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Indonésie : un séisme de magnitude 7,5 provoque un tsunami avec des vagues de 1,5 m

L’épicentre du séisme de magnitude 7,5 se situe sous l’île de Célèbes, où de nombreux bâtiments ont été détruits.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 13h36
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 18h49
   





                        


Un tsunami a frappé l’île de Célèbes, au centre de l’Indonésie, après un fort séisme de magnitude 7,5, vendredi 28 septembre. Rahmat Triyono, responsable du centre pour les tremblements de terre et tsunamis à l’agence indonésienne de géophysique, a confirmé à la télévision locale qu’un « véritable tsunami a [vait] frappé Palu », capitale de la province, située à près de 80 km de l’épicentre du séisme.
« Le tsunami s’est produit à 18 h 22 locale (…) avec une hauteur maximale de 1,5 m sur la côte proche de Palu », a précisé Dwikorita Karnawati, présidente de l’agence de géophysique.

   


David Lipson, correspondant régional pour le média australien ABC, a publié une vidéo de ce tsunami :

Indonesia geophysics agency says Sulawesi quake caused a tsunami. This video is doing the rounds. We believe it is… https://t.co/i7MEwPH1V0— davidlipson (@David Lipson)


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Près de 600 000 personnes dans les villes touchées
De « nombreux » bâtiments ont été détruits par le séisme et les vagues, selon les autorités indonésiennes, qui n’ont pas communiqué d’information sur d’éventuelles victimes dans l’immédiat. Plusieurs familles ont été signalées disparues et les communications vers la zone, notamment les villes de Palu Donggala, sont coupées. Ces deux agglomérations abritent près de 600 000 personnes.
« La coupure des télécommunications et l’obscurité entravent nos efforts pour obtenir des informations », a dit Sutopo Purwo Nugroho, du Conseil national indonésien pour la gestion des catastrophes. L’aéroport de Palu a interrompu son activité pour vingt-quatre heures en raison de dommages matériels.
Ce séisme d’une magnitude de 7,5, selon l’institut américain USGS, est plus important que la série de violents tremblements de terre qui ont fait plus de 500 morts et environ 1 500 blessés en août sur l’île de Lombok, voisine de Bali.
L’Indonésie, un archipel de 17 000 îles et îlots qui s’est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

        Le décryptage :
         

          L’Indonésie, cœur sismique de la « ceinture de feu » du Pacifique




   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Patrick Jardin, qui a perdu sa fille lors des attentats, reste profondément meurtri et apparaît de plus en plus souvent dans les sphères de l’extrême droite.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le maire de Levallois-Perret a fait voter une hausse de 56 % de sa rémunération, qui reste pourtant dans les plafonds autorisés.
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Augmentation de Balkany : quelles règles pour les indemnités des maires ?

Le maire de Levallois-Perret a fait voter une hausse de 56 % de sa rémunération, qui reste pourtant dans les plafonds autorisés.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 17h46
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 18h27
   





                        


Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret, s’est octroyé une grosse augmentation : selon Le Parisien, il a fait voter par son conseil municipal une hausse de 56 % de son indemnité. La décision suscite l’indignation sur les réseaux sociaux. Pourtant, l’élu, qui a maille à partir avec la justice dans d’autres affaires, a agi en conformité avec la loi.
Des rémunérations « écrêtées »
Lorsqu’il siégeait à la mairie et à l’Assemblée nationale, Patrick Balkany ne pouvait pas toucher plus d’une fois et demie son indemnité de député, comme prévu par la loi. Lorsqu’il a été réélu maire en 2014, ses indemnités d’élu local ont donc été « écrêtées » pour ne pas dépasser ce plafond qui atteignait alors 8 272 euros de rémunération totale.
La loi sur le non-cumul des mandats l’a contraint en 2017 à choisir entre ses deux fonctions. M. Balkany a alors privilégié son mandat de maire, qui ne lui rapportait alors « que » 3 075 euros brut mensuels.
Des plafonds par taille de ville
Le code général des collectivités territoriales, qui détermine le montant des indemnités des élus, prévoit que les maires de villes de 50 000 à 100 000 habitants, comme Levallois-Perret (64 195 habitants en 2015), peuvent toucher jusqu’à 4 257 euros. Patrick Balkany a donc demandé au conseil municipal de l’augmenter jusqu’à ce plafond.


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Patrick Balkany s'est augmenté pour atteindre le plafond de rémunération pour un maire
Lorsqu'il était député, ses indemnités d'élu local (en jaune) étaient « écrêtées » pour ne pas dépasser une rémunération totale de 8 272 euros. 

Source : Le Parisien



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Une enveloppe globale
La législation impose aussi de ne pas dépasser une enveloppe globale, qui correspond au plafond d’indemnité du maire et de ses adjoints. Comme l’explique Le Parisien, cette règle conduit donc les adjoints à voter la baisse de leurs propres indemnités.
Compenser le non-cumul des mandats
Le maire de Levallois-Perret n’est ni le seul ni le premier à s’octroyer une augmentation. En 2017, plusieurs élus cumulards, qui avaient dû renoncer à se représenter à l’Assemblée nationale, avaient augmenté très sensiblement leurs indemnités. Paris Match avait ainsi épinglé le maire d’Orléans, Olivier Carré, qui avait quadruplé ses émoluments, de 960 à 4 120 euros net par mois ; le maire de Cholet, Gilles Bourdouleix, qui était passé de 2 006 à 3 623 euros brut ; ou le président de l’agglomération de Roanne, Yves Nicolin, dont la rémunération avait bondi de 2 757 à 5 187 euros.
Une hausse de 40 % possible, seulement pour les « grands élus locaux »
Pour compenser la perte financière due au non-cumul des mandats, la loi de finances de 2018 avait permis d’augmenter de 40 % les indemnités des élus de grandes villes (plus de 100 000 habitants), les présidents de département, de région ou de grande communauté de communes. Au total, cela concerne près de 300 élus, qui peuvent désormais toucher jusqu’à 7 857 euros. Mais comme l’enveloppe budgétaire totale doit rester la même, cela revient à diminuer les salaires des autres membres du conseil. Très peu d’élus ont donc franchi le pas.

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                Cinq questions sur l’augmentation de 40 % des indemnités des grands élus locaux



Plus de 350 000 élus sont bénévoles
Le coup de projecteur sur quelques maires de grandes villes ne doit pas faire oublier que les maires de petites communes ne touchent qu’une faible indemnité (658 euros pour moins de 500 habitants), et que la grande majorité des membres de conseils municipaux ne sont pas rémunérés. Selon les estimations, sur les 580 000 élus locaux en France, 350 000 sont des bénévoles. Au total, les indemnités versées aux élus locaux atteignent environ 1,7 milliard d’euros, dont l’essentiel est versé aux équipes municipales des quelque 36 000 communes françaises.

   



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                Réduire le nombre d’élus locaux, un bon calcul ?




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le dirigeant des Républicains a attaqué le premier ministre dans « L’Emission politique », sur France 2, au prix de plusieurs contre-vérités.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Immigration, Europe…, les intox de Laurent Wauquiez face à Edouard Philippe

Le dirigeant des Républicains a attaqué le premier ministre dans « L’Emission politique », sur France 2, au prix de plusieurs contre-vérités.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 18h06
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


La passe d’armes était attendue, elle a viré à la foire d’empoigne. Edouard Philippe était l’invité de « L’Emission politique », sur France 2, jeudi 27 septembre, où il a été opposé à Laurent Wauquiez le temps d’un débat. Une série d’échanges tendus, marqués par plusieurs contre-vérités assenées par le chef de file des Républicains, qui a cependant réussi, par moments, à pointer de réelles contradictions dans le discours du premier ministre. Retour sur six séquences clés.
1. De mauvais chiffres de l’immigration
Ce qu’ils ont dit
Dès le début du débat, Laurent Wauquiez a interpellé le premier ministre sur les chiffres de l’immigration, accusant le gouvernement de passivité : « Cette année, votre gouvernement a délivré 250 000 titres de séjour supplémentaires pour de nouveaux immigrés. (…) Cela pose des problèmes. » 
« Vous avez raison, l’année dernière, c’est 242 000 titres de séjour qui ont été délivrés en France », lui a répondu Edouard Philippe. « Il y en avait environ 80 000 qui ont été délivrés à des étudiants » et « 85 000 » liés aux rapprochements de familles, deux motifs d’immigration qu’il juge « parfaitement légitimes ». Au-delà de ces cas, l’essentiel de la hausse récente de l’immigration vient, selon lui, de la hausse du nombre de demandeurs d’asile, et la manière d’étudier et de traiter ces demandes est « le vrai sujet ».
Des explications contestées par Laurent Wauquiez : « C’est vous qui décidez cette année de donner 80 000 titres de migrants économiques, alors même que notre pays connaît ce niveau de chômage. C’est vous qui, sur les politiques d’immigration familiale, faites le choix d’aller aussi loin. C’est vous qui, sur la régularisation des clandestins (…), choisissez d’aller aussi loin. » 
POURQUOI M. WAUQUIEZ SE TROMPE
Les chiffres cités par Edouard Philippe sont ceux publiés en juin par le ministère de l’intérieur. Selon cette source, 242 000 premiers titres de séjour ont été délivrés en 2017, un chiffre en hausse de 26 % depuis 2012. Le constat du premier ministre est également juste dans le détail des chiffres. S’il y a eu environ 50 000 titres de séjour supplémentaires délivrés en 2017 par rapport à 2012, c’est bien d’abord du fait de la hausse de l’immigration étudiante (+ 20 000 environ) et humanitaire (+ 17 000).


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La hausse récente de l'immigration est d'abord le fait des étudiants et des motifs humanitaires
Délivrance des premiers titres de séjour par famille de motifs.

Source : Ministère de l'intérieur, chiffres clés



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Bien qu’en hausse (+ 11 000 cas en cinq ans), l’immigration économique restait marginale (environ 11 % du total) avec 27 209 titres de séjour accordés en 2017. Bien loin des « 80 000 » cas évoqués par Laurent Wauquiez. Quant à l’immigration familiale, elle a simplement stagné ces cinq dernières années.
2. Une contre-vérité sur les demandeurs d’asile
Ce que Laurent Wauquiez a dit
« La France aujourd’hui est l’un des pays d’Europe qui accueillent le plus de réfugiés. C’est pas l’Italie, c’est pas l’Autriche, c’est pas l’Espagne, c’est pas le Portugal, c’est pas la Pologne, c’est la France », a déclaré Laurent Wauquiez, précisant qu’il parlait là de « ceux qui demandent le droit d’asile ».
POURQUOI C’EST FAUX
Si l’on prend les chiffres bruts, il semble bien que Laurent Wauquiez ait raison : la France est sur la troisième marche du podium européen en matière de demandes d’asile en 2017, selon Eurostat, derrière l’Italie et l’Allemagne.


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La France est le troisième pays qui enregistre le plus de demandes d'asile en Europe
Nombre de demandes d'asile par pays en 2017

Source : Eurostat



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    var chart = new Highcharts.Chart({
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        },
    }
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    function findLength(str) {
 100) {
            el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
            if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
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        }   
    }

});


Mais ces chiffres en eux-mêmes n’ont guère de sens si l’on ne les rapporte pas à la population des pays concernés. En tenant compte de cette donnée, la France se situe cette fois dans la moyenne des pays européens sur ce plan, avec 1,5 demande d’asile pour 1 000 habitants, contre 1,4 en moyenne dans les vingt-huit pays membres.


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Rapportées à la population, les demandes d'asile en France sont dans la moyenne européenne
Nombre de demandes d'asile en 2017 pour 1000 habitants.

