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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Parcourir les 18 trous d’un circuit correspond déjà à une marche de 6,5 à 13 kilomètres. Un moyen d’augmenter l’activité physique pour les 60 à 90 millions de pratiquants dans le monde.
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Un bon swing marque des points... de vie

Parcourir les 18 trous d’un circuit correspond déjà à une marche de 6,5 à 13 kilomètres. Un moyen d’augmenter l’activité physique pour les 60 à 90 millions de pratiquants dans le monde.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 16h00
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Quel sport pourrait rallonger l’espérance de vie de cinq ans et dont les spectateurs sont presque aussi actifs physiquement que les participants ? Un dernier indice ? Considéré comme peu dangereux, il génère parfois de peu banals traumatismes tels une fulguration ou un accident de voiturette.
Alors que l’un des grands événements mondiaux du golf, la Ryder Cup, vient de s’achever au Golf national, à Saint-Quentin-en-Yvelines, penchons-nous sur les données de la science concernant ses bienfaits pour l’organisme. La discipline intéresse d’autant plus les spécialistes du sport santé qu’on peut s’y adonner à tout âge. C’est même un loisir populaire chez les adultes d’âge moyen et les seniors, typiquement moins enclins à bouger que les adultes jeunes.
Depuis quelques années, les fédérations et les industriels du secteur ont eux aussi bien compris l’intérêt de mettre en avant les atouts du golf pour la santé des individus, et la World Golf Foundation sponsorise largement des travaux dans ce domaine. Elle a ainsi soutenu financièrement la « déclaration de consensus international sur le golf et la santé pour guider l’action des décideurs politiques et de l’industrie du golf » (sic), publiée le 23 septembre dans le British Journal of Sports Medicine. Ce consensus s’est appuyé sur une revue exploratoire incluant 300 études, réalisée par les mêmes auteurs, l’équipe d’Andrew Murray (université d’Edimbourg).
Augmentation de la longévité
Selon ce travail scientifique (paru également dans le British Journal of Sports Medicine, en 2016) le golf est considéré le plus souvent comme une activité physique d’intensité modérée. L’énergie dépensée est très variable : de 500 à 2 500 calories pour une partie. Le seul fait de parcourir un circuit de 18 trous correspond à une marche de 6,5 à 13 kilomètres, soit entre 11 000 et 16 000 pas (les adeptes de la voiturette effectuent, eux, tout de même...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ De nombreux parents immigrés ou issus de l’immigration hésitent à donner à leurs enfants des prénoms liés à leurs origines, s’inquiétant du risque de discriminations.
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« Mes parents voulaient un prénom “occidental” »

De nombreux parents immigrés ou issus de l’immigration hésitent à donner à leurs enfants des prénoms liés à leurs origines, s’inquiétant du risque de discriminations.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 15h24
    |

                            Simon Auffret








                        



                                


                            
Ses parents, sa femme et ses proches l’appellent Karim. Mais pour ses collègues, c’est Nicolas. Ce Franco-Libanais de 39 ans, né en France, utilise son deuxième prénom dès qu’il franchit les portes de son entreprise. Une habitude prise il y a vingt ans par ce consultant dans la finance pour faciliter ses relations professionnelles, avec ses clients comme avec ses collègues. Mais à la naissance de sa fille, l’interrogation a resurgi : « Dois-je lui donner un prénom français, ou un prénom libanais ? »
Dans sa famille, ce dilemme a une longue histoire : son père, Farid, cardiologue libanais, a troqué en France son prénom pour celui de Frédéric, espérant ainsi faciliter son installation en Alsace. A son entrée sur le marché du travail, Karim adopte à son tour le stratagème, non sans avoir vérifié son efficacité au préalable : « Un jour, j’ai commencé à envoyer deux CV différents : l’un avec inscrit “Karim”, un autre avec “Nicolas”. » La seule réponse positive a été envoyée au second. Depuis, dans toutes les entreprises, son « vrai » prénom n’apparaît que sur ses fiches de paye. « Aucun de mes collègues ou clients n’est au courant. »
« En France, porter un prénom arabe représente un handicap », affirme Karim, qui le vit de la même manière dans le cadre privé. « Je suis impliqué dans un club d’aéronautique. Au moment de choisir un instructeur de vol, personne ne sélectionne jamais mon nom dans la liste. Alors que ce n’est pas un problème après deux minutes de discussion », regrette-t-il.
Un dilemme qui dépend des origines
C’est pour éviter ces discriminations à leur fille que Karim et sa femme ont finalement opté pour un « prénom français » : Louise. Ils ont tenu à lui donner un deuxième prénom arabe, Zahra, pour ne pas éclipser totalement son héritage libanais.
Plusieurs études réalisées ces dernières années objectivent l’expérience...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Près de 300 personnes ont réclamé le respect du travail dominical encadré, en cours depuis vingt ans, après l’annulation d’un arrêté préfectoral.
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Travail dominical à Rennes : rassemblement des élus, syndicats et salariés devant un supermarché

Près de 300 personnes ont réclamé le respect du travail dominical encadré, en cours depuis vingt ans, après l’annulation d’un arrêté préfectoral.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 13h51
   





                        


Salariés, élus de Rennes Métropole et syndicats se sont rassemblés, dimanche 30 septembre, devant le supermarché Carrefour de Chartres-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) pour réclamer le respect du travail dominical encadré, en cours depuis vingt ans, après l’annulation d’un arrêté préfectoral. Près de 300 personnes étaient présentes à l’entrée du supermarché. Certains brandissaient des pancartes où l’on pouvait lire : « Le dimanche, c’est sacré, on ne veut pas travailler », « les balades en famille, c’est fini ».

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Des élus de tous bords politiques, vêtus de leur écharpe, sont venus en soutien, ainsi que des salariés des grandes surfaces avoisinantes et des familles. Damien Gros, secrétaire général CFDT d’Ille-et-Vilaine, réclame « le respect du repos dominical ». « Il y a en qui sont favorables à travailler le dimanche pour gagner plus, mais en vérité il n’y a pas de véritable compensation parce qu’on les fait travailler moins en semaine », a-t-il dénoncé. « Nous sommes venus faire valoir le droit des salariés au repos dominical, la protection des commerces de proximité dans nos villes et nos bourgs et le respect du dialogue social », a déclaré Emmanuel Couet, le président de Rennes Métropole.
Vice dans la procédure 
Depuis une vingtaine d’années, des accords entre le patronat et les syndicats au Pays Rennes (77 communes) ont permis de réguler l’ouverture des dimanches dans les commerces. En moyenne, trois ouvertures étaient autorisées. Le dernier accord remonte au 2 mai 2016 où le préfet d’Ille-et-Vilaine a pris un arrêté ordonnant « la fermeture le dimanche des commerces de détail à prédominance alimentaire d’une surface de vente supérieure à 700 m2 dans le pays de Rennes ».
Mais le tribunal administratif de Rennes a annulé, le 6 avril, cet arrêté au motif « d’un vice dans la procédure de consultation des établissements concernés par l’arrêté ». Après une nouvelle consultation, « il ressort que l’accord n’a pas recueilli l’assentiment d’un nombre d’entreprises correspondant à la majorité des établissements concernés », a précisé la préfecture d’Ille-et-Vilaine.
Faute de consensus, ce sont donc les dispositions du code du travail qui s’appliquent. Ainsi, les commerces de détail de denrées alimentaires peuvent bénéficier d’une dérogation au repos dominical, explique la préfecture.
Devant l’entrée du Carrefour de Chartres-de-Bretagne, des salariés ont distribué des tracts et fait signer une pétition. « Nous voulons impliquer les consommateurs, ils peuvent agir en ne venant pas faire leurs courses le dimanche, un jour aussi, ça sera leur tour », a déclaré Jean Dallé, de la CGT 35. Sollicité, le directeur du magasin s’est refusé à tout commentaire.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Comme chaque début de mois, de nouvelles mesures entrent en vigueur. Tour d’horizon des changements qui peuvent vous concerner dès aujourd’hui.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Garde d’enfant, gaz, cotisations chômage… ce qui change au 1er octobre

Comme chaque début de mois, de nouvelles mesures entrent en vigueur. Tour d’horizon des changements qui peuvent vous concerner dès aujourd’hui.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 12h13
   





                        



   


Coup de pouce financier pour les familles monoparentales, hausse des prix du gaz, disparition des cotisations salariales pour l’assurance-chômage : voici quelques changements qui vont intervenir dans la vie des Français à partir du 1er octobre et début novembre.
Le plafond du complément libre choix du mode de garde (CMG), allocation versée aux parents qui recourent à un mode d’accueil individuel pour la garde de leur enfant de moins de six ans, sera revalorisé de 30 % à partir 1er octobre pour les familles monoparentales. Cette mesure permettra à tous les parents qui élèvent seuls un ou plusieurs enfants en bas âge d’être mieux aidés financièrement lorsqu’ils recourent à un assistant maternel, une garde à domicile ou une micro-crèche.

