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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ En tête depuis le premier jour, l’Europe a remporté la Ryder Cup 17,5 - 10,5. Les Américains n’ont plus gagné en Europe depuis 1993.
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Golf : l’Europe remporte la Ryder Cup avec un grand Francesco Molinari

En tête depuis le premier jour, l’Europe a remporté la Ryder Cup 17,5 - 10,5. Les Américains n’ont plus gagné en Europe depuis 1993.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 18h09
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 18h13
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


Cette 42e édition de la Ryder Cup, disputée au Golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines, avait bien mal commencé pour l’Europe, menée 3-1 après les premiers doubles du vendredi. Mais les choix du capitaine Thomas Björn et un Francesco Molinari déchaîné ont permis à l’Europe de prendre le large dans la suite du week-end, jusqu’à la victoire finale 17,5 - 10,5.
Les Américains n’ont plus gagné sur le sol européen depuis 25 ans, alors que l’Europe remporte sa onzième Ryder Cup. Surtout, les Européens confirment leur domination récente sur la compétition : ils ont remporté sept des dix dernières éditions.
C’est Molinari en personne qui a donné la victoire dimanche à l’Europe en battant Phil Mickelson pour le 14è point, celui qui assurait un succès mathématique aux joueurs du vieux continent. Déjà vainqueur de ses quatre doubles avec Tommy Fleetwood, l’Italien a été le meilleur joueur de cette Ryder Cup, remportant ses cinq matchs. Il est devenu le premier européen à gagner tous ses matchs depuis 1979 et l’adoption du format de compétition actuel.
« C’était une semaine incroyable, la foule était géniale, je n’oublierai jamais cette semaine, mais c’est une victoire d’équipe. Ça va être dur de faire mieux pour moi, je suis très fier », a dit l’Italien après la victoire. Sergio Garcia, lui, est devenu le meilleur marqueur de l’histoire de la Ryder Cup, en remportant son match face à Rickie Fowler. À 38 ans et après avoir participé à neuf Ryder Cup, l’Espagnol a donné 25,5 points à son équipe.

#TEAMEUROPE HAVE WON THE RYDER CUP BACK!!!!! https://t.co/7Pgo7CrxFp— RyderCupEurope (@Ryder Cup Europe)


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Les Américains avaient pourtant commencé cette journée de simples de la meilleure des manières, avec trois belles victoires sur des Européens un peu endormis : ni Rory McIlroy, ni Justin Rose n’ont pu gagner leurs matchs, alors que Tommy Fleetwood, révélation de la semaine et invaincu jusqu’ici, a été balayé par Tony Finau.
Mais la marche était trop haute pour les Américains, à l’image d’un Tiger Woods dépassé, qui a encore perdu son match face à l’Espagnol Jon Rahm. Pour son grand retour, l’ancien numéro 1 mondial a vécu un cauchemar lors de cette édition, en perdant tous ses matchs, en double comme en simple.

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                Ryder Cup : « le Tigre » en petite forme avant son ultime match



Les Européens ont eu tout le temps de célébrer en attendant la fin du dernier match entre Dechambeau et Nodren, qui ont tranquillement terminé leur partie au milieu des cris de joie et des célébrations du public et des joueurs. On a même vu le grand Ian Poulter endosser le déguisement de boîte aux lettres d’un supporteur pour réaliser son tour d’honneur.

Unreal Scenes 📮🤣🤣🤣

— RyderCupEurope (@Ryder Cup Europe)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Les 58 migrants, une fois les contrôles sanitaires et légaux effectués, seront ensuite transférés vers plusieurs pays européens, dont la France.
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Les migrants de l’« Aquarius » sont arrivés à Malte

Les 58 migrants, une fois les contrôles sanitaires et légaux effectués, seront ensuite transférés vers plusieurs pays européens, dont la France.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 15h37
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 16h10
   





                        



   


Les 58 migrants sauvés au large de la Libye par le navire humanitaire Aquarius sont arrivés, dimanche 30 septembre, dans le port de La Valette, à Malte, après presque une semaine d’attente au large de la petite île méditerranéenne. Ces personnes, essentiellement d’origine libyenne, avaient d’abord été transférées dans la matinée sur un navire des gardes-côtes maltais depuis l’Aquarius.
Ce dernier est resté au large, dans les eaux internationales, de crainte d’être saisi ; il s’est, en effet, vu retirer son pavillon par le Panama, le résultat de pressions italiennes, selon Nick Romaniuk, le responsable des opérations de sauvetage.
Ces 58 migrants, dont 17 femmes et 18 mineurs, une fois débarqués et les contrôles sanitaires et légaux effectués, seront ensuite transférés vers plusieurs pays européens, conformément à un accord trouvé mardi. Aux termes de cet accord, la France accueillera 18 de ces migrants, l’Allemagne et l’Espagne, 15 chacune, et le Portugal, 10.

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Cinq morts dans un naufrage de migrants au large de la Turquie
Cinq personnes ont péri dans le naufrage d’un bateau pneumatique transportant des migrants, dimanche au large des côtes nord-ouest de la Turquie, a rapporté l’agence officielle Anatolie. Les gardes-côtes turcs ont découvert les cinq corps après le naufrage de l’embarcation au large du district d’Enez dans la province d’Edirne.
Craignant que le nombre de personnes à bord ne soit plus élevé, les gardes-côtes ont poursuivi leurs recherches pour tenter de retrouver d’autres éventuels passagers, selon l’agence, qui n’a pas fourni de précisions sur la nationalité des migrants décédés. La cause du naufrage n’a pas été précisée. Une tempête sévissait dimanche en Méditerranée, affectant la Grèce et les rivages de la mer Egée en Turquie.
Plus de trois millions de Syriens et quelque 300 000 Irakiens sont réfugiés en Turquie, qui est l’un des pays de transit des migrants tentant de rejoindre l’Europe. La vague migratoire a atteint son pic en 2015, année où plus d’un million de personnes, dont beaucoup fuyant la guerre en Syrie, ont rejoint la Grèce depuis la Turquie, principalement par voie maritime. Le nombre de personnes tentant cette traversée a depuis fortement chuté en raison d’un accord migratoire controversé conclu entre l’Union européenne et Ankara en mars 2016.

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                Sur l’« Aquarius » : « Ce sont surtout des familles libyennes qui étaient bien établies »







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le gouvernement a conseillé à 1,5 million de personnes d’évacuer, dimanche, à cause du passage du vingt-quatrième typhon de l’année en Asie.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’Espagnol a devancé Romain Bardet au sprint, tandis que le favori français Julian Alaphilippe a plié dans la dernière difficulté.
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Alejandro Valverde champion du monde de cyclisme à 38 ans, Romain Bardet médaille d’argent

L’Espagnol a devancé Romain Bardet au sprint, tandis que le favori français Julian Alaphilippe a plié dans la dernière difficulté.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 17h43
   





                        



   


L’Espagnol Alejandro Valverde est devenu à 38 ans champion du monde de cyclisme, dimanche 30 septembre, sur le difficile parcours autrichien d’Innsbrück, devant le Français Romain Bardet.
Valverde a réglé au sprint un quatuor après 258,5 kilomètres. Le Canadien Michael Woods a pris la troisième place devant le Néerlandais Tom Dumoulin.
L’Espagnol, deuxième en... 2003, a enfin touché à la consécration mondiale. Il est monté à six reprises sur le podium de la course arc-en-ciel avant de revêtir le maillot arc-en-ciel qui désigne le champion du monde.
Spécialiste des classiques ardennaises (5 fois vainqueur de la Flèche Wallonne, 4 fois de Liège-Bastogne-Liège), Valverde a aussi gagné une fois la Vuelta, en 2009, au fil d’une très longue carrière marquée par une suspension au début des années 2010, à cause de l’affaire de dopage Puerto.
« Je n’y crois pas ! je suis vieux maintenant, ça fait beaucoup d’années que je cours après ce titre et je finis par y parvenir, s’est réjoui Valverde. Dans le final, je savais que c’était à moi d’assumer les responsabilités. J’ai essayé de préparer le sprint au mieux. Je savais que je ne devais pas faire de faute, que je n’avais pas droit à l’erreur. J’ai lancé aux 200 mètres et j’ai pu gagner. »
Alaphilippe a coincé
Derrière les quatre premiers, l’Italien Gianni Moscon s’est classé cinquième avant l’arrivée d’un petit groupe comprenant notamment le favori, le Français Julian Alaphilippe (8e), débordé dans la très raide dernière côte à 9 kilomètres de l’arrivée.
Les sélections d’Italie et d’Espagne ont été les plus actives avant le tour du circuit final (31 km), sans parvenir à provoquer la décision.
Les derniers rescapés de l’échappée matinale qui a compté jusqu’à 18 minutes d’avance, le Norvégien Vegard Laengen et le Danois Kasper Asgreen, ont été rejoints avant les 20 derniers kilomètres.
Le triple champion du monde sortant, le Slovaque Peter Sagan, a été distancé loin de l’arrivée, sur un circuit beaucoup plus sélectif que les parcours des éditions précédentes. Valverde a signé le premier succès espagnol depuis Oscar Freire en 2004. Il est l’un des plus vieux champions du monde de l’histoire, derrière le Néerlandais Joop Zoetemelk (38 ans lui aussi) qui avait été sacré en 1985.
Avec la deuxième place de Bardet, le meilleur Français au classement du Tour (6e), le cyclisme français a décroché son meilleur résultat depuis la victoire de Laurent Brochard en 1997.
« On avait préparé une tactique bien huilée, on a mis beaucoup de monde en difficulté dans la dernière montée, a réagi le Français. Quand Julian (Alaphilippe) a été un peu en difficulté, j’ai cogité un peu pour savoir quelle stratégie adopter mais comme j’avais encore un peu de carburant, j’y suis allé à fond. Au sprint, je savais que ce serait difficile contre Alejandro Valverde. Mais, une fois au sommet, il n’y avait pas beaucoup d’opportunités. J’ai fait le maximum. Je ne vais pas faire la fine bouche de la deuxième place. Valverde, c’est un énorme palmarès, long comme le bras. Je retiens que l’équipe de France a été remarquable, par son courage, par son abnégation. Dans ce genre de courses, je me régale. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Pour « Roissy », sur une amnésique errant dans l’aéroport parisien, la romancière a rencontré tous ceux qu’il abrite, de la tour de contrôle aux combles.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Tiffany Tavernier pose son sac à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle

Pour « Roissy », sur une amnésique errant dans l’aéroport parisien, la romancière a rencontré tous ceux qu’il abrite, de la tour de contrôle aux combles.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 17h50
    |

                            Zoé Courtois (Collaboratrice du « Monde des livres »)








                        



                                


                            
Roissy, de Tiffany Tavernier, Sabine Wespieser, 280 p., 21 €.

