot), d'autre part béluca (genre de dauphin). Il consacre également à bélouga une vedette de renvoi à béluga. Lar. 19e et Guérin 1892 donnent uniquement la forme béluga. Nouv. Lar. ill., Lar. 20e, Lar. encyclop., Pt Lar. 1968 et Quillet 1965 admettent bélouga ou béluga. Cf. aussi Rob. qui écrit bélouga ou beluga (sans accent sur le e dans la 2e forme) et Pt Rob. qui note les 2 formes sans accent. </PRONONC. ET ORTH.>

<ETYMOL. ET HISTOIRE>1575 (A. Thévet, Cosmographie moscovite, p.p. A. Galitzin, Paris, Techener, 1858, p. 31 dans Fr. mod., t. 22, pp. 206-207 : C'est la riviere de Moscovie qui porte le meilleur poisson ... entre autres un, qu'ils appellent Beluga, fort grand, et qui n'a nulle espine ou areste). Empr. au russe beluga « id. », dér. du russe belyi « blanc » avec suff. -uga, issu de l'a. slave ǫga (Vasmer, Dict. étymol. russe, Moscou, éd. russe, 1964, t. 1, p. 149). </ETYMOL. ET HISTOIRE>

<STAT.> </STAT.>

<BBG>Arveiller (R.). Mots orientaux. In : [Mél. Dauzat (A.)]. Paris, 1951, pp. 23-24. − Baudr. Pêches 1827. − Jänicke (O.). Zu den slavischen Elementen im Französischen. In : [Mél. Wartburg (W. von)]. Tübingen, 1968, t. 2, p. 447. − Le Clère 1960. </BBG>

</DICTIONNAIRE>

<DICTIONNAIRE>

<MOT>marsouin</MOT>

<CATEGORIE ET GENRE>subt.masc.</CATEGORIE ET GENRE>

<DEFINITION>A. − ZOOL. Mammifère cétacé vivant dans les mers froides ou tempérées, plus petit que le dauphin, à museau obtus et arrondi, dépourvu de bec, et qui possède une nageoire dorsale courte. Synon. cochon de mer. Les bombes s'ébattaient comme des joyeux marsouins (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p.287): . brindosier: N'as-tu jamais vu ces longs poissons noirs, qui se jouent autour des navires et ne les quittent pas? Ce sont les coupants marsouins, ennemis des pêcheurs, terribles aux filets. menelas: Ce sont les amis du marin. Ils dansent et lui donnent la comédie. Eux et les mouettes, leurs commères criardes, on est sûr de les trouver, quand le coq apparaît à l'arrière avec ses seaux d'épluchures. Claudel, Protée, 1914, I, 3, p.314. Huile de marsouin. Huile tirée de la graisse du marsouin et employée autrefois à divers usages. De l'huile de marsouin Ou même un peu de goudron (Mallarmé, Vers circonst., 1898, p.157). − [Appliqué à l'homme] Vieilli ♦ Péj. Homme laid ou sans éducation. Ils vous faudrait un ami qui se chargeât de dire son fait à ce marsouin-là, un sauvage qui a, dit-on, trois millions, et qui ne vous donne pas de dot (Balzac, Goriot, 1835, p.54). [Appellation dépréc.] Tu as b..... renaclé pour venir au lof, vieux marsouin (Sue, Atar-Gull, 1831, p.9). ♦ Arg. des marins Soldat ou officier de l'infanterie de marine. Elle fout le camp, l'infanterie coloniale! Avant c'était des soldats, aux marsouins, maintenant c'est des escarpes (Mille, Barnavaux, 1908, p.286). Ce sont les marsouins de la division bleue du général de Vassoigne qui résistèrent trois jours à Bazeilles (Barrès, Cahiers, t.10, 1913, p.166). Maître nageur. Sur la plage de Dieppe, un baigneur essaie vainement d'apprendre à la cliente, une jolie Parisienne, à nager sur le dos. − C'est pourtant pas bien difficile, dit à la fin le marsouin (Le Diable amoureux ds France 1907). Rem. Qq. dict. spéc. attestent aussi les sens de «contrebandier» et de «vieux marin». B. − MARINE 1. Forte pièce de charpente courbe qui, dans les navires en bois, lie à la quille l'arcasse (à l'arrière) et l'étrave (à l'avant). À l'avant, le marsouin subsiste dans les navires de pêche et de commerce, mais avec les façons rasées des avants de yachts, il est la plupart du temps supprimé, ou remplacé par une courbe très ouverte (Soé-Dup. 1906). 2. ,,Tente qu'on établit sur l'avant du mât de misaine`` (Bonn.-Paris 1859). 3. ,,Piscine en toile qu'on établit le long du bord pour permettre aux hommes de se baigner sans danger dans les eaux où les requins abondent`` (Le Clere 1960). </DEFINITION>

