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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Jean-Paul Ciret, codirecteur de l’Observatoire de la culture de la Fondation Jean-Jaurès dresse un bilan mitigé de l’opération de Stéphane Bern dans le cadre de sa mission pour la défense du patrimoine.
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Loto du patrimoine : « Aucune idée nouvelle n’a été apportée »

Dans une tribune au « Monde », Jean-Paul Ciret, codirecteur de l’Observatoire de la culture de la Fondation Jean-Jaurès dresse un bilan mitigé de l’opération de Stéphane Bern dans le cadre de sa mission pour la défense du patrimoine.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 16h33
    |

Jean-Paul Ciret (Codirecteur de l'Observatoire de la culture de la Fondation Jean-Jaurès)







                        



   


Tribune. Le premier tirage du « Loto du patrimoine » a rendu son verdict : 14 millions d’euros ont été misés. Ce qui permettra à la Fondation du patrimoine de recevoir 3,5 millions d’euros, alors que le seul joueur ayant trouvé tous les bons numéros ramassera pour sa part 13 millions d’euros.
Du côté du jeu de grattage, auquel il est encore possible de participer pendant quatre mois, 2,5 millions de tickets ont déjà été vendus (sur 12 millions émis) soit un gain de 3,8 millions pour la Fondation. En cette fin septembre l’opération « loto du patrimoine » a donc permis de dégager 7,3 millions d’euros au bénéfice de monuments en péril. Rappelons que la Fondation du patrimoine reçoit 0,72 euro par mise de 3 euros et 1,52 euro par ticket de 15 euros.
La Française des jeux et le président de la République se félicitent de ce résultat. Preuve de l’attachement des Français à leur patrimoine, les mises auraient été de 30 % supérieures à un tirage moyen. S’agissant d’un tirage exceptionnel, il faudrait pourtant le comparer à un autre tirage exceptionnel comme celui d’un vendredi 13, par exemple, sachant qu’en 2013 le vendredi 13 septembre les Français avaient misé, selon le magazine Challenge, 30 millions d’euros de plus que lors d’un tirage habituel !
Impasse prévisible
Quoi qu’il en soit, l’objectif de 20 millions d’euros reste atteignable à condition que, dans les quatre mois, les dix millions de tickets restants trouvent preneurs. Dans ces conditions, le gain total pour la Fondation sera d’environ 22 millions, soit un peu plus que l’objectif fixé, mais assez loin des sommes nécessaires aux deux cent cinquante monuments prioritaires et aux dix-huit jugés emblématiques qui illustrent les tickets du jeu de grattage. Les besoins de ces derniers sont estimés à près de 20 millions d’euros.

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Si les gains du Loto devaient couvrir la totalité des coûts, il ne resterait plus que 2 millions pour les deux cent cinquante autres ! Les travaux de restauration de l’aqueduc romain du Gier, sur les communes de Chaponost et de Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône), sont estimés à plus de 3 millions d’euros. Or l’on sait déjà que les deux communes ne recevront que 200 000 euros au titre du Loto. Une première annonce qui risque de devenir règle générale.
L’impasse était prévisible dès le départ puisque les deux cent cinquante projets nécessitaient environ 50 millions d’euros, bien au-dessus des prévisions de gains de la Française des jeux. Il y a donc deux façons traditionnelles d’analyser ces résultats.
La première consiste à se réjouir de ces 20 millions, qui sont mieux que rien et qui, au lieu de se noyer dans le budget général de l’Etat, serviront effectivement à une cause bien identifiée ; à se réjouir également de ce coup de projecteur qui ne peut qu’être utile à la cause des monuments.
Trois préalables
La seconde rappelle que l’Etat aurait très bien pu dégager cette somme de son budget général sans avoir à recourir à une opération spéciale et qu’il y a d’autres façons de sensibiliser l’opinion que de recourir à un jeu de hasard. Les deux s’entendent, reste que maintenant il faut pouvoir progresser pour éviter dans un an de reprendre le même débat.
Si l’on veut réellement progresser, il faut alors pouvoir lever trois préalables.
Le premier serait de mieux cerner les objectifs. Faut-il trouver des recettes complémentaires pour les monuments anciens y compris ceux qui bénéficient de mesure de protection ? Ou bien, faut-il mettre en place des dispositions spéciales pour des bâtiments que la puissance publique ne considère pas comme prioritaires mais qui, sans pouvoir attirer de nombreux touristes, méritent d’être sauvegardés au titre d’une mémoire et d’une histoire locale ?

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En refusant de choisir et en proposant une liste de bénéficiaires où l’Etat propriétaire côtoie de petites communes rurales et des associations de bénévoles, l’actuelle formule du Loto ne facilite pas la mobilisation et risque de produire bien des déceptions.
Le deuxième préalable serait de se mettre d’accord sur l’état réel de ce patrimoine à restaurer en distinguant notamment les travaux nécessités par l’état sanitaire des bâtiments, de ceux liés à leur adaptation à de nouveaux usages. Le ministère de la culture ne dispose malheureusement pas d’un tel état des lieux exhaustif (autant qu’il puisse l’être) et renseigné de façon scientifique. Un tel document, sur lequel le ministère pourrait s’appuyer pour négocier plus efficacement son budget, permettrait également de mieux cerner l’état réel de notre patrimoine et de relativiser certains discours sans doute trop catastrophiques.
Une ressource à la hauteur des objectifs
Si l’on veut bien se rappeler qu’il y a en France environ quarante-quatre mille bâtiments classés ou inscrits et qu’il faut plus que tripler ce nombre pour prendre en compte ceux dignes d’être conservés (en Allemagne, il y en a plus de sept cent cinquante mille !), les deux mille cinq cents dossiers urgents reçus par la mission patrimoine de Stéphane Bern laissent à penser que tout ne va pas si mal et que les politiques conduites depuis des années n’y sont pas pour rien.
Le troisième préalable serait de trouver une ressource à la hauteur des objectifs, car il est certain que les budgets actuels sont insuffisants. La formule mise en œuvre cette année ne le permet pas.