Des points de départ, ­Tiffany Tavernier en a connu plusieurs – c’est le lot de tous les baroudeurs. Mais la romancière, scénariste et assistante réalisatrice, n’a pas avec tous un lien aussi intime qu’avec l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, dit aussi aéroport de Roissy, ou Roissy. C’est de là qu’elle est partie, à 18 ans, pour Calcutta. Pendant des mois, elle a partagé le quotidien d’un médecin de rue, trouvant dans la crasse des faubourgs indiens et la splendeur du Taj Mahal la matière de son premier roman, Dans la nuit aussi le ciel (Paroles d’aube, 1999). Après cela, retour à Roissy, mais seulement pour y reprendre la voie des airs, direction l’Arctique, où elle séjournera deux étés avec des Inuits : une expérience extraordinaire qui l’a menée à l’écriture de son deuxième roman, L’Homme blanc (Flammarion, 2000). Ensuite, nouveau départ de Roissy pour quatre mois au Cambodge ; et, plus tard, avant une traversée de la Colombie avec une troupe de théâtre…
Enregistrements sonores dans chaque terminal
Qu’à cela ne tienne, si le nouveau point de départ de Tiffany Tavernier (celui d’un roman, cette fois, son huitième) est un article de presse traitant de l’aéroport londonien d’Heathrow, l’intrigue se déroulera à Roissy. L’article, qui l’a hantée pendant près de deux ans, était accompagné d’une photographie, raconte-t-elle au « Monde des livres » : « Celle d’une jeune femme de trois quarts de profil, aux longs cheveux bruns, tirant une valise, et que l’on devinait très jolie, sans pour autant voir son visage. » Une SDF qui vit dans l’aéroport. Le journaliste lui demande combien de temps elle compte y rester. Celle-ci lui fait cette réponse « radicale et vertigineuse » : « Toute ma vie. » La romancière est subjuguée : « C’est une réponse à laquelle je ne m’attendais pas, qui m’interroge...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Anthonius Gunawan Agun a refusé de quitter son poste pour accompagner sereinement un appareil de la compagnie indonésienne Batik Air en phase de décollage, afin d’éviter tout risque d’accident.
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L’Indonésie rend hommage à un jeune contrôleur aérien de Palu, mort dans le séisme

Anthonius Gunawan Agun a refusé de quitter son poste pour accompagner sereinement un appareil de la compagnie indonésienne Batik Air en phase de décollage, afin d’éviter tout risque d’accident.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 17h57
   





                        


Deux jours après le séisme meurtrier qui a frappé l’île des Célèbes, l’Indonésie pleure ses morts – 832, selon le dernier bilan qui pourrait encore s’alourdir –, mais célèbre aussi ses héros. Anthonius Gunawan Agun, jeune contrôleur aérien de Palu, est l’un de ceux-là.
Les médias locaux ont tous relayé l’acte de bravoure de cet Indonésien de 21 ans, qui se trouvait à son poste à l’aéroport Mutiara SIS Al-Jufrie, lorsque la terre a commencé à trembler vendredi. Selon des responsables de l’aéroport, le jeune homme a refusé de quitter son poste, affirmant vouloir accompagner sereinement un appareil de la compagnie indonésienne Batik Air en phase de décollage, afin d’éviter tout risque d’accident. Ses collègues, qui ne supervisaient pas cet avion, ont rapidement évacué le bâtiment.
Effondrement de l’aéroport
Après le décollage du vol 6231, la secousse est devenue plus forte, atteignant la magnitude de 7,5. C’est alors que l’édifice de l’aéroport a commencé à s’écrouler de toutes parts. M. Agung a alors sauté du quatrième étage, se fracturant les deux jambes dans cette chute, qui a également provoqué de nombreuses lésions internes.

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                L’Indonésie, cœur sismique de la « ceinture de feu » du Pacifique



Le contrôleur aérien a été emmené dans un hôpital à proximité pour recevoir de premiers soins. Mais il est mort avant que n’arrive l’hélicoptère qui devait le transporter vers un établissement mieux équipé. Dans un communiqué, AirNav a déclaré que le grade de M. Agung serait relevé de deux niveaux à titre posthume, en reconnaissance de son extraordinaire dévouement.
De son côté, le pilote du vol 6231 de Batik Air a posté une photo du jeune homme sur son compte Instagram. « Merci d’être resté en contact avec moi et de m’avoir préservé jusqu’à ce que nous soyons tous en sécurité dans les airs », a écrit celui qui a salué la mémoire de « [son] ange gardien ». 
D’une magnitude de 7,5, selon l’institut géologique américain (USGS), le séisme qui a frappé les Célèbes, vendredi, et le tsunami qui l’a suivi a été le plus meurtrier de la série qu’a connue l’Indonésie en août et qui avaient fait plus de 500 morts et environ 1 500 blessés sur l’île de Lombok, voisine de Bali.

        Voir cette publication sur Instagram           ‘Batik 6231 runway 33 clear for take off’. This was his last transmission to me then we replied. Thank you for keeping me and guarding me till I’m safely airborne. Then he jumped out of tower broke his leg and arm. Wing of honor for Anthonius Gunawan Agung as my guardian angel at Palu. Rest peacefully my wing man. God be with you. Une publication partagée par  Icoze Ezoci (@icoze_ricochet) le 28 Sept. 2018 à 9 :42 PDT 

L’Indonésie, un archipel de 17 000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Pilier du « Canard enchaîné », le créateur du plus incompétent des détectives, Jack Palmer, est mort à l’âge de 72 ans.
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Disparition de René Pétillon, l’un des derniers grands noms du dessin de presse

Pilier du « Canard enchaîné », le créateur du plus incompétent des détectives, Jack Palmer, est mort à l’âge de 72 ans.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 14h48
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 14h57
    |

            Frédéric Potet








                        



                                


                            

Depuis l’attentat à Charlie Hebdo du 7 janvier 2015, et la mort brutale de Cabu et Wolinski, il était l’un des derniers monstres sacrés du dessin de presse. René Pétillon n’évoquait que très rarement en public cette tragédie qui avait décimé les rangs de sa profession, emportant également Charb, Honoré et Tignous. Il avait lui-même participé à la reparution de l’hebdomadaire satirique, quelques semaines plus tard.
Le dessinateur s’est éteint dimanche 30 septembre à Paris, à l’âge de 72 ans, des suites d’une longue maladie. Il laisse derrière lui une œuvre marquée par l’humour corrosif, le non-sens mais aussi la dualité : comme Cabu et Wolinski, il connut, en effet, le succès autant dans le dessin politique que dans la bande dessinée, ces deux disciplines cousines n’ayant pas forcément à voir l’une avec l’autre, notamment en matière de narration.
Né le 12 décembre 1945 à Lesvneven (Finistère) au sein d’une famille de boulangers-pâtissiers, René Pétillon fut, comme beaucoup de dessinateurs de presse de sa génération, un pur autodidacte n’ayant jamais fréquenté d’école d’art. Il a 22 ans quand paraissent ses premiers crobards, dans la revue Planète, l’organe du mouvement du réalisme fantastique, cher à Louis Pauwels et Jacques Bergier. Il va alors collaborer à d’autres publications, témoignant d’un éclectisme qui ne le quittera jamais – Plexus, L’Enragé, Week-End, Vingt Ans, Penthouse… –, avant de mettre sa carrière de dessinateur de presse entre parenthèses pour s’essayer à la bande dessinée, qui s’apprête à vivre une révolution fracassante avec la création de plusieurs magazines de BD pour adultes (L’Echo des savanes, Métal hurlant, Fluide glacial).
Jack Palmer, le plus empoté et le plus incompétent des détectives privés que la terre n’ait jamais porté
Comme avec tant d’autres, René Goscinny va lui laisser sa chance en 1972, en lui ouvrant les pages de Pilote, dont il est le rédacteur en chef....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ L’homme de 33 ans avait été arrêté à Jérusalem le 23 août 2017. Les accusations portées contre lui sont restées confidentielles, comme c’est souvent le cas pour les détentions administratives.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Après plus d’un an de détention, Israël libère l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri

L’homme de 33 ans avait été arrêté à Jérusalem le 23 août 2017. Les accusations portées contre lui sont restées confidentielles, comme c’est souvent le cas pour les détentions administratives.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 16h59
   





                        



   


« La liberté est un sentiment indescriptible », a confié Salah Hamouri en retrouvant son domicile familial, à Jérusalem-Est. L’avocat franco-palestinien a été libéré de prison, dimanche 30 septembre, après plus d’un an de détention administrative en Israël.
Salah Hamouri, 33 ans, avait été arrêté à Jérusalem le 23 août 2017. Les accusations portées contre lui sont restées confidentielles, comme c’est souvent le cas pour les détentions administratives. Peu après sa libération, Salah Hamouri a clamé son innocence, regrettant que la France n’ait pas « fait assez pour obtenir [s]a libération ».
« Le système de détention dans les prisons israéliennes est souvent dur, les Israéliens essaient de tout faire pour emprisonner notre volonté, pour nous isoler de notre société et de notre famille. »
C’est dans une prison du Néguev, dans le sud d’Israël, que l’avocat avait été placé en détention. Il n’a pas pu recevoir de visite de sa femme française, dont les demandes de visa pour venir en Israël ont constamment été refusées depuis janvier 2016.
« Aucune célébration »
Le régime de détention administrative, très critiqué par les défenseurs des droits de l’homme, permet à Israël de priver de liberté des personnes pendant plusieurs mois – renouvelables indéfiniment sans avoir à leur en notifier les raisons. Basée sur une mesure d’urgence introduite en 1945 par les autorités britanniques qui gouvernaient alors la Palestine, cette procédure permet, selon Israël, de détenir des suspects tout en rassemblant des preuves, dans le but de prévenir, entre-temps, des attaques.