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Les tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie à 4,5 millions de ménages vont augmenter en moyenne de 3,25 % en octobre. L’augmentation sera de 1 % pour les utilisateurs de gaz pour la cuisson, de 3,3 % pour ceux ayant recours à cette énergie pour se chauffer et de 2 % pour les utilisateurs qui en font un double usage cuisson et chauffage. Il s’agit du sixième mois consécutif de hausse.

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Les cotisations salariales pour l’assurance-chômage, déjà passées de 2,4 % à 0,95 % en janvier, disparaissent complètement au 1er octobre, ce qui va se traduire par une hausse du salaire net perçu à la fin du mois. La baisse de la cotisation assurance-chômage de janvier, ainsi que la suppression de la cotisation assurance-maladie à cette date, avait été contrebalancée par une hausse de 1,7 point de la CSG à l’ensemble des revenus. L’augmentation du salaire effectivement perçue par les salariés sera donc plus importante à la fin d’octobre qu’à la fin de janvier.

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La dématérialisation des marchés publics devient obligatoire à compter du 1er octobre. Concrètement, les entreprises ou associations qui concourent à l’obtention d’un marché public d’un montant supérieur à 25 000 euros hors taxes devront transmettre leur candidature, ainsi que leurs demandes d’information, par voie électronique. Les courriers d’attribution ou de rejet seront eux aussi transmis de façon dématérialisée par les acheteurs.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Premier artiste français à revendiquer sa transidentité, le comédien et réalisateur Océan, dont le nom de scène était Océanerosemarie, raconte sa « traversée ».
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                Océan : « Etre transfuge de genre n’est ni grave ni une folie »


Premier artiste français à revendiquer sa transidentité, le comédien et réalisateur Océan, dont le nom de scène était Océanerosemarie, raconte sa « traversée ».

LE MONDE
                 |                 30.09.2018 à 09h15
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 11h27
                 |

            Sandrine Blanchard

















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Son nom de scène était Océanerosemarie. Le 17 mai, cette femme a fait son coming out et annoncé, dans une vidéo mise en ligne sur le site LGBT + Komitid, qu’elle changeait de genre. Son nom est désormais Océan.
Océan s’est fait connaître en 2009 avec La Lesbienne invisible, son premier spectacle, comme un comédien militant et engagé ­contre toute forme de discrimination. Son succès s’est confirmé avec un deuxième one-man-show, Chatons violents, et la réalisation, en 2017, d’un premier long-métrage, Embrasse-moi ! Il tourne actuellement un documentaire sur cette première année de transition et est à l’affiche de Justice, une pièce de Samantha Markowic, au Théâtre de l’Œuvre, à Paris.
Dans la vidéo de votre coming out, vous dites : « J’étais épuisée d’être une femme ». Depuis quand vous sentiez-vous homme ?
Océan : Cela a été un cheminement progressif. Grâce à des rencontres, des lectures, j’ai commencé à déconstruire la notion de binarité, à comprendre que les catégories de genre étaient des catégories sociales, des fictions politiques. J’ai compris que je me sentirais davantage à ma place dans la catégorie homme. Cela a toujours été compliqué pour moi de me sentir une fille, ce n’était pas complètement naturel, même si je m’y étais accoutumé. Si j’avais grandi dans un milieu où j’avais pu penser la transidentité, je l’aurais sans doute fait beaucoup plus jeune.
Il m’a fallu tout ce temps pour comprendre qu’il était possible d’être transfuge de genre, et que ce n’était ni grave, ni un problème, ni une folie. En ce sens, je ne fais pas partie des personnes trans qui sont en souffrance depuis l’enfance ou l’adolescence.
Quand vous étiez enfant ou adolescente, n’y avait-il pas une part d’interrogation ?
Je l’avais complètement refoulée. Il y a autant de parcours trans que de personnes. A titre personnel, dire « Je suis dans un corps qui n’est pas le mien » ne fait pas sens. En ­revanche, dire que mon corps ne me ­convient pas et que j’ai envie de le modifier, oui. Notre société ne nous montre que deux modèles – homme et femme – et présente la transidentité et la non-binarité comme quelque chose de pathologique. Si la société évoluait, les personnes trans seraient moins dysphoriques et beaucoup plus de gens s’autoriseraient à être gender fluid.
Dans votre vidéo, vous dites que le masculin en vous était « contrôlé, écrasé, contenu ». Par qui, pourquoi ?
J’avais intériorisé une peur. J’ai grandi dans un milieu très normatif sur la question du genre, même si mes parents m’ont toujours laissée faire ce que je voulais sans jamais me dire « Ça, ce n’est pas un truc de fille ». J’étais heureuse, je n’avais pas l’impression de tricher. Quand j’ai joué La Lesbienne invisible, j’ai exploré ma féminité, et cela m’a fait du bien. A rebours, je comprends que c’était une stratégie inconsciente de survie de jouer la fille « parfaite », désirable dans les codes hétéro normatifs, et une façon de m’excuser d’être lesbienne. Mais c’était une étape nécessaire.
Ensuite, j’ai accepté de préférer l’apparence physique dite « masculine » : j’ai coupé mes cheveux et changé ma garde-robe, j’ai eu ­l’impression de me retrouver davantage en m’identifiant « lesbienne virile ». Mais au bout d’un certain temps, cela ne me suffisait plus. J’ai eu envie d’avoir un corps plus fort, un torse d’homme. J’avais besoin de faire cette traversée. Néanmoins je ne m’identifie pas aux hommes cisgenres [ceux dont le genre est ressenti comme adéquat à leur sexe de naissance]. Je ne me considérerai jamais comme un homme cis. Je suis un homme trans avec mon passif de femme cis.
D’où votre choix de faire votre coming out sur un site LGBT ?
J’ai une petite partie de mon public choqué, qui m’en veut. C’est fort dommage, car je suis toujours l’un de leurs meilleurs alliés.
Oui, parce que je voulais dire à mes fans : c’est le chemin que je prends, mais je ne vous abandonne pas. Il y aura toujours une lesbienne à l’intérieur de moi ! Je ne voulais pas que ma communauté se sente trahie. Il existe de la transphobie y compris chez les féministes et les lesbiennes. J’ai une petite partie de mon public choqué, qui m’en veut. C’est fort dommage, car je suis toujours l’un de leurs meilleurs alliés. Pour autant, j’ai eu le coming out le plus cool de France !
Et comment s’est passé le coming out auprès de votre famille ?
Je l’ai convoquée et fait mon annonce ­devant vingt-cinq personnes ! Même si j’avais donné des indices, cela a été un vrai coming out. Pour ma mère, c’était le deuxième, vingt-deux ans après mon coming out en tant que lesbienne. J’avais peur de lui faire de la peine. Mais j’ai la chance d’avoir une mère ouverte, intelligente. Même si elle a des réticences et que ce n’est pas facile pour elle, je sais qu’elle va bouger, qu’on ne va pas se perdre.
Vous avez fait le choix de prendre des hormones, pourquoi ?
Pour l’heure, je vis très bien cet entre-deux que j’appelle « monsieur-madame », où les gens ont du mal à me genrer. C’est très intéressant, car cela vient questionner la relation au genre de tout un chacun. Les gens sont troublés. Mais, pour mon bien-être, je préfère être perçu tout de suite comme homme. La prise d’hormones a été un vrai désir.
Quand vous regardez vos photos d’avant, que vous dites-vous ?
Etrangement, faire ma transition me ­réconcilie avec ma féminité et avec mon passé. J’ai plus de tendresse pour la fille que j’ai été que je n’en avais à l’époque. Je me vois négociant avec cette masculinité. Le fait de « passer de l’autre côté » m’apaise avec mon moi d’avant. Il n’y a aucune honte, le malaise a disparu. C’est comme si quelque chose était réglé.
Vous dites : « Il y aura toujours une lesbienne à l’intérieur de moi » ? Alors, pourquoi changer ?
J’ai envie de faire ce voyage pour être plus juste vis-à-vis de moi-même, c’est aussi ­simple que cela.
C’est un voyage sans billet retour ?
Je suis assez sûr que oui, mais quand bien même je changerais d’avis : où est le problème ? Pour l’heure je n’ai jamais été aussi heureux. J’apprends chaque jour de nouvelles choses grâce à cette transition. La plus importante : alors que j’étais psychorigide, persuadé qu’on a tous une identité profonde et immuable, je comprends que c’est n’importe quoi. L’identité bouge, évolue, et c’est ça qui est passionnant. J’ai été une femme cis et aujourd’hui je suis un homme trans. J’ai juste évolué. Quand mon passing sera fort, peut-être que cela me gonflera d’être perçu comme cis et que je reviendrai à une apparence plus androgyne. Mais pour l’heure, je m’éclate.
Quel est votre message aujourd’hui ?
Beaucoup de trans précaires ou isolés ont encore des difficultés à accéder aux soins et à échapper à la transphobie d’Etat.
Beaucoup de filles m’ont dit que La Lesbienne invisible et Embrasse-moi ! leur avaient donné confiance en elles. Je souhaite apporter cette même visibilité positive, cet « empuissancement » aux trans ! C’est la moindre des choses au regard de mes privilèges : je suis blanc, sans problème d’argent, conseillé et soutenu pour trouver des médecins qui facilitent mes démarches, j’arrive une fois que le sale boulot a été fait par toute une génération de militants qui, eux, s’en sont pris plein la gueule.
Mais beaucoup de trans précaires ou isolés ont encore des difficultés à accéder aux soins et à échapper à la transphobie d’Etat : à l’hôpital public pour accéder aux hormones et aux opérations, face aux tribunaux pour changer d’état civil, pour trouver du travail. J’aime à rappeler que ce ne sont pas les LGBTQ + qui ont un « problème », mais le système en place et les gens qui nous haïssent. Ce sont eux qui ont un problème et feraient mieux d’aller le régler chez le psy au lieu de nous harceler !
« Le Monde » organise, dans le cadre du Monde Festival, une rencontre avec Diane Leriche, Sam Bourcier et Adrian de la Vega sur la vie des personnes trans en France. La rencontre aura lieu au théâtre des Bouffes du Nord, dimanche 7 octobre, de 14 h 30 à 15 h 30.

