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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ L’incendie apparemment criminel d’un abattoir dans l’Ain arrive dans un contexte de tension entre la filière viande et certains militants radicaux de la cause animale.
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Pour les professionnels de la viande, l’incendie d’un abattoir est « une offensive sectaire »

L’incendie apparemment criminel d’un abattoir dans l’Ain arrive dans un contexte de tension entre la filière viande et certains militants radicaux de la cause animale.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 17h55
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 18h23
   





                        



   


Un incendie a partiellement détruit dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 septembre un grand abattoir à Haut-Valromey, dans l’Ain. Selon la fille du fondateur de l’abattoir sinistré, les établissements Gesler, qui emploient 80 personnes, la gendarmerie privilégie une piste criminelle, « six départs de feu » ayant été constatés et des « bidons d’accélérant » retrouvés sur place.
Ce sinistre intervient dans un contexte de vive tension entre la filière viande et certains militants radicaux de la cause animale qui s’en prennent de plus en plus fréquemment à des boucheries, à coups de tags radicaux ou de dégradations. Les professionnels français de la viande ont appelé vendredi 28 septembre le président Emmanuel Macron à « enrayer immédiatement » ces « offensives sectaires qui ne peuvent qu’aboutir à une guerre civile », écrivent ainsi Dominique Langlois, président de l’interprofession des viandes bovines Interbev, et Guillaume Roué, président de l’interprofession des viandes porcines Inaporc, dans une lettre ouverte adressée à l’Elysée.
Mercredi, l’association antispéciste 269 Libération animale a appelé à une « nuit debout devant les abattoirs » partout sur le territoire. Elle avait vu notamment sa manifestation interdite dans les Yvelines par le préfet.
« Profond sentiment d’injustice et d’insécurité »
« Les libertés de conscience et d’expression invoquées par des collectifs et associations anti-viande et antispécistes ne sauraient être les cautions de ces violences » écrivent Interbev et Inaporc dans leur lettre, en estimant à « un million » le nombre de personnes travaillant dans le secteur de la viande en France.
De son côté, la Fédération nationale bovine (FNB), qui regroupe les seuls éleveurs bovins, a publié un communiqué séparé demandant « aux pouvoirs publics de prendre toutes les mesures pour faire en sorte que les opérateurs de la filière du bétail et des viandes puissent exercer leur métier dans un climat serein ». Les professionnels, « envahis par un profond sentiment d’injustice et d’insécurité, doivent-ils prendre les armes pour défendre leurs entreprises, leurs métiers et leurs personnes ? » s’inquiètent Interbev et Inaporc, qui regroupent l’essentiel des professionnels de la viande en France, des éleveurs aux bouchers en passant par les abattoirs et l’industrie agroalimentaire de transformation.
Une association antispéciste a appelé au « blocage » du Sommet de l’élevage qui se tient la semaine prochaine à côté de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Les antispécistes (du latin species, l’« espèce ») s’opposent à toute hiérarchie entre espèces, notamment entre l’être humain et les autres animaux.
Confrontés à des « violences physiques, verbales, morales » de la part de groupuscules végans, les bouchers-charcutiers avaient demandé fin juin la protection de la police au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb. La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) s’était aussi émue au début de juin de « comportements extrémistes » de militants antispécistes.

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                « La question animale nous force à ouvrir les yeux sur ce que nous sommes devenus »







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Boris C., venu passer un week-end avec sa famille en Ile-de-France, achète quatre billets de train auprès d’un automate. Une contrôleuse estime que son fils de 9 ans aurait dû payer plein tarif, et lui inflige cette contravention, au motif qu’il serait redevable de 90 centimes.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le président de la Société du Grand Paris a déclenché une vive polémique en semblant mettre en cause l’interconnexion entre deux lignes du futur métro.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Grand Paris Express : la recherche d’économies inquiète

Le président de la Société du Grand Paris a déclenché une vive polémique en semblant mettre en cause l’interconnexion entre deux lignes du futur métro.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 18h00
    |

            Grégoire Allix








                        



   


Difficile d’économiser 3 milliards d’euros sans susciter colère et inquiétude. Le nouveau président du directoire de la Société du Grand Paris (SGP), Thierry Dallard, nommé en juin, commence à en faire l’expérience. L’ingénieur a été chargé par le gouvernement de mener à bien la réalisation de ce réseau de 200 kilomètres de lignes de métro, 68 gares et 7 centres techniques, en allégeant de près de 10 % une facture prévisionnelle qui a enflé jusqu’à atteindre 35 milliards d’euros. Il lui a suffi d’une déclaration imprudente lors de sa conférence de presse de rentrée, mardi 25 septembre, pour déclencher un incendie parmi les élus d’Ile-de-France.

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                Thierry Dallard, chef de chantier du Grand Paris Express



En cause : la réalisation de coûteux équipements techniques permettant l’interconnexion à Champigny (Val-de-Marne) de deux lignes du futur métro, la 15 Sud et la 15 Est. Pour éviter aux passagers de devoir descendre sur le quai et de changer de train, deux énormes « ouvrages d’entonnement » souterrains sont prévus, permettant à une partie des rames de poursuivre sur la ligne suivante et non de s’arrêter au terminus. La facture : 200 millions d’euros pour chaque ouvrage, 400 millions d’euros au total, selon des chiffres souvent avancés, mais non confirmés par la SGP.
« Nous nous interrogeons sur la nécessité de faire cette interopérabilité. (...) L’expérience montre dans les lignes actuelles que ce type de fourche ne fonctionne pas très bien », expliquait Thierry Dallard le 25 septembre, aussitôt cité dans un article du Parisien. Emoi considérable chez les élus du département : cette interconnexion a été arrachée de haute lutte, en 2013, par les partisans d’un métro circulaire en rocade, contre ceux qui défendaient une ligne en simple aller-retour.
Le syndicat des transports Ile-de-France Mobilités a immédiatement adressé un courrier à la Société du Grand Paris, rappelant son attachement à l’interopérabilité. Le président (PCF) du Val-de-Marne, Christian Favier, et le maire (PCF) de Champigny, Christian Fautré, ont publié un communiqué jugeant ce revirement « inadmissible » pour les élus, les habitants et les deniers publics. Ils appellent à une mobilisation populaire, mardi 2 octobre, à Champigny.
« Transparence » et « large consensus »
Depuis, Thierry Dallard s’attache à minimiser la portée de ses propos : « A ce stade, aucune décision n’est prise. L’arbitrage de 2013 sur l’interopérabilité est toujours d’actualité, assure-t-il au Monde. Mais ma mission, c’est de réinterroger tout le dossier, d’apprécier les risques sur les délais et les coûts et de m’assurer qu’il n’y aura pas de problème d’exploitation et de fonctionnement. Or une ligne en fourche, c’est compliqué, ça a des conséquences en termes de coût et d’exploitation, dont je ne suis pas sûr que tout le monde mesure la complexité. » Pour autant, promet le président du directoire, toute décision sera prise dans la « transparence » et « un large consensus ». 

