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Golf : l’Europe remporte la Ryder Cup avec un grand Francesco Molinari

En tête depuis le premier jour, l’Europe a remporté la Ryder Cup 17,5 - 10,5. Les Américains n’ont plus gagné en Europe depuis 1993.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 18h09
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 18h13
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


Cette 42e édition de la Ryder Cup, disputée au Golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines, avait bien mal commencé pour l’Europe, menée 3-1 après les premiers doubles du vendredi. Mais les choix du capitaine Thomas Björn et un Francesco Molinari déchaîné ont permis à l’Europe de prendre le large dans la suite du week-end, jusqu’à la victoire finale 17,5 - 10,5.
Les Américains n’ont plus gagné sur le sol européen depuis 25 ans, alors que l’Europe remporte sa onzième Ryder Cup. Surtout, les Européens confirment leur domination récente sur la compétition : ils ont remporté sept des dix dernières éditions.
C’est Molinari en personne qui a donné la victoire dimanche à l’Europe en battant Phil Mickelson pour le 14è point, celui qui assurait un succès mathématique aux joueurs du vieux continent. Déjà vainqueur de ses quatre doubles avec Tommy Fleetwood, l’Italien a été le meilleur joueur de cette Ryder Cup, remportant ses cinq matchs. Il est devenu le premier européen à gagner tous ses matchs depuis 1979 et l’adoption du format de compétition actuel.
« C’était une semaine incroyable, la foule était géniale, je n’oublierai jamais cette semaine, mais c’est une victoire d’équipe. Ça va être dur de faire mieux pour moi, je suis très fier », a dit l’Italien après la victoire. Sergio Garcia, lui, est devenu le meilleur marqueur de l’histoire de la Ryder Cup, en remportant son match face à Rickie Fowler. À 38 ans et après avoir participé à neuf Ryder Cup, l’Espagnol a donné 25,5 points à son équipe.

#TEAMEUROPE HAVE WON THE RYDER CUP BACK!!!!! https://t.co/7Pgo7CrxFp— RyderCupEurope (@Ryder Cup Europe)


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Les Américains avaient pourtant commencé cette journée de simples de la meilleure des manières, avec trois belles victoires sur des Européens un peu endormis : ni Rory McIlroy, ni Justin Rose n’ont pu gagner leurs matchs, alors que Tommy Fleetwood, révélation de la semaine et invaincu jusqu’ici, a été balayé par Tony Finau.
Mais la marche était trop haute pour les Américains, à l’image d’un Tiger Woods dépassé, qui a encore perdu son match face à l’Espagnol Jon Rahm. Pour son grand retour, l’ancien numéro 1 mondial a vécu un cauchemar lors de cette édition, en perdant tous ses matchs, en double comme en simple.

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                Ryder Cup : « le Tigre » en petite forme avant son ultime match



Les Européens ont eu tout le temps de célébrer en attendant la fin du dernier match entre Dechambeau et Nodren, qui ont tranquillement terminé leur partie au milieu des cris de joie et des célébrations du public et des joueurs. On a même vu le grand Ian Poulter endosser le déguisement de boîte aux lettres d’un supporteur pour réaliser son tour d’honneur.

Unreal Scenes 📮🤣🤣🤣

— RyderCupEurope (@Ryder Cup Europe)


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Alejandro Valverde champion du monde de cyclisme à 38 ans, Romain Bardet médaille d’argent

L’Espagnol a devancé Romain Bardet au sprint, tandis que le favori français Julian Alaphilippe a plié dans la dernière difficulté.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 17h43
   





                        



   


L’Espagnol Alejandro Valverde est devenu à 38 ans champion du monde de cyclisme, dimanche 30 septembre, sur le difficile parcours autrichien d’Innsbrück, devant le Français Romain Bardet.
Valverde a réglé au sprint un quatuor après 258,5 kilomètres. Le Canadien Michael Woods a pris la troisième place devant le Néerlandais Tom Dumoulin.
L’Espagnol, deuxième en... 2003, a enfin touché à la consécration mondiale. Il est monté à six reprises sur le podium de la course arc-en-ciel avant de revêtir le maillot arc-en-ciel qui désigne le champion du monde.
Spécialiste des classiques ardennaises (5 fois vainqueur de la Flèche Wallonne, 4 fois de Liège-Bastogne-Liège), Valverde a aussi gagné une fois la Vuelta, en 2009, au fil d’une très longue carrière marquée par une suspension au début des années 2010, à cause de l’affaire de dopage Puerto.
« Je n’y crois pas ! je suis vieux maintenant, ça fait beaucoup d’années que je cours après ce titre et je finis par y parvenir, s’est réjoui Valverde. Dans le final, je savais que c’était à moi d’assumer les responsabilités. J’ai essayé de préparer le sprint au mieux. Je savais que je ne devais pas faire de faute, que je n’avais pas droit à l’erreur. J’ai lancé aux 200 mètres et j’ai pu gagner. »
Alaphilippe a coincé
Derrière les quatre premiers, l’Italien Gianni Moscon s’est classé cinquième avant l’arrivée d’un petit groupe comprenant notamment le favori, le Français Julian Alaphilippe (8e), débordé dans la très raide dernière côte à 9 kilomètres de l’arrivée.
Les sélections d’Italie et d’Espagne ont été les plus actives avant le tour du circuit final (31 km), sans parvenir à provoquer la décision.
Les derniers rescapés de l’échappée matinale qui a compté jusqu’à 18 minutes d’avance, le Norvégien Vegard Laengen et le Danois Kasper Asgreen, ont été rejoints avant les 20 derniers kilomètres.
Le triple champion du monde sortant, le Slovaque Peter Sagan, a été distancé loin de l’arrivée, sur un circuit beaucoup plus sélectif que les parcours des éditions précédentes. Valverde a signé le premier succès espagnol depuis Oscar Freire en 2004. Il est l’un des plus vieux champions du monde de l’histoire, derrière le Néerlandais Joop Zoetemelk (38 ans lui aussi) qui avait été sacré en 1985.
Avec la deuxième place de Bardet, le meilleur Français au classement du Tour (6e), le cyclisme français a décroché son meilleur résultat depuis la victoire de Laurent Brochard en 1997.
« On avait préparé une tactique bien huilée, on a mis beaucoup de monde en difficulté dans la dernière montée, a réagi le Français. Quand Julian (Alaphilippe) a été un peu en difficulté, j’ai cogité un peu pour savoir quelle stratégie adopter mais comme j’avais encore un peu de carburant, j’y suis allé à fond. Au sprint, je savais que ce serait difficile contre Alejandro Valverde. Mais, une fois au sommet, il n’y avait pas beaucoup d’opportunités. J’ai fait le maximum. Je ne vais pas faire la fine bouche de la deuxième place. Valverde, c’est un énorme palmarès, long comme le bras. Je retiens que l’équipe de France a été remarquable, par son courage, par son abnégation. Dans ce genre de courses, je me régale. »



                            


                        

                        


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Avant la Ryder Cup, les golfeurs sont passés par la salle de gym

La préparation physique joue un rôle croissant dans le golf de haut niveau. Une révolution qui a pris les traits de l’Américain Tiger Woods, depuis deux décennies.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 15h00
    |

            Adrien Pécout








                        



   


C’est Jean Van de Velde qui le dit, pour prévenir tout malentendu : « L’image du golfeur vu comme un vieux monsieur, un peu rondouillard et tout ce que vous voulez, a disparu depuis longtemps. » Le Français a disputé la Ryder Cup en 1999. Alors que l’édition 2018 du célèbre match Europe - Etats-Unis s’achève à Saint-Quentin-en-Yvelines, dimanche 30 septembre, l’ancien participant observe le rôle, désormais, « primordial » de la préparation physique
Un golfeur a popularisé cette approche, le plus célèbre d’entre tous, et le voilà toujours en activité ce week-end. Tiger Woods a aujourd’hui 42 ans et, sur lui, le poids de multiples opérations au dos. Deux décennies plus tôt, le jeune Américain imposait sa méthode pour remporter le Masters d’Augusta, à seulement 21 ans.
En 1997, le programme d’une journée classique consiste alors à « taper six cents balles au practice, s’entraîner au petit jeu et au putting, jouer dix-huit trois, puis filer à la salle de gym pendant deux ou trois heures », énumèrent les journalistes Jeff Benedict et Armen Keteyan, dans une biographique judicieusement titrée Tiger Woods (traduction en français, éditions Hugo Sport, 2018).

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                A la Ryder Cup, un public loin du monde policé du golf



Du cardio-vasculaire
Les progrès sont sensibles. Au printemps 1998, « le Tigre » a déjà pris « neuf kilos de muscles » par rapport à l’année précédente. « Il avait passé un temps fou en salle de gym à soulever des poids. Il envoyait plus loin la balle que n’importe qui sur le circuit, mais il disait avoir besoin de plus d’explosivité sur le tee de départ », précisent ses biographes.
Et d’ajouter :
« Il avait fait ses petites recherches personnelles, pour en conclure qu’il devait développer ses muscles à rotation rapide en soulevant des poids, le tout à un rythme élevé et en ajoutant des séances de fractionné à son entraînement. »
A son niveau, Jean Van de Velde prenait aussi soin de sa condition physique. Même en tournoi, « je faisais du stretching le matin et le soir, pour décontracter mes muscles ». Routine bienvenue, « après avoir marché dix bornes » sur un parcours, club en main.
Le Français souligne l’importance du « cardio-vasculaire et des pulsations cardiaques », dans ce sport de haute précision où il convient d’avoir le geste juste. « Il faut être costaud physiquement et élastique, avoir des muscles déliés. Ça ne sert à rien d’être comme un bûcheron et d’être tout tendu. »
« Un lanceur de javelot »
Malgré une période de creux au plus haut niveau, la Fédération française de golf dit aussi s’être penchée sur la question de l’« athlétisation » de ses golfeurs. « Il faut une approche fine », convient son directeur technique national, Christophe Muniesa. « Depuis la fin des années 2000, on mène un travail de recherche sur les groupes musculaires à développer. En golf, pour caricaturer, il faut avoir des dorsaux et des triceps très développés par rapport aux caractéristiques de la gestuelle. Mais beaucoup moins de biceps que dans d’autres disciplines. »
Le dirigeant estime à une heure et demie le « standard » quotidien de préparation physique. Une nécessité pour éviter les blessures, d’autant que les tournois s’enchaînent et « les joueurs voyagent de plus en plus », fait observer Jean Van de Velde.
Thomas Levet, lui, se lance dans les comparaisons. Pour le vainqueur de la Ryder Cup 2004 avec l’équipe européenne, le golf s’apparente à d’autres sports, eux aussi statiques en apparence. « On développe des muscles essentiels du corps comme les jambes ou les abdominaux. Un peu comme un lanceur de javelot ou un lanceur de poids, on est obligés d’être hyperrapides et d’avoir beaucoup de force pour taper la balle le plus loin possible. Ça suppose à peu près les mêmes appuis, ça part du sol pour remonter dans le corps. » La condition sine qua non pour soulever le trophée doré en jeu ce dimanche après-midi.