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Si les pouvoirs publics jugent qu’une augmentation, même minime, de la taxe de séjour est inopportune, on pourrait au moins revoir les règles de cette tranche spéciale du Loto en décidant, par exemple, de doubler la part des mises revenant à la Fondation du patrimoine, ce qui reviendrait à diminuer celle revenant aux joueurs. Ou bien en affectant une part des mises non distribuées, lorsqu’un tirage habituel n’a pas de gagnant, à la restauration des monuments. Il s’agirait là de mesures significatives et réellement extrabudgétaires.
Reste une question qui dépasse largement la mission patrimoine mais qui mérite d’être posée : pourquoi régulièrement les ministres, voire le président la République lui-même, confient-ils à des personnalités le soin de proposer des politiques nouvelles pour des sujets sur lesquels travaillent pourtant des administrations normalement compétentes ? A quoi servent ces missions ?
Un faible manque à gagner pour l’Etat
La question ne se poserait pas si les rapports qui en résultent étaient mis en œuvre et produisaient des effets positivement reconnus. Or, dans le seul champ du ministère de la culture, qui peut citer une mission confiée à une personnalité extérieure au ministère qui ait permis de renouveler le sujet auquel elle se confrontait ? Ce n’est certainement pas la qualité des personnalités missionnées qui doit être mise en cause, mais le mécanisme même sur lequel reposent ces missions.
Que leur demande-t-on fondamentalement ? De proposer le plus rapidement possible une mesure spectaculaire consensuelle et indolore budgétairement. De ce point de vue la mission confiée à Stéphane Bern a plutôt réussi : coup de projecteur assuré par une abondante couverture médiatique, mesure consensuelle pour le grand public et un faible manque à gagner pour le budget de l’Etat (les 3,5 millions d’euros du tirage).
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            data-slide-description="La maison d’Aimé Césaire à Redoute (Fort-de-France), ici le 5 avril. Cette habitation est classée aux monuments historiques depuis décembre 2014."
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            data-slide-description="La « mosquée » située dans la maison de Pierre Loti, à Rochefort (Charente-Maritime). Ce musée municipal est la maison d’enfance de l’écrivain Julien Viaud, plus connu sous son nom de Pierre Loti. Celui-ci a passé une grande partie de sa vie à transformer sa maison natale en un lieu théâtral, où il se mettait en scène lors de fêtes mémorables."
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            data-slide-description="Le domaine de Maison rouge, à La Réunion, abrite depuis quelques années le Musée des arts décoratifs de l’océan Indien."
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            data-slide-description="Le couvent Saint-François à Pino (Haute-Corse). Sa chapelle renferme une fresque, un chemin de croix, une chaire et des stalles du XVIIe siècle."
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            data-slide-description="L’hôtel de Polignac à Condom, dans le Gers. Edifié entre 1773 et 1777, il est classé monument historique depuis 1990."
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            data-slide-description="L’île Cigogne et son fort sur l’archipel des Glénan, dans le Finistère. Ce dernier est utilisé par les stagiaires du centre nautique de la région."
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            data-slide-description="Le château de Bussy-Rabutin à Bussy-le-Grand, en Côte-d’Or. Le plus célèbre propriétaire des lieux fut le comte Roger de Bussy-Rabutin (1618-1693), général des armées royales du roi Louis XIV, courtisan de la cour de France, philosophe et écrivain épistolaire, pamphlétaire, satirique et libertin, par ailleurs membre de l’Académie française."
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            data-slide-description="L’aqueduc romain du Gier est l’un des aqueducs antiques de Lyon, qui desservait la ville antique de Lugdunum. Il se situe à Chaponost, près de Lyon."
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            data-slide-description="L’habitation Bisdary à Gourbeyre, en Guadeloupe. Bâtie au XVIIIe siècle par les jésuites, elle devient une usine sucrière au début du XIXe siècle."
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            data-slide-description="Le château de Carneville dans la Manche, coté jardin. Précédé d’une vaste cour d’honneur de 26 mètres de long, il couvre 900 m2, auxquels il faut ajouter 2 000 m2 de dépendances et un parc de 7 ha."
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            data-slide-description="La rotonde ferroviaire de Montabon, dans la Sarthe. Le dépôt est fermé depuis 1954 et l’association Rotonde ferroviaire de la vallée du Loir (RFVL2) se charge de le préserver."
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            data-slide-description="L'hôtel-Dieu de Château-Thierry, dans l’Aisne. Aujourd’hui visitable, ce musée retrace au travers de ses dix-huit salles toute l’histoire hospitalière du site depuis sa fondation par la reine de France Jeanne de Navarre, épouse de Philippe IV le Bel."
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            data-slide-description="Les murs d’un bâtiment de l’ancienne sucrerie de Soulou, près de M’Tsangamouji, sur le territoire français de Mayotte. Le cyclone de 1898 a détruit en partie l’exploitation et l’usine."
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            data-slide-description="A l’intérieur du Théâtre des Bleus de Bar, à Bar-le-Duc dans la Meuse. Inauguré en 1902 sous le nom de « Nouveau Théâtre », il a accueilli plusieurs troupes importantes, notamment les célèbres tournées Frédéric Achard et Chataignié, qui faisaient les beaux jours des théâtres parisiens."
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            data-slide-description="La villa Viardot, ancienne demeure de l’écrivain russe Ivan Tourgueniev à Bougival, près de Paris."
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            data-slide-description="L’église catholique romaine du XIIe siècle de Notre-Dame de La Celle-Guenand, en Indre-et-Loire."
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            data-slide-description="Le pont d’Ondres à Thorame-Haute, dans le sud-est de la France. Bâti dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, il est constitué de deux arches très inégales de 17 et 9 mètres, pour une longueur totale de 41 mètres."
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            data-slide-description="La Maison du receveur des douanes à Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane. L’ensemble de la maison est dans un état de dégradation avancée, l’étage de la maison ayant été partiellement incendié."
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La maison d’Aimé Césaire à Redoute (Fort-de-France), ici le 5 avril. Cette habitation est classée aux monuments historiques depuis décembre 2014.

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Mais au-delà, on a vu que cela ne modifiait qu’à la marge les besoins de financement et le rythmes des mises en chantier et, surtout, qu’aucune idée nouvelle n’avait été apportée par rapport à tout ce qui avait été envisagé dans les années récentes et même anciennes.
Est-il pourtant impossible de concilier aura médiatique et approfondissement d’un sujet ? Oui, si déjà on acceptait de sortir de la dictature de l’urgence en donnant le temps nécessaire à un travail approfondi. Oui, si, comme première tâche, la mission devait prendre connaissance de tous les documents déjà produits sur le sujet (du moins les plus récents) et examiner pourquoi les mesures qui y étaient préconisées, soit n’ont pas été mises en œuvre, soit n’ont pas produit les effets escomptés. Cela paraît simple mais ce serait, en réalité, une véritable révolution.
Fondation Jean-Jaurès.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Les chercheurs Solène Morvant-Roux et Jean-Michel Servet demandent, dans une tribune au « Monde », la tenue d’un débat démocratique sur la généralisation des transactions numériques préconisée par le rapport Cap 22.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
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« La monnaie dématérialisée livre des informations bien au-delà de la transaction elle-même »

Les chercheurs Solène Morvant-Roux et Jean-Michel Servet demandent, dans une tribune au « Monde », la tenue d’un débat démocratique sur la généralisation des transactions numériques préconisée par le rapport Cap 22.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 15h30
    |

Solène Morvant-Roux (Professeure à l’université de Genève) et Jean-Michel Servet (Professeur honoraire à l’Institut de hautes études internationale...







                        



                                


                            
Tribune. Le rapport Cap 22 du comité Action publique 2022, affirme parmi ses objectifs celui d’atteindre une société zéro cash d’ici à 2022. Cette proposition (la seizième selon les éléments du rapport qui ont « fuité ») s’inscrit dans une lame de fond mondiale visant à supprimer les billets et les pièces en tant que support supposé dépassé de la monnaie.
Sont égrenés les multiples avantages d’un passage à une monnaie dématérialisée, électronique ou numérique : baisse des coûts de production et de circulation de la monnaie, lutte contre le blanchiment des fonds d’origine criminelle, lutte contre le financement d’activités terroristes. Pour certains, l’objectif de se débarrasser définitivement de l’argent liquide semble un passage obligé pour toute société qui se veut moderne.

La monnaie numérique ou électronique a diverses formes : écriture d’une ligne sur un compte bancaire, paiements par cartes ou par le biais des plates-formes et applications de paiement par téléphone mobile, etc. Elle n’est en réalité pas nouvelle puisque, dans un pays comme la France, il y a bien longtemps que les salaires sont versés sur des comptes bancaires auxquels sont adossées des cartes de paiement avec lesquelles il est possible de réaliser paiements, virements, etc.
Un accès au cash devenu difficile
La nouveauté réside donc plutôt dans la volonté de supprimer intégralement les transactions en liquide et ce, dans un mouvement global qui toucherait tous les pays ou presque. L’autre nouveauté concerne les acteurs impliqués dans ce mouvement, puisque l’on y trouve, outre des organisations à but philanthropique comme la Gates Foundation, la fondation MasterCard, des alliances supranationales comme l’Alliance for Financial Inclusion ou la Better than Cash Alliance, et enfin une myriade de fintech (entreprises d’innovation technologique dans le domaine financier) allant de petites start-up aux compagnies de téléphonie mobile en passant par PayPal...