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                Il faut « exiger la fin des pratiques de détentions qui constituent une violation des droits des enfants » en Israël



Cette fin de détention ne se fait pas sans condition. Salah Hamouri ne devra participer à « aucune célébration [notamment de sa libération] pendant trente jours », a précisé son avocat, Me Mahmoud Hassan. Il lui est également interdit de prendre part à des activités militantes pendant cette période, a ajouté Me Hassan en précisant que son client avait payé une caution de 3 000 shekels (709 euros).
Le président français, Emmanuel Macron, avait évoqué à plusieurs reprises le cas de Salah Hamouri avec le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, selon le Quai d’Orsay.
5 500 Palestiniens détenus
Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, Salah Hamouri a déjà été emprisonné à plusieurs reprises, dont une longue incarcération entre 2005 et 2011 pour « complot et appartenance aux jeunesses du Front populaire de libération de la Palestine [FPLP] », un groupuscule palestinien de gauche, qu’Israël considère comme une organisation terroriste. Il avait alors accepté de plaider coupable pour réduire de moitié sa peine, de quatorze à sept ans. Finalement, il avait été libéré en décembre 2011, avec un millier d’autres prisonniers palestiniens, en échange du soldat franco-israélien Gilad Shalit, capturé en 2006 par un commando palestinien au sud de la bande de Gaza.
Il avait été libéré en décembre 2011 dans le cadre d’un échange de prisonniers et avait toujours clamé son innocence. A sa sortie de prison, après avoir repris ses études de droit, il était devenu enquêteur de terrain pour l’association Addameer, qui défend les droits des prisonniers palestiniens. Trois jours avant son interpellation en août 2017, il avait passé l’examen du barreau palestinien.
Selon l’ONG palestinienne Addameer, plus de 5 500 Palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons israéliennes, dont environ 450 en détention administrative.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ « La biodiversité, c’est aussi les bactéries. » Depuis 2005, un laboratoire de Rennes conserve les micro-organismes qui contribuent à notre gastronomie.
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A Rennes, une collection unique de bactéries pour conserver le patrimoine alimentaire

« La biodiversité, c’est aussi les bactéries. » Depuis 2005, un laboratoire de Rennes conserve les micro-organismes qui contribuent à notre gastronomie.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 15h40
    |

            Charlotte Chabas (Rennes, envoyée spéciale)








                        



   


Comme dans toute banque, le coffre-fort est dur à atteindre. D’abord, deux épaisses portes métalliques, que seuls quelques badges autorisés peuvent ouvrir. Puis, une alarme. Enfin, une pièce bétonnée de moins de dix mètres carrés. « C’est l’avantage de notre trésor, il prend peu de place », sourit Florence Valence-Bertel, responsable du Centre international de ressources microbiennes (CIRM) de Rennes (Ille-et-Vilaine). Trois volumineux congélateurs trônent tout de même dans l’espace réduit. Là vivent à − 80 °C quelque 4 000 souches de bactéries d’intérêt alimentaire (BIA).
A l’heure où certains crient à la perte du patrimoine alimentaire français, Florence Valence-Bertel et son équipe, installée au sein de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), veillent au grain. « La biodiversité, ce n’est pas que le zèbre et le lion, c’est aussi les bactéries », souligne cette docteure en microbiologie, en manipulant avec la plus grande précaution les fragiles éprouvettes de verre, dont certaines datent de cinquante ans. Devant les paillasses, ils sont six ce matin-là – dont plusieurs doctorants étrangers – à cultiver streptocoques, lactobacilles et bifidobactéries pour étoffer la collection.
Depuis 2005, ce laboratoire unique en France conserve les micro-organismes qui assurent la typicité de notre alimentation, notamment dans les quelque 5 000 produits fermentés qui constituent 30 % de notre régime. Car si les bactéries peuvent s’avérer de mortelles ennemies, elles sont aussi vertueuses pour la gastronomie. On leur doit tout autant la couleur de notre saucisson, le moelleux d’un pain de campagne ou l’amertume d’une bière d’abbaye. Surtout, « dans un pays comme la France, on a un terrain de jeu énorme avec les produits laitiers et le fromage », souligne Florence Valence-Bertel.
Uniformisation des goûts
D’autant que l’urgence à préserver ce patrimoine se fait de plus en plus pressante. « C’est le camembert qu’on assassine », écrivait ainsi au printemps dans Libération un collectif de grands chefs étoilés, dénonçant l’industrialisation à marche forcée de la plus célèbre des pâtes molles.

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          Le camembert de Normandie va-t-il être « assassiné » ?



Des alertes qui ont commencé dans les années 1980, à mesure que le lait perdait en qualité. Quand on comptait alors environ 10 000 bactéries par millilitres, il n’y en avait plus que 1 000 en moyenne en 2010. Surtout, les producteurs industriels utilisent aujourd’hui moins de 100 souches bactériennes pour constituer tous les produits laitiers consommés dans le monde. Difficile avec ces seuls outils de maintenir la diversité gustative dont se targue le pays des 400 fromages.
Aujourd’hui, moins de 10 % des fromages consommés sont au lait cru
« Avant, une ferme A n’avait évidemment pas le même fromage qu’une ferme B », analyse Yves Le Loir, directeur de l’unité science et technologie du lait et de l’œuf à Rennes. Mais au sortir de la guerre, le pays a besoin de quantité plus que de typicité. La production augmente dans un souci permanent de réduire les coûts et d’accroître la sécurité alimentaire. La pasteurisation, ce procédé de conservation par chauffage qui tue une large partie des bactéries alimentaires – pathogènes comme positives –, s’impose. Aujourd’hui, moins de 10 % des fromages consommés sont au lait cru.

   


Dès lors, une uniformisation des goûts se met en place. « Le consommateur veut que, d’une semaine sur l’autre, le goût de son camembert soit le même », rappelle Yves Le Loir. Fini la saisonnalité des fromages. Dans les supermarchés, tout est mis sous emballage par mesure d’hygiène.
Mais les modes de consommation évoluent vite. « Depuis une dizaine d’années, on observe à nouveau une demande sociétale vers plus de naturalité », souligne Florence Valence-Bertel, dont le travail n’en devient que plus précieux :
« Les producteurs viennent chercher chez nous des outils pour retrouver du goût, tout en garantissant une parfaite innocuité sanitaire. »
« Matière vivante »
Mais comment s’assurer de retrouver la saveur authentique d’un produit ? A la manière d’enquêteurs organoleptiques, les chercheurs tentent de plus en plus de retrouver le chemin gustatif vers des fromages en déclin, voire oubliés.
Depuis plusieurs mois, l’équipe travaille ainsi avec la région Bretagne pour relancer la production du gwell, un fromage local issu du lait de la vache pie noir, elle-même en voie de disparition.
Autour de la table, une trentaine de producteurs, transformateurs, chercheurs, ainsi qu’un sociologue. « On a commencé par une question simple : c’est quoi le gwell typique ? », se souvient Florence Valence-Bertel. La réponse, elle, ne l’était pas : « Tous avaient une idée différente : “Ça pétille sur la langue”, “C’est crémeux et beurré”, “Ça a un goût de ferme” ». « Un fromage, c’est une matière vivante, son goût dépend autant du milieu dans lequel il est créé que du palais qui le goûte, rappelle Yves Le Loir. C’est comme dire que deux humains sont identiques, ce n’est pas possible. » 

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          Se nourrir sainement quand on est pauvre



Avec les indices récoltés au fil des entretiens, les chercheurs ont trouvé des pistes bactériologiques. Et les producteurs, parfois sur la défensive du fait des dépendances économiques entre les industriels et l’INRA, ont adhéré au processus, toujours en cours.

