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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Alors que le nombre d’interventions ne cesse d’augmenter, le système de secours français stagne ces dernières années.
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Le gouvernement propose un plan pour relancer le volontariat des pompiers

Alors que le nombre d’interventions ne cesse d’augmenter, le système de secours français stagne ces dernières années.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 14h24
   





                        


Le gouvernement a lancé samedi 29 septembre un plan d’action pour « donner un nouvel élan » au volontariat des sapeurs-pompiers. Le système de secours français stagne ces dernières années, alors que le nombre d’interventions ne cesse d’augmenter.
Pour susciter de nouvelles vocations, notamment parmi des femmes (seulement 16 % des pompiers aujourd’hui) et des jeunes, trente-sept mesures seront mises en œuvre, dont la moitié d’ici à la mi-2019, a annoncé le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, concluant le 125e congrès des sapeurs-pompiers, à Bourg-en-Bresse (Ain).

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Augmenter le nombre de volontaires, indispensables à un effectif de pompiers où ils sont très largement majoritaires (près de 80 %, 194 000 sur environ 247 000), est un objectif affiché depuis près de dix ans par les autorités. Mais ce nombre stagne, en raison notamment de la difficulté de concilier cette activité civique de secours avec des activités professionnelles ou familiales.
« Le volontariat est le socle de notre système de sécurité civile, le pilier sans lequel tout s’effondre », a déclaré M. Collomb. Les trente-sept mesures reprennent la majorité des quarante-trois préconisations d’un rapport qui lui a été remis en mai par la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF).
Secours aux personnes
Le ministre a plaidé pour un assouplissement et un élargissement du recrutement au-delà des personnes « entraînées et affûtées » chargées de lutter contre les incendies, la mission des pompiers étant aujourd’hui d’abord tournée vers le secours aux personnes (84 % des interventions). M. Collomb a également évoqué des bonifications de retraite et une amélioration de la protection (maladie, accident du travail) pour les volontaires.
Le gouvernement souhaite également s’appuyer sur le succès du dispositif des jeunes sapeurs-pompiers (de 11 à 18 ans, 28 000 actuellement) et profiter également du futur service national universel pour recruter.
Le ministre a pris fermement position contre la directive européenne qui inclut le volontariat dans le temps de travail, dénoncée par la FNSPF, car elle risque de limiter le temps de volontariat pompier possible. « Je pense que la France doit prendre une initiative » pour « changer cette directive », a dit le ministre.
Il s’est également engagé à faire avancer les choses sur une autre revendication de la FNSPF : l’instauration d’un seul et unique numéro (le 112) pour centraliser l’ensemble des appels d’urgence, aujourd’hui éclatés notamment entre SAMU, police, pompiers (15, 17, 18, 112, 114…).



                            


                        

                        


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Erdogan à Cologne pour l’inauguration d’une des plus grandes mosquées d’Europe

Au moins deux manifestations sont prévues samedi dans la cité rhénane. Plusieurs milliers de policiers seront mobilisés.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h41
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 18h54
   





                        



   


Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a présidé samedi 29 septembre à Cologne l’inauguration d’une des plus grandes mosquées d’Europe, un déplacement marqué par des manifestations sous haute protection policière.
Il s’agissait de l’ultime étape de la visite d’Etat du président turc, qui tente de tourner la page de deux années de tension avec l’Allemagne. Vendredi, il s’est entretenu avec Angela Merkel, avant d’être l’invité d’un banquet, boudé par une partie de la classe politique allemande, dont la chancelière. Les deux dirigeants se sont toutefois retrouvés samedi matin pour un petit-déjeuner, avant que M. Erdogan gagne Cologne.

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Rassemblements de protestation attendus
Le dirigeant turc, doté de pouvoirs accrus depuis le début de son nouveau mandat, en juillet, a inauguré cette mosquée, financée par l’Union des affaires turco-islamiques (Ditib), étroitement liée au pouvoir turc. Une inauguration à laquelle n’a pas participé une partie des dirigeants politiques du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dont la maire de la ville, Henriette Recker, et le chef du gouvernement régional.
La première magistrate de la ville reproche à Ditib l’opacité qui a entouré le déroulement du chantier et le fonctionnement de la mosquée. Des élus accusent aussi cet organisme d’être un bras du régime de M. Erdogan, car elle gère neuf cents lieux de culte en Allemagne avec des imams venus de Turquie. L’organisation est aussi accusée par ses détracteurs d’espionner les opposants au président turc.
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Cologne derrière une banderole « Erdogan n’est pas le bienvenu », mot d’ordre des manifestations. Plusieurs milliers de policiers ont été mobilisés pour ce que le chef de la police locale, Uwe Jacob, a présenté comme un des plus grands déploiements policiers dans l’histoire de la ville.
Tentative de rapprochement
Le chantier avait débuté en 2009 et, malgré de nombreuses oppositions et controverses locales, de premiers fidèles ont pu y prier dès 2017. Les opposants à la mosquée, en particulier l’extrême droite, craignant un afflux de musulmans qui aurait fait de Cologne une réplique du « Londonistan », avaient intenté des recours contre la construction qui ont finalement échoué.
Avec ses minarets de 55 mètres de haut et une coupole de 36 mètres, l’édifice de béton et de verre, censé incarner l’ouverture, selon son architecte, Paul Böhm, est une des plus imposantes mosquées d’Europe. Sa superficie est de 4 500 mètres carrés. Sise dans le quartier d’Ehrenfeld, non loin de la tour de télévision de Cologne, elle est susceptible d’accueillir des milliers de fidèles. La police veut en limiter l’accès samedi à 5 000 personnes, mais l’Union des affaires turco-islamiques en attend beaucoup plus.
Avec cette visite d’Etat, la Turquie, minée par une crise économique aiguë et en froid avec les Etats-Unis de Donald Trump, tente un rapprochement avec l’Allemagne, où vivent 3 millions de personnes de nationalité ou d’origine turque. Le gouvernement allemand, dont M. Erdogan dénonçait en 2017 de supposées « pratiques nazies », se montre ouvert à ce réchauffement, malgré les « différences profondes » qui subsistent, selon les termes de Mme Merkel. Elle a ainsi rejeté la demande de classer comme « terroriste » l’organisation de M. Güllen, qui vit en exil aux Etats-Unis, et a mis en avant les atteintes aux libertés en Turquie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Au siège de l’entreprise, rebaptisée WW depuis septembre, consacrée à la forme et au bien-être, certaines salariées disent avoir souffert ou souffrir de harcèlement moral.
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Harcèlement moral : la direction de Weight Watchers mise en cause

Au siège de l’entreprise, rebaptisée WW depuis septembre, consacrée à la forme et au bien-être, certaines salariées disent avoir souffert ou souffrir de harcèlement moral.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h23
    |

            Francine Aizicovici








                        



                                