                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-3">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Inégalités, guerre commerciale, montée des nationalismes : Richard Kozul-Wright, économiste à la Cnuced, liste, dans une tribune au « Monde », des similitudes entre les vingt premières années des XXIe et XXe siècles et invite à repenser urgemment le système international.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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« Le système commercial multilatéral accuse ses limites »

Inégalités, guerre commerciale, montée des nationalismes : Richard Kozul-Wright, économiste à la Cnuced, liste, dans une tribune au « Monde », des similitudes entre les vingt premières années des XXIe et XXe siècles et invite à repenser urgemment le système international.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 15h00
    |

Richard Kozul-Wright (Directeur de la division de la mondialisation et des stratégies de développement à la Conférence des Nations unies sur le com...







                        



                                


                            
Tribune. Le changement technologique transforme nos existences au quotidien. L’innovation numérique a déjà changé la façon dont nous gagnons notre vie, apprenons, faisons nos achats et nous divertissons. Au niveau collectif, cette « quatrième révolution industrielle » transforme la géographie de la production et les contours du travail. Mais au bout du compte, ce sont les décisions sociales et politiques qui seront prises – sous forme de règles, de normes et de politiques – qui façonneront l’avenir.
A cet égard, le malheur a voulu que la révolution numérique ait lieu à une époque néolibérale. Depuis quarante ans, un mélange d’illusionnisme financier, de pouvoir débridé des grandes sociétés et d’austérité économique a mis en pièces le contrat social apparu après la seconde guerre mondiale et a remplacé celui-ci par un ensemble différent de règles, de normes et de politiques aux niveaux national, régional et international.
Cela a permis au capital – matériel ou immatériel, de court ou de long terme, industriel ou financier – d’échapper à la supervision réglementaire, d’étendre son périmètre à de nouveaux secteurs lucratifs et de restreindre l’influence des responsables publics sur la conduite des affaires.
Corne d’abondance
Le programme néolibéral, euphorisé par la technologie et convaincu de son caractère inévitable et définitif, a fait sien le dessein d’un monde numérique interconnecté dans lequel les flux d’information ne seraient limités par aucune frontière artificielle. Les grands intérêts économiques ont suivi en transformant l’exploitation et le traitement des données en une corne d’abondance au service de la recherche de rentes.
Les événements récents − depuis la crise financière, en passant par la reprise léthargique qui a suivi, jusqu’aux scandales de « fausses nouvelles » et de pillage des données privées qui font à présent la « une » de l’actualité − ont contraint les responsables à devoir s’atteler aux injustices...




                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-4">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Il s’agit d’un retour dans le pays pour la première compagnie européenne qui n’avait plus de base en France depuis 2011, date de la fermeture de celle de Marseille.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Ryanair annonce l’ouverture de deux bases en France

Il s’agit d’un retour dans le pays pour la première compagnie européenne qui n’avait plus de base en France depuis 2011, date de la fermeture de celle de Marseille.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 13h45
   





                        



   


La compagnie aérienne irlandaise Ryanair a annoncé jeudi 27 septembre l’ouverture de deux bases en France d’ici à l’été 2019, à Bordeaux et Marseille, avec un investissement de 400 millions de dollars et la création de 120 emplois directs.
Il s’agit d’un retour dans le pays pour la première compagnie européenne, qui n’avait plus de base en France depuis 2011, date de la fermeture de celle de Marseille.
En janvier, Ryanair avait expliqué vouloir ouvrir quatre bases en France d’ici à 2019 pour y doubler son trafic. L’initiative survient après la décision rendue ce mois-ci par la Cour de cassation annulant une condamnation de la compagnie à bas coûts irlandaise pour travail dissimulé dans la cité phocéenne.

Les limites du modèle low cost - retrouvez nos tribunes
Les difficultés de la compagnie aérienne Ryanair amènent des économistes à débattre d’un concept longtemps vanté pour ses vertus.
« L’économie low cost est aux antipodes des défis sociaux et environnementaux », par l’économiste Philippe Moati« Le low cost constitue un formidable aiguillon de concurrence sur les marchés », par Emmanuel Combe, vice-président de l’Autorité de la concurrence« Le coût du low cost dans le secteur aérien n’inclut pas le prix de la pollution », par l’économiste Tancrède Voituriez« Le low cost n’est pas toujours une solution pour les plus fragiles », par les chercheurs et consultants Frédéric Dalsace, David Menascé et Margault Phélip





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le groupe cède sa participation de 49 % dans le capital du label Tôt ou tard pour se concentrer sur le développement d’une nouvelle structure, Wagram Stories.
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Wagram Music se réorganise en opérateur global

Le groupe cède sa participation de 49 % dans le capital du label Tôt ou tard pour se concentrer sur le développement d’une nouvelle structure, Wagram Stories.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 12h13
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            
Pour ses 20 ans, Wagram Music procède à une réorganisation en profondeur. Son président, Stéphan Bourdoiseau, a annoncé au Monde jeudi 27 septembre la cession de sa participation minoritaire de 49 % dans le capital du label Tôt ou tard (Lili Louise Musique, VF Musiques, Zouave) au groupe Believe pour « renforcer ses fonds propres ».
Cette opération — dont le montant n’a pas été communiqué — lui permet de créer Wagram Stories, une nouvelle structure dont le développement sera focalisé à la fois sur ses métiers d’origine, la production et l’édition musicales (Wagram Music et Wagram Publishing), mais aussi sur les spectacles (W Spectacles) ainsi que sur la production de films et de séries (Wagram Films) aussi bien que sur l’édition de livres sur la musique (Wagram Livres).
« Dans un monde de la musique en pleine mutation où les artistes s’autoproduisent de plus en plus, Wagram Stories a vocation à devenir un opérateur global de développement de musiques et d’artistes, investissant dans tous les supports de création qu’un projet musical peut porter », explique M. Bourdoiseau. Wagram Stories — nouvelle holding qui va agglomérer les filiales existantes — vise à apporter aux artistes « une forte valeur ajoutée, dans des secteurs où les compétences requises sont très spécifiques et les investissements significatifs », ajoute-t-il.
Ouverture de plusieurs bureaux à l’étranger
La maison qui soutient déjà Orelsan, M, The Dø, Dominique A, Katerine, Lilly Wood & The Prick, Aaron, Brigitte, Saez ou Corneille…, portés par ses cinq labels internes (Wlab, Cinq 7, 3e Bureau, Chapter Two, LaBréa) sera dotée d’une vingtaine de millions d’euros pour financer ce projet de croissance. Bénéficiaire depuis sa création, Wagram Music, l’un des plus importants groupes indépendants hexagonaux, revendique un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros. La maison distribue les labels Beggars (Adèle, Radiohead, Ibeyi, Jungle…), Panenka,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La loi sur la fonction publique obligera les agents des collectivités locales à respecter la durée légale de 1 607 heures par an.
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L’Etat s’attaque au temps de travail des fonctionnaires des collectivités locales

La loi sur la fonction publique obligera les agents des collectivités locales à respecter la durée légale de 1 607 heures par an.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 14h11
    |

            Benoît Floc'h








                        


