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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ La jeune femme de 22 ans, qui comptait quelque 2,7 milllions d’abonnés, a payé le prix fort pour avoir « choisi la vie », comme elle le disait.
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Émoi en Irak après l’assassinat d’une célèbre instagrammeuse à Bagdad

La jeune femme de 22 ans, qui comptait quelque 2,7 milllions d’abonnés, a payé le prix fort pour avoir « choisi la vie », comme elle le disait.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 17h32
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29.09.2018 à 18h42
   





                        



   


Sa dernière photo datait du 13 septembre. Elle y apparaissait dans la nuit, vêtue d’une combinaison bustier à rayures, enroulée dans un néon violet d’où s’échappait deux ailes vertes, et une couronne blanche. « Je perds mes ailes », écrivait Tara Farès, 22 ans, récoltant plus de 100 000 « likes » pour son cliché.
La jeune femme, qui affichait sa vie et sa féminité sur le réseau social Instagram depuis plusieurs années et comptait quelque 2,7 milllions d’abonnés, a payé le prix fort pour avoir « choisi la vie », comme elle le disait. Jeudi 27 septembre à Camp Sarah, un quartier du centre de Bagdad, Tara Farès à été atteinte de « trois tirs mortels », selon le ministère de l’intérieur.
Depuis, l’assassinat du mannequin irakien a provoqué l’émoi dans le pays. Le ministère a annoncé l’ouverture d’une enquête pour identifier le ou les auteurs des tirs sur cette star des réseaux sociaux alors qu’elle conduisait sa Porsche blanche décapotable aux fauteuils rouges.

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Punie pour son mode de vie
Pour les internautes, qui trouvent dans les réseaux sociaux un espace de liberté dans un pays conservateur, la jeune femme de 22 ans a été punie pour son mode de vie, détonant en Irak. La blogueuse, qui voyageait souvent et se signalait rarement à Bagdad où elle est née, postait régulièrement sur Instagram des photos d’elle, blonde, rousse ou brune selon les périodes. Sur ces clichés, elle y exhibait aussi ses tatouages, manucures et tenues exubérantes, qui ne manquaient pas de provoquer le débat. 
« Celui qui trouve une excuse à ceux qui tuent une fille uniquement parce qu’elle a décidé de vivre comme la plupart des filles de la planète est complice de son meurtre », a écrit en réaction Ahmad al-Basheer, satiriste exilé en Jordanie dont l’émission qui tourne en dérision la politique irakienne est très suivie et lui a valu des menaces de mort.
Mercredi soir, la mission de l’ONU en Irak (Unami) s’était également alarmée de la mort –par balles aussi – d’une autre femme célèbre, la militante des droits de l’homme Souad al-Ali, à Bassora. La police a affirmé que cette Irakienne de 46 ans avait été assassinée par son ex-mari pour un différend familial. L’Unami a toutefois rappelé « condamner tout acte de violence, en particulier contre les femmes, dont le meurtre, les menaces et l’intimidation, comme des actes totalement inacceptables ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Qualifié de « kamikaze ukrainien » par son avocat, qui le dit « prêt à mourir », M. Sentsov a connu son 139e jour sans s’alimenter.
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Moscou diffuse une nouvelle photo du cinéaste en grève de la faim, Oleg Sentsov

Qualifié de « kamikaze ukrainien » par son avocat, qui le dit « prêt à mourir », M. Sentsov a connu son 139e jour sans s’alimenter.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 17h09
   





                        



   


Cela fait 139 jours que le cinéaste Oleg Sentsov a entamé sa grève de la faim. Vendredi 28 septembre, la réalisateur ukrainien a été de nouveau hospitalisé pour un contrôle de son état de santé, alors qu’il purge une peine de vingt ans de prison pour « terrorisme » dans un camp de travail en Sibérie. A cette occasion, les services pénitentiaires russes ont diffusé une encore amaigri.photographie d’Oleg Sentsov, sur laquelle l’homme apparait affaibli.
La photographie montre un médecin en blouse blanche auscultant Oleg Sentsov torse nu dans un cabinet médical. Le cinéaste de 42 ans, qui mesure 1,90 mètre, y apparaît encore amaigri et vieilli. Une précédente photo, réalisée sur le lieu de détention d’Oleg Sentsov, avait été diffusée le 9 août. Elle le montrait debout, en uniforme de détenu, déjà très amaigri.

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Procès « stalinien »
Oleg Sentsov, opposé à l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, a été transporté vendredi à l’hôpital municipal de Labytnangui en Iamalie, au delà du cercle polaire, pour des « examens supplémentaires et des consultations de spécialistes », selon les services pénitentiaires. Le « traitement » d’Oleg Sentsov, qui reçoit des compléments alimentaires qui le maintiennent en vie, sera corrigé en fonction des résultats de ces examens, selon la même source.
Qualifié de « kamikaze ukrainien » par son avocat, qui le dit « prêt à mourir », M. Sentsov a entamé une grève de la faim le 14 mai pour exiger la libération de tous les « prisonniers politiques » ukrainiens détenus en Russie. Arrêté en Crimée après l’annexion de la péninsule par la Russie en 2014, Oleg Sentsov a été condamné à l’issue d’un procès qualifié de « stalinien » par Amnesty International et dénoncé par Kiev, l’Union européenne et les États-Unis.
Appel mondial
Les pays du G7 ainsi que de nombreuses personnalités du monde culturel, comme le cinéaste suisse Jean-Luc Godard ou l’acteur américain Johnny Depp, ont appelé à la libération d’Oleg Sentsov. Le 10 août, le président français Emmanuel Macron avait fait par téléphone « plusieurs propositions » à Vladimir Poutine afin de « trouver de façon urgente une solution humanitaire ». Rien n’a filtré depuis concernant les suites données par Moscou à ces propositions.

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Malgré les déclarations alarmistes de ses proches concernant la dégradation de son état de santé, le Kremlin a répété à plusieurs reprises qu’une grâce présidentielle ne pouvait être accordée qu’à la demande du prisonnier, ce qu’Oleg Sentsov se refuse à faire. Kiev a cependant balayé cet argument, rappelant que la pilote militaire ukrainienne Nadia Savtchenko, emprisonnée en Russie puis libérée lors d’un échange de prisonniers en 2016, n’avait jamais demandé à être graciée.
La Russie et l’Ukraine sont à couteaux tirés depuis l’arrivée au pouvoir à l’hiver 2013-2014 de pro-occidentaux à Kiev, suivie de l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par Moscou et du déclenchement d’un conflit armé dans l’est séparatiste prorusse du pays, qui a fait plus de 10 000 morts à ce jour.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Dans la nuit de vendredi à samedi, des groupes indépendantistes se sont rassemblés pour empêcher une manifestation de soutien à la police qui avait été déployée en Catalogne lors du référendum de l’année dernière.
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En Catalogne, manifestations avant le premier anniversaire du référendum sur l’indépendance