                            
« Je n’aurais pas pu faire autre chose que de travailler pour le bien-être des salariés. » Après avoir vécu une expérience qu’elle qualifie de « destructrice » dans une entreprise, Anne-Véronique Herter, ex-responsable marketing, a voulu « être utile » aux victimes de souffrance au travail. Depuis le 3 septembre, elle se consacre à son nouveau métier : consultante en prévention des risques psychosociaux (RPS), dans un cabinet spécialisé.
Dans son livre Le Cri du corps, paru le 3 mai (Editions Michalon), Mme Herter, auteur de deux autres ouvrages, témoigne du harcèlement moral dont elle dit avoir fait l’objet à son travail. Lors de son embauche, en 2008 dans cette nouvelle entreprise, après une dizaine d’années en agence de communication, elle avait cru entrer dans « la boîte de (sa) vie ». Elle va connaître au bout de quelques années une descente aux enfers, faite d’humiliations et de dénigrement de la part de plusieurs directrices. Elle ne voit alors d’issue que dans la mort. Elle n’ira pas jusque-là, mais séjournera en clinique psychiatrique, ce qui lui permettra de se reconstruire. Et, enfin, de quitter cette entreprise en octobre 2017.
Cette dernière, dont Mme Herter ne cite pas le nom, est, selon nos informations, Weight Watchers, la filiale de la compagnie américaine qui a changé de nom le 24 septembre pour se rebaptiser WW pour se retrouver en phase avec son nouveau slogan « Wellness that works », soit « le bien-être qui marche ». L’entreprise propose, notamment, des programmes de perte de poids, diffusés en ligne ou lors de réunions animées par des « coachs ».
« L’entreprise que (Mme Herter) décrit n’est pas la nôtre, réagit Joël Thivet, directeur marketing et communication chez Weight Watchers France. C’est une histoire qu’elle s’est racontée. Peut-être pour lancer sa carrière d’écrivain. » Pourtant, après un entretien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Analyse. Par le biais de chroniqueurs comme Eric Zemmour et portée par un mouvement plus profond, la droite extrême s’est imposée dans la bataille des idées en avançant une pensée illibérale et anti-68 nous explique le chef du service Débats au « Monde » Nicolas Truong.
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Droite extrême : le « grand retournement » idéologique

Analyse. Par le biais de chroniqueurs comme Eric Zemmour et portée par un mouvement plus profond, la droite extrême s’est imposée dans la bataille des idées en avançant une pensée illibérale et anti-68 nous explique le chef du service Débats au « Monde » Nicolas Truong.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h10
    |

Nicolas Truong







                        



                                


                            
Analyse. Un grand basculement s’opère depuis quelques années sur la scène des idées. Un glissement de terrain idéologique destiné à préparer un renversement politique. Car la contre-révolution illibérale n’a pas uniquement lieu lors d’insurrections électorales. Elle s’installe aussi sur le terrain de la pensée. La droite extrême s’est ainsi imposée dans la bataille des idées, et la « pensée anti-68 », comme dit le philosophe Serge Audier, tient le haut du pavé. « Le vent souffle à droite », constate la philosophe Elisabeth Badinter, alertée par les mouvements antiavortement et ceux issus de La Manif pour tous, rassemblés dans « la sainte alliance des réactionnaires » (Le Monde daté du 13 avril 2018).

Ce grand basculement prend la forme d’un « grand retournement », explique le professeur au Collège de France Pierre Rosanvallon dans Notre histoire intellectuelle et politique – 1968-2018 (Seuil, 448 pages, 22,50 euros). Un renversement des valeurs du progressisme qui repose sur un « antilibéralisme intégral » (l’extension des droits de l’individu est associée au règne de l’illimitation de l’individualisme consumériste), une offensive axée sur « l’exaltation d’un peuple essentialisé » forcément méprisé par les élites, une guérilla conceptuelle tournée vers une critique obsessionnelle de « l’événement repoussoir » qu’est devenu Mai 68, sans oublier une « radicalisation des aversions » dominée par une hypertrophie du langage – par laquelle on assimile sans ambages le libéralisme ou le pédagogisme à des « totalitarismes ». De Maurras à Gramsci, les références de ces pamphlétaires réactionnaires mêlent aussi bien des catholiques royalistes que des communistes révolutionnaires.
Dépassement des clivages et des usages
C’est pourquoi l’on peut entendre dans cette littérature « une pensée de droite dans un langage de gauche »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ L’essayiste estime, dans une tribune au « Monde », que le polémiste est devenu le symptôme de la droite la plus décomplexée, qui s’attaque en révisionniste aux marqueurs de notre histoire contemporaine.
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Guy Sorman : « Eric Zemmour a élargi le champ de la haine »

L’essayiste estime, dans une tribune au « Monde », que le polémiste est devenu le symptôme de la droite la plus décomplexée, qui s’attaque en révisionniste aux marqueurs de notre histoire contemporaine.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h07
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 12h19
    |

                            Guy Sorman (Essayiste, ancien chroniqueur au Figaro (1983-2000)








                        



                                


                            

Tribune. Dommage, l’expression a trop servi. Mais elle vaut si bien pour Eric Zemmour : « De quoi Zemmour est-il le nom ? » Son œuvre, ses foucades, ses insultes n’ont guère d’intérêt par elles-mêmes : ce ne sont, en réalité que de pâles copies des incartades auxquelles nous a habitués Jean-Marie Le Pen. Mais ce Le Pen-là finissait toujours devant les tribunaux, récusé par tous, y compris dans son parti. M. Zemmour, c’est l’inverse : il passe pour un éminent penseur. A gauche, on l’invite, pour le tourner en dérision peut-être, mais sans succès, car le bonhomme est agile. A droite, on le soutient, on s’en réclame. Valeurs actuelles, Le Figaro, ces médias intelligents sont maintenant rangés en ordre de bataille, alignés sur les propos les plus extrêmes de M. Zemmour, telle son invitation à assassiner Maurice Audin une seconde fois, à rejeter hors de France ceux qui ont la peau trop noire – et les Arabes bien sûr, surtout les Arabes.

M. Zemmour n’est plus un trublion, mais le symptôme, l’expression en pleine lumière d’une droite dite « décomplexée », fière de son passé le plus honteux. Il se passe bien quelque chose dans la société française, et M. Zemmour en est le nom. Ce que visent M. Zemmour et ses soutiens renvoie à des marqueurs sensibles de notre histoire contemporaine : le régime de Vichy, la décolonisation, Mai 68. Pétain d’abord, et sa devise « Travail, famille, patrie », cela plaît à M. Zemmour, qui en fait l’éloge. Ce maréchal avait du bon et, au surplus, il chassait le métèque : la France telle qu’on l’aime dans la nouvelle droite.
L’essence du révisionnisme
Pourquoi un Zemmour peut-il écrire cela aujourd’hui et en être approuvé ? C’est que le temps a passé, le régime de Vichy est devenu une abstraction : on peut en faire une image pieuse, libérée de ces horreurs bien réelles dont il ne reste plus de témoins directs. C’est le principe du révisionnisme. Jacques...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Dans l’attente d’une possible extradition par la justice britannique, l’intermédiaire franco-algérien accuse la justice française d’être « dans l’incapacité de justifier son mandat d’arrêt ».
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Financement libyen : Alexandre Djouhri défie les juges

Dans l’attente d’une possible extradition par la justice britannique, l’intermédiaire franco-algérien accuse la justice française d’être « dans l’incapacité de justifier son mandat d’arrêt ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h43
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 11h06
    |

            Simon Piel et 
Joan Tilouine








                        



                                


                            

