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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Le jeu propose la Ligue des champions et des matchs aux règles souples. Son emprise sur l’expérience audiovisuelle du foot n’a jamais été aussi grande.
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« FIFA 19 », le jeu vidéo qui ne laisse que des miettes à la réalité

Le jeu propose la Ligue des champions et des matchs aux règles souples. Son emprise sur l’expérience audiovisuelle du foot n’a jamais été aussi grande.





LE MONDE
 |    27.09.2018 à 14h48
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 16h13
    |

            William Audureau





Neymar soulève enfin le prestigieux trophée dont rêvaient depuis sept ans les investisseurs qataris du Paris-Saint-Germain. Autour de lui, Cavani, Mbappé, Thiago Silva… Tous se pressent pour avoir leur place auprès de la coupe aux grandes oreilles. Au micro, Pierre Ménès ironise : voilà un succès qui risque de faire des aigris en France et particulièrement du côté du Vieux-Port.
Cette scène-là, elle ne s’est produite que dans un jeu vidéo. Difficile pourtant de faire plus plausible que ce commentaire acide, révélateur des haines qui lient certains supporteurs des clubs français les plus populaires. C’est la toute-puissance vertigineuse de FIFA 19, lancé jeudi 27 septembre à minuit, et qui a cessé depuis longtemps de simuler un simple sport à onze contre onze, pour rendre compte de manière bien plus large de son spectacle, de ses enjeux et de ses symboles.
« FIFA 19 » ou le tableau de conjugaison du football
Jamais une simulation footballistique ne sera allée aussi loin dans la reconstitution à 360 degrés d’un sport et de ses multiples aspects. Le vertige est presque grammatical. Lancer le disque, c’est découvrir, comme un tableau de Bescherelle, les multiples personnes auxquelles le jeu se conjugue – première, deuxième, troisième personne, singulier ou pluriel, masculin ou féminin.
Créerez-vous votre propre avatar pour vivre votre carrière ? Tutoierez-vous Cristiano Ronaldo sur le rectangle vert ? Guiderez-vous le footballeur fictif Alex Hunter et sa sœur Kim dans le mode « Histoire » ? Vous lancerez-vous dans une ligue en ligne en coopération avec un ami ? Ou insulterez-vous de dépit vos potes de soirée sur un canapé ? Jouerez-vous plutôt les Bleus, ou les Bleues ?

FIFA 19 est vaste comme la conjugaison, et connaît plusieurs genres. Il sait se faire jeu de rôle, dans la peau d’un joueur débutant ; série télé interactive, avec le mode narratif ; album Panini, et ses cartes à collecter pour montrer son équipe dans le mode FUT ; et même un peu jeu d’arcade, avec les nouvelles options permettant de jouer sans règles, ou en supprimant un joueur à chaque équipe qui vient de marquer. Paradoxe d’une simulation qui a tant épousé le réalisme audiovisuel que, pour innover, elle n’a plus d’autres choix que de s’en éloigner.
Après l’hyperréalisme, la centralité
D’une manière générale, FIFA 19 donne l’impression que si quelque chose existe dans le monde du football, il existe également dans le jeu – une impression parfois trompeuse, car certaines équipes (Japon, Croatie) et championnats (africains notamment) sont absents. Des finales de Ligue des champions aux entraînements avec des plots, des chocs obscurs du championnat sud-coréen aux futures affiches de la Coupe du monde féminine, des chants de supporteurs aux sponsors à petit budget, le jeu d’Electronic Arts fait l’effet d’incarner le football de manière totale, presque totalitaire.
Sans doute faut-il cesser de parler de réalisme pour désormais acter que ce qui caractérise vraiment cette expérience, c’est sa centralité. On ne parle pas d’une simple simulation, mais du produit culturel le plus vendu en France depuis plusieurs années, d’une référence absolue du genre à l’international, et d’un phénomène commercial capable de s’écouler à plus de 24 millions d’exemplaires dans le monde.

   


Il fut un temps où les jeux de football mimaient un sport vieux d’un siècle. Désormais, les stars de l’équipe de France ont toutes joué à FIFA avant de devenir pro – et on ne compte plus les témoignages de joueurs continuant de troquer leurs crampons pour une manette après l’entraînement. Electronic Arts en joue. Ainsi de ce moment rapporté par le Guardian, où après un but spectaculaire, le commentateur s’exclame que le joueur s’est cru dans FIFA. La boucle est bouclée.
L’Eurovision du jeu de football
A force d’itérations annuelles, la série a également atteint un niveau d’excellence qui fait référence. FIFA 19 est désormais plus beau, plus gratifiant pour les rétines qu’un match réel sur un stream de bonne qualité ; et sa mise en scène plus travaillée que les retransmissions de certaines chaînes spécialisées récentes, comme RMC Sport.

   


A certains égards, FIFA 19 n’est pas une simulation de football, mais de télévision. Il se fiche bien de retranscrire vos exploits du lundi soir sur le terrain d’UrbanSoccer d’Ivry, vos petits grigris alanguis, les bedaines qui rebondissent à chaque prise d’élan, les gourdes qui passent de main en main. Ce qui l’intéresse, c’est l’expérience fantasmatique du grand écran, de préférence en 16/9e, 4K, avec commentaires de journalistes professionnels, sponsors, inserts de statistiques en temps réel façon OptaJean, gros plan sur les tribunes et mise en scène empruntée aux codes d’ESPN, Canal+ et BeIN.
Si FIFA était un jeu de musique, ce serait l’Eurovision : un spectacle événement pensé par et pour la petite lucarne, fastueux et ultracodifié. Et à ce jeu-là il excelle. De toutes les chaînes sportives, FIFA 19 est la meilleure, celle qui a la meilleure réalisation, la meilleure qualité d’image, et le catalogue le plus complet de droits à l’image – mais en virtuel, évidemment.
La guerre du milieu de terrain
Pourtant, après un opus 18 très critiqué pour ses nombreuses largesses défensives et ses gardiens de but peu performants, Electronic Arts est revenu à plus de vraisemblance dans le jeu. Au milieu de terrain, les phases de récupération sont plus physiques, plus incertaines, et chaque enchaînement de passes près du rond central a la beauté d’un tiki-taka barcelonais surgissant d’un Montpellier-Strasbourg. La gestion tactique, enrichie et simplifiée, fait même de cet épisode un des plus gratifiants à appréhender.

   


C’est par ailleurs une magnifique machine combinatoire, qui n’oublie pas de permettre de rugueux Grenoble-Valenciennes au stade des Alpes comme de défier la France championne du monde en choisissant le club chinois bling-bling de Gangzhou. L’un des petits plaisirs de FIFA 19 est de s’éloigner des sentiers battus de l’excellence, pour jouer avec ceux que les dieux du football ont moins gâtés à la naissance. Le football, c’est Cristiano Ronaldo, mais aussi Nicolas de Préville. C’est la beauté du sport autant que celle de son imitation.
FIFA 19 fait déjà de nous des joueurs, des entraîneurs, même des réalisateurs, en nous donnant la main sur les ralentis des matchs ; des commentateurs, grâce aux options de partage en direct ; et désormais des décideurs de la FIFA, en nous laissant configurer les règles. Demain qui sait, il ira peut-être encore plus loin, en tendant au joueur le sifflet, un drapeau de touche, voire une vuvuzela et un drapeau. Ainsi va la série. Il y aura l’an prochain un FIFA 20, car la licence n’a pas encore, pas tout à fait complètement, épuisé la réalité.
En bref
On a aimé :
le football professionnel sous tous les angles ;les matchs amicaux en aller-retour ;les menus beaucoup mieux pensés ;la bataille pour la balle au milieu de terrain ;la quasi exhaustivité sur le football professionnel européen ;le contenu pharaonique et les milliers d’heures de jeu en perspective.
On n’a pas aimé :
dommage qu’il n’y ait pas de championnat africain ;on ne peut toujours incarner ni arbitre, ni caméraman, ni stadier.
C’est plutôt pour vous si…
vous avez un abonnement RMC Sport, BeIN Sport et/ou Canal+…ou un compte sur MonPetitGazon ;ou un abonnement à L’Equipe ; ou juste que vous connaissez la règle du hors-jeu.
Ce n’est pas pour vous si…
vous cherchez le successeur de Nintendo World Cup ;ou une simulation d’Urban Soccer entre collègues ;ou un jeu de stratégie avec des dragons-robots.
La note de Pixels 
FIFA 19/20




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En Italie, après deux mois de polémiques, Marcello Foa confirmé à la tête de la RAI

Le journaliste eurosceptique et homophobe va diriger le groupe d’audiovisuel italien. Un incontestable succès pour la Ligue de Matteo Salvini, qui place un homme proche de ses analyses à un poste décisif.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 11h40
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

La procédure aura été hors norme de bout en bout, semée d’embûches et de polémiques, mais le résultat est là : mercredi 26 septembre, la commission parlementaire dévolue à la tutelle de l’audiovisuel public italien a accepté la nomination du journaliste italo-suisse Marcello Foa, 54 ans, à la présidence de la RAI. Présenté une première fois à ce poste le 1er août dernier, il n’avait pas obtenu la majorité qualifiée des deux tiers nécessaire pour être intronisé. Cette fois-ci, il totalise 27 voix sur 40, soit exactement le nombre de suffrages requis.
Le climat presque apaisé dans lequel s’est déroulé le vote – tout de même boycotté par les huit parlementaires issus du Parti démocrate, en signe de protestation – ne fera pas oublier la tempête provoquée par l’annonce de son choix par la coalition gouvernementale.

