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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ La présidente du Rassemblement national, députée du Pas-de-Calais, est l’invitée de France Inter, France Télévisions et « Le Monde ».
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En direct : Marine Le Pen invitée de l’émission « Questions politiques »

La présidente du Rassemblement national, députée du Pas-de-Calais, est l’invitée de France Inter, France Télévisions et « Le Monde ».



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 12h48
   





                        


Chaque dimanche, de 12 heures à 13 heures, Le Monde s’associe à France Inter pour animer et diffuser l’émission « Questions politiques », présentée dimanche 30 septembre par Ali Baddou, en collaboration avec Françoise Fressoz (Le Monde), Carine Bécard (France Inter) et Nathalie Saint-Cricq (France Télévisions). L’invitée de ce dimanche est Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, députée du Pas-de-Calais.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Je ne serais pas arrivée là si… Pour « Le Monde », la ministre des sports évoque la richesse de sa double identité, française et roumaine.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le chef d’Etat veut « mettre la pression » sur la collectivité pour accélérer les travaux de reconstruction.
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Saint-Martin : « en colère », Emmanuel Macron veut que la reconstruction aille plus vite

Le chef d’Etat veut « mettre la pression » sur la collectivité pour accélérer les travaux de reconstruction.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 05h22
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 11h15
    |

            Cédric Pietralunga (Saint-Martin, envoyé spécial)








                        



   


La visite avait pourtant bien commencé. « Engagement tenu, je suis là ! », s’était réjoui Emmanuel Macron au pied du Falcon qui venait de le déposer, samedi 29 septembre, sur l’île de Saint-Martin, un an après une première visite effectuée quelques jours après le passage de l’ouragan Irma. Le chef de l’Etat s’était, à l’époque, engagé à revenir auprès des habitants sinistrés, afin de vérifier l’état d’avancement des travaux de reconstruction.

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« Je suis en colère. Ce que je vois me scandalise ! », s’est exclamé quelques heures plus tard le président de la République, à l’issue d’une visite organisée dans le village de Quartier-d’Orléans, l’un des plus pauvres de l’île. « C’est inacceptable ce qu’on voit là, il y a des bailleurs sociaux, des grands acteurs économiques, qui louent 500 ou 600 euros des appartements où depuis un an les toits n’ont pas été refaits ! », s’est indigné le chef de l’Etat, entre deux averses tropicales qui ont vite transformé sa visite en parcours dantesque.
Littéralement pris par la main par une partie des habitants, Emmanuel Macron est resté près de quatre heures dans le quartier, passant d’un appartement à un autre et prenant un plaisir manifeste à bousculer le protocole de la visite qui lui avait été organisée. Averti que des travaux en urgence avaient été menés avant sa venue, le chef de l’Etat s’est volontairement laissé happer par la foule, qui voulait lui faire constater ses mauvaises conditions de vie à l’écart du parcours balisé à son intention.

   


« Il faut être là, au milieu de celles et ceux qui sont dans la détresse et la colère », s’est justifié le chef de l’Etat, dans ce style thaumaturge qu’il affectionne, main sur la tête des enfants et bras entourant les épaules des plus grands. A plusieurs reprises, il a invité les ministres qui l’accompagnaient, notamment Agnès Buzyn (santé) et Annick Girardin (outre-mer), à répondre aux griefs des habitants ou à prendre leurs coordonnées, pour les recontacter plus tard et résoudre leurs difficultés.

« Pour que la reconstruction aille plus vite, j’ai bousculé les choses l’année dernière. Je vais les re-bousculer c… https://t.co/ztuxAS6iTE— Elysee (@Élysée)


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La collectivité de Saint-Martin dans le viseur du président

   


Cyclone le plus puissant jamais enregistré dans les Antilles, Irma a provoqué les 5 et 6 septembre 2017 la mort de onze personnes à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy. A Saint-Martin, près de 20 % des bâtiments ont été détruits ou sévèrement endommagés, notamment ceux situés en bord de mer. Au total, les dégâts ont été estimés à quelque trois milliards d’euros, dont 1,9 milliard pour les biens assurés, un chiffre « considérable pour des îles qui comptent moins de 40 000 habitants », relève-t-on à Matignon.
Mais un an après, Saint-Martin tarde à se relever. A l’issue d’un comité interministériel qui s’est tenu le 17 septembre à Paris, le sixième consacré à la reconstruction, le premier ministre Edouard Philippe a reconnu que le compte n’y était pas. Début septembre, seulement 35 % des bâtiments détruits ou très endommagés de Saint-Martin avaient été reconstruits et seulement 68 % des indemnités dues par les assurances avaient été versées, soit 1,27 milliard d’euros, selon les calculs de Matignon.

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« Je veux qu’on accélère les travaux. Les écoles n’ont pas toutes réouvert et suffisamment vite (…) parce qu’on a préféré faire des travaux ailleurs, ce n’est pas acceptable », a ainsi dénoncé Emmanuel Macron. Dans son collimateur : la collectivité de Saint-Martin, qui dispose depuis 2007 d’un statut d’autonomie lui accordant certaines compétences, assurées par l’Etat sur le reste du territoire national.
« Nous allons mettre la pression sur la collectivité pour que la planification des travaux se fasse », a insisté le chef de l’Etat, qui n’a pas hésité à mettre en difficulté Daniel Gibbs, le président (LR) du conseil territorial de Saint-Martin, lors de ses échanges avec les habitants à Quartier-d’Orléans.

   


Une rencontre avec les professionnels du tourisme
Saint-Martin « est une île dans laquelle il y a eu trop de connivence, trop d’ententes, parfois même de la corruption, il faut que cela cesse », a même accusé le président de la République. « On va mettre plus de contrôles parce que je ne peux pas accepter ce que j’ai vu aujourd’hui », a-t-il promis.

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Emmanuel Macron devait poursuivre sa visite à Saint-Martin, dimanche, par une rencontre avec des professionnels du tourisme, notamment des restaurateurs et des hôteliers, qui sont en difficulté : seulement 800 chambres devraient être prêtes pour le démarrage de la saison touristique cet hiver, selon Matignon. Le chef de l’Etat s’envolera ensuite pour quelques heures à Saint-Barthélemy, île également touchée mais en moindre proportion par l’ouragan Irma.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Dans un entretien au « JDD », le président français dessine les contours d’une plate-forme centriste, opposée à la vision hostile à l’Union européenne.
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Elections européennes : Emmanuel Macron promet une liste « la plus large possible »

Dans un entretien au « JDD », le président français dessine les contours d’une plate-forme centriste, opposée à la vision hostile à l’Union européenne.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 01h04
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 11h42
   





                        


« Pour les élections européennes, je ferai tout pour que les progressistes, les démocrates et ceux dont je porte la voix – je l’espère incarnée par une liste la plus large possible en France – se fassent entendre. » Dans un entretien au Journal du dimanche du 30 septembre réalisé lors de son voyage en cours aux Antilles, Emmanuel Macron a exprimé son intention de s’impliquer directement dans la campagne des élections européennes de mi-2019.

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« Je m’implique en permanence autour de la table du Conseil européen », ajoute-t-il. « Et je m’impliquerai, car je crois à une campagne pour une Europe de l’ambition et de l’avenir, des démocrates et des progressistes. »
Le chef de l’Etat, qui s’érige régulièrement en contre-modèle de la vision hostile à l’Union européenne (UE) que portent notamment le Hongrois Viktor Orban, l’Italien Matteo Salvini et son ex-rivale à la présidentielle française Marine Le Pen, dessine dans l’interview les contours d’une plate-forme centriste pour les européennes.

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« C’est un combat de civilisation, un combat historique, et je ne céderai rien aux extrêmes », explique-t-il. « Je crois au retour des peuples. Je ne suis pas un européiste, ni un mondialiste. Je crois à l’identité forte de chaque peuple, je crois à l’histoire et à l’ambition de notre peuple. Je veux le convaincre que l’Europe, c’est ce qui l’accompagne, le protège. Je suis pour tourner la page d’une Europe ultralibérale, mais aussi pour éviter la page d’une Europe des nationalismes. L’Europe, c’est notre bonne protection. Encore faut-il la repenser et la rebâtir. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Lors d’un bain de foule dans la commune de Goyave, le chef de l’Etat a échangé avec un jeune homme, affirmant qu’il faut « mettre le pied à l’étrier » pour retrouver un emploi.
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Macron appelle à accepter une offre d’emploi « même si ce n’est pas exactement ce qu’on veut »

Lors d’un bain de foule dans la commune de Goyave, le chef de l’Etat a échangé avec un jeune homme, affirmant qu’il faut « mettre le pied à l’étrier » pour retrouver un emploi.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 19h56
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 00h20
   





                        



   


Le ton reste résolument incitatif, en dépit des nombreuses critiques évoquant un mépris présidentel. Emmanuel Macron à de nouveau appelé vendredi 28 septembre les chômeurs à accepter les offres d’emploi « même si ce n’est pas exactement ce qu’on veut », afin de « se mettre le pied à l’étrier », lors d’un échange à la fin de sa visite en Guadeloupe.