   


Un travail patrimonial qui a un coût important – entre 600 et 1 000 euros la mise en collection en fonction du mode de conservation choisi. Et qui, surtout, « n’a de sens que si on éduque les gens », prévient Sophie Roussel, co-coordinatrice du CIRM. Elle-même n’avait jamais goûté le gwell auparavant, et a « détesté, la première fois ». Ce n’est qu’au fur et à mesure des tests qu’elle a fini par en apprécier le goût, dit celle qui déplore un « fossé culturel et social » qui s’est creusé entre consommateurs.
Car la logique de standardisation a contribué à éloigner les Français de leur propre alimentation. En 2017, au Salon de l’agriculture, l’institut avait installé sur son stand un microscope pour observer les micro-organismes contenus dans un yaourt – environ dix milliards par pot. « On a entendu toute la journée “C’est dégueulasse, c’est vivant, je ne mangerai plus jamais ça”, se souvient Yves Le Loir. La connaissance des produits, et donc du goût, a été perdue en chemin. Il faut oser, acheter des choses dont on n’a pas l’habitude. L’avenir de notre gastronomie passe par la conscience de sa richesse. »

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          Olivier Assouly : « A table, on se fait d’abord plaisir »







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Je ne serais pas arrivée là si… Pour « Le Monde », la ministre des sports évoque la richesse de sa double identité, française et roumaine.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Comme le « cri de Wilhem », le « Diddy Laugh » est devenu l’un des effets sonores les plus utilisés par l’industrie audiovisuelle.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Le président chinois veut développer les entreprises du secteur public, dont le poids est au cœur du conflit commercial actuel entre la Chine et les Occidentaux, et également soutenir le secteur privé.
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Chine : entreprises publiques ou privées, le « en même temps » de Xi Jinping

Le président chinois veut développer les entreprises du secteur public, dont le poids est au cœur du conflit commercial actuel entre la Chine et les Occidentaux, et également soutenir le secteur privé.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 11h43
    |

            Frédéric Lemaître








                        



   


En « tournée d’inspection », cette semaine, dans le nord-est de la Chine, le président Xi Jinping a semblé s’inspirer d’Emmanuel Macron. Celui qui est aussi secrétaire général du Parti communiste chinois veut développer le secteur public et, en même temps, soutenir le secteur privé. Deux affirmations moins anodines qu’il n’y paraît. Devant des ouvriers du groupe pétrolier public China National Petroleum Corporation, M. Xi a déclaré : « Nos entreprises publiques devraient continuer de devenir plus fortes, meilleures et plus grandes. » « Les déclarations et les arguments qui nous disent que nous n’avons plus besoin des entreprises publiques ou que nous devrions en réduire [le nombre] sont faux et partiaux », a-t-il ajouté.
Des énormes conglomérats
Ces entreprises, plus d’une centaine, partiellement cotées en Bourse, sont d’énormes conglomérats. Soixante-sept d’entre elles, qui appartiennent au gouvernement central, font partie des 500 entreprises les plus riches du monde, avait calculé l’agence Reuters en 2017. Jugées moins performantes que les entreprises privées, elles ont pourtant vu leur poids dans l’économie à nouveau progresser depuis l’arrivée de Xi Jinping au pouvoir, en 2012. En raison de leurs liens étroits avec l’appareil communiste et l’opacité de leurs comptes, les Occidentaux se plaignent de leurs privilèges. Le poids de ces entreprises est au cœur du conflit commercial actuel entre la Chine et les Occidentaux. Le soutien qu’elles viennent de recevoir de Xi Jinping est donc une fin de non-recevoir aux demandes des Occidentaux.

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Mais « en même temps », et contrairement à ce que préconisent certains économistes chinois, pas question de se passer du secteur privé. « Les règles du parti sont favorables au développement des entreprises privées », a-t-il déclaré devant des métallurgistes, promettant « de créer un meilleur environnement juridique et d’améliorer l’environnement économique pour les entreprises privées ». Des promesses bienvenues pour les investisseurs, mais qui ne doivent pas cacher l’essentiel : la loi du parti prime sur celle du marché.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Il s’agirait d’une première depuis l’accord conclu entre Moscou et Ankara qui doit permettre d’éviter une offensive meurtrière du régime dans le nord-ouest de la Syrie.
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Syrie : incertitudes sur le premier retrait d’un groupe rebelle après l’accord russo-turc

Il s’agirait d’une première depuis l’accord conclu entre Moscou et Ankara qui doit permettre d’éviter une offensive meurtrière du régime dans le nord-ouest de la Syrie.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 14h08
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 16h21
   





                        



   


L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a fait savoir, dimanche 30 septembre, qu’un groupe rebelle proturc avait commencé à se retirer de la future « zone démilitarisée » dans le nord-ouest de la Syrie, des propos rapidement contredits par des groupes rebelles sur place. Ce retrait, s’il est avéré, constituerait une première depuis l’accord conclu entre Moscou et Ankara qui doit permettre d’éviter une offensive meurtrière du régime sur la province d’Idleb.
« Des unités de Faylaq Al-Cham se retirent depuis dimanche matin avec leurs armes lourdes, dont des chars et des canons, du sud de la province d’Alep et de la banlieue ouest de la ville », a déclaré le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. « Il s’agit du premier groupe à se retirer depuis la conclusion de l’accord », a-t-il ajouté.

#SOHR After the report of the Syrian Observatory and in a confirmation of what it has published…a rebel army issues… https://t.co/GDznzJYTXy— syriahr (@#المرصدالسوري #SOHR)


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Conclu à Sotchi (Russie) le 17 septembre, l’accord russo-turc permettrait d’éloigner, à court terme, la perspective d’une offensive militaire du régime syrien. Il prévoit la création d’ici au 15 octobre d’une « zone démilitarisée » de 15 à 20 kilomètres de large, sous contrôle de la Russie et de la Turquie.
Mais sa mise en application, qui implique le renoncement aux armes lourdes, est soumise à l’accord des divers groupes rebelles et djihadistes. Peu après l’annonce de l’OSDH, le Front national de libération (FNL), coalition de groupes rebelles (dont Faylaq Al-Cham) de la province d’Idleb et de ses environs, a d’ailleurs nié « catégoriquement » tout retrait d’armes lourdes de cette zone, via la voix de son porte-parole, Naji Moustafa.
« ll n’y a eu aucun changement au niveau de l’emplacement des armes ou de redéploiement des combattants », a clamé à son tour Seif al-Raad, porte-parole d’un des groupes rebelles, tout en notant que son groupe « adhér(ait) à l’accord conclu à Sotchi ». A la suite de ces démentis, l’OSDH, qui dispose d’un vaste réseau de correspondants dans le pays en guerre, a lui maintenu que des armes avaient bel et bien été retirées.

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                Syrie : l’accord russo-turc de Sotchi offre un répit aux rebelles d’Idlib



Tampon entre territoires du régime syrien et des insurgés
En forme de fer de cheval, la future « zone démilitarisée » doit servir de tampon entre les territoires tenus par le régime syrien et ceux acquis aux insurgés. Elle concerne la province d’Idleb et des secteurs des régions voisines d’Alep, de Hama et de Lattaquié, qui constituent ensemble le dernier bastion insurgé dans la Syrie en guerre.
La partie est toutefois loin d’être gagnée : samedi, Jaich Al-Ezza, un groupe rebelle actif dans le nord de la province de Hama, avait déjà dit rejeter l’accord russo-turc, tout comme l’avait fait le groupuscule djihadiste Houras Al-Din, lié à Al-Qaida. Le principal groupe djihadiste, Hayat Tahrir Al-Cham (HTS), qui domine plus de la moitié de la région d’Idleb, n’a, lui, toujours pas fait connaître sa décision.
Le FNL, formé début août à l’instigation de la Turquie, avait favorablement accueilli, mais non sans prudence, l’accord russo-turc. Faylaq Al-Cham, qui compte de « 8 500 à 10 000 combattants », est, pour sa part, « le deuxième groupe le plus puissant dans le nord syrien en termes d’équipements militaires et le troisième en termes d’effectifs », croit savoir le directeur de l’OSDH.
Nombreux groupes rebelles réfractaires
Ce début de retrait de Faylaq Al-Cham intervient trois jours après une réunion entre des responsables turcs et des représentants des groupes rebelles, d’après l’OSDH, qui visait à favoriser la mise en application de l’accord de Sotchi. Parmi les réfractaires, des concertations internes intenses seraient en cours au sein du groupe HTS. Quant à Jaich Al-Ezza, il l’a jugé en l’état trop favorable au régime.
Il « grignote les zones libérées et “renfloue” Bachar Al-Assad », a jugé son principal responsable, Jamil Al-Saleh. Le refus de Jaich Al-Ezza de se conformer à l’accord a été suivi samedi soir par des échanges d’obus et de tirs à l’artillerie lourde entre les combattants du groupe rebelle et des factions djihadistes, d’une part, et les forces du régime, d’autre part, dans les régions de Hama et de Lattaquié. Selon l’OSDH, qui n’a pas fait état de victimes, des échanges se poursuivent dimanche « dans le nord de Hama et le nord-est de Lattaquié ».
La province d’Idleb et les zones avoisinantes sont depuis des semaines dans le viseur du régime, qui a enchaîné les victoires et contrôle, désormais, près des deux tiers du territoire. Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie par le régime de Bachar Al-Assad, le conflit syrien s’est complexifié au fur et à mesure des années. Il a fait plus de 360 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le milliardaire a conclu un accord à l’amiable avec le gendarme boursier américain selon lequel il devra payer un total de 40 millions de dollars d’amende.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/09/2018
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Fraude : Elon Musk forcé de démissionner du poste de président du conseil d’administration de Tesla

Le milliardaire a conclu un accord à l’amiable avec le gendarme boursier américain selon lequel il devra payer un total de 40 millions de dollars d’amende.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 00h00
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 11h29
   





                        


Elon Musk a réussi à sauver l’essentiel malgré les accusations de fraude. L’emblématique fondateur de Tesla a conclu un accord à l’amiable avec le gendarme de la Bourse américaine (Securities and Exchange Commission, SEC) au terme duquel il abandonne son poste de président du conseil d’administration de cette entreprise. Il ne pourra pas reprendre ce poste pendant trois ans. Il conserve toutefois la direction des opérations du constructeur de voitures électriques high-tech.
Selon les termes de l’accord rendu public samedi 29 septembre, M. Musk et l’entreprise Tesla doivent également payer 20 millions de dollars (17,2 millions d’euros) d’amende chacun.

