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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Une vague de 3 mètres a frappé vendredi la ville de Palu, 300 000 habitants, dans l’île de Célèbes. Le bilan est toujours provisoire, les secours ayant des difficultés à se coordonner.
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Indonésie : le bilan provisoire est de 384 morts après un séisme et un tsunami

Une vague de 3 mètres a frappé vendredi la ville de Palu, 300 000 habitants, dans l’île de Célèbes. Le bilan est toujours provisoire, les secours ayant des difficultés à se coordonner.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 13h36
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 17h11
    |

            Bruno Philip (Kuala Lumpur (Malaisie) - envoyé spécial)








                        


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            data-slide-description="De nombreux corps ont été découverts dans la ville de Palu après le tremblement de terre."
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            data-slide-description="Les habitants de Palu transportent un corps, le 29 septembre."
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            data-slide-description="Une vidéo a montré une vague imposante s’abattre sur plusieurs bâtiments et inonder une mosquée."
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            data-slide-description="Plusieurs milliers d’habitations, ainsi que des hôpitaux, des centres commerciaux et des hôtels se sont effondrés. Un pont a également été emporté."
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            data-slide-description="Un centre commercial très endommagé à Palu, dont un étage s’est effondré. Certains axes routiers menant à la ville ont été coupés."
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            data-slide-description="Des carcasses de véhicules témoignent de la violence de la vague qui s’est abattue sur la côte à Palu."
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            data-slide-description="Le séisme et le tsunami ont provoqué une panne d’électricité qui empêche les communications et complique la coordination des secours."
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            data-slide-description="Le personnel médical de l’hôpital soignent les blessés à même le trottoir."
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De nombreux corps ont été découverts dans la ville de Palu après le tremblement de terre.

OLA GONDRONK / AFP
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On voit la vague, haute d’environ 3 mètres, approcher du rivage en bouillonnant. Des gens hurlent, puis le tsunami déferle, balayant des maisons avec violence. Ensuite, l’image devient noire, on n’entend plus que des cris, le vidéaste amateur cherchant manifestement à se protéger des vagues qui menacent son refuge, avant de se remettre à filmer : l’eau a poursuivi sa course en ville et ravage maintenant une mosquée, dont le dôme vert s’affaisse sous le choc, tandis qu’un flot furieux emporte des débris.
Cette vidéo spectaculaire, prise vendredi 28 septembre avec un téléphone portable du haut d’un immeuble surplombant la baie de Palu, à Célèbes (Sulawesi), a fait le tour de tous les réseaux sociaux. Elle est l’un des rares documents montrant le tsunami engendré par un tremblement de terre de magnitude 7,5, dont l’épicentre se trouvait à environ 80 kilomètres au nord de Palu. Cette ville d’environ 300 000 habitants est la capitale de la province de Sulawesi central, grande île aux formes tourmentées du centre de l’archipel indonésien.

   


Alors que des secouristes s’employaient samedi à rejoindre Palu, qui s’étend sur une baie formant l’embouchure de la rivière du même nom, il était encore difficile de se faire une idée du bilan humain de la catastrophe. Des centaines de personnes s’étaient rassemblées sur la plage pour la célébration de l’anniversaire de la ville, dont beaucoup sont portées disparues. Le séisme et le tsunami ont provoqué une panne d’électricité qui empêche les communications et complique la coordination des secours. Selon l’agence de gestion des désastres naturels indonésienne (BNPB), le bilan provisoire était de 384 morts et des centaines de blessés, samedi dans la matinée (heure française).
« Aucune évacuation »
Quelques heures plus tôt, Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l’agence, avait prévenu que le premier bilan risquait de s’alourdir : « A Palu, il y a des bâtiments, des maisons qui ont été détruits. Des hôtels, des hôpitaux. Nous pensons que des dizaines ou des centaines [de victimes] n’ont pas encore été dégagées des décombres. Le principal centre commercial de Palu s’est effondré. L’hôtel Rua-Rua s’est affaissé, il avait 80 chambres, dont 76 étaient occupées. » 
Plus tôt, des photos diffusées par la même agence avaient montré ce centre commercial, dont le premier étage s’est effondré sur le rez-de-chaussée, ainsi que des rues présentant des traces de fissures causées par les secousses. Peu d’informations étaient pour l’heure disponibles sur la ville côtière de Donggala, qui compte environ 300 000 habitants, et plus proche de l’épicentre.
Selon le BNPB, les secousses ont été ressenties jusqu’à la grande cité de Makassar, dans le sud de Célèbes. L’hypocentre (ou foyer du séisme) était situé à une dizaine de kilomètres de profondeur, selon l’agence géologique américaine (USGS). La secousse s’est produite en début de soirée alors que de nombreux fidèles se rendaient à la prière du vendredi, jour du seigneur en terre musulmane.

   


Le président indonésien, Joko « Jokowi » Widodo, a sollicité l’armée pour participer aux efforts de sauvetage. Des avions militaires chargés d’aide humanitaire ont décollé de Djakarta, selon le ministre de la sûreté. La piste et la tour de contrôle de l’aéroport de Palu ont été endommagées, mais il devrait être rouvert rapidement, selon les autorités. Les routes sont coupées à l’est et au sud de la ville. « Aucune évacuation n’a pu avoir lieu dans la zone sinistrée », a déploré un habitant interrogé par la chaîne Metro TV. Les Nations unies ont déclaré être en contact avec les autorités indonésiennes et se tenir prêtes à « fournir de l’aide si on [le leur] demande ».
Trente-quatre minutes d’alerte
Le séisme est survenu à 10 h 2 min 43 s, temps universel, selon l’USGS, trois heures après une précédente secousse de 6,1 degrés sur l’échelle de Richter, qui avait fait un mort et une dizaine de blessés, et avait été suivie de nombreuses répliques. Une alerte au tsunami a été émise presque aussitôt, et levée trente-quatre minutes plus tard. Les autorités disent que les vagues ont déferlé avant la levée de l’alerte — une vingtaine de minutes après la secousse tellurique. Palu se trouve au fond d’une baie dont la forme en entonnoir a pu augmenter la hauteur de l’onde. Alors qu’une première évaluation faisait état d’un flot de 1,5 mètre de haut, la lame a plutôt atteint le double.
La force du séisme a été supérieure aux tremblements de terre de 7 degrés qui avaient frappé l’île de Lombok, près de Bali, en juillet et en août, faisant plus de cinq cents morts. L’Indonésie, un archipel de dix-sept mille îles et îlots qui s’est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

        Le décryptage :
         

          L’Indonésie, cœur sismique de la « ceinture de feu » du Pacifique



Elle a été durement frappée ces dernières années par des séismes très violents. Outre les tremblements de terre qui ont secoué à plusieurs reprises cet été Lombok et l’île voisine de Sumbawa, la capitale culturelle de Yogyakarta, à Java, fut ébranlée par un séisme de force 6,4 en 2006. Deux ans plus tôt, le 26 décembre 2004, un séisme de 9,1 avait dévasté une partie de la province d’Aceh, dans le nord de Sumatra, faisant cent soixante-huit mille morts. Plus de cinquante mille personnes furent ensuite emportées par le tsunami qui ravagea les côtes de la Thaïlande et du Sri Lanka et, à un moindre degré, celles de l’Inde et de la Birmanie.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Emmanuel Macron est attendu samedi sur l’île des Antilles françaises frappée en septembre 2017. La lenteur de la reconstruction, souvent anarchique, exaspère les habitants, toujours traumatisés.
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Un an après l’ouragan Irma, la difficile convalescence de l’île de Saint-Martin

Emmanuel Macron est attendu samedi sur l’île des Antilles françaises frappée en septembre 2017. La lenteur de la reconstruction, souvent anarchique, exaspère les habitants, toujours traumatisés.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 17h00
    |

            Rémi Barroux (Saint-Martin, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sur la terrasse de sa jolie demeure traditionnelle, aux murs, escaliers et colonnades blanches et roses, Eddy Illidge surveille la température de ses gamelles. Ce samedi 22 septembre, dans le quartier de l’Espérance à Grand-Case, sur l’île de Saint-Martin, cet homme de 44 ans cuisine comme toutes les semaines de la viande grillée accompagnée de riz créole, du très simple destiné à sustenter ceux qui connaissent cette adresse discrète. Ce n’est pas un restaurant, juste une petite cantine ouverte uniquement pour les amis, les voisins et les chauffeurs de taxi qui travaillent en face, à l’aéroport.
Il y a un an et seize jours exactement, après une nuit dantesque, Eddy découvrait, comme les quelque 38 000 habitants de cette petite île des Antilles françaises, un décor de guerre, un paysage de désolation. L’aéroport, à ses pieds, n’existait plus, tour de contrôle éventrée, pylônes tordus, baies vitrées explosées, piste impraticable, petits avions retournés et de l’eau partout jusque dans sa maison, pourtant située sur les hauteurs. Dans la nuit du 5 au 6 septembre 2017, l’ouragan Irma avait soufflé des vents atteignant les 400 km/h, un scénario inédit qui plongea le territoire dans un black-out total qui dura de longs jours, sans électricité, sans eau et sans aucune communication possible.
« Je savais que ce serait long, mais cela dure trop ; la vie a repris plus vite du côté néerlandais de l’île, où les touristes sont revenus nombreux », Eddy, un habitant
Eddy Illidge travaille au restaurant scolaire de l’école de Grand-Case. Sa situation illustre bien la très difficile reconstruction de Saint-Martin, où le président de la République, Emmanuel Macron, est attendu samedi 29 septembre. L’école a vu sa toiture refaite, mais il manque encore des fenêtres à l’étage et, depuis la rentrée de septembre, les petits de la maternelle voisine sont accueillis dans le réfectoire. Ici, comme partout dans l’île, on se serre, on bricole, on improvise et, souvent,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Ramallah demande à la plus haute cour de l’ONU d’ordonner à Washington la fermeture de son ambassade à Jérusalem.
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Les Palestiniens portent plainte contre les Etats-Unis devant la Cour internationale de justice

Ramallah demande à la plus haute cour de l’ONU d’ordonner à Washington la fermeture de son ambassade à Jérusalem.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 15h45
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 17h02
    |

            Stéphanie Maupas (La Haye, correspondance)








                        


L’Autorité palestinienne a porté plainte contre les Etats-Unis devant la Cour internationale de justice (CIJ), vendredi 28 septembre, pour violations de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Ramallah demande aux juges de cette cour de l’Organisation des Nations unies (ONU) de déclarer illégal le transfert de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, inaugurée en grande pompe le 14 mai, après avoir reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël. L’Autorité palestinienne demande aux juges d’ordonner aux Etats-Unis « de retirer la mission diplomatique de la ville sainte de Jérusalem ». Selon Israël, « la Cour n’est pas compétente pour se prononcer sur des sujets de cette nature ».

