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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le président états-unien a donné une conférence de presse de près d’une heure et demie, mercredi 26 septembre, à l’issue de l’Assemblée générale des Nations unies.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ En déplacement dans les Antilles, Emmanuel Macron s’exprime sur le scandale du pesticide ultratoxique qui empoisonne toujours la Guadeloupe et la Martinique.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                

Chlordécone : Martiniquais et Guadeloupéens attendent les propositions de l’Etat

En déplacement dans les Antilles, Emmanuel Macron s’exprime sur le scandale du pesticide ultratoxique qui empoisonne toujours la Guadeloupe et la Martinique.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 18h10
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                            Le Monde.fr








                        



Pour son quatrième déplacement outre-mer depuis qu’il a été élu président de la République, Emmanuel Macron est arrivé jeudi 27 septembre en Martinique. En compagnie de plusieurs ministres — Agnès Buzyn (santé), Annick Girardin (outre-mer), François de Rugy et Sébastien Lecornu (transition écologique) et Jacques Mézard (cohésion des territoires) —, le chef de l’Etat doit également se rendre en Guadeloupe, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy.
Cette visite de quatre jours du chef de l’Etat est notamment marquée par la question de la contamination au chlordécone — un pesticide ultratoxique utilisé massivement de 1972 à 1993 dans les bananeraies —, dont sont victimes la plupart des Guadeloupéens et des Martiniquais.

        Lire l’enquête du « Monde » :
         

          Chlordécone : les Antilles empoisonnées pour des générations



Ces dernières semaines, une contestation est apparue en Martinique pour dénoncer le coût du dépistage sanguin qui permet d’évaluer la contamination au chlordécone.
Qu’est-ce que le chlordécone ?
Interdit en France depuis 1990, le chlordécone a pourtant été utilisé dans les Antilles jusqu’en 1993 pour lutter contre le charançon du bananier, grâce à une dérogation. Mais les conséquences ont été désastreuses. Selon les résultats d’une étude de l’agence Santé publique France, rendus publics en janvier, « plus de 90 % de la population adulte » en Guadeloupe et en Martinique est contaminée par ce pesticide.
Vingt-cinq ans après son interdiction, le chlordécone, qui passe dans la chaîne alimentaire, distille son poison un peu partout. Pas seulement dans les sols, mais aussi dans les rivières, une partie du littoral marin, le bétail, les volailles, les poissons, les crustacés, les légumes-racines… et donc dans la population elle-même. Le pesticide peut ainsi persister près de sept cents ans dans les sols.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Affaire du chlordécone : « une honte d’Etat »



Le chlordécone est aussi fortement soupçonné d’augmenter le risque de cancer de la prostate, avec 227 nouveaux cas pour 100 000 hommes chaque année en Martinique, et 184 en Guadeloupe. Des taux deux fois plus élevés qu’en métropole.
Pourquoi la contestation des dépistages monte-t-elle ?
Au cours de l’été, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer le coût exorbitant des dépistages sanguins qui permettent de connaître pour chacun le taux de chlordécone dans le sang. Il faut débourser jusqu’à 140 euros pour faire le test, qui n’est pas remboursé par la Sécurité sociale.

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          Chlordécone : « Les Antilles françaises sont comme l’Ukraine et la Biélorussie d’après Tchernobyl »



Au début d’août, la fédération socialiste de la Martinique a lancé une pétition sur le site Change.org pour réclamer « un dépistage gratuit », qui a recueilli plus de 5 000 signatures.
« Aussi, afin qu’en pleine conscience, nous apprenions à vivre avec cet empoisonnement quotidien et pour accéder à ce droit légitime de la connaissance de notre intoxication, nous exigeons ne pas être en plus de victimes sanitaires, des victimes économiques. »
Signé par la première secrétaire de la fédération socialiste, Béatrice Bellay, le texte réclame « le remboursement de ce test pour tous, la mise en place d’une politique sanitaire massive et active de suivi médical des populations impactées et l’ouverture d’une enquête parlementaire ».
Qu’a prévu le gouvernement à propos du chlordécone ?
Quelques heures après son arrivée en Martinique, jeudi, le président de la République, Emmanuel Macron, doit se rendre dans l’exploitation d’un agriculteur de Morne-Rouge, dans le nord de l’île, pour évoquer la pollution de ses terres par le chlordécone. A cette occasion le chef de l’Etat devrait annoncer plusieurs mesures.
A la fin de juin, lors de la présentation du « Livre bleu outre-mer », déclinaison de sa politique pour les territoires ultramarins, M. Macron avait déjà évoqué le sujet :
« Parler de la santé, c’est aussi parler des drames du passé et de nos responsabilités collectives, et sur le chlordécone, je serai clair pour dire que nous continuerons le travail avec lucidité et détermination, car on ne peut accepter les situations dans lesquelles nous sommes. »
A la fin de juillet, le ministère de l’agriculture a décidé de revoir les limites autorisées de présence dans les aliments de chlordécone et a demandé à l’Agence nationale de sécurité de l’alimentation et de l’environnement (Anses) de réévaluer les valeurs toxicologiques de référence, à la suite d’un recours déposé par une association guadeloupéenne devant le tribunal administratif de Paris. Un colloque sur l’état d’avancement des recherches sur le chlordécone est prévu du 16 au 19 octobre en Martinique et en Guadeloupe.

        Lire aussi :
         

                Chlordécone : le gouvernement veut réviser les limites autorisées dans les aliments






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Jean-Paul Ciret, codirecteur de l’Observatoire de la culture de la Fondation Jean-Jaurès dresse un bilan mitigé de l’opération de Stéphane Bern dans le cadre de sa mission pour la défense du patrimoine.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                

Loto du patrimoine : « Aucune idée nouvelle n’a été apportée »

Dans une tribune au « Monde », Jean-Paul Ciret, codirecteur de l’Observatoire de la culture de la Fondation Jean-Jaurès dresse un bilan mitigé de l’opération de Stéphane Bern dans le cadre de sa mission pour la défense du patrimoine.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 16h33
    |

Jean-Paul Ciret (Codirecteur de l'Observatoire de la culture de la Fondation Jean-Jaurès)







                        



   


Tribune. Le premier tirage du « Loto du patrimoine » a rendu son verdict : 14 millions d’euros ont été misés. Ce qui permettra à la Fondation du patrimoine de recevoir 3,5 millions d’euros, alors que le seul joueur ayant trouvé tous les bons numéros ramassera pour sa part 13 millions d’euros.
Du côté du jeu de grattage, auquel il est encore possible de participer pendant quatre mois, 2,5 millions de tickets ont déjà été vendus (sur 12 millions émis) soit un gain de 3,8 millions pour la Fondation. En cette fin septembre l’opération « loto du patrimoine » a donc permis de dégager 7,3 millions d’euros au bénéfice de monuments en péril. Rappelons que la Fondation du patrimoine reçoit 0,72 euro par mise de 3 euros et 1,52 euro par ticket de 15 euros.
La Française des jeux et le président de la République se félicitent de ce résultat. Preuve de l’attachement des Français à leur patrimoine, les mises auraient été de 30 % supérieures à un tirage moyen. S’agissant d’un tirage exceptionnel, il faudrait pourtant le comparer à un autre tirage exceptionnel comme celui d’un vendredi 13, par exemple, sachant qu’en 2013 le vendredi 13 septembre les Français avaient misé, selon le magazine Challenge, 30 millions d’euros de plus que lors d’un tirage habituel !
Impasse prévisible
Quoi qu’il en soit, l’objectif de 20 millions d’euros reste atteignable à condition que, dans les quatre mois, les dix millions de tickets restants trouvent preneurs. Dans ces conditions, le gain total pour la Fondation sera d’environ 22 millions, soit un peu plus que l’objectif fixé, mais assez loin des sommes nécessaires aux deux cent cinquante monuments prioritaires et aux dix-huit jugés emblématiques qui illustrent les tickets du jeu de grattage. Les besoins de ces derniers sont estimés à près de 20 millions d’euros.

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                « Le patrimoine renvoie les Français à une certaine image de grandeur et de prestige »



Si les gains du Loto devaient couvrir la totalité des coûts, il ne resterait plus que 2 millions pour les deux cent cinquante autres ! Les travaux de restauration de l’aqueduc romain du Gier, sur les communes de Chaponost et de Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône), sont estimés à plus de 3 millions d’euros. Or l’on sait déjà que les deux communes ne recevront que 200 000 euros au titre du Loto. Une première annonce qui risque de devenir règle générale.
L’impasse était prévisible dès le départ puisque les deux cent cinquante projets nécessitaient environ 50 millions d’euros, bien au-dessus des prévisions de gains de la Française des jeux. Il y a donc deux façons traditionnelles d’analyser ces résultats.
La première consiste à se réjouir de ces 20 millions, qui sont mieux que rien et qui, au lieu de se noyer dans le budget général de l’Etat, serviront effectivement à une cause bien identifiée ; à se réjouir également de ce coup de projecteur qui ne peut qu’être utile à la cause des monuments.
Trois préalables
La seconde rappelle que l’Etat aurait très bien pu dégager cette somme de son budget général sans avoir à recourir à une opération spéciale et qu’il y a d’autres façons de sensibiliser l’opinion que de recourir à un jeu de hasard. Les deux s’entendent, reste que maintenant il faut pouvoir progresser pour éviter dans un an de reprendre le même débat.
Si l’on veut réellement progresser, il faut alors pouvoir lever trois préalables.
Le premier serait de mieux cerner les objectifs. Faut-il trouver des recettes complémentaires pour les monuments anciens y compris ceux qui bénéficient de mesure de protection ? Ou bien, faut-il mettre en place des dispositions spéciales pour des bâtiments que la puissance publique ne considère pas comme prioritaires mais qui, sans pouvoir attirer de nombreux touristes, méritent d’être sauvegardés au titre d’une mémoire et d’une histoire locale ?

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                Martin Malvy  : « Le Loto du patrimoine n’est pas tout »



En refusant de choisir et en proposant une liste de bénéficiaires où l’Etat propriétaire côtoie de petites communes rurales et des associations de bénévoles, l’actuelle formule du Loto ne facilite pas la mobilisation et risque de produire bien des déceptions.
Le deuxième préalable serait de se mettre d’accord sur l’état réel de ce patrimoine à restaurer en distinguant notamment les travaux nécessités par l’état sanitaire des bâtiments, de ceux liés à leur adaptation à de nouveaux usages. Le ministère de la culture ne dispose malheureusement pas d’un tel état des lieux exhaustif (autant qu’il puisse l’être) et renseigné de façon scientifique. Un tel document, sur lequel le ministère pourrait s’appuyer pour négocier plus efficacement son budget, permettrait également de mieux cerner l’état réel de notre patrimoine et de relativiser certains discours sans doute trop catastrophiques.
Une ressource à la hauteur des objectifs
Si l’on veut bien se rappeler qu’il y a en France environ quarante-quatre mille bâtiments classés ou inscrits et qu’il faut plus que tripler ce nombre pour prendre en compte ceux dignes d’être conservés (en Allemagne, il y en a plus de sept cent cinquante mille !), les deux mille cinq cents dossiers urgents reçus par la mission patrimoine de Stéphane Bern laissent à penser que tout ne va pas si mal et que les politiques conduites depuis des années n’y sont pas pour rien.
Le troisième préalable serait de trouver une ressource à la hauteur des objectifs, car il est certain que les budgets actuels sont insuffisants. La formule mise en œuvre cette année ne le permet pas.

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                « Loto du patrimoine : les jeux de l’amour et du hasard »



Si les pouvoirs publics jugent qu’une augmentation, même minime, de la taxe de séjour est inopportune, on pourrait au moins revoir les règles de cette tranche spéciale du Loto en décidant, par exemple, de doubler la part des mises revenant à la Fondation du patrimoine, ce qui reviendrait à diminuer celle revenant aux joueurs. Ou bien en affectant une part des mises non distribuées, lorsqu’un tirage habituel n’a pas de gagnant, à la restauration des monuments. Il s’agirait là de mesures significatives et réellement extrabudgétaires.
Reste une question qui dépasse largement la mission patrimoine mais qui mérite d’être posée : pourquoi régulièrement les ministres, voire le président la République lui-même, confient-ils à des personnalités le soin de proposer des politiques nouvelles pour des sujets sur lesquels travaillent pourtant des administrations normalement compétentes ? A quoi servent ces missions ?
Un faible manque à gagner pour l’Etat
La question ne se poserait pas si les rapports qui en résultent étaient mis en œuvre et produisaient des effets positivement reconnus. Or, dans le seul champ du ministère de la culture, qui peut citer une mission confiée à une personnalité extérieure au ministère qui ait permis de renouveler le sujet auquel elle se confrontait ? Ce n’est certainement pas la qualité des personnalités missionnées qui doit être mise en cause, mais le mécanisme même sur lequel reposent ces missions.
Que leur demande-t-on fondamentalement ? De proposer le plus rapidement possible une mesure spectaculaire consensuelle et indolore budgétairement. De ce point de vue la mission confiée à Stéphane Bern a plutôt réussi : coup de projecteur assuré par une abondante couverture médiatique, mesure consensuelle pour le grand public et un faible manque à gagner pour le budget de l’Etat (les 3,5 millions d’euros du tirage).
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="La maison d’Aimé Césaire à Redoute (Fort-de-France), ici le 5 avril. Cette habitation est classée aux monuments historiques depuis décembre 2014."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="La « mosquée » située dans la maison de Pierre Loti, à Rochefort (Charente-Maritime). Ce musée municipal est la maison d’enfance de l’écrivain Julien Viaud, plus connu sous son nom de Pierre Loti. Celui-ci a passé une grande partie de sa vie à transformer sa maison natale en un lieu théâtral, où il se mettait en scène lors de fêtes mémorables."
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            data-slide-description="Le domaine de Maison rouge, à La Réunion, abrite depuis quelques années le Musée des arts décoratifs de l’océan Indien."
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            data-slide-description="Le couvent Saint-François à Pino (Haute-Corse). Sa chapelle renferme une fresque, un chemin de croix, une chaire et des stalles du XVIIe siècle."
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            data-slide-description="L’hôtel de Polignac à Condom, dans le Gers. Edifié entre 1773 et 1777, il est classé monument historique depuis 1990."
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            data-slide-description="L’île Cigogne et son fort sur l’archipel des Glénan, dans le Finistère. Ce dernier est utilisé par les stagiaires du centre nautique de la région."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le château de Bussy-Rabutin à Bussy-le-Grand, en Côte-d’Or. Le plus célèbre propriétaire des lieux fut le comte Roger de Bussy-Rabutin (1618-1693), général des armées royales du roi Louis XIV, courtisan de la cour de France, philosophe et écrivain épistolaire, pamphlétaire, satirique et libertin, par ailleurs membre de l’Académie française."
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            data-slide-description="L’aqueduc romain du Gier est l’un des aqueducs antiques de Lyon, qui desservait la ville antique de Lugdunum. Il se situe à Chaponost, près de Lyon."
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            data-slide-description="L’habitation Bisdary à Gourbeyre, en Guadeloupe. Bâtie au XVIIIe siècle par les jésuites, elle devient une usine sucrière au début du XIXe siècle."
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            data-slide-description="Le château de Carneville dans la Manche, coté jardin. Précédé d’une vaste cour d’honneur de 26 mètres de long, il couvre 900 m2, auxquels il faut ajouter 2 000 m2 de dépendances et un parc de 7 ha."
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            data-slide-description="La rotonde ferroviaire de Montabon, dans la Sarthe. Le dépôt est fermé depuis 1954 et l’association Rotonde ferroviaire de la vallée du Loir (RFVL2) se charge de le préserver."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="L'hôtel-Dieu de Château-Thierry, dans l’Aisne. Aujourd’hui visitable, ce musée retrace au travers de ses dix-huit salles toute l’histoire hospitalière du site depuis sa fondation par la reine de France Jeanne de Navarre, épouse de Philippe IV le Bel."
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            data-slide-description="Les murs d’un bâtiment de l’ancienne sucrerie de Soulou, près de M’Tsangamouji, sur le territoire français de Mayotte. Le cyclone de 1898 a détruit en partie l’exploitation et l’usine."
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            data-slide-description="A l’intérieur du Théâtre des Bleus de Bar, à Bar-le-Duc dans la Meuse. Inauguré en 1902 sous le nom de « Nouveau Théâtre », il a accueilli plusieurs troupes importantes, notamment les célèbres tournées Frédéric Achard et Chataignié, qui faisaient les beaux jours des théâtres parisiens."
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            data-slide-description="La villa Viardot, ancienne demeure de l’écrivain russe Ivan Tourgueniev à Bougival, près de Paris."
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            data-slide-description="L’église catholique romaine du XIIe siècle de Notre-Dame de La Celle-Guenand, en Indre-et-Loire."
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            data-slide-description="Le pont d’Ondres à Thorame-Haute, dans le sud-est de la France. Bâti dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, il est constitué de deux arches très inégales de 17 et 9 mètres, pour une longueur totale de 41 mètres."
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            data-slide-description="La Maison du receveur des douanes à Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane. L’ensemble de la maison est dans un état de dégradation avancée, l’étage de la maison ayant été partiellement incendié."
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La maison d’Aimé Césaire à Redoute (Fort-de-France), ici le 5 avril. Cette habitation est classée aux monuments historiques depuis décembre 2014.

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Mais au-delà, on a vu que cela ne modifiait qu’à la marge les besoins de financement et le rythmes des mises en chantier et, surtout, qu’aucune idée nouvelle n’avait été apportée par rapport à tout ce qui avait été envisagé dans les années récentes et même anciennes.
Est-il pourtant impossible de concilier aura médiatique et approfondissement d’un sujet ? Oui, si déjà on acceptait de sortir de la dictature de l’urgence en donnant le temps nécessaire à un travail approfondi. Oui, si, comme première tâche, la mission devait prendre connaissance de tous les documents déjà produits sur le sujet (du moins les plus récents) et examiner pourquoi les mesures qui y étaient préconisées, soit n’ont pas été mises en œuvre, soit n’ont pas produit les effets escomptés. Cela paraît simple mais ce serait, en réalité, une véritable révolution.
Fondation Jean-Jaurès.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Dans cette ville populaire de la métropole lilloise, la hausse de la CSG et des taxes sur les carburants ne passe pas.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                   
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A Tourcoing, les désillusions de la droite pro-Macron

Dans cette ville populaire de la métropole lilloise, la hausse de la CSG et des taxes sur les carburants ne passe pas.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 15h27
    |

            Sylvia Zappi (Tourcoing (Nord), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

« Trompés », le mot revient en boucle quand on leur demande leur sentiment sur Emmanuel Macron. Quinze mois après l’élection présidentielle, les électeurs et adhérents du parti Les Républicains (LR) expriment une certaine amertume. Depuis plusieurs semaines, toutes les études d’opinion le montrent : la baisse de popularité du chef de l’Etat est particulièrement marquée dans l’électorat de droite. Séduits un premier temps par l’audace réformatrice de ce jeune président, ces électeurs sont aujourd’hui un peu groggy. Le premier ministre, Edouard Philippe, invité de « L’Emission politique » sur France 2, jeudi 27 septembre, devait notamment s’adresser à ce public devenu rétif pour tenter de le ramener vers Emmanuel Macron.
Pour ces électeurs de droite, le candidat d’En marche ! n’a souvent pas été un premier choix lors du scrutin présidentiel. Ils ont même été nombreux à voter pour François Fillon. Mais très vite, ils ont été séduits par les discours pro-entreprise d’Emmanuel Macron et de son premier ministre. La geste du jeune président sur la scène internationale, qui a contribué à redonner une image forte de la France à l’étranger, leur avait également beaucoup plu.
Mais, en cette rentrée où le gouvernement doit affronter les vents contraires et les sujets qui fâchent (affaire Benalla, croissance en berne, budget contesté…), la désillusion est grande dans les rangs, notamment ceux des sympathisants LR de Tourcoing (Nord) rencontrés lundi 24 septembre. « Je l’ai cru et je suis très en colère », annonce d’emblée Jean-Marc Vangilvin, administrateur de biens à la retraite.

« Je n’y crois plus »
Ce militant LR tout en rondeurs avoue qu’il espérait un « renouveau » avec l’arrivée au pouvoir de cet ancien ministre de l’économie à la sensibilité libérale. « Avec sa jeunesse, j’étais persuadé qu’il allait s’attaquer aux fonctionnaires, trop nombreux, en réformant notamment leurs retraites. Mais je n’y crois...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ L’agresseur n’était pas connu des services de renseignement, selon une source policière contactée par « Le Monde ». Le ministre de l’intérieur a dénoncé une « attaque ignoble ».
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Rodez : le chef de la police municipale poignardé à mort en pleine rue

L’agresseur n’était pas connu des services de renseignement, selon une source policière contactée par « Le Monde ». Le ministre de l’intérieur a dénoncé une « attaque ignoble ».



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 14h35
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 15h28
   





                        


Pascal Filoé, directeur général adjoint et chef de la police municipale de Rodez, est mort, jeudi 27 septembre, après avoir été blessé de plusieurs coups de couteau dans le centre-ville, a-t-on appris auprès du maire de la ville.
Selon une source proche du dossier, l’agresseur présumé a été interpellé peu après les faits à proximité de l’hôtel de ville et était « connu des services de police », a précisé Christian Teyssèdre, le maire de Rodez. « Il avait notamment dégradé la porte de l’hôtel de ville le 11 avril dernier », a-t-il précisé. Il était, en revanche, inconnu des services de renseignement, selon une source policière au Monde.
L’agression a eu lieu dans une petite rue longeant la mairie, une voie qui a très vite été fermée par des cordons de police. M. Filoé a succombé à ses blessures malgré l’intervention des secours et sa prise en charge par les services hospitaliers, selon La Dépêche du Midi. Il était le père de trois enfants.
La préfecture de l’Aveyron a annoncé dans un communiqué de presse, « qu’une cellule d’urgence médico-psychologique [serait] activée à partir de 14 heures à l’hôtel de ville », soulignant qu’un appel à témoin avait été lancé.
« Attaque ignoble »
Cette agression mortelle du responsable de la police municipale en plein jour et au centre de la paisible préfecture de l’Aveyron a immédiatement suscité de nombreuses réactions, dont celle du ministre de l’intérieur. « Je partage la douleur des habitants de Rodez après l’attaque ignoble qui a visé le responsable de leur police municipale. Mes premières pensées vont à sa famille et ses proches. Soutien à ses collègues éprouvés et aux policiers nationaux qui ont immédiatement interpellé l’individu », a écrit Gérard Collomb sur Twitter.
Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, la capitale régionale, s’est dit « consterné et abasourdi ». « C’est insoutenable de voir des représentants de nos forces de police, qui méritent gratitude et respect, victimes de tels actes inqualifiables », a-t-il souligné. Plusieurs députés ont également fait état de leur émotion.
Le maire de Nice, Christian Estrosi, s’est, pour sa part, déclaré « indigné ». « Nos policiers municipaux comme nationaux sont victimes chaque jour d’attaques dans des conditions de travail très difficiles », a-t-il insisté sur Twitter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le cas du mathématicien mort à Alger en 1957 est loin d’être isolé, rappellent les familles de disparus. Pour les aider, un site publie des documents déclassifiés.
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Compte rendu

En Algérie, « des Maurice Audin par milliers »

Le cas du mathématicien mort à Alger en 1957 est loin d’être isolé, rappellent les familles de disparus. Pour les aider, un site publie des documents déclassifiés.

Charlotte Bozonnet
    



LE MONDE
              datetime="2018-09-27T12:24:25+02:00"

        Le 27.09.2018 à 12h24






                        

Crédits : Capture d'écran du site 1000autres.org


                    

Combien sont-ils à avoir connu le même sort ? A être tombés aux mains de l’armée française, n’avoir jamais été retrouvés par leur famille et avoir été oubliés de l’histoire officielle ? Au lendemain de la reconnaissance par le président français, Emmanuel Macron, du supplice infligé au mathématicien Maurice Audin, un site Internet, baptisé « Alger 1957 – des Maurice Audin par milliers », s’est donné pour mission de lever une part du mystère qui entoure la disparition de milliers d’Algériens et d’Algériennes pendant la guerre.
« Le meurtre de ce jeune mathématicien de 25 ans, grossièrement maquillé en évasion, fut loin d’être un cas isolé, rappellent les fondateurs du site, au premier rang desquels l’association Histoire coloniale et postcoloniale et l’Association Maurice-Audin. Ce fut l’un des nombreux cas d’enlèvement, séquestration, torture, suivis souvent de mort, produits, à Alger, de janvier à septembre 1957, par un véritable système de terreur militaire. »
Coup de crosse au visage
Pour permettre ce travail de vérité, le site publie un millier de notices individuelles de personnes disparues, librement consultables, issues de documents officiels récemment déclassifiés. Une mine d’or pour les familles à la recherche de leurs proches depuis des décennies. « Ma famille est encore sous l’effet de l’émotion après la découverte de ce document », écrit ainsi Ammar Kessab dont le grand-père maternel, Mohamed Harchouche, a disparu dans la nuit du 12 juin 1957. L’une des notices leur a enfin apporté « la preuve irréfutable de son arrestation par l’armée ».

Jusqu’ici, la famille n’en avait que le récit fait par Yamina, la femme de Mohamed Harchouche. En 1957, elle et son époux vivent dans la casbah d’Alger, rue des Pyramides. Il est arrêté une première fois, torturé à l’électricité mais finit par rentrer chez lui. Trois mois plus tard, cette nuit du 12 juin, une centaine de militaires investissent le...



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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Au congrès de Régions de France, Edouard Philippe a demandé aux associations de ne pas rompre le dialogue.
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édition abonné


Vent de fronde des élus locaux contre l’exécutif

Au congrès de Régions de France, Edouard Philippe a demandé aux associations de ne pas rompre le dialogue.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 12h23
    |

            Patrick Roger (Marseille, envoyé spécial)








                        



                                


                            
Entre le millier d’élus locaux – maires, présidents de département ou de région – réunis mercredi 26 septembre à Marseille dans l’auditorium du Palais du Pharo, et le premier ministre, Edouard Philippe, qui s’est adressé à eux jeudi matin, il y a comme un gouffre d’incompréhension. Comme s’ils ne parlaient pas la même langue. Comme si deux légitimités s’affrontaient. Au risque de conduire à la paralysie de l’action publique.
« Nous ne sommes pas des opérateurs de l’Etat mais des élus du suffrage universel. Tous les leviers de transformation de la France reposent sur des compétences partagées Etat-collectivités. Nous demandons un agenda partagé de réformes », clame l’« appel de Marseille pour les libertés locales », signé par quelque 1 200 élus, dont la quasi-totalité des présidents de région et de département. « Je ne nie pas l’ampleur des transformations que nous engageons. Que voulez-vous, nous avons été mandatés pour les conduire. Alors, nous les conduisons », leur a répondu le chef du gouvernement lors de son discours.
Le rassemblement de mercredi soir, au-delà de la longue complainte et des récriminations accumulées à l’encontre de l’« Etat recentralisateur » et de la « technostructure », avait parfois des allures de revanche de l’« ancien monde » contre le « nouveau ». Désormais réunies dans une association commune – les Territoires unis –, les trois associations d’élus dites historiques – Association des maires de France (AMF), Assemblée des départements de France (ADF) et Régions de France –, soutenues par un président LR du Sénat, Gérard Larcher, au meilleur de sa forme, défient le gouvernement et se posent en défenseurs de la démocratie face aux « précieuses ridicules revenues aux affaires », dixit le président de l’ADF, Dominique Bussereau, très remonté contre les « technocrates parisiens ».
« Solidarité absolue »
« Nous sommes dans un meeting...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Editorial. Si l’avis rendu par le Comité consultatif national d’éthique n’a pas manqué de susciter de vives protestations, la volonté de revoir la loi est pourtant salutaire, car les conceptions sociétales évoluent.
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La nécessaire révision de la loi de bioéthique

Editorial. Si l’avis rendu par le Comité consultatif national d’éthique n’a pas manqué de susciter de vives protestations, la volonté de revoir la loi est pourtant salutaire, car les conceptions sociétales évoluent.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 12h13
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 12h22
   





                        


Editorial du « Monde ». Dès la première loi relative à la bioéthique, promulguée en 1994, le législateur avait prévu l’impérative nécessité d’une révision périodique. Elle a eu lieu en 2004, puis en 2011. Un nouveau projet de loi devrait être présenté par le gouvernement avant la fin de 2018 et examiné par l’Assemblée nationale au cours du premier trimestre de 2019.

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Cette révision périodique peut donner l’impression que, à l’instar de la lutte contre le dopage, l’éthique des sciences de la vie a toujours un train de retard sur des pratiques non ou mal encadrées. Elle est pourtant salutaire, car les conceptions sociétales évoluent et il importe autant d’encadrer les recherches et l’accès à des techniques que de ne pas bloquer l’innovation scientifique et sa diffusion.
En ce sens, l’avis que le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a rendu, mardi 25 septembre, accomplit l’un et l’autre. Après avoir organisé des états généraux de la bioéthique dans toute la France au premier semestre de 2018, les 40 membres du CCNE ont abouti à la rédaction d’un document qui reflète les positions majoritaires, mais pas toujours consensuelles, en son sein.
Vives protestations
Les grandes questions qui reviennent régulièrement sur le devant de la scène tiennent bien sûr une part importante du texte. C’est le cas de l’encadrement de la procréation médicalement assistée (PMA), que le comité appelle à faire évoluer. Comme il l’avait fait en juin 2017, il se prononce en faveur de l’accès des couples de femmes et des femmes seules à la PMA, réservée pour l’instant aux couples hétérosexuels en cas d’infertilité pathologique.
Evolution encore en proposant, « sans l’encourager », l’autoconservation des ovocytes, en souhaitant que soit rendue possible la levée de l’anonymat des futurs donneurs de sperme, et en libéralisant les recherches sur les cellules souches, avec un statut juridique différent de celui encadrant les recherches sur l’embryon, jugées, elles aussi, nécessaires. Mais le CCNE ne varie pas sur le maintien de l’interdiction de la grossesse pour autrui (GPA) et le rejet d’une nouvelle loi sur la fin de vie.
Cet avis n’a pas manqué de susciter de vives protestations. La Manif pour tous dénonce une « décision qui n’est pas éthique, mais politique ». La Conférence des évêques de France martèle son opposition à l’extension de la PMA, tandis que, à l’Assemblée nationale, LR et l’UDI ont fait savoir qu’ils voteront contre un texte qui reprendrait de telles préconisations.
En revanche, les enquêtes d’opinion montrent qu’une majorité de Français soutient cette extension. La discussion parlementaire qui va s’ouvrir prochainement ne parviendra probablement pas à totalement désamorcer une polémique qui promet déjà de faire écho à celle de 2013, lors du vote de la loi sur le mariage homosexuel. Son rôle sera de faire le tri entre des principes légitimes et des préjugés infondés.
En attendant, les préconisations du CCNE ont le mérite d’aller dans le sens de l’évolution des mœurs et du droit de la santé, qui, inexorablement, tendent vers un meilleur équilibre entre la prise en compte de la liberté individuelle et des normes collectives héritées du passé. Le CCNE identifie clairement les risques de faire bouger les lignes sur ces sujets ultrasensibles, tout en proposant une série de garde-fous. C’est désormais au législateur de circonscrire les premiers et de fixer précisément les contours des seconds pour que l’éthique et la conscience ne se laissent pas déborder par les avancées scientifiques.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ La loi sur la fonction publique obligera les agents des collectivités locales à respecter la durée légale de 1 607 heures par an.
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L’Etat s’attaque au temps de travail des fonctionnaires des collectivités locales

La loi sur la fonction publique obligera les agents des collectivités locales à respecter la durée légale de 1 607 heures par an.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 14h11
    |

            Benoît Floc'h








                        


C’était une demande de nombreux élus locaux. L’Etat va le faire. Les collectivités locales seront tenues de revoir leur accord sur le temps de travail pour imposer à leurs agents le minimum légal de 1 607 heures par an. Une disposition qui entrera en vigueur avec le projet de loi sur la fonction publique qui devrait être présenté avant la fin de l’année.
Le gouvernement n’a jamais caché que le temps de travail des fonctionnaires des collectivités locales était « un problème ». De nombreux rapports ont été publiés sur le sujet. En octobre 2016, la Cour des comptes avait notamment indiqué que « dans seulement 20 % des collectivités, [la durée de travail est] alignée sur la durée réglementaire de 1 607 heures par an ». La moyenne du temps annuel effectué est de 1 562 heures, selon ses chiffres.
« Il est normal que l’on travaille moins que le minimum légal dans les collectivités locales, rappelle Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT fonctions publiques. Cela correspond à une compensation pour les astreintes liées au service public. Les agents sont, par exemple, tenus d’assurer l’ouverture des bibliothèques le samedi ou le dimanche, des installations sportives le soir. C’est compensé en temps. » Reste, confie-t-on au sein de l’exécutif, que « l’on ne sera jamais à 1607 heures. Certains fonctionnaires, en effet, sont soumis à des suggestions spéciales du fait de leur activité et bénéficient donc d’une compensation horaire ».
Peur de discussions explosives
L’enjeu n’est pas mince pour le gouvernement. Si tous les fonctionnaires territoriaux travaillaient autant qu’ils le devraient, cela permettrait d’économiser « 32 000 postes », estime une source gouvernementale. Or, si le président de la République s’est engagé à supprimer 50 000 emplois dans la fonction publique d’Etat sur le quinquennat, il a aussi promis de réduire l’effectif des collectivités locales de 70 000 postes.

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Pour avancer sur cette question, l’Etat a identifié plusieurs pistes. L’une d’elles entrera donc en vigueur en 2019. Dans le projet de loi sur la fonction publique, le gouvernement va imposer aux collectivités locales de réviser leur protocole d’accord sur le temps de travail, décrit à l’article 7-1 de la loi du 26 janvier 1984. Objectif : y intégrer la durée légale de 1 607 heures. Certains d’entre eux, en effet, prévoient des temps de travail inférieurs et les élus n’osent pas toujours les modifier de peur de s’engager dans des discussions explosives avec leurs personnels. C’est donc désormais l’Etat qui le leur imposera.
Deuxième piste, encore à l’étude : mettre en place un « barème national » qui fixera le nombre de jours qu’un agent pourra prendre s’il se marie, déménage ou perd un membre de sa famille. Sur ce sujet, il existe actuellement de grandes différences selon les collectivités locales.
Une troisième piste a, elle, été écartée. La suppression des « congés spéciaux », tel « le jour du maire », a été jugée trop compliquée. Ces vacances exceptionnelles accordées par les élus permettent parfois, en effet, de commémorer des événements locaux (comme la « fête nationale » corse) ou des hommages nationaux qui revêtent, sur certains territoires, un impact particulier. C’est par exemple le cas, dans les Antilles, de la journée commémorative du souvenir de l’esclavage et de son abolition. « C’est un débat que l’on ne sait pas mener », reconnaît une source gouvernementale.
Plusieurs détails ne sont pas encore arrêtés. Le délai dans lequel les collectivités devront s’acquitter de cette nouvelle obligation n’est ainsi pas encore fixé.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Très mobilisés contre le mariage pour tous, LR et le RN s’opposeront aussi à une extension de la PMA envisagée par Macron.
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Hostiles à la PMA, la droite et l’extrême droite prêtes au combat

Très mobilisés contre le mariage pour tous, LR et le RN s’opposeront aussi à une extension de la PMA envisagée par Macron.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 14h55
    |

            Olivier Faye et 
Lucie Soullier








                        


Vers un deuxième round ? L’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes envisagée par Emmanuel Macron pourrait réveiller la vive opposition de la droite et de l’extrême droite qui s’était exprimée lors des débats sur le mariage pour tous, en 2012 et 2013. Le parti Les Républicains (LR) comme le Rassemblement national (RN, ex-Front national) ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils s’opposeraient à un éventuel projet de loi en la matière. Ce qui ne préjuge pas de leur attitude au cas où La Manif pour tous susciterait une nouvelle mobilisation. Il y a cinq ans, les deux camps avaient majoritairement défilé au côté du mouvement. Un épisode qui a laissé des traces.
La position officielle de LR consiste, quoi qu’il en soit, à rejeter toute modification de la loi au sujet de la PMA.
« Notre parti est contre l’extension de la “PMA sans père”, affirme Laurence Sailliet, porte-parole de LR, qui reprend à son compte l’expression utilisée par La Manif pour tous. Il y a une pénurie de gamètes, cette réforme mènerait à leur marchandisation. »
Le président de LR, Laurent Wauquiez, a répété son opposition à titre personnel. « Un enfant reste le fruit d’une femme et d’un homme. La société qui revient sur cela va vers un monde sans repères », estimait-il dans un entretien à Valeurs actuelles, en septembre 2017. Rien d’étonnant de la part de celui qui s’était retrouvé en première ligne lors des manifestations contre le mariage pour tous. M. Wauquiez a par ailleurs pesé de tout son poids pour que Sens commun, l’émanation politique de La Manif pour tous, puisse trouver sa place au sein de LR.

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« On regrette tous un peu »
Le débat concernant la PMA doit néanmoins encore avoir lieu au sein du parti. Le vice-président de LR, Jean Leonetti, spécialiste reconnu des questions de bioéthique, devrait ainsi participer à une réunion du groupe à l’Assemblée nationale pour aborder cette question. « Nous ne sommes pas ici dans le médical, mais le sociétal. L’extension de la PMA n’est pas la réponse à une anomalie mais à un désir, souligne-t-il. C’est un sujet à polémique sur lequel nous n’avons pas la sérénité et le large consensus que pouvait attendre le président de la République. »
« Il faut aborder ce débat avec du respect et beaucoup de tact, car il charrie de la souffrance humaine, ajoute Bruno Retailleau, président du groupe LR du Sénat. Mais cette réforme serait un nouveau pas dans la fabrique d’enfant, la marchandisation n’est pas loin. La marche vers la GPA [gestation pour autrui] est au bout du chemin. » 
Signe que l’attitude de la droite est surveillée comme le lait sur le feu, le premier ministre, Edouard Philippe, a échangé avec Jean Leonetti sur le sujet. Pour prendre la température.
Mais rien ne dit, à ce stade, que l’opposition de LR se traduira dans la rue. L’ancien président de l’ex-UMP, Jean-François Copé, confie avoir « mal vécu » les mobilisations contre le mariage pour tous, auxquelles il s’était mêlé en tant que chef de parti. « C’est le seul regret politique que j’ai dans ma vie. Je l’ai fait pour rassembler la droite, mais je ne suis pas à l’aise avec la position que j’ai défendue », explique-t-il. « On regrette tous un peu », abonde un député LR, qui avait lui aussi participé aux manifestations.

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Rappeler la ligne officielle
Le parti de Marine Le Pen, lui, serre les rangs. L’extension de la PMA, tout le monde est contre au RN. Dimanche 23 septembre, la présidente du parti d’extrême droite a d’ailleurs tenu à rappeler la ligne officielle : « La PMA doit être réservée aux couples qui ont des problèmes d’infertilité et à ceux qui risquent de transmettre à leurs enfants des maladies graves. »
En octobre 2017, la députée du Pas-de-Calais avait repris un argument de La Manif pour tous en déclarant qu’« avec l’extension de la PMA, on ment à l’enfant. Un enfant est le fruit d’un homme et d’une femme ». De là à accompagner le mouvement conservateur catholique jusque dans la rue… En 2013, sous l’influence de son bras droit de l’époque, Florian Philippot, la fille de Jean-Marie Le Pen avait refusé de se mêler aux manifestations. Elle promettait néanmoins d’abroger le texte si elle arrivait au pouvoir.
Son absence dans le cortège avait été d’autant plus remarquée que certains élus frontistes s’y étaient rendus parés de leur écharpe tricolore, comme les députés Gilbert Collard… et Marion Maréchal-Le Pen, qui n’avait pas encore gommé le nom « Le Pen » de son patronyme. L’ancienne élue du Vaucluse avait même appelé à « l’insoumission » dans un discours remarqué, épisode qui lui a permis d’éclore sur la scène nationale. Depuis, la jeune femme, comme M. Philippot ont quitté le parti lepéniste, laissant Marine Le Pen seule en scène. Il est toujours plus facile de trouver une position commune avec soi-même.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ La banque américaine a annoncé la nomination de Laurence Parisot comme présidente et « managing director » pour la France. Elle espère ainsi tirer parti du pedigree de l’ex-patronne du Medef, note l’éditorialiste économique du « Monde » Jean-Michel Bezat dans sa chronique.
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« Citi veut faire de Paris sa base européenne à l’approche du Brexit »

La banque américaine a annoncé la nomination de Laurence Parisot comme présidente et « managing director » pour la France. Elle espère ainsi tirer parti du pedigree de l’ex-patronne du Medef, note l’éditorialiste économique du « Monde » Jean-Michel Bezat dans sa chronique.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 11h12
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

« Pertes & profits ». Rien de mieux qu’un carnet d’adresses bien fourni et des sésames dans les entreprises, la haute administration et le monde politique. Cela vaut de l’or. C’est la raison pour laquelle Citi a jeté son dévolu sur Laurence Parisot, patronne du Medef entre 2005 et 2013. La grande banque américaine a annoncé, mercredi 26 septembre, sa nomination comme présidente et managing director pour la France. Sa mission : « Apporter sa connaissance approfondie des entreprises privées et publiques, au service à la fois des grands clients de la Banque en France et du rayonnement de Citi en Europe. »
Mme Parisot n’est pas banquière. Mais, à 59 ans, qui peut présenter un pedigree aussi intéressant pour une entreprise étrangère ? Elle navigue depuis trente ans dans le Paris de la politique et des affaires. Formée chez Louis Harris, PDG de l’Institut français d’opinion publique (IFOP) qu’elle a ouvert à l’international dans les années 1990, administratrice de plusieurs groupes au cours de sa carrière (Michelin, Coface, BNP Paribas, Havas, EDF et Fives), elle a piloté le Medef avec fermeté en l’ouvrant – au-delà du champ économique et social – sur des sujets de société jusque-là peu prisés des patrons, comme le réchauffement climatique, les discriminations et jusqu’à son combat contre le Front national.

« Je vais m’occuper de tous les projets de conseil, de fusion et acquisition, de stratégie pour les grandes entreprises et avec une dimension européenne assez forte, a précisé Mme Parisot. Ma vie a toujours été au service des entreprises » et c’est, selon elle, « une autre façon » de les servir. Car Citi a pris, en moins de deux ans, une place importante sur le marché des fusions-acquisitions. La banque conseille SCOR, convoité par le mutualiste Covéa. Elle a été partie prenante du mariage Essilor-Luxottica et du rachat d’Opel par PSA.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Devenu politiquement encombrant depuis la diffusion de propos homophobes, Marcel Campion a annoncé son retrait du marché de Noël à Paris.
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Le « roi des forains » Marcel Campion cesse ses « activités foraines »

Devenu politiquement encombrant depuis la diffusion de propos homophobes, Marcel Campion a annoncé son retrait du marché de Noël à Paris.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 15h34
    |

            Béatrice Jérôme








                        


Marcel Campion ne fêtera pas Noël aux Tuileries. Il l’a annoncé, jeudi 27 septembre : « J’ai décidé de cesser mes activités foraines personnelles et aussi de démissionner de mes activités au sein de l’association du Monde festif organisatrice de l’événement “La Magie de Noël” aux Tuileries pour les fêtes de fin d’année », déclare « le roi des forains » dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse. M. Campion affirme avoir pris cette décision « afin de ne pas nuire ni à [sa] famille ni à [sa] profession foraine ». 
Son retrait survient cinq jours après le tollé suscité par les propos jugés « homophobes » de M. Campion révélés par une vidéo diffusée par Le Journal du dimanche, samedi 22 septembre. En tirant sa révérence, M. Campion ouvre la possibilité au marché de Noël de se tenir aux Tuileries.
« Les propos homophobes de M. Campion n’engagent que lui et nullement le monde forain, a réagi auprès du Monde, la ministre de la culture, Françoise Nyssen. Compte tenu de cette évolution, nous attendons que les représentants du Monde festif prennent contact avec le Musée du Louvre pour envisager la suite de ce projet afin de proposer aux visiteurs un événement festif et populaire dans le jardin des Tuileries cet hiver », dit-elle.
Politiquement encombrant pour Emmanuel Macron
Délogé des Champs-Elysées par Anne Hidalgo, M. Campion avait signé, en août, une convention avec le Musée du Louvre, propriétaire des lieux. M. Campion devait y installer son marché de Noël, cet hiver. Cet accord avait été pris avec l’assentiment de l’Elysée.
Mais le « roi des forains » est devenu, depuis dimanche, un personnage politiquement encombrant pour Emmanuel Macron après la diffusion de la vidéo. On y entend M. Campion s’en prendre à Bruno Julliard, ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo. M. Julliard avait été l’interlocuteur direct de M. Campion lors de la prise de décision par la Ville de mettre un terme au marché de Noël sur les Champs-Elysées.
« Toute la ville maintenant est gouvernée par des homos. (…) J’ai rien contre eux, sauf qu’ils sont un peu pervers »
« Comme il était un peu de la jaquette, explique M. Campion, il a rencontré Delanoë, ils ont fait leur folie ensemble et paf, il est premier adjoint. Avec Anne Hidalgo, il est super, (…) il lui a amené tous les homos de la Terre. Toute la ville maintenant est gouvernée par des homos », poursuit-il. Avant d’ajouter : « D’habitude, je dis les “pédés”. Mais on m’a dit hier qu’il fallait plus que je dise ça. Donc je ne dis plus les pédés, je dis les “homos”. J’ai rien contre eux, sauf qu’ils sont un peu pervers. » 
Condamnation immédiate
Ces propos ont suscité une condamnation immédiate à l’hôtel de ville de Paris, mais aussi dans les rangs des macronistes parisiens. Lundi, Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement et potentiel candidat à la mairie de Paris en 2020, a jugé de « bon aloi » que « le gouvernement puisse s’interroger sur la pertinence de confier l’occupation d’un espace public » à M. Campion.
La veille, la ministre de la culture avait condamné les « propos ignominieux » de M. Campion. Mme Nyssen s’interrogeait sur « la pertinence de confier à celui qui les a proférés l’occupation d’un espace public et d’un haut lieu de la culture ». 
« Sur le principe, la décision de dénoncer l’accord avec Campion était prise dès lundi à l’Elysée. Mais il fallait expertiser les risques juridiques de la dénonciation du contrat », explique une source gouvernementale.
Le gouvernement a lancé une expertise juridique pour savoir quels seraient les risques financiers d’une résiliation de la convention en cas de recours de M. Campion devant la justice. La perte aurait été au minimum de quelque 800 000 euros pour le Musée du Louvre, qui devait louer les Tuileries au Monde festif pour ce tarif.
« Nous ne pouvons accepter que le visage de Paris au monde soit celui de la haine de l’autre »
La signature de la convention entre M. Campion et le Musée du Louvre, en août, avait été interprétée à la Mairie de Paris comme une volonté de M. Macron de jeter une pierre dans le jardin d’Anne Hidalgo. Depuis dimanche, l’Hôtel de Ville avait beau jeu de la dénoncer de plus belle. Jean-François Martins, adjoint de Mme Hidalgo au tourisme, avait adressé lundi un courrier au directeur du Louvre demandant l’annulation du contrat. « Alors que le jardin des Tuileries accueille des millions de visiteurs du monde entier, nous ne pouvons accepter que le visage de Paris au monde soit celui de la haine de l’autre, de l’homophobie et de la vulgarité », écrit M. Martins. En se retirant, M. Campion évite que l’accord des Tuileries ne revienne comme un boomerang dans les jardins de l’Elysée.

        Lire :
         

          Entre Marcel Campion et la Mairie de Paris, des décennies de foire d’empoigne






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Dans cette chronique, la journaliste du « Monde » Audrey Tonnelier relève qu’à tenter de résumer une action politique avec des chiffres, sans parvenir à faire la pédagogie des réformes, il n’y a que des coups à prendre pour le gouvernement.
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Pouvoir d’achat, « l’impossible bataille »

Dans cette chronique, la journaliste du « Monde » Audrey Tonnelier relève qu’à tenter de résumer une action politique avec des chiffres, sans parvenir à faire la pédagogie des réformes, il n’y a que des coups à prendre pour le gouvernement.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h00
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
Tendances France. La recette est vieille comme l’ancien monde. Un budget est affaire de chiffres. Pour frapper les esprits, montrer leur sérieux, faire date, les gouvernements successifs communiquent sur des sommes censées résumer, mieux que tous les discours, l’efficacité de leur action en direction des Français.
Le deuxième budget du quinquennat d’Emmanuel Macron, présenté le 24 septembre, n’échappe pas à cette règle. « Nous baisserons les impôts de 6 milliards d’euros pour les ménages en 2019 », répètent sur tous les tons les ministres de Bercy, leurs cabinets et les députés de la majorité parlementaire. « C’est la plus grande baisse d’impôts pour les ménages depuis 2008 », a assuré le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, lundi.
en Macronie comme ailleurs, on fait dire aux chiffres ce que l’on veut
Pour l’exécutif, c’est une manière de reprendre la main : le thème du pouvoir d’achat est revenu en force depuis la rentrée avec le tassement de la conjoncture, l’annonce du gel de prestations sociales et des pensions de retraite, ou encore les cafouillages gouvernementaux autour du prélèvement à la source.
Problème : en Macronie comme ailleurs, on fait dire aux chiffres ce que l’on veut. En l’occurrence, à peine les 6 milliards avaient-ils été brandis par les artisans du projet de loi de finances 2019 que chacun – opposants de gauche, de droite, économistes – s’est emparé de sa calculatrice.
Diminution de prélèvements obligatoires
Et force est de constater que le compte n’y est pas. D’abord, parce que ce chiffre de 6 milliards d’euros agrège baisses d’impôts et allégements de cotisations. A Bercy, on reconnaît d’ailleurs qu’il serait plus pertinent de parler de diminution de prélèvements obligatoires. Ensuite, parce que ces 6 milliards reprennent nombre de mesures déjà présentées lors du budget 2018.

Ainsi, si la suppression de la deuxième tranche de la taxe d’habitation aura bien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Si la Commission européenne se montre très dure face à un budget italien trop à la dérive, elle ne pourra alors pas fermer les yeux sur le cas de la France.
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Bruxelles devrait maintenir la pression sur le budget français

Si la Commission européenne se montre très dure face à un budget italien trop à la dérive, elle ne pourra alors pas fermer les yeux sur le cas de la France.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 10h40
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

La saison d’examen des projets de budgets nationaux s’ouvre ces jours-ci à Bruxelles et l’exercice promet d’être encore plus acrobatique que les années précédentes. Comment la Commission va-t-elle parvenir à faire respecter les règles du pacte de stabilité et de croissance, hautement complexes et de plus en plus contestées, sans pour autant avoir la main trop lourde en dressant les capitales contre elle ni verser dans le deux poids deux mesures ?

Présenté en conseil des ministres, lundi 24 septembre, le budget prévisionnel français pour 2019 fait partie des dossiers difficiles, même si le premier sur la liste reste sans conteste celui de l’Italie, dont Bruxelles redoute qu’il prévoie un vaste plan de relance, en dépit de l’endettement abyssal du pays (130,7 % du produit intérieur brut en 2018, le deuxième de la zone euro derrière la Grèce).
Eu égard aux chiffres annoncés par le gouvernement d’Edouard Philippe, la copie hexagonale semble d’ores et déjà hors des limites bruxelloises. Le déficit public français, en lui-même, n’est pas problématique. Il devrait remonter à 2,8 % du PIB en 2019, soit une hausse de 0,2 point par rapport à 2018 (2,6 % attendus).
Multiplication des signaux d’inquiétude
C’est certes un peu décevant pour la Commission, laquelle espérait que la France le réduirait plus rapidement, après être restée neuf ans d’affilée au-delà du plafond de 3 % autorisé par les traités (elle n’est sortie de la procédure dite des « déficits excessifs » que cette année).
En 2018, l’effort structurel tricolore n’excédera pas 0,1 % du produit intérieur brut, contre 0,6 % fixé par les règles européennes
Mais le malaise vient plutôt de l’effort structurel (les réductions budgétaires liées à des réformes structurelles), qui, d’après les règles européennes, doit atteindre 0,6 % de PIB par an. Comme cet objectif est difficile à tenir, le pays concerné peut prendre deux ans – sous certaines conditions – pour l’atteindre.
Or,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le président français a réuni un nouveau « One Planet Summit » en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
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A New York, Emmanuel Macron se pose en rassembleur de la finance climatique

Le président français a réuni un nouveau « One Planet Summit » en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 11h30
    |

            Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante) et 
Simon Roger








                        



   


Le pied de nez n’était sans doute pas volontaire. Mais une trentaine de chefs d’Etat ou de gouvernement, des dirigeants d’entreprises et de grands philanthropes, se sont donné rendez-vous à l’invitation d’Emmanuel Macron, mercredi 26 septembre, au Plaza Hotel, un palace à quelques centaines de mètres de la Trump Tower et qui avait un temps appartenu à Donald Trump. Ils ont participé à la deuxième édition du One Planet Summit, l’initiative lancée en décembre 2017 par le président français (aidé des Nations unies et de la Banque mondiale) pour redonner du souffle à l’accord de Paris de 2015 ébranlé par la décision des États-Unis de s’en retirer.
« Cet accord était censé être mort à cause d’une seule décision, a lancé M. Macron en ouverture de ce sommet sur la finance climat, sans faire nommément référence à M. Trump, mais grâce à nos engagements, cela a pu être évité. »

        Lire aussi :
         

                ONU : une Assemblée générale sous le signe de la défiance



A New York, le président français a reçu par l’agence des Nations unies pour l’environnement le titre de « champion de la Terre » qu’il partage avec le premier ministre indien Narendra Modi, pour saluer leur implication dans l’Alliance solaire internationale. M. Macron a également été distingué du titre de « champion du climat », remis par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Il s’est ainsi posé en gardien de l’accord conclu lors de la conférence climat de décembre 2015 (COP21) destiné à contenir le réchauffement sous le seuil des 2 °C.
« Rendre des comptes »
« Ces rassemblements sont exceptionnels. Mais il ne suffit plus de parler. Il faut rendre des comptes », a t-il convenu devant un parterre de représentants de petites îles menacées par la montée des eaux, d’Etats africains confrontés à des sécheresses de plus en plus intenses et de nombreux pays européens. La Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre devant les Etats-Unis, était en revanche représentée par un simple délégué du ministère des affaires étrangères. Un niveau de participation inférieur à celui du premier One Planet Summit, à Paris.
A l’issue de ce sommet bouclé en deux heures trente, il restait pourtant difficile de faire la distinction entre les objectifs déjà annoncés et les nouvelles initiatives engagées. « Il faut qu’on prenne le temps de comparer les annonces. Pour l’instant, c’est trop flou », confiait un négociateur européen pourtant rodé à ce type d’exercice. Sur les douze grands engagements pris en décembre 2017, seuls trois semblaient sur la bonne voie pour se concrétiser en actions précises : l’aide aux Etats insulaires, l’engagement des banques de réorienter leurs flux financiers vers les activités décarbonées et la mobilisation des fonds souverains.
L’Union européenne, la France et la Nouvelle-Zélande ont annoncé un don de 20 millions de dollars (17 millions d’euros) pour protéger le Pacifique des changements climatiques, en guise de réponse à la demande du dirigeant français de « réaffecter un tiers de la finance mondiale vers de nouvelles actions climatiques ».
Michael Bloomberg, l’envoyé spécial des Nations unies sur le climat, veut créer un réseau à Wall Street afin de promouvoir une finance plus respectueuse. Mais c’est du côté des banques de développement que les annonces semblent les plus ambitieuses. L’IDFC, un club de 23 banques de développement, souhaite dorénavant octroyer un quart de ses prêts à des projets verts, soit 200 milliards de dollars.
L’Union européenne promet qu’un quart de son budget, sur l’exercice 2021-2027, sera orienté vers des programmes répondant au défi du réchauffement climatique. La Banque mondiale s’engage quant à elle à consacrer un milliard de dollars pour développer des batteries de stockage de l’énergie dans les pays en développement.
Un partenariat inédit devrait, par ailleurs, voir le jour début 2019 entre l’agence française de développement, le ministère de l’environnement allemand, les fondations Hewlett, Grantham et Ikea, et le plus gros gestionnaire d’actifs du monde, BlackRock. Présenté pendant le One Planet Summit new-yorkais, ce « partenariat climatique financier » prendra la forme d’un fonds d’investissement destiné à lever du capital auprès des acteurs comme les fonds de pension, assureurs, fonds souverains, etc. pour soutenir des projets d’infrastructures bas carbone dans les pays émergents.
Emmanuel Macron a annoncé enfin vouloir profiter de la présidence française du G7 en 2019 pour réunir à nouveau le « One Planet Club » à Biarritz, en août. D’ici là, un autre bilan d’étape pourrait intervenir au printemps au Kenya, précise l’entourage du chef de l’Etat.

        Lire la tribune de la secrétaire d’Etat à la transition écologique Brune Poirson :
         

          « Transformer la finance pour la sevrer de ses produits nocifs pour la nature et l’homme »






                            


                        

                        


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<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Membre du cabinet de Michel Debré, il a été, dès 1956, la cheville ouvrière de la rédaction de la loi fondamentale de la Ve République, voulue par De Gaulle. Le texte fête ses 60 ans, le 4 octobre.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ 
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<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ De New York, le chef de l’Etat a plaidé pour toujours plus d’investissements en faveur du développement, particulièrement en Afrique.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤         

Compte rendu

Emmanuel Macron appelle les jeunes Africains à « construire leur propre avenir »

De New York, le chef de l’Etat a plaidé pour toujours plus d’investissements en faveur du développement, particulièrement en Afrique.

Par                                            Ghalia Kadiri (New York, envoyée spéciale)




LE MONDE
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        Le 27.09.2018 à 10h01

     •
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        Mis à jour le 27.09.2018 à 10h24





Emmanuel Macron n’est pas arrivé seul sur scène et ce n’est pas un hasard. Sous une salve d’applaudissements, le président français s’est avancé mercredi 26 septembre main dans la main avec DJ Switch, une Ghanéenne d’à peine 10 ans et déjà une célébrité sur le continent africain, sur le podium du Goalkeepers 2018, organisé par la Fondation Bill et Melinda Gates (partenaire du Monde Afrique) à New York en marge de la 73e Assemblée générale des Nations unies.
Un symbole fort alors que l’événement, qui vise à attirer l’attention sur les progrès des Objectifs de développement durables (ODD) adoptés en 2015 par l’Organisation des Nations unies (ONU) pour éradiquer la pauvreté et les inégalités d’ici à 2030, est placé cette année sous le thème de la jeunesse. « Il n’y a jamais eu autant de jeunes dans l’histoire du monde : 1,8 milliard de la population mondiale a moins de 30 ans et la plus grande majorité de cette jeunesse est africaine », a insisté le chef de l’Etat français face au couple de philanthropes milliardaires Bill et Melinda Gates et à une assistance fournie composée d’acteurs du développement, militants, représentants d’organisations non gouvernementales et personnalités politiques, venus de plus de cinquante pays.
L’air détendu, dans une ambiance plus festive que la veille à la tribune des Nations unies, Emmanuel Macron a réitéré son appel à « choisir la voie du multilatéralisme » et plaidé pour toujours plus d’investissements en faveur du développement, particulièrement en Afrique. « Si nous nous contentons seulement de faire des discours chaque année, nous n’avancerons jamais (…). Il faut investir : c’est bon pour la planète, mais c’est bon pour vous aussi », a-t-il martelé.
« Les jeunes Africains ne devraient pas vouloir ressembler à l’Européen ou à l’Américain des années 1980, mais à l’Africain du XXIe siècle. »
Invité star de cette deuxième édition des Goalkeepers, ou « gardiens des objectifs », le président français a rappelé les trois piliers nécessaires pour lutter contre la pauvreté dans le monde : l’éducation, la santé et le changement climatique. « Nous sommes à la traîne concernant les objectifs fixés par l’accord de Paris. Et les premières conséquences de tout ce changement climatique sont déjà là », a-t-il averti.
M. Macron a également appelé à redoubler d’efforts pour faciliter l’accès des jeunes filles à « une éducation de qualité ». Un manque d’éducation les expose aux dangers du mariage précoce, au fanatisme, au chômage et à la pauvreté, estime le président, qui a rappelé la contribution de la France au Partenariat mondial pour l’éducation. « Que quelqu’un me présente une jeune fille qui a décidé de quitter l’école à 10 ans pour se marier à 12 ans. Et ce n’est pas pour donner une leçon aux Africains depuis New York, c’est tout simplement de la pure connerie ! », s’est-il emporté.
L’intervention du chef de l’Etat fait écho à son discours de Ouagadougou, en novembre 2017, où il s’était adressé à des étudiants burkinabés et avait assuré vouloir faire table rase du passé. « Votre futur ne doit pas se construire avec la représentation ni les erreurs du passé », a lancé Emmanuel Macron devant une audience captivée. « Les jeunes Africains ne devraient pas vouloir ressembler à l’Européen ou à l’Américain des années 1980, mais à l’Africain du XXIe siècle. Construisez vous-même votre avenir. Ce n’est pas à moi de décider ce qui est bon pour une jeune fille à Ouagadougou ou un jeune homme à Lagos. » 
4,7 milliards de dollars
La présence d’Emmanuel Macron à cette cérémonie organisée par une fondation devenue un contributeur de premier plan pour l’aide au développement dans le monde n’est pas étrangère aux récentes promesses de la France. A la tribune des Nations unies, le 25 septembre, Emmanuel Macron a annoncé une hausse de l’aide publique au développement de la France de 1 milliard d’euros dès 2019 et un accroissement des crédits humanitaires de 40 %.

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Pionnière dans son domaine et partenaire incontournable des grandes organisations internationales, la Fondation Gates est devenue en quelques années une puissante actrice du développement. Dotée d’un budget annuel de 4,7 milliards de dollars, elle est la plus riche du monde, présente sur tous les terrains, et certainement la plus influente. « Je partage les méthodes et la philosophie que vous promouvez », a lancé M. Macron face à Bill et Melinda Gates, remerciant le couple pour son « leadership ». 


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le dossier des conséquences de la pollution au chlordécone sera au cœur de la visite du président français, qui débute par la Martinique jeudi.
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Emmanuel Macron commence un déplacement de quatre jours aux Antilles

Le dossier des conséquences de la pollution au chlordécone sera au cœur de la visite du président français, qui débute par la Martinique jeudi.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 09h18
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 15h34
   





                        



   


Emmanuel Macron commence jeudi 27 septembre en Martinique un déplacement de quatre jours aux Antilles, qui s’achèvera par un retour à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, un an après le passage dévastateur de l’ouragan Irma.
Arrivé directement de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le président de la République a atterri mercredi soir à Fort-de-France (jeudi matin à Paris) où il se rend pour la première fois en tant que chef de l’Etat.
Emmanuel Macron était venu à Saint-Martin et Saint-Barth une semaine après l’ouragan Irma qui fit 11 morts en septembre 2017 et causa des dégâts considérables dans les deux îles. Il s’était alors engagé auprès de la population à revenir un an plus tard.

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Pour son quatrième déplacement outre-mer depuis qu’il a été élu président, le chef de l’Etat est accompagné des ministres de la santé, Agnès Buzyn, des outre-mer, Annick Girardin, de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, et son secrétaire d’Etat, Sébastien Lecornu et du ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard.
Le chef de l’Etat devait rencontrer la population martiniquaise dès jeudi matin, mais il a dû annuler sa déambulation dans le centre-ville de Fort-de-France, avec l’arrivée de la tempête tropicale Kirk et ses vents pouvant atteindre 110 km/h en rafales, qui ont poussé les préfectures de Martinique et de Guadeloupe à placer les deux territoires en vigilance orange cyclonique. Conséquences : les écoles et crèches sont fermées, les rassemblements de plein air interdits.
Le dossier du chlordécone au cœur du déplacement
Temps fort de son séjour martiniquais, Emmanuel Macron doit aborder la question délicate de la pollution au chlordécone. Il doit se rendre dans une exploitation agricole de Morne rouge, à la rencontre d’un agriculteur concerné par la pollution de ses terres par cet insecticide cancérogène et perturbateur endocrinien.

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          Chlordécone : les Antilles empoisonnées pour des générations



Le produit a été interdit dès 1977 aux Etats-Unis, mais utilisé jusqu’en 1993 aux Antilles par les producteurs de bananes pour lutter contre le charançon du bananier. Depuis, il est toujours présent dans les sols où il peut persister environ 600 ans et se retrouver dans certaines denrées végétales ou animales et certains captages d’eau.
Selon l’agence Santé publique France, « plus de 90 % de la population adulte » en Guadeloupe et Martinique est contaminée par le chlordécone. Le produit est soupçonné notamment d’être responsable d’une explosion des cancers de la prostate aux Antilles.
Elus locaux et population dénoncent régulièrement ce scandale sanitaire qui a déjà fait l’objet de trois plans de prévention (le dernier court de 2014 à 2020). « C’est un aveuglement collectif d’une période où on était moins vigilant qu’aujourd’hui », sur l’usage de ces pesticides, « qui a conduit à une situation scandaleuse qui marque durablement le territoire », a reconnu l’Elysée.

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          Affaire du chlordécone : « une honte d’Etat »



Lors de la présentation de sa politique pour les territoires ultramarins, le 28 juin, Emmanuel Macron avait évoqué « les drames du passé et de nos responsabilités collectives », en citant le chlordécone. « Je serai clair pour dire que nous continuerons le travail avec lucidité et détermination car on ne peut accepter les situations dans lesquelles nous sommes ».
Il poursuivra son déplacement vendredi en Guadeloupe, en abordant notamment l’alimentation difficile en eau potable et les algues sargasses.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ La contrôleure générale des lieux de privation de liberté a alerté sur la détresse de la psychiatrie en France. Une intervention remarquée à La veille de la présentation du plan santé du gouvernement, le 18 septembre.
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Adeline Hazan, femme de droits


                      La contrôleure générale des lieux de privation de liberté a alerté sur la détresse de la psychiatrie en France. Une intervention remarquée à La veille de la présentation du plan santé du gouvernement, le 18 septembre.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 07h15
    |

                            Zineb Dryef







Avoir avoir pris position contre le projet de loi asile et immigration, Adeline Hazan s’est exprimée sur la situation de la psychiatrie en France.

   


Garde-fou
« Il est possible de soigner mieux en enfermant moins », affirme Adeline Hazan, dans une tribune publiée dans Le Monde, à l’occasion de la présentation du plan santé par Emmanuel Macron, le 18 septembre. Contrôleure générale des lieux de privation de liberté depuis 2014, Adeline Hazan, 62 ans, a fait de la « grave crise » que traverse la psychiatrie française une de ses priorités.

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Cible de la droite
Durant l’hiver 2018, elle a ferraillé sur un autre sujet, en prenant position contre le projet de loi asile et immigration. Elle exprime alors de « vives inquiétudes pour les droits fondamentaux des personnes étrangères ». Pour cela, et pour avoir épinglé le comportement de la police aux frontières à Menton, l’ancienne élue socialiste est régulièrement attaquée par la droite.
Proche de Martine Aubry
Engagée au PS depuis le début des années 1990, Adeline Hazan a fait partie du cabinet de Martine Aubry au ministère de l’emploi. Les deux femmes se sont liées d’amitié. Elle a ensuite été députée européenne, puis maire de Reims, de 2008 à 2014. « Je suis de gauche, certes, mais il n’y a rien d’indécent à avoir été maire et députée européenne. Le contrôleur des prisons est impartial et indépendant du pouvoir politique », assurait-elle au Monde en 2014.
Ancienne juge
Avant sa carrière politique, Adeline Hazan a exercé des fonctions de juge de l’application des peines à Châlons-en-Champagne et de juge des enfants à Nanterre et Paris. Elle a aussi été présidente du Syndicat de la magistrature, marqué à gauche, à la fin des années 1980.



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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Dans les campagnes, l’édile et son équipe, pièces centrales de l’échiquier territorial, se battent avec les moyens du bord pour préserver leur cadre de vie.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/09/2018
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Les maires des petites communes, des don Quichotte fatigués

Dans les campagnes, l’édile et son équipe, pièces centrales de l’échiquier territorial, se battent avec les moyens du bord pour préserver leur cadre de vie.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 12h02
    |

            Camille Bordenet, 
Solène Cordier et 
Solène Lhénoret








                        



                                


                            

Entre son bureau à la mairie de Jaulnay (Indre-et-Loire) et la boulangerie, Maurice Talland n’a qu’une rue à traverser. Alors en cas de panne de réveil d’un bénévole ou de trou dans le planning, c’est lui que l’on appelle à la rescousse pour assurer le fonctionnement du dépôt de pain. En 2016, quand le village de 270 habitants a perdu coup sur coup son bar-tabac et sa boulangerie, ce maire a eu l’idée de la rouvrir sous forme associative. Avec succès, puisque trois mois après, le lieu revit. « Je pourrais presque tenir ma permanence ici », plaisante-t-il, tant les habitants ont pris l’habitude de venir y discuter de leurs problèmes.
Dans le cadre du blog du Monde « Bleds à part », qui raconte les initiatives locales qui tentent de pallier la désertification des campagnes françaises, les élus que nous avons rencontrés cette année endossent volontiers, tour à tour, le rôle de chef de projet, animateur, assistante sociale et gestionnaire du budget communal.
Alpagué sur le marché, au coin d’une rue ou directement à l’hôtel de ville, le maire est une figure centrale dans les villages. Souvent originaire du coin, il connaît les problématiques et l’histoire de son territoire sur le bout des doigts et ne semble jamais à court d’idées pour sauver une gare, une ligne de train, une trésorerie, une Poste ou une maternité.
En Corrèze, la commune d’Ayen a pris les devants en créant, dès 2015, une Maison de services au public (MSAP), faisant ainsi figure de pionnière. L’objectif : rassembler dans un même lieu le Pôle emploi, la Caisse d’allocations familiales (CAF), la Poste…
« Tous ces services ont déserté la commune, en pensant qu’un service numérique ou une ligne téléphonique suffirait, explique Jérôme Perdrix, 59 ans, aide-soignant en hôpital psychiatrique la nuit et adjoint au maire chargé du développement durable le jour. Mais ils se sont rendu compte qu’il fallait aussi de la proximité. La...




                        

                        

