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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Croisement d’un 4 × 4, d’un monospace et d’une berline, le sport utility vehicle est en passe de s’imposer comme la première « espèce » automobile en Europe. Une aubaine pour les constructeurs, que pourraient menacer de mauvaises performances environnementales.
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Automobile : la folie du SUV

Croisement d’un 4 × 4, d’un monospace et d’une berline, le sport utility vehicle est en passe de s’imposer comme la première « espèce » automobile en Europe. Une aubaine pour les constructeurs, que pourraient menacer de mauvaises performances environnementales.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 17h30
    |

            Jean-Michel Normand








                        



                                


                            

SUV, pour sport utility vehicle. Littéralement, « voiture utilitaire à caractère sportif ». Importé des Etats-Unis dans les années 1990, le terme est hermétique, voire abscons, mais il désigne une réalité parfaitement tangible dans le monde entier. Des voitures hautes sur roues, à la proue imposante, qui installent leurs occupants bien au-dessus du trafic et dont se sont entichées toutes les marques automobiles, au point, parfois, de ne plus envisager de fabriquer autre chose.
Héritier du 4 × 4, dont il arbore de faux airs, le SUV offre une habitabilité proche de celle d’un monospace et un style qui rappelle celui d’une berline. Cette identité multiple, attrape-tout, a concrétisé un vieux rêve des constructeurs automobiles : celui de la voiture universelle que l’on peut diffuser dans le monde entier sans être contraint de se plier à de complexes et coûteuses adaptations aux us et coutumes locaux.
Le SUV est un raz-de-marée. « Cette année, sa part dans les immatriculations va encore bondir de 5 points dans l’Union européenne pour atteindre 35 %. En Chine, il pèse 40 % des ventes et aux Etats-Unis, il frôle les 50 % hors pick-up. Toutes les autres silhouettes – berlines, breaks, monospaces… – perdent du terrain », constate Ronan Noizet, expert automobile au sein du cabinet IHS Markit.
Divine surprise
En 2020, le SUV sera la première « espèce » automobile vendue en Europe. Selon une étude de L’Argus, les marques les plus engagées dans la course au SUV – hormis Jeep et Land Rover, dont c’est l’unique spécialité – sont Jaguar (78 % des ventes en France), Volvo (72 %), Nissan (71 %), mais aussi Peugeot (47 %), loin devant Renault (26 %). Dans la quasi-totalité des cas, les constructeurs les plus « SUVisés » sont aussi ceux qui réalisent les meilleures performances commerciales – et les plus rentables.
Un SUV coûte à peine plus cher à produire, mais il se vend au prix d’un modèle de catégorie supérieure
Alors qu’elle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Il faudra attendre 2022 pour voir dans les concessions de la marque italienne le « FUV » (Ferrari Utility Vehicle). Un choix commercial qui fait franchir à ce constructeur légendaire un Rubicon stylistique.
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« Purosangue », le périlleux virage de Ferrari

Il faudra attendre 2022 pour voir dans les concessions de la marque italienne le « FUV » (Ferrari Utility Vehicle). Un choix commercial qui fait franchir à ce constructeur légendaire un Rubicon stylistique.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 17h30
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            
Il s’appellera « Purosangue », le « pur-sang » en italien, en référence au légendaire cheval cabré qui orne les calandres de la plus célèbre marque automobile sportive au monde. C’est donc chose décidée, Ferrari aussi aura son SUV. Le nouveau patron de la marque, Louis Camilleri, qui a succédé à l’emblématique Sergio Marchionne, décédé le 25 juillet, l’a confirmé le 18 septembre, lors de la présentation à la presse du nouveau plan stratégique de l’entreprise.
Les dirigeants de Ferrari savent bien que les puristes de la marque aux bolides rouges n’apprécient guère ce virage périlleux. Le choix d’un 4 × 4 au cheval cabré n’est d’ailleurs pas complètement assumé au siège de Maranello, près de Bologne. Tout en faisant son annonce, M. Camilleri a souligné qu’il « détestait entendre SUV dans la même phrase que Ferrari » et assuré que le modèle créé « sera unique de nombreuses manières. Ce sera sans erreur, une Ferrari avec des caractéristiques qui n’ont jamais été vues auparavant ».
C’est Sergio Marchionne lui-même qui avait pris cette décision sacrilège en janvier, annonçant alors, peut-être emporté par son enthousiasme, que le véhicule pourrait sortir dès la fin 2019. Finalement, Purosangue sera commercialisé à la fin du plan stratégique, soit en 2022. Comble du blasphème, ce « FUV » (Ferrari Utility Vehicle), pour reprendre l’expression de M. Marchionne, sera largement électrifié, comme 60 % du catalogue du constructeur dans quatre ans.
Motivations clairement financières
Les circonvolutions des patrons de l’entreprise n’y changeront rien : en décidant de franchir ce Rubicon stylistique, le constructeur aux seize titres de champion du monde de F1 suit le courant du moment, emboîtant le pas à de nombreuses marques sportives automobiles.
Porsche a désormais deux SUV à son catalogue (Cayenne et Macan). Le Levante fait les beaux jours de Maserati depuis 2016. La Lamborghini Urus, présentée comme la quatre-roues motrices...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Dans un entretien au « Monde », l’historien de l’automobile Jean-Louis Loubet juge que cette appétence actuelle pour le sport utility vehicle est incompréhensible et va à l’encontre de l’évolution de nos sociétés.
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« Le phénomène SUV est hors de toute logique économique et écologique »

Dans un entretien au « Monde », l’historien de l’automobile Jean-Louis Loubet juge que cette appétence actuelle pour le sport utility vehicle est incompréhensible et va à l’encontre de l’évolution de nos sociétés.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 17h30
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            
Professeur d’histoire contemporaine à l’université d’Evry-Val d’Essonne, Jean-Louis Loubet est un spécialiste reconnu de l’automobile et des mutations de cette industrie. Il analyse le nouvel engouement qui secoue le secteur.
Trouve-t-on dans l’histoire automobile, depuis l’après-guerre, des phénomènes équivalents à la « révolution SUV » ?
On peut citer deux exemples de tentatives de rupture similaires, qui ont connu des destins très différents. D’abord, au début des années 1950, Renault a tenté d’imposer une famille de véhicules tout à fait décalés, appelée la gamme Colorale. Les Renault Colorale étaient issues d’une espèce de croisement entre un véhicule de ville et un véhicule utilitaire. La clientèle ciblée était à la fois les familles qui peuplaient la campagne française et les habitants des colonies… Le nom Colorale est d’ailleurs bâti à partir des deux adjectifs : colonial et rural.
Ce véhicule était vaste et logeable, il pouvait avoir quatre roues motrices. Il avait finalement beaucoup des caractéristiques des SUV que l’on connaît aujourd’hui. Or, ce modèle a été un échec total. Il ne correspondait pas du tout aux attentes des clients. On lui reprochait d’être lourd, très glouton en essence… Voilà une première rupture. Elle est ratée.
Pour le deuxième exemple, nous sautons à 1984, lorsque Renault – à nouveau – sort l’Espace, le premier monospace. C’est, là aussi, une vraie rupture, puisque les ingénieurs proposent une silhouette tout à fait différente de ce que l’on voit à l’époque : un surprenant métissage de berline et d’utilitaire. Et celle-ci va connaître le succès, même si on ne se souvient pas forcément aujourd’hui qu’il a fallu à l’Espace un peu de temps pour s’imposer. Finalement, c’est un segment dans lequel la clientèle familiale et bourgeoise s’est engouffrée. Le concept a été beaucoup copié, et s’est démocratisé, chez Renault, avec Scenic, voire Twingo.
Le phénomène SUV serait-il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Près de 300 personnes ont réclamé le respect du travail dominical encadré, en cours depuis vingt ans, après l’annulation d’un arrêté préfectoral.
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Travail dominical à Rennes : rassemblement des élus, syndicats et salariés devant un supermarché