        Lire le compte-rendu du tchat avec le chef du service International du « Monde » :
         

          « L’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem a décuplé la frustration des Palestiniens »



A la mi-septembre, le président Mahmoud Abbas avait menacé d’aller devant la CIJ, non seulement pour contester le transfert de l’ambassade, mais aussi la décision américaine de stopper sa contribution à l’UNRWA, l’agence onusienne chargée des réfugiés palestiniens, et pour la destruction annoncée par Israël du village bédouin de Kan al-Ahmar, en Cisjordanie. Sur ce dernier point, Ramallah a finalement déposé une nouvelle plainte auprès de la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), une juridiction indépendante de l’ONU, chargée, elle, de poursuivre les auteurs de crimes de guerre.
Auparavant, John Bolton avait violemment attaqué cette cour, à laquelle Ramallah demande depuis des mois d’ouvrir une enquête sur la colonisation israélienne. Le conseiller à la sécurité nationale américain avait critiqué l’activisme de l’Autorité palestinienne, affirmant que les Etats-Unis « ne permettront pas à la CPI, ni à aucune autre organisation, de restreindre le droit d’Israël à la légitime défense » et allant jusqu’à menacer ses juges. Des attaques répétées lundi par Donald Trump à la tribune de l’ONU.
« Jérusalem n’est pas à vendre »
Même sur fond de désengagement états-unien des instances multilatérales, il sera en revanche plus délicat pour Washington de s’en prendre à la Cour internationale de justice, qui règle les différends entre Etats, et dont les décisions ont un impact diplomatique fort. Ramallah avait reconnu la compétence de cette cour au début de juillet, poursuivant sa stratégie d’intégration aux instances internationales engagée après avoir obtenu le statut d’« Etat non-membre » de l’ONU en novembre 2012.
Devant l’Assemblée générale de l’ONU, le président Mahmoud Abbas a tancé le président américain, jeudi, déclarant que « Jérusalem n’est pas à vendre » et demandant à Donald Trump « d’annuler ses décisions sur Jérusalem ».
Ce n’est pas la première fois que la Cour internationale de justice est sollicitée dans le cadre du conflit israélo-palestinien. En 2004, à la demande de l’Assemblée générale de l’ONU, la Cour avait affirmé que la construction d’un mur constituait une annexion de facto et était contraire au droit international. La décision n’a pas empêché la poursuite de sa construction, mais la condamnation embarrasse Israël.
Il faudra néanmoins des mois, voire des années, avant que Palestiniens et Américains se retrouvent face à face devant les juges de la CIJ, à moins que Ramallah ne demande à cette cour de prendre d’urgence des mesures conservatoires. L’ouverture de cette affaire devant la CIJ permet néanmoins aux Palestiniens d’acter légalement leur opposition à la décision américaine, et pourrait constituer un poids dans d’éventuelles négociations futures.

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                Jérusalem : pourquoi la reconnaissance par Donald Trump pose-t-elle problème ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Avec Neymar et Nkunku, Paris se dirige vers une 8è victoire consécutive en ouverture du championnat. Le Niçois Wylan Cyprien a été expulsé après une faute sur Neymar, qui saigne de la bouche.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ La jeune femme de 22 ans, qui comptait quelque 2,7 milllions d’abonnés, a payé le prix fort pour avoir « choisi la vie », comme elle le disait.
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Émoi en Irak après l’assassinat d’une célèbre instagrammeuse à Bagdad

La jeune femme de 22 ans, qui comptait quelque 2,7 milllions d’abonnés, a payé le prix fort pour avoir « choisi la vie », comme elle le disait.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 18h42
   





                        



   


Sa dernière photo datait du 13 septembre. Elle y apparaissait dans la nuit, vêtue d’une combinaison bustier à rayures, enroulée dans un néon violet d’où s’échappait deux ailes vertes, et une couronne blanche. « Je perds mes ailes », écrivait Tara Farès, 22 ans, récoltant plus de 100 000 « likes » pour son cliché.
La jeune femme, qui affichait sa vie et sa féminité sur le réseau social Instagram depuis plusieurs années et comptait quelque 2,7 milllions d’abonnés, a payé le prix fort pour avoir « choisi la vie », comme elle le disait. Jeudi 27 septembre à Camp Sarah, un quartier du centre de Bagdad, Tara Farès à été atteinte de « trois tirs mortels », selon le ministère de l’intérieur.
Depuis, l’assassinat du mannequin irakien a provoqué l’émoi dans le pays. Le ministère a annoncé l’ouverture d’une enquête pour identifier le ou les auteurs des tirs sur cette star des réseaux sociaux alors qu’elle conduisait sa Porsche blanche décapotable aux fauteuils rouges.

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                En Irak, la révolte de la « génération 2018 »



Punie pour son mode de vie
Pour les internautes, qui trouvent dans les réseaux sociaux un espace de liberté dans un pays conservateur, la jeune femme de 22 ans a été punie pour son mode de vie, détonant en Irak. La blogueuse, qui voyageait souvent et se signalait rarement à Bagdad où elle est née, postait régulièrement sur Instagram des photos d’elle, blonde, rousse ou brune selon les périodes. Sur ces clichés, elle y exhibait aussi ses tatouages, manucures et tenues exubérantes, qui ne manquaient pas de provoquer le débat. 
« Celui qui trouve une excuse à ceux qui tuent une fille uniquement parce qu’elle a décidé de vivre comme la plupart des filles de la planète est complice de son meurtre », a écrit en réaction Ahmad al-Basheer, satiriste exilé en Jordanie dont l’émission qui tourne en dérision la politique irakienne est très suivie et lui a valu des menaces de mort.
Mercredi soir, la mission de l’ONU en Irak (Unami) s’était également alarmée de la mort –par balles aussi – d’une autre femme célèbre, la militante des droits de l’homme Souad al-Ali, à Bassora. La police a affirmé que cette Irakienne de 46 ans avait été assassinée par son ex-mari pour un différend familial. L’Unami a toutefois rappelé « condamner tout acte de violence, en particulier contre les femmes, dont le meurtre, les menaces et l’intimidation, comme des actes totalement inacceptables ».

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                Série d’assassinats de femmes en Irak






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ La Néerlandaise de 28 ans a assis sa domination du cyclisme féminin en s’imposant très largement à Innsbrück, remportant le seul titre qui lui manquait.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Anna Van der Breggen en démonstration au championnat du monde de cyclisme

La Néerlandaise de 28 ans a assis sa domination du cyclisme féminin en s’imposant très largement à Innsbrück, remportant le seul titre qui lui manquait.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 16h57
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 17h11
   





                        



   


Il ne lui manquait que ce maillot arc-en-ciel pour compléter son palmarès : la Néerlandaise Anna Van der Breggen l’a conquis avec style, samedi 29 septembre à Innsbrück (Autriche), en plaçant son attaque décisive à 40 kilomètres de l’arrivée.

👏 @annavdbreggen is our 2018 Women Road World Champion 🌈 Masterclass from the Dutch @Olympics Champion!… https://t.co/tPNHvg40pd— UCI_cycling (@UCI)


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L’Australienne Amanda Spratt a pris la médaille d’argent à près de quatre minutes. Enfin, l’Italienne Tatiana Guderzo, elle aussi en solitaire, a franchi la ligne en troisième position à cinq minutes et 26 secondes. C’est l’écart le plus important pour un championnat du monde féminin depuis 1989.
Cette année-là, à Chambéry, Jeannie Longo s’était imposée devant sa compatriote Catherine Marsal. Les Françaises ont été bien plus discrètes à Innsbrück : Edwige Pitel, la doyenne de l’équipe à 51 ans, est la première d’entre elles avec une 38è place finale.

