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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Anthonius Gunawan Agun a refusé de quitter son poste pour accompagner sereinement un appareil de la compagnie indonésienne Batik Air en phase de décollage, afin d’éviter tout risque d’accident.
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L’Indonésie rend hommage à un jeune contrôleur aérien de Palu, mort dans le séisme

Anthonius Gunawan Agun a refusé de quitter son poste pour accompagner sereinement un appareil de la compagnie indonésienne Batik Air en phase de décollage, afin d’éviter tout risque d’accident.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 17h57
   





                        


Deux jours après le séisme meurtrier qui a frappé l’île des Célèbes, l’Indonésie pleure ses morts – 832, selon le dernier bilan qui pourrait encore s’alourdir –, mais célèbre aussi ses héros. Anthonius Gunawan Agun, jeune contrôleur aérien de Palu, est l’un de ceux-là.
Les médias locaux ont tous relayé l’acte de bravoure de cet Indonésien de 21 ans, qui se trouvait à son poste à l’aéroport Mutiara SIS Al-Jufrie, lorsque la terre a commencé à trembler vendredi. Selon des responsables de l’aéroport, le jeune homme a refusé de quitter son poste, affirmant vouloir accompagner sereinement un appareil de la compagnie indonésienne Batik Air en phase de décollage, afin d’éviter tout risque d’accident. Ses collègues, qui ne supervisaient pas cet avion, ont rapidement évacué le bâtiment.
Effondrement de l’aéroport
Après le décollage du vol 6231, la secousse est devenue plus forte, atteignant la magnitude de 7,5. C’est alors que l’édifice de l’aéroport a commencé à s’écrouler de toutes parts. M. Agung a alors sauté du quatrième étage, se fracturant les deux jambes dans cette chute, qui a également provoqué de nombreuses lésions internes.

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Le contrôleur aérien a été emmené dans un hôpital à proximité pour recevoir de premiers soins. Mais il est mort avant que n’arrive l’hélicoptère qui devait le transporter vers un établissement mieux équipé. Dans un communiqué, AirNav a déclaré que le grade de M. Agung serait relevé de deux niveaux à titre posthume, en reconnaissance de son extraordinaire dévouement.
De son côté, le pilote du vol 6231 de Batik Air a posté une photo du jeune homme sur son compte Instagram. « Merci d’être resté en contact avec moi et de m’avoir préservé jusqu’à ce que nous soyons tous en sécurité dans les airs », a écrit celui qui a salué la mémoire de « [son] ange gardien ». 
D’une magnitude de 7,5, selon l’institut géologique américain (USGS), le séisme qui a frappé les Célèbes, vendredi, et le tsunami qui l’a suivi a été le plus meurtrier de la série qu’a connue l’Indonésie en août et qui avaient fait plus de 500 morts et environ 1 500 blessés sur l’île de Lombok, voisine de Bali.

        Voir cette publication sur Instagram           ‘Batik 6231 runway 33 clear for take off’. This was his last transmission to me then we replied. Thank you for keeping me and guarding me till I’m safely airborne. Then he jumped out of tower broke his leg and arm. Wing of honor for Anthonius Gunawan Agung as my guardian angel at Palu. Rest peacefully my wing man. God be with you. Une publication partagée par  Icoze Ezoci (@icoze_ricochet) le 28 Sept. 2018 à 9 :42 PDT 

L’Indonésie, un archipel de 17 000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le gouvernement a conseillé à 1,5 million de personnes d’évacuer, dimanche, à cause du passage du vingt-quatrième typhon de l’année en Asie.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Les 58 migrants, une fois les contrôles sanitaires et légaux effectués, seront ensuite transférés vers plusieurs pays européens, dont la France.
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Les migrants de l’« Aquarius » sont arrivés à Malte

Les 58 migrants, une fois les contrôles sanitaires et légaux effectués, seront ensuite transférés vers plusieurs pays européens, dont la France.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 15h37
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 16h10
   





                        



   


Les 58 migrants sauvés au large de la Libye par le navire humanitaire Aquarius sont arrivés, dimanche 30 septembre, dans le port de La Valette, à Malte, après presque une semaine d’attente au large de la petite île méditerranéenne. Ces personnes, essentiellement d’origine libyenne, avaient d’abord été transférées dans la matinée sur un navire des gardes-côtes maltais depuis l’Aquarius.
Ce dernier est resté au large, dans les eaux internationales, de crainte d’être saisi ; il s’est, en effet, vu retirer son pavillon par le Panama, le résultat de pressions italiennes, selon Nick Romaniuk, le responsable des opérations de sauvetage.
Ces 58 migrants, dont 17 femmes et 18 mineurs, une fois débarqués et les contrôles sanitaires et légaux effectués, seront ensuite transférés vers plusieurs pays européens, conformément à un accord trouvé mardi. Aux termes de cet accord, la France accueillera 18 de ces migrants, l’Allemagne et l’Espagne, 15 chacune, et le Portugal, 10.

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Cinq morts dans un naufrage de migrants au large de la Turquie
Cinq personnes ont péri dans le naufrage d’un bateau pneumatique transportant des migrants, dimanche au large des côtes nord-ouest de la Turquie, a rapporté l’agence officielle Anatolie. Les gardes-côtes turcs ont découvert les cinq corps après le naufrage de l’embarcation au large du district d’Enez dans la province d’Edirne.
Craignant que le nombre de personnes à bord ne soit plus élevé, les gardes-côtes ont poursuivi leurs recherches pour tenter de retrouver d’autres éventuels passagers, selon l’agence, qui n’a pas fourni de précisions sur la nationalité des migrants décédés. La cause du naufrage n’a pas été précisée. Une tempête sévissait dimanche en Méditerranée, affectant la Grèce et les rivages de la mer Egée en Turquie.
Plus de trois millions de Syriens et quelque 300 000 Irakiens sont réfugiés en Turquie, qui est l’un des pays de transit des migrants tentant de rejoindre l’Europe. La vague migratoire a atteint son pic en 2015, année où plus d’un million de personnes, dont beaucoup fuyant la guerre en Syrie, ont rejoint la Grèce depuis la Turquie, principalement par voie maritime. Le nombre de personnes tentant cette traversée a depuis fortement chuté en raison d’un accord migratoire controversé conclu entre l’Union européenne et Ankara en mars 2016.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Il s’agirait d’une première depuis l’accord conclu entre Moscou et Ankara qui doit permettre d’éviter une offensive meurtrière du régime dans le nord-ouest de la Syrie.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Syrie : incertitudes sur le premier retrait d’un groupe rebelle après l’accord russo-turc

Il s’agirait d’une première depuis l’accord conclu entre Moscou et Ankara qui doit permettre d’éviter une offensive meurtrière du régime dans le nord-ouest de la Syrie.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 14h08
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 16h21
   





                        



   


L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a fait savoir, dimanche 30 septembre, qu’un groupe rebelle proturc avait commencé à se retirer de la future « zone démilitarisée » dans le nord-ouest de la Syrie, des propos rapidement contredits par des groupes rebelles sur place. Ce retrait, s’il est avéré, constituerait une première depuis l’accord conclu entre Moscou et Ankara qui doit permettre d’éviter une offensive meurtrière du régime sur la province d’Idleb.
« Des unités de Faylaq Al-Cham se retirent depuis dimanche matin avec leurs armes lourdes, dont des chars et des canons, du sud de la province d’Alep et de la banlieue ouest de la ville », a déclaré le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. « Il s’agit du premier groupe à se retirer depuis la conclusion de l’accord », a-t-il ajouté.