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                Grand Paris Express : la fronde des élus locaux



L’incompréhension est d’autant plus vive localement que le chantier du premier ouvrage est en cours depuis mars 2015 – la ligne 15 Sud est la première lancée. Commerces et riverains ont été expropriés, une immense tranchée déchire l’avenue Roger-Salengro, les nuisances sont considérables. Tout ça pour rien ? « Le premier ouvrage n’est pas remis en cause, il sert aussi à faire entrer le tunnelier, à la ventilation, à la gestion des secours... En revanche, il faut se poser ensemble les bonnes questions avant de lancer le deuxième », explique M. Dallard.
Problème : la remise en cause de l’interconnexion pourrait avoir des conséquences plus fâcheuses qu’un simple changement de train pour les passagers. « Cela obligerait à reprendre la déclaration d’utilité publique de la ligne 15 Est, soit un an et demi ou deux ans de retard, ce qui serait une remise en cause catastrophique de la ligne », estime Jacques Baudrier, conseiller (PCF) de Paris et administrateur d’Ile-de-France Mobilités.
Maladresse d’un dirigeant peu rompu aux conférences de presse ou précipitation d’un ingénieur qui a sous-estimé la sensibilité politique de ce chantier ? M. Dallard a jusqu’ici assuré que les économies recherchées seraient réalisées grâce à « une somme de petites choses », la SGP travaillant sur « 1 200 pistes ». Remplacer des fils de cuivre par de l’aluminium par exemple, ou revoir l’évacuation et la valorisation des déchets de chantier. Chacun pressent toutefois que des mesures plus draconiennes pourraient intervenir, sur l’architecture des gares ou les ouvrages techniques. Or pour les élus locaux, en conflit ouvert avec la Société du Grand Paris après s’être vu imposer par l’Etat des retards sur la mise en service de plusieurs lignes, toute nouvelle concession apparaît désormais comme un casus belli.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le CHU de Toulouse avait déjà mené une enquête interne à propos de cet incident, lors duquel les étudiants de première année avaient été attachés avec du scotch et aspergés avec divers produits.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Enquête judiciaire après le bizutage de 250 élèves infirmiers à Toulouse

Le CHU de Toulouse avait déjà mené une enquête interne à propos de cet incident, lors duquel les étudiants de première année avaient été attachés avec du scotch et aspergés avec divers produits.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 16h25
   





                        


Bétadine, soda, pâté pour chiens ou encore, mains ligaturées et chansons dégradantes : les faits de bizutage qui se sont déroulés le 5 septembre au centre hospitalier universitaire de Toulouse prennent un tournant judiciaire.
Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête judiciaire afin de clarifier les faits dont ont été victimes quelque 250 élèves infirmiers de première année, quelques jours après leur rentrée à l’Institut de formation en soins infirmiers, apprenait-on vendredi 28 septembre auprès du parquet. L’enquête a été confiée au commissariat de Toulouse, a précisé Alix-Marie Cabot-Chaumeton, la procureure adjointe de la République de Toulouse, confirmant une information de La Dépêche du Midi. 
Mi-septembre, le centre hospitalier universitaire, qui avait mené une enquête interne, avait transmis au procureur de la République le dossier de ce bizutage. Celui-ci s’était déroulé le 5 septembre, au troisième jour de la rentrée des étudiants infirmiers de première année, dans un amphithéâtre du CHU. Attachés par deux avec du scotch, les étudiants avaient été ensuite aspergés à l’extérieur avec divers produits : « eau, œufs, farine, Ketchup, vinaigre, Bétadine, mousse à raser, ail, pâtée, soupe de poisson… », avait détaillé mi-septembre une étudiante. Certains avaient aussi été obligés de porter des couches sur la tête, quand d’autres, surtout des filles, s’étaient vu écrire « bizut » sur la poitrine.
« Pratique dégradante »
Selon la CGT du CHU, des étudiants tentant de quitter le groupe avaient été empêchés de partir et plusieurs étudiantes, « dont certaines étaient mineures, avaient mal vécu cette situation » qui avait duré plus d’une heure. Dans un tweet, la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, avait jugé « intolérable » ce genre de « pratique dégradante » et avait apporté tout son soutien à l’enquête interne ouverte par le CHU de Toulouse.
La pratique du bizutage est formellement interdite depuis la loi du 17 juin 1998 qu’avait portée Ségolène Royal, alors ministre de l’enseignement scolaire. « Hors les cas de violences, de menaces ou d’atteintes sexuelles, le fait pour une personne d’amener autrui, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants ou à consommer de l’alcool de manière excessive, lors de manifestations ou de réunions liées aux milieux scolaire et socio-éducatif est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende », dispose l’article 225-16-1 du code pénal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Le chercheur Bruno Palier retrace, dans une tribune au « Monde », un demi-siècle de réformes gouvernementales face à l’envolée des dépenses de santé.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Santé : « Des mesures qui ont réduit les dépenses mais renforcé les inégalités d’accès aux soins »

Le chercheur Bruno Palier retrace, dans une tribune au « Monde », un demi-siècle de réformes gouvernementales face à l’envolée des dépenses de santé.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 15h38
    |

Bruno Palier (Directeur de recherche au CNRS)







                        



                                


                            
Tribune. Depuis le début des années 1970, les dépenses de santé en France augmentent systématiquement plus vite que le produit intérieur brut (PIB). Leur part dans le PIB est ainsi passée de 7,6 % en 1980 à 9,4 % en 1994 et à 11 % depuis le milieu des années 2010, soit l’un des ratios les plus élevés du monde. Pour faire face à cette augmentation, la France semble avoir tenté toutes les formes de régulation possibles : par les prix, par la négociation, par l’étatisation, par la privatisation.