Né en 1963, à Milan, Marcello Foa est entré en 1989 dans la rédaction du quotidien de droite Il Giornale, propriété de la famille Berlusconi, où il a travaillé plus de vingt ans, avant de partir pour la Suisse et d’y prendre la direction du Corriere del Ticino, plus important quotidien italianophone de la Confédération helvétique, en 2011.
Très prorusse, pro-Assad et clairement eurosceptique, le journaliste s’en était violemment pris au président Sergio Mattarella lors de la crise gouvernementale de la fin mai. Par ailleurs, sur les réseaux sociaux, il a plusieurs fois relayé de grossières « fake news » sans jamais les démentir, et a, à plusieurs reprises, déclaré son hostilité au principe de l’obligation de vacciner.
Levée de boucliers des syndicats et de l’opposition
Autant dire que Marcello Foa, qui a assuré qu’il « n’a jamais milité dans un parti, et sera le garant du pluralisme », a des options politiques très claires, et qu’il épouse à la perfection la vision du monde du ministre de l’intérieur et vice-président du conseil, Matteo Salvini (Ligue, extrême droite), partisan,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ La justice a estimé que la chaîne avait licencié l’ancienne présentatrice du « Grand Journal » sans « cause réelle » ni « sérieuse ».
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Canal+ devra verser 3,4 millions d’euros à la journaliste Maïtena Biraben pour l’avoir licenciée

La justice a estimé que la chaîne avait licencié l’ancienne présentatrice du « Grand Journal » sans « cause réelle » ni « sérieuse ».



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 12h41
   





                        


La chaîne de télévision Canal+ a été condamnée jeudi 27 septembre à verser plus de 3,4 millions d’euros à l’ex-animatrice du « Grand Journal » Maïtena Biraben, pour l’avoir licenciée en 2016 sans « cause réelle » ni « sérieuse ».
La journaliste, qui travaille aujourd’hui à Radio Monte-Carlo (RMC), avait été écartée du « Grand Journal » pour « faute grave » à l’été 2016, à l’issue d’une seule saison, après de fortes chutes d’audience. Ce motif empêchait le versement des très fortes indemnités prévues dans son contrat.
Le conseil de prud’hommes de Boulogne (Hauts-de-Seine)a finalement accordé à Maïtena Biraben 2 550 000 euros au titre de l’indemnité de rupture, 510 000 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement « sans cause réelle et sérieuse », le paiement de son préavis à hauteur de 162 500 euros, 138 356 euros d’indemnité de licenciement, le paiement de sa mise à pied, soit 38 456 euros, et des congés payés afférents, a précisé l’avocate de l’animatrice, Claire Fougea.
Arrivée à Canal+ en 2004
Après des débuts à la Radio suisse romande, Maïtena Biraben avait été révélée dans « Les Maternelles » sur la Cinquième, avant de rejoindre Canal+ en 2004 et d’y animer notamment « La Matinale », « Le Supplément », et de succéder à Antoine de Caunes à la présentation du « Grand Journal », à la demande de Vincent Bolloré.
Maïtena Biraben avait été remplacée par Victor Robert en septembre 2016, pour une ultime et courte saison avant l’enterrement en grande pompe du programme, le 3 mars 2017. « Le Grand Journal » a depuis été remplacé par « L’Info du vrai », d’Yves Calvi.

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                « Le Grand Journal », fin d’une époque



Depuis l’arrivée de Vincent Bolloré à la tête du groupe, les tranches en clair de Canal+ ont été fortement réduites, et plusieurs émissions emblématiques, supprimées. Le groupe a également perdu les droits de diffusion du football français au profit d’un concurrent espagnol pour la période 2020-2024.

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                A Canal +, fini de rire…






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Des injures ou propos diffamatoires peuvent être condamnés, même s’ils ont été proférés dans un cadre privé.
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Zemmour, Moix, Campion : quelles sont les limites à la liberté d’expression ?

Des injures ou propos diffamatoires peuvent être condamnés, même s’ils ont été proférés dans un cadre privé.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 11h47
    |

            Anne-Aël Durand








                        


En l’espace de dix jours, trois séquences ont alimenté des polémiques dans les médias et sur les réseaux sociaux : celle d’Eric Zemmour, soutenant face à la chroniqueuse Hapsatou Sy que son prénom est « une insulte à la France », dans un passage coupé de l’émission « Salut les Terriens », sur C8 ; celle de Yann Moix, critiquant dans la même émission le manque de courage des policiers ; celle de Marcel Campion, assimilant les homosexuels à des pervers dans une réunion publique, révélée par Le Journal du dimanche…
Ces clashs savamment orchestrés, même s’ils ne sont pas tous à mettre sur le même plan, font ressurgir un éternel débat entre les défenseurs de « la liberté d’expression que la bien-pensance essaie d’étouffer » et les personnes choquées par la violence de ces propos racistes ou discriminatoires.
Est-il vrai qu’on « ne peut plus rien dire » ? Quelles sont les limites à la liberté d’expression et comment sont-elles prises en compte concrètement par la justice ? Le point avec Me Emmanuel Daoud, avocat au barreau de Paris et membre du collectif des Surligneurs.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Les médias face au cas Eric Zemmour



Si vous pensez que vous êtes déjà incollable sur le sujet, vous pouvez directement tester vos connaissances en répondant à notre quiz (cliquez ici).
En démocratie, a-t-on le droit de dire ce qu’on veut ?
Le principe de la démocratie repose sur la liberté des citoyens d’exprimer leurs idées et leurs opinions. Elle a été formulée dans l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui figure dans le préambule de la Constitution :
« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »
« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui »
Cette liberté n’est donc pas absolue : dès le départ, des bornes sont posées en cas d’abus. En effet, comme le proclame l’article 4 de cette même déclaration, « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ». Plusieurs types de limites à la liberté d’expression sont donc fixés par la loi :
le respect de la vie privée et de l’image ;dans certains métiers, le secret professionnel, le secret des affaires, le secret-défense ou le devoir de réserve ;l’incitation à la haine raciale, à la discrimination, au terrorisme, à l’usage de drogue ;l’injure ou la diffamation.
Diffamation, injure, outrage : quelle est la différence ?
Une injure est une parole, un écrit, une expression de la pensée délibérément adressé à une personne ou à un groupe, et qui porte atteinte à son honneur ou à sa dignité. Il peut s’agir d’une insulte grossière ou simplement de propos dénigrants. Par exemple : « Maurice est un voleur. »
La diffamation, contrairement à l’injure, repose sur des faits allégués ou imputés. Par exemple : « Maurice, le patron de l’entreprise Bidule, a volé de l’argent dans la caisse. » Comme le précise la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, la diffamation est punissable, même si on donne l’impression de douter ou de mettre de la nuance (« Maurice a-t-il volé de l’argent ? »), ou si la personne n’est pas expressément nommée, mais reconnaissable par le contexte (« le dirigeant de Bidule »). La personne accusée de diffamation peut se défendre en prouvant que les faits divulgués sont vrais ou que les accusations ont été portées de bonne foi (sans intention de nuire).
L’outrage paraît proche de l’injure, mais il s’agit en fait d’un délit différent, qui porte atteinte non pas à une personne mais à sa fonction. Il a vocation à défendre les corps constitués, les représentants de l’Etat ou les dépositaires de l’autorité publique (élus, ministres, policiers, douaniers, magistrats, arbitres sportifs…).
Enfin, contrairement aux trois premiers, les provocations aux crimes et aux délits, comme l’incitation à la haine raciale ou l’apologie du terrorisme, sont des propos tenus publiquement qui visent non pas une personne mais un groupe, et appellent à l’action envers ce dernier. Les associations peuvent alors porter plainte, et le procureur peut saisir lui-même le tribunal.
Quel est le plus important : le contexte ou la teneur des propos ?
Les deux sont pris en compte. Le contexte dans lequel ont été prononcés ou publiés les propos a de l’importance pour caractériser la gravité de l’infraction. On distingue deux cas :
le cadre public : lorsque cela touche un public étranger aux faits, qui n’est ni la victime, ni l’auteur, ni leur cercle proche. C’est le cas des propos prononcés dans les médias (télévision, journal, site Internet), lors d’une réunion publique, en pleine rue ou dans un lieu privé mais fréquenté par des personnes qui ne se connaissent pas (un magasin par exemple) ;le cadre privé : lorsque aucun tiers n’est présent, par SMS ou dans un cercle restreint de personnes appartenant à un même groupe (famille, entreprise…).
Les publications sur les réseaux sociaux peuvent appartenir à l’un ou l’autre des cadres selon les paramètres de confidentialité du compte. Une publication sur un mur Facebook accessible à tous est assimilée à une déclaration publique.
La teneur de l’injure ou de la diffamation compte aussi. La sanction sera plus lourde si les propos sont sexistes, racistes, homophobes ou discriminent les personnes handicapées.
N’importe qui peut-il porter plainte ?
En principe, c’est à la victime, c’est-à-dire la cible des propos, de porter plainte. Même si l’injure est particulièrement choquante, un simple citoyen peut s’en indigner mais il n’est pas fondé à se tourner vers la justice.
S’agissant de diffamation, seule la personne identifiée peut agir. Mais pour les propos injurieux ou discriminatoires à caractère plus large (exemple : « Tous les juifs sont des voleurs »), une plainte peut être déposée par des groupes d’intérêt ou des associations dont les statuts et l’objet social le prévoient. Ainsi, un groupe de lutte contre le racisme n’aura pas de légitimité en cas d’injure homophobe. « Les magistrats sont très sensibles à la recevabilité de la plainte », note Me Daoud.
Quelles sont les sanctions ?
La victime a trois mois pour porter plainte. Le délai est porté à un an si les propos sont discriminatoires (liés à l’appartenance réelle ou supposée à une race, nation, religion, à l’orientation sexuelle ou au handicap), et jusqu’à six ans pour l’outrage.
Lorsque les propos oraux ou écrits sont tenus dans un cadre non public, les sanctions sont régies par le code pénal. L’auteur encourt :
38 euros d’amende en cas d’injure ou de diffamation simples ;1 500 euros, et des peines supplémentaires (stage de citoyenneté, interdiction de port d’arme, travail d’intérêt général…) si elles présentent un caractère raciste ou discriminatoire ;
Dans un cadre public, c’est la loi sur la liberté de la presse qui s’applique. L’auteur encourt :
12 000 euros d’amende pour injure ou diffamation de particuliers ;45 000 euros en cas de diffamation contre les dépositaires de l’autorité publique ;un an de prison et 45 000 euros en cas d’injure ou diffamation à caractère raciste ou discriminatoire.
Pour le délit d’outrage, une autre section du Code pénal s’applique et les sanctions sont plus sévères :
7 500 euros et six mois de prison lorsque la personne est chargée d’une mission de service public ;1 500 euros et un an de prison pour un dépositaire de l’autorité publique.
Dans tous les cas, il s’agit d’un plafond, mais les peines atteignent rarement ce niveau. « Pour des injures publiques à caractère raciste ou antisémite, des peines d’emprisonnement avec sursis sont parfois prononcées, voire des peines fermes aménageables pour des récidivistes, explique Me Daoud. Quant aux diffamations ou injures privées, les avocats essaient le plus souvent de trouver un mode de règlement alternatif. »
Peut-on invoquer l’humour ou le second degré ?
Rien n’est inscrit à ce propos dans la loi, mais les jurisprudences des chambres criminelles ou de la Cour européenne des droits de l’homme, si elle est saisie, accordent davantage de tolérance aux polémistes, humoristes, journalistes ou professions artistiques, pour protéger leur liberté d’expression. Comme le détaille Me Daoud :
« Chaque décision est un cas d’espèce, apprécié en fonction de la personnalité de la personne incriminée, de l’évolution des mœurs ou des circonstances. Par exemple, la tolérance est plus importante dans un meeting politique que dans la rue. C’est compliqué, mais les juristes ont à leur disposition un arsenal de décisions déjà rendues. »
La principale difficulté, selon cet avocat, réside dans la banalisation de la parole raciste, homophobe ou antisémite sur les réseaux sociaux ou sur des sites Internet hébergés à l’étranger. Or, pour porter plainte, il faut identifier le responsable de la publication. Le modérateur ou l’hébergeur d’une plate-forme ne voit sa responsabilité engagée que s’il n’a pas réagi dans un temps raisonnable.
À VOUS DE JOUER – Vérifiez si vous avez bien retenu toutes les informations de cet article en répondant à notre quiz :

