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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ L’équipe de France féminine de basket affronte vendredi la Belgique, néophyte à ce niveau, pour une place en demi-finale du Mondial.
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Mondial de basket : face aux Bleues, les Belges sans pression

L’équipe de France féminine de basket affronte vendredi la Belgique, néophyte à ce niveau, pour une place en demi-finale du Mondial.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 16h41
    |

            Clément Martel (Tenerife, envoyé spécial)








                        



   


« Sans pression ». L’équipe de France est prévenue. Au moment d’affronter cette dernière en quarts de finale de la Coupe du monde féminine de basket, vendredi 28 septembre à Tenerife (18 h 30, heure française, sur Canal+ Décalé), les « Belgian Cats » s’avancent sans complexe. Il faut dire que, pour la première participation de son histoire à la Coupe du monde, la sélection belge peut s’enorgueillir d’une série brûlante. Les joueuses de Philip Mestdagh sont sorties premières, à la surprise générale, de leur groupe en phase de poule, battant notamment, au buzzer, le pays organisateur, l’Espagne.

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Troisièmes du dernier Euro (derrière l’Espagne et la France), les Belges ne minimisent pas l’ampleur de la tâche qui les attend. Au contraire. « La France dispose de beaucoup de joueuses de taille, constate l’entraîneur belge. Elles sont physiques, jouent très bien au basket et sont surtout très costaudes à l’intérieur. »
Mais celui par qui le renouveau du basket belge est advenu – associé à une génération montante – sait ce que son équipe doit faire pour l’emporter. « L’équipe de Turquie a bien essayé de répondre à leur pression, mais elle manquait de taille et n’a peut-être pas utilisé assez les shoots à distance pour tenter d’inquiéter plus la France. Nous avons sans doute cette option dans notre équipe. »
Les deux tours des Flandres
Il faut remonter à 2007 pour retrouver trace d’un affrontement franco-belge en compétition officielle. « Cela me file un coup de vieux », sourit l’inoxydable Ann Wauters, déjà présente à l’époque. « Cela fait très longtemps que la France n’a plus joué la Belgique, prolonge la coach française Valérie Garnier. En revanche, on connaît bien leurs joueuses, parce qu’on les rencontre dans les compétitions européennes en club ou parce qu’elles participent au championnat français. »
« On connaît l’équipe de France, c’est une machine », assène Anne Wauters. La plus ancienne des deux « tours des Flandres » – comme on l’a surnommée, elle, et la nouvelle merveille du basket belge, Emma Meesseman – sait de quoi elle parle. Ayant baroudé dans le championnat de France, elle connaît la plupart des Bleues.

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« C’est un grand match. On a bien géré ses minutes lors des trois premiers matchs pour qu’elle soit prête vendredi. Elle va jouer jusqu’au bout face aux Françaises », insiste Philip Mestdagh. Pour ménager ses 37 printemps, le temps de jeu d’Ann Wauters a en effet été géré par l’entraîneur lors de la phase de groupe. Avec dans l’idée de réaliser une performance similaire – dans un style différent – avec l’expérimentée gachette grecque Evanthia Maltsi face à la France (28 points).
Associée à Emma Meesseman, Ann Wauters entend tenir la dragée haute à la paire intérieure bleue Gruda-Miyem. Le duo qui prendra la mesure de son adversaire dans ce duel en altitude mettra son équipe sur de bons rails.
Maintenir la pression pendant quarante minutes
« Elles sont tellement fortes que, parfois, en remontant la balle, je me demande avec laquelle je dois jouer, sourit la pourvoyeuse en chef de balle aux tours jumelles belges, la meneuse Marjorie Carpréaux. Elles savent tout faire, elles ont un fort mental. »
« Ce sera un match très costaud contre une formation au style différent de l’Espagne, avec plus de taille, anticipe Ann Wauters, ancienne joueuse de Valenciennes et Villeneuve-d’Ascq. A nous de trouver des solutions avec notre équipe bien équilibrée. Si l’on est à notre meilleur niveau, je pense que l’on peut battre la France. »
Même constat côté français, où l’entraîneuse Valérie Garnier – qui a donné champ libre à ses joueuses jeudi – prévoit un « défi physique » contre les Belges.

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Un défi auquel il faudra répondre en équipe. Outre ses individualités, la Belgique s’illustre depuis l’entame de la compétition par son état d’esprit. « Cette équipe communique par la voix et le geste, souligne Valérie Garnier. Leur langage corporel et vocal est vraiment très présent et elles en ont fait une force. Elles se nourrissent de moments et d’actions positifs. » 
La coach française espère limiter ces moments en réalisant une performance que les Bleues ont peiné à fournir depuis le début du Mondial : maintenir une pression quarante minutes durant. C’est toujours une histoire de pression. La place en demi-finales – historique pour les deux équipes – est à ce prix.
France - Belgique, 18 h 30 à Tenerife, retransmis sur Canal+ Décalé



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le président de la Confédération africaine de football revient sur les nombreux défis de l’organisation, dont l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019.
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Entretien

Foot africain : « La CAF prendra sa décision pour la CAN 2019 après la présidentielle camerounaise »

Le président de la Confédération africaine de football revient sur les nombreux défis de l’organisation, dont l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019.

Propos recueillis par                                            Alexis Billebault (contributeur Le Monde Afrique)




LE MONDE
              datetime="2018-09-28T15:31:42+02:00"

        Le 28.09.2018 à 15h31






    
Le président de la Confédération africaine de football, au Caire, le 22 avril 2018.
Crédits : KHALED DESOUKI / AFP


Président de la Confédération africaine de football (CAF) depuis mars 2017, le Malgache Ahmad Ahmad est un homme qui gère des dossiers brûlants : la future Coupe d’Afrique des nations (CAN) prévue au Cameroun, l’indispensable professionnalisation du football africain, la réforme de l’instance qu’il dirige, l’échec des sélections du continent à la Coupe du monde en Russie. Il revient sur tous ces points pour Le Monde Afrique alors qu’un comité exécutif de la CAF est en train, vendredi 28 septembre, d’éplucher au Caire le rapport d’audit sur l’avancement des travaux au Cameroun en vue de la Coupe d’Afrique des nations en 2019.
Que va-t-il sortir du comité exécutif de la CAF ? Il ne se passe pas une semaine sans que l’organisation de la CAN au Cameroun ne soit remise en cause…
Ahmad Ahmad En août, une commission technique de la CAF et une société d’audit ont passé plusieurs jours au Cameroun pour une visite d’inspection. La CAF n’effectuera aucune communication quant à la décision qui sera prise avant la présidentielle camerounaise du 7 octobre. Nous ne voulons pas perturber la campagne. En 2017, la CAF avait attendu la fin de la présidentielle au Kenya pour annoncer sa décision de lui retirer l’organisation du Championnat d’Afrique des nations [CHAN]. Ce n’est pas moi qui vais décider seul si le Cameroun peut organiser ou non la compétition. Nous ne sommes plus dans un système de gouvernance dictatorial, où toutes les décisions étaient prises par une personne. A la CAF, il y a des compétences, des experts. Les décisions sont prises de façon collégiale.

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Le Maroc est souvent présenté comme l’unique recours en cas de défaillance du Cameroun…
Oui, mais pourquoi ne parle-t-on pas de l’Afrique du Sud ou de l’Egypte ? Ces pays disposent de toutes les infrastructures nécessaires.
La CAN à vingt-quatre équipes ne risque-t-elle pas de limiter le nombre de pays capables de l’organiser ?
Il ne faut pas voir les choses ainsi. Beaucoup de pays veulent accueillir la CAN. L’organisation de cet événement peut permettre à des Etats de moderniser ses infrastructures sportives bien sûr, mais pas seulement : ses transports, hôpitaux, communications. Une CAN à vingt-quatre, c’était une volonté des acteurs du football africain. Il y a un cahier des charges précis. Les pays candidats sont au courant des exigences. Quand il y a une volonté, on peut faire de grandes choses.
Récemment, des incidents, parfois mortels, ont été recensés dans des stades en Gambie, à Madagascar et en Angola. Comment mieux lutter contre ces problèmes de sécurité ?
La CAF est là pour aider les fédérations qui organisent des matchs. On peut envoyer des experts, des bénévoles, mais elle ne peut pas tout faire. J’ai été choqué par les événements que vous avez cités. L’organisation des matchs demande beaucoup de rigueur et certains Etats doivent moderniser leurs stades. Sinon, il y aura un football africain à deux vitesses alors que c’est une véritable passion en Afrique. Le sport, et le foot en particulier, est un levier important pour l’éducation, pour la jeunesse, pour l’économie. J’ai été sensible à l’idée d’Emmanuel Macron, qui souhaite financer des projets sportifs en Afrique via une plate-forme. Nous avons des contacts avec la Banque mondiale, l’Agence française de développement [AFD] notamment.

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Qu’en est-il de votre souhait de professionnaliser le football africain ?
Ce n’est pas un souhait, c’est une obligation ! Un passage nécessaire pour le rendre plus compétitif. Il faut que les championnats professionnels se mettent en place dans le plus grand nombre de pays. Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, les pays d’Afrique du Nord, l’île Maurice, l’Afrique du Sud l’ont fait. Globalement, cela fonctionne bien. Il faut que les championnats se déroulent de manière régulière. Mais dans certains pays, les championnats n’ont pas de statut professionnel, alors que les joueurs vivent à 100 % du football. Et certains peuvent en profiter pour quitter un pays sans en avertir les dirigeants. Il faut donc que les choses soient plus structurées : des championnats plus forts, des joueurs avec un vrai statut, de meilleures infrastructures, des dirigeants et des entraîneurs mieux formés. Dans ces conditions, les footballeurs seront moins tentés par l’exil et le niveau sera plus relevé.
Comment expliquez-vous l’échec des sélections africaines lors de la Coupe du monde ?
Le talent n’est pas toujours suffisant. Aucune équipe n’a passé le premier tour, mais il y a eu de bonnes choses malgré tout. Ce n’est pas un échec total. Mais il est vrai que les sélections africaines ont encaissé trop de buts en fin de match. Un match, c’est quatre-vingt-dix minutes, plus le temps additionnel. Je pense qu’il faut améliorer les préparations mentale et physique. Il faut aussi davantage de stabilité. Changer trop souvent de sélectionneur n’est pas une bonne solution.
Lors la Coupe du monde, la France a été présentée par certains comme la sixième équipe africaine de la compétition. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
J’ai été étonné. Il y a des joueurs français d’origine africaine, c’est vrai, mais ils sont nés en France, qui est une ancienne puissance coloniale. Cela fait longtemps qu’il y a des joueurs d’origine africaine chez les Bleus. Pourquoi toujours chercher des polémiques ? Et souvent, ceux qui tiennent de tels propos sont persuadés de connaître l’Afrique, alors qu’ils n’y vont qu’une fois par an en vacances. Moi qui suis africain et vis sur le continent, je n’ai pas la prétention de le connaître parfaitement. Il est tellement vaste, il y a tellement de cultures, de diversité. C’est un continent complexe.