C’était une demande de nombreux élus locaux. L’Etat va le faire. Les collectivités locales seront tenues de revoir leur accord sur le temps de travail pour imposer à leurs agents le minimum légal de 1 607 heures par an. Une disposition qui entrera en vigueur avec le projet de loi sur la fonction publique qui devrait être présenté avant la fin de l’année.
Le gouvernement n’a jamais caché que le temps de travail des fonctionnaires des collectivités locales était « un problème ». De nombreux rapports ont été publiés sur le sujet. En octobre 2016, la Cour des comptes avait notamment indiqué que « dans seulement 20 % des collectivités, [la durée de travail est] alignée sur la durée réglementaire de 1 607 heures par an ». La moyenne du temps annuel effectué est de 1 562 heures, selon ses chiffres.
« Il est normal que l’on travaille moins que le minimum légal dans les collectivités locales, rappelle Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT fonctions publiques. Cela correspond à une compensation pour les astreintes liées au service public. Les agents sont, par exemple, tenus d’assurer l’ouverture des bibliothèques le samedi ou le dimanche, des installations sportives le soir. C’est compensé en temps. » Reste, confie-t-on au sein de l’exécutif, que « l’on ne sera jamais à 1607 heures. Certains fonctionnaires, en effet, sont soumis à des suggestions spéciales du fait de leur activité et bénéficient donc d’une compensation horaire ».
Peur de discussions explosives
L’enjeu n’est pas mince pour le gouvernement. Si tous les fonctionnaires territoriaux travaillaient autant qu’ils le devraient, cela permettrait d’économiser « 32 000 postes », estime une source gouvernementale. Or, si le président de la République s’est engagé à supprimer 50 000 emplois dans la fonction publique d’Etat sur le quinquennat, il a aussi promis de réduire l’effectif des collectivités locales de 70 000 postes.

        Lire aussi :
         

                Peut-on « récupérer 50 000 postes » dans la fonction publique juste en appliquant les 35 heures ?



Pour avancer sur cette question, l’Etat a identifié plusieurs pistes. L’une d’elles entrera donc en vigueur en 2019. Dans le projet de loi sur la fonction publique, le gouvernement va imposer aux collectivités locales de réviser leur protocole d’accord sur le temps de travail, décrit à l’article 7-1 de la loi du 26 janvier 1984. Objectif : y intégrer la durée légale de 1 607 heures. Certains d’entre eux, en effet, prévoient des temps de travail inférieurs et les élus n’osent pas toujours les modifier de peur de s’engager dans des discussions explosives avec leurs personnels. C’est donc désormais l’Etat qui le leur imposera.
Deuxième piste, encore à l’étude : mettre en place un « barème national » qui fixera le nombre de jours qu’un agent pourra prendre s’il se marie, déménage ou perd un membre de sa famille. Sur ce sujet, il existe actuellement de grandes différences selon les collectivités locales.
Une troisième piste a, elle, été écartée. La suppression des « congés spéciaux », tel « le jour du maire », a été jugée trop compliquée. Ces vacances exceptionnelles accordées par les élus permettent parfois, en effet, de commémorer des événements locaux (comme la « fête nationale » corse) ou des hommages nationaux qui revêtent, sur certains territoires, un impact particulier. C’est par exemple le cas, dans les Antilles, de la journée commémorative du souvenir de l’esclavage et de son abolition. « C’est un débat que l’on ne sait pas mener », reconnaît une source gouvernementale.
Plusieurs détails ne sont pas encore arrêtés. Le délai dans lequel les collectivités devront s’acquitter de cette nouvelle obligation n’est ainsi pas encore fixé.

        Lire aussi :
         

                La situation financière des collectivités s’est améliorée






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ S’il souffre d’une image élitiste en France, le golf est l’un des sports individuels les plus répandus sur la planète, avec quelque 90 millions de pratiquants.
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Le golf, un business à 1,5 milliard d’euros en France

S’il souffre d’une image élitiste en France, le golf est l’un des sports individuels les plus répandus sur la planète, avec quelque 90 millions de pratiquants.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h37
   





                        



                                


                            

Quelque 300 000 spectateurs. Des millions de téléspectateurs. La Ryder Cup, qui oppose les meilleurs golfeurs européens et américains, à partir de vendredi 28 septembre, au Golf national, dans les Yvelines, est le troisième événement sportif international derrière les Jeux olympiques et le Mondial de football. La Fédération française de golf attend de cet événement 226 millions d’euros de retombées économiques.
S’il souffre d’une image élitiste en France, le golf est l’un des sports individuels les plus répandus sur la planète, avec quelque 90 millions de pratiquants. Dans l’Hexagone, il décolle dans les années 1980, mais reste encore loin du tennis, avec ses 800 000 pratiquants.
Economiquement, cependant, la petite balle blanche pèse lourd. Selon une étude du cabinet EY, le marché français du golf représente 1,5 milliard d’euros et 15 000 emplois. « Et ce, en croissance de 4 % par an depuis dix ans », relève Marc Lhermitte, associé d’EY et coauteur de l’étude. Avec ses 732 parcours dans l’Hexagone, le golf constitue aujourd’hui un atout touristique incontournable.
« Potentiel sous-exploité »
« Le potentiel économique du golf reste cependant sous-exploité au regard de l’attractivité touristique de la France, car le pays n’est pas perçu comme une destination de premier plan pour ce sport à l’international. Parmi les 335 000 touristes golfiques, on ne compte que 17 % de golfeurs étrangers », relève EY. Pour tirer parti de la Ryder Cup, Atout France, l’agence de développement touristique nationale, a décidé de rassembler tous les acteurs du secteur dans une cellule golf et tourisme.
Au-delà des greens, le marché du matériel de golf reste important. « Son chiffre d’affaires est évalué à 201 millions d’euros, contre 120 millions d’euros pour le tennis », indique Virgile Caillet, le délégué général de l’Union sport & cycle. Le budget moyen du golfeur est évalué à 489 euros en moyenne. Et, contrairement à ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le golf et le monde des affaire sont toujours fait bon ménage. Mais, en France, les dirigeants d’entreprise restent discrets sur leur hobby, qui permet de joindre l’utile à l’agréable. Trop connoté vis-à-vis du grand public et de leurs salariés.
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Business sur le green

Le golf et le monde des affaire sont toujours fait bon ménage. Mais, en France, les dirigeants d’entreprise restent discrets sur leur hobby, qui permet de joindre l’utile à l’agréable. Trop connoté vis-à-vis du grand public et de leurs salariés.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h37
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Après l’entraînement, place à la compétition. A partir de vendredi, la Ryder Cup réunit, le temps d’un long week-end, le gratin mondial du golf pour un nouveau match Europe-Etats-Unis : 300 000 personnes doivent se presser autour du parcours du Golf national de Guyancourt (Yvelines) pour suivre l’Américain et superstar Tiger Woods et les stars anglaise Justin Rose ou nord-irlandaise Rory McIlroy.
Preuve de l’importance de l’événement, en février dernier, les capitaines des deux équipes étaient invités à l’Elysée par le président de la République, Emmanuel Macron. Outre Patrice Strzoda, le directeur de cabinet et golfeur à ses heures, étaient présents le conseiller aux sports et celui en charge… de l’attractivité économique. « C’est un événement de premier plan qui doit démontrer la capacité de la France à organiser de grandes rencontres », indique Pascal Grizot, le vice-président de la Fédération française de golf et l’artisan de la venue de la Ryder Cup dans l’Hexagone.
Au-delà de l’événement, le golf et le monde des affaires ont toujours fait bon ménage. Aux Etats-Unis, les cadres et les chefs d’entreprise préfèrent de loin un 18-trous à un déjeuner pour mener leurs business… En France, cela reste plus discret. Selon Les Echos, une bonne quinzaine de dirigeants se retrouvent tout de même dans les plus beaux clubs, toujours privés, d’Ile-de-France, comme Morfontaine, Saint-Nom-la-Bretèche, Saint-Cloud ou La Boulie.
« Personne n’assume »
Philippe Petitcolin, le patron de Safran, Christophe Cuvillier, celui d’Unibail-Rodamco, Sébastien Bazin, le PDG d’AccorHotels, Olivier Dassault, Antoine Arnault, l’administrateur du groupe LVMH et président de la marque Loro Piana, ou Nicolas de Tavernost (M6) font partie des golfeurs les plus capés. Plusieurs dirigeants, sollicités par Le Monde, n’ont pas souhaité s’exprimer. « Personne n’assume », se désole un habitué du gotha des patrons. Ce sport...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le journaliste eurosceptique et homophobe va diriger le groupe d’audiovisuel italien. Un incontestable succès pour la Ligue de Matteo Salvini, qui place un homme proche de ses analyses à un poste décisif.
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En Italie, après deux mois de polémiques, Marcello Foa confirmé à la tête de la RAI