#SOHR After the report of the Syrian Observatory and in a confirmation of what it has published…a rebel army issues… https://t.co/GDznzJYTXy— syriahr (@#المرصدالسوري #SOHR)


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Conclu à Sotchi (Russie) le 17 septembre, l’accord russo-turc permettrait d’éloigner, à court terme, la perspective d’une offensive militaire du régime syrien. Il prévoit la création d’ici au 15 octobre d’une « zone démilitarisée » de 15 à 20 kilomètres de large, sous contrôle de la Russie et de la Turquie.
Mais sa mise en application, qui implique le renoncement aux armes lourdes, est soumise à l’accord des divers groupes rebelles et djihadistes. Peu après l’annonce de l’OSDH, le Front national de libération (FNL), coalition de groupes rebelles (dont Faylaq Al-Cham) de la province d’Idleb et de ses environs, a d’ailleurs nié « catégoriquement » tout retrait d’armes lourdes de cette zone, via la voix de son porte-parole, Naji Moustafa.
« ll n’y a eu aucun changement au niveau de l’emplacement des armes ou de redéploiement des combattants », a clamé à son tour Seif al-Raad, porte-parole d’un des groupes rebelles, tout en notant que son groupe « adhér(ait) à l’accord conclu à Sotchi ». A la suite de ces démentis, l’OSDH, qui dispose d’un vaste réseau de correspondants dans le pays en guerre, a lui maintenu que des armes avaient bel et bien été retirées.

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Tampon entre territoires du régime syrien et des insurgés
En forme de fer de cheval, la future « zone démilitarisée » doit servir de tampon entre les territoires tenus par le régime syrien et ceux acquis aux insurgés. Elle concerne la province d’Idleb et des secteurs des régions voisines d’Alep, de Hama et de Lattaquié, qui constituent ensemble le dernier bastion insurgé dans la Syrie en guerre.
La partie est toutefois loin d’être gagnée : samedi, Jaich Al-Ezza, un groupe rebelle actif dans le nord de la province de Hama, avait déjà dit rejeter l’accord russo-turc, tout comme l’avait fait le groupuscule djihadiste Houras Al-Din, lié à Al-Qaida. Le principal groupe djihadiste, Hayat Tahrir Al-Cham (HTS), qui domine plus de la moitié de la région d’Idleb, n’a, lui, toujours pas fait connaître sa décision.
Le FNL, formé début août à l’instigation de la Turquie, avait favorablement accueilli, mais non sans prudence, l’accord russo-turc. Faylaq Al-Cham, qui compte de « 8 500 à 10 000 combattants », est, pour sa part, « le deuxième groupe le plus puissant dans le nord syrien en termes d’équipements militaires et le troisième en termes d’effectifs », croit savoir le directeur de l’OSDH.
Nombreux groupes rebelles réfractaires
Ce début de retrait de Faylaq Al-Cham intervient trois jours après une réunion entre des responsables turcs et des représentants des groupes rebelles, d’après l’OSDH, qui visait à favoriser la mise en application de l’accord de Sotchi. Parmi les réfractaires, des concertations internes intenses seraient en cours au sein du groupe HTS. Quant à Jaich Al-Ezza, il l’a jugé en l’état trop favorable au régime.
Il « grignote les zones libérées et “renfloue” Bachar Al-Assad », a jugé son principal responsable, Jamil Al-Saleh. Le refus de Jaich Al-Ezza de se conformer à l’accord a été suivi samedi soir par des échanges d’obus et de tirs à l’artillerie lourde entre les combattants du groupe rebelle et des factions djihadistes, d’une part, et les forces du régime, d’autre part, dans les régions de Hama et de Lattaquié. Selon l’OSDH, qui n’a pas fait état de victimes, des échanges se poursuivent dimanche « dans le nord de Hama et le nord-est de Lattaquié ».
La province d’Idleb et les zones avoisinantes sont depuis des semaines dans le viseur du régime, qui a enchaîné les victoires et contrôle, désormais, près des deux tiers du territoire. Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie par le régime de Bachar Al-Assad, le conflit syrien s’est complexifié au fur et à mesure des années. Il a fait plus de 360 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ L’un des principaux sites d’information du pays, RTL Info, a été imité pour diffuser une fausse information sur une explosion atomique à une trentaine de kilomètres de Liège.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Nucléaire : une « fake news » crée un mouvement de panique en Wallonie

L’un des principaux sites d’information du pays, RTL Info, a été imité pour diffuser une fausse information sur une explosion atomique à une trentaine de kilomètres de Liège.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 12h49
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



   


Le parquet de Liège, en Belgique, a ouvert, samedi 29 septembre, une enquête après la diffusion d’une fausse information sur une explosion nucléaire qui a déclenché la panique chez certains habitants de la Wallonie. « Alerte : explosion atomique à Tihange », avait titré, dans la nuit de vendredi à samedi, l’un des principaux sites d’information du pays, RTL Info. Du moins pouvait-on le croire. Sa page d’ouverture avait, en réalité, été imitée et détournée, avec une copie quasiment parfaite de son logo et de son habillage.
La rumeur a rapidement enflé. Les services de secours et la police ont reçu de nombreux appels et des habitants pris de panique ont quitté à la hâte leur domicile, malgré un démenti rapide de RTL Info, diffusé à la demande du centre de crise du ministère de l’intérieur. La police judiciaire fédérale et des experts de la Computer Crime Unit, spécialisée dans l’analyse des systèmes informatiques, tentent de déterminer l’adresse IP du pirate. Celui-ci risque une peine de six mois à cinq ans d’emprisonnement et une lourde amende, pouvant atteindre 800 000 euros. RTL Info a porté plainte pour usurpation de son image.
L’auteur de la fake news voulait visiblement jouer sur les peurs alors que deux des trois réacteurs de la centrale de Tihange, exploitée par Electrabel, une filiale d’Engie, sont actuellement à l’arrêt en raison de problèmes techniques. Des anomalies dans le béton des cuves font actuellement l’objet d’une enquête. Le troisième réacteur doit, lui, faire l’objet, d’un entretien approfondi prochainement.
Sortie du nucléaire prévue en 2025
Selon des manifestants antinucléaires venus de Belgique, des Pays-Bas et d’Allemagne qui défilaient samedi dans la région de Tihange, un éventuel incident dans cette centrale entraînerait l’évacuation de cinq millions d’habitants et aurait des répercussions dans un rayon de 250 kilomètres.
La Belgique, dont le parc est très vieillissant, doit, en principe, sortir du nucléaire en 2025 – la première décision date de 2003 – mais n’est visiblement pas prête pour cette échéance. En novembre, six des sept réacteurs du royaume seront à l’arrêt, ce qui laisse entrevoir un risque réel de pénurie et de black-out.
Electrabel a annoncé récemment le report de plusieurs mois du redémarrage des réacteurs Tihange 2 et 3, initialement prévu pour cet automne. La ministre de l’énergie, Marie-Christine Marghem, accuse l’exploitant de mauvaise gestion. Elle espère pouvoir acheter l’électricité manquante en France, en Allemagne ou aux Pays-Bas, ce qui pose des problèmes techniques non résolus à ce stade.

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                La Belgique de plus en plus proche du « black-out »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Chaque année, pendant l’été, une foule d’Indonésiens se rassemblent, à Kediri, sur l’île de Java, pour célébrer leur amour du célèbre scooter italien.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Lors d’une conférence de presse, mercredi, le locataire de la Maison Blanche a plus que jamais donné l’impression d’être en roue libre, s’épanchant sur les ennuis de Brett Kavanaugh ou les rires déclenchés par son discours aux Nations unies.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/09/2018
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Président Trump, an II : parenthèse en Absurdie

Lors d’une conférence de presse, mercredi, le locataire de la Maison Blanche a plus que jamais donné l’impression d’être en roue libre, s’épanchant sur les ennuis de Brett Kavanaugh ou les rires déclenchés par son discours aux Nations unies.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 13h50
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            
Entre ses interventions aux Nations unies (ONU) et l’âpre et douloureuse journée de témoignages au Sénat pour la confirmation du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême, Donald Trump s’est offert une pause, mercredi 26 septembre, dans la salle de réception d’un grand hôtel de New York. Il y a tenu sa deuxième conférence de presse en dix-neuf mois.

