<FILE-date="2018/09/27/19">

<article-nb="2018/09/27/19-1">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Refoulé par les ports européens, bientôt sans pavillon, le navire humanitaire est, en outre, marginalisé par les gardes-côtes libyens.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Sur l’« Aquarius » : Don Quichotte de la mer

Refoulé par les ports européens, bientôt sans pavillon, le navire humanitaire est, en outre, marginalisé par les gardes-côtes libyens.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 18h29
    |

            Julia Pascual (envoyée spéciale)








                        



   


Blog « A bord de l’Aquarius ». Drôle de dérive que celle de l’Aquarius. Depuis mardi 25 septembre, le navire humanitaire de Médecins sans frontières (MSF) et SOS Méditerranée fait des ronds dans l’eau, à quelques milles marins de la côte maltaise. Parce que l’île ne souhaite pas accueillir le bateau dans son port, l’équipage attend une météo plus clémente pour pouvoir réaliser dans les eaux internationales le transfert des 58 migrants secourus en mer vers un navire maltais.
Alors qu’on aperçoit le rivage européen au loin, les humanitaires essayent de gérer l’attente à bord, au milieu d’une mer houleuse. Jeudi, un ménage rudimentaire a été fait sur le pont arrière du bateau, où certains hommes dorment depuis une semaine déjà, tandis que les femmes ont pu prendre une douche rapide, la première depuis deux jours.
Empêché de débarquer dans les ports européens, bientôt sans drapeau – le Panama a décidé de révoquer son pavillon –, l’Aquarius est, en outre, marginalisé dans sa zone de patrouille, la zone de recherche et de sauvetage au large de la Libye, la route migratoire la plus meurtrière. C’est là que depuis sa première mission, en février 2016, le navire a porté secours à plus près de 30 000 migrants.
Cette année, au moins 1 260 personnes ont perdu la vie en essayant de relier l’Europe par cette route, selon l’organisation internationale pour les migrations. Elles sont près de 15 000 à s’y être noyées depuis quatre ans.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi le Panama veut retirer son pavillon à l’« Aquarius »



Les risques de mourir ont été décuplés cette année, sous l’effet de la raréfaction des moyens de secours. Les navires d’ONG, qui ont représenté jusqu’à 40 % des efforts de sauvetage, ont déserté la zone, la plupart étant bloqués à quai à Malte ou dissuadés d’agir face à la fermeture des ports italiens et maltais. L’Aquarius était depuis le 18 septembre et, jusqu’à mardi matin, le seul navire humanitaire encore présent au large du pays.
Mais les autorités maritimes libyennes ne l’ont jamais sollicité alors que plusieurs embarcations de migrants ont été signalées en détresse pendant cette période. Les deux derniers sauvetages auxquels le navire a procédé, les 20 et 23 septembre, ont été permis grâce à une veille à la jumelle pour le premier, et, pour le second, à un signalement par l’association Alarm Phone, qui reçoit des appels de détresse. En dehors, donc, de toute coordination ou sollicitation des autorités maritimes libyennes.
« Personne ne nous contacte » ; « On nous laisse dans le noir » ; « On ne nous répond pas »… Sur la passerelle de l’Aquarius, Nick Romaniuk, responsable des opérations de recherche et de sauvetage pour SOS Méditerranée, s’est battu contre des moulins à vent.
« This is “Aquarius”, this is “Aquarius” »
Lundi 24 septembre, en fin de journée, un bateau en détresse avec une cinquantaine de personnes à son bord avait été signalé par un avion de patrouille européen. L’Aquarius a changé de cap pour se rendre sur place, près des plates-formes pétrolières offshore au large de la villle de Sabratha, à plus de 50 milles nautiques de sa position.
Par téléphone et par radio, Nick Romaniuk a essayé de joindre les autorités maritimes libyennes. Depuis le mois de juin, elles sont considérées par l’Organisation maritime internationale comme compétentes dans la zone pour coordonner les secours en mer. Jusque-là, c’était l’Italie qui assurait cette mission : « A l’époque, tous les moyens possibles étaient envoyés pour empêcher que les gens se noient, se souvient Nick Romaniuk. Dès qu’un bateau se trouvait en détresse, les Italiens le signalaient à tous les navires environnants. Gardes-côtes, navires militaires, forces européennes, ONG, on travaillait côte à côte dans une parfaite coopération. »

   


« Libyan coast guards, libyan coast guards, this is Aquarius, this is Aquarius. » Nick Romaniuk appelle, désormais, dans le vide. « Il n’y a aucune coordination et cela retarde les secours, explique-t-il. Normalement les Libyens auraient dû envoyer un message d’alerte à tous les navires pour signaler l’embarcation en détresse, mais ils ne le font pas. Là, je ne sais pas qui se rend sur place, donc on y va. »