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Quel mode de gouvernance voulez-vous incarner ? Avez-vous des contacts avec votre prédécesseur, Issa Hayatou ?
J’ai voulu faire de la CAF une institution démocratique, où tout ne dépend plus d’un seul homme. Il existe en interne différentes commissions et toutes sont très actives. Le partage des responsabilités, y compris les miennes, est une évidence. Il faut échanger, écouter. J’ai remarqué, après avoir pris mes fonctions, que des dirigeants du football africain attendaient les instructions d’en haut. Je veux au contraire qu’ils anticipent, proposent, émettent des avis. Sinon, je n’ai eu aucun contact depuis mon élection avec mon prédécesseur alors qu’il avait déclaré être prêt à m’aider. Je ne le regrette pas. Chacun a son mode de fonctionnement. La seule fois où il a parlé de moi, c’était après que j’ai regretté, en août 2017, l’inertie du Cameroun à propos des travaux en vue de la CAN 2019.
Vous avez été sénateur et ministre à Madagascar. Envisagez-vous de refaire de la politique quand vous ne serez plus président de la CAF ?
Je me concentre sur mon mandat actuel. Ce dont j’ai envie, pour l’avenir, c’est de rentrer chez moi, à Mahajanga, et d’être utile pour ma ville. C’est un projet que j’avais déjà bien avant mon élection à la CAF. Je ne sais pas encore de quelle manière, mais j’aimerais jouer un rôle actif à Mahajanga. Il y a beaucoup à faire.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ A 51 ans, Edwige Pitel est la doyenne de l’équipe de France aux championnats du monde de cyclisme, à Innsbruck. Mais l’analogie avec l’inusable championne, mal-aimée du milieu, lui est insupportable.
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Ne l’appelez pas Jeannie Longo

A 51 ans, Edwige Pitel est la doyenne de l’équipe de France aux championnats du monde de cyclisme, à Innsbruck. Mais l’analogie avec l’inusable championne, mal-aimée du milieu, lui est insupportable.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 13h58
    |

            Clément Guillou (Grenoble, Isère, envoyé spécial)








                        



   


Edwige Pitel, qui dispute samedi le championnat du monde de cyclisme à Innsbruck avec l’équipe de France, nous a lancé un défi : « J’aimerais que vous vous démarquiez de tous les autres journalistes en essayant de ne pas la citer, de ne pas me comparer à elle. Quand elle n’était plus performante, on nous rebattait encore les oreilles avec elle. C’était il y a presque dix ans. Il est temps d’arrêter ! » Hélas, les journalistes sont tous les mêmes. Lorsqu’on est monté sur les hauteurs de Grenoble avec la championne de 51 ans, on n’a pu s’empêcher de penser à « elle ».
Les cyclistes qui disputent les championnats du monde à 50 ans passés ne sont déjà pas si nombreuses. Si en plus elles ont accolé à leur nom le plus grand palmarès du sport français… Alors, Jeannie Longo est restée une présence, un sparadrap qui colle à Edwige Pitel, parce qu’en apparence tout les rapproche : la longévité, bien sûr, le combat contre le jeunisme et l’inclination victimaire, Grenoble pour la vie et les Etats-Unis pour la préparation. Et Patrice Ciprelli, on y reviendra. Edwige Pitel pourrait trouver l’analogie flatteuse. A l’inverse, elle s’en désole.
« Elle traîne une mauvaise image dans le milieu cycliste et c’est la même chose pour moi, parce que je suis arrivée derrière elle »
« La comparaison est négative. Elle traîne une mauvaise image dans le milieu cycliste et c’est la même chose pour moi, parce que je suis arrivée derrière elle. Ça me retombe dessus, déplore-t-elle. Alors qu’on n’a pas du tout le même vécu ! Elle a fait quarante ans de vélo, je n’en ai que quinze derrière moi. Je ne me suis jamais mis en marge de la fédération comme elle l’a fait. Les jeunes m’ont toujours dit : “T’es pas comme elle !” »
Entre Pitel et son aînée, « ça a toujours été assez compliqué. Quand je suis arrivée dans le vélo, j’étais comme le grand public, je l’admirais. Dès lors que j’ai découvert le personnage, je n’admirais d’elle que ses résultats… Maintenant, même cela, je ne le respecte plus. »
Allusion à l’affaire qui a mis un astérisque au monstrueux palmarès de Longo : après des révélations du journal L’Equipe en 2011, une enquête de gendarmerie a mis au jour des achats répétés d’EPO par Patrice Ciprelli, mari et entraîneur de Jeannie Longo, depuis 2007. Patrice Ciprelli, qui a mis en avant une utilisation personnelle bien qu’étant un sportif amateur, a été condamné à un an de prison avec sursis.
« Ça a été la guerre »
Edwige Pitel est de celles qui ont approché de très près ce couple singulier, éruptif, sans pudeur, uni par la performance et qui a chuté ensemble. Lorsque Pitel s’est installée à Grenoble en 2007, pour travailler au service informatique de la mairie – où Jeannie Longo, décidément, avait été adjointe d’Alain Carignon (maire de 1983 à 1995), quinze ans plus tôt –, elle s’est rapprochée des deux seuls cyclistes qu’elle connaissait en ville. « Ciprelli m’a réellement entraînée six mois, jusqu’à ce que je devienne championne de France en 2007. A partir du moment où j’ai battu Longo, ça a été la guerre. Il a essayé de me désentraîner pour que je régresse. J’ai repris mon envol quand j’ai été débarrassée d’eux, fin 2008. » Elle tourne le visage, et d’une voix qui se brise : « Je n’ai plus envie de parler de ça. Ils m’ont fait suffisamment de mal. »

   


La première fois qu’Edwige Pitel s’est demandé si elle était trop vieille, elle avait 25 ans. L’athlétisme, abandonné sept ans plus tôt, lui faisait de l’œil. Elle a replongé, convaincue par un entraîneur que « les qualités, ça ne se perd pas, ça se retravaille ». Deux fois plus avancée dans sa vie, Edwige Pitel ne se pose plus la question de l’âge : elle constitue peut-être la meilleure chance de l’équipe de France sur le difficile circuit d’Innsbruck.
Sa présence pose une question à laquelle le cyclisme féminin tricolore s’est habitué : parmi les six meilleures Françaises et malgré tout quinquagénaire, est-elle une tache, un témoignage gênant du niveau moyen de la corporation ? Ou, à l’inverse, un exemple de carrière longue et de l’ouverture de la Fédération française de cyclisme ? Edwige Pitel retient que la nouvelle direction sportive de la Fédération ne l’a pas « discriminée » sur la base de son âge. A l’entendre, cela n’a pas toujours été le cas.
« Cette affiche, c’est la preuve en images que j’étais bien discriminée par la Fédération »
Ses absences aux Jeux olympiques 2008 et 2016 lui serrent encore le cœur, moins toutefois qu’une autre décision fédérale : traditionnellement, l’affiche du championnat de France met en avant les deux vainqueurs, homme et femme, de l’année précédente. En 2017, Edwige Pitel, championne sortante, a été remplacée par une régionale. Dans son salon, l’affiche est épinglée ; mais elle a collé sa tête à la place.
« Cette affiche, c’est la preuve en image que j’étais bien discriminée par la Fédération [alors dirigée par l’actuel président de l’Union cycliste internationale, David Lappartient]. Pour les mêmes raisons que ma non-sélection pour les JO 2016, alors que je dominais les autres Françaises de la tête et des épaules dans un stage avant les Jeux, que le parcours de Rio était fait pour moi, développe-t-elle. Ils se sont toujours défendus, que ce soit le critère, parce que c’est répréhensible pénalement. Après ça, j’ai voulu arrêter, comme en 2008. J’en avais ras le bol de lutter contre les moulins à vent. Mais tout le monde m’a dit : “Tu leur donnerais raison.” »
Misogynie
Cette fois, Innsbruck ressemble à la fin de la route. Cinq semaines après sa dernière participation, le championnat du monde sera « usant, mais moins difficile que les JO de Rio » : les femmes n’auront pas à escalader la terrible côte qui conclura la course masculine, une preuve de plus de la « misogynie de ce sport ». Quinze ans de carrière permettent de se faire une idée : « Quand j’ai voulu prendre ma première licence à l’AVC Aix-en-Provence, on m’a dit : “Non, on ne prend pas les filles.” Le sport commence à s’ouvrir parce qu’ils n’ont pas le choix, parce qu’il y a une pression médiatique et que c’est la tendance partout. La misogynie n’est plus à visage découvert mais j’imagine très bien qu’en coulisses ils se disent : “Les filles, ras le bol”. Alors que les courses sont plus intéressantes que celles des hommes. »
En France, les cyclistes qui vivent exclusivement du vélo se comptent sur les doigts de la main. D’autres bénéficient d’un détachement en étant salariées par l’armée, une collectivité ou une entreprise publique. Edwige Pitel cale ses entraînements et compétitions dans le temps que lui laisse son emploi d’ingénieure informatique à la métropole de Grenoble, un contrat à 70 %. Elle porte gratuitement les couleurs d’une équipe russe.
Si elle se refuse à dire officiellement qu’elle s’apprête à raccrocher – elle l’a déjà fait à deux reprises, avant de reprendre –, la fille d’instits de Loudéac (Côtes-d’Armor) s’est préparée « au vide énorme » qui suivra une carrière de trente ans à haut niveau : le cyclisme a succédé à l’athlétisme et au duathlon, dont elle est double championne du monde. Elle continuera à rouler pour le plaisir mais se tiendra loin des compétitions : dans sa catégorie d’âge, les distances sont trop courtes à son goût. Surtout, elle risquerait d’y croiser Jeannie Longo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Une réflexion est engagée sur la réduction du nombre de courses proposées aux parieurs.
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En perte de vitesse, le PMU cherche les recettes pour renouer avec la croissance.

Une réflexion est engagée sur la réduction du nombre de courses proposées aux parieurs.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 12h46
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 12h47
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Dimanche 7 octobre, les amateurs de course hippique du monde entier auront les yeux rivés sur Paris. Sur Longchamp plus précisément. Pour eux,  le Prix de l’Arc de triomphe, qui se courra de nouveau sur son hippodrome attitré après sa complète rénovation, est considérée comme le championnat du monde du galop. Un temps fort pour le PMU, prêt à collecter les mises des turfistes.