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies (Intelligence artificielle et émotions : un amour de robot ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
Retrouver la programmation du festival et acheter vos billets.
Revoir les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Sandrine Blanchard
    













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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Les signataires ont transmis une pétition aux parlementaires. Socialistes, communistes et centristes ont déjà fait savoir qu’ils étudieraient la question.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 29/09/2018
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Eglise : des personnalités demandent une enquête parlementaire sur la pédophilie en France

Les signataires ont transmis une pétition aux parlementaires. Socialistes, communistes et centristes ont déjà fait savoir qu’ils étudieraient la question.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 03h55
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 17h21
   





                        


Religieux, anciens ministres, avocats, victimes… Un groupe de personnalités lance un appel pour une enquête parlementaire indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise en France.
« A côté des procédures judiciaires qui permettront de sanctionner les crimes et les délits individuels (…), seule une commission parlementaire a le pouvoir de faire la lumière sur le passé pour éviter qu’il ne se reproduise », affirment les auteurs de cet appel, transmis samedi 29 septembre à l’Agence France-Presse (AFP) et publié prochainement dans Témoignage chrétien.
Une telle commission pourrait exiger « la communication des archives diocésaines » et permettre d’informer la justice de « faits dont celle-ci n’aurait pas eu connaissance », écrivent-ils, au moment où de vastes scandales de pédophilie viennent d’être mis au jour aux Etats-Unis ou en Allemagne.

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Parmi les signataires figurent les avocats Jean-Pierre Mignard et William Bourdon, les fondateurs de l’association de victimes La parole libérée, François Devaux et Alexandre Dussot-Hezez ou l’ancienne ministre de la santé Roselyne Bachelot-Narquin. L’ex-ministre de la famille et actuelle sénatrice socialiste de l’Oise Laurence Rossignol, le député (La République en marche) des Hauts-de-Seine Jacques Maire ou encore le père Vignon, qui a récemment lancé une pétition pour demander la démission du cardinal Philippe Barbarin, soutiennent cette démarche.
L’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, n’y est pas hostile : « Pourquoi pas, bien sûr !, dit-il au Parisien de dimanche. Si la situation montre qu’on a besoin d’une intervention extérieure à l’Eglise pour aller au bout des choses, je ne vois pas d’entorse à la laïcité. »
« Mesurer l’ampleur du fléau »
Ce n’est pas la première fois que de telles doléances se font jour, mais elles peinent à être suivies d’actes. « On peut s’étonner à quel point la France est en retard par rapport à ce qui a été fait dans d’autres pays » comme l’Australie ou les Etats-Unis, a déclaré à l’AFP Laurence Rossignol.

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« J’aspire à ce qu’un jour nous puissions faire un vrai rapport complet en se faisant aider pour cela par des personnes extérieures, pour avoir une vision plus scientifique », affirmait récemment au Monde Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims (non-signataire de l’appel), plaidant pour « une sorte d’étude épidémiologique ».
Véronique Margron, présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France (non-signataire également) suggère, elle, une « investigation » menée par des chercheurs qui serait « scientifiquement incontestable ».
« En France, on n’a aucune donnée statistique, sur la pédophilie au sens large », souligne François Devaux, président de La parole libérée. « Tant qu’on ne peut pas mesurer l’ampleur du fléau, on ne peut pas y répondre correctement », dit-il.
« Tous les pays qui ont fait un travail d’inventaire l’ont fait grâce à des instances indépendantes de l’institution ecclésiale », observe Christine Pedotti, directrice de la rédaction de Témoignage chrétien. C’est le cas de la Commission d’enquête royale en Australie, de la commission Ryan en Irlande ou encore de l’enquête du grand jury de l’Etat de Pennsylvanie aux Etats-Unis.
Une demande adressée au Parlement
En Allemagne, une enquête dévoilée cette semaine et réalisée par un consortium indépendant d’universitaires fait état d’au moins 3 677 victimes agressées entre 1946 et 2014 par au moins 1 670 membres du clergé.
Pour les auteurs de l’appel en France, le caractère contraignant d’une commission d’enquête parlementaire (obligation de répondre aux convocations, auditions sous serment, poursuites pénales possibles) donnera du poids à leur démarche. Leur pétition, consultable en ligne, doit être transmise à chacun des présidents de groupe à l’Assemblée nationale et au Sénat.
« Le Parlement doit se saisir de cette demande », estime Laurence Rossignol, qui prévient toutefois : « Une commission parlementaire, ce n’est pas le tribunal. »

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Pour beaucoup, il est temps de faire bouger les lignes. « L’Eglise, navire gigantesque, bureaucratie énorme, donne l’impression qu’elle ne sait pas comment prendre les choses. Les catholiques s’irritent qu’on ne leur réponde que par des propositions de type “journée de jeûne et de pénitence” », explique Jean-Louis Schlegel, sociologue des religions.
Pour l’heure, il reste difficile d’évaluer le nombre de victimes de pédophilie dans l’Eglise. Dans un entretien à La Provence samedi, Mgr Georges Pontier, le président de la Conférence des évêques de France, a toutefois estimé que « 1 % » des prêtres en France auraient commis des actes pédophiles.

A l’Assemblée, des députés se saisissent de la question
Dans un message publié sur Twitter, dimanche, la présidente du groupe socialiste à l’Assemblée, Valérie Rabault, a fait savoir qu’elle proposerait aux députés de son groupe de porter cette demande de commission d’enquête, ayant elle-même signé la pétition.
Selon les informations du Monde, la question sera également débattue au sein du groupe communiste à l’Assemblée, lors de leur réunion hebdomadaire de groupe, mardi. Le groupe UDI, Agir et indépendants en fera de même de son côté.
A l’Assemblée, chaque groupe parlementaire minoritaire ou d’opposition dispose, une fois par an, d’un « droit de tirage » leur permettant de demander la création d’une commission d’enquête sur le thème de leur choix. Les compteurs sont remis à zéro tous les ans au 1er octobre.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Avorter y constitue un délit passible de six mois de prison pour la femme enceinte, et de trois ans de prison et cinq ans d’interdiction d’exercice pour le médecin qui pratique l’intervention.
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Première manifestation en Andorre pour réclamer la dépénalisation de l’avortement

Avorter y constitue un délit passible de six mois de prison pour la femme enceinte, et de trois ans de prison et cinq ans d’interdiction d’exercice pour le médecin qui pratique l’intervention.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 18h48
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 06h39
   





                        



   


« Nous ne sommes pas des incubateurs », « laissez vos chapelets en dehors de nos ovaires » : une quarantaine de personnes ont défilé, samedi 29 septembre, à Andorre-la-Vieille pour réclamer la dépénalisation de l’avortement dans la principauté d’Andorre.
Andorre, où vivent 85 500 habitants, est l’un des derniers Etats d’Europe – avec Malte, Saint-Marin et le Vatican – à interdire totalement l’avortement, même en cas de viol, d’inceste, de maladie du fœtus ou de danger pour la mère. Mettre un terme à une grossesse y constitue un délit passible de six mois de prison pour la femme enceinte, et de trois ans de prison et de cinq ans d’interdiction d’exercice pour le médecin qui pratique l’intervention.