        Lire notre reportage :
         

          Sur l’« Aquarius » : onze personnes secourues au large de la Libye



Quelques heures plus tard, faute de parvenir à joindre les Libyens, l’Aquarius contacte les autorités maritimes italiennes. « Ils nous disent que les Libyens ont conduit l’opération de sauvetage, mais nous avons entendu sur la radio un navire marchand dire qu’il avait les migrants sur son pont, rapporte-t-il. Je ne comprends pas la situation. »
« On nous empêche de secourir les gens »
Nick Romaniuk finit par établir un contact radio direct avec le navire de ravitaillement de plate-forme pétrolière qui a secouru les migrants. « Nous avons des médecins, des infirmières et une sage-femme dans nos équipes, l’informe l’humanitaire. Si vous avez besoin, nous pouvons vous assister immédiatement. »
Le bateau de ravitaillement poursuivra sa route. « Ils vont remettre les personnes secourues à la Libye, ce qui est illégal, enrage Nick Romaniuk. Ce n’est pas un port sûr de débarquement, comme l’exigent les conventions maritimes internationales. » Le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) des Nations unies a encore rappelé en septembre que les migrants ramenés en Libye risquaient de « graves maltraitances ».
« On nous empêche de secourir les gens à cause de pressions politiques européennes alors que nous disposons d’équipes compétentes et de tout le matériel », martèle Nick Romaniuk. Dimanche 23 septembre, après avoir secouru 47 personnes dans une barque en bois, l’Aquarius a carrément été sommé par les gardes-côtes libyens de quitter sa zone de patrouille.
Alors qu’il faisait route vers le Nord depuis plusieurs heures, plus tard dans la journée, il a reçu un message d’urgence des autorités maritimes italiennes, « de la part des Libyens », demandant à tous les navires de dévier leur route pour porter assistance à une centaine de personnes à bord d’une embarcation pneumatique en train de couler, au large de la ville de Khoms. En arrivant sur place, à l’aube, les gardes-côtes libyens étaient déjà intervenus et avaient intercepté 190 personnes à bord de deux bateaux dans cette zone.

   


Depuis 2016, l’Europe et l’Italie financent le renforcement des capacités des gardes-côtes libyens. Une aide qui passe par un effort de formation et un soutien matériel (réparation des patrouilleurs, fourniture de moyens d’équipement et de communication…), à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros. L’Aquarius veut secourir des gens qu’on s’évertue à lui dérober. Un Don Quichotte lesté de plomb.

« Le Monde » à bord de l’« Aquarius »
Ils sont moins nombreux à tenter la traversée de la Méditerranée mais les chances d’y périr sont décuplées. Alors que l’Europe se déchire sur l’accueil des migrants, près de 1 600 personnes sont mortes cette année en voulant la rejoindre. En 2016, Le Monde embarquait sur l’Aquarius, navire humanitaire des ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), pour raconter une campagne de sauvetage.
En septembre 2018, nous remontons à bord pour témoigner de cette mer de plus en plus meurtrière.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-2">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Des tirs contre un groupe de jeunes, fin juillet, ont marqué les esprits et mis au jour un malaise latent.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 26/09/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


A Beaune, le « tabou » du racisme silencieux

Des tirs contre un groupe de jeunes, fin juillet, ont marqué les esprits et mis au jour un malaise latent.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 16h52
    |

            Louise Couvelaire (Beaune (Côte-d'Or), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Le plus petit crissement de pneus les fait désormais bondir. Le moindre vrombissement de moteur les fait frémir. Ce soir-là, il a suffi de la soudaine accélération d’une voiture dans un virage pour les faire décoller en trombe. Assis sur une table de ping-pong en plein air où ils se roulaient tranquillement des joints au son de Wat U On, du rappeur américain Moneybagg Yo, les cinq copains se sont levés d’un bond pour se lancer à la poursuite du véhicule « suspect », bien décidés à vérifier les identités et les intentions des deux occupants. Fausse alerte, il s’agissait de « deux abrutis qui faisaient les malins ».
C’est comme ça, dorénavant, dans le quartier populaire Saint-Jacques, à Beaune, en Côte-d’Or. Depuis cette nuit du 29 au 30 juillet où deux hommes à bord d’une Mercedes ont tiré au fusil de chasse sur un groupe de jeunes en les traitant de « sales bougnoules », les habitants sont à cran. Et jouent les sentinelles. Malgré eux.
« On est complètement traumatisés, un rien nous fait complètement flipper, souffle Bilal (les prénoms des résidents cités ont été modifiés), 25 ans, étudiant en économie et gestion, présent ce soir-là. On a pris une vraie claque psychologique. Le racisme, on y a affaire tous les jours, mais jamais on n’avait pensé que ça pourrait aller jusque-là. » Sept personnes, âgées de 18 ans à 25 ans, ont été blessées, dont deux sérieusement, par des dizaines de gerbes de plomb de calibre 12.