        Lire aussi :
         

                Edwige Pitel : ne l’appelez pas Jeannie Longo



Domination écrasante
Déjà championne olympique et d’Europe en 2016, Van der Breggen règne sur le circuit féminin et a remporté toutes les courses qui comptent, notamment le Tour d’Italie, le Tour des Flandres ou Liège-Bastogne-Liège.
Les Pays-Bas confirment leur domination écrasante du cyclisme féminin puisque l’an passé, sa compatriote Chantal Blaak s’était imposée à Bergen (Norvège) et que mardi, les Néerlandaises ont réalisé le triplé sur le contre-la-montre : Van der Breggen avait pris la médaille d’argent, battue par Annemiek Van Vleuten.
Sur le redoutable parcours d’Innsbrück, le plus dur sans doute depuis Duitama en 1995, Van der Breggen a distancé sa dernière rivale Amanda Spratt dans la portion la plus difficile du parcours. Elle venait tout juste de rejoindre, en solitaire, une échappée d’outsiders et a ensuite creusé régulièrement l’écart, imperturbable dans son long contre-la-montre. Ce n’est qu’à 100 mètres de la ligne qu’elle a relevé la tête et fondu en larmes.

🇳🇱 @annavdbreggen drops @AmandaSpratt 💥
— UCI_cycling (@UCI)


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Les Pays-Bas prennent la tête du classement des médailles de ces championnats du monde avec trois titres, tous obtenus dans les catégories féminines.



                            


                        

                        


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édition abonné


Affaire Skripal : l’étau se resserre autour du renseignement militaire russe

Selon la presse britannique, l’un des suspects était un colonel renseignement militaire russe.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h25
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

La police britannique aurait identifié un troisième agent du renseignement militaire russe (GRU) en mission de reconnaissance, peu avant la tentative d’empoisonnement au Novitchok, un gaz innervant soviétique, de l’ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia à Salisbury, dans le sud de l’Angleterre, en mars. Ce nouvel élément, rapporté vendredi 28 septembre par le Daily Telegraph, s’ajoute à d’autres informations qui mettent à mal chaque jour un peu plus les dénégations répétées des autorités russes. Pas moins de trente théories différentes sur l’affaire ont ainsi été présentées par Moscou, affirmait récemment Peter Wilson, ambassadeur britannique auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.
La « théorie » avancée le 12 septembre par Vladimir Poutine lui-même, selon laquelle les deux premiers suspects étaient de « simples civils » a fait long feu, tout comme leur invraisemblable apparition en public après la diffusion par Scotland Yard des photos de Rouslan Bachirov et Alexandre Petrov, selon leurs noms supposés, repérés à proximité du domicile de leurs victimes. Sur RT, un média pro-Kremlin, les deux hommes, désignés par Londres comme des agents du GRU (service d’espionnage auquel appartenait autrefois Sergueï Skripal), s’étaient ainsi présentés comme des « touristes » désireux de visiter la « magnifique cathédrale » de Salisbury avant de reprendre très vite l’avion pour Moscou « à cause de la neige ». Une enquête conjointe du site d’investigation britannique Bellingcat et de son partenaire russe The Insider a balayé cette énième version.
Médaille du « héros de la Russie »
Rouslan Bachirov se nomme en réalité Anatoli Vladimirovitch Tchepiga, un colonel du GRU, comme semble l’attester la photo de son passeport de 2003 à la ressemblance troublante, malgré l’absence de barbe, avec celle diffusée par la police britannique. Né le 5 avril 1979 à Nikolaïevka,...




                        

                        


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Erdogan à Cologne pour l’inauguration d’une des plus grandes mosquées d’Europe

Au moins deux manifestations sont prévues samedi dans la cité rhénane. Plusieurs milliers de policiers seront mobilisés.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 12h41
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 18h54
   





                        



   


Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a présidé samedi 29 septembre à Cologne l’inauguration d’une des plus grandes mosquées d’Europe, un déplacement marqué par des manifestations sous haute protection policière.
Il s’agissait de l’ultime étape de la visite d’Etat du président turc, qui tente de tourner la page de deux années de tension avec l’Allemagne. Vendredi, il s’est entretenu avec Angela Merkel, avant d’être l’invité d’un banquet, boudé par une partie de la classe politique allemande, dont la chancelière. Les deux dirigeants se sont toutefois retrouvés samedi matin pour un petit-déjeuner, avant que M. Erdogan gagne Cologne.

        Lire aussi :
         

                Pour le président turc Erdogan, une visite d’Etat en Allemagne sans « normalisation » des relations



Rassemblements de protestation attendus
Le dirigeant turc, doté de pouvoirs accrus depuis le début de son nouveau mandat, en juillet, a inauguré cette mosquée, financée par l’Union des affaires turco-islamiques (Ditib), étroitement liée au pouvoir turc. Une inauguration à laquelle n’a pas participé une partie des dirigeants politiques du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dont la maire de la ville, Henriette Recker, et le chef du gouvernement régional.
La première magistrate de la ville reproche à Ditib l’opacité qui a entouré le déroulement du chantier et le fonctionnement de la mosquée. Des élus accusent aussi cet organisme d’être un bras du régime de M. Erdogan, car elle gère neuf cents lieux de culte en Allemagne avec des imams venus de Turquie. L’organisation est aussi accusée par ses détracteurs d’espionner les opposants au président turc.
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Cologne derrière une banderole « Erdogan n’est pas le bienvenu », mot d’ordre des manifestations. Plusieurs milliers de policiers ont été mobilisés pour ce que le chef de la police locale, Uwe Jacob, a présenté comme un des plus grands déploiements policiers dans l’histoire de la ville.
Tentative de rapprochement
Le chantier avait débuté en 2009 et, malgré de nombreuses oppositions et controverses locales, de premiers fidèles ont pu y prier dès 2017. Les opposants à la mosquée, en particulier l’extrême droite, craignant un afflux de musulmans qui aurait fait de Cologne une réplique du « Londonistan », avaient intenté des recours contre la construction qui ont finalement échoué.
Avec ses minarets de 55 mètres de haut et une coupole de 36 mètres, l’édifice de béton et de verre, censé incarner l’ouverture, selon son architecte, Paul Böhm, est une des plus imposantes mosquées d’Europe. Sa superficie est de 4 500 mètres carrés. Sise dans le quartier d’Ehrenfeld, non loin de la tour de télévision de Cologne, elle est susceptible d’accueillir des milliers de fidèles. La police veut en limiter l’accès samedi à 5 000 personnes, mais l’Union des affaires turco-islamiques en attend beaucoup plus.
Avec cette visite d’Etat, la Turquie, minée par une crise économique aiguë et en froid avec les Etats-Unis de Donald Trump, tente un rapprochement avec l’Allemagne, où vivent 3 millions de personnes de nationalité ou d’origine turque. Le gouvernement allemand, dont M. Erdogan dénonçait en 2017 de supposées « pratiques nazies », se montre ouvert à ce réchauffement, malgré les « différences profondes » qui subsistent, selon les termes de Mme Merkel. Elle a ainsi rejeté la demande de classer comme « terroriste » l’organisation de M. Güllen, qui vit en exil aux Etats-Unis, et a mis en avant les atteintes aux libertés en Turquie.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 28/09/2018
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Faut-il craindre une « pénurie » de donneurs de sperme avec l’élargissement de la PMA ?

Certains opposants à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes pointent le risque de voir les donneurs, déjà peu nombreux, se raréfier encore plus.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 14h14
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


L’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes pourrait-elle se heurter à des difficultés techniques ? Alors que le gouvernement planche sur cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron, qui a reçu un avis favorable du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) mardi 25 septembre, certains opposants à la mesure avancent le risque d’une pénurie de donneurs de gamètes. Ces craintes sont-elles fondées ? Eléments de réponse.

        Notre décryptage :
         

          8 questions sur la PMA



1. Combien y a-t-il de PMA en France actuellement ?
Environ 3,4 % des enfants nés en France en 2018 devraient être conçus par PMA, estime une étude de l’Institut national d’études démographiques (INED) publiée en juin 2018. Soit autour de 26 000 naissances, pour un total d’environ 770 000 chaque année (767 000 en 2017, selon l’Insee).


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Le nombre de PMA augmente régulièrement en France et devrait atteindre 3,4 % des naissances en 2018
Evolution de la proportion d’enfants conçus par assistance médicale à la procréation en France

Source : INED, Population et sociétés n° 556



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2. Combien y a-t-il d’enfants conçus avec un tiers donneur ?
Contrairement à une idée reçue largement répandue, l’écrasante majorité des projets de naissance par PMA en France se font sans recours à un donneur tiers. Dans 95 % des cas, la conception se fait avec les gamètes des deux parents. Il n’y a donneur de sperme que dans 4 % des situations, soit environ 1 000 cas par an, un chiffre auquel s’ajoutent environ 1 % de naissances par PMA avec don d’ovocytes, soit 250 cas.

   


3. Combien y a-t-il de donneurs de gamètes en France ?
En France, le don de gamètes n’est pas rémunéré. 255 hommes ont fait un don de sperme et 540 femmes un don d’ovocytes en 2015, selon l’agence de la biomédecine, qui dépend du ministère de la santé et édite les sites de référence dondespermatozoides.fr et dondovocytes.fr. Cette même source constate qu’environ 3 500 nouveaux couples s’inscrivent chaque année pour bénéficier d’un don et estime qu’il faudrait environ 300 dons de spermatozoïdes et 1 400 dons d’ovocytes annuels pour répondre à ce besoin.
Ce net écart entre les besoins des types de gamètes est dû au fait qu’un don de sperme n’a pas le même « rendement » qu’un don d’ovocytes, si l’on peut dire. Selon les statistiques de l’agence de la biomédecine, on comptait en 2015 environ 3,8 naissances pour un don de sperme, mais seulement 0,5 naissance pour un don d’ovocytes. Du fait de ce manque de donneur, il faut bien souvent autour d’un à trois ans pour bénéficier d’un don de gamètes.


