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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ En pointe dans la modélisation des émotions par les machines, Lola Cañamero s’est spécialisée dans la robotique bio-inspirée pour mieux comprendre le cerveau humain.
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                « A travers les robots, nous étudions le développement des liens affectifs »


En pointe dans la modélisation des émotions par les machines, Lola Cañamero s’est spécialisée dans la robotique bio-inspirée pour mieux comprendre le cerveau humain.

LE MONDE
                 |                 30.09.2018 à 18h00
                 |

            Hervé Morin (propos recueillis par)

















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Lola Cañamero dirige le Laboratoire EECAiA (pour « émotions incorporées, cognition et [inter]action ») à l’université d’Hertfordshire (Grande-Bretagne). Après des études de philosophie à Madrid, une thèse d’informatique à Paris et un postdoctorat au MIT, elle est en pointe dans la modélisation des émotions chez les robots. Elle travaille notamment sur un projet visant à aider les enfants diabétiques à mieux prendre leur traitement grâce à des inter­actions avec un petit robot attachant, Robin.
Votre parcours intrigue : pourquoi être passée de la philosophie à la robotique et quels liens voyez-vous entre ces deux disciplines ?
En fait, j’ai fait de la robotique pendant mes études de philosophie. Mon idée est d’essayer de répondre à des questions philosophiques avec des outils technologiques. Il y a vraiment un lien très profond : l’intelligence artificielle est pour moi une façon de tester aussi bien des hypothèses philosophiques que de neurosciences. On se pose un peu les mêmes questions, à des niveaux différents.
En pratique, je m’inspire des théories des neurosciences pour faire de la robotique dite bio-inspirée. J’essaie des modèles abstraits pour capturer la dynamique de systèmes qui ont un peu le même comportement et des propriétés communes avec ce qui se passe dans le cerveau.
Quels aspects des émotions chez les robots étudiez-vous ?
Quand on parle des émotions chez les ­robots, on évoque plein de choses très intéressantes, comme l’expression de ces émotions par le visage, le corps, la parole, pour que les humains entament une histoire commune avec le robot. Il y a aussi la thématique de la ­reconnaissance des émotions exprimées par les humains, de façon automatique.
Ce à quoi je me suis plus intéressée, c’est la cognition affective, modéliser ce qui se passe dans le corps et le cerveau, en interaction avec l’environnement. Comment représenter des valeurs, intérieurement, qui donnent...


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Hervé Morin (propos recueillis par)
    













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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Parcourir les 18 trous d’un circuit correspond déjà à une marche de 6,5 à 13 kilomètres. Un moyen d’augmenter l’activité physique pour les 60 à 90 millions de pratiquants dans le monde.
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Un bon swing marque des points... de vie

Parcourir les 18 trous d’un circuit correspond déjà à une marche de 6,5 à 13 kilomètres. Un moyen d’augmenter l’activité physique pour les 60 à 90 millions de pratiquants dans le monde.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 16h00
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Quel sport pourrait rallonger l’espérance de vie de cinq ans et dont les spectateurs sont presque aussi actifs physiquement que les participants ? Un dernier indice ? Considéré comme peu dangereux, il génère parfois de peu banals traumatismes tels une fulguration ou un accident de voiturette.
Alors que l’un des grands événements mondiaux du golf, la Ryder Cup, vient de s’achever au Golf national, à Saint-Quentin-en-Yvelines, penchons-nous sur les données de la science concernant ses bienfaits pour l’organisme. La discipline intéresse d’autant plus les spécialistes du sport santé qu’on peut s’y adonner à tout âge. C’est même un loisir populaire chez les adultes d’âge moyen et les seniors, typiquement moins enclins à bouger que les adultes jeunes.
Depuis quelques années, les fédérations et les industriels du secteur ont eux aussi bien compris l’intérêt de mettre en avant les atouts du golf pour la santé des individus, et la World Golf Foundation sponsorise largement des travaux dans ce domaine. Elle a ainsi soutenu financièrement la « déclaration de consensus international sur le golf et la santé pour guider l’action des décideurs politiques et de l’industrie du golf » (sic), publiée le 23 septembre dans le British Journal of Sports Medicine. Ce consensus s’est appuyé sur une revue exploratoire incluant 300 études, réalisée par les mêmes auteurs, l’équipe d’Andrew Murray (université d’Edimbourg).
Augmentation de la longévité
Selon ce travail scientifique (paru également dans le British Journal of Sports Medicine, en 2016) le golf est considéré le plus souvent comme une activité physique d’intensité modérée. L’énergie dépensée est très variable : de 500 à 2 500 calories pour une partie. Le seul fait de parcourir un circuit de 18 trous correspond à une marche de 6,5 à 13 kilomètres, soit entre 11 000 et 16 000 pas (les adeptes de la voiturette effectuent, eux, tout de même...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Publiée dans « Science », une étude internationale détaille les résultats d’une campagne technologique sans précédent.
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Seize spécialistes du cancer s’élèvent, dans une tribune au « Monde », contre la dérive bureaucratique et comptable du système de santé français qui pénalise les patients.
<filname="PROF-env_sciences-4"> ¤                     
                                                   
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« Nos voisins européens offrent aux malades du cancer un meilleur accès à l’innovation »