Lors de ses conversations téléphoniques, l’homme d’affaires franco-algérien Alexandre Djouhri n’a cessé de moquer ou d’insulter les juges et policiers français qui l’écoutaient dans le cadre de l’enquête sur le présumé financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. « Ils sont sur un tracteur, mais ils labourent le désert », disait-il à son ami Alain Marsaud, en avril 2016. Cet ancien magistrat, ancien député Les Républicains, tente sans succès de le convaincre de livrer sa version : « Tu devrais venir et faire une conférence de presse. Tu dis “Voilà. Je vais vous dire qui je suis. Voilà.” » 
Plus inquiet, après avoir été entendu par les enquêteurs comme témoin en septembre 2016 dans cette affaire, l’ancien premier ministre Dominique de Villepin, autre ami fidèle de M. Djouhri, l’exhorte à se rendre devant les juges qui l’ont convoqué ce même mois :  « Je reste convaincu que la meilleure façon d’arrêter cette dinguerie, c’est de… c’est de parler. » En vain.
Il a fallu attendre le mois d’avril pour que, par le biais de ses avocats, M. Djouhri fasse savoir qu’il était « disposé à être entendu » par les juges. Vendredi 28 septembre, à Londres, il a transmis un communiqué à l’Agence France-Presse dans lequel il clame son innocence et fustige les méthodes de la justice française. « Le parquet national financier (PNF) est incapable d’apporter la moindre preuve à la justice anglaise, assure-t-il. En faisant croire à la justice anglaise, faussement, que j’étais un fugitif, le PNF s’est fourvoyé et est aujourd’hui dans l’incapacité de justifier son mandat d’arrêt. »
« Monsieur Alexandre »
Personnage clé des relations franco-libyennes, sous la présidence de Jacques Chirac puis sous celle de Nicolas Sarkozy, qu’il tutoie tous deux, l’homme d’affaires de 59 ans est soupçonné d’être au cœur de l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Une association de malades de la thyroïde reproche à l’Agence du médicament de refuser de livrer des informations sur la nouvelle formule de ce produit.
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Levothyrox : une pétition lancée contre le « secret des affaires »

Une association de malades de la thyroïde reproche à l’Agence du médicament de refuser de livrer des informations sur la nouvelle formule de ce produit.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h10
    |

                            Service société (avec AFP)








                        


Une pétition « contre le secret des affaires » en matière de santé publique a été lancée par une association de malades de la thyroïde, qui reproche à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) de se retrancher derrière cet argument dans l’affaire du Levothyrox. Une accusation réfutée en bloc par l’institution, qui « dément avoir attendu la nouvelle loi sur le secret des affaires » pour répondre à un avocat de plaignants dans cette affaire.
La pétition adressée à la ministre de la santé, Agnès Buzyn, avait recueilli plus de 20 400 signatures samedi 29 septembre. Elle a été lancée par le Dr Philippe Sopena, conseiller médical de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT). Cette dernière regroupe des patients qui se plaignent des effets secondaires de la nouvelle formule du Levothyrox du laboratoire allemand Merck.
A l’occasion d’une des procédures judiciaires en cours, « un avocat de patients-victimes a demandé à l’ANSM de lui communiquer le dossier d’AMM [autorisation de mise sur le marché] de la nouvelle formule de ce médicament », selon la pétition. « Après plusieurs mois d’un retard injustifiable, l’ANSM ne lui a communiqué qu’un dossier “expurgé”, dans lequel manquaient, notamment, le lieu de production et le nom de l’entreprise qui fabrique le principe actif du Levothyrox », selon l’association.
Dans une lettre datée du 4 septembre, dont l’Agence France-Presse a obtenu une copie, signée de son service juridique et adressée à l’avocat, l’ANSM précise que cette transmission du document se fait « sous réserve de l’occultation préalable des mentions susceptibles de porter atteinte aux secrets légalement protégés, et notamment à la protection du secret des affaires ». L’association dénonce cette protection du secret industriel et commercial, en faisant référence à la loi « très récente et très controversée » du 30 juillet, dite loi du secret des affaires.
Effets indésirables
« Le nom du fabricant du principe actif est dans le dossier complet de l’AMM, mais la loi sur le secret industriel et commercial interdisait depuis 1978 déjà à l’ANSM de révéler cette information “protégée” », a déclaré à l’AFP le Dr Dominique Martin, patron de l’ANSM. « Cette règle était donc en vigueur bien avant la toute récente loi sur le secret des affaires qui ne change pas nos obligations », ajoute-t-il. Il « dément que l’ANSM ait attendu cette loi de juillet 2018 pour répondre à l’avocat ».
« J’ai formulé ma demande à l’Agence du médicament en avril et elle m’a répondu en septembre. Ils ont attendu que la loi sur le secret des affaires soit définitivement validée en juillet par le Conseil constitutionnel pour invoquer cet argument », avait auparavant assuré l’avocat, Emmanuel Ludot, auprès du média en ligne Les Jours. « Nous ne pouvons tolérer que la défense des intérêts d’une entreprise privée passe avant l’intérêt général, en l’espèce la santé des citoyens », a renchéri de son côté un collectif de journalistes, Informer n’est pas un délit, qui combat la loi sur le secret des affaires.

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L’ANSM indique avoir bien répondu à la question de l’avocat qui avait demandé « la copie intégrale de la décision d’AMM », « un dossier de vingt pages qui ne comporte pas le nom du fabricant du principe actif ». Et « dément », par conséquent, « avoir occulté [son nom]. Le produit étant d’origine chimique, la mention de fabricant d’un produit d’origine biologique était “sans objet” » , précise-t-il.
Selon des chiffres officiels, 31 000 patients se sont plaints d’effets indésirables de la nouvelle formule du Levothyrox, arrivée sur le marché français fin mars 2017. « L’origine des produits composant le nouveau Levothyrox est uniquement européenne et on l’a déjà dit et écrit », a rappelé M. Martin en réponse aux insinuations selon lesquelles ces produits seraient d’origine asiatique.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ D’Eric Zemmour à Ludovine de La Rochère en passant par Eugénie Bastié, Charlotte d’Ornellas ou Patrick Buisson…, la droite conservatrice sature le terrain médiatique en ce début d’automne.
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Néocathos et vieilles souches conservatrices, récit d’une semaine d’union réactionnaire

D’Eric Zemmour à Ludovine de La Rochère en passant par Eugénie Bastié, Charlotte d’Ornellas ou Patrick Buisson…, la droite conservatrice sature le terrain médiatique en ce début d’automne.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 16h26
    |

            Olivier Faye et 
Lucie Soullier








                        



                                


                            

« Thierry André Charles Pierre. » Eric Zemmour s’applique à inscrire les quatre prénoms sur la première page de son best-seller annoncé. Son admirateur y tenait. « Je suis un bon client pour vous », lance le quinquagénaire avant de repartir avec son exemplaire dédicacé du Destin français (Albin Michel, 576 p., 24,5 euros). Le journaliste-essayiste ricane. Ici, sa dernière sortie, où il considère le prénom de la chroniqueuse télé Hapsatou Sy comme une « insulte à la France », amuse plus qu’elle ne choque.
Le polémiste préféré de la droite dure, qui écoule ses différents ouvrages à des dizaines voire des centaines de milliers d’exemplaires, est en terrain conquis à La Nouvelle Librairie. Cette boutique très droitière, elle aussi, vient d’ouvrir à la lisière du Quartier latin, à Paris. Mercredi 26 septembre, la séance de dédicace s’annonçait mouvementée, des groupes antifascistes ayant promis de venir perturber la soirée.
En début de soirée, un double cordon de policiers a pris position devant la librairie. Mais durant plus de deux heures et demie, Eric Zemmour n’aura finalement vu défiler que les remerciements de Perceval, Jeanne, Christine ou Hilda. Cette dernière a bien du mal à lâcher la main du journaliste en le bénissant pour son omniprésence médiatique : « On a besoin de vous à la télé pour dire ce qu’on pense. » En attendant leur tour, sur le trottoir face au jardin du Luxembourg, les générations et les droites se mélangent. Un ancien filloniste en veste Barbour frôle un royaliste à gants de cuir ; lepénistes et maréchalistes tiennent les mêmes sacs en plastique ; une jeune fille à serre-tête patiente sagement derrière le représentant d’un groupuscule identitaire.
Martyr de la cause « réactionnaire »
A chaque vente, le libraire prend soin de glisser deux petites publicités entre les pages : l’une pour la webtélé préférée de l’extrême droite, TV Libertés, et l’autre pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’historien Gérard Noiriel, spécialiste de l’immigration en France, estime que le journaliste a cherché dans son dernier ouvrage à « réhabiliter une conception surannée de l’histoire ».
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Gérard Noiriel : « Eric Zemmour tente de discréditer tous les historiens de métier »