Au cours des années 1970, les pouvoirs publics ont d’abord cherché à bloquer les prix. Les hôpitaux ont vu le niveau du « prix de journée », qui permet leur financement et est fixé par l’Etat, ne progresser que très lentement, moins vite que l’inflation. Les tarifs de la Sécurité sociale pour les honoraires des professionnels de santé n’évoluaient pas aussi vite que les salaires. Le prix des médicaments était fixé à des tarifs relativement bas par rapport à ceux des pays étrangers. Mais cette stratégie n’a guère ralenti la hausse des dépenses, car les acteurs compensaient ce quasi-gel des tarifs en augmentant le volume de leur activité : prolongation des séjours en hôpital, multiplication des consultations médicales et des prescriptions de médicaments.
Obliger les professions médicales à négocier
Faute de parvenir à réguler l’offre de soins par les prix, les gouvernements ont alors diminué les remboursements et augmenté les prélèvements obligatoires : création du forfait hospitalier en 1983 – 20 francs, soit 3 euros à l’époque, 20 euros aujourd’hui ; augmentation des « tickets modérateurs » – passés d’un niveau théorique d’ensemble de 20 % en 1945 à 45 % pour les soins de ville en moyenne, d’après les calculs de Didier Tabuteau et Pierre-Louis Bras dans Les Assurances maladie (Que sais-je, PUF, 2012) ; hausse des cotisations d’assurance-maladie et des taxes sur le tabac, l’alcool, les sodas… Naît ainsi le mythe suivant lequel les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Seize spécialistes du cancer s’élèvent, dans une tribune au « Monde », contre la dérive bureaucratique et comptable du système de santé français qui pénalise les patients.
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« Nos voisins européens offrent aux malades du cancer un meilleur accès à l’innovation »

Seize spécialistes du cancer s’élèvent, dans une tribune au « Monde », contre la dérive bureaucratique et comptable du système de santé français qui pénalise les patients.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 15h37
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Pour une pathologie grave et chronique comme le cancer, notre système de soins n’assure plus à ce jour aux malades un accès rapide et équitable aux médicaments les plus innovants – sans parler d’autres technologies indispensables telles que scanner et IRM. Certains traitements majeurs du cancer du sein, du col de l’utérus, de la prostate, du poumon, du rein et de la vessie, de l’estomac, des maladies du sang… ne sont tout simplement pas accessibles aux patients français, faute d’être agréés ou financés par notre système de santé.
On a vu en 2017 une malade atteinte d’un cancer du sein lancer une souscription en ligne pour financer son traitement, brutalement interrompu faute de remboursement, et l’association Imagyn réunir 8 000 signatures pour demander l’accès des personnes atteintes d’un cancer du col de l’utérus à un médicament – le bevacizumab – qui prolonge leur vie… Sans résultat.
Soignants désemparés
Trop longtemps, le ministère de la Santé s’est contenté de répondre qu’il avait « identifié le problème ». En réalité, il en est à l’origine. Les mécanismes de cette régression sont complexes. Ils commencent avec la réduction de l’accès aux nouveaux traitements du fait de l’allongement des procédures d’évaluation et de fixation des prix – plus de 400 jours en moyenne, 180 étant la norme européenne. On voit perverti par des restrictions comptables, le système inventé par la France pour financer les médicaments innovants en plus des forfaits de la tarification à l’activité, la « T2A » – aujourd’hui heureusement remise en cause par le gouvernement.
« En 2016 et 2017, de nombreux malades ont vu leur traitement purement et simplement interrompu faute de moyens. »
Résultat : en 2016 et 2017, de nombreux malades ont vu leur traitement purement et simplement interrompu faute de moyens. Les inégalités ainsi générées sont antirépublicaines. Elles instituent des possibilités de traitement variables d’un établissement à l’autre,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », trois économistes mettent en lumière les effets, parfois surprenants, du creusement des inégalités de revenu dans les deux pays sur la santé et la mortalité.
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« Aux Etats-Unis comme en France, les inégalités de santé et de revenus ne vont pas nécessairement de pair »

Dans une tribune au « Monde », trois économistes mettent en lumière les effets, parfois surprenants, du creusement des inégalités de revenu dans les deux pays sur la santé et la mortalité.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 15h34
    |

Janet Currie (Professeure d’économie et d’affaires publiques), Hannes Schwandt (Professeur assistant d’économie) et Josselin Thuilliez (chercheur)







                        



                                


                            
Tribune. Les inégalités de revenu ont augmenté de part et d’autre de l’Atlantique au cours des dernières décennies entraînant un large débat public sur leurs conséquences négatives. Les répercussions sur la santé et la longévité intriguent particulièrement. Il est en effet difficile de comprendre les liens entre revenu et santé, certainement plus encore sous l’angle des inégalités, et beaucoup plus encore en comparant plusieurs pays au cours du temps.
Les Etats-Unis sont la première puissance économique mondiale alors que la France arrive au 6e ou 7e rang selon les classements. Les Etats-Unis connaissent une plus forte hausse des inégalités que la France, mais la France n’est pas épargnée non plus par la montée des inégalités de revenu. Les systèmes de santé des deux pays sont souvent présentés comme fondamentalement opposés, le système français étant considéré comme meilleur, notamment dans les classements de l’Organisation mondiale de la santé. Les Français se porteraient-ils mieux que les Américains parce qu’il y a moins d’inégalités en France ? Ou est-ce le système de santé qui explique cette différence ?
Croyances pas toujours fondées
En analysant l’évolution de la mortalité aux Etats-Unis et en France, nous avons constaté que les inégalités en matière de revenu et de santé n’évoluent pas nécessairement de pair et que les politiques publiques peuvent aider à rompre ce lien. Notre analyse montre, qu’aussi bien en France qu’aux Etats-Unis, les croyances ne sont pas toujours fondées.
Les Etats-Unis ont par exemple connu une forte diminution des inégalités de mortalité chez les nourrissons, les enfants et les adolescents au cours des dernières décennies, en dépit de fortes augmentations des inégalités de revenu. En France, pays doté d’une couverture de santé universelle, qui a connu des augmentations récentes des inégalités de revenu, la mortalité des plus jeunes est restée égalitaire au cours du temps selon...




                        

                        


<article-nb="2018/09/28/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Trois professeurs de médecine et de pharmacie protestent, dans une tribune au « Monde », contre l’envolée injustifiable des prix des médicaments anticancéreux.
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« L’industrie pharmaceutique est préoccupée avant tout par sa rentabilité financière »

Trois professeurs de médecine et de pharmacie protestent, dans une tribune au « Monde », contre l’envolée injustifiable des prix des médicaments anticancéreux.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 15h32
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 15h41
    |

Alain Astier (Professeur honoraire de pharmacie), André Grimaldi (Professeur émérite d’endocrinologie) et Jean-Paul Vernant (Professeur émérite d’h...