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Lors d’un bain de foule dans la commune de Goyave, le chef de l’Etat a échangé avec un jeune homme. En lui rappelant ses propos controversés sur « traverser la rue pour trouver un emploi », ce dernier lui a objecté que « ce n’est pas comme ça que ça fonctionne ».
« Il y a des secteurs qui embauchent qui correspondent à vos formations ou qui ne nécessitent pas de formation et où il faut aussi accepter dans un premier temps, pour se mettre le pied à l’étrier, d’y aller. Et ce n’est pas un gros mot de dire (ça) à notre jeunesse. »

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« Je sais comment vous vivez »
Son jeune interlocuteur lui a alors rappelé les difficultés économiques aux Antilles. « Vous savez comment nous vivons », a-t-il plaidé. « Je sais comment vous vivez, c’est pour ça que je viens ici, (mais) c’est facile pour personne. Je suis toujours aux côtés de ceux pour qui c’est pas facile, sinon je serais pas là et je me battrais pas chaque jour », a répondu M. Macron. « Parce que sinon, on est dans une société qui en quelque sorte demande toujours la solution à l’autre », a jugé le chef de l’Etat.
En conseillant il y a deux semaines à Paris à un jeune horticulteur au chômage de chercher un emploi dans les cafés-restaurants, où il suffirait de « traverser la rue » pour décrocher un travail, Emmanuel Macron avait suscité la polémique. Le chef de l’Etat s’était à la fois vu reprocher une forme de condescendance vis-à-vis des chômeurs, mais également d’appeler les demandeurs d’emploi à renoncer aux secteurs auxquels ils aspirent.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ La droite extrême s’est imposée dans la bataille des idées en avançant une pensée illibérale et anti-68 explique Nicolas Truong, chef du service Débats au « Monde ».
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Droite extrême : le « grand retournement » idéologique

La droite extrême s’est imposée dans la bataille des idées en avançant une pensée illibérale et anti-68 explique Nicolas Truong, chef du service Débats au « Monde ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 18h34
    |

Nicolas Truong







                        



                                


                            

Analyse. Un grand basculement s’opère depuis quelques années sur la scène des idées. Un glissement de terrain idéologique destiné à préparer un renversement politique. Car la contre-révolution illibérale n’a pas uniquement lieu lors d’insurrections électorales. Elle s’installe aussi sur le terrain de la pensée. La droite extrême s’est ainsi imposée dans la bataille des idées, et la « pensée anti-68 », comme dit le philosophe Serge Audier, tient le haut du pavé. « Le vent souffle à droite », constate la philosophe Elisabeth Badinter, alertée par les mouvements antiavortement et ceux issus de La Manif pour tous, rassemblés dans « la sainte alliance des réactionnaires » (Le Monde daté du 13 avril 2018).

Ce grand basculement prend la forme d’un « grand retournement », explique le professeur au Collège de France Pierre Rosanvallon dans Notre histoire intellectuelle et politique – 1968-2018 (Seuil, 448 pages, 22,50 euros). Un renversement des valeurs du progressisme qui repose sur un « antilibéralisme intégral » (l’extension des droits de l’individu est associée au règne de l’illimitation de l’individualisme consumériste), une offensive axée sur « l’exaltation d’un peuple essentialisé » forcément méprisé par les élites, une guérilla conceptuelle tournée vers une critique obsessionnelle de « l’événement repoussoir » qu’est devenu Mai 68, sans oublier une « radicalisation des aversions » dominée par une hypertrophie du langage – par laquelle on assimile sans ambages le libéralisme ou le pédagogisme à des « totalitarismes ». De Maurras à Gramsci, les références de ces pamphlétaires réactionnaires mêlent aussi bien des catholiques royalistes que des communistes révolutionnaires.
Dépassement des clivages et des usages
C’est pourquoi l’on peut entendre dans cette littérature « une pensée de droite dans un langage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le premier ministre envisage une dégressivité pour ceux qui ont « une très forte employabilité » et « des salaires très élevés ».
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Dégressivité du chômage pour les cadres : la CFE-CGC dénonce le « populisme » du gouvernement

Le premier ministre envisage une dégressivité pour ceux qui ont « une très forte employabilité » et « des salaires très élevés ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 11h48
   





                        


Le président de la Confédération française de l’encadrement - Confédération générale des cadres (CFE-CGC), François Hommeril, estime qu’en évoquant la piste d’une possible dégressivité des allocations de chômage pour les hauts salaires, jeudi 27 septembre, le premier ministre, Edouard Philippe, « tombe dans la stigmatisation des cadres ».
« Je suis déçu car le gouvernement se lance dans une opération de communication populiste », déclare M. Hommeril dans une interview publiée samedi par Libération. « Le plus grave, ajoute-t-il, c’est de faire croire que la dégressivité des allocations chômage va faire baisser le chômage. C’est faux, toutes les études l’ont démontré. »
Le premier ministre a déclaré jeudi sur France 2 que « dans certains cas », cette dégressivité pouvait être « envisagée », et « peut avoir du sens » pour ceux qui ont « une très forte employabilité, pour ceux qui ont des salaires très élevés ».

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Nouvelle négociation sur l’assurance-chômage
Selon le président de la CFE-CGC, les cotisations des cadres « représentent 42 % des ressources » de l’assurance-chômage, alors que les allocations qu’ils perçoivent n’en représentent que « 15 % ».
« Que les cadres participent à la solidarité, c’est très bien ! Mais il est inadmissible de les en exclure », s’indigne M. Hommeril, qui juge « stupéfiant » de voir le premier ministre « tomber dans la stigmatisation des cadres ».

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D’autant que « la réalité », selon lui, « c’est que nombre de cadres qui perdent leur place entre 45 et 65 ans ont du mal à retrouver un emploi équivalent ». Pour le président de la CFE-CGC, ce qui coûte cher à l’assurance-chômage, « ce sont les contrats courts : cela représente quatre à six milliards d’euros », dit-il.
Les partenaires sociaux doivent s’engager dans une nouvelle négociation sur l’assurance-chômage, voulue par le gouvernement, qui leur demande notamment de faire de 3 à 3,9 milliards d’euros d’économies sur trois ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Plongée chez ces professionnels qui préparent, depuis plusieurs mois, le changement, en janvier 2019, de la collecte de l’impôt sur le revenu.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/09/2018
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Les experts-comptables s’attellent au prélèvement à la source

Plongée chez ces professionnels qui préparent, depuis plusieurs mois, le changement, en janvier 2019, de la collecte de l’impôt sur le revenu.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 12h30
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour la comptabilité ! A la fin du mois de septembre, les premiers bulletins de paie faisant préfigurer les salaires amputés de l’impôt sur le revenu commenceront à être distribués dans les entreprises.
Censés donner aux contribuables un aperçu de ce qui les attend après la mise en place du prélèvement à la source au 1er janvier 2019, ils tiendront compte des taux choisis par les déclarants. Taux personnalisés, individualisés ou neutres que l’administration fiscale a transmis aux services concernés. Il était temps.
La grande bascule de la collecte de l’impôt sur le revenu a beau être dans les cartons depuis deux ans, particuliers et employeurs peinent encore à s’y retrouver. N’en déplaise à Gérald Darmanin, le ministre de l’action et des comptes publics, qui assure que le dispositif est « prêt » et qu’il ne coûtera « pas un centime », les atermoiements du gouvernement ont marqué les esprits. « Jusque-là, la seule chose qui préoccupait nos clients, c’était l’année blanche, et comment l’optimiser. Pour le reste, ils n’étaient pas très informés. Les débats récents ont créé un climat anxiogène », témoigne Virginie Vellut, experte-comptable associée au sein du cabinet BDS, à Troyes.

