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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ L’organisation Privacy International a obtenu devant un tribunal spécial les aveux du MI5, du MI6 et du GCHQ sur la collecte d’informations confidentielles la concernant.
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Le MI5 britannique avoue avoir espionné illégalement une ONG

L’organisation Privacy International a obtenu devant un tribunal spécial les aveux du MI5, du MI6 et du GCHQ sur la collecte d’informations confidentielles la concernant.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 16h10
   





                        



   


C’est une deuxième déconvenue en moins de quinze jours pour le renseignement britannique. Le 26 septembre, la Commission des pouvoirs d’enquête, seule institution habilitée à recevoir les plaintes visant les agences de renseignement dans le pays, a considéré comme « illégales » les collectes d’information sur l’association Privacy International, avouées devant le même tribunal par le MI5 (renseignement intérieur), le MI6 (renseignement extérieur) et le GCHQ (service des renseignements électroniques).
Le 13 septembre, la Cour européenne des droits de l’homme avait par ailleurs condamné le Royaume-Uni pour violations de la vie privée et de la liberté d’expression, sans juger de l’existence même d’un système de surveillance massive dans le pays, mais en soulignant le manque de garanties juridiques suffisantes pour protéger les citoyens et les journalistes.
Au centre de ces décisions de justice, deux types d’informations collectées par les programmes de surveillance. Les renseignements britanniques ont d’abord avoué, en mars 2015, intercepter massivement les métadonnées des communications passées au Royaume-Uni — par exemple, la durée d’un appel téléphonique, l’identité de l’appelant et de son interlocuteur, la géolocalisation du téléphone, mais pas la discussion en elle-même.
Au mois de novembre 2015, le MI5, le MI6 et le GCHQ ont rendu public le fait que le contenu des communications passées par le réseau téléphonique et Internet était également intercepté — pendant plus de dix ans, cette surveillance était même inconnue des parlementaires britanniques.

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Dès le mois de juin de la même année, l’ONG Privacy International, spécialisée dans la protection des données personnelles et la défense des libertés numériques, a déposé un premier recours devant la Commission des pouvoirs d’enquête britannique pour tenter de prouver, judiciairement, la portée de ces écoutes.
La décision du 26 septembre résulte de l’un de ces recours. Sans donner de détails sur les informations collectées, les agences ont reconnu la collecte et la conservation de métadonnées et de données concernant Privacy International. Le MI5 et le MI6 les ont conservées jusqu’en 2015, le GCHQ jusqu’en 2016. Mais si les deux dernières agences n’ont fait que collecter les données sans en inspecter le contenu, celles-ci ont été illégalement « examinées par des agents du renseignement intérieur britannique », le MI5, explique dans un communiqué Caroline Wilson Palow, membre de Privacy International.
L’absence de règles sur le temps de conservation et la suppression des données est également dénoncée par l’association — le MI5 a déclaré pour la première fois devant le tribunal avoir supprimé les données interceptées sur Privacy International le 24 septembre, soit la veille de la dernière audience. Aucune condamnation ni recommandation n’ont été prononcées par la cour, dans l’attente d’autres jugements sur le même recours.
« Est-ce qu’un tel espionnage, si bien qu’il soit autorisé, ne devrait pas être encadré par les garde-fous les plus stricts ? », s’est demandée l’ONG, qui voit cette étape comme une reconnaissance importante de la surveillance massive des communications. Son directeur, Gus Hosein, a envoyé une lettre au ministre de l’intérieur, Sajid Javid, pour lui demander des explications détaillées sur les données conservées sur l’association, et de prendre des mesures pour « s’assurer que des ONG travaillant à l’intérêt général ne soient pas l’objet d’une surveillance illégale de la part des services de renseignement ».

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Alors que le Panama vient de retirer son pavillon au navire humanitaire, un collectif qui compte dans ses rangs Daniel Cohn-Bendit, Juliette Méadel et Pierre Rosanvallon appelle l’Etat français à lui en octroyer un. Ne pas le faire reviendrait à se rendre coupable du crime de non-assistance à personne en danger.
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« La France doit accorder son pavillon à l’“Aquarius” »

Alors que le Panama vient de retirer son pavillon au navire humanitaire, un collectif qui compte dans ses rangs Daniel Cohn-Bendit, Juliette Méadel et Pierre Rosanvallon appelle l’Etat français à lui en octroyer un. Ne pas le faire reviendrait à se rendre coupable du crime de non-assistance à personne en danger.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 15h20
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 16h01
    |

                            Collectif








                        



   


Tribune. Depuis dimanche 23 septembre, l’Aquarius a perdu son pavillon. Le navire humanitaire affrété par les deux ONG Médecins sans frontières (MSF) et SOS Méditerranée n’aura donc plus le droit de circuler en mer. S’il n’obtient pas un autre pavillon, il ne sera plus autorisé à remplir sa mission : sauver des hommes, des femmes et des enfants qui se noient.
Rappelons que l’obligation de prêter assistance aux personnes en situation de détresse en mer n’est pas une œuvre de bienfaisance : c’est une obligation légale définie par plusieurs traités internationaux sur le droit de la mer, dont au moins quatre conventions des Nations unies.

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Pour mémoire, la Convention des Nations unies de 1982 sur le droit de la mer, la Convention internationale de 1974 pour la sauvegarde de la vie humaine en mer, la Convention Internationale de 1989 sur l’assistance, celle de 1979 sur la recherche et le sauvetage maritimes et les directives du Comité maritime de sécurité (MSC) de l’Organisation maritime internationale (IMO) de 2006.
Un prétexte juridique fallacieux
Ces conventions s’imposent donc à l’ensemble des pays européens et des pays membres de l’ONU. En retirant son pavillon à l’Aquarius, le Panama s’est rendu coupable de complicité de non-assistance à personne en danger puisqu’il prive l’Aquarius du droit de remplir une obligation supérieure consacrée par le droit des traités internationaux.
Pourquoi le Panama a-t-il retiré à l’Aquarius son pavillon ? Parce que l’Italie de Salvini s’est plainte de ce que « le navire a refusé de ramener les migrants et réfugiés secourus à leur lieu d’origine ». Or, le droit international ne prévoit pas une reconduite des personnes secourues dans leur lieu d’origine mais bien au contraire un débarquement dans un lieu protégé pour préserver les survivants.

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En effet, prendre des personnes à bord dans le cadre d’une opération de sauvetage ne consiste pas à savoir si parmi les survivants il y a des personnes susceptibles d’obtenir une protection internationale au titre du droit d’asile. Un bateau n‘est pas un espace approprié pour examiner une demande d’asile et un capitaine n’est pas formé pour ce faire. Cette obligation relève uniquement des autorités étatiques.
Donc la responsabilité unique de l’Aquarius, c’est le sauvetage en mer et c’est le débarquement des survivants dans un « lieu sûr » c’est-à-dire un endroit où la vie des survivants n’est plus en danger, où tous leurs besoins fondamentaux seront satisfaits : eau, alimentation, hébergement et assistance médicale. L’Aquarius n’était donc nullement en situation irrégulière : ce prétexte juridique est fallacieux. Il montre que le débat n’est pas, hélas, de nature juridique mais éminemment politique. Le droit est utilisé contre lui-même pour justifier une décision politique inique : abandonner des naufragés en mer.
Allons-nous continuer à regarder ailleurs ?
La décision du Panama n’est pas surprenante. Que peut-on attendre d’un paradis fiscal qui abrite les circuits financiers mafieux les plus occultes ? Le silence des pays européens, et de la France en particulier, l’est nettement plus.
Aujourd’hui, personne n’a proposé à l’Aquarius de lui octroyer un pavillon. Or, ne pas donner à l’Aquarius un nouveau pavillon, c’est accepter de laisser mourir sous nos yeux les naufragés ; c’est violer les conventions internationales, c’est se rendre coupable du crime de non-assistance à personne en danger. C’est trahir ce que nous fûmes quand nos ancêtres se battaient pour les droits de l’homme et pour la protection des plus fragiles.

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Au moins 3 120 migrants sont morts en 2017 en tentant de passer en Europe via l’une des trois principales routes de la Méditerranée, et les passages les plus dangereux sont ceux qui transitent par la Libye. Il est loin le temps où la France pleurait à l’image du corps sans vie du petit Aylan, bébé de trois ans échoué sur les côtes méditerranéennes. Pourtant, c’était il y a trois ans à peine. Que sommes-nous devenus ? Qui sommes-nous en train de devenir ? Allons-nous continuer à regarder ailleurs ? Jusqu’à quand pourrons-nous supporter l’inertie de ceux des gouvernements européens qui se réfugient derrière la montée du nationalisme pour justifier la plus indécente des couardises ?
Qui mieux que la France peut aujourd’hui prendre l’initiative d’un soutien aux opérations de sauvetages des naufragés ?
La France vient de déclarer qu’elle prendrait sa part des cinquante-huit réfugiés présents sur l’Aquarius qui a accosté à Malte. C’est déjà ça, mais il faut aller plus loin.
Nous devons être précurseurs et visionnaires
La France doit donc accorder son pavillon à l’Aquarius. Elle doit d’autant plus le faire qu’elle ne dispose pas d’une marine nationale, et encore moins européenne, dédiée au sauvetage des naufragés en mer. Octroyer son pavillon à l’Aquarius ne mettra aucune obligation supplémentaire à la charge de la France et ne fera pas d’elle la seule responsable de l’accueil des naufragés.