                        



                                


                            
Tribune. Grâce aux progrès de la biologie moléculaire qui offre de nouvelles cibles thérapeutiques, les médicaments innovants du cancer se multiplient depuis quelques années. Générateurs pour certains de progrès majeurs et offrant aux malades l’espoir d’une survie plus longue et en meilleure santé, ces nouveaux médicaments apparaissent sur le marché à des prix qui ont subi une augmentation exponentielle et deviennent exorbitants. Ainsi, aux Etats-Unis, la quasi-totalité de ces innovations thérapeutiques coûtent plus de 120 000 dollars (103 000 euros) par an et par malade, contre 10 000 dollars il y une vingtaine d’années.
Il serait logique que, comme par le passé, le prix d’un nouveau médicament soit déterminé en fonction des investissements de recherche et développement (R&D) engagés par les industriels. Paradoxalement, les prix explosent alors que la recherche est le plus souvent faite par des structures académiques financées par des fonds publics, et que le développement permettant la mise sur le marché est de plus en plus rapide, après des essais cliniques portant sur un nombre limité de patients. Aujourd’hui, les dépenses de R&D correspondent en moyenne à moins de 15 % du chiffre d’affaires des laboratoires, alors que plus de 25 % sont alloués au marketing et que les marges bénéficiaires excèdent 20 %.
Une politique de marketing et de lobbying
Ne pouvant plus justifier cette envolée des prix par leurs dépenses de R&D, l’industrie pharmaceutique argue maintenant de la qualité du service médical rendu comme prétexte à leurs exigences financières. Mais, outre que certaines de ces innovations n’offrent pas aux malades de réels progrès, on peut se demander si des progrès même exceptionnels pourraient justifier de telles exigences financières. Si le prix du vaccin contre la poliomyélite, apparu au milieu des années 1950, avait été défini à l’aune de son remarquable service médical rendu, il n’est pas certain que la poliomyélite aurait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le parquet a demandé un non-lieu dans ce dossier, dans lequel des ex-responsables de l’équipementier Valeo-Ferrodo sont mis en examen pour « homicides et blessures involontaires ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

A Condé-sur-Noireau, la guerre de l’amiante n’aura pas lieu

Le parquet a demandé un non-lieu dans ce dossier, dans lequel des ex-responsables de l’équipementier Valeo-Ferrodo sont mis en examen pour « homicides et blessures involontaires ».



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 15h05
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 16h33
   





                        


Le parquet de Paris a demandé, vendredi 28 septembre, un non-lieu général dans l’affaire de l’exposition à l’amiante de salariés de l’usine normande de Valeo-Ferrodo, implantée à Condé-sur-Noireau, petite commune de 4 800 habitants dans le Calvados, a-t-on appris.
Ce dossier est l’une des affaires les plus emblématiques d’un scandale sanitaire de l’amiante où une « impasse juridique » empêche d’établir des responsabilités pénales.
Les juges d’instruction doivent désormais rendre leur décision sur l’issue de ce dossier vieux de plus de 20 ans. L’hypothèse la plus probable est celle de l’abandon des poursuites et de la perspective d’un procès pour les cinq ex-responsables de l’usine de l’équipementier automobile Valeo-Ferrodo, mis en examen pour « homicides et blessures involontaires ».
Au total, une quinzaine d’affaires liées au scandale de l’exposition à cette fibre cancérogène, interdite en France en 1997, pourraient prendre le même chemin.
« Pas une surprise »
« A Condé-sur-Noireau [Calvados], dans cette “vallée de la mort” où les maladies et les décès dus à l’amiante de Valeo-Ferrodo se comptent par centaines, c’est une impunité générale pour tous les responsables qui se prépare », a réagi l’Andeva, l’association des victimes de l’amiante. « C’est une grande déception, mais pas une surprise. On savait que l’on courait vers un désastre judiciaire dans le scandale de l’amiante », a déploré Michel Ledoux, avocat de plusieurs parties civiles.
Dans ses réquisitions datées du 18 septembre, le parquet tire les conséquences d’une expertise judiciaire définitive de février 2017 qui avait déjà tari l’espoir des victimes de voir se tenir un procès de l’amiante.

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                L’impossible procès de l’amiante



« Impasse juridique »
Les experts estimaient qu’il était impossible de déduire avec précision le moment de l’exposition, ni celui de la contamination. Les juges du pôle de santé publique se sont rangés à cette analyse, tout comme le parquet, qui concède l’existence d’une « impasse juridique » et d’un « obstacle majeur » à la possibilité d’établir des responsabilités pénales.
« Face à cette indétermination sur le plan temporel, il semble impossible de faire le lien, de manière certaine (…) entre une éventuelle faute commise par tel mis en cause et la pathologie de telle victime », écrit le parquet dans ses réquisitions.
Lancée en 1996 avec les premières plaintes, l’affaire de l’équipementier automobile Valeo-Ferrodo s’était concentrée sur les cas de 22 anciens salariés exposés entre 1952 et 2007 aux poussières volatiles de l’amiante qui entrait notamment dans la fabrication de plaquettes de frein.
Outre les ex-responsables du site mis en examen, dix autres personnes, dont d’anciens participants du Comité permanent amiante (CPA), structure accusée par les parties civiles d’être le lobby des industriels, ont été placées sous le statut intermédiaire de « témoin assisté », les poursuites à leur encontre ayant été annulées. Parmi elles, Martine Aubry, un temps mise en examen en tant que directrice des relations du travail entre 1984 et 1987 au ministère du travail, avant d’être mise hors de cause.
En avril 2015, la Cour de cassation avait estimé qu’aucune négligence ne pouvait être reprochée à ces décideurs publics.
En 2012, les autorités sanitaires estimaient que l’amiante pourrait provoquer d’ici à 2025 3 000 décès chaque année causés par des cancers de la plèvre ou des cancers bronchopulmonaires.

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                Amiante : un « renoncement à rendre justice »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Chronique. La ministre des solidarités et de la santé porte tous les dossiers : le plan pauvreté, le plan santé, la PMA pour toutes, la réforme des minimas sociaux…
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Elle est comme ça… Agnès Buzyn


                      Chronique. La ministre des solidarités et de la santé porte tous les dossiers : le plan pauvreté, le plan santé, la PMA pour toutes, la réforme des minimas sociaux…



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 14h16
    |

            Philippe Ridet








   