<PRONONC. ET ORTH.>[maʀswε̃]. Att. ds Ac. dep. 1694. </PRONONC. ET ORTH.>

<ETYMOL. ET HISTOIRE>A. 1. [1086 zool., dans un texte lat. (Domesday book ds Z. rom. Philol. t. 8, 1884, p.325), attest. isolée] 1385 Dieppe d'apr. Bl.-W.3-5; ca 1393 (Ménagier, II, 107 ds T.-L.); 2. 1464 «homme laid et mal élevé» (Pathelin, éd. R. T. Holbrook, 429); 3. 1828 «marin» (Vidocq, Mém., t.1, p.149); 4. 1858 «soldat ou gradé de l'infanterie de marine» (Esn.). B. 1. 1758 «pièce de charpente qui relie la quille d'un bateau à l'étrave» (Savérien, Dict. hist., théorique et pratique de mar., 2, 352 d'apr. FEW t.16, p.536b); 2. 1840 «tente du gaillard d'avant» (Ac. Compl. 1842). Prob. empr. au danois ou au suédois marsvin «marsouin», peut-être par l'intermédiaire du m. néerl. meerswijn «id.», littéralement «cochon de mer». L'exemple de 1086 pourraît être une latinisation du terme ags. correspondant; voir les doutes exprimés à son sujet ds Latham. </ETYMOL. ET HISTOIRE>

<STAT.></STAT.>

<BBG> </BBG>

</DICTIONNAIRE>

<DICTIONNAIRE>

<MOT>morse</MOT>

<CATEGORIE ET GENRE>subt.masc.</CATEGORIE ET GENRE>

<DEFINITION 1>ZOOL. Grand mammifère marin (de l'ordre des Pinnipèdes) des régions arctiques, amphibie et carnassier, au corps épais et allongé pouvant atteindre cinq mètres, aux membres courts en forme de nageoires, qui est chassé pour sa peau, sa graisse et l'ivoire des défenses que porte le mâle. Synon. éléphant* de mer, veau* marin. Je vis sur leurs socles de glace ces morses à figure humaine, accroupis et rêveurs comme les sphinx de Thèbes (Feuillet, Scènes et com., 1854, p.18). Les morses ressemblent aux phoques par la forme de leurs corps et par la disposition de leurs membres. Mais les canines et les incisives manquent à leur mâchoire inférieure (Verne, Vingt mille lieues, t.2, 1870, p.163). Le morse (...) vivant d'ordinaire en grands troupeaux est assez commun dans toutes les régions arctiques. Deux grandes défenses d'ivoire sortent de sa mâchoire supérieure et ont parfois une longueur d'un mètre (Rouch, Régions polaires, 1927, p.186). </DEFINITION 1>

<DEFINITION 2>Souvent en emploi apposé A. − Code utilisé en télégraphie électromagnétique combinant des sons brefs et des sons longs transcrits par des points et des traits. Alphabet morse; émettre en morse; signaux en morse. − [Avec transmission par d'autres moyens auditifs ou visuels (fanal, lampe, sifflet)] Il a l'habitude des signaux par le feu; d'ailleurs (il compte), ces abrutis sont en train de transmettre en morse, − mais pas en langage clair (Malraux, Espoir, 1937, p.508). − P. anal. La nuit tombe (...) tandis que se précise le Morse des rainettes et que retentit le premier ricanement de la hulotte (H.Bazin, Mort pt cheval, 1949, p.256). B. − Appareil de télégraphie manuel ou automatique, servant à transmettre des signaux. Appareil morse. On lui préfère [au télégraphe à cadran] aujourd'hui le Morse qui exige un apprentissage pour sa manipulation, mais qui (...) surtout a le très grand avantage d'écrire les dépêches (Bricka, Cours ch. de fer, t.2, 1894, p.169). Le télégraphe morse (...) se compose: d'un appareil de transmission, ou manipulateur et d'un appareil de réception, qui comprend essentiellement un électro-aimant attirant une palette (A. Leclerc, Télégr. et téléph., 1924, p.102): . Il courut au télégraphe, mais dans l'office bruissant du tac-tac des morses qui expriment des pensées en leur langage de choses dressées par l'homme à parler, pas un mot ne l'attendait. Tharaud, Dingley, 1906, p.99. </DEFINITION 2>

<PRONONC. ET ORTH.>[mɔʀs]. Att. ds Ac. dep. 1878. </PRONONC. ET ORTH.>

<ETYMOL. ET HISTOIRE>1540 mors (Antoine des Goys trad. de Jean Boemus, Recueil de diverses histoires touchant les situations de toutes les regions et pays, fo158 vo); ca 1570 morce marin (Agrippa d'Aubigné, Printemps, éd. E. Réaume et de Caussade, t.3, p.158); 1618 morse subst. (H. G. H., Histoire du Spitsberghe, p.8); rare jusqu'à la fin du xviiie s., le mot s'est généralisé grâce à Buffon (Hist. nat., Quadrupèdes, t.6, p.204). Empr. au russe morz «id.», lui-même empr. au lapon morssa «id.» prob. ainsi nommé d'après son cri. Le mot s'est répandu au xvie s. en Europe occidentale, grâce aux trad. de relations de voyages (cf. FEW t.20, p.41 et O. Jänicke ds Mél. Wartburg t.2, 1968, p.444). L'expr. morce marine est prob. empr. à l'angl. mors marine (1482 ds NED), lui-même empr. au lapon par l'intermédiaire du finnois mursu (cf. FEW, loc. cit.). </ETYMOL. ET HISTOIRE>

<STAT.> </STAT.>

<BBG>Giese (W.). Rom̭. Jahrb. 1952, t.5, pp.392-395. _ Gougenheim (G.). Le Moyen Âge. 1953, t.59, pp.227-229. _ Kiparsky (V.). L'Hist. du morse. Annales Academiae Scientiarum Fennicae. Series B. 1952, t.73, no3, pp.1-51. </BBG>

</DICTIONNAIRE>