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                Golf : Tout savoir sur la Ryder Cup







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Romain Bardet a été battu au sprint à Innsbrück par Alejandro Valverde, qui remporte son premier titre de champion du monde après six médailles.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ L’Italien Francesco Molinari a apporté à l’Europe le point de la victoire, face à Phil Mickelson.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Les corps des deux hommes, âgés de 24 et 34 ans, ont été retrouvés par les secours vers 4 heures du matin, au pied de la face nord du dôme des Ecrins.
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Alpinisme : deux militaires se tuent dans les Hautes-Alpes

Les corps des deux hommes, âgés de 24 et 34 ans, ont été retrouvés par les secours vers 4 heures du matin, au pied de la face nord du dôme des Ecrins.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 13h00
   





                        


Deux militaires du 4e régiment de chasseurs de Gap ont trouvé la mort, samedi 29 septembre, lors d’une randonnée d’alpinisme privée dans le massif des Ecrins dans les Hautes-Alpes. Les corps des deux victimes âgées de 24 et 34 ans, ont été retrouvés par les secours vers quatre heures du matin, au pied de la face nord du dôme des Ecrins, a annoncé, dimanche, le procureur de la République, Raphaël Balland. 
« Ils ont été retrouvés dans un endroit de falaises, mais on ignore encore, pour l’instant, les circonstances de leur chute », a ajouté le magistrat. Les deux militaires, « équipés de crampons et de matériel d’escalade », étaient partis vendredi soir « en permission », avec « l’objectif de gravir le dôme des Ecrins », a-t-il détaillé. Après avoir « stationné leur voiture […] sur la commune de Pelvoux, ils ont passé la nuit de vendredi à samedi au refuge des Ecrins et ont commencé leur course samedi matin. »
C’est l’amie de l’un d’entre eux, inquiète de ne pas les voir revenir dans la soirée, qui a alerté la CRS des Alpes à Briançon peu après 21 heures. Les recherches, avec l’aide d’un hélicoptère de la gendarmerie, ont permis de repérer les victimes encordées, grâce à leur lampe immobile dans la nuit. L’hélicoptère ne pouvant se poser en raison de la météo, il a fallu faire appel à une patrouille pédestre, a précisé M. Balland. Une enquête a été ouverte, confiée à la CRS des Alpes, pour « essayer de comprendre ce qu’il s’est passé ». « On vérifiera l’état du matériel retrouvé, ce qui est systématique dans les accidents de montagne », a encore dit le procureur.
Températures et affluence en surchauffe
Réchauffement des températures et chutes de pierres, l’été 2018 s’annonçait comme l’un des plus meurtriers en montagne. La saison estivale n’est pas encore terminée – elle court du 1er juin au 31 octobre –, mais l’alpinisme, qui se définit par l’utilisation de matériel pour gravir un sommet, confirme être l’activité la plus mortelle en montagne.


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Eté 2018 : l'alpinisme, activité la plus mortelle en montagne
Depuis le 1er juin, 21 personnes sont décédées en pratiquant l'alpinisme en montagne, les deux tiers en Haute-Savoie. Ce département enregistre 25 décès, toutes activités confondues, depuis le début de la saison estivale.

Source : Le Monde



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La moitié des morts de cette saison ont eu lieu en Haute-Savoie, et en particulier dans le massif du Mont-Blanc, très fréquenté l’été. Avec des températures parfois proches de 0 °C au sommet du mont Blanc (4 810 m) et des pointes à 35 °C à Chamonix (1 000 m), la montagne s’est émiettée, emportant hommes et rochers, dont la célèbre arête des Cosmiques. Le 26 septembre, un éboulement s’est produit au Trident du Tacul, emportant la Vire du Trident, une voie connue des alpinistes.

   



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Outre les fortes chaleurs qui ont fait fondre la glace en altitude et provoqué des chutes de pierres, la forte affluence et les incivilités sont parfois à l’origine d’une recrudescence des risques en montagne. Début septembre, la mairie de Saint-Gervais, au pied du mont Blanc, a annoncé qu’à partir de l’an prochain son ascension par la voie « normale » serait réglementée pour les alpinistes non accompagnés d’un guide.



                            


                        

                        


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Coupe du monde féminine de basket : le phénomène Liz Cambage à l’assaut de l’or mondial

Meilleure joueuse de la compétition, l’impressionnante pivot australienne a imposé sa loi à l’Espagne en demi-finales et affronte les Etats-Unis dimanche pour le titre mondial.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 06h08
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 11h25
    |

            Clément Martel (Tenerife, envoyé spécial)








                        



   


Caillou volcanique posé dans l’Atlantique, l’île de Tenerife est accoutumée à voir se briser sur ses côtes des vagues de belle ampleur. Et les surfeurs ne s’y trompent pas. Mais la seconde île de l’archipel des Canaries était-elle prête pour la déferlante Liz Cambage ? Depuis l’entame de la Coupe du monde féminine de basket, la pivot australienne a fait de l’île espagnole son royaume. Et réduit toute opposition au silence.
Pourtant, un vacarme assourdissant régnait, samedi 29 septembre, dans le palais Santiago Martin de Tenerife. Face aux Opals australiennes et leur spectaculaire star se présentait la sélection espagnole, forte de l’appui de tout un peuple. Si elle n’a pas fait taire la foule, Liz Cambage a mis tout le monde d’accord. Trente-trois points, quinze rebonds, quatre contres, deux passes décisives et l’addition, une victoire (72-66) hissant l’Australie en finale.

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« La foule espagnole est folle de son pays, et je l’admire beaucoup, a souri la géante une fois la rencontre achevée. Mais je me nourris de ça. » Et de citer le rappeur Kanye West : « Screams from the haters, got a nice ring to it/I guess every superhero need his theme music » (Je me nourris des cris des haters/Je suppose que chaque superhéros a besoin d’un thème musical). Embrassant le rôle de « bad girl », la jeune femme a soufflé sur les braises du public en feu, à force de gestes démonstratifs à chaque action réussie.
« J’aime me faire huer »
Au point de récolter une faute technique pour « avoir chambré le public » – qui clamait « Beat Cambage » – en fin de match. « J’aime me faire huer. Je ne sais pas si je dois aller consulter pour ça, a plaisanté Cambage. Depuis que je suis toute petite, les cris me motivent. Je suis une joueuse passionnée, et ils me poussent à me dépasser. » Le titre de la chanson de Kanye ? Power (pouvoir), comme une évidence.
Car Liz Cambage est une superpuissance. A 27 ans, la jeune femme dénote dans le basket au féminin par son gabarit. 2,03 mètres pour 100 kg. Ajoutez à cela une mobilité que l’on n’imaginerait pas, une technique sans faille et une belle vision du jeu, vous obtenez « une arme sur le parquet », selon la légende australienne Lauren Jackson.

   