Dans la nuit de vendredi à samedi, des groupes indépendantistes se sont rassemblés pour empêcher une manifestation de soutien à la police qui avait été déployée en Catalogne lors du référendum de l’année dernière.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 16h52
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29.09.2018 à 16h59
   





                        



   


Plusieurs milliers de personnes manifestant pour ou contre l’indépendance de la Catalogne ont bloqué certains quartiers du centre de Barcelone samedi 29 septembre, à deux jours du premier anniversaire du référendum sur la sécession de cette région prospère.
Déclaré inconstitutionnel par Madrid, le référendum du 1er octobre 2017 se tint dans un contexte tendu. Le oui à l’indépendance l’a emporté, mais avec un taux de participation inférieur à 50 %. A l’issue du scrutin controversé et de la déclaration d’indépendance qui s’en ensuivit, la région a été mise sous tutelle par le pouvoir central.
Dans la nuit de vendredi à samedi, des groupes indépendantistes se sont rassemblés pour empêcher une manifestation de soutien à la police qui fut déployée en Catalogne lors de ce référendum.

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Soutien à la police des anti-indépendantistes
Selon les autorités catalanes, près de mille personnes furent blessées l’an dernier lors d’opérations de police visant à empêcher l’ouverture des bureaux de vote dans la région pour le référendum.
Deux personnes ont été arrêtées samedi lors de heurts entre manifestants séparatistes et policiers. Des manifestants ont jeté de la peinture sur la police antiémeute déployée pour les maintenir à distance des manifestants partisans du maintien dans l’Espagne.
Pendant plusieurs heures, des groupes indépendantistes scandant « Ni oublier ni pardonner ! » ont affronté les pro-Madrid qui criaient « Longue vie à l’Espagne ! », avant de nouvelles manifestations prévues ce week-end pour marquer l’anniversaire du vote de l’année dernière.
Un indépendantiste candidat aux élections européennes
L’ancien vice-président indépendantiste catalan Oriol Junqueras, inculpé de « rébellion », a annoncé de sa cellule qu’il se présenterait aux élections européennes de 2019. « J’ai passé près de onze mois en prison et je continue d’être absolument fier de ce que notre peuple a fait ce jour-là », écrit dans un communiqué Oriol Junqueras, pour qui « faire un référendum n’est pas un crime ».
Poursuivi depuis novembre pour son rôle dans la proclamation d’indépendance du 27 octobre 2017, Oriol Junqueras est en détention provisoire au centre pénitentiaire de LLedoners, à Barcelone. Le chef d’accusation de rébellion est passible de vingt-cinq ans de prison en Espagne.
Bien qu’Oriol Junqueras ait été suspendu de ses fonctions de député régional comme tête de liste de la Gauche républicaine de Catalogne (Esquerra Republicana de Catalunya, ERC), « il peut se présenter » aux prochaines élections européennes « tant qu’il n’y a pas une sentence qui le prive de son droit de vote et d’être élu », a expliqué Anton Losada, professeur de sciences politiques à l’université de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Pour Oriol Junqueras, être candidat aux européennes en mai 2019 comme tête de liste de l’ERC est « le meilleur moyen de dénoncer le retard démocratique et la répression de l’Espagne » en « internationalisant la cause de la liberté en Catalogne ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Ramallah demande à la plus haute cour de l’ONU d’ordonner à Washington la fermeture de son ambassade à Jérusalem.
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Les Palestiniens portent plainte contre les Etats-Unis devant la Cour internationale de justice

Ramallah demande à la plus haute cour de l’ONU d’ordonner à Washington la fermeture de son ambassade à Jérusalem.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 15h45
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29.09.2018 à 17h02
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            Stéphanie Maupas (La Haye, correspondance)








                        


L’Autorité palestinienne a porté plainte contre les Etats-Unis devant la Cour internationale de justice (CIJ), vendredi 28 septembre, pour violations de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Ramallah demande aux juges de cette cour de l’Organisation des Nations unies (ONU) de déclarer illégal le transfert de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, inaugurée en grande pompe le 14 mai, après avoir reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël. L’Autorité palestinienne demande aux juges d’ordonner aux Etats-Unis « de retirer la mission diplomatique de la ville sainte de Jérusalem ». Selon Israël, « la Cour n’est pas compétente pour se prononcer sur des sujets de cette nature ».

        Lire le compte-rendu du tchat avec le chef du service International du « Monde » :
         

          « L’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem a décuplé la frustration des Palestiniens »



A la mi-septembre, le président Mahmoud Abbas avait menacé d’aller devant la CIJ, non seulement pour contester le transfert de l’ambassade, mais aussi la décision américaine de stopper sa contribution à l’UNRWA, l’agence onusienne chargée des réfugiés palestiniens, et pour la destruction annoncée par Israël du village bédouin de Kan al-Ahmar, en Cisjordanie. Sur ce dernier point, Ramallah a finalement déposé une nouvelle plainte auprès de la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), une juridiction indépendante de l’ONU, chargée, elle, de poursuivre les auteurs de crimes de guerre.
Auparavant, John Bolton avait violemment attaqué cette cour, à laquelle Ramallah demande depuis des mois d’ouvrir une enquête sur la colonisation israélienne. Le conseiller à la sécurité nationale américain avait critiqué l’activisme de l’Autorité palestinienne, affirmant que les Etats-Unis « ne permettront pas à la CPI, ni à aucune autre organisation, de restreindre le droit d’Israël à la légitime défense » et allant jusqu’à menacer ses juges. Des attaques répétées lundi par Donald Trump à la tribune de l’ONU.
« Jérusalem n’est pas à vendre »
Même sur fond de désengagement états-unien des instances multilatérales, il sera en revanche plus délicat pour Washington de s’en prendre à la Cour internationale de justice, qui règle les différends entre Etats, et dont les décisions ont un impact diplomatique fort. Ramallah avait reconnu la compétence de cette cour au début de juillet, poursuivant sa stratégie d’intégration aux instances internationales engagée après avoir obtenu le statut d’« Etat non-membre » de l’ONU en novembre 2012.
Devant l’Assemblée générale de l’ONU, le président Mahmoud Abbas a tancé le président américain, jeudi, déclarant que « Jérusalem n’est pas à vendre » et demandant à Donald Trump « d’annuler ses décisions sur Jérusalem ».
Ce n’est pas la première fois que la Cour internationale de justice est sollicitée dans le cadre du conflit israélo-palestinien. En 2004, à la demande de l’Assemblée générale de l’ONU, la Cour avait affirmé que la construction d’un mur constituait une annexion de facto et était contraire au droit international. La décision n’a pas empêché la poursuite de sa construction, mais la condamnation embarrasse Israël.
Il faudra néanmoins des mois, voire des années, avant que Palestiniens et Américains se retrouvent face à face devant les juges de la CIJ, à moins que Ramallah ne demande à cette cour de prendre d’urgence des mesures conservatoires. L’ouverture de cette affaire devant la CIJ permet néanmoins aux Palestiniens d’acter légalement leur opposition à la décision américaine, et pourrait constituer un poids dans d’éventuelles négociations futures.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Les deux usines du constructeur d’automobiles japonais outre-Manche emploient actuellement quelque 3 000 personnes.
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En cas de Brexit dur, Toyota interrompra sa production au Royaume-Uni