L’occasion d’un voyage de 88 minutes sur des terres incertaines, d’un propos aussi libre que décousu dominé par le plaisir visible d’un narcissique invétéré d’être à nouveau au centre de l’attention de tous. Le président des Etats-Unis a beau dénoncer jusqu’à l’écœurement devant ses sympathisants les « médias bidons », les qualifier d’« ennemi du peuple », il ne peut résister à la caresse d’un objectif de caméra, ou à celle d’un titre de ce New York Times qu’il « aimait » et dont il apprécierait tant qu’il salue sa présidence.
Pendant près d’une heure et demie, en réel virtuose du désordre, Donald Trump a donc distribué à la volée les questions et les réponses parfois sans aucun lien avec ce qui précédait, partant des visages familiers, comme celui de John Roberts, de la chaîne conservatrice Fox News, jusqu’à ce « Monsieur Kurde » qui renvoyait à un journaliste du Kurdistan irakien. Le président des Etats-Unis a repeint son pays à ses couleurs, celle du « winner » incapable d’autre chose que le succès.
George Washington convoqué
Les guerres commerciales ? Elles tournent à notre avantage, a assuré le président en annonçant notamment l’ouverture de « huit aciéries au minimum » (il en restait à six en juin) dont personne n’a pourtant trouvé la trace. Les nominations de juges ? Mes prédécesseurs n’ont rien fait ! « Ils étaient fatigués, ils étaient contents d’eux-mêmes, il s’est produit quelque chose », a assuré un Donald Trump en apparence perplexe alors que le Sénat contrôlé par les républicains avait pratiquement gelé à partir...




                        

                        


<article-nb="2018/09/30/19-8">
<filnamedate="20180930"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180930"><AAMMJJHH="2018093019">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ En vingt et unième position sur la liste des Verts, la jeune femme d’origine somalienne a été élue au Riksdag le 14 septembre. Une élection qui suscite la polémique.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                
                                    

Leila Ali Elmi, musulmane et voilée, fait son entrée au Parlement suédois


                      En vingt et unième position sur la liste des Verts, la jeune femme d’origine somalienne a été élue au Riksdag le 14 septembre. Une élection qui suscite la polémique.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 06h40
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








   


Quand, le 13 septembre, elle est allée se coucher, elle était encore inconnue en Suède. Quatre jours après les élections législatives, le dépouillement des bulletins de vote était en cours à la mairie de Göteborg. Les partis avaient déjà été fixés sur leur score. Restait à décompter les votes nominaux : ces croix inscrites par les électeurs devant les candidats de leur choix, sur les listes de chacune des formations.
Le sien était en vingt et unième position dans son district, sur celle des Verts. Autant dire qu’elle avait peu de chance d’entrer au Parlement. Pourtant, quand elle s’est réveillée le lendemain, Leila Ali Elmi, 30 ans, a découvert qu’elle avait été élue, avec 1 467 voix, devant tous les autres candidats de son parti, dont la plupart n’avaient jamais entendu parler d’elle.
Encartée depuis cinq ans, la jeune femme n’avait jamais occupé d’autres fonctions que celles de suppléante au conseil d’arrondissement de son quartier d’Angered, une des banlieues défavorisées de Göteborg.
« J’ai toujours eu des avis tranchés, je suivais ce qui se passait à la télé, dans les journaux. J’ai décidé de m’engager. »
Lundi 24 septembre, quand elle a fait sa rentrée au Riksdag à Stockholm, plus personne n’ignorait qui elle était : seule femme voilée à siéger au Parlement, première députée d’origine somalienne et surtout incarnation du virulent débat portant sur le vote communautaire, qui a vu le jour dans le royaume après les élections.
Car si Leila Ali Elmi est arrivée comme une comète sur la scène politique suédoise, elle est loin d’être inconnue au sein de la communauté somalienne de Göteborg (8 500 des 560 000 habitants sont nés en Somalie). La jeune femme y travaille comme interprète, aidant les immigrés dans leurs démarches auprès de l’administration suédoise.
Cœur à gauche
Elle-même est arrivée en Suède à 2 ans. A 12 ans, elle est placée en foyer. La fillette file un mauvais coton : elle ne va plus à l’école, est en révolte contre sa famille… Deux ans plus tard, elle revient vivre avec sa mère, devient une élève studieuse et termine le lycée. Elle fait des ménages, distribue le journal, puis commence à traduire.
Un peu avant les élections de 2014, elle rejoint les Verts : « J’ai toujours eu des avis tranchés, je suivais ce qui se passait à la télé, dans les journaux. J’ai décidé de m’engager. » Son cœur est à gauche. La lutte contre les changements climatiques fait pencher la balance côté écolo.
Quand elle annonce sa candidature au Parlement, le club de sport Bergsjön SK, ex-Somalia SK, basé dans une banlieue voisine, l’invite. Pendant deux heures, ses encadrants l’interrogent sur son ambition pour les quartiers. Convaincu par ses réponses, le club décide de faire campagne pour elle, ne ménageant pas ses efforts, avec un porte-à-porte systématique dans les banlieues et même l’organisation d’un rendez-vous, en mai, avec le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed.
« Va-t-elle s’engager principalement sur des questions qui profitent aux Somaliens ou aux musulmans ? » Ivar Arpi, polémiste libéral
La jeune femme avoue qu’elle n’y croyait pas. Mais elle veut « inspirer les jeunes », montrer qu’il est « possible de faire campagne dans les banlieues », où beaucoup « croient qu’ils ne peuvent pas influencer la société ». Elle sera « leur voix ». Ses détracteurs, cependant, lui reprochent d’avoir mené une partie de sa campagne en somalien, faisant à peine référence au programme de son parti. « A quel point Leila Ali Elmi peut-elle être indépendante du groupe qui l’a promue ? Va-t-elle s’engager principalement sur des questions qui profitent aux Somaliens ou aux musulmans ? », interroge le polémiste libéral Ivar Arpi.

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Une campagne haineuse
Sur les réseaux sociaux, la jeune femme est la cible d’une campagne haineuse. Elle y est présentée comme une « extrémiste », élue grâce à un « vote clanique ».
Leila Ali Elmi regrette que le débat porte sur son apparence et ses origines, plutôt que sur son engagement pour les banlieues, l’école ou l’égalité. « Le système clanique, souligne-t-elle, oppresse les femmes. » Selon ce système, elle n’aurait donc jamais pu entrer au Parlement. « Il y a beaucoup d’ignorance dans le débat. »
Mardi 25 septembre, comme tous les élus de son parti, elle a voté la confiance au premier ministre sortant Stefan Löfven, qui a tout de même été débarqué grâce aux voix de la droite et de l’extrême droite. Elle s’est ensuite rendue à la cathédrale de Stockholm pour l’office religieux, précédant la cérémonie d’ouverture du Parlement, en présence de la famille royale.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Dans un entretien au « JDD », le président français dessine les contours d’une plate-forme centriste, opposée à la vision hostile à l’Union européenne.
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Elections européennes : Emmanuel Macron promet une liste « la plus large possible »

Dans un entretien au « JDD », le président français dessine les contours d’une plate-forme centriste, opposée à la vision hostile à l’Union européenne.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 01h04
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 11h42
   





                        


« Pour les élections européennes, je ferai tout pour que les progressistes, les démocrates et ceux dont je porte la voix – je l’espère incarnée par une liste la plus large possible en France – se fassent entendre. » Dans un entretien au Journal du dimanche du 30 septembre réalisé lors de son voyage en cours aux Antilles, Emmanuel Macron a exprimé son intention de s’impliquer directement dans la campagne des élections européennes de mi-2019.

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« Je m’implique en permanence autour de la table du Conseil européen », ajoute-t-il. « Et je m’impliquerai, car je crois à une campagne pour une Europe de l’ambition et de l’avenir, des démocrates et des progressistes. »
Le chef de l’Etat, qui s’érige régulièrement en contre-modèle de la vision hostile à l’Union européenne (UE) que portent notamment le Hongrois Viktor Orban, l’Italien Matteo Salvini et son ex-rivale à la présidentielle française Marine Le Pen, dessine dans l’interview les contours d’une plate-forme centriste pour les européennes.