Près de 300 personnes ont réclamé le respect du travail dominical encadré, en cours depuis vingt ans, après l’annulation d’un arrêté préfectoral.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 13h51
   





                        


Salariés, élus de Rennes Métropole et syndicats se sont rassemblés, dimanche 30 septembre, devant le supermarché Carrefour de Chartres-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) pour réclamer le respect du travail dominical encadré, en cours depuis vingt ans, après l’annulation d’un arrêté préfectoral. Près de 300 personnes étaient présentes à l’entrée du supermarché. Certains brandissaient des pancartes où l’on pouvait lire : « Le dimanche, c’est sacré, on ne veut pas travailler », « les balades en famille, c’est fini ».

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Des élus de tous bords politiques, vêtus de leur écharpe, sont venus en soutien, ainsi que des salariés des grandes surfaces avoisinantes et des familles. Damien Gros, secrétaire général CFDT d’Ille-et-Vilaine, réclame « le respect du repos dominical ». « Il y a en qui sont favorables à travailler le dimanche pour gagner plus, mais en vérité il n’y a pas de véritable compensation parce qu’on les fait travailler moins en semaine », a-t-il dénoncé. « Nous sommes venus faire valoir le droit des salariés au repos dominical, la protection des commerces de proximité dans nos villes et nos bourgs et le respect du dialogue social », a déclaré Emmanuel Couet, le président de Rennes Métropole.
Vice dans la procédure 
Depuis une vingtaine d’années, des accords entre le patronat et les syndicats au Pays Rennes (77 communes) ont permis de réguler l’ouverture des dimanches dans les commerces. En moyenne, trois ouvertures étaient autorisées. Le dernier accord remonte au 2 mai 2016 où le préfet d’Ille-et-Vilaine a pris un arrêté ordonnant « la fermeture le dimanche des commerces de détail à prédominance alimentaire d’une surface de vente supérieure à 700 m2 dans le pays de Rennes ».
Mais le tribunal administratif de Rennes a annulé, le 6 avril, cet arrêté au motif « d’un vice dans la procédure de consultation des établissements concernés par l’arrêté ». Après une nouvelle consultation, « il ressort que l’accord n’a pas recueilli l’assentiment d’un nombre d’entreprises correspondant à la majorité des établissements concernés », a précisé la préfecture d’Ille-et-Vilaine.
Faute de consensus, ce sont donc les dispositions du code du travail qui s’appliquent. Ainsi, les commerces de détail de denrées alimentaires peuvent bénéficier d’une dérogation au repos dominical, explique la préfecture.
Devant l’entrée du Carrefour de Chartres-de-Bretagne, des salariés ont distribué des tracts et fait signer une pétition. « Nous voulons impliquer les consommateurs, ils peuvent agir en ne venant pas faire leurs courses le dimanche, un jour aussi, ça sera leur tour », a déclaré Jean Dallé, de la CGT 35. Sollicité, le directeur du magasin s’est refusé à tout commentaire.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Comme chaque début de mois, de nouvelles mesures entrent en vigueur. Tour d’horizon des changements qui peuvent vous concerner dès aujourd’hui.
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Garde d’enfant, gaz, cotisations chômage… ce qui change au 1er octobre

Comme chaque début de mois, de nouvelles mesures entrent en vigueur. Tour d’horizon des changements qui peuvent vous concerner dès aujourd’hui.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 12h13
   





                        



   


Coup de pouce financier pour les familles monoparentales, hausse des prix du gaz, disparition des cotisations salariales pour l’assurance-chômage : voici quelques changements qui vont intervenir dans la vie des Français à partir du 1er octobre et début novembre.
Le plafond du complément libre choix du mode de garde (CMG), allocation versée aux parents qui recourent à un mode d’accueil individuel pour la garde de leur enfant de moins de six ans, sera revalorisé de 30 % à partir 1er octobre pour les familles monoparentales. Cette mesure permettra à tous les parents qui élèvent seuls un ou plusieurs enfants en bas âge d’être mieux aidés financièrement lorsqu’ils recourent à un assistant maternel, une garde à domicile ou une micro-crèche.

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Les tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie à 4,5 millions de ménages vont augmenter en moyenne de 3,25 % en octobre. L’augmentation sera de 1 % pour les utilisateurs de gaz pour la cuisson, de 3,3 % pour ceux ayant recours à cette énergie pour se chauffer et de 2 % pour les utilisateurs qui en font un double usage cuisson et chauffage. Il s’agit du sixième mois consécutif de hausse.

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Les cotisations salariales pour l’assurance-chômage, déjà passées de 2,4 % à 0,95 % en janvier, disparaissent complètement au 1er octobre, ce qui va se traduire par une hausse du salaire net perçu à la fin du mois. La baisse de la cotisation assurance-chômage de janvier, ainsi que la suppression de la cotisation assurance-maladie à cette date, avait été contrebalancée par une hausse de 1,7 point de la CSG à l’ensemble des revenus. L’augmentation du salaire effectivement perçue par les salariés sera donc plus importante à la fin d’octobre qu’à la fin de janvier.

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La dématérialisation des marchés publics devient obligatoire à compter du 1er octobre. Concrètement, les entreprises ou associations qui concourent à l’obtention d’un marché public d’un montant supérieur à 25 000 euros hors taxes devront transmettre leur candidature, ainsi que leurs demandes d’information, par voie électronique. Les courriers d’attribution ou de rejet seront eux aussi transmis de façon dématérialisée par les acheteurs.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Dans sa chronique, l’historien Antoine Lilti revient sur l’article de loi qui vise à faire payer les moteurs de recherche et les réseaux sociaux qui agrègent des liens vers les différents sites de presse.
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« Le droit d’auteur est-il bien adapté aux nouveaux usages et aux nouvelles technologies ? »

Dans sa chronique, l’historien Antoine Lilti revient sur l’article de loi qui vise à faire payer les moteurs de recherche et les réseaux sociaux qui agrègent des liens vers les différents sites de presse.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 09h00
    |

                            Antoine Lilti (Historien)








                        



                                


                            