Elle a dit un jour qu’elle ne lit jamais les articles qui lui sont consacrés. Heureusement, car elle y passerait ses journées. C’est à croire qu’il n’y a qu’elle qui bosse dans ce gouvernement. A l’heure où ses collègues préparent les échéances électorales et/ou se placent dans l’hypothèse d’un remaniement et/ou écrivent des livres, la ministre des solidarités et de la santé ne dételle pas. Le plan pauvreté ? Agnès Buzyn. La réforme des minima sociaux ? Agnès Buzyn. La future loi sur la dépendance ? Agnès Buzyn. Le plan santé ? Agnès Buzyn. La PMA pour toutes ? Agnès Buzyn… On en oublie sûrement. Dès qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort, paf !, c’est sur elle que ça tombe.
Auparavant, elle a porté de trois à onze le nombre de vaccinations infantiles obligatoires, s’exposant au soupçon de faire le jeu des labos pharmaceutiques, et a milité avec succès pour une hausse drastique du prix du tabac, décourageant les plus accros, dont nous sommes. Vraiment, il n’y a pas quelqu’un pour donner un coup de main à cette femme de 55 ans encombrée de si lourds cabas ? Dans Libération, en 2011, une de ses amies rêvait qu’Agnès « fasse des bêtises », « boive de la bière et dise des gros mots ». Faudrait encore qu’elle ait le temps !
Elle est aussi fille d’une psychanalyste et d’un chirurgien orthopédiste rescapé d’Auschwitz, qu’elle accompagnait, précoce et passionnée, dès 14 ans en salle d’op’. Respect.
Dès lors, ne nous étonnons pas si elle dérape un peu parfois. Comme lorsqu’elle attribue naïvement le report de la présentation du plan pauvreté par Emmanuel Macron à la présence de ce dernier en Russie pour soutenir Mbappé et sa bande de millionnaires. Colère du président : « Fallait pas le dire ! » Ou comme l’autre jour, quand, voulant contrer un député de La France insoumise qui critiquait la modestie des efforts du gouvernement, elle s’est emportée. « La pauvreté, vous vous en nourrissez ! » Raté ! Le parlementaire en question, Jean-Hugues Ratenon, s’est longtemps nourri grâce aux aides sociales. Elle s’est excusée, penaude.
On vous a connu plus caustique, me direz-vous. Bon, en faisant un effort, on pourrait sourire de ses airs de bourgeoise (quatrième au classement du patrimoine des ministres avant la démission de Nicolas Hulot) grandie entre l’Ecole alsacienne et le jardin du Luxembourg, et ex-belle-fille de Simone Veil, dont elle occupe l’ancien bureau et copie un peu les manières. Mais on se ravise : elle est aussi fille d’une psychanalyste et d’un chirurgien orthopédiste rescapé d’Auschwitz, qu’elle accompagnait, précoce et passionnée, dès 14 ans en salle d’op’. Respect.

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On pourrait chipoter sur ce début de conflit d’intérêt lorsque son époux, Yves Lévy, dirigeait l’Inserm, dont son ministère avait la cotutelle. Mais ce dernier, beau prince, a renoncé à briguer un second mandat à la tête de l’établissement public. On pourrait soupçonner un penchant pour la victimisation quand elle explique qu’elle n’a pu satisfaire toutes ses ambitions du fait qu’elle est une femme. Mais la misogynie chez les mandarins, ça existe. On pourrait, enfin, suspecter un peu de carriérisme chez cette spécialiste d’hématologie, d’immunologie des tumeurs et de transplantation, nommée à la tête du conseil d’administration de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire par Nicolas Sarkozy, de l’Institut national du cancer par Xavier Bertrand, de la Haute Autorité de santé par François Hollande, et au ministère par Emmanuel Macron. Mais qui a dit qu’on ne peut pas plaire à tout le monde ?

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ La revue littéraire reconnaît des « erreurs qui ont mené à la publication » d’un texte d’un ex-animateur de radio canadien, Jian Ghomeshi, accusé de violences sexuelles. Le scandale a provoqué la démission du rédacteur en chef, Ian Buruma.
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#metoo ébranle la « New York Review of Books »


                      La revue littéraire reconnaît des « erreurs qui ont mené à la publication » d’un texte d’un ex-animateur de radio canadien, Jian Ghomeshi, accusé de violences sexuelles. Le scandale a provoqué la démission du rédacteur en chef, Ian Buruma.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 14h09
    |

                            Clémentine Goldszal








                              

                        

Alors que l’ouragan Florence achevait, la semaine passée, de dévaster le sud du continent nord-américain, une tempête d’un autre ordre ébranlait, elle, l’intelligentsia de la Côte est. Fondée en 1963, rendue incontournable par ses illustres collaborateurs, les écrivains et penseurs Susan Sontag, Zadie Smith, Noam Chomsky ou Gore Vidal, la New York Review of Books essuyait un gros grain qui s’est soldé, le 19 septembre, par la démission de son rédacteur en chef, Ian Buruma, 66 ans, nommé il y a tout juste un an.
« Je suis devenu un hashtag. […] Une de mes amies dit en rigolant que je devrais être reconnu comme le pionnier de #metoo. » Jian Ghomeshi
Tout commençait cinq jours plus tôt par la publication, sur le site Internet de la revue, d’un essai signé d’un illustre inconnu, intitulé « Reflexions From a Hashtag » (« réflexions nées d’un hashtag »). Jian Ghomeshi est un musicien et ex-animateur de radio canadien. En 2014 et 2015, une vingtaine de femmes l’accusent dans les médias et sur Internet de violences à caractère sexuel : insultes, gifles, morsures, étranglements… Mis en examen et poursuivi devant la justice par six plaignantes, Ghomeshi est acquitté en mars 2016. Il échappe à un second procès en juin de la même année après avoir signé un « accord de paix » avec une septième, sans reconnaître les faits qui lui sont reprochés. Il perd son emploi à Radio Canada et essuie des mois durant la colère des réseaux sociaux.

Dans les pages de la New York Review of Books, il revient en détail sur les jours et les mois qui ont suivi sa déchéance publique. « Je suis devenu un hashtag, écrit-il. […] Une de mes amies dit en rigolant que je devrais être reconnu comme le pionnier de #metoo. » Se décrivant comme une victime du « mass-shaming contemporain », Ghomeshi raconte la peur et la colère qui l’ont d’abord saisi, puis la honte, les difficultés financières, les messages de haine, les amis qui s’éloignent,...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Une réflexion est engagée sur la réduction du nombre de courses proposées aux parieurs.
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En perte de vitesse, le PMU cherche les recettes pour renouer avec la croissance.

Une réflexion est engagée sur la réduction du nombre de courses proposées aux parieurs.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 12h46
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 12h47
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Dimanche 7 octobre, les amateurs de course hippique du monde entier auront les yeux rivés sur Paris. Sur Longchamp plus précisément. Pour eux,  le Prix de l’Arc de triomphe, qui se courra de nouveau sur son hippodrome attitré après sa complète rénovation, est considérée comme le championnat du monde du galop. Un temps fort pour le PMU, prêt à collecter les mises des turfistes.