« Vous avez bien vu comme elle tirait, comme elle nous contrait. C’est comme si elle jouait au mini-basket », a soufflé l’expérimentée espagnole Laia Palau, résumant l’impression de la semaine. Plusieurs intérieures espagnoles se sont frotté à la géante de l’île-continent, deux ont été renvoyées sur le banc (pour cinq fautes) et aucune n’a semblé en mesure d’interrompre son abattage. Au point que l’entraîneur espagnol, amer, s’est « félicité » d’avoir obligé Cambage à jouer trente minutes. « D’ordinaire, elle fait cette performance en vingt. »
Meilleure scoreuse (27,2 points par matchs), contreuse (2,4) et troisième rebondeuse (9,8) du tournoi, la numéro 8 australienne noircit cette feuille de stats en à peine plus de vingt minutes (quand un match en dure quarante). Et porte sur ses larges épaules le renouveau des Opals. « Liz continue de m’impressionner, s’exclame l’entraîneuse australienne Sandy Brondello. C’est la leader de l’équipe, et elle aime ces grands moments. Elle motive et encourage ses coéquipières, même quand on est menée, je suis vraiment chanceuse d’entraîner une telle joueuse. »
Elle fait le ménage partout
Force de la nature, Cambage lessive ses adversaires. « C’est la meilleure pivot du monde », assure Li Yueru, son adversaire chinoise qui du haut de son double mètre a paru minuscule face à la déferlante australienne en quarts. Opposée à deux – parfois trois – défenseurs, la native de Londres – de père nigérian et de mère australienne – trouve toujours une façon de s’en sortir. « Je peux un peu tricher du fait de ma taille », admet-elle. Et ses partenaires, une escouade de shooteuses et manieuses de ballon, en profitent. « Avoir quelqu’un d’aussi dominant dans la raquette nous fait un bien fou », souligne l’Australienne Sami Whitcomb.
Puissante et mobile, en attaque comme en défense, et évoquant le pivot Shaquille O’Neal – ultra-dominant en NBA dans les années 1990 et 2000 –, Liz Cambage a haché menu toutes les oppositions proposées. Face à la Chine, elle a fait le ménage. Et puisqu’elle mettait tout au propre, elle a aussi passé la serpillière après la chute d’une joueuse, amusant la galerie.
Une fois le parquet quitté, la guerrière australienne dévoile une personnalité attachante. Souriante, disponible pour les fans et la presse, elle propose systématiquement aux personnes l’interrompant pour une photo s’ils veulent figurer dessus avec elle – même quand il s’agit de journalistes en reportage. Emotive, elle se laisse parfois submerger, comme après la qualification en finale, quand elle confie en larmes « sentir un énorme poids en moins sur [ses] épaules ».
Depuis son arrivée en équipe nationale, les Opals ne retrouvaient pas les sommets auxquels elles étaient habituées. « Je pensais que j’étais le chat noir de l’équipe, c’est dur, vous savez », explique la joueuse qui est venue au basket pour se faire des amies, car, à l’école, elle était un des deux seuls enfants non blancs, elle peinait à trouver sa place.
Dimanche, ce sont les doubles tenantes du titre américaines qui se trouveront sur la route du joyau des Opals. Face à elle, Brittney Griner va devoir s’employer. D’un gabarit similaire, la pivot américaine est la seule joueuse à boxer dans la catégorie de l’Australienne. Et leurs affrontements en WNBA augurent d’une finale de haut vol.
Depuis des millénaires, le pic de Teide est le point culminant de Tenerife (3 715 mètres d’altitude). Si Liz Cambage remplit ses objectifs et parvient – avec l’aide de son équipe – à déboulonner les invincibles Américaines, dimanche, « la Montagne » Cambage pourra revendiquer ce titre.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Avant d’affronter dimanche l’Espagnol Jon Rahm, l’Américain Tiger Woods a perdu ses trois premières parties (en double) face au duo Molinari-Fleetwood.
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Ryder Cup : « le Tigre » en petite forme avant son ultime match

Avant d’affronter dimanche l’Espagnol Jon Rahm, l’Américain Tiger Woods a perdu ses trois premières parties (en double) face au duo Molinari-Fleetwood.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 03h00
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 12h01
    |

            Adrien Pécout








                        



   


« Il est où, Tiger ? » Parmi le public du Golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines, tout le monde le cherche. Tout le monde s’interroge, aussi. Pour son premier grand tournoi en France, la légende américaine du golf s’avançait en vedette. Mais, au second soir de la Ryder Cup 2018, Tiger Woods marche à petits pas. Visage las, comme souffrant, la visière de sa casquette inclinée vers le green, le voilà avec trois défaites en autant de matchs : une le vendredi 28 septembre (en tandem avec son compatriote Reed), deux autres le samedi 29 (avec Reed, puis avec DeChambeau).
Pour Tiger Woods et la délégation américaine, il reste une occasion de se ressaisir : gagner son match en simple et rapporter enfin un point aux Etats-Unis, dimanche (à partir de 12 h 47), contre l’Espagnol Jon Rahm. L’affaire est urgente : l’Europe mène déjà 10-6 et se trouve à seulement 4,5 points de la victoire.

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Là où le grand public attendait le quadragénaire dès vendredi et samedi, il a surtout découvert le duo européen qui, par trois fois, l’a battu : l’Italien Francesco Molinari et l’Anglais Tommy Fleetwood. Trois défaites qui s’expliquent surtout par le niveau du duo Molinari-Fleetwood, estime le Français Raphaël Jacquelin, assistant de l’équipe européenne :
« Cette paire est imbattable, ils connaissent leur parcours comme leur poche. »
Mine des mauvais jours
Autre interprétation d’un spectateur attentif, Christophe Muniesa, directeur technique national (DTN) de la Fédération française de golf :
« Il y a chez Tiger Woods de la fatigue physique, il a tellement enchaîné de tournois… Puis, au-delà, il y a aussi une fatigue mentale, après avoir tellement donné pour remporter dimanche dernier sa 80e victoire sur le PGA Tour [le circuit américain]. Sa motivation légendaire en a pris un coup. »
Pour le DTN, « le Tigre » a bien attaqué chacun de ses matchs. Mais « il a eu de la difficulté à enchaîner les coups, il n’a pas réussi à tenir sur la longueur, tout en ayant déjà dû mettre beaucoup d’énergie. » Sous-entendu : ni ses coéquipiers Patrick Reed, puis Bryson DeChambeau n’ont semblé capables de se sublimer.

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Il fallait voir Tiger Woods, la mine des mauvais jours, lors de sa troisième défaite de la semaine. Il fallait le voir, au septième trou, taper de dépit contre le sol. Le voir, encore, filer sans un mot ni un geste envers son jeune coéquipier, Bryson DeChambeau, de dix-sept ans son cadet. Le voir, enfin adresser un furtif salut au public, pourtant peu avare en « Come on Tiger ! » (vas-y Tiger).
Marchepied ou voiturette
L’Américain a pourtant pris le temps. Avant chaque tentative, plusieurs coups dans le vide pour bien prendre la mesure, une fois, deux fois, trois fois. Puis quelques pas autour de la balle. Devant, derrière, à côté, toujours histoire de jauger. Mais rien à faire après coup. Sinon regretter l’avance européenne, une main posée sur son club, une jambe en appui contre l’autre.
Autant Woods fut impassible, autant Fleetwood et Molinari haranguèrent le public, de la main et du swing. Certains suiveurs, plus statiques, ont pris place en tribune pour mieux les observer. D’autres ont joué les promeneurs. Le long des dix-huit trous de l’Albatros, une masse compacte et mouvante : de spectateurs qui suivent le duel par milliers, coup après coup, dans une impressionnante séance de marche collective.

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A chaque trou du parcours, le même petit jeu entre spectateurs : trouver le meilleur interstice, entre une épaule à gauche, une casquette à droite, et trois téléphones qui filment juste au-dessus, pour distinguer le Tigre et ses compagnons de jeu. Quelques astuces pour prendre de la hauteur : repérer un coin vallonné, piquer le marchepied du voisin… ou la banquette vacante d’une voiturette (à louer contre 30 euros la journée).
Moralité, après deux jours : Tiger Woods a beau avoir le plus beau palmarès de tous les golfeurs en activité, la Ryder Cup se refuse toujours à lui. En huit participations, le Tigre cumule déjà dix-neuf défaites en double. Et il n’a, pour l’instant, soulevé qu’une fois le trophée doré. C’était en 1999, dans la banlieue de Boston. Une victoire (14,5 points, contre 13,5) sens dessus dessous, alors même que les Etats-Unis semblaient perdus (6 points à 10) après deux jours. Exactement le retard que Woods et les siens observent à nouveau en cette édition 2018.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Les Castrais ont encore gagné à Toulouse, pour la cinquième fois d’affilée. Montpellier, Pau et Lyon sont les autres vainqueurs dans les « derbys » plus ou moins authentiques du jour.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Top 14 : Castres gagne une fois de plus à Toulouse

Les Castrais ont encore gagné à Toulouse, pour la cinquième fois d’affilée. Montpellier, Pau et Lyon sont les autres vainqueurs dans les « derbys » plus ou moins authentiques du jour.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 22h48
   





                        



   


Et de cinq ! Le Castres Olympique, longtemps mené au score par Toulouse, s’est finalement imposé (26-22) samedi 29 septembre, enchaînant ainsi une cinquième victoire de rang face à son prestigieux voisin.
Montpellier à Perpignan, Pau à Agen et Lyon devant Grenoble sont les autres bénéficiaires de la « fête des voisins », cette 6e journée du Top 14 baptisée « Fan days » qui proposait un maximum de derbies. Dans la soirée, Clermont a dominé Toulon 23 à 19.
Troisième victoire de rang
Si toutes les séries ont une fin, celle du Castres Olympiques n’est pas terminée. Le CO peut même s’enorgueillir d’enchaîner une troisième victoire de rang sur la pelouse d’un Stade Toulousain qui n’arrive plus à faire la loi face aux Tarnais depuis deux ans maintenant.
Cette deuxième défaite de rang des Haut Garonnais, la première de la saison à Ernest-Wallon, interpelle une semaine après le choix controversé du staff toulousain de largement faire tourner son effectif à Montpellier – beaucoup y voyant une impasse achevée sur une déroute (15-66)- pour optimiser la réception du champion de France sortant.

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C’est raté. Et Castres fait la bonne opération de la journée en s’imposant pour la deuxième fois de la saison à l’extérieur – où il a disputé quatre de ses six premiers matches – pour désormais compter quatre unités d’avance sur Toulouse.
« C’est de notre faute »
En cause, l’incapacité des Toulousains à gérer la dernière demi-heure. C’est dans cette période qu’ils s’écroulent (13 essais encaissés sur les 21 de la saison). Ils y ont déjà perdu des bonus offensifs (La Rochelle et Racing 92). Cette fois, ils ont été assommés par un 23-0 avec un doublé de Tulou et les points d’Urdapilleta, dont un drop.
Auparavant, Toulouse avait profité de sa supériorité numérique pour prendre le large avec Bézy (34) puis Médard (15-3, 39), lequel a inscrit son 80e essai et renforcé, pour sa première apparition, son classement en tête du classement des marqueurs d’essais en activité. Romain Ntamack avait corsé l’addition (22-3, 47).
« C’est de notre faute. On a baissé la tête et on n’a jamais su la relever » enrage Sébastien Bézy, le demi de mêlée toulousain. Son entraîneur William Servat n’a pas dit autre chose: « On ne peut pas se laisser aller et perdre le match tout seul comme ça. Ce n’est pas possible. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Sa huitième victoire (3-0) en autant de rencontres permet au Paris Saint-Germain, vainqueur à Nice, d’égaler un record vieux de 82 ans. Guingamp a gagné son premier match, Lyon a été tenu en échec par Nantes.
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Le PSG poursuit sa promenade en Ligue 1, Guingamp gagne enfin

Sa huitième victoire (3-0) en autant de rencontres permet au Paris Saint-Germain, vainqueur à Nice, d’égaler un record vieux de 82 ans. Guingamp a gagné son premier match, Lyon a été tenu en échec par Nantes.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 19h15
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 22h22
   





                        



   


Joyeux anniversaire ! Pour les cinq ans de son grand stade – qui fait l’objet d’une enquête sur les conditions de sa construction –, l’OGC Nice a reçu ce qui se fait de mieux en France. Et le Paris Saint-Germain n’a pas déçu, proposant par séquences son meilleur football et remportant 3-0 la rencontre.