Les deux usines du constructeur d’automobiles japonais outre-Manche emploient actuellement quelque 3 000 personnes.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 15h28
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 17h16
   





                        


Le patron du constructeur automobile japonais Toyota au Royaume-Uni, Marvin Cooke, a prévenu samedi 29 septembre que l’usine britannique de Burnaston verrait sa production temporairement interrompue en cas d’une sortie de l’Union européenne sans accord. « Je pense que si le Royaume-Uni rompt avec l’UE à la fin de mars, la production s’arrêtera dans notre usine », a prévenu M. Cooke, interrogé par la BBC.
Il a dit ignorer si cette interruption durerait « seulement quelques heures, des jours ou des mois ». M. Cooke a dit que cela pourrait aussi affecter l’avenir de l’usine à plus long terme, en raison de coûts supplémentaires d’importation et d’exportation qui rogneraient sa compétitivité. « Malheureusement, cela réduirait le nombre de voitures fabriquées au Royaume-Uni et cela entraînerait des pertes d’emplois. »

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Selon la BBC, l’usine de Burnaston (centre de l’Angleterre), dont la production dépend notamment de composants importés de l’UE, a produit près de 150 000 voitures l’an dernier, 90 % étant destinées à l’exportation vers l’UE. Avec l’autre usine implantée à Deeside (nord du pays de Galles), Toyota emploie en tout quelque 3 000 personnes dans le pays.
Les négociations dans une « impasse »

   


Le ministre des entreprises, Greg Clark, a déclaré samedi que cet avertissement de l’entreprise japonaise mettait en exergue la nécessité pour Londres de conclure un accord de divorce avec l’UE. Toyota n’est pas le premier constructeur automobile à alerter sur les conséquences d’un Brexit dur au Royaume-Uni.
En juillet, Jaguar Land Rover avait menacé de réduire ses dépenses dans le pays dans cette éventualité. Deux mois plus tard, en septembre, BMW avait annoncé que son usine fabriquant la Mini au Royaume-Uni fermerait quatre semaines une fois la sortie de l’UE effective afin d’éviter toute perturbation en cas de Brexit sans accord.
Les Vingt-Sept et Londres doivent s’entendre en octobre ou novembre sur l’accord scellant leur divorce ainsi que sur une déclaration fixant le cadre de leur future relation. Mais la première ministre britannique, Theresa May, a déclaré que les négociations sur le Brexit étaient dans une « impasse » à la suite du rejet de ses propositions par les dirigeants européens au sommet informel de Salzbourg (Autriche) en septembre.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Au moins deux manifestations sont prévues samedi dans la cité rhénane. Plusieurs milliers de policiers seront mobilisés.
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Erdogan à Cologne pour l’inauguration d’une des plus grandes mosquées d’Europe

Au moins deux manifestations sont prévues samedi dans la cité rhénane. Plusieurs milliers de policiers seront mobilisés.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h41
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 18h54
   





                        



   


Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a présidé samedi 29 septembre à Cologne l’inauguration d’une des plus grandes mosquées d’Europe, un déplacement marqué par des manifestations sous haute protection policière.
Il s’agissait de l’ultime étape de la visite d’Etat du président turc, qui tente de tourner la page de deux années de tension avec l’Allemagne. Vendredi, il s’est entretenu avec Angela Merkel, avant d’être l’invité d’un banquet, boudé par une partie de la classe politique allemande, dont la chancelière. Les deux dirigeants se sont toutefois retrouvés samedi matin pour un petit-déjeuner, avant que M. Erdogan gagne Cologne.

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Rassemblements de protestation attendus
Le dirigeant turc, doté de pouvoirs accrus depuis le début de son nouveau mandat, en juillet, a inauguré cette mosquée, financée par l’Union des affaires turco-islamiques (Ditib), étroitement liée au pouvoir turc. Une inauguration à laquelle n’a pas participé une partie des dirigeants politiques du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dont la maire de la ville, Henriette Recker, et le chef du gouvernement régional.
La première magistrate de la ville reproche à Ditib l’opacité qui a entouré le déroulement du chantier et le fonctionnement de la mosquée. Des élus accusent aussi cet organisme d’être un bras du régime de M. Erdogan, car elle gère neuf cents lieux de culte en Allemagne avec des imams venus de Turquie. L’organisation est aussi accusée par ses détracteurs d’espionner les opposants au président turc.
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Cologne derrière une banderole « Erdogan n’est pas le bienvenu », mot d’ordre des manifestations. Plusieurs milliers de policiers ont été mobilisés pour ce que le chef de la police locale, Uwe Jacob, a présenté comme un des plus grands déploiements policiers dans l’histoire de la ville.
Tentative de rapprochement
Le chantier avait débuté en 2009 et, malgré de nombreuses oppositions et controverses locales, de premiers fidèles ont pu y prier dès 2017. Les opposants à la mosquée, en particulier l’extrême droite, craignant un afflux de musulmans qui aurait fait de Cologne une réplique du « Londonistan », avaient intenté des recours contre la construction qui ont finalement échoué.
Avec ses minarets de 55 mètres de haut et une coupole de 36 mètres, l’édifice de béton et de verre, censé incarner l’ouverture, selon son architecte, Paul Böhm, est une des plus imposantes mosquées d’Europe. Sa superficie est de 4 500 mètres carrés. Sise dans le quartier d’Ehrenfeld, non loin de la tour de télévision de Cologne, elle est susceptible d’accueillir des milliers de fidèles. La police veut en limiter l’accès samedi à 5 000 personnes, mais l’Union des affaires turco-islamiques en attend beaucoup plus.
Avec cette visite d’Etat, la Turquie, minée par une crise économique aiguë et en froid avec les Etats-Unis de Donald Trump, tente un rapprochement avec l’Allemagne, où vivent 3 millions de personnes de nationalité ou d’origine turque. Le gouvernement allemand, dont M. Erdogan dénonçait en 2017 de supposées « pratiques nazies », se montre ouvert à ce réchauffement, malgré les « différences profondes » qui subsistent, selon les termes de Mme Merkel. Elle a ainsi rejeté la demande de classer comme « terroriste » l’organisation de M. Güllen, qui vit en exil aux Etats-Unis, et a mis en avant les atteintes aux libertés en Turquie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ L’effondrement de la devise nationale et le ralentissement de l’économie ont raison de certains projets d’infrastructure.
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En Turquie, le président Erdogan renonce à faire creuser un deuxième Bosphore

L’effondrement de la devise nationale et le ralentissement de l’économie ont raison de certains projets d’infrastructure.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h25
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

Ralentissement économique oblige, le président turc Recep Tayyip Erdogan a dû renoncer, pour quelques années au moins, au grand projet qui lui tenait le plus à cœur : la construction du canal Istanbul, un deuxième Bosphore à creuser sur 45 kilomètres de long entre la mer Noire et la mer de Marmara. La récession qui s’annonce sur fond de crise financière – la livre turque ayant perdu 40 % de sa valeur face au dollar depuis janvier –, a eu raison de cet ouvrage, qualifié de « fou » par le président lui-même lorsqu’il l’avait évoqué pour la première fois, en 2011.