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« C’est un combat de civilisation, un combat historique, et je ne céderai rien aux extrêmes », explique-t-il. « Je crois au retour des peuples. Je ne suis pas un européiste, ni un mondialiste. Je crois à l’identité forte de chaque peuple, je crois à l’histoire et à l’ambition de notre peuple. Je veux le convaincre que l’Europe, c’est ce qui l’accompagne, le protège. Je suis pour tourner la page d’une Europe ultralibérale, mais aussi pour éviter la page d’une Europe des nationalismes. L’Europe, c’est notre bonne protection. Encore faut-il la repenser et la rebâtir. »



                            


                        

                        


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Au Brésil, les femmes dans la rue pour dire « jamais » au candidat d’extrême droite

En tête des intentions de vote du premier tour de la présidentielle, le candidat de 63 ans a multiplié les saillies misogynes, homophobes et racistes.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 22h46
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 06h39
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



   


Les unes sont employées domestiques, de gauche et adoratrices du Parti des travailleurs (PT) et de son leader emprisonné, Luiz Inacio Lula da Silva. Les autres bourgeoises, architectes ou avocates, votent au centre droit.
Au-delà de divergences d’opinions politiques, de classes sociales, d’âge, de modes de vie et de couleur de peau, des dizaines, voire des centaines de milliers de femmes se sont rassemblées, samedi 29 septembre, à Sao Paulo, Rio de Janeiro, Brasilia, Belo Horizonte, Recife, Salvador et Porto Alegre, ainsi que dans une soixantaine de villes au Brésil pour dire #EleNao (Pas lui). Un hashtag lancé sur les réseaux sociaux par le mouvement Mulheres Unidas contro Jair Bolsonaro (les femmes unies contre Bolsonaro), opposé au candidat d’extrême droite ; ce dernier est en tête des sondages pour l’élection présidentielle avec 27 % à 28 % d’intentions de votes.

Les femmes de tout âge, de toute couleur de peau contre Bolsonaro à Sao Paulo. #EleNao #Brasil #Elections2018 https://t.co/EyHJh9Nlym— gatinois4 (@gatinois)


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Réputé pour sa misogynie, son homophobie et ses éloges répétés de la dictature militaire (1964-1985), le militaire quittait le même jour l’hôpital Einstein de Sao Paulo où il avait été accueilli dans un état grave suite à une attaque au couteau, le 6 septembre, lors d’un meeting de campagne. « Enfin à la maison, près de ma famille. Il n’y a pas de meilleure sensation ! Merci à tous pour les marques d’affection que j’ai pu recevoir lors de mon retour et partout au Brésil ! Je vous embrasse ! », a écrit sur Twitter le candidat, visiblement insensible à ces marques d’hostilité et aux cris « EleNao » proférés dans le vol le ramenant à Rio de Janeiro où il possède une résidence.
A Sao Paulo, où Bolsonaro est très apprécié, des femmes habillées de mauve ou de tee-shirt #EleNao ou #EleNunca, mais aussi des hommes se sont rassemblés sur la place do largo da Batata. Parmi la foule, Zenilda da Silvera, 51 ans, employée domestique. « Je suis venue pour lui montrer qu’on est plus forte. Que toutes ces minorités qu’il déteste ne se laisseront pas faire ! Toute ma vie j’ai lutté. Nous les domestiques nous avons obtenu des droits grâce à Lula et au PT, on ne va pas laisser un homme nous ramener dix ans en arrière », explique-t-elle.

   



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En 2015, sous le gouvernement PT de Dilma Rousseff, a été promulguée la loi obligeant à déclarer les employés domestiques afin de leur permettre, notamment, d’avoir droit à une retraite. Un texte que Jair Bolsonaro, alors député, avait rejeté. Selon lui, cette loi contribue à augmenter le chômage. « Plus de droits, ce sont moins d’emplois », a-t-il coutume d’expliquer.
Le coup d’Etat militaire, une « révolution »
Maria Domitila, architecte de 28 ans, elle, a été ulcérée par les propos du candidat sur la dictature militaire. Le membre du Parti social libéral (PSL) qui qualifie le coup d’Etat de 1964 de « révolution » avait affirmé il a quelques années que la grande erreur de la junte fut « de torturer et non de tuer ».
En 2016, lors du vote de l’« impeachment » (destitution) de Dilma Rousseff, le député avait aussi donné sa voix « au nom du colonel Ustra », l’un des tortionnaires du régime. « Mon père a été prisonnier politique ! », signale Maria Domitila, les yeux embués.
A priori apolitique, la mobilisation comptait pourtant de nombreuses banderoles appelant ici à voter Fernando Haddad, le candidat du PT, remplaçant de l’ex-président Lula, empêché de se représenter du fait de sa condamnation pour corruption, ou là pour Ciro Gomes, le candidat du Parti démocratique travailliste (PDT), de centre gauche. Le nom de Marina Silva, seule femme candidate, représentante du Parti écologiste (Rede) et ancienne ministre de Lula, était aussi scandé par un petit groupe de manifestants quand d’autres vantaient les qualités de Guilherme Boulos, le candidat du Parti socialisme et liberté (Psol, gauche)
Mais samedi les opposants à Jair Bolsonaro n’étaient pas tous de gauche. Brandissant une pancarte « les femmes en marche pour la démocratie, l’égalité et la liberté, Bolsonaro, non », Estela Duca, 59 ans, avocate, précise n’être « ni d’extrême droite, ni d’extrême gauche ». La quinquagénaire élégante a prévu de voter pour Geraldo Alckmin le candidat de centre droit du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB).

Brésil: à Sao Paulo comme dans plus d une 20 aine de capitales regionales, les femmes, les gays et qqles hommes man… https://t.co/mTc9MujEKN— gatinois4 (@gatinois)


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Et elle honnit, autant que les autres manifestantes, Jair Bolsonaro. « Mon fils, je l’ai élevé seule et ce n’est pas un délinquant ! », lâche-t-elle. Une référence aux propos du général Hamilton Mourao, son candidat à la vice-présidence qui a déclaré, il y a quelques jours, que les enfants élevés sans père par des mères et des grands-mères avaient toutes les chances de devenir des « éléments déséquilibrés », prompts à faire grossir les rangs des narcotrafiquants.

   


« Vous ne méritez pas d’être violée »
« Bolsonaro est le genre de personnage classique de ces pays qui ont vécu leur propre version du Far West : un homme blanc qui se sent supérieur parce qu’il est blanc et hétérosexuel », écrit la journaliste et écrivaine Eliane Brum, dans un article publié sur le site El Pais au Brésil titré « Les femmes contre l’oppression ».
Certaines apprécient le personnage, défenseur auto revendiqué de la « famille » et des « valeurs ». Un homme qui cite Dieu à chacune de ses interventions. Et aux manifestations #EleNao ont répondu des mobilisations « Mulheres com Bolsonaro » (les femmes avec Bolsonaro) ou « EleSim » (lui, oui).

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Mais beaucoup de femmes ont du mal à accepter le discours phallocrate du candidat. Jair Bolsonaro trouve normal qu’une femme soit moins bien payée qu’un homme du fait de ses congés maternité. Nombre de Brésiliennes s’étranglent aussi de la vulgarité du militaire qui, en 2014, avait lancé à l’encontre de sa consœur députée Maria do Rosario (PT) : « vous ne méritez pas d’être violée. Vous êtes trop laide. » Et d’ajouter, en la voyant choquée : « pleure, allez pleure. »

   


Donné perdant au second tour
Samedi, la goujaterie de Jair Bolsonaro n’était pourtant pas, et de loin, le seul grief mentionné par la foule. Aux pancartes « Non aux armes » en référence à la volonté du candidat de libérer le port d’armes, s’ajoutaient une multitude de messages contre « le fascisme », et en faveur de la démocratie et des droits LGBT.
« Je suis venu pour défendre ma propre survie ! », explique ainsi Gustavo Reis, 22 ans, étudiant en physique chimie. En tant que Noir et homosexuel, le grand gaillard se sent la cible privilégiée du candidat d’extrême droite. Lors d’un entretien à la revue PlayBoy en 2011, le militaire aurait affirmé qu’il préférerait que « son fils meure dans un accident de voiture, plutôt que de le voir avec un moustachu. Pour moi il serait mort. »