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En revanche, sur le terrain politique et pour l’avenir, cela la positionnera à l’avant-garde du progressisme en Europe pour impulser un accord de partage des migrants naufragés avec ses principaux partenaires européens. Et à ceux qui craignent la « submersion », rappelons les chiffres : depuis 2015, le nombre de réfugiés accueillis par sauvetage en mer en Europe ne dépasse pas quelques milliers !
Il est grand temps que le noyau dur des pays européens avec lesquels nous partageons l’essentiel se constitue et se renforce. Si nous ne sommes plus capables de trouver, avec nos partenaires européens, les moyens d’accueillir les quelques milliers de réfugiés alors nous ne sommes même plus à la hauteur de notre histoire et de notre identité européenne.
Nous sommes historiquement la patrie des droits de l’homme, celle du siècle des Lumières. Nous ne sommes pas seuls : l’Espagne, le Portugal et l’Allemagne sont de notre côté. Dans l’obscurité qui vient, nous devons être précurseurs et visionnaires, pour défendre l’essentiel avant qu’il ne soit trop tard.
Les signataires : Juliette Méadel, ancienne ministre, enseignante à Science Po ; François Héran, professeur au Collège de France ; Philippe Aghion, professeur au Collège de France ; Daniel Cohn-Bendit ; Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France ; Barbara Pompili, députée LRM de la Somme ; Caroline Fourest, essayiste, réalisatrice ; Olivier Duhamel, professeur émérite à Science Po ; Romain Goupil, cinéaste ; Alain Madelin, ancien ministre, économiste ; Sébastien Nadot, député LRM de la Haute-Garonne ; Philippe Lelièvre, metteur en scène et comédien ; Pierre-Michel Menger, professeur au Collège de France ; Arnaud Poissonnier, expert « Le financement participatif pour entreprise » ; Yves Blein, député LRM du Rhône ; Julien Sérignac, magistrat ; Hugo Saada, expert en relations internationales ; Isabelle Lefort, professeur à Science Po ; Florence Bonetti, conseil en stratégie et communication.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Symboles de soutien aux « prisonniers politiques » catalans, les rubans jaunes provoquent la colère des unionistes qui les décrochent des rues. Ces opérations donnent parfois lieu à des altercations avec les séparistes.
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En Catalogne, la guéguerre des rubans jaunes


                      Symboles de soutien aux « prisonniers politiques » catalans, les rubans jaunes provoquent la colère des unionistes qui les décrochent des rues. Ces opérations donnent parfois lieu à des altercations avec les séparistes.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 14h15
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 14h45
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                              

                        

Le rendez-vous a été donné à 1 heure du matin, lundi 24 septembre, sur l’application de messagerie WhatsApp. Le point de rencontre est le McDonald’s d’El Masnou, commune côtière située à environ vingt kilomètres au nord de Barcelone. Une quinzaine d’hommes et de femmes arrivent, sortent de leurs véhicules et enfilent une combinaison de « décontamination » intégrale, blanche, ainsi qu’un masque leur couvrant le nez et la bouche. Chacun prépare ses armes : cutters, perches équipées de cisailles, échelles et sacs-poubelle. Le coordinateur de l’opération, qui répond au prénom de Gabi, un vigile de 52 ans, indique enfin la destination finale, jusque-là maintenue secrète : Tiana, petite ville située à quelques kilomètres à l’intérieur des terres. Toute cette cérémonie surprenante, et un brin surréaliste, n’a qu’un objectif, épique : arracher les rubans jaunes, symboles de soutien aux « prisonniers politiques » et « exilés » catalans. A savoir les dirigeants nationalistes accusés de rébellion pour la tentative de sécession qui a secoué la Catalogne il y a tout juste un an. Leurs partisans ornent de ce nœud jaune les rues, les bâtiments publics et les arbres des villes et villages.
Un combat ubuesque pour l’espace public
Parmi les troupes du camp d’en face, ce groupe de volontaires se fait appeler la « brigade de nettoyage du Maresme », région englobant une trentaine de communes situées sur la côte, au nord de Barcelone. Sur WhatsApp, ils sont une cinquantaine de membres, âgés de 18 à 77 ans, aussi bien des hommes que des femmes, des informaticiens que des videurs, des fonctionnaires que des femmes au foyer. L’opération se déroule cette nuit-là sans incident, mis à part quelques insultes lancées par un vieil homme et la présence d’un petit nombre d’opposants venus les prendre en photo.

C’est « la guerre des rubans jaunes », comme l’a surnommée la presse espagnole, dont ce commando nocturne est un exemple. Ou plutôt la « guéguerre » des rubans,...




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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Le dernier grand sidérurgiste allemand a annoncé le 27 septembre sa scission en deux entités séparées. Les conglomérats ne sont pas condamnés mais ne sont plus un rempart contre les ruptures technologiques et les conjonctures défavorables, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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ThyssenKrupp : « Pour les investisseurs, l’affaire est entendue, les conglomérats sont d’un autre âge »

Le dernier grand sidérurgiste allemand a annoncé le 27 septembre sa scission en deux entités séparées. Les conglomérats ne sont pas condamnés mais ne sont plus un rempart contre les ruptures technologiques et les conjonctures défavorables, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 12h36
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            
Chronique. Quand Alfred Krupp hérita en 1826 de l’entreprise fondée par son père, il n’avait que quatorze ans et sa petite usine d’acier d’Essen, en Rhénanie du nord ne sera sauvée que par l’essor fulgurant de la sidérurgie au XIXe siècle : le chemin de fer, les bateaux, les armes. Sa science dans ce domaine a apporté la victoire à l’armée prussienne face aux Français en 1872, le couronnant « kanonenkönig », le roi du canon. A cette date, il édicte un « règlement général » pour ses quelque 20 000 employés, et leur offre au passage la sécurité sociale, la retraite, les vacances, en échange de leur loyauté absolue. Krupp disposait alors de ses boulangeries, magasins, logements, maisons de retraite et de soin, un Etat dans l’empire allemand.
Il n’est plus question de boulangeries et d’hôpitaux aujourd’hui chez ThyssenKrupp, encore en partie propriété des héritiers d’Alfred. L’entreprise a annoncé le 27 septembre sa scission en deux entités séparées, d’un côté les matériaux, l’armement et la sidérurgie, et de l’autre le matériel industriel : les ascenseurs, les pièces automobiles et les machines industrielles. Un démantèlement combattu par la précédente direction débarquée cet été. Et une victoire pour les investisseurs activistes, les fonds suédois Cevian et américain Eliott qui collent aux basques des patrons de l’entreprise depuis près de cinq ans. Un crève-cœur pour le dernier grand sidérurgiste allemand si symbolique des heures les plus glorieuses et les plus sombres de l’histoire allemande de ces deux derniers siècles et qui avait déjà dû fusionner sa sidérurgie avec celle de l’Indien Tata.
Le luxe de la diversification à outrance
Pour les investisseurs, l’affaire est entendue, les conglomérats sont d’un autre âge. Empêtrés dans la bureaucratie nécessaire à la supervision de leurs multiples activités, ils affichent de piètres performances. Selon la banque Goldman Sachs, sur les cinq dernières années, leur parcours boursier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Sept hommes âgés de 21 à 34 ans, soupçonnés de préparer une attaque de grande ampleur, ont été arrêtés jeudi. D’après les autorités, la totalité du groupe a été démantelée.
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Pays-Bas : un attentat contre « un grand événement » déjoué