Seize spécialistes du cancer s’élèvent, dans une tribune au « Monde », contre la dérive bureaucratique et comptable du système de santé français qui pénalise les patients.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 15h37
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Pour une pathologie grave et chronique comme le cancer, notre système de soins n’assure plus à ce jour aux malades un accès rapide et équitable aux médicaments les plus innovants – sans parler d’autres technologies indispensables telles que scanner et IRM. Certains traitements majeurs du cancer du sein, du col de l’utérus, de la prostate, du poumon, du rein et de la vessie, de l’estomac, des maladies du sang… ne sont tout simplement pas accessibles aux patients français, faute d’être agréés ou financés par notre système de santé.
On a vu en 2017 une malade atteinte d’un cancer du sein lancer une souscription en ligne pour financer son traitement, brutalement interrompu faute de remboursement, et l’association Imagyn réunir 8 000 signatures pour demander l’accès des personnes atteintes d’un cancer du col de l’utérus à un médicament – le bevacizumab – qui prolonge leur vie… Sans résultat.
Soignants désemparés
Trop longtemps, le ministère de la Santé s’est contenté de répondre qu’il avait « identifié le problème ». En réalité, il en est à l’origine. Les mécanismes de cette régression sont complexes. Ils commencent avec la réduction de l’accès aux nouveaux traitements du fait de l’allongement des procédures d’évaluation et de fixation des prix – plus de 400 jours en moyenne, 180 étant la norme européenne. On voit perverti par des restrictions comptables, le système inventé par la France pour financer les médicaments innovants en plus des forfaits de la tarification à l’activité, la « T2A » – aujourd’hui heureusement remise en cause par le gouvernement.
« En 2016 et 2017, de nombreux malades ont vu leur traitement purement et simplement interrompu faute de moyens. »
Résultat : en 2016 et 2017, de nombreux malades ont vu leur traitement purement et simplement interrompu faute de moyens. Les inégalités ainsi générées sont antirépublicaines. Elles instituent des possibilités de traitement variables d’un établissement à l’autre,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Au menu : la disparition rapide des zones humides sur terre ; chercher les vestiges des civilisations extraterrestres ; une mystérieuse main en bronze vieille de 3 500 ans ; etc.
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ L’ANSM a empêché la transmission d’informations sur la provenance du principe actif du Levothyrox, dont la nouvelle formule est au cœur d’une polémique.
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Levothyrox : quand l’Agence du médicament se cache derrière le secret des affaires

L’ANSM a empêché la transmission d’informations sur la provenance du principe actif du Levothyrox, dont la nouvelle formule est au cœur d’une polémique.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 12h44
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 16h50
   





                        



   


C’est la première application connue de la loi sur le secret des affaires, définitivement validée par le Conseil constitutionnel en juillet. Jeudi 27 septembre, le site d’information Les Jours a révélé que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait censuré partiellement une copie de l’autorisation de mise sur le marché du Levothyrox, ce médicament controversé fabriqué par le groupe pharmaceutique allemand Merck.
La demande de transmission de ce document public avait été effectuée par Me Emmanuel Ludot, avocat de plusieurs malades de la tyroïde, victimes d’effets secondaires importants depuis la mise sur le marché de la nouvelle formule du Levothyrox.

        Lire aussi :
         

                La polémique sur le Levothyrox expliquée en six points



Secret des affaires
Si la transmission de ce document par l’ANSM est obligatoire, en vertu du code des relations entre le public et l’administration, celle-ci a utilisé la loi sur le secret des affaires, entrée en vigueur cet été, afin de caviarder certains passages de l’autorisation de mise sur le marché. Et non des moindres : impossible de lire les informations concernant le lieu de production et le nom de l’entreprise qui fabrique le principe actif de la nouvelle formule du Levothyrox.
Selon Les Jours, l’Agence nationale de sécurité du médicament aurait volontairement attendu l’entrée en vigueur cet été de la loi sur le secret des affaires, répondant à la demande de transmissions de documents effectuée le 23 avril… quatre mois plus tard, le 4 septembre. Dans sa réponse à Emmanuel Ludot, l’ANSM estime que le recours à cette loi est justifiée, car elle vise à protéger « le secret des procédés, des informations économiques et financières et des stratégies commerciales ou industrielles ». 

        Lire aussi :
         

                « La loi sur le “secret des affaires” suscite une inquiétude importante et légitime »



« Difficile de comprendre que la provenance du principe actif soit incluse dans ces catégories, et ce alors même qu’un rapport a été récemment remis à la ministre de la santé, Agnès Buzyn, pour améliorer… l’information autour du médicament », déclare Aurore Gorius, qui a révélé l’affaire dans Les Jours.
Intérêts privés
Le collectif Informer n’est pas un délit (INPD), qui avait combattu la loi sur le secret des affaires, a publié un communiqué vendredi, affirmant :
« Nous ne pouvons tolérer que la défense des intérêts d’une entreprise privée passe avant l’intérêt général, en l’espèce, la santé des citoyens. »
Et de poursuivre :
« Cette atteinte au droit d’être informé ne vient pas d’un groupe privé. Elle est le fait d’une agence publique. C’est inacceptable ! »
Le collectif INPD souhaite de l’ANSM « s’explique publiquement sur cette affaire » et demande au gouvernement de rendre publique l’intégralité des informations concernant le Levothyrox.

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                Médicaments : la mission d’information pointe des défauts de communication en situation de crise






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ La complexité du monde maya apparaît au grand jour dans l’analyse au laser de plus de 2 000 km2 de forêt.
<filname="PROF-env_sciences-7"> ¤                     
                                                

Plus de 60 000 vestiges de la civilisation maya découverts au Guatemala

La complexité du monde maya apparaît au grand jour dans l’analyse au laser de plus de 2 000 km2 de forêt.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 19h20
    |

            Pierre Barthélémy








                        



Les initiés l’appellent le mayaniste. Ce terme désigne un spécialiste de la civilisation maya, qui a fleuri entre 1000 avant J.-C. et 1500. L’archéologue mayaniste des Basses Terres opère sur un territoire de 95 000 km2 à cheval sur le Mexique, le Guatemala et Bélize, dans la touffeur, la moiteur, la chaleur d’une jungle tropicale.
La végétation a depuis longtemps repris ses droits sur ce que les humains ont bâti puis abandonné et, bien souvent, les vestiges sont cachés, engloutis par le sol et les plantes. « On peut se trouver sur une ancienne chaussée sans la voir », explique Philippe Nondédéo, chercheur au laboratoire Archéologie des Amériques (CNRS/Paris-I-Panthéon Sorbonne). Pourtant, une multitude de structures qui, jusqu’à présent, étaient demeurées invisibles, viennent d’apparaître subitement dans une étude publiée vendredi 28 septembre par Science, comme si le dieu des mayanistes avait lancé un tonitruant « Que la lumière soit ! ».