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Arborant un tee-shirt mauve où est inscrit « je soutiens les femmes », Oswald Dias, 76 ans, accompagné de son épouse, est, lui, venu par « civisme ». Le vieil homme a connu la dictature et s’affole du comportement du capitaine de l’armée. « Le risque est grand de replonger », soupire-t-il. A l’instar de beaucoup d’électeurs, Oswald reste abasourdi par les propos du candidat du PSL, tenus le 28 septembre, lors d’un entretien pour la chaîne de télévision Band. « A ce que je vois dans la rue, je ne peux accepter un résultat qui n’atteste pas de mon élection », a affirmé, Jair Bolsonaro depuis sa chambre d’hôpital, visiblement incapable d’imaginer un échec.
En tête dans les sondages, Jair Bolsonaro est donné perdant en cas de second tour face à la plupart de ses adversaires. Notamment face à Fernando Haddad, (PT) qui le talonne dans les sondages (22 %). A en croire les analystes, la défaite du capitaine de réserve serait alors en grande partie liée à l’électorat féminin. Selon un sondage Ibope, publié le 26 septembre, 44 % des électeurs ne voteraient « en aucun cas » pour Jair Bolsonaro. Chez les femmes, le taux de rejet atteint 51 %.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Trois Français, ainsi qu’un Sud-Coréen et un Malaisien sont portés disparus après la catastrophe survenue vendredi sur l’île des Célèbes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/09/2018
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En Indonésie, le bilan s’alourdit à 832 morts après le séisme et le tsunami

Trois Français, ainsi qu’un Sud-Coréen et un Malaisien sont portés disparus après la catastrophe survenue vendredi sur l’île des Célèbes.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 22h19
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 17h37
   





                        



   


Le bilan du séisme et du tsunami qui ont frappé vendredi soir l’île des Célèbes en Indonésie s’est encore alourdi. Il est désormais de 832 morts et devrait encore augmenter, de nombreuses victimes restant piégées sous les décombres, a annoncé, dimanche 30 septembre, le porte-parole de l’agence indonésienne de gestion des catastrophes. Le précédent bilan était de 420 morts. Trois ressortissants français, ainsi qu’un Sud-Coréen et un Malaisien sont portés disparus, a précisé le porte-parole.
La ville côtière de Palu ainsi que la région de Donggala plus au nord ont été dévastées par un séisme de magnitude 7,5 suivi d’un tsunami avec des vagues atteignant jusqu’à six mètres de hauteur. Dans la ville de Palu (Indonésie), les corps s’alignent sur la plage, parfois recouverts de draps bleus.
L’urgence est aussi aux évacuations, dans la crainte de répliques meurtrières. Plus de 17 000 habitants ont déjà dû quitter leur domicile, un chiffre qui devrait augmenter dans les prochaines heures.

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Une cité dévastée
Les milliers de personnes mobilisées pour mener les premiers secours – policiers, militaires et pompiers – ont commencé un vaste travail de déblayage. Le président indonésien Joko Widodo, est arrivé dimanche à Palu pour observer le déploiement militaire destiné à porter assistance à la population. La France s’est dite prête à apporter son aide.
Située à 78 kilomètres de l’épicentre, Palu, une agglomération de 350 000 âmes située sur la côte ouest, offrait, samedi, un visage dévasté. Carcasses de véhicules, bâtiments réduits à des amas de débris, arbres déracinés et lignes électriques abattues témoignaient de la violence des secousses et de la vague qui a déferlé, tandis que le centre-ville n’était plus que ruines. Même le pont suspendu jaune, emblématique de Palu, s’est effondré, précipitant des véhicules dans l’eau, tandis qu’une route stratégique menant à la ville a été bloquée par un glissement de terrain.

   


« Course contre la montre »
« Nous pensons que des dizaines ou des centaines de victimes n’ont pas encore été dégagées des décombres. Le principal centre commercial de Palu (…) s’est effondré ». « L’hôtel Rua-Rua (…) s’est affaissé, il avait 80 chambres dont 76 étaient occupées », a souligné le porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes. Des rescapés ont pu être extraits des ruines. Une femme a ainsi été sauvée. « Et nous avons même entendu des gens qui criaient à l’aide », a précisé Muhammad Syaugi, chef des services de secours.
Les hôpitaux, dont certains ont été endommagés, peinent à faire face à l’afflux de victimes. Et de nombreux blessés sont soignés en plein air. Des habitants transportent tant bien que mal des corps sans vie.

   


« La Croix-Rouge indonésienne est engagée dans une course contre la montre pour porter assistance aux survivants, mais nous ne savons pas ce que nous allons trouver là-bas », a observé Jan Gelfand, un responsable de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) à Djakarta, la lointaine capitale de l’Indonésie. « Nous n’avons pas d’informations de Dongala », une localité située sur le littoral et au nord de Palu, « et c’est très préoccupant », a-t-il souligné.
Confrontés à la pénurie de nourriture, eau et carburant, des habitants ont commencé à se servir dans les supermarchés et des stations-service. « C’est une crise : il n’y a pas de nourriture, rien, explique l’un d’eux. A manger, de l’eau, c’est ce dont nous avons désespérément besoin. »
Ceinture de feu
D’une magnitude de 7,5, selon l’institut géologique américain (USGS), le séisme qui a frappé les Célèbes, vendredi, a été plus fort que la série de tremblements de terre qu’a connus l’Indonésie en août et qui avaient fait plus de 500 morts et environ 1 500 blessés sur l’île de Lombok, voisine de Bali.
L’Indonésie, un archipel de 17 000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.
Le 26 décembre 2004, elle avait été frappée par une série de tremblements de terre dévastateurs, dont l’un de magnitude 9,1 sur l’île de Sumatra. Un tsunami avait alors provoqué la mort de 220 000 personnes dans la région, dont 168 000 rien qu’en Indonésie.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ La consommation d’alcool de contrebande est largement répandue en Iran malgré les sanctions prévues depuis la révolution islamique de 1979.
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En Iran, 22 personnes mortes après avoir consommé de l’alcool frelaté

La consommation d’alcool de contrebande est largement répandue en Iran malgré les sanctions prévues depuis la révolution islamique de 1979.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 21h20
   





                        


L’alcool de contrebande fait des ravages en Iran. Au moins 22 personnes sont mortes ces dix derniers jours dans le pays et une centaine ont été hospitalisées après avoir consommé de l’alcool frelaté, a rapporté samedi 29 septembre l’agence de presse ISNA.
Dans la seule ville portuaire méridionale de Bandar Abbas, « 168 personnes ont été hospitalisées en raison d’intoxication due à l’alcool » a déclaré Fatemeh Norouzian, responsable locale. « Malheureusement, 16 d’entre eux ont perdu la vie, et huit se trouvent dans un état critique ». Le couple responsable de la production de cet alcool et leur revendeur ont été arrêtés, selon le chef de la police de Bandar Abbas, Ismaïl Mashayekh.
Dans la province septentrionale d’Alborz, trois personnes sont également mortes intoxiquées, et 72 ont été hospitalisées.
La consommation d’alcool de contrebande est largement répandue en Iran malgré les sanctions prévues depuis la révolution islamique de 1979 – coups de fouet, amendes, voire une peine de prison. L’alcool de contrebande peut parfois être frelaté en raison de l’utilisation de méthanol « toxique » au lieu d’éthanol. Il passe pour être fabriqué clandestinement dans le pays ou introduit en contrebande à partir du Kurdistan irakien ou de la Turquie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Avorter y constitue un délit passible de six mois de prison pour la femme enceinte, et de trois ans de prison et cinq ans d’interdiction d’exercice pour le médecin qui pratique l’intervention.
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Première manifestation en Andorre pour réclamer la dépénalisation de l’avortement

Avorter y constitue un délit passible de six mois de prison pour la femme enceinte, et de trois ans de prison et cinq ans d’interdiction d’exercice pour le médecin qui pratique l’intervention.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 18h48
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 06h39
   





                        



   


« Nous ne sommes pas des incubateurs », « laissez vos chapelets en dehors de nos ovaires » : une quarantaine de personnes ont défilé, samedi 29 septembre, à Andorre-la-Vieille pour réclamer la dépénalisation de l’avortement dans la principauté d’Andorre.
Andorre, où vivent 85 500 habitants, est l’un des derniers Etats d’Europe – avec Malte, Saint-Marin et le Vatican – à interdire totalement l’avortement, même en cas de viol, d’inceste, de maladie du fœtus ou de danger pour la mère. Mettre un terme à une grossesse y constitue un délit passible de six mois de prison pour la femme enceinte, et de trois ans de prison et de cinq ans d’interdiction d’exercice pour le médecin qui pratique l’intervention.