Source : Eurostat



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    Highcharts.setOptions({
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Sur les cinq pays cités par Laurent Wauquiez comme accueillant moins de réfugiés que la France, deux (l’Autriche et l’Italie) en accueillent au contraire nettement plus.
3. Une exagération sur l’aide médicale d’Etat
Ce que Laurent Wauquiez a dit
« L’aide médicale d’Etat pose aujourd’hui un vrai problème. (…) Ce que je vous propose, c’est que l’on en revienne aux soins d’urgence. Aujourd’hui, l’aide médicale d’Etat permet pour des étrangers en situation irrégulière de bénéficier de l’accès à la totalité de notre système de santé, soins dentaires compris. Quand on connaît les difficultés pour ne serait-ce qu’avoir un rendez-vous avec le dentiste… »
POURQUOI C’EST EXAGÉRÉ
L’aide médicale d’Etat (AME) est un dispositif qui s’adresse aux étrangers en situation irrégulière et précaire, qui répondent à des conditions de ressources et de résidence stable en France (à l’exception des enfants mineurs qui peuvent être soignés à ce titre sans condition). Contrairement à ce qu’affirme Laurent Wauquiez, elle ne donne pas accès à la « totalité » de notre système de santé, mais à un panier de soins restreint.
Prenons l’exemple des prestations dentaires, cité par le chef de file des Républicains. Ces dernières sont certes couvertes par l’AME, mais à hauteur du tarif de la Sécurité sociale, qui est loin de couvrir l’intégralité des frais. Pour les consultations et soins courants, la Sécurité sociale prend en charge environ 70 % du montant, mais en dehors des honoraires. Dans le cas, par exemple, de la pose d’une couronne, la Sécurité sociale prend en charge 75,25 euros, alors que le prix réel de la prestation est de l’ordre de 300 ou 400 euros, voire plus. A l’arrivée, la facture nette se chiffre donc en centaines d’euros.
Pour la plupart des patients français, c’est la prise en charge d’une partie de ce reste à charge par la complémentaire santé qui permet d’alléger ces frais. Or les bénéficiaires de l’AME n’ont pas de mutuelle.

        Lire aussi :
         

                Alzheimer : 900 000 malades, 2 millions d’aidants, 19 milliards d’euros de coûts… et 0 traitement



4. Les revirements d’Edouard Philippe
Ce que Laurent Wauquiez a dit
Au cours de son offensive sur le terrain de l’immigration, Laurent Wauquiez a affirmé que son interlocuteur avait défendu à l’Assemblée nationale, par le passé, des amendements proposant de restreindre l’aide médicale d’Etat. Il a également pointé le fait qu’Edouard Philippe soutenait en 2016 Alain Juppé, alors candidat à la primaire de la droite, qui proposait selon lui de restreindre le droit du sol et de fixer des quotas d’immigration. « Ce que je n’arrive pas à comprendre au fond, c’est où est passé l’Edouard Philippe qui pendant la primaire aux côtés d’Alain Juppé avait un discours plus actif ? », a ironisé Laurent Wauquiez.
POURQUOI C’EST VRAI
Ces rappels de Laurent Wauquiez sont tout à fait corrects. En 2016, le programme d’Alain Juppé pour la primaire de la droite et du centre proposait de « faire voter chaque année par le Parlement un plafond d’immigration ». Il prévoyait aussi de « conditionner l’acquisition de la nationalité française pour les enfants nés en France (droit du sol) à la régularité du séjour d’au moins un des deux parents au moment de la naissance ». Quant à l’aide médicale d’Etat, le maire de Bordeaux voulait la limiter « aux cas d’urgence ».
Edouard Philippe, qui était à l’époque porte-parole d’Alain Juppé, a défendu face à Laurent Wauquiez jeudi des positions sensiblement différentes. L’exemple le plus flagrant étant sans doute celui de l’AME. Alors que le premier ministre en défend aujourd’hui le principe, pour des raisons de santé publique, il a en effet cosigné plusieurs amendements visant à restreindre l’AME entre 2012 et 2017 (par exemple en juillet 2012, en juin 2015, ou encore en juillet 2015).
Ces rappels historiques ont semble-t-il gêné Edouard Philippe, qui a préféré ne pas expliquer les raisons de ses revirements sur ces sujets.
5. Laurent Wauquiez brouille les cartes sur l’« Aquarius »
Ce qu’ils ont dit
Le débat entre les deux responsables s’est focalisé sur des questions de géographie lorsqu’ils ont évoqué la situation de l’Aquarius. « Le droit international maritime commande que lorsqu’un bateau porte à son bord des personnes en situation de détresse, il puisse être secouru dans le port le plus proche », a d’abord rappelé Edouard Philippe. « Et Malte était le port le plus proche ? », lui a alors demandé Laurent Wauquiez. « Malte était le port le plus proche et il était beaucoup plus proche que Marseille », lui a répliqué Edouard Philippe. Et Laurent Wauquiez d’ironiser : « Avec un bateau qui cheminait vers Marseille ? » 
Un peu plus tard au cours de l’échange, le responsable des Républicains a également demandé pourquoi le navire humanitaire n’avait pas été « ramené sur les côtes libyennes ».
POURQUOI M. WAUQUIEZ SE TROMPE
Pour bien comprendre la situation, il faut reprendre les événements dans l’ordre. Dimanche 23 septembre, l’Aquarius porte secours à quarante-sept personnes dans une barque en bois au large des côtes libyennes. Ce que Laurent Wauquiez oublie, c’est que les autorités libyennes elles-mêmes ont sommé le navire de quitter la zone, comme l’a raconté Julia Pascual, l’envoyée spéciale du Monde à bord de l’Aquarius. Il n’était donc dès le départ pas question qu’il accoste en Libye.

   


L’équipe du bateau avait demandé dans un premier temps l’autorisation de débarquer ses passagers à Marseille, à titre exceptionnel, mais le gouvernement français a refusé de déroger à la règle du port sûr le plus proche. Or, Malte était en effet bien plus proche que Marseille de la zone du sauvetage.
6. Laurent Wauquiez déforme la position du gouvernement sur l’adhésion de l’Albanie à l’Union européenne 
Ce qu’ils ont dit
Laurent Wauquiez a critiqué la ligne gouvernementale sur l’Europe, qui « consiste au fond à tenir exactement le même discours que celui qu’on tient depuis vingt ans, les mêmes propositions, poursuivre l’élargissement de l’Europe, comme vous le faites en ce moment sur l’Albanie ». Une affirmation contestée par Edouard Philippe, qui a accusé son interlocuteur d’avoir « un problème avec la vérité ». « Sur l’Albanie, le président a dit très clairement qu’il n’avait pas vocation à entrer en discussion… »
Une explication réfutée par Laurent Wauquiez : « Je vous renvoie, et je renvoie tout le monde au discours de Trieste (…). Vous savez que les négociations avec l’Albanie commenceront à l’été 2019. »
POURQUOI M. WAUQUIEZ SE TROMPE
Le président des Républicains a fait référence au discours prononcé le 12 juillet 2017 par Emmanuel Macron à Trieste (Italie). Le chef de l’Etat y a évoqué un « dialogue » avec les pays des Balkans, comme l’Albanie, et une « perspective d’élargissement » de l’Union européenne (l’intégralité du discours est consultable ici).
Il est cependant fallacieux d’utiliser ces propos pour laisser entendre que le président soutiendrait l’entrée de l’Albanie dans l’Union européenne en l’état. Il a en effet à plusieurs reprises conditionné cette perspective à une réforme du fonctionnement de l’Union. « Je ne défendrai un prochain élargissement que lorsqu’il y aura un approfondissement et une amélioration de notre Europe », a-t-il ainsi déclaré au Parlement européen en avril.
Laurent Wauquiez oublie également de préciser que c’est notamment Paris qui s’est opposé à l’ouverture des négociations en vue de l’éventuelle adhésion de l’Albanie au printemps, renvoyant les discussions au lendemain des élections européennes de 2019. Le gouvernement français a également obtenu que ces discussions soient conditionnées à des améliorations dans la lutte contre la criminalité et la corruption dans ce pays, ainsi qu’à une amélioration de son système judiciaire.



                            


                        

                        


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Auditions pour la Cour suprême : comment les Américains ont suivi les témoignages de Ford et de Kavanaugh

Des millions de personnes ont suivi en direct les auditions télévisées du candidat de Trump à la Cour suprême et de l’une des femmes qui l’accusent d’agression sexuelle.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 16h31
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 17h36
   





                        



Et soudain, le pays s’est arrêté. Durant près de neuf heures, jeudi 27 septembre, des millions d’Américains sont restés rivés à un écran de télévision, de téléphone portable ou d’ordinateur. Ils ont regardé, en direct, les auditions devant la commission des affaires judiciaires de Christine Blasey Ford et de Brett Kavanaugh, candidat à la Cour suprême américaine, accusé par la première d’agression sexuelle en 1982. « Ces auditions ont fasciné les Américains comme peu d’événements de l’histoire récente », écrit le Washington Post.
Que ce soit dans un avion, à Wall Street, à l’hôpital, dans des bars ou dans le métro, les Américains, républicains comme démocrates, ont suivi ce moment historique. Beaucoup n’ont pu retenir leurs larmes devant le témoignage de Mme Ford, enseignante en psychologie de 51 ans, qui a détaillé devant les juges l’agression sexuelle dont elle dit avoir été victime lors de son adolescence, au cours d’une soirée arrosée. Avec, dans tout le pays, cette même question et ce même doute : qui, de Mme Ford ou de M. Kavanaugh, qui a nié catégoriquement les faits dont il est accusé, dit la vérité ?

Couple listening to the #KavanaughHearings on the uptown 1 train @wnyc https://t.co/yNiBtGr5zO— aronczyk (@Amanda Aronczyk)


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« Un couple écoutant l’audition de Kavanaugh dans le métro à New York. »

Chemo with Kavanaugh...
— leannaelrod (@Leanna Elrod)


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« Une chimio avec Kavanaugh. Bravo à l’hôpital Emory pour ses équipements modernes. »

Across the world, people are watching the Kavanaugh-Ford hearing, and this includes passengers on airplanes. Here's… https://t.co/LxMY8Bp7Tt— AC360 (@Anderson Cooper 360°)


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« Partout dans le monde, les gens regardent l’audience Kavanaugh-Ford, y compris les passagers des avions. Voici la vue à bord du vol JetBlue 415 de New York à San Francisco. »
Libération de la parole
« Les gens écoutaient sur leur téléphone, dans le métro et les salles d’attente des médecins. La Bourse de New York s’est calmée. Les couloirs du Capitole se sont vidés. Au ministère du logement et de l’urbanisme, tant de gens ont regardé le témoignage de Ford dans leur bureau que le service informatique a averti qu’ils pouvaient saturer le réseau », raconte encore le Washington Post.

.@pennlaw intently watching the Senate Judiciary Committee hearing as Dr. Blasey Ford testifies re: sexual assault… https://t.co/OCCK7E5vl2— anita_oh (@Anita Oh)


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Les étudiants de l’université de droit de Pennsylvanie en train de regarder l’audition.

@NancyPelosi @marcywriter I’m watching from the basement of Hart. Lots of applause for Ford and one lone soul clapp… https://t.co/QwEWLKSKwW— mgshn (@Bob Tobias)


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« Je la regarde chez Hart [centre commercial]. Beaucoup d’applaudissements pour Ford et une seule personne a applaudi Grassley [sénateur républicain américain]. »
Pour de nombreux médias américains, ces auditions ont permis à tout un pays de débattre des violences sexuelles, près d’un an après les premières révélations visant le producteur Harvey Weinstein, qui ont déclenché la libération de la parole des femmes et donné naissance au mouvement #MeToo. Durant les interruptions de séance, jeudi, la chaîne parlementaire C-SPAN a notamment diffusé des appels de téléspectatrices racontant les agressions sexuelles qu’elles avaient subies. Des souvenirs que le témoignage de Christine Blasey Ford a fait resurgir :
« Une arrière-grand-mère de 76 ans a pleuré en se rappelant avoir été molestée en deuxième année [correspondant à l’école élémentaire] par un élève de septième année [niveau collège], raconte le Wall Street Journal. Regarder les auditions, dit-elle, “ravive tellement de douleur”. Elle pensait en avoir fini avec ça, mais elle a pris conscience jeudi que ça n’était pas le cas. »

        Lire aussi :
         

                Cour suprême américaine : les républicains prêts à passer en force



Du niveau des auditions du Watergate ou d’O. J. Simpson
Pour le New York Times, l’audition de Mme Blasey Ford et de M. Kavanaugh est à mettre sur le même plan que celles « du Watergate, du procès d’O. J. Simpson et d’Anita Hill [qui avait accusé en 1991 le juge Clarence Thomas, candidat de George H. W. Bush à la Cour suprême, de harcèlement sexuel]. L’histoire politique s’est déroulée en temps réel. »
Des journalistes du quotidien se sont invités chez des citoyens à Colorado Springs, à Plymouth ou à Morrisville pour vivre avec eux cette audition hors du commun. Les Américains « espéraient voir enfin un portrait plus complet de la Dre Blasey […], qui était connue depuis des jours par une photo floue qui la montrait souriante, plus heureuse. […] Ils ont regardé ce que pourrait devenir le juge Kavanaugh, et s’il allait bientôt accéder à l’une des positions les plus puissantes du pays », racontent-ils.
De son côté, le président des Etats-Unis a regardé le témoignage de Mme Blasey Ford dans l’avion Air Force One qui le ramenait de New York, où il avait assisté à l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies. Il a ensuite suivi l’audition de M. Kavanaugh à la Maison Blanche. Et alors que les Américains ont débattu toute la journée de la véracité des propos des deux protagonistes, Donald Trump a lui fait son choix : il a confirmé dans un tweet son plein soutien au juge Kavanaugh.