Le journaliste eurosceptique et homophobe va diriger le groupe d’audiovisuel italien. Un incontestable succès pour la Ligue de Matteo Salvini, qui place un homme proche de ses analyses à un poste décisif.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 11h40
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

La procédure aura été hors norme de bout en bout, semée d’embûches et de polémiques, mais le résultat est là : mercredi 26 septembre, la commission parlementaire dévolue à la tutelle de l’audiovisuel public italien a accepté la nomination du journaliste italo-suisse Marcello Foa, 54 ans, à la présidence de la RAI. Présenté une première fois à ce poste le 1er août dernier, il n’avait pas obtenu la majorité qualifiée des deux tiers nécessaire pour être intronisé. Cette fois-ci, il totalise 27 voix sur 40, soit exactement le nombre de suffrages requis.
Le climat presque apaisé dans lequel s’est déroulé le vote – tout de même boycotté par les huit parlementaires issus du Parti démocrate, en signe de protestation – ne fera pas oublier la tempête provoquée par l’annonce de son choix par la coalition gouvernementale.

Né en 1963, à Milan, Marcello Foa est entré en 1989 dans la rédaction du quotidien de droite Il Giornale, propriété de la famille Berlusconi, où il a travaillé plus de vingt ans, avant de partir pour la Suisse et d’y prendre la direction du Corriere del Ticino, plus important quotidien italianophone de la Confédération helvétique, en 2011.
Très prorusse, pro-Assad et clairement eurosceptique, le journaliste s’en était violemment pris au président Sergio Mattarella lors de la crise gouvernementale de la fin mai. Par ailleurs, sur les réseaux sociaux, il a plusieurs fois relayé de grossières « fake news » sans jamais les démentir, et a, à plusieurs reprises, déclaré son hostilité au principe de l’obligation de vacciner.
Levée de boucliers des syndicats et de l’opposition
Autant dire que Marcello Foa, qui a assuré qu’il « n’a jamais milité dans un parti, et sera le garant du pluralisme », a des options politiques très claires, et qu’il épouse à la perfection la vision du monde du ministre de l’intérieur et vice-président du conseil, Matteo Salvini (Ligue, extrême droite), partisan,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Les jeunes pousses françaises misent sur l’« initial coin offering », nouvelle alternative pour lever des fonds.
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Ces cryptomonnaies qui financent les start-up

Les jeunes pousses françaises misent sur l’« initial coin offering », nouvelle alternative pour lever des fonds.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h23
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            
Casser les barrières, se débarrasser d’encombrants intermédiaires, et lever de l’argent rapidement, tel est le rêve porté par l’initial coin offering (ICO). Derrière cet acronyme abscons se cache un nouveau mode de financement né directement des cryptomonnaies, et qu’embrassent de nombreuses start-up françaises à l’image de Paymium, une plate-forme d’échanges de cryptomonnaie, Snips, spécialisé dans l’intelligence artificielle, ou Embleema, qui travaille sur les données de santé.
« Apparu l’année dernière, le phénomène est devenu incontournable. Ce n’est pas qu’un mécanisme de financement. C’est aussi une nouvelle politique marketing », explique Pierre Noizat, le fondateur de Paymium. La jeune pousse, qui permet d’acheter des bitcoins en euros, donne le coup d’envoi à son ICO, le 27 septembre, avec l’ambition de lever 20 millions d’euros.

Avec cet argent, Paymium souhaite financer son nouveau projet, Blockchain.io, une deuxième plate-forme d’échanges uniquement consacrée aux cryptomonnaies, où l’on pourra, par exemple, troquer du bitcoin contre de l’ether, une autre monnaie virtuelle. Pierre Noizat regarde avec envie le parcours de Binance, un concurrent lancé par des Chinois il y a un an, et désormais valorisé 1 milliard de dollars (854 millions d’euros).
Principale différence entre une ICO et une introduction en Bourse classique, le souscripteur ne possède pas un titre de propriété, mais achète un « token » (« jeton ») qui donne accès à un service produit par la société elle-même. Ainsi, le détenteur de tokens achetés sur Blockchain.io bénéficiera jusqu’à 75 % de réduction de frais sur ses opérations de trading. Sur Embleema, qui présentera son projet d’ICO le 10 octobre et dont le service n’est pour le moment disponible qu’aux Etats-Unis, le souscripteur aura la possibilité de commercialiser ses données de santé auprès des laboratoires pharmaceutiques.
Un statut ambigu
Enfin, Snips, qui a développé une technologie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ La banque américaine a annoncé la nomination de Laurence Parisot comme présidente et « managing director » pour la France. Elle espère ainsi tirer parti du pedigree de l’ex-patronne du Medef, note l’éditorialiste économique du « Monde » Jean-Michel Bezat dans sa chronique.
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« Citi veut faire de Paris sa base européenne à l’approche du Brexit »

La banque américaine a annoncé la nomination de Laurence Parisot comme présidente et « managing director » pour la France. Elle espère ainsi tirer parti du pedigree de l’ex-patronne du Medef, note l’éditorialiste économique du « Monde » Jean-Michel Bezat dans sa chronique.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 11h12
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

« Pertes & profits ». Rien de mieux qu’un carnet d’adresses bien fourni et des sésames dans les entreprises, la haute administration et le monde politique. Cela vaut de l’or. C’est la raison pour laquelle Citi a jeté son dévolu sur Laurence Parisot, patronne du Medef entre 2005 et 2013. La grande banque américaine a annoncé, mercredi 26 septembre, sa nomination comme présidente et managing director pour la France. Sa mission : « Apporter sa connaissance approfondie des entreprises privées et publiques, au service à la fois des grands clients de la Banque en France et du rayonnement de Citi en Europe. »
Mme Parisot n’est pas banquière. Mais, à 59 ans, qui peut présenter un pedigree aussi intéressant pour une entreprise étrangère ? Elle navigue depuis trente ans dans le Paris de la politique et des affaires. Formée chez Louis Harris, PDG de l’Institut français d’opinion publique (IFOP) qu’elle a ouvert à l’international dans les années 1990, administratrice de plusieurs groupes au cours de sa carrière (Michelin, Coface, BNP Paribas, Havas, EDF et Fives), elle a piloté le Medef avec fermeté en l’ouvrant – au-delà du champ économique et social – sur des sujets de société jusque-là peu prisés des patrons, comme le réchauffement climatique, les discriminations et jusqu’à son combat contre le Front national.