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Macron attendu au tournant
Le ton du cortège était résolument politique, certaines affiches réclamant « les droits de l’homme sont aussi les droits de la femme » ou encore « Pas de tutelle ni de l’Etat ni de l’Eglise », en référence à la position anti-avortement d’un des deux coprinces d’Andorre, l’évêque d’Urgell Mgr Joan-Enric Vives.
« Nous sommes dirigés par un évêque aux idées très machistes et patriarcales », a dénoncé une des participantes, Mireia Agullój. Celle-ci espère que le deuxième coprince – le président français Emmanuel Macron –, les aidera à « sortir de cette mentalité préhistorique ».

Une rencontre entre Antoni Marti, chef du gouvernement andorran, et Emmanuel Macron est prévue jeudi 11 octobre dans le cadre du Sommet de la francophonie à Erevan (Arménie) : les féministes andorranes attendent du président français qu’il se « positionne sur les droits de la femme à Andorre » à cette occasion.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ La jeune femme de 22 ans, qui comptait quelque 2,7 milllions d’abonnés, a payé le prix fort pour avoir « choisi la vie », comme elle le disait.
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Émoi en Irak après l’assassinat d’une célèbre instagrammeuse à Bagdad

La jeune femme de 22 ans, qui comptait quelque 2,7 milllions d’abonnés, a payé le prix fort pour avoir « choisi la vie », comme elle le disait.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 17h32
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29.09.2018 à 18h42
   





                        



   


Sa dernière photo datait du 13 septembre. Elle y apparaissait dans la nuit, vêtue d’une combinaison bustier à rayures, enroulée dans un néon violet d’où s’échappait deux ailes vertes, et une couronne blanche. « Je perds mes ailes », écrivait Tara Farès, 22 ans, récoltant plus de 100 000 « likes » pour son cliché.
La jeune femme, qui affichait sa vie et sa féminité sur le réseau social Instagram depuis plusieurs années et comptait quelque 2,7 milllions d’abonnés, a payé le prix fort pour avoir « choisi la vie », comme elle le disait. Jeudi 27 septembre à Camp Sarah, un quartier du centre de Bagdad, Tara Farès à été atteinte de « trois tirs mortels », selon le ministère de l’intérieur.
Depuis, l’assassinat du mannequin irakien a provoqué l’émoi dans le pays. Le ministère a annoncé l’ouverture d’une enquête pour identifier le ou les auteurs des tirs sur cette star des réseaux sociaux alors qu’elle conduisait sa Porsche blanche décapotable aux fauteuils rouges.

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Punie pour son mode de vie
Pour les internautes, qui trouvent dans les réseaux sociaux un espace de liberté dans un pays conservateur, la jeune femme de 22 ans a été punie pour son mode de vie, détonant en Irak. La blogueuse, qui voyageait souvent et se signalait rarement à Bagdad où elle est née, postait régulièrement sur Instagram des photos d’elle, blonde, rousse ou brune selon les périodes. Sur ces clichés, elle y exhibait aussi ses tatouages, manucures et tenues exubérantes, qui ne manquaient pas de provoquer le débat. 
« Celui qui trouve une excuse à ceux qui tuent une fille uniquement parce qu’elle a décidé de vivre comme la plupart des filles de la planète est complice de son meurtre », a écrit en réaction Ahmad al-Basheer, satiriste exilé en Jordanie dont l’émission qui tourne en dérision la politique irakienne est très suivie et lui a valu des menaces de mort.
Mercredi soir, la mission de l’ONU en Irak (Unami) s’était également alarmée de la mort –par balles aussi – d’une autre femme célèbre, la militante des droits de l’homme Souad al-Ali, à Bassora. La police a affirmé que cette Irakienne de 46 ans avait été assassinée par son ex-mari pour un différend familial. L’Unami a toutefois rappelé « condamner tout acte de violence, en particulier contre les femmes, dont le meurtre, les menaces et l’intimidation, comme des actes totalement inacceptables ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Qualifié de « kamikaze ukrainien » par son avocat, qui le dit « prêt à mourir », le réalisateur a connu son 139e jour sans s’alimenter.
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Moscou diffuse une nouvelle photo du cinéaste en grève de la faim, Oleg Sentsov

Qualifié de « kamikaze ukrainien » par son avocat, qui le dit « prêt à mourir », le réalisateur a connu son 139e jour sans s’alimenter.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 17h09
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Cela fait 139 jours que le cinéaste Oleg Sentsov a entamé sa grève de la faim. Vendredi 28 septembre, la réalisateur ukrainien a été de nouveau hospitalisé pour un contrôle de son état de santé, alors qu’il purge une peine de vingt ans de prison pour « terrorisme » dans un camp de travail en Sibérie. A cette occasion, les services pénitentiaires russes ont diffusé une photographie d’Oleg Sentsov, sur laquelle l’homme apparaît affaibli.
Le cliché montre un médecin en blouse blanche auscultant Oleg Sentsov torse nu dans un cabinet médical. Le cinéaste de 42 ans, qui mesure 1,90 mètre, y apparaît encore amaigri et vieilli. Une précédente photo, réalisée sur le lieu de détention d’Oleg Sentsov, avait été diffusée le 9 août. Elle le montrait debout, en uniforme de détenu, déjà très amaigri.

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Procès « stalinien »
Oleg Sentsov, opposé à l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, a été transporté vendredi à l’hôpital municipal de Labytnangui en Iamalie, au-delà du cercle polaire, pour des « examens supplémentaires et des consultations de spécialistes », selon les services pénitentiaires. Le « traitement » d’Oleg Sentsov, qui reçoit des compléments alimentaires qui le maintiennent en vie, sera corrigé en fonction des résultats de ces examens, selon la même source.
Qualifié de « kamikaze ukrainien » par son avocat, qui le dit « prêt à mourir », M. Sentsov a entamé une grève de la faim le 14 mai pour exiger la libération de tous les « prisonniers politiques » ukrainiens détenus en Russie.
Arrêté en Crimée après l’annexion de la péninsule par la Russie en 2014, Oleg Sentsov a été condamné à l’issue d’un procès qualifié de « stalinien » par Amnesty International et dénoncé par Kiev, l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis.
Appel mondial
Les pays du G7 ainsi que de nombreuses personnalités du monde culturel, comme le cinéaste suisse Jean-Luc Godard ou l’acteur américain Johnny Depp, ont appelé à la libération d’Oleg Sentsov. Le 10 août, le président français Emmanuel Macron avait fait par téléphone « plusieurs propositions » à son homologue russe Vladimir Poutine afin de « trouver de façon urgente une solution humanitaire ». Rien n’a filtré depuis concernant les suites données par Moscou à ces propositions.