Et le laser fut. Ou plus exactement un lidar, sorte de radar embarqué dans un aéronef, qui remplace les ondes radio par des impulsions laser. Lorsque les données sont dépouillées, la végétation envahissante est effacée par un coup de baguette technologique et tous les détails topographiques sous-jacents, naturels ou artificiels, surgissent.
Densité importante
L’étude internationale, que cosigne Philippe Nondédéo, détaille les résultats d’une campagne lidar sans précédent, menée sur douze secteurs du Guatemala et financée par la fondation Pacunam (Patrimoine culturel et naturel maya), une ONG guatémaltèque. Le lidar est passé au-dessus de 2 144 kilomètres carrés de forêt, a lancé 33,5 milliards de coups de sonde au laser et enregistré le total éberluant de 61 480 structures humaines anciennes.
« Il est étonnant de voir à quel point le territoire maya est occupé, résume Philippe Nondédéo. Dans pratiquement toutes les zones, il y a des gens. » Les chercheurs ont évalué que 150 000 à 240 000 personnes vivaient jadis dans ces douze secteurs. Soit une densité importante de population, comprise entre 80 et 120 habitants au kilomètre carré – à titre de comparaison, le chiffre actuel pour la France métropolitaine est de 118 hab/km2.
En extrapolant cette donnée à l’ensemble des Basses Terres, cela donne une population comprise entre 7 et 11 millions de Mayas à la fin de l’époque classique (entre 600 et 900 de notre ère). Philippe Nondédéo convient que cela lui semble « énorme » et il incite à une certaine prudence en la matière, expliquant qu’« il n’y a pas assez d’informations venant du terrain pour confirmer ce résultat, qui doit être considéré comme une estimation. On passe notre temps à réviser les chiffres : il y a quelques années on estimait à 50 000 personnes la population du grand site de Tikal. On est revenu à une estimation plus mesurée comprise entre 15 000 et 18 000 habitants. »

        Lire aussi :
         

                L’histoire « aberrante » d’un jeune Québécois qui assure avoir découvert une cité maya



Agriculture intensive
Pour le chercheur français, l’autre grand enseignement de l’étude concerne l’agriculture maya. Le schéma classique mettait en scène des centres urbains densément peuplés et des zones rurales qui l’étaient nettement moins, où se pratiquait une agriculture extensive. « Mais cette hypothèse n’est plus tenable, explique Philippe Nondédéo, car on a eu la surprise de voir qu’il y avait des habitants partout, que ces zones rurales étaient elles-mêmes aussi densément peuplées que les centres. Il n’y avait donc pas de place pour ces grandes cultures. Le lidar nous a montré des aménagements en terrasses sur des terrains légèrement pentus ainsi que de nombreux canaux en zones inondables qui servaient au drainage et à l’irrigation. » 
Même si c’est aujourd’hui invisible à l’œil nu, le paysage a donc, à l’époque maya, été profondément remanié pour pratiquer une agriculture intensive à productivité élevée. Rien n’indique cependant une surexploitation des ressources : « Les résultats confirment une gestion savante et durable du milieu. Tout nous indique qu’il n’y a pas surexploitation. Les causes de l’effondrement des Mayas sont à chercher ailleurs… »

   


Il va falloir de nombreuses années pour réaliser ce que Philippe Nondédéo nomme « l’analyse spatiale, afin de comprendre comment le territoire s’organise, comment sont répartis les vestiges les uns par rapport aux autres, comment les zones agricoles sont reliées aux zones résidentielles et les centres de pouvoir aux périphéries. Les voies de communication nous indiquent et matérialisent dans une certaine mesure l’organisation politique maya. » 
Les données lidar ne révèlent pas que le passé lointain de la région. Elles racontent aussi des faits récents, voire très actuels, l’histoire du pillage moderne. De nombreuses tranchées creusées dans les structures apparaissent sur les images. « C’est un grand fléau dans la région, explique Philippe Nondédéo. On éventre chaque édifice pour chercher une tombe, des dépôts d’objets. Les pilleurs connaissent très bien les sites, sans doute mieux que les archéologues ! » Il y a aussi des mayanistes un peu sauvages…

        Lire aussi :
         

                Comment les Mayas ont compromis le stockage du carbone






                            


                        

                        


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<filnamedate="20180930"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180930"><AAMMJJHH="2018093019">
<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ L’industrie pharmaceutique critique l’homéopathie, mais ses études n’offrent pas de garanties suffisantes sur l’efficacité de ses médicaments, écrit Philippe Pignarre, directeur de collections aux éditions La Découverte, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-env_sciences-9"> ¤                     
                                                   
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« Laissons les homéopathes trouver les moyens d’explorer les raisons de leur bonheur »

L’industrie pharmaceutique critique l’homéopathie, mais ses études n’offrent pas de garanties suffisantes sur l’efficacité de ses médicaments, écrit Philippe Pignarre, directeur de collections aux éditions La Découverte, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 10h35
    |

                            Philippe Pignarre








                        



                                


                            