Faute d’investisseurs, une partie des grands chantiers qui étaient jusqu’ici la marque du numéro un turc et de son Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) ne sont plus d’actualité. Le président Erdogan l’a reconnu. « Nous n’envisageons pas de nouveaux investissements » sur les grands projets encore en friche, a-t-il déclaré à des hommes d’affaires réunis à Ankara le 14 septembre. « Seuls ceux qui ont déjà été réalisés à 70 % seront menés à bien », a-t-il précisé.
Berat Albayrak, le ministre des finances, qui n’est autre que le gendre du président, a confirmé cette décision dix jours plus tard, en dévoilant son nouveau programme économique, centré sur la réduction des dépenses publiques et sur la lutte contre l’inflation (18 % en août). Bien que le deuxième Bosphore n’ait pas été explicitement évoqué, il est clair que sa réalisation, prévue pour débuter cette année, n’aura pas lieu dans un futur proche.

Cette nouvelle voie du commerce maritime était pourtant l’enfant chéri d’une série de projets pharaoniques voulus par M. Erdogan pour moderniser la ville dont il fut le maire de 1994 à 1998, comme le troisième pont au-dessus du Bosphore, deux tunnels creusés sous le détroit et un troisième aéroport à Istanbul, dont l’inauguration est prévue pour le 29 octobre, jour de la fête nationale.
Visant à désengorger...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Le patron de la division aviation commerciale du groupe fait figure de favori pour remplacer Tom Enders et prendre la tête de l’avionneur européen.
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Guillaume Faury en passe de devenir numéro un chez Airbus

Le patron de la division aviation commerciale du groupe fait figure de favori pour remplacer Tom Enders et prendre la tête de l’avionneur européen.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h04
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            

Le groupe Airbus a-t-il décidé d’accélérer le processus de succession de son président exécutif ? L’agence Reuters a annoncé, vendredi 28 septembre, que le conseil d’administration de l’avionneur européen pourrait nommer le successeur de Tom Enders à la tête du groupe dès le 13 novembre. Guillaume Faury, ex-président d’Airbus Helicopters, propulsé depuis quelques mois à la tête de la division aviation commerciale d’Airbus, fait figure de favori pour succéder à Tom Enders. Interrogé, l’avionneur européen s’est « refusé à tout commentaire » sans toutefois démentir l’information. Hasard du calendrier, Tom Enders et Guillaume Faury étaient tous les deux présents en Chine, ce vendredi, pour fêter le dixième anniversaire de leur usine d’assemblage de l’A320 à Tianjin dans la grande banlieue de Pékin.
Selon le décompte initial fixé par Airbus, un conseil d’administration devait se tenir avant la fin de l’année pour s’entendre sur le nom du nouveau patron du groupe. Tom Enders a en effet indiqué qu’il ne briguera pas un nouveau mandat et qu’il quittera ses fonctions en mai 2019. Outre Guillaume Faury, le nom de Patrice Caine, PDG de Thales, a été cité pour occuper le fauteuil de Tom Enders. Toutefois, le patron du groupe français d’électronique et de défense ne s’est jamais déclaré officiellement candidat à la succession du président d’Airbus.
Cette accélération des échéances prend sa source dans les querelles intestines qui ont secoué l’avionneur européen pendant de longs mois en 2017. Pour trouver une issue à cette crise de gouvernance, un conseil d’administration qui s’est tenu en décembre 2017 et a été décrit, à l’époque, comme « tendu et à portes fermées » avait débouché sur l’éviction de l’ex-numéro deux du groupe, Fabrice Brégier, qui a quitté ses fonctions en février, tandis que Tom Enders était poussé vers la sortie en mai 2019.
Guerre des chefs
Pour justifier ce remaniement soudain et surtout l’éviction de son numéro...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Le président chinois veut développer les entreprises du secteur public, dont le poids est au cœur du conflit commercial actuel entre la Chine et les Occidentaux, et également soutenir le secteur privé.
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Chine : entreprises publiques ou privées, le « en même temps » de Xi Jinping

Le président chinois veut développer les entreprises du secteur public, dont le poids est au cœur du conflit commercial actuel entre la Chine et les Occidentaux, et également soutenir le secteur privé.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 11h43
    |

            Frédéric Lemaître








                        



   


En « tournée d’inspection », cette semaine, dans le nord-est de la Chine, le président Xi Jinping a semblé s’inspirer d’Emmanuel Macron. Celui qui est aussi secrétaire général du Parti communiste chinois veut développer le secteur public et, en même temps, soutenir le secteur privé. Deux affirmations moins anodines qu’il n’y paraît. Devant des ouvriers du groupe pétrolier public China National Petroleum Corporation, M. Xi a déclaré : « Nos entreprises publiques devraient continuer de devenir plus fortes, meilleures et plus grandes. » « Les déclarations et les arguments qui nous disent que nous n’avons plus besoin des entreprises publiques ou que nous devrions en réduire [le nombre] sont faux et partiaux », a-t-il ajouté.
Des énormes conglomérats
Ces entreprises, plus d’une centaine, partiellement cotées en Bourse, sont d’énormes conglomérats. Soixante-sept d’entre elles, qui appartiennent au gouvernement central, font partie des 500 entreprises les plus riches du monde, avait calculé l’agence Reuters en 2017. Jugées moins performantes que les entreprises privées, elles ont pourtant vu leur poids dans l’économie à nouveau progresser depuis l’arrivée de Xi Jinping au pouvoir, en 2012. En raison de leurs liens étroits avec l’appareil communiste et l’opacité de leurs comptes, les Occidentaux se plaignent de leurs privilèges. Le poids de ces entreprises est au cœur du conflit commercial actuel entre la Chine et les Occidentaux. Le soutien qu’elles viennent de recevoir de Xi Jinping est donc une fin de non-recevoir aux demandes des Occidentaux.

        Lire aussi :
         

                Les entreprises européennes déplorent le manque de réformes en Chine



Mais « en même temps », et contrairement à ce que préconisent certains économistes chinois, pas question de se passer du secteur privé. « Les règles du parti sont favorables au développement des entreprises privées », a-t-il déclaré devant des métallurgistes, promettant « de créer un meilleur environnement juridique et d’améliorer l’environnement économique pour les entreprises privées ». Des promesses bienvenues pour les investisseurs, mais qui ne doivent pas cacher l’essentiel : la loi du parti prime sur celle du marché.