« Où qu’on aille, on se fait refouler »
Dans les jours qui ont suivi l’attaque, la page Facebook de soutien aux victimes créée par une voisine, Nadège, 38 ans, n’a pas reçu que des messages bienveillants. Elle a aussi enregistré des dizaines de mots haineux : « Bravo sa leur servira de leçon la nuit c’est fait pour dormir ils non rien à faire à 4 h du matin », « Ils ont eu raison de le faire parce que je pense que c’était des petite racaille de...




                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-3">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ En attendant qu’une réforme ouvre la PMA à un public plus large, de nombreux couples français traversent les frontières pour réaliser leur désir d’enfant.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

PMA à l’étranger : plusieurs milliers d’euros et beaucoup de questions

En attendant qu’une réforme ouvre la PMA à un public plus large, de nombreux couples français traversent les frontières pour réaliser leur désir d’enfant.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 18h08
    |

            Mathilde Damgé








                        


L’ouverture de la procréation médicalement assistée aux femmes célibataires et aux couples lesbiens devrait être examinée par le Parlement dans les mois à venir. Le Conseil consultatif national d’éthique (CCNE) s’y est déclaré favorable, dans la lignée de la promesse d’Emmanuel Macron. En attendant qu’une réforme du droit soit engagée et ouvre la procréation médicalement assistée (PMA) à un public plus large, de nombreux Français et Françaises traversent la frontière pour réaliser leur désir d’enfant. A quel prix ?

        Lire (en édition abonnés) :
         

          La PMA, un dossier politiquement risqué pour Emmanuel Macron



Nous avons tenté, selon les pratiques et les pays, de mesurer le coût des démarches actuellement impossibles en France pour les personnes hors des clous de la législation actuelle, qui ne concerne que les couples hétérosexuels infertiles. La PMA regroupe de nombreuses techniques : insémination artificielle, fécondation in vitro (FIV) avec don de sperme, don d’ovocyte ou double don, adoption d’embryon… Dans la mesure où chaque pays en propose une palette différente, il est impossible d’avoir une carte exhaustive et pertinente des différents tarifs.


Savez-vous ce que recouvre la PMA ?

Oui
Non


Bravo ! Voulez-vous quand même vous rafraîchir la mémoire ?

Oui



Que l’on parle de « procréation médicalement assistée » (PMA) ou d’« assistance médicale à la procréation » (AMP), cela désigne les techniques médicales consistant à manipuler spermatozoïdes et/ou ovules pour aboutir à une fécondation et concevoir un enfant. Grossièrement, la PMA comprend deux techniques : l’insémination artificielle (on introduit artificiellement le sperme dans l’utérus de la femme pour féconder son ovule) et





.encadre_dcdr {
    margin: 24px 0;
    padding: 16px;
    border: 1px solid #eef1f5;
    background: #f8f9fb;
    font-size: 1.3rem;
    box-sizing: border-box;
}
.encadre_dcdr .titre_encadre_dcdr {
    font-family: Helvetica Neue, Helvetica, San Francisco, Roboto, Fira Sans, Segoe, Arial, sans-serif;
    line-height: 1.25;
    display: block;
    font-weight: 700;
    margin: 0 0 10px 0;
    font-size: 1.5rem;
    text-align: center;
}
.encadre_dcdr .encadre_dcdr_button {
    text-align: center;
    overflow: hidden;
    margin: 0 0 0;
}
.encadre_dcdr_button button {
    background: #FFFFFF;
    border: 1px solid rgba(150, 150, 150, 0.70);
    border-radius: 7px;
    font-family: Helvetica;
    font-size: 12px;
    color: #000000;
    letter-spacing: 0.4px;
    height: 39px;
    margin-bottom: 10px;
    cursor: pointer;
    text-transform: uppercase;
    margin-right: 10px;
    padding: 5px 15px;
    margin-top: 10px;
}
.encadre_dcdr_button button:not(.disabled):hover {
    background-color: #337ab7;
    border: 1px solid #337ab7;
    color: white;
}
.encadre_dcdr .encadre_dcdr_developpement {
    overflow: hidden;
}
.encadre_dcdr .lire {
    padding: 8px 16px 6px;
    clear: both;
    background: #fff;
    border-left: 1px solid #e4e6e9;
    font-weight: bold;
    margin: 20px 0;
}
.encadre_dcdr .lire a {
    border-bottom: 0;
}
@media screen and (min-width: 680px) {
    .encadre_dcdr .titre_encadre_dcdr {
        font-size: 2.2rem;
    }
}
@media screen and (max-width: 500px) {
    .encadre_dcdr .lire {
        border-left: 5px solid #fff;
        font-family: Helvetica Neue, Helvetica, San Francisco, Roboto, Fira Sans, Segoe, Arial, sans-serif;
        padding-left: 12px;
        line-height: 1.5;
    }
}