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Macron attendu au tournant
Le ton du cortège était résolument politique, certaines affiches réclamant « les droits de l’homme sont aussi les droits de la femme » ou encore « Pas de tutelle ni de l’Etat ni de l’Eglise », en référence à la position anti-avortement d’un des deux coprinces d’Andorre, l’évêque d’Urgell Mgr Joan-Enric Vives.
« Nous sommes dirigés par un évêque aux idées très machistes et patriarcales », a dénoncé une des participantes, Mireia Agullój. Celle-ci espère que le deuxième coprince – le président français Emmanuel Macron –, les aidera à « sortir de cette mentalité préhistorique ».

Une rencontre entre Antoni Marti, chef du gouvernement andorran, et Emmanuel Macron est prévue jeudi 11 octobre dans le cadre du Sommet de la francophonie à Erevan (Arménie) : les féministes andorranes attendent du président français qu’il se « positionne sur les droits de la femme à Andorre » à cette occasion.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Alors que le nombre d’interventions ne cesse d’augmenter, le système de secours français stagne ces dernières années.
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Le gouvernement propose un plan pour relancer le volontariat des pompiers

Alors que le nombre d’interventions ne cesse d’augmenter, le système de secours français stagne ces dernières années.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 14h24
   





                        


Le gouvernement a lancé samedi 29 septembre un plan d’action pour « donner un nouvel élan » au volontariat des sapeurs-pompiers. Le système de secours français stagne ces dernières années, alors que le nombre d’interventions ne cesse d’augmenter.
Pour susciter de nouvelles vocations, notamment parmi des femmes (seulement 16 % des pompiers aujourd’hui) et des jeunes, trente-sept mesures seront mises en œuvre, dont la moitié d’ici à la mi-2019, a annoncé le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, concluant le 125e congrès des sapeurs-pompiers, à Bourg-en-Bresse (Ain).

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Augmenter le nombre de volontaires, indispensables à un effectif de pompiers où ils sont très largement majoritaires (près de 80 %, 194 000 sur environ 247 000), est un objectif affiché depuis près de dix ans par les autorités. Mais ce nombre stagne, en raison notamment de la difficulté de concilier cette activité civique de secours avec des activités professionnelles ou familiales.
« Le volontariat est le socle de notre système de sécurité civile, le pilier sans lequel tout s’effondre », a déclaré M. Collomb. Les trente-sept mesures reprennent la majorité des quarante-trois préconisations d’un rapport qui lui a été remis en mai par la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF).
Secours aux personnes
Le ministre a plaidé pour un assouplissement et un élargissement du recrutement au-delà des personnes « entraînées et affûtées » chargées de lutter contre les incendies, la mission des pompiers étant aujourd’hui d’abord tournée vers le secours aux personnes (84 % des interventions). M. Collomb a également évoqué des bonifications de retraite et une amélioration de la protection (maladie, accident du travail) pour les volontaires.
Le gouvernement souhaite également s’appuyer sur le succès du dispositif des jeunes sapeurs-pompiers (de 11 à 18 ans, 28 000 actuellement) et profiter également du futur service national universel pour recruter.
Le ministre a pris fermement position contre la directive européenne qui inclut le volontariat dans le temps de travail, dénoncée par la FNSPF, car elle risque de limiter le temps de volontariat pompier possible. « Je pense que la France doit prendre une initiative » pour « changer cette directive », a dit le ministre.
Il s’est également engagé à faire avancer les choses sur une autre revendication de la FNSPF : l’instauration d’un seul et unique numéro (le 112) pour centraliser l’ensemble des appels d’urgence, aujourd’hui éclatés notamment entre SAMU, police, pompiers (15, 17, 18, 112, 114…).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Au moins deux manifestations sont prévues samedi dans la cité rhénane. Plusieurs milliers de policiers seront mobilisés.
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Erdogan à Cologne pour l’inauguration d’une des plus grandes mosquées d’Europe

Au moins deux manifestations sont prévues samedi dans la cité rhénane. Plusieurs milliers de policiers seront mobilisés.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h41
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 18h54
   





                        



   


Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a présidé samedi 29 septembre à Cologne l’inauguration d’une des plus grandes mosquées d’Europe, un déplacement marqué par des manifestations sous haute protection policière.
Il s’agissait de l’ultime étape de la visite d’Etat du président turc, qui tente de tourner la page de deux années de tension avec l’Allemagne. Vendredi, il s’est entretenu avec Angela Merkel, avant d’être l’invité d’un banquet, boudé par une partie de la classe politique allemande, dont la chancelière. Les deux dirigeants se sont toutefois retrouvés samedi matin pour un petit-déjeuner, avant que M. Erdogan gagne Cologne.

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Rassemblements de protestation attendus
Le dirigeant turc, doté de pouvoirs accrus depuis le début de son nouveau mandat, en juillet, a inauguré cette mosquée, financée par l’Union des affaires turco-islamiques (Ditib), étroitement liée au pouvoir turc. Une inauguration à laquelle n’a pas participé une partie des dirigeants politiques du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dont la maire de la ville, Henriette Recker, et le chef du gouvernement régional.
La première magistrate de la ville reproche à Ditib l’opacité qui a entouré le déroulement du chantier et le fonctionnement de la mosquée. Des élus accusent aussi cet organisme d’être un bras du régime de M. Erdogan, car elle gère neuf cents lieux de culte en Allemagne avec des imams venus de Turquie. L’organisation est aussi accusée par ses détracteurs d’espionner les opposants au président turc.
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Cologne derrière une banderole « Erdogan n’est pas le bienvenu », mot d’ordre des manifestations. Plusieurs milliers de policiers ont été mobilisés pour ce que le chef de la police locale, Uwe Jacob, a présenté comme un des plus grands déploiements policiers dans l’histoire de la ville.
Tentative de rapprochement
Le chantier avait débuté en 2009 et, malgré de nombreuses oppositions et controverses locales, de premiers fidèles ont pu y prier dès 2017. Les opposants à la mosquée, en particulier l’extrême droite, craignant un afflux de musulmans qui aurait fait de Cologne une réplique du « Londonistan », avaient intenté des recours contre la construction qui ont finalement échoué.
Avec ses minarets de 55 mètres de haut et une coupole de 36 mètres, l’édifice de béton et de verre, censé incarner l’ouverture, selon son architecte, Paul Böhm, est une des plus imposantes mosquées d’Europe. Sa superficie est de 4 500 mètres carrés. Sise dans le quartier d’Ehrenfeld, non loin de la tour de télévision de Cologne, elle est susceptible d’accueillir des milliers de fidèles. La police veut en limiter l’accès samedi à 5 000 personnes, mais l’Union des affaires turco-islamiques en attend beaucoup plus.
Avec cette visite d’Etat, la Turquie, minée par une crise économique aiguë et en froid avec les Etats-Unis de Donald Trump, tente un rapprochement avec l’Allemagne, où vivent 3 millions de personnes de nationalité ou d’origine turque. Le gouvernement allemand, dont M. Erdogan dénonçait en 2017 de supposées « pratiques nazies », se montre ouvert à ce réchauffement, malgré les « différences profondes » qui subsistent, selon les termes de Mme Merkel. Elle a ainsi rejeté la demande de classer comme « terroriste » l’organisation de M. Güllen, qui vit en exil aux Etats-Unis, et a mis en avant les atteintes aux libertés en Turquie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Au siège de l’entreprise, rebaptisée WW depuis septembre, consacrée à la forme et au bien-être, certaines salariées disent avoir souffert ou souffrir de harcèlement moral.
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Harcèlement moral : la direction de Weight Watchers mise en cause