Pour autant, l’humeur n’est pas vraiment à la fête chez l’opérateur historique de paris hippiques. Près de six mois après sa nomination, à l’issue d’une « période d’immersion », son nouveau directeur général, Cyril Linette, livre sa première analyse. « Le constat est assez alarmant. La situation est complexe », déclare-t-il sans ambages.
L’embellie de 2017 semble avoir été de courte durée. En janvier 2018, le groupement d’intérêt économique (GIE) détenu par les sociétés de courses France Galop et le Trot se félicitait d’avoir renoué avec la croissance. Le total des enjeux, englobant paris hippiques, paris sportifs et poker, avait progressé de 2 % à 9,9 milliards d’euros. Une dynamique portée par l’international mais aussi par un retour dans le vert des paris hippiques en France. L’objectif fixé pour 2018 était alors de dépasser la barre des 10 milliards d’euros d’enjeux et de reverser 803 millions d’euros aux sociétés de courses. Sachant que le PMU leur verse l’intégralité de ses dividendes.
Les paris hippiques sont en retrait de 2 %
Depuis, le terrain est redevenu lourd pour l’opérateur historique, de nouveau en perte de vitesse. Même s’il n’a pas publié de communiqué semestriel sur son activité, M. Linette ne s’en cache pas, les objectifs ne seront pas atteints. Les paris hippiques sont en retrait de 2 % sur les six premiers mois de l’année. Et l’été a été sombre. Le PMU a pris, il est vrai, de plein fouet la Coupe du monde de football. Les Français ont délaissé le quinté pour se livrer à des pronostics sur les équipes de ballon rond favoris....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Les Américains ont souvent eu des présidents golfeurs, vieille tradition qui traduit la place de ce sport dans le pays, et parfois sa résonance politique.
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Ryder Cup : aux Etats-Unis, de la « guerre du golf » à la diplomatie sur le green

Les Américains ont souvent eu des présidents golfeurs, vieille tradition qui traduit la place de ce sport dans le pays, et parfois sa résonance politique.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 09h40
    |

            Adrien Pécout








                        



                                


                            

A-t-il encore assez de temps pour diriger le pays ? Le président des Etats-Unis joue tellement au golf que ses détracteurs se le demandent. Mais, attention, Donald Trump aime aussi jouer les spectateurs. Les organisateurs français de la Ryder Cup se préparent à l’éventualité de sa venue, sur le Golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines, entre les vendredi 28 et dimanche 30 septembre.

S’il n’a pas encore confirmé sa présence, le chef d’Etat a déjà pris soin d’encourager son compatriote Tiger Woods. A en croire l’expertise du président, diffusée sur le réseau social Twitter avant la confrontation de ce week-end entre l’équipe des Etats-Unis et celle de l’Europe, la légende du golf « joue de nouveau super bien ».
Un mois plus tôt, le « Tigre » avait froissé une partie du pays par son refus de critiquer la politique antimigratoire de M. Trump, une connaissance personnelle : « Donald Trump est le président des Etats-Unis et on doit respecter la Maison Blanche. Vous pouvez aimer ou ne pas aimer la personnalité et sa politique, mais peu importe qui est au bureau, nous devons tous respecter la fonction. » 
De la guerre du Golfe à la guerre du golf
Dans des registres différents, les Etats-Unis ont souvent eu des présidents golfeurs. Vieille tradition qui dit bien la place particulière de ce sport dans le pays, et parfois sa résonance politique. Une photographie fait foi : le républicain William Howard Taft opte, en 1909, pour le pantalon bouffant et le chapeau à bords larges.
Mais le golf a aussi ses entrées chez les démocrates. A commencer par John Fitzgerald Kennedy, ancien membre de l’équipe universitaire d’Harvard. Ou encore Barack Obama, très assidu sur les parcours, y compris durant sa mandature : un certain Donald Trump le lui avait alors reproché…
En 2017, autre photographie : le cliché rassemble cette fois trois anciens pensionnaires de la Maison Blanche, George W. Bush, Bill Clinton et donc Barack...




                        

                        


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La Ryder Cup, une « Ode à l’Europe »

La compétition de golf, qui se tient ce week-end en région parisienne, est la seule épreuve majeure où une équipe défend les couleurs de l’Europe.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 09h09
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 15h30
    |

            Adrien Pécout








                        



   


« Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant “l’Europe !”, “l’Europe !”, “l’Europe !”, mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien. » Un demi-siècle après le discours télévisé du général de Gaulle, l’Europe existera bel et bien sur le parcours du Golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines, du vendredi 28 au dimanche 30 septembre. C’est même la grande particularité de la Ryder Cup, rendez-vous bisannuel que la France accueille pour la première fois en 42 éditions.
L’Europe défie les Etats-Unis : sans armes ni violence, mais avec un bon fer en main ou un putter. Plutôt que de représenter chacun leur pays, voilà les douze meilleurs golfeurs du continent réunis sous la même bannière, aussi nombreux que les étoiles de leur drapeau bleu, le hasard faisant bien les choses.
Cette année encore, la plus prestigieuse compétition de golf par équipes donnera à voir une autre Europe que celle de l’Union européenne, cette institution que le Royaume-Uni s’apprête à quitter depuis son référendum de 2016.
Sur le parcours du Golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines, aucun Brexit dans l’immédiat : six des douze Européens viennent d’Angleterre et d’Irlande du Nord. MM. Rose, Hatton, Fleetwood, McIlroy, Casey et Poulter s’apprêtent à faire cause commune avec deux Espagnols (Garcia et Rahm), deux Suédois (Stenson et Noren), un Danois (Olesen) et un Italien (Molinari) – l’ensemble étant supervisé par un autre Danois, le capitaine Thomas Björn.

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« Spectacle dément »
Vainqueur de l’édition 2004, et désormais consultant pour la télévision, le Français Thomas Levet a déjà hâte de retrouver la « magie de cette compétition sans équivalent » et ces instants où « un téléspectateur espagnol se met soudain à encourager un golfeur suédois comme s’il soutenait l’un des siens, écrit l’ancien participant dans la préface de Ryder Cup, l’histoire intégrale de la plus grande compétition de golf (éditions Marabout, 2018, 272 pages), du journaliste Nick Callow. L’Europe, qui paraît être parfois une fiction politique ou une chimère économique, devient d’un seul coup une réalité de chair et d’os sublimée par la grâce de 12 hommes et d’un capitaine unis par le même objectif : la conquête de ce trophée doré ».
Au Monde, et cette fois à l’oral, Thomas Levet poursuit ses explications. Le sportif insiste sur l’engouement autour de la compétition, si particulier par rapport à l’ambiance feutrée d’autres rendez-vous golfiques : « Je me souviens surtout du bruit de la foule, de ses encouragements sur le parcours qui donnent l’impression de vivre une finale de Ligue des champions [en football], sauf qu’au lieu de durer une heure et demie, ça dure plusieurs jours ! » 
Sans compter les entraînements antérieurs, le Golf national devrait accueillir au moins 51 000 spectateurs pour chacun des trois jours de compétition. Dont un bon tiers de Britanniques, selon les organisateurs.
Pour Thomas Levet, ce « spectacle dément » s’explique par la dimension collective de l’événement, une rareté pour des golfeurs surtout habitués à jouer chacun pour soi. « Ici, le public peut se lâcher, il peut prendre parti pour une équipe ou une autre. L’année de ma participation, quand on a gagné, les gens ont arraché nos vêtements, les chaussures, les casquettes, et ainsi de suite, tout partait dans le public. »
« Chez nous, personne ne parle de politique »
Un autre détail acoustique a son importance. La compétition réunit les golfeurs au son de l’Ode à la joie, de Beethoven, que le Conseil de l’Europe a adopté comme hymne depuis le début des années 1970. « Quelque chose de sympa, de différent, mais de moins marquant qu’une Marseillaise. »
Certes, Thomas Levet concède « une fierté d’avoir représenté l’Europe ». Mais refuse d’extrapoler. « Chez nous, personne ne parle de politique, assure-t-il. Nous, les golfeurs du circuit européen, on veut surtout montrer à ceux du circuit américain qu’ils ne sont pas tout seuls. On fait tout pour prouver que, de ce côté de l’Atlantique aussi, on joue bien au golf. »
« Laissons la politique à la politique, et le sport au sport », confirme Jean Van de Velde, participant de l’édition 1999, l’un des deux autres Français à avoir aussi disputé la compétition. De fait, la naissance de cette équipe européenne relève d’abord et surtout d’une logique sportive.
A ses débuts, en 1927, la Ryder Cup opposait Britanniques et Américains. Et c’est pour optimiser leurs chances de victoire que les sujets de Sa Majesté ont finalement accepté dans leurs rangs des Irlandais (depuis 1973), puis des ressortissants de toute l’Europe (depuis 1979). Un temps, les Américains envisagent d’abord d’affronter une équipe du « Commonwealth ». Va finalement pour l’Europe, continent émergent du golf et nouvel adversaire.
Les exégètes prêtent cette idée à l’Américain Jack Nicklaus, plus beau palmarès du golf mondial. A l’époque, il s’agissait surtout de relancer l’intérêt du trophée, et donc de rééquilibrer le rapport de force. Ce qui survint. Jusqu’alors, les Etats-Unis avaient enquillé 18 victoires, mais seulement 3 défaites et une égalité. Depuis, c’est l’Europe qui mène : 10 victoires pour elle, contre 8 défaites et une égalité. Fort belle remontée. Ou plutôt, belle « remontada », dans la langue du regretté Severiano Ballesteros et de José Maria Olazabal.
Dépourvu de dotation financière
A l’automne 1997, comme un remerciement à ces deux golfeurs de talent, l’Espagne devint le premier pays d’Europe continentale à accueillir une édition de la Ryder Cup. Pour l’occasion, le trophée avait élu pour terrain de jeu le Valderrama Golf Club de San Roque, près de Cadix.
En 2022, après la France, il a déjà prévu de poursuivre son exploration, cette fois dans la région de Rome. Un jour, peut-être, viendra le tour de l’Allemagne. Le pays a déjà émis le souhait de recevoir également l’événement, façon de se rappeler au bon souvenir de Bernhard Langer, l’homme aux dix participations à la Ryder Cup (1981-2002), à une unité du record de l’Anglais Nick Faldo.

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Entre-temps, pour en revenir au Brexit, le Royaume-Uni devrait déjà avoir quitté l’Union européenne. Son gouvernement a fixé la sortie au 29 mars 2019. Une démarche sans grande conséquence sur la Ryder Cup, promet Richard Hills, directeur général de l’événement pour l’Europe : « Notre équipe existe sur des bases géographiques, pas politiques. » 
Cette construction continentale garantit pour le moment la singularité de la Ryder Cup, outre le fait que ce trophée reste volontairement dépourvu de dotation financière. Une différence notable avec la Laver Cup, cette toute nouvelle compétition-exhibition de tennis lancée en 2017 entre l’Europe… et le reste du monde.