Confidentialité, recours en cas d’erreurs, risque de choc psychologique… L’inquiétude est d’autant plus forte, côté employeurs, que les syndicats patronaux n’ont pas caché tout le mal qu’ils pensent de la réforme.
« Le prélèvement à la source, c’est de l’argent volé aux entreprises », assénait à la mi-septembre François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), devant les caméras du Figaro.fr. Comme le Medef, le patron des petits patrons pointe les risques de contentieux et de frais supplémentaires.
« Il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton »
Qu’en sera-t-il réellement ? Sur le papier, tout semble bien huilé :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Si le Royaume-Uni et l’UE se séparent sans accord, les défis seront immenses pour gérer le flux de personnes et de marchandises, selon une note que s’est procurée « Le Monde ».
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« Hard Brexit » : le préfet des Hauts-de-France tire le signal d’alarme

Si le Royaume-Uni et l’UE se séparent sans accord, les défis seront immenses pour gérer le flux de personnes et de marchandises, selon une note que s’est procurée « Le Monde ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h55
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 12h04
    |

            Bertrand Bissuel








                        



   


Que se passera-t-il si l’Union européenne et le Royaume-Uni se séparent sans conclure un accord ? Pour les départements du Nord et du Pas-de-Calais, la réponse tient en quelques mots : l’impact sera considérable. C’est ce qui ressort d’une lettre envoyée, il y a quelques jours, au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, par le préfet des Hauts-de-France. Dans ce courrier assorti d’une étude d’une vingtaine de pages, que Le Monde a pu consulter, Michel Lalande éclaire sa tutelle sur les conséquences d’un « hard Brexit » – cas de figure qui ne peut pas être exclu compte tenu des blocages dans les tractations entre Londres et le reste de l’UE.
Les mots employés par le haut fonctionnaire sont feutrés mais sur le fond, sa missive ressemble à un signal d’alarme : si le scénario d’une « sortie “sèche” » des Britanniques devient réalité, les règles applicables aux personnes et aux marchandises devront être entièrement revues, ce qui impliquera des moyens humains supplémentaires et des équipements nouveaux. Moins les réponses apportées seront à la hauteur du problème, « plus la gestion de l’ordre public sera durablement affectée », écrit M. Lalande. Une allusion – entre autres – aux files d’attentes susceptibles de se former dans les villes portuaires par lesquelles s’écoule un important trafic transmanche. Le préfet de région précise qu’« une réflexion complémentaire est engagée (…) afin d’élaborer un plan de gestion de crise spécifique, destiné à limiter les effets induits des nouvelles procédures ».
Si Theresa May rompt avec ses voisins sans signer de contrat de divorce, les conséquences seront tangibles au niveau de « la circulation des personnes ». Certes, des contrôles sont déjà effectués, des deux côtés de la frontière, sur les flux de passagers, puisque le Royaume-Uni n’appartient pas à l’espace Schengen. Mais en cas de « hard Brexit », les Britanniques auront le statut de ressortissant de pays tiers soumis à visa. Même chose pour les Français (et les ressortissants des autres Etats membres de l’UE) vis-à-vis de Londres. Du coup, « il conviendra de vérifier » le visa et le « viatique » (moyens pour subvenir à ses besoins).
Etoffer les effectifs de la police aux frontières
Appliquées aux automobilistes qui traversent le Channel, ces mesures leur « imposeront (…) de sortir des véhicules, contribuant à congestionner fortement les capacités d’accueil, déjà très limitées, sur chaque site », souligne le dossier transmis par M. Lalande. Dès la fin mars 2019, date d’entrée en vigueur du Brexit, « la durée moyenne de contrôle sera doublée, avec une répercussion sur la fluidité des points de passage frontière » : Calais, Dunkerque, Coquelles avec le « lien fixe transmanche » (LFTM), la gare de Lille-Europe et son terminal d’embarquement Eurostar…
Pour absorber de tels flux, il faudrait étoffer les effectifs de la police aux frontières (à hauteur de 250 postes) mais ces renforts pourront difficilement être mis à disposition, d’ici au 29 mars, comme le reconnaît, avec réalisme, l’étude communiquée par M. Lalande à la place Beauvau.
Autres besoins identifiés : la construction de nouvelles « lignes de contrôle » pour les véhicules de tourisme, les bus et les poids-lourds, à Dunkerque, à Calais et à Coquelles. En attendant que toutes ces dispositions soient prises, la réflexion doit prioritairement porter « sur un allègement réciproque des formalités de contrôle, de part et d’autre de la frontière », recommande l’étude.
Informer les entreprises
L’autre impact potentiel sur lequel insiste la note concerne « la circulation des biens ». Un divorce sans accord entraînera, en effet, le rétablissement des « contrôles sanitaires et phytosanitaires » pour les animaux vivants et les produits d’origine animale et végétale. Or ces opérations doivent être effectuées dans des « installations dédiées » et agréées, dont la mise en place requiert un « délai moyen de dix-huit à vingt-quatre mois ». Le nombre de « lots à contrôler » à Dunkerque et à Calais pourrait atteindre environ 970 000, chaque année. Une charge de travail qui impliquerait de recruter « 195 agents ». Là encore, plusieurs suggestions sont émises pour adoucir les effets d’un « hard Brexit » : délocalisation des vérifications dans d’autres communes, réduction du « taux de contrôles physiques sur la base d’une analyse de risques » afin de diminuer les délais…
Enfin, le « no deal » (absence d’accord) s’accompagnera du retour des formalités douanières. Elles porteront sur des volumes massifs : 32 millions de personnes et 4,2 millions de poids de lourds empruntent les ports de Calais, de Dunkerque et le LFTM, chaque année. Des stratagèmes sont envisagés de manière à alléger le fardeau (par exemple en reportant « à l’intérieur du territoire la majeure partie » des vérifications). Dans ce contexte, insiste l’étude, il sera crucial d’informer les entreprises, en visant « en priorité les néophytes du commerce international », qui n’ont aucun lien avec l’administration des douanes. Prévenir l’engorgement des points d’entrée vers l’Angleterre obéit à des raisons d’ordre public mais aussi au souci de maintenir la compétitivité des plateformes portuaires et logistiques françaises, en butte à « la concurrence des pays de l’Europe du Nord ».
L’Etat n’est pas resté les bras ballants. Depuis plusieurs mois, il s’efforce de préparer ses services au choc d’un « no deal ». Au premier semestre, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a promis l’embauche de 700 douaniers supplémentaires au cours du quinquennat. L’accent sera mis par ailleurs sur la dématérialisation des procédures, afin de gagner du temps. D’ici quelques jours, le gouvernement devrait nommer un coordonnateur interministériel sur le Brexit. Sa tâche s’annonce immense.

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                Brexit : retour à Londres douloureux pour Theresa May






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Dans l’attente d’une possible extradition par la justice britannique, l’intermédiaire franco-algérien accuse la justice française d’être « dans l’incapacité de justifier son mandat d’arrêt ».
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Financement libyen : Alexandre Djouhri défie les juges

Dans l’attente d’une possible extradition par la justice britannique, l’intermédiaire franco-algérien accuse la justice française d’être « dans l’incapacité de justifier son mandat d’arrêt ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h43
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 11h06
    |

            Simon Piel et 
Joan Tilouine








                        



                                


                            

Lors de ses conversations téléphoniques, l’homme d’affaires franco-algérien Alexandre Djouhri n’a cessé de moquer ou d’insulter les juges et policiers français qui l’écoutaient dans le cadre de l’enquête sur le présumé financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. « Ils sont sur un tracteur, mais ils labourent le désert », disait-il à son ami Alain Marsaud, en avril 2016. Cet ancien magistrat, ancien député Les Républicains, tente sans succès de le convaincre de livrer sa version : « Tu devrais venir et faire une conférence de presse. Tu dis “Voilà. Je vais vous dire qui je suis. Voilà.” » 
Plus inquiet, après avoir été entendu par les enquêteurs comme témoin en septembre 2016 dans cette affaire, l’ancien premier ministre Dominique de Villepin, autre ami fidèle de M. Djouhri, l’exhorte à se rendre devant les juges qui l’ont convoqué ce même mois :  « Je reste convaincu que la meilleure façon d’arrêter cette dinguerie, c’est de… c’est de parler. » En vain.
Il a fallu attendre le mois d’avril pour que, par le biais de ses avocats, M. Djouhri fasse savoir qu’il était « disposé à être entendu » par les juges. Vendredi 28 septembre, à Londres, il a transmis un communiqué à l’Agence France-Presse dans lequel il clame son innocence et fustige les méthodes de la justice française. « Le parquet national financier (PNF) est incapable d’apporter la moindre preuve à la justice anglaise, assure-t-il. En faisant croire à la justice anglaise, faussement, que j’étais un fugitif, le PNF s’est fourvoyé et est aujourd’hui dans l’incapacité de justifier son mandat d’arrêt. »
« Monsieur Alexandre »
Personnage clé des relations franco-libyennes, sous la présidence de Jacques Chirac puis sous celle de Nicolas Sarkozy, qu’il tutoie tous deux, l’homme d’affaires de 59 ans est soupçonné d’être au cœur de l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Selon un rapport de la chambre territoriale des comptes de la Polynésie française, la flotte automobile de l’administration est surdimensionnée et en « état critique ».
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La pléthorique flotte automobile de l’administration polynésienne