Au siège de l’entreprise, rebaptisée WW depuis septembre, consacrée à la forme et au bien-être, certaines salariées disent avoir souffert ou souffrir de harcèlement moral.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h23
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 21h37
    |

            Francine Aizicovici








                        



                                


                            
« Je n’aurais pas pu faire autre chose que de travailler pour le bien-être des salariés. » Après avoir vécu une expérience qu’elle qualifie de « destructrice » dans une entreprise, Anne-Véronique Herter, ex-responsable marketing, a voulu « être utile » aux victimes de souffrance au travail. Depuis le 3 septembre, elle se consacre à son nouveau métier : consultante en prévention des risques psychosociaux (RPS), dans un cabinet spécialisé.
Dans son livre Le Cri du corps, paru le 3 mai (Editions Michalon), Mme Herter, auteur de deux autres ouvrages, témoigne du harcèlement moral dont elle dit avoir fait l’objet à son travail. Lors de son embauche, en 2008 dans cette nouvelle entreprise, après une dizaine d’années en agence de communication, elle avait cru entrer dans « la boîte de (sa) vie ». Elle va connaître au bout de quelques années une descente aux enfers, faite d’humiliations et de dénigrement de la part de plusieurs directrices. Elle ne voit alors d’issue que dans la mort. Elle n’ira pas jusque-là, mais séjournera en clinique psychiatrique, ce qui lui permettra de se reconstruire. Et, enfin, de quitter cette entreprise en octobre 2017.
Cette dernière, dont Mme Herter ne cite pas le nom, est, selon nos informations, Weight Watchers, la filiale de la compagnie américaine qui a changé de nom le 24 septembre pour se rebaptiser WW pour se retrouver en phase avec son nouveau slogan « Wellness that works », soit « le bien-être qui marche ». L’entreprise propose, notamment, des programmes de perte de poids, diffusés en ligne ou lors de réunions animées par des « coachs ».
« L’entreprise que (Mme Herter) décrit n’est pas la nôtre, réagit Joël Thivet, directeur marketing et communication chez Weight Watchers France. C’est une histoire qu’elle s’est racontée. Peut-être pour lancer sa carrière d’écrivain. » Pourtant, après un entretien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ La droite extrême s’est imposée dans la bataille des idées en avançant une pensée illibérale et anti-68 explique Nicolas Truong, chef du service Débats au « Monde ».
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Droite extrême : le « grand retournement » idéologique

La droite extrême s’est imposée dans la bataille des idées en avançant une pensée illibérale et anti-68 explique Nicolas Truong, chef du service Débats au « Monde ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 18h34
    |

Nicolas Truong







                        



                                


                            

Analyse. Un grand basculement s’opère depuis quelques années sur la scène des idées. Un glissement de terrain idéologique destiné à préparer un renversement politique. Car la contre-révolution illibérale n’a pas uniquement lieu lors d’insurrections électorales. Elle s’installe aussi sur le terrain de la pensée. La droite extrême s’est ainsi imposée dans la bataille des idées, et la « pensée anti-68 », comme dit le philosophe Serge Audier, tient le haut du pavé. « Le vent souffle à droite », constate la philosophe Elisabeth Badinter, alertée par les mouvements antiavortement et ceux issus de La Manif pour tous, rassemblés dans « la sainte alliance des réactionnaires » (Le Monde daté du 13 avril 2018).

Ce grand basculement prend la forme d’un « grand retournement », explique le professeur au Collège de France Pierre Rosanvallon dans Notre histoire intellectuelle et politique – 1968-2018 (Seuil, 448 pages, 22,50 euros). Un renversement des valeurs du progressisme qui repose sur un « antilibéralisme intégral » (l’extension des droits de l’individu est associée au règne de l’illimitation de l’individualisme consumériste), une offensive axée sur « l’exaltation d’un peuple essentialisé » forcément méprisé par les élites, une guérilla conceptuelle tournée vers une critique obsessionnelle de « l’événement repoussoir » qu’est devenu Mai 68, sans oublier une « radicalisation des aversions » dominée par une hypertrophie du langage – par laquelle on assimile sans ambages le libéralisme ou le pédagogisme à des « totalitarismes ». De Maurras à Gramsci, les références de ces pamphlétaires réactionnaires mêlent aussi bien des catholiques royalistes que des communistes révolutionnaires.
Dépassement des clivages et des usages
C’est pourquoi l’on peut entendre dans cette littérature « une pensée de droite dans un langage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ L’essayiste estime, dans une tribune au « Monde », que le polémiste est devenu le symptôme de la droite la plus décomplexée, qui s’attaque en révisionniste aux marqueurs de notre histoire contemporaine.
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Guy Sorman : « Eric Zemmour a élargi le champ de la haine »

L’essayiste estime, dans une tribune au « Monde », que le polémiste est devenu le symptôme de la droite la plus décomplexée, qui s’attaque en révisionniste aux marqueurs de notre histoire contemporaine.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h07
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 12h19
    |

                            Guy Sorman (Essayiste, ancien chroniqueur au Figaro (1983-2000)








                        



                                


                            

Tribune. Dommage, l’expression a trop servi. Mais elle vaut si bien pour Eric Zemmour : « De quoi Zemmour est-il le nom ? » Son œuvre, ses foucades, ses insultes n’ont guère d’intérêt par elles-mêmes : ce ne sont, en réalité que de pâles copies des incartades auxquelles nous a habitués Jean-Marie Le Pen. Mais ce Le Pen-là finissait toujours devant les tribunaux, récusé par tous, y compris dans son parti. M. Zemmour, c’est l’inverse : il passe pour un éminent penseur. A gauche, on l’invite, pour le tourner en dérision peut-être, mais sans succès, car le bonhomme est agile. A droite, on le soutient, on s’en réclame. Valeurs actuelles, Le Figaro, ces médias intelligents sont maintenant rangés en ordre de bataille, alignés sur les propos les plus extrêmes de M. Zemmour, telle son invitation à assassiner Maurice Audin une seconde fois, à rejeter hors de France ceux qui ont la peau trop noire – et les Arabes bien sûr, surtout les Arabes.

M. Zemmour n’est plus un trublion, mais le symptôme, l’expression en pleine lumière d’une droite dite « décomplexée », fière de son passé le plus honteux. Il se passe bien quelque chose dans la société française, et M. Zemmour en est le nom. Ce que visent M. Zemmour et ses soutiens renvoie à des marqueurs sensibles de notre histoire contemporaine : le régime de Vichy, la décolonisation, Mai 68. Pétain d’abord, et sa devise « Travail, famille, patrie », cela plaît à M. Zemmour, qui en fait l’éloge. Ce maréchal avait du bon et, au surplus, il chassait le métèque : la France telle qu’on l’aime dans la nouvelle droite.
L’essence du révisionnisme
Pourquoi un Zemmour peut-il écrire cela aujourd’hui et en être approuvé ? C’est que le temps a passé, le régime de Vichy est devenu une abstraction : on peut en faire une image pieuse, libérée de ces horreurs bien réelles dont il ne reste plus de témoins directs. C’est le principe du révisionnisme. Jacques...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Dans l’attente d’une possible extradition par la justice britannique, l’intermédiaire franco-algérien accuse la justice française d’être « dans l’incapacité de justifier son mandat d’arrêt ».
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Financement libyen : Alexandre Djouhri défie les juges

Dans l’attente d’une possible extradition par la justice britannique, l’intermédiaire franco-algérien accuse la justice française d’être « dans l’incapacité de justifier son mandat d’arrêt ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h43
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 11h06
    |

            Simon Piel et 
Joan Tilouine








                        



                                


                            