Chronique Résonances. Un spectre hante l’Europe : les GAFA. Ces ­multinationales prédatrices (Google, Amazon, Facebook, Apple) incarnent commodément un néolibéralisme sans foi ni loi, désireux de transformer nos vies en marchandises : nos données personnelles, la culture, et même l’information. Face à la menace, le Vieux Continent cherche la parade. En votant, le 12 septembre, une directive renforçant la protection du droit d’auteur sur Internet, le Parlement européen aurait lancé la contre-attaque. C’est du moins le récit que proposent les nombreux défenseurs de cette directive. En France, le président de la République n’a pas manqué de saluer « un combat fondamental » pour « assurer notre liberté et défendre notre modèle ».
Le paysage, en réalité, est plus complexe. Les opposants à la directive ne rassemblaient pas seulement les lobbys de la Silicon Valley, mais aussi des acteurs de l’Internet libre et collaboratif, depuis Wikipédia jusqu’aux militants du Parti pirate. On peut les taxer de naïveté, et juger que libéraux et libertaires se rejoignent, en fin de compte. Mais on peut aussi remarquer que de nombreux juristes, économistes, spécialistes de l’économie numérique se montrent sceptiques, voire ouvertement critiques. Ils mettent en avant l’inefficacité de certains dispositifs, déjà testés sans succès, notamment en Espagne ou en Allemagne. Ils s’inquiètent des risques de censure induits par la directive, ou de la disparition des pratiques créatives (parodies, réemplois, mèmes) qui se sont épanouies grâce à la liberté de l’Internet et font désormais partie de la culture numérique. Le droit d’auteur, cet héritage de la modernité libérale et de la galaxie Gutenberg, est-il bien adapté aux nouveaux usages et aux nouvelles technologies ?
Un point, en particulier, cristallise les débats : l’article 11, qui attribue aux éditeurs de presse un « droit voisin » du droit d’auteur. Il vise à faire payer les moteurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Le recours au crédit entre personnes physiques doit rester occasionnel et respecter certaines règles explique Karine Lecocq, ingénieure patrimoniale chez Lazard Frères Gestion.
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« Il faut rester attentif au contexte dans lequel le prêt à un proche est consenti »

Le recours au crédit entre personnes physiques doit rester occasionnel et respecter certaines règles explique Karine Lecocq, ingénieure patrimoniale chez Lazard Frères Gestion.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 06h15
   





                        



   


Question à un expert
Comment aider financièrement un enfant ou une autre personne ?
Le recours au prêt entre personnes physiques est un moyen simple et libre d’aider temporairement vos proches, sous réserve que ce type d’opération reste occasionnel et respecte certaines règles.

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Qu’ils soient écrits, enregistrés, notariés ou simplement verbaux et dès lors que leur montant excède 760 euros, ces prêts doivent obligatoirement être déclarés à l’administration fiscale. La déclaration est adressée par le débiteur au service des impôts, en même temps que sa déclaration de revenus l’année suivant celle de la conclusion du prêt.
Donation déguisée
Afin d’éviter l’écueil d’un redressement sur le fondement d’une donation déguisée, il faut rester attentif au contexte dans lequel le prêt est consenti. Outre le formalisme minimum de déclaration du contrat à l’administration fiscale, le prêt devrait prévoir un terme, le débiteur devrait honorer ses échéances et les intérêts dus au créancier si une rémunération a été prévue ; un point de vigilance devrait être porté à l’âge du créancier au moment de la conclusion du prêt ou son âge théorique au terme de celui-ci.
Par prudence, le prêt devrait financer un bien ou un projet particulier, et non constituer une poche de liquidités disponibles durablement pour le débiteur. Un prêt doit rester ce qu’il est, c’est-à-dire que le créancier ne doit pas se dépouiller irrévocablement. Si l’intention est en réalité libérale, il convient sans doute de s’orienter vers une donation.
Karine Lecocq, ingénieure patrimoniale chez Lazard Frères Gestion



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le milliardaire a conclu un accord à l’amiable avec le gendarme boursier américain selon lequel il devra payer un total de 40 millions de dollars d’amende.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/09/2018
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Fraude : Elon Musk forcé de démissionner du poste de président du conseil d’administration de Tesla

Le milliardaire a conclu un accord à l’amiable avec le gendarme boursier américain selon lequel il devra payer un total de 40 millions de dollars d’amende.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 00h00
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 11h29
   





                        


Elon Musk a réussi à sauver l’essentiel malgré les accusations de fraude. L’emblématique fondateur de Tesla a conclu un accord à l’amiable avec le gendarme de la Bourse américaine (Securities and Exchange Commission, SEC) au terme duquel il abandonne son poste de président du conseil d’administration de cette entreprise. Il ne pourra pas reprendre ce poste pendant trois ans. Il conserve toutefois la direction des opérations du constructeur de voitures électriques high-tech.
Selon les termes de l’accord rendu public samedi 29 septembre, M. Musk et l’entreprise Tesla doivent également payer 20 millions de dollars (17,2 millions d’euros) d’amende chacun.

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« L’ensemble des mesures annoncées aujourd’hui sont faites pour répondre aux actes reprochés en renforçant la gouvernance d’entreprise de Tesla et la supervision, afin de protéger les investisseurs », a souligné Stephanie Avakian, codirectrice à la SEC.
Selon l’accord, Tesla devra aussi nommer deux directeurs indépendants au conseil d’administration, dont l’un prendra la présidence. Un moyen pour le gendarme de la Bourse de s’assurer que le fantasque patron de Tesla soit mieux supervisé par son conseil d’administration, tout comme sa communication.
Fin des poursuites engagées jeudi
Cet accord à l’amiable « est dans le meilleur intérêt de nos marchés et de nos investisseurs, y compris les actionnaires de Tesla », a déclaré le président de la SEC, Walter Joseph Clayton.

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Il met fin aux poursuites engagées jeudi par le gendarme de la Bourse, qui avait provoqué un coup de tonnerre en accusant Elon Musk d’avoir induit en erreur les investisseurs en évoquant dans un tweet un retrait de la Bourse de son entreprise, dont il est le principal actionnaire avec une part de quelque 20 %. La SEC réclamait, en outre, que M. Musk soit banni à vie de la direction d’une entreprise cotée.
Le titre Tesla s’était alors effondré cédant quelque 14 % lors de la séance boursière du lendemain.
Le milliardaire avait créé la stupeur en affirmant dans un tweet, en cours de séance, le 7 août, qu’il voulait retirer son groupe de la Bourse lorsque l’action Tesla atteindrait 420 dollars assurant qu’il avait pour ce faire déjà sécurisé les financements nécessaires. Il n’en était rien, a accusé la SEC.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Lors d’un bain de foule dans la commune de Goyave, le chef de l’Etat a échangé avec un jeune homme, affirmant qu’il faut « mettre le pied à l’étrier » pour retrouver un emploi.
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Macron appelle à accepter une offre d’emploi « même si ce n’est pas exactement ce qu’on veut »

Lors d’un bain de foule dans la commune de Goyave, le chef de l’Etat a échangé avec un jeune homme, affirmant qu’il faut « mettre le pied à l’étrier » pour retrouver un emploi.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 19h56
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 00h20
   





                        



   


Le ton reste résolument incitatif, en dépit des nombreuses critiques évoquant un mépris présidentel. Emmanuel Macron à de nouveau appelé vendredi 28 septembre les chômeurs à accepter les offres d’emploi « même si ce n’est pas exactement ce qu’on veut », afin de « se mettre le pied à l’étrier », lors d’un échange à la fin de sa visite en Guadeloupe.