Judge Kavanaugh showed America exactly why I nominated him. His testimony was powerful, honest, and riveting. Democ… https://t.co/RYPP0I2x7P— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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« Le juge Kavanaugh a montré à l’Amérique exactement pourquoi je l’avais nommé. Son témoignage était puissant, honnête et fascinant. La stratégie de recherche et de destruction des démocrates est honteuse et ce processus a été une imposture et un effort total pour retarder, entraver et résister. Le Sénat doit voter ! »

        Lire aussi :
         

                Après l’audition au Sénat de Kavanaugh et de son accusatrice, Trump dénonce « une mascarade complète »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Marc Semo, journaliste au « Monde » chargé de la diplomatie, a répondu à toutes vos questions sur la portée réelle de ce rassemblement diplomatique.
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« L’Assemblée générale permet de rappeler, symboliquement, que l’ONU existe »

Marc Semo, journaliste au « Monde » chargé de la diplomatie, a répondu à toutes vos questions sur la portée réelle de ce rassemblement diplomatique.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 16h48
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 17h31
   





                        



   


La 73e session de l’Assemblée générale de l’ONU se poursuit avec les discours des chefs d’Etat et de gouvernement, à New York. Face à Donald Trump, qui a dénoncé le « globalisme », Emmanuel Macron a mis en garde contre la « loi du plus fort ». Le président américain fait face à un front uni entre l’Europe, la Russie et la Chine, prêtes à défendre l’accord sur le nucléaire iranien de 2015
Marc Semo, journaliste au « Monde » chargé de la diplomatie, a répondu à vos questions et décrypté ce qu’il s’est passé depuis une semaine.

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Baptiste : Comment les médias étrangers ont-ils interprété le discours d’Emmanuel Macron ?
Marc Semo : Cela a été apprécié et en premier lieu dans les pays du sud ou les pays tels le Canada, l’Australie, l’Inde ou encore les Scandinaves, tous ces piliers de l’action onusienne, car sur le fond, le discours d’Emmanuel Macron, comme le soulignait ironiquement un diplomate, était le discours d’un secrétaire général de l’ONU. Et en ouvrant les travaux de la 73e Assemblée générale, Antonio Guterres avait peu ou prou évoqué les mêmes thèmes, sans y mettre néanmoins autant de passion.
Lecteur : Quelle a été la tonalité du discours du représentant iranien à l’ONU ? Téhéran peut-il encore compter sur des alliés prêts à se « mouiller » pour lui ?
M.Se. : Rohani est dans une situation difficile, car il est aussi sous la pression des plus « durs » de la République islamique comme les gardiens de la révolution. Quitter à son tour l’accord de juillet 2015 et reprendre l’enrichissement serait suicidaire pour Téhéran, car automatiquement se remettrait en place tout le système de sanctions – et pas seulement celles des Etats-Unis – car nul ne veut d’un Iran nucléaire. Mais rester dans l’accord est aussi difficile, car au-delà des bonnes intentions, on voit mal comme les Européens, même avec l’aide des Russes et des Chinois, peuvent suppléer aux pressions maximales américaines. D’où le pari de Washington, qui n’est peut-être pas faux, qu’à un moment ou un autre l’Iran sera prêt à négocier à nouveau, et c’est d’ailleurs le pari de Macron, qui veut compléter l’accord de 2015 avec trois piliers encadrant l’activité balistique, de nouvelles mesures pour après 2025 sur le nucléaire quand l’accord de Vienne arrive à expiration et bloquer l’expansionnisme régional iranien.

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PhilippeS : Est-ce que Macron est considéré comme un « type sans importance » dans la cour des grands ?
M.Se. : En France, sa popularité plonge, à l’extérieur, il garde une bonne partie de son image, au moins pour le moment. Ses discours sont incontestablement très forts, comme l’étaient d’ailleurs ceux d’Obama, mais le risque est le même : que cela reste des mots. Et l’on voit par exemple toutes les difficultés aujourd’hui pour la France de lancer des vraies initiatives à l’ONU. Sans les Américains « trumpisés » et sans les Britanniques en plein Brexit, Paris ne pas faire grand-chose, car c’est bien ce « P3 » (Etats-Unis, France et Royaume-Uni), comme on l’appelle dans le jargon diplomatique, qui depuis 1945 a fait tourner le système international créé après 1945.
Tom : Y a-t-il encore des blocs à l’ONU ?
M.Se. : Oui, bien sûr, même si ces alliances sont beaucoup plus mouvantes qu’avant. Chacun des « grands » a ses alliés et ses clients, à commencer par la Russie et la Chine, piliers par ailleurs d’un groupe de Shanghai, qui se veut un rival asiatique de l’Union européenne. Il y a les pays musulmans qui, sur certaines questions, font toujours bloc. Il y a malgré tout un ensemble européen qui parle peu ou prou d’une même voix et coordonne ses actions.
Curieux : Nétanyahou met au défi l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de contrôler des structures iraniennes liées à un programme nucléaire. Mais ces contrôles ne sont-ils pas un des termes de l’accord de 2015 ? Et si oui, Israël peut-il demander l’application des termes restrictifs d’un accord qu’il dénonce ?
M.Se. : De fait, c’est cela que veut montrer Nétanyahou : les limites des contrôles de l’AIEA. Mais nombre d’experts semblent un peu sceptiques sur la réalité des accusations israéliennes, qui en revanche sont prises très au sérieux sur la fabrication par le Hezbollah libanais, avec l’aide de Téhéran, de missiles sophistiqués.
? : Quelle importance (en proportion par rapport aux autres sujets) ont eu les discussions environnementales et climatiques durant cette session ?
M.Se. : A l’Assemblée générale elle-même, c’était un thème évoqué dans la plupart des interventions, mais sans plus. En revanche, il y a nombre d’événements annexes sur le sujet, dont par exemple le « One Planet Summit ». Et ils ont d’autant mieux marché qu’ils n’engagent à rien.

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Florent : Depuis la France, on a le sentiment que Macron est « le représentant du monde libre », tel que les Etats-Unis l’incarnaient auparavant. Est-ce réellement le cas ?
M.Se. : En partie oui, même si dans la pensée macronienne, c’est l’Europe, une Europe qui doit prendre conscience de sa puissance, qui serait à même de jouer pleinement ce rôle à un moment de grand repli américain.
paul : La solution proposée concernant les marchés avec l’Iran pour les investisseurs étrangers, en mettant en place une plate-forme, est-elle viable, avec l’attitude des Etats-Unis et leur politique qui prône son exclusion ? Y a-t-il une vraie garantie que ces sociétés ne soient pas pénalisées et « blacklistées » par les Etats-Unis ?
M.Se. : Aucune, et c’est bien ça le problème. Car même si un mécanisme permettait aux sociétés européennes de commercer avec l’Iran sans tomber sous les foudres de la justice américaine, Washington peut très bien, de fait, établir des « listes noires », et d’ailleurs Trump a clairement dit au Conseil de sécurité que les pays ou les sociétés qui continueraient les affaires avec Téhéran malgré les sanctions américaines « subiraient de très lourdes conséquences ». Aucune grande société, si elle a à choisir entre le marché américain et le marché iranien, n’hésitera une seconde.
goun : Je suis élève en 1re ES et j’aimerais savoir quel est le but de cette Assemblée générale…
M.Se. : Bonne question. Rappeler que l’ONU existe. C’est surtout symbolique, mais en diplomatie, comme d’ailleurs en politique, le symbole et le magistère de la parole sont importants.
Lectrice : On a beaucoup parlé Iran, Corée du Nord et prolifération. Mais les vrais sujets n’étaient-ils pas la Syrie, le Yémen, la Birmanie ? Quid de ces sujets dans le discours d’Emmanuel Macron ? N’est-ce pas la preuve criante d’une diplomatie en panne ?
M.Se. : Ce sont de vrais sujets effectivement, mais pas plus que l’Iran ou la Corée du Nord. La Syrie a été beaucoup évoquée, aussi bien à la tribune que lors de la réunion du Conseil de sécurité sur la non-prolifération, dont celle des armes chimiques. Il y a eu des réunions sur la Birmanie. Le grand absent, qui n’a été évoqué qu’en creux, est effectivement le Yémen, parce que ni les Américains, ni les Britanniques, qui sont à la manœuvre, ni l’Arabie saoudite, maître d’œuvre de la guerre contre les houthistes soutenus par Téhéran, ne souhaitent que l’on mette trop les projecteurs sur ce qui aujourd’hui – avec la Syrie – la pire tragédie humanitaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Le choix de propulser Richard Ferrand au perchoir a réveillé des élus qui peinent parfois à s’adapter à la vie parlementaire et au poids de la majorité.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/09/2018
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Le malaise du « marais », la majorité silencieuse des députés LRM

Le choix de propulser Richard Ferrand au perchoir a réveillé des élus qui peinent parfois à s’adapter à la vie parlementaire et au poids de la majorité.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 16h17
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            
De la Révolution française, l’histoire a retenu l’affrontement des Girondins et des Montagnards. Elle a moins entretenu la mémoire du « marais », ces députés de la Convention nationale de 1792 qui penchaient d’un camp à l’autre, toujours plus modérés que leurs illustres collègues. Le terme a pourtant traversé la vie politique jusqu’aux heures les plus récentes du Parti socialiste. « Le marais, c’était le ventre mou, la majorité de la majorité, tous ceux qui se réfugiaient dans la motion de synthèse », raille un macroniste bon connaisseur du parti de la rose.

Le terme a rejailli depuis quelques semaines au sein du groupe La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale. Il est venu mettre un mot sur une majorité silencieuse, loyale mais tourmentée par la rentrée parlementaire. Un groupe informel qui s’est réveillé à la faveur du jeu de chaises musicales provoqué par le départ de Nicolas Hulot du gouvernement. Pour remplacer François de Rugy, nouveau ministre de l’écologie, à la tête de l’Assemblée, l’exécutif a propulsé Richard Ferrand. « Je leur en veux de ne pas avoir pris la mesure du malaise dans lequel ils nous plongeaient », confie, embarrassée, une députée.
Le député du Finistère, alors à la tête du groupe LRM, était le choix de l’Elysée. Et une partie du groupe a mal vécu qu’on le lui impose. « Richard Ferrand fait un excellent président de l’Assemblée mais c’est un homme, et son image est liée à une affaire. Ce n’est pas le renouvellement que l’on prône », poursuit cette élue.
Cette réaction « épidermique » et la soif de parité ont nourri l’engouement autour de la candidature de Barbara Pompili face au « premier des marcheurs ». L’ancienne écologiste a finalement récolté 85 voix, presque un tiers du groupe, lors du vote interne organisé pour les départager. Une semaine plus tard, M. Ferrand n’a pas fait le plein des voix LRM lors de son élection à la tête de l’Assemblée nationale. Il lui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le président de la Société du Grand Paris a déclenché une vive polémique en semblant mettre en cause l’interconnexion entre deux lignes du futur métro.
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Grand Paris Express : la recherche d’économies inquiète

Le président de la Société du Grand Paris a déclenché une vive polémique en semblant mettre en cause l’interconnexion entre deux lignes du futur métro.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 18h00
    |

            Grégoire Allix








                        



   


Difficile d’économiser 3 milliards d’euros sans susciter colère et inquiétude. Le nouveau président du directoire de la Société du Grand Paris (SGP), Thierry Dallard, nommé en juin, commence à en faire l’expérience. L’ingénieur a été chargé par le gouvernement de mener à bien la réalisation de ce réseau de 200 kilomètres de lignes de métro, 68 gares et 7 centres techniques, en allégeant de près de 10 % une facture prévisionnelle qui a enflé jusqu’à atteindre 35 milliards d’euros. Il lui a suffi d’une déclaration imprudente lors de sa conférence de presse de rentrée, mardi 25 septembre, pour déclencher un incendie parmi les élus d’Ile-de-France.