Sept hommes âgés de 21 à 34 ans, soupçonnés de préparer une attaque de grande ampleur, ont été arrêtés jeudi. D’après les autorités, la totalité du groupe a été démantelée.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 12h13
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 15h33
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Les Pays-Bas ont décidé de ne pas augmenter le niveau de la menace terroriste après l’arrestation, jeudi 27 septembre, de sept hommes âgés de 21 à 34 ans, soupçonnés de préparer un attentat de grande ampleur. L’alerte est maintenue à 4, sur une échelle de 5.
Quatre cents policiers et membres des unités spéciales d’intervention avaient été mobilisés pour cette vaste opération qui s’est déroulée simultanément à Rotterdam, Arnhem et trois autres localités du sud du pays. Les personnes arrêtées devaient être présentées à un juge dans la journée de vendredi. D’après les autorités, la totalité du groupe a ainsi été démantelée.
Les sept hommes préparaient un attentat contre « un grand événement », a rapporté le responsable des enquêtes, Wilbert Paulissen. Les autorités, apparemment à la recherche d’indices précis, ne précisaient pas, vendredi, quelle aurait pu être cette cible. Certaines sources évoquaient une kermesse qui devait se dérouler à Weert, dans la province du Limbourg. Une fourgonnette de location, immatriculée en France, a été saisie dans cette localité, sans qu’on sache si cela a un lien avec l’un des suspects qui vivait dans cette localité.
Repérés depuis plusieurs mois
Selon de premiers éléments, le groupe projetait, en fait, plusieurs types d’action avec des ceintures explosives, une voiture bourrée d’explosifs et des armes lourdes. Cinq armes de poing ont été saisies jeudi mais, a précisé le ministère public, les membres du groupe étaient à la recherche de fusils d’assaut, de grenades et de produits destinés à la fabrication d’explosifs. Ce sont leurs progrès dans les préparatifs qui ont apparemment déclenché les opérations de jeudi, alors que les services de renseignement avaient repéré les activités suspectes de cette cellule depuis plusieurs mois.
Le chef présumé du réseau était connu de la police et de la justice. Hardi N., 34 ans, un habitant d’Arnhem d’origine irakienne, avait été arrêté en 2014 alors qu’il projetait de rejoindre l’Etat islamique en Syrie. Il avait alors expliqué être « un croyant, pas un radical » et nié vouloir devenir un combattant. En 2016, il avait toutefois été condamné en appel à trois mois de prison et vingt et un mois avec un sursis probatoire de trois ans. Deux autres individus arrêtés jeudi envisageaient de gagner la Syrie. Un quatrième avait été appréhendé récemment alors qu’il photographiait une base de l’armée de l’air, à Volkel.
Epargnés jusqu’ici par les attentats de grande ampleur, les Pays-Bas ont toutefois déjoué une série de projets depuis juillet 2013 quand, sur la base de renseignements fournis par la NSA américaine, ils avaient arrêté plusieurs membres d’une cellule djihadiste.
En mars 2016, un Français était arrêté à Rotterdam, soupçonné de préparer une action aux Pays-Bas et en France. En décembre de la même année, un Néerlandais d’origine marocaine était appréhendé dans la même ville, porteur d’une arme et de munitions. En avril, d’autres hommes étaient arrêtés dans le sud du pays pour diffusion de propagande islamiste sur le Web et l’organisation d’entraînement à visée terroriste.
En juin, deux hommes, qui se préparaient semble-t-il à attaquer un commissariat, étaient placés en détention à Rotterdam. Enfin, le 1er septembre, un Afghan, détenteur d’un titre de séjour en Allemagne, attaquait avec un couteau deux Américains à la gare centrale d’Amsterdam. Il a été blessé par la police et est en détention.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Alors que le Mondial de l’auto ouvre ses portes à Paris, le 4 octobre, le patron de PSA revient sur le redressement de l’entreprise et les défis technologiques et écologiques qui l’attendent.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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Carlos Tavares : « Chez PSA, nous sommes devenus des psychopathes de la performance »

Alors que le Mondial de l’auto ouvre ses portes à Paris, le 4 octobre, le patron de PSA revient sur le redressement de l’entreprise et les défis technologiques et écologiques qui l’attendent.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 12h10
    |

            Philippe Escande et 
                                Éric Béziat








                        



                                


                            

Selon le président du directoire de PSA, son groupe ne devra pas avoir peur du changement et s’adapter à une période chaotique. Carlos Tavares était l’invité du Club de l’économie du « Monde », jeudi 27 septembre.
Le redressement de PSA doit beaucoup à un marché automobile européen et mondial très porteur. Est-ce que cela va continuer ?
Nous avons eu de la chance, c’est vrai, mais nous nous préparons déjà à une conjoncture moins favorable. Notre point mort de marge opérationnelle, à partir duquel l’entreprise gagne de l’argent, a été abaissé de 2,6 millions de voitures à 1,5 million pour 3 millions de voitures produites, hors celles d’Opel et Vauxhall. C’est une protection. Regardez BMW, qui vient d’émettre cette semaine un avertissement sur ses résultats. Cela signifie qu’il n’y a pas de position établie. D’ici à 2030, nous allons vivre une période extrêmement chaotique, pleine de risques et d’opportunités, typiquement darwinienne. Et, pour survivre dans cet environnement, il faudra être capable de se transformer et d’écarter la peur du changement. Nous sommes devenus des psychopathes de la performance.
En douze mois seulement, vous avez sorti Opel de plus de vingt ans de pertes. Comment avez-vous fait ?
Comme nous l’avons fait avec PSA. Par une réduction des frais fixes et des coûts variables et une amélioration de la recette unitaire. Par exemple, nous avons analysé tous les canaux de vente et supprimé ceux qui vendaient à perte. Cela peut se faire au détriment de la part de marché, mais elle rebondit derrière puisque l’entreprise est devenue beaucoup plus efficace.
Deuxième élément, la réduction des coûts fixes de 28 %. Bien sûr, les effectifs ont été réduits, mais dans des proportions bien plus faibles que les 50 000 emplois détruits par Opel au cours de vingt dernières années durant lesquelles l’entreprise à perdu près de 19 milliards de dollars [16,3 milliards d’euros]. Cet...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Bruxelles devrait demander à Rome de réviser son budget. Reste à savoir si le gouvernement populiste italien acceptera de coopérer.
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Budget italien : un nouveau dossier brûlant pour la Commission européenne

Bruxelles devrait demander à Rome de réviser son budget. Reste à savoir si le gouvernement populiste italien acceptera de coopérer.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 12h11
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Avec le Brexit ou le risque de Grexit en 2015, la commission Juncker s’est habituée à gérer les situations de crise. Elle était pourtant fébrile dans l’attente des arbitrages budgétaires du gouvernement populiste italien (alliant les anti-système du Mouvement 5 Etoiles et la Ligue d’extrême droite). En confirmant un accord pour une forte relance budgétaire en 2019, 2020 et 2021, ce dernier a choisi de creuser le déficit public transalpin à 2,4 % du produit intérieur brut (PIB) dès l’an prochain. La Commission risque dès lors d’affronter un des dilemmes les plus épineux de ces dernières années.

Choisira-t-elle de faire respecter à la lettre les règles du pacte de stabilité et de croissance ? Au risque de provoquer une crise politique grave avec un gouvernement populiste qui la défie ouvertement, à quelques mois d’élections européennes cruciales pour l’avenir de l’Union. L’institution préfèrera-t-elle au contraire fermer les yeux sur la violation manifeste des règles, quitte à leur faire perdre encore un peu plus de crédibilité ? C’est peu probable sans compter qu’elle enverrait un signal de faiblesse susceptible d’encourager d’autres forces anti-système dans l’Union…
Pierre Moscovici, le commissaire européen à l’économie, a averti dès vendredi 28 septembre, au micro de BFM TV : « C’est un budget qui aujourd’hui paraît hors des clous de nos règles communes. Nous n’avons pas intérêt à une crise avec l’Italie, mais l’Italie doit réduire sa dette publique qui reste explosive. »
Une dette représentant 130% du PIB
En théorie, la Commission n’a pas le choix : elle doit signifier à Rome que son budget ne respecte pas les règles. Sous les gouvernements Renzi et Gentiloni, l’Italie a épuisé toutes les flexibilités offertes par le pacte de stabilité (dépenses d’investissement ou coût d’accueil des migrants déduits du déficit, etc.). Et elle s’était engagée à réduire son déficit de 1,6 % du PIB en 2018 à 0,8 % en 2019.
Bruxelles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Le gouvernement italien cible un déficit de 2,4 % du produit intérieur brut l’an prochain, bien au-dessus des 2 % attendus. Au risque de déclencher une hausse des taux d’emprunt.
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Avec l’annonce de son déficit public, l’Italie défie Bruxelles et les marchés

Le gouvernement italien cible un déficit de 2,4 % du produit intérieur brut l’an prochain, bien au-dessus des 2 % attendus. Au risque de déclencher une hausse des taux d’emprunt.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 15h26
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant) et 
Marie Charrel








                        



                                


                            

Des cris de joie, des banderoles déployées dans la nuit romaine par des parlementaires du Mouvement 5 étoiles, tandis que les ministres apparaissent au balcon du palais Chigi, siège de la présidence du conseil, pour saluer la foule : la scène, immortalisée par une nuée de caméras, a quelque chose d’irréel. A vrai dire, il est peu probable qu’un document de programmation budgétaire ait déjà, par le passé, suscité un tel enthousiasme. Quelques minutes plus tôt, après des heures de négociations houleuses, le gouvernement italien est parvenu à s’entendre sur un objectif de déficit public de 2,4 % du produit intérieur brut (PIB) pour son futur budget 2019, ainsi que pour les deux années suivantes.