Tribune. Et si on commençait par se débarrasser de tous les médicaments inutiles et dangereux ? Au mois de janvier de cette année, la très sérieuse revue Prescrire en dressait une liste de quatre-vingt-dix ! Combien coûtent-ils à l’Assurance-maladie ? Quel est le prix payé par ceux qu’ils rendent malades ? C’est la première réaction que l’on pourrait avoir face à ceux qui sonnent l’hallali contre les remèdes homéopathiques qui, eux, au moins, ne présentent pas de danger.
Le plus important pourrait cependant ne pas être là, mais bien plutôt dans cette sorte de rage que déclenche tout ce qui échapperait à « la science ». Car, n’en doutez pas, les médicaments, c’est de la science ! La preuve ? Ils ont été testés contre un placebo ou un médicament dit de référence. Double bénéfice de cet argument : 1. les médicaments ne posent pas de problèmes (oubliées les affaires à répétition comme celles du Mediator) ; 2. on sait pourquoi les remèdes homéopathiques marchent : c’est « l’effet placebo ».
En panne d’invention, les industriels exigent des prix exorbitants pour leurs « nouveautés » et se battent pour contrôler les circuits de vente par tous les moyens
Dès qu’on y regarde d’un peu plus près, les choses se compliquent sacrément. Les études comparatives en double aveugle (contre placebo ou médicament de référence) me semblent justement être la démonstration qu’on n’est pas vraiment dans ce qui mériterait le nom de science. Si notre connaissance de la biologie du corps humain était ce que les naïfs (les vrais) croient, on n’aurait pas besoin de recourir à cette misérable procédure empirique.
On saurait pour des raisons « scientifiques » pourquoi un médicament ne peut qu’être efficace. Allons plus loin : on n’a, en général, que des hypothèses sur les raisons pour lesquelles un médicament « marche ». Le plus souvent, c’est par hasard que l’on s’est aperçu que telle molécule produisait tel effet. Et la plupart des nouvelles molécules...




                        

                        


<article-nb="2018/09/30/19-10">
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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Le mandat d’Yves Bréchet s’achève à la fin du mois de septembre et le gouvernement n’a toujours pas nommé son successeur.
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<article-nb="2018/09/30/19-11">
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Les réseaux de neurones et l’apprentissage profond, racontés de l’intérieur par un de ses pionniers.
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Une brève histoire de l’intelligence artificielle

Les réseaux de neurones et l’apprentissage profond, racontés de l’intérieur par un de ses pionniers.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 15h35
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
Le livre. Tout va très vite avec l’intelligence artificielle. En quelques années, cette technique a envahi tous les secteurs, guidant des véhicules autonomes, faisant parler nos téléphones ou autres assistants ­vocaux, jouant au go mieux que des humains, reconnaissant à la chaîne des images aussi bien de la vie courante que d’examens médicaux… Tout aussi rapidement, elle a ­déclenché de nombreuses controverses avec son goût immodéré pour les données, y compris très personnelles, ou pour ses prétentions à mettre l’humanité au chômage.
Et, en à peine six ans d’existence médiatique, voici que sort le premier livre racontant l’histoire passionnante du maillon-clé qui a fait renaître l’intelligence artificielle : le deep learning ou « apprentissage profond ». Le seul défaut de cette lecture captivante est que le livre est en anglais.
L’auteur, Terrence Sejnowski, n’est autre que l’un de ces pionniers qui, malgré les hauts et les bas de sa discipline, a su tenir bon depuis la fin des années 1970 jusqu’à aujourd’hui. Ce professeur de l’université de Californie à San Diego illustre à merveille les différentes facettes de cette histoire. Physicien théorique ­jusqu’à sa thèse (1978), il est aujourd’hui ­neuroscientifique, spécialiste du cerveau, toujours très porté sur l’intelligence artificielle, manipulant des objets mathématiques appelés réseaux de neurones, au comportement analogue à celui des vrais neurones.
Systèmes complexes
C’est son directeur de thèse, John Hopfield, qui le poussa vers le mystère de l’intelligence. Ce dernier s’y mit aussi en relançant, en 1982, l’intérêt de la communauté pour les systèmes complexes formés par des neurones en interaction. Aux Etats-Unis, Terry Sejnowski rencontrera également un autre pionnier du domaine, Geoffrey Hinton, aujourd’hui professeur à l’université de Toronto, avec qui il fit les premières percées.
Il croisa aussi la route du jeune Français Yann LeCun, désormais chez Facebook,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/30/19-12">
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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le philosophe Eric Fourneret salue les recommandations du Comité consultatif national d’éthique sur la question du suicide assisté.
<filname="PROF-env_sciences-12"> ¤                     
                                                   
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Euthanasie : « Le Comité d’éthique a mis l’accent sur la formation des acteurs de santé »

Dans une tribune au « Monde », le philosophe Eric Fourneret salue les recommandations du Comité consultatif national d’éthique sur la question du suicide assisté.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 10h12
    |

Eric Fourneret (Philosophe, chercheur au Braintech Lab, Inserm, université Grenoble-Alpes)







                        



                                


                            
Tribune. Mardi 25 septembre, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a rendu son avis (n° 129) pour sa contribution à la révision de la loi de bioéthique. Si l’accompagnement de la fin de vie n’est pas strictement contenu dans cette loi, le sujet a malgré tout été introduit parmi les neuf principaux thèmes étudiés.
Une partie de la population française attend depuis longtemps que la législation évolue vers la dépénalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, soutenant l’argument que l’individu est souverain sur la totalité de sa vie, même au moment de sa fin ; une autre s’y oppose, parfois avec des arguments religieux, dont celui qui fait de la vie une valeur que rien, pas même la maladie et ses effets, ne peut altérer.
Mais l’immense majorité des Français, en dépit des sondages qui pourraient laisser croire le contraire, se situe entre ces deux extrémités, souhaitant décider librement et personnellement des conditions de finir sa vie, tout en craignant une loi qui ne parviendrait pas à éviter d’éventuelles dérives. Finalement, le CCNE a proposé de ne pas modifier la législation, laissant l’euthanasie et le suicide assisté du côté des interdits.
« Le constat que l’on meurt mal en France s’est durablement installé dans les esprits »
En dehors de cet aspect, qu’est-il important de retenir de l’avis n° 129 ? Un incroyable paradoxe. Alors même que les professionnels de santé français possèdent des compétences remarquables, tant du point de vue technique que du point de vue de l’engagement, le constat que l’on meurt mal en France s’est durablement installé dans les esprits. Comment est-il possible de mal mourir si les professionnels de la santé sont si performants ?
La raison est à chercher du côté de deux éléments.
Le premier est celui de l’organisation des soins : les compétences des professionnels de santé sont étouffées par une gestion managériale écrasante et une rationalité de rentabilité, quand l’accompagnement...