Dans une tribune au « Monde », l’historien Gérard Noiriel, spécialiste de l’immigration en France, estime que le journaliste a cherché dans son dernier ouvrage à « réhabiliter une conception surannée de l’histoire ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 12h16
    |

                            Gérard Noiriel (Historien, spécialiste de l'immigration en France)








                        



                                


                            

Tribune. Dans un article publié par Le Figaro le 14 novembre 2013, Eric Zemmour écrivait : « L’Histoire – arrachée de gré ou de force aux historiens professionnels – est en train de (re)devenir l’arme politique qu’elle fut à la veille de la Révolution, et plus encore au XIXe siècle, lorsque les grands historiens comme Michelet préparèrent les esprits à l’avènement de la République. »
Son dernier ouvrage, Destin français (Albin Michel, 576 p., 24,50 euros), peut être lu comme une mise en œuvre de cette volonté de discréditer toute une profession. Selon lui, les historiens de métier « ont titres et postes. Amis et soutiens. Selon la logique mafieuse, ils ont intégré les lieux de pouvoir et tiennent les manettes de l’Etat. Ils appliquent à la lettre le précepte de George Orwell dans 1984 : “Qui contrôle le passé contrôle l’avenir. Qui contrôle le présent contrôle le passé.” » 
Il ajoute que, depuis quarante ans, les historiens professionnels ont utilisé cette fantastique puissance pour opérer « un travail de déconstruction » qui « n’a laissé que des ruines ». Ils ont détruit la France, interdisant même qu’on en écrive l’histoire. Ils portent ainsi une lourde responsabilité dans les nouvelles guerres civiles qui s’annoncent.

N’hésitant devant aucun sacrifice, Eric Zemmour a décidé de se dresser courageusement contre ce nouveau pouvoir. Il fait don de son intelligence à la nation pour offrir, enfin, aux citoyens cette histoire de France que les professionnels s’évertuent à masquer. La leçon civique est limpide : notre drame, à nous Français qui avons inventé la chimère des droits de l’homme, c’est que nous sommes trop généreux, trop naïfs, et c’est ce qui nous perdra. La thèse centrale de son livre, c’est qu’il n’y a jamais rien de nouveau sous le soleil. Etant donné que « l’histoire de France repasse toujours les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Emmanuel Macron est attendu samedi sur l’île des Antilles françaises frappée en septembre 2017. La lenteur de la reconstruction, souvent anarchique, exaspère les habitants, toujours traumatisés.
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Un an après l’ouragan Irma, la difficile convalescence de l’île de Saint-Martin

Emmanuel Macron est attendu samedi sur l’île des Antilles françaises frappée en septembre 2017. La lenteur de la reconstruction, souvent anarchique, exaspère les habitants, toujours traumatisés.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 17h00
    |

            Rémi Barroux (Saint-Martin, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sur la terrasse de sa jolie demeure traditionnelle, aux murs, escaliers et colonnades blanches et roses, Eddy Illidge surveille la température de ses gamelles. Ce samedi 22 septembre, dans le quartier de l’Espérance à Grand-Case, sur l’île de Saint-Martin, cet homme de 44 ans cuisine comme toutes les semaines de la viande grillée accompagnée de riz créole, du très simple destiné à sustenter ceux qui connaissent cette adresse discrète. Ce n’est pas un restaurant, juste une petite cantine ouverte uniquement pour les amis, les voisins et les chauffeurs de taxi qui travaillent en face, à l’aéroport.
Il y a un an et seize jours exactement, après une nuit dantesque, Eddy découvrait, comme les quelque 38 000 habitants de cette petite île des Antilles françaises, un décor de guerre, un paysage de désolation. L’aéroport, à ses pieds, n’existait plus, tour de contrôle éventrée, pylônes tordus, baies vitrées explosées, piste impraticable, petits avions retournés et de l’eau partout jusque dans sa maison, pourtant située sur les hauteurs. Dans la nuit du 5 au 6 septembre 2017, l’ouragan Irma avait soufflé des vents atteignant les 400 km/h, un scénario inédit qui plongea le territoire dans un black-out total qui dura de longs jours, sans électricité, sans eau et sans aucune communication possible.
« Je savais que ce serait long, mais cela dure trop ; la vie a repris plus vite du côté néerlandais de l’île, où les touristes sont revenus nombreux », Eddy, un habitant
Eddy Illidge travaille au restaurant scolaire de l’école de Grand-Case. Sa situation illustre bien la très difficile reconstruction de Saint-Martin, où le président de la République, Emmanuel Macron, est attendu samedi 29 septembre. L’école a vu sa toiture refaite, mais il manque encore des fenêtres à l’étage et, depuis la rentrée de septembre, les petits de la maternelle voisine sont accueillis dans le réfectoire. Ici, comme partout dans l’île, on se serre, on bricole, on improvise et, souvent,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ L’audience a permis de reconstituer les relations difficiles entre la victime et sa fille et le conjoint de celle-ci, accusé d’être le commanditaire du crime.
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Au procès Pastor, les vies d’avant le guet-apens du 6 mai 2014

L’audience a permis de reconstituer les relations difficiles entre la victime et sa fille et le conjoint de celle-ci, accusé d’être le commanditaire du crime.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 10h02
    |

            Pascale Robert-Diard (Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Les procès longs ont une vertu. Ils décantent les faits et font entrer dans l’épaisseur des vies. Après deux semaines d’audience devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence, le procès Pastor atteint ce moment où l’insupportable crudité du crime, l’exécution – d’un double assassinat –, s’estompe. Le temps s’étire, les portes s’entrouvrent sur l’avant. Les deux victimes, Hélène Pastor et Mohamed Darwich, échappent à leurs comptes rendus d’autopsie. Les hommes de cire du box, figés entre leurs gardes, redeviennent des êtres de chair. Le moment viendra où cette parenthèse fugace se refermera et où le poids du crime, à nouveau, s’imposera. On accusera, on défendra, on jugera, on condamnera.
Pour l’heure, chacun reprend sa place d’avant le 6 mai 2014. La salle d’audience est un vaste échiquier recomposé. Entre le monde immensément riche des Pastor et celui des petits voyous des cités marseillaises se dresse à nouveau une infranchissable frontière. Le couple formé pendant vingt-huit ans par la fille d’Hélène Pastor et Wojciech Janowski se reconstitue. D’autres liens, d’autres couples apparaissent. Une mère et sa fille, un gendre et son coach, un coach et son beau-frère.
Le premier d’entre eux, dans l’ordre du temps, est composé d’Hélène Pastor et Sylvia Ratkowski. L’une des violences collatérales du procès criminel est la lumière crue qu’il darde sur une intimité jusqu’alors jalousement préservée. Un jour, Hélène Pastor a été une jeune femme follement amoureuse d’un homme, un Polonais, dont elle a eu une fille, Sylvia. Derrière elle, le clan familial s’est offusqué, Hélène Pastor s’est enfuie de Monaco avec sa gamine sous le bras. Mais on n’échappait pas au monde des Pastor. Hélène a été rapatriée en urgence et solidement rivée à son Rocher. Trente ans plus tard, Sylvia Ratkowski, mère d’une petite fille issue d’une première union, a rencontré dans une soirée de bienfaisance monégasque Wojciech Janowski. « L’histoire se répète »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Certains opposants à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes pointent le risque de voir les donneurs, déjà peu nombreux, se raréfier encore plus.
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Faut-il craindre une « pénurie » de donneurs de sperme avec l’élargissement de la PMA ?