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Pourquoi les besoins de dons de sperme sont moins importants que ceux d'ovocytes


Source : Agence nationale de biomédecine



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4. Faut-il craindre une « pénurie » de dons de gamètes avec l’ouverture de la PMA à toutes les femmes ?
Jusqu’à présent, la PMA était réservée aux couples hétérosexuels. Sa probable ouverture aux femmes seules et aux couples de femmes, peut néanmoins poser question dans un contexte de manque de donneurs. Ces nouvelles formes de PMA passent, en effet, forcément par un don de sperme alors qu’à l’inverse les besoins de dons d’ovocytes ne devraient évoluer qu’à la marge.
Le CCNE lui-même considère dans son avis « comme essentiel d’anticiper les conséquences de l’ouverture de la PMA sur la capacité des CECOS (centres d’étude et de conservation du sperme humain) à répondre à cette nouvelle demande en matière de don de sperme ». D’autant plus que la possible levée de l’anonymat des donneurs, également évoquée par le CCNE, pourrait également engendrer une baisse des donneurs – une telle chute a été observée « à court terme d’environ 20 % à 30 % ».
Pour l’heure, il n’existe aucune estimation fiable des nouveaux besoins de dons engendrés par l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Mais certains opposants à la mesure brandissent déjà l’hypothèse de la pénurie de donneurs de gamètes. « Face à l’augmentation de la demande et la pénurie de l’offre de sperme, le recours au “marché noir” va s’accélérer », croit ainsi savoir Jean-Christophe Parisot de Bayard, un diacre et haut fonctionnaire, auteur d’une tribune à ce sujet dans Le Monde.
« Je ne connais aucune donnée qui vienne confirmer cette crainte. Elle repose sur l’idée a priori que le nombre de donneurs n’augmentera pas, alors que l’on peut penser, au contraire, que ce nombre va augmenter », tempère Elise de La Rochebrochard, autrice de l’étude de l’INED de 2018 sur la question.
Si des opposants à la PMA pour toutes les femmes affirment que la mesure pourrait décourager les donneurs, cette spécialiste estime, au contraire, qu’« avec l’adoption d’un modèle d’assistance médicale à la procréation plus en adéquation avec les valeurs actuelles de la société, qui prône de plus en plus la reconnaissance et l’égalité entre les familles dans leur réalité plurielle, il est probable que cela suscite de nouvelles vocations de donneurs ».
Elise de La Rochebrochard note, par ailleurs, qu’il « existe une marge de manœuvre importante pour mieux faire connaître le don de sperme » et le développer. Par exemple, en déployant des campagnes de sensibilisation sur le sujet, comme cela a pu être fait pour le don d’organes par le passé.



                            


                        

                        


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Moscou diffuse une nouvelle photo du cinéaste en grève de la faim, Oleg Sentsov

Qualifié de « kamikaze ukrainien » par son avocat, qui le dit « prêt à mourir », M. Sentsov a connu son 139e jour sans s’alimenter.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 17h09
   





                        



   


Cela fait 139 jours que le cinéaste Oleg Sentsov a entamé sa grève de la faim. Vendredi 28 septembre, la réalisateur ukrainien a été de nouveau hospitalisé pour un contrôle de son état de santé, alors qu’il purge une peine de vingt ans de prison pour « terrorisme » dans un camp de travail en Sibérie. A cette occasion, les services pénitentiaires russes ont diffusé une encore amaigri.photographie d’Oleg Sentsov, sur laquelle l’homme apparait affaibli.
La photographie montre un médecin en blouse blanche auscultant Oleg Sentsov torse nu dans un cabinet médical. Le cinéaste de 42 ans, qui mesure 1,90 mètre, y apparaît encore amaigri et vieilli. Une précédente photo, réalisée sur le lieu de détention d’Oleg Sentsov, avait été diffusée le 9 août. Elle le montrait debout, en uniforme de détenu, déjà très amaigri.

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Procès « stalinien »
Oleg Sentsov, opposé à l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, a été transporté vendredi à l’hôpital municipal de Labytnangui en Iamalie, au delà du cercle polaire, pour des « examens supplémentaires et des consultations de spécialistes », selon les services pénitentiaires. Le « traitement » d’Oleg Sentsov, qui reçoit des compléments alimentaires qui le maintiennent en vie, sera corrigé en fonction des résultats de ces examens, selon la même source.
Qualifié de « kamikaze ukrainien » par son avocat, qui le dit « prêt à mourir », M. Sentsov a entamé une grève de la faim le 14 mai pour exiger la libération de tous les « prisonniers politiques » ukrainiens détenus en Russie. Arrêté en Crimée après l’annexion de la péninsule par la Russie en 2014, Oleg Sentsov a été condamné à l’issue d’un procès qualifié de « stalinien » par Amnesty International et dénoncé par Kiev, l’Union européenne et les États-Unis.
Appel mondial
Les pays du G7 ainsi que de nombreuses personnalités du monde culturel, comme le cinéaste suisse Jean-Luc Godard ou l’acteur américain Johnny Depp, ont appelé à la libération d’Oleg Sentsov. Le 10 août, le président français Emmanuel Macron avait fait par téléphone « plusieurs propositions » à Vladimir Poutine afin de « trouver de façon urgente une solution humanitaire ». Rien n’a filtré depuis concernant les suites données par Moscou à ces propositions.

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Malgré les déclarations alarmistes de ses proches concernant la dégradation de son état de santé, le Kremlin a répété à plusieurs reprises qu’une grâce présidentielle ne pouvait être accordée qu’à la demande du prisonnier, ce qu’Oleg Sentsov se refuse à faire. Kiev a cependant balayé cet argument, rappelant que la pilote militaire ukrainienne Nadia Savtchenko, emprisonnée en Russie puis libérée lors d’un échange de prisonniers en 2016, n’avait jamais demandé à être graciée.
La Russie et l’Ukraine sont à couteaux tirés depuis l’arrivée au pouvoir à l’hiver 2013-2014 de pro-occidentaux à Kiev, suivie de l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par Moscou et du déclenchement d’un conflit armé dans l’est séparatiste prorusse du pays, qui a fait plus de 10 000 morts à ce jour.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Dans la nuit de vendredi à samedi, des groupes indépendantistes se sont rassemblés pour empêcher une manifestation de soutien à la police qui avait été déployée en Catalogne lors du référendum de l’année dernière.
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En Catalogne, manifestations avant le premier anniversaire du référendum sur l’indépendance

Dans la nuit de vendredi à samedi, des groupes indépendantistes se sont rassemblés pour empêcher une manifestation de soutien à la police qui avait été déployée en Catalogne lors du référendum de l’année dernière.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 16h59
   





                        



   


Plusieurs milliers de personnes manifestant pour ou contre l’indépendance de la Catalogne ont bloqué certains quartiers du centre de Barcelone samedi 29 septembre, à deux jours du premier anniversaire du référendum sur la sécession de cette région prospère.
Déclaré inconstitutionnel par Madrid, le référendum du 1er octobre 2017 se tint dans un contexte tendu. Le oui à l’indépendance l’a emporté, mais avec un taux de participation inférieur à 50 %. A l’issue du scrutin controversé et de la déclaration d’indépendance qui s’en ensuivit, la région a été mise sous tutelle par le pouvoir central.
Dans la nuit de vendredi à samedi, des groupes indépendantistes se sont rassemblés pour empêcher une manifestation de soutien à la police qui fut déployée en Catalogne lors de ce référendum.

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Soutien à la police des anti-indépendantistes
Selon les autorités catalanes, près de mille personnes furent blessées l’an dernier lors d’opérations de police visant à empêcher l’ouverture des bureaux de vote dans la région pour le référendum.
Deux personnes ont été arrêtées samedi lors de heurts entre manifestants séparatistes et policiers. Des manifestants ont jeté de la peinture sur la police antiémeute déployée pour les maintenir à distance des manifestants partisans du maintien dans l’Espagne.
Pendant plusieurs heures, des groupes indépendantistes scandant « Ni oublier ni pardonner ! » ont affronté les pro-Madrid qui criaient « Longue vie à l’Espagne ! », avant de nouvelles manifestations prévues ce week-end pour marquer l’anniversaire du vote de l’année dernière.
Un indépendantiste candidat aux élections européennes
L’ancien vice-président indépendantiste catalan Oriol Junqueras, inculpé de « rébellion », a annoncé de sa cellule qu’il se présenterait aux élections européennes de 2019. « J’ai passé près de onze mois en prison et je continue d’être absolument fier de ce que notre peuple a fait ce jour-là », écrit dans un communiqué Oriol Junqueras, pour qui « faire un référendum n’est pas un crime ».
Poursuivi depuis novembre pour son rôle dans la proclamation d’indépendance du 27 octobre 2017, Oriol Junqueras est en détention provisoire au centre pénitentiaire de LLedoners, à Barcelone. Le chef d’accusation de rébellion est passible de vingt-cinq ans de prison en Espagne.
Bien qu’Oriol Junqueras ait été suspendu de ses fonctions de député régional comme tête de liste de la Gauche républicaine de Catalogne (Esquerra Republicana de Catalunya, ERC), « il peut se présenter » aux prochaines élections européennes « tant qu’il n’y a pas une sentence qui le prive de son droit de vote et d’être élu », a expliqué Anton Losada, professeur de sciences politiques à l’université de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Pour Oriol Junqueras, être candidat aux européennes en mai 2019 comme tête de liste de l’ERC est « le meilleur moyen de dénoncer le retard démocratique et la répression de l’Espagne » en « internationalisant la cause de la liberté en Catalogne ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Si le Royaume-Uni et l’UE se séparent sans accord, les défis seront immenses pour gérer le flux de personnes et de marchandises, selon une note que s’est procurée « Le Monde ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