Selon un rapport de la chambre territoriale des comptes de la Polynésie française, la flotte automobile de l’administration est surdimensionnée et en « état critique ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h39
    |

            Patrick Roger








                        


La chambre territoriale des comptes de la Polynésie française (276 000 habitants) est bien obligée d’en convenir : « Il est actuellement impossible de chiffrer avec exactitude la pléthore de véhicules » de l’administration dans ce territoire de l’océan Pacifique doté, depuis 1984, d’une large autonomie. En 2016, une tentative de reconstituer la situation des véhicules achetés par la collectivité a révélé que, pour plus d’un quart (27 %) d’entre eux, l’administration ignorait ce qu’ils étaient devenus.
Dans le rapport d’observation publié mercredi 26 juillet, la chambre décortique la flotte – hors cabinets ministériels – dont l’administration polynésienne est en mesure de fournir les données, soit 1 107 véhicules pour les 7 300 agents des services et établissements publics : 1 pour 6,5 agents. Un ratio qui grimpe à 1 pour 5,7 agents dans les services administratifs (858 véhicules pour 4 900 agents). La seule direction de l’agriculture compte 86 véhicules en circulation pour 295 agents.
Hormis la surabondance manifeste de la flotte toujours considérée en activité, celle-ci se caractérise également par sa vétusté. La chambre parle d’« état critique » : plus de quatre véhicules sur cinq (82 %) ont plus de dix ans, pas moins de 41 % de ceux-ci ayant été acquis pendant les années fastes – et dispendieuses – de 2003 à 2007. Le parc automobile a ainsi atteint une respectable moyenne d’âge de près de 14 ans. On y trouve même une Renault mise en circulation le 11 septembre 1978…
Politique d’achat incohérente
Combien sont encore en état de rouler ? Un rapport établi en août 2013 à la demande du gouvernement polynésien recensait 95 automobiles et 20 deux-roues à l’état d’épave. Dans cet inventaire portant sur 818 véhicules en service, 43 % étaient « en bon état de marche ». En effet, à la surabondance de biens automobiles se greffent les problèmes d’entretien dus, entre autres, à une politique d’achat incohérente : pas moins de 36 marques différentes coexistent au sein de cette flotte composite.
Selon le rapport, « la quasi-totalité du parc automobile a atteint des seuils de pollution critiques ». L’administration n’en continue pas moins à acquérir des modèles diesel : sur 26 véhicules achetés en 2016, 25 étaient des diesel. « Ce comportement d’achat confine à l’anachronisme », fustige la chambre, qui exige « une modernisation urgente » des méthodes de gestion et un renouvellement de la flotte pour « mettre fin aux inefficacités et aux gaspillages ». Sans cacher que ces mesures de rattrapage auront un coût à court terme, mais « c’est le prix de la remise à niveau ».
La réponse du président de la Polynésie française, Edouard Fritch, sollicité par la chambre territoriale, est pour le moins lacunaire : « Après avoir pris connaissance et analysé [le contenu du rapport], il ne nous a pas paru opportun de faire des remarques à son sujet. »

        Lire aussi :
         

                Elections Territoriales : Edouard Fritch va rester président de la Polynésie française






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », pointe le décalage entre le discours du chef de l’Etat et la réalité de la politique environnementale de la France.
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« Sur le terrain du verbe, le titre de “Champion de la Terre” sied particulièrement bien à M. Macron »

Dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », pointe le décalage entre le discours du chef de l’Etat et la réalité de la politique environnementale de la France.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 06h58
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Chronique. « Champion de la Terre » : Emmanuel Macron s’est vu décerner, mercredi 26 septembre, ce titre ronflant par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), à l’issue du One Planet Summit de New York (Etats-Unis).
Quelques jours auparavant, devant la 72e Assemblée générale des Nations unies (ONU), le président français avait prononcé un discours de portée générale, mais dont les questions environnementales n’étaient pas absentes, bien au contraire.
« L’avenir du monde, c’est celui de notre planète, qui est en train de se venger de la folie des hommes. La nature nous rappelle à l’ordre et nous intime d’assumer notre devoir d’humanité et de solidarité. Elle ne négociera pas, il revient à l’humanité de se défendre en la protégeant, a dit Emmanuel Macron devant ses pairs. Les dérèglements climatiques font voler en éclats la traditionnelle opposition entre le Nord et le Sud, les plus fragiles sont toujours les premières victimes emportées dans un tourbillon d’injustices, nous sommes tous frappés par les emballements terribles du climat de la Chine aux Caraïbes en passant par la Russie ou la Corne de l’Afrique. »
Sur le terrain du verbe, il va de soi que le titre de Champion de la Terre sied particulièrement bien à M. Macron. Depuis le désormais célèbre « Make our planet great again » (« Rendre notre planète à nouveau belle ») prononcé en juin 2017 en un pied de nez à son homologue américain Donald Trump et porté comme un étendard depuis, jusqu’à sa déclaration solennelle sur l’effondrement de la biodiversité, diffusée moins d’un an plus tard sur les réseaux sociaux, les phrases prononcées par le chef de l’Etat français pourraient être, ne varietur, mises dans la bouche des militants écologistes les plus radicaux.
Cruels hasards du calendrier
Souvenez-vous, c’était le 24 mars : « Vous vous réveillez et quelque chose a changé. Vous n’entendez plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Devenu arrogant aux yeux des Français et impopulaire, le président de la République a décidé de changer.
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Face aux difficultés, Emmanuel Macron fait son mea-culpa

Devenu arrogant aux yeux des Français et impopulaire, le président de la République a décidé de changer.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h21
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 07h02
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            

Mais qu’arrive-t-il à Emmanuel Macron ? Le président de la République, qui semblait si sûr de lui jusqu’ici, avait habitué les Français à un autre registre, plus vertical, jupitérien. « Aidez-moi », a-t-il lancé, en direct des Antilles, jeudi 27 septembre, « j’ai besoin de vous, journalistes, population, élus » pour expliquer l’action de l’exécutif.
Un appel au secours dont le chef de l’Etat, à qui tout semblait réussir il y a encore peu de temps, n’est pas coutumier. Pas plus qu’il ne l’est des excuses, qu’il a pourtant esquissées le même jour, dans un entretien diffusé dans l’émission « Quotidien » sur TMC, en reconnaissant que l’expression « Gaulois réfractaires au changement » était une « erreur ».
« Il y a des crispations sur le style présidentiel, reconnaît-on à l’Elysée, le seul à pouvoir les dissiper, c’est lui. » Transgressif, provocateur, le « parler vrai » d’Emmanuel Macron, qui avait tant séduit durant la campagne présidentielle et au début du quinquennat, semble s’être transformé ces derniers mois, aux yeux des Français, en une arrogance handicapante.
C’est en tout cas ce que disent les sondages. Les uns après les autres, ils voient la popularité du chef de l’Etat s’effriter pour se situer désormais aux alentours de 30 %. « Emmanuel Macron a abîmé les fondamentaux du macronisme, son image est très dégradée », juge Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos. Et, aujourd’hui, plus encore que de la pédagogie sur sa politique, ce que veulent les Français, à en croire les études d’opinion, c’est un président à l’écoute, moins distant, et plus ouvert au dialogue.
Mise en garde
« En général, quand on tombe à moins de 30 % d’avis favorables dans les sondages, on ne remonte pas. Sauf période de cohabitation ou événement exceptionnel. Hollande était remonté très provisoirement après les attentats, Sarkozy un peu plus longuement après la crise financière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le bras droit de Valérie Pécresse à la tête de la région Ile-de-France analyse, dans « La Tentation populiste », la fracture qui traverse le parti Les Républicains.
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Maël de Calan monte au front contre le populisme