var input = [{"description":"","question":"Déclarer que « Maurice est un voleur », c’est : ","choices":["une injure ","une diffamation","un dénigrement"],"bonnereponse":"une injure ","incorrect":"0049006c00200073201900610067006900740020006420190075006e002000700072006f0070006f00730020006400e9006c0069006200e9007200e9002c0020007100750069002000610074007400650069006e0074002000e00020006c20190068006f006e006e0065007500720020006f0075002000e00020006c00610020006400690067006e0069007400e90020006420190075006e006500200070006500720073006f006e006e0065002e00200050006f007500720020007000610072006c00650072002000640065002000640069006600660061006d006100740069006f006e002c00200069006c00200066006100750074002000e90076006f007100750065007200200064006500730020006600610069007400730020003a002000ab0020004d0061007500720069006300650020006100200076006f006c00e90020006d006f006e00200070006f0072007400650066006500750069006c006c0065002000bb002e0020004c00650020006400e9006e0069006700720065006d0065006e0074002000732019006100700070006c0069007100750065002000e000200075006e0020006f0062006a006500740020006f007500200075006e002000700072006f00640075006900740020002800ab00200063006500740074006500200070006f006d006d0065002000650073007400200070006f00750072007200690065002000bb0029002e","correct":"0049006c00200073201900610067006900740020006420190075006e002000700072006f0070006f00730020006400e9006c0069006200e9007200e9002c0020007100750069002000610074007400650069006e0074002000e00020006c20190068006f006e006e0065007500720020006f0075002000e00020006c00610020006400690067006e0069007400e90020006420190075006e006500200070006500720073006f006e006e0065002e00200050006f007500720020007000610072006c00650072002000640065002000640069006600660061006d006100740069006f006e002c00200069006c00200066006100750074002000e90076006f007100750065007200200064006500730020006600610069007400730020003a002000ab0020004d0061007500720069006300650020006100200076006f006c00e90020006d006f006e00200070006f0072007400650066006500750069006c006c0065002000bb002e0020004c00650020006400e9006e0069006700720065006d0065006e0074002000732019006100700070006c0069007100750065002000e000200075006e0020006f0062006a006500740020006f007500200075006e002000700072006f00640075006900740020002800ab00200063006500740074006500200070006f006d006d0065002000650073007400200070006f00750072007200690065002000bb0029002e","indice":"","rowNumber":1},{"description":"","question":"Peut-on être condamné pour avoir injurié quelqu'un par SMS ? 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un chroniqueur affirme que « les policiers chient dans leur froc », qui peut porter plainte ?","choices":["un syndicat de policiers","n’importe quel policier","les deux","n’importe quel citoyen"],"bonnereponse":"les 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Alain Duhamel, inépuisable marathonien de la politique

Le célèbre intervieweur publie « Journal d’un observateur », une formidable galerie de portraits de la Ve République.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 05h15
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 11h28
    |

            Gérard Courtois








                        



                                


                            

Livre. Alain Duhamel ne se déteste pas. Il est vrai qu’il ne manque pas de bonnes raisons pour cela. Depuis plus d’un demi-siècle, son œil aimablement impitoyable, sa plume aussi affûtée que colorée, son jugement toujours en quête de sens sont sans équivalent parmi les commentateurs de la vie politique française. D’autres auront été plus urticants, croustillants ou intuitifs. Lui a tracé sa route avec son inusable style Sciences Po certes, mais aussi avec une inépuisable et communicative passion, que le temps n’a jamais entamée, pour notre histoire contemporaine.
Il en fait une nouvelle démonstration avec le Journal d’un observateur qu’il vient de publier. Mais une fois n’est pas coutume chez qui se flatte à juste titre de n’avoir jamais « grillé un off » ni divulgué des échanges destinés à rester confidentiels, il puise dans ses notes et ses souvenirs quantité de scènes qui débordent le cadre corseté de l’analyse. C’est le privilège de l’âge – ces 78 ans affichés qui l’invitent, comme il l’annonce, à « dételer » prochainement. C’est aussi le charme et l’intérêt de ces Mémoires qui ne disent pas leur nom.
Au fil des pages, l’on picorera, par exemple, le récit savoureux de ces déjeuners chez Lasserre, au début des années 1970, entre Edmond Michelet, ministre de la culture de Pompidou, et André Malraux, son illustre prédécesseur : « Malraux soliloquait et tonitruait. Edmond Michelet l’écoutait avec une admiration pétrifiée. Je buvais [ses] paroles, sans forcément en comprendre la signification, car il abusait à la fois des symboles hermétiques et du prestigieux bordeaux qu’il commandait impérieusement en abandonnant l’addition à Michelet. » 
Le coup de sang de Philippe Séguin
Vingt ans plus tard, lors de ses innombrables conversations avec François Mitterrand, le président de la République s’exaspère des prudences de son premier ministre. « Un jour, il dresse devant moi un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Agé de 68 ans, le présentateur du JT de 13 heures de TF1 a subi une intervention chirurgicale pour un cancer de la prostate.
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Jean-Pierre Pernaut quitte momentanément l’écran de TF1 pour soigner un cancer

Agé de 68 ans, le présentateur du JT de 13 heures de TF1 a subi une intervention chirurgicale pour un cancer de la prostate.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 14h47
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 14h57
   





                        



   


Jean-Pierre Pernaut, l’emblématique présentateur du journal de 13 heures de TF1, est remplacé temporairement à la présentation du journal de la mi-journée, a annoncé le présentateur, âgé de 68 ans, mardi 25 septembre sur Twitter.
« Je dois m’absenter quelque temps de la présentation du JT de 13 heures. J’ai en effet subi une intervention chirurgicale pour un cancer de la prostate. Tout va bien », a déclaré M. Pernaut.
Jean-Pierre Pernaut, qui a fêté ses trente ans d’antenne en février, est remplacé depuis lundi par Jacques Legros.
Sa femme, Nathalie Marquay-Pernaut, a également annoncé la nouvelle sur Instagram. « Il m’a toujours soutenue dans mon combat pour ne pas considérer le mot “cancer” comme un tabou et souhaite montrer l’exemple en étant honnête sur sa situation », a écrit l’ex-Miss France engagée dans la lutte contre le cancer après avoir elle-même vaincu une leucémie. « A mon tour de le soutenir dans ce combat, ensemble nous sommes plus forts. Son leitmotiv ? Retrouver au plus vite le plateau du JT de TF1 », a ajouté Nathalie Marquay.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Le groupe américain achète Sky pour 33 milliards d’euros, battant Disney et Rupert Murdoch aux enchères.
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Comcast s’offre le leader européen de la TV à péage

Le groupe américain achète Sky pour 33 milliards d’euros, battant Disney et Rupert Murdoch aux enchères.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 11h12
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Une fois n’est pas coutume, Rupert Murdoch n’a pas remporté la mise. A 87 ans, le vieux baron des médias australo-américain s’est fait doubler samedi 22 septembre. L’américain Comcast, propriétaire de NBCUniversal, l’a battu dans sa bataille pour prendre le contrôle de Sky, la première télévision à péage d’Europe, l’achetant pour 30 milliards de livres sterling (33,4 milliards d’euros).