Lors de ses conversations téléphoniques, l’homme d’affaires franco-algérien Alexandre Djouhri n’a cessé de moquer ou d’insulter les juges et policiers français qui l’écoutaient dans le cadre de l’enquête sur le présumé financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. « Ils sont sur un tracteur, mais ils labourent le désert », disait-il à son ami Alain Marsaud, en avril 2016. Cet ancien magistrat, ancien député Les Républicains, tente sans succès de le convaincre de livrer sa version : « Tu devrais venir et faire une conférence de presse. Tu dis “Voilà. Je vais vous dire qui je suis. Voilà.” » 
Plus inquiet, après avoir été entendu par les enquêteurs comme témoin en septembre 2016 dans cette affaire, l’ancien premier ministre Dominique de Villepin, autre ami fidèle de M. Djouhri, l’exhorte à se rendre devant les juges qui l’ont convoqué ce même mois :  « Je reste convaincu que la meilleure façon d’arrêter cette dinguerie, c’est de… c’est de parler. » En vain.
Il a fallu attendre le mois d’avril pour que, par le biais de ses avocats, M. Djouhri fasse savoir qu’il était « disposé à être entendu » par les juges. Vendredi 28 septembre, à Londres, il a transmis un communiqué à l’Agence France-Presse dans lequel il clame son innocence et fustige les méthodes de la justice française. « Le parquet national financier (PNF) est incapable d’apporter la moindre preuve à la justice anglaise, assure-t-il. En faisant croire à la justice anglaise, faussement, que j’étais un fugitif, le PNF s’est fourvoyé et est aujourd’hui dans l’incapacité de justifier son mandat d’arrêt. »
« Monsieur Alexandre »
Personnage clé des relations franco-libyennes, sous la présidence de Jacques Chirac puis sous celle de Nicolas Sarkozy, qu’il tutoie tous deux, l’homme d’affaires de 59 ans est soupçonné d’être au cœur de l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Une association de malades de la thyroïde reproche à l’Agence du médicament de refuser de livrer des informations sur la nouvelle formule de ce produit.
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Levothyrox : une pétition lancée contre le « secret des affaires »

Une association de malades de la thyroïde reproche à l’Agence du médicament de refuser de livrer des informations sur la nouvelle formule de ce produit.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h10
    |

                            Service société (avec AFP)








                        


Une pétition « contre le secret des affaires » en matière de santé publique a été lancée par une association de malades de la thyroïde, qui reproche à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) de se retrancher derrière cet argument dans l’affaire du Levothyrox. Une accusation réfutée en bloc par l’institution, qui « dément avoir attendu la nouvelle loi sur le secret des affaires » pour répondre à un avocat de plaignants dans cette affaire.
La pétition adressée à la ministre de la santé, Agnès Buzyn, avait recueilli plus de 20 400 signatures samedi 29 septembre. Elle a été lancée par le Dr Philippe Sopena, conseiller médical de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT). Cette dernière regroupe des patients qui se plaignent des effets secondaires de la nouvelle formule du Levothyrox du laboratoire allemand Merck.
A l’occasion d’une des procédures judiciaires en cours, « un avocat de patients-victimes a demandé à l’ANSM de lui communiquer le dossier d’AMM [autorisation de mise sur le marché] de la nouvelle formule de ce médicament », selon la pétition. « Après plusieurs mois d’un retard injustifiable, l’ANSM ne lui a communiqué qu’un dossier “expurgé”, dans lequel manquaient, notamment, le lieu de production et le nom de l’entreprise qui fabrique le principe actif du Levothyrox », selon l’association.
Dans une lettre datée du 4 septembre, dont l’Agence France-Presse a obtenu une copie, signée de son service juridique et adressée à l’avocat, l’ANSM précise que cette transmission du document se fait « sous réserve de l’occultation préalable des mentions susceptibles de porter atteinte aux secrets légalement protégés, et notamment à la protection du secret des affaires ». L’association dénonce cette protection du secret industriel et commercial, en faisant référence à la loi « très récente et très controversée » du 30 juillet, dite loi du secret des affaires.
Effets indésirables
« Le nom du fabricant du principe actif est dans le dossier complet de l’AMM, mais la loi sur le secret industriel et commercial interdisait depuis 1978 déjà à l’ANSM de révéler cette information “protégée” », a déclaré à l’AFP le Dr Dominique Martin, patron de l’ANSM. « Cette règle était donc en vigueur bien avant la toute récente loi sur le secret des affaires qui ne change pas nos obligations », ajoute-t-il. Il « dément que l’ANSM ait attendu cette loi de juillet 2018 pour répondre à l’avocat ».
« J’ai formulé ma demande à l’Agence du médicament en avril et elle m’a répondu en septembre. Ils ont attendu que la loi sur le secret des affaires soit définitivement validée en juillet par le Conseil constitutionnel pour invoquer cet argument », avait auparavant assuré l’avocat, Emmanuel Ludot, auprès du média en ligne Les Jours. « Nous ne pouvons tolérer que la défense des intérêts d’une entreprise privée passe avant l’intérêt général, en l’espèce la santé des citoyens », a renchéri de son côté un collectif de journalistes, Informer n’est pas un délit, qui combat la loi sur le secret des affaires.

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L’ANSM indique avoir bien répondu à la question de l’avocat qui avait demandé « la copie intégrale de la décision d’AMM », « un dossier de vingt pages qui ne comporte pas le nom du fabricant du principe actif ». Et « dément », par conséquent, « avoir occulté [son nom]. Le produit étant d’origine chimique, la mention de fabricant d’un produit d’origine biologique était “sans objet” » , précise-t-il.
Selon des chiffres officiels, 31 000 patients se sont plaints d’effets indésirables de la nouvelle formule du Levothyrox, arrivée sur le marché français fin mars 2017. « L’origine des produits composant le nouveau Levothyrox est uniquement européenne et on l’a déjà dit et écrit », a rappelé M. Martin en réponse aux insinuations selon lesquelles ces produits seraient d’origine asiatique.

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                Levothyrox : quand l’Agence du médicament se cache derrière le secret des affaires






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ D’Eric Zemmour à Ludovine de La Rochère en passant par Eugénie Bastié, Charlotte d’Ornellas ou Patrick Buisson… depuis une semaine, la droite conservatrice sature le terrain médiatique.
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Comment la droite réactionnaire pèse sur les débats politiques

D’Eric Zemmour à Ludovine de La Rochère en passant par Eugénie Bastié, Charlotte d’Ornellas ou Patrick Buisson… depuis une semaine, la droite conservatrice sature le terrain médiatique.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 18h08
    |

            Olivier Faye et 
Lucie Soullier








                        



                                


                            

« Thierry André Charles Pierre. » Eric Zemmour s’applique à inscrire les quatre prénoms sur la première page de son best-seller annoncé. Son admirateur y tenait. « Je suis un bon client pour vous », lance le quinquagénaire avant de repartir avec son exemplaire dédicacé du Destin français (Albin Michel, 576 p., 24,5 euros). Le journaliste-essayiste ricane. Ici, sa dernière sortie, où il considère le prénom de la chroniqueuse télé Hapsatou Sy comme une « insulte à la France », amuse plus qu’elle ne choque.
Le polémiste préféré de la droite dure, qui écoule ses différents ouvrages à des dizaines voire des centaines de milliers d’exemplaires, est en terrain conquis à La Nouvelle Librairie. Cette boutique très droitière, elle aussi, vient d’ouvrir à la lisière du Quartier latin, à Paris. Mercredi 26 septembre, la séance de dédicace s’annonçait mouvementée, des groupes antifascistes ayant promis de venir perturber la soirée.
En début de soirée, un double cordon de policiers a pris position devant la librairie. Mais durant plus de deux heures et demie, Eric Zemmour n’aura finalement vu défiler que les remerciements de Perceval, Jeanne, Christine ou Hilda. Cette dernière a bien du mal à lâcher la main du journaliste en le bénissant pour son omniprésence médiatique : « On a besoin de vous à la télé pour dire ce qu’on pense. » En attendant leur tour, sur le trottoir face au jardin du Luxembourg, les générations et les droites se mélangent. Un ancien filloniste en veste Barbour frôle un royaliste à gants de cuir ; lepénistes et maréchalistes tiennent les mêmes sacs en plastique ; une jeune fille à serre-tête patiente sagement derrière le représentant d’un groupuscule identitaire.
Martyr de la cause « réactionnaire »
A chaque vente, le libraire prend soin de glisser deux petites publicités entre les pages : l’une pour la webtélé préférée de l’extrême droite, TV Libertés, et l’autre pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’historien Gérard Noiriel, spécialiste de l’immigration en France, estime que le journaliste a cherché dans son dernier ouvrage à « réhabiliter une conception surannée de l’histoire ».
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Gérard Noiriel : « Eric Zemmour tente de discréditer tous les historiens de métier »

Dans une tribune au « Monde », l’historien Gérard Noiriel, spécialiste de l’immigration en France, estime que le journaliste a cherché dans son dernier ouvrage à « réhabiliter une conception surannée de l’histoire ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 08h21
    |

                            Gérard Noiriel (Historien, spécialiste de l'immigration en France)








                        



                                


                            

Tribune. Dans un article publié par Le Figaro le 14 novembre 2013, Eric Zemmour écrivait : « L’Histoire – arrachée de gré ou de force aux historiens professionnels – est en train de (re)devenir l’arme politique qu’elle fut à la veille de la Révolution, et plus encore au XIXe siècle, lorsque les grands historiens comme Michelet préparèrent les esprits à l’avènement de la République. »
Son dernier ouvrage, Destin français (Albin Michel, 576 p., 24,50 euros), peut être lu comme une mise en œuvre de cette volonté de discréditer toute une profession. Selon lui, les historiens de métier « ont titres et postes. Amis et soutiens. Selon la logique mafieuse, ils ont intégré les lieux de pouvoir et tiennent les manettes de l’Etat. Ils appliquent à la lettre le précepte de George Orwell dans 1984 : “Qui contrôle le passé contrôle l’avenir. Qui contrôle le présent contrôle le passé.” » 
Il ajoute que, depuis quarante ans, les historiens professionnels ont utilisé cette fantastique puissance pour opérer « un travail de déconstruction » qui « n’a laissé que des ruines ». Ils ont détruit la France, interdisant même qu’on en écrive l’histoire. Ils portent ainsi une lourde responsabilité dans les nouvelles guerres civiles qui s’annoncent.