Certains opposants à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes pointent le risque de voir les donneurs, déjà peu nombreux, se raréfier encore plus.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 14h14
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


L’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes pourrait-elle se heurter à des difficultés techniques ? Alors que le gouvernement planche sur cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron, qui a reçu un avis favorable du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) mardi 25 septembre, certains opposants à la mesure avancent le risque d’une pénurie de donneurs de gamètes. Ces craintes sont-elles fondées ? Eléments de réponse.

        Notre décryptage :
         

          8 questions sur la PMA



1. Combien y a-t-il de PMA en France actuellement ?
Environ 3,4 % des enfants nés en France en 2018 devraient être conçus par PMA, estime une étude de l’Institut national d’études démographiques (INED) publiée en juin 2018. Soit autour de 26 000 naissances, pour un total d’environ 770 000 chaque année (767 000 en 2017, selon l’Insee).


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Le nombre de PMA augmente régulièrement en France et devrait atteindre 3,4 % des naissances en 2018
Evolution de la proportion d’enfants conçus par assistance médicale à la procréation en France

Source : INED, Population et sociétés n° 556



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2. Combien y a-t-il d’enfants conçus avec un tiers donneur ?
Contrairement à une idée reçue largement répandue, l’écrasante majorité des projets de naissance par PMA en France se font sans recours à un donneur tiers. Dans 95 % des cas, la conception se fait avec les gamètes des deux parents. Il n’y a donneur de sperme que dans 4 % des situations, soit environ 1 000 cas par an, un chiffre auquel s’ajoutent environ 1 % de naissances par PMA avec don d’ovocytes, soit 250 cas.

   


3. Combien y a-t-il de donneurs de gamètes en France ?
En France, le don de gamètes n’est pas rémunéré. 255 hommes ont fait un don de sperme et 540 femmes un don d’ovocytes en 2015, selon l’agence de la biomédecine, qui dépend du ministère de la santé et édite les sites de référence dondespermatozoides.fr et dondovocytes.fr. Cette même source constate qu’environ 3 500 nouveaux couples s’inscrivent chaque année pour bénéficier d’un don et estime qu’il faudrait environ 300 dons de spermatozoïdes et 1 400 dons d’ovocytes annuels pour répondre à ce besoin.
Ce net écart entre les besoins des types de gamètes est dû au fait qu’un don de sperme n’a pas le même « rendement » qu’un don d’ovocytes, si l’on peut dire. Selon les statistiques de l’agence de la biomédecine, on comptait en 2015 environ 3,8 naissances pour un don de sperme, mais seulement 0,5 naissance pour un don d’ovocytes. Du fait de ce manque de donneur, il faut bien souvent autour d’un à trois ans pour bénéficier d’un don de gamètes.


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Pourquoi les besoins de dons de sperme sont moins importants que ceux d'ovocytes


Source : Agence nationale de biomédecine



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4. Faut-il craindre une « pénurie » de dons de gamètes avec l’ouverture de la PMA à toutes les femmes ?
Jusqu’à présent, la PMA était réservée aux couples hétérosexuels. Sa probable ouverture aux femmes seules et aux couples de femmes, peut néanmoins poser question dans un contexte de manque de donneurs. Ces nouvelles formes de PMA passent, en effet, forcément par un don de sperme alors qu’à l’inverse les besoins de dons d’ovocytes ne devraient évoluer qu’à la marge.
Le CCNE lui-même considère dans son avis « comme essentiel d’anticiper les conséquences de l’ouverture de la PMA sur la capacité des CECOS (centres d’étude et de conservation du sperme humain) à répondre à cette nouvelle demande en matière de don de sperme ». D’autant plus que la possible levée de l’anonymat des donneurs, également évoquée par le CCNE, pourrait également engendrer une baisse des donneurs – une telle chute a été observée « à court terme d’environ 20 % à 30 % ».
Pour l’heure, il n’existe aucune estimation fiable des nouveaux besoins de dons engendrés par l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Mais certains opposants à la mesure brandissent déjà l’hypothèse de la pénurie de donneurs de gamètes. « Face à l’augmentation de la demande et la pénurie de l’offre de sperme, le recours au “marché noir” va s’accélérer », croit ainsi savoir Jean-Christophe Parisot de Bayard, un diacre et haut fonctionnaire, auteur d’une tribune à ce sujet dans Le Monde.
« Je ne connais aucune donnée qui vienne confirmer cette crainte. Elle repose sur l’idée a priori que le nombre de donneurs n’augmentera pas, alors que l’on peut penser, au contraire, que ce nombre va augmenter », tempère Elise de La Rochebrochard, autrice de l’étude de l’INED de 2018 sur la question.
Si des opposants à la PMA pour toutes les femmes affirment que la mesure pourrait décourager les donneurs, cette spécialiste estime, au contraire, qu’« avec l’adoption d’un modèle d’assistance médicale à la procréation plus en adéquation avec les valeurs actuelles de la société, qui prône de plus en plus la reconnaissance et l’égalité entre les familles dans leur réalité plurielle, il est probable que cela suscite de nouvelles vocations de donneurs ».
Elise de La Rochebrochard note, par ailleurs, qu’il « existe une marge de manœuvre importante pour mieux faire connaître le don de sperme » et le développer. Par exemple, en déployant des campagnes de sensibilisation sur le sujet, comme cela a pu être fait pour le don d’organes par le passé.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 28/09/2018
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Terrorisme : un « ministre » présumé de l’EI et son fils condamnés à dix et huit ans de prison

Cet ingénieur informatique a été condamné à la peine maximale. Le procès n’a pas permis d’éclaircir les conditions de son retour en France avec ses enfants.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 22h22
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 09h56
   





                        