Le groupe américain des télécoms, qui est actuellement presque intégralement tourné vers les Etats-Unis, prend ainsi possession d’une pépite. Créé en 1989, Sky domine la télévision à péage au Royaume-Uni, en Italie et en Allemagne, avec 23 millions de clients. Lancé à ses débuts sur une offre basée sur le football et les films, comme Canal+ en France, le groupe a su ne pas se faire prendre à contre-pied par la révolution d’Internet. « En plus de ses programmes, il a créé une entreprise de télécoms, là où d’autres télévisions à péage ont été dépassées », note Alice Enders, d’Enders Analysis, une société de consultants. Aujourd’hui, outre sa traditionnelle télévision par satellite, Sky propose de l’Internet haut débit, du téléphone fixe et portable. Quant à ses contenus, ils peuvent désormais se regarder sur de multiples écrans, y compris les smartphones. Le groupe demeure très rentable, n’ayant pour l’instant guère souffert de la concurrence des Netflix et autres géants du Web : en 2017, il a dégagé un bénéfice net d’un milliard de livres.
Pour Comcast, cette acquisition est stratégique. Le groupe américain est avant tout une entreprise de télécoms, vendant aux Etats-Unis des connections Internet et de la téléphonie sous la marque Xfinity. Il est moins présent sur les contenus, même s’il possède désormais les studios de cinéma Universal (dont les parcs d’attraction) et les chaînes de télévision NBC, NBC News, CNBC… Ses 29 millions de clients se trouvent à 91 % aux Etats-Unis. Sky et Comcast sont donc très complémentaires.
Comme une série télé
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Le syndicat Alternative CFDT a également invité l’écrivain et rélisateur à « faire un reportage avec les policiers » et appelé Gérard Collomb « à engager des poursuites ».
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Un syndicat de police saisit le CSA pour des propos « antiflics » de Yann Moix

Le syndicat Alternative CFDT a également invité l’écrivain et rélisateur à « faire un reportage avec les policiers » et appelé Gérard Collomb « à engager des poursuites ».



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 00h20
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 11h55
   





                        


Les policiers « chient dans leur froc ». Yann Moix a suscité la colère du syndicat de police Alternative CFDT, qui a annoncé samedi 22 septembre au soir avoir saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). L’écrivain et réalisateur a tenu ces propos lors de l’émission sur C8 de Thierry Ardisson qui avait invité le journaliste Frédéric Ploquin, venu présenter son livre La peur a changé de camp, et deux policiers venus témoigner.
« Si vous venez dire ici que les policiers ont peur, vous savez bien que la faiblesse attise la haine : dire que vous chiez dans votre froc, alors que vous faites un métier qui devrait prendre cette peur en compte… », a-t-il dit sans terminer son raisonnement. Il a également accusé les policiers de se « victimiser à longueur d’émission de télévision » alors que leurs « cibles préférées sont les pauvres et les milieux défavorisés ».
« Je suis moi-même spectateur du harcèlement que vous pratiquez sur des gens inoffensifs (…) parce que, effectivement, la peur au ventre, vous n’avez pas les couilles d’aller dans des endroits dangereux », a-t-il ajouté.

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                Dans une tribune, l’écrivain Yann Moix s’en prend à la politique migratoire d’Emmanuel Macron



Des propos « à vomir »
Yann Moix « profite de sa célébrité médiatique pour déverser tout son fiel de haine “antiflic” », a dénoncé dans un communiqué le syndicat Alternative CFDT, condamnant des propos « à vomir ». Le syndicat a invité Yann Moix à « faire un reportage avec les policiers dans les quartiers difficiles et s’en prendre “plein la gueule” et on verra bien s’il a “les couilles” de rester sur place ».
Il a également appelé le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, « à condamner avec fermeté ces propos ignominieux et à engager des poursuites ». Le syndicat a en outre saisi le CSA.
Au début de l’année Yann Moix, lors d’un reportage sur les migrants de Calais, avait accusé la police de violences « affirmant détenir des preuves vidéos », rappelle aussi le syndicat qui « attend toujours ».

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                Yann Moix, philosophe en chemise






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Le gouvernement libéral-conservateur, sous la pression des populistes du Parti du peuple danois, impose à Danmarks Radio des économies draconiennes.
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Au Danemark, l’audiovisuel public soumis à une sévère cure d’amincissement

Le gouvernement libéral-conservateur, sous la pression des populistes du Parti du peuple danois, impose à Danmarks Radio des économies draconiennes.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h28
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Lors d’un entretien au Monde, avant la visite d’Etat d’Emmanuel Macron à Copenhague, fin août, le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, interrogé sur les liens unissant son pays à la France, mentionnait le Tour de France : une véritable passion danoise. « Seuls les Néerlandais sont plus nombreux que les Danois à suivre le Tour à la télé », affirmait-il. Ravi, M. Macron a promis, au cours d’une balade à vélo dans les rues de la capitale danoise, que le grand départ aurait lieu à Copenhague « dans les prochaines années ».
Un événement, cependant, qui ne sera pas retransmis sur les chaînes publiques danoises. Le gouvernement de M. Lokke Rasmussen n’a laissé d’autre choix à Maria Rorbye Ronn, la patronne de l’audiovisuel public danois, Danmarks Radio (DR), forcée d’annoncer, mardi 18 septembre, qu’elle ne prolongerait pas le contrat de retransmission du Tour. Même chose pour les matchs de la Ligue des champions de handball. C’est le résultat de la cure d’amincissement historique imposée au groupe.

Selon l’accord sur le financement public des médias, adopté le 28 juin, par le gouvernement libéral-conservateur, avec le soutien des populistes du Parti du peuple danois (DF), DR va devoir réaliser 773 millions de couronnes (104 millions d’euros) d’économies par an, soit au total, sur les prochaines cinq années, l’équivalent de 20 % de son budget annuel. L’opposition avait claqué la porte des négociations, pour protester contre des sacrifices jugés « inacceptables ». En vain.
Le divertissement, domaine le plus touché
Mardi 18 septembre, Maria Rorbye Ronn a donc présenté un premier plan de restructuration, qui devrait permettre d’économiser 420 millions de couronnes par an sur les trois prochaines années. Les coupes sont drastiques. D’ici à 2020, DR ne diffusera plus que trois de ses six chaînes. Deux seront uniquement disponibles en ligne. Trois de ses huit radios vont aussi disparaître. Au total, entre...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 22/09/2018
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Les médias face au cas Eric Zemmour

La chroniqueuse Hapsatou Sy, à qui l’essayiste a reproché de ne pas porter un prénom « français », appelle radio et télévision à le boycotter.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 09h35
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 07h28
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Toutes les vingt secondes en moyenne, sur le site Change.org, une nouvelle signature apparaît dans le menu déroulant d’une pétition en ligne. Elle appelle les chaînes françaises à ne plus inviter le journaliste Eric Zemmour. Son titre : « Interdire de médias les personnes portant des messages d’incitation à la haine. » Vingt-quatre heures après son lancement, jeudi 20 septembre, elle avait déjà été signée par plus de 100 000 personnes.
C’est Hapsatou Sy, entrepreneuse et chroniqueuse de l’émission « Les Terriens du dimanche », animée par Thierry Ardisson, sur C8, qui l’a lancée à la suite d’un accrochage avec M. Zemmour qui s’était déroulé lors d’un enregistrement, une semaine auparavant. L’essayiste, grand pourfendeur du multiculturalisme et habitué des polémiques, lui a reproché de porter un prénom n’appartenant pas au calendrier chrétien, estimant que sa mère aurait dû l’appeler « Corinne ».

Un vif échange s’en est ensuivi, au cours duquel Eric Zemmour, venu présenter son nouveau livre, Destin français (Albin Michel), a lancé : « C’est votre prénom qui insulte la France. La France n’est pas une terre vierge, c’est une terre avec une histoire, avec un passé. Et les prénoms incarnent l’histoire de la France. » Des propos coupés au montage par la production après consultation du service juridique et de la direction de la chaîne, mais que Mme Sy, choquée et meurtrie, a diffusés sur son compte Instagram, déclenchant la controverse.
Les esprits se sont calmés au sein de l’équipe des « Terriens » — Hapsatou Sy, qui n’a pas participé au dernier enregistrement, explique avoir reçu le soutien de la chaîne et l’assurance qu’elle continuerait à y travailler —, mais la polémique s’est déplacée sur un autre terrain, celui de la liberté d’expression : faut-il continuer à inviter Eric Zemmour, condamné à deux reprises pour provocation à la discrimination raciale (2011) et à la haine religieuse (2018) ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ L’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy présidait cette chaîne thématique du groupe TF1 depuis 2007.
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Patrick Buisson quitte la chaîne Histoire

L’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy présidait cette chaîne thématique du groupe TF1 depuis 2007.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 19h07
   





                        



   


L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, a démissionné de la chaîne Histoire, qu’il présidait depuis 2007, a indiqué le groupe TF1 vendredi 21 septembre. Les raisons de son départ n’ont pas été précisées. « Patrick Buisson a largement contribué au développement et au succès de la chaîne Histoire au cours de ces onze dernières années », note le communiqué de TF1. La chaîne Histoire attirait 2,6 millions de téléspectateurs par mois en moyenne au premier semestre 2017 (+ 9 % en un an).
Venu de l’extrême droite, l’ancien patron de Minute s’était fait connaître pour son influence sur Nicolas Sarkozy, qui avait emprunté de nombreux thèmes au Front national durant son mandat et sa campagne perdue contre François Hollande.
Plusieurs mises en examen
L’ancien conseiller de l’ombre était tombé en disgrâce en 2014 après la révélation de ses enregistrements clandestins à l’insu du président de la République. Mais depuis plusieurs mois, c’est à Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, qu’il rend des visites vespérales.