N’hésitant devant aucun sacrifice, Eric Zemmour a décidé de se dresser courageusement contre ce nouveau pouvoir. Il fait don de son intelligence à la nation pour offrir, enfin, aux citoyens cette histoire de France que les professionnels s’évertuent à masquer. La leçon civique est limpide : notre drame, à nous Français qui avons inventé la chimère des droits de l’homme, c’est que nous sommes trop généreux, trop naïfs, et c’est ce qui nous perdra. La thèse centrale de son livre, c’est qu’il n’y a jamais rien de nouveau sous le soleil. Etant donné que « l’histoire de France repasse toujours les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Emmanuel Macron est attendu samedi sur l’île des Antilles françaises frappée en septembre 2017. La lenteur de la reconstruction, souvent anarchique, exaspère les habitants, toujours traumatisés.
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Un an après l’ouragan Irma, la difficile convalescence de l’île de Saint-Martin

Emmanuel Macron est attendu samedi sur l’île des Antilles françaises frappée en septembre 2017. La lenteur de la reconstruction, souvent anarchique, exaspère les habitants, toujours traumatisés.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 17h00
    |

            Rémi Barroux (Saint-Martin, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sur la terrasse de sa jolie demeure traditionnelle, aux murs, escaliers et colonnades blanches et roses, Eddy Illidge surveille la température de ses gamelles. Ce samedi 22 septembre, dans le quartier de l’Espérance à Grand-Case, sur l’île de Saint-Martin, cet homme de 44 ans cuisine comme toutes les semaines de la viande grillée accompagnée de riz créole, du très simple destiné à sustenter ceux qui connaissent cette adresse discrète. Ce n’est pas un restaurant, juste une petite cantine ouverte uniquement pour les amis, les voisins et les chauffeurs de taxi qui travaillent en face, à l’aéroport.
Il y a un an et seize jours exactement, après une nuit dantesque, Eddy découvrait, comme les quelque 38 000 habitants de cette petite île des Antilles françaises, un décor de guerre, un paysage de désolation. L’aéroport, à ses pieds, n’existait plus, tour de contrôle éventrée, pylônes tordus, baies vitrées explosées, piste impraticable, petits avions retournés et de l’eau partout jusque dans sa maison, pourtant située sur les hauteurs. Dans la nuit du 5 au 6 septembre 2017, l’ouragan Irma avait soufflé des vents atteignant les 400 km/h, un scénario inédit qui plongea le territoire dans un black-out total qui dura de longs jours, sans électricité, sans eau et sans aucune communication possible.
« Je savais que ce serait long, mais cela dure trop ; la vie a repris plus vite du côté néerlandais de l’île, où les touristes sont revenus nombreux », Eddy, un habitant
Eddy Illidge travaille au restaurant scolaire de l’école de Grand-Case. Sa situation illustre bien la très difficile reconstruction de Saint-Martin, où le président de la République, Emmanuel Macron, est attendu samedi 29 septembre. L’école a vu sa toiture refaite, mais il manque encore des fenêtres à l’étage et, depuis la rentrée de septembre, les petits de la maternelle voisine sont accueillis dans le réfectoire. Ici, comme partout dans l’île, on se serre, on bricole, on improvise et, souvent,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ L’audience a permis de reconstituer les relations difficiles entre la victime et sa fille et le conjoint de celle-ci, accusé d’être le commanditaire du crime.
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Au procès Pastor, les vies d’avant le guet-apens du 6 mai 2014

L’audience a permis de reconstituer les relations difficiles entre la victime et sa fille et le conjoint de celle-ci, accusé d’être le commanditaire du crime.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 10h02
    |

            Pascale Robert-Diard (Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Les procès longs ont une vertu. Ils décantent les faits et font entrer dans l’épaisseur des vies. Après deux semaines d’audience devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence, le procès Pastor atteint ce moment où l’insupportable crudité du crime, l’exécution – d’un double assassinat –, s’estompe. Le temps s’étire, les portes s’entrouvrent sur l’avant. Les deux victimes, Hélène Pastor et Mohamed Darwich, échappent à leurs comptes rendus d’autopsie. Les hommes de cire du box, figés entre leurs gardes, redeviennent des êtres de chair. Le moment viendra où cette parenthèse fugace se refermera et où le poids du crime, à nouveau, s’imposera. On accusera, on défendra, on jugera, on condamnera.
Pour l’heure, chacun reprend sa place d’avant le 6 mai 2014. La salle d’audience est un vaste échiquier recomposé. Entre le monde immensément riche des Pastor et celui des petits voyous des cités marseillaises se dresse à nouveau une infranchissable frontière. Le couple formé pendant vingt-huit ans par la fille d’Hélène Pastor et Wojciech Janowski se reconstitue. D’autres liens, d’autres couples apparaissent. Une mère et sa fille, un gendre et son coach, un coach et son beau-frère.
Le premier d’entre eux, dans l’ordre du temps, est composé d’Hélène Pastor et Sylvia Ratkowski. L’une des violences collatérales du procès criminel est la lumière crue qu’il darde sur une intimité jusqu’alors jalousement préservée. Un jour, Hélène Pastor a été une jeune femme follement amoureuse d’un homme, un Polonais, dont elle a eu une fille, Sylvia. Derrière elle, le clan familial s’est offusqué, Hélène Pastor s’est enfuie de Monaco avec sa gamine sous le bras. Mais on n’échappait pas au monde des Pastor. Hélène a été rapatriée en urgence et solidement rivée à son Rocher. Trente ans plus tard, Sylvia Ratkowski, mère d’une petite fille issue d’une première union, a rencontré dans une soirée de bienfaisance monégasque Wojciech Janowski. « L’histoire se répète »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Certains opposants à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes pointent le risque de voir les donneurs, déjà peu nombreux, se raréfier encore plus.
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Faut-il craindre une « pénurie » de donneurs de sperme avec l’élargissement de la PMA ?

Certains opposants à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes pointent le risque de voir les donneurs, déjà peu nombreux, se raréfier encore plus.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 14h14
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


L’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes pourrait-elle se heurter à des difficultés techniques ? Alors que le gouvernement planche sur cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron, qui a reçu un avis favorable du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) mardi 25 septembre, certains opposants à la mesure avancent le risque d’une pénurie de donneurs de gamètes. Ces craintes sont-elles fondées ? Eléments de réponse.

        Notre décryptage :
         

          8 questions sur la PMA



1. Combien y a-t-il de PMA en France actuellement ?
Environ 3,4 % des enfants nés en France en 2018 devraient être conçus par PMA, estime une étude de l’Institut national d’études démographiques (INED) publiée en juin 2018. Soit autour de 26 000 naissances, pour un total d’environ 770 000 chaque année (767 000 en 2017, selon l’Insee).


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Le nombre de PMA augmente régulièrement en France et devrait atteindre 3,4 % des naissances en 2018
Evolution de la proportion d’enfants conçus par assistance médicale à la procréation en France

Source : INED, Population et sociétés n° 556



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        "",
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      [
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      ],
      [
        "",
        1.4
      ],
      [
        "",
        1.4
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        "",
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      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.7
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      [
        "",
        1.9
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        2.1
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2. Combien y a-t-il d’enfants conçus avec un tiers donneur ?
Contrairement à une idée reçue largement répandue, l’écrasante majorité des projets de naissance par PMA en France se font sans recours à un donneur tiers. Dans 95 % des cas, la conception se fait avec les gamètes des deux parents. Il n’y a donneur de sperme que dans 4 % des situations, soit environ 1 000 cas par an, un chiffre auquel s’ajoutent environ 1 % de naissances par PMA avec don d’ovocytes, soit 250 cas.