Les autres matchs du jour
Strasbourg 3 - 0 Dijon
Angers 0 - 1 Guingamp
Caen 1 - 0 Amiens
Lyon 1 - 1 Nantes
Reims 0 - 0 Bordeaux


Avec huit victoires d’affilée pour commencer l’année, le PSG continue de construire un nouveau titre de champion et égale un record vieux de quatre-vingt-deux ans. Attention tout de même : l’Olympique lillois, auteur du même sans-faute au début de la saison 1936-37, avait réussi l’exploit de finir cinquième du championnat.
Paris ne semble pas menacé du même destin. L’écart entre le club parisien et un concurrent national est encore apparu abyssal – passé tout de même un premier quart d’heure équilibré avec plusieurs offensives niçoises. Mais Nice n’a plus cadré un tir après la sixième minute, et Mario Balotelli n’a eu que des miettes après son entrée en jeu à la mi-temps.
Trois buts au minimum
Les Parisiens, avec Adrien Rabiot à la baguette, ont étouffé les Niçois et marqué par l’intermédiaire de Neymar, sur une frappe enroulée en dehors de la surface, puis Christopher Nkunku, après un joli travail de Kylian Mbappé.

📊 Au @PSG_inside il y a @neymarjr, @KMbappe, @ECavaniOfficial mais pas uniquement... 👊

— Ligue1Conforama (@Ligue 1 Conforama)


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Le score aurait pu – dû – être bien plus lourd en faveur du Paris Saint-Germain, en manque de réussite en première période (un tir sur le poteau de Di Maria et un but de Neymar refusé par l’arbitre vidéo en raison d’un hors-jeu microscopique). En deuxième période, c’est plutôt une forme de légèreté coupable qui aura valu au PSG de ne pas alourdir l’addition, plusieurs actions ayant été jouées en dilettante par les attaquants parisiens.
Neymar en forme malgré le coton
Les Niçois ont renoncé à tout dans la dernière demi-heure, se signalant uniquement par le deuxième carton jaune infligé à Wylan Cyprien, pour un duel musclé avec Neymar. Un choc qui a valu au Brésilien de finir la rencontre avec un coton dans la bouche, pour éponger son saignement.
Un accessoire insolite qui n’a pas empêché Neymar, meilleur buteur de Ligue 1 avec sept réalisations, de continuer de régner sur la partie. Dans les arrêts de jeu, servi par Mbappé devant le but vide, il a permis aux Parisiens de respecter le tarif imposé systématiquement dans notre championnat depuis le début de saison : trois buts marqués par match au minimum. Il s’agira pour les Parisiens d’en faire autant, mercredi prochain, en Ligue des champions contre l’Etoile rouge de Belgrade.

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Dans cette optique, Thomas Tuchel avait fait tourner son effectif et ménagé Edinson Cavani et Marco Verratti, lequel a disputé seulement la fin de rencontre. Thomas Meunier et Julian Draxler étaient même restés à Paris, aux soins. Il a ainsi pu donner du temps de jeu à son compatriote Thilo Kehrer, en progrès, et aux jeunes Christopher Nkunku et Moussa Diaby, tous deux auteurs d’un bon match. L’entraîneur allemand avait aussi profité de ce match pour expérimenter une nouvelle fois sa défense à trois, avec Kehrer, Thiago Silva et Kimpembé.
« J’ai apprécié que les joueurs aient confiance en moi et dans mes idées. Avec trois matches en une semaine, il fallait une tactique et une structure spécifique pour jouer à Nice » a expliqué Thomas Tuchel, satisfait, après le match.
En attendant la fin de cette huitième journée, le PSG compte neuf points d’avance sur son dauphin, Saint-Etienne, et Nice stagne à la 13è place.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ « Travailler beaucoup, s’amuser beaucoup : j’ai trouvé le bon équilibre », clame le pilote britannique mué en homme d’affaires, qui sera un peu plus scruté dimanche au Grand Prix de Russie.
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Formule 1 : Docteur Lewis, Mister Hamilton

« Travailler beaucoup, s’amuser beaucoup : j’ai trouvé le bon équilibre », clame le pilote britannique mué en homme d’affaires, qui sera un peu plus scruté dimanche au Grand Prix de Russie.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 18h00
    |

            Catherine Pacary








                        



   


C’est son autre vie. Et elle est chronophage. Au point que bon nombre d’observateurs se demandent si elle ne va pas finir par lui jouer un tour sur les pistes. Lewis Hamilton est, certes, d’abord un pilote de formule 1. Quadruple champion du monde, il domine encore la compétition cette année. Dimanche 30 septembre, il aborde plutôt le Grand Prix de Russie avec sérénité, à six courses de la fin de saison et avec 40 points d’avance sur son dauphin, Sebastian Vettel (Ferrari), qui doit l’emporter s’il veut rester dans la course pour la cinquième couronne.
Mais Hamilton est aussi un homme d’affaires : le Britannique a créé cette année une ligne de vêtements. Et, pour assurer le lancement de cette dernière, il s’est fait globe-trotteur. Et c’est cette double vie qui interroge : peut-il tenir ce rythme jusqu’à la fin de la saison ?
A la mi-septembre, juste avant le Grand Prix de Singapour, le quotidien britannique The Sun a fait les comptes : en l’espace de dix jours, Lewis Hamilton avait parcouru 40 000 kilomètres et passé cinquante-trois heures dans les airs — sans parler des décalages horaires encaissés.
Pour autant, à Singapour, l’une des courses les plus difficiles du calendrier — nocturne, moite et très chaude —, le Britannique a gagné, engrangeant ainsi sa 69e victoire. Tout juste a-t-il concédé « être allé au bout de [lui-même] ». Une photo le montre épuisé, jaillissant de son baquet en sueur, veines saillantes.
« Je suis très heureux. C’était une course physiquement très exigeante, déclarait-il à l’arrivée. Elle m’a paru vraiment longue, donc je suis soulagé que ce soit fini. Maintenant, j’ai hâte de prendre quelques jours de congé. » « Il n’y a pas eu un seul instant où je n’ai pas pensé au championnat », clamait encore l’intéressé dans l’Evening Times le 14 septembre.
Un avant et un après Mercedes
Lewis Hamilton n’a pas toujours été ce trentenaire paré de chaînes en or XXL autour du cou, casquette rose sur la tête et diamant dans le nez. C’est son départ de Mc Laren pour Mercedes, en 2012, qui l’a libéré. L’équipe anglaise lui imposait en effet une certaine rigueur et bridait ses activités hors F1. Mercedes va, elle, lui offrir la liberté. Lewis Hamilton y découvre le plaisir des virées en jet privé aux quatre coins de la planète, moments qu’il partage sans compter sur les réseaux sociaux.
Ce qui énerve périodiquement certains caciques de la F1. Face à eux, le patron de l’écurie allemande, Toto Wolff, monte au créneau systématiquement pour défendre celui qu’il considère comme le plus grand pilote de sa génération.
Le 27 octobre 2015, à Austin, alors que se profile déjà son 3e titre mondial (après 2008 et 2014), il tente ainsi de se justifier : « J’étais à Miami le week-end dernier et c’était tellement drôle. Travailler beaucoup, s’amuser beaucoup : j’ai trouvé le bon équilibre. » A l’époque face à lui, son coéquipier Nico Rosberg est tout son contraire, sérieux, appliqué. Toto Wolff doit gérer ses deux pilotes que tout oppose. « Il [Lewis Hamilton] voyage entre les courses, il tweete de partout. Il revient et il est en forme. Il faut lui donner cette liberté. C’est ce qui fait sa force. Certains font totalement différemment. Ils s’entraînent tous les jours, ils se concentrent. Mais Lewis est comme il est. » Lewis Hamilton remporte le championnat, devant l’Allemand — l’année suivante, ce sera l’inverse.
Cette saison, Lewis Hamilton est auréolé d’un quatrième titre mondial, mais sans victoire à l’issue des trois premiers Grand Prix, et la critique a d’abord changé de registre. On dit le champion de Mercedes démotivé, la tête ailleurs. Lewis Hamilton s’est découvert un hobby, la musique. Il a appris à jouer du piano. Et il nourrit, donc, une passion pour la création de vêtements.
« Les nouvelles vont vite de nos jours, s’amuse Toto Wolff après le Grand Prix de Shanghaï, à la mi-avril. On oscille entre l’exubérance et la déprime. (…) Quand les choses ne vont pas dans la bonne direction, c’est la fin du monde, et quand on gagne deux courses de suite, c’est la domination totale de Mercedes qui détruit la F1. Peut-être qu’il y a un juste milieu. Il y a eu trois courses que nous n’avons pas pu gagner, c’est un fait. Mais je vois toujours la flamme et le désir de gagner chez Lewis. »

Visions in Shanghai 🔥#TommyXLewis @TommyHilfiger https://t.co/QO3pSXpdoh— LewisHamilton (@Lewis Hamilton)