« Hard Brexit » : le préfet des Hauts-de-France tire le signal d’alarme

Si le Royaume-Uni et l’UE se séparent sans accord, les défis seront immenses pour gérer le flux de personnes et de marchandises, selon une note que s’est procurée « Le Monde ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h55
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 12h04
    |

            Bertrand Bissuel








                        



   


Que se passera-t-il si l’Union européenne et le Royaume-Uni se séparent sans conclure un accord ? Pour les départements du Nord et du Pas-de-Calais, la réponse tient en quelques mots : l’impact sera considérable. C’est ce qui ressort d’une lettre envoyée, il y a quelques jours, au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, par le préfet des Hauts-de-France. Dans ce courrier assorti d’une étude d’une vingtaine de pages, que Le Monde a pu consulter, Michel Lalande éclaire sa tutelle sur les conséquences d’un « hard Brexit » – cas de figure qui ne peut pas être exclu compte tenu des blocages dans les tractations entre Londres et le reste de l’UE.
Les mots employés par le haut fonctionnaire sont feutrés mais sur le fond, sa missive ressemble à un signal d’alarme : si le scénario d’une « sortie “sèche” » des Britanniques devient réalité, les règles applicables aux personnes et aux marchandises devront être entièrement revues, ce qui impliquera des moyens humains supplémentaires et des équipements nouveaux. Moins les réponses apportées seront à la hauteur du problème, « plus la gestion de l’ordre public sera durablement affectée », écrit M. Lalande. Une allusion – entre autres – aux files d’attentes susceptibles de se former dans les villes portuaires par lesquelles s’écoule un important trafic transmanche. Le préfet de région précise qu’« une réflexion complémentaire est engagée (…) afin d’élaborer un plan de gestion de crise spécifique, destiné à limiter les effets induits des nouvelles procédures ».
Si Theresa May rompt avec ses voisins sans signer de contrat de divorce, les conséquences seront tangibles au niveau de « la circulation des personnes ». Certes, des contrôles sont déjà effectués, des deux côtés de la frontière, sur les flux de passagers, puisque le Royaume-Uni n’appartient pas à l’espace Schengen. Mais en cas de « hard Brexit », les Britanniques auront le statut de ressortissant de pays tiers soumis à visa. Même chose pour les Français (et les ressortissants des autres Etats membres de l’UE) vis-à-vis de Londres. Du coup, « il conviendra de vérifier » le visa et le « viatique » (moyens pour subvenir à ses besoins).
Etoffer les effectifs de la police aux frontières
Appliquées aux automobilistes qui traversent le Channel, ces mesures leur « imposeront (…) de sortir des véhicules, contribuant à congestionner fortement les capacités d’accueil, déjà très limitées, sur chaque site », souligne le dossier transmis par M. Lalande. Dès la fin mars 2019, date d’entrée en vigueur du Brexit, « la durée moyenne de contrôle sera doublée, avec une répercussion sur la fluidité des points de passage frontière » : Calais, Dunkerque, Coquelles avec le « lien fixe transmanche » (LFTM), la gare de Lille-Europe et son terminal d’embarquement Eurostar…
Pour absorber de tels flux, il faudrait étoffer les effectifs de la police aux frontières (à hauteur de 250 postes) mais ces renforts pourront difficilement être mis à disposition, d’ici au 29 mars, comme le reconnaît, avec réalisme, l’étude communiquée par M. Lalande à la place Beauvau.
Autres besoins identifiés : la construction de nouvelles « lignes de contrôle » pour les véhicules de tourisme, les bus et les poids-lourds, à Dunkerque, à Calais et à Coquelles. En attendant que toutes ces dispositions soient prises, la réflexion doit prioritairement porter « sur un allègement réciproque des formalités de contrôle, de part et d’autre de la frontière », recommande l’étude.
Informer les entreprises
L’autre impact potentiel sur lequel insiste la note concerne « la circulation des biens ». Un divorce sans accord entraînera, en effet, le rétablissement des « contrôles sanitaires et phytosanitaires » pour les animaux vivants et les produits d’origine animale et végétale. Or ces opérations doivent être effectuées dans des « installations dédiées » et agréées, dont la mise en place requiert un « délai moyen de dix-huit à vingt-quatre mois ». Le nombre de « lots à contrôler » à Dunkerque et à Calais pourrait atteindre environ 970 000, chaque année. Une charge de travail qui impliquerait de recruter « 195 agents ». Là encore, plusieurs suggestions sont émises pour adoucir les effets d’un « hard Brexit » : délocalisation des vérifications dans d’autres communes, réduction du « taux de contrôles physiques sur la base d’une analyse de risques » afin de diminuer les délais…
Enfin, le « no deal » (absence d’accord) s’accompagnera du retour des formalités douanières. Elles porteront sur des volumes massifs : 32 millions de personnes et 4,2 millions de poids de lourds empruntent les ports de Calais, de Dunkerque et le LFTM, chaque année. Des stratagèmes sont envisagés de manière à alléger le fardeau (par exemple en reportant « à l’intérieur du territoire la majeure partie » des vérifications). Dans ce contexte, insiste l’étude, il sera crucial d’informer les entreprises, en visant « en priorité les néophytes du commerce international », qui n’ont aucun lien avec l’administration des douanes. Prévenir l’engorgement des points d’entrée vers l’Angleterre obéit à des raisons d’ordre public mais aussi au souci de maintenir la compétitivité des plateformes portuaires et logistiques françaises, en butte à « la concurrence des pays de l’Europe du Nord ».
L’Etat n’est pas resté les bras ballants. Depuis plusieurs mois, il s’efforce de préparer ses services au choc d’un « no deal ». Au premier semestre, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a promis l’embauche de 700 douaniers supplémentaires au cours du quinquennat. L’accent sera mis par ailleurs sur la dématérialisation des procédures, afin de gagner du temps. D’ici quelques jours, le gouvernement devrait nommer un coordonnateur interministériel sur le Brexit. Sa tâche s’annonce immense.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Devenu arrogant aux yeux des Français et impopulaire, le président de la République a décidé de changer.
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Face aux difficultés, Emmanuel Macron fait son mea-culpa

Devenu arrogant aux yeux des Français et impopulaire, le président de la République a décidé de changer.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h21
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 17h03
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            
Mais qu’arrive-t-il à Emmanuel Macron ? Le président de la République, qui semblait si sûr de lui jusqu’ici, avait habitué les Français à un autre registre, plus vertical, jupitérien. « Aidez-moi », a-t-il lancé, en direct des Antilles, jeudi 27 septembre, « j’ai besoin de vous, journalistes, population, élus » pour expliquer l’action de l’exécutif. Un appel au secours dont le chef de l’Etat, à qui tout semblait réussir il y a encore peu de temps, n’est pas coutumier. Pas plus qu’il ne l’est des excuses, qu’il a pourtant esquissées le même jour, dans un entretien diffusé dans l’émission « Quotidien » sur TMC, en reconnaissant que l’expression « Gaulois réfractaires au changement » était une « erreur ».
« Il y a des crispations sur le style présidentiel, reconnaît-on à l’Elysée, le seul à pouvoir les dissiper, c’est lui. » Transgressif, provocateur, le « parler vrai » d’Emmanuel Macron, qui avait tant séduit durant la campagne présidentielle et au début du quinquennat, semble s’être transformé ces derniers mois, aux yeux des Français, en une arrogance handicapante.
Mise en garde
C’est en tout cas ce que disent les sondages. Les uns après les autres, ils voient la popularité du chef de l’Etat s’effriter pour se situer désormais aux alentours de 30 %. « Emmanuel Macron a abîmé les fondamentaux du macronisme, son image est très dégradée », juge Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos. Et, aujourd’hui, plus encore que de la pédagogie sur sa politique, ce que veulent les Français, à en croire les études d’opinion, c’est un président à l’écoute, moins distant, et plus ouvert au dialogue.
« En général, quand on tombe à moins de 30 % d’avis favorables dans les sondages, on ne remonte pas. Sauf période de cohabitation ou événement exceptionnel. Hollande était remonté très provisoirement après les attentats, Sarkozy un peu plus longuement après la crise financière de 2008 »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Editorial du « Monde ». Emmanuel Macron a reconnu, jeudi, la responsabilité de l’Etat dans la pollution au chlordécone tout en fermant la porte à une indemnisation de toute la population antillaise.
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Chlordécone, un scandale sanitaire

Editorial du « Monde ». Emmanuel Macron a reconnu, jeudi, la responsabilité de l’Etat dans la pollution au chlordécone tout en fermant la porte à une indemnisation de toute la population antillaise.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 11h48
   





                        



   


Editorial. « La pollution au chlordécone est un scandale environnemental », a reconnu Emmanuel Macron, jeudi 27 septembre, lors du premier jour de son voyage aux Antilles. Il est le premier chef d’Etat français à mettre des mots sur une menace invisible qui plane sur la Martinique et la Guadeloupe. Pendant plus de vingt ans, ce pesticide ultratoxique a été utilisé dans les bananeraies afin de lutter contre le charançon. Entre 1972 et 1993, le chlordécone a été répandu massivement, alors même qu’il avait été classé « cancérogène possible » dès 1979 par l’Organisation mondiale de la santé. Aussi résistant que toxique, il contamine aujourd’hui les sols pour des siècles.