                        

                        


<article-nb="2018/09/30/19-13">
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Dans une tribune au « Monde », la sociologue Martine Gross estime que le Comité consultatif national d’éthique, même s’il fait preuve de prudence en laissant certaines questions en suspens, a rendu des conclusions globalement positives.
<filname="PROF-env_sciences-13"> ¤                     
                                                   
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PMA : « L’avis du Comité d’éthique renforce l’autonomie des femmes »

Dans une tribune au « Monde », la sociologue Martine Gross estime que le Comité consultatif national d’éthique, même s’il fait preuve de prudence en laissant certaines questions en suspens, a rendu des conclusions globalement positives.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 09h14
    |

Martine Gross (Sociologue au CNRS)







                        



                                


                            
Tribune. A la première lecture, l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) publié le 25 septembre, favorable à l’autoconservation ovocytaire, à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes ainsi qu’à la levée de l’anonymat des futurs donneurs de sperme pour les enfants issus de ces dons, va plutôt dans le bon sens, c’est-à-dire celui d’une plus grande autonomie des femmes, d’un plus grand respect des enfants nés de PMA. Sans surprise, le CCNE recommande de maintenir l’interdiction de la gestation pour autrui (GPA).
« L’absence de proposition pour établir la filiation d’un enfant né du recours à un don de sperme au sein d’un couple de femmes interpelle »
Plusieurs points peuvent interpeller le lecteur au sujet de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Le premier est l’absence de proposition pour établir la filiation d’un enfant né du recours à un don de sperme au sein d’un couple de femmes. On pourrait penser que le CCNE ne considère pas la filiation comme une question de bioéthique.
Pourtant, elle est bien évoquée à plusieurs reprises, notamment dans la partie concernant l’anonymat des dons et celle sur la GPA. Si la PMA s’ouvre à toutes les femmes sans modification du droit de la filiation, la femme qui portera l’enfant sera la mère statutaire, et sa compagne ne deviendra mère à ses côtés qu’à la condition de se marier et d’adopter l’enfant de sa conjointe.
Or, passer par l’adoption, c’est établir une hiérarchie entre les deux mères en donnant une priorité à celle qui accouche. Cela oblige aussi les femmes à se marier à une époque où plus de 60 % des enfants naissent hors mariage.
Enfin, la période qui s’écoule entre la naissance et le prononcé de l’adoption plénière place les enfants dans un déficit de protection juridique en cas de séparation ou de décès de la mère statutaire. Alors que les couples hétérosexuels qui ont recours à la PMA deviennent parents dès la naissance,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/30/19-14">
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le haut-fonctionnaire Jean-Christophe Parisot de Bayard estime que l’avis du Comité consultatif national d’éthique ne tient pas compte des droits de l’enfant et ouvre en grand la porte aux transhumanistes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/09/2018
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Elargissement de la PMA : « Le risque de l’ubérisation de la reproduction »

Dans une tribune au « Monde », le haut-fonctionnaire Jean-Christophe Parisot de Bayard estime que l’avis du Comité consultatif national d’éthique ne tient pas compte des droits de l’enfant et ouvre en grand la porte aux transhumanistes.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 05h30
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 10h07
    |

Jean-Christophe Parisot de Bayard (sociologue)







                        



                                


                            
Tribune. Le vote à venir des lois de bioéthique sera-t-il vraiment un choix pris en conscience ? Il s’agit d’autoriser (ou non) des pratiques qui auront des conséquences importantes sur l’avenir de l’espèce humaine. Des consultations multiples ont eu lieu, restituant un large spectre de convictions et de propositions.
Le désir d’enfant est un sujet complexe, qui mêle anthropologie, économie, santé et psychologie. Il ne s’agit pas de juger le désir des couples de femmes ou des femmes célibataires, mais, en votant une loi « PMA pour toutes », en l’état, il apparaît clairement que l’on va, sans le savoir et sans le vouloir, prendre le risque de faire entrer notre société dans l’ubérisation de la reproduction. L’acceptation de la procréation médicale assistée (PMA) en France aura quatre conséquences capitales.
La tyrannie des adultes doit être encadrée
Tout d’abord, la PMA engendrera inévitablement la gestation pour autrui (GPA). Ne soyons pas hypocrites. Au nom de quoi accepterait-on une aide à procréation pour les couples de femmes et interdirait-on la GPA pour les couples d’hommes ? Accepter l’un conduira à accepter l’autre, au nom de l’égalité. Ce ne sera plus qu’une question de calendrier.

La reproduction est ramenée à une banale question de « tuyauterie », et les hommes rabaissés au rôle d’étalons, alors qu’il s’agit d’abord de la « filiation » entre un enfant et ses racines, le fruit d’une histoire d’amour, une transmission de repères identitaires.
La recherche compulsive de leurs origines des enfants nés d’une mère ayant accouché sous X ou de père anonyme ne nous aurait rien enseigné ? La tyrannie des adultes doit être encadrée, comme nous le faisons pour les dossiers d’adoption. Avoir le désir d’enfant ne suffit pas, car l’enfant ne se réduit pas à une fécondation à 400 euros.
« L’enfant a des droits »
C’est un individu qui a besoin de vivre dans un environnement stable, sécurisant, qui a le droit de...




                        

                        


<article-nb="2018/09/30/19-15">
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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Ali Nesin, mathématicien turc, a reçu le prix Leelavati pour « son travail sans relâche ayant permis la création d’un lieu de paix, pour l’éducation, la recherche et la découverte des mathématiques pour tous ».
<filname="PROF-env_sciences-15"> ¤                     
                                                   
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L’aventure d’un village mathématique

Ali Nesin, mathématicien turc, a reçu le prix Leelavati pour « son travail sans relâche ayant permis la création d’un lieu de paix, pour l’éducation, la recherche et la découverte des mathématiques pour tous ».