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En cause : la réalisation de coûteux équipements techniques permettant l’interconnexion à Champigny (Val-de-Marne) de deux lignes du futur métro, la 15 Sud et la 15 Est. Pour éviter aux passagers de devoir descendre sur le quai et de changer de train, deux énormes « ouvrages d’entonnement » souterrains sont prévus, permettant à une partie des rames de poursuivre sur la ligne suivante et non de s’arrêter au terminus. La facture : 200 millions d’euros pour chaque ouvrage, 400 millions d’euros au total, selon des chiffres souvent avancés, mais non confirmés par la SGP.
« Nous nous interrogeons sur la nécessité de faire cette interopérabilité. (...) L’expérience montre dans les lignes actuelles que ce type de fourche ne fonctionne pas très bien », expliquait Thierry Dallard le 25 septembre, aussitôt cité dans un article du Parisien. Emoi considérable chez les élus du département : cette interconnexion a été arrachée de haute lutte, en 2013, par les partisans d’un métro circulaire en rocade, contre ceux qui défendaient une ligne en simple aller-retour.
Le syndicat des transports Ile-de-France Mobilités a immédiatement adressé un courrier à la Société du Grand Paris, rappelant son attachement à l’interopérabilité. Le président (PCF) du Val-de-Marne, Christian Favier, et le maire (PCF) de Champigny, Christian Fautré, ont publié un communiqué jugeant ce revirement « inadmissible » pour les élus, les habitants et les deniers publics. Ils appellent à une mobilisation populaire, mardi 2 octobre, à Champigny.
« Transparence » et « large consensus »
Depuis, Thierry Dallard s’attache à minimiser la portée de ses propos : « A ce stade, aucune décision n’est prise. L’arbitrage de 2013 sur l’interopérabilité est toujours d’actualité, assure-t-il au Monde. Mais ma mission, c’est de réinterroger tout le dossier, d’apprécier les risques sur les délais et les coûts et de m’assurer qu’il n’y aura pas de problème d’exploitation et de fonctionnement. Or une ligne en fourche, c’est compliqué, ça a des conséquences en termes de coût et d’exploitation, dont je ne suis pas sûr que tout le monde mesure la complexité. » Pour autant, promet le président du directoire, toute décision sera prise dans la « transparence » et « un large consensus ». 

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L’incompréhension est d’autant plus vive localement que le chantier du premier ouvrage est en cours depuis mars 2015 – la ligne 15 Sud est la première lancée. Commerces et riverains ont été expropriés, une immense tranchée déchire l’avenue Roger-Salengro, les nuisances sont considérables. Tout ça pour rien ? « Le premier ouvrage n’est pas remis en cause, il sert aussi à faire entrer le tunnelier, à la ventilation, à la gestion des secours... En revanche, il faut se poser ensemble les bonnes questions avant de lancer le deuxième », explique M. Dallard.
Problème : la remise en cause de l’interconnexion pourrait avoir des conséquences plus fâcheuses qu’un simple changement de train pour les passagers. « Cela obligerait à reprendre la déclaration d’utilité publique de la ligne 15 Est, soit un an et demi ou deux ans de retard, ce qui serait une remise en cause catastrophique de la ligne », estime Jacques Baudrier, conseiller (PCF) de Paris et administrateur d’Ile-de-France Mobilités.
Maladresse d’un dirigeant peu rompu aux conférences de presse ou précipitation d’un ingénieur qui a sous-estimé la sensibilité politique de ce chantier ? M. Dallard a jusqu’ici assuré que les économies recherchées seraient réalisées grâce à « une somme de petites choses », la SGP travaillant sur « 1 200 pistes ». Remplacer des fils de cuivre par de l’aluminium par exemple, ou revoir l’évacuation et la valorisation des déchets de chantier. Chacun pressent toutefois que des mesures plus draconiennes pourraient intervenir, sur l’architecture des gares ou les ouvrages techniques. Or pour les élus locaux, en conflit ouvert avec la Société du Grand Paris après s’être vu imposer par l’Etat des retards sur la mise en service de plusieurs lignes, toute nouvelle concession apparaît désormais comme un casus belli.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ L’incendie apparemment criminel d’un abattoir dans l’Ain arrive dans un contexte de tension entre la filière viande et certains militants radicaux de la cause animale.
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Pour les professionnels de la viande, l’incendie d’un abattoir est « une offensive sectaire »

L’incendie apparemment criminel d’un abattoir dans l’Ain arrive dans un contexte de tension entre la filière viande et certains militants radicaux de la cause animale.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 17h55
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 18h23
   





                        



   


Un incendie a partiellement détruit dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 septembre un grand abattoir à Haut-Valromey, dans l’Ain. Selon la fille du fondateur de l’abattoir sinistré, les établissements Gesler, qui emploient 80 personnes, la gendarmerie privilégie une piste criminelle, « six départs de feu » ayant été constatés et des « bidons d’accélérant » retrouvés sur place.
Ce sinistre intervient dans un contexte de vive tension entre la filière viande et certains militants radicaux de la cause animale qui s’en prennent de plus en plus fréquemment à des boucheries, à coups de tags radicaux ou de dégradations. Les professionnels français de la viande ont appelé vendredi 28 septembre le président Emmanuel Macron à « enrayer immédiatement » ces « offensives sectaires qui ne peuvent qu’aboutir à une guerre civile », écrivent ainsi Dominique Langlois, président de l’interprofession des viandes bovines Interbev, et Guillaume Roué, président de l’interprofession des viandes porcines Inaporc, dans une lettre ouverte adressée à l’Elysée.
Mercredi, l’association antispéciste 269 Libération animale a appelé à une « nuit debout devant les abattoirs » partout sur le territoire. Elle avait vu notamment sa manifestation interdite dans les Yvelines par le préfet.
« Profond sentiment d’injustice et d’insécurité »
« Les libertés de conscience et d’expression invoquées par des collectifs et associations anti-viande et antispécistes ne sauraient être les cautions de ces violences » écrivent Interbev et Inaporc dans leur lettre, en estimant à « un million » le nombre de personnes travaillant dans le secteur de la viande en France.
De son côté, la Fédération nationale bovine (FNB), qui regroupe les seuls éleveurs bovins, a publié un communiqué séparé demandant « aux pouvoirs publics de prendre toutes les mesures pour faire en sorte que les opérateurs de la filière du bétail et des viandes puissent exercer leur métier dans un climat serein ». Les professionnels, « envahis par un profond sentiment d’injustice et d’insécurité, doivent-ils prendre les armes pour défendre leurs entreprises, leurs métiers et leurs personnes ? » s’inquiètent Interbev et Inaporc, qui regroupent l’essentiel des professionnels de la viande en France, des éleveurs aux bouchers en passant par les abattoirs et l’industrie agroalimentaire de transformation.
Une association antispéciste a appelé au « blocage » du Sommet de l’élevage qui se tient la semaine prochaine à côté de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Les antispécistes (du latin species, l’« espèce ») s’opposent à toute hiérarchie entre espèces, notamment entre l’être humain et les autres animaux.
Confrontés à des « violences physiques, verbales, morales » de la part de groupuscules végans, les bouchers-charcutiers avaient demandé fin juin la protection de la police au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb. La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) s’était aussi émue au début de juin de « comportements extrémistes » de militants antispécistes.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ L’équipe de France féminine de basket affronte vendredi la Belgique, néophyte à ce niveau, pour une place en demi-finale du Mondial.
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Mondial de basket : face aux Bleues, les Belges sans pression

L’équipe de France féminine de basket affronte vendredi la Belgique, néophyte à ce niveau, pour une place en demi-finale du Mondial.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 16h41
    |

            Clément Martel (Tenerife, envoyé spécial)








                        



   


« Sans pression ». L’équipe de France est prévenue. Au moment d’affronter cette dernière en quarts de finale de la Coupe du monde féminine de basket, vendredi 28 septembre à Tenerife (18 h 30, heure française, sur Canal+ Décalé), les « Belgian Cats » s’avancent sans complexe. Il faut dire que, pour la première participation de son histoire à la Coupe du monde, la sélection belge peut s’enorgueillir d’une série brûlante. Les joueuses de Philip Mestdagh sont sorties premières, à la surprise générale, de leur groupe en phase de poule, battant notamment, au buzzer, le pays organisateur, l’Espagne.

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Troisièmes du dernier Euro (derrière l’Espagne et la France), les Belges ne minimisent pas l’ampleur de la tâche qui les attend. Au contraire. « La France dispose de beaucoup de joueuses de taille, constate l’entraîneur belge. Elles sont physiques, jouent très bien au basket et sont surtout très costaudes à l’intérieur. »
Mais celui par qui le renouveau du basket belge est advenu – associé à une génération montante – sait ce que son équipe doit faire pour l’emporter. « L’équipe de Turquie a bien essayé de répondre à leur pression, mais elle manquait de taille et n’a peut-être pas utilisé assez les shoots à distance pour tenter d’inquiéter plus la France. Nous avons sans doute cette option dans notre équipe. »
Les deux tours des Flandres
Il faut remonter à 2007 pour retrouver trace d’un affrontement franco-belge en compétition officielle. « Cela me file un coup de vieux », sourit l’inoxydable Ann Wauters, déjà présente à l’époque. « Cela fait très longtemps que la France n’a plus joué la Belgique, prolonge la coach française Valérie Garnier. En revanche, on connaît bien leurs joueuses, parce qu’on les rencontre dans les compétitions européennes en club ou parce qu’elles participent au championnat français. »
« On connaît l’équipe de France, c’est une machine », assène Anne Wauters. La plus ancienne des deux « tours des Flandres » – comme on l’a surnommée, elle, et la nouvelle merveille du basket belge, Emma Meesseman – sait de quoi elle parle. Ayant baroudé dans le championnat de France, elle connaît la plupart des Bleues.

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« C’est un grand match. On a bien géré ses minutes lors des trois premiers matchs pour qu’elle soit prête vendredi. Elle va jouer jusqu’au bout face aux Françaises », insiste Philip Mestdagh. Pour ménager ses 37 printemps, le temps de jeu d’Ann Wauters a en effet été géré par l’entraîneur lors de la phase de groupe. Avec dans l’idée de réaliser une performance similaire – dans un style différent – avec l’expérimentée gachette grecque Evanthia Maltsi face à la France (28 points).
Associée à Emma Meesseman, Ann Wauters entend tenir la dragée haute à la paire intérieure bleue Gruda-Miyem. Le duo qui prendra la mesure de son adversaire dans ce duel en altitude mettra son équipe sur de bons rails.
Maintenir la pression pendant quarante minutes
« Elles sont tellement fortes que, parfois, en remontant la balle, je me demande avec laquelle je dois jouer, sourit la pourvoyeuse en chef de balle aux tours jumelles belges, la meneuse Marjorie Carpréaux. Elles savent tout faire, elles ont un fort mental. »
« Ce sera un match très costaud contre une formation au style différent de l’Espagne, avec plus de taille, anticipe Ann Wauters, ancienne joueuse de Valenciennes et Villeneuve-d’Ascq. A nous de trouver des solutions avec notre équipe bien équilibrée. Si l’on est à notre meilleur niveau, je pense que l’on peut battre la France. »
Même constat côté français, où l’entraîneuse Valérie Garnier – qui a donné champ libre à ses joueuses jeudi – prévoit un « défi physique » contre les Belges.