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Lors d’un bain de foule dans la commune de Goyave, le chef de l’Etat a échangé avec un jeune homme. En lui rappelant ses propos controversés sur « traverser la rue pour trouver un emploi », ce dernier lui a objecté que « ce n’est pas comme ça que ça fonctionne ».
« Il y a des secteurs qui embauchent qui correspondent à vos formations ou qui ne nécessitent pas de formation et où il faut aussi accepter dans un premier temps, pour se mettre le pied à l’étrier, d’y aller. Et ce n’est pas un gros mot de dire (ça) à notre jeunesse. »

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« Je sais comment vous vivez »
Son jeune interlocuteur lui a alors rappelé les difficultés économiques aux Antilles. « Vous savez comment nous vivons », a-t-il plaidé. « Je sais comment vous vivez, c’est pour ça que je viens ici, (mais) c’est facile pour personne. Je suis toujours aux côtés de ceux pour qui c’est pas facile, sinon je serais pas là et je me battrais pas chaque jour », a répondu M. Macron. « Parce que sinon, on est dans une société qui en quelque sorte demande toujours la solution à l’autre », a jugé le chef de l’Etat.
En conseillant il y a deux semaines à Paris à un jeune horticulteur au chômage de chercher un emploi dans les cafés-restaurants, où il suffirait de « traverser la rue » pour décrocher un travail, Emmanuel Macron avait suscité la polémique. Le chef de l’Etat s’était à la fois vu reprocher une forme de condescendance vis-à-vis des chômeurs, mais également d’appeler les demandeurs d’emploi à renoncer aux secteurs auxquels ils aspirent.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Les deux usines du constructeur d’automobiles japonais outre-Manche emploient actuellement quelque 3 000 personnes.
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En cas de Brexit dur, Toyota interrompra sa production au Royaume-Uni

Les deux usines du constructeur d’automobiles japonais outre-Manche emploient actuellement quelque 3 000 personnes.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 15h28
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 17h16
   





                        


Le patron du constructeur automobile japonais Toyota au Royaume-Uni, Marvin Cooke, a prévenu samedi 29 septembre que l’usine britannique de Burnaston verrait sa production temporairement interrompue en cas d’une sortie de l’Union européenne sans accord. « Je pense que si le Royaume-Uni rompt avec l’UE à la fin de mars, la production s’arrêtera dans notre usine », a prévenu M. Cooke, interrogé par la BBC.
Il a dit ignorer si cette interruption durerait « seulement quelques heures, des jours ou des mois ». M. Cooke a dit que cela pourrait aussi affecter l’avenir de l’usine à plus long terme, en raison de coûts supplémentaires d’importation et d’exportation qui rogneraient sa compétitivité. « Malheureusement, cela réduirait le nombre de voitures fabriquées au Royaume-Uni et cela entraînerait des pertes d’emplois. »

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Selon la BBC, l’usine de Burnaston (centre de l’Angleterre), dont la production dépend notamment de composants importés de l’UE, a produit près de 150 000 voitures l’an dernier, 90 % étant destinées à l’exportation vers l’UE. Avec l’autre usine implantée à Deeside (nord du pays de Galles), Toyota emploie en tout quelque 3 000 personnes dans le pays.
Les négociations dans une « impasse »

   


Le ministre des entreprises, Greg Clark, a déclaré samedi que cet avertissement de l’entreprise japonaise mettait en exergue la nécessité pour Londres de conclure un accord de divorce avec l’UE. Toyota n’est pas le premier constructeur automobile à alerter sur les conséquences d’un Brexit dur au Royaume-Uni.
En juillet, Jaguar Land Rover avait menacé de réduire ses dépenses dans le pays dans cette éventualité. Deux mois plus tard, en septembre, BMW avait annoncé que son usine fabriquant la Mini au Royaume-Uni fermerait quatre semaines une fois la sortie de l’UE effective afin d’éviter toute perturbation en cas de Brexit sans accord.
Les Vingt-Sept et Londres doivent s’entendre en octobre ou novembre sur l’accord scellant leur divorce ainsi que sur une déclaration fixant le cadre de leur future relation. Mais la première ministre britannique, Theresa May, a déclaré que les négociations sur le Brexit étaient dans une « impasse » à la suite du rejet de ses propositions par les dirigeants européens au sommet informel de Salzbourg (Autriche) en septembre.

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Comment 2018 est devenue une année noire pour Facebook

La faille informatique qui a affecté 50 millions de comptes Facebook met encore davantage l’entreprise en difficulté, après une année déjà catastrophique.





LE MONDE
 |    29.09.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 21h37
    |

            Morgane Tual





Un coup dur de plus pour Facebook. Vendredi 28 septembre, le plus grand réseau social du monde (2,23 milliards d’utilisateurs actifs chaque mois) a annoncé que 50 millions de ses comptes avaient été affectés par une faille de sécurité. La faille a permis à des pirates de mettre la main sur des éléments clés d’identification des comptes concernés, au point de pouvoir potentiellement s’y connecter.
L’enquête interne et les investigations du FBI n’en sont qu’à leur début, qui doivent tenter de déterminer qui sont les pirates, et ce qu’ils ont pu faire concrètement de leur exploitation des « bugs » contenus, à l’origine, dans le code de Facebook. Mais l’annonce a déjà de quoi fortement ébranler la confiance des utilisateurs, au cours d’une année 2018 qui s’impose comme la pire vécue dans la courte existence de l’entreprise.
Manipulation politique ?
Le cauchemar a commencé en mars, avec le scandale Cambridge Analytica : deux enquêtes du Guardian et du New York Times ont révélé comment cette entreprise, spécialiste de l’influence politique et proche de Donald Trump, avait indirectement siphonné les données de 87 millions d’utilisateurs de Facebook sans leur consentement.

        Lire nos explications :
         

          Comment une entreprise proche de Trump a siphonné les données de millions d’utilisateurs de Facebook



Ces données ont-elles été exploitées afin de favoriser la victoire de Donald Trump ? La réponse demeure toujours incertaine, alors que Facebook tentait déjà d’y voir clair dans l’utilisation de sa plate-forme par des Russes pour influencer l’élection présidentielle américaine de 2016.
L’affaire Cambridge Analytica a renforcé des soupçons latents. L’entreprise vantait sa capacité à établir des profils psychologiques et politiques d’internautes à partir de leurs données Facebook, afin de définir au mieux ensuite les publicités et les messages à leur diffuser pour les influencer. Ainsi, le monde découvrait que Facebook avait laissé des données d’utilisateurs se faire aspirer et que celles-ci pouvaient être exploitées afin de tenter d’influencer des élections. Preuve que Facebook était devenu, sans trop de résistance, un outil politique, et un enjeu pour l’avenir de la démocratie.

        Lire l’enquête :
         

          Facebook est-il un danger pour la démocratie ?