                            


                        

                        


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Le gendarme OMC au bord de la paralysie

Les Etats-Unis continuent de bloquer le renouvellement des juges de son organe d’appel, l’instance chargée de trancher les différends commerciaux entre pays.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 11h01
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Les spécialistes du commerce international ont coutume d’en parler comme du « joyau de la couronne ». Au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), à Genève, l’Organe de règlement des différends (ORD) et sa clé de voûte, le système d’appel, ont la délicate mission d’arbitrer les contentieux commerciaux entre Etats. Dûment protégés, les bureaux de ses juges se trouvent au bout d’un couloir ultrasécurisé, aux murs ornés d’une succession de « photos de famille ».
Tel cliché pris aujourd’hui aurait l’air singulièrement vide. En effet, depuis dix-huit mois, les Etats-Unis bloquent la nomination de nouveaux juges et les postes vacants se multiplient. L’organe d’appel – dont le rôle est comparable à celui d’une Cour de cassation – compte ordinairement sept membres. A partir du dimanche 30 septembre, alors que le mandat d’un juge mauricien arrive à son terme, ils ne seront plus que trois (un Indien, une Chinoise et un Américain). Le minimum ultime pour pouvoir fonctionner.
A ce rythme, l’instance deviendra obsolète fin 2019, lorsqu’il ne restera plus qu’un seul et dernier membre. Mais la question se pose avant même ce délai, si l’un des trois juges encore en place devait se récuser pour conflit d’intérêts. Ce tribunal multilatéral est en train de tomber en catalepsie, au moment même où l’offensive protectionniste du président américain, Donald Trump, menace de dégénérer en guerre commerciale ouverte.

Les Etats ont déjà porté trente conflits devant l’ORD cette année, un record depuis 2002. Une vingtaine découlent directement des nouvelles taxes punitives imposées par les Etats-Unis à leurs partenaires sur une série de produits : des lave-linge aux panneaux solaires, en passant par l’acier et, désormais, une multitude de biens chinois.
L’administration Trump justifie ses manœuvres d’obstruction par d’obscures questions procédurales
A cette aune, le blocage des juges « pose un sérieux danger systémique »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Cette décision intervient huit ans après la condamnation du prêtre chilien à une vie de prière et de pénitence pour s’être rendu coupable d’« abus de mineurs ».
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Le pape François démet Fernando Karadima de l’état clérical

Cette décision intervient huit ans après la condamnation du prêtre chilien à une vie de prière et de pénitence pour s’être rendu coupable d’« abus de mineurs ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h41
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

Le pape François a démis de l’état clérical le prêtre chilien Fernando Karadima, 88 ans, dont les abus sexuels et de conscience commis pendant des décennies sur de jeunes garçons, des séminaristes et des prêtres, dans sa paroisse d’El Bosque, à Santiago, sont à l’origine de la crise actuelle du clergé chilien. Cette décision a été annoncée vendredi après-midi 28 septembre par un communiqué du Vatican.
Le pontife « a pris cette décision exceptionnelle en conscience et pour le bien de l’Eglise », précise le bulletin du service de presse du Saint-Siège. Il est précisé que François a agi en vertu du canon 331, qui lui confère dans l’Église « le pouvoir ordinaire, suprême, plénier, immédiat et universel qu’il peut toujours exercer librement ». Autrement dit, c’est un acte d’autorité. « Nous étions devant un cas très sérieux de putréfaction, a commenté le chef du service de presse du Vatican, Greg Burke, et il fallait en extirper la racine. »

Cette décision intervient huit ans après la condamnation de Fernando Karadima à une vie de prière et de pénitence pour s’être rendu coupable d’« abus de mineurs », de « délit contre le sixième commandement [« tu ne commettras pas l’adultère »] commis avec violence » et d’« abus dans l’exercice du ministère » sacerdotal par la Congrégation pour la doctrine de la foi, chargée au Vatican de juger les abus sexuels sur mineurs commis par des clercs. Il avait fallu que quatre de ses victimes se résolvent à témoigner à la télévision à visage découvert, en 2010, pour que les protections dont avait bénéficié ce prêtre influent au sein de l’épiscopat chilien finissent par céder, après l’avoir couvert pendant si longtemps. Pourtant, l’Eglise avait choisi de ne pas le défroquer.
Lorsqu’il s’était rendu au Chili, en janvier, le pape François avait montré à quel point il méconnaissait, ou ne voulait pas connaître, la réalité des accusations...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Les milices chiites sont soupçonnées d’alimenter les violences pour cause d’« immoralité ».
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Série d’assassinats de femmes en Irak

Les milices chiites sont soupçonnées d’alimenter les violences pour cause d’« immoralité ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h29
    |

            Hélène Sallon








                        



                                


                            

Tara Fares était un peu trop libre dans un Irak pétri de conservatisme. L’ancienne reine de beauté de 22 ans, adulée par plus de deux millions de fans sur Instagram, postait régulièrement des photos d’elle dans des tenues légères, dévoilant ses atouts et ses tatouages. Jeudi 27 septembre, alors qu’elle circulait dans le centre-ville de Bagdad au volant de sa Porsche décapotable en fin d’après-midi, la jeune femme a été abattue froidement de trois balles dans la tête et la poitrine. Les deux assaillants, filmés par les caméras de la ville, ont pris la fuite en scooter.
Dernier en date d’une série d’assassinats de femmes, ce crime a profondément choqué en Irak, même s’il n’a pas surpris. Les violences à l’encontre de personnes jugées immorales au regard du conservatisme religieux ambiant sont un phénomène récurrent. Nombreux y voient la main de milices chiites, toujours plus puissantes et promptes à faire appliquer leur loi. Le premier ministre Haïder Al-Abadi a estimé, dans un communiqué vendredi soir, que « ces assassinats donnent l’impression d’un plan organisé de groupes désireux de perturber la sécurité au prétexte de combattre les manifestations de déviance et de les présenter comme des cas isolés, ce qui ne semble pas être le cas ».
« Nous ne sommes que des otages »
Le chef du gouvernement a donné quarante-huit heures aux forces de l’ordre pour identifier les responsables des assassinats et kidnappings survenus récemment à Bagdad et à Bassora. Tara Fares est la quatrième femme a être assassinée cette année. Rasha Al-Hasan et Rafif Yasiri, propriétaires de salons de beauté à Bagdad, ont été tuées ces derniers mois. Mardi, Souad Al-Ali, une militante des droits de l’homme de Bassora, active au sein de la contestation sociale qui agite la ville du sud du pays depuis l’été, a été tuée par balles.