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Un défi auquel il faudra répondre en équipe. Outre ses individualités, la Belgique s’illustre depuis l’entame de la compétition par son état d’esprit. « Cette équipe communique par la voix et le geste, souligne Valérie Garnier. Leur langage corporel et vocal est vraiment très présent et elles en ont fait une force. Elles se nourrissent de moments et d’actions positifs. » 
La coach française espère limiter ces moments en réalisant une performance que les Bleues ont peiné à fournir depuis le début du Mondial : maintenir une pression quarante minutes durant. C’est toujours une histoire de pression. La place en demi-finales – historique pour les deux équipes – est à ce prix.
France - Belgique, 18 h 30 à Tenerife, retransmis sur Canal+ Décalé



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ « Traverser la rue pour trouver du travail » ? Si certaines offres d’emploi ne trouvent pas preneur, c’est souvent faute de candidat qualifié, motivé et… prêt à accepter de travailler au salaire minimal.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/09/2018
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Derrière les emplois non pourvus, l’inadéquation entre l’offre et la demande

« Traverser la rue pour trouver du travail » ? Si certaines offres d’emploi ne trouvent pas preneur, c’est souvent faute de candidat qualifié, motivé et… prêt à accepter de travailler au salaire minimal.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 16h52
    |

            Sarah Belouezzane et 
Aline Leclerc








                        



                                


                            

Le recruteur agite les bras pour indiquer le sens de la queue. La file est si longue devant le stand de Sodexo qu’il faut canaliser les candidats. Comme cette multinationale spécialisée dans la restauration collective, une soixantaine d’employeurs sont réunis au Salon de l’emploi des professionnels de l’hôtellerie-restauration, à Paris, jeudi 20 septembre. Beaucoup de jeunes de quartiers populaires, tous très apprêtés, sont notamment venus déposer leur CV. « S’ils traversent la rue, on leur trouve du boulot ! », lance, souriant, Oscar Motty, responsable du recrutement en Ile-de-France de Sodexo.
Allusion à cette réplique du chef de l’Etat à un jeune horticulteur en recherche d’emploi, le 15 septembre : « Du travail ? Je traverse la rue, je vous en trouve. [Dans l’hôtellerie-restauration], ils cherchent juste des gens prêts à travailler », avait déclaré Emmanuel Macron. Après tout, renchérissait le lendemain Christophe Castaner, délégué général de La République en marche, « on parle de 300 000 emplois aujourd’hui ouverts et non pourvus ». Avant de reconnaître lui-même que ce chiffre, brandi avant lui par la ministre du travail ou l’ancien président du Medef, était « peut-être contestable ».
Tiré d’une étude de Pôle emploi publiée en décembre 2017, il ne représente en effet pas le nombre de recrutements ayant échoué faute de « gens prêts à travailler ». Sur ces 300 000, 97 000 offres ont été annulées par les recruteurs eux-mêmes – parce qu’ils n’ont pas remporté un appel d’offres par exemple –, 53 000 concernaient des offres toujours en cours. Et si 150 000 recrutements ont été abandonnés faute de candidat, c’est surtout faute de profils adéquats.
Les offres d’emploi n’ayant fait l’objet d’aucune candidature sont rarissimes : 19 500 cas, soit 0,6 % du total. L’existence d’offres non pourvues révèle donc bien plus un problème d’inadéquation entre l’offre et la demande qu’un manque de motivation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Ce nouveau smartphone est une déclinaison agrandie de l’iPhone X sorti en 2017. Parvient-il à faire pardonner son prix astronomique de 1 260 euros ?
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On a testé… l’iPhone Xs Max : l’un des meilleurs smartphone, mais à un prix dissuasif

Ce nouveau smartphone est une déclinaison agrandie de l’iPhone X sorti en 2017. Parvient-il à faire pardonner son prix astronomique de 1 260 euros ?





LE MONDE
 |    27.09.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 17h36
    |

                            Nicolas Six





Depuis vendredi 21 septembre, les vitrines d’Apple sont garnies de deux nouveaux iPhone haut de gamme qui reprennent exactement le dessin de l’iPhone X commercialisé en 2017. Leur écran occupe toute leur façade, faisant disparaître le traditionnel bouton rond « home ». Ces deux nouveaux modèles sont :
L’iPhone Xs – à prononcer « dissesse » – est le moins grand des deux. Il coûte de 1 160 à 1 560 euros selon la capacité de mémoire choisie (64 à 512 Go).Le Xs Max – qui se prononce plus difficilement « dissessemax » – coûte de 1 260 à 1 660 euros.
D’ici à fin octobre, un iPhone au tarif plus raisonnable rejoindra ce couple de mobiles dans les vitrines d’Apple : le Xr. Il coûtera entre 860 et 1 030 euros et se distinguera des Xs par un équipement légèrement appauvri.
Pour le moment, seuls les deux iPhones XS sont disponibles, et leur tarif paraît d’autant plus indigeste que, selon nos tests, le millésime 2018 est pauvre en nouveautés. La seule vraie surprise provient du format du Xs Max, bien plus imposant que celui du Xs.

   


Une nouvelle taille d’écran impressionnante
Le Xs est le plus petit des nouveaux iPhone, son gabarit est dans la moyenne des smartphones sortis récemment, toutes marques confondues. Il reprend les mensurations de l’iPhone X au millimètre près. Si on le compare au 8, il s’avère bien plus encombrant, et bien moins confortable en main.
Son grand frère, le Xs Max que nous testons ici, est beaucoup plus imposant. Sa taille met en valeur son écran particulièrement lumineux et contrasté. Le gabarit du Max est à la fois impressionnant et étrangement familier, et il y a une raison à cela. Il mesure exactement la taille d’un iPhone Plus, la variante XL des iPhone d’ancienne génération. Le Max réussit cependant à caser 20 % de surface d’écran supplémentaire dans le même format.

   


Le confort en main du Max est-il comparable à celui du Plus ? Il est en réalité moins bon : les bordures du nouvel iPhone sont plus massives, son écran est presque 3 centimètres plus haut. Le pouce peine beaucoup à atteindre les boutons qui figurent au sommet de l’écran. Le plus difficile est de déplier les notifications ou les raccourcis rapides avec une seule main. Pour piloter le Max rapidement et confortablement, on n’a pas le choix, il faut mobiliser les deux mains.
Le confort visuel du Max est excellent, ce qui en fait un bon choix pour les presbytes. Mais il n’est pas significativement meilleur que celui du Plus : son écran mesure exactement la même largeur. Sur Instagram, les photos s’affichent dans la même taille, sur internet, les caractères ont la même largeur.
Si l’écran du Max a grandi, c’est uniquement dans le sens de la hauteur. Même si toutes les applications n’en profitent pas, cela s’avère parfois utile. Dans l’application Messages par exemple, on peut taper longtemps avant que le clavier cache le début du texte. Dans l’application Calendrier, quelques heures supplémentaires s’affichent.

        Notre test :
         

          faut-il résister à la mode des écrans sans bord ?



Le Max est beaucoup plus encombrant que son petit frère le Xs, mais paradoxalement, son format n’est pas moins agréable. Les deux smartphones ne se manipulent rapidement qu’à deux mains, ce qui les met presque à égalité sur ce plan, et comme l’écran du Max est plus lisible, il s’avère plus confortable. Encore faut-il avoir une main de taille moyenne, ou grande, sans quoi le Max s’avère trop large pour être agrippé fermement. Et porter des pantalons aux poches amples, si c’est l’endroit où l’on a l’habitude de glisser son téléphone.

   


Des photos en léger progrès
Nous avons réalisé une cinquantaine de photos avec l’iPhone Xs Max, et avec quatre smartphones témoins – en intérieur et en extérieur, à midi, au coucher, à minuit, et à l’aube. Le Max a déjoué tous les pièges, capturant presque exclusivement de belles images. Nous avons pu réaliser des portraits en dosant manuellement le niveau de flou d’arrière-plan. Le réglage se fait après avoir pris la photo, dans le menu Modifier. Pour le moment, cette fonction est disponible exclusivement sur les iPhone Xs et Xr.

   


Comparées aux clichés de l’iPhone X, les photos du Max sont un peu plus nettes, et un peu moins sombres, ce qui les rend plus lisibles. Mais de temps en temps elles paraissent aussi plus ternes.

   


Comparées à celles du Samsung S9, le grand concurrent de l’iPhone, les photos du Max sont d’une qualité équivalente, mais leur personnalité est très différente. Samsung fait le choix du punch : les images du S9 sont plus lumineuses, plus contrastées, plus colorées. Apple fait le choix du naturel : ses photos sont plus douces, moins contrastées, plus lisibles aussi. Plus en retenue en somme. Difficile de départager les images des deux mobiles, c’est une histoire de goût.

   


Les photos du Oneplus 6, un mobile Android facturé 530 euros, vont encore plus loin dans le spectacle que celles du Samsung. Il montre un enthousiasme débordant sur les couleurs, qui peut occasionnellement déboucher sur des dérapages. Ses photos sont plus joyeuses, mais nettement moins naturelles que celles de l’iPhone.

   


Ces quatre mobiles signés Samsung, Oneplus et Apple font très peu d’erreurs, ils sont capables de prendre des photos de nuit fort convaincantes. Par curiosité, que valent les photos de l’iPhone 6s lancé en 2015 ? L’écart est cette fois-ci spectaculaire. Les photos du 6s sont moins précises, moins lumineuses, moins propres la nuit. C’est la preuve que les petites améliorations apportées tous les ans par Apple finissent par produire des écarts appréciables.

   


Une salve d’améliorations mineures
Coloris. Deux nouvelles teintes s’ajoutent au métal chromé inauguré par l’iPhone X : un classique gris sombre et une finition plus originale, combinant des tranches couleur or


Verrouillage. Comme sur l’iPhone X, le capteur d’empreintes digitales disparaît, remplacé par un système de reconnaissance faciale. Sa vitesse est légèrement améliorée sur le Max.Autonomie. La batterie de l’iPhone est légèrement plus endurante que celle de l’iPhone X ou de l’iPhone 8 Plus. Le gain d’autonomie se situe aux alentours d’une petite heure lorsqu’on l’utilise beaucoup. Elle devrait tenir une journée entière, à condition de ne pas jouer ou surfer sur internet toute la journée.Grip. Le nouvel iPhone tient particulièrement bien en main, nous soupçonnons Apple de l’avoir recouvert d’une couche antidérapante. Mais le Max marque beaucoup les empreintes digitales, qui sont particulièrement difficiles à effacer. A noter, quand on manipule le Max avec des mains mouillées, qu’il réagit de façon un peu moins erratique que l’iPhone X.Double sim. Comme l’iPhone Xs, le Max permet d’ouvrir une seconde ligne téléphonique via une carte sim dématérialisée (eSim). C’est utile pour regrouper une ligne professionnelle et une ligne personnelle, ou ouvrir une ligne temporaire lorsqu’on voyage à l’étranger. Les opérateurs français ne sont pas encore prêts, mais selon le média français iGen, Bouygues, Orange et SFR y travaillent.Rapidité. Le cœur de l’iPhone X, le processeur A 12, est plus véloce que celui de ses prédécesseurs. Mais en usage réel, les écarts de réactivité ou de fluidité sont rares face aux iPhone X ou 8, qui sont équipés du même processeur A11, comme le suggère cette petite expérience en vidéo :

En guise de conclusion
Aucun doute à cet égard, l’iPhone XS Max est l’un des meilleurs smartphones du moment. Mais son prix – 1 260 euros pour la version 64 Go – est vraiment dissuasif. Il faut avoir les poches particulièrement profondes pour ne pas en vouloir au PDG d’Apple, Tim Cook, d’avoir engagé une escalade tarifaire si radicale depuis la sortie de l’iPhone X.

        Notre analyse des tarifs iPhone :
         

          des prix de plus en plus élevés… et difficiles à justifier



Les années passent et le rapport qualité-prix des iPhone ne cesse de se dégrader. Les smartphones Android représentent une alternative plus tentante que jamais. Dès 500 euros, on trouve des mobiles presque aussi capables au quotidien que le Max, dont le dessin rappelle beaucoup celui de l’iPhone. C’est le cas du Oneplus 6 ou du Xiaomi Mi 8 par exemple. Quant aux modèles premium de Samsung, ils sont moins chers que les iPhone XS et s’avèrent plus confortables en main grâce à leurs écrans incurvés.

   


Les iPhone conservent toutefois quelques atouts. Par exemple, ils protègent mieux la vie privée et sont mieux sécurisés. Leurs menus demeurent tout particulièrement limpides et leur magasin d’applications propose un choix de meilleure qualité.
En attendant de savoir si l’iPhone Xr constitue une bonne alternative, les iPhone 8 et 8 Plus font figure de recours astucieux. Ils sont loin d’être dépassés : leurs photos sont presque aussi bonnes, leurs menus sont quasiment aussi fluides, leur confort en main est même supérieur. Et surtout, leur tarif est bien plus doux : 690 euros pour la version 64 Go, 800 euros pour le modèle Plus.