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          « Patrick Buisson, le mauvais génie », l’itinéraire d’une ascension calculée



Il est mis en examen pour recel de favoritisme dans l’affaire dite des « sondages de l’Elysée », soupçonné d’avoir profité de sa position pour réaliser d’importants bénéfices sur des sondages qu’il commandait au nom de sa société, Publifact, et qu’il revendait à l’Élysée durant le quinquennat Sarkozy (2007-2012).
Patrick Buisson, également mis en examen pour détournement de fonds publics, avait notamment signé une convention en 2007, qui octroyait à Publifact « l’exécution de sondages » à sa liberté d’appréciation et avec les instituts de son choix.

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                L’imprimeur de Nicolas Sarkozy






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Dans un communiqué, la Société des journalistes du titre regrette de voir « le business vampiriser l’éditorial ».
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Le magazine « L’Etudiant » cesse sa parution papier

Dans un communiqué, la Société des journalistes du titre regrette de voir « le business vampiriser l’éditorial ».



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 12h32
   





                        



   


Le dernier numéro papier du magazine L’Etudiant paraîtra en janvier 2019, selon un communiqué de la Société des journalistes du groupe. « Après plus d’un an d’agonie, la direction donne le coup de grâce avec un projet de PSE – plan de sauvegarde de l’emploi − qui a pour projet la suppression des services de documentation, de secrétariat de rédaction, d’iconographie, de fabrication et d’exécution », explique le communiqué. « L’écosystème équilibré du groupe L’Etudiant voit maintenant le business vampiriser l’éditorial », ajoute-t-il.
Racheté par une entreprise d’organisation de Salons
En juin dernier, les salariés du magazine avaient alerté sur leur situation avec un mouvement de grève, s’inquiétant déjà de la réorganisation menée depuis le rachat du titre par l’entrepreneur Marc Laufer à SFP, en avril 2017. Cinquante et un pour cent du capital du groupe va très prochainement être vendu à Comexposium, une entreprise d’organisation de Salons.
Le groupe L’Etudiant est rentable, avec un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros, mais, selon Marc Laufer, 80 % de ses revenus proviennent de l’organisation de Salons.

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                En plein bac, des salariés de « L’Etudiant » font grève






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Pixels a testé le site et l’application du nouveau bouquet sportif de SFR. Si les bugs techniques ont disparu, l’expérience reste assez pauvre.
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Test : que vaut vraiment l’offre numérique de RMC Sport pour suivre les coupes d’Europe ?

Pixels a testé le site et l’application du nouveau bouquet sportif de SFR. Si les bugs techniques ont disparu, l’expérience reste assez pauvre.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 14h44
    |

            William Audureau








                        



   


Il était difficile de rater l’événement. En marge de la première journée de phase de poules de Ligue des champions et d’Europa League 2018-2019, la chaîne sportive RMC Sport, qui en a désormais l’exclusivité, faisait ses grands débuts médiatiques cette semaine. Nous avons passé la semaine sur l’offre numérique proposée par SFR – la seule accessible aux abonnés Orange ou Free, qui n’ont plus que cette possibilité pour suivre les compétitions autrefois diffusées sur BeIN Sport, Canal+ et le groupe M6.
L’offre
Pour 19,90 euros par mois (et 9,90 euros pour les abonnés SFR), cette offre donne accès à un bouquet de cinq chaînes (RMC Sport 1, 2, 3, 4 et News) accessibles à n’importe quel moment depuis l’application ou le site RMC Sport, ainsi qu’à 12 canaux supplémentaires actifs lorsque plusieurs rencontres se disputent en même temps, comme en phase de poules de l’Europa League.

   


C’est la première fois en vingt ans qu’un même service propose l’intégralité des rencontres de la compétition européenne reine. Celles-ci étaient jusqu’à présent partagées entre TF1 et Canal+, puis Canal+ et BeIN Sport.
A noter qu’un même compte peut être installé sur cinq périphériques différents, mais au contraire des concurrents, il ne permet pas l’utilisation de plus d’un en simultané. Concrètement, il n’est pas possible de prêter son abonnement pour qu’un ami en profite en même temps que soi.
Compatibilité
Le site est accessible depuis n’importe quel ordinateur connecté depuis la France en utilisant un navigateur Chrome ou Firefox. Quant à l’application, elle a été déployée sur Apple TV, Samsung TV (2015 ou plus), Android TV, Chromecast, Apple TV 4e génération ou plus, Android 4.4 et plus, iPhone et iPad version 9.3 et plus. En revanche, il n’est pas possible de la trouver sur PlayStation 4 ou Xbox One, contrairement à BeIN Sports et Canal+.
Le contenu
L’offre numérique de RMC Sport donne accès à l’intégralité des rencontres de la Ligue des champions et d’Europa League en direct, ce qui est évidemment son principal intérêt, ainsi qu’à plusieurs de leurs résumés en replay.
On y trouve également plusieurs magazines consacrés au football : analyses d’après-match, quiz, tribunes, etc. En revanche, il n’est pas possible de revoir en entier le match de son choix. Vendredi 21 septembre, hors magazines, seul Manchester City-Olympique lyonnais et le résumé de la soirée du 18 septembre étaient disponibles en replay.
Sa grille de programme couvre également le football et le rugby anglais, la boxe, l’UFC, la gymnastique rythmique et même le sumo.

   


Les fonctionnalités
Rien que de très classique. L’onglet « mode expert » permet d’accéder en pleine rencontre aux statistiques générales (possession, tirs, fautes…), à la feuille de match et aux scores en direct dans les autres stades. Il n’est pas disponible en replay.
Les aficionados de football chercheront en vain des options avancées comme la heatmap des joueurs (la répartition spatiale de leur activité), des statistiques individuelles, la possibilité de revoir les buts à volonté ou le simple nom des buteurs : il n’y en a pas.
RMC Sport est très loin des fonctionnalités avancées de Canal Football App, qui permettait d’accéder à des caméras inédites durant un match, de visionner les ralentis en pleine rencontre, d’accéder aux statistiques de chaque joueur et même de noter le match. L’application se contente du strict minimum, et n’offre de ce point de vue pas grand-chose de plus en matière d’enrichissements multimédia par rapport à un lien de streaming sauvage.
Le flux

   


Il n’a suffi que d’une soirée, la première, cauchemardesque, pour que RMC Sport se taille la réputation d’un service ne fonctionnant pas. Dans les faits, si Pixels a bien constaté une indisponibilité complète du service en début de soirée le 18 septembre, les deux journées suivantes se sont déroulées sans le moindre accroc majeur, à l’exception de quelques microcoupures.
Jeudi 21 septembre, certes sur des affiches moins prestigieuses et donc un afflux moins important de connexions, il était possible de profiter de l’Europa League de manière parfaitement normale. Il en était de même la veille pour Manchester City-Olympique lyonnais, quoique avec une légère latence – tare habituelle des retransmissions en streaming.
L’expérience
Il en faudra plus pour satisfaire les habitués à Canal+ et BeIN Sport. La mise en scène des matchs brille en effet par son économie de moyens et les commentaires par leur manque de relief. Comme son nom le suggère, RMC Sport évoque d’avantage une radio mise en image, avec ses consultants omniprésents (Emmanuel Petit, Jérôme Rothen, Christophe Dugarry…) qui semblent davantage choisis pour leur notoriété et leur franc-parler que pour leur sens de l’analyse.

   


Les commentaires comme les debriefs d’après-match s’en ressentent, si l’on en juge leur pauvreté et leur manque de hauteur. Or ce qui peut convenir pour une radio gratuite passe moins pour un service numérique censément premium.
D’une manière générale, RMC Sport donne l’impression paradoxale d’un service qui s’est offert un sésame de luxe avec la Ligue des champions, mais qui manque de moyens et de savoir-faire pour la mettre en avant. Une impression d’autant plus spectaculaire que ses concurrents excellent dans ce domaine.
Le lancement d’une nouvelle version de l’application dès le 19 septembre, au lendemain d’une première ratée, montre toutefois que SFR entend être réactif. Etant donné l’importante marge de progression de son service, que ce soit sur la forme comme sur le fond, ce souci de mieux faire ne sera pas de trop.
En bref :
Les +
Toutes les coupes d’Europe au même endroit, n’importe oùFacile à envoyer sur un téléviseur avec Chromecast ou Apple TV
Les -
Pas de partage de compteFonctionnalités rachitiquesLa pauvreté des commentaires



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ La direction du groupe prévoit de mutualiser les articles de quatre de ses quotidiens. Une motion de défiance a déjà été signée par 62 % des journalistes.
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A « Ouest-France », le plan de réorganisation ne passe pas

La direction du groupe prévoit de mutualiser les articles de quatre de ses quotidiens. Une motion de défiance a déjà été signée par 62 % des journalistes.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 11h27
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