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Golf : Tout savoir sur la Ryder Cup

Pour la première fois de son histoire, la 42e édition de la Ryder Cup se dispute en France à partir de vendredi.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 07h12
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 08h20
   





                        



   


Pour la première fois de son histoire, la Ryder Cup se dispute en France, pour sa 42e édition, à partir de vendredi 28 septembre. Le golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines sera, jusqu’à dimanche, le théâtre d’une compétition qui s’annonce palpitante, sublimée par la présence d’un Tiger Woods revenu au sommet et par la promesse d’un duel au couteau entre Européens et Américains.
Qu’est-ce que la Ryder Cup ?
Créée en 1927, la Ryder Cup est une compétition biennale, par équipes, qui opposait, jusqu’en 1971, les meilleurs joueurs américains aux meilleurs joueurs britanniques. Les joueurs irlandais y sont conviés en 1973, mais il faut attendre 1979 pour voir l’ensemble des Européens participer à cette compétition.
Comment se déroule-t-elle ?
Le format de la Ryder Cup a régulièrement changé depuis ses débuts, pour tenter de mettre fin à l’hégémonie américaine, mais aussi pour contenter les diffuseurs. Le format actuel a été adopté en 1981.
Vingt-huit points au total sont à prendre au cours des trois jours. La première équipe atteignant 14,5 points l’emporte. En cas d’égalité à 14 points partout, l’équipe tenante du titre conserve le trophée. Dans ce cas, les Etats-Unis conserveraient leur couronne lors de la Ryder Cup 2018, pour la deuxième fois d’affilée.
Les deux équipes s’affrontent en vingt-huit parties. Le vainqueur de chaque partie est déterminé en fonction du nombre de trous « gagnés » et non de coups joués sur l’ensemble des dix-huit trous, comme c’est le cas dans les épreuves classiques. Il existe trois types de parties :
Le fourball (vendredi et samedi matin, huit au total) : deux équipes de deux joueurs. Chacun joue sa balle (quatre en tout). Le joueur qui termine un trou dans le plus petit nombre de coups fait gagner le point à son équipe.
Le foursome (vendredi et samedi après-midi, huit au total) : deux équipes de deux joueurs, deux balles seulement en jeu. Les joueurs jouent alternativement la balle de leur équipe. L’équipe qui finit le trou dans le plus petit nombre de coups gagne le point.
Le simple (dimanche, douze au total) : il oppose deux joueurs qui jouent chacun sa balle. Le joueur qui finit le trou dans le plus petit nombre de coups gagne le point. Au bout d’un parcours de dix-huit trous, la paire ou le joueur qui a « gagné » le plus de trous remporte le match et marque un point pour son équipe. En cas d’égalité, les deux équipes marquent un demi-point chacune. Au bout des vingt-huit parties, on compte les points. Il faut donc en obtenir 14,5 pour décrocher le trophée.

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Comment les équipes sont-elles composées ?
Douze joueurs forment chaque équipe. Les golfeurs américains ont pu engranger des points de mars 2017 à août 2018 grâce aux différentes compétitions organisées. A l’issue de cette période, les huit meilleurs Américains ont été qualifiés d’office pour la Ryder Cup. C’est le capitaine d’équipe qui a ensuite eu la charge de sélectionner les quatre joueurs restants.
Les joueurs de la sélection Europe sont eux sélectionnés de la façon suivante : les quatre premiers du classement européen ; les quatre premiers européens du classement mondial.
Aucun Français n’a été retenu dans l’équipe européenne. Une déconvenue causée par des performances insuffisantes lors des grands rendez-vous. C’est la première fois de l’histoire de la Ryder Cup que le pays hôte ne compte aucun représentant lors de la compétition.
Seuls trois Français ont pris part à cette compétition depuis l’élargissement à toute l’Europe : Jean Van de Velde (1999), Thomas Levet (2004, titré avec l’équipe européenne) et Victor Dubuisson (également vainqueur en 2014)

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Europe : Justin Rose (Angleterre, 38 ans). Jom Rahm (Espagne, 23 ans). Francesco Molinari (Italie, 35 ans). Rory McIlroy (Irlande du Nord, 29 ans). Tommy Fleetwood (Angleterre, 27 ans). Alex Noren (Suède, 36 ans). Tyrrell Hatton (Angleterre, 26 ans). Thorbjorn Olesen (Danemark, 28 ans). Sergio Garcia (Espagne, 38 ans). Ian Poulter (Angleterre, 42 ans). Paul Casey (Angleterre, 41 ans). Henrik Stenson (Suède, 42 ans).
Capitaine : Thomas Bjorn
Etats-Unis : Dustin Johnson (34 ans). Brooks Koepka (34 ans). Justin Thomas (25 ans). Bryson DeChambeau (24 ans). Rickie Fowler (29 ans). Jordan Spieth (25 ans). Bubba Watson (39 ans). Patrick Reed (28 ans). Phil Mickelson (48 ans). Tiger Woods (42 ans). Tony Finau (28 ans). Webb Simpson (33 ans).
Capitaine : Jim Furyk.
Quel est le palmarès des deux équipes ?
Sur les dix dernières éditions, les Etats-Unis n’ont gagné que trois trophées. Malgré leurs vingt-six victoires depuis la création de la Ryder Cup, les Américains sont nettement dominés par les Européens depuis vingt ans.
Champions en titre, les Américains affronteront une équipe européenne qui n’a plus perdu à domicile depuis 1993, lors de la 30e édition de la Ryder Cup, à Wishaw, en Angleterre.
La Ryder Cup se joue désormais lors des années paires, car l’édition 2001 fut reportée à 2002 en raison des attentats du 11 septembre à New York, survenus deux semaines avant le début de la compétition.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ La talentueuse arrière des Bleues, qui affrontent vendredi la Belgique en quarts de finale, aspire à hisser son équipe en demi-finale du Mondial.
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Mondial de basket : Marine Johannès, l’arme fatale des Bleues

La talentueuse arrière des Bleues, qui affrontent vendredi la Belgique en quarts de finale, aspire à hisser son équipe en demi-finale du Mondial.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 05h53
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 15h26
    |

            Clément Martel (Tenerife, envoyé spécial)








                        



   


A voir virevolter Marine Johannès sur un terrain de basket, difficile de croire qu’il s’agit de la même personne que l’on croise une fois la rencontre achevée. Quand elle joue, l’arrière de l’équipe de France féminine de basket, qui affronte la Belgique vendredi 28 septembre en quarts de finale du Mondial (18 h 30, heure française, sur Canal+ Décalé), impressionne. La balle orange semble se plier à sa volonté. Elle attire les regards par sa spontanéité. Sortie de son élément, la jeune femme de 24 ans est bien plus discrète.

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« Je suis comme ça », admet Marine Johannès. Réservée mais pas introvertie. Au quotidien, elle trouve sans peine sa place dans le groupe bleu réuni à Tenerife (Espagne). Ce que confirme Endy Miyem : « C’est quelqu’un d’assez timide. Enfin, elle l’est beaucoup moins depuis qu’on a partagé pas mal de choses ensemble », relève la capitaine des Bleues, qui décrit « une artiste, sur et en dehors du terrain », aimant faire des dessins de temps à autre et dont « on sent le côté créatif quand elle a le ballon entre les mains ».
Sur ce dernier point, les éloges pleuvent – un peu comme ses tirs à trois points. « On ne sait jamais ce qu’il va se passer, face à elle, il n’y a aucun moment de relâche car tout est possible », dit, admirative, l’ancienne internationale Cathy Melain. « Elle a une capacité à faire des choses différentes des autres et un peu hors normes dans le basket féminin », poursuit l’ancienne capitaine des Bleues Yannick Souvré.
« Une petite Stephen Curry française »
Si l’on remonte l’histoire de la balle orange hexagonale, il est une joueuse dont la liberté dans le jeu évoque celle de sa lointaine héritière. Meneuse des « Demoiselles de Clermont » dans les années 1970, Jacky Chazalon s’inspirait des « meilleurs joueurs du monde », les basketteurs américains – port du bandeau sur les cheveux compris.
« J’avais un jeu assez spontané et très technique », se remémore l’internationale française, surnommée par le New York Times « la poète française du basket ». Adepte d’un « basket spectacle où la beauté du geste compte beaucoup », elle reconnaît une « très belle allure et une très belle aisance balle en main » à Marine Johannès, qui, comme elle, va chercher ses exemples du côté de la NBA.
Fortement imprégnée du basket américain, Johannès, joueuse au physique loin d’être impressionnant (1,77 mètre), y puise son inspiration. Si, à cette impression de facilité quand elle évolue balle en main, on ajoute « la vision du jeu, l’intelligence de jeu, les capacités athlétiques, l’adresse naturelle », on a « une petite Stephen Curry française », assène Cathy Malfois, ancienne star des Bleues dans les années 1980.
Cette comparaison avec le triple champion NBA, à la dextérité folle et capable de déclencher des missiles à 8 mètres sans effort apparent, est souvent dressée. Comme Stephen Curry, aussi, la native de Lisieux (Normandie) rappelle aux spectateurs que le basket est d’abord un jeu.
Outre la star des Warriors, un autre joueur américain sert d’exemple à Marine Johannès. Magicien balle en main, Jason Williams a illuminé la ligue nord-américaine au début des années 2000 par sa virtuosité. « Il tente des choses assez spectaculaires, des passes aveugles, des dribbles assez spéciaux… C’est inspirant de le regarder jouer », dit tout sourire l’arrière de Bourges.
En début de rencontre face à la Grèce en phase de poule du Mondial, la jeune femme a tourné à sa sauce l’une des « no look pass » dont l’ancien joueur des Sacremento Kings avait le secret, mystifiant la défense grecque – et les spectateurs – pour servir sa capitaine, Endy Miyem, sur un plateau.

Quelle passe de @MarineJ5 ! 🏀😍 @FRABasketball 

— BasketAvecCanal (@Le Basket Avec CANAL)


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Une manière d’allier créativité et efficacité qui caractérise le millésime 2018 de la joueuse, qui tourne à près de dix points par match au Mondial. « Elle a gagné en maturité, salue Endy Miyem. Son style pouvait parfois être un peu brouillon, maintenant, elle se maîtrise totalement, tout en conservant cette touche de folie. »
Et l’intérieure française de se rappeler de l’époque – pas si lointaine – où les anciennes devaient aviser leur feu follet de partenaire de « faire attention au ballon ».
« Apporter des variations dans son jeu »
Plus mature, la joueuse de Bourges depuis deux saisons n’est plus restreinte à un rôle de machine à highlights (« coups d’éclat »). En 2016, Le Monde relatait comment une action avait fait de la jeune femme la coqueluche des Jeux olympiques de Rio. Un crossover (dribble entre les jambes) laissant sur les rotules la star américaine Maya Moore, suivi d’un tir à trois points, avait placé la comète « MJ » en orbite. Et attiré les comparaisons les plus flatteuses.
Une action que l’arrière des Bleues rêve ne plus avoir à commenter, mais dont elle risque d’entendre à nouveau parler si d’aventure les Françaises franchissent le mur belge et affrontent l’armada américaine en demi-finale. « Elle a fait ça sous les yeux du monde entier en défiant les Américaines, donc elle est attendue », assure l’ancienne meneuse des Bleues Yannick Souvré.
Si elle reste une joueuse à la « part de créativité hors norme » – les mots sont de Souvré –, Marine Johannès a pris en compte les remarques. « Depuis cette année, je la trouve bien plus prête physiquement, remarque Yannick Souvré. Elle est légère, fine, et il fallait qu’elle apprenne la dureté, parce qu’au plus haut niveau elle va se faire secouer les côtes. » L’évolution se voit également de l’autre côté du terrain, où Souvré estime qu’elle « a franchi un cap en défense ».