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 15h32
    |

                            Etienne Ghys (Mathématicien, directeur de recherche au CNRS à l'Ecole normale supérieure de Lyon)








                        



                                


                            
Carte blanche. Tous les quatre ans, les mathématiciens du monde entier se retrouvent dans un congrès international qui est l’occasion de faire le point sur les recherches récentes mais aussi de remettre des prix prestigieux, dont les médailles Fields. Cet été, le congrès avait lieu à Rio de Janeiro, au Brésil, et ce fut un grand moment de science malgré deux incidents.
Tout d’abord, comme une préfiguration du drame de l’incendie du Musée national de Rio, trois semaines plus tard, l’énorme bâtiment qui devait abriter les conférences a été complètement détruit par un incendie trois jours avant l’ouverture du congrès. La résilience proverbiale des Brésiliens a permis d’ouvrir un autre lieu dans l’urgence.
D’autre part, l’un des médaillés Fields, le mathématicien kurde CaucherBirkar, s’est fait voler sa médaille quelques instants après l’avoir ­reçue. On lui a remis une seconde médaille quelques jours plus tard, ce qui lui a permis de déclarer avec humour qu’il était le premier de toute l’histoire à recevoir deux fois la médaille Fields. Le Brésil a bien besoin d’humour à l’approche d’une élection présidentielle qui s’annonce catastrophique, en particulier pour la science.
Les médias français n’ont pas beaucoup parlé de ces médaillés Fields, probablement parce que, une fois n’est pas coutume, aucun d’entre eux n’est français. Et les autres lauréats sont passés complètement inaperçus. C’est dommage car l’un d’entre eux a largement emporté l’enthousiasme du public, si l’on en croit la standing ovation qui a suivi sa présentation. Ali Nesin a reçu le prix Leelavati (du nom d’un traité de mathématiques indien du XIIe siècle) pour « son travail sans relâche ayant permis la création d’un village mathématique qui est un lieu de paix, pour l’éducation, la recherche et la découverte des mathématiques pour tous ».
Fondation pour enfants défavorisés
L’histoire mérite d’être racontée. Ali Nesin est un mathématicien...




                        

                        


<article-nb="2018/09/30/19-16">
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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Le blogueur Sylvestre Huet s’interroge sur ce que les chercheurs en économie et en sciences politiques peuvent apporter à la lutte contre le réchauffement du climat.
<filname="PROF-env_sciences-16"> ¤ 
<article-nb="2018/09/30/19-17">
<filnamedate="20180930"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180930"><AAMMJJHH="2018093019">
<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Nos 21 000 gènes ne représentent que 2 % du génome humain. Mais le reste n’est pas que de l’ADN poubelle. Une grande partie semble vouée à contrôler l’expression de nos gènes.
<filname="PROF-env_sciences-17"> ¤                     
                                                   
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Les parts d’ombre du génome humain

Nos 21 000 gènes ne représentent que 2 % du génome humain. Mais le reste n’est pas que de l’ADN poubelle. Une grande partie semble vouée à contrôler l’expression de nos gènes.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 13h31
    |

                            Marie-Laure Théodule








                        



                                


                            
Les défis de la science. Le dévoilement du génome humain est un chemin pavé de surprises. Un immense pas a été franchi en 1943 quand l’Américain Oswald Avery (1877-1955) a découvert que le support biologique de notre hérédité était l’ADN. En 1953, James Watson (né en 1928), Francis Crick (1916-2004) et la trop souvent oubliée ­Rosalind Franklin (1920-1958) révèlent sa structure – deux brins enroulés en une double hélice – qui lui permet d’être dédoublé, copié et transmis lors de la division cellulaire.
Reste à lire cet ADN pour y trouver les ­gènes supports de notre hérédité. Il est constitué d’une succession de molécules, les nucléotides (ou bases), elles-mêmes composées d’une partie fixe (un phosphate et un sucre) et d’une partie variable, une base azotée. Il en existe quatre notées A, C, G et T, qui s’assemblent deux par deux (A-T ou G-C) sur le double brin.

Décoder un gène revient à déterminer un enchaînement particulier de ces bases, une séquence capable d’être copiée en une molécule, l’ARN messager, afin de produire une protéine. Pour cela, il a fallu séquencer le génome. Comme le génome humain comprend 3,2 milliards de paires de base – dont 2,9 milliards sont lisibles – le travail s’annonçait titanesque. Il ira finalement assez vite. En 2003, 99 % du génome ­humain est séquencé. Surprise, il ne comporte qu’environ 20 000 gènes (le chiffre exact varie encore selon les auteurs) au lieu des 100 000 attendus, ce qui représente (seulement) 2 % de notre ADN.
Le reste ne serait-il que de l’ADN inutile, souvent qualifié de « poubelle » ? Ou bien les clés de notre complexité se trouveraient-elles dans la partie non codante ? En 2012, le programme de recherche international Encode penche en faveur de la seconde hypothèse. Il annonce que 80 % du génome humain est doté d’une fonction biochimique. « En fait, 50 % du génome ­humain est constitué de séquences amorphes répétitives, de pseudogènes inactifs, de transposons,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/30/19-18">
<filnamedate="20180930"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180930"><AAMMJJHH="2018093019">
<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ En service depuis vingt-deux ans, la fusée européenne n’a connu que cinq déconvenues. Mais, trop coûteuse, elle va devoir céder peu à peu la place, entre 2020 et 2023, à Ariane 6.
<filname="PROF-env_sciences-18"> ¤                     
                                                

En Guyane, Ariane 5 assure avec succès son centième vol

En service depuis vingt-deux ans, la fusée européenne n’a connu que cinq déconvenues. Mais, trop coûteuse, elle va devoir céder peu à peu la place, entre 2020 et 2023, à Ariane 6.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 06h44
   





                        



   


Ariane a célébré son 100e tir avec succès en Guyane : le lanceur lourd européen, d’une masse de 780 tonnes au décollage, a placé, mardi 25 septembre, sur orbite deux satellites de télécommunications.