   


Cette affaire a changé durablement l’image de Facebook, qui ne peut plus se présenter au monde comme une plate-forme joyeusement familiale et futile, une entreprise jeune, insouciante et novatrice. A l’image de son patron, qui avait jusque-là su entretenir sa figure de jeune prodige en sweat-shirt. C’est le visage pâle et l’expression grave que le monde a redécouvert Mark Zuckerberg le 10 avril, prisonnier d’un costume austère, accablé par des parlementaires au Sénat américain.
Un moment surréaliste, voyant s’affronter un jeune homme peu réputé pour son aisance en public, et des élus américains qui, à travers l’affaire Cambridge Analytica, découvraient et questionnaient le fonctionnement basique de Facebook, et de sa plate-forme de publicités ciblées. En jouant la carte de l’humilité, le patron a toutefois passé cet exercice périlleux aux allures de procès public sans trop de difficultés.

Un rôle « déterminant » en Birmanie
Les problèmes ne se sont pas arrêtés pour autant. Ce qui avait commencé à poindre lors de ces deux auditions n’a fait que s’accentuer au fil des mois : les républicains ont accusé Facebook, tout comme Google et Twitter, de biais démocrate et de censure à l’encontre des conservateurs. Fait rarissime, des messages d’employés de Facebook eux-mêmes, regrettant le manque de « diversité » politique au sein de l’entreprise et reprenant des arguments de Donald Trump sur le sujet, ont fuité dans la presse en août.
Facebook s’est alors retrouvé pris au piège de son propre système de modération, tantôt jugé trop laxiste, quand il laisse proliférer fausses informations et théories du complot. Tantôt trop dur, quand, pour lutter contre ce problème, il bannit des comptes d’extrême droite parmi les plus populaires, comme celui d’Alex Jones.
La bonne résolution 2018 de Mark Zuckerberg : « régler les problèmes de Facebook »
Autre question particulièrement épineuse pour Facebook : la façon dont le réseau social a manqué de réagir à la situation en Birmanie. Facebook est accusé d’avoir laissé des messages de haine, des appels à la violence et de fausses informations proliférer à l’encontre des Rohingya, cette minorité ethnique majoritairement musulmane et victime de « nettoyage ethnique », selon l’ONU. Les Nations unies ont estimé en mars que Facebook avait joué un rôle « déterminant » dans cette crise. Une accusation d’une gravité inédite.
Attaqué sur tous les fronts, Facebook a enchaîné excuses et annonces, quitte à rogner sur les bénéfices. Mark Zuckerberg avait déjà prévenu à la fin de 2017 que les investissements visant à « protéger » la communauté Facebook « aur[aie]nt des conséquences sur la rentabilité de l’entreprise ». Et ce quelques jours avant l’annonce de sa traditionnelle bonne résolution de janvier visant, pour 2018, à « régler les problèmes de Facebook ».
Opération « patte blanche »
C’est raté. Avec l’attaque révélée le 28 septembre, Facebook vient d’ajouter une nouvelle déconvenue à son palmarès 2018, d’un genre inédit pour l’entreprise : la découverte d’une faille de sécurité majeure directement inscrite dans le code informatique de Facebook, exploitée par des pirates informatiques grâce à trois dysfonctionnements au sein même des fonctionnalités du réseau. Un scénario catastrophique pour l’entreprise.

        Lire aussi :
         

                Cinquante millions de comptes Facebook affectés par une faille de sécurité



Si Facebook reste avare en détail sur les effets concrets du piratage, les dirigeants ont mis l’accent sur la rapidité de leur réaction : la faille a été identifiée mardi 25 septembre, le problème corrigé dans la nuit de jeudi à vendredi, et Facebook a communiqué dans la foulée, sans même disposer de tous les éléments de l’enquête.
Une opération « patte blanche », alors que Facebook a été soupçonné d’avoir dissimulé l’affaire Cambridge Analytica pendant longtemps. En Europe, Facebook a aussi prévenu dès le départ l’agence de protection des données irlandaise, la législation européenne ayant rendu obligatoire cette démarche lorsque des données de citoyens européens sont concernées par une fuite ou par une attaque.
Cette transparence peut-elle suffire, alors que la confiance est déjà plus qu’érodée ? Malgré l’avertissement de Mark Zuckerberg en novembre, les marchés ne lui ont pas pardonné ses résultats, moins hauts qu’espéré, au second semestre 2018. Facebook affichait pourtant toujours une insolente croissance de chiffre d’affaires (de 42 % par rapport à 2017) et d’utilisateurs mensuels actifs (de 11 %). Le titre s’est pourtant effondré le 26 juillet dans la foulée de l’annonce des résultats, sans se relever depuis.
« L’ère du Far West est révolue pour les réseaux sociaux »
Reste à voir quelles seront les conséquences de l’attaque informatique révélée le 28 septembre. Déjà, des sénateurs comme le démocrate Mark Warner ont montré les dents, appelant le congrès à « agir pour protéger la vie privée et la sécurité des utilisateurs ». « L’ère du Far West est révolue pour les réseaux sociaux », a-t-il écrit sur Twitter. La réglementation des grandes plates-formes du Web, que souhaite éviter Facebook et à laquelle les Etats-Unis sont traditionnellement peu favorables, semble devenir une hypothèse chaque jour plus discutée.
Facebook entre par ailleurs dans une nouvelle période à hauts risques : celle des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, qui se tiendront le 6 novembre. Le réseau social a pris des mesures pour éviter qu’il ne soit à nouveau le théâtre de tentatives d’ingérence, à grand renfort de communication, comme la mise en scène d’une « salle de crise » au cœur de son siège social californien. Une nouvelle épreuve du feu pour Facebook, qui a déjà plusieurs incendies à gérer.

« Aucun besoin de changer vos mots de passe »
Comment protéger son compte ? Comment savoir si l’on a été concerné par la faille de sécurité qui a touché 50 millions de comptes ? Pour le moment, les informations fournies par Facebook sont encore trop parcellaires pour répondre à ces questions.
Dans un message adressé à ses utilisateurs, Facebook assure toutefois qu’il n’y a « aucun besoin de changer vos mots de passe ». Rien n’indique non plus qu’il soit aujourd’hui nécessaire de se déconnecter de tous les comptes connectés avec Facebook, y compris dans les applications tierces comme Instagram ou Tinder : le fait d’avoir été déconnecté de force de son compte Facebook vendredi a normalement résolu la faille de sécurité, si jamais son compte était touché.
Les utilisateurs de comptes Facebook peuvent toutefois le faire eux-mêmes dans leurs paramètres, par mesure de précaution supplémentaire. Par ailleurs, si le fait d’avoir été déconnecté de force peut signifier que son compte a été affecté par la faille de sécurité, Facebook a expliqué vendredi qu’il avait également déconnecté des comptes (90 millions en tout) « par souci de sécurité », qui n’avaient pas forcément été utilisés de manière frauduleuse.
Il est encore impossible de savoir si son compte fait partie des 50 millions auxquels des pirates ont pu avoir accès, et impossible de savoir si des données privées ont été volées dans l’opération. On sait en revanche que la faille de sécurité a rendu cela possible. Et si des pirates ont effectivement récupéré des données, il est déjà trop tard pour agir. Seule certitude de Facebook : aucune donnée de carte bancaire n’a été dérobée dans le cadre de cette faille de sécurité.