« Nous faisons du bien à l’Italie et aux Italiens », a assuré le président du conseil, Giuseppe Conte, tandis que ses deux vice-premiers ministres, Matteo Salvini (Ligue, extrême droite) et Luigi Di Maio (Mouvement 5 étoiles – M5S –, antisystème) saluaient la naissance du « budget du changement ». Sur les réseaux sociaux, le chef de file du M5S, en première ligne depuis plusieurs jours dans la bataille contre le ministre de l’économie, Giovanni Tria, et les fonctionnaires du Trésor, allait encore plus loin : « Aujourd’hui est un jour historique. Aujourd’hui, l’Italie a changé. »

De fait, si les mesures adoptées sont très en deçà des engagements figurant dans le « contrat de gouvernement », conclu en mai, entre les deux partenaires du gouvernement, elles sont loin d’être négligeables. 10 milliards d’euros seront consacrés au lancement du « revenu de citoyenneté » de 780 euros par mois, qui devrait concerner dans un premier temps les retraités sous le seuil de pauvreté. La réforme des centres pour l’emploi, préalable indispensable à la mise en place de la mesure, sera, elle aussi, lancée dès 2019.
Peu de marge de manœuvre
Dans le même temps, la baisse des impôts sera engagée, d’abord en direction...




                        

                        


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La Belgique de plus en plus proche du « black-out »

Le royaume redoute une pénurie d’électricité d’origine nucléaire au mois de novembre. Le gestionnaire du réseau envisage des coupures.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 11h36
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Trains à l’arrêt, industries au ralenti, soirées à la bougie : la perspective d’un « délestage » du réseau électrique belge en novembre du fait d’une probable pénurie qui forcerait à déconnecter le pays zone par zone durant plusieurs heures n’est plus exclue.
Invraisemblable en apparence, évoqué inutilement en 2014, le scénario a, cette fois, pris de la consistance depuis qu’Elia, la société gestionnaire du réseau à haute tension, a publié, mercredi 26 septembre, un communiqué très inhabituel. « Elia ne voit pas suffisamment de solutions qui pourraient résoudre complètement le problème. (…) Même si les marchés belge et international nous fournissent toute la capacité disponible, nous ne pouvons aujourd’hui exclure d’activer le plan de délestage », énonçait ce texte.
Il a conclu une journée loufoque, ponctuée par un débat parlementaire convoqué en urgence et diverses apparitions dans les médias de Marie-Christine Marghem, la ministre belge de l’énergie. Elle s’est voulue rassurante ; elle n’a fait que relancer les questions, au point que des éditorialistes réclamaient sa démission, jeudi.

Avec ses sept réacteurs nucléaires gérés par Electrabel, filiale d’Engie, le royaume semblait équipé pour éviter toute pénurie. Problème : du 20 octobre à la fin novembre, six d’entre eux seront à l’arrêt. Doel 1 et 2, en Flandre, connaissent des problèmes de tuyauterie. Des anomalies sur le béton des cuves – un problème évoqué de longue date et souvent minimisé – doivent être examinées à Doel 4, ainsi que Tihange 2 et 3, en Wallonie. Quant à Tihange 1, il doit faire l’objet d’une opération de maintenance. Seul Doel 3 sera donc à même de produire encore de l’électricité…
Contacts « fructueux »
Au total, la Belgique devrait donc trouver, d’une manière ou d’une autre, près de 5 000 mégawatts (MW) certains jours de novembre, surtout si une vague de froid survenait. Pour la suite de l’hiver, il manquerait 1 700 MW, car le pays...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ L’économie ultra-rhénane ralentit plus rapidement qu’anticipé, pénalisée par les tensions qui agitent le commerce international et un déficit de main-d’œuvre qualifiée.
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Les instituts économiques allemands abaissent leurs prévisions de croissance

L’économie ultra-rhénane ralentit plus rapidement qu’anticipé, pénalisée par les tensions qui agitent le commerce international et un déficit de main-d’œuvre qualifiée.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 11h01
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


« Nous ne sommes pas une poêle en Teflon ! » Si la phrase n’avait pas été prononcée par un célèbre économiste, on aurait pu croire qu’elle émanait d’un membre de l’équipe d’Angela Merkel. Il n’en est rien. L’économiste s’appelle Michael Grömling. Il est chef du département conjoncture de l’Institut économique de Cologne (IWK) et il parle de l’économie allemande.
Par un hasard du calendrier, le diagnostic automnal des quatre plus grands instituts économiques du pays, rendu public jeudi 27 septembre, tombe en même temps qu’une crise politique majeure pour Angela Merkel, jadis surnommée « poêle en Teflon » par les services secrets américains, pour sa capacité à résister à tout.

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                Pour l’économie allemande, la fin de l’euphorie



Faut-il y voir un signe ? Les économistes décrivent ce qui s’apparente au début de la fin de la longue phase d’expansion de la première économie de la zone euro, qui a débuté il y a six ans. « L’Allemagne doit se préparer au ralentissement », expliquait début septembre Stefan Kooth, de l’institut économique de Kiel (Schleswig-Holstein, nord), qui table sur la « fin prochaine » de la phase d’expansion.
Pour l’heure, l’Allemagne est toujours en croissance, soulignent les conjoncturistes, mais la dynamique ralentit nettement, et bien plus rapidement qu’envisagé il y a encore un an. L’économie, si robuste ces dernières années, ne devrait progresser que de 1,7 % cette année, et non plus de 2,2 %, comme attendu lors du diagnostic de printemps.

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                « Les excédents allemands, source de déséquilibre pour l’Europe »



Elle ressent pour la première fois les soubresauts des attaques contre le libre-échange, principe qui se trouve au cœur de son modèle. « Nous voyons que les luttes commerciales ont des conséquences négatives. Le commerce mondial et les investissements stagnent ; les exportations allemandes font plus ou moins du surplace, » explique M. Grömling.
Marché du travail toujours très dynamique
Le climat commercial dans le monde est devenu « plus rude », notent les conjoncturistes dans leur rapport. Si l’Allemagne a jusqu’ici été peu touchée par les droits de douane nouvellement imposés par les Etats-Unis, la menace du président américain d’imposer les importations de voitures allemandes n’a pas été levée. Une telle mesure « ralentirait nettement » l’économie allemande, estiment les experts.
Ils identifient également d’autres facteurs de risque. Le Brexit approche, « sans qu’on puisse reconnaître à quoi ressemblera la relation entre l’Union européenne et la Grande-Bretagne. » Si les négociations venaient à échouer, préviennent les économistes, « l’économie allemande en souffrirait particulièrement. » L’Italie est un motif de préoccupation supplémentaire, de même que les crises argentine et turque, si elles venaient à s’étendre à d’autres économies émergentes.
Un autre élément, interne cette fois, a retenu l’attention des économistes. L’Allemagne est confrontée au problème du manque croissant de personnel qualifié, considéré aujourd’hui par la Chambre de commerce et d’industrie allemande (DIHK) comme la première cause de préoccupation des entreprises. Pour la première fois, ce facteur est décrit par les conjoncturistes comme un sérieux frein à la croissance. « Les entreprises ont apparemment de plus de plus de problèmes pour trouver suffisamment de travailleurs pour leur production », a déclaré Roland Döhrn, de l’Institut de recherche économique d’Essen (RWI), mercredi. « La production n’a pas pu maintenir le rythme élevé de l’année dernière, malgré des carnets de commandes toujours bien remplis », précisent les économistes.