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                En Martinique, Macron qualifie la pollution au chlordécone de « scandale environnemental »



« L’Etat a sa part de responsabilité », a également admis M. Macron, mettant un terme à des décennies de déni. Pour le chef de l’Etat, cela passe par l’ouverture d’un processus de reconnaissance de l’exposition au chlordécone comme une maladie professionnelle. C’est un premier pas. Mais ce progrès a toutes les chances d’être jugé insuffisant, le président ayant, dans le « même temps », fermé la porte à une indemnisation élargie à l’ensemble de la population antillaise. « Si je disais qu’on va indemniser tout le monde, c’est impossible même budgétairement, et ce serait irresponsable », a martelé M. Macron. Pourtant, le chlordécone ne représente pas un danger pour les seuls travailleurs agricoles. Des taux plus ou moins importants ont été détectés chez la quasi-totalité des Guadeloupéens (95 %) et des Martiniquais (92 %).

        Lire l’enquête :
         

          Chlordécone : les Antilles empoisonnées pour des générations



Défiance envers les autorités
Sur un sujet aussi sensible, tous les mots ont leur importance. Or, le chef de l’Etat s’est bien gardé d’accoler le terme « sanitaire » à celui de « scandale ». A l’instar des dossiers du sang contaminé et de l’amiante, celui du chlordécone est pourtant bel et bien un scandale sanitaire et pas seulement environnemental. Les études scientifiques sont légion, qui démontrent les risques associés à l’exposition à ce perturbateur endocrinien. Il en est ainsi du cancer de la prostate, pour lequel la Martinique détient le triste record du monde, avec plus de 227 nouveaux cas pour 100 000 hommes chaque année.
Sur ce point, Emmanuel Macron a choisi de rester dans le flou, estimant qu’« il n’y a pas aujourd’hui de preuve scientifique établie ». Pas de quoi calmer la colère et les craintes des Antillais, dont la défiance envers les autorités et le sentiment d’abandon sont montés d’un cran après la publication, en décembre 2017, d’un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), contesté par d’autres experts, concluant que les limites maximales de résidus de chlordécone autorisés dans les aliments étaient suffisamment protectrices.
Le président de la République ne s’est pas davantage aventuré à évoquer un « scandale d’Etat ». Pourtant, là aussi, la question se pose. Pourquoi la France a-t-elle en effet attendu 1990 pour interdire un pesticide qui avait été classé « cancérogène possible » en 1979 et banni aux Etats-Unis dès 1976 ? Pourquoi le chlordécone a-t-il bénéficié de dérogations – signées par deux ministres de l’agriculture de François Mitterrand – pendant trois ans aux Antilles après son interdiction ? Une plainte contre X pour mise en danger d’autrui, déposée en 2006, vise à répondre à ces interrogations. Elle devrait permettre d’établir la « part de responsabilité » de l’Etat. Douze ans et trois juges d’instruction plus tard, l’enquête a été dépaysée au tribunal de grande instance de Paris. Elle est toujours au point mort.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le républicain Jeff Flake a obtenu que le Sénat américain laisse un semaine au FBI pour enquêter sur l’accusation d’agression sexuelle qui vise le candidat de Donald Trump à la Cour suprême.
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Affaire Kavanaugh : le coup de théâtre d’un sénateur taraudé par les doutes

Le républicain Jeff Flake a obtenu que le Sénat américain laisse un semaine au FBI pour enquêter sur l’accusation d’agression sexuelle qui vise le candidat de Donald Trump à la Cour suprême.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h07
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 13h16
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Le républicain Jeff Flake, sénateur de l’Arizona, pénètre dans un ascenseur du Congrès pour se rendre à une réunion de la commission judiciaire du Sénat, vendredi 28 septembre. Il vient d’annoncer son intention de soutenir la candidature de Brett Kavanaugh à la Cour suprême. Il se prépare donc à apporter la voix décisive permettant à la candidature du juge, accusé d’agressions sexuelles remontant à plusieurs décennies, de franchir l’avant-dernière étape de son parcours, avant un vote en séance publique. La porte de l’ascenseur, cependant, ne se referme pas, bloquée par deux jeunes femmes qui apostrophent l’élu sans ménagement, sous le regard de caméras.
« Lundi, je suis venue dans votre bureau. Je vous ai raconté l’histoire de mon agression sexuelle, a assuré la première, Ana Maria Archila. Ce que vous faites va permettre à quelqu’un qui a effectivement violé une femme de siéger à la Cour suprême. Ce n’est pas tolérable. Vous avez des enfants dans votre famille. Pensez à eux. »
« Ne regardez pas ailleurs. Regardez-moi et dites-moi que ce qui m’est arrivé n’a pas d’importance, que vous laisserez les gens comme eux entrer dans la plus haute cour du pays et dire à tout le monde ce qu’ils peuvent faire à leur corps », a poursuivi la seconde, Maria Gallagher, dans une allusion à la position ambiguë de Brett Kavanaugh sur l’avortement. L’élu a écouté, silencieux.



Nul ne peut dire de quel poids ont pesé ces témoignages, mais quelques heures plus tard, avec l’aide de son ami démocrate Chris Coons (Delaware), le sénateur était à l’origine d’un coup de théâtre. En échange de sa voix, il obtenait la semaine d’enquête du FBI que ses collègues démocrates demandaient en vain. Mercredi, en séance publique, Jeff Flake avait déjà longuement fait part du malaise suscité par la tournure de la procédure de confirmation, invitant ses pairs à respecter « l’humanité » de l’accusatrice, Christine Blasey Ford, et du juge. Le lendemain, lors de leurs auditions douloureuses, alors que le camp républicain se portait au secours de Brett Kavanaugh en stigmatisant les questions de démocrates qualifiés de comploteurs, il s’était contenté de déplorer à nouveau un climat de guerre civile.
Le sénateur de l’Arizona, qui compte parmi les rares élus républicains, désormais, à dire ce qu’il pense de Donald Trump, quittera bientôt le Sénat. Prenant acte du divorce avec des électeurs devenus des inconditionnels du président, il a renoncé à se représenter en novembre. Son initiative de vendredi sera l’un de ses derniers gestes de parlementaire. Elle peut tout aussi bien conforter Brett Kavanaugh, si le FBI se révèle incapable de dire qui de l’accusé ou de l’accusatrice dit la vérité, ou bien mettre un terme aux ambitions du juge si la police fédérale conforte la thèse de Christine Blasey Ford. Dans les deux cas, Jeff Flake aura sans doute le sentiment du devoir accompli.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le réseau social a déconnecté de force 90 millions de comptes pour circonscrire cette attaque informatique, une des plus importantes dont il ait jamais été la cible
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/09/2018
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Cinquante millions de comptes Facebook affectés par une faille de sécurité

Le réseau social a déconnecté de force 90 millions de comptes pour circonscrire cette attaque informatique, une des plus importantes dont il ait jamais été la cible



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 19h16
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 14h34
    |

            Martin Untersinger








                        


Facebook a annoncé, vendredi 28 septembre, avoir été victime d’une attaque informatique. Des pirates, tirant parti d’une faille dans le code du réseau social, ont eu accès à des éléments susceptibles de leur ouvrir les portes d’un peu moins de 50 millions de comptes Facebook.
Lors d’une conférence de presse tenue vendredi en présence de son PDG, Mark Zuckerberg, l’entreprise a expliqué ne pas savoir si ces pirates avaient effectivement pris le contrôle de tout ou partie des comptes concernés ou extrait des informations de ces comptes. L’enquête interne, en collaboration avec le FBI, vient de débuter, et l’entreprise n’exclut pas à ce stade cette inquiétante hypothèse. Elle a également dit ne pas savoir qui se trouvait derrière cette attaque, d’une ampleur inédite dans l’histoire de Facebook.
Déconnexions « par précaution »
Alerté par une activité inhabituelle sur son réseau, Facebook a identifié la faille mardi après-midi, avant de la corriger dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 septembre. Pour circonscrire totalement l’incident, l’entreprise a décidé de déconnecter de force la cinquantaine de millions de comptes affectés ainsi que 40 millions de comptes supplémentaires, « par précaution ». De nombreux utilisateurs dans le monde – dont des Français, comme a pu le constater Le Monde – ont rapporté avoir été déconnectés vendredi.
Il est inutile pour ces utilisateurs de changer leur mot de passe Facebook. Interrogé par Le Monde, le vice-président du réseau social chargé des questions de sécurité, Guy Rosen, a assuré que l’opération de déconnexion forcée était suffisante. Par mesure de précaution supplémentaire, il est toutefois possible de déconnecter manuellement Facebook de tous ses appareils depuis les paramètres, avant de se reconnecter. Les internautes en question verront par ailleurs très prochainement un message d’information s’afficher sur la page d’accueil de Facebook.
Guy Rosen a précisé que l’agence irlandaise de protection des données personnelles avait d’ores et déjà reçu une notification, ce qui indique que des citoyens européens sont victimes de la faille. La législation de l’Europe a rendu obligatoire cette notification lorsque des données de citoyens européens sont concernées par une fuite ou une attaque.
Trois bugs combinés
La faille utilisée par les pirates se nichait dans le code informatique de la fonctionnalité « Aperçu de mon profil », destinée à vérifier ses paramètres de confidentialité. Elle permet de voir la manière dont son compte apparaît lorsqu’il est visité par un tiers.
En combinant trois défauts dans le code, les pirates ont eu accès à un peu moins de 50 millions de « tokens » (« jetons »). Il s’agit de l’équivalent d’une clé stockée dans l’appareil connecté à Facebook (application d’un téléphone ou navigateur Internet sur un ordinateur) et qui évite à l’utilisateur de saisir son mot de passe à chaque fois qu’il revient sur le réseau social. En mettant la main sur cet élément, il est aussi possible de prendre le contrôle d’un compte et d’accéder à des sites Internet ou des applications qui utilisent Facebook comme moyen de s’identifier : par exemple, les comptes des applications Instagram ou d’Oculus, selon les explications données par Facebook. En réaction, la fonctionnalité « Aperçu de mon profil » a été désactivée vendredi.