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« Elle n’est plus la surprise, Marine est ciblée, abonde Valérie Garnier. Elle doit gérer la frustration, car elle est souvent touchée. Mais elle savait, que les gens essaieraient de la bousculer physiquement. A elle d’apporter des variations dans son jeu. » « Elle est capable de faire tellement de choses qu’elle va s’adapter, et prendre ce que la défenseuse va lui offrir », salue Cathy Melain.
La joueuse, elle, accepte de canaliser son jeu tant que les Françaises poursuivent leur aventure à Tenerife. « On se fiche du scénario du match, conclut Marine Johannès. Une victoire, c’est le principal. » Qu’importe la manière, pourvu qu’il y ait l’ivresse d’une première demi-finale mondiale pour les Bleues depuis 1953.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ La commission d’appel de la Fédération française de rugby a confirmé que le club héraultais n’avait pas dépassé le « salary cap » mais l’a condamné pour manquements dans la communication de documents.
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Rugby : le club de Montpellier dédouané de tout dépassement de son plafond salarial

La commission d’appel de la Fédération française de rugby a confirmé que le club héraultais n’avait pas dépassé le « salary cap » mais l’a condamné pour manquements dans la communication de documents.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 22h30
   





                        



   


Le club de rugby de Montpellier (Top 14) a été dédouané jeudi 27 septembre par la commission d’appel de la Fédération française de rugby (FFR) de tout dépassement de son plafond salarial (« salary cap ») lors de la saison 2016-2017, selon son avocat, Me Antoine Vey.
Le club héraultais, propriété de Mohed Altrad, dont le groupe est le partenaire maillot du XV de France, a en revanche été condamné à une amende de 50 000 euros dont 30 000 avec sursis pour des manquements dans la communication de documents auprès du « salary cap manager » de la Ligue nationale de rugby (LNR).

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Celui-ci avait renvoyé Montpellier en mars devant le gendarme financier de la LNR, lequel n’avait pas sanctionné le club en juin, une décision dont la Ligue avait fait appel.
Contactée par l’AFP, la LNR n’a souhaité faire aucun commentaire.
Le vice-champion de France avait été signalé par le salary cap manager pour un dépassement du plafond salarial entre 350 000 et 400 000 euros lors de la saison 2016-2017. Il risquait une amende pouvant aller jusqu’à dix fois le montant de ce dépassement. Une procédure que le président de Montpellier, Mohed Altrad, avait alors qualifié d’« inacceptable », ciblant « l’amateurisme » de la LNR.
Enquête du parquet national financier
Avant de devenir le premier sponsor maillot du XV de France en janvier pour « au moins 35 millions d’euros » selon la FFR, Mohed Altrad avait signé un contrat privé avec son président, Bernard Laporte, d’un montant de 150 000 euros pour des prestations d’image. Face à la polémique, celui-ci y avait ensuite renoncé.
Le parquet national financier a ensuite ouvert une enquête sur des pressions supposées de Bernard Laporte sur la commission d’appel fédérale — celle-là même qui a été saisie mardi, mais dont la composition a été changée — pour réduire une précédente sanction touchant Montpellier.
Dans le cadre de cette première affaire, des perquisitions ont depuis eu lieu en janvier au domicile de Mohed Altrad et au siège de la FFR, à Marcoussis. L’enquête est toujours en cours.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ La délégation française a remporté quatre médailles en individuel à Bakou. Le DTN Jean-Claude Senaud veut y voir le signe qu’elle a su « inverser la tendance ».
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Mondiaux de judo : un bilan ni bon ni cata pour la France

La délégation française a remporté quatre médailles en individuel à Bakou. Le DTN Jean-Claude Senaud veut y voir le signe qu’elle a su « inverser la tendance ».



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 16h14
    |

            Catherine Pacary








                        


Elle était redoutée. Voire annoncée. Surtout en l’absence de Teddy Riner. Au bout du compte, ce n’est « pas tant que ça une catastrophe ! », à en croire Jean-Claude Senaud, le directeur technique national (DTN) de la Fédération française de judo. La délégation française repart avec cinq médailles des Mondiaux de Bakou (Azerbaïdjan), qui s’achevaient jeudi 27 septembre avec les épreuves par équipe mixte. Mais le « pas tant que ça » du DTN traduit le fait que, derrière ce chiffre brut, la situation est un peu plus complexe. Tout particulièrement chez les hommes.
La médaille d’argent glanée par équipe permet à la Fédération d’embellir le bilan, sans toutefois avoir la même valeur ; la discipline n’étant pas olympique. Sans surprise, les femmes ont contribué au gros de la moisson avec l’or pour Clarisse Agbegnenou en moins de 63 kg, l’argent pour Marie-Eve Gahié en moins de 70 kg et le bronze pour Amandine Buchard en moins de 52 kg. Axel Clerget en moins de 90 kg a sauvé l’honneur des hommes avec une médaille de bronze.
Pris dans sa globalité, le bilan est numériquement supérieur à celui des Mondiaux de 2017 : il y a un an, les Bleu(e) s avaient remporté trois médailles en individuel, dont deux étaient en or, auxquelles s’était ajoutée une quatrième par équipe. Cela permet à Jean-Claude Senaud d’évoquer une inversion de tendance.
On reste pourtant en deçà, numériquement et, surtout qualitativement, des bilans des Mondiaux de 2015 (six médailles, dont deux en or) et de 2014 (sept médailles). Ou de celui affiché aux Jeux olympiques de 2016 – cinq médailles, dont deux en or – où il n’y avait pas d’épreuve par équipe.
Il y a un an, le DTN, qui va fêter, le 1er octobre, ses neuf ans à son poste, n’avait d’ailleurs pas mâché ses mots, tant le résultat des Mondiaux 2017 paraissait maigrichon. « Quand on fait face à des gens qui viennent de pays où l’on gagne 250 euros par mois, nous, on est dans le confort et, eux, ils ont vraiment envie d’aller chercher cette prime et cette médaille qui change leur vie dans leur pays, avait alors déclaré M. Senaud. C’est peut-être un peu ça qui nous manque. »
Agbegnenou, la Riner au féminin
Chez les filles, la tête d’affiche Clarisse Agbegnenou, numéro un mondiale avec trois titres d’affilée, a tenu son rang. « Si Teddy est le grand frère, Clarisse est la patronne, apprécie Jean-Claude Senaud. Elle est présente tous les jours, au bout du tapis, toujours là pour soutenir les collègues, avec un vrai caractère. »

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Mais hormis Marie-Eve Gahié et Amandine Buchard, d’autres médaillées en puissance ont échoué : Audrey Tcheuméo, double médaillée olympique (argent en 2016, bronze en 2012) et championne du monde 2011, a chuté au troisième tour, Madeleine Malonga, 24 ans, médaillée d’or européenne fin avril, a été éliminée en quarts. Elles s’étaient affrontées en finale aux Championnats d’Europe au printemps. Anne-Fatoumata M’Bairo a, quant à elle, été battue d’entrée de jeu par la Brésilienne Marie Suelen Altheman sur ippon.
« On a une sélection féminine de grande valeur. On peut espérer plein de choses », avance M. Senaud. Le DTN cite ainsi Romane Dicko, « jeune pépite en lourd », championne d’Europe en avril, pour sa première apparition sur la scène continentale à 18 ans, qu’il aurait bien vue avec une médaille autour du cou. Mais une blessure a privé cette dernière du voyage en Azerbaïdjan.

   


« Une vraie prise de conscience »
Chez les messieurs, en revanche, la situation est plus préoccupante. L’absence du décuple champion du monde Teddy Riner, qui préfère ménager ses forces pour les JO de 2020, faisait craindre le pire. A Bakou, elle a pesé. « D’habitude, la dernière journée [la 7e, celle où s’opposent les + 100 kg] se terminait dans un grand sourire parce que Teddy nous ramenait la médaille d’or », rappelle le DTN.
Mercredi, c’est le Géorgien Guram Tushishvili qui a battu l’Azerbaïdjanais Ushangi Kokauri par ippon en finale. La veille, le sacre de Cho Guham en – 100 kg avait permis à la Corée du Sud de doubler la France (jusqu’alors 2e derrière le Japon) au classement des nations. En l’absence de Riner et au vu des classements mondiaux de la saison, le risque d’un zéro médaille chez les hommes était sérieusement envisagé.
La médaille de bronze d’Axel Clerget, 16e mondial, est une belle surprise pour un combattant arrivé à maturité à 31 ans. Elle ne masque pas le fait que les Bleus ont eu un tournoi difficile en dépit des espoirs que pouvait, par exemple, porter un Cyril Maret. Mais le médaillé de bronze à Rio a été éliminé au deuxième tour, « tombé » devant le futur champion du monde de sa catégorie.
Jean-Claude Senaud se veut néanmoins optimiste. Il insiste sur les qualités d’une équipe masculine en pleine reconstruction, sur le « très bon comportement » des judokas français. « Il y a eu une vraie prise de conscience des athlètes, poursuit-il. Les choses que je disais il y a un an, je les pensais. Mais, aujourd’hui, je suis très satisfait, parce que le très haut niveau est exigeant. Il est très dur d’aller chercher les médailles et ils ont montré qu’ils en avaient la capacité et qu’ils le voulaient. » Et s’il n’y a pas plus de réussite, « la démarche, elle, est très intéressante. On a inversé la tendance, chez les filles comme chez les garçons ». 
Horizon olympique
Jean-Claude Senaud se positionne sur le moyen terme, à l’horizon olympique, de Tokyo, en 2020, mais surtout de Paris 2024. « On est à mi-olympiades, dit-il. Ici, à Bakou, on a pris plein d’indications qui vont nous permettre de travailler. » Avec des jeunes comme Aurélien Diesse, 20 ans, Luka Mkheidze, 18 ans. « Ils seront alors dans la force de l’âge [25-30 ans en judo]. »

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Plus proche, le Grand Chelem de Paris, baptisé Judo Paris Grand Slam, des 10 et 11 février, va permettre d’évaluer les premiers progrès dans un contexte d’un sport toujours plus mondialisé. Seize pays ont ainsi ramené des médailles de Bakou, seul le Japon reste peu partageur avec 17 breloques dont 8 titres. Les années 1990 où la France contestait au pays du judo sa place de première puissance, paraissent bien loin. Il s’agit, désormais, de rester ambitieux, mais sans se montrer trop gourmand.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ L’Allemagne était en concurrence avec la Turquie, qui déplore une quatrième candidature infructueuse.
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L’Euro 2024 de football aura lieu en Allemagne

L’Allemagne était en concurrence avec la Turquie, qui déplore une quatrième candidature infructueuse.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 16h06
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 16h15
   





                        



   