Pour autant, l’humeur n’est pas vraiment à la fête chez l’opérateur historique de paris hippiques. Près de six mois après sa nomination, à l’issue d’une « période d’immersion », son nouveau directeur général, Cyril Linette, livre sa première analyse. « Le constat est assez alarmant. La situation est complexe », déclare-t-il sans ambages.
L’embellie de 2017 semble avoir été de courte durée. En janvier 2018, le groupement d’intérêt économique (GIE) détenu par les sociétés de courses France Galop et le Trot se félicitait d’avoir renoué avec la croissance. Le total des enjeux, englobant paris hippiques, paris sportifs et poker, avait progressé de 2 % à 9,9 milliards d’euros. Une dynamique portée par l’international mais aussi par un retour dans le vert des paris hippiques en France. L’objectif fixé pour 2018 était alors de dépasser la barre des 10 milliards d’euros d’enjeux et de reverser 803 millions d’euros aux sociétés de courses. Sachant que le PMU leur verse l’intégralité de ses dividendes.
Les paris hippiques sont en retrait de 2 %
Depuis, le terrain est redevenu lourd pour l’opérateur historique, de nouveau en perte de vitesse. Même s’il n’a pas publié de communiqué semestriel sur son activité, M. Linette ne s’en cache pas, les objectifs ne seront pas atteints. Les paris hippiques sont en retrait de 2 % sur les six premiers mois de l’année. Et l’été a été sombre. Le PMU a pris, il est vrai, de plein fouet la Coupe du monde de football. Les Français ont délaissé le quinté pour se livrer à des pronostics sur les équipes de ballon rond favoris....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ L’ANSM a empêché la transmission d’informations sur la provenance du principe actif du Levothyrox, dont la nouvelle formule est au cœur d’une polémique.
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Levothyrox : quand l’Agence du médicament se cache derrière le secret des affaires

L’ANSM a empêché la transmission d’informations sur la provenance du principe actif du Levothyrox, dont la nouvelle formule est au cœur d’une polémique.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 12h44
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 16h50
   





                        



   


C’est la première application connue de la loi sur le secret des affaires, définitivement validée par le Conseil constitutionnel en juillet. Jeudi 27 septembre, le site d’information Les Jours a révélé que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait censuré partiellement une copie de l’autorisation de mise sur le marché du Levothyrox, ce médicament controversé fabriqué par le groupe pharmaceutique allemand Merck.
La demande de transmission de ce document public avait été effectuée par Me Emmanuel Ludot, avocat de plusieurs malades de la tyroïde, victimes d’effets secondaires importants depuis la mise sur le marché de la nouvelle formule du Levothyrox.

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                La polémique sur le Levothyrox expliquée en six points



Secret des affaires
Si la transmission de ce document par l’ANSM est obligatoire, en vertu du code des relations entre le public et l’administration, celle-ci a utilisé la loi sur le secret des affaires, entrée en vigueur cet été, afin de caviarder certains passages de l’autorisation de mise sur le marché. Et non des moindres : impossible de lire les informations concernant le lieu de production et le nom de l’entreprise qui fabrique le principe actif de la nouvelle formule du Levothyrox.
Selon Les Jours, l’Agence nationale de sécurité du médicament aurait volontairement attendu l’entrée en vigueur cet été de la loi sur le secret des affaires, répondant à la demande de transmissions de documents effectuée le 23 avril… quatre mois plus tard, le 4 septembre. Dans sa réponse à Emmanuel Ludot, l’ANSM estime que le recours à cette loi est justifiée, car elle vise à protéger « le secret des procédés, des informations économiques et financières et des stratégies commerciales ou industrielles ». 

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                « La loi sur le “secret des affaires” suscite une inquiétude importante et légitime »



« Difficile de comprendre que la provenance du principe actif soit incluse dans ces catégories, et ce alors même qu’un rapport a été récemment remis à la ministre de la santé, Agnès Buzyn, pour améliorer… l’information autour du médicament », déclare Aurore Gorius, qui a révélé l’affaire dans Les Jours.
Intérêts privés
Le collectif Informer n’est pas un délit (INPD), qui avait combattu la loi sur le secret des affaires, a publié un communiqué vendredi, affirmant :
« Nous ne pouvons tolérer que la défense des intérêts d’une entreprise privée passe avant l’intérêt général, en l’espèce, la santé des citoyens. »
Et de poursuivre :
« Cette atteinte au droit d’être informé ne vient pas d’un groupe privé. Elle est le fait d’une agence publique. C’est inacceptable ! »
Le collectif INPD souhaite de l’ANSM « s’explique publiquement sur cette affaire » et demande au gouvernement de rendre publique l’intégralité des informations concernant le Levothyrox.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Des opposants au lâcher des deux ourses, décidé par le gouvernement, menacent de les abattre.
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Enquête ouverte à la suite de menaces d’opposants à la réintroduction de deux ourses dans les Pyrénées

Des opposants au lâcher des deux ourses, décidé par le gouvernement, menacent de les abattre.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 12h33
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 15h47
   





                        



   


Le discours des anti-ours se durcit dans les Pyrénees occidentales. A la veille du lâcher annoncé de deux ourses slovènes prévu samedi, le parquet de Pau a annoncé vendredi 28 septembre l’ouverture d’une enquête préliminaire, faisant suite aux intentions affichées d’opposants à la réintroduction des plantigrades d’attenter à leur vie.
Cette enquête, ouverte pour de « potentielles infractions de la chasse au regard des propos notamment repris dans la presse », a été confiée aux gendarmes d’Oloron-Sainte-Marie, a fait savoir Cécile Gensac, procureure de la République de Pau. Des associations de défenseurs des animaux avaient demandé, dans une lettre adressée au parquet, d’intervenir et d’engager des poursuites pénales.
Des réintroductions « antidémocratiques et antiécologiques »
« D’innombrables anonymes se sont transformés en guetteurs, souvent armés », avait prévenu mercredi Olivier Maurin, président de l’Association pyrénéenne pour le développement durable de l’identité des Pyrénées (Addip) sur Facebook, relayant un message de la Fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne (FTEM).
« La clandestinité des opposants est la réponse des montagnards à un ministre contraint de dissimuler les réintroductions d’ours tant elles sont antidémocratiques et antiécologiques », peut-on lire dans le communiqué, qui réclame d’attendre le vote de la « résolution pastoralisme-prédateurs » prévue au début d’octobre par le Sénat avant de procéder au lâcher des ourses.
Eleveurs, bergers et opposants à la réintroduction de deux ourses dans les Pyrénées n’ont jamais caché leur opposition à cette réintroduction annoncée le 20 septembre par le ministre de la transition écologique, François de Rugy.

Après des années de tergiversations, après des mois de concertations, j'ai décidé de donner le feu vert à la réintr… https://t.co/KeFAu3oFix— FdeRugy (@François de Rugy)


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Ce jour-là, quelque 200 opposants se sont rassemblés pour redire qu’ils refuseraient « par tous les moyens » la réintroduction des ourses.