   


Une grande première pour Facebook
C’est la première fois que Facebook révèle une attaque informatique d’une telle ampleur. « Nous continuons à améliorer nos défenses. Nous faisons l’objet d’attaques constantes de la part de gens qui tentent de pirater des comptes ou de récupérer des informations personnelles », a déclaré Mark Zuckerberg.
Le scénario est cette fois-ci complètement différent de l’aspiration des données Faceboook dans le cadre de l’affaire Cambridge Analytica. Les données avaient alors été obtenues de manière totalement légale : à l’époque, Facebook autorisait les applications tierces à accéder à de nombreuses informations personnelles. Le piratage dévoilé aujourd’hui tire, lui, parti d’un bug inscrit directement dans le code informatique de Facebook.
Cette affaire tombe au plus mal pour Facebook, affaibli ces dernières années par des polémiques à répétition concernant la sécurité de ses systèmes et des données de ses utilisateurs.
En 2016, il a été totalement pris de court par les opérations menées par le pouvoir russe, qui a diffusé sans difficulté sa propagande destinée à polluer le climat politique américain. Sa capacité à résister aux éventuelles opérations d’ingérence lors de la campagne des élections de mi-mandat est observée de très près outre-Atlantique.En mars, l’affaire Cambridge Analytica a mis sous le feu des projecteurs la question de la protection des données, attirant les foudres des autorités américaines et européennes.

« Aucun besoin de changer vos mots de passe »
Comment protéger son compte ? Comment savoir si l’on a été concerné par la faille de sécurité qui a touché 50 millions de comptes ? Pour le moment, les informations fournies par Facebook sont encore trop parcellaires pour répondre à ces questions.
Dans un message adressé à ses utilisateurs, Facebook assure toutefois qu’il n’y a « aucun besoin de changer vos mots de passe ». Rien n’indique non plus qu’il soit aujourd’hui nécessaire de se déconnecter de tous les comptes connectés avec Facebook, y compris dans les applications tierces comme Instagram ou Tinder : le fait d’avoir été déconnecté de force de son compte Facebook vendredi a normalement résolu la faille de sécurité, si jamais son compte était touché.
Les utilisateurs de comptes Facebook peuvent toutefois le faire eux-mêmes dans leurs paramètres, par mesure de précaution supplémentaire. Par ailleurs, si le fait d’avoir été déconnecté de force peut signifier que son compte a été affecté par la faille de sécurité, Facebook a expliqué vendredi qu’il avait également déconnecté des comptes (90 millions en tout) « par souci de sécurité », qui n’avaient pas forcément été utilisés de manière frauduleuse.
Il est encore impossible de savoir si son compte fait partie des 50 millions auxquels des pirates ont pu avoir accès, et impossible de savoir si des données privées ont été volées dans l’opération. On sait en revanche que la faille de sécurité a rendu cela possible. Et si des pirates ont effectivement récupéré des données, il est déjà trop tard pour agir. Seule certitude de Facebook : aucune donnée de carte bancaire n’a été dérobée dans le cadre de cette faille de sécurité.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Les deux usines du constructeur d’automobiles japonais outre-Manche emploient actuellement quelque 3 000 personnes.
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En cas de Brexit dur, Toyota interrompra sa production au Royaume-Uni

Les deux usines du constructeur d’automobiles japonais outre-Manche emploient actuellement quelque 3 000 personnes.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 15h28
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 17h16
   





                        


Le patron du constructeur automobile japonais Toyota au Royaume-Uni, Marvin Cooke, a prévenu samedi 29 septembre que l’usine britannique de Burnaston verrait sa production temporairement interrompue en cas d’une sortie de l’Union européenne sans accord. « Je pense que si le Royaume-Uni rompt avec l’UE à la fin de mars, la production s’arrêtera dans notre usine », a prévenu M. Cooke, interrogé par la BBC.
Il a dit ignorer si cette interruption durerait « seulement quelques heures, des jours ou des mois ». M. Cooke a dit que cela pourrait aussi affecter l’avenir de l’usine à plus long terme, en raison de coûts supplémentaires d’importation et d’exportation qui rogneraient sa compétitivité. « Malheureusement, cela réduirait le nombre de voitures fabriquées au Royaume-Uni et cela entraînerait des pertes d’emplois. »

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                L’industrie automobile britannique en plein doute



Selon la BBC, l’usine de Burnaston (centre de l’Angleterre), dont la production dépend notamment de composants importés de l’UE, a produit près de 150 000 voitures l’an dernier, 90 % étant destinées à l’exportation vers l’UE. Avec l’autre usine implantée à Deeside (nord du pays de Galles), Toyota emploie en tout quelque 3 000 personnes dans le pays.
Les négociations dans une « impasse »

   


Le ministre des entreprises, Greg Clark, a déclaré samedi que cet avertissement de l’entreprise japonaise mettait en exergue la nécessité pour Londres de conclure un accord de divorce avec l’UE. Toyota n’est pas le premier constructeur automobile à alerter sur les conséquences d’un Brexit dur au Royaume-Uni.
En juillet, Jaguar Land Rover avait menacé de réduire ses dépenses dans le pays dans cette éventualité. Deux mois plus tard, en septembre, BMW avait annoncé que son usine fabriquant la Mini au Royaume-Uni fermerait quatre semaines une fois la sortie de l’UE effective afin d’éviter toute perturbation en cas de Brexit sans accord.
Les Vingt-Sept et Londres doivent s’entendre en octobre ou novembre sur l’accord scellant leur divorce ainsi que sur une déclaration fixant le cadre de leur future relation. Mais la première ministre britannique, Theresa May, a déclaré que les négociations sur le Brexit étaient dans une « impasse » à la suite du rejet de ses propositions par les dirigeants européens au sommet informel de Salzbourg (Autriche) en septembre.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Dans l’attente d’une possible extradition par la justice britannique, l’intermédiaire franco-algérien accuse la justice française d’être « dans l’incapacité de justifier son mandat d’arrêt ».
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Financement libyen : Alexandre Djouhri défie les juges

Dans l’attente d’une possible extradition par la justice britannique, l’intermédiaire franco-algérien accuse la justice française d’être « dans l’incapacité de justifier son mandat d’arrêt ».



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h43
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 11h06
    |

            Simon Piel et 
Joan Tilouine








                        



                                


                            

Lors de ses conversations téléphoniques, l’homme d’affaires franco-algérien Alexandre Djouhri n’a cessé de moquer ou d’insulter les juges et policiers français qui l’écoutaient dans le cadre de l’enquête sur le présumé financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. « Ils sont sur un tracteur, mais ils labourent le désert », disait-il à son ami Alain Marsaud, en avril 2016. Cet ancien magistrat, ancien député Les Républicains, tente sans succès de le convaincre de livrer sa version : « Tu devrais venir et faire une conférence de presse. Tu dis “Voilà. Je vais vous dire qui je suis. Voilà.” » 
Plus inquiet, après avoir été entendu par les enquêteurs comme témoin en septembre 2016 dans cette affaire, l’ancien premier ministre Dominique de Villepin, autre ami fidèle de M. Djouhri, l’exhorte à se rendre devant les juges qui l’ont convoqué ce même mois :  « Je reste convaincu que la meilleure façon d’arrêter cette dinguerie, c’est de… c’est de parler. » En vain.
Il a fallu attendre le mois d’avril pour que, par le biais de ses avocats, M. Djouhri fasse savoir qu’il était « disposé à être entendu » par les juges. Vendredi 28 septembre, à Londres, il a transmis un communiqué à l’Agence France-Presse dans lequel il clame son innocence et fustige les méthodes de la justice française. « Le parquet national financier (PNF) est incapable d’apporter la moindre preuve à la justice anglaise, assure-t-il. En faisant croire à la justice anglaise, faussement, que j’étais un fugitif, le PNF s’est fourvoyé et est aujourd’hui dans l’incapacité de justifier son mandat d’arrêt. »
« Monsieur Alexandre »
Personnage clé des relations franco-libyennes, sous la présidence de Jacques Chirac puis sous celle de Nicolas Sarkozy, qu’il tutoie tous deux, l’homme d’affaires de 59 ans est soupçonné d’être au cœur de l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle...




                        

                        


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Ryder Cup : l’Europe mène 10 à 6 face aux Etats-Unis

L’Américain Tiger Woods, associé cette fois à son compatriote Bryson DeChambeau, a perdu sa troisième rencontre en deux jours



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 14h34
 • Mis à jour le
29.09.2018 à 18h22
   





                        



   


A l’issue des huit premiers matchs de double, disputés en format « fourballs », L’Europe a creusé l’écart, samedi 29 septembre. Le vieux continent mène désormais 10 à 6 face aux Etats-Unis dans la Ryder Cup 2018, qui se tient à Saint-Quentin-en-Yvelines (78).
Samedi, les deux équipes ont chacune remporté deux matches parmi les quatre joués samedi après midi en format « foursomes », dans lequel les joueurs frappent chacun leur tour la même balle.
« Mollywood »
L’Américain Tiger Woods, associé cette fois à son compatriote Bryson DeChambeau, a perdu sa troisième rencontre en deux jours, toujours face à l’Italien Francesco Molinari et l’Anglais Tommy Fleewood, qui ont deux déjà ramené quatre points à l’Europe. Le duo, qui a gagné le surnom de « Mollywood » ce week-end, a l’occasion d’écrire l’histoire séparément, en remportant son simple dimanche : jamais aucun joueur européen n’a engrangé cinq points sur cinq possibles au cours d’une édition de la Ryder Cup.