Sans surprise, l’Allemagne, qui était en concurrence avec la Turquie, a été désignée jeudi 27 septembre par l’UEFA pour organiser l’Euro 2024 de football, a annoncé le président de l’instance Aleksander Ceferin. L’Euro 2024 réunira 24 sélections pour 51 rencontres disputées dans dix stades, dont l’Allianz Arena de Munich et le Stade olympique de Berlin.
La dernière grande compétition organisée par l’Allemagne était le Mondial 2006. L’Allemagne de l’Ouest avait déjà organisé l’Euro en 1988, mais c’était avant la réunification avec l’Est. Il s’agit de la quatrième candidature infructueuse de la Turquie, battue d’une seule voix en 2010 par la France pour l’organisation de l’Euro 2016.
L’Euro 2020 organisé dans douze pays
L’Allemagne a été désignée à l’issue d’un vote à bulletins secrets du Comité exécutif de l’UEFA qui compte 19 membres. Deux membres n’avaient pas le droit de vote, Reinhard Grindel, président de la Fédération allemande de football, et le vice-président de la Fédération turque, Servet Yardimci. Le détail du vote n’a pas été communiqué par l’UEFA.
« Je voudrais remercier le comité exécutif de l’UEFA pour sa confiance incroyable et j’en mesure la responsabilité », a réagi M. Grindel, juste après la désignation de son pays. « Nous voulons organiser une grande fête du football et montrer au monde à quel point notre pays peut être hospitalier », a ajouté Philipp Lahm, ancien capitaine de la sélection allemande qui va prendre la tête du comité d’organisation.
Le prochain Euro en 2020 sera organisé dans douze pays. Le précédent en 2016, qui s’est tenu en France, a été remporté par le Portugal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le jeu propose la Ligue des champions et des matchs aux règles souples. Son emprise sur l’expérience audiovisuelle du foot n’a jamais été aussi grande.
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« FIFA 19 », le jeu vidéo qui ne laisse que des miettes à la réalité

Le jeu propose la Ligue des champions et des matchs aux règles souples. Son emprise sur l’expérience audiovisuelle du foot n’a jamais été aussi grande.





LE MONDE
 |    27.09.2018 à 14h48
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 16h13
    |

            William Audureau





Neymar soulève enfin le prestigieux trophée dont rêvaient depuis sept ans les investisseurs qataris du Paris-Saint-Germain. Autour de lui, Cavani, Mbappé, Thiago Silva… Tous se pressent pour avoir leur place auprès de la coupe aux grandes oreilles. Au micro, Pierre Ménès ironise : voilà un succès qui risque de faire des aigris en France et particulièrement du côté du Vieux-Port.
Cette scène-là, elle ne s’est produite que dans un jeu vidéo. Difficile pourtant de faire plus plausible que ce commentaire acide, révélateur des haines qui lient certains supporteurs des clubs français les plus populaires. C’est la toute-puissance vertigineuse de FIFA 19, lancé jeudi 27 septembre à minuit, et qui a cessé depuis longtemps de simuler un simple sport à onze contre onze, pour rendre compte de manière bien plus large de son spectacle, de ses enjeux et de ses symboles.
« FIFA 19 » ou le tableau de conjugaison du football
Jamais une simulation footballistique ne sera allée aussi loin dans la reconstitution à 360 degrés d’un sport et de ses multiples aspects. Le vertige est presque grammatical. Lancer le disque, c’est découvrir, comme un tableau de Bescherelle, les multiples personnes auxquelles le jeu se conjugue – première, deuxième, troisième personne, singulier ou pluriel, masculin ou féminin.
Créerez-vous votre propre avatar pour vivre votre carrière ? Tutoierez-vous Cristiano Ronaldo sur le rectangle vert ? Guiderez-vous le footballeur fictif Alex Hunter et sa sœur Kim dans le mode « Histoire » ? Vous lancerez-vous dans une ligue en ligne en coopération avec un ami ? Ou insulterez-vous de dépit vos potes de soirée sur un canapé ? Jouerez-vous plutôt les Bleus, ou les Bleues ?

FIFA 19 est vaste comme la conjugaison, et connaît plusieurs genres. Il sait se faire jeu de rôle, dans la peau d’un joueur débutant ; série télé interactive, avec le mode narratif ; album Panini, et ses cartes à collecter pour montrer son équipe dans le mode FUT ; et même un peu jeu d’arcade, avec les nouvelles options permettant de jouer sans règles, ou en supprimant un joueur à chaque équipe qui vient de marquer. Paradoxe d’une simulation qui a tant épousé le réalisme audiovisuel que, pour innover, elle n’a plus d’autres choix que de s’en éloigner.
Après l’hyperréalisme, la centralité
D’une manière générale, FIFA 19 donne l’impression que si quelque chose existe dans le monde du football, il existe également dans le jeu – une impression parfois trompeuse, car certaines équipes (Japon, Croatie) et championnats (africains notamment) sont absents. Des finales de Ligue des champions aux entraînements avec des plots, des chocs obscurs du championnat sud-coréen aux futures affiches de la Coupe du monde féminine, des chants de supporteurs aux sponsors à petit budget, le jeu d’Electronic Arts fait l’effet d’incarner le football de manière totale, presque totalitaire.
Sans doute faut-il cesser de parler de réalisme pour désormais acter que ce qui caractérise vraiment cette expérience, c’est sa centralité. On ne parle pas d’une simple simulation, mais du produit culturel le plus vendu en France depuis plusieurs années, d’une référence absolue du genre à l’international, et d’un phénomène commercial capable de s’écouler à plus de 24 millions d’exemplaires dans le monde.

   


Il fut un temps où les jeux de football mimaient un sport vieux d’un siècle. Désormais, les stars de l’équipe de France ont toutes joué à FIFA avant de devenir pro – et on ne compte plus les témoignages de joueurs continuant de troquer leurs crampons pour une manette après l’entraînement. Electronic Arts en joue. Ainsi de ce moment rapporté par le Guardian, où après un but spectaculaire, le commentateur s’exclame que le joueur s’est cru dans FIFA. La boucle est bouclée.
L’Eurovision du jeu de football
A force d’itérations annuelles, la série a également atteint un niveau d’excellence qui fait référence. FIFA 19 est désormais plus beau, plus gratifiant pour les rétines qu’un match réel sur un stream de bonne qualité ; et sa mise en scène plus travaillée que les retransmissions de certaines chaînes spécialisées récentes, comme RMC Sport.

   


A certains égards, FIFA 19 n’est pas une simulation de football, mais de télévision. Il se fiche bien de retranscrire vos exploits du lundi soir sur le terrain d’UrbanSoccer d’Ivry, vos petits grigris alanguis, les bedaines qui rebondissent à chaque prise d’élan, les gourdes qui passent de main en main. Ce qui l’intéresse, c’est l’expérience fantasmatique du grand écran, de préférence en 16/9e, 4K, avec commentaires de journalistes professionnels, sponsors, inserts de statistiques en temps réel façon OptaJean, gros plan sur les tribunes et mise en scène empruntée aux codes d’ESPN, Canal+ et BeIN.
Si FIFA était un jeu de musique, ce serait l’Eurovision : un spectacle événement pensé par et pour la petite lucarne, fastueux et ultracodifié. Et à ce jeu-là il excelle. De toutes les chaînes sportives, FIFA 19 est la meilleure, celle qui a la meilleure réalisation, la meilleure qualité d’image, et le catalogue le plus complet de droits à l’image – mais en virtuel, évidemment.
La guerre du milieu de terrain
Pourtant, après un opus 18 très critiqué pour ses nombreuses largesses défensives et ses gardiens de but peu performants, Electronic Arts est revenu à plus de vraisemblance dans le jeu. Au milieu de terrain, les phases de récupération sont plus physiques, plus incertaines, et chaque enchaînement de passes près du rond central a la beauté d’un tiki-taka barcelonais surgissant d’un Montpellier-Strasbourg. La gestion tactique, enrichie et simplifiée, fait même de cet épisode un des plus gratifiants à appréhender.

   


C’est par ailleurs une magnifique machine combinatoire, qui n’oublie pas de permettre de rugueux Grenoble-Valenciennes au stade des Alpes comme de défier la France championne du monde en choisissant le club chinois bling-bling de Gangzhou. L’un des petits plaisirs de FIFA 19 est de s’éloigner des sentiers battus de l’excellence, pour jouer avec ceux que les dieux du football ont moins gâtés à la naissance. Le football, c’est Cristiano Ronaldo, mais aussi Nicolas de Préville. C’est la beauté du sport autant que celle de son imitation.
FIFA 19 fait déjà de nous des joueurs, des entraîneurs, même des réalisateurs, en nous donnant la main sur les ralentis des matchs ; des commentateurs, grâce aux options de partage en direct ; et désormais des décideurs de la FIFA, en nous laissant configurer les règles. Demain qui sait, il ira peut-être encore plus loin, en tendant au joueur le sifflet, un drapeau de touche, voire une vuvuzela et un drapeau. Ainsi va la série. Il y aura l’an prochain un FIFA 20, car la licence n’a pas encore, pas tout à fait complètement, épuisé la réalité.
En bref
On a aimé :
le football professionnel sous tous les angles ;les matchs amicaux en aller-retour ;les menus beaucoup mieux pensés ;la bataille pour la balle au milieu de terrain ;la quasi exhaustivité sur le football professionnel européen ;le contenu pharaonique et les milliers d’heures de jeu en perspective.
On n’a pas aimé :
dommage qu’il n’y ait pas de championnat africain ;on ne peut toujours incarner ni arbitre, ni caméraman, ni stadier.
C’est plutôt pour vous si…
vous avez un abonnement RMC Sport, BeIN Sport et/ou Canal+…ou un compte sur MonPetitGazon ;ou un abonnement à L’Equipe ; ou juste que vous connaissez la règle du hors-jeu.
Ce n’est pas pour vous si…
vous cherchez le successeur de Nintendo World Cup ;ou une simulation d’Urban Soccer entre collègues ;ou un jeu de stratégie avec des dragons-robots.
La note de Pixels 
FIFA 19/20




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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ La FIFA avait décidé de l’utilisation de la VAR dès le Mondial 2018 en Russie. L’UEFA lui emboîte le pas.
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L’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) sera utilisée pour l’Euro 2020 et la Ligue des champions

La FIFA avait décidé de l’utilisation de la VAR dès le Mondial 2018 en Russie. L’UEFA lui emboîte le pas.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 13h01
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 15h12
   





                        


L’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) sera utilisée pour l’Euro-2020, la prochaine édition de la Ligue des champions (2019/20) et lors de l’édition 2020/21 de la Ligue Europa, a annoncé l’UEFA jeudi, en marge d’une réunion de son comité exécutif.