require(["jquery", "jquery-ui/core"], function($) {

    function toggleSlide(elem, sens) {
        if (sens == "show") {
            elem.animate({
                "height": elem.data("height")
            })
        } else if (sens == "hide") {
            elem.animate({
                "height": 0
            })
        }
    }
    $(".encadre_dcdr_developpement, .encadre_dcdr_button").each(function() {
        $(this).attr("data-height", $(this).outerHeight());
        if ($(this).hasClass("encadre_dcdr_bravo") || $(this).hasClass("encadre_dcdr_developpement")) $(this).height(0);
    })
    $('.encadre_dcdr_button_non').on("click", function() {
        toggleSlide($(this).closest(".encadre_dcdr_choix"), "hide")
        toggleSlide($(this).closest(".encadre_dcdr").find(".encadre_dcdr_developpement"), "show")
    });
    $('.encadre_dcdr_button_oui').on("click", function() {
        toggleSlide($(this).closest(".encadre_dcdr_choix"), "hide")
        toggleSlide($(this).closest(".encadre_dcdr").find(".encadre_dcdr_bravo"), "show")
    })
    $('.encadre_dcdr_button_oui_bis').on("click", function() {
        toggleSlide($(this).closest(".encadre_dcdr").find(".encadre_dcdr_bravo"), "hide")
        toggleSlide($(this).closest(".encadre_dcdr").find(".encadre_dcdr_developpement"), "show")
    })
  $(".encadre_dcdr a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });
});


Il est, en revanche, possible de dessiner des spécificités et de donner des coûts indicatifs. Nous nous sommes appuyés sur le travail du site Icimamasolo, qui a effectué un travail de recensement, et sur les tarifs disponibles en ligne des cliniques. Ces coûts n’incluent pas les jours d’arrêt de travail, les déplacements et séjours, les traitements et examens non remboursés hors parcours de soin (stimulation ovarienne, diagnostic pré-implantatoire, échographies…).