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Six mois pour finaliser son nouveau contrat
En coulisse, pourtant, les négociations pour le renouvellement de son contrat, qui se termine en 2018, patinent. En mai, fort de deux victoires à l’abord du Grand Prix de Monaco, Lewis Hamilton assure au Monde qu’il ne s’agit que d’une « formalité ». Il n’empêche. Ses activités parallèles inquiètent en haut lieu. Il faudra six mois pour finaliser l’accord. Le 19 juillet, Lewis Hamilton est prolongé pour deux ans. Toto Wolff a convaincu qu’il contrôlait la bête de course.
Une fois encore, le Britannique était à la limite, le 16 septembre, à Singapour. Mais une fois encore, Toto Wolff a volé à son secours en conférence de presse : « Depuis six ans, j’ai entendu des gens me demander comment je pouvais autoriser Lewis à voler autour du monde. Vous savez quoi ? Il l’a fait de la manière la plus extrême lors des dix derniers jours. (…) Et il a finalement tout déchiré ici. (…) Il sait ce qui est bon pour lui. » Rendez-vous dimanche à Sotchi. Pour voir si la recette fonctionne toujours.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ La Néerlandaise de 28 ans a assis sa domination du cyclisme féminin en s’imposant très largement à Innsbrück, remportant le seul titre qui lui manquait.
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Anna Van der Breggen en démonstration au championnat du monde de cyclisme

La Néerlandaise de 28 ans a assis sa domination du cyclisme féminin en s’imposant très largement à Innsbrück, remportant le seul titre qui lui manquait.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 16h57
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 17h11
   





                        



   


Il ne lui manquait que ce maillot arc-en-ciel pour compléter son palmarès : la Néerlandaise Anna Van der Breggen l’a conquis avec style, samedi 29 septembre à Innsbrück (Autriche), en plaçant son attaque décisive à 40 kilomètres de l’arrivée.

👏 @annavdbreggen is our 2018 Women Road World Champion 🌈 Masterclass from the Dutch @Olympics Champion!… https://t.co/tPNHvg40pd— UCI_cycling (@UCI)


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L’Australienne Amanda Spratt a pris la médaille d’argent à près de quatre minutes. Enfin, l’Italienne Tatiana Guderzo, elle aussi en solitaire, a franchi la ligne en troisième position à cinq minutes et 26 secondes. C’est l’écart le plus important pour un championnat du monde féminin depuis 1989.
Cette année-là, à Chambéry, Jeannie Longo s’était imposée devant sa compatriote Catherine Marsal. Les Françaises ont été bien plus discrètes à Innsbrück : Edwige Pitel, la doyenne de l’équipe à 51 ans, est la première d’entre elles avec une 38è place finale.

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Domination écrasante
Déjà championne olympique et d’Europe en 2016, Van der Breggen règne sur le circuit féminin et a remporté toutes les courses qui comptent, notamment le Tour d’Italie, le Tour des Flandres ou Liège-Bastogne-Liège.
Les Pays-Bas confirment leur domination écrasante du cyclisme féminin puisque l’an passé, sa compatriote Chantal Blaak s’était imposée à Bergen (Norvège) et que mardi, les Néerlandaises ont réalisé le triplé sur le contre-la-montre : Van der Breggen avait pris la médaille d’argent, battue par Annemiek Van Vleuten.
Sur le redoutable parcours d’Innsbrück, le plus dur sans doute depuis Duitama en 1995, Van der Breggen a distancé sa dernière rivale Amanda Spratt dans la portion la plus difficile du parcours. Elle venait tout juste de rejoindre, en solitaire, une échappée d’outsiders et a ensuite creusé régulièrement l’écart, imperturbable dans son long contre-la-montre. Ce n’est qu’à 100 mètres de la ligne qu’elle a relevé la tête et fondu en larmes.

🇳🇱 @annavdbreggen drops @AmandaSpratt 💥
— UCI_cycling (@UCI)


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Les Pays-Bas prennent la tête du classement des médailles de ces championnats du monde avec trois titres, tous obtenus dans les catégories féminines.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Sur le très exigeant parcours autrichien du championnat du monde, dimanche, l’équipe de Francepourra compter sur son « fil conducteur ».
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Cyclisme : Julian Alaphilippe au cœur de la stratégie française au Mondial

Sur le très exigeant parcours autrichien du championnat du monde, dimanche, l’équipe de Francepourra compter sur son « fil conducteur ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 21h56
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Les grimpeurs ont coché la date depuis un moment. L’occasion est trop belle, trop rare pour eux. Le malheureux Alberto Contador l’a attendue en vain en quatorze ans de carrière. Depuis la fin des années 1990, les parcours du championnat du monde de cyclisme sur route servent surtout puncheurs et sprinteurs. Dimanche 30 septembre à Innsbruck (Autriche), le menu donnera dans le pentu et le brutal. Un dénivelé total de 4 670 m, un premier col de 3 km avec une pente moyenne à 10 % pour la mise en bouche, un autre digne d’un 2e catégorie sur le Tour de France à avaler sept fois et une montée finale de 2,8 km à 11,5 %, située à 7 km de l’arrivée : les organisateurs ont exploité au maximum le relief local pour ce parcours de 252,9 km.
Alléchés par ce menu tyrolien, Thibaut Pinot et Romain Bardet se sont très tôt portés candidats pour endosser le rôle de leader protégé de l’équipe de France. Mais un troisième homme a déboulé tel un chien dans un jeu de quilles et bouleversé les plans de Cyrille Guimard. « Je n’aime pas le terme de “leader”, mais Alaphilippe sera par obligation le fil conducteur de l’équipe », laisse entendre le sélectionneur.

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Peut-il en être autrement ? A défaut d’être un grimpeur né, Julian Alaphilippe a démontré lors du dernier Tour de France qu’il digérait bien les cols (maillot à pois de meilleur grimpeur, deux étapes remportées en montagne) et sans perdre pour autant son explosivité.
Médaillé de bronze en 1999 à Vérone (Italie), Jean-Cyril Robin vote sans hésitation pour le coureur de Quick-Step. « Même sur des circuits présentés pour des grimpeurs, ce sont des puncheurs qui tirent le plus souvent leur épingle du jeu, car, même si elles se répètent, les montées n’ont rien à voir avec des longs cols. » Romain Bardet a admis cet état de fait dans un entretien pour « Stade 2 » : « Julian est le favori sur ce type de parcours. »
« Je suis peut-être chauvin, mais, pour moi, Alaphilippe est le plus fort en ce moment », assure Charly Mottet, sélectionneur en 1997 lors du titre de Laurent Brochard, le dernier pour un Français. En poste entre 2004 et 2008, Frédéric Moncassin taille aussi un costume de favori au garçon de 26 ans. « Alaphilippe a tout pour lui en ce moment : forme, confiance, sens de la course. »
Trahisons et coups tordus
Difficile alors de ne pas se rallier au panache blanc du cycliste aux 12 victoires cette année et qui sort d’un triptyque gagnant sur la Clasica San Sebastian, le Tour de Grande-Bretagne et celui de Slovaquie. Le plan de course serait déjà entendu : amener Alaphilippe bien au chaud au pied de la dernière difficulté avant de laisser son punch et ses talents de descendeur parler pour décrocher le maillot arc-en-ciel.
Sauf qu’un championnat du monde se gagne autant avec la tête qu’à la force des mollets. Et mieux vaut disposer d’un plan B. Voire d’un plan C. « C’est une course passionnante et imprévisible, explique Charly Mottet, médaillé d’argent en 1986. Il y a cette notion d’équipe nationale, la tactique et la cohésion d’équipe entrent en compte aussi. » 
Avec son trio Alaphilippe-Bardet-Pinot et un Tony Gallopin en joker après son excellent Tour d’Espagne, l’équipe de France dispose de plusieurs cartes. « Encore faut-il savoir les jouer au bon moment, prévient Jean-François Bernard, 10e en 1992. Dans le dernier tour, si on se retrouve avec trois Français, il faudra que deux d’entre eux se sacrifient. Mais les choses doivent être claires et dites dans le discours avant la course. » 
Voilà pour la théorie, dans la pratique les stratégies peuvent être sacrifiées sur l’autel des ambitions individuelles. L’histoire des championnats du monde s’est aussi écrite avec le sang des trahisons et des coups tordus entre coéquipiers.
A Florence, en 2013, Alejandro Valverde et Joaquim Rodriguez avaient offert une version espagnole de Petits meurtres entre amis pour offrir sur un plateau le titre au Portugais Rui Costa. En 1963, le modeste Belge Benoni Beheyt avait « trahi » son leader, Rik Van Looy, qui, rancunier, usa de son influence pour punir l’impudent pendant la suite de sa carrière.
La France n’échappe pas à ces bisbilles. En 1989, à Chambéry, Laurent Fignon oublie qu’il porte la même tunique bleue que Thierry Claveyrolat et condamne l’échappée de l’Isérois dans les derniers kilomètres.

Bardet et Pinot pour aller dans les échappées
Charly Mottet veut croire que les protégés de Cyrille Guimard ne vont pas se courir les uns sur les autres. « Il s’agit d’une question d’honnêteté intellectuelle. Il faut que tout le monde accepte et respecte son rôle. Les Français sont des bons mecs qui se connaissent et se respectent. »
Jean-Cyril Robin nuance et exhume l’épisode de Mende sur le Tour 2015 : « Pinot et Bardet se sont enterrés ce jour-là pour laisser l’étape à Cummings. Ils sont de la même génération et sont rivaux depuis les Espoirs. » 
Si un Julian Alaphilippe peut attendre les derniers kilomètres avant de sortir de boîte ou même l’emporter dans un sprint en petit comité, les deux grimpeurs pourraient avoir pour mission d’anticiper. « Ce n’est pas impossible que la bonne échappée parte de loin, avance Mottet. Et il faudra que Bardet ou Pinot soit présent. »

   


Dans ce cas de figure, la présence de l’épouvantail Alaphilippe à l’arrière sera un avantage. Frédéric Moncassin imagine le scénario : « Ils pourront dire “moi, je ne roule pas j’ai Alaphilippe derrière” et ils pourront faire de la patinette jusqu’à l’arrivée pour économiser leurs forces. »
Jean-Cyril Robin pousse plus loin la démonstration tactique. « Il n’y a jamais de gros écarts dans un mondial, Alaphilippe peut sortir seul ou avec un coureur pour revenir sur l’échappée où se trouvera déjà un ou deux Français pour se retrouver en surnombre. »
Alaphilippe, le Jalabert de 1997 ?
Un puncheur protégé, deux grimpeurs en liberté, cinq équipiers et pas mal de possibilités… Adepte d’un cyclisme sur tableau noir, Cyrille Guimard devrait se régaler. « Avec les atouts qu’il a, j’ai chambré Cyrille en lui disant que s’il ne gagnait pas cette année, il pouvait rendre son tablier », dit Jean-François Bernard amusé. 