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Plus de 60 000 vestiges de la civilisation maya découverts au Guatemala

La complexité du monde maya apparaît au grand jour dans l’analyse au laser de plus de 2 000 km2 de forêt.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 18h54
    |

            Pierre Barthélémy








                        



Les initiés l’appellent le mayaniste. Ce terme désigne un spécialiste de la civilisation maya, qui a fleuri entre 1000 avant J.-C. et 1500. L’archéologue mayaniste des Basses Terres opère sur un territoire de 95 000 km2 à cheval sur le Mexique, le Guatemala et Bélize, dans la touffeur, la moiteur, la chaleur d’une jungle tropicale.
La végétation a depuis longtemps repris ses droits sur ce que les humains ont bâti puis abandonné et, bien souvent, les vestiges sont cachés, engloutis par le sol et les plantes. « On peut se trouver sur une ancienne chaussée sans la voir », explique Philippe Nondédéo, chercheur au laboratoire Archéologie des Amériques (CNRS/Paris-I-Panthéon Sorbonne). Pourtant, une multitude de structures qui, jusqu’à présent, étaient demeurées invisibles, viennent d’apparaître subitement dans une étude publiée vendredi 28 septembre par Science, comme si le dieu des mayanistes avait lancé un tonitruant « Que la lumière soit ! ».

Et le laser fut. Ou plus exactement un lidar, sorte de radar embarqué dans un aéronef, qui remplace les ondes radio par des impulsions laser. Lorsque les données sont dépouillées, la végétation envahissante est effacée par un coup de baguette technologique et tous les détails topographiques sous-jacents, naturels ou artificiels, surgissent.
Densité importante
L’étude internationale, que cosigne Philippe Nondédéo, détaille les résultats d’une campagne lidar sans précédent, menée sur douze secteurs du Guatemala et financée par la fondation Pacunam (Patrimoine culturel et naturel maya), une ONG guatémaltèque. Le lidar est passé au-dessus de 2 144 kilomètres carrés de forêt, a lancé 33,5 milliards de coups de sonde au laser et enregistré le total éberluant de 61 480 structures humaines anciennes.
« Il est étonnant de voir à quel point le territoire maya est occupé, résume Philippe Nondédéo. Dans pratiquement toutes les zones, il y a des gens. » Les chercheurs ont évalué que 150 000 à 240 000 personnes vivaient jadis dans ces douze secteurs. Soit une densité importante de population, comprise entre 80 et 120 habitants au kilomètre carré – à titre de comparaison, le chiffre actuel pour la France métropolitaine est de 118 hab/km2.
En extrapolant cette donnée à l’ensemble des Basses Terres, cela donne une population comprise entre 7 et 11 millions de Mayas à la fin de l’époque classique (entre 600 et 900 de notre ère). Philippe Nondédéo convient que cela lui semble « énorme » et il incite à une certaine prudence en la matière, expliquant qu’« il n’y a pas assez d’informations venant du terrain pour confirmer ce résultat, qui doit être considéré comme une estimation. On passe notre temps à réviser les chiffres : il y a quelques années on estimait à 50 000 personnes la population du grand site de Tikal. On est revenu à une estimation plus mesurée comprise entre 15 000 et 18 000 habitants. »

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                L’histoire « aberrante » d’un jeune Québécois qui assure avoir découvert une cité maya



Agriculture intensive
Pour le chercheur français, l’autre grand enseignement de l’étude concerne l’agriculture maya. Le schéma classique mettait en scène des centres urbains densément peuplés et des zones rurales qui l’étaient nettement moins, où se pratiquait une agriculture extensive. « Mais cette hypothèse n’est plus tenable, explique Philippe Nondédéo, car on a eu la surprise de voir qu’il y avait des habitants partout, que ces zones rurales étaient elles-mêmes aussi densément peuplées que les centres. Il n’y avait donc pas de place pour ces grandes cultures. Le lidar nous a montré des aménagements en terrasses sur des terrains légèrement pentus ainsi que de nombreux canaux en zones inondables qui servaient au drainage et à l’irrigation. » 
Même si c’est aujourd’hui invisible à l’œil nu, le paysage a donc, à l’époque maya, été profondément remanié pour pratiquer une agriculture intensive à productivité élevée. Rien n’indique cependant une surexploitation des ressources : « Les résultats confirment une gestion savante et durable du milieu. Tout nous indique qu’il n’y a pas surexploitation. Les causes de l’effondrement des Mayas sont à chercher ailleurs… »

   


Il va falloir de nombreuses années pour réaliser ce que Philippe Nondédéo nomme « l’analyse spatiale, afin de comprendre comment le territoire s’organise, comment sont répartis les vestiges les uns par rapport aux autres, comment les zones agricoles sont reliées aux zones résidentielles et les centres de pouvoir aux périphéries. Les voies de communication nous indiquent et matérialisent dans une certaine mesure l’organisation politique maya. » 
Les données lidar ne révèlent pas que le passé lointain de la région. Elles racontent aussi des faits récents, voire très actuels, l’histoire du pillage moderne. De nombreuses tranchées creusées dans les structures apparaissent sur les images. « C’est un grand fléau dans la région, explique Philippe Nondédéo. On éventre chaque édifice pour chercher une tombe, des dépôts d’objets. Les pilleurs connaissent très bien les sites, sans doute mieux que les archéologues ! » Il y a aussi des mayanistes un peu sauvages…

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ L’ANSM a empêché la transmission d’informations sur la provenance du principe actif du Levothyrox, dont la nouvelle formule est au cœur d’une polémique.
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Levothyrox : quand l’Agence du médicament se cache derrière le secret des affaires

L’ANSM a empêché la transmission d’informations sur la provenance du principe actif du Levothyrox, dont la nouvelle formule est au cœur d’une polémique.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 12h44
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 16h50
   





                        



   


C’est la première application connue de la loi sur le secret des affaires, définitivement validée par le Conseil constitutionnel en juillet. Jeudi 27 septembre, le site d’information Les Jours a révélé que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait censuré partiellement une copie de l’autorisation de mise sur le marché du Levothyrox, ce médicament controversé fabriqué par le groupe pharmaceutique allemand Merck.
La demande de transmission de ce document public avait été effectuée par Me Emmanuel Ludot, avocat de plusieurs malades de la tyroïde, victimes d’effets secondaires importants depuis la mise sur le marché de la nouvelle formule du Levothyrox.

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                La polémique sur le Levothyrox expliquée en six points



Secret des affaires
Si la transmission de ce document par l’ANSM est obligatoire, en vertu du code des relations entre le public et l’administration, celle-ci a utilisé la loi sur le secret des affaires, entrée en vigueur cet été, afin de caviarder certains passages de l’autorisation de mise sur le marché. Et non des moindres : impossible de lire les informations concernant le lieu de production et le nom de l’entreprise qui fabrique le principe actif de la nouvelle formule du Levothyrox.
Selon Les Jours, l’Agence nationale de sécurité du médicament aurait volontairement attendu l’entrée en vigueur cet été de la loi sur le secret des affaires, répondant à la demande de transmissions de documents effectuée le 23 avril… quatre mois plus tard, le 4 septembre. Dans sa réponse à Emmanuel Ludot, l’ANSM estime que le recours à cette loi est justifiée, car elle vise à protéger « le secret des procédés, des informations économiques et financières et des stratégies commerciales ou industrielles ». 

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                « La loi sur le “secret des affaires” suscite une inquiétude importante et légitime »



« Difficile de comprendre que la provenance du principe actif soit incluse dans ces catégories, et ce alors même qu’un rapport a été récemment remis à la ministre de la santé, Agnès Buzyn, pour améliorer… l’information autour du médicament », déclare Aurore Gorius, qui a révélé l’affaire dans Les Jours.
Intérêts privés
Le collectif Informer n’est pas un délit (INPD), qui avait combattu la loi sur le secret des affaires, a publié un communiqué vendredi, affirmant :
« Nous ne pouvons tolérer que la défense des intérêts d’une entreprise privée passe avant l’intérêt général, en l’espèce, la santé des citoyens. »
Et de poursuivre :
« Cette atteinte au droit d’être informé ne vient pas d’un groupe privé. Elle est le fait d’une agence publique. C’est inacceptable ! »
Le collectif INPD souhaite de l’ANSM « s’explique publiquement sur cette affaire » et demande au gouvernement de rendre publique l’intégralité des informations concernant le Levothyrox.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Cet ingénieur de 50 ans, parti en Syrie avec ses deux fils entre 2013 et 2015, a tenté de rentrer en France avec des plans qui inquiètent la justice.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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Terrorisme : à Paris, le procès d’un « ministre » présumé des télécoms de l’EI

Cet ingénieur de 50 ans, parti en Syrie avec ses deux fils entre 2013 et 2015, a tenté de rentrer en France avec des plans qui inquiètent la justice.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 18h33
    |

            Elise Vincent








                        



                                


                            
C’est le procès d’un « revenant » du djihad au profil rare qui s’est ouvert, jeudi 27 septembre, devant la 16e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Celui de Lotfi Souli, un ingénieur informatique de 50 ans, originaire d’Ermont (Val-d’Oise), spécialisé dans les systèmes réseaux et ayant occupé durant dix-huit mois, entre l’automne 2013 et mai 2015, un poste de « ministre » ou de haut responsable des télécommunications de l’organisation Etat islamique (EI), à Rakka (Syrie). Une aventure dans laquelle il a entraîné ses deux fils, dont l’aîné comparaît aujourd’hui à ses côtés. Le plus jeune sera jugé devant le tribunal pour enfants, le 16 octobre.
Dans la masse du contentieux terroriste jugé ces derniers mois, l’histoire de Lotfi Souli et de ses garçons, tous mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste, a ceci de particulier qu’elle démarre bien avant la vague de départs massifs pour la zone irako-syrienne de 2014. On est seulement en octobre 2013, quand ce chef d’entreprise gagnant très bien sa vie, divorcé, disparaît du jour au lendemain avec ses deux enfants de 15 et 18 ans. Une histoire atypique qui dénote aussi du fait du niveau de qualification des protagonistes. Lotfi Souli a une thèse d’informatique et ses fils sont plutôt brillants à l’école. Lorsqu’ils partent, Karim, le plus grand, vient de décrocher son bac scientifique avec mention.
D’après l’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, Lotfi Souli, d’origine tunisienne, était radicalisé depuis longtemps. La découverte de documents dans les supports numériques conservés par le père de famille à son domicile montre qu’il avait, depuis de longues années, une « fascination » pour Al-Qaida et son fondateur, Oussama Ben Laden, tué en mai 2011 par les Américains. La guerre en Syrie, qui démarre la même année, sert d’accélérateur. Le fait que la famille rejoigne ensuite, en Syrie, le groupe rebelle salafiste Ahrar Al-Cham, en particulier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Déesses spatiales en cuir lamé et ajouré chez Rick Owens, tailleurs pantalons à revers asymétriques pour Loewe, longs manteaux mi-grunge mi-victoriens chez Olivier Theyskens… Effets bruts et inventions se mélangent sur les podiums.
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Paris Fashion Week : les beautés du chaos


                      Déesses spatiales en cuir lamé et ajouré chez Rick Owens, tailleurs pantalons à revers asymétriques pour Loewe, longs manteaux mi-grunge mi-victoriens chez Olivier Theyskens… Effets bruts et inventions se mélangent sur les podiums.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 18h18
    |

                            Carine Bizet







Réchauffement climatique, crises politiques explosives, débats idéologiques ultratendus… Le chaos du monde d’aujourd’hui est à la « une » de tous les journaux. A Paris, la mode de l’été prochain reflète cet état des lieux planétaire de manière contrastée.

   


C’est une ambiance de fin du monde qui règne chez Rick Owens. Autour d’un totem- pyramide en feu circulent les prêtresses captivantes d’un univers post-apocalypse. Sur les corps sont drapés et noués des vestes et des manteaux aux grands cols ailerons, ou des jupes retenues par des sangles d’aviation ; à ces silhouettes-sculptures brutalistes et poétiques succèdent de volumineux habits de déesses spatiales en cuir lamé et ajouré. A travers cette collection puissante et singulière, Rick Owens donne de la beauté et du sens au chaos.

   


Chez Loewe, Jonathan Anderson imagine un futur arty, où les références esthétiques diverses fusionnent et se superposent pour matérialiser une version maîtrisée de la culture du XXIe siècle, toujours plus zappeuse et kaléidoscopique. Dans un décor de galerie d’art expérimentale des années 1960 passent des silhouettes originales et fluides, les cotons floqués croisent les mailles frangées, des semis de plumes courent sur les accessoires ou sur le buste d’une blouse. Des satins lumineux contrastent avec des patchworks de veau velours graphiques. Dans cet impeccable flux d’inventions se révèlent quelques pièces plus simples : deux magnifiques tailleurs pantalons à revers asymétriques, une robe en cuir froncé extrafin, etc. Le créateur confirme qu’il fait partie du club très fermé de ceux qui sont capables d’assurer l’avenir de la mode.