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Malgré les déclarations alarmistes de ses proches concernant la dégradation de son état de santé, le Kremlin a répété à plusieurs reprises qu’une grâce présidentielle ne pouvait être accordée qu’à la demande du prisonnier, ce qu’Oleg Sentsov se refuse à faire.
Kiev a cependant balayé cet argument, rappelant que la pilote militaire ukrainienne Nadia Savtchenko, emprisonnée en Russie puis libérée lors d’un échange de prisonniers en 2016, n’avait jamais demandé à être graciée.
La Russie et l’Ukraine sont à couteaux tirés depuis l’arrivée au pouvoir, à l’hiver 2013-2014, de pro-occidentaux à Kiev, suivie de l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par Moscou et du déclenchement d’un conflit armé dans l’est séparatiste prorusse du pays, qui a fait plus de 10 000 morts à ce jour.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Dans la nuit de vendredi à samedi, des groupes indépendantistes se sont rassemblés pour empêcher une manifestation de soutien à la police qui avait été déployée en Catalogne lors du référendum de l’année dernière.
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En Catalogne, manifestations avant le premier anniversaire du référendum sur l’indépendance

Dans la nuit de vendredi à samedi, des groupes indépendantistes se sont rassemblés pour empêcher une manifestation de soutien à la police qui avait été déployée en Catalogne lors du référendum de l’année dernière.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 16h52
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Plusieurs milliers de personnes manifestant pour ou contre l’indépendance de la Catalogne ont bloqué certains quartiers du centre de Barcelone samedi 29 septembre, à deux jours du premier anniversaire du référendum sur la sécession de cette région prospère.
Déclaré inconstitutionnel par Madrid, le référendum du 1er octobre 2017 se tint dans un contexte tendu. Le oui à l’indépendance l’a emporté, mais avec un taux de participation inférieur à 50 %. A l’issue du scrutin controversé et de la déclaration d’indépendance qui s’en ensuivit, la région a été mise sous tutelle par le pouvoir central.
Dans la nuit de vendredi à samedi, des groupes indépendantistes se sont rassemblés pour empêcher une manifestation de soutien à la police qui fut déployée en Catalogne lors de ce référendum.

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Soutien à la police des anti-indépendantistes
Selon les autorités catalanes, près de mille personnes furent blessées l’an dernier lors d’opérations de police visant à empêcher l’ouverture des bureaux de vote dans la région pour le référendum.
Deux personnes ont été arrêtées samedi lors de heurts entre manifestants séparatistes et policiers. Des manifestants ont jeté de la peinture sur la police antiémeute déployée pour les maintenir à distance des manifestants partisans du maintien dans l’Espagne.
Pendant plusieurs heures, des groupes indépendantistes scandant « Ni oublier ni pardonner ! » ont affronté les pro-Madrid qui criaient « Longue vie à l’Espagne ! », avant de nouvelles manifestations prévues ce week-end pour marquer l’anniversaire du vote de l’année dernière.
Un indépendantiste candidat aux élections européennes
L’ancien vice-président indépendantiste catalan Oriol Junqueras, inculpé de « rébellion », a annoncé de sa cellule qu’il se présenterait aux élections européennes de 2019. « J’ai passé près de onze mois en prison et je continue d’être absolument fier de ce que notre peuple a fait ce jour-là », écrit dans un communiqué Oriol Junqueras, pour qui « faire un référendum n’est pas un crime ».
Poursuivi depuis novembre pour son rôle dans la proclamation d’indépendance du 27 octobre 2017, Oriol Junqueras est en détention provisoire au centre pénitentiaire de LLedoners, à Barcelone. Le chef d’accusation de rébellion est passible de vingt-cinq ans de prison en Espagne.
Bien qu’Oriol Junqueras ait été suspendu de ses fonctions de député régional comme tête de liste de la Gauche républicaine de Catalogne (Esquerra Republicana de Catalunya, ERC), « il peut se présenter » aux prochaines élections européennes « tant qu’il n’y a pas une sentence qui le prive de son droit de vote et d’être élu », a expliqué Anton Losada, professeur de sciences politiques à l’université de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Pour Oriol Junqueras, être candidat aux européennes en mai 2019 comme tête de liste de l’ERC est « le meilleur moyen de dénoncer le retard démocratique et la répression de l’Espagne » en « internationalisant la cause de la liberté en Catalogne ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Ramallah demande à la plus haute cour de l’ONU d’ordonner à Washington la fermeture de son ambassade à Jérusalem.
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Les Palestiniens portent plainte contre les Etats-Unis devant la Cour internationale de justice

Ramallah demande à la plus haute cour de l’ONU d’ordonner à Washington la fermeture de son ambassade à Jérusalem.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 15h45
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30.09.2018 à 06h48
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            Stéphanie Maupas (La Haye, correspondance)








                        



   


L’Autorité palestinienne a porté plainte contre les Etats-Unis devant la Cour internationale de justice (CIJ), vendredi 28 septembre, pour violations de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques.
Ramallah demande aux juges de cette cour de l’Organisation des Nations unies (ONU) de déclarer illégal le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, inaugurée en grande pompe le 14 mai, après la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d’Israël.
L’Autorité palestinienne demande aux juges d’ordonner aux Etats-Unis « de retirer la mission diplomatique de la Ville sainte de Jérusalem ». Selon l’Etat hébreu, « la Cour n’est pas compétente pour se prononcer sur des sujets de cette nature ».

        Lire le compte-rendu du tchat avec le chef du service International du « Monde » :
         

          « L’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem a décuplé la frustration des Palestiniens »



A la mi-septembre, le président Mahmoud Abbas avait menacé d’aller devant la CIJ, non seulement pour contester le transfert de l’ambassade, mais aussi la décision américaine de stopper sa contribution à l’UNRWA – l’agence onusienne chargée des réfugiés palestiniens –, et la destruction annoncée par Israël du village bédouin de Kan al-Ahmar, en Cisjordanie.
Sur ce dernier point, Ramallah a finalement déposé une nouvelle plainte auprès de la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), une juridiction indépendante de l’ONU, chargée, elle, de poursuivre les auteurs de crimes de guerre.
« Jérusalem n’est pas à vendre »
Auparavant, John Bolton avait violemment attaqué cette cour, à laquelle Ramallah demande depuis des mois d’ouvrir une enquête sur la colonisation israélienne. Le conseiller américain à la sécurité nationale avait aussi critiqué l’activisme de l’Autorité palestinienne, affirmant que les Etats-Unis « ne permettront pas à la CPI, ni à aucune autre organisation, de restreindre le droit d’Israël à la légitime défense », allant jusqu’à menacer ses juges. Des attaques répétées lundi par Donald Trump à la tribune de l’ONU.
Même sur fond de désengagement états-unien des instances multilatérales, il sera en revanche plus délicat pour Washington de s’en prendre à la CIJ, qui règle les différends entre Etats, et dont les décisions ont un impact diplomatique fort.
Ramallah avait reconnu la compétence de cette cour début juillet, poursuivant sa stratégie d’intégration aux instances internationales engagée après avoir obtenu le statut d’« Etat non-membre » de l’ONU en novembre 2012.
Devant l’Assemblée générale de l’ONU, le président Mahmoud Abbas a tancé son homologue américain, jeudi, déclarant que « Jérusalem n’est pas à vendre » et demandant à Donald Trump « d’annuler ses décisions » sur la Ville sainte.

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                Jérusalem : pourquoi la reconnaissance par Donald Trump pose-t-elle problème ?



Mesures conservatoires
Ce n’est pas la première fois que la CIJ est sollicitée dans le cadre du conflit israélo-palestinien. En 2004, à la demande de l’Assemblée générale de l’ONU, la Cour avait affirmé que la construction d’un mur constituait une annexion de facto et était contraire au droit international ; cela n’avait pas empêché la poursuite de sa construction, mais la condamnation embarrasse Israël.
Il faudra néanmoins des mois, voire des années, avant que Palestiniens et Américains se retrouvent face à face devant les juges de la CIJ, à moins que Ramallah ne demande à cette cour de prendre d’urgence des mesures conservatoires.
L’ouverture de cette affaire devant la CIJ permet néanmoins aux Palestiniens d’acter légalement leur opposition à la décision américaine, et pourrait constituer un poids dans d’éventuelles négociations futures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Les deux usines du constructeur d’automobiles japonais outre-Manche emploient actuellement quelque 3 000 personnes.
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En cas de Brexit dur, Toyota interrompra sa production au Royaume-Uni