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                Les éleveurs se mobilisent contre le projet de réintroduire deux ourses dans les Pyrénées






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Cet ingénieur de 50 ans, parti en Syrie avec ses deux fils entre 2013 et 2015, a tenté de rentrer en France avec des plans qui inquiètent la justice.
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Terrorisme : à Paris, le procès d’un « ministre » présumé des télécoms de l’EI

Cet ingénieur de 50 ans, parti en Syrie avec ses deux fils entre 2013 et 2015, a tenté de rentrer en France avec des plans qui inquiètent la justice.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 18h33
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            
C’est le procès d’un « revenant » du djihad au profil rare qui s’est ouvert, jeudi 27 septembre, devant la 16e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Celui de Lotfi Souli, un ingénieur informatique de 50 ans, originaire d’Ermont (Val-d’Oise), spécialisé dans les systèmes réseaux et ayant occupé durant dix-huit mois, entre l’automne 2013 et mai 2015, un poste de « ministre » ou de haut responsable des télécommunications de l’organisation Etat islamique (EI), à Rakka (Syrie). Une aventure dans laquelle il a entraîné ses deux fils, dont l’aîné comparaît aujourd’hui à ses côtés. Le plus jeune sera jugé devant le tribunal pour enfants, le 16 octobre.
Dans la masse du contentieux terroriste jugé ces derniers mois, l’histoire de Lotfi Souli et de ses garçons, tous mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste, a ceci de particulier qu’elle démarre bien avant la vague de départs massifs pour la zone irako-syrienne de 2014. On est seulement en octobre 2013, quand ce chef d’entreprise gagnant très bien sa vie, divorcé, disparaît du jour au lendemain avec ses deux enfants de 15 et 18 ans. Une histoire atypique qui dénote aussi du fait du niveau de qualification des protagonistes. Lotfi Souli a une thèse d’informatique et ses fils sont plutôt brillants à l’école. Lorsqu’ils partent, Karim, le plus grand, vient de décrocher son bac scientifique avec mention.
D’après l’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, Lotfi Souli, d’origine tunisienne, était radicalisé depuis longtemps. La découverte de documents dans les supports numériques conservés par le père de famille à son domicile montre qu’il avait, depuis de longues années, une « fascination » pour Al-Qaida et son fondateur, Oussama Ben Laden, tué en mai 2011 par les Américains. La guerre en Syrie, qui démarre la même année, sert d’accélérateur. Le fait que la famille rejoigne ensuite, en Syrie, le groupe rebelle salafiste Ahrar Al-Cham, en particulier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Au cours de « L’Emission politique », jeudi, le premier ministre a affiché son soutien à la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes.
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Edouard Philippe sur la PMA : « Je pense qu’on peut y aller »

Au cours de « L’Emission politique », jeudi, le premier ministre a affiché son soutien à la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 11h33
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            
On savait qu’Emmanuel Macron y était favorable. C’était d’ailleurs une de ses promesses de campagne. Depuis la rentrée, plusieurs ministres – dont le secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, ou encore le ministre en charge des relations avec le Parlement, Christophe Castaner – ont également exprimé leur volonté que la procréation médicalement assistée (PMA) soit ouverte aux femmes seules ou en couple avec une autre femme. Jeudi 27 septembre, Edouard Philippe a rejoint le concert de ses collègues et donné son feu vert à la PMA pour toutes. « J’y suis, à titre personnel, plutôt favorable et je pense qu’on peut y aller », a indiqué le premier ministre, invité de « L’Emission politique » sur France 2. Un soutien modéré, mais un soutien quand même.
Avant d’entrer à Matignon, l’ex-maire du Havre, issu de la droite juppéiste, était opposé à la PMA pour toutes. En février 2013, alors que la France se déchirait sur le mariage pour tous, il avait d’ailleurs cosigné une tribune avec Nathalie Kosciusko-Morizet pour expliquer son refus à toute évolution en ce sens. Il y a un an quasi jour pour jour, alors qu’il participait pour la première fois à « L’Emission politique », il s’était montré moins catégorique : « Je ne crois pas qu’il y ait un droit à l’enfant, avait alors expliqué le premier ministre, mais je pense qu’on peut se poser la question de savoir si des femmes, soit en couple, soit célibataire peuvent recourir à la PMA. »
Questions « monstrueusement complexes »
Jeudi soir, Edouard Philippe a expliqué avoir « évolué » sur le sujet après avoir « rencontré un certain nombre de femmes » et consulté les travaux menés par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), qui a rendu mardi un avis favorable. Interrogé sur la possibilité du remboursement par la Sécurité sociale de la PMA étendue à toutes les femmes,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Voté fin juillet, le texte est entré en application avant même la modification des règlements intérieurs.
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La loi interdisant les portables a fait sa rentrée au collège

Voté fin juillet, le texte est entré en application avant même la modification des règlements intérieurs.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 11h29
    |

            Violaine Morin








                        



                                


                            
L’interdiction du portable dans les écoles et collèges a été claironnée par le ministère de l’éducation nationale, mais elle semble, pour l’instant, avoir trouvé un faible écho dans les établissements. Sur les 1 000 chefs d’établissement interrogés par le syndicat des personnels de direction (SNPDEN) quelques jours avant la rentrée, la moitié avait choisi de ne pas modifier leur règlement intérieur pour y inclure la mesure. « C’est un sujet pour les médias, mais pas pour nous », répondent en chœur les principaux de collège interrogés. De son côté, le ministère a publié, jeudi 27 septembre, une circulaire rappelant l’obligation d’appliquer la loi, « quand bien même le règlement intérieur n’aurait pas été modifié en ce sens ».
En fait, ce manque d’intérêt dissimule une question administrative : modifier le règlement d’un collège demande du temps, car il faut réunir une commission permanente, puis un conseil d’administration. Ceux qui n’ont pas pris les devants avant l’été – c’est-à-dire avant le vote de la loi, définitivement adoptée le 30 juillet – ne pourront rien faire avant au moins le début du mois d’octobre. Mais surtout, dans de nombreux établissements, le portable était déjà interdit. La seule différence est que la loi autorise désormais la confiscation des téléphones, qui pouvait autrefois être discutée par les parents.