« Je vais m’occuper de tous les projets de conseil, de fusion et acquisition, de stratégie pour les grandes entreprises et avec une dimension européenne assez forte, a précisé Mme Parisot. Ma vie a toujours été au service des entreprises » et c’est, selon elle, « une autre façon » de les servir. Car Citi a pris, en moins de deux ans, une place importante sur le marché des fusions-acquisitions. La banque conseille SCOR, convoité par le mutualiste Covéa. Elle a été partie prenante du mariage Essilor-Luxottica et du rachat d’Opel par PSA.
Besoin de poissons-pilotes
Présente...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Esther Bailleul, chargée de mission au sein du Réseau pour la transition énergétique (CLER), explique la démarche et l’enjeu des « territoires à énergie positive ».
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« Les citoyens doivent se réaproprier les questions énergétiques »

Esther Bailleul, chargée de mission au sein du Réseau pour la transition énergétique (CLER), explique la démarche et l’enjeu des « territoires à énergie positive ».



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 15h45
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Qu’est-ce qu’un Tepos, ou territoire à énergie positive ?
Il s’agit de collectivités, le plus souvent rurales mais de toutes tailles, qui visent à produire plus d’énergie qu’elles n’en consomment, avec un objectif de 100 % de renouvelables. Elles montrent la voie à suivre pour sortir des combustibles fossiles et lutter efficacement contre le réchauffement climatique. Mais elles permettent aussi aux territoires et aux citoyens de se réapproprier les questions énergétiques, alors que les choix étaient jusqu’à présent imposés, de façon très centralisée, par l’Etat.
Les Tepos font émerger des solutions concrètes pour la production d’énergies renouvelables, la maîtrise de la consommation, la rénovation de l’habitat, la mobilité durable… Ils créent aussi des coopérations nouvelles entre acteurs économiques, élus, associations et citoyens. Et, en valorisant les ressources locales, ils apportent de la richesse et des emplois aux territoires.
J’ajoute qu’autonomie ne veut pas dire autarcie. Au contraire, l’idée est de favoriser des solidarités nouvelles entre les collectivités rurales, qui disposent d’importantes ressources naturelles, et les zones urbaines ou périurbaines, où il est plus difficile de développer des énergies durables.
Combien de collectivités sont-elles engagées dans cette démarche ?
Des régions comme l’Aquitaine, Rhône-Alpes et la Bourgogne ont été pionnières, en lançant, dès 2012, des appels à manifestation d’intérêt pour des territoires à énergie positive, et en leur apportant un soutien financier.
De son côté, le CLER a commencé à animer, à partir de 2010, un réseau de Tepos. Il regroupe aujourd’hui une soixantaine de territoires. Ils tiennent tous les ans des rencontres nationales qui sont l’occasion de confronter les expériences et de découvrir des initiatives différentes selon les collectivités.
La loi de transition énergétique de 2015 et les appels à projets...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Réunies du 26 au 28 septembre en Savoie, des collectivités misent sur les ressources locales.
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Les territoires ruraux cultivent les renouvelables

Réunies du 26 au 28 septembre en Savoie, des collectivités misent sur les ressources locales.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h06
    |

            Pierre Le Hir (Montmelian, Savoie)








                        



                                


                            

« Montmélian la solaire ». Le slogan, surmonté d’un astre du jour, accueille le visiteur à l’entrée de la commune savoyarde d’un peu plus de 4 000 habitants, posée, sur les bords de l’Isère, entre forêts escarpées et coteaux couverts de vignes. Il affiche l’ambition d’une cité pionnière dans le domaine des énergies renouvelables. Ce qui lui vaut d’accueillir, du 26 au 28 septembre, les huitièmes Rencontres nationales Energie et territoires ruraux, organisées par le CLER Réseau pour la transition énergétique. Une structure qui fédère aujourd’hui une soixantaine de « territoires à énergie positive », ou Tepos : des collectivités dont l’objectif commun est d’atteindre 100 % d’énergies renouvelables, en misant sur la sobriété et la valorisation de ressources locales.
Pionnière, Montmélian l’est depuis plus de trente ans, relate la maire (PS), Béatrice Santais, qui suit, « avec le même enthousiasme », le chemin tracé par son père et prédécesseur, l’ex-sénateur Roger Rinchet. C’est lui qui, dès 1983, a doté le centre nautique de panneaux solaires thermiques qui chauffent, à moindre coût, l’eau des bassins et des douches. Tour à tour ont ensuite été équipés plusieurs bâtiments communaux (maison de retraite, gymnase, foyer de jeunes travailleurs, halle de gymnastique, « village des enfants » regroupant halte-garderie, centre aéré et centre de loisirs…), mais aussi les toitures d’immeubles et de logements sociaux gérés par l’Office public d’aménagement et de construction.
La ville a également installé une centrale photovoltaïque sur le toit des ateliers municipaux. Elle compte aujourd’hui 2 000 mètres carrés de capteurs solaires, pour plus des trois quarts thermiques. A quoi s’est ajoutée, début 2018, la mise en service sur l’Isère d’une centrale hydroélectrique au fil de l’eau, exploitée par le groupe Akuo Energy. Ses quatre turbines, d’une puissance de 2 mégawatts, génèrent l’équivalent de la moitié de la consommation électrique annuelle de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Les représentants d’une dizaine de pays se sont réunis, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, mardi 25 septembre, pour échanger sur les initiatives ESS et leur impact sur l’emploi.
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L’économie sociale et solidaire se mobilise à New York

Les représentants d’une dizaine de pays se sont réunis, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, mardi 25 septembre, pour échanger sur les initiatives ESS et leur impact sur l’emploi.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h03
    |

                            Caroline Talbot (New York, correspondance)








                        



                                


                            

Monique Barbut dégaine les statistiques qui font mal. La représentante de la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification frappe fort : 52 % des terres agricoles dans le monde sont dégradées, 820 millions de personnes se couchent en ayant toujours faim. Et en Afrique, faute de production agricole suffisante, 60 millions de jeunes devront migrer vers l’Amérique ou l’Europe pour survivre d’ici à 2045.
C’est ce qu’est venue raconter Mme Barbut, à New York, à la réunion du groupe pilote international de l’Economie sociale et solidaire (ESS) présidé par la France. Un petit groupe formé par une dizaine de pays, qui a profité de la grand messe de l’Assemblée générale des Nations unies pour se retrouver et parler du potentiel de créations d’emploi du secteur ESS.
« Nous devons semer pour un nouveau jour », conclut Mme Barbut, en échangeant un regard complice avec Julien Lampron, directeur de Fondaction, un fonds de 2 milliards de dollars canadiens, qui gère les pensions de retraites des syndicats québécois. Fondaction et quelques autres institutions privées ont promis 100 millions de dollars pour financer plusieurs projets de lutte contre la déforestation au Pérou, en Côte d’Ivoire et ailleurs.
« Nain politique »
Ainsi, le dossier des cafés Selva Norte au Pérou concerne quatre coopératives agricoles et deux mille paysans. Ces derniers abandonnent la technique du « couper-brûler » pour produire un meilleur café et, dans la foulée, réduire de 1,6 million de tonnes leurs émissions de CO2. Le café équitable se vend plus cher, les agriculteurs gagnent mieux leur vie et la terre se régénère. Les intervenants de Grèce, Bulgarie, Sénégal, Slovénie, Maroc… adorent se raconter cette histoire. Car Selva Norte illustre parfaitement les retombées positives de l’économie sociale et solidaire.
Le secteur de 200 000 entreprises, associations, coopératives, mutuelles… représente 10 % du PIB français...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le « Dr Z. », à la tête du constructeur automobile allemand depuis treize ans, cédera son fauteuil de président en mai 2019. Il devrait être remplacé par son dauphin désigné, le Suédois Ola Källenius.
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Dieter Zetsche, emblématique patron de Daimler, annonce son départ plus tôt que prévu