Chaque fois, les faits se sont déroulés en plein jour, dans des rues fréquentées, sans que leurs auteurs aient été identifiés....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Selon la presse britannique, l’un des suspects était un colonel renseignement militaire russe.
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Affaire Skripal : l’étau se resserre autour du renseignement militaire russe

Selon la presse britannique, l’un des suspects était un colonel renseignement militaire russe.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h25
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

La police britannique aurait identifié un troisième agent du renseignement militaire russe (GRU) en mission de reconnaissance, peu avant la tentative d’empoisonnement au Novitchok, un gaz innervant soviétique, de l’ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia à Salisbury, dans le sud de l’Angleterre, en mars. Ce nouvel élément, rapporté vendredi 28 septembre par le Daily Telegraph, s’ajoute à d’autres informations qui mettent à mal chaque jour un peu plus les dénégations répétées des autorités russes. Pas moins de trente théories différentes sur l’affaire ont ainsi été présentées par Moscou, affirmait récemment Peter Wilson, ambassadeur britannique auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.
La « théorie » avancée le 12 septembre par Vladimir Poutine lui-même, selon laquelle les deux premiers suspects étaient de « simples civils » a fait long feu, tout comme leur invraisemblable apparition en public après la diffusion par Scotland Yard des photos de Rouslan Bachirov et Alexandre Petrov, selon leurs noms supposés, repérés à proximité du domicile de leurs victimes. Sur RT, un média pro-Kremlin, les deux hommes, désignés par Londres comme des agents du GRU (service d’espionnage auquel appartenait autrefois Sergueï Skripal), s’étaient ainsi présentés comme des « touristes » désireux de visiter la « magnifique cathédrale » de Salisbury avant de reprendre très vite l’avion pour Moscou « à cause de la neige ». Une enquête conjointe du site d’investigation britannique Bellingcat et de son partenaire russe The Insider a balayé cette énième version.
Médaille du « héros de la Russie »
Rouslan Bachirov se nomme en réalité Anatoli Vladimirovitch Tchepiga, un colonel du GRU, comme semble l’attester la photo de son passeport de 2003 à la ressemblance troublante, malgré l’absence de barbe, avec celle diffusée par la police britannique. Né le 5 avril 1979 à Nikolaïevka,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ A la veille du congrès tory, la première ministre semble une fois de plus dans l’impasse.
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Critiquée par l’UE et son parti, Theresa May semble plus isolée que jamais

A la veille du congrès tory, la première ministre semble une fois de plus dans l’impasse.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h12
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

La mort politique de Theresa May a été faussement annoncée tant de fois et la situation politique britannique née du Brexit s’avère si délétère, que prédire aujourd’hui l’avenir de la première ministre relève davantage de la roulette russe que de l’analyse politique. Une fois de plus, à la veille de l’ouverture, dimanche 30 septembre, du congrès du Parti conservateur à Birmingham, les caricaturistes s’en donnent à cœur joie. Celui du Guardian la représente en zombie drapé dans l’Union Jack s’élançant dans le vide depuis une falaise de Douvres. Même celui du conservateur Spectator est sans appel : une vieille femme ridée, hagarde et seule derrière un rideau de Downing Street coiffant un titre implacable : « Toute seule ».
Le congrès des tories avait été calibré pour servir de tremplin à Mme May avant le dernier round des négociations de sortie de l’UE et le sommet européen des 18 et 19 octobre. Le ciel semblait enfin lui sourire : Boris Johnson et ses amis partisans d’une rupture nette avec l’UE s’étaient montrés incapables de formuler des propositions crédibles. A Salzbourg, le 20 septembre, elle pensait recevoir l’onction des Vingt-Sept pour son « plan de Chequers », laborieux compromis négocié avec les différentes factions de son gouvernement. Un niet lui a été signifié, car le plan aurait conféré un avantage compétitif à Londres.
Posture de la dirigeante outragée
Depuis lors, droite dans ses escarpins léopard, elle adopte la posture de la dirigeante outragée par l’UE, résistant à Bruxelles, maintenant son « plan Brexit » au nom de la souveraineté nationale. A priori plutôt une bonne façon d’aborder le congrès des tories que le mot « Bruxelles » suffit à mettre en transe. En réalité, Theresa May n’a jamais été aussi isolée, à la fois dans l’UE et dans son pays. Même de proches alliés comme le premier ministre néerlandais, Mark Rutte, ont admis que le Brexit ne pouvait pas s’opérer au détriment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le républicain Jeff Flake a obtenu que le Sénat américain laisse un semaine au FBI pour enquêter sur l’accusation d’agression sexuelle qui vise le candidat de Donald Trump à la Cour suprême.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Affaire Kavanaugh : le coup de théâtre d’un sénateur taraudé par les doutes

Le républicain Jeff Flake a obtenu que le Sénat américain laisse un semaine au FBI pour enquêter sur l’accusation d’agression sexuelle qui vise le candidat de Donald Trump à la Cour suprême.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 13h16
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Le républicain Jeff Flake, sénateur de l’Arizona, pénètre dans un ascenseur du Congrès pour se rendre à une réunion de la commission judiciaire du Sénat, vendredi 28 septembre. Il vient d’annoncer son intention de soutenir la candidature de Brett Kavanaugh à la Cour suprême. Il se prépare donc à apporter la voix décisive permettant à la candidature du juge, accusé d’agressions sexuelles remontant à plusieurs décennies, de franchir l’avant-dernière étape de son parcours, avant un vote en séance publique. La porte de l’ascenseur, cependant, ne se referme pas, bloquée par deux jeunes femmes qui apostrophent l’élu sans ménagement, sous le regard de caméras.
« Lundi, je suis venue dans votre bureau. Je vous ai raconté l’histoire de mon agression sexuelle, a assuré la première, Ana Maria Archila. Ce que vous faites va permettre à quelqu’un qui a effectivement violé une femme de siéger à la Cour suprême. Ce n’est pas tolérable. Vous avez des enfants dans votre famille. Pensez à eux. »
« Ne regardez pas ailleurs. Regardez-moi et dites-moi que ce qui m’est arrivé n’a pas d’importance, que vous laisserez les gens comme eux entrer dans la plus haute cour du pays et dire à tout le monde ce qu’ils peuvent faire à leur corps », a poursuivi la seconde, Maria Gallagher, dans une allusion à la position ambiguë de Brett Kavanaugh sur l’avortement. L’élu a écouté, silencieux.