Le bras droit de Valérie Pécresse à la tête de la région Ile-de-France analyse, dans « La Tentation populiste », la fracture qui traverse le parti Les Républicains.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 09h18
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 10h04
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
Livre. En janvier, dans la foulée de l’élection de Laurent Wauquiez à la présidence du parti Les Républicains (LR), Valérie Pécresse a théorisé l’existence de « deux droites ». L’une – la sienne – occuperait pleinement son espace traditionnel, libéral, européen, humaniste, quand l’autre – celle de M. Wauquiez – courrait après les vieilles lunes identitaires de l’extrême droite. Optimiste, la présidente de la région Ile-de-France assure vouloir faire la démonstration que ces deux hémisphères sont réconciliables.
On ne ressent pas la même confiance chez son bras droit, Maël de Calan, 38 ans, qui mettait encore récemment sa matière grise au service d’Alain Juppé. « A droite, écrit-il dans La Tentation populiste, les écarts idéologiques ne sont pas si grands. (…) La difficulté est que nous avons de plus en plus de mal à nous mettre autour de la même table parce que nous ne parlons plus le même langage. »

Au commencement est un constat, que Laurent Fabius formulait déjà à sa manière, il y a près de trente ans : les « populistes » (on disait, hier, l’extrême droite) cerneraient avec acuité certains problèmes, mais y apporteraient de mauvaises réponses. « Le FN (…) a signalé avant les autres les difficultés d’assimilation que posaient les nouvelles vagues migratoires, la sécession de quartiers entiers au profit du salafisme, et la grande peur identitaire que ressentent de nombreux Français », estime ainsi M. de Calan. Qui reprend à son compte, dans un autre passage du livre, une des expressions favorites de Marine Le Pen pour souligner que « le monde s’ensauvage ». « Il ne s’agit donc pas tant de diaboliser les populistes que de dénoncer leur démagogie », estime l’auteur.
« Passions tristes »
De ce constat, chacun tirerait des conclusions différentes face à cette « maladie de la démocratie » qu’est le populisme. Les uns appelleraient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ D’Eric Zemmour à Ludovine de La Rochère en passant par Eugénie Bastié, Charlotte d’Ornellas ou Patrick Buisson… depuis une semaine, la droite conservatrice sature le terrain médiatique.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 28/09/2018
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Comment la droite réactionnaire pèse sur les débats politiques

D’Eric Zemmour à Ludovine de La Rochère en passant par Eugénie Bastié, Charlotte d’Ornellas ou Patrick Buisson… depuis une semaine, la droite conservatrice sature le terrain médiatique.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 18h08
    |

            Olivier Faye et 
Lucie Soullier








                        



                                


                            

« Thierry André Charles Pierre. » Eric Zemmour s’applique à inscrire les quatre prénoms sur la première page de son best-seller annoncé. Son admirateur y tenait. « Je suis un bon client pour vous », lance le quinquagénaire avant de repartir avec son exemplaire dédicacé du Destin français (Albin Michel, 576 p., 24,5 euros). Le journaliste-essayiste ricane. Ici, sa dernière sortie, où il considère le prénom de la chroniqueuse télé Hapsatou Sy comme une « insulte à la France », amuse plus qu’elle ne choque.
Le polémiste préféré de la droite dure, qui écoule ses différents ouvrages à des dizaines voire des centaines de milliers d’exemplaires, est en terrain conquis à La Nouvelle Librairie. Cette boutique très droitière, elle aussi, vient d’ouvrir à la lisière du Quartier latin, à Paris. Mercredi 26 septembre, la séance de dédicace s’annonçait mouvementée, des groupes antifascistes ayant promis de venir perturber la soirée.
En début de soirée, un double cordon de policiers a pris position devant la librairie. Mais durant plus de deux heures et demie, Eric Zemmour n’aura finalement vu défiler que les remerciements de Perceval, Jeanne, Christine ou Hilda. Cette dernière a bien du mal à lâcher la main du journaliste en le bénissant pour son omniprésence médiatique : « On a besoin de vous à la télé pour dire ce qu’on pense. » En attendant leur tour, sur le trottoir face au jardin du Luxembourg, les générations et les droites se mélangent. Un ancien filloniste en veste Barbour frôle un royaliste à gants de cuir ; lepénistes et maréchalistes tiennent les mêmes sacs en plastique ; une jeune fille à serre-tête patiente sagement derrière le représentant d’un groupuscule identitaire.
Martyr de la cause « réactionnaire »
A chaque vente, le libraire prend soin de glisser deux petites publicités entre les pages : l’une pour la webtélé préférée de l’extrême droite, TV Libertés, et l’autre pour...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 28/09/2018
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Un an après l’ouragan Irma, la difficile convalescence de l’île de Saint-Martin

Emmanuel Macron est attendu samedi sur l’île des Antilles françaises frappée en septembre 2017. La lenteur de la reconstruction, souvent anarchique, exaspère les habitants, toujours traumatisés.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 17h00
    |

            Rémi Barroux (Saint-Martin, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sur la terrasse de sa jolie demeure traditionnelle, aux murs, escaliers et colonnades blanches et roses, Eddy Illidge surveille la température de ses gamelles. Ce samedi 22 septembre, dans le quartier de l’Espérance à Grand-Case, sur l’île de Saint-Martin, cet homme de 44 ans cuisine comme toutes les semaines de la viande grillée accompagnée de riz créole, du très simple destiné à sustenter ceux qui connaissent cette adresse discrète. Ce n’est pas un restaurant, juste une petite cantine ouverte uniquement pour les amis, les voisins et les chauffeurs de taxi qui travaillent en face, à l’aéroport.
Il y a un an et seize jours exactement, après une nuit dantesque, Eddy découvrait, comme les quelque 38 000 habitants de cette petite île des Antilles françaises, un décor de guerre, un paysage de désolation. L’aéroport, à ses pieds, n’existait plus, tour de contrôle éventrée, pylônes tordus, baies vitrées explosées, piste impraticable, petits avions retournés et de l’eau partout jusque dans sa maison, pourtant située sur les hauteurs. Dans la nuit du 5 au 6 septembre 2017, l’ouragan Irma avait soufflé des vents atteignant les 400 km/h, un scénario inédit qui plongea le territoire dans un black-out total qui dura de longs jours, sans électricité, sans eau et sans aucune communication possible.
« Je savais que ce serait long, mais cela dure trop ; la vie a repris plus vite du côté néerlandais de l’île, où les touristes sont revenus nombreux », Eddy, un habitant
Eddy Illidge travaille au restaurant scolaire de l’école de Grand-Case. Sa situation illustre bien la très difficile reconstruction de Saint-Martin, où le président de la République, Emmanuel Macron, est attendu samedi 29 septembre. L’école a vu sa toiture refaite, mais il manque encore des fenêtres à l’étage et, depuis la rentrée de septembre, les petits de la maternelle voisine sont accueillis dans le réfectoire. Ici, comme partout dans l’île, on se serre, on bricole, on improvise et, souvent,...




                        

                        


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A Lille, Martine Aubry veut être un rempart à Emmanuel Macron

La maire socialiste pourrait briguer un quatrième mandat en 2020. « Je ne voudrais pas que Lille devienne comme la France où règne un état de désespérance et d’inquiétude », explique-t-elle.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 18h35
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 06h40
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        