Le « Dr Z. », à la tête du constructeur automobile allemand depuis treize ans, cédera son fauteuil de président en mai 2019. Il devrait être remplacé par son dauphin désigné, le Suédois Ola Källenius.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 12h28
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Dieter Zetsche, puissant patron du groupe automobile Daimler, ne connaîtra pas le destin d’Angela Merkel. Pas question pour lui de faire le « mandat de trop », ou de compromettre son héritage par une fin de règne minée par les luttes intestines. Le dirigeant, devenu une icône pop en Allemagne comme à l’étranger, part au zénith de sa gloire. Il devrait quitter son poste en mai 2019, soit six mois avant la fin officielle de son contrat, a annoncé, mercredi 26 septembre, le groupe Daimler.
Cela fait trois ans que M. Zetsche prépare sa succession. Le Suédois Ola Källenius, qui prendra sa place, est considéré depuis longtemps comme dauphin désigné du groupe. Il ne sera pas le premier étranger à occuper ce poste. Sa nomination officielle n’en marquera pas moins une rupture : M. Källenius mettra fin à treize années de règne de Dieter Zetsche.

En 2006, quand il reprend les rênes de Daimler, le mariage avec Chrysler a été un fiasco. Mercedes est une marque guindée, qui produit de lourdes berlines réservées à la clientèle sérieuse des plus de 50 ans. Dieter Zetsche organise la restructuration du groupe qui se sépare de Chrysler, puis passe à l’offensive. Il rénove le design et multiplie les nouveaux modèles, pour installer Mercedes-Benz sur le segment en forte croissance des SUV, les 4 × 4 urbains. Les ventes repartent. Le groupe retrouve en 2016 son titre de premier constructeur premium allemand, qu’il avait cédé en 2005 à BMW.
Surtout, Dieter Zetsche va incarner un nouveau type de dirigeant, aux antipodes du manageur allemand traditionnel. Conscient de la transformation en cours dans l’automobile, et de la puissance du modèle d’innovation californien, il est le premier grand patron allemand à adopter les codes de la Silicon Valley : il n’hésite pas à montrer sa silhouette longiligne en jean et sneakers lors de grands événements. Très à l’aise en anglais, il participe tout naturellement aux conférences du numérique, dont la culture start-up...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Dans cette chronique, la journaliste du « Monde » Audrey Tonnelier relève qu’à tenter de résumer une action politique avec des chiffres, sans parvenir à faire la pédagogie des réformes, il n’y a que des coups à prendre pour le gouvernement.
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Pouvoir d’achat, « l’impossible bataille »

Dans cette chronique, la journaliste du « Monde » Audrey Tonnelier relève qu’à tenter de résumer une action politique avec des chiffres, sans parvenir à faire la pédagogie des réformes, il n’y a que des coups à prendre pour le gouvernement.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h00
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
Tendances France. La recette est vieille comme l’ancien monde. Un budget est affaire de chiffres. Pour frapper les esprits, montrer leur sérieux, faire date, les gouvernements successifs communiquent sur des sommes censées résumer, mieux que tous les discours, l’efficacité de leur action en direction des Français.
Le deuxième budget du quinquennat d’Emmanuel Macron, présenté le 24 septembre, n’échappe pas à cette règle. « Nous baisserons les impôts de 6 milliards d’euros pour les ménages en 2019 », répètent sur tous les tons les ministres de Bercy, leurs cabinets et les députés de la majorité parlementaire. « C’est la plus grande baisse d’impôts pour les ménages depuis 2008 », a assuré le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, lundi.
en Macronie comme ailleurs, on fait dire aux chiffres ce que l’on veut
Pour l’exécutif, c’est une manière de reprendre la main : le thème du pouvoir d’achat est revenu en force depuis la rentrée avec le tassement de la conjoncture, l’annonce du gel de prestations sociales et des pensions de retraite, ou encore les cafouillages gouvernementaux autour du prélèvement à la source.
Problème : en Macronie comme ailleurs, on fait dire aux chiffres ce que l’on veut. En l’occurrence, à peine les 6 milliards avaient-ils été brandis par les artisans du projet de loi de finances 2019 que chacun – opposants de gauche, de droite, économistes – s’est emparé de sa calculatrice.
Diminution de prélèvements obligatoires
Et force est de constater que le compte n’y est pas. D’abord, parce que ce chiffre de 6 milliards d’euros agrège baisses d’impôts et allégements de cotisations. A Bercy, on reconnaît d’ailleurs qu’il serait plus pertinent de parler de diminution de prélèvements obligatoires. Ensuite, parce que ces 6 milliards reprennent nombre de mesures déjà présentées lors du budget 2018.

Ainsi, si la suppression de la deuxième tranche de la taxe d’habitation aura bien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Si la Commission européenne se montre très dure face à un budget italien trop à la dérive, elle ne pourra alors pas fermer les yeux sur le cas de la France.
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Bruxelles devrait maintenir la pression sur le budget français

Si la Commission européenne se montre très dure face à un budget italien trop à la dérive, elle ne pourra alors pas fermer les yeux sur le cas de la France.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 10h40
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

La saison d’examen des projets de budgets nationaux s’ouvre ces jours-ci à Bruxelles et l’exercice promet d’être encore plus acrobatique que les années précédentes. Comment la Commission va-t-elle parvenir à faire respecter les règles du pacte de stabilité et de croissance, hautement complexes et de plus en plus contestées, sans pour autant avoir la main trop lourde en dressant les capitales contre elle ni verser dans le deux poids deux mesures ?

Présenté en conseil des ministres, lundi 24 septembre, le budget prévisionnel français pour 2019 fait partie des dossiers difficiles, même si le premier sur la liste reste sans conteste celui de l’Italie, dont Bruxelles redoute qu’il prévoie un vaste plan de relance, en dépit de l’endettement abyssal du pays (130,7 % du produit intérieur brut en 2018, le deuxième de la zone euro derrière la Grèce).
Eu égard aux chiffres annoncés par le gouvernement d’Edouard Philippe, la copie hexagonale semble d’ores et déjà hors des limites bruxelloises. Le déficit public français, en lui-même, n’est pas problématique. Il devrait remonter à 2,8 % du PIB en 2019, soit une hausse de 0,2 point par rapport à 2018 (2,6 % attendus).
Multiplication des signaux d’inquiétude
C’est certes un peu décevant pour la Commission, laquelle espérait que la France le réduirait plus rapidement, après être restée neuf ans d’affilée au-delà du plafond de 3 % autorisé par les traités (elle n’est sortie de la procédure dite des « déficits excessifs » que cette année).
En 2018, l’effort structurel tricolore n’excédera pas 0,1 % du produit intérieur brut, contre 0,6 % fixé par les règles européennes
Mais le malaise vient plutôt de l’effort structurel (les réductions budgétaires liées à des réformes structurelles), qui, d’après les règles européennes, doit atteindre 0,6 % de PIB par an. Comme cet objectif est difficile à tenir, le pays concerné peut prendre deux ans – sous certaines conditions – pour l’atteindre.
Or,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Chacun renvoie sur l’autre la responsabilité de l’infraction commise – le changement d’usage de l’appartement, sans autorisation de la ville de Paris. Mais le tribunal considère que les deux ont violé la loi. Il les condamne solidairement.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ 
<article-nb="2018/09/27/19-19">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Lancé en 1994, le jeu à gratter avait été suspendu une première fois en 2012 et de nouveau en 2016.
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Le « Morpion » fait son retour chez les buralistes