Nul ne peut dire de quel poids ont pesé ces témoignages, mais quelques heures plus tard, avec l’aide de son ami démocrate Chris Coons (Delaware), le sénateur était à l’origine d’un coup de théâtre. En échange de sa voix, il obtenait la semaine d’enquête du FBI que ses collègues démocrates demandaient en vain. Mercredi, en séance publique, Jeff Flake avait déjà longuement fait part du malaise suscité par la tournure de la procédure de confirmation, invitant ses pairs à respecter « l’humanité » de l’accusatrice, Christine Blasey Ford, et du juge. Le lendemain, lors de leurs auditions douloureuses, alors que le camp républicain se portait au secours de Brett Kavanaugh en stigmatisant les questions de démocrates qualifiés de comploteurs, il s’était contenté de déplorer à nouveau un climat de guerre civile.
Le sénateur de l’Arizona, qui compte parmi les rares élus républicains, désormais, à dire ce qu’il pense de Donald Trump, quittera bientôt le Sénat. Prenant acte du divorce avec des électeurs devenus des inconditionnels du président, il a renoncé à se représenter en novembre. Son initiative de vendredi sera l’un de ses derniers gestes de parlementaire. Elle peut tout aussi bien conforter Brett Kavanaugh, si le FBI se révèle incapable de dire qui de l’accusé ou de l’accusatrice dit la vérité, ou bien mettre un terme aux ambitions du juge si la police fédérale conforte la thèse de Christine Blasey Ford. Dans les deux cas, Jeff Flake aura sans doute le sentiment du devoir accompli.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ La majorité républicaine au Sénat a laissé une semaine au FBI pour enquêter. Mais le parti est piégé entre le rejet croissant de l’électorat féminin et l’impatience des ultraconservateurs.
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Etats-Unis : la controverse sur la nomination à la Cour suprême pèse sur les élections de mi-mandat

La majorité républicaine au Sénat a laissé une semaine au FBI pour enquêter. Mais le parti est piégé entre le rejet croissant de l’électorat féminin et l’impatience des ultraconservateurs.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 10h09
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Ce qui était inacceptable jeudi 27 septembre est devenu raisonnable le lendemain. Pour s’assurer le vote crucial d’un élu républicain, Jeff Flake (Arizona), le chef de la majorité conservatrice du Sénat des Etats-Unis, Mitch McConnell (Kentucky), a accepté vendredi, à la demande de Donald Trump, une pause d’une semaine dans le processus de confirmation de son candidat à la Cour suprême, Brett Kavanaugh.
Ce délai demandé à de multiples reprises par les élus démocrates a été jugé à la fois nécessaire et suffisant pour que la police fédérale, le FBI, tente de faire la lumière sur les accusations d’agressions sexuelles qui visent le juge. La veille, au cours d’une séance éprouvante et très suivie, son accusatrice, Christine Blasey Ford, une universitaire de 51 ans, avait assuré être sûre « à 100 % » que ce dernier en avait bien été l’auteur, trente-six ans plus tôt, au cours d’une soirée arrosée. Le juge, âgé de 53 ans, avait nié avec véhémence, également en affichant sa certitude « à 100 % », jurant qu’il n’avait jamais agressé qui que ce soit.
La controverse qui déchire les Etats-Unis ne concerne pas seulement le remplacement à la plus haute juridiction du pays d’Anthony Kennedy, un conservateur capable de se rapprocher de ses pairs progressistes sur les questions de société, par un juge idéologiquement beaucoup plus à droite. Elle est devenue un enjeu immédiat dans la perspective des élections de mi-mandat, le 6 novembre.
Le sort qui sera finalement réservé à Brett Kavanaugh pourrait en effet avoir un impact majeur sur la mobilisation des électeurs. Un an après le début du mouvement #metoo dénonçant les violences faites aux femmes et l’impunité dont ont longtemps bénéficié leurs auteurs masculins dès lors qu’ils détenaient un pouvoir, le Parti républicain est sur un terrain difficile, en grande partie du fait du passif du président, accusé lui aussi pendant la campagne présidentielle de comportements inappropriés survenus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Emmanuel Macron est attendu samedi sur l’île des Antilles françaises frappée en septembre 2017. La lenteur de la reconstruction, souvent anarchique, exaspère les habitants, toujours traumatisés.
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Un an après l’ouragan Irma, la difficile convalescence de l’île de Saint-Martin

Emmanuel Macron est attendu samedi sur l’île des Antilles françaises frappée en septembre 2017. La lenteur de la reconstruction, souvent anarchique, exaspère les habitants, toujours traumatisés.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 17h00
    |

            Rémi Barroux (Saint-Martin, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sur la terrasse de sa jolie demeure traditionnelle, aux murs, escaliers et colonnades blanches et roses, Eddy Illidge surveille la température de ses gamelles. Ce samedi 22 septembre, dans le quartier de l’Espérance à Grand-Case, sur l’île de Saint-Martin, cet homme de 44 ans cuisine comme toutes les semaines de la viande grillée accompagnée de riz créole, du très simple destiné à sustenter ceux qui connaissent cette adresse discrète. Ce n’est pas un restaurant, juste une petite cantine ouverte uniquement pour les amis, les voisins et les chauffeurs de taxi qui travaillent en face, à l’aéroport.
Il y a un an et seize jours exactement, après une nuit dantesque, Eddy découvrait, comme les quelque 38 000 habitants de cette petite île des Antilles françaises, un décor de guerre, un paysage de désolation. L’aéroport, à ses pieds, n’existait plus, tour de contrôle éventrée, pylônes tordus, baies vitrées explosées, piste impraticable, petits avions retournés et de l’eau partout jusque dans sa maison, pourtant située sur les hauteurs. Dans la nuit du 5 au 6 septembre 2017, l’ouragan Irma avait soufflé des vents atteignant les 400 km/h, un scénario inédit qui plongea le territoire dans un black-out total qui dura de longs jours, sans électricité, sans eau et sans aucune communication possible.
« Je savais que ce serait long, mais cela dure trop ; la vie a repris plus vite du côté néerlandais de l’île, où les touristes sont revenus nombreux », Eddy, un habitant
Eddy Illidge travaille au restaurant scolaire de l’école de Grand-Case. Sa situation illustre bien la très difficile reconstruction de Saint-Martin, où le président de la République, Emmanuel Macron, est attendu samedi 29 septembre. L’école a vu sa toiture refaite, mais il manque encore des fenêtres à l’étage et, depuis la rentrée de septembre, les petits de la maternelle voisine sont accueillis dans le réfectoire. Ici, comme partout dans l’île, on se serre, on bricole, on improvise et, souvent,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Le dirigeant turc reproche à Berlin son manque de soutien lors de la tentative de putsch de juillet 2016, et les Allemands critiquent sa dérive autoritaire.
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Pour le président turc Erdogan, une visite d’Etat en Allemagne sans « normalisation » des relations

Le dirigeant turc reproche à Berlin son manque de soutien lors de la tentative de putsch de juillet 2016, et les Allemands critiquent sa dérive autoritaire.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 09h55
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        


Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, avait prévenu. « Cette visite n’est pas le signe d’une normalisation [de nos relations]. Nous en sommes encore très loin. Mais elle peut marquer un début… », avait-il déclaré avant l’arrivée de son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, jeudi 27 septembre, à Berlin.
Le climat dans lequel s’est déroulée cette visite d’Etat – la première d’un président turc en Allemagne depuis celle d’Abdullah Gül, en 2011 – a donné raison à M. Steinmeier. Certes, M. Erdogan a eu droit aux honneurs militaires. Mais, plus que le tapis rouge qui avait été déroulé sous ses pieds, vendredi matin, les observateurs ont surtout été frappés par la mine renfrognée qu’arborait le président allemand à ses côtés. Même chose en fin de journée. Au dîner d’Etat offert à M. Erdogan par M. Steinmeier, ce sont surtout les absents qui ont été remarqués : plusieurs dizaines de personnalités, au total, allant des principaux responsables de l’opposition à Angela Merkel elle-même.
Même si la présidence de la République a opportunément rappelé que la chancelière n’assiste pas à tous les dîners d’Etat offerts aux hôtes étrangers, comme ce fut le cas lors de la venue du président chinois, Xi Jinping, à Berlin, en juillet 2017, l’absence de Mme Merkel en dit long sur l’état des relations entre l’Allemagne et la Turquie. Celles-ci se sont fortement dégradées ces dernières années, le président turc reprochant à l’Allemagne son manque de soutien lors de la tentative de putsch de juillet 2016, Berlin critiquant de plus en plus la dérive autoritaire de M. Erdogan, ainsi que les opérations menées par les services secrets turcs contre les opposants au régime présents outre-Rhin.
S’il n’a pas dîné avec Mme Merkel, M. Erdogan aura toutefois eu l’occasion de la rencontrer deux fois, vendredi, pour le déjeuner, et samedi, pour le petit déjeuner, avant son départ pour Cologne où il doit inaugurer une mosquée. Ces deux rendez-vous n’auront pas été de trop pour aborder la longue liste des contentieux entre les deux pays, ce dont la chancelière n’a d’ailleurs pas fait mystère. « Ce n’est un secret pour personne qu’il y a eu de profondes divergences [entre nous] au cours des dernières années, et que celles-ci demeurent », a-t-elle reconnu, vendredi midi, lors de leur conférence de presse conjointe, tandis que se préparait, à quelques centaines de mètres de là, une manifestation d’opposants au président turc à laquelle ont participé environ 4 000 personnes.
Une image et une absence
Là encore, le climat dans lequel s’est déroulée cette rencontre avec les journalistes a montré à quel point les relations entre les deux pays sont loin d’être normalisées. Certes, Mme Merkel a rappelé combien l’Allemagne avait besoin d’une « économie turque stable », des paroles attendues par M. Erdogan au moment où son pays est promis à la récession, la devise ayant perdu 40 % de sa valeur par rapport au dollar et à l’euro depuis le début de l’année. Certes, la chancelière a évoqué l’éventuelle organisation, en octobre, d’un sommet sur la Syrie consacré notamment au sort du bastion rebelle d’Idlib, auquel participeraient la France, l’Allemagne, la Russie et la Turquie. Certes, M. Erdogan s’est réjoui, de son côté, d’un « consensus » trouvé avec Mme Merkel pour « relancer des mécanismes de coopération ».
Il n’empêche. De cette conférence de presse, il restera surtout une image et une absence. L’image, ce fut celle de ce journaliste turc éconduit sans ménagement par la sécurité après avoir revêtu un tee-shirt réclamant « la liberté pour les journalistes en Turquie ». L’absence, ce fut celle d’un autre journaliste turc, Can Dündar, ancien rédacteur en chef du quotidien d’opposition Cumhuriyet, condamné en 2016 à cinq ans de prison pour « divulgation de secrets d’Etat » et aujourd’hui exilé en Allemagne.
Accrédité, M. Dündar a finalement décidé de ne pas assister à la conférence de presse après avoir appris que M. Erdogan envisageait de la boycotter s’il était présent. Face aux journalistes, le président turc a confirmé qu’il souhaitait l’extradition de ce journaliste célèbre, de même qu’il a rappelé son souhait que l’Allemagne classe comme « terroristes » les partisans du prédicateur en exil Fethullah Gülen, qu’il considère comme étant l’instigateur du coup d’Etat manqué de 2016.
Deux requêtes auxquelles Mme Merkel a opposé, sans surprise, une fin de non-recevoir, se contentant d’indiquer, au sujet des accusations contre les gulénistes : « Nous prenons les informations de la Turquie au sérieux, mais cela ne suffit pas. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Mike Pompeo a justifié ce départ par des « menaces » attribuées à l’Iran, après des manifestations meurtrières dans cette ville.
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Irak : les Etats-Unis annoncent la fermeture temporaire de leur consulat à Bassora

Mike Pompeo a justifié ce départ par des « menaces » attribuées à l’Iran, après des manifestations meurtrières dans cette ville.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 00h53
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 11h37
   





                        


Le consulat américain à Bassora va fermer ses portes. « Compte tenu de menaces de plus en plus nombreuses et précises et d’incitations à attaquer notre personnel et nos installations en Irak, j’ai ordonné un déplacement temporaire de notre personnel diplomatique en Irak », a fait savoir le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, dans un communiqué, vendredi 28 septembre.
Ces menaces émanent « du gouvernement iranien, de la force Al-Qods des gardiens de la révolution et de milices aidées, contrôlées et dirigées par le chef de la force Al-Qods, Ghassem Soleimani », ajoute M. Pompeo dans ce document, diffusé alors que le secrétaire d’Etat participait à l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

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« Il y a eu des incidents répétés de tirs indirects de ces milices vers notre consulat général à Bassora, notamment au cours des dernières vingt-quatre heures », dit le chef de la diplomatie américaine. « J’ai clairement fait savoir à l’Iran que les Etats-Unis réagiront rapidement et de manière appropriée à de telles attaques» de bâtiments états-uniens, « qu’elles soient dues à l’Iran directement ou à des intermédiaires ».
M. Pompeo a ordonné le « départ » du personnel américain du consulat général de Bassora, selon la porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert, qui ajoute que les services consulaires seront assurés par l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad. Le département d’Etat a publié un nouvel avis aux ressortissants américains voyageant en Irak les prévenant que la capacité des autorités américaines à les secourir en cas d’urgence était « extrêmement limitée ».
Des tensions depuis l’élection de Donald Trump
La Maison Blanche avait déjà prévenu à la mi-septembre qu’elle tiendrait l’Iran pour responsable de toute action violente en Irak perpétrée par des milices qu’elle soutient et qui porterait atteinte à des individus ou des intérêts américains.
Depuis l’arrivé de Donald Trump au pouvoir, au début de 2017, Téhéran est dans le collimateur de Washington, qui l’accuse de chercher à déstabiliser le Moyen-Orient. Le président républicain a annoncé en mai le retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire signé en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances.

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Or le Parlement irakien a élu récemment à sa direction des candidats soutenus par le bloc proche de l’Iran, préfigurant la formation du prochain gouvernement par d’anciens combattants antidjihadistes proches de Téhéran et du populiste chiite Moqtada Sadr.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ L’inquiétude, l’ennui et l’inconfort à bord du navire de SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, qui attend une météo clémente pour transférer sur un navire maltais les 58 migrants secourus en mer.
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