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En Turquie, le président Erdogan renonce à faire creuser un deuxième Bosphore

L’effondrement de la devise nationale et le ralentissement de l’économie ont raison de certains projets d’infrastructure.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h25
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

Ralentissement économique oblige, le président turc Recep Tayyip Erdogan a dû renoncer, pour quelques années au moins, au grand projet qui lui tenait le plus à cœur : la construction du canal Istanbul, un deuxième Bosphore à creuser sur 45 kilomètres de long entre la mer Noire et la mer de Marmara. La récession qui s’annonce sur fond de crise financière – la livre turque ayant perdu 40 % de sa valeur face au dollar depuis janvier –, a eu raison de cet ouvrage, qualifié de « fou » par le président lui-même lorsqu’il l’avait évoqué pour la première fois, en 2011.

Faute d’investisseurs, une partie des grands chantiers qui étaient jusqu’ici la marque du numéro un turc et de son Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) ne sont plus d’actualité. Le président Erdogan l’a reconnu. « Nous n’envisageons pas de nouveaux investissements » sur les grands projets encore en friche, a-t-il déclaré à des hommes d’affaires réunis à Ankara le 14 septembre. « Seuls ceux qui ont déjà été réalisés à 70 % seront menés à bien », a-t-il précisé.
Berat Albayrak, le ministre des finances, qui n’est autre que le gendre du président, a confirmé cette décision dix jours plus tard, en dévoilant son nouveau programme économique, centré sur la réduction des dépenses publiques et sur la lutte contre l’inflation (18 % en août). Bien que le deuxième Bosphore n’ait pas été explicitement évoqué, il est clair que sa réalisation, prévue pour débuter cette année, n’aura pas lieu dans un futur proche.

Cette nouvelle voie du commerce maritime était pourtant l’enfant chéri d’une série de projets pharaoniques voulus par M. Erdogan pour moderniser la ville dont il fut le maire de 1994 à 1998, comme le troisième pont au-dessus du Bosphore, deux tunnels creusés sous le détroit et un troisième aéroport à Istanbul, dont l’inauguration est prévue pour le 29 octobre, jour de la fête nationale.
Visant à désengorger...




                        

                        


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Harcèlement moral : la direction de Weight Watchers mise en cause

Au siège de l’entreprise, rebaptisée WW depuis septembre, consacrée à la forme et au bien-être, certaines salariées disent avoir souffert ou souffrir de harcèlement moral.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h23
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 21h37
    |

            Francine Aizicovici








                        



                                


                            
« Je n’aurais pas pu faire autre chose que de travailler pour le bien-être des salariés. » Après avoir vécu une expérience qu’elle qualifie de « destructrice » dans une entreprise, Anne-Véronique Herter, ex-responsable marketing, a voulu « être utile » aux victimes de souffrance au travail. Depuis le 3 septembre, elle se consacre à son nouveau métier : consultante en prévention des risques psychosociaux (RPS), dans un cabinet spécialisé.
Dans son livre Le Cri du corps, paru le 3 mai (Editions Michalon), Mme Herter, auteur de deux autres ouvrages, témoigne du harcèlement moral dont elle dit avoir fait l’objet à son travail. Lors de son embauche, en 2008 dans cette nouvelle entreprise, après une dizaine d’années en agence de communication, elle avait cru entrer dans « la boîte de (sa) vie ». Elle va connaître au bout de quelques années une descente aux enfers, faite d’humiliations et de dénigrement de la part de plusieurs directrices. Elle ne voit alors d’issue que dans la mort. Elle n’ira pas jusque-là, mais séjournera en clinique psychiatrique, ce qui lui permettra de se reconstruire. Et, enfin, de quitter cette entreprise en octobre 2017.
Cette dernière, dont Mme Herter ne cite pas le nom, est, selon nos informations, Weight Watchers, la filiale de la compagnie américaine qui a changé de nom le 24 septembre pour se rebaptiser WW pour se retrouver en phase avec son nouveau slogan « Wellness that works », soit « le bien-être qui marche ». L’entreprise propose, notamment, des programmes de perte de poids, diffusés en ligne ou lors de réunions animées par des « coachs ».
« L’entreprise que (Mme Herter) décrit n’est pas la nôtre, réagit Joël Thivet, directeur marketing et communication chez Weight Watchers France. C’est une histoire qu’elle s’est racontée. Peut-être pour lancer sa carrière d’écrivain. » Pourtant, après un entretien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le patron de la division aviation commerciale du groupe fait figure de favori pour remplacer Tom Enders et prendre la tête de l’avionneur européen.
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Guillaume Faury en passe de devenir numéro un chez Airbus

Le patron de la division aviation commerciale du groupe fait figure de favori pour remplacer Tom Enders et prendre la tête de l’avionneur européen.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h04
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            

Le groupe Airbus a-t-il décidé d’accélérer le processus de succession de son président exécutif ? L’agence Reuters a annoncé, vendredi 28 septembre, que le conseil d’administration de l’avionneur européen pourrait nommer le successeur de Tom Enders à la tête du groupe dès le 13 novembre. Guillaume Faury, ex-président d’Airbus Helicopters, propulsé depuis quelques mois à la tête de la division aviation commerciale d’Airbus, fait figure de favori pour succéder à Tom Enders. Interrogé, l’avionneur européen s’est « refusé à tout commentaire » sans toutefois démentir l’information. Hasard du calendrier, Tom Enders et Guillaume Faury étaient tous les deux présents en Chine, ce vendredi, pour fêter le dixième anniversaire de leur usine d’assemblage de l’A320 à Tianjin dans la grande banlieue de Pékin.
Selon le décompte initial fixé par Airbus, un conseil d’administration devait se tenir avant la fin de l’année pour s’entendre sur le nom du nouveau patron du groupe. Tom Enders a en effet indiqué qu’il ne briguera pas un nouveau mandat et qu’il quittera ses fonctions en mai 2019. Outre Guillaume Faury, le nom de Patrice Caine, PDG de Thales, a été cité pour occuper le fauteuil de Tom Enders. Toutefois, le patron du groupe français d’électronique et de défense ne s’est jamais déclaré officiellement candidat à la succession du président d’Airbus.
Cette accélération des échéances prend sa source dans les querelles intestines qui ont secoué l’avionneur européen pendant de longs mois en 2017. Pour trouver une issue à cette crise de gouvernance, un conseil d’administration qui s’est tenu en décembre 2017 et a été décrit, à l’époque, comme « tendu et à portes fermées » avait débouché sur l’éviction de l’ex-numéro deux du groupe, Fabrice Brégier, qui a quitté ses fonctions en février, tandis que Tom Enders était poussé vers la sortie en mai 2019.
Guerre des chefs
Pour justifier ce remaniement soudain et surtout l’éviction de son numéro...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le premier ministre envisage une dégressivité pour ceux qui ont « une très forte employabilité » et « des salaires très élevés ».
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Dégressivité du chômage pour les cadres : la CFE-CGC dénonce le « populisme » du gouvernement

Le premier ministre envisage une dégressivité pour ceux qui ont « une très forte employabilité » et « des salaires très élevés ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 11h48
   





                        


Le président de la Confédération française de l’encadrement - Confédération générale des cadres (CFE-CGC), François Hommeril, estime qu’en évoquant la piste d’une possible dégressivité des allocations de chômage pour les hauts salaires, jeudi 27 septembre, le premier ministre, Edouard Philippe, « tombe dans la stigmatisation des cadres ».
« Je suis déçu car le gouvernement se lance dans une opération de communication populiste », déclare M. Hommeril dans une interview publiée samedi par Libération. « Le plus grave, ajoute-t-il, c’est de faire croire que la dégressivité des allocations chômage va faire baisser le chômage. C’est faux, toutes les études l’ont démontré. »
Le premier ministre a déclaré jeudi sur France 2 que « dans certains cas », cette dégressivité pouvait être « envisagée », et « peut avoir du sens » pour ceux qui ont « une très forte employabilité, pour ceux qui ont des salaires très élevés ».