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Alors que la FIFA avait décidé de l’utilisation de la VAR dès le Mondial-2018 en Russie, l’instance européenne avait temporisé pour les prestigieuses compétitions de clubs et de sélections qu’elle organise et ce alors que la plupart des grands championnats européens (Ligue 1, Serie A, Liga, Bundesliga) l’ont déjà adopté.
A Nyon (Suisse), au siège de l’UEFA, on justifiait cette décision par des paramètres « techniques et logistiques », la nécessité de former l’ensemble des arbitres concernés ainsi que par un souci de mettre en place la VAR de manière standardisée. L’instance ne s’estimait ainsi pas en mesure d’introduire le dispositif avant la saison prochaine.
« Nous sommes confiants que l’introduction de la VAR en août 2019 va nous donner assez de temps pour mettre en place un système solide », explique désormais le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, dans un communiqué de l’instance.
La FIFA à la pointe
L’UEFA a toujours été à la remorque de la Fédération internationale sur les questions liées à l’arbitage vidéo. Au cours des dernières années du règne de Sepp Blatter (1998-2015) à la FIFA, le fossé s’était creusé sur ces sujets entre l’instance faîtière du ballon rond et la confédération européenne, alors dirigée par le Français Michel Platini (2007-2015).
Au Mondial 2014, au Brésil, la FIFA avait lancé la goal-line technology (GLT), ce dispositif permettant de vérifier si le ballon a franchi la ligne de but. L’UEFA aura, elle, attendu 2016 pour adopter la GLT en Ligue des champions et à l’Euro, organisé cette année-là en France.
Ancien bras droit de Michel Platini à l’UEFA, Gianni Infantino est devenu un fervent partisan de la VAR sitôt élu à la présidence de la FIFA, en février 2016. L’Italo-Suisse en a fait l’une des réformes-phares de son règne.
Sa position « avant-gardiste » tranche avec celle d’Aleksander Ceferin, beaucoup plus prudente sur la question. Le 3 mars, l’International Football Association Board, instance chargée de veiller depuis 1886 sur les règles du football, s’est prononcé en faveur de l’introduction de la VAR dans les lois du jeu.
Cette décision a ainsi ouvert la voie à son application lors de la Coupe du monde en Russie. Une innovation qui, si elle a largement profité aux Bleus en finale contre la Croatie, a suscité de vives controverses durant le grand barnum planétaire.
Très réservé sur ce dispositif, Aleksander Ceferin n’avait toutefois pas fermé la porte à son introduction et demeurait plus souple sur ce sujet que son prédécesseur, Michel Platini. « C’est du bricolage vidéo. Il n’a pas apporté plus de justice », avait déclaré, mercredi 29 août dans L’Equipe, l’ex-no 10 des Bleus, opposant de longue date à la VAR.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ S’il souffre d’une image élitiste en France, le golf est l’un des sports individuels les plus répandus sur la planète, avec quelque 90 millions de pratiquants.
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Le golf, un business à 1,5 milliard d’euros en France

S’il souffre d’une image élitiste en France, le golf est l’un des sports individuels les plus répandus sur la planète, avec quelque 90 millions de pratiquants.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h37
   





                        



                                


                            

Quelque 300 000 spectateurs. Des millions de téléspectateurs. La Ryder Cup, qui oppose les meilleurs golfeurs européens et américains, à partir de vendredi 28 septembre, au Golf national, dans les Yvelines, est le troisième événement sportif international derrière les Jeux olympiques et le Mondial de football. La Fédération française de golf attend de cet événement 226 millions d’euros de retombées économiques.
S’il souffre d’une image élitiste en France, le golf est l’un des sports individuels les plus répandus sur la planète, avec quelque 90 millions de pratiquants. Dans l’Hexagone, il décolle dans les années 1980, mais reste encore loin du tennis, avec ses 800 000 pratiquants.
Economiquement, cependant, la petite balle blanche pèse lourd. Selon une étude du cabinet EY, le marché français du golf représente 1,5 milliard d’euros et 15 000 emplois. « Et ce, en croissance de 4 % par an depuis dix ans », relève Marc Lhermitte, associé d’EY et coauteur de l’étude. Avec ses 732 parcours dans l’Hexagone, le golf constitue aujourd’hui un atout touristique incontournable.
« Potentiel sous-exploité »
« Le potentiel économique du golf reste cependant sous-exploité au regard de l’attractivité touristique de la France, car le pays n’est pas perçu comme une destination de premier plan pour ce sport à l’international. Parmi les 335 000 touristes golfiques, on ne compte que 17 % de golfeurs étrangers », relève EY. Pour tirer parti de la Ryder Cup, Atout France, l’agence de développement touristique nationale, a décidé de rassembler tous les acteurs du secteur dans une cellule golf et tourisme.
Au-delà des greens, le marché du matériel de golf reste important. « Son chiffre d’affaires est évalué à 201 millions d’euros, contre 120 millions d’euros pour le tennis », indique Virgile Caillet, le délégué général de l’Union sport & cycle. Le budget moyen du golfeur est évalué à 489 euros en moyenne. Et, contrairement à ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le golf et le monde des affaires sont toujours fait bon ménage. Mais, en France, les dirigeants d’entreprise restent discrets sur leur hobby, qui permet de joindre l’utile à l’agréable. Trop connoté vis-à-vis du grand public et de leurs salariés.
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Business sur le green

Le golf et le monde des affaires sont toujours fait bon ménage. Mais, en France, les dirigeants d’entreprise restent discrets sur leur hobby, qui permet de joindre l’utile à l’agréable. Trop connoté vis-à-vis du grand public et de leurs salariés.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 08h21
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Après l’entraînement, place à la compétition. A partir de vendredi, la Ryder Cup réunit, le temps d’un long week-end, le gratin mondial du golf pour un nouveau match Europe-Etats-Unis : 300 000 personnes doivent se presser autour du parcours du Golf national de Guyancourt (Yvelines) pour suivre l’Américain et superstar Tiger Woods et les stars anglaise Justin Rose ou nord-irlandaise Rory McIlroy.

Preuve de l’importance de l’événement, en février dernier, les capitaines des deux équipes étaient invités à l’Elysée par le président de la République, Emmanuel Macron. Outre Patrice Strzoda, le directeur de cabinet et golfeur à ses heures, étaient présents le conseiller aux sports et celui en charge… de l’attractivité économique. « C’est un événement de premier plan qui doit démontrer la capacité de la France à organiser de grandes rencontres », indique Pascal Grizot, le vice-président de la Fédération française de golf et l’artisan de la venue de la Ryder Cup dans l’Hexagone.
Au-delà de l’événement, le golf et le monde des affaires ont toujours fait bon ménage. Aux Etats-Unis, les cadres et les chefs d’entreprise préfèrent de loin un 18-trous à un déjeuner pour mener leurs business… En France, cela reste plus discret. Selon Les Echos, une bonne quinzaine de dirigeants se retrouvent tout de même dans les plus beaux clubs, toujours privés, d’Ile-de-France, comme Morfontaine, Saint-Nom-la-Bretèche, Saint-Cloud ou La Boulie.
« Personne n’assume »
Philippe Petitcolin, le patron de Safran, Christophe Cuvillier, celui d’Unibail-Rodamco, Sébastien Bazin, le PDG d’AccorHotels, Olivier Dassault, Antoine Arnault, l’administrateur du groupe LVMH et président de la marque Loro Piana, ou Nicolas de Tavernost (M6) font partie des golfeurs les plus capés. Plusieurs dirigeants, sollicités par Le Monde, n’ont pas souhaité s’exprimer. « Personne n’assume », se désole un habitué du gotha des patrons....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Les deux prochaines éditions de la nouvelle formule de la compétition par équipes se dérouleront dans la capitale espagnole, ont annoncé jeudi la Fédération internationale de tennis et la société Kosmos.
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Coupe Davis : Madrid, ville hôte des éditions 2019 et 2020

Les deux prochaines éditions de la nouvelle formule de la compétition par équipes se dérouleront dans la capitale espagnole, ont annoncé jeudi la Fédération internationale de tennis et la société Kosmos.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 10h18
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 10h22
   





                        



   


Il n’y avait guère de suspense mais c’est désormais officiel : les deux prochaines éditions de la Coupe Davis dans sa nouvelle formule se dérouleront à Madrid, ont annoncé jeudi 27 septembre la Fédération internationale de tennis (FIT) et la société Kosmos, présidée par le footballeur espagnol Gerard Piqué.

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La phase finale de l’édition 2019 aura lieu à la Caja Magica, qui accueille déjà un tournoi masculin du circuit ATP et un tournoi féminin du circuit WTA, et dont l’actuel manageur est l’ancien joueur et homme d’affaires roumain Ion Tiriac.
Madrid a été préférée à Lille, qui s’était aussi portée candidate à l’accueil des 18 équipes nationales qui se disputeront, à la fin de 2019, le trophée sous sa nouvelle formule.

Madrid has been selected as the host city to stage the first two editions of the newly-transformed #DavisCup by BNP… https://t.co/nTh0A2Koa2— DavisCup (@Davis Cup)


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Dernière inconnue : la date de cette phase finale. Initialement maintenue à la fin de novembre, des discussions ont été engagées pour éventuellement l’avancer à septembre, avait annoncé Gerard Piqué dans un entretien au Figaro, à la fin d’août. Mais il y aurait alors télescopage avec la Laver Cup de Roger Federer, voire avec une autre exhibition à l’initiative du groupe Kosmos, la Majesty Cup, actuellement à l’étude.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ La Ryder Cup se déroule du 28 au 30 septembre en France. Troisième événement sportif le plus suivi au monde, elle peine pourtant à susciter l’enthousiasme dans l’Hexagone.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Emmenées par une Sandrine Gruda des grands soirs, les Bleues ont battu la Turquie (78-61) et s’offrent le droit de disputer un quart de finale mondial, face à la Belgique.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Mondial de basket : des Françaises sur courant alternatif se hissent en quarts de finale

Emmenées par une Sandrine Gruda des grands soirs, les Bleues ont battu la Turquie (78-61) et s’offrent le droit de disputer un quart de finale mondial, face à la Belgique.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 21h24
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 22h19
    |

            Clément Martel (Tenerife, envoyé spécial)








                        



   


Quand la défense va et que les shoots rentrent, le basket est plus simple. A voir les Françaises entamer leur huitième de finale, mercredi 26 septembre face à la Turquie, le message envoyé par la défaite face au Canada a été reçu par les Bleues. Toutes appelaient mardi à la « remobilisation générale », et l’équipe de France a rempli sa mission, battant les Turques (78-61) et se hissant en quarts de finale. Mais tout n’a pas été rose pour les Bleues.
Auteures d’une entame sérieuse, les coéquipières d’une Sandrine Gruda des grands soirs – 10 points dans le premier quart-temps, vingt au total – commencent par prendre la mesure de leur adversaire. Comme lors de leur match face au Canada. A la pause, elles basculent en tête avec 11 points d’avance. Mais sur les flancs du pic de Teide, il est écrit que les Françaises ne sauront jamais achever une bête blessée. Comme lors du match précédent, les Bleues ont laissé leur adversaire espérer.