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« L’ensemble des mesures annoncées aujourd’hui sont faites pour répondre aux actes reprochés en renforçant la gouvernance d’entreprise de Tesla et la supervision, afin de protéger les investisseurs », a souligné Stephanie Avakian, codirectrice à la SEC.
Selon l’accord, Tesla devra aussi nommer deux directeurs indépendants au conseil d’administration, dont l’un prendra la présidence. Un moyen pour le gendarme de la Bourse de s’assurer que le fantasque patron de Tesla soit mieux supervisé par son conseil d’administration, tout comme sa communication.
Fin des poursuites engagées jeudi
Cet accord à l’amiable « est dans le meilleur intérêt de nos marchés et de nos investisseurs, y compris les actionnaires de Tesla », a déclaré le président de la SEC, Walter Joseph Clayton.

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                Tesla et Elon Musk dans le collimateur de la justice américaine



Il met fin aux poursuites engagées jeudi par le gendarme de la Bourse, qui avait provoqué un coup de tonnerre en accusant Elon Musk d’avoir induit en erreur les investisseurs en évoquant dans un tweet un retrait de la Bourse de son entreprise, dont il est le principal actionnaire avec une part de quelque 20 %. La SEC réclamait, en outre, que M. Musk soit banni à vie de la direction d’une entreprise cotée.
Le titre Tesla s’était alors effondré cédant quelque 14 % lors de la séance boursière du lendemain.
Le milliardaire avait créé la stupeur en affirmant dans un tweet, en cours de séance, le 7 août, qu’il voulait retirer son groupe de la Bourse lorsque l’action Tesla atteindrait 420 dollars assurant qu’il avait pour ce faire déjà sécurisé les financements nécessaires. Il n’en était rien, a accusé la SEC.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ La droite extrême s’est imposée dans la bataille des idées en avançant une pensée illibérale et anti-68 explique Nicolas Truong, chef du service Débats au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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Droite extrême : le « grand retournement » idéologique

La droite extrême s’est imposée dans la bataille des idées en avançant une pensée illibérale et anti-68 explique Nicolas Truong, chef du service Débats au « Monde ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 18h34
    |

Nicolas Truong







                        



                                


                            

Analyse. Un grand basculement s’opère depuis quelques années sur la scène des idées. Un glissement de terrain idéologique destiné à préparer un renversement politique. Car la contre-révolution illibérale n’a pas uniquement lieu lors d’insurrections électorales. Elle s’installe aussi sur le terrain de la pensée. La droite extrême s’est ainsi imposée dans la bataille des idées, et la « pensée anti-68 », comme dit le philosophe Serge Audier, tient le haut du pavé. « Le vent souffle à droite », constate la philosophe Elisabeth Badinter, alertée par les mouvements antiavortement et ceux issus de La Manif pour tous, rassemblés dans « la sainte alliance des réactionnaires » (Le Monde daté du 13 avril 2018).

Ce grand basculement prend la forme d’un « grand retournement », explique le professeur au Collège de France Pierre Rosanvallon dans Notre histoire intellectuelle et politique – 1968-2018 (Seuil, 448 pages, 22,50 euros). Un renversement des valeurs du progressisme qui repose sur un « antilibéralisme intégral » (l’extension des droits de l’individu est associée au règne de l’illimitation de l’individualisme consumériste), une offensive axée sur « l’exaltation d’un peuple essentialisé » forcément méprisé par les élites, une guérilla conceptuelle tournée vers une critique obsessionnelle de « l’événement repoussoir » qu’est devenu Mai 68, sans oublier une « radicalisation des aversions » dominée par une hypertrophie du langage – par laquelle on assimile sans ambages le libéralisme ou le pédagogisme à des « totalitarismes ». De Maurras à Gramsci, les références de ces pamphlétaires réactionnaires mêlent aussi bien des catholiques royalistes que des communistes révolutionnaires.
Dépassement des clivages et des usages
C’est pourquoi l’on peut entendre dans cette littérature « une pensée de droite dans un langage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Trois cardiologues, interrogés par « Le Monde », pensent que l’Apple Watch Series 4 est loin d’être nécessaire pour tous les utilisateurs, et qu’il est difficile de juger de son efficacité pour le moment.
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La nouvelle Apple Watch : une « note en bas de page de la prévention cardiovasculaire »

Trois cardiologues, interrogés par « Le Monde », pensent que l’Apple Watch Series 4 est loin d’être nécessaire pour tous les utilisateurs, et qu’il est difficile de juger de son efficacité pour le moment.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 19h34
    |

                            Nicolas Six








                        



   


Apple commercialise depuis le 21 septembre une nouvelle montre intelligente, la Watch Series 4, qui surveille les battements du cœur et diffuse une alerte quand elle relève des mesures inquiétantes. Nous avons interrogé trois cardiologues pour savoir si cet outil, qui est présent toute la journée au poignet de son utilisateur, permet effectivement de diminuer le risque cardiovasculaire.
Quelles maladies sont ciblées ?
La Watch Series 4 embarque deux outils de mesure qui sont bien moins sophistiqués que ceux qui équipent les hôpitaux. Leur sensibilité permet de détecter seulement une petite partie des maladies cardiovasculaires.
Apple met en avant la fibrillation auriculaire, une maladie dont le principal risque est de causer un AVC. Moins d’un pourcent de la population occidentale en souffre, mais 2 à 3 % des sexagénaires sont touchés, 5 % des septuagénaires et 10 % des octogénaires. Selon Gilles Montalescot, chef du département cardiologie de l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière, cette maladie « est aujourd’hui sous-diagnostiquée. Elle est plus difficile à soigner chez les personnes âgées que chez les jeunes, chez qui la fibrillation auriculaire est souvent moins grave, temporaire et traitable ».
La Watch est également capable de détecter la chute des fréquences cardiaques en dessous de 40 battements par minute, ce qui peut révéler une bradycardie pathologique, ou au-dessus du seuil de 120 battements par minute au repos, ce qui peut indiquer une tachycardie. Les Watch d’anciennes générations, à l’exception de la toute première, en sont également capables grâce à une mise à jour logicielle. Dans un faible nombre de cas, ces deux maladies-là peuvent déboucher sur des incidents cardiaques graves.
La Watch ne détecte pas, en revanche, les maladies cardiaques les plus dangereuses comme l’infarctus. Cela conduit Philippe Steg, chef du service de cardiologie à l’hôpital Bichat, à soutenir que la commercialisation de la Watch est une « note en bas de page de la prévention cardiovasculaire ».
Comment ça fonctionne ?
La Watch intègre deux outils. Un capteur de fréquence cardiaque est présent au dos de la montre, il relève automatiquement le nombre de battements par minute, toutes les quatre minutes en moyenne, et en permanence pendant l’activité sportive. Selon le Pr Montalescot, cette fréquence de mesure est suffisante.
La Watch de quatrième génération a l’exclusivité d’un nouveau capteur, un électrocardiogramme (ECG) composé de deux électrodes. La première est située au dos de la montre, l’autre dans la molette, logée à droite de la montre. Pour prendre une mesure, il faut poser le doigt sur cette molette pendant 30 secondes. Lorsqu’une mesure inquiétante est relevée, la Watch produit un document PDF qu’on peut communiquer à un médecin.
L’ECG de la Watch prend une mesure appauvrie, composée d’un seul tracé, comparativement aux douze à quinze tracés d’un ECG classique, ce qui limite le nombre de maladies que l’on peut détecter. Plus gênant, l’ECG de la Watch n’est pas actif pour le moment. Apple attend la validation des autorités sanitaires françaises. Pour le moment, cette fonction n’a été validée que par l’autorité sanitaire américaine, la FDA.
Quand l’électrocardiogramme sera-t-il activé ?
Apple a déposé un dossier dans tous les pays d’Europe où la montre est commercialisée. Une démarche prudente, car l’entreprise pourrait se contenter d’obtenir l’agrément d’un seul pays de l’UE : cela ouvrirait la voie à la commercialisation de sa montre dans toute l’Union. Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), contactée par Le Monde, l’examen de la demande de l’entreprise américaine prendra au minimum 6 à 12 mois. Apple devra apporter la preuve scientifique de l’efficacité de son dispositif. La réponse positive de l’autorité sanitaire n’est pas garantie, mais un ECG nomade, très proche de celui de la Watch, a été autorisé en Europe. Il est conçu par la société américaine Alivecor, avec laquelle Apple a travaillé.
La détection de la fibrillation auriculaire est-elle efficace ?
Si cette maladie est sous-diagnostiquée, c’est que ses symptômes sont discrets, et n’inquiètent pas nécessairement les personnes qui en souffrent. La Watch procède en deux étapes pour poser son diagnostic. Son capteur de rythme cardiaque commence par relever une irrégularité du rythme. La Watch recommande alors à l’utilisateur de lancer un électrocardiogramme, qui peut détecter la maladie. Mais avec quel degré d’efficacité ?
Selon le média américain Quartz, pour obtenir l’autorisation de la FDA, Apple a produit une étude qu’elle a financée, l’Apple Heart Study. Cette expérience a consisté à surveiller en environnement médical une population de 226 patients atteints de fibrillation auriculaire, dont 40 % ont subi un épisode détecté par un appareillage médical avancé. Près de 80 % du temps, la Watch a elle aussi détecté ces petits incidents cardiaques.
Sans avoir eu accès à l’étude, le Pr Steg se montre sceptique : « Je doute que ce soit efficace, il y aura probablement beaucoup trop de fausses alertes. » Le Pr Montalescot alerte, lui, sur l’envergure de l’échantillon de patients étudié, qu’il juge modeste. Mais en tant que cardiologue, il équipe déjà certains patients d’un ECG compact et nomade fabriqué par Alivecor. « Les algorithmes de détection des produits que je connais peuvent passer à côté, mais quand ils posent un diagnostic positif, il n’y a pas beaucoup de doutes quant à sa fiabilité. »
La détection d’un rythme cardiaque trop lent ou rapide est-elle utile ?
De l’avis des trois cardiologues interrogés, il est beaucoup trop tôt pour conclure définitivement sur cette question car les études disponibles sont trop rares. Pour Xavier Jouven, cardiologue à l’hôpital européen Georges-Pompidou, « passer sous les 40 battements par minutes est très fréquent pour un sportif. Pour une personne qui ne pratique pas de sport, ça n’est pas exceptionnel. Tout dépendra de la durée pendant laquelle le patient est resté sous ce seuil. Si son rythme est descendu à 38 ou 39 et qu’il ne présente aucun symptôme, on ne poussera pas les investigations plus loin. En revanche, s’il est tombé à 20 et que le patient se plaint de malaises, on pourra dire que la Watch a détecté quelque chose. Reste à savoir si ce cas de figure se présentera fréquemment. »
Le Pr Jouven prend la peine de préciser qu’il « faudrait une étude pour être certain du bénéfice, qui montre qu’on a pu détecter telle proportion d’anomalies en plus, et qu’on a diminué la mortalité de tant, par exemple. Avec la Watch, nous avons un nouvel outil, on va voir petit à petit quel service il peut rendre. »
Un nouvel outil dont on ignore s’il fera pencher la balance du côté positif ou négatif. Car la commercialisation de la Watch pourrait également poser un certain nombre de problèmes.
Quels sont les dangers ?
Le principal problème : la surveillance de la Watch pourrait rassurer les patients, et les pousser à ignorer certains symptômes et certaines sensations qui les auraient conduits, en temps normal, à consulter. Selon le Pr Steg, la Watch pourrait aussi apporter son lot « d’angoisses, de consultations urgentes inutiles, qui forment un bruit de fond qui empêche de se concentrer sur ce qu’on sait faire, et qui fonctionne à coup sûr ».
Si les médecins se retrouvaient submergés de consultations, cela représenterait un coût médical non nul. Les trois cardiologues interrogés se posent la même question : la Watch détectera-t-elle beaucoup de petits incidents cardiaques ? Et surtout : est-ce que les contrôler tous fait sens ? Une logique de santé publique qui ne rejoint pas nécessairement la logique de tous les patients. Pour certains d’entre eux, le moindre risque est inacceptable et doit être investigué.
Est-ce utile pour tout le monde ?
Selon le Pr Montalescot, « on équipe surtout la population jeune et branchée, qui n’est pas forcément celle qui en a le plus besoin ». Pour le Pr Jouven, « équiper tout le monde ne fait pas sens ». Les avis sont moins tranchés pour les seniors, chez qui les maladies cardiaques sont beaucoup plus fréquentes, ce qui diminue mécaniquement le risque de faux diagnostic. Même chose pour les patients qui présentent des facteurs de risque cardiovasculaire, comme le tabac, l’hypertension, le diabète, le cholestérol, le surpoids, la sédentarité et l’alcool.
L’usage de la Watch serait encore plus utile chez les personnes chez qui les médecins soupçonnent une maladie cardiovasculaire qui n’a jamais pu être confirmée. Les anomalies cardiaques surviennent rarement dans le cabinet médical au moment de l’ECG. Une surveillance quotidienne pourrait permettre de confirmer certains diagnostics.
Pour le Pr Steg, « sous réserve que ça soit bien testé au préalable, il est extrêmement intéressant d’utiliser ce type d’outil sur des patients identifiés, qui ont des plaintes fonctionnelles qu’on n’arrive pas à identifier, à condition que ça soit fait correctement ».
Gilles Montalescot souligne qu’une coûteuse Watch n’est pas indispensable pour poser ce diagnostic hors du cabinet : « Il existe une technique gratuite : la prise de pouls carotidien. » Tout en reconnaissant qu’elle nécessite une petite formation, et que certains patients la maîtrisent mal. « C’est à eux que je dis : équipez-vous », précise le cardiologue.
Est-ce que l’Apple Watch Series 4 peut remplacer un cardiologue ?
Il faut absolument se garder de le penser. Le cardiologue est seul capable d’exploiter l’information fournie par la Watch pour poser un diagnostic, qui sera basé sur d’autres symptômes, et sur les particularités du patient.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Le chef d’Etat veut « mettre la pression » sur la collectivité pour accélérer les travaux de reconstruction.
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Saint-Martin : « en colère », Emmanuel Macron veut que la reconstruction aille plus vite