Les deux usines du constructeur d’automobiles japonais outre-Manche emploient actuellement quelque 3 000 personnes.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 15h28
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Le patron du constructeur automobile japonais Toyota au Royaume-Uni, Marvin Cooke, a prévenu samedi 29 septembre que l’usine britannique de Burnaston verrait sa production temporairement interrompue en cas d’une sortie de l’Union européenne sans accord. « Je pense que si le Royaume-Uni rompt avec l’UE à la fin de mars, la production s’arrêtera dans notre usine », a prévenu M. Cooke, interrogé par la BBC.
Il a dit ignorer si cette interruption durerait « seulement quelques heures, des jours ou des mois ». M. Cooke a dit que cela pourrait aussi affecter l’avenir de l’usine à plus long terme, en raison de coûts supplémentaires d’importation et d’exportation qui rogneraient sa compétitivité. « Malheureusement, cela réduirait le nombre de voitures fabriquées au Royaume-Uni et cela entraînerait des pertes d’emplois. »

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Selon la BBC, l’usine de Burnaston (centre de l’Angleterre), dont la production dépend notamment de composants importés de l’UE, a produit près de 150 000 voitures l’an dernier, 90 % étant destinées à l’exportation vers l’UE. Avec l’autre usine implantée à Deeside (nord du pays de Galles), Toyota emploie en tout quelque 3 000 personnes dans le pays.
Les négociations dans une « impasse »

   


Le ministre des entreprises, Greg Clark, a déclaré samedi que cet avertissement de l’entreprise japonaise mettait en exergue la nécessité pour Londres de conclure un accord de divorce avec l’UE. Toyota n’est pas le premier constructeur automobile à alerter sur les conséquences d’un Brexit dur au Royaume-Uni.
En juillet, Jaguar Land Rover avait menacé de réduire ses dépenses dans le pays dans cette éventualité. Deux mois plus tard, en septembre, BMW avait annoncé que son usine fabriquant la Mini au Royaume-Uni fermerait quatre semaines une fois la sortie de l’UE effective afin d’éviter toute perturbation en cas de Brexit sans accord.
Les Vingt-Sept et Londres doivent s’entendre en octobre ou novembre sur l’accord scellant leur divorce ainsi que sur une déclaration fixant le cadre de leur future relation. Mais la première ministre britannique, Theresa May, a déclaré que les négociations sur le Brexit étaient dans une « impasse » à la suite du rejet de ses propositions par les dirigeants européens au sommet informel de Salzbourg (Autriche) en septembre.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Au moins deux manifestations sont prévues samedi dans la cité rhénane. Plusieurs milliers de policiers seront mobilisés.
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Erdogan à Cologne pour l’inauguration d’une des plus grandes mosquées d’Europe

Au moins deux manifestations sont prévues samedi dans la cité rhénane. Plusieurs milliers de policiers seront mobilisés.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h41
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29.09.2018 à 18h54
   





                        



   


Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a présidé samedi 29 septembre à Cologne l’inauguration d’une des plus grandes mosquées d’Europe, un déplacement marqué par des manifestations sous haute protection policière.
Il s’agissait de l’ultime étape de la visite d’Etat du président turc, qui tente de tourner la page de deux années de tension avec l’Allemagne. Vendredi, il s’est entretenu avec Angela Merkel, avant d’être l’invité d’un banquet, boudé par une partie de la classe politique allemande, dont la chancelière. Les deux dirigeants se sont toutefois retrouvés samedi matin pour un petit-déjeuner, avant que M. Erdogan gagne Cologne.

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Rassemblements de protestation attendus
Le dirigeant turc, doté de pouvoirs accrus depuis le début de son nouveau mandat, en juillet, a inauguré cette mosquée, financée par l’Union des affaires turco-islamiques (Ditib), étroitement liée au pouvoir turc. Une inauguration à laquelle n’a pas participé une partie des dirigeants politiques du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dont la maire de la ville, Henriette Recker, et le chef du gouvernement régional.
La première magistrate de la ville reproche à Ditib l’opacité qui a entouré le déroulement du chantier et le fonctionnement de la mosquée. Des élus accusent aussi cet organisme d’être un bras du régime de M. Erdogan, car elle gère neuf cents lieux de culte en Allemagne avec des imams venus de Turquie. L’organisation est aussi accusée par ses détracteurs d’espionner les opposants au président turc.
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Cologne derrière une banderole « Erdogan n’est pas le bienvenu », mot d’ordre des manifestations. Plusieurs milliers de policiers ont été mobilisés pour ce que le chef de la police locale, Uwe Jacob, a présenté comme un des plus grands déploiements policiers dans l’histoire de la ville.
Tentative de rapprochement
Le chantier avait débuté en 2009 et, malgré de nombreuses oppositions et controverses locales, de premiers fidèles ont pu y prier dès 2017. Les opposants à la mosquée, en particulier l’extrême droite, craignant un afflux de musulmans qui aurait fait de Cologne une réplique du « Londonistan », avaient intenté des recours contre la construction qui ont finalement échoué.
Avec ses minarets de 55 mètres de haut et une coupole de 36 mètres, l’édifice de béton et de verre, censé incarner l’ouverture, selon son architecte, Paul Böhm, est une des plus imposantes mosquées d’Europe. Sa superficie est de 4 500 mètres carrés. Sise dans le quartier d’Ehrenfeld, non loin de la tour de télévision de Cologne, elle est susceptible d’accueillir des milliers de fidèles. La police veut en limiter l’accès samedi à 5 000 personnes, mais l’Union des affaires turco-islamiques en attend beaucoup plus.
Avec cette visite d’Etat, la Turquie, minée par une crise économique aiguë et en froid avec les Etats-Unis de Donald Trump, tente un rapprochement avec l’Allemagne, où vivent 3 millions de personnes de nationalité ou d’origine turque. Le gouvernement allemand, dont M. Erdogan dénonçait en 2017 de supposées « pratiques nazies », se montre ouvert à ce réchauffement, malgré les « différences profondes » qui subsistent, selon les termes de Mme Merkel. Elle a ainsi rejeté la demande de classer comme « terroriste » l’organisation de M. Güllen, qui vit en exil aux Etats-Unis, et a mis en avant les atteintes aux libertés en Turquie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ L’effondrement de la devise nationale et le ralentissement de l’économie ont raison de certains projets d’infrastructure.
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En Turquie, le président Erdogan renonce à faire creuser un deuxième Bosphore

L’effondrement de la devise nationale et le ralentissement de l’économie ont raison de certains projets d’infrastructure.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h25
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            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

Ralentissement économique oblige, le président turc Recep Tayyip Erdogan a dû renoncer, pour quelques années au moins, au grand projet qui lui tenait le plus à cœur : la construction du canal Istanbul, un deuxième Bosphore à creuser sur 45 kilomètres de long entre la mer Noire et la mer de Marmara. La récession qui s’annonce sur fond de crise financière – la livre turque ayant perdu 40 % de sa valeur face au dollar depuis janvier –, a eu raison de cet ouvrage, qualifié de « fou » par le président lui-même lorsqu’il l’avait évoqué pour la première fois, en 2011.

Faute d’investisseurs, une partie des grands chantiers qui étaient jusqu’ici la marque du numéro un turc et de son Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) ne sont plus d’actualité. Le président Erdogan l’a reconnu. « Nous n’envisageons pas de nouveaux investissements » sur les grands projets encore en friche, a-t-il déclaré à des hommes d’affaires réunis à Ankara le 14 septembre. « Seuls ceux qui ont déjà été réalisés à 70 % seront menés à bien », a-t-il précisé.
Berat Albayrak, le ministre des finances, qui n’est autre que le gendre du président, a confirmé cette décision dix jours plus tard, en dévoilant son nouveau programme économique, centré sur la réduction des dépenses publiques et sur la lutte contre l’inflation (18 % en août). Bien que le deuxième Bosphore n’ait pas été explicitement évoqué, il est clair que sa réalisation, prévue pour débuter cette année, n’aura pas lieu dans un futur proche.

Cette nouvelle voie du commerce maritime était pourtant l’enfant chéri d’une série de projets pharaoniques voulus par M. Erdogan pour moderniser la ville dont il fut le maire de 1994 à 1998, comme le troisième pont au-dessus du Bosphore, deux tunnels creusés sous le détroit et un troisième aéroport à Istanbul, dont l’inauguration est prévue pour le 29 octobre, jour de la fête nationale.
Visant à désengorger...




                        

                        