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                Allemagne : à Chemnitz, PME cherchent réfugiés désespérément



Le manque de personnel qualifié est le corollaire d’un marché du travail toujours très dynamique. La population active en activité se rapproche du seuil des 45 millions de personnes, soit 5,5 millions de plus qu’en 2005. Cette évolution devrait se poursuivre, jugent les économistes, qui misent sur un taux de chômage à 4,5 % pour 2020. Conséquence : la consommation est forte, ce qui permet de compenser les effets négatifs enregistrés sur le plan du commerce extérieur.
Ces dernières années, la consommation a contribué pour deux tiers à la croissance nationale. La politique menée actuellement par le gouvernement devrait renforcer encore ce phénomène, grâce aux baisses d’impôt et de cotisations sociales accordées aux ménages. Le coût de cette politique financière expansionniste devrait se ressentir sur le budget de l’Etat, qui devrait cependant rester excédentaire. Si les experts attendent cette année un excédent budgétaire de 54 milliards d’euros, il devrait se réduire à 40 milliards l’an prochain.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ En cas de victoire du oui, la « République de Macédoine du Nord » se rapprocherait de l’OTAN, voire de l’UE.
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La Macédoine vote pour se choisir un nouveau nom

En cas de victoire du oui, la « République de Macédoine du Nord » se rapprocherait de l’OTAN, voire de l’UE.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 10h49
    |

            Benoît Vitkine (Skopje, envoyé spécial)








                        



                                


                            

La boutade est signée du ministre des affaires étrangères allemand, Heiko Maas : « La façon la plus simple de croiser un ministre allemand, ces jours-ci, est de venir à Skopje. » La réalité va au-delà de ce bon mot. En plus des visites de plusieurs membres du gouvernement allemand, dont la chancelière, Angela Merkel, près d’une quinzaine de délégations étrangères se sont bousculées jusqu’à ces derniers jours dans la capitale macédonienne. Le président français, Emmanuel Macron, s’est quant à lui fendu d’un message vidéo à ses « amis » macédoniens.
Le but de cet activisme diplomatique ? Appuyer le oui au référendum de dimanche 30 septembre, par lequel la Macédoine, deux millions d’habitants, doit entériner l’accord passé le 17 juin avec son voisin grec sur rien de moins que le nom de ce petit Etat des Balkans indépendant depuis 1991. Autorevendiqué « République de Macédoine », reconnu par la plupart des organisations internationales sous le vocable d’Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM), le pays deviendrait, en vertu de cet accord, la République de Macédoine du Nord.
Le message des Européens est double. Ce vote est significatif pour l’Europe entière, assurent-ils. A l’heure des crispations identitaires, l’accord gréco-macédonien, après vingt-sept ans de contentieux, constitue un geste rare de maturité des dirigeants des deux pays, le social-démocrate Zoran Zaev et son homologue Alexis Tsipras. A l’heure où l’espoir né des discussions directes, cet été, entre le Kosovo et la Serbie s’est embourbé, cette avancée revêt une ­signification d’autant plus importante pour les Balkans.

Question multiple
Plus important, le référendum du 30 septembre constitue un tournant pour la Macédoine, à même d’offrir au pays des perspectives dont il a singulièrement manqué ces dix dernières années. Le contentieux avec la Grèce n’est pas seulement symbolique. Depuis l’indépendance de la Macédoine, Athènes n’a jamais accepté...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Le dessin animé « Macha et Michka » va fêter ses 10 ans. Exporté dans plus de 100 pays, ce divertissement réalisé à Moscou diffuse une vision apaisée du monde russe.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/09/2018
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Macha, la petite peste russe qui veut conquérir le monde

Le dessin animé « Macha et Michka » va fêter ses 10 ans. Exporté dans plus de 100 pays, ce divertissement réalisé à Moscou diffuse une vision apaisée du monde russe.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 05h32
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 11h21
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            LETTRE DE MOSCOU
Haute comme trois pommes, Macha n’a pas grandi. Elle va pourtant fêter ses 10 ans, le 6 janvier, date à laquelle la petite fille aux cheveux blonds, coiffée d’un fichu mauve de babouchka, est apparue pour la première fois en Russie, accompagnée de son ami l’ours. Depuis, Macha et Michka, personnages centraux du dessin animé qui porte leurs noms, ont fait du chemin et conquis le monde avec 36 milliards de vues sur YouTube.
Diffusé dans plus de 100 pays, doublé en 35 langues, le cartoon russe en 3D s’est imposé avant tout sur YouTube qui a fait son succès. Treize chaînes y sont consacrées avec plus de 15 millions de russophones abonnés, 1,2 million en France, et déjà 1 million pour la dernière-née en version arabe adaptée depuis les Emirats Arabes Unis. Avec sa tête couverte et sa longue jupe, Macha connaît dans les pays musulmans un succès grandissant. « Ce n’est pas Barbie ! », s’esclaffe Dmitri Loveïko, un ancien mathématicien devenu directeur général et actionnaire de la société Animaccord, à l’origine du projet.
Lutte contre les personnages de Walt Disney
Dans les locaux gris et discrets des studios de production situés à Moscou, quelques taches blanches sur une carte épinglée à l’entrée signalent les rares zones encore à conquérir : la Chine, une bonne partie du Sud-Est asiatique et le Japon. Partout ailleurs, Macha a pris pied. Deux cadrans donnent l’heure à Chypre et Miami, les deux filiales créées pour la diffusion des droits sur le marché européen et le continent américain. Au premier étage, parmi les 80 salariés de l’entreprise, quatre réalisateurs planchent devant leurs écrans d’ordinateurs sur les prochaines saisons – très soignés, seulement 73 épisodes de six à huit minutes chacun sont sortis de là en dix ans.
Créée par Oleg Kouzovkov, qui a travaillé notamment à Los Angeles, Macha lutte avec ses armes à elle contre les personnages américains de Walt Disney, qu’elle considère comme ses plus grands concurrents,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ La compagnie aérienne est touchée vendredi par une nouvelle grève dans six pays européens qui perturbera 250 vols.
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Les vols de plus de 40 000 passagers de Ryanair affectés par une grève

La compagnie aérienne est touchée vendredi par une nouvelle grève dans six pays européens qui perturbera 250 vols.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 04h19
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 08h52
   





                        


La compagnie aérienne à bas coûts Ryanair promettait d’assurer la plupart de ses vols, vendredi 28 septembre, malgré un appel à la grève dans plusieurs pays européens du personnel de cabine et des pilotes, qui réclament de meilleures conditions de travail. Le transporteur irlandais prévoit l’annulation de 250 vols sur les 2 400 programmés en Europe, expliquant que la majorité de ses salariés travailleront normalement.
Le transporteur précise que tous les clients concernés ont été prévenus par courrier électronique et SMS depuis mardi. « Nous trouvons cette grève déraisonnable et quelque peu en décalage avec les progrès que nous pensions avoir réalisés », a affirmé jeudi Peter Bellew, le directeur opérationnel de Ryanair. « En n’annulant pas assez de vols en vue de la grève, Ryanair adopte un comportement irresponsable qui pourrait créer tensions et insécurité pour tout le personnel de l’aéroport, de Ryanair et les passagers concernés », a pour sa part prévenu la Centrale nationale des employés (CNE), syndicat belge affilié à la Confédération des syndicats chrétiens.

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                Ryanair annonce l’ouverture de deux bases en France



Contrats par pays
L’appel à la grève concerne les personnels navigants en Espagne, au Portugal, en Belgique, aux Pays-Bas, en Italie et en Allemagne, rejoints par les pilotes dans certains de ces pays. Les syndicats réclament de meilleures conditions de travail et l’emploi de chaque salarié avec un contrat relevant de son pays de résidence, contrairement à la pratique historique de Ryanair d’employer une bonne part de son personnel avec des contrats de droit irlandais.
La commissaire européenne aux affaires sociales, Marianne Thyssen, est intervenue mercredi pour rappeler Ryanair à l’ordre, après sa rencontre avec le directeur général de la compagnie, Michael O’Leary. « Le respect du droit communautaire n’est pas quelque chose sur lequel les travailleurs devraient avoir à négocier, ni quelque chose qui peut être fait différemment d’un pays à l’autre », a-t-elle prévenu. « Le marché intérieur n’est pas une jungle : il comporte des règles claires sur la mobilité équitable du travail et la protection des travailleurs », a ajouté la commissaire belge.
Pour la Commission européenne, « ce n’est pas le pavillon de l’avion qui détermine la loi applicable. C’est l’endroit d’où les travailleurs partent le matin et reviennent le soir, sans que l’employeur ait à couvrir les frais ».
« Annulez cette grève ! »
M. O’Leary a pour sa part appelé à « annuler la grève » lors d’une conférence de presse mercredi à Diegem, près de l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, selon des propos rapportés par l’agence de presse Belga. « On accepte de négocier et il y a quand même une grève », a-t-il fait valoir, avant de lancer : « Annulez cette grève qui n’est pas soutenue par la très grande majorité des travailleurs de Ryanair ! »
La compagnie irlandaise connaît une grogne sociale endémique depuis un an, qui a débuté avec le mécontentement de ses pilotes. Elle a tenté d’éteindre la contestation en signant dernièrement plusieurs accords avec des syndicats, notamment au Royaume-Uni, en Irlande et en Italie, dans lesquels la direction accepte des augmentations de salaire et des améliorations des conditions de travail.
La grève de vendredi marque la poursuite d’un mouvement social qui a déjà frappé la compagnie aérienne cet été avec deux vastes mouvements coordonnés dans plusieurs pays européens : chez le personnel de cabine à la fin de juillet (600 vols annulés et 100 000 passagers touchés) puis chez les pilotes au cœur du mois d’août (400 vols annulés et 55 000 passagers touchés). Ryanair avait aussi dû annuler 150 vols en Allemagne le 12 septembre en raison d’une grève des pilotes et du personnel.
L’entreprise irlandaise compte 86 bases en Europe, selon son site Internet, qui lui permettent de stationner ses avions et de domicilier son personnel. Elle a annoncé jeudi l’ouverture de deux nouvelles bases en France, à Bordeaux et Marseille, où elle n’était plus présente depuis 2011.