Un père de famille, « ministre » pour l’organisation Etat islamique (EI), et son fils, tous deux partis en Syrie puis rentrés en France dans des conditions qui posent question, ont été condamnés vendredi 28 septembre à huit et dix ans d’emprisonnement.
« Pas convaincu » par sa version de l’histoire, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Lotfi Souli, Franco-Tunisien de 50 ans, à la peine maximale, dix ans assortis d’une période de sûreté des deux tiers.
Son fils aîné, Karim, 23 ans, a été condamné à huit ans avec période de sûreté de moitié, le tribunal tenant compte de son « évolution » encourageante, de son jeune âge à l’époque, et de « l’ascendant » qu’exerçait son père sur lui.
Dans le box où ils comparaissaient depuis jeudi pour association de malfaiteurs à visée terroriste, père et fils, côte à côte, n’ont pas bronché.
« Dangerosité extrême »
Le parquet avait souligné « l’ambivalence », la « dangerosité extrême » de Lotfi Souli, estimé qu’il était « trop tôt » pour avoir des « gages sur la réinsertion » de Karim, et requis la peine maximale pour les deux.
Lotfi, Karim Souli et le cadet, un lycéen alors âgé de 15 ans qui sera jugé par le tribunal pour enfants le 16 octobre, ont passé dix-huit mois en Syrie entre octobre 2013 et mai 2015, en grande partie au sein de l’EI.
L’audience n’aura pas permis d’éclaircir les conditions de leur retour en France, en 2015, sujet de « vives inquiétudes ». Ils étaient rentrés bardés de milliers d’euros et de dollars, d’un grand nombre de fichiers de propagande, mais aussi d’une abondante documentation relative au pilotage d’avions ou à la fabrication d’explosifs. Des recherches Google Maps sur l’emplacement de la tour Eiffel et du pont d’Iéna à Paris avaient aussi été identifiées. La famille a nié avoir consulté des fichiers relatifs à la chimie ou au maniement des armes et invoqué « le jeu Flight simulator » s’agissant de l’aéronautique.
Surtout, le père, qui avait occupé de hautes fonctions dans la téléphonie au sein de l’EI, a expliqué avoir quitté la Syrie après avoir passé plusieurs mois dans les geôles de l’organisation, soupçonné d’espionnage après avoir commis une grave erreur stratégique.

        Lire aussi :
         

                Terrorisme : à Paris, le procès d’un « ministre » présumé des télécoms de l’EI



Il aurait été libéré en retrouvant « ses papiers, son argent », alors que l’EI applique la peine de mort pour moins que cela, avait relevé la procureure, s’interrogeant : « Une question me taraude : qu’a donc promis Lotfi Souli à l’Etat islamique ? »
A cette époque, quelques mois avant les attentats parisiens du 13-Novembre, le groupe missionnait des combattants français vers l’Europe. « Vous bénéficiiez d’un rang suffisamment élevé » au sein de l’EI « pour vous accorder des facilités pour sortir », a commenté le tribunal.
Lotfi Souli, personnage insaisissable semblant évoluer dans une bulle truffée de références mathématiques et techniques parfois absconses, a soutenu qu’il ne voulait que récupérer Anass B., un ami de Karim qui évoluait au sein du groupe islamiste Ahrar Al-Sham, et qu’il s’était trouvé contraint de rester quand l’EI avait pris le pouvoir.
« Peur irrationnelle »
Son avocat, Martin Pradel, a dénoncé la « peur irrationnelle qu’il inspire » : « Des suspicions vous en avez, des preuves vous n’en avez pas. » « S’il y avait des doutes sur ce qu’ils allaient faire en France », il aurait fallu diligenter des investigations supplémentaires ou ouvrir une procédure criminelle, a plaidé le conseil de Karim, Xavier Nogueras.
Anass, présumé mort au combat en 2013 et jugé par défaut en l’absence de preuve formelle de son décès, a en revanche été relaxé.
Le tribunal a considéré qu’à l’époque, Ahrar Al-Sham, certes « un groupe djihadiste qui voulait instaurer la charia », n’était pas pour autant « terroriste » avec le projet politique et le grave trouble à l’ordre public que cela implique.
Père et fils devront verser solidairement 600 euros à l’Association française des victimes du terrorisme, partie civile.

        Lire aussi :
         

                Paroles brutes de djihadistes français






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ L’inquiétude, l’ennui et l’inconfort à bord du navire de SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, qui attend une météo clémente pour transférer sur un navire maltais les 58 migrants secourus en mer.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ 
<article-nb="2018/09/29/19-15">
<filnamedate="20180929"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180929"><AAMMJJHH="2018092919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Une vingtaine de policiers seront affectés d’ici à la fin de l’année à Grenoble, qui connaît des problèmes d’insécurité et de trafic de drogue.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Des renforts policiers promis pour Grenoble, « ville où la violence est grande », selon Gérard Collomb

Une vingtaine de policiers seront affectés d’ici à la fin de l’année à Grenoble, qui connaît des problèmes d’insécurité et de trafic de drogue.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 20h05
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 21h05
   





                        


Lors d’un déplacement à Grenoble vendredi 28 septembre, Gérard Collomb a annoncé le renforcement progressif des effectifs policiers « dans cette ville où la violence est grande ». Le ministre de l’intérieur a promis l’affectation d’ici à la fin de l’année 2018 « d’une vingtaine de policiers » à la circonscription grenobloise, plongée dans l’insécurité et le trafic de drogue, qui accuse à l’heure actuelle « un déficit de 33 gardiens de la paix » par rapport à ses effectifs théoriques.
Une annonce qualifiée de « bonne nouvelle » dans un communiqué par Éric Piolle (EELV), Renzo Sulli (PC) et David Queiros (PC), les maires de Grenoble, Échirolles et Saint-Martin-d’Hères. « Il nous faut aller plus loin à Grenoble. Sur ce territoire sécuritaire, la situation est préoccupante », a insisté le ministre, en pointant « des taux de violences et d’atteinte aux biens supérieurs à la moyenne nationale ». A ces renforts viendront s’en ajouter d’autres « dès le printemps 2019 » au sein de l’antenne de la police judiciaire, qui disposera « dans les prochains jours d’une cellule opérationnelle sur les stupéfiants » afin de mieux identifier les réseaux de trafiquants.
35 policiers supplémentaires à la fin de 2019
Grenoble et son agglomération « feront partie de la deuxième vague de quartiers de reconquête républicaine », a également promis le ministre. Il a précisé que ce dispositif-phare de la police de sécurité du quotidien permettra d’allouer « dans les derniers mois de l’année 2019 » 35 policiers supplémentaires « dans des zones ciblées » de la circonscription. « Très concrètement, la mise en place de ce dispositif et l’affectation de renforts en nombre significatif permettra à la circonscription non seulement d’atteindre, mais de dépasser son effectif de référence. Ce sera une première depuis au moins dix ans », a-t-il précisé.
Le demi-escadron de CRS – soit une quarantaine d’hommes – de l’agglomération sera désormais prioritairement affecté au périmètre de la « zone de Grenoble ». « Y compris, si cela s’avérait nécessaire, en menant des opérations de maintien de l’ordre dans les cités difficiles, en appui des policiers affectés à la sécurité publique », a souligné M. Collomb.
Gérard Collomb était très attendu par les élus locaux qui espéraient des annonces en termes de sécurité. Arrivé en début de matinée en Isère, le ministre de l’intérieur s’est d’abord rendu dans le quartier populaire de la Villeneuve à Échirolles, dans la proche banlieue de Grenoble, pour y rencontrer habitants et commerçants. Auparavant, l’ancien maire de Lyon a fait une halte et déposé une gerbe dans un parc où, il y a six ans jour pour jour, Kevin Noubissi et Sofiane Tadbirt, deux jeunes du quartier, avaient été lynchés à mort par une bande de jeunes issus d’un quartier voisin. Le ministre de l’intérieur a également rencontré les parents d’Adrien Perez.
Selon des chiffres du parquet de Grenoble, les atteintes aux personnes ont augmenté de 18,49 % et les violences non crapuleuses de 21,86 % dans la circonscription sur les premiers mois de l’année. Quant aux vols avec violence et aux violences crapuleuses, ils ont respectivement diminué de 8,87 % et de 9,72 % dans cette même période.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ « Le Monde » organise, dans le cadre du Monde Festival, une rencontre avec Diane Leriche, Sam Bourcier et Adrian de la Vega sur la vie des personnes trans en France. La rencontre aura lieu au théâtre des Bouffes du Nord, dimanche 7 octobre, de 14 h 30 à 15 h 30.
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                Trans, surmonter les obstacles pour vivre


« Le Monde » organise, dans le cadre du Monde Festival, une rencontre avec Diane Leriche, Sam Bourcier et Adrian de la Vega sur la vie des personnes trans en France. La rencontre aura lieu au théâtre des Bouffes du Nord, dimanche 7 octobre, de 14 h 30 à 15 h 30.