.grumpyTable table.dataTable {
	width: 100%;
	margin: 0 auto;
	clear: both;
	border-collapse: separate;
	border-spacing: 0
}
.grumpyTable table.dataTable thead th, table.dataTable tfoot th {
	font-weight: bold
}
.grumpyTable table.dataTable thead th, table.dataTable thead td {
	padding: 10px 18px;
	border-bottom: 1px solid #111
}
.grumpyTable table.dataTable thead th:active, table.dataTable thead td:active {
	outline: none
}
.grumpyTable table.dataTable tfoot th, table.dataTable tfoot td {
	padding: 10px 18px 6px 18px;
	border-top: 1px solid #111
}
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting, table.dataTable thead .sorting_asc, table.dataTable thead .sorting_desc, table.dataTable thead .sorting_asc_disabled, table.dataTable thead .sorting_desc_disabled {
	cursor: pointer;
	*cursor: hand;
	background-repeat: no-repeat;
	background-position: center right
}
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting {
	background-image: url("../images/sort_both.png")
}
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_asc {
	background-image: url("../images/sort_asc.png")
}
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_desc {
	background-image: url("../images/sort_desc.png")
}
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_asc_disabled {
	background-image: url("../images/sort_asc_disabled.png")
}
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_desc_disabled {
	background-image: url("../images/sort_desc_disabled.png")
}
.grumpyTable table.dataTable tbody tr.selected {
	background-color: #B0BED9
}
.grumpyTable table.dataTable tbody th, table.dataTable tbody td {
	padding: 8px 10px
}
.grumpyTable table.dataTable.row-border tbody th, table.dataTable.row-border tbody td, table.dataTable.display tbody th, table.dataTable.display tbody td {
	border-top: 1px solid #ddd
}
.grumpyTable table.dataTable.row-border tbody tr:first-child th, table.dataTable.row-border tbody tr:first-child td, table.dataTable.display tbody tr:first-child th, table.dataTable.display tbody tr:first-child td {
	border-top: none
}
.grumpyTable table.dataTable.cell-border tbody th, table.dataTable.cell-border tbody td {
	border-top: 1px solid #ddd;
	border-right: 1px solid #ddd
}
.grumpyTable table.dataTable.cell-border tbody tr th:first-child, table.dataTable.cell-border tbody tr td:first-child {
	border-left: 1px solid #ddd
}
.grumpyTable table.dataTable.cell-border tbody tr:first-child th, table.dataTable.cell-border tbody tr:first-child td {
	border-top: none
}
.grumpyTable table tbody tr.odd, table tbody tr.odd {
	background-color: #f9f9f9!important
}
.grumpyTable table.dataTable.stripe tbody tr.odd.selected, table.dataTable.display tbody tr.odd.selected {
	background-color: #acbad4
}
.grumpyTable table.dataTable.hover tbody tr:hover, table.dataTable.display tbody tr:hover {
	background-color: #f6f6f6
}
.grumpyTable table.dataTable.hover tbody tr:hover.selected, table.dataTable.display tbody tr:hover.selected {
	background-color: #aab7d1
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column tbody tr>.sorting_2, table.dataTable.order-column tbody tr>.sorting_3, table.dataTable.display tbody tr>.sorting_1, table.dataTable.display tbody tr>.sorting_2, table.dataTable.display tbody tr>.sorting_3 {
	background-color: #fafafa
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column tbody tr.selected>.sorting_2, table.dataTable.order-column tbody tr.selected>.sorting_3, table.dataTable.display tbody tr.selected>.sorting_1, table.dataTable.display tbody tr.selected>.sorting_2, table.dataTable.display tbody tr.selected>.sorting_3 {
	background-color: #acbad5
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.odd>.sorting_1 {
	background-color: #f1f1f1
}
.sorting_2, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.odd>.sorting_2 {
	background-color: #f3f3f3
}
.sorting_3, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.odd>.sorting_3 {
	background-color: whitesmoke
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.odd.selected>.sorting_1 {
	background-color: #a6b4cd
}
.sorting_2, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.odd.selected>.sorting_2 {
	background-color: #a8b5cf
}
.sorting_3, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.odd.selected>.sorting_3 {
	background-color: #a9b7d1
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.even>.sorting_1 {
	background-color: #fafafa
}
.sorting_2, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.even>.sorting_2 {
	background-color: #fcfcfc
}
.sorting_3, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.even>.sorting_3 {
	background-color: #fefefe
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.even.selected>.sorting_1 {
	background-color: #acbad5
}
.sorting_2, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.even.selected>.sorting_2 {
	background-color: #aebcd6
}
.sorting_3, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.even.selected>.sorting_3 {
	background-color: #afbdd8