   


Autre ambiance chez Balmain : Olivier Rousteing mixe inspiration égyptienne, futurisme et années 1980 dans une collection dominée par le blanc et l’argent. Tailleurs pantalons à épaules acérées en satin blanc, soie Lurex argent drapée sur les corps, denim effet neige, granités de broderies miroir et bustiers de métal sculpté plongent la mode dans une dimension délirante, opulente et joyeuse. Balmain, c’est une planète à part, peuplée de déesses intergalactiques ; elles agacent les intellos snobs de la mode, mais elles rapportent aussi plus de 120 millions d’euros par an.

   


Pour Chloé, Natacha Ramsay-Levi a choisi un thème hippie avant-garde pour un avenir chauffé par des températures de plus en plus élevées. Son style seventies radical prend de la souplesse. Son camaïeu de marrons et d’orangés s’adoucit de quelques notes crème. Mais, avec les mosaïques d’imprimés à fleurs et les sabots-sculptures moka, le ton reste avant-garde et tranche avec la séduction douce et solaire qui a longtemps constitué l’ADN de la maison.

   


Comme la créatrice de Chloé, Julien Dossena, le directeur artistique de Paco Rabanne, a travaillé auprès de Nicolas Ghesquière. Rien d’étonnant donc à ce que leurs univers se rejoignent. Le futurisme qui a fait le succès de Paco Rabanne dans les années 1960 laisse ici place à un thème hippie/saltimbanque précieux et complexe. Brocards, dentelles lurex de couleur, maille métal imprimée se superposent dans des silhouettes très expérimentales.
La collection d’Olivier Theyskens est évocatrice. Quand arrivent ces jeunes femmes graves et décidées, en robes de soie imprimées des images troublantes de l’artiste allemand Hans Bellmer, en vestes noires décortiquées ou en longs manteaux mi-grunge mi-victoriens, on devine qu’elles ont traversé des épreuves. Des rubans froncent leurs longues jupes pour les aider à aller de l’avant, vers un avenir où elles ne céderont rien de leur sombre allure romanesque.



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ En visite en Martinique, le chef de l’Etat, qui traverse une passe difficile en cette rentrée, a reconnu que « les choses ne peuvent pas aller mieux du jour au lendemain ».
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Aux Antilles, Emmanuel Macron appelle les Français à l’aide et à la patience

En visite en Martinique, le chef de l’Etat, qui traverse une passe difficile en cette rentrée, a reconnu que « les choses ne peuvent pas aller mieux du jour au lendemain ».



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 15h16
    |

            Cédric Pietralunga (Fort-de-France (Martinique), envoyé spécial)








                        



   


Le propos est inédit dans la bouche du chef de l’Etat. En visite quatre jours dans les Antilles françaises, Emmanuel Macron, lors d’une première étape en Martinique, jeudi 27 septembre, a lancé un appel à l’aide inhabituel de la part de celui qui avait théorisé la présidence verticale. « Aidez-moi ! », a-t-il ainsi demandé, à plusieurs reprises, lors d’une conférence de presse improvisée à la résidence du préfet, sise sur les hauteurs de Fort-de-France. « J’ai besoin de vous, journalistes, population, élus » pour expliquer l’action de l’exécutif.
Au plus mal dans les sondages, critiqué par certains de ses ministres, Emmanuel Macron n’a pas le choix : pour pouvoir continuer à réformer jusqu’à la fin de son quinquennat, le chef de l’Etat doit convaincre les Français que sa politique est la bonne, qu’il ne s’est pas trompé de route, malgré l’absence de résultats tangibles. Pour cela, il a décidé de redescendre dans l’arène, comme il l’avait fait durant la campagne présidentielle. De prendre lui-même le taureau par les cornes, puisque personne ne le fait à sa place, malgré ses demandes répétées aux membres du gouvernement et aux élus de la majorité.
« Je ne me cache pas », a ainsi vanté le président de la République lors d’un bain de foule avec une cinquantaine d’habitants de Saint-Pierre, la « Pompéi des Caraïbes », dévastée en 1902 par une éruption de la montagne Pelée qui fit trente mille morts et dont les stigmates sont toujours visibles dans la ville. « Il y a un besoin d’être au contact, d’être naturel. Moi je continuerai à l’être et à répondre aux gens de manière très directe », a-t-il dit, même si les rencontres avec les habitants de l’île aux fleurs furent réduites, du fait de l’approche de la tempête tropicale Kirk — les écoles avaient été fermées et les rassemblements publics interdits par le préfet.
« Je me bats tous les jours sans relâche. »
Décidé à s’adresser aux Français après plus de cinq mois de silence — son dernier entretien télévisé remonte au 15 avril — marqués par l’affaire Benalla ou la démission du ministre de la transition écologique Nicolas Hulot, Emmanuel Macron a dit comprendre « l’impatience » qui s’exprime dans les études d’opinion, même si l’Elysée réfute avoir le nez sur les sondages. 
« J’ai dans le ventre l’impatience de 66 millions de Français, a-t-il assuré. Je veux qu’on aille encore plus vite, encore plus fort. Je veux que les choses aillent mieux, c’est pour ça que je me bats tous les jours sans relâche. »
A plusieurs reprises, Emmanuel Macron a tenté devant les Martiniquais de vanter les mesures prises par son gouvernement, en matière de pouvoir d’achat notamment. Réduction de la taxe d’habitation, reste à charge zéro pour les lunettes ou les prothèses auditives, mise en place de Parcoursup, lancement du service national universel… A l’entendre, tout ne serait qu’une question de temps pour voir les premiers effets de sa politique.
« Les choses ne peuvent pas aller mieux du jour au lendemain », a-t-il insisté, manière de réclamer en creux davantage de patience. « Prenez le transport. On a fait une réforme qui a pris des mois. Il y a un an, tout le monde disait : c’est impossible. Elle a été faite. C’est formidable », a plaidé M. Macron à propos de la SNCF. Même si, a-t-il ajouté, « les gens verront les conséquences concrètes dans plusieurs années ».
L’heure n’est pas à l’autocritique
« Nous sommes dans ce moment très difficile où on a investi beaucoup de capital politique dans l’action, la transformation du pays, et dans le même temps où on n’en voit pas encore les effets », reconnaît un proche conseiller de M. Macron, espérant que ce moment s’apparentera à « un interstice » et non à « un trou béant ».
Pour autant, l’heure n’est pas à l’autocritique. Alors que des élus de la majorité lui reprochent de saboter lui-même son action à coup de petites phrases sur « les Gaulois réfractaires » ou « le pognon de dingue », Emmanuel Macron assure être victime d’un emballement des médias.
« Parfois on sort de son contexte une phrase, un mot. Vous le faites beaucoup, je le comprends, ça fait un peu partie de votre fonds de commerce », a-t-il lancé aux journalistes présents autour de lui à Saint-Pierre, se plaignant que cela crée « une forme de distance » entre lui et les Français. Dans un entretien donné à l’émission « Quotidien », diffusé jeudi soir sur TMC, le chef de l’Etat a toutefois confessé qu’employer l’expression « Gaulois réfractaires au changement » pour parler des Français était « une erreur », mais il « (l)’assume ».
Pas question donc de changer sa façon de faire. « La méthode Macron, c’est de dire les choses », a insisté le président, que son entourage dit « agacé » par le temps que prennent les réformes à se concrétiser. Quand on vit tous dans une sorte de mensonge collectif, on n’avance pas. » « Je me suis toujours tenu loin du microcosme et je suis bien avec mes concitoyens, donc je vais continuer », a-t-il conclu.

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                En Martinique, Macron qualifie la pollution au chlordécone de « scandale environnemental »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ L’Etat hébreu a multiplié les bombardements, conscient que sa capacité d’action sera réduite après la guerre.
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Les centres de recherche militaires en Syrie, cible prioritaire d’Israël

L’Etat hébreu a multiplié les bombardements, conscient que sa capacité d’action sera réduite après la guerre.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 16h49
    |

            Madjid Zerrouky et 
Jacques Follorou








                        



                                


                            

Le raidissement de ses relations avec Moscou n’y changera rien, Tel-Aviv continuera à frapper en Syrie, a annoncé, le 25 septembre, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Dans son discours prononcé à la tribune de l’ONU, jeudi 27 septembre, il a également accusé l’Iran de développer des armes nucléaires à Téhéran et d’avoir demandé au mouvement chiite libanais Hezbollah de s’équiper de missiles de précision dirigés contre Israël.
Des propos qui font écho à la forte accélération du rythme des bombardements observée sur le sol syrien. Début septembre, un responsable israélien avait assuré dans la presse locale que l’armée avait mené quelque 200 frappes au cours des dix-huit derniers mois.
Les bombardements visent, avant tout, des cibles liées, selon les autorités israéliennes, au Hezbollah ou à des intérêts « iraniens ». Mais les frappes paraissent avoir également touché, avec constance, les responsables et les installations de recherche, de production et de stockage gérées par le Centre d’études et de recherches scientifiques (CERS), l’entité syrienne chargée du développement des armes chimiques et des missiles.

Le 17 septembre, après l’attaque de la ville portuaire syrienne de Lattaquié, la chaîne de télévision russe Russia Today affirmait que, selon des « sources syriennes », c’est « une branche technique du Centre de recherche scientifique affiliée au centre principal de Damas » qui avait été visée. Bordant une quatre-voies à la sortie de la cité, ce complexe de cinq hectares était une ancienne usine d’aluminium, en quasi-faillite en 2012, reconvertie à partir de 2014 par le bras productif du CERS, l’Organisation pour les industries technologiques (OIT), placée sous sanctions occidentales depuis 2015.
« L’OIT a été créé en 2010 et dépend du ministère de la défense. Sa principale mission consistait à importer des technologies et des composants pour les programmes de missiles sol-sol...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le premier baromètre de l’e-sport recense plus de cinq millions de spectateurs et près d’un million de pratiquants. Une étude qui casse les clichés, mais adopte une définition très large de la discipline.
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Y’a-t-il vraiment « cinq millions de consommateurs d’e-sport » en France ?

Le premier baromètre de l’e-sport recense plus de cinq millions de spectateurs et près d’un million de pratiquants. Une étude qui casse les clichés, mais adopte une définition très large de la discipline.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 19h54
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 16h30
    |

            Corentin Lamy








                        



   


Près d’un Français sur dix regarde ou assiste à des compétitions d’e-sport. Un Français sur dix, ou presque, qui suivraient des matchs endiablés de jeux vidéo tels que League of Legends, Call of Duty ou FIFA. C’est le résultat d’une enquête présentée mercredi 26 septembre à Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique.
Mené par Médiamétrie, le baromètre a été commandé par France e-sports, une association regroupant des acteurs du sport électronique, des organisateurs d’événements e-sportifs (Webedia), et le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisir (SELL), principal représentant des intérêts commerciaux du secteur du jeu vidéo en France.
5,5 millions de Français adeptes des sports électroniques : des chiffres spectaculaires, quatre fois supérieurs à ce qu’annonçait une étude relayée en 2016 par l’agence française pour le jeu vidéo.
Une définition très large
Un chiffre très élevé, qui s’explique par l’adoption entre-temps par France e-sports d’une définition particulièrement généreuse de ce que sont les sports électroniques. Selon l’association, il s’agit, en effet, de « l’ensemble des pratiques permettant à des joueurs de confronter leur niveau par l’intermédiaire d’un support électronique, et essentiellement le jeu vidéo ».
Ainsi, n’importe quel Français ayant fait la démarche de regarder, au moins une fois au cours des douze derniers mois, plusieurs joueurs s’affrontant sur un jeu vidéo, est considéré de facto par l’étude comme un consommateur d’e-sport.
France e-sports distingue, cependant, les consommateurs des joueurs : les e-sportifs pratiquants, eux, seraient 931 000 en France en 2018. Un chiffre là aussi important (et en hausse de 10 % depuis 2016), qui mélange aussi bien la très faible minorité de joueurs professionnels vivant de la compétition et ceux qui, au cours de l’année écoulée, se sont simplement frottés au moins une fois à d’autres joueurs lors d’une partie « avec enjeu ».
Un enjeu là aussi à comprendre au sens large : il s’agit aussi bien, dans certains rares cas, d’enjeux financiers, que, plus généralement, d’un simple classement permettant de comparer son niveau à celui d’autres joueurs mondiaux.
Ainsi l’étude prend-elle aussi bien en compte les pratiquants de titres taillés pour l’e-sport « professionnel », à l’image de League of Legends, que les adeptes de jeux grand public, comme FIFA 18 ou Fortnite. Les chiffres incluent même la pratique multijoueur de jeux rarement associés à la scène compétitive, tels que Mario Kart 8 ou le jeu de rôle World of Warcraft.
« Des personnes normales »
Autre enseignement du baromètre de France e-sports : ces 931 000 joueurs identifiés comme e-sportifs pratiquants ne correspondent pas tout à fait au cliché que le hobby véhicule. Selon Médiamétrie, près de la moitié (49 %) est âgée de 35 ans ou plus, et près d’un tiers appartiennent à une catégorie socioprofessionnelle favorisée — et est, donc, dotée du pouvoir d’achat qui va avec.
Une donnée essentielle pour les éditeurs de jeux e-sportifs et pour les organisateurs d’événements afférents qui ont commandé l’étude, et qui ont tout intérêt à attirer l’attention des annonceurs publicitaires.
« L’idée est surtout de dire qu’un amateur d’e-sport est surtout une personne normale », rétorque Stéphan Euthine, président de France e-sports, qui dit vouloir casser les stéréotypes.
« L’e-sport est un vrai événement social : cette étude est un outil qui nous permet de le prouver et va nous permettre de répondre à la demande des pratiquants en matière de subventions, d’appuyer nos demandes face aux pouvoirs publics. »
France e-sports reconnaît toutefois un bémol, un cliché qui se vérifie encore en 2018 : 28 % seulement des consommateurs d’e-sport sont des femmes. « Pas une surprise », pour Stéphan Euthine, qui répète « l’importance de s’engager sur le terrain de la mixité dans ce secteur ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ La compétition de golf, qui se tient ce week-end en région parisienne, est la seule épreuve majeure où une équipe défend les couleurs de l’Europe.
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La Ryder Cup, une « Ode à l’Europe »