Le chef d’Etat veut « mettre la pression » sur la collectivité pour accélérer les travaux de reconstruction.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 05h22
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 11h15
    |

            Cédric Pietralunga (Saint-Martin, envoyé spécial)








                        



   


La visite avait pourtant bien commencé. « Engagement tenu, je suis là ! », s’était réjoui Emmanuel Macron au pied du Falcon qui venait de le déposer, samedi 29 septembre, sur l’île de Saint-Martin, un an après une première visite effectuée quelques jours après le passage de l’ouragan Irma. Le chef de l’Etat s’était, à l’époque, engagé à revenir auprès des habitants sinistrés, afin de vérifier l’état d’avancement des travaux de reconstruction.

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« Je suis en colère. Ce que je vois me scandalise ! », s’est exclamé quelques heures plus tard le président de la République, à l’issue d’une visite organisée dans le village de Quartier-d’Orléans, l’un des plus pauvres de l’île. « C’est inacceptable ce qu’on voit là, il y a des bailleurs sociaux, des grands acteurs économiques, qui louent 500 ou 600 euros des appartements où depuis un an les toits n’ont pas été refaits ! », s’est indigné le chef de l’Etat, entre deux averses tropicales qui ont vite transformé sa visite en parcours dantesque.
Littéralement pris par la main par une partie des habitants, Emmanuel Macron est resté près de quatre heures dans le quartier, passant d’un appartement à un autre et prenant un plaisir manifeste à bousculer le protocole de la visite qui lui avait été organisée. Averti que des travaux en urgence avaient été menés avant sa venue, le chef de l’Etat s’est volontairement laissé happer par la foule, qui voulait lui faire constater ses mauvaises conditions de vie à l’écart du parcours balisé à son intention.

   


« Il faut être là, au milieu de celles et ceux qui sont dans la détresse et la colère », s’est justifié le chef de l’Etat, dans ce style thaumaturge qu’il affectionne, main sur la tête des enfants et bras entourant les épaules des plus grands. A plusieurs reprises, il a invité les ministres qui l’accompagnaient, notamment Agnès Buzyn (santé) et Annick Girardin (outre-mer), à répondre aux griefs des habitants ou à prendre leurs coordonnées, pour les recontacter plus tard et résoudre leurs difficultés.

« Pour que la reconstruction aille plus vite, j’ai bousculé les choses l’année dernière. Je vais les re-bousculer c… https://t.co/ztuxAS6iTE— Elysee (@Élysée)


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La collectivité de Saint-Martin dans le viseur du président

   


Cyclone le plus puissant jamais enregistré dans les Antilles, Irma a provoqué les 5 et 6 septembre 2017 la mort de onze personnes à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy. A Saint-Martin, près de 20 % des bâtiments ont été détruits ou sévèrement endommagés, notamment ceux situés en bord de mer. Au total, les dégâts ont été estimés à quelque trois milliards d’euros, dont 1,9 milliard pour les biens assurés, un chiffre « considérable pour des îles qui comptent moins de 40 000 habitants », relève-t-on à Matignon.
Mais un an après, Saint-Martin tarde à se relever. A l’issue d’un comité interministériel qui s’est tenu le 17 septembre à Paris, le sixième consacré à la reconstruction, le premier ministre Edouard Philippe a reconnu que le compte n’y était pas. Début septembre, seulement 35 % des bâtiments détruits ou très endommagés de Saint-Martin avaient été reconstruits et seulement 68 % des indemnités dues par les assurances avaient été versées, soit 1,27 milliard d’euros, selon les calculs de Matignon.

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« Je veux qu’on accélère les travaux. Les écoles n’ont pas toutes réouvert et suffisamment vite (…) parce qu’on a préféré faire des travaux ailleurs, ce n’est pas acceptable », a ainsi dénoncé Emmanuel Macron. Dans son collimateur : la collectivité de Saint-Martin, qui dispose depuis 2007 d’un statut d’autonomie lui accordant certaines compétences, assurées par l’Etat sur le reste du territoire national.
« Nous allons mettre la pression sur la collectivité pour que la planification des travaux se fasse », a insisté le chef de l’Etat, qui n’a pas hésité à mettre en difficulté Daniel Gibbs, le président (LR) du conseil territorial de Saint-Martin, lors de ses échanges avec les habitants à Quartier-d’Orléans.

   


Une rencontre avec les professionnels du tourisme
Saint-Martin « est une île dans laquelle il y a eu trop de connivence, trop d’ententes, parfois même de la corruption, il faut que cela cesse », a même accusé le président de la République. « On va mettre plus de contrôles parce que je ne peux pas accepter ce que j’ai vu aujourd’hui », a-t-il promis.