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column.hover tbody tr:hover>.sorting_1 {
	background-color: #eaeaea
}
.sorting_2, table.dataTable.order-column.hover tbody tr:hover>.sorting_2 {
	background-color: #ececec
}
.sorting_3, table.dataTable.order-column.hover tbody tr:hover>.sorting_3 {
	background-color: #efefef
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column.hover tbody tr:hover.selected>.sorting_1 {
	background-color: #a2aec7
}
.sorting_2, table.dataTable.order-column.hover tbody tr:hover.selected>.sorting_2 {
	background-color: #a3b0c9
}
.sorting_3, table.dataTable.order-column.hover tbody tr:hover.selected>.sorting_3 {
	background-color: #a5b2cb
}
.grumpyTable table.dataTable.no-footer {
	border-bottom: 1px solid #111
}
.grumpyTable table.dataTable.nowrap th, table.dataTable.nowrap td {
	white-space: nowrap
}
.grumpyTable table.dataTable.compact thead th, table.dataTable.compact thead td {
	padding: 4px 17px 4px 4px
}
.grumpyTable table.dataTable.compact tfoot th, table.dataTable.compact tfoot td {
	padding: 4px
}
.grumpyTable table.dataTable.compact tbody th, table.dataTable.compact tbody td {
	padding: 4px
}
.grumpyTable table.dataTable th.dt-left, table.dataTable td.dt-left {
	text-align: left
}
.grumpyTable table.dataTable th.dt-center, table.dataTable td.dt-center, table.dataTable td.dataTables_empty {
	text-align: center
}
.grumpyTable table.dataTable th.dt-right, table.dataTable td.dt-right {
	text-align: right
}
.grumpyTable table.dataTable th.dt-justify, table.dataTable td.dt-justify {
	text-align: justify
}
.grumpyTable table.dataTable th.dt-nowrap, table.dataTable td.dt-nowrap {
	white-space: nowrap
}
.grumpyTable table.dataTable thead th.dt-head-left, table.dataTable thead td.dt-head-left, table.dataTable tfoot th.dt-head-left, table.dataTable tfoot td.dt-head-left {
	text-align: left
}
.grumpyTable table.dataTable thead th.dt-head-center, table.dataTable thead td.dt-head-center, table.dataTable tfoot th.dt-head-center, table.dataTable tfoot td.dt-head-center {
	text-align: center
}
.grumpyTable table.dataTable thead th.dt-head-right, table.dataTable thead td.dt-head-right, table.dataTable tfoot th.dt-head-right, table.dataTable tfoot td.dt-head-right {
	text-align: right
}
.grumpyTable table.dataTable thead th.dt-head-justify, table.dataTable thead td.dt-head-justify, table.dataTable tfoot th.dt-head-justify, table.dataTable tfoot td.dt-head-justify {
	text-align: justify
}
.grumpyTable table.dataTable thead th.dt-head-nowrap, table.dataTable thead td.dt-head-nowrap, table.dataTable tfoot th.dt-head-nowrap, table.dataTable tfoot td.dt-head-nowrap {
	white-space: nowrap
}
.grumpyTable table.dataTable tbody th.dt-body-left, table.dataTable tbody td.dt-body-left {
	text-align: left
}
.grumpyTable table.dataTable tbody th.dt-body-center, table.dataTable tbody td.dt-body-center {
	text-align: center
}
.grumpyTable table.dataTable tbody th.dt-body-right, table.dataTable tbody td.dt-body-right {
	text-align: right
}
.grumpyTable table.dataTable tbody th.dt-body-justify, table.dataTable tbody td.dt-body-justify {
	text-align: justify
}
.grumpyTable table.dataTable tbody th.dt-body-nowrap, table.dataTable tbody td.dt-body-nowrap {
	white-space: nowrap
}
.grumpyTable table.dataTable, table.dataTable th, table.dataTable td {
	box-sizing: content-box
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper {
	position: relative;
	clear: both;
	*zoom: 1;
	zoom: 1
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_length {
	float: left
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_filter {
	float: right;
	text-align: right
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_filter input {
	margin-left: 0.5em
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_info {
	clear: both;
	float: left;
	padding-top: 0.755em
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate {
	float: right;
	text-align: right;
	padding-top: 0.25em
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button {
	box-sizing: border-box;
	display: inline-block;
	min-width: 1.5em;
	padding: 0.5em 1em;
	margin-left: 2px;
	text-align: center;
	text-decoration: none !important;
	cursor: pointer;
	*cursor: hand;
	color: #333 !important;
	border: 1px solid transparent;
	border-radius: 2px
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button.current, .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button.current:hover {
	color: #333 !important;
	border: 1px solid #979797;
	background-color: white;
	background: -webkit-gradient(linear, left top, left bottom, color-stop(0%, #fff), color-stop(100%, #dcdcdc));
	background: -webkit-linear-gradient(top, #fff 0%, #dcdcdc 100%);
	background: -moz-linear-gradient(top, #fff 0%, #dcdcdc 100%);
	background: -ms-linear-gradient(top, #fff 0%, #dcdcdc 100%);
	background: -o-linear-gradient(top, #fff 0%, #dcdcdc 100%);
	background: linear-gradient(to bottom, #fff 0%, #dcdcdc 100%)