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                Unédic : le premier ministre s’invite dans le débat sur la dégressivité



Nouvelle négociation sur l’assurance-chômage
Selon le président de la CFE-CGC, les cotisations des cadres « représentent 42 % des ressources » de l’assurance-chômage, alors que les allocations qu’ils perçoivent n’en représentent que « 15 % ».
« Que les cadres participent à la solidarité, c’est très bien ! Mais il est inadmissible de les en exclure », s’indigne M. Hommeril, qui juge « stupéfiant » de voir le premier ministre « tomber dans la stigmatisation des cadres ».

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                Assurance-chômage dégressive pour les hauts revenus : une proposition réaliste ?



D’autant que « la réalité », selon lui, « c’est que nombre de cadres qui perdent leur place entre 45 et 65 ans ont du mal à retrouver un emploi équivalent ». Pour le président de la CFE-CGC, ce qui coûte cher à l’assurance-chômage, « ce sont les contrats courts : cela représente quatre à six milliards d’euros », dit-il.
Les partenaires sociaux doivent s’engager dans une nouvelle négociation sur l’assurance-chômage, voulue par le gouvernement, qui leur demande notamment de faire de 3 à 3,9 milliards d’euros d’économies sur trois ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le président chinois veut développer les entreprises du secteur public, dont le poids est au cœur du conflit commercial actuel entre la Chine et les Occidentaux, et également soutenir le secteur privé.
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Chine : entreprises publiques ou privées, le « en même temps » de Xi Jinping

Le président chinois veut développer les entreprises du secteur public, dont le poids est au cœur du conflit commercial actuel entre la Chine et les Occidentaux, et également soutenir le secteur privé.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 11h43
    |

            Frédéric Lemaître








                        



   


En « tournée d’inspection », cette semaine, dans le nord-est de la Chine, le président Xi Jinping a semblé s’inspirer d’Emmanuel Macron. Celui qui est aussi secrétaire général du Parti communiste chinois veut développer le secteur public et, en même temps, soutenir le secteur privé. Deux affirmations moins anodines qu’il n’y paraît. Devant des ouvriers du groupe pétrolier public China National Petroleum Corporation, M. Xi a déclaré : « Nos entreprises publiques devraient continuer de devenir plus fortes, meilleures et plus grandes. » « Les déclarations et les arguments qui nous disent que nous n’avons plus besoin des entreprises publiques ou que nous devrions en réduire [le nombre] sont faux et partiaux », a-t-il ajouté.
Des énormes conglomérats
Ces entreprises, plus d’une centaine, partiellement cotées en Bourse, sont d’énormes conglomérats. Soixante-sept d’entre elles, qui appartiennent au gouvernement central, font partie des 500 entreprises les plus riches du monde, avait calculé l’agence Reuters en 2017. Jugées moins performantes que les entreprises privées, elles ont pourtant vu leur poids dans l’économie à nouveau progresser depuis l’arrivée de Xi Jinping au pouvoir, en 2012. En raison de leurs liens étroits avec l’appareil communiste et l’opacité de leurs comptes, les Occidentaux se plaignent de leurs privilèges. Le poids de ces entreprises est au cœur du conflit commercial actuel entre la Chine et les Occidentaux. Le soutien qu’elles viennent de recevoir de Xi Jinping est donc une fin de non-recevoir aux demandes des Occidentaux.

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                Les entreprises européennes déplorent le manque de réformes en Chine



Mais « en même temps », et contrairement à ce que préconisent certains économistes chinois, pas question de se passer du secteur privé. « Les règles du parti sont favorables au développement des entreprises privées », a-t-il déclaré devant des métallurgistes, promettant « de créer un meilleur environnement juridique et d’améliorer l’environnement économique pour les entreprises privées ». Des promesses bienvenues pour les investisseurs, mais qui ne doivent pas cacher l’essentiel : la loi du parti prime sur celle du marché.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Dix ans après sa création, l’enseigne discount aligne 150 000 abonnés. Son concurrent, CMG Sports Club, licencie 40 % de ses effectifs au sein de son siège social.
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Neoness accélère la chute de CMG Sports Club, pionnier des salles de fitness

Dix ans après sa création, l’enseigne discount aligne 150 000 abonnés. Son concurrent, CMG Sports Club, licencie 40 % de ses effectifs au sein de son siège social.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 11h24
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Neoness prend du muscle. Depuis fin août, l’enseigne de salles de sport à prix plancher propose à tout nouvel abonné de lui reverser 1 euro à chaque fois qu’il vient s’entraîner dans un de ses établissements. La formule dite Training plus représente « 60 % de nos nouveaux abonnés », se félicite Marie-Anne Teissier, cofondatrice de Neoness, avec Céline Wisselink. Cette proposition de cashback pour un abonnement mensuel de 30 euros séduit ceux qui, de retour de vacances, prennent pour bonne résolution de se mettre au sport.
Fondée en 2007 par deux anciennes cadres de l’UCPA, l’enseigne (39 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017) accélère ainsi sa conquête de part de marché. En dix ans, elle a trouvé son public. Neoness revendique déjà 150 000 abonnés. A la tête de 31 établissements, dont 25 en Ile-de-France, Neoness a ouvert une dizaine de salles en deux ans. Toutes sont sous le même format low cost : 1 000 à 2 000 m² pour un plateau de machines de musculation en libre-service, une salle de cours collectifs assurés par des coachs et des vestiaires aux douches payantes.
Et toutes les salles Neoness sont à des emplacements de second rang que l’enseigne loue à moindre coût. En complément, fin octobre, la société (400 salariés) a lancé une nouvelle enseigne, Episod, destinée à une clientèle argentée qui préfère un lieu plus chic et plus intimiste pour pratiquer de la « boxe, du cycling, du yoga ou du functional training », explique Mme Teissier. Trois studios Episod ont été inaugurés dans la capitale, dont un dans le quartier de la Bourse.
CMG Sports Club ne cesse de perdre des adhérents, échaudés par ses tarifs à partir de 75 euros par mois
A Paris, son offensive fait transpirer son concurrent, CMG Sports Club. Pionnier des salles de fitness exploitées dans Paris depuis 1979, d’abord sous la marque Gymnase Club puis Club Med Gym, la chaîne parisienne traverse une crise sans précédent....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Plongée chez ces professionnels qui préparent, depuis plusieurs mois, le changement, en janvier 2019, de la collecte de l’impôt sur le revenu.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/09/2018
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Les experts-comptables s’attellent au prélèvement à la source