LE MONDE
                 |                 28.09.2018 à 19h22
                














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En matière de droit des personnes trans, la France a été condamnée plusieurs fois par la Cour européenne des droits de l’homme pour ne pas avoir appliqué les directives européennes. La loi du 18 novembre 2016 « de modernisation de la justice du XXIe siècle » permet, en théorie, de changer ses papiers d’identité sans passer par un médecin et une stérilisation forcée. Mais les personnes trans doivent encore se présenter devant le juge. Pourquoi la France est-elle à la traîne pour mettre en place un changement d’état civil libre et gratuit, comme cela existe dans de nombreux pays ?
Tout en étant de plus en plus visibles dans les médias (un jeune héros trans dans la série Plus belle la vie, le comédien Océan, qui qualifie son coming out, en mai 2018, de « coming out le plus cool de France »), les personnes trans doivent faire face à une très grande précarité. Au mois d’août, Vanesa Campos, une travailleuse du sexe, a été assassinée au bois de Boulogne.
La visibilité est-elle synonyme de progrès pour les personnes trans ? Comment peuvent-elles vivre une vie meilleure ? Trois invités exposent leur vécu et retracent les luttes des personnes trans en France.
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Intervenants
Diane Leriche, coprésidente de l’association Acceptess-T, créée par des femmes transgenres concernées par le travail sexuel, la précarité, l’immigration, le VIH et la transphobie. Diane Leriche est chargée des plaidoyers et de la sensibilisation sur les personnes trans auprès des institutions, notamment de santé.
Sam Bourcier, activiste et théoricien queer, enseigne les cultural studies, les études féministes et les études de genre à l’université de Lille-III. Il a aussi enseigné à l’EHESS de Paris, à l’université de New York, à l’université de Santa Catarina et de Salvador (Brésil), à l’université de Guadalajara (Mexique) et à l’université de Concordia (Montréal). Il a récemment publié Homo inc.orporated : le triangle et la licorne qui pète, aux éditions Cambourakis.
Adrian de la Vega, acteur et vidéaste trans de 23 ans, il tient une chaîne YouTube et fait de la pédagogie via les réseaux sociaux. Etudiant en médecine, il a reçu le prix de la personnalité de l’année aux Out d’or 2017 et il sera à l’affiche de la saison 2 de la série Les Engagés. 

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies (Intelligence artificielle et émotions : un amour de robot ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
Retrouver la programmation du festival et acheter vos billets.
Revoir les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.















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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Le sinistre, apparemment criminel, a lieu dans un contexte tendu entre la filière viande et des militants radicaux de la cause animale.
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Incendie d’un abattoir dans l’Ain : les professionnels de la viande parlent d’« une offensive sectaire »

Le sinistre, apparemment criminel, a lieu dans un contexte tendu entre la filière viande et des militants radicaux de la cause animale.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 17h55
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 06h38
   





                        



   


Un incendie a partiellement détruit dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 septembre un grand abattoir à Haut-Valromey, dans l’Ain. Selon la fille du fondateur de l’abattoir sinistré, les établissements Gesler, qui emploient 80 personnes, la gendarmerie privilégie une piste criminelle, « six départs de feu » ayant été constatés et des « bidons d’accélérant » retrouvés sur place.
Ce sinistre intervient dans un contexte de vive tension entre la filière viande et certains militants radicaux de la cause animale qui s’en prennent de plus en plus fréquemment à des boucheries, à coups de tags radicaux ou de dégradations. Les professionnels français de la viande ont appelé vendredi 28 septembre le président Emmanuel Macron à « enrayer immédiatement » ces « offensives sectaires qui ne peuvent qu’aboutir à une guerre civile », écrivent ainsi Dominique Langlois, président de l’interprofession des viandes bovines Interbev, et Guillaume Roué, président de l’interprofession des viandes porcines Inaporc, dans une lettre ouverte adressée à l’Elysée.
Mercredi, l’association antispéciste 269 Libération animale avait appelé à une « nuit debout devant les abattoirs » partout sur le territoire. Elle avait vu notamment sa manifestation interdite dans les Yvelines par le préfet.
« Profond sentiment d’injustice et d’insécurité »
« Les libertés de conscience et d’expression invoquées par des collectifs et associations anti-viande et antispécistes ne sauraient être les cautions de ces violences », écrivent Interbev et Inaporc dans leur lettre, en estimant à « un million » le nombre de personnes travaillant dans le secteur de la viande en France.
De son côté, la Fédération nationale bovine (FNB), qui regroupe les seuls éleveurs bovins, a publié un communiqué séparé demandant « aux pouvoirs publics de prendre toutes les mesures pour faire en sorte que les opérateurs de la filière du bétail et des viandes puissent exercer leur métier dans un climat serein ».
Les professionnels, « envahis par un profond sentiment d’injustice et d’insécurité, doivent-ils prendre les armes pour défendre leurs entreprises, leurs métiers et leurs personnes ? », s’inquiètent Interbev et Inaporc, qui regroupent l’essentiel des professionnels de la viande en France, des éleveurs aux bouchers en passant par les abattoirs et l’industrie agroalimentaire de transformation.
Une association antispéciste a appelé au « blocage » du Sommet de l’élevage qui se tient la semaine prochaine à côté de Clermont-Ferrand. Les antispécistes (du latin species, l’« espèce ») s’opposent à toute hiérarchie entre espèces, notamment entre l’être humain et les autres animaux.
Confrontés à des « violences physiques, verbales, morales » de la part de groupuscules végans, les bouchers-charcutiers avaient demandé fin juin la protection de la police au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb. La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) s’était aussi émue au début de juin de « comportements extrémistes » de militants antispécistes.

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                « La question animale nous force à ouvrir les yeux sur ce que nous sommes devenus »







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Boris C., venu passer un week-end avec sa famille en Ile-de-France, achète quatre billets de train auprès d’un automate. Une contrôleuse estime que son fils de 9 ans aurait dû payer plein tarif, et lui inflige cette contravention, au motif qu’il serait redevable de 90 centimes.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le président de la Société du Grand Paris a déclenché une vive polémique en semblant mettre en cause l’interconnexion entre deux lignes du futur métro.
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Grand Paris Express : la recherche d’économies inquiète

Le président de la Société du Grand Paris a déclenché une vive polémique en semblant mettre en cause l’interconnexion entre deux lignes du futur métro.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 18h00
    |

            Grégoire Allix








                        



   


Difficile d’économiser 3 milliards d’euros sans susciter colère et inquiétude. Le nouveau président du directoire de la Société du Grand Paris (SGP), Thierry Dallard, nommé en juin, commence à en faire l’expérience. L’ingénieur a été chargé par le gouvernement de mener à bien la réalisation de ce réseau de 200 kilomètres de lignes de métro, 68 gares et 7 centres techniques, en allégeant de près de 10 % une facture prévisionnelle qui a enflé jusqu’à atteindre 35 milliards d’euros. Il lui a suffi d’une déclaration imprudente lors de sa conférence de presse de rentrée, mardi 25 septembre, pour déclencher un incendie parmi les élus d’Ile-de-France.