   


3. Combien y a-t-il de donneurs de gamètes en France ?
En France, le don de gamètes n’est pas rémunéré. 255 hommes ont fait un don de sperme et 540 femmes un don d’ovocytes en 2015, selon l’agence de la biomédecine, qui dépend du ministère de la santé et édite les sites de référence dondespermatozoides.fr et dondovocytes.fr. Cette même source constate qu’environ 3 500 nouveaux couples s’inscrivent chaque année pour bénéficier d’un don et estime qu’il faudrait environ 300 dons de spermatozoïdes et 1 400 dons d’ovocytes annuels pour répondre à ce besoin.
Ce net écart entre les besoins des types de gamètes est dû au fait qu’un don de sperme n’a pas le même « rendement » qu’un don d’ovocytes, si l’on peut dire. Selon les statistiques de l’agence de la biomédecine, on comptait en 2015 environ 3,8 naissances pour un don de sperme, mais seulement 0,5 naissance pour un don d’ovocytes. Du fait de ce manque de donneur, il faut bien souvent autour d’un à trois ans pour bénéficier d’un don de gamètes.


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Pourquoi les besoins de dons de sperme sont moins importants que ceux d'ovocytes


Source : Agence nationale de biomédecine



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
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		},
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		}],
		plotBands: [{
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		}]
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        256
      ]
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	}

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4. Faut-il craindre une « pénurie » de dons de gamètes avec l’ouverture de la PMA à toutes les femmes ?
Jusqu’à présent, la PMA était réservée aux couples hétérosexuels. Sa probable ouverture aux femmes seules et aux couples de femmes, peut néanmoins poser question dans un contexte de manque de donneurs. Ces nouvelles formes de PMA passent, en effet, forcément par un don de sperme alors qu’à l’inverse les besoins de dons d’ovocytes ne devraient évoluer qu’à la marge.
Le CCNE lui-même considère dans son avis « comme essentiel d’anticiper les conséquences de l’ouverture de la PMA sur la capacité des CECOS (centres d’étude et de conservation du sperme humain) à répondre à cette nouvelle demande en matière de don de sperme ». D’autant plus que la possible levée de l’anonymat des donneurs, également évoquée par le CCNE, pourrait également engendrer une baisse des donneurs – une telle chute a été observée « à court terme d’environ 20 % à 30 % ».
Pour l’heure, il n’existe aucune estimation fiable des nouveaux besoins de dons engendrés par l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Mais certains opposants à la mesure brandissent déjà l’hypothèse de la pénurie de donneurs de gamètes. « Face à l’augmentation de la demande et la pénurie de l’offre de sperme, le recours au “marché noir” va s’accélérer », croit ainsi savoir Jean-Christophe Parisot de Bayard, un diacre et haut fonctionnaire, auteur d’une tribune à ce sujet dans Le Monde.
« Je ne connais aucune donnée qui vienne confirmer cette crainte. Elle repose sur l’idée a priori que le nombre de donneurs n’augmentera pas, alors que l’on peut penser, au contraire, que ce nombre va augmenter », tempère Elise de La Rochebrochard, autrice de l’étude de l’INED de 2018 sur la question.
Si des opposants à la PMA pour toutes les femmes affirment que la mesure pourrait décourager les donneurs, cette spécialiste estime, au contraire, qu’« avec l’adoption d’un modèle d’assistance médicale à la procréation plus en adéquation avec les valeurs actuelles de la société, qui prône de plus en plus la reconnaissance et l’égalité entre les familles dans leur réalité plurielle, il est probable que cela suscite de nouvelles vocations de donneurs ».
Elise de La Rochebrochard note, par ailleurs, qu’il « existe une marge de manœuvre importante pour mieux faire connaître le don de sperme » et le développer. Par exemple, en déployant des campagnes de sensibilisation sur le sujet, comme cela a pu être fait pour le don d’organes par le passé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Cet ingénieur informatique a été condamné à la peine maximale. Le procès n’a pas permis d’éclaircir les conditions de son retour en France avec ses enfants.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/09/2018
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Terrorisme : un « ministre » présumé de l’EI et son fils condamnés à dix et huit ans de prison

Cet ingénieur informatique a été condamné à la peine maximale. Le procès n’a pas permis d’éclaircir les conditions de son retour en France avec ses enfants.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 22h22
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 09h56
   





                        


Un père de famille, « ministre » pour l’organisation Etat islamique (EI), et son fils, tous deux partis en Syrie puis rentrés en France dans des conditions qui posent question, ont été condamnés vendredi 28 septembre à huit et dix ans d’emprisonnement.
« Pas convaincu » par sa version de l’histoire, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Lotfi Souli, Franco-Tunisien de 50 ans, à la peine maximale, dix ans assortis d’une période de sûreté des deux tiers.
Son fils aîné, Karim, 23 ans, a été condamné à huit ans avec période de sûreté de moitié, le tribunal tenant compte de son « évolution » encourageante, de son jeune âge à l’époque, et de « l’ascendant » qu’exerçait son père sur lui.
Dans le box où ils comparaissaient depuis jeudi pour association de malfaiteurs à visée terroriste, père et fils, côte à côte, n’ont pas bronché.
« Dangerosité extrême »
Le parquet avait souligné « l’ambivalence », la « dangerosité extrême » de Lotfi Souli, estimé qu’il était « trop tôt » pour avoir des « gages sur la réinsertion » de Karim, et requis la peine maximale pour les deux.
Lotfi, Karim Souli et le cadet, un lycéen alors âgé de 15 ans qui sera jugé par le tribunal pour enfants le 16 octobre, ont passé dix-huit mois en Syrie entre octobre 2013 et mai 2015, en grande partie au sein de l’EI.
L’audience n’aura pas permis d’éclaircir les conditions de leur retour en France, en 2015, sujet de « vives inquiétudes ». Ils étaient rentrés bardés de milliers d’euros et de dollars, d’un grand nombre de fichiers de propagande, mais aussi d’une abondante documentation relative au pilotage d’avions ou à la fabrication d’explosifs. Des recherches Google Maps sur l’emplacement de la tour Eiffel et du pont d’Iéna à Paris avaient aussi été identifiées. La famille a nié avoir consulté des fichiers relatifs à la chimie ou au maniement des armes et invoqué « le jeu Flight simulator » s’agissant de l’aéronautique.
Surtout, le père, qui avait occupé de hautes fonctions dans la téléphonie au sein de l’EI, a expliqué avoir quitté la Syrie après avoir passé plusieurs mois dans les geôles de l’organisation, soupçonné d’espionnage après avoir commis une grave erreur stratégique.

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Il aurait été libéré en retrouvant « ses papiers, son argent », alors que l’EI applique la peine de mort pour moins que cela, avait relevé la procureure, s’interrogeant : « Une question me taraude : qu’a donc promis Lotfi Souli à l’Etat islamique ? »
A cette époque, quelques mois avant les attentats parisiens du 13-Novembre, le groupe missionnait des combattants français vers l’Europe. « Vous bénéficiiez d’un rang suffisamment élevé » au sein de l’EI « pour vous accorder des facilités pour sortir », a commenté le tribunal.
Lotfi Souli, personnage insaisissable semblant évoluer dans une bulle truffée de références mathématiques et techniques parfois absconses, a soutenu qu’il ne voulait que récupérer Anass B., un ami de Karim qui évoluait au sein du groupe islamiste Ahrar Al-Sham, et qu’il s’était trouvé contraint de rester quand l’EI avait pris le pouvoir.
« Peur irrationnelle »
Son avocat, Martin Pradel, a dénoncé la « peur irrationnelle qu’il inspire » : « Des suspicions vous en avez, des preuves vous n’en avez pas. » « S’il y avait des doutes sur ce qu’ils allaient faire en France », il aurait fallu diligenter des investigations supplémentaires ou ouvrir une procédure criminelle, a plaidé le conseil de Karim, Xavier Nogueras.
Anass, présumé mort au combat en 2013 et jugé par défaut en l’absence de preuve formelle de son décès, a en revanche été relaxé.
Le tribunal a considéré qu’à l’époque, Ahrar Al-Sham, certes « un groupe djihadiste qui voulait instaurer la charia », n’était pas pour autant « terroriste » avec le projet politique et le grave trouble à l’ordre public que cela implique.
Père et fils devront verser solidairement 600 euros à l’Association française des victimes du terrorisme, partie civile.

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