Plongée chez ces professionnels qui préparent, depuis plusieurs mois, le changement, en janvier 2019, de la collecte de l’impôt sur le revenu.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 12h30
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour la comptabilité ! A la fin du mois de septembre, les premiers bulletins de paie faisant préfigurer les salaires amputés de l’impôt sur le revenu commenceront à être distribués dans les entreprises.
Censés donner aux contribuables un aperçu de ce qui les attend après la mise en place du prélèvement à la source au 1er janvier 2019, ils tiendront compte des taux choisis par les déclarants. Taux personnalisés, individualisés ou neutres que l’administration fiscale a transmis aux services concernés. Il était temps.
La grande bascule de la collecte de l’impôt sur le revenu a beau être dans les cartons depuis deux ans, particuliers et employeurs peinent encore à s’y retrouver. N’en déplaise à Gérald Darmanin, le ministre de l’action et des comptes publics, qui assure que le dispositif est « prêt » et qu’il ne coûtera « pas un centime », les atermoiements du gouvernement ont marqué les esprits. « Jusque-là, la seule chose qui préoccupait nos clients, c’était l’année blanche, et comment l’optimiser. Pour le reste, ils n’étaient pas très informés. Les débats récents ont créé un climat anxiogène », témoigne Virginie Vellut, experte-comptable associée au sein du cabinet BDS, à Troyes.

Confidentialité, recours en cas d’erreurs, risque de choc psychologique… L’inquiétude est d’autant plus forte, côté employeurs, que les syndicats patronaux n’ont pas caché tout le mal qu’ils pensent de la réforme.
« Le prélèvement à la source, c’est de l’argent volé aux entreprises », assénait à la mi-septembre François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), devant les caméras du Figaro.fr. Comme le Medef, le patron des petits patrons pointe les risques de contentieux et de frais supplémentaires.
« Il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton »
Qu’en sera-t-il réellement ? Sur le papier, tout semble bien huilé :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Les Etats-Unis continuent de bloquer le renouvellement des juges de son organe d’appel, l’instance chargée de trancher les différends commerciaux entre pays.
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Le gendarme OMC au bord de la paralysie

Les Etats-Unis continuent de bloquer le renouvellement des juges de son organe d’appel, l’instance chargée de trancher les différends commerciaux entre pays.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 11h01
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            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Les spécialistes du commerce international ont coutume d’en parler comme du « joyau de la couronne ». Au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), à Genève, l’Organe de règlement des différends (ORD) et sa clé de voûte, le système d’appel, ont la délicate mission d’arbitrer les contentieux commerciaux entre Etats. Dûment protégés, les bureaux de ses juges se trouvent au bout d’un couloir ultrasécurisé, aux murs ornés d’une succession de « photos de famille ».
Tel cliché pris aujourd’hui aurait l’air singulièrement vide. En effet, depuis dix-huit mois, les Etats-Unis bloquent la nomination de nouveaux juges et les postes vacants se multiplient. L’organe d’appel – dont le rôle est comparable à celui d’une Cour de cassation – compte ordinairement sept membres. A partir du dimanche 30 septembre, alors que le mandat d’un juge mauricien arrive à son terme, ils ne seront plus que trois (un Indien, une Chinoise et un Américain). Le minimum ultime pour pouvoir fonctionner.
A ce rythme, l’instance deviendra obsolète fin 2019, lorsqu’il ne restera plus qu’un seul et dernier membre. Mais la question se pose avant même ce délai, si l’un des trois juges encore en place devait se récuser pour conflit d’intérêts. Ce tribunal multilatéral est en train de tomber en catalepsie, au moment même où l’offensive protectionniste du président américain, Donald Trump, menace de dégénérer en guerre commerciale ouverte.

Les Etats ont déjà porté trente conflits devant l’ORD cette année, un record depuis 2002. Une vingtaine découlent directement des nouvelles taxes punitives imposées par les Etats-Unis à leurs partenaires sur une série de produits : des lave-linge aux panneaux solaires, en passant par l’acier et, désormais, une multitude de biens chinois.
L’administration Trump justifie ses manœuvres d’obstruction par d’obscures questions procédurales
A cette aune, le blocage des juges « pose un sérieux danger systémique »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ En France, la valeur d’une vie est évaluée à trois millions d’euros. L’économiste Béatrice Cherrier explique, dans cette chronique, quels sont les ressorts méthodologiques, éthiques et historiques qui ont conduit aujourd’hui à ce chiffrage.
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Chiffrer « le prix d’une vie humaine »

En France, la valeur d’une vie est évaluée à trois millions d’euros. L’économiste Béatrice Cherrier explique, dans cette chronique, quels sont les ressorts méthodologiques, éthiques et historiques qui ont conduit aujourd’hui à ce chiffrage.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 11h00
    |

Béatrice Cherrier (Economiste à l’université de Cergy-Pontoise et à l’Institute for New Economic Thinking)







                        



                                


                            
Recherches. Nouveaux traitements médicaux, lutte contre la pollution, secours aux populations frappées par une catastrophe naturelle, évaluation de la limitation de vitesse à 80 km/h : nombreuses sont les décisions politiques qui nécessitent de chiffrer la valeur d’une vie, sauvée ou perdue. Si la méthode peut sembler cynique et contestable sur le plan éthique, la mise en chantier d’une nouvelle action publique ne se fait plus sans que son coût soit comparé au bénéfice qui sera tiré des vies ainsi préservées.
Les origines du chiffrage sont à rechercher au sein des services de l’armée de l’air américaine pendant la guerre froide
En France, la valeur d’une vie est, d’après un rapport de 2016, évaluée à 3 millions d’euros (« Elements pour une révision de la valeur de la vie humaine », Commissariat général à la stratégie et à la prospective, 2013). Comment ce chiffre est-il construit, quels en sont les ressorts méthodologiques et éthiques ?
Si ce chiffrage fut effectué pour la première fois en France en 1994 par l’économiste Marcel Boiteux, ses origines sont à rechercher au sein des services de l’armée de l’air américaine pendant la guerre froide, rapporte l’économiste Spencer Banzhaf (« The Cold-War origins of the Value of Statistical Life », Journal of Economic Perspective n° 28/4, 2014).
A la fin des années 1940, l’US Air Force cherche à maximiser les dommages infligés par ses raids aériens potentiels contre l’URSS. Elle s’adresse à un groupe de chercheurs de la RAND Corporation. Ceux-ci proposent de faire voler un grand nombre d’avions peu coûteux pour leurrer les défenses aériennes soviétiques. Mécontents, les généraux de l’Air Force pointent alors que le coût de la vie des pilotes sacrifiés ne figurait même pas dans les calculs des scientifiques ! Il fallut vingt ans à la RAND pour résoudre le problème.
« Vie statistique »
L’économiste Jack Hirshleifer proposa d’abord d’évaluer la vie d’un pilote à l’aune...




                        

                        