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Lors des deux dernières victoires françaises, le poids de l’équipe avait fait la différence. En 1997, Laurent Brochard avait profité du marquage de Laurent Jalabert, grand favori sur le circuit de San Sebastian. « La veille, j’avais dit à Brochard qu’il pouvait être champion du monde, témoigne Charly Mottet, que Jalabert serait marqué, mais qu’il devait d’abord faire son travail d’équipier. » 

Trois ans plus tôt à Agrigente, Richard Virenque avait eu la naïveté d’annoncer son attaque à venir à Luc Leblanc qui lui avait grillé la politesse pour triompher en Sicile. « On court peut-être en équipe, mais il n’y a qu’un maillot et celui qui l’a porté pendant un an, c’était Leblanc », rappelle Jean-François Bernard.
Pour évoluer chez Quick-Step (et ses 69 victoires en 2018), Julian Alaphilippe sait qu’on peut gagner ou faire gagner un coéquipier grâce à la force du nombre. Et si c’était la chance de ses coéquipiers grimpeurs, Thibaut Pinot et Romain Bardet, dimanche dans le Tyrol ?



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ L’Américain Tiger Woods, associé cette fois à son compatriote Bryson DeChambeau, a perdu sa troisième rencontre en deux jours
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Ryder Cup : l’Europe mène 10 à 6 face aux Etats-Unis

L’Américain Tiger Woods, associé cette fois à son compatriote Bryson DeChambeau, a perdu sa troisième rencontre en deux jours



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 14h34
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 18h22
   





                        



   


A l’issue des huit premiers matchs de double, disputés en format « fourballs », L’Europe a creusé l’écart, samedi 29 septembre. Le vieux continent mène désormais 10 à 6 face aux Etats-Unis dans la Ryder Cup 2018, qui se tient à Saint-Quentin-en-Yvelines (78).
Samedi, les deux équipes ont chacune remporté deux matches parmi les quatre joués samedi après midi en format « foursomes », dans lequel les joueurs frappent chacun leur tour la même balle.
« Mollywood »
L’Américain Tiger Woods, associé cette fois à son compatriote Bryson DeChambeau, a perdu sa troisième rencontre en deux jours, toujours face à l’Italien Francesco Molinari et l’Anglais Tommy Fleewood, qui ont deux déjà ramené quatre points à l’Europe. Le duo, qui a gagné le surnom de « Mollywood » ce week-end, a l’occasion d’écrire l’histoire séparément, en remportant son simple dimanche : jamais aucun joueur européen n’a engrangé cinq points sur cinq possibles au cours d’une édition de la Ryder Cup.

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Dans les autres matches de l’après-midi, l’Anglais Justin Rose et le Suédois Henrik Stenson ont battu Dustin Johnson et Brooks Koepka. L’Espagnol Sergio Garcia et le Suédois Alex Noren se sont inclinés contre Bubba Watson et Webb Simpson. Enfin, le Nord-Irlandais Rory McIlroy et l’Anglais Ian Poulter ont été dominés par Jordan Spieth et Justin Thomas.
L’Europe en position de force
Menés par Jim Furyk, les Etats-Unis, qui n’ont pas gagné sur le sol européen depuis 1993, soit cinq éditions, abordent le dernier jour dans une situation peu favorable. Les joueurs européens tenteront de confirmer leur bonne forme du moment lors de la dernière journée de la compétition dimanche, où douze simples sont prévus. L’Europe et son capitaine, le Danois Thomas Björn, peuvent se contenter de quatre victoires et d’un nul pour récupérer le trophée, perdu en 2016 à Hazeltine (Minnesota) sur le score de 17 à 11.
Pour la première fois en quarante-deux éditions, la plus prestigieuse compétition de golf par équipes se déroule en France. C’est aussi la première fois que ce rendez-vous bisannuel, qui oppose les douze meilleurs golfeurs européens à leurs homologues américains, se dispute sans aucun golfeur du pays qui l’accueille.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Pour la première fois en 42 éditions, la plus prestigieuse compétition de golf par équipes se déroule en France, à Saint-Quentin-en-Yvelines.
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A la Ryder Cup, un public loin du monde policé du golf

Pour la première fois en 42 éditions, la plus prestigieuse compétition de golf par équipes se déroule en France, à Saint-Quentin-en-Yvelines.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 23h47
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Sans souci du qu’en-dira-t-on, voilà des jeunes qui crient en public. Oh, rien de bien méchant : « Ohé, ohé, ohé ! » Un peu plus loin dans la foule, d’autres reprennent en écho. Puis d’autres encore, prêts à trinquer, canettes de bière en main, déguisement en évidence : short bleu étoilé, casquette à l’avenant, veste jaune. Des moments comme il s’en produit seulement tous les deux ans, dans le petit monde policé du golf, à chaque Ryder Cup.
Malgré ses inscriptions en anglais (parfois sans traduction), malgré ses prises électriques anglaises, malgré ses camions d’alimentation anglaise, le célèbre match Europe – Etats-Unis a bien lieu en France cette année. Pour la première fois de son histoire en quarante-deux éditions, la compétition a élu pour terrain de jeu le Golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines, de vendredi 28 à dimanche 30 septembre.
Jolie occasion, presque ontologique, de mieux comprendre le public d’une Ryder Cup. « Ici, par exemple, tu peux te déguiser en Bananaman », résume Baz Robinson, 38 ans, spectateur effectivement vêtu aux couleurs du héros de BD britannique. Le Londonien travaille normalement dans la finance. Sauf cette semaine, où il a pris des congés en vue du « meilleur week-end de l’année ».

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« On peut soutenir une équipe »
Là, il s’agit de prendre parti. Si possible bruyamment, mais seulement entre chaque coup, pour préserver la quiétude du golfeur. Soit pour l’Europe (« Europe ! Europe ! », ou plus rare, « Allez les Bleus ! »), soit pour les Etats-Unis (« USA ! USA ! »). « Dans cette compétition, enfin, on peut soutenir une équipe, contrairement aux tournois individuels du Grand Chelem, plus traditionnels, plus vieille école. »
Le choix de Baz Robinson est vite fait : va pour l’Europe, dont le drapeau bleu et jaune a opportunément les mêmes couleurs que Bananaman. Pour chacun des trois jours de compétition, le Golf national devrait accueillir au moins 51 000 spectateurs, affluence digne d’un stade de football. Parmi eux : 40 % de Français, entre 15 % et 18 % d’Américains… mais aussi 35 % de Britanniques, les dernières places se répartissant entre le « reste du monde », selon Pascal Grizot, vice-président de la Fédération française de golf.
Expérience amusante que le spectacle de ces Anglais sur le pré yvelinois, alors que le Royaume-Uni s’apprête à quitter dans un an l’Union européenne. « Moi, je ne veux pas du Brexit », précise M. Robinson, qui refuse cependant de considérer la Ryder Cup comme une affaire politique. « Le sport dépasse la politique ! »
On pourrait marcher longtemps pour continuer le référendum. Aller jusqu’à la tribune démontable de plus de 6 000 places ; s’étendre à même le sol le long d’un parcours ; se tenir droit, jumelles au cou ; voire tenter une incursion dans l’espace réservé aux proches des joueurs (« Player family dining »).
150 euros minimum la journée
A Saint-Quentin-en-Yvelines, le public regarde aussi beaucoup la télévision. Du moins, les écrans géants qui retransmettent en direct l’avancée de tel ou tel joueur. Plusieurs parties se déroulant en simultané, il faut tendre l’oreille : si du bruit est perceptible à tel endroit du parcours, c’est qu’il s’y est passé quelque chose.
« La Ryder Cup casse les codes du golf », résume un spectateur français, Clément Gauthier, 35 ans. Cet analyste de marché vient des Hauts-de-Seine. Ses amis de l’Essonne, des Yvelines et de la Marne, l’un d’eux avec un drapeau de l’Europe distribué dans les gradins. « Ici, même nous, on peut se mettre à encourager des Anglais, alors que, bon, on ne peut pas dire qu’on soit leurs premiers supporteurs normalement. » 

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Pour Megan et Jamie Jones, mère au foyer et commercial, plus long fut le déplacement. Avec deux amis, ces trentenaires ont pris un vol des Etats-Unis. Reconnaissable à ses sweats aux couleurs de la bannière américaine, le groupe a réservé cinq nuits dans un hôtel « près des Champs-Elysées ». A plus d’une heure du Golf national, où il se rend tous les jours.
Prix minimum des billets : 150 euros à l’unité pour la journée de vendredi, 160 euros pour celle de samedi et 175 euros le dimanche. Pour populariser le golf et l’ouvrir au public le plus large possible, on repassera.
« Ceux qui ont acheté des billets sont déjà des passionnés de golf, concède Pascal Grizot. Pour les non-golfeurs, on espère surtout les convertir à travers les émissions et les retransmissions télé. » En France, c’est la chaîne cryptée (et parfois en clair ce week-end) Canal+ qui retransmet en exclusivité les trois jours de compétition.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Dix ans après sa création, l’enseigne discount aligne 150 000 abonnés. Son concurrent, CMG Sports Club, licencie 40 % de ses effectifs au sein de son siège social.
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édition abonné