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Emmanuel Macron devait poursuivre sa visite à Saint-Martin, dimanche, par une rencontre avec des professionnels du tourisme, notamment des restaurateurs et des hôteliers, qui sont en difficulté : seulement 800 chambres devraient être prêtes pour le démarrage de la saison touristique cet hiver, selon Matignon. Le chef de l’Etat s’envolera ensuite pour quelques heures à Saint-Barthélemy, île également touchée mais en moindre proportion par l’ouragan Irma.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Deux jours dans la vie des amoureux. Le premier parce que tout s’y joue, le dernier parce que tout s’y perd. A chacun de deviner ce qui s’est passé entre-temps. Cette semaine, Sarah, 32 ans, témoigne.
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S’aimer comme on se quitte : « J’ai tout raconté à mon mari »


                      Deux jours dans la vie des amoureux. Le premier parce que tout s’y joue, le dernier parce que tout s’y perd. A chacun de deviner ce qui s’est passé entre-temps. Cette semaine, Sarah, 32 ans, témoigne.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 18h15
    |

                            Lorraine de Foucher








                              

                        

Premier jour
Nos enfants font la même activité en dehors de l’école. On se croise souvent, et nos conjoints s’entendent bien. Je suis mariée depuis dix ans avec un homme dont je suis tombée amoureuse au cours d’un job d’été dans un parc d’attractions. On s’est suivis, on s’est mis en couple, et on a eu deux enfants. Notre mariage va bien, suffisamment pour que je m’autorise à aller voir ailleurs.
L’année d’avant, on en avait un peu parlé avec mon mari. A demi-mots, on avait évoqué ces désirs pour d’autres, et que si ça n’était que physique, ça n’était pas si grave. J’y avais vu un accord tacite, une autorisation à chercher chez quelqu’un d’autre ce que mon mari, déprimé, ne me donne plus sexuellement. Je le sollicite, il reste de marbre, et je me couche frustrée et fâchée.
Je cherche dans ma tête avec qui je pourrais vivre cette expérience. Je ne suis pas une aventurière de bars ni de sites de rencontres, alors je repense à ce père que je croise au cours de musique de mes enfants. Conservatoires, parcs, on se voit de temps en temps, et je sens dans son regard que je lui plais. Je sens cette petite marque d’envie, cette sur-attention qu’on n’accorde pas à ses amis, ou aux gens qui font simplement partie du paysage. Un soir, on dîne tous les quatre, sa femme, mon mari et nous. A la fin de la soirée, le manteau sur les épaules, planté au milieu de l’entrée, il s’exclame : « On a vraiment passé un bon moment ! » Cette spontanéité – c’est rare les gens qui disent sur le moment qu’ils sont contents – m’a touchée.
On avait parlé d’une chanson au cours de ce repas : il me l’envoie. Son intérêt se confirme ce jour où j’ai envie de le voir, de sortir, et je lui écris, et à sa femme aussi, pour savoir si l’un des deux est disponible pour aller boire un verre. « Où tu veux, fais-moi rêver », me répond-il instantanément alors que son épouse n’est pas libre. On se retrouve dans un bar où la soirée s’étire,...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Les signataires ont transmis une pétition aux parlementaires. Socialistes, communistes et centristes ont déjà fait savoir qu’ils étudieraient la question.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/09/2018
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Eglise : des personnalités demandent une enquête parlementaire sur la pédophilie en France

Les signataires ont transmis une pétition aux parlementaires. Socialistes, communistes et centristes ont déjà fait savoir qu’ils étudieraient la question.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 03h55
 • Mis à jour le
30.09.2018 à 17h21
   





                        


Religieux, anciens ministres, avocats, victimes… Un groupe de personnalités lance un appel pour une enquête parlementaire indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise en France.
« A côté des procédures judiciaires qui permettront de sanctionner les crimes et les délits individuels (…), seule une commission parlementaire a le pouvoir de faire la lumière sur le passé pour éviter qu’il ne se reproduise », affirment les auteurs de cet appel, transmis samedi 29 septembre à l’Agence France-Presse (AFP) et publié prochainement dans Témoignage chrétien.
Une telle commission pourrait exiger « la communication des archives diocésaines » et permettre d’informer la justice de « faits dont celle-ci n’aurait pas eu connaissance », écrivent-ils, au moment où de vastes scandales de pédophilie viennent d’être mis au jour aux Etats-Unis ou en Allemagne.

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Parmi les signataires figurent les avocats Jean-Pierre Mignard et William Bourdon, les fondateurs de l’association de victimes La parole libérée, François Devaux et Alexandre Dussot-Hezez ou l’ancienne ministre de la santé Roselyne Bachelot-Narquin. L’ex-ministre de la famille et actuelle sénatrice socialiste de l’Oise Laurence Rossignol, le député (La République en marche) des Hauts-de-Seine Jacques Maire ou encore le père Vignon, qui a récemment lancé une pétition pour demander la démission du cardinal Philippe Barbarin, soutiennent cette démarche.
L’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, n’y est pas hostile : « Pourquoi pas, bien sûr !, dit-il au Parisien de dimanche. Si la situation montre qu’on a besoin d’une intervention extérieure à l’Eglise pour aller au bout des choses, je ne vois pas d’entorse à la laïcité. »
« Mesurer l’ampleur du fléau »
Ce n’est pas la première fois que de telles doléances se font jour, mais elles peinent à être suivies d’actes. « On peut s’étonner à quel point la France est en retard par rapport à ce qui a été fait dans d’autres pays » comme l’Australie ou les Etats-Unis, a déclaré à l’AFP Laurence Rossignol.

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« J’aspire à ce qu’un jour nous puissions faire un vrai rapport complet en se faisant aider pour cela par des personnes extérieures, pour avoir une vision plus scientifique », affirmait récemment au Monde Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims (non-signataire de l’appel), plaidant pour « une sorte d’étude épidémiologique ».
Véronique Margron, présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France (non-signataire également) suggère, elle, une « investigation » menée par des chercheurs qui serait « scientifiquement incontestable ».
« En France, on n’a aucune donnée statistique, sur la pédophilie au sens large », souligne François Devaux, président de La parole libérée. « Tant qu’on ne peut pas mesurer l’ampleur du fléau, on ne peut pas y répondre correctement », dit-il.
« Tous les pays qui ont fait un travail d’inventaire l’ont fait grâce à des instances indépendantes de l’institution ecclésiale », observe Christine Pedotti, directrice de la rédaction de Témoignage chrétien. C’est le cas de la Commission d’enquête royale en Australie, de la commission Ryan en Irlande ou encore de l’enquête du grand jury de l’Etat de Pennsylvanie aux Etats-Unis.
Une demande adressée au Parlement
En Allemagne, une enquête dévoilée cette semaine et réalisée par un consortium indépendant d’universitaires fait état d’au moins 3 677 victimes agressées entre 1946 et 2014 par au moins 1 670 membres du clergé.
Pour les auteurs de l’appel en France, le caractère contraignant d’une commission d’enquête parlementaire (obligation de répondre aux convocations, auditions sous serment, poursuites pénales possibles) donnera du poids à leur démarche. Leur pétition, consultable en ligne, doit être transmise à chacun des présidents de groupe à l’Assemblée nationale et au Sénat.
« Le Parlement doit se saisir de cette demande », estime Laurence Rossignol, qui prévient toutefois : « Une commission parlementaire, ce n’est pas le tribunal. »

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Pour beaucoup, il est temps de faire bouger les lignes. « L’Eglise, navire gigantesque, bureaucratie énorme, donne l’impression qu’elle ne sait pas comment prendre les choses. Les catholiques s’irritent qu’on ne leur réponde que par des propositions de type “journée de jeûne et de pénitence” », explique Jean-Louis Schlegel, sociologue des religions.
Pour l’heure, il reste difficile d’évaluer le nombre de victimes de pédophilie dans l’Eglise. Dans un entretien à La Provence samedi, Mgr Georges Pontier, le président de la Conférence des évêques de France, a toutefois estimé que « 1 % » des prêtres en France auraient commis des actes pédophiles.

A l’Assemblée, des députés se saisissent de la question
Dans un message publié sur Twitter, dimanche, la présidente du groupe socialiste à l’Assemblée, Valérie Rabault, a fait savoir qu’elle proposerait aux députés de son groupe de porter cette demande de commission d’enquête, ayant elle-même signé la pétition.
Selon les informations du Monde, la question sera également débattue au sein du groupe communiste à l’Assemblée, lors de leur réunion hebdomadaire de groupe, mardi. Le groupe UDI, Agir et indépendants en fera de même de son côté.
A l’Assemblée, chaque groupe parlementaire minoritaire ou d’opposition dispose, une fois par an, d’un « droit de tirage » leur permettant de demander la création d’une commission d’enquête sur le thème de leur choix. Les compteurs sont remis à zéro tous les ans au 1er octobre.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Tuberculose, jusqu’à quand ? (3). Avec l’Ouganda, le pays est le seul d’Afrique à être parvenu, notamment, à faire baisser le nombre de nouvelles infections de moitié grâce à près de 40 000 agents de santé.
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Décryptage

Une armée de volontaires en Ethiopie pour vaincre la tuberculose

Tuberculose, jusqu’à quand ? (3). Avec l’Ouganda, le pays est le seul d’Afrique à être parvenu, notamment, à faire baisser le nombre de nouvelles infections de moitié grâce à près de 40 000 agents de santé.

Par                                            Emeline Wuilbercq (Addis-Abeba, correspondance)




LE MONDE
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        Le 30.09.2018 à 18h15






    
De futures agentes de santé communautaires en formation à Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie, en 2016.
Crédits : Petterik Wiggers/Fonds mondial


Quand Kalkidan Teklu a commencé à tousser, elle ne savait pas qu’elle avait la tuberculose. La jeune femme menue de 24 ans pensait qu’elle avait attrapé un gros rhume, le gunfan comme on l’appelle en Ethiopie. Après lui avoir posé quelques questions, Samrawit Shemeles, de deux ans sa cadette, a identifié les symptômes. Elle l’a tout de suite orientée vers le centre de santé le plus proche de ce quartier pauvre de la capitale Addis-Abeba pour qu’elle se fasse diagnostiquer et suive un traitement. Sa mère, également contaminée après avoir été au chevet de sa fille, ne savait pas que la prise en charge était gratuite. « Je pensais que c’était trop cher pour nous. Aujourd’hui, ma fille est guérie, moi aussi. Je ne sais pas ce qu’on serait devenues si Samrawit n’était pas venue », dit-elle simplement.