Après son « ras-le-bol Macron » lancé en 2015, Martine Aubry persiste dans ses critiques contre la politique du président de la République. Vendredi matin, à l’occasion de son point presse traditionnel de rentrée, la maire de Lille a fait part de sa colère nourrie par les différentes sorties médiatiques d’Emmanuel Macron depuis le début du quinquennat. « Quand on est président de la République, comment peut-on dire aux Français que ce sont des fainéants, qu’ils n’ont qu’à traverser la rue pour trouver du boulot, dire “va t’acheter un costard”, ou “le pognon de dingue pour les pauvres” ? s’est-elle insurgée. On n’a pas le droit de critiquer les Français comme ça. On est en train de casser la France ! »
Sur le plan économique, l’ancienne ministre de l’emploi du gouvernement Jospin a dénoncé « des cadeaux aux entreprises et aux plus riches autour de cette thèse inepte, et qui n’a jamais marché, du ruissellement vers les classes moyennes et les pauvres ». Martine Aubry estime que cette « politique libérale, à l’image de celles menées par Thatcher ou Schröder, a donné des échecs partout ».
Pour l’ex-première secrétaire du PS, le bilan de l’an I du quinquennat Macron est implacable : l’emploi stagne, la croissance n’est pas au rendez-vous, et la réduction des déficits n’est pas pour demain. Pourquoi ? « Car le budget 2018, c’est la suppression de l’ISF, la flat tax pour les revenus des capitaux, et l’augmentation de la CSG. L’an dernier, c’était le budget de l’injustice, cette année c’est le budget de la casse sociale ! »
« Je suis très pessimiste pour la suite »
Martine Aubry a par ailleurs dénoncé la suppression de postes dans l’éducation nationale, la baisse des budgets de l’emploi et de la transition énergétique – « ce qui veut dire que la démission de Hulot ne lui a rien ouvert dans la tête ? », a-t-elle glissé au sujet d’Emmanuel Macron –, ou encore la suppression de 800 postes à Pôle emploi. « C’est affreux, mais ah oui, c’est vrai qu’il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi », a-t-elle ironisé. Concernant la baisse des emplois aidés, la maire s’interroge :
« Comment vont faire les associations ? Ils [le président et le premier ministre] ne connaissent pas la vie des gens, la réalité de ce pays. Je suis très pessimiste pour la suite et je comprends que les Français commencent à dire : et si on s’était trompé en votant pour Macron ? »
Elue à la tête de Lille depuis dix-sept ans, Mme Aubry avait annoncé qu’elle ne souhaitait pas se représenter pour un quatrième mandat aux municipales de 2020, « sauf situation exceptionnelle ». Vendredi, elle n’a pas répondu clairement à la question, mais a toutefois laissé apparaître quelques signes. « On n’imaginait pas qu’Emmanuel Macron serait élu président et le fait est que la politique libérale actuelle accroît les inégalités. Or, je ne voudrais pas que Lille devienne comme la France où règne un état de désespérance et d’inquiétude. »
Concurrence
En vue des municipales, Mme Aubry a lancé au début de l’été l’association Lille 2030, un groupe de réflexion pour penser l’avenir de la capitale des Flandres. Elle sait déjà que la concurrence sera forte face aux partis de La République en marche et de La France insoumise qui rêvent, tous deux, de s’emparer de la ville. Jeudi encore, sur Twitter, le député (LFI) du Nord, Adrien Quatennens, écrivait :
« Martine Aubry avait annoncé que son mandat actuel serait son dernier. Elle peut être rassurée car la relève est assurée avec la France insoumise. »
Du côté des macronistes, Christophe Itier, haut commissaire à l’économie sociale et solidaire et à l’innovation sociale, ratisse le terrain depuis sa défaite l’an dernier aux législatives. Mais sera-t-il le candidat LRM à Lille ? Sa collègue, la députée (LRM) du Nord, Valérie Petit, est aussi sur les rangs. Et la question d’une alliance entre LRM et le parti Les Républicains n’est pas tranchée. En attendant, le conseiller municipal centre-droit Thierry Pauchet a déclaré officiellement sa candidature aux municipales il y a quelques jours et LR a indiqué se réserver le droit de présenter un candidat « parlementaire » dans les prochains mois.

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Augmentation de Balkany : quelles règles pour les indemnités des maires ?

Le maire de Levallois-Perret a fait voter une hausse de 56 % de sa rémunération, qui reste pourtant dans les plafonds autorisés.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 17h46
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 18h27
   





                        


Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret, s’est octroyé une grosse augmentation : selon Le Parisien, il a fait voter par son conseil municipal une hausse de 56 % de son indemnité. La décision suscite l’indignation sur les réseaux sociaux. Pourtant, l’élu, qui a maille à partir avec la justice dans d’autres affaires, a agi en conformité avec la loi.
Des rémunérations « écrêtées »
Lorsqu’il siégeait à la mairie et à l’Assemblée nationale, Patrick Balkany ne pouvait pas toucher plus d’une fois et demie son indemnité de député, comme prévu par la loi. Lorsqu’il a été réélu maire en 2014, ses indemnités d’élu local ont donc été « écrêtées » pour ne pas dépasser ce plafond qui atteignait alors 8 272 euros de rémunération totale.
La loi sur le non-cumul des mandats l’a contraint en 2017 à choisir entre ses deux fonctions. M. Balkany a alors privilégié son mandat de maire, qui ne lui rapportait alors « que » 3 075 euros brut mensuels.
Des plafonds par taille de ville
Le code général des collectivités territoriales, qui détermine le montant des indemnités des élus, prévoit que les maires de villes de 50 000 à 100 000 habitants, comme Levallois-Perret (64 195 habitants en 2015), peuvent toucher jusqu’à 4 257 euros. Patrick Balkany a donc demandé au conseil municipal de l’augmenter jusqu’à ce plafond.


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Patrick Balkany s'est augmenté pour atteindre le plafond de rémunération pour un maire
Lorsqu'il était député, ses indemnités d'élu local (en jaune) étaient « écrêtées » pour ne pas dépasser une rémunération totale de 8 272 euros. 

Source : Le Parisien



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Une enveloppe globale
La législation impose aussi de ne pas dépasser une enveloppe globale, qui correspond au plafond d’indemnité du maire et de ses adjoints. Comme l’explique Le Parisien, cette règle conduit donc les adjoints à voter la baisse de leurs propres indemnités.
Compenser le non-cumul des mandats
Le maire de Levallois-Perret n’est ni le seul ni le premier à s’octroyer une augmentation. En 2017, plusieurs élus cumulards, qui avaient dû renoncer à se représenter à l’Assemblée nationale, avaient augmenté très sensiblement leurs indemnités. Paris Match avait ainsi épinglé le maire d’Orléans, Olivier Carré, qui avait quadruplé ses émoluments, de 960 à 4 120 euros net par mois ; le maire de Cholet, Gilles Bourdouleix, qui était passé de 2 006 à 3 623 euros brut ; ou le président de l’agglomération de Roanne, Yves Nicolin, dont la rémunération avait bondi de 2 757 à 5 187 euros.
Une hausse de 40 % possible, seulement pour les « grands élus locaux »
Pour compenser la perte financière due au non-cumul des mandats, la loi de finances de 2018 avait permis d’augmenter de 40 % les indemnités des élus de grandes villes (plus de 100 000 habitants), les présidents de département, de région ou de grande communauté de communes. Au total, cela concerne près de 300 élus, qui peuvent désormais toucher jusqu’à 7 857 euros. Mais comme l’enveloppe budgétaire totale doit rester la même, cela revient à diminuer les salaires des autres membres du conseil. Très peu d’élus ont donc franchi le pas.

        Lire aussi :
         

                Cinq questions sur l’augmentation de 40 % des indemnités des grands élus locaux



Plus de 350 000 élus sont bénévoles
Le coup de projecteur sur quelques maires de grandes villes ne doit pas faire oublier que les maires de petites communes ne touchent qu’une faible indemnité (658 euros pour moins de 500 habitants), et que la grande majorité des membres de conseils municipaux ne sont pas rémunérés. Selon les estimations, sur les 580 000 élus locaux en France, 350 000 sont des bénévoles. Au total, les indemnités versées aux élus locaux atteignent environ 1,7 milliard d’euros, dont l’essentiel est versé aux équipes municipales des quelque 36 000 communes françaises.