        Lire aussi :
         

                Arianespace efface la crise guyanaise



En service depuis vingt-deux ans, Ariane 5 est auréolée depuis plusieurs années d’une réputation de fiabilité. Mais l’heure de la retraite approche. Trop coûteuse à produire, pas assez polyvalente, elle va devoir céder peu à peu la place, entre 2020 et 2023, à Ariane 6, plus adaptée au paysage spatial mouvant et très concurrentiel de ce début de siècle.
Jusqu’à présent, Ariane 5 avait réussi parfaitement 94 lancements sur 99. Le lanceur a connu deux vrais échecs, deux échecs partiels et, en janvier 2018, la fusée a placé sur une orbite dégradée deux satellites, mais ceux-là sont ensuite parvenus à rejoindre l’orbite visée.
Concurrence de SpaceX
La création de la société SpaceX d’Elon Musk, menant de front lancements institutionnels et lancements commerciaux avec son Falcon 9, a bouleversé le paysage. L’Europe spatiale a réagi en décidant de construire un lanceur plus compétitif pour résister à l’arrivée sur le marché des lanceurs américains.
Le coût de production d’Ariane 6 sera 40 % moins élevé que celui d’Ariane 5. Le vol inaugural de la future fusée européenne est prévu en 2020.

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En attendant, SpaceX a détrôné Arianespace en nombre de lancements en 2017 et l’écart s’est creusé en 2018. « Nous devons faire face à une concurrence d’une intensité sans précédent », reconnaît le patron d’Arianespace, Stéphane Israël.
D’ici à sa retraite définitive, en 2023, Ariane 5 devrait être lancée un peu moins d’une vingtaine de fois. « Je pense qu’elle devrait battre d’une courte tête Ariane 4 », qui a connu 116 lancements, avance M. Israël.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Dans une tribune adressée au « Monde », le neurochirurgien Marc Lévêque défend l’utilisation des outils de stimulation nerveuse contre la douleur. Un moyen, selon lui, de réduire la mortalité par overdose de morphine et de ses dérivés.
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édition abonné


La neuromodulation contre la crise des opioïdes

Dans une tribune adressée au « Monde », le neurochirurgien Marc Lévêque défend l’utilisation des outils de stimulation nerveuse contre la douleur. Un moyen, selon lui, de réduire la mortalité par overdose de morphine et de ses dérivés.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 12h41
    |

                            Marc Lévêque (Neurochirurgien et spécialiste de la douleur)








                        



                                


                            
Tribune. Le gouvernement américain a dénombré 67 114 morts par opioïdes prescrits en 2016 et près de 72 000 en 2017, soit l’équivalent d’un crash d’A380 tous les trois jours. Les sociologues se sont penchés sur cette hécatombe, montrant que les « Blancs non hispaniques »étaient les principales victimes de ces overdoses sur ordonnances. Un récent article du JAMA Network Open montre une superposition de la cartographie du vote Trump et de cette mortalité.
On entrevoit ici les liens qu’entretiennent les maux de la mondialisation, qui frappent en particulier la classe moyenne, et la douleur chronique. Des hommes devenus superflus à leur économie trouvent dans les tourments de leur chair une ultime raison d’exister. La massification du chômage – qu’engendrera le développement vertigineux de l’intelligence artificielle et de la robotisation – laisse présager d’un phénomène loin de son zénith.
« La stimulation médullaire est une technique qui a fait la preuve de son efficacité, mais dont l’accès, en France, demeure extrêmement hétérogène »
La mondialisation, néanmoins, ne peut être tenue responsable de tous les maux, et les laboratoires pharmaceutiques sont aujourd’hui montrés du doigt. Depuis trente ans, la morphine et ses dérivés ont été modifiés, à la marge, pour diversifier ses modes d’administration et minimiser ses ­effets secondaires. Ces déclinaisons auront permis, surtout, de rendre « brevetable » une molécule ancestrale et d’accroître ainsi considérablement les profits d’un antalgique au pouvoir addictif très puissant. D’habiles plans marketing ont su convaincre un corps médical demeuré méfiant à l’égard d’une drogue connue depuis l’Antiquité.
Cette responsabilité des firmes pharmaceutiques a été pointée dès 2007, avec une amende de 600 millions de dollars infligée à ­Purdue Pharma. Le laboratoire prétendait qu’en raison de sa libération prolongée son Oxycontin (oxycodone) représentait une menace moindre de...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Nos journalistes ont répondu aux interrogations d’internautes sur l’avis rendu par le Comité consultatif national d’éthique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/09/2018
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PMA, GPA, accès aux origines, fin de vie : « Le gouvernement prend le pari de conduire un débat “apaisé” »

Nos journalistes ont répondu aux interrogations d’internautes sur l’avis rendu par le Comité consultatif national d’éthique.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 16h34
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 06h30
   





                        



   


Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a rendu son avis, mardi 25 septembre, sur la prochaine révision de la loi de bioéthique, qui devrait être examinée en 2019.
Favorable à la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes, il propose plusieurs ouvertures, notamment pour la recherche sur les embryons surnuméraires. Il est aussi favorable à un accès aux origines pour les enfants issus de don de sperme et insiste pour que la loi sur la fin de vie soit mieux connue et appliquée.
Les journalistes du Monde Paul Benkimoun, Sandrine Cabut et Manon Rescan ont répondu aux questions d’internautes.