Neoness accélère la chute de CMG Sports Club, pionnier des salles de fitness

Dix ans après sa création, l’enseigne discount aligne 150 000 abonnés. Son concurrent, CMG Sports Club, licencie 40 % de ses effectifs au sein de son siège social.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 11h24
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Neoness prend du muscle. Depuis fin août, l’enseigne de salles de sport à prix plancher propose à tout nouvel abonné de lui reverser 1 euro à chaque fois qu’il vient s’entraîner dans un de ses établissements. La formule dite Training plus représente « 60 % de nos nouveaux abonnés », se félicite Marie-Anne Teissier, cofondatrice de Neoness, avec Céline Wisselink. Cette proposition de cashback pour un abonnement mensuel de 30 euros séduit ceux qui, de retour de vacances, prennent pour bonne résolution de se mettre au sport.
Fondée en 2007 par deux anciennes cadres de l’UCPA, l’enseigne (39 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017) accélère ainsi sa conquête de part de marché. En dix ans, elle a trouvé son public. Neoness revendique déjà 150 000 abonnés. A la tête de 31 établissements, dont 25 en Ile-de-France, Neoness a ouvert une dizaine de salles en deux ans. Toutes sont sous le même format low cost : 1 000 à 2 000 m² pour un plateau de machines de musculation en libre-service, une salle de cours collectifs assurés par des coachs et des vestiaires aux douches payantes.
Et toutes les salles Neoness sont à des emplacements de second rang que l’enseigne loue à moindre coût. En complément, fin octobre, la société (400 salariés) a lancé une nouvelle enseigne, Episod, destinée à une clientèle argentée qui préfère un lieu plus chic et plus intimiste pour pratiquer de la « boxe, du cycling, du yoga ou du functional training », explique Mme Teissier. Trois studios Episod ont été inaugurés dans la capitale, dont un dans le quartier de la Bourse.
CMG Sports Club ne cesse de perdre des adhérents, échaudés par ses tarifs à partir de 75 euros par mois
A Paris, son offensive fait transpirer son concurrent, CMG Sports Club. Pionnier des salles de fitness exploitées dans Paris depuis 1979, d’abord sous la marque Gymnase Club puis Club Med Gym, la chaîne parisienne traverse une crise sans précédent....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ A Innsbrück, les championnats du monde renouent avec la montagne pour la première fois depuis la Colombie, en 1995. Souvenirs d’une course infernale.
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Cyclisme : Duitama, Mondiaux de tous les excès

A Innsbrück, les championnats du monde renouent avec la montagne pour la première fois depuis la Colombie, en 1995. Souvenirs d’une course infernale.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 07h39
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 09h53
    |

            Clément Guillou








                        



   


« C’était un peu space. » L’affaire remonte à vingt-trois ans, et la Française Cathy Marsal ne garde plus trop de souvenirs de sa semaine de championnat du monde à Duitama, province de Boyaca, Colombie. Tout juste est-elle en mesure de dire qu’elle ne ressembla à rien de ce qu’elle avait connu auparavant, et à rien de ce qu’elle connut ensuite.
Octobre 1995 : le cadavre de Pablo Escobar est encore chaud, le cartel de Cali vient d’être démantelé, et les FARC livrent une guerre de harcèlement à l’armée colombienne. Alors, pourquoi ne pas organiser un championnat du monde de cyclisme ? La sécurité peut certes poser problème, mais c’est pour le gouvernement l’occasion de montrer la Colombie sous un jour plus favorable.
Les façades ont été repeintes, les drapeaux suspendus aux fenêtres et du gazon planté sur les bas-côtés du parcours. « Les assassinats et les narcotrafiquants passent un temps au second plan, écrit alors Benoît Hopquin, envoyé spécial du Monde. La Colombie voulait démontrer au monde qu’elle n’était pas seulement cela. Sans doute avait-elle également besoin de se le prouver à elle-même. »
Dans ce pays où les coureurs cyclistes, les « escarabajos » (« scarabées »), ont le statut d’idole, on compare l’engouement populaire à la venue du pape Jean Paul II, en 1983. La province de Boyaca est la patrie des cyclistes colombiens, à l’époque comme aujourd’hui. La côte du circuit des championnats du monde, un chemin de chèvres bitumé à la hâte, passe devant la ferme familiale d’Oliverio Rincon, dont le peuple colombien attend qu’il revête le premier arc-en-ciel de l’histoire pour un Sud-Américain. Rincon fait le guide pour la presse européenne : « Ici, le luxe se ramène à une maison en briques, une vache, un cochon et un chien pour monter la garde. » 
El Cogollo, littéralement « le cœur » de la montagne, c’est six kilomètres d’ascension avec des passages à près de 9 %, à répéter quinze fois pour les hommes, sur un parcours de 265 kilomètres. Suisses et Colombiens ont demandé de le raccourcir, mais l’Union cycliste internationale a tenu bon. L’Equipe promet « le Mondial le plus effrayant de l’histoire ». Pire que la montée, il y a la descente vers Duitama, raide et technique, des pointes à plus de 100 km/h pour les plus inconscients.
Du vélo à 2 900 mètres d’altitude

   


Tout cela serait acceptable sur le plancher des vaches, mais Duitama est dans les nuages, à 2 550 mètres d’altitude. La ferme de Rincon, au sommet d’El Cogollo, est à 2 900 mètres. Certains, comme Miguel Indurain ou une partie de l’équipe de France, ont tenté de s’habituer à l’air raréfié avec un stage de trois semaines dans le Colorado, mais en arrivant à Duitama, chacun a le souffle coupé. « Le premier jour, se souvient Lylian Lebreton, on part reconnaître le parcours et un mec avec un vélo pourri, en claquettes, arrive à me suivre tellement je n’avance pas. Je me suis dit : “Si tu ne t’adaptes pas plus vite à l’altitude, tu es mal barré.” »
Cathy Marsal ne garde de Duitama « qu’une sensation de brûlure partout, jusqu’aux oreilles. On est dans une zone un peu bizarre où le corps est chaud et les jambes ne répondent pas ». Jusqu’au jour de la course, qu’elle termine deuxième, derrière Jeannie Longo.

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Est-ce l’altitude ou ce parcours dément ? Plusieurs vainqueurs potentiels, six des dix premiers mondiaux, n’ont pas fait le déplacement. Tony Rominger, Lance Armstrong, Johan Museeuw… et le champion du monde sortant, Luc Leblanc, ainsi que celui qui aurait pu lui succéder, Laurent Jalabert. Les questions de sécurité, aussi, ont pu jouer. En témoigne cette phrase de Richard Virenque, leadeur des Bleus, une fois sur place : « Je regrette d’avoir écouté tout ce qui se racontait sur ce pays et son insécurité. En vérité, toute la Colombie nous prépare un spectacle grandiose. » 
Vingt-trois ans plus tard, les souvenirs de ses coéquipiers ne témoignent pas d’une parfaite tranquillité. « On est arrivés à Duitama dans un coucou où l’on rentrait juste nous et le staff, raconte Lylian Lebreton, 23 ans à l’époque. On atterrit sur une piste ridicule, et là deux rangées de militaires nous attendent à la sortie de l’avion, les armes au poing, pour nous amener à l’hôtel. » « Quand on est arrivé à l’hôtel, complète Laurent Roux, on nous a ordonné de ne pas sortir de l’enceinte. Les nuits étaient très impressionnantes, on entendait comme des détonations de bombe. » Lebreton a plutôt souvenir des « coups de feu » de la nuit de Bogota, « qui mettaient de suite dans l’ambiance ».
Un garde du corps armé pour l’entraînement
A l’entraînement, les cyclistes sont accompagnés par un garde armé. « Et on se dit que s’ils sont là, il y a une raison », dit Cathy Marsal. Les sorties d’entraînement sont permises sur une route unique, sécurisée sur une cinquantaine de kilomètres, que les équipes parcourent aller-retour. « A un certain point, le garde nous demandait de faire demi-tour : au-delà, c’était dangereux », se souvient Lebreton.
Les efforts du gouvernement ont porté leurs fruits : aucun incident ne sera signalé durant les championnats, suivis malgré la pluie par une foule considérable et bruyante. Aucun chien n’a provoqué de dégât majeur, après que de nombreux animaux ont été abattus au cours des semaines précédentes ou raflés par la SPA locale. Aucun chauffard n’a renversé de coureur, après que la radio, principal média d’information, a diffusé abondamment des messages de prévention. Sur les bords du parcours, une multitude de croix en bois rappelle que les accidents de la route sont un fléau colombien.