   



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Immigration, Europe…, les intox de Laurent Wauquiez face à Edouard Philippe

Le dirigeant des Républicains a attaqué le premier ministre dans « L’Emission politique », sur France 2, au prix de plusieurs contre-vérités.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 18h06
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


La passe d’armes était attendue, elle a viré à la foire d’empoigne. Edouard Philippe était l’invité de « L’Emission politique », sur France 2, jeudi 27 septembre, où il a été opposé à Laurent Wauquiez le temps d’un débat. Une série d’échanges tendus, marqués par plusieurs contre-vérités assenées par le chef de file des Républicains, qui a cependant réussi, par moments, à pointer de réelles contradictions dans le discours du premier ministre. Retour sur six séquences clés.
1. De mauvais chiffres de l’immigration
Ce qu’ils ont dit
Dès le début du débat, Laurent Wauquiez a interpellé le premier ministre sur les chiffres de l’immigration, accusant le gouvernement de passivité : « Cette année, votre gouvernement a délivré 250 000 titres de séjour supplémentaires pour de nouveaux immigrés. (…) Cela pose des problèmes. » 
« Vous avez raison, l’année dernière, c’est 242 000 titres de séjour qui ont été délivrés en France », lui a répondu Edouard Philippe. « Il y en avait environ 80 000 qui ont été délivrés à des étudiants » et « 85 000 » liés aux rapprochements de familles, deux motifs d’immigration qu’il juge « parfaitement légitimes ». Au-delà de ces cas, l’essentiel de la hausse récente de l’immigration vient, selon lui, de la hausse du nombre de demandeurs d’asile, et la manière d’étudier et de traiter ces demandes est « le vrai sujet ».
Des explications contestées par Laurent Wauquiez : « C’est vous qui décidez cette année de donner 80 000 titres de migrants économiques, alors même que notre pays connaît ce niveau de chômage. C’est vous qui, sur les politiques d’immigration familiale, faites le choix d’aller aussi loin. C’est vous qui, sur la régularisation des clandestins (…), choisissez d’aller aussi loin. » 
POURQUOI M. WAUQUIEZ SE TROMPE
Les chiffres cités par Edouard Philippe sont ceux publiés en juin par le ministère de l’intérieur. Selon cette source, 242 000 premiers titres de séjour ont été délivrés en 2017, un chiffre en hausse de 26 % depuis 2012. Le constat du premier ministre est également juste dans le détail des chiffres. S’il y a eu environ 50 000 titres de séjour supplémentaires délivrés en 2017 par rapport à 2012, c’est bien d’abord du fait de la hausse de l’immigration étudiante (+ 20 000 environ) et humanitaire (+ 17 000).


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La hausse récente de l'immigration est d'abord le fait des étudiants et des motifs humanitaires
Délivrance des premiers titres de séjour par famille de motifs.

Source : Ministère de l'intérieur, chiffres clés



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Bien qu’en hausse (+ 11 000 cas en cinq ans), l’immigration économique restait marginale (environ 11 % du total) avec 27 209 titres de séjour accordés en 2017. Bien loin des « 80 000 » cas évoqués par Laurent Wauquiez. Quant à l’immigration familiale, elle a simplement stagné ces cinq dernières années.
2. Une contre-vérité sur les demandeurs d’asile
Ce que Laurent Wauquiez a dit
« La France aujourd’hui est l’un des pays d’Europe qui accueillent le plus de réfugiés. C’est pas l’Italie, c’est pas l’Autriche, c’est pas l’Espagne, c’est pas le Portugal, c’est pas la Pologne, c’est la France », a déclaré Laurent Wauquiez, précisant qu’il parlait là de « ceux qui demandent le droit d’asile ».
POURQUOI C’EST FAUX
Si l’on prend les chiffres bruts, il semble bien que Laurent Wauquiez ait raison : la France est sur la troisième marche du podium européen en matière de demandes d’asile en 2017, selon Eurostat, derrière l’Italie et l’Allemagne.


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La France est le troisième pays qui enregistre le plus de demandes d'asile en Europe
Nombre de demandes d'asile par pays en 2017

Source : Eurostat



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Mais ces chiffres en eux-mêmes n’ont guère de sens si l’on ne les rapporte pas à la population des pays concernés. En tenant compte de cette donnée, la France se situe cette fois dans la moyenne des pays européens sur ce plan, avec 1,5 demande d’asile pour 1 000 habitants, contre 1,4 en moyenne dans les vingt-huit pays membres.


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Rapportées à la population, les demandes d'asile en France sont dans la moyenne européenne
Nombre de demandes d'asile en 2017 pour 1000 habitants.

Source : Eurostat



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Sur les cinq pays cités par Laurent Wauquiez comme accueillant moins de réfugiés que la France, deux (l’Autriche et l’Italie) en accueillent au contraire nettement plus.
3. Une exagération sur l’aide médicale d’Etat
Ce que Laurent Wauquiez a dit
« L’aide médicale d’Etat pose aujourd’hui un vrai problème. (…) Ce que je vous propose, c’est que l’on en revienne aux soins d’urgence. Aujourd’hui, l’aide médicale d’Etat permet pour des étrangers en situation irrégulière de bénéficier de l’accès à la totalité de notre système de santé, soins dentaires compris. Quand on connaît les difficultés pour ne serait-ce qu’avoir un rendez-vous avec le dentiste… »
POURQUOI C’EST EXAGÉRÉ
L’aide médicale d’Etat (AME) est un dispositif qui s’adresse aux étrangers en situation irrégulière et précaire, qui répondent à des conditions de ressources et de résidence stable en France (à l’exception des enfants mineurs qui peuvent être soignés à ce titre sans condition). Contrairement à ce qu’affirme Laurent Wauquiez, elle ne donne pas accès à la « totalité » de notre système de santé, mais à un panier de soins restreint.
Prenons l’exemple des prestations dentaires, cité par le chef de file des Républicains. Ces dernières sont certes couvertes par l’AME, mais à hauteur du tarif de la Sécurité sociale, qui est loin de couvrir l’intégralité des frais. Pour les consultations et soins courants, la Sécurité sociale prend en charge environ 70 % du montant, mais en dehors des honoraires. Dans le cas, par exemple, de la pose d’une couronne, la Sécurité sociale prend en charge 75,25 euros, alors que le prix réel de la prestation est de l’ordre de 300 ou 400 euros, voire plus. A l’arrivée, la facture nette se chiffre donc en centaines d’euros.
Pour la plupart des patients français, c’est la prise en charge d’une partie de ce reste à charge par la complémentaire santé qui permet d’alléger ces frais. Or les bénéficiaires de l’AME n’ont pas de mutuelle.

        Lire aussi :
         

                Alzheimer : 900 000 malades, 2 millions d’aidants, 19 milliards d’euros de coûts… et 0 traitement



4. Les revirements d’Edouard Philippe
Ce que Laurent Wauquiez a dit
Au cours de son offensive sur le terrain de l’immigration, Laurent Wauquiez a affirmé que son interlocuteur avait défendu à l’Assemblée nationale, par le passé, des amendements proposant de restreindre l’aide médicale d’Etat. Il a également pointé le fait qu’Edouard Philippe soutenait en 2016 Alain Juppé, alors candidat à la primaire de la droite, qui proposait selon lui de restreindre le droit du sol et de fixer des quotas d’immigration. « Ce que je n’arrive pas à comprendre au fond, c’est où est passé l’Edouard Philippe qui pendant la primaire aux côtés d’Alain Juppé avait un discours plus actif ? », a ironisé Laurent Wauquiez.
POURQUOI C’EST VRAI
Ces rappels de Laurent Wauquiez sont tout à fait corrects. En 2016, le programme d’Alain Juppé pour la primaire de la droite et du centre proposait de « faire voter chaque année par le Parlement un plafond d’immigration ». Il prévoyait aussi de « conditionner l’acquisition de la nationalité française pour les enfants nés en France (droit du sol) à la régularité du séjour d’au moins un des deux parents au moment de la naissance ». Quant à l’aide médicale d’Etat, le maire de Bordeaux voulait la limiter « aux cas d’urgence ».
Edouard Philippe, qui était à l’époque porte-parole d’Alain Juppé, a défendu face à Laurent Wauquiez jeudi des positions sensiblement différentes. L’exemple le plus flagrant étant sans doute celui de l’AME. Alors que le premier ministre en défend aujourd’hui le principe, pour des raisons de santé publique, il a en effet cosigné plusieurs amendements visant à restreindre l’AME entre 2012 et 2017 (par exemple en juillet 2012, en juin 2015, ou encore en juillet 2015).
Ces rappels historiques ont semble-t-il gêné Edouard Philippe, qui a préféré ne pas expliquer les raisons de ses revirements sur ces sujets.
5. Laurent Wauquiez brouille les cartes sur l’« Aquarius »
Ce qu’ils ont dit
Le débat entre les deux responsables s’est focalisé sur des questions de géographie lorsqu’ils ont évoqué la situation de l’Aquarius. « Le droit international maritime commande que lorsqu’un bateau porte à son bord des personnes en situation de détresse, il puisse être secouru dans le port le plus proche », a d’abord rappelé Edouard Philippe. « Et Malte était le port le plus proche ? », lui a alors demandé Laurent Wauquiez. « Malte était le port le plus proche et il était beaucoup plus proche que Marseille », lui a répliqué Edouard Philippe. Et Laurent Wauquiez d’ironiser : « Avec un bateau qui cheminait vers Marseille ? » 
Un peu plus tard au cours de l’échange, le responsable des Républicains a également demandé pourquoi le navire humanitaire n’avait pas été « ramené sur les côtes libyennes ».
POURQUOI M. WAUQUIEZ SE TROMPE
Pour bien comprendre la situation, il faut reprendre les événements dans l’ordre. Dimanche 23 septembre, l’Aquarius porte secours à quarante-sept personnes dans une barque en bois au large des côtes libyennes. Ce que Laurent Wauquiez oublie, c’est que les autorités libyennes elles-mêmes ont sommé le navire de quitter la zone, comme l’a raconté Julia Pascual, l’envoyée spéciale du Monde à bord de l’Aquarius. Il n’était donc dès le départ pas question qu’il accoste en Libye.