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Immigration en Italie : les exagérations de Matteo Salvini

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire « Valeurs actuelles », le ministre italien de l’intérieur a accusé les ONG d’avoir débarqué « des centaines de milliers d’immigrés » en Italie, un chiffre fantaisiste.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 18h18
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                            Les Décodeurs








                        



   


Interviewé par l’hebdomadaire français Valeurs actuelles, Matteo Salvini a justifié sa politique migratoire, expliquant que « en Italie, nous avons simplement cherché à poser des règles afin de stopper ce qui était, jusqu’à récemment encore, une véritable invasion ». Le ministre italien de l’intérieur a alors affirmé que « des centaines de milliers d’immigrés étaient quotidiennement débarqués sur nos côtes par des ONG, dans l’indifférence totale de la communauté internationale ».
POURQUOI C’EST TRÈS EXAGÉRÉ
Les statistiques publiées par la Guardia Costiera sont formelles et font état d’une réalité différente de celle décrite par le patron du parti d’extrême droite La Ligue. Selon les gardes-côtes italiens, ce sont 1 450 personnes qui ont été secourues par les ONG en 2014 (pendant les deux mois de mission de l’ONG maltaise Moas, la première à s’engager en mer), 20 063 en 2015, 46 796 en 2016 et 46 601 en 2017. De janvier à juillet 2018, ce sont 5 204 personnes supplémentaires qui ont été secourues en Méditerranée. Au total, donc, 120 114 personnes en quatre ans, soit 30 000 personnes annuellement, et non pas « des centaines de milliers d’immigrés ».


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Depuis 2014, 120 000 personnes ont été secourues en Méditerranée par les ONG
Nombre de personnes secourues par les Organisations non-gouvernementales par année.

Source : Guardia Costiera



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Selon ces mêmes statistiques, les bateaux affrétés par des ONG ne représentent qu’un cinquième du secours apporté aux migrants en mer Méditerranée ces quatre dernières années. Pour leur part, les navires officiels italiens (garde-côtes, marine italienne et Guardia di Finanza, l’équivalent des douanes), ont débarqué 309 490 migrants, soit plus de la moitié de l’ensemble. Le reste des secours vient principalement de missions européennes ou de navires marchands.
Mais la part exacte prise par les ONG est difficile à évaluer car celles-ci comptabilisent parfois comme « secourues » des personnes qu’elles n’ont pas ramenées sur les côtes ou à l’inverse pour lesquelles elles n’ont opéré « que » le rôle de transporteur jusqu’aux ports italiens.
En poste depuis le 1er juin, Matteo Salvini a décidé mi-juin d’interdire l’accès aux ports italiens aux ONG qui portent secours aux migrants en Méditerranée, position qui marque la nouvelle ligne dure de l’Italie en matière migratoire.

        Lire aussi :
         

                Un pays a-t-il le droit de fermer ses ports aux bateaux secourant les migrants ?



En dépit de cette politique des ports fermés, quelque 21 024 migrants ont débarqué sur les côtes italiennes entre le 1er janvier et le 26 septembre, selon les chiffres officiels, soit une baisse de plus de 84 % par rapport à la même période 2016 et de près de 80 % par rapport à la même période 2017. 12 389 étaient partis de Libye, les autres de Tunisie, de Turquie et d’Algérie.

        Lire aussi :
         

                Morts en Méditerranée : comment le drame des migrants s’est concentré en Italie






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le reporter travaillait sur les liens entre la Mafia calabraise et des membres du gouvernement, avant son assassinat en février.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


En Slovaquie, des suspects du meurtre du journaliste Jan Kuciak arrêtés

Le reporter travaillait sur les liens entre la Mafia calabraise et des membres du gouvernement, avant son assassinat en février.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 18h15
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 19h59
    |

            Blaise Gauquelin (Prague, Bratislava)








                        



                                


                            

Après sept mois d’enquête, Pavla Holcova, la consœur tchèque qui travaillait avec Jan Kuciak au moment de son décès, se montre « raisonnablement optimiste » quant aux déclarations de l’avocat de la famille du reporter assassiné, qui a annoncé, jeudi 27 septembre, l’arrestation de plusieurs suspects, dans le Sud du pays.
L’ancien ministre de l’intérieur Daniel Lipsic, très opposé au pouvoir en place, a par ailleurs demandé à la population de faire confiance aux policiers, qui évoluent selon lui de manière indépendante.
Mme Holcova travaillait depuis un an et demi avec M. Kuciak sur des liens éventuels entre des hommes politiques du Smer-SD, le parti populiste de gauche au pouvoir, et des mafieux calabrais de la’Ndrangheta, lorsque son collègue a été tué avec sa compagne, Martina Kusnirova, en février.
« Selon les premiers éléments rendus publics par les médias slovaques, les forces de l’ordre auraient arrêté huit personnes dans le sud de la Slovaquie, dont un homme ayant travaillé par le passé comme enquêteur de police, explique-t-elle, Je reste toutefois prudente. La police a peut-être mis la main sur un tueur, mais pas sur le commanditaire. »
Pavla Holcova le sait bien : il est extrêmement rare que des « petits poissons » connaissent plusieurs maillons de la chaîne. Selon elle, à l’échelle mondiale, dans ce genre d’affaires, seules 10 % des investigations aboutissent à des condamnations. Le donneur d’ordre finit par être retrouvé dans seulement 1 % des cas.
Craintes d’instrumentalisation
Pavla Holcova note des « similitudes » entre le meurtre de Jan Kuciak et celui de Daphne Caruana Galizia, une Maltaise tuée dans l’explosion de sa voiture, le 16 octobre 2017. « Dans les deux cas, les autorités ont immédiatement fait des déclarations qui se sont révélées inexactes par la suite, relève-t-elle, n’accordant que difficilement son crédit à l’indépendance des recherches....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Refoulé par les ports européens, bientôt sans pavillon, le navire humanitaire est, en outre, marginalisé par les gardes-côtes libyens.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 27/09/2018
Découvrir l’application


                        

Sur l’« Aquarius », don Quichotte de la mer

Refoulé par les ports européens, bientôt sans pavillon, le navire humanitaire est, en outre, marginalisé par les gardes-côtes libyens.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 16h04
    |

            Julia Pascual (envoyée spéciale)








                        



   


Blog « A bord de l’Aquarius ». Drôle de dérive que celle de l’Aquarius. Depuis mardi 25 septembre, le navire humanitaire de Médecins sans frontières (MSF) et SOS Méditerranée fait des ronds dans l’eau, à quelques milles marins de la côte maltaise. Parce que l’île ne souhaite pas accueillir le bateau dans son port, l’équipage attend une météo plus clémente pour pouvoir transférer sur un navire maltais dans les eaux internationales les cinquante-huit migrants secourus en mer à son bord.
Alors qu’on aperçoit le rivage européen au loin, les humanitaires essayent de gérer l’attente à bord, au milieu d’une mer houleuse. Jeudi 27, un ménage rudimentaire a été fait sur le pont arrière du bateau, où certains hommes dorment depuis une semaine déjà, tandis que les femmes ont pu prendre une douche rapide, la première depuis deux jours.
Empêché d’accoster les ports européens, bientôt sans drapeau – le Panama a décidé de révoquer son pavillon –, l’Aquarius est, en outre, marginalisé dans sa zone de patrouille, la zone de recherche et de sauvetage au large de la Libye, la route migratoire la plus meurtrière. C’est là que depuis sa première mission, en février 2016, le navire a porté secours à près de 30 000 migrants.
Cette année, au moins 1 260 personnes ont perdu la vie en essayant de relier l’Europe par cette route, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Elles sont près de 15 000 à s’y être noyées depuis quatre ans.