Lancé en 1994, le jeu à gratter avait été suspendu une première fois en 2012 et de nouveau en 2016.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 10h28
   





                        


La Française des jeux (FDJ) a annoncé jeudi 27 septembre qu’elle allait relancer le Morpion, l’un de ses jeux de grattage les plus emblématiques, au prix de 50 centimes pour un gain maximal de 500 euros. Selon la FDJ, le joueur a une chance sur 4,39 de remporter un lot avec ce jeu.
Lancé en 1994, le jeu à gratter avait été suspendu une première fois en 2012 et de nouveau en 2016. Son principe reprend celui du jeu de réflexion éponyme : si le joueur découvre trois O ou trois X alignés horizontalement, verticalement ou en diagonale, il remporte un gain.
Célèbre mascotte
La FDJ a choisi de reprendre sa campagne de pub décalée avec sa célèbre mascotte – un petit morpion bleu – et des slogans humoristiques qui seront affichés sur les tickets comme « Si tu gagnes du blé... tu m’emmènes en soirée ».
Cette gamme de jeux à mises en dessous de 3 euros a atteint 7,4 milliards d’euros de mises en 2017.

        Lire aussi :
         

                Française des jeux : trente-huit jeux en ligne sur la sellette






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Selon le baromètre du défenseur des droits publié jeudi, le genre et l’origine comptent parmi les principaux facteurs de discrimination au travail.
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Un Français sur quatre dit avoir été victime de propos ou comportement hostiles au travail

Selon le baromètre du défenseur des droits publié jeudi, le genre et l’origine comptent parmi les principaux facteurs de discrimination au travail.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 09h43
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 15h42
   





                        



   


La conclusion sonne comme un avertissement. « Encore aujourd’hui, les propos et comportements sexistes, homophobes, racistes, liés à la religion, handiphobes ou liés à l’état de santé au travail, sont minimisés dans les milieux de travail, en particulier lorsqu’ils tentent d’être justifiés par l’humour », écrivent le défenseur des droits, Jacques Toubon, et l’Organisation internationale du travail (OIT), coauteurs du 11e baromètre de la perception des discriminations dans l’emploi, publié jeudi 27 septembre.
Une situation d’autant plus problématique que ces attitudes sont loin d’être rares : selon cette étude, menée auprès d’un échantillon représentatif de 5 117 personnes, un Français sur quatre déclare avoir été victime de propos ou de comportements discriminatoires au travail au cours des cinq dernières années.
Ce chiffre masque cependant de fortes disparités : ainsi, 54 % des femmes de 18 à 44 ans perçues comme non blanches ont déclaré avoir été victimes de propos ou de comportements discriminatoires, contre 11 % des hommes de 35-44 ans perçus comme blancs (remarques homophobes, liées à la religion, etc.).
Le racisme
Le baromètre insiste sur le fait que les discriminations racistes peuvent être liées à l’origine « réelle » des victimes, mais également à leur origine « supposée » par autrui.
Ainsi, selon l’étude, 33 % des personnes perçues comme non blanches déclarent avoir subi des attitudes racistes, contre 6 % des personnes perçues comme blanches, toutes tranches d’âge confondues. Ces discriminations concernent avant tout les personnes perçues comme noires (38 % des victimes) et arabes (34 %), mais aussi celles perçues comme métisses (27 %) et asiatiques (26 %).
Pour aider les victimes de discrimination raciste et sexiste, Marie Dasylva a créé en 2017 Nkali, une agence d’accompagnement des femmes perçues comme non blanches dans la gestion des situations de harcèlement en entreprise. Interrogée par Le Monde, elle cite parmi les discriminations subies le « déni de compétence », ainsi que les « techniques d’infériorisation ». Et de citer l’exemple d’un steward d’Air France mis à pied en 2012 :
« La compagnie aérienne estimait que sa coupe afro ne faisait pas “professionnel”. Or l’afro, c’est simplement la façon naturelle dont poussent les cheveux des personnes noires. »


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38 % des personnes perçues comme noires ont été confrontées à des propos ou des comportements racistes 
Part des personnes ayant été confrontées à des propos et comportements racistes, selon la façon dont elles sont perçues 





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Les discriminations liées au handicap
L’étude souligne aussi que 15 % des personnes handicapées ont rapporté des propos et comportements « handiphobes ».
Contactée par Le Monde, la Fédération des associations pour adultes et jeunes handicapés cite, parmi les cas de discriminations « handiphobes », les refus d’embauche, mais aussi les refus d’aménagement de poste :
« Un fonctionnaire avait un handicap au dos. Il était parfaitement apte à son travail, le défenseur des droits s’était d’ailleurs prononcé pour sa titularisation. En mars 2017, il a demandé un siège ergonomique. La réponse, apportée en novembre de la même année, a été négative pour cause de restrictions budgétaires, et ajournée à mars 2018. »
L’homophobie
Selon le baromètre, 24 % des personnes homosexuelles ou bisexuelles déclarent avoir été victimes d’attitudes homophobes. Un taux qui monte à 40 % pour les hommes homosexuels ou bisexuels, qui voient notamment leur carrière et leur salaire amputés.
Dans l’étude « Orientation sexuelle et écart de salaire sur le marché du travail français : une identification indirecte » (Insee, 2013), les économistes Thierry Laurent et Ferhat Mihoubi constataient ainsi que les hommes homosexuels gagneraient en moyenne 6,3 % de moins que les hommes hétérosexuels dans le secteur privé, et 5,6 % de moins dans le secteur public.

        Lire aussi :
         

                Homophobie et transphobie : les discriminations des LGBT au travail en 4 graphes



L’effet cumulatif
Le défenseur des droits et l’OIT notent que toutes ces discriminations sont cumulatives, et appelle à adopter une véritable « analyse intersectionnelle » afin de mieux les appréhender.
Ainsi, si 23 % des femmes déclarent avoir subi un comportement sexiste, la proportion monte à 54 % lorsqu’on interroge les jeunes femmes perçues comme non blanches, qui subissent en sus le racisme.
Avec notamment des conséquences salariales. « L’une de mes clientes était une femme noire travaillant dans la finance. Elle s’était aperçue qu’elle était payée 40 % de moins que son prédécesseur », raconte Marie Dasylva. Soit 30 points de moins que l’écart de salaire moyen entre femmes et hommes en France.
La même logique s’applique aux femmes handicapées, qui sont 43 % à déclarer avoir subi des discriminations. « Les employeurs considèrent d’emblée les femmes comme fragiles et incompétentes », explique au Monde Claire Desaint, vice-présidente de l’association Femmes pour le dire, femmes pour agir : « Du coup, ils se disent qu’une femme en situation de handicap sera absente au moindre “bobo”. » Les femmes bénéficient donc moins du quota de 6 % de travailleurs handicapés obligatoire dans les entreprises de plus de vingt salariés, explique-t-elle.


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Les femmes non-blanches sont particulièrement visées par les propos et comportements stigmatisants
Répartition des expériences de propos et comportements sexistes, racistes, homophobes, liés à la religion, handiphobes ou liés à l’état de santé au travail, pour certains groupes sociaux

Source : Défenseur des droits



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L’ampleur des discriminations constatée dans ce baromètre amène le défenseur des droits et l’OIT à rappeler, en conclusion de l’étude, que « ces situations sont de nature à engager la responsabilité de l’employeur », du fait de son obligation de sécurité. Ils enjoignent donc fermement aux entreprises d’intégrer la question des discriminations à leur démarche de prévention des risques psychosociaux.

        Lire aussi :
         

                Dix ans de lutte contre les discriminations






                            


                        

                        