   


L’équipe du bateau avait demandé dans un premier temps l’autorisation de débarquer ses passagers à Marseille, à titre exceptionnel, mais le gouvernement français a refusé de déroger à la règle du port sûr le plus proche. Or, Malte était en effet bien plus proche que Marseille de la zone du sauvetage.
6. Laurent Wauquiez déforme la position du gouvernement sur l’adhésion de l’Albanie à l’Union européenne 
Ce qu’ils ont dit
Laurent Wauquiez a critiqué la ligne gouvernementale sur l’Europe, qui « consiste au fond à tenir exactement le même discours que celui qu’on tient depuis vingt ans, les mêmes propositions, poursuivre l’élargissement de l’Europe, comme vous le faites en ce moment sur l’Albanie ». Une affirmation contestée par Edouard Philippe, qui a accusé son interlocuteur d’avoir « un problème avec la vérité ». « Sur l’Albanie, le président a dit très clairement qu’il n’avait pas vocation à entrer en discussion… »
Une explication réfutée par Laurent Wauquiez : « Je vous renvoie, et je renvoie tout le monde au discours de Trieste (…). Vous savez que les négociations avec l’Albanie commenceront à l’été 2019. »
POURQUOI M. WAUQUIEZ SE TROMPE
Le président des Républicains a fait référence au discours prononcé le 12 juillet 2017 par Emmanuel Macron à Trieste (Italie). Le chef de l’Etat y a évoqué un « dialogue » avec les pays des Balkans, comme l’Albanie, et une « perspective d’élargissement » de l’Union européenne (l’intégralité du discours est consultable ici).
Il est cependant fallacieux d’utiliser ces propos pour laisser entendre que le président soutiendrait l’entrée de l’Albanie dans l’Union européenne en l’état. Il a en effet à plusieurs reprises conditionné cette perspective à une réforme du fonctionnement de l’Union. « Je ne défendrai un prochain élargissement que lorsqu’il y aura un approfondissement et une amélioration de notre Europe », a-t-il ainsi déclaré au Parlement européen en avril.
Laurent Wauquiez oublie également de préciser que c’est notamment Paris qui s’est opposé à l’ouverture des négociations en vue de l’éventuelle adhésion de l’Albanie au printemps, renvoyant les discussions au lendemain des élections européennes de 2019. Le gouvernement français a également obtenu que ces discussions soient conditionnées à des améliorations dans la lutte contre la criminalité et la corruption dans ce pays, ainsi qu’à une amélioration de son système judiciaire.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/30/19-20">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le président de la Société du Grand Paris a déclenché une vive polémique en semblant mettre en cause l’interconnexion entre deux lignes du futur métro.
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Grand Paris Express : la recherche d’économies inquiète

Le président de la Société du Grand Paris a déclenché une vive polémique en semblant mettre en cause l’interconnexion entre deux lignes du futur métro.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 18h00
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            Grégoire Allix








                        



   


Difficile d’économiser 3 milliards d’euros sans susciter colère et inquiétude. Le nouveau président du directoire de la Société du Grand Paris (SGP), Thierry Dallard, nommé en juin, commence à en faire l’expérience. L’ingénieur a été chargé par le gouvernement de mener à bien la réalisation de ce réseau de 200 kilomètres de lignes de métro, 68 gares et 7 centres techniques, en allégeant de près de 10 % une facture prévisionnelle qui a enflé jusqu’à atteindre 35 milliards d’euros. Il lui a suffi d’une déclaration imprudente lors de sa conférence de presse de rentrée, mardi 25 septembre, pour déclencher un incendie parmi les élus d’Ile-de-France.

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En cause : la réalisation de coûteux équipements techniques permettant l’interconnexion à Champigny (Val-de-Marne) de deux lignes du futur métro, la 15 Sud et la 15 Est. Pour éviter aux passagers de devoir descendre sur le quai et de changer de train, deux énormes « ouvrages d’entonnement » souterrains sont prévus, permettant à une partie des rames de poursuivre sur la ligne suivante et non de s’arrêter au terminus. La facture : 200 millions d’euros pour chaque ouvrage, 400 millions d’euros au total, selon des chiffres souvent avancés, mais non confirmés par la SGP.
« Nous nous interrogeons sur la nécessité de faire cette interopérabilité. (...) L’expérience montre dans les lignes actuelles que ce type de fourche ne fonctionne pas très bien », expliquait Thierry Dallard le 25 septembre, aussitôt cité dans un article du Parisien. Emoi considérable chez les élus du département : cette interconnexion a été arrachée de haute lutte, en 2013, par les partisans d’un métro circulaire en rocade, contre ceux qui défendaient une ligne en simple aller-retour.
Le syndicat des transports Ile-de-France Mobilités a immédiatement adressé un courrier à la Société du Grand Paris, rappelant son attachement à l’interopérabilité. Le président (PCF) du Val-de-Marne, Christian Favier, et le maire (PCF) de Champigny, Christian Fautré, ont publié un communiqué jugeant ce revirement « inadmissible » pour les élus, les habitants et les deniers publics. Ils appellent à une mobilisation populaire, mardi 2 octobre, à Champigny.
« Transparence » et « large consensus »
Depuis, Thierry Dallard s’attache à minimiser la portée de ses propos : « A ce stade, aucune décision n’est prise. L’arbitrage de 2013 sur l’interopérabilité est toujours d’actualité, assure-t-il au Monde. Mais ma mission, c’est de réinterroger tout le dossier, d’apprécier les risques sur les délais et les coûts et de m’assurer qu’il n’y aura pas de problème d’exploitation et de fonctionnement. Or une ligne en fourche, c’est compliqué, ça a des conséquences en termes de coût et d’exploitation, dont je ne suis pas sûr que tout le monde mesure la complexité. » Pour autant, promet le président du directoire, toute décision sera prise dans la « transparence » et « un large consensus ». 

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L’incompréhension est d’autant plus vive localement que le chantier du premier ouvrage est en cours depuis mars 2015 – la ligne 15 Sud est la première lancée. Commerces et riverains ont été expropriés, une immense tranchée déchire l’avenue Roger-Salengro, les nuisances sont considérables. Tout ça pour rien ? « Le premier ouvrage n’est pas remis en cause, il sert aussi à faire entrer le tunnelier, à la ventilation, à la gestion des secours... En revanche, il faut se poser ensemble les bonnes questions avant de lancer le deuxième », explique M. Dallard.
Problème : la remise en cause de l’interconnexion pourrait avoir des conséquences plus fâcheuses qu’un simple changement de train pour les passagers. « Cela obligerait à reprendre la déclaration d’utilité publique de la ligne 15 Est, soit un an et demi ou deux ans de retard, ce qui serait une remise en cause catastrophique de la ligne », estime Jacques Baudrier, conseiller (PCF) de Paris et administrateur d’Ile-de-France Mobilités.
Maladresse d’un dirigeant peu rompu aux conférences de presse ou précipitation d’un ingénieur qui a sous-estimé la sensibilité politique de ce chantier ? M. Dallard a jusqu’ici assuré que les économies recherchées seraient réalisées grâce à « une somme de petites choses », la SGP travaillant sur « 1 200 pistes ». Remplacer des fils de cuivre par de l’aluminium par exemple, ou revoir l’évacuation et la valorisation des déchets de chantier. Chacun pressent toutefois que des mesures plus draconiennes pourraient intervenir, sur l’architecture des gares ou les ouvrages techniques. Or pour les élus locaux, en conflit ouvert avec la Société du Grand Paris après s’être vu imposer par l’Etat des retards sur la mise en service de plusieurs lignes, toute nouvelle concession apparaît désormais comme un casus belli.



                            


                        

                        