   



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Les risques de mourir ont été décuplés cette année, sous l’effet de la raréfaction des moyens de secours. Les navires d’ONG, qui ont représenté jusqu’à 40 % des efforts de sauvetage, ont déserté la zone, la plupart étant bloqués à quai à Malte ou dissuadés d’agir face à la fermeture des ports italiens et maltais. L’Aquarius était depuis le 18 septembre et, jusqu’à mardi matin, le seul navire humanitaire encore présent au large du pays.
Mais les autorités maritimes libyennes ne l’ont jamais sollicité alors que plusieurs embarcations de migrants ont été signalées en détresse pendant cette période. Les deux derniers sauvetages auxquels le navire a procédé, les 20 et 23 septembre, ont été permis grâce à une veille à la jumelle pour le premier, et, pour le second, à un signalement par l’association Alarm Phone, qui reçoit des appels de détresse. En dehors, donc, de toute coordination ou sollicitation des autorités maritimes libyennes.
« Personne ne nous contacte » ; « On nous laisse dans le noir » ; « On ne nous répond pas »… Sur la passerelle de l’Aquarius, Nick Romaniuk, responsable des opérations de recherche et de sauvetage pour SOS Méditerranée, s’est battu contre des moulins à vent.
« This is “Aquarius”, this is “Aquarius” »
Lundi 24 septembre, en fin de journée, un bateau en détresse avec une cinquantaine de personnes à son bord avait été signalé par un avion de patrouille européen. L’Aquarius a changé de cap pour se rendre sur place, près des plates-formes pétrolières offshore au large de la ville de Sabratha, à plus de 50 milles nautiques de sa position.

   


Par téléphone et par radio, Nick Romaniuk a essayé de joindre les autorités maritimes libyennes. Depuis le mois de juin, elles sont considérées par l’Organisation maritime internationale comme compétentes dans la zone pour coordonner les secours en mer. Jusque-là, c’était l’Italie qui assurait cette mission : « A l’époque, tous les moyens possibles étaient envoyés pour empêcher que les gens se noient, se souvient Nick Romaniuk. Dès qu’un bateau se trouvait en détresse, les Italiens le signalaient à tous les navires environnants. Gardes-côtes, navires militaires, forces européennes, ONG, on travaillait côte à côte dans une parfaite coopération. »
« Libyan coast guards, libyan coast guards, this is Aquarius, this is Aquarius. » Nick Romaniuk appelle, désormais, dans le vide. « Il n’y a aucune coordination et cela retarde les secours, explique-t-il. Normalement les Libyens auraient dû envoyer un message d’alerte à tous les navires pour signaler l’embarcation en détresse, mais ils ne le font pas. Là, je ne sais pas qui se rend sur place, donc on y va. »

        Lire notre reportage :
         

          Sur l’« Aquarius » : onze personnes secourues au large de la Libye



Quelques heures plus tard, faute de parvenir à joindre les Libyens, l’Aquarius contacte les autorités maritimes italiennes. « Ils nous disent que les Libyens ont conduit l’opération de sauvetage, mais nous avons entendu sur la radio un navire marchand dire qu’il avait les migrants sur son pont, rapporte-t-il. Je ne comprends pas la situation. »
« On nous empêche de secourir les gens »
Nick Romaniuk finit par établir un contact radio direct avec le navire de ravitaillement de plate-forme pétrolière qui a secouru les migrants. « Nous avons des médecins, des infirmières et une sage-femme dans nos équipes, l’informe l’humanitaire. Si vous avez besoin, nous pouvons vous assister immédiatement. »
Le bateau de ravitaillement poursuivra sa route. « Ils vont remettre les personnes secourues à la Libye, ce qui est illégal, enrage Nick Romaniuk. Ce n’est pas un port sûr de débarquement, comme l’exigent les conventions maritimes internationales. » Le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) des Nations unies a encore rappelé en septembre que les migrants ramenés en Libye risquaient de « graves maltraitances ».
« On nous empêche de secourir les gens à cause de pressions politiques européennes alors que nous disposons d’équipes compétentes et de tout le matériel », martèle Nick Romaniuk. Dimanche 23 septembre, après avoir secouru quarante-sept personnes dans une barque en bois, l’Aquarius a carrément été sommé par les gardes-côtes libyens de quitter sa zone de patrouille.
Alors qu’il faisait route vers le nord depuis plusieurs heures, plus tard dans la journée, il a reçu un message d’urgence des autorités maritimes italiennes, « de la part des Libyens », demandant à tous les navires de dévier leur route pour porter assistance à une centaine de personnes à bord d’une embarcation pneumatique en train de couler, au large de la ville de Khoms. En arrivant sur place, à l’aube, les gardes-côtes libyens étaient déjà intervenus et avaient intercepté cent quatre-vingt-dix personnes à bord de deux bateaux dans cette zone.
Depuis 2016, l’Europe et l’Italie financent le renforcement des capacités des gardes-côtes libyens. Une aide qui passe par un effort de formation et un soutien matériel (réparation des patrouilleurs, fourniture de moyens d’équipement et de communication…), à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros. L’Aquarius veut secourir des gens qu’on s’évertue à lui dérober. Un Don Quichotte lesté de plomb.

« Le Monde » à bord de l’« Aquarius »
Ils sont moins nombreux à tenter la traversée de la Méditerranée mais les chances d’y périr sont décuplées. Alors que l’Europe se déchire sur l’accueil des migrants, près de 1 600 personnes sont mortes cette année en voulant la rejoindre. En 2016, Le Monde embarquait sur l’Aquarius, navire humanitaire des ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), pour raconter une campagne de sauvetage.
En septembre 2018, nous remontons à bord pour témoigner de cette mer de plus en plus meurtrière.






                            


                        

                        


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« Vive la politique ! Le grand déménagement » : le « cirque itinérant » des eurodéputés

Chaque mois, les parlementaires européens quittent Bruxelles pour s’installer quatre jours à Strasbourg, entraînant une coûteuse transhumance.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 16h00
    |

            Mustapha Kessous








                        


France 3, jeudi 27 septembre à 23 h 45, documentaire
Chaque mois, entre Bruxelles et Strasbourg, c’est le même « cirque itinérant [qui] exaspère nos concitoyens », comme le dit ironiquement une députée européenne. Les 751 parlementaires quittent la Belgique pour s’installer quatre jours dans l’est de la France, afin de participer aux séances plénières. Cette session mensuelle entraîne un immense barnum entre les deux villes, au grand dam de certains élus. Alors, chaque mois, c’est la même routine : dans les entrailles du Parlement version belge, des employés transportent des centaines de malles volumineuses contenant les documents des députés. Ces grosses valises sont ensuite acheminées jusqu’en France par des poids lourds. Et ce n’est pas tout : des dizaines de chauffeurs – au volant des voitures de fonctions – font aussi le voyage.
Pour les collaborateurs des députés, des TGV sont spécialement affrétés. Et pour eux, comme pour les autres employés de l’Union européenne (tels que les huissiers), une autre galère commence : il faut trouver un endroit où dormir. Mais à Strasbourg, les prix ont tendance à exploser lors des sessions plénières, et le manque d’hôtels en oblige certains à séjourner de l’autre côté de la frontière, en Allemagne.
Cette transhumance administrative gêne des parlementaires, qui dénoncent son coût exorbitant, estimé à 114 millions d’euros par an, « prélevés dans la poche du contribuable », comme le répète le conservateur britannique Ashley Fox. Alors, dans l’Hémicycle, une bataille fait rage entre les élus exigeant un seul siège basé à Bruxelles et ceux attachés à la ville alsacienne, qui incarne le rapprochement entre la France et l’Allemagne depuis la fin de la seconde guerre mondiale. « Nous, partisans du siège unique, voulons un Parlement européen plus efficace, moins polluant et moins dépensier. Nous refusons qu’un symbole de paix devienne un symbole de gaspillage. Il n’y a pas de mission impossible si telle est la volonté du peuple », argue, toutefois, l’eurodéputée suédoise Anna-Maria Corazza Bildt.
Tourné sans commentaire, comme le faisaient jadis les films du magazine Strip-tease, Vive la politique ! Le grand déménagement montre, côté coulisse, ce grand va-et-vient entre les deux sièges européens. Frustré par sa durée (25 minutes), on aurait aimé être davantage immergé dans ce « grand déménagement ».
Vive la politique ! Le grand déménagement, d’Olivier Lamour (France 3, 2017, 25 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Ces poursuites sont sans précédent dans le pays, où le drame avait fait 64 morts, plus de 200 blessés et réduit en cendres plus de 24 000 hectares de végétation.
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Au Portugal, 12 personnes accusées d’homicide par négligence après un immense incendie en 2017

Ces poursuites sont sans précédent dans le pays, où le drame avait fait 64 morts, plus de 200 blessés et réduit en cendres plus de 24 000 hectares de végétation.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 15h42
   





                        


L’incendie, d’une violence inouïe, avait fait 64 morts, plus de 200 blessés et réduit en cendres plus de 24 000 hectares de végétation au Portugal en juin 2017. Douze personnes, dont trois commandants de la protection civile, seront jugées pour homicide par négligence, a annoncé le ministère public jeudi 27 septembre. Des poursuites sans précédent au Portugal.
L’acte d’accusation dressé par le parquet de Leiria (centre) vise également trois élus locaux, un employé de mairie, deux cadres supérieurs d’une compagnie d’électricité et trois fonctionnaires d’une entreprise responsable de l’entretien d’une route sur laquelle ont péri près de 50 personnes.
Défaillances graves
D’après les médias locaux, les procureurs reprennent largement les conclusions d’une enquête indépendante commanditée par le Parlement portugais, qui avait mis en exergue plusieurs défaillances graves dans le dispositif de lutte contre l’incendie, ainsi que dans les mesures de prévention.
Selon le rapport de cette commission technique, le feu qui s’est déclaré le 17 juin dans la commune de Pedrogao Grande a été causé par des décharges électriques issues du réseau de distribution d’énergie.