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button.disabled, .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button.disabled:hover, .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button.disabled:active {
	cursor: default;
	color: #666 !important;
	border: 1px solid transparent;
	background: transparent;
	box-shadow: none
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button:hover {
	color: white !important;
	border: 1px solid #111;
	background-color: #585858;
	background: -webkit-gradient(linear, left top, left bottom, color-stop(0%, #585858), color-stop(100%, #111));
	background: -webkit-linear-gradient(top, #585858 0%, #111 100%);
	background: -moz-linear-gradient(top, #585858 0%, #111 100%);
	background: -ms-linear-gradient(top, #585858 0%, #111 100%);
	background: -o-linear-gradient(top, #585858 0%, #111 100%);
	background: linear-gradient(to bottom, #585858 0%, #111 100%)
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button:active {
	outline: none;
	background-color: #2b2b2b;
	background: -webkit-gradient(linear, left top, left bottom, color-stop(0%, #2b2b2b), color-stop(100%, #0c0c0c));
	background: -webkit-linear-gradient(top, #2b2b2b 0%, #0c0c0c 100%);
	background: -moz-linear-gradient(top, #2b2b2b 0%, #0c0c0c 100%);
	background: -ms-linear-gradient(top, #2b2b2b 0%, #0c0c0c 100%);
	background: -o-linear-gradient(top, #2b2b2b 0%, #0c0c0c 100%);
	background: linear-gradient(to bottom, #2b2b2b 0%, #0c0c0c 100%);
	box-shadow: inset 0 0 3px #111
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .ellipsis {
	padding: 0 1em
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_processing {
	position: absolute;
	top: 50%;
	left: 50%;
	width: 100%;
	height: 40px;
	margin-left: -50%;
	margin-top: -25px;
	padding-top: 20px;
	text-align: center;
	font-size: 1.2em;
	background-color: white;
	background: -webkit-gradient(linear, left top, right top, color-stop(0%, rgba(255, 255, 255, 0)), color-stop(25%, rgba(255, 255, 255, 0.9)), color-stop(75%, rgba(255, 255, 255, 0.9)), color-stop(100%, rgba(255, 255, 255, 0)));
	background: -webkit-linear-gradient(left, rgba(255, 255, 255, 0) 0%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 25%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 75%, rgba(255, 255, 255, 0) 100%);
	background: -moz-linear-gradient(left, rgba(255, 255, 255, 0) 0%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 25%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 75%, rgba(255, 255, 255, 0) 100%);
	background: -ms-linear-gradient(left, rgba(255, 255, 255, 0) 0%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 25%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 75%, rgba(255, 255, 255, 0) 100%);
	background: -o-linear-gradient(left, rgba(255, 255, 255, 0) 0%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 25%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 75%, rgba(255, 255, 255, 0) 100%);
	background: linear-gradient(to right, rgba(255, 255, 255, 0) 0%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 25%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 75%, rgba(255, 255, 255, 0) 100%)
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_length, .dataTables_wrapper .dataTables_filter, .dataTables_wrapper .dataTables_info, .dataTables_wrapper .dataTables_processing, .dataTables_wrapper .dataTables_paginate {
	color: #333
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_scroll {
	clear: both
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody {
	*margin-top: -1px;
	-webkit-overflow-scrolling: touch
}
table>thead>tr>th, .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody>table>thead>tr>td, .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody>table>tbody>tr>th, .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody>table>tbody>tr>td {
	vertical-align: middle
}
table>thead>tr>th>div.dataTables_sizing, .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody>table>thead>tr>td>div.dataTables_sizing, .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody>table>tbody>tr>th>div.dataTables_sizing, .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody>table>tbody>tr>td>div.dataTables_sizing {
	height: 0;
	overflow: hidden;
	margin: 0 !important;
	padding: 0 !important
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper.no-footer .dataTables_scrollBody {
	border-bottom: 1px solid #111
}
table {
	border-bottom: none
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper:after {
	visibility: hidden;
	display: block;
	content: "";
	clear: both;
	height: 0
}
@media screen and (max-width: 767px) {
	.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_info, .dataTables_wrapper .dataTables_paginate {
		float: none;
		text-align: center
	}
	.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate {
		margin-top: 0.5em
	}
}
@media screen and (max-width: 640px) {
	.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_length, .dataTables_wrapper .dataTables_filter {
		float: none;
		text-align: center
	}
	.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_filter {
		margin-top: 0.5em
	}
}