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Et en moins de deux minutes, les joueuses de l’éruptif Ekrem Memnun étaient revenues à quatre points, forçant Valérie Garnier à prendre un temps mort pour calmer ses troupes. « On fait fi des consignes et on laisse tirer des shooteuses identifiées et qu’on avait bien tenues lors de l’entame », a tancé la coach bleue après la rencontre. Et d’enfoncer le clou : « Il faut être plus rigoureuses pour respecter les consignes et les joueuses ciblées pendant quarante minutes. Si on veut aller plus loin, il faut absolument qu’on arrive à être plus constantes. » « Il faut qu’on travaille les entames de deuxième mi-temps, car à chaque fois on laisse les équipes espérer et revenir, complète l’arrière Sarah Michel. Le point positif, c’est qu’on a réussi à garder un écart malgré le temps faible, mais il faut encore hausser notre niveau de jeu. »
Sandrine Gruda apporte le salut bleu
Cette constance, et le salut bleu, est venue de Sandrine Gruda. Première de retour sur le terrain, après la pause, Sandrine Gruda a travaillé sa finition près du cercle. Main gauche, main droite, et on recommence. En seconde période, alors que les Turques revenaient, elle a mis en application son entraînement. Main gauche, main droite, deux lancers francs et même un shoot depuis les abords de la ligne à trois points. A elle seule, la joueuse de Schio (Italie) a éteint le début d’incendie provoqué par des Turques en verve. Au total, la vétérane des campagnes bleues achève la rencontre avec 20 points en à peine plus de minutes passées sur le terrain. « Elle n’a pas besoin de quarante minutes pour faire ce genre de performance », a souri sa coach.
Quelle recette la joueuse a-t-elle appliqué ? « J’ai fait preuve de beaucoup plus de détermination, explique-t-elle. C’était un match à gagner, donc j’étais motivée. Et cette victoire construit notre capital confiance. » Mais Sandrine Gruda ne s’explique pas cette incapacité à planter les dernières banderilles sur l’adversaire à terre. « On essaie, hein, on ne fait pas exprès. Mais on n’a pas forcément la réponse. »

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Les voisines belges en quarts
Plusieurs fois mystifiées par des écrans turcs libérant des shooteuses, et ayant laissé dix lancers francs sur le bord du chemin, les Françaises ont encore des détails à régler pour assumer leurs ambitions de podium. Mais elles ont déjà pris en compte la question des balles perdues, qui avaient offert aux Canadiennes de nombreuses munitions en contre-attaque. « Ce n’est pas parce qu’on gagne qu’il ne faut pas regarder ce qu’on a fait de moins bien. On peut toujours s’améliorer », avertit Sandrine Gruda.
Pour poursuivre l’aventure, les Bleues devront prendre le meilleur sur de surprenantes Belges, qui en battant l’Espagne mardi ont terminé en tête de leur groupe. Des voisines que les Françaises ont rarement croisées en compétition. « C’est un adversaire qu’on joue peu mais des joueuses qu’on connaît et qu’on respecte de par leur talent », a souligné l’entraîneuse des Bleues, Valérie Garnier, glissant qu’elle n’a jamais affronté les Belges depuis qu’elle a pris en main l’équipe.
« Il y a quelques joueuses qu’on connaît, car elles ont évolué dans le championnat français, poursuit Sarah Michel. Mais ce sera sans doute le match le plus dur de la compétition. Car c’est l’étape qui détermine si tu vas dans le carré final, et toutes les équipes y aspirent. » Au bout de ce match, disputé vendredi (heure à déterminer), une place dans le dernier carré, après laquelle les Bleues courent depuis 1953. « Peu importe l’adversaire, lance Sandrine Gruda. Il va falloir que toute l’équipe, de la première à la dernière joueuse, soit prête. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Quelque 800 fonctionnaires de la police, de la gendarmerie et des sapeurs-pompiers assureront la sécurité du golf national de Guyancourt (Yvelines), où 200 000 personnes sont attendues pour le match Europe - Etats-Unis.
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Chiens pour rechercher des explosifs, brouilleurs antidrones : le dispositif sécurité à la Ryder Cup

Quelque 800 fonctionnaires de la police, de la gendarmerie et des sapeurs-pompiers assureront la sécurité du golf national de Guyancourt (Yvelines), où 200 000 personnes sont attendues pour le match Europe - Etats-Unis.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 20h39
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 07h40
   





                        


Un site de 193 hectares à surveiller, 200 000 personnes attendues, des stars planétaires à protéger, quelque 800 fonctionnaires de la police, de la gendarmerie et des sapeurs-pompiers à coordonner… L’organisation de la Ryder Cup, la compétition de golf par équipe qui oppose les Américains aux Européens, du 28 au 30 septembre à Saint-Quentin-en-Yvelines, pose un énorme défi en matière de sécurité.
Si elle est moins médiatisée en France que d’autres compétitions majeures, cette épreuve bisannuelle est un sommet pour tout amateur de golf. Retransmise dans 180 pays, pour une audience de plus de 500 millions de personnes, elle déclenche souvent des réactions de ferveur dans le public, bien loin de l’atmosphère ouatée qui entoure habituellement le « green ».
Deux ans de préparation
C’est le groupement de gendarmerie des Yvelines qui assure la sécurité dans l’enceinte du golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines et sur certains points d’accès. La police a la charge de l’hôtel des joueurs et d’une partie des entrées.
Le dispositif coordonné par la préfecture des Yvelines, qui s’inspire de celui de l’Euro 2016 de football, a été préparé deux ans en amont. Il comporte notamment des équipes cynophiles avec des chiens formés à « la recherche d’explosifs sur des personnes en mouvement » (le programme Rexpemo) et des équipes spécialisées dans la lutte antidrone, avec des brouilleurs et des fusils spéciaux pour abattre les engins.
Les forces de l’ordre seront présentes dans les allées du golf, mais pas seulement… Chaque joueur sera suivi par un gendarme sur le parcours.
« Ce n’est pas de la protection rapprochée, on est là pour accompagner, pas pour gêner la concentration », précise un membre de l’encadrement.
Avec une attention particulière pour Tiger Woods, le champion américain qui concentre tous les regards.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Battue par le Canada, l’équipe de France féminine affronte la Turquie, mercredi, en huitièmes de finale. L’ancien sélectionneur, Alain Jardel, estime que « c’est l’identité défensive qui fait gagner ».
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Mondial de basket : les Bleues doivent « corriger les faiblesses en défense pour aller plus loin »

Battue par le Canada, l’équipe de France féminine affronte la Turquie, mercredi, en huitièmes de finale. L’ancien sélectionneur, Alain Jardel, estime que « c’est l’identité défensive qui fait gagner ».



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 18h36
    |

            Clément Martel








                        



   


L’équipe de France féminine de basket a rajouté un match à son Mondial. Renversées mardi par les Canadiennes en seconde période – encaissant un 15-0 rédhibitoire en fin de partie –, les Françaises ont abandonné à leurs vainqueures la première place du groupe A et la qualification directe pour les quarts de finale de la Coupe du monde.
Les ouailles de Valérie Garnier affrontent la Turquie mercredi 26 septembre (à 18 h 30, heure française, sur Canal+ Sport) en huitièmes de finale pour espérer poursuivre leur route dans la compétition. Et reprendre leur marche en avant, elles qui ne dissimulaient pas leurs ambitions de podium avant l’entame du Mondial espagnol (il se déroule à Tenerife).
Entraîneur des Bleues pendant neuf ans et formateur de sa successeuse – il a entraîné Valérie Garnier à ses débuts à Mirande puis l’a intégrée à son staff en équipe nationale –, Alain Jardel fait le point sur le jeu de l’équipe de France avant ce match de barrages crucial. Et rappelle les Françaises aux fondamentaux du jeu bleu, la défense.

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Que s’est-il passé face au Canada ?
On peut parler de panne, du non-match. Elles ont sans doute joué cette rencontre dans leurs têtes depuis des mois. Tout le monde en parlait pendant la préparation. Mais il y a sans doute aussi eu un petit emballement. Depuis le début, tout le monde se projette au-delà des quarts, en fixant un niveau de résultat très élevé, le podium. Ce qui oblige à avoir des résultats. Et dès qu’il se passe la moindre chose, on peut être écrasé par l’enjeu et retomber de très haut.
Tout le monde rabâche depuis le début : « on n’a pas fait de podium depuis 1953. » Mais ce n’est pas en l’affirmant qu’on se met en situation de grimper dessus. D’ailleurs, le Canada n’est pas une équipe aussi redoutable qu’annoncé, même si elles nous ont battus largement. Ce qui devrait nous interroger sur notre équipe. Hier, tout le monde a été très en dedans côté français, notamment en défense.
La base de tous les sports collectifs, c’est l’identité défensive. C’est ça qui fait gagner, comme on l’a vu cet été avec les Bleus du football. Depuis le début de la compétition, l’équipe de France a des soucis à ce niveau, notamment pour tenir la porteuse du ballon. C’est ce qu’il faut régler pour aller loin.
Peuvent-elles se remobiliser d’ici au huitième de finale, aujourd’hui ?
Elles ont le dos au mur, mais peuvent s’appuyer sur de vraies valeurs collectives. Si elles se rendent compte que la Turquie n’est pas aussi redoutable qu’on peut leur raconter, elles vont se remobiliser.
La Turquie n’est pas un adversaire infranchissable, comme peuvent l’être les Etats-Unis. Elle peut nous poser des problèmes, mais Valérie [Garnier] est la mieux placée pour préparer ce match, car elle entraîne Fenerbahçe depuis quelques mois et connaît les forces en présence. Et à mes yeux, les Turques sont moins fortes que nous.

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Après, les Bleues doivent se méfier. Historiquement, les championnats du monde présentent un format qui ne réussit pas aux équipes françaises, et je suis bien placé pour le dire [8e en 2002 alors que la France était championne d’Europe, et 5e en 2006]. La variété des jeux proposés peut surprendre.
Mais hormis les Etats-Unis, qui sont sur une autre planète, toutes les autres équipes peuvent rivaliser entre elles, on l’a vu avec le Sénégal qui bat une équipe européenne [première victoire d’un pays africain lors d’un Mondial].
Comment aborder ce match couperet ?
Il faut se lever tranquillement, prendre son baluchon et y aller. Il n’y a même pas à parler de l’adversaire : on va jouer un match, et on va le gagner. Hier c’était un jour sans, mais c’était hier. Comme au golf, on joue un coup après l’autre, et le coup précédent qui nous met dans une mauvaise situation, est à oublier, car on ne peut pas le refaire.
On ne peut plus refaire le match contre le Canada, le match du jour, c’est la Turquie et on va le gagner. Il faut identifier les faiblesses, notamment en défense où les Bleues n’y étaient pas, et les corriger. C’est dans cet état d’esprit qu’il faut qu’elles arrivent sur le terrain.
Rien n’est fini. Il faut battre la Turquie, et si match d’après il y a, il faudra battre la Belgique. Mais qu’on parle d’abord de la Turquie, pas du podium. Et ça, à mes yeux, on ne l’a pas assez fait.
A moins que cela se renouvelle, la rencontre d’hier reste un accident de parcours. Et cet arrêt dans la montée en puissance des Bleues va peut-être permettre de rectifier certaines choses. Je suis persuadé qu’elles vont gagner ce soir.



                            


                        

                        