Les quelque 200 journalistes grévistes rassemblés, lundi 17 septembre, devant le siège de Ouest-France à Rennes ont couvert des dizaines de manifestations au cours de leur carrière. Mais pour celle qui les réunissait ce jour-là, ils avaient troqué leurs stylos et carnets pour des pancartes et des mégaphones.
A l’origine de ce mouvement, qui a entraîné mardi des perturbations notamment dans les éditions de Ouest-France dans la Sarthe et la Mayenne, le plan de réorganisation des rédactions annoncé le 13 septembre aux journalistes du groupe par leur direction. Les contenus des quatre titres de SIPA Ouest-France (Ouest-France, Courrier de l’Ouest, Le Maine libre, Presse Océan) seront à l’avenir « mutualisés ». Avec, à la clé, 56 emplois supprimés et cinq rédactions locales fermées.
En clair, dans les trois départements où le groupe compte deux journaux, le quotidien en meilleure santé financière alimentera en contenu son concurrent. Ainsi, à compter de septembre 2019, les journalistes du Maine libre, dans la Sarthe, et du Courrier de l’Ouest, dans le Maine-et-Loire, fourniront une partie des articles des éditions locales de Ouest-France. En Loire-Atlantique, les informations produites par Ouest-France seront reprises par Presse Océan.
Au-delà de la colère, ce projet suscite l’incompréhension des rédactions, qui s’interrogent sur sa pertinence économique. « Les lecteurs n’auront plus aucun intérêt à acheter Ouest-France s’il ne fait que reprendre les articles du journal concurrent. A terme, cela ne fera qu’accélérer la chute des ventes », anticipe Serge Poirot, journaliste à Ouest-France à Rennes et délégué du Syndicat national des journalistes (SNJ). Un de ses collègues, qui souhaite rester anonyme, se dit lui aussi sceptique : « On comprend qu’il faille trouver des économies. Mais ce n’est pas en abandonnant des bassins de vie comme Angers ou Le Mans que l’on va gagner des lecteurs. »

        Lire aussi :
         

                Appel à la grève à « Ouest-France » à l’annonce d’un projet de réorganisation



Chute des ventes
Cette réorganisation pose aussi la question de l’information proposée aux lecteurs, pointent les journalistes. Rédacteur au Courrier de l’Ouest à Angers, Bruno Jeoffroy dénonce une « atteinte au pluralisme » : « Même si on appartient au même groupe, nos deux journaux se battaient pour le scoop. Demain, cette émulation n’existera plus », déplore-t-il.
Confrontée à un net recul des ventes de Ouest-France (685 000 exemplaires en 2017 contre 767 000 en 2012), la direction du groupe espère ainsi économiser 3,5 millions d’euros par an. Une manne notamment destinée à renforcer sa présence sur Internet. « Notre modèle économique est encore trop tourné vers le papier alors que la diffusion chute. Il faut réussir à attirer des abonnés numériques », explique François-Xavier Lefranc le rédacteur en chef de Ouest-France. Chez les salariés, l’argument peine à convaincre. « Avant de publier un article sur Internet, il faut des journalistes sur le terrain pour l’écrire », souffle un reporter rennais.
Parallèlement à cette mutualisation de contenus, le plan prévoit aussi le renforcement de 27 agences locales, l’ouverture de deux postes à Paris, le développement d’un pôle investigation à Rennes et la création d’une antenne à Bruxelles. « Nous devons être présents à l’échelon européen pour traiter des questions majeures pour nos régions, comme l’agriculture ou la pêche », assure M. Lefranc. Au total, 73 postes seraient supprimés – sans licenciement sec – et 17 créés.
Mercredi 19 septembre, la motion de défiance adoptée par les journalistes à l’encontre de leur direction avait recueilli 359 signatures sur 576 cartes de presse. Neuf mois après le décès de l’ancien patron du quotidien, François-Régis Hutin, le coup est rude pour les rédactions. « Il avait toujours promis que chaque journal du groupe garderait son identité, rappelle un journaliste angevin. Tout son héritage est balayé en à peine un an. »



                            


                        

                        


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Ligue des champions sur RMC Sport : Alain Weill promet une deuxième soirée de football moins chaotique

La chaîne de l’opérateur SFR a été vivement critiquée après de nombreux dysfonctionnements lors de Liverpool-PSG, mardi soir.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 18h56
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 03h43
    |

            Sandrine Cassini








                        


Après l’énorme bug qui a gâché la première soirée de Ligue des champions sous drapeau RMC Sport, l’opérateur assure que tout a été réalisé en vingt-quatre heures pour résoudre les problèmes rencontrés la veille. « Ce soir, cela devrait bien se passer », assure Alain Weill, le patron d’Altice Europe, l’entité qui coiffe à la fois RMC Sport et l’opérateur SFR. Prudent, il se garde toutefois d’annoncer que tout a été résolu et que la rencontre entre Manchester City et l’Olympique lyonnais se passera sans encombre. « Sans nier les difficultés d’hier, 90 % de nos abonnés ont pu regarder le match. Mais 10 % de clients qui ont des problèmes, c’est trop. Nous sommes les premiers frustrés », ajoute le dirigeant.
Pour assurer le match de ce soir, l’opérateur de télévision payante assure avoir « rajouté des serveurs », tout en niant un sous-investissement dans l’infrastructure. Il assure avoir tenté d’accroître dès mardi les capacités mais explique avoir été « dépassé par le succès. Nous avons eu plus de 2 millions de sollicitations », dit Alain Weill, qui rappelle avoir gagné 200 000 nouveaux abonnés, un chiffre record. « Nous allons revoir l’installation pour que tout cela s’améliore dès la semaine prochaine », annonce-t-il.
Autre problème, de nombreux téléspectateurs ont été déstabilisés par le principe même de l’offre d’accès par Internet facturée 20 euros par mois, qui nécessite pour le quidam de mettre en place un dispositif spécial pour regarder son match sur écran télé. « Cela dépend si l’on sait manipuler le digital », reconnaît le patron.
Les « fragilités » de la télévision par Internet
Des têtes vont-elles tomber au sein du groupe ? Les murs promettent de trembler dans les locaux flambant neufs du groupe à Paris. « C’est Armando Pereira qui a repris les choses en main au niveau de la technique », annonce aussi Alain Weill. Inconnu du grand public, Armando Pereira est le bras droit de Patrick Drahi, propriétaire d’Altice Europe. Associé historique de l’homme d’affaires, le Portugais travaille au redressement de SFR. Connu pour ses méthodes de management contestées, il a fait valser les têtes dès son arrivée il y a un an et demi.
Mais Alain Weill rejette aussi les difficultés de la veille sur la télévision par Internet, une technologie qui recèle encore des « fragilités ».« Les bugs ne sont pas réservés à SFR », affirme t-il, tout en rappelant qu’il suffit de s’abonner à SFR et d’opter à l’option RMC Sport de 9 euros par mois pour avoir une qualité d’image parfaite.
Malgré une soirée désastreuse, l’homme n’oublie pas le premier objectif du groupe en rachetant les droits du foot : faire entrer de nouveaux abonnés chez l’opérateur en difficulté en forçant la main aux amateurs de foot. A la fois pour calmer le jeu et pour montrer l’intérêt d’avoir une box au carré rouge et blanc, le PDG lève le voile sur une offre couplée 100 % foot « à moins de 40 euros, incluant RMC Sport, Canal+ et BeIN Sport », annonce-t-il. S’agit-il d’une offre définitive ou d’un rabais d’un an, qui sera revu à la hausse ? Silence radio pour l’instant sur le sujet.
Une chose est sûre, pas question pour le moment de permettre aux abonnés d’Orange, Bouygues Telecom ou SFR de s’abonner à RMC Sport via leur box. L’opérateur de télévision a conclu un accord avec Canal+ uniquement sur les 2 millions de clients satellites. « C’est le choix de SFR qui voulait continuer à négocier avec les autres opérateurs », indique Maxime Saada, le président du directoire de Canal+, qui précise aussi que si le groupe a été victime « d’une surcharge au moment de la prise d’abonnements, toutes les personnes abonnées au satellite qui voulaient voir le match l’ont vu ».
Il faut dire qu’Alain Weill continue de demander des minimums garantis conséquents aux opérateurs télécoms pour avoir le droit de commercialiser RMC Sport. « Le montant des droits est connu, ça n’aurait pas de sens qu’ils paient moins que SFR », dit Alain Weill. De bonne source, le PDG réclame 230 millions d’euros à Orange et 120 millions d’euros à Free (dont Xavier Niel, le fondateur, est actionnaire du Monde à titre personnel). Il aurait aussi demandé 50 millions d’euros à Canal+ pour ses 2 millions de foyers, un chiffre que le groupe ne commente pas. « Il n’y a pas de discussions. Les positions sont irréconciliables », tranche un porte-parole d’Orange. Au sein de l’opérateur, on estime pour la France, que seulement 300 000 personnes, tout opérateur confondu, sont prêtes à payer 20 euros par mois pour les matchs de Coupe d’Europe. Autrement dit, à elle seule, la Ligue des champions ne rapporterait ainsi que 72 millions d’euros par an. Loin, très loin des 350 millions d’euros que SFR va débourser chaque année pour diffuser le prestigieux championnat européen.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ L’ex-république soviétique du Caucase avait attaqué en 2015 l’équipe de l’émission de France 2 pour la diffusion d’un reportage la présentant comme une « dictature, l’une des plus féroces au monde ».
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L’Azerbaïdjan qualifié de « dictature » par « Cash investigation » : un Etat ne peut pas poursuivre en diffamation, dit la justice française

L’ex-république soviétique du Caucase avait attaqué en 2015 l’équipe de l’émission de France 2 pour la diffusion d’un reportage la présentant comme une « dictature, l’une des plus féroces au monde ».