.grumpyTable table.dataTable thead .sorting,
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_asc,
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_desc,
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_asc_disabled,
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_desc_disabled {
    background-repeat: no-repeat;
    background-position: center right;
}

.grumpyTable table.dataTable thead .sorting,
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_asc,
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_desc {
    cursor: pointer;
    *cursor: hand;
}

.grumpyTable table.dataTable thead .sorting {
    background-image: url('data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAABMAAAATCAQAAADYWf5HAAAAkElEQVQoz7XQMQ5AQBCF4dWQSJxC5wwax1Cq1e7BAdxD5SL+Tq/QCM1oNiJidwox0355mXnG/DrEtIQ6azioNZQxI0ykPhTQIwhCR+BmBYtlK7kLJYwWCcJA9M4qdrZrd8pPjZWPtOqdRQy320YSV17OatFC4euts6z39GYMKRPCTKY9UnPQ6P+GtMRfGtPnBCiqhAeJPmkqAAAAAElFTkSuQmCC');
}

.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_asc {
    background-image: url('data:image/gif;base64,R0lGODlhEwATAMQZAAgICAYGBoqKig0NDQUFBW9vbxEREcPDw/X19RwcHNzc3J6enpSUlGJiYm5ubiQkJPLy8tXV1UdHR6ampvn5+fj4+L6+vkFBQQAAAP///wAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAACH/C1hNUCBEYXRhWE1QPD94cGFja2V0IGJlZ2luPSLvu78iIGlkPSJXNU0wTXBDZWhpSHpyZVN6TlRjemtjOWQiPz4gPHg6eG1wbWV0YSB4bWxuczp4PSJhZG9iZTpuczptZXRhLyIgeDp4bXB0az0iQWRvYmUgWE1QIENvcmUgNS42LWMxMzggNzkuMTU5ODI0LCAyMDE2LzA5LzE0LTAxOjA5OjAxICAgICAgICAiPiA8cmRmOlJERiB4bWxuczpyZGY9Imh0dHA6Ly93d3cudzMub3JnLzE5OTkvMDIvMjItcmRmLXN5bnRheC1ucyMiPiA8cmRmOkRlc2NyaXB0aW9uIHJkZjphYm91dD0iIiB4bWxuczp4bXBNTT0iaHR0cDovL25zLmFkb2JlLmNvbS94YXAvMS4wL21tLyIgeG1sbnM6c3RSZWY9Imh0dHA6Ly9ucy5hZG9iZS5jb20veGFwLzEuMC9zVHlwZS9SZXNvdXJjZVJlZiMiIHhtbG5zOnhtcD0iaHR0cDovL25zLmFkb2JlLmNvbS94YXAvMS4wLyIgeG1wTU06T3JpZ2luYWxEb2N1bWVudElEPSJ4bXAuZGlkOjA0NTk4N2UwLTZlMjItNDEwZi1hYjBmLWNlZTJlZThlMDk2MyIgeG1wTU06RG9jdW1lbnRJRD0ieG1wLmRpZDpGNDRFRjk3QUYxRTUxMUU2OEYxMEI1NDMyMTdBMkM3OCIgeG1wTU06SW5zdGFuY2VJRD0ieG1wLmlpZDpGNDRFRjk3OUYxRTUxMUU2OEYxMEI1NDMyMTdBMkM3OCIgeG1wOkNyZWF0b3JUb29sPSJBZG9iZSBQaG90b3Nob3AgQ0MgMjAxNyAoTWFjaW50b3NoKSI+IDx4bXBNTTpEZXJpdmVkRnJvbSBzdFJlZjppbnN0YW5jZUlEPSJ4bXAuaWlkOjA0NTk4N2UwLTZlMjItNDEwZi1hYjBmLWNlZTJlZThlMDk2MyIgc3RSZWY6ZG9jdW1lbnRJRD0ieG1wLmRpZDowNDU5ODdlMC02ZTIyLTQxMGYtYWIwZi1jZWUyZWU4ZTA5NjMiLz4gPC9yZGY6RGVzY3JpcHRpb24+IDwvcmRmOlJERj4gPC94OnhtcG1ldGE+IDw/eHBhY2tldCBlbmQ9InIiPz4B//79/Pv6+fj39vX08/Lx8O/u7ezr6uno5+bl5OPi4eDf3t3c29rZ2NfW1dTT0tHQz87NzMvKycjHxsXEw8LBwL++vby7urm4t7a1tLOysbCvrq2sq6qpqKempaSjoqGgn56dnJuamZiXlpWUk5KRkI+OjYyLiomIh4aFhIOCgYB/fn18e3p5eHd2dXRzcnFwb25tbGtqaWhnZmVkY2JhYF9eXVxbWllYV1ZVVFNSUVBPTk1MS0pJSEdGRURDQkFAPz49PDs6OTg3NjU0MzIxMC8uLSwrKikoJyYlJCMiISAfHh0cGxoZGBcWFRQTEhEQDw4NDAsKCQgHBgUEAwIBAAAh+QQBAAAZACwAAAAAEwATAAAFNmAmjmRpnmiaIQWlmgLBvGSUYI9Ciw3mOzuLwYcZHF6QC9EnqagWAYBUGpjsrtisdsvter/dEAA7');
}

.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_desc {
    background-image: url('data:image/gif;base64,R0lGODlhEwATAMQZAAgICAYGBoqKig0NDQUFBW9vbxEREcPDw/X19RwcHNzc3J6enpSUlGJiYm5ubiQkJPLy8tXV1UdHR6ampvn5+fj4+L6+vkFBQQAAAP///wAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAACH/C1hNUCBEYXRhWE1QPD94cGFja2V0IGJlZ2luPSLvu78iIGlkPSJXNU0wTXBDZWhpSHpyZVN6TlRjemtjOWQiPz4gPHg6eG1wbWV0YSB4bWxuczp4PSJhZG9iZTpuczptZXRhLyIgeDp4bXB0az0iQWRvYmUