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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ La délégation française a remporté quatre médailles en individuel à Bakou. Le DTN Jean-Claude Senaud veut y voir le signe qu’elle a su « inverser la tendance ».
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Mondiaux de judo : un bilan ni bon ni cata pour la France

La délégation française a remporté quatre médailles en individuel à Bakou. Le DTN Jean-Claude Senaud veut y voir le signe qu’elle a su « inverser la tendance ».



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 16h14
    |

            Catherine Pacary








                        


Elle était redoutée. Voire annoncée. Surtout en l’absence de Teddy Riner. Au bout du compte, ce n’est « pas tant que ça une catastrophe ! », à en croire Jean-Claude Senaud, le directeur technique national (DTN) de la Fédération française de judo. La délégation française repart avec cinq médailles des Mondiaux de Bakou (Azerbaïdjan), qui s’achevaient jeudi 27 septembre avec les épreuves par équipe mixte. Mais le « pas tant que ça » du DTN traduit le fait que, derrière ce chiffre brut, la situation est un peu plus complexe. Tout particulièrement chez les hommes.
La médaille d’argent glanée par équipe permet à la Fédération d’embellir le bilan, sans toutefois avoir la même valeur ; la discipline n’étant pas olympique. Sans surprise, les femmes ont contribué au gros de la moisson avec l’or pour Clarisse Agbegnenou en moins de 63 kg, l’argent pour Marie-Eve Gahié en moins de 70 kg et le bronze pour Amandine Buchard en moins de 52 kg. Axel Clerget en moins de 90 kg a sauvé l’honneur des hommes avec une médaille de bronze.
Pris dans sa globalité, le bilan est numériquement supérieur à celui des Mondiaux de 2017 : il y a un an, les Bleu(e) s avaient remporté trois médailles en individuel, dont deux étaient en or, auxquelles s’était ajoutée une quatrième par équipe. Cela permet à Jean-Claude Senaud d’évoquer une inversion de tendance.
On reste pourtant en deçà, numériquement et, surtout qualitativement, des bilans des Mondiaux de 2015 (six médailles, dont deux en or) et de 2014 (sept médailles). Ou de celui affiché aux Jeux olympiques de 2016 – cinq médailles, dont deux en or – où il n’y avait pas d’épreuve par équipe.
Il y a un an, le DTN, qui va fêter, le 1er octobre, ses neuf ans à son poste, n’avait d’ailleurs pas mâché ses mots, tant le résultat des Mondiaux 2017 paraissait maigrichon. « Quand on fait face à des gens qui viennent de pays où l’on gagne 250 euros par mois, nous, on est dans le confort et, eux, ils ont vraiment envie d’aller chercher cette prime et cette médaille qui change leur vie dans leur pays, avait alors déclaré M. Senaud. C’est peut-être un peu ça qui nous manque. »
Agbegnenou, la Riner au féminin
Chez les filles, la tête d’affiche Clarisse Agbegnenou, numéro un mondiale avec trois titres d’affilée, a tenu son rang. « Si Teddy est le grand frère, Clarisse est la patronne, apprécie Jean-Claude Senaud. Elle est présente tous les jours, au bout du tapis, toujours là pour soutenir les collègues, avec un vrai caractère. »

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Mais hormis Marie-Eve Gahié et Amandine Buchard, d’autres médaillées en puissance ont échoué : Audrey Tcheuméo, double médaillée olympique (argent en 2016, bronze en 2012) et championne du monde 2011, a chuté au troisième tour, Madeleine Malonga, 24 ans, médaillée d’or européenne fin avril, a été éliminée en quarts. Elles s’étaient affrontées en finale aux Championnats d’Europe au printemps. Anne-Fatoumata M’Bairo a, quant à elle, été battue d’entrée de jeu par la Brésilienne Marie Suelen Altheman sur ippon.
« On a une sélection féminine de grande valeur. On peut espérer plein de choses », avance M. Senaud. Le DTN cite ainsi Romane Dicko, « jeune pépite en lourd », championne d’Europe en avril, pour sa première apparition sur la scène continentale à 18 ans, qu’il aurait bien vue avec une médaille autour du cou. Mais une blessure a privé cette dernière du voyage en Azerbaïdjan.

   


« Une vraie prise de conscience »
Chez les messieurs, en revanche, la situation est plus préoccupante. L’absence du décuple champion du monde Teddy Riner, qui préfère ménager ses forces pour les JO de 2020, faisait craindre le pire. A Bakou, elle a pesé. « D’habitude, la dernière journée [la 7e, celle où s’opposent les + 100 kg] se terminait dans un grand sourire parce que Teddy nous ramenait la médaille d’or », rappelle le DTN.
Mercredi, c’est le Géorgien Guram Tushishvili qui a battu l’Azerbaïdjanais Ushangi Kokauri par ippon en finale. La veille, le sacre de Cho Guham en – 100 kg avait permis à la Corée du Sud de doubler la France (jusqu’alors 2e derrière le Japon) au classement des nations. En l’absence de Riner et au vu des classements mondiaux de la saison, le risque d’un zéro médaille chez les hommes était sérieusement envisagé.
La médaille de bronze d’Axel Clerget, 16e mondial, est une belle surprise pour un combattant arrivé à maturité à 31 ans. Elle ne masque pas le fait que les Bleus ont eu un tournoi difficile en dépit des espoirs que pouvait, par exemple, porter un Cyril Maret. Mais le médaillé de bronze à Rio a été éliminé au deuxième tour, « tombé » devant le futur champion du monde de sa catégorie.
Jean-Claude Senaud se veut néanmoins optimiste. Il insiste sur les qualités d’une équipe masculine en pleine reconstruction, sur le « très bon comportement » des judokas français. « Il y a eu une vraie prise de conscience des athlètes, poursuit-il. Les choses que je disais il y a un an, je les pensais. Mais, aujourd’hui, je suis très satisfait, parce que le très haut niveau est exigeant. Il est très dur d’aller chercher les médailles et ils ont montré qu’ils en avaient la capacité et qu’ils le voulaient. » Et s’il n’y a pas plus de réussite, « la démarche, elle, est très intéressante. On a inversé la tendance, chez les filles comme chez les garçons ». 
Horizon olympique
Jean-Claude Senaud se positionne sur le moyen terme, à l’horizon olympique, de Tokyo, en 2020, mais surtout de Paris 2024. « On est à mi-olympiades, dit-il. Ici, à Bakou, on a pris plein d’indications qui vont nous permettre de travailler. » Avec des jeunes comme Aurélien Diesse, 20 ans, Luka Mkheidze, 18 ans. « Ils seront alors dans la force de l’âge [25-30 ans en judo]. »

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Plus proche, le Grand Chelem de Paris, baptisé Judo Paris Grand Slam, des 10 et 11 février, va permettre d’évaluer les premiers progrès dans un contexte d’un sport toujours plus mondialisé. Seize pays ont ainsi ramené des médailles de Bakou, seul le Japon reste peu partageur avec 17 breloques dont 8 titres. Les années 1990 où la France contestait au pays du judo sa place de première puissance, paraissent bien loin. Il s’agit, désormais, de rester ambitieux, mais sans se montrer trop gourmand.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ L’Allemagne était en concurrence avec la Turquie, qui déplore une quatrième candidature infructueuse.
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L’Euro 2024 de football aura lieu en Allemagne

L’Allemagne était en concurrence avec la Turquie, qui déplore une quatrième candidature infructueuse.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 16h06
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 16h15
   





                        



   


Sans surprise, l’Allemagne, qui était en concurrence avec la Turquie, a été désignée jeudi 27 septembre par l’UEFA pour organiser l’Euro 2024 de football, a annoncé le président de l’instance Aleksander Ceferin. L’Euro 2024 réunira 24 sélections pour 51 rencontres disputées dans dix stades, dont l’Allianz Arena de Munich et le Stade olympique de Berlin.
La dernière grande compétition organisée par l’Allemagne était le Mondial 2006. L’Allemagne de l’Ouest avait déjà organisé l’Euro en 1988, mais c’était avant la réunification avec l’Est. Il s’agit de la quatrième candidature infructueuse de la Turquie, battue d’une seule voix en 2010 par la France pour l’organisation de l’Euro 2016.
L’Euro 2020 organisé dans douze pays
L’Allemagne a été désignée à l’issue d’un vote à bulletins secrets du Comité exécutif de l’UEFA qui compte 19 membres. Deux membres n’avaient pas le droit de vote, Reinhard Grindel, président de la Fédération allemande de football, et le vice-président de la Fédération turque, Servet Yardimci. Le détail du vote n’a pas été communiqué par l’UEFA.
« Je voudrais remercier le comité exécutif de l’UEFA pour sa confiance incroyable et j’en mesure la responsabilité », a réagi M. Grindel, juste après la désignation de son pays. « Nous voulons organiser une grande fête du football et montrer au monde à quel point notre pays peut être hospitalier », a ajouté Philipp Lahm, ancien capitaine de la sélection allemande qui va prendre la tête du comité d’organisation.
Le prochain Euro en 2020 sera organisé dans douze pays. Le précédent en 2016, qui s’est tenu en France, a été remporté par le Portugal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le jeu propose la Ligue des champions et des matchs aux règles souples. Son emprise sur l’expérience audiovisuelle du foot n’a jamais été aussi grande.
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« FIFA 19 », le jeu vidéo qui ne laisse que des miettes à la réalité

Le jeu propose la Ligue des champions et des matchs aux règles souples. Son emprise sur l’expérience audiovisuelle du foot n’a jamais été aussi grande.





LE MONDE
 |    27.09.2018 à 14h48
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 16h13
    |

            William Audureau





Neymar soulève enfin le prestigieux trophée dont rêvaient depuis sept ans les investisseurs qataris du Paris-Saint-Germain. Autour de lui, Cavani, Mbappé, Thiago Silva… Tous se pressent pour avoir leur place auprès de la coupe aux grandes oreilles. Au micro, Pierre Ménès ironise : voilà un succès qui risque de faire des aigris en France et particulièrement du côté du Vieux-Port.
Cette scène-là, elle ne s’est produite que dans un jeu vidéo. Difficile pourtant de faire plus plausible que ce commentaire acide, révélateur des haines qui lient certains supporteurs des clubs français les plus populaires. C’est la toute-puissance vertigineuse de FIFA 19, lancé jeudi 27 septembre à minuit, et qui a cessé depuis longtemps de simuler un simple sport à onze contre onze, pour rendre compte de manière bien plus large de son spectacle, de ses enjeux et de ses symboles.
« FIFA 19 » ou le tableau de conjugaison du football
Jamais une simulation footballistique ne sera allée aussi loin dans la reconstitution à 360 degrés d’un sport et de ses multiples aspects. Le vertige est presque grammatical. Lancer le disque, c’est découvrir, comme un tableau de Bescherelle, les multiples personnes auxquelles le jeu se conjugue – première, deuxième, troisième personne, singulier ou pluriel, masculin ou féminin.
Créerez-vous votre propre avatar pour vivre votre carrière ? Tutoierez-vous Cristiano Ronaldo sur le rectangle vert ? Guiderez-vous le footballeur fictif Alex Hunter et sa sœur Kim dans le mode « Histoire » ? Vous lancerez-vous dans une ligue en ligne en coopération avec un ami ? Ou insulterez-vous de dépit vos potes de soirée sur un canapé ? Jouerez-vous plutôt les Bleus, ou les Bleues ?

FIFA 19 est vaste comme la conjugaison, et connaît plusieurs genres. Il sait se faire jeu de rôle, dans la peau d’un joueur débutant ; série télé interactive, avec le mode narratif ; album Panini, et ses cartes à collecter pour montrer son équipe dans le mode FUT ; et même un peu jeu d’arcade, avec les nouvelles options permettant de jouer sans règles, ou en supprimant un joueur à chaque équipe qui vient de marquer. Paradoxe d’une simulation qui a tant épousé le réalisme audiovisuel que, pour innover, elle n’a plus d’autres choix que de s’en éloigner.
Après l’hyperréalisme, la centralité
D’une manière générale, FIFA 19 donne l’impression que si quelque chose existe dans le monde du football, il existe également dans le jeu – une impression parfois trompeuse, car certaines équipes (Japon, Croatie) et championnats (africains notamment) sont absents. Des finales de Ligue des champions aux entraînements avec des plots, des chocs obscurs du championnat sud-coréen aux futures affiches de la Coupe du monde féminine, des chants de supporteurs aux sponsors à petit budget, le jeu d’Electronic Arts fait l’effet d’incarner le football de manière totale, presque totalitaire.
Sans doute faut-il cesser de parler de réalisme pour désormais acter que ce qui caractérise vraiment cette expérience, c’est sa centralité. On ne parle pas d’une simple simulation, mais du produit culturel le plus vendu en France depuis plusieurs années, d’une référence absolue du genre à l’international, et d’un phénomène commercial capable de s’écouler à plus de 24 millions d’exemplaires dans le monde.

   


Il fut un temps où les jeux de football mimaient un sport vieux d’un siècle. Désormais, les stars de l’équipe de France ont toutes joué à FIFA avant de devenir pro – et on ne compte plus les témoignages de joueurs continuant de troquer leurs crampons pour une manette après l’entraînement. Electronic Arts en joue. Ainsi de ce moment rapporté par le Guardian, où après un but spectaculaire, le commentateur s’exclame que le joueur s’est cru dans FIFA. La boucle est bouclée.
L’Eurovision du jeu de football
A force d’itérations annuelles, la série a également atteint un niveau d’excellence qui fait référence. FIFA 19 est désormais plus beau, plus gratifiant pour les rétines qu’un match réel sur un stream de bonne qualité ; et sa mise en scène plus travaillée que les retransmissions de certaines chaînes spécialisées récentes, comme RMC Sport.

   


A certains égards, FIFA 19 n’est pas une simulation de football, mais de télévision. Il se fiche bien de retranscrire vos exploits du lundi soir sur le terrain d’UrbanSoccer d’Ivry, vos petits grigris alanguis, les bedaines qui rebondissent à chaque prise d’élan, les gourdes qui passent de main en main. Ce qui l’intéresse, c’est l’expérience fantasmatique du grand écran, de préférence en 16/9e, 4K, avec commentaires de journalistes professionnels, sponsors, inserts de statistiques en temps réel façon OptaJean, gros plan sur les tribunes et mise en scène empruntée aux codes d’ESPN, Canal+ et BeIN.
Si FIFA était un jeu de musique, ce serait l’Eurovision : un spectacle événement pensé par et pour la petite lucarne, fastueux et ultracodifié. Et à ce jeu-là il excelle. De toutes les chaînes sportives, FIFA 19 est la meilleure, celle qui a la meilleure réalisation, la meilleure qualité d’image, et le catalogue le plus complet de droits à l’image – mais en virtuel, évidemment.
La guerre du milieu de terrain
Pourtant, après un opus 18 très critiqué pour ses nombreuses largesses défensives et ses gardiens de but peu performants, Electronic Arts est revenu à plus de vraisemblance dans le jeu. Au milieu de terrain, les phases de récupération sont plus physiques, plus incertaines, et chaque enchaînement de passes près du rond central a la beauté d’un tiki-taka barcelonais surgissant d’un Montpellier-Strasbourg. La gestion tactique, enrichie et simplifiée, fait même de cet épisode un des plus gratifiants à appréhender.

   


C’est par ailleurs une magnifique machine combinatoire, qui n’oublie pas de permettre de rugueux Grenoble-Valenciennes au stade des Alpes comme de défier la France championne du monde en choisissant le club chinois bling-bling de Gangzhou. L’un des petits plaisirs de FIFA 19 est de s’éloigner des sentiers battus de l’excellence, pour jouer avec ceux que les dieux du football ont moins gâtés à la naissance. Le football, c’est Cristiano Ronaldo, mais aussi Nicolas de Préville. C’est la beauté du sport autant que celle de son imitation.
FIFA 19 fait déjà de nous des joueurs, des entraîneurs, même des réalisateurs, en nous donnant la main sur les ralentis des matchs ; des commentateurs, grâce aux options de partage en direct ; et désormais des décideurs de la FIFA, en nous laissant configurer les règles. Demain qui sait, il ira peut-être encore plus loin, en tendant au joueur le sifflet, un drapeau de touche, voire une vuvuzela et un drapeau. Ainsi va la série. Il y aura l’an prochain un FIFA 20, car la licence n’a pas encore, pas tout à fait complètement, épuisé la réalité.
En bref
On a aimé :
le football professionnel sous tous les angles ;les matchs amicaux en aller-retour ;les menus beaucoup mieux pensés ;la bataille pour la balle au milieu de terrain ;la quasi exhaustivité sur le football professionnel européen ;le contenu pharaonique et les milliers d’heures de jeu en perspective.
On n’a pas aimé :
dommage qu’il n’y ait pas de championnat africain ;on ne peut toujours incarner ni arbitre, ni caméraman, ni stadier.
C’est plutôt pour vous si…
vous avez un abonnement RMC Sport, BeIN Sport et/ou Canal+…ou un compte sur MonPetitGazon ;ou un abonnement à L’Equipe ; ou juste que vous connaissez la règle du hors-jeu.
Ce n’est pas pour vous si…
vous cherchez le successeur de Nintendo World Cup ;ou une simulation d’Urban Soccer entre collègues ;ou un jeu de stratégie avec des dragons-robots.
La note de Pixels 
FIFA 19/20




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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ La FIFA avait décidé de l’utilisation de la VAR dès le Mondial 2018 en Russie. L’UEFA lui emboîte le pas.
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L’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) sera utilisée pour l’Euro 2020 et la Ligue des champions

La FIFA avait décidé de l’utilisation de la VAR dès le Mondial 2018 en Russie. L’UEFA lui emboîte le pas.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 13h01
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 15h12
   





                        


L’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) sera utilisée pour l’Euro-2020, la prochaine édition de la Ligue des champions (2019/20) et lors de l’édition 2020/21 de la Ligue Europa, a annoncé l’UEFA jeudi, en marge d’une réunion de son comité exécutif.

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                Ligue 1 : les arbitres vidéo entrent en scène



Alors que la FIFA avait décidé de l’utilisation de la VAR dès le Mondial-2018 en Russie, l’instance européenne avait temporisé pour les prestigieuses compétitions de clubs et de sélections qu’elle organise et ce alors que la plupart des grands championnats européens (Ligue 1, Serie A, Liga, Bundesliga) l’ont déjà adopté.
A Nyon (Suisse), au siège de l’UEFA, on justifiait cette décision par des paramètres « techniques et logistiques », la nécessité de former l’ensemble des arbitres concernés ainsi que par un souci de mettre en place la VAR de manière standardisée. L’instance ne s’estimait ainsi pas en mesure d’introduire le dispositif avant la saison prochaine.
« Nous sommes confiants que l’introduction de la VAR en août 2019 va nous donner assez de temps pour mettre en place un système solide », explique désormais le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, dans un communiqué de l’instance.
La FIFA à la pointe
L’UEFA a toujours été à la remorque de la Fédération internationale sur les questions liées à l’arbitage vidéo. Au cours des dernières années du règne de Sepp Blatter (1998-2015) à la FIFA, le fossé s’était creusé sur ces sujets entre l’instance faîtière du ballon rond et la confédération européenne, alors dirigée par le Français Michel Platini (2007-2015).
Au Mondial 2014, au Brésil, la FIFA avait lancé la goal-line technology (GLT), ce dispositif permettant de vérifier si le ballon a franchi la ligne de but. L’UEFA aura, elle, attendu 2016 pour adopter la GLT en Ligue des champions et à l’Euro, organisé cette année-là en France.
Ancien bras droit de Michel Platini à l’UEFA, Gianni Infantino est devenu un fervent partisan de la VAR sitôt élu à la présidence de la FIFA, en février 2016. L’Italo-Suisse en a fait l’une des réformes-phares de son règne.
Sa position « avant-gardiste » tranche avec celle d’Aleksander Ceferin, beaucoup plus prudente sur la question. Le 3 mars, l’International Football Association Board, instance chargée de veiller depuis 1886 sur les règles du football, s’est prononcé en faveur de l’introduction de la VAR dans les lois du jeu.
Cette décision a ainsi ouvert la voie à son application lors de la Coupe du monde en Russie. Une innovation qui, si elle a largement profité aux Bleus en finale contre la Croatie, a suscité de vives controverses durant le grand barnum planétaire.
Très réservé sur ce dispositif, Aleksander Ceferin n’avait toutefois pas fermé la porte à son introduction et demeurait plus souple sur ce sujet que son prédécesseur, Michel Platini. « C’est du bricolage vidéo. Il n’a pas apporté plus de justice », avait déclaré, mercredi 29 août dans L’Equipe, l’ex-no 10 des Bleus, opposant de longue date à la VAR.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ S’il souffre d’une image élitiste en France, le golf est l’un des sports individuels les plus répandus sur la planète, avec quelque 90 millions de pratiquants.
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Le golf, un business à 1,5 milliard d’euros en France

S’il souffre d’une image élitiste en France, le golf est l’un des sports individuels les plus répandus sur la planète, avec quelque 90 millions de pratiquants.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h37
   





                        



                                


                            

Quelque 300 000 spectateurs. Des millions de téléspectateurs. La Ryder Cup, qui oppose les meilleurs golfeurs européens et américains, à partir de vendredi 28 septembre, au Golf national, dans les Yvelines, est le troisième événement sportif international derrière les Jeux olympiques et le Mondial de football. La Fédération française de golf attend de cet événement 226 millions d’euros de retombées économiques.
S’il souffre d’une image élitiste en France, le golf est l’un des sports individuels les plus répandus sur la planète, avec quelque 90 millions de pratiquants. Dans l’Hexagone, il décolle dans les années 1980, mais reste encore loin du tennis, avec ses 800 000 pratiquants.
Economiquement, cependant, la petite balle blanche pèse lourd. Selon une étude du cabinet EY, le marché français du golf représente 1,5 milliard d’euros et 15 000 emplois. « Et ce, en croissance de 4 % par an depuis dix ans », relève Marc Lhermitte, associé d’EY et coauteur de l’étude. Avec ses 732 parcours dans l’Hexagone, le golf constitue aujourd’hui un atout touristique incontournable.
« Potentiel sous-exploité »
« Le potentiel économique du golf reste cependant sous-exploité au regard de l’attractivité touristique de la France, car le pays n’est pas perçu comme une destination de premier plan pour ce sport à l’international. Parmi les 335 000 touristes golfiques, on ne compte que 17 % de golfeurs étrangers », relève EY. Pour tirer parti de la Ryder Cup, Atout France, l’agence de développement touristique nationale, a décidé de rassembler tous les acteurs du secteur dans une cellule golf et tourisme.
Au-delà des greens, le marché du matériel de golf reste important. « Son chiffre d’affaires est évalué à 201 millions d’euros, contre 120 millions d’euros pour le tennis », indique Virgile Caillet, le délégué général de l’Union sport & cycle. Le budget moyen du golfeur est évalué à 489 euros en moyenne. Et, contrairement à ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le golf et le monde des affaire sont toujours fait bon ménage. Mais, en France, les dirigeants d’entreprise restent discrets sur leur hobby, qui permet de joindre l’utile à l’agréable. Trop connoté vis-à-vis du grand public et de leurs salariés.
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Le golf et le monde des affaire sont toujours fait bon ménage. Mais, en France, les dirigeants d’entreprise restent discrets sur leur hobby, qui permet de joindre l’utile à l’agréable. Trop connoté vis-à-vis du grand public et de leurs salariés.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h37
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Après l’entraînement, place à la compétition. A partir de vendredi, la Ryder Cup réunit, le temps d’un long week-end, le gratin mondial du golf pour un nouveau match Europe-Etats-Unis : 300 000 personnes doivent se presser autour du parcours du Golf national de Guyancourt (Yvelines) pour suivre l’Américain et superstar Tiger Woods et les stars anglaise Justin Rose ou nord-irlandaise Rory McIlroy.
Preuve de l’importance de l’événement, en février dernier, les capitaines des deux équipes étaient invités à l’Elysée par le président de la République, Emmanuel Macron. Outre Patrice Strzoda, le directeur de cabinet et golfeur à ses heures, étaient présents le conseiller aux sports et celui en charge… de l’attractivité économique. « C’est un événement de premier plan qui doit démontrer la capacité de la France à organiser de grandes rencontres », indique Pascal Grizot, le vice-président de la Fédération française de golf et l’artisan de la venue de la Ryder Cup dans l’Hexagone.
Au-delà de l’événement, le golf et le monde des affaires ont toujours fait bon ménage. Aux Etats-Unis, les cadres et les chefs d’entreprise préfèrent de loin un 18-trous à un déjeuner pour mener leurs business… En France, cela reste plus discret. Selon Les Echos, une bonne quinzaine de dirigeants se retrouvent tout de même dans les plus beaux clubs, toujours privés, d’Ile-de-France, comme Morfontaine, Saint-Nom-la-Bretèche, Saint-Cloud ou La Boulie.
« Personne n’assume »
Philippe Petitcolin, le patron de Safran, Christophe Cuvillier, celui d’Unibail-Rodamco, Sébastien Bazin, le PDG d’AccorHotels, Olivier Dassault, Antoine Arnault, l’administrateur du groupe LVMH et président de la marque Loro Piana, ou Nicolas de Tavernost (M6) font partie des golfeurs les plus capés. Plusieurs dirigeants, sollicités par Le Monde, n’ont pas souhaité s’exprimer. « Personne n’assume », se désole un habitué du gotha des patrons. Ce sport...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les deux prochaines éditions de la nouvelle formule de la compétition par équipes se dérouleront dans la capitale espagnole, ont annoncé jeudi la Fédération internationale de tennis et la société Kosmos.
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Coupe Davis : Madrid, ville hôte des éditions 2019 et 2020

Les deux prochaines éditions de la nouvelle formule de la compétition par équipes se dérouleront dans la capitale espagnole, ont annoncé jeudi la Fédération internationale de tennis et la société Kosmos.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 10h18
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 10h22
   





                        



   


Il n’y avait guère de suspense mais c’est désormais officiel : les deux prochaines éditions de la Coupe Davis dans sa nouvelle formule se dérouleront à Madrid, ont annoncé jeudi 27 septembre la Fédération internationale de tennis (FIT) et la société Kosmos, présidée par le footballeur espagnol Gerard Piqué.

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La phase finale de l’édition 2019 aura lieu à la Caja Magica, qui accueille déjà un tournoi masculin du circuit ATP et un tournoi féminin du circuit WTA, et dont l’actuel manageur est l’ancien joueur et homme d’affaires roumain Ion Tiriac.
Madrid a été préférée à Lille, qui s’était aussi portée candidate à l’accueil des 18 équipes nationales qui se disputeront, à la fin de 2019, le trophée sous sa nouvelle formule.

Madrid has been selected as the host city to stage the first two editions of the newly-transformed #DavisCup by BNP… https://t.co/nTh0A2Koa2— DavisCup (@Davis Cup)


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Dernière inconnue : la date de cette phase finale. Initialement maintenue à la fin de novembre, des discussions ont été engagées pour éventuellement l’avancer à septembre, avait annoncé Gerard Piqué dans un entretien au Figaro, à la fin d’août. Mais il y aurait alors télescopage avec la Laver Cup de Roger Federer, voire avec une autre exhibition à l’initiative du groupe Kosmos, la Majesty Cup, actuellement à l’étude.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ La Ryder Cup se déroule du 28 au 30 septembre en France. Troisième événement sportif le plus suivi au monde, elle peine pourtant à susciter l’enthousiasme dans l’Hexagone.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Emmenées par une Sandrine Gruda des grands soirs, les Bleues ont battu la Turquie (78-61) et s’offrent le droit de disputer un quart de finale mondial, face à la Belgique.
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Mondial de basket : des Françaises sur courant alternatif se hissent en quarts de finale

Emmenées par une Sandrine Gruda des grands soirs, les Bleues ont battu la Turquie (78-61) et s’offrent le droit de disputer un quart de finale mondial, face à la Belgique.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 21h24
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 22h19
    |

            Clément Martel (Tenerife, envoyé spécial)








                        



   


Quand la défense va et que les shoots rentrent, le basket est plus simple. A voir les Françaises entamer leur huitième de finale, mercredi 26 septembre face à la Turquie, le message envoyé par la défaite face au Canada a été reçu par les Bleues. Toutes appelaient mardi à la « remobilisation générale », et l’équipe de France a rempli sa mission, battant les Turques (78-61) et se hissant en quarts de finale. Mais tout n’a pas été rose pour les Bleues.
Auteures d’une entame sérieuse, les coéquipières d’une Sandrine Gruda des grands soirs – 10 points dans le premier quart-temps, vingt au total – commencent par prendre la mesure de leur adversaire. Comme lors de leur match face au Canada. A la pause, elles basculent en tête avec 11 points d’avance. Mais sur les flancs du pic de Teide, il est écrit que les Françaises ne sauront jamais achever une bête blessée. Comme lors du match précédent, les Bleues ont laissé leur adversaire espérer.

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Et en moins de deux minutes, les joueuses de l’éruptif Ekrem Memnun étaient revenues à quatre points, forçant Valérie Garnier à prendre un temps mort pour calmer ses troupes. « On fait fi des consignes et on laisse tirer des shooteuses identifiées et qu’on avait bien tenues lors de l’entame », a tancé la coach bleue après la rencontre. Et d’enfoncer le clou : « Il faut être plus rigoureuses pour respecter les consignes et les joueuses ciblées pendant quarante minutes. Si on veut aller plus loin, il faut absolument qu’on arrive à être plus constantes. » « Il faut qu’on travaille les entames de deuxième mi-temps, car à chaque fois on laisse les équipes espérer et revenir, complète l’arrière Sarah Michel. Le point positif, c’est qu’on a réussi à garder un écart malgré le temps faible, mais il faut encore hausser notre niveau de jeu. »
Sandrine Gruda apporte le salut bleu
Cette constance, et le salut bleu, est venue de Sandrine Gruda. Première de retour sur le terrain, après la pause, Sandrine Gruda a travaillé sa finition près du cercle. Main gauche, main droite, et on recommence. En seconde période, alors que les Turques revenaient, elle a mis en application son entraînement. Main gauche, main droite, deux lancers francs et même un shoot depuis les abords de la ligne à trois points. A elle seule, la joueuse de Schio (Italie) a éteint le début d’incendie provoqué par des Turques en verve. Au total, la vétérane des campagnes bleues achève la rencontre avec 20 points en à peine plus de minutes passées sur le terrain. « Elle n’a pas besoin de quarante minutes pour faire ce genre de performance », a souri sa coach.
Quelle recette la joueuse a-t-elle appliqué ? « J’ai fait preuve de beaucoup plus de détermination, explique-t-elle. C’était un match à gagner, donc j’étais motivée. Et cette victoire construit notre capital confiance. » Mais Sandrine Gruda ne s’explique pas cette incapacité à planter les dernières banderilles sur l’adversaire à terre. « On essaie, hein, on ne fait pas exprès. Mais on n’a pas forcément la réponse. »

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Les voisines belges en quarts
Plusieurs fois mystifiées par des écrans turcs libérant des shooteuses, et ayant laissé dix lancers francs sur le bord du chemin, les Françaises ont encore des détails à régler pour assumer leurs ambitions de podium. Mais elles ont déjà pris en compte la question des balles perdues, qui avaient offert aux Canadiennes de nombreuses munitions en contre-attaque. « Ce n’est pas parce qu’on gagne qu’il ne faut pas regarder ce qu’on a fait de moins bien. On peut toujours s’améliorer », avertit Sandrine Gruda.
Pour poursuivre l’aventure, les Bleues devront prendre le meilleur sur de surprenantes Belges, qui en battant l’Espagne mardi ont terminé en tête de leur groupe. Des voisines que les Françaises ont rarement croisées en compétition. « C’est un adversaire qu’on joue peu mais des joueuses qu’on connaît et qu’on respecte de par leur talent », a souligné l’entraîneuse des Bleues, Valérie Garnier, glissant qu’elle n’a jamais affronté les Belges depuis qu’elle a pris en main l’équipe.
« Il y a quelques joueuses qu’on connaît, car elles ont évolué dans le championnat français, poursuit Sarah Michel. Mais ce sera sans doute le match le plus dur de la compétition. Car c’est l’étape qui détermine si tu vas dans le carré final, et toutes les équipes y aspirent. » Au bout de ce match, disputé vendredi (heure à déterminer), une place dans le dernier carré, après laquelle les Bleues courent depuis 1953. « Peu importe l’adversaire, lance Sandrine Gruda. Il va falloir que toute l’équipe, de la première à la dernière joueuse, soit prête. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Quelque 800 fonctionnaires de la police, de la gendarmerie et des sapeurs-pompiers assureront la sécurité du golf national de Guyancourt (Yvelines), où 200 000 personnes sont attendues pour le match Europe - Etats-Unis.
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Chiens pour rechercher des explosifs, brouilleurs antidrones : le dispositif sécurité à la Ryder Cup

Quelque 800 fonctionnaires de la police, de la gendarmerie et des sapeurs-pompiers assureront la sécurité du golf national de Guyancourt (Yvelines), où 200 000 personnes sont attendues pour le match Europe - Etats-Unis.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 20h39
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 21h02
   





                        


Un site de 193 hectares à surveiller, 200 000 personnes attendues, des stars planétaires à protéger, quelque 800 fonctionnaires de la police, de la gendarmerie et des sapeurs-pompiers à coordonner… L’organisation de la Ryder Cup, la compétition de golf par équipe qui oppose les Américains aux Européens, du 28 au 30 septembre à Saint-Quentin-en-Yvelines, pose un énorme défi en matière de sécurité.
Si elle est moins médiatisée en France que d’autres compétitions majeures, cette épreuve bisannuelle est un sommet pour tout amateur de golf. Retransmise dans 180 pays, pour une audience de plus de 500 millions de personnes, elle déclenche souvent des réactions de ferveur dans le public, bien loin de l’atmosphère ouatée qui entoure habituellement le « green ».
C’est le groupement de gendarmerie des Yvelines qui assure la sécurité dans l’enceinte du golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines et sur certains points d’accès. La police a la charge de l’hôtel des joueurs et d’une partie des entrées.
Le dispositif coordonné par la préfecture des Yvelines, qui s’inspire de celui de l’Euro 2016 de football, a été préparé deux ans en amont. Il comporte notamment des équipes cynophiles avec des chiens formés à « la recherche d’explosifs sur des personnes en mouvement » (le programme Rexpemo) et des équipes spécialisées dans la lutte antidrone, avec des brouilleurs et des fusils spéciaux pour abattre les engins.
Les forces de l’ordre seront présentes dans les allées du golf, mais pas seulement… Chaque joueur sera suivi par un gendarme sur le parcours.
« Ce n’est pas de la protection rapprochée, on est là pour accompagner, pas pour gêner la concentration », précise un membre de l’encadrement.
Avec une attention particulière pour Tiger Woods, le champion américain qui concentre tous les regards.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Battue par le Canada, l’équipe de France féminine affronte la Turquie, mercredi, en huitièmes de finale. L’ancien sélectionneur, Alain Jardel, estime que « c’est l’identité défensive qui fait gagner ».
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Mondial de basket : les Bleues doivent « corriger les faiblesses en défense pour aller plus loin »

Battue par le Canada, l’équipe de France féminine affronte la Turquie, mercredi, en huitièmes de finale. L’ancien sélectionneur, Alain Jardel, estime que « c’est l’identité défensive qui fait gagner ».



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 18h36
    |

            Clément Martel








                        



   


L’équipe de France féminine de basket a rajouté un match à son Mondial. Renversées mardi par les Canadiennes en seconde période – encaissant un 15-0 rédhibitoire en fin de partie –, les Françaises ont abandonné à leurs vainqueures la première place du groupe A et la qualification directe pour les quarts de finale de la Coupe du monde.
Les ouailles de Valérie Garnier affrontent la Turquie mercredi 26 septembre (à 18 h 30, heure française, sur Canal+ Sport) en huitièmes de finale pour espérer poursuivre leur route dans la compétition. Et reprendre leur marche en avant, elles qui ne dissimulaient pas leurs ambitions de podium avant l’entame du Mondial espagnol (il se déroule à Tenerife).
Entraîneur des Bleues pendant neuf ans et formateur de sa successeuse – il a entraîné Valérie Garnier à ses débuts à Mirande puis l’a intégrée à son staff en équipe nationale –, Alain Jardel fait le point sur le jeu de l’équipe de France avant ce match de barrages crucial. Et rappelle les Françaises aux fondamentaux du jeu bleu, la défense.

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Que s’est-il passé face au Canada ?
On peut parler de panne, du non-match. Elles ont sans doute joué cette rencontre dans leurs têtes depuis des mois. Tout le monde en parlait pendant la préparation. Mais il y a sans doute aussi eu un petit emballement. Depuis le début, tout le monde se projette au-delà des quarts, en fixant un niveau de résultat très élevé, le podium. Ce qui oblige à avoir des résultats. Et dès qu’il se passe la moindre chose, on peut être écrasé par l’enjeu et retomber de très haut.
Tout le monde rabâche depuis le début : « on n’a pas fait de podium depuis 1953. » Mais ce n’est pas en l’affirmant qu’on se met en situation de grimper dessus. D’ailleurs, le Canada n’est pas une équipe aussi redoutable qu’annoncé, même si elles nous ont battus largement. Ce qui devrait nous interroger sur notre équipe. Hier, tout le monde a été très en dedans côté français, notamment en défense.
La base de tous les sports collectifs, c’est l’identité défensive. C’est ça qui fait gagner, comme on l’a vu cet été avec les Bleus du football. Depuis le début de la compétition, l’équipe de France a des soucis à ce niveau, notamment pour tenir la porteuse du ballon. C’est ce qu’il faut régler pour aller loin.
Peuvent-elles se remobiliser d’ici au huitième de finale, aujourd’hui ?
Elles ont le dos au mur, mais peuvent s’appuyer sur de vraies valeurs collectives. Si elles se rendent compte que la Turquie n’est pas aussi redoutable qu’on peut leur raconter, elles vont se remobiliser.
La Turquie n’est pas un adversaire infranchissable, comme peuvent l’être les Etats-Unis. Elle peut nous poser des problèmes, mais Valérie [Garnier] est la mieux placée pour préparer ce match, car elle entraîne Fenerbahçe depuis quelques mois et connaît les forces en présence. Et à mes yeux, les Turques sont moins fortes que nous.

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Après, les Bleues doivent se méfier. Historiquement, les championnats du monde présentent un format qui ne réussit pas aux équipes françaises, et je suis bien placé pour le dire [8e en 2002 alors que la France était championne d’Europe, et 5e en 2006]. La variété des jeux proposés peut surprendre.
Mais hormis les Etats-Unis, qui sont sur une autre planète, toutes les autres équipes peuvent rivaliser entre elles, on l’a vu avec le Sénégal qui bat une équipe européenne [première victoire d’un pays africain lors d’un Mondial].
Comment aborder ce match couperet ?
Il faut se lever tranquillement, prendre son baluchon et y aller. Il n’y a même pas à parler de l’adversaire : on va jouer un match, et on va le gagner. Hier c’était un jour sans, mais c’était hier. Comme au golf, on joue un coup après l’autre, et le coup précédent qui nous met dans une mauvaise situation, est à oublier, car on ne peut pas le refaire.
On ne peut plus refaire le match contre le Canada, le match du jour, c’est la Turquie et on va le gagner. Il faut identifier les faiblesses, notamment en défense où les Bleues n’y étaient pas, et les corriger. C’est dans cet état d’esprit qu’il faut qu’elles arrivent sur le terrain.
Rien n’est fini. Il faut battre la Turquie, et si match d’après il y a, il faudra battre la Belgique. Mais qu’on parle d’abord de la Turquie, pas du podium. Et ça, à mes yeux, on ne l’a pas assez fait.
A moins que cela se renouvelle, la rencontre d’hier reste un accident de parcours. Et cet arrêt dans la montée en puissance des Bleues va peut-être permettre de rectifier certaines choses. Je suis persuadé qu’elles vont gagner ce soir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ En choisissant le visage du footballeur américain, premier à avoir mis un genou à terre lors de l’hymne national, pour fêter les 30 ans de son slogan « Just do it », le numéro un mondial des articles de sport se moque de Donald Trump.
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Nike profite de l’« effet Kaepernick »

En choisissant le visage du footballeur américain, premier à avoir mis un genou à terre lors de l’hymne national, pour fêter les 30 ans de son slogan « Just do it », le numéro un mondial des articles de sport se moque de Donald Trump.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 13h26
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 06h42
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


Nike célèbre les 30 ans de son slogan « Just do it » en fanfare. Le numéro un mondial des articles de sport a vu son chiffre d’affaires bondir de 10 % au premier trimestre de l’exercice en cours, a-t-il dévoilé mardi 25 septembre. Depuis début septembre, la marque américaine profite à plein de la polémique née de son choix de retenir Colin Kaepernick, footballeur afro-américain, pour fêter l’anniversaire de son slogan aux accents politiques.
L’ancien quarterback des 49ers de San Francisco est connu pour avoir mis un genou à terre alors que retentissait l’hymne national des Etats-Unis lors des matchs de la National Football League (NFL) – la ligue professionnelle de football américain –, notamment en 2016 en pleine campagne présidentielle. Colin Kaepernick entendait alors protester contre les violences racistes policières dans son pays. Il avait d’abord été suivi par plusieurs de ses coéquipiers, puis, dans tout le pays, par d’autres footballeurs.

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                La révolution Kaepernick, ou comment Black Lives Matter a fait école dans les stades américains



Dans un pays où les citoyens mettent la main sur le cœur lorsque retentissent les premières notes de l’hymne national, son audace avait suscité une importante polémique. Plusieurs associations de vétérans avaient dénoncé son attitude et son manque de respect envers le drapeau américain. En septembre 2017, le président des Etats-Unis, Donald Trump, avait appelé la NFL à sortir « ce fils de pute du terrain ». Depuis Colin Kaepernick a quitté les 49ers de San Francisco et n’a pas retrouvé de club.
« Croyez en quelque chose »
Le 6 septembre, Nike a relancé la polémique en révélant avoir choisi le visage de Colin Kaepernick pour incarner son slogan emblématique. Ce pied de nez à Donald Trump prend la forme d’une importante campagne de publicité où le visage du footballeur apparaît avec pour signature : « Croyez en quelque chose. Même si cela exige de tout y sacrifier. »
Depuis, malgré les nouveaux appels au boycottage, la marque bénéficie d’une hausse de fréquentation de son site Internet et des interactions sur les réseaux sociaux, selon Mark Parker, son patron. « Nous savons que [cette campagne] a parlé fortement aux consommateurs, bien entendu ici en Amérique du Nord, mais aussi dans le monde entier », a assuré le PDG, lors d’une conférence téléphonique de présentation des résultats trimestriels. La marque aurait notamment trouvé son public auprès des jeunes et des non-Blancs. Et les ruptures de stock se multiplient.
Le titre Nike en a d’ores et déjà profité en Bourse. Les analystes financiers tablent sur un impact positif sur les ventes au deuxième trimestre de son exercice, notamment via les circuits de vente directe de la marque, dans ses magasins et en ligne.
Pour l’heure, son activité a crû de 10 % au premier trimestre de son exercice, à fin août, c’est-à-dire avant le lancement de la campagne Kaepernick. Le groupe de Beaverton (Oregon) a réalisé 9,9 milliards de dollars (8,4 milliards d’euros) de chiffre d’affaires, sur trois mois d’activité, dont 9,4 milliards de dollars pour la seule marque Nike (+ 10 %) et 527 millions de dollars pour Converse (+ 7 %). Il pourrait rester sur cette lancée, jugent les analystes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le match Europe-Etats-Unis, de vendredi à dimanche, sera marqué par le retour au premier plan du golfeur américain.
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Golf : la Ryder Cup à l’heure de Tiger Woods

Le match Europe-Etats-Unis, de vendredi à dimanche, sera marqué par le retour au premier plan du golfeur américain.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 09h39
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 18h19
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


L’issue est inéluctable : Tiger Woods ne jouera plus au golf de haut niveau. « Mon dos est mort, je suis foutu. » Ce sombre augure, confidence du « Tigre » faite en marge du Masters d’Augusta, en avril 2017, ne s’est pas vérifié. Non seulement Tiger Woods n’est pas fini pour le golf de haut niveau, mais il vient surtout de réussir, à 42 ans, l’un des plus beaux come-back de l’histoire du sport.

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Dimanche 23 septembre, comme à ses plus belles heures, le natif de Cypress, en Californie, a été porté jusqu’au green du trou no 18 par une foule en délire, consciente d’assister à un événement historique : sa victoire dans le Tour Championship, à Atlanta, face aux trente meilleurs joueurs du monde. Un tournant. La fin des douleurs. La fin des doutes. La fin, surtout, de cinq années sans victoire. Et ce, juste avant de disputer la Ryder Cup avec l’équipe américaine, au Golf national de Guyancourt (Yvelines) du 28 au 30 septembre, dont il est l’incontestable attraction. Une présence à la fois électrisante et improbable, tant Tiger Woods revient de loin.
Icône déchue, au corps et au cœur brisés
Terrassé par des blessures au dos qui l’ont conduit quatre fois sur la table d’opération depuis 2014, il avait même envisagé, en 2016, de mettre un terme à sa carrière. Il ne pouvait alors plus marcher, s’asseoir ou jouer avec ses deux enfants, et pointait au-delà de la 1 000e place au classement mondial.
« Le pire, cela a été de ne pas savoir si j’allais pouvoir vivre de nouveau sans douleurs. Je me demandais si un jour, j’allais pouvoir à de nouveau m’asseoir, me lever ou m’allonger sans ressentir ces douleurs, a-t-il confessé, ému aux larmes, après sa victoire sur le Tour Championship. Je ne voulais pas vivre comme ça. Je me demandais : “Cela va être ça, ta vie ?” »
Non, la vie de Tiger Woods, icône du sport mondial et dont le nom résonne bien au-delà des amateurs de golf, méritait un autre chapitre. Le cliché est éculé mais son parcours contient tous les ingrédients d’une success story à l’américaine. Avec son histoire officielle, bien connue et savamment contrôlée, et ses zones d’ombre.

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Côté pile, l’ascension d’un métissé (son père est noir, sa mère thaïlandaise), surdoué, qui débarque tel un ovni dans les années 1990 dans le monde feutré, blanc et bourgeois, du golf. Son swing dévastateur et son approche athlétique de la discipline – il pouvait passer deux heures par jour à soulever de la fonte, brisant l’image du golfeur bedonnant, cigare au bec –, révolutionnent son sport.
Mais, surtout, il gagne tout, très vite, remportant 14 titres du Grand Chelem (à quatre longueurs d’une autre légende du golf, Jack Nicklaus) entre 1996 et 2008. Tiger Woods fascine et amasse plus de 1,7 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros) durant sa carrière, gains en tournois et sponsors confondus, devenant le deuxième sportif le plus rentable de l’histoire après le basketteur américain Michael Jordan.
Mais ce succès s’est aussi bâti sur des failles, une vie sur laquelle il n’a eu que peu de prise, programmé dès son plus jeune âge par ses parents à devenir un grand golfeur. Le jeune Tiger, de son vrai nom Eldrick Tont Woods, observe depuis son couffin son père, Earl Woods, ancien colonel des bérets verts, coureur de jupons porté sur la boisson, taper des balles dans le jardin de la maison familiale. Il possède son propre club de golf à 11 mois quand la plupart des bambins ne savent même pas marcher, est trimballé sur un practice à 2 ans, puis dispose d’un entraîneur personnel à 4 ans. Sa mère, Kultida Punsawad, façonne de son côté le caractère trempé de son fils, son ego boursouflé aussi, qui permettent aux grands champions d’écrire leur légende. Tiger Woods bat tous les records de précocité.
Cette éducation, tournée vers un seul but, a mené Tiger Woods au sommet de son sport mais n’est pas sans effets sur sa vie personnelle. L’image policée qu’il s’est construite se fissure aux yeux du grand public une première fois, en 2009, lorsque éclatent les scandales autour de ses nombreuses aventures extraconjugales débouchant sur un divorce et des excuses publiques à la télévision. Son arrestation par la police, un soir de mai 2017, qui le retrouve endormi au volant de sa voiture après avoir ingurgité un cocktail de médicaments et d’antidépresseurs, finit par hypothéquer son avenir. Tout le monde le pense perdu pour le golf. Une icône déchue, au corps et au cœur brisés.
Afflux médiatique
Personne n’imagine, ne serait-ce qu’en début d’année, qu’il sera sélectionné pour prendre part au troisième événement sportif le plus suivi au monde après la Coupe du monde de football et les Jeux olympiques. Mais le « Tigre » a encore envie de jouer au golf et semble enfin débarrassé de ses douleurs. Il réalise de très bonnes performances en menant le British Open, avant de terminer 6e, puis en échouant à deux coups de son compatriote Brooks Koepka dans le championnat PGA (dernière levée du Grand Chelem) en août. Avant la victoire finale au Tour Championship, qui marque définitivement son retour.
Forcément, la présence de Tiger Woods ravit les organisateurs français de cette 42e édition de la Ryder Cup : « Il est le leader incontestable et incontesté d’un golf moderne, plus dynamique, plus attrayant », se réjouit Jean-Lou Charon, président de la Fédération française de golf. Si l’annonce tardive de sa sélection n’a pas eu d’impact direct sur la billetterie, elle a provoqué un afflux médiatique sans précédent.
Habitué à cette effervescence, Tiger Woods est arrivé à Paris en début de semaine et a refait connaissance, mardi, avec le parcours de l’Albatros, qu’il avait découvert en 1994 lors des championnats du monde amateur. Il espère enfin briller dans cette Ryder Cup, épreuve qui ne lui réussit guère avec une seule victoire, en 1999, en sept participations. « L’avenir est radieux pour moi », note-t-il, avant de lancer en guise d’avertissement pour 2019 : « Je ne me suis pas vraiment préparé physiquement pour cette saison 2018, j’essayais juste de jouer, je sais maintenant ce que je dois faire, cela sera différent. » Tiger Woods entend encore jouer au golf, à haut niveau.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Pour la première fois en 42 éditions, la plus prestigieuse épreuve de golf par équipes se dispute sans aucun golfeur du pays qui l’accueille.
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La France simple spectatrice de sa propre Ryder Cup

Pour la première fois en 42 éditions, la plus prestigieuse épreuve de golf par équipes se dispute sans aucun golfeur du pays qui l’accueille.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 09h30
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Comment se fait-il que la France, cette « nation élégante », ait tant de mal dans ce « sport élégant » ? Saluons la diplomatie de la journaliste chinoise qui a formulé la question, en français dans le texte, lors de la conférence de presse de lancement de la Ryder Cup. Dit plus crûment : comment se fait-il que, pour la première fois en 42 éditions, la plus prestigieuse épreuve de golf par équipes se dispute sans aucun golfeur du pays qui l’accueille ? En l’occurrence, sans aucun Français sur le parcours du Golf national de Guyancourt (Yvelines), du vendredi 28 au dimanche 30 septembre.
En marge de cette première édition dans le pays, la question commence à devenir quelque peu « redondante » pour Christophe Muniesa, directeur technique national de la Fédération française de golf (FFG). L’ancien participant Jean Van de Velde évoque simplement, et « malheureusement, la loi du sport ». La loi de la Ryder Cup, en tout cas, ce rendez-vous bisannuel qui oppose les douze meilleurs golfeurs européens à leurs homologues américains.
Avant 1979, le trophée opposait une coalition britannico-irlandaise à l’équipe des Etats-Unis. Depuis l’élargissement à toute l’Europe pour relancer l’intérêt de la compétition, seuls trois Français ont déjà réussi à en être : Jean Van de Velde (1999), donc, mais aussi Thomas Levet (2004, titré avec l’équipe européenne) et Victor Dubuisson (également vainqueur en 2014). Pourquoi si peu sur une si longue période ? « Normal, tranche Thomas Levet. La France reste une petite nation du golf mondial et européen. »
« On part de très loin »
Pour espérer jouer cette année la Ryder Cup à domicile, les Français avaient plusieurs voies possibles. Soit finir parmi les quatre meilleurs du circuit européen. Soit se hisser parmi les quatre meilleurs du niveau mondial. Soit bénéficier de l’une des quatre invitations du capitaine danois de l’équipe, Thomas Bjorn, mais celui-ci a finalement convié deux Anglais (Poulter et Casey), un Suédois (Stenson) et un Espagnol (Garcia). Un quatuor d’expérience pour accompagner les huit joueurs déjà qualifiés en vertu de leur classement, dont cinq novices : trois Anglais (Rose, Hatton, Fleetwood), un Nord-Irlandais (McIlroy), un Italien (Molinari), un Espagnol (Rahm), un Suédois (Noren) et un Danois (Olesen).
Trop de concurrence pour le meilleur Français, Alexander Lévy, 91e mondial à ce jour. Le sportif de 28 ans ignore encore quelle « potion magique » permettrait aux golfeurs tricolores de mieux figurer. « On part de très loin, estime-t-il. Un champion, ça ne se fait pas comme ça. Trop facile de jeter la pierre à untel ou untel, alors que réellement personne n’a de solution au problème. »
Né aux Etats-Unis, Alexander Lévy regrette aujourd’hui un manque d’engouement en France, et donc de stimulation. « On a l’étiquette d’un “sport de riches”, un “sport de bourgeois”, un sport qui n’est pas un sport. » Il faut dire que certaines statistiques accréditent encore cette idée, malgré l’explosion démographique de la FFG : 410 000 licenciés en 2017, contre 38 000 en 1980. Chaque licencié dépense en moyenne 489 euros pour s’équiper durant une saison, d’après une étude réalisée cette année par l’Union sport et cycle, groupement d’entreprises. Et les sommes grimpent encore s’agissant du budget hors équipement (abonnements, adhésions, leçons) : à peine 21 % des licenciés s’en tirent pour un montant inférieur ou égal à 500 euros.
Pourtant, Christophe Muniesa insiste. « Notre ambition première [consiste à] populariser la pratique du golf. » Et le directeur technique national d’ajouter : « Autant il serait erroné de dire que le golf compte parmi les disciplines sportives les plus modiques, autant il serait faux de continuer à répandre des clichés selon lesquels la pratique du golf est un Graal inaccessible d’un point de vue économique. » Le dirigeant cite en exemple la construction de « petites structures », des équipements censés rapprocher la petite balle blanche des centres-villes et permettre des tickets d’entrée moins onéreux. La « fédé » française dénombre 128 structures de ce type sur tout son territoire, auxquelles s’ajoutent 604 golfs traditionnels.
Une absence comblée par Tiger Woods
En simple spectateur, Alexander Lévy n’exclut pas d’assister à la journée finale de cette Ryder Cup, dimanche. Pour le simple plaisir de regarder jouer l’Américain Tiger Woods. Peut-être « le plus grand sportif au monde », selon lui. De ceux qui peuvent donner envie à des enfants de se mettre au golf. « On a une chance monstrueuse d’avoir Tiger Woods en France, et ça, pour le public, ça remplace l’absence de n’importe quel joueur français », considère Thomas Levet, qui commente désormais la compétition pour Canal+.
Une précision s’impose, ou plutôt deux. Des Français, Raphaël Jacquelin et Grégory Havret, se trouveront bien dans l’équipe européenne cette année. Mais en tant qu’assistants du capitaine Thomas Bjorn et du vice-capitaine Robert Karlsson. « Je conduirai la voiturette », précise Raphaël Jacquelin, lui-même golfeur de haut niveau, conseiller idéal sur l’Albatros, le parcours du golf national, qu’il connaît pour l’avoir fréquenté dès les championnats de France juniors. Le quadragénaire tient déjà son rôle de « chauffeur officiel » pour « une certaine forme de récompense ». 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le Portugais a officialisé cette décision, mardi, après une défaite en Coupe de la Ligue. La veille, le milieu de 25 ans avait critiqué la tactique défensive des Red Devils.
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Football : Mourinho retire à Pogba le statut de second capitaine de Manchester United

Le Portugais a officialisé cette décision, mardi, après une défaite en Coupe de la Ligue. La veille, le milieu de 25 ans avait critiqué la tactique défensive des Red Devils.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 05h29
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 06h37
   





                        



   


« La seule vérité est que j’ai pris la décision de ne plus faire de Paul Pogba le second capitaine. » Telle est la leçon tirée par l’entraîneur de Manchester United, José Mourinho, mardi 25 septembre, après l’élimination du club au 3e tour de la Coupe de la Ligue anglaise par Derby, une formation de D2.
« Je suis le manageur. Je prends ces décisions, il n’y a aucun problème », a résumé le Portugais. Selon le Times, José Mourinho a déclaré au Français de 25 ans, devant ses équipiers, qu’il « ne représente pas ce qu’est un capitaine et que Manchester est plus grand que n’importe quel joueur ».
« Souligner son autorité »
Paul Pogba, promu capitaine des Red Devils à trois reprises en l’absence d’Antonio Valencia, ne figurait pas dans l’effectif qui a affronté Derby. Il avait été mis au repos comme bon nombre de titulaires habituels, à l’instar de David de Gea, en prévision du match du Championnat d’Angleterre, à West Ham, samedi.
Mais, lundi, le milieu avait critiqué la tactique défensive de Manchester United, accroché quelques jours plus tôt par Wolverhampton (1-1) en Premiere League, estimant que l’équipe devait jouer « pour attaquer ». « On est à la maison et on doit jouer bien mieux que ça contre les Wolves », avait fait valoir le champion du monde dans la presse anglaise
« Le message de Mourinho [mardi] était destiné à souligner son autorité tout en rappelant aux joueurs que c’est bien lui qui est chargé de l’équipe », a résumé The Times.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Selon Amnesty international, des dizaines de travailleurs étrangers sont concernés. Une situation possible grâce au système dit de la « kafala ».
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Au Qatar, des employés du Mondial 2022 non payés depuis des mois

Selon Amnesty international, des dizaines de travailleurs étrangers sont concernés. Une situation possible grâce au système dit de la « kafala ».



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 02h21
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 09h58
   





                        



   


Des dizaines d’étrangers travaillant sur l’un des chantiers du Mondial 2022 de football au Qatar n’ont pas été payés depuis des mois, a dénoncé mercredi 26 septembre l’organsation non gouvernementale (ONG) Amnesty International dans un nouveau rapport sur cet émirat du Golfe.
L’organisation affirme que des ressortissants du Népal, d’Inde et des Philippines ont des arriérés de salaires de 1 700 euros de la compagnie d’ingénierie Mercury MENA. Pour certains, cela représente l’équivalent de dix mois de revenus.

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Amnesty souligne que cette situation a « ruiné des vies » et appelle Doha à régler ce problème.
« En veillant à ce qu’ils reçoivent leurs salaires, le Qatar peut (…) montrer qu’il est sérieux dans [sa volonté affichée] d’améliorer les droits des travailleurs. »
Système dit de la « kafala »
L’ONG a établi son rapport après avoir interrogé 78 travailleurs de l’entreprise, mais elle estime que le nombre de personnes touchées pourrait atteindre des centaines. L’entreprise a cessé de payer les salaires en février 2016 et cela s’est poursuivi pendant plus d’un an.
Selon Amnesty, le système dit de la « kafala » – permettant d’interdire aux employés de changer d’employeurs ou de quitter le pays – a rendu possible l’exploitation par différentes sociétés de ses employés étrangers.
Les autorités qataries affirment de leur côté avoir fait beaucoup d’efforts pour l’amélioration des conditions de travail des ouvriers immigrés, notamment au niveau de la « kafala » que le gouvernement a déclaré commencer à démanteler.
Des améliorations, « mais c’est lent »
Certains travailleurs ont été autorisés à quitter le Qatar, mais à leurs propres frais, rapporte l’ONG. L’un d’eux, Ernesto, un contremaître en tuyauterie des Philippines, qui n’a pas reçu de salaires pendant quatre mois, a déclaré qu’il était maintenant plus endetté qu’à son arrivée dans le Golfe. Certains Népalais non rémunérés ont dû retirer leurs enfants de l’école.
En novembre dernier, Amnesty s’était entretenu avec le PDG de Mercury MENA, qui avait reconnu des « problèmes de trésorerie ». Les tentatives de l’Agence France-Presse pour contacter la compagnie sont restées sans réponse.
Au début de septembre, le Qatar avait annoncé qu’il supprimerait les visas de sortie pour les travailleurs étrangers désirant quitter le pays, mais aucune date d’entrée en vigueur de cette mesure n’a été communiquée. Pour May Romanos, l’auteure principale de l’enquête d’Amnesty International, « il y a quelques améliorations, quelques réformes, mais c’est lent (…) et le temps presse ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Les Tricolores se sont inclinées contre le Canada (71-60). Elles doivent désormais passer par un match de barrage contre la Turquie.
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Mondial de basket : la défaite qui complique la mission podium des Bleues

Les Tricolores se sont inclinées contre le Canada (71-60). Elles doivent désormais passer par un match de barrage contre la Turquie.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 01h31
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 07h40
   





                        



   


En s’inclinant mardi 25 septembre contre le Canada (71-60), les basketteuses françaises vont devoir passer par un barrage périlleux contre la Turquie, et se retrouvent dans la moitié de tableau des Américaines lors des Championnat du monde à Tenerife, en Espagne.
La France n’est plus montée sur un podium mondial depuis 1953 (du bronze pour la première édition), et les droits à l’erreur n’existent désormais plus vraiment pour rééditer pareil exploit. A commencer par le match contre la Turquie, mercredi à 18 h 30 (17 h 30 locales).

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                Mondial de basket : les Bleues à l’assaut du Canada pour une « première finale »



En cas de succès, les Bleues affronteront vendredi la Belgique, troisième de l’Euro 2017, pour une place dans le dernier carré, où les Américaines sont attendues sur la route.
« On va y aller par un autre chemin »
« C’est dommage pour nous, parce que l’on n’assure pas la première place, mais la compétition n’est pas terminée. Si on veut aller au bout, il va falloir rebondir », a commenté la joueuse Sarah Michel après la rencontre. Les Françaises terminent deuxièmes de leur groupe et ne pourront pas bénéficier d’un jour de récupération en plus.
« On ne perd pas de vue notre objectif, on va seulement y aller par un autre chemin. C’est ce que je vais dire aux filles », a fait valoir la sélectionneuse de l’équipe de France Valérie Garnier.
De leur côté, les Américaines – invaincues depuis plus de douze ans en compétition internationale – ont facilement assuré leur place en quart, les trois autres sésames directs revenant à l’Australie, à la Belgique et au Canada.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Invaincues, Françaises et Canadiennes s’affrontent mardi pour la première place de leur groupe, et une qualification directe en quarts de finale.
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Mondial de basket : les Bleues à l’assaut du Canada pour une « première finale »

Invaincues, Françaises et Canadiennes s’affrontent mardi pour la première place de leur groupe, et une qualification directe en quarts de finale.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 18h15
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 20h02
    |

            Clément Martel








                        



   


Après deux victoires en deux matchs — dans de grandes largeurs face à la Corée du Sud (89-58) puis de justesse contre la Grèce (75-71) —, l’équipe de France féminine de basket affronte, mardi 25 septembre, le pays de l’inventeur de ce sport. Si c’est à Springfield, dans le Massachusetts (Etats-Unis), que s’est déroulé le premier match de basket de l’histoire, c’est à un Canadien, James Naismith, que l’on doit cette initiative de mettre un ballon dans un panier. Les vainqueures de la rencontre (21 h 30 sur Canal+ Décalé) obtiendront la première place du groupe A et, avec elle, une qualification directe pour les quarts de finale, doublée de l’assurance d’éviter de se retrouver sur la route des favorites américaines et espagnoles avant la finale.
« La première place du groupe, c’est l’objectif, a souligné l’ailière des Bleues Diandra Tchatchaouang sur RMC. Cela te fait jouer un match de moins, et derrière tu rencontres les autres premiers le plus tard possible. Donc, contre le Canada, c’est une première finale. » 
Une rencontre où les Françaises s’attendent à être poussées dans leurs retranchements par une équipe à la feuille d’érable à la progression constante. Cinquièmes au classement mondial (deux rangs derrière les Françaises), les joueuses de Lisa Thomaidis ne cachent pas leurs ambitions.
« Notre objectif, c’est la première place du groupe. Et cela passe par une victoire sur la France, a déclaré à L’Equipe l’intérieure de l’ASVEL Michelle Plouffe. Et l’objectif suivant, c’est d’être sur le podium. »
« Equipe athlétique avec une grosse intensité défensive »
Larges vainqueures de leurs deux premiers matchs, sur les ailes de la star du pays, Kia Nurse, intenable (20,5 points de moyenne), les Canadiennes proposent aux joueuses de Valérie Garnier un jeu qu’elles n’apprécient guère, fondé sur le défi physique. « Je sais qu’elles n’aiment pas nous jouer car on a un jeu très physique », relève l’entraîneuse canadienne, Lisa Thomaidis. « C’est une équipe athlétique, avec une grosse intensité défensive, une présence au rebond, complète son homologue française. Une équipe qui nous ressemble un peu. »
Cette similarité se retrouve dans la composition de l’équipe, où des jeunes pousses — six Canadiennes découvrent le niveau mondial — côtoient des joueuses expérimentées. Par ailleurs, quatre d’entre elles évoluent dans des clubs de l’Hexagone. « On ne les craint pas, mais on a conscience qu’elles jouent bien au basket, estime Tchatchouang. Elles jouent dur, avec leurs forces et des atouts physiques que l’on ne peut ignorer. »
Opposée à deux reprises en matchs de préparation, la France a remporté les deux confrontations, mais elle a souffert lors de la dernière, il y a dix jours (72-68). « Cela a été un match difficile, et cela va être encore plus dur », prévient Tchatchouang.
Car ce Canada aspire à grandir. Longtemps, le basket y a souffert de la comparaison avec son puissant voisin du Sud. Impossible de lutter face à l’omniprésence — sportive et culturelle — de la NBA. Mais depuis quelques années, la balle orange se développe au Canada et taquine même l’omniprésence du hockey. Elle occupe désormais le troisième rang des sports collectifs chez les jeunes — derrière le football et le hockey.
Une étude, publiée en 2014, montre que ce sport se développe notamment par le biais des nouveaux arrivants sur le sol national. Désormais, chez les femmes comme chez les hommes, les plus gros prospects (« espoirs ») du pays sont recrutés par les meilleures universités américaines, et percent en WNBA et NBA.
Nombreuses tireuses à trois points
« Nous avons vraiment réalisé beaucoup de progrès ces dernières années, confirme Kia Nurse, qui évolue dans la ligue nord-américaine. Notre équipe a un noyau de six ou sept joueuses qui se connaissent très bien, avec de nombreuses bonnes tireuses à trois points, capables de marquer 30 points. Cette particularité de notre équipe nous rend très dangereuses. » 
La joueuse des New York Liberty, qui évolue depuis 2015 — et ses 19 ans — sous les couleurs nationales, espère faire franchir à son pays le stade des quarts de finale « pour avoir une chance de viser une place sur le podium ». Aux Jeux olympiques de Rio, elle se souvient que la France avait sorti ses partenaires à ce stade de la compétition.
« On devrait voir des choses différentes de la part de la France, évidemment qu’elles ne nous ont pas tout montré la dernière fois, anticipe la coach canadienne Lisa Thomaidis dans L’Equipe. Et j’espère qu’on aura aussi des choses en réserve. »
Les Françaises sont prévenues, pas question de rééditer la performance défensive approximative proposée face à la Grèce. « Contre le Canada, il faudra faire quatre quart-temps, ne pas rater le début, bien terminer, avertit Valérie Garnier. Pour être à la hauteur, il faudra élever notre niveau de jeu dans l’intensité défensive, relever le défi physique et contrôler le rebond. » De l’importance d’être constantes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le Tribunal arbitral du sport a publié les conclusions qui l’ont conduit à confirmer, fin juillet, la suspension pour dix ans de l’ex-secrétaire général de la Fédération internationale de football.
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FIFA : accusé d’avoir abusé des jets privés, Jérôme Valcke assure avoir suivi « les règles internes »

Le Tribunal arbitral du sport a publié les conclusions qui l’ont conduit à confirmer, fin juillet, la suspension pour dix ans de l’ex-secrétaire général de la Fédération internationale de football.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 16h16
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 17h19
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Le 27 juillet, le Tribunal arbitral du sport (TAS) avait confirmé la suspension pour dix ans du Français Jérôme Valcke, l’ex-secrétaire général de la Fédération internationale de football (2007-2015). Les « juges » de Lausanne allaient ainsi dans le sens des sanctions prononcées à son encontre, en 2016, par les instances disciplinaires de la FIFA.
Alors que le TAS vient de publier ses conclusions, il apparaît que le Parisien, 57 ans, utilisait régulièrement des jets privés pour lui et sa famille. Entre janvier 2011 et septembre 2013, les vols en jet privé pris par des cadres de la FIFA auraient coûté 11,7 millions de dollars (9,9 millions d’euros), M. Valcke en étant en grande partie responsable, selon les attendus de la décision du Tribunal arbitral. Lesquels reprennent un mémo interne datant de 2013 et adressé au Français pour lui demander de trouver des solutions « alternatives et moins coûteuses ».
Durant son mandat de secrétaire général, M. Valcke « a effectué quatre voyages qui ne s’inscrivaient pas dans la politique de déplacements de la FIFA, car l’usage de jets privés ne répondait pas à des exigences de sécurité ou de réduction des coûts et parce qu’il était accompagné de membres de sa famille aux frais de la FIFA », peut-on lire.
« Jamais je n’ai puisé dans les caisses »
En septembre 2012, à l’occasion d’un déplacement à New Delhi, celui qui est alors le bras droit de Sepp Blatter à la tête de la FIFA en aurait profité pour visiter le Taj Mahal, en compagnie de sa femme et de l’un de ses fils.
Au Monde, M. Valcke assure qu’il a payé ledit voyage et que « les autres trajets ont été validés » par la FIFA et son directeur financier, Markus Kattner, limogé en juin 2016. « La FIFA me charge et personne n’essaye de faire la part du vrai et du faux. Aucun voyage n’était faisable sans une validation, rétorque-t-il. Jamais personne n’a fait d’objection et jamais je n’ai puisé dans les caisses ni fait un voyage sans suivre les règles internes. »
« Je n’accepte pas que l’histoire soit réécrite, martèle l’ex-numéro deux de l’organisation mondiale, désormais installé à Barcelone, où il a créé une société spécialisée dans l’événementiel. Je pense que mes vols représentaient une portion mineure des vols privés au sein de la FIFA et nos règles internes autorisaient le secrétaire général à utiliser des avions privés. Je n’ai jamais reçu, durant mes années à la FIFA, la moindre réprimande pour ma façon de voyager. »

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Un vol privé pour Doha, au Qatar est également visé par le TAS. « L’émir du Qatar est un chef d’Etat et donne un rendez-vous avec un calendrier chargé. J’ai pris un avion privé pour parler de la Coupe du monde 2022, de son changement de calendrier de l’été à l’hiver [pour des raisons climatiques], et pour évoquer l’autorisation de ne pas jouer la Coupe des confédérations au Qatar, compte tenu de ces problèmes », détaille M. Valcke.
Selon les attendus du TAS, il s’est aussi rendu en jet privé, en juillet 2015, à Saint-Pétersbourg pour participer à une réunion du Comité exécutif et au tirage préliminaire du Mondial russe de 2018. Il était accompagné de son épouse, sa fille, ses deux fils et une nounou. Il avait fait venir son fils Sébastien de Sao Paulo à Zurich « en business aux frais de la FIFA ». Le surcoût est évalué par la FIFA à « environ 71 699 dollars qui n’ont pas été déduits du salaire de M. Valcke ».
Soupçons de conflit d’intérêts
« Le voyage pour Saint-Pétersbourg avait été validé et signé par Blatter à la demande de Kattner. Tout était valable, se défend Valcke. Les avocats de la FIFA nous déconseillaient de voyager, nous faisant craindre une arrestation. »
Deux mois auparavant, des responsables du football mondial avaient été arrêtés à Zurich sur ordre des autorités américaines. « Blatter a décidé que lui et moi devrions nous rendre en Russie en vol privé, développe Valcke. Je voyageais avec le trophée de la Coupe du monde et il était aussi normal de prendre un tel vol. »
M. Valcke est également sanctionné pour « conflit d’intérêts » pour avoir abusé de sa position en aidant son fils Sébastien à obtenir une juteuse rémunération, dans le cadre d’un contrat de 709 000 dollars (605 000 euros) entre la FIFA et la société EON, pour l’utilisation d’une prestation de réalité virtuelle durant le Mondial au Brésil.
« Mon fils travaillait pour une société qui a proposé ses services à la FIFA pour la Coupe du monde 2014, explique l’ex-numéro deux de la FIFA. La division marketing de la FIFA a décidé de sceller un contrat avec cette société. Mon fils a reçu 50 000 euros ou moins de commission par cette société. Je n’ai jamais participé aux négociations et n’ai jamais demandé à la FIFA de conclure un contrat. Aucun document ne démontre le contraire. La division marketing a d’ailleurs décrit, dans son rapport, le partenariat comme excellent. »
Egalement mis en cause dans une affaire de revente de billets du Mondial 2014, M. Valcke a par ailleurs été reconnu coupable d’avoir « détruit des preuves ». Il a admis avoir « supprimé 1 034 documents ou fichiers de son ordinateur professionnel » entre le 24 septembre et le 11 octobre 2015, la veille de rendre son ordinateur à la FIFA après avoir été mis à pied puis suspendu.

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Déjà impliqué dans d’autres affaires
Jérôme Valcke est accusé, entre autres, d’avoir tenté de brader les droits télévisés des Mondiaux 2018 et 2022 lors de ses négociations avec l’Union caribéenne de football (CFU, pour Caribean Football Union, en anglais), en mars 2011, en amont de la réélection de M. Blatter. La CFU était alors présidée par le Trinidadien Jack Warner, aujourd’hui suspendu à vie.
Démis de ses fonctions en septembre 2015, licencié « avec effet immédiat » en janvier 2016 par la FIFA, et rémunéré à hauteur de 1,9 million d’euros annuels en 2015, le Français est également dans le viseur du ministère public de la confédération helvétique.
Lui, ainsi que Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-Germain et président-directeur général de beIN Media, font l’objet d’une procédure pénale du parquet suisse pour « corruption privée », en lien avec l’octroi de droits média pour plusieurs coupes du monde.
M. Valcke avait fait appel de la décision du TAS devant le Tribunal fédéral suisse.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Docteur et agrégé de philosophie, l’universitaire, qui a aussi écrit des ouvrages de référence sur la boxe, est mort le 12 septembre à Paris. Il avait 86 ans.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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L’historien de la philosophie Alexis Philonenko est mort

Docteur et agrégé de philosophie, l’universitaire, qui a aussi écrit des ouvrages de référence sur la boxe, est mort le 12 septembre à Paris. Il avait 86 ans.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 14h32
    |

Claude Obadia (Philosophe, enseignant à l'université de Cergy-Pontoise)







                        



                                


                            

Né le 21 mai en 1932 à Paris, Alexis Philonenko s’y est éteint le 12 septembre. Auteur d’une œuvre monumentale, considéré comme l’un des meilleurs spécialistes de l’histoire de la philosophie, en particulier de la pensée allemande, il est le fils de Maximilien Philonenko, avocat et ministre dans le gouvernement Kerenski en 1917, et d’une mère qui, en 1927, fut la première femme agrégée de France en histoire et géographie, Madeleine Isaac.
Reçu premier à l’agrégation de philosophie en 1956, Alexis Philonenko fut successivement assistant à la Sorbonne, maître de conférences à l’université de Caen, puis professeur à l’université de Genève avant de rejoindre celle de Rouen. Il soutint sa thèse de doctorat d’Etat en 1966, consacrée à La Liberté humaine dans la philosophie de Fichte (Vrin, 1966), auteur dont il remit en cause les lectures opérées par Martial Gueroult et Jules Vuillemin.
Travailleur acharné
Reconnu mondialement pour les études qu’il a consacrées à Kant et à Rousseau, mais aussi à Bergson, Jankélévitch, Schopenhauer, Nietzsche, Chestov, Luther ou encore Plotin, Alexis Philonenko nourrissait depuis l’enfance une véritable passion pour le sport et pour la boxe anglaise en particulier, comme en témoignent son Histoire de la boxe (Criterion, 1991) et le livre qu’il a consacré au plus grand des boxeurs : Mohammed Ali, un destin américain (Bartillat, 2007). Or, cette passion se nourrit, chez lui, d’une épreuve des plus douloureuses. En effet, si Alexis Philonenko fut dans sa jeunesse, peu le savent, un nageur de niveau national et s’il pratiqua très régulièrement la boxe, aspirant à devenir professeur de sport, une maladie invalidante l’obligea à renoncer définitivement à cette carrière. Ne pouvant plus fréquenter les salles de sport, c’est la mort dans l’âme qu’il se tourna vers la philosophie.
Qui a connu Alexis Philonenko sait quel était son rythme de travail. Levé tous les jours à 4 heures du matin, il...




                        

                        