        Présentation de notre série
         

          Tuberculose, jusqu’à quand ?



Samrawit n’est pas médecin, elle est agente de santé communautaire. Elle s’invite chez dix à quinze familles par jour pour évaluer leur état de santé, « identifier les maladies chroniques » et les assister pendant un traitement. En deux ans, elle a repéré cinq cas de tuberculose dans les 500 foyers dont elle s’occupe. « Quand j’ai commencé ce travail, une femme est décédée ici », raconte-t-elle en désignant la cour commune que se partagent plusieurs familles modestes. Dans cet espace restreint, Kalkidan, sa mère et son frère louent une toute petite pièce où ils dorment tous les trois. « La promiscuité est un facteur de risque » de contamination, rappelle Samrawit.
« Success story »
La tuberculose est un problème majeur en Ethiopie. Dans ce pays de 104 millions d’habitants où l’agriculture emploie 80 % de la population active, quelque 117 000 cas ont été signalés en 2017. « Nous réduisons le nombre de nouveaux cas et le nombre de décès au fur et à mesure », explique Taye Letta. Le coordinateur national de l’équipe chargée de la lutte contre la tuberculose et la lèpre au ministère éthiopien de la santé rappelle que son pays est parvenu à atteindre les trois cibles liées à la tuberculose fixées par les Nations unies dans le cadre du sixième objectif du Millénaire pour le développement (OMD) : la réduction de 50 % des cas existants, des nouveaux cas et du taux de mortalité sur la période de 1990 à 2015. Parmi les neuf pays africains les plus touchés, seuls l’Ethiopie et l’Ouganda ont réussi ce triple pari. Un exploit dans une Afrique qui voit encore mourir plus du quart de ses malades atteints de tuberculose selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

        Episode 1
         

          Au Kenya, une révolution au goût de fraise dans la lutte contre la tuberculose infantile



« C’est une success story », veut croire M. Taye qui détaille avec fierté les progrès sanitaires accomplis : l’augmentation du nombre d’infrastructures publiques de santé, passant de 350 il y a vingt ans à près de 3 800 hôpitaux et centres de santé aujourd’hui ; les 16 500 postes de santé, soit un par kebele (la plus petite sous-division administrative du pays) ; l’approvisionnement en machines capables de détecter la tuberculose et sa forme résistante aux médicaments. Mais, d’après lui, cette réussite s’explique d’abord par la constitution d’un réseau très étoffé d’agents de santé communautaires comme Samrawit déployés sur tout le territoire et rémunérés par l’Etat. En moyenne, « il y en a deux par kebele », explique-t-il. Ils sont aujourd’hui près de 40 000 à quadriller le pays.
Le porte-à-porte systématique leur permet d’atteindre plus facilement les communautés locales, notamment dans les zones rurales reculées où les agriculteurs se trouvent parfois loin des structures de santé. Ces volontaires, majoritairement des femmes, sont notamment formés à la lutte antituberculeuse, par l’observation et le contrôle de la prise de médicaments. Elles rendent visite à chaque famille environ une fois par mois.

        Episode 2
         

          A la poursuite des « cas manquants » de tuberculose dans les villages sénégalais



« Si elles suspectent la tuberculose mais que le patient n’est pas diagnostiqué dans le centre de santé, elles nous appellent », précise le docteur Daniel, spécialiste de médecine interne à l’hôpital Alert d’Addis-Abeba, l’un des établissements capables de diagnostiquer et de traiter la tuberculose et sa forme multirésistante. « Il y a une difficulté de diagnostic à cause de la manifestation clinique qui est subtile et nécessite une grande expérience », explique-t-il, notamment dans le cas d’une coinfection fréquente avec le VIH. Les tests de dépistage de la tuberculose peuvent se révéler négatifs chez les patients séropositifs. Pour améliorer les connaissances des agents de vulgarisation sanitaire en matière de gestion et de traitement de la tuberculose, le docteur Daniel donne des visioconférences depuis la capitale retransmises à travers tout le pays.
« Familles modèles »
Mais l’originalité de l’Ethiopie se trouve aussi dans ce que les autorités qualifient d’« armée du développement de la santé ». Le pays peut aussi compter sur des dizaines de milliers de bénévoles, en majorité des femmes, au sein même des communautés surtout rurales. Les agents et les administrateurs du kebele choisissent et forment des « familles modèles » pour les épauler et informer leur voisinage. Elles sont chargées de sensibiliser cinq autres familles à l’hygiène, mais aussi à la contraception, aux maladies sexuellement transmissibles, aux risques liés à l’accouchement, entre autres.
Depuis cinq ans, Darchaye Beza fait partie des familles modèles de son kebele du village de Merawi, à environ 500 km au nord d’Addis-Abeba. Cette dame élégante au visage ridé ne sait ni lire ni écrire mais elle peut repérer les villageois qui présentent des symptômes de la tuberculose et prodiguer des conseils aux trente familles sous sa responsabilité. « Si une personne tousse pendant plus deux semaines, elle doit couvrir son visage et se rendre au centre de santé » situé à quelques kilomètres, explique-t-elle.

Sommaire de nore série Tuberculose, jusqu’à quand ?
Le Monde Afrique propose des reportages, portraits et entretiens sur le continent pour raconter le fléau qui tue plus que le sida.
Episode 3 Une armée de volontaires en Ethiopie pour vaincre la tuberculose
Episode 2 A la poursuite des cas manquants de tuberculose dans les villages sénégalais
Episode 1 Au Kenya, une révolution au goût de fraise dans la lutte contre la tuberculose infantile
Présentation de notre série Tuberculose, jusqu’à quand ?


Malgré ce réseau bien huilé, il y a encore des cas de tuberculose manqués, environ 36 pour 100 000 personnes. Le ministère de la santé veut désormais atteindre des populations bien spécifiques : les sans-abri, les réfugiés, les prisonniers, les amateurs de médecine traditionnelle, entre autres. L’éradication de la maladie à l’horizon 2030 fait partie des nouveaux Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies auxquels l’Ethiopie s’est engagée. Taye Letta y croit, malgré un budget en baisse. « Si le diagnostic est précoce, il n’y aura plus de décès. Plus aucun foyer ne doit être tuberculeux ! » Il est convaincu que l’Ethiopie est armée pour « vaincre » définitivement la maladie.
Cet article fait partie d’une série réalisée dans le cadre d’un partenariat avec Unitaid.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Près de 300 personnes ont réclamé le respect du travail dominical encadré, en cours depuis vingt ans, après l’annulation d’un arrêté préfectoral.
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Travail dominical à Rennes : rassemblement des élus, syndicats et salariés devant un supermarché

Près de 300 personnes ont réclamé le respect du travail dominical encadré, en cours depuis vingt ans, après l’annulation d’un arrêté préfectoral.



LE MONDE
 |    30.09.2018 à 13h51
   





                        


Salariés, élus de Rennes Métropole et syndicats se sont rassemblés, dimanche 30 septembre, devant le supermarché Carrefour de Chartres-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) pour réclamer le respect du travail dominical encadré, en cours depuis vingt ans, après l’annulation d’un arrêté préfectoral. Près de 300 personnes étaient présentes à l’entrée du supermarché. Certains brandissaient des pancartes où l’on pouvait lire : « Le dimanche, c’est sacré, on ne veut pas travailler », « les balades en famille, c’est fini ».

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Des élus de tous bords politiques, vêtus de leur écharpe, sont venus en soutien, ainsi que des salariés des grandes surfaces avoisinantes et des familles. Damien Gros, secrétaire général CFDT d’Ille-et-Vilaine, réclame « le respect du repos dominical ». « Il y a en qui sont favorables à travailler le dimanche pour gagner plus, mais en vérité il n’y a pas de véritable compensation parce qu’on les fait travailler moins en semaine », a-t-il dénoncé. « Nous sommes venus faire valoir le droit des salariés au repos dominical, la protection des commerces de proximité dans nos villes et nos bourgs et le respect du dialogue social », a déclaré Emmanuel Couet, le président de Rennes Métropole.
Vice dans la procédure 
Depuis une vingtaine d’années, des accords entre le patronat et les syndicats au Pays Rennes (77 communes) ont permis de réguler l’ouverture des dimanches dans les commerces. En moyenne, trois ouvertures étaient autorisées. Le dernier accord remonte au 2 mai 2016 où le préfet d’Ille-et-Vilaine a pris un arrêté ordonnant « la fermeture le dimanche des commerces de détail à prédominance alimentaire d’une surface de vente supérieure à 700 m2 dans le pays de Rennes ».
Mais le tribunal administratif de Rennes a annulé, le 6 avril, cet arrêté au motif « d’un vice dans la procédure de consultation des établissements concernés par l’arrêté ». Après une nouvelle consultation, « il ressort que l’accord n’a pas recueilli l’assentiment d’un nombre d’entreprises correspondant à la majorité des établissements concernés », a précisé la préfecture d’Ille-et-Vilaine.
Faute de consensus, ce sont donc les dispositions du code du travail qui s’appliquent. Ainsi, les commerces de détail de denrées alimentaires peuvent bénéficier d’une dérogation au repos dominical, explique la préfecture.
Devant l’entrée du Carrefour de Chartres-de-Bretagne, des salariés ont distribué des tracts et fait signer une pétition. « Nous voulons impliquer les consommateurs, ils peuvent agir en ne venant pas faire leurs courses le dimanche, un jour aussi, ça sera leur tour », a déclaré Jean Dallé, de la CGT 35. Sollicité, le directeur du magasin s’est refusé à tout commentaire.

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