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 17h31
   





                        



   


La justice française a confirmé, mercredi 19 septembre, que l’Azerbaïdjan, qualifié de « dictature » par la journaliste Elise Lucet dans l’émission « Cash Investigation », ne pouvait engager de poursuites en diffamation, à l’instar de tout autre Etat.
Comme en première instance, les poursuites de l’ex-république soviétique du Caucase ont été déclarées irrecevables par la cour d’appel de Versailles.

L’Azerbaïdjan perd en appel  contre #CashInvestigation la liberté d’informer a gagné #laurentrichard— EliseLucet (@Elise Lucet)


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Impossible de diffamer un Etat
« Un Etat étranger ne (peut) pas être assimilé à un particulier » et la loi relative à la liberté de la presse de 1881 « ne permet pas à un Etat étranger, pas plus qu’à l’Etat français, d’engager une poursuite en diffamation », a rappelé la cour dans un arrêt dont l’AFP a obtenu copie. Seuls les responsables et représentants d’un Etat peuvent demander réparation s’ils estiment que leur réputation ou leur honneur ont été entachés.
La cour a donc estimé que c’était « à bon droit que les premiers juges » du tribunal correctionnel de Nanterre avaient « rejeté les demandes formées par l’Etat d’Azerbaïdjan ».
Selon l’organisation Reporters sans frontières (RSF), c’était la première fois qu’un Etat étranger poursuivait un journaliste sur le sol français.
L’Azerbaïdjan avait porté plainte peu après la diffusion le 7 septembre 2015 d’un reportage sur les coulisses des voyages présidentiels de François Hollande. La présentatrice Elise Lucet avait introduit le sujet en présentant le régime de Bakou comme une « dictature, l’une des plus féroces au monde ».

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Le ministère public avait requis à l’audience, le 13 juin, un abandon de la procédure ou, à défaut, une relaxe de France Télévisions et de Mme Lucet, ainsi que de l’auteur du reportage, le journaliste Laurent Richard, qui avait qualifié le chef de l’Etat caucasien de « dictateur » et de « despote » dans une émission de radio.
Liberté d’expression
« Pour nous, cette décision aboutit à ce que toute personne puisse tenir des propos diffamatoires voire racistes ou antisémites sans qu’un Etat puisse se défendre », a réagi mercredi Laurence Dauxin, l’une des avocates de l’Etat caucasien. « C’est un déni de justice », a-t-elle estimé, précisant que son client réfléchissait à un pourvoi en cassation ou à lancer une nouvelle procédure, au civil.
A contrario, pour Juliette Félix, avocate de France Télévisions et d’Elise Lucet, l’arrêt de la cour d’appel est « une très bonne décision » qui « garantit la liberté d’expression des journalistes dénonçant les exactions commises par les dictatures et autres Etats autoritaires ». « C’est une très bonne nouvelle pour la démocratie. Les dictatures ne peuvent pas exporter leur censure en France », a renchéri Virginie Marquet, avocate de M. Richard.
L’Azerbaïdjan occupe la 163e place sur 180 dans le classement de la liberté de la presse établi en 2018 par l’ONG Reporters sans frontières.

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Comment « Le Monde » a enquêté sur la stratégie d’influence de l’Azerbaïdjan
En partenariat avec dix autres rédactions européennes, dont l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), le Berlingske danois, la Süddeutsche Zeitung et le Guardian, Le Monde a disséqué le fonctionnement de la « Lessiveuse » (« Laundromat ») azerbaïdjanaise : 16 000 transactions effectuées par quatre sociétés offshore proches du régime, entre 2012 et 2014.
Parmi les bénéficiaires des 2,5 milliards d’euros distribués, on trouve l’Allemand Eduard Lintner et l’Italien Luca Volontè, deux anciennes figures de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, une institution dont l’objet est la défense des droits humains.
L’Azerbaïdjan, où toute opposition est muselée, a ainsi érigé en priorité de sa diplomatie la lutte contre les critiques de sa politique en matière de droits humains. Le pays cherche aussi des soutiens dans le conflit du Haut-Karabakh, qui l’oppose à son voisin arménien. Autre personnalité ayant reçu des virements de la « Lessiveuse » : Kalin Mitrev, mari de l’actuelle directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova.
Retrouvez tous les articles de notre dossier :
« Diplomatie du caviar » au Conseil de l’Europe : comment l’Azerbaïdjan s’offre l’amitié de responsables politiques européens« Diplomatie du caviar » en France : les échanges de bons procédés entre l’Azerbaïdjan et les élus françaisDroits de l’homme : où en est l’Azerbaïdjan ?Tribune de Khadija Ismaïlova, journaliste d’investigation azerbaidjanaise : « L’Azerbaïdjan rappelle les dernières années du régime du chah iranien »





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Le magazine people a été condamné à 45 000 euros d’amende et 100 000 euros de dommages et intérêts pour des clichés publiés en septembre 2012.
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« Closer » condamné en appel pour avoir publié des photos de Kate Middleton dénudée

Le magazine people a été condamné à 45 000 euros d’amende et 100 000 euros de dommages et intérêts pour des clichés publiés en septembre 2012.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 15h48
   





                        


L’affaire avait fait grand bruit, en France et surtout outre-Manche, quand Closer avait publié, en septembre 2012, des photos volées du prince William et de sa femme, Kate Middleton, la poitrine dénudée. La cour d’appel de Versailles a confirmé, mercredi 19 septembre, la condamnation des deux dirigeants du magazine people à une même amende de 45 000 euros, la sanction maximale.
Dans son arrêt, la cour a confirmé en tout point le jugement rendu en première instance en septembre 2017, qui avait condamné la directrice de rédaction, Laurence Pieau, et le directeur de publication, Ernesto Mauri, pour « complicité ou divulgation d’un document obtenu par une atteinte à l’intimité de la vie privée ». La cour a aussi suivi le tribunal correctionnel de Nanterre, en validant les 100 000 euros de dommages et intérêts alloués à Kate Middleton et à son mari.
Le no 379 de l’hebdomadaire people, daté du 14 septembre 2012, contenait des clichés estivaux de la duchesse et du duc de Cambridge au bord de la piscine d’un luxueux domaine du sud de la France. Cette publication avait fait scandale au Royaume-Uni et provoqué le courroux de la famille royale britannique, qui avait saisi la justice française et obtenu l’interdiction de toute nouvelle diffusion des images, que même les tabloïds anglais s’étaient refusés à publier.
Deux photographes, soupçonnés d’être les auteurs des clichés, ont aussi vu leur condamnation confirmée mercredi à 10 000 euros dont 5 000 avec sursis. Ces deux paparazzis de l’agence parisienne Bestimage, Cyril Moreau et Dominique Jacovides, ont toujours nié avoir pris les photos incriminées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Actuellement, il faut être abonné à RMC Sport pour suivre les compétitions européennes et à Canal+ et BeIN Sports pour suivre la Ligue 1 et les championnats européens.
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Football à la télévision : SFR va lancer une offre à 40 euros avec Canal+, BeIN Sports et RMC Sport

Actuellement, il faut être abonné à RMC Sport pour suivre les compétitions européennes et à Canal+ et BeIN Sports pour suivre la Ligue 1 et les championnats européens.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 14h59
   





                        


Nouveau détenteur des droits de la Ligue des champions – et après une première soirée marquée par de nombreuses difficultés techniques –, l’opérateur SFR va proposer la semaine prochaine un bouquet comportant Canal+, BeINSports et RMC Sport pour moins de 40 euros, a annoncé son PDG, Alain Weill, mercredi 19 septembre sur RTL.
A l’heure actuelle, il faut être abonné à RMC Sport (de 9 à 19 euros par mois) pour suivre les compétitions européennes, à Canal+ ainsi qu’à BeIN Sports (34,90 euros mensuels pendant deux ans, puis 49,90 euros par mois) pour regarder le championnat de France et les principaux championnats européens. Au total, il faut donc souvent débourser plus de 50 euros pour pouvoir tout suivre.
L’opérateur (filiale du groupe Altice), qui a racheté pour 370 millions d’euros par saison les droits des compétitions européennes de football jusqu’en 2021, propose cette offre après une soirée difficile mardi pour les premiers matchs de la phase de poules de la Ligue des champions. Face à l’afflux de connexions, les serveurs de l’opérateur n’ont pas tenu et de nombreux abonnés à l’offre numérique n’ont pas pu voir de match.
« On fait le maximum, on a des équipes qui sont depuis hier soir sur le sujet pour améliorer la capacité. On a été dépassés par notre succès, on est bien au-delà de nos objectifs », a déclaré M. Weill, estimant que 10 % des abonnés numériques ont eu des difficultés.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ La chaîne sportive phare de SFR a connu une première soirée de Ligue des champions compliquée, marquée par de nombreux bugs.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/09/2018
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Pépins techniques sur RMC Sport : « Nous avons été dépassés par le succès »

La chaîne sportive phare de SFR a connu une première soirée de Ligue des champions compliquée, marquée par de nombreux bugs.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 00h48
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 12h55
    |

            William Audureau








                        



   