        L’avis du comité d’éthique :
         

          PMA, GPA, accès aux origines, fin de vie…



Hélène : S’agissant de la fin de vie, le texte signé par 156 députés de la majorité et publié par « Le Monde » en février ne serait pratiquement pas pris en compte ?
Manon Rescan : Contrairement, par exemple, à la question de la PMA pour les couples de femmes, le gouvernement est pour l’heure resté très prudent sur la question de la fin de vie. Tout d’abord, cela ne fera pas partie des lois de bioéthique qui seront révisées normalement début 2019, selon le calendrier donné par l’exécutif.
Une partie de la majorité pousse pour une nouvelle législation allant vers l’euthanasie active, mais cette position est loin d’être consensuelle. Agnès Buzyn, la ministre des solidarités et de la santé, s’affichait jusqu’à présent très réservée et ne souhaitait pas une nouvelle loi. Il y a quelques jours, elle a toutefois, dans Le Parisien, ouvert la porte à un aménagement de la législation actuelle, sans pour autant embrasser totalement les propositions des députés auxquelles vous faites référence.

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Alain : Concernant la PMA, l’enfant aura-t-il toujours la possibilité de connaître sa filiation paternelle ?
Paul Benkimoun et Sandrine Cabut : Une majorité de membres du CCNE « souhaite la levée de l’anonymat, ce qui nécessitera une réflexion complémentaire sur les modalités de sa mise en place ». La décision de lever ou non cet anonymat appartient au législateur.
Le CCNE recommande que le dispositif ne concerne pas les dons préalablement effectués. Si le donneur souhaite rester anonyme, son choix devra être respecté et une information minimum sera alors communiquée à l’enfant.
Chat teigneux : Dans le cadre d’un don de gamète, le gouvernement va-t-il remettre en cause l’anonymat du donneur, même si ce dernier souhaite rester anonyme ?
M. R. : Le gouvernement n’a pas encore donné sa position à ce sujet. Les seules propositions politiques qui existent aujourd’hui au sein de la majorité sont celles du parti La République en marche (LRM), qui s’est prononcé en juillet pour que le donneur puisse révéler son identité, seulement si c’est son choix.
Si le donneur souhaite rester anonyme, Thomas Mesnier, député (LRM) de la Charente, chargé de ces questions au sein du parti propose que « l’enfant, à sa majorité, ait au moins accès à des données non identifiantes du type la couleur des yeux, des cheveux, ainsi qu’aux antécédents médicaux ».
Mais une fois encore, ce ne sont que les propositions de LRM ; il faudra attendre le projet de loi du gouvernement pour connaître ses propositions en la matière.

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Cam : Pensez-vous que le gouvernement pourrait risquer sa popularité sur la PMA, malgré l’avis du CCNE, étant donné la possible – probable – mobilisation de La Manif pour tous ?
M. R. : Pour le gouvernement, ce n’est pas une question de risque à prendre : il est déterminé à « aller au bout » de la promesse de campagne d’Emmanuel Macron, comme l’a répété ce matin Benjamin Griveaux, son porte-parole.
Mais il sait aussi que le risque est celui de la crispation populaire, et il prend le pari de conduire un débat « apaisé » sur ces questions. Agnès Buzyn mise sur la méthode, en attendant que tous les avis des instances consultatives soient rendus avant que le gouvernement n’avance.
Mais si La Manif pour tous parvient à mobiliser comme en 2013 et que l’opposition politique de droite s’empare de cette question, tous savent que le bras de fer sera rude.
Pepi : J’ai lu que le CCNE considérait que les couples hétérosexuels étaient en droit de cacher à leur enfant qu’il était né par don de gamètes. Est-ce vrai, et si oui, en quoi est-ce éthique ?
P. B. et S. C. : Dans un avis de 2005, le CCNE avait recommandé de 1) favoriser la levée du secret du mode de conception ; 2) respecter l’anonymat des donneurs et receveurs ; 3) permettre que l’enfant ait accès à des informations non identifiantes en maintenant l’anonymat des donneurs. Il fait un pas supplémentaire en souhaitant la levée de l’anonymat pour les futurs donneurs de sperme.
Orque : Qu’en est-il de la gestion de la filiation dans un couple de femmes ? Celle qui n’aura pas porté l’enfant pourra-t-elle simplement être « parente », ou devra-t-elle adopter l’enfant de sa compagne ?
P. B. et S. C. : L’avis 129 du CCNE n’aborde pas explicitement cet aspect. Il distingue bien le biologique, la filiation, qui fait l’objet de l’intention et de la reconnaissance juridique, et le parental, qui fait l’objet du soin et de l’éducation. Il insiste toutefois sur « l’importance pour l’enfant que la vérité sur la réalité de son origine lui soit révélée le plus tôt possible ».
David : Si on accorde la PMA pour les couples de femmes, n’y aura-t-il pas rupture d’égalité avec les hommes, créant une brèche pour autoriser la gestation pour autrui (GPA) dans l’avenir ?
P. B. et S. C. : Le CCNE insiste sur la différence fondamentale entre la PMA pour des couples de femmes ou des femmes seules et la GPA : cette dernière induit un risque de marchandisation du corps humain, ce qui n’est pas le cas dans la PMA.
Ruhr : En quoi être un couple de femmes ou être une femme seule est une « pathologie » pour leur autoriser la PMA ? En effet, la PMA était réservée aux couples hétérosexuels dont l’infertilité est médicalement constatée. Et étant des humains et non des escargots, c’est plutôt naturel qu’une femme (ou un homme) ne puisse se reproduire seul(e)…
P. B. et S. C. : La différence est la suivante : la PMA pour les couples hétérosexuels est proposée dans le cadre d’une infertilité pathologique. Dans le cas des couples de femmes ou de femmes seules, il s’agirait de « pallier une souffrance induite par une infécondité résultant d’orientations personnelles ».
H : La PMA ne donne-t-elle pas des droits supplémentaires aux femmes par rapport aux hommes, en les autorisant à procréer seules ? Est-ce que, constitutionnellement, cela tient debout ?
P. B. et S. C. : Les femmes, seules ou en couple, ne procréent pas seules, il y a toujours des gamètes masculins et un donneur. De fait, dans tous les couples, hétérosexuels ou non, c’est la femme qui porte l’enfant. En tout état de cause, une fois une loi promulguée, le Conseil constitutionnel peut être saisi pour se prononcer sur sa conformité avec la Constitution.

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