        Reportage :
         

          Incendies au Portugal : dans les paysages calcinés de la nationale 236



Après cet incendie, le centre et le nord du Portugal ont été frappés le 15 octobre suivant par une nouvelle vague de feux de forêt qui ont fait 45 nouvelles victimes.
Mis en cause par son incapacité à éviter ces drames, le gouvernement socialiste a depuis pris plusieurs mesures visant à réformer le dispositif de lutte contre les incendies et les politiques d’aménagement des forêts.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ La mort d’un tyran n’est pas toujours synonyme de pacification de la société civile, rappelle ce film éclairant.
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« Le Corps du dictateur » : l’héritage empoisonné

La mort d’un tyran n’est pas toujours synonyme de pacification de la société civile, rappelle ce film éclairant.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 15h15
    |

            Alain Constant








                        


Toute l’histoire, jeudi 27 septembre à 20 h 50, documentaire
Même abattu ou pendu devant une caméra, un dictateur ne meurt jamais totalement. Lorsque l’on a été au pouvoir durant de longues années, les souvenirs – des exactions notamment – demeurent. Si la tombe est localisée, le danger de voir les disciples venir s’y recueillir existe. La mort du tyran n’apporte pas réparation aux victimes, ne pacifie pas forcément la société civile. Alors, que faire du corps ? Comment éviter que les éventuelles démocraties qui succèdent à la dictature se débarrassent de cet héritage empoisonné ?
Ce documentaire inédit se penche avec sérieux sur la question. Longuement interrogés, les historiens Didier Musiedlak, Johann Chapoutot, Sabine Dullin et la juriste Sévane Garibian proposent des éclairages bienvenus selon les cas présentés. Car post mortem, tous les dictateurs ne se valent pas. Il y a ceux qui ont été vénérés plus ou moins longtemps après leur disparition (Lénine, Staline, Mao, Kim Jong-il). Ceux dont les restes ont été délibérément cachés ou dispersés (Hitler, Ceaucescu, Kadhafi). Ceux dont la postérité a été contrariée (Mobutu, Pinochet, Videla). Et, enfin, ceux dont les cas ont été « mal gérés » (Mussolini, Pétain, Franco, Saddam Hussein).
Des points de fixation
Fusillé à l’abri des regards mais lynché puis pendu par les pieds face aux caméras sur une place milanaise, Benito Mussolini est un cas intéressant. Le dictateur fasciste, qui régna sur l’Italie près d’un quart de siècle, est encore très présent des décennies plus tard dans la mémoire collective. « Pour beaucoup d’Italiens, le fascisme évoque la belle époque : celle de la puissance militaire, de l’empire colonial, de la ponctualité des trains », rappelle l’un des historiens. Conscientes des risques, les autorités cachèrent l’endroit où le Duce avait été enterré jusqu’en 1957. Une fois sa dépouille rapatriée dans la crypte de la chapelle familiale située dans le village de Predappio, le lieu est devenu très visité. On estime à environ 100 000 le nombre de visiteurs annuels, pour la plupart nostalgiques du fascisme.
Pour éviter de tels points de fixation, l’exil est une solution. Mort au Maroc en 1997, Mobutu, le sanguinaire dictateur du Zaïre, est enterré loin de chez lui et il est hors de question que sa dépouille revienne au pays. Postérité également contrariée pour les militaires dictateurs sud-américains : le chilien Pinochet a été incinéré, sa veuve craignant que sa tombe ne soit vandalisée. L’Argentin Videla, lui, n’a pu être enterré dans son village natal, les habitants s’y étant fermement opposés.
Le cas de Franco
Cas délicat à gérer, celui de Francisco Franco (1892-1975). L’immense mausolée que le Caudillo avait fait construire à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Madrid pour y reposer est rapidement devenu un lieu de pèlerinage avec messes solennelles et rassemblements de nostalgiques. Ambiguïté de l’héritage franquiste, ce bâtiment gigantesque se veut officiellement « lieu de réconciliation nationale », d’où la présence de tombes de militants franquistes mais aussi de républicains.
En juin, le nouveau gouvernement socialiste a décidé de retirer les restes du dictateur et de les transporter au cimetière familial privé, situé près de Madrid. Mais la puissante fondation Franco, dirigée par Carmen, la fille du dictateur, s’y oppose fermement. « Il règne autour des dictateurs un sentiment d’éternité, une négation de la mort. Les démocraties qui lui succèdent doivent se battre contre cet héritage empoisonné et rester vigilantes devant une menace jamais totalement éteinte », résume un historien.
Le Corps du dictateur, de José Bourgarel (Fr., 2017, 55 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ La FIFA avait décidé de l’utilisation de la VAR dès le Mondial 2018 en Russie. L’UEFA lui emboîte le pas.
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L’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) sera utilisée pour l’Euro 2020 et la Ligue des champions

La FIFA avait décidé de l’utilisation de la VAR dès le Mondial 2018 en Russie. L’UEFA lui emboîte le pas.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 13h01
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 15h12
   





                        


L’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) sera utilisée pour l’Euro-2020, la prochaine édition de la Ligue des champions (2019/20) et lors de l’édition 2020/21 de la Ligue Europa, a annoncé l’UEFA jeudi, en marge d’une réunion de son comité exécutif.

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                Ligue 1 : les arbitres vidéo entrent en scène



Alors que la FIFA avait décidé de l’utilisation de la VAR dès le Mondial-2018 en Russie, l’instance européenne avait temporisé pour les prestigieuses compétitions de clubs et de sélections qu’elle organise et ce alors que la plupart des grands championnats européens (Ligue 1, Serie A, Liga, Bundesliga) l’ont déjà adopté.
A Nyon (Suisse), au siège de l’UEFA, on justifiait cette décision par des paramètres « techniques et logistiques », la nécessité de former l’ensemble des arbitres concernés ainsi que par un souci de mettre en place la VAR de manière standardisée. L’instance ne s’estimait ainsi pas en mesure d’introduire le dispositif avant la saison prochaine.
« Nous sommes confiants que l’introduction de la VAR en août 2019 va nous donner assez de temps pour mettre en place un système solide », explique désormais le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, dans un communiqué de l’instance.
La FIFA à la pointe
L’UEFA a toujours été à la remorque de la Fédération internationale sur les questions liées à l’arbitage vidéo. Au cours des dernières années du règne de Sepp Blatter (1998-2015) à la FIFA, le fossé s’était creusé sur ces sujets entre l’instance faîtière du ballon rond et la confédération européenne, alors dirigée par le Français Michel Platini (2007-2015).
Au Mondial 2014, au Brésil, la FIFA avait lancé la goal-line technology (GLT), ce dispositif permettant de vérifier si le ballon a franchi la ligne de but. L’UEFA aura, elle, attendu 2016 pour adopter la GLT en Ligue des champions et à l’Euro, organisé cette année-là en France.
Ancien bras droit de Michel Platini à l’UEFA, Gianni Infantino est devenu un fervent partisan de la VAR sitôt élu à la présidence de la FIFA, en février 2016. L’Italo-Suisse en a fait l’une des réformes-phares de son règne.
Sa position « avant-gardiste » tranche avec celle d’Aleksander Ceferin, beaucoup plus prudente sur la question. Le 3 mars, l’International Football Association Board, instance chargée de veiller depuis 1886 sur les règles du football, s’est prononcé en faveur de l’introduction de la VAR dans les lois du jeu.
Cette décision a ainsi ouvert la voie à son application lors de la Coupe du monde en Russie. Une innovation qui, si elle a largement profité aux Bleus en finale contre la Croatie, a suscité de vives controverses durant le grand barnum planétaire.
Très réservé sur ce dispositif, Aleksander Ceferin n’avait toutefois pas fermé la porte à son introduction et demeurait plus souple sur ce sujet que son prédécesseur, Michel Platini. « C’est du bricolage vidéo. Il n’a pas apporté plus de justice », avait déclaré, mercredi 29 août dans L’Equipe, l’ex-no 10 des Bleus, opposant de longue date à la VAR.




                            


                        

                        