« Merci le site SFR.fr d’être indisponible. Merci RMC Sport d’être invisible. Merci le football de vous être vendu très cher à un marchand de téléphone, spécialiste de la friture, alors que les coupes d’Europe, c’est du gros poisson. »
Dans la soirée de mardi 18 septembre, l’ancien présentateur d’émission littéraire Bernard Pivot n’a pu réprimer un bon mot pour exprimer sa frustration devant les ratés de la nouvelle chaîne sportive phare du paysage audiovisuel français, et notamment son offre numérique défaillante. Il était loin d’être le seul : durant le match Liverpool - Paris-Saint-Germain, RMC Sport s’est retrouvé en tête des sujets les plus discutés sur Twitter, souvent dans un langage bien moins fleuri.
Il faut dire que, pour une première, cela aura été une première « compliquée » pour la chaîne, qui a dû faire face à de gros dysfonctionnements. Plantages, déconnexions, service inaccessible… Le service de communication de SFR a très vite reconnu le problème mardi soir : « C’est la première grande soirée, il y a des difficultés sur la plate-forme de l’application RMC Sport. Toutes les équipes techniques sont sur le pont. »
« C’était du délire »
Au lendemain de cette première soirée désastreuse, et après une courte nuit, Alain Weill, patron de SFR et de RMC Sport, n’a pas ménagé sa peine pour calmer l’ire de ses nouveaux clients. Faisant le tour des radios, il a multiplié excuses et débuts d’explications pour évoquer l’énorme bug qu’a connu la veille le nouveau diffuseur de la Ligue des champions :
« Nous avons été dépassés par le succès. Nous avions prévu de recruter beaucoup d’abonnés ces derniers jours mais nous en avons recruté 200 000. Je crois que cela n’est jamais arrivé dans l’histoire des télécoms », a-t-il argué dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin, qui œuvre sur les antennes maison du groupe. « ESPN [aux Etats-Unis] aussi a connu quelques difficultés au moment où ils se sont lancés sur cette technologie. Comme Internet, il y a vingt ans, cela ne marche pas toujours », a-t-il ajouté sur France Inter.
Dès l’après-midi de mardi, les aficionados de la Ligue des champions ne pouvaient plus s’abonner à la chaîne par Internet, dont l’accès est facturé 19 euros par le groupe. Dès ce moment-là, RMC Sport a constaté qu’il perdait des clients. Dans un communiqué diffusé dans la soirée, l’opérateur a présenté ses excuses et décidé d’offrir le premier mois d’abonnement.
Quelques jours plus tôt, Alain Weill avait pourtant promis dans L’Equipe que le nouveau service était « prêt à supporter un nombre de connexions qui va bien au-delà de nos objectifs ». Sans rien promettre, le groupe espère maintenant une plus grande stabilité du service pour la rencontre Manchester City-Lyon, qui se joue mercredi. « Nous étions dimensionnés pour gérer des milliers de sollicitations d’abonnement. Mais nous étions largement au-dessus. C’était du délire. Le réseau était bien dimensionné, nous l’avions vu sur la Coupe du monde. Mais la plate-forme de services Internet non », avance un porte-parole du groupe.

@RMCsport c'est quoi ce décalage de merde j'ai un match ya Steven Gerrard sur le terrain— Axel_OM_ (@Axel)


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Les défaillances du service en streaming de SFR sont rapidement devenues un sujet de plaisanteries amères sur les réseaux sociaux. Ces critiques ont été d’autant plus vives qu’Altice-SFR est devenu cette année le diffuseur des matchs de la Ligue des champions et de la Ligue Europa, dont il s’est offert l’exclusivité pour la bagatelle de 300 millions d’euros.

Franchement vous devriez regarder une TL de gens qui galèrent avec RMC Sport c'est surement plus drôle que le match lui même.— MVCDLM (@MVCDLM)


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« Juan Bernat, il doit être content que le match passe sur RMC Sport et pas sur une vraie chaîne que les gens regardent, sinon tout le monde aurait vu sa faute foireuse pour le péno le plus évident du monde », a ironisé le compte officiel du magazine So Foot. « ET L’OUVERTURE DU SCORE DE KYLIAN MBAPPÉ ! QUELLE FRAPPE ! #LIVPSG (De toute façon personne peut voir le match, autant inventer) », s’est amusé à poster celui d’un site de pari – Mbappé n’avait pas marqué.

Les abonnés RMC Sport, sachez qu'il y a actuellement 2-1 pour Liverpool.— MrKaiz (@Mr. Kaiz)


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D’autres ont fait preuve de plus d’aigreur, comme le journaliste sportif Pierre Ménès. « Rien ne marche. Personne ne répond. Un grand merci à RMC Sport pour son professionnalisme », s’est-il plaint d’un ton cinglant. De son côté, le média en ligne Les Jours a lié ce lancement chaotique à la suppression de 5 000 postes au sein de la marque au carré rouge.
Seuls les abonnés numériques concernés
Pour les néoabonnés à ce service, le plus cher pour une chaîne sportive (9 euros/mois pour les clients SFR mais 19 euros pour les autres), une amélioration du service sera rapidement exigée. Ces pépins n’ont fait que couronner un lancement déjà marqué par de nombreux témoignages d’hostilité de principe d’internautes déjà abonnés à Canal+ ou BeIN, et frustrés d’avoir à rajouter un nouvel abonnement pour pouvoir suivre l’intégralité des matchs des équipes françaises – onéreux et peu fiable, in fine.

Donc RMC Sport pour les non-abonnés SFR :
- Accessible que via une page web
— SeriousCharly (@Charly M.)


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Sur les réseaux sociaux, la soirée s’est vite muée en partages de liens vers des sites de streaming illégaux. Pourtant, tous les spectateurs n’ont pas été frappés par des problèmes d’accès au service. La chaîne RMC Sport fonctionnait normalement pour les abonnés à SFR, et certains internautes rapportent ne pas avoir rencontré de problèmes majeurs, au contraire des clients numériques.

Les techniciens de RMC Sports actuellement. https://t.co/foJr4IKjFM— sofoot (@SO FOOT)


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Les problèmes de serveurs saturés ne sont ni une exclusivité de RMC Sport, ni une première : l’application de Canal+, MyCanal, était déjà tristement célèbre pour être en souffrance les soirs de grosses affiches. Mais SFR s’est mis dans une situation plus complexe, sa chaîne sportive étant uniquement accessible en version streaming aux abonnés Free et Orange, faute d’accord entre les opérateurs concurrents.
En début de soirée, SFR a annoncé un rapprochement avec le groupe Canal+, mais qui ne concerne dans un premier temps que les abonnés à Canal Satellite. RMC Sport peut au moins se vanter d’avoir remis à la mode un autre type de multiplex. Une offre légale capricieuse sur un écran, un streaming illégal mais opérationnel sur un autre.

J’ai jamais vu ça, les gens qui ont pris RMC SPORT ne peuvent pas voir le match... CATASTROPHIQUE. Bon, soirée stre… https://t.co/C4LufU8JQJ— viinsky360 (@Vinsky)


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ L’accord a été signé mardi in extremis, avant le début de la Ligue des champions de football. Il permettra aux abonnés par satellite à Canal+ d’avoir un accès payant aux matchs sur RMC Sport.
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Ligue des champions : SFR et Canal+ ont trouvé un accord pour la distribution des chaînes RMC Sport

L’accord a été signé mardi in extremis, avant le début de la Ligue des champions de football. Il permettra aux abonnés par satellite à Canal+ d’avoir un accès payant aux matchs sur RMC Sport.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 19h06
   





                        


SFR a annoncé avoir signé un accord de distribution avec Canal+ pour ses chaînes RMC Sport, in extremis, avant le début, mardi 18 septembre au soir, de la Ligue des champions de football. Il s’agit du premier accord de ce type signé par l’opérateur avec l’un de ses concurrents. Sa maison mère, le groupe Altice Europe, avait mis la main en mai 2017 sur l’exclusivité des droits des coupes d’Europe de football, de Ligue des champions et de Ligue Europa, de 2018 à 2021 pour un montant record de 370 millions d’euros par saison.
Cet accord ne concerne que les 2 millions d’abonnés à Canal Satellite, ce qui confirmerait la volonté de SFR de garder le championnat pour ses abonnés. Les abonnés au satellite devront en outre payer 9 euros pour accéder aux chaînes RMC Sport, contre 19 euros pour les autres.
Outre la Ligue des champions, cet accord permettra aux abonnés par satellite à Canal+ d’avoir également accès au reste du contenu des six chaînes de RMC Sport, c’est-à-dire à « la “Premiere League” anglaise, le championnat de football du Portugal, ainsi que de l’équitation, de l’athlétisme, des sports extrêmes, etc. », écrit Canal+ dans son communiqué.

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RMC Sport, le pari de SFR
Avec l’achat des droits de diffusion en exclusivité de la Ligue des champions, SFR mise gros sur son bouquet RMC Sport. Le groupe a en effet déboursé 350 millions d’euros par an afin de conquérir de nouveaux abonnés.
Altice avait engagé voilà plusieurs mois des négociations avec les autres opérateurs afin qu’ils incluent dans leurs offres les chaînes du bouquet sportif. Las, ces discussions n’avaient pas abouti jusqu’ici. Il faut dire que SFR réclamait à ses concurrents entre 120 millions et 200 millions d’euros de minimum garanti. « Le prix a été calculé en fonction de la part de marché des opérateurs et de notre coût de grille, de 600 millions d’euros, plus une marge », confirmait M. Weill au Monde. D’après ce calcul, Orange, avec 40 % du marché, verrait sa facture flamber à 280 millions d’euros. Mais les sommes demandées ont fait sauter les intéressés au plafond. « A ses débuts, BeIN Sports se contentait de partager les revenus. Après, on a pu parler d’un minimum, qui n’a rien à avoir avec les prétentions de SFR », dit l’un d’eux.
Cet accord est donc un signal fort de la part de SFR à ceux qui s’interrogent sur la volonté réelle du groupe de proposer RMC Sport à ses rivaux.



                            


                        

                        