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Dans les autres matches de l’après-midi, l’Anglais Justin Rose et le Suédois Henrik Stenson ont battu Dustin Johnson et Brooks Koepka. L’Espagnol Sergio Garcia et le Suédois Alex Noren se sont inclinés contre Bubba Watson et Webb Simpson. Enfin, le Nord-Irlandais Rory McIlroy et l’Anglais Ian Poulter ont été dominés par Jordan Spieth et Justin Thomas.
L’Europe en position de force
Menés par Jim Furyk, les Etats-Unis, qui n’ont pas gagné sur le sol européen depuis 1993, soit cinq éditions, abordent le dernier jour dans une situation peu favorable. Les joueurs européens tenteront de confirmer leur bonne forme du moment lors de la dernière journée de la compétition dimanche, où douze simples sont prévus. L’Europe et son capitaine, le Danois Thomas Björn, peuvent se contenter de quatre victoires et d’un nul pour récupérer le trophée, perdu en 2016 à Hazeltine (Minnesota) sur le score de 17 à 11.
Pour la première fois en quarante-deux éditions, la plus prestigieuse compétition de golf par équipes se déroule en France. C’est aussi la première fois que ce rendez-vous bisannuel, qui oppose les douze meilleurs golfeurs européens à leurs homologues américains, se dispute sans aucun golfeur du pays qui l’accueille.

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Levothyrox : une pétition lancée contre le « secret des affaires »

Une association de malades de la thyroïde reproche à l’Agence du médicament de refuser de livrer des informations sur la nouvelle formule de ce produit.



LE MONDE
 |    29.09.2018 à 10h10
    |

                            Service société (avec AFP)








                        


Une pétition « contre le secret des affaires » en matière de santé publique a été lancée par une association de malades de la thyroïde, qui reproche à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) de se retrancher derrière cet argument dans l’affaire du Levothyrox. Une accusation réfutée en bloc par l’institution, qui « dément avoir attendu la nouvelle loi sur le secret des affaires » pour répondre à un avocat de plaignants dans cette affaire.
La pétition adressée à la ministre de la santé, Agnès Buzyn, avait recueilli plus de 20 400 signatures samedi 29 septembre. Elle a été lancée par le Dr Philippe Sopena, conseiller médical de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT). Cette dernière regroupe des patients qui se plaignent des effets secondaires de la nouvelle formule du Levothyrox du laboratoire allemand Merck.
A l’occasion d’une des procédures judiciaires en cours, « un avocat de patients-victimes a demandé à l’ANSM de lui communiquer le dossier d’AMM [autorisation de mise sur le marché] de la nouvelle formule de ce médicament », selon la pétition. « Après plusieurs mois d’un retard injustifiable, l’ANSM ne lui a communiqué qu’un dossier “expurgé”, dans lequel manquaient, notamment, le lieu de production et le nom de l’entreprise qui fabrique le principe actif du Levothyrox », selon l’association.
Dans une lettre datée du 4 septembre, dont l’Agence France-Presse a obtenu une copie, signée de son service juridique et adressée à l’avocat, l’ANSM précise que cette transmission du document se fait « sous réserve de l’occultation préalable des mentions susceptibles de porter atteinte aux secrets légalement protégés, et notamment à la protection du secret des affaires ». L’association dénonce cette protection du secret industriel et commercial, en faisant référence à la loi « très récente et très controversée » du 30 juillet, dite loi du secret des affaires.
Effets indésirables
« Le nom du fabricant du principe actif est dans le dossier complet de l’AMM, mais la loi sur le secret industriel et commercial interdisait depuis 1978 déjà à l’ANSM de révéler cette information “protégée” », a déclaré à l’AFP le Dr Dominique Martin, patron de l’ANSM. « Cette règle était donc en vigueur bien avant la toute récente loi sur le secret des affaires qui ne change pas nos obligations », ajoute-t-il. Il « dément que l’ANSM ait attendu cette loi de juillet 2018 pour répondre à l’avocat ».
« J’ai formulé ma demande à l’Agence du médicament en avril et elle m’a répondu en septembre. Ils ont attendu que la loi sur le secret des affaires soit définitivement validée en juillet par le Conseil constitutionnel pour invoquer cet argument », avait auparavant assuré l’avocat, Emmanuel Ludot, auprès du média en ligne Les Jours. « Nous ne pouvons tolérer que la défense des intérêts d’une entreprise privée passe avant l’intérêt général, en l’espèce la santé des citoyens », a renchéri de son côté un collectif de journalistes, Informer n’est pas un délit, qui combat la loi sur le secret des affaires.

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L’ANSM indique avoir bien répondu à la question de l’avocat qui avait demandé « la copie intégrale de la décision d’AMM », « un dossier de vingt pages qui ne comporte pas le nom du fabricant du principe actif ». Et « dément », par conséquent, « avoir occulté [son nom]. Le produit étant d’origine chimique, la mention de fabricant d’un produit d’origine biologique était “sans objet” » , précise-t-il.
Selon des chiffres officiels, 31 000 patients se sont plaints d’effets indésirables de la nouvelle formule du Levothyrox, arrivée sur le marché français fin mars 2017. « L’origine des produits composant le nouveau Levothyrox est uniquement européenne et on l’a déjà dit et écrit », a rappelé M. Martin en réponse aux insinuations selon lesquelles ces produits seraient d’origine asiatique.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Le documentariste Michel Toesca a suivi l’agriculteur de la vallée de la Roya engagé auprès des migrants.
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« Libre » : le combat altruiste de Cédric Herrou

Le documentariste Michel Toesca a suivi l’agriculteur de la vallée de la Roya engagé auprès des migrants.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 07h50
    |

            Jacques Mandelbaum








                        



   


L’avis du « Monde » – à voir
Applaudi au Festival de Cannes, le 17 mai, alors qu’il montait les marches en compagnie de migrants, enfariné par des militants d’extrême droite, le 17 septembre, au cinéma Le Navire, à Valence, au cours d’une avant-première du film. Ainsi va le destin contrasté de l’agriculteur Cédric Herrou, dont l’action est au cœur de Libre, documentaire signé Michel Toesca. Du moins l’intéressé n’a-t-il rien perdu de sa pugnacité ni de son humour, déclarant à nos confrères de France Bleu à la suite de l’incident : « Ce n’est pas avec de la farine que l’on va régler le problème. D’ailleurs, j’ai vu que les paquets venaient d’Argentine. Ils pourraient faire travailler les paysans français. Comme dirait ma mère, c’est pas bien de jouer avec de la nourriture ! »

        Lire le récit :
         

          Cédric Herrou, de retour à Cannes en « officiel »



On sourit, mais la situation est grave. Grave parce qu’il se trouve, aujourd’hui en France, et plus largement en Europe, des gens suffisamment haineux pour s’en prendre physiquement à un homme qui vient en aide à ses prochains. Grave parce que la situation de l’accueil des migrants sur ce continent nous adresse à tous des questions complexes, d’ordre moral et politique. Cédric Herrou, lui, a choisi de longue date. Agriculteur de la vallée de la Roya, région frontalière de l’Italie, il a décidé, avec le soutien d’habitants de la vallée, d’accueillir des réfugiés, qui, venus des camps de Vintimille, passent la frontière pour déposer une demande d’asile en France.
Lutte quotidienne
Le réalisateur Michel Toesca, qui habite lui aussi la vallée, a filmé deux années durant en amateur cette lutte quotidienne, altruiste et triviale, paradoxale aussi, pour cette raison que ses acteurs enfreignent parfois la loi pour mieux rappeler que l’Etat français l’enfreint le premier, en refoulant les candidats à l’asile qui se présentent sur son territoire et, pire encore, en faisant de la solidarité à leur endroit un délit. La simplicité du film fait donc sa force. On en connaît l’alphabet. Disponibilité et connivence avec le milieu filmé. Absence d’équipe. Débrouille. Tournage à l’épaule avec une caméra périmée. En cela aussi, le film est en cohérence avec l’objet filmé.

        Lire le compte-rendu :
         

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Les gens qu’il nous montre ne sont pas animés par un projet politique d’envergure. Ils tiennent, comme saint Augustin, qu’une loi injuste n’est pas une loi. Et ils réagissent, très simplement, à une situation inédite qui se déroule sur leur territoire, qui voit soudain des gens démunis et épuisés passer devant chez eux à la recherche d’un abri provisoire, d’une raison de vivre. A la différence des enfarineurs et des milices affiliées qui traquent fièrement les clandestins, eux ont écouté leur cœur, leur ont ouvert la porte et tentent de leur porter secours.
Cédric Herrou, barbu décontracté, est à ce titre le parfait héros du film. Surmédiatisé d’un côté, mis en taule de l’autre. Joyeux, généreux, courageux, opiniâtre. En un mot, exemplaire. Ne doutons pas que la postérité, pour sa contribution à l’intelligence et à la survie de l’humanité, se souvienne de lui plutôt que de ses adversaires.

Documentaire français de Michel Toesca (1 h 40). Sur le Web : www.jour2fete.com/distribution/libre



                            


                        

                        