Les participants au Mondial ont même fait honneur aux spécialités locales. Posé sur son tracteur — il s’est reconverti dans l’agriculture —, Laurent Roux s’autorise cette unique confession : « Ma spécialité locale, je l’ai encore autour du cou. Malgré l’interdiction, on avait monté une escapade à plusieurs dans un 4 × 4 pour aller acheter de l’or, notamment une chaîne que je porte encore. Et des émeraudes, aussi. » Rien d’autre ? « Rien d’autre. »
Cocaïne et EPO

   


Un bavard a parlé à Vélo Magazine, dans le numéro de septembre 2018 : les staffs techniques auraient passé la semaine le nez dans la poudre, et la soirée du dimanche clôturant les Mondiaux aurait laissé des traces : « La coke circulait partout, confie un cycliste français au magazine. Nous, les coureurs, on a testé le dernier soir. Ce n’est pas la peur d’être contrôlés positifs qui nous freinait à l’époque ! »
Ni à la cocaïne, ni à autre chose. En 1995, la molécule miraculeuse qu’est l’EPO commence à être largement répandue dans le peloton mais demeure indétectable. La limite de 50 % d’hématocrite (proportion de globules rouges dans le sang) n’est pas encore fixée, de sorte que la prise d’EPO est décomplexée. Entre juin et décembre de cette année-là, Richard Virenque en reçoit vingt-deux injections, selon les carnets du soigneur Willy Voet saisis à l’occasion de l’affaire Festina.
Autre indice : le 18 octobre 1995, dix jours après le Mondial, Marco Pantani (3e) est admis à l’hôpital après une chute sur la course Milan-Turin. Son opération durera plus longtemps que prévu en raison de la fluidité de son sang : son hématocrite est mesuré à 60,1 %, son hémoglobine à 20,8 grammes par décilitre, des valeurs exceptionnellement hautes et dangereuses.
Pantani est suivi par le docteur Francesco Conconi qui, depuis plusieurs années, est missionné par les autorités sportives pour élaborer un test de détection de l’EPO…, qu’il administre à certains des plus grands sportifs italiens. Ces années-là, Conconi et ses assistants Michele Ferrari et Ilario Casoni suivent à eux trois la quasi-totalité des grands leadeurs.
Signe des temps, dans les journaux de l’époque, on parle davantage des médecins des coureurs que de leurs directeurs sportifs. A raison : dans les commentaires d’après-course, il sera fait grand cas de la progression du nouveau champion du monde, l’Espagnol Abraham Olano, depuis qu’il suit les préceptes de Michele Ferrari.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le Portugais risque d’être le treizième entraîneur débarqué en onze ans par le président nantais. Avant son possible dernier match, il a tenu une conférence de presse éclair.
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Ligue 1 : A Nantes, Waldemar Kita a déjà préparé les valises de Miguel Cardoso

Le Portugais risque d’être le treizième entraîneur débarqué en onze ans par le président nantais. Avant son possible dernier match, il a tenu une conférence de presse éclair.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 22h55
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 12h29
    |

                            Alexandre Pedro (Nantes, envoyé spécial)








                        



   


Avant de la prendre, Miguel Cardoso a ouvert la porte, celle de la salle de presse du Football club de Nantes (FCN), à la Jonelière. Comme un besoin urgent d’air frais. Si l’été indien s’étire le long des bords de l’Erdre, ce qui rend l’atmosphère suffocante tient surtout à sa situation professionnelle. En poste depuis le 26 juin, le Portugais de 46 ans — à l’allure, avec son crâne lisse, du prof de sport qu’il a été dans une première vie — est un entraîneur condamné.
« Comment allez-vous ? », s’enquiert-il ce vendredi 28 septembre, le visage fermé, devant la quinzaine de journalistes au moment de prendre place. Lui a sans doute connu mieux. Avant-dernier de Ligue 1 après sept journées, torpillé depuis des semaines par voie de presse par son président, Waldemar Kita, qui l’accuse de « jouer à la baballe » ou de laisser « des millions [des joueurs achetés cet été] sur le banc », Cardoso vit depuis des semaines un très long entretien préalable à un licenciement.

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Celui-ci devrait être acté après le déplacement à Lyon (samedi à 20 heures), avancent L’Equipe et 20 Minutes, se basant sur des sources internes au club. Une vieille connaissance de la maison, Vahid Halilhodzic (attaquant du FCN entre 1981 et 1986) attendrait stylo à la main que la place se libère pour parapher son contrat.
Mais Miguel Cardoso entraîne encore jusqu’à preuve du contraire les « Canaris ». Pourtant, quand on l’a vu déplier une feuille A4 et lire quelques mots rédigés par ses soins dans un excellent français, l’idée d’une démission fracassante a flotté dans la salle. « Un mot seulement, a-t-il attaqué devançant la première question, un mot qui manque beaucoup en ce moment : “respect”. Je parle de respect pour mes joueurs, pour moi-même et pour un grand club qui s’appelle le FC Nantes, qui a une grande histoire, une identité, des valeurs. »
La suite de son préambule décevra ceux l’imaginant régler ses comptes avec Waldemar Kita avant de ranger ses cartons. « Je ne crache pas dans les plats dans lesquels je mange, on a bien parlé du match de samedi avec le président, de celui contre Bordeaux [le 6 octobre]. On a fait une très bonne préparation. » Il ajoute plus loin, après une nouvelle question sur son cas personnel : « Mon ami, interpelle-t-il, j’ai un contrat de deux ans avec le FC Nantes. Posez des questions sur le match de Lyon s’il vous plaît. »
Cardoso refuse l’évidence
Deux options s’offrent face à son attitude. Cardoso sait son sort scellé, n’ignore pas que Kita (président et propriétaire du Football club de Nantes depuis 2007) a usé, consommé, remercié douze autres entraîneurs en onze ans avant lui et souhaite soigner sa sortie afin de ménager sa réputation de technicien pour la suite. Il a échoué certes, mais sans renier sa philosophie de jeu et respectant jusqu’au bout « l’institution » du club.
Ou alors le Portugais est ce genre d’éternel optimiste à croire qu’il reste une barque cachée sur le Titanic quand le personnel de bord assure pourtant qu’elles ont été toutes jetées à l’eau. L’ancien technicien de Rio Ave cite alors plusieurs cas de collègues « dans la merde [sic] » et qui ont fini par redresser la barre. Les exemples sont souvent ceux de compatriotes : des débuts de Leonardo Jardim à Monaco à ceux de Paulo Fonseca (dont il était l’adjoint) au Chakhtar Donestk, en Ukraine.
« On va le faire ensemble », promet-il avant de brutalement prendre congé des journalistes. La faute à une nouvelle question — posée avec une infinie précaution pourtant — sur son cas personnel. « OK, merci beaucoup », coupe-t-il après onze minutes d’un drôle d’exercice.

⚽🇫🇷 Agacé, Miguel Cardoso a quitté la conférence de presse en claquant la porte ! 😡😡

— AfterRMC (@After Foot RMC)


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Avec Miguel Cardoso, le FCN devait renouer avec une certaine idée du football. Sans oser parler du « jeu à la nantaise » que les moins de 20 ans considèrent comme une légende urbaine, le technicien arrivé de Rio Ave promettait un jeu de possession, tourné vers l’attaque, loin du froid réalisme de son prédécesseur l’Italien Claudio Ranieri, champion de la victoire 1-0 lors des six premiers mois la saison dernière. Mais ses belles intentions se sont fracassées sur la dure réalité de la Ligue 1, du manque de talent de ses joueurs offensifs et de l’impatience chronique de son président.
Kita pensait déjà à Halilhodzic cet été
Le ver était peut-être dans le fruit dès le départ. L’entrepreneur franco-polonais se serait laissé imposer le choix de Cardoso par les responsables de la formation et par son fils, Franck, directeur général du club. Ce dernier aurait d’ailleurs assez vite changé d’avis sur un technicien très (trop ?) analytique, passé par l’université portugaise comme José Mourinho, Carlos Queiroz ou Leonardo Jardim, et adepte de très longues séances vidéo peu au goût des joueurs nantais.
Kita père penchait déjà cet été pour Vahid Halilhodzic. Le Bosnien de 66 ans, passé sur les bancs de Lille, du PSG, de Rennes ou de l’Algérie, entretient cette image ce capitaine de caserne capable de renvoyer chez eux deux joueurs (les Rennais Diatta et Réveillère en 2003) pris en pleine partie de Playstation nocturne la vieille d’un match.

   


Kita/Halilhozdic, sur le papier cela ressemble à l’union du feu avec le feu. Le propriétaire du FCN (et ancien attaquant… de La Ferté-sous-Jouarre, en Seine-et-Marne, dans les années 1970-1980) n’aime rien de plus que se mêler de recrutement, de tactique et suggérer quelques ajustements à ses nombreux entraîneurs. L’homme serait du genre à dîner chez un étoilé et à passer en cuisine en fin de repas pour expliquer au chef la cuisson de la poularde.
Elie Baup (en poste entre 2008 et 2009) donnait le mode d’emploi de son ancien employeur pour 20 Minutes. « Il [Kita] aime qu’on l’écoute, qu’on partage avec lui nos idées. Il ne faut pas être fermé avec lui. Si tu lui dis qu’il est bidon et qu’il ne connaît rien au foot, ça se passe mal… » Waldemar Kita, lancé depuis 2016 dans une technologie qu’il prédit comme révolutionnaire, la pénoplastie (un traitement pour augmenter la taille du pénis), a déjà trouvé le secret pour raccourcir la durée de vie des entraîneurs au FC Nantes. Pour Miguel Cardoso, cela ne devrait plus être qu’une question d’heures.



                            


                        

                        


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L’Europe vire en tête face aux Etats-Unis après la première journée de la Ryder Cup

Menés 3 à 1 après les doubles de la matinée, les Européens ont renversé la tendance face à un Tiger Woods qui n’a guère brillé.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 21h42
   





                        



   


Un sursaut impérial. Mal partie après la matinée du vendredi 28 septembre, l’Europe a totalement inversé la tendance l’après-midi pour finalement virer en tête devant les Etats-Unis (5 à 3) à l’issue d’une première journée de la Ryder Cup disputée en France, à Saint-Quentin-en-Yvelines.
Les Européens ont d’abord été menés 3 à 1 à l’issue des doubles de la matinée, joués en format « fourballs » : les quatre joueurs jouent chacun sa balle et le meilleur score réalisé est pris en compte, à chaque trou.
Mais ils ont ensuite remporté les quatre parties de double en « foursomes » disputées vendredi après-midi, c’est-à-dire que les deux joueurs de la même équipe n’ont qu’une seule balle qu’ils jouent alternativement.
La star américaine Tiger Woods, associée à Patrick Reed, n’aura guère brillé pendant cette journée. Le « Tigre », qui n’affiche pas en Ryder Cup des statistiques dignes de son palmarès, va tenter samedi de redresser la barre face à ses bourreaux de vendredi, la paire Fleetwood-Molinari.
Pour les autres doubles prévus samedi matin, côté européen, Sergio Garcia a été associé à Rory McIlroy. Cette paire affrontera le duo Finau-Koepka. Les deux autres doubles opposeront Rahm-Poulter à Spieth-Thomas, et Casey-Hatton à Johnson-Fowler.

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