Des parents associés
Dans des établissements où l’interdiction n’était pas encore de mise, le règlement a été modifié en temps et en heure. Pierre Fournier est proviseur à Bédarieux (Hérault). Dans cette cité scolaire, la gageure était de distinguer les grands collégiens des petits lycéens… « C’est arrivé depuis la rentrée qu’on attrape un seconde qui ressemble plutôt à un troisième avec son téléphone dans les mains », s’amuse le proviseur. Il a modifié le fonctionnement de son établissement, bien que, selon lui, cela ne change rien au fond du problème.
L’interdiction du téléphone...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Quelques jours après la publication d’une vidéo polémique, le roi des forains a annoncé l’arrêt de ses activités.
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Marcel Campion s’éclipse des rues de la capitale

Quelques jours après la publication d’une vidéo polémique, le roi des forains a annoncé l’arrêt de ses activités.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 11h27
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            

Paris, pour lui, n’est plus une fête. A 78 ans, Marcel Campion, le roi des forains, a annoncé, dans un communiqué à l’AFP, jeudi 27 septembre, qu’il cessait ses « activités foraines personnelles », et qu’il démissionnait de ses « activités au sein de l’association du Monde festif organisatrice de l’événement La magie de Noël, aux Tuileries, pour les fêtes de fin d’année ». Sa grande roue va être mise en vente. « Je me barre pour ne pas gêner mes amis les forains. Je me tire. J’en ai marre de tout ça. Ils ont tous décidé de me cibler », lâche-t-il, quelques heures plus tard au téléphone.
Quelques jours après la publication d’une vidéo par Le Journal du dimanche (JDD), samedi 22 septembre, dans laquelle il tient des propos jugés homophobes, M. Campion abandonne donc la partie. Une éclipse de son plein gré ou une exfiltration suggérée par le gouvernement. « Aucune démarche n’a été engagée auprès de M. Campion, ni au ministère de la culture ni par quiconque au gouvernement. Il n’y a eu aucun appel de personne à M. Campion », proteste l’entourage de la ministre de la culture, Françoise Nyssen. De son côté, M. Campion « donne [sa] parole » qu’il a pris « sa décision seul. Je fais ce que je veux quand je veux ».
Son retrait enlève une grosse épine du pied du gouvernement. Le ministère de la culture avait donné, cet été, son accord au Musée du Louvre pour qu’il loue à l’association, Le Monde festif, une partie des Jardins des Tuileries dont il a la tutelle. Cette association, créée par M. Campion, devait y organiser des animations et des attractions entre novembre et février, à la place du Marché de Noël des Champs-Elysées supprimé par Anne Hidalgo.
Indignations de la majorité parisienne
Dans la vidéo divulguée par Le JDD enregistrée le 27 janvier 2018 à La Chope des puces, restaurant qui appartient à M. Campion à Saint- Ouen (Seine-Saint-Denis),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Jeudi, la cour d’appel a débattu du cas d’un schizophrène qui avait tué un retraité, en 2016.
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L’irresponsabilité pénale examinée en audience publique à Lyon

Jeudi, la cour d’appel a débattu du cas d’un schizophrène qui avait tué un retraité, en 2016.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 11h17
    |

                            Richard Schittly (Lyon, correspondant)








                        



                                


                            
Le moment est rare, jeudi 27 septembre, à la cour d’appel de Lyon. Il ne s’agit pas tout à fait de juger, mais de dire pourquoi la justice ne peut pas juger. L’audience « aux fins de déclaration d’irresponsabilité pénale » se tient en présence de Maxime Sembinelli, 21 ans, teint pâle, crâne rasé, tête baissée. Dans le box, il n’est pas accusé, juridiquement parlant. Personne ne discute qu’il est l’auteur d’un crime, mais trois collèges d’experts ont diagnostiqué une forme sévère de schizophrénie, ayant totalement aboli son discernement au moment des faits. Le juge a saisi la chambre de l’instruction. Depuis 2008, la justice a la possibilité d’exposer publiquement les raisons de ce qu’on appelait autrefois un non-lieu, en vertu de l’article 122-1 du code pénal.
Dans la salle, tous les membres de famille de la victime sont présents, visages fermés, regards durs, tremblant de rage et de peine, à quelques mètres du tueur. Le 13 août 2016, Maxime Sembinelli est parti du domicile de sa grand-mère, dans l’Ain. Il a marché sans but, en pleine nuit. « Un voyage pathologique », qui consiste à fuir les angoisses délirantes, explique le docteur Jean Canterino. En apparence, le jeune homme était calme. Trois experts se succèdent à la barre, décrivant une forme extrêmement dangereuse de schizophrénie, qui apparaît à la fin de l’adolescence, difficile à traiter, où la réalité est vécue comme un délire de persécution. « Dans ce cas, il n’entend pas des voix dans la télévision, il ne se met pas tout nu dans la rue, il parle peu, il est dans le repli », disent les médecins. Selon eux, le cannabis a probablement accentué la crise déclarée.

Au petit matin, Jean-Claude Cazenave, 71 ans, a vu le jeune homme faisant du stop, près du village de Crottet, dans la Bresse. Père de trois enfants, le routier à la retraite allait chercher son pain. Pour les experts, l’espace clos de la voiture a probablement accentué le délire. Maxime Sembinelli a frappé...




                        

                        


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Des hommes du président prennent leurs quartiers au Palais-Bourbon

Plusieurs fidèles de Macron ont été nommés dans les cabinets de Ferrand et de Le Gendre. L’Elysée verrouille ainsi plusieurs postes stratégiques.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 11h17
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            
L’arrivée de Richard Ferrand à la présidence de l’Assemblée nationale et l’installation de Gilles Le Gendre à sa place à la tête du groupe La République en marche (LRM) ont déclenché un jeu de chaises musicales. Des manœuvres qui se passent en coulisses. Depuis quelques jours, l’influence de l’Elysée plane sur la constitution des cabinets des deux hommes forts du Palais-Bourbon. Après la crise provoquée cet été par l’affaire Benalla et en vue de la relance du chantier constitutionnel, le pouvoir macroniste verrouille l’Assemblée.

Trois soldats des campagnes présidentielle et législatives sont sur le point de déballer leurs cartons au Palais-Bourbon. Le premier est arrivé le 20 septembre, comme directeur de cabinet de Richard Ferrand à l’hôtel de Lassay. Jean-Marie Girier n’est autre que l’ancien directeur de campagne d’Emmanuel Macron. Un homme dont toute la Macronie loue les qualités. « Un grand professionnel, très carré, qui connaît très bien l’ADN d’En marche ! », vante le député LRM Guillaume Gouffier-Cha. Jusque-là, M. Girier était chef de cabinet de Gérard Collomb au ministère de l’intérieur. Intervenue après l’annonce du départ prochain de M. Collomb du gouvernement en vue de sa candidature aux municipales à Lyon, cette arrivée interroge dans la majorité. « Il y a deux hypothèses : soit ça s’est mal passé avec Collomb pendant l’affaire Benalla et Girier part, soit le président met ses hommes-clés aux endroits très importants », spécule un député MoDem.
« Petit cercle »
L’arrivée de deux autres hommes de confiance d’Emmanuel Macron auprès de Gilles Le Gendre plaide dans le sens de la deuxième hypothèse. D’ici quelques jours, les embauches de Pierre Herrero et de Vincent Caure dans l’équipe dirigeante du groupe LRM seront formalisées, comme l’a révélé le journal spécialisé Contexte. Tous deux sont également des personnages-clés de la Macronie : le premier a dirigé la campagne des législatives, le second était chargé...




                        

                        