La compétition de golf, qui se tient ce week-end en région parisienne, est la seule épreuve majeure où une équipe défend les couleurs de l’Europe.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 09h09
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 15h30
    |

            Adrien Pécout








                        



   


« Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant “l’Europe !”, “l’Europe !”, “l’Europe !”, mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien. » Un demi-siècle après le discours télévisé du général de Gaulle, l’Europe existera bel et bien sur le parcours du Golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines, du vendredi 28 au dimanche 30 septembre. C’est même la grande particularité de la Ryder Cup, rendez-vous bisannuel que la France accueille pour la première fois en 42 éditions.
L’Europe défie les Etats-Unis : sans armes ni violence, mais avec un bon fer en main ou un putter. Plutôt que de représenter chacun leur pays, voilà les douze meilleurs golfeurs du continent réunis sous la même bannière, aussi nombreux que les étoiles de leur drapeau bleu, le hasard faisant bien les choses.
Cette année encore, la plus prestigieuse compétition de golf par équipes donnera à voir une autre Europe que celle de l’Union européenne, cette institution que le Royaume-Uni s’apprête à quitter depuis son référendum de 2016.
Sur le parcours du Golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines, aucun Brexit dans l’immédiat : six des douze Européens viennent d’Angleterre et d’Irlande du Nord. MM. Rose, Hatton, Fleetwood, McIlroy, Casey et Poulter s’apprêtent à faire cause commune avec deux Espagnols (Garcia et Rahm), deux Suédois (Stenson et Noren), un Danois (Olesen) et un Italien (Molinari) – l’ensemble étant supervisé par un autre Danois, le capitaine Thomas Björn.

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                Golf : la Ryder Cup à l’heure de Tiger Woods



« Spectacle dément »
Vainqueur de l’édition 2004, et désormais consultant pour la télévision, le Français Thomas Levet a déjà hâte de retrouver la « magie de cette compétition sans équivalent » et ces instants où « un téléspectateur espagnol se met soudain à encourager un golfeur suédois comme s’il soutenait l’un des siens, écrit l’ancien participant dans la préface de Ryder Cup, l’histoire intégrale de la plus grande compétition de golf (éditions Marabout, 2018, 272 pages), du journaliste Nick Callow. L’Europe, qui paraît être parfois une fiction politique ou une chimère économique, devient d’un seul coup une réalité de chair et d’os sublimée par la grâce de 12 hommes et d’un capitaine unis par le même objectif : la conquête de ce trophée doré ».
Au Monde, et cette fois à l’oral, Thomas Levet poursuit ses explications. Le sportif insiste sur l’engouement autour de la compétition, si particulier par rapport à l’ambiance feutrée d’autres rendez-vous golfiques : « Je me souviens surtout du bruit de la foule, de ses encouragements sur le parcours qui donnent l’impression de vivre une finale de Ligue des champions [en football], sauf qu’au lieu de durer une heure et demie, ça dure plusieurs jours ! » 
Sans compter les entraînements antérieurs, le Golf national devrait accueillir au moins 51 000 spectateurs pour chacun des trois jours de compétition. Dont un bon tiers de Britanniques, selon les organisateurs.
Pour Thomas Levet, ce « spectacle dément » s’explique par la dimension collective de l’événement, une rareté pour des golfeurs surtout habitués à jouer chacun pour soi. « Ici, le public peut se lâcher, il peut prendre parti pour une équipe ou une autre. L’année de ma participation, quand on a gagné, les gens ont arraché nos vêtements, les chaussures, les casquettes, et ainsi de suite, tout partait dans le public. »
« Chez nous, personne ne parle de politique »
Un autre détail acoustique a son importance. La compétition réunit les golfeurs au son de l’Ode à la joie, de Beethoven, que le Conseil de l’Europe a adopté comme hymne depuis le début des années 1970. « Quelque chose de sympa, de différent, mais de moins marquant qu’une Marseillaise. »
Certes, Thomas Levet concède « une fierté d’avoir représenté l’Europe ». Mais refuse d’extrapoler. « Chez nous, personne ne parle de politique, assure-t-il. Nous, les golfeurs du circuit européen, on veut surtout montrer à ceux du circuit américain qu’ils ne sont pas tout seuls. On fait tout pour prouver que, de ce côté de l’Atlantique aussi, on joue bien au golf. »
« Laissons la politique à la politique, et le sport au sport », confirme Jean Van de Velde, participant de l’édition 1999, l’un des deux autres Français à avoir aussi disputé la compétition. De fait, la naissance de cette équipe européenne relève d’abord et surtout d’une logique sportive.
A ses débuts, en 1927, la Ryder Cup opposait Britanniques et Américains. Et c’est pour optimiser leurs chances de victoire que les sujets de Sa Majesté ont finalement accepté dans leurs rangs des Irlandais (depuis 1973), puis des ressortissants de toute l’Europe (depuis 1979). Un temps, les Américains envisagent d’abord d’affronter une équipe du « Commonwealth ». Va finalement pour l’Europe, continent émergent du golf et nouvel adversaire.
Les exégètes prêtent cette idée à l’Américain Jack Nicklaus, plus beau palmarès du golf mondial. A l’époque, il s’agissait surtout de relancer l’intérêt du trophée, et donc de rééquilibrer le rapport de force. Ce qui survint. Jusqu’alors, les Etats-Unis avaient enquillé 18 victoires, mais seulement 3 défaites et une égalité. Depuis, c’est l’Europe qui mène : 10 victoires pour elle, contre 8 défaites et une égalité. Fort belle remontée. Ou plutôt, belle « remontada », dans la langue du regretté Severiano Ballesteros et de José Maria Olazabal.
Dépourvu de dotation financière
A l’automne 1997, comme un remerciement à ces deux golfeurs de talent, l’Espagne devint le premier pays d’Europe continentale à accueillir une édition de la Ryder Cup. Pour l’occasion, le trophée avait élu pour terrain de jeu le Valderrama Golf Club de San Roque, près de Cadix.
En 2022, après la France, il a déjà prévu de poursuivre son exploration, cette fois dans la région de Rome. Un jour, peut-être, viendra le tour de l’Allemagne. Le pays a déjà émis le souhait de recevoir également l’événement, façon de se rappeler au bon souvenir de Bernhard Langer, l’homme aux dix participations à la Ryder Cup (1981-2002), à une unité du record de l’Anglais Nick Faldo.

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Entre-temps, pour en revenir au Brexit, le Royaume-Uni devrait déjà avoir quitté l’Union européenne. Son gouvernement a fixé la sortie au 29 mars 2019. Une démarche sans grande conséquence sur la Ryder Cup, promet Richard Hills, directeur général de l’événement pour l’Europe : « Notre équipe existe sur des bases géographiques, pas politiques. » 
Cette construction continentale garantit pour le moment la singularité de la Ryder Cup, outre le fait que ce trophée reste volontairement dépourvu de dotation financière. Une différence notable avec la Laver Cup, cette toute nouvelle compétition-exhibition de tennis lancée en 2017 entre l’Europe… et le reste du monde.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ L’organisation Privacy International a obtenu devant un tribunal spécial les aveux du MI5, du MI6 et du GCHQ sur la collecte d’informations confidentielles la concernant.
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Le MI5 britannique avoue avoir espionné illégalement une ONG

L’organisation Privacy International a obtenu devant un tribunal spécial les aveux du MI5, du MI6 et du GCHQ sur la collecte d’informations confidentielles la concernant.



LE MONDE
 |    28.09.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
28.09.2018 à 16h10
   





                        



   


C’est une deuxième déconvenue en moins de quinze jours pour le renseignement britannique. Le 26 septembre, la Commission des pouvoirs d’enquête, seule institution habilitée à recevoir les plaintes visant les agences de renseignement dans le pays, a considéré comme « illégales » les collectes d’information sur l’association Privacy International, avouées devant le même tribunal par le MI5 (renseignement intérieur), le MI6 (renseignement extérieur) et le GCHQ (service des renseignements électroniques).
Le 13 septembre, la Cour européenne des droits de l’homme avait par ailleurs condamné le Royaume-Uni pour violations de la vie privée et de la liberté d’expression, sans juger de l’existence même d’un système de surveillance massive dans le pays, mais en soulignant le manque de garanties juridiques suffisantes pour protéger les citoyens et les journalistes.
Au centre de ces décisions de justice, deux types d’informations collectées par les programmes de surveillance. Les renseignements britanniques ont d’abord avoué, en mars 2015, intercepter massivement les métadonnées des communications passées au Royaume-Uni — par exemple, la durée d’un appel téléphonique, l’identité de l’appelant et de son interlocuteur, la géolocalisation du téléphone, mais pas la discussion en elle-même.
Au mois de novembre 2015, le MI5, le MI6 et le GCHQ ont rendu public le fait que le contenu des communications passées par le réseau téléphonique et Internet était également intercepté — pendant plus de dix ans, cette surveillance était même inconnue des parlementaires britanniques.

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Dès le mois de juin de la même année, l’ONG Privacy International, spécialisée dans la protection des données personnelles et la défense des libertés numériques, a déposé un premier recours devant la Commission des pouvoirs d’enquête britannique pour tenter de prouver, judiciairement, la portée de ces écoutes.
La décision du 26 septembre résulte de l’un de ces recours. Sans donner de détails sur les informations collectées, les agences ont reconnu la collecte et la conservation de métadonnées et de données concernant Privacy International. Le MI5 et le MI6 les ont conservées jusqu’en 2015, le GCHQ jusqu’en 2016. Mais si les deux dernières agences n’ont fait que collecter les données sans en inspecter le contenu, celles-ci ont été illégalement « examinées par des agents du renseignement intérieur britannique », le MI5, explique dans un communiqué Caroline Wilson Palow, membre de Privacy International.
L’absence de règles sur le temps de conservation et la suppression des données est également dénoncée par l’association — le MI5 a déclaré pour la première fois devant le tribunal avoir supprimé les données interceptées sur Privacy International le 24 septembre, soit la veille de la dernière audience. Aucune condamnation ni recommandation n’ont été prononcées par la cour, dans l’attente d’autres jugements sur le même recours.
« Est-ce qu’un tel espionnage, si bien qu’il soit autorisé, ne devrait pas être encadré par les garde-fous les plus stricts ? », s’est demandée l’ONG, qui voit cette étape comme une reconnaissance importante de la surveillance massive des communications. Son directeur, Gus Hosein, a envoyé une lettre au ministre de l’intérieur, Sajid Javid, pour lui demander des explications détaillées sur les données conservées sur l’association, et de prendre des mesures pour « s’assurer que des ONG travaillant à l’intérêt général ne soient pas l’objet d’une surveillance illégale de la part des services de renseignement ».

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