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                Thierry Dallard, chef de chantier du Grand Paris Express



En cause : la réalisation de coûteux équipements techniques permettant l’interconnexion à Champigny (Val-de-Marne) de deux lignes du futur métro, la 15 Sud et la 15 Est. Pour éviter aux passagers de devoir descendre sur le quai et de changer de train, deux énormes « ouvrages d’entonnement » souterrains sont prévus, permettant à une partie des rames de poursuivre sur la ligne suivante et non de s’arrêter au terminus. La facture : 200 millions d’euros pour chaque ouvrage, 400 millions d’euros au total, selon des chiffres souvent avancés, mais non confirmés par la SGP.
« Nous nous interrogeons sur la nécessité de faire cette interopérabilité. (...) L’expérience montre dans les lignes actuelles que ce type de fourche ne fonctionne pas très bien », expliquait Thierry Dallard le 25 septembre, aussitôt cité dans un article du Parisien. Emoi considérable chez les élus du département : cette interconnexion a été arrachée de haute lutte, en 2013, par les partisans d’un métro circulaire en rocade, contre ceux qui défendaient une ligne en simple aller-retour.
Le syndicat des transports Ile-de-France Mobilités a immédiatement adressé un courrier à la Société du Grand Paris, rappelant son attachement à l’interopérabilité. Le président (PCF) du Val-de-Marne, Christian Favier, et le maire (PCF) de Champigny, Christian Fautré, ont publié un communiqué jugeant ce revirement « inadmissible » pour les élus, les habitants et les deniers publics. Ils appellent à une mobilisation populaire, mardi 2 octobre, à Champigny.
« Transparence » et « large consensus »
Depuis, Thierry Dallard s’attache à minimiser la portée de ses propos : « A ce stade, aucune décision n’est prise. L’arbitrage de 2013 sur l’interopérabilité est toujours d’actualité, assure-t-il au Monde. Mais ma mission, c’est de réinterroger tout le dossier, d’apprécier les risques sur les délais et les coûts et de m’assurer qu’il n’y aura pas de problème d’exploitation et de fonctionnement. Or une ligne en fourche, c’est compliqué, ça a des conséquences en termes de coût et d’exploitation, dont je ne suis pas sûr que tout le monde mesure la complexité. » Pour autant, promet le président du directoire, toute décision sera prise dans la « transparence » et « un large consensus ». 

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                Grand Paris Express : la fronde des élus locaux



L’incompréhension est d’autant plus vive localement que le chantier du premier ouvrage est en cours depuis mars 2015 – la ligne 15 Sud est la première lancée. Commerces et riverains ont été expropriés, une immense tranchée déchire l’avenue Roger-Salengro, les nuisances sont considérables. Tout ça pour rien ? « Le premier ouvrage n’est pas remis en cause, il sert aussi à faire entrer le tunnelier, à la ventilation, à la gestion des secours... En revanche, il faut se poser ensemble les bonnes questions avant de lancer le deuxième », explique M. Dallard.
Problème : la remise en cause de l’interconnexion pourrait avoir des conséquences plus fâcheuses qu’un simple changement de train pour les passagers. « Cela obligerait à reprendre la déclaration d’utilité publique de la ligne 15 Est, soit un an et demi ou deux ans de retard, ce qui serait une remise en cause catastrophique de la ligne », estime Jacques Baudrier, conseiller (PCF) de Paris et administrateur d’Ile-de-France Mobilités.
Maladresse d’un dirigeant peu rompu aux conférences de presse ou précipitation d’un ingénieur qui a sous-estimé la sensibilité politique de ce chantier ? M. Dallard a jusqu’ici assuré que les économies recherchées seraient réalisées grâce à « une somme de petites choses », la SGP travaillant sur « 1 200 pistes ». Remplacer des fils de cuivre par de l’aluminium par exemple, ou revoir l’évacuation et la valorisation des déchets de chantier. Chacun pressent toutefois que des mesures plus draconiennes pourraient intervenir, sur l’architecture des gares ou les ouvrages techniques. Or pour les élus locaux, en conflit ouvert avec la Société du Grand Paris après s’être vu imposer par l’Etat des retards sur la mise en service de plusieurs lignes, toute nouvelle concession apparaît désormais comme un casus belli.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le CHU de Toulouse avait déjà mené une enquête interne à propos de cet incident, lors duquel les étudiants de première année avaient été attachés avec du scotch et aspergés avec divers produits.
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Enquête judiciaire après le bizutage de 250 élèves infirmiers à Toulouse

Le CHU de Toulouse avait déjà mené une enquête interne à propos de cet incident, lors duquel les étudiants de première année avaient été attachés avec du scotch et aspergés avec divers produits.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 16h25
   





                        


Bétadine, soda, pâté pour chiens ou encore, mains ligaturées et chansons dégradantes : les faits de bizutage qui se sont déroulés le 5 septembre au centre hospitalier universitaire de Toulouse prennent un tournant judiciaire.
Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête judiciaire afin de clarifier les faits dont ont été victimes quelque 250 élèves infirmiers de première année, quelques jours après leur rentrée à l’Institut de formation en soins infirmiers, apprenait-on vendredi 28 septembre auprès du parquet. L’enquête a été confiée au commissariat de Toulouse, a précisé Alix-Marie Cabot-Chaumeton, la procureure adjointe de la République de Toulouse, confirmant une information de La Dépêche du Midi. 
Mi-septembre, le centre hospitalier universitaire, qui avait mené une enquête interne, avait transmis au procureur de la République le dossier de ce bizutage. Celui-ci s’était déroulé le 5 septembre, au troisième jour de la rentrée des étudiants infirmiers de première année, dans un amphithéâtre du CHU. Attachés par deux avec du scotch, les étudiants avaient été ensuite aspergés à l’extérieur avec divers produits : « eau, œufs, farine, Ketchup, vinaigre, Bétadine, mousse à raser, ail, pâtée, soupe de poisson… », avait détaillé mi-septembre une étudiante. Certains avaient aussi été obligés de porter des couches sur la tête, quand d’autres, surtout des filles, s’étaient vu écrire « bizut » sur la poitrine.
« Pratique dégradante »
Selon la CGT du CHU, des étudiants tentant de quitter le groupe avaient été empêchés de partir et plusieurs étudiantes, « dont certaines étaient mineures, avaient mal vécu cette situation » qui avait duré plus d’une heure. Dans un tweet, la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, avait jugé « intolérable » ce genre de « pratique dégradante » et avait apporté tout son soutien à l’enquête interne ouverte par le CHU de Toulouse.
La pratique du bizutage est formellement interdite depuis la loi du 17 juin 1998 qu’avait portée Ségolène Royal, alors ministre de l’enseignement scolaire. « Hors les cas de violences, de menaces ou d’atteintes sexuelles, le fait pour une personne d’amener autrui, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants ou à consommer de l’alcool de manière excessive, lors de manifestations ou de réunions liées aux milieux scolaire et socio-éducatif est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende », dispose l’article 225-16-1 du code pénal.



                            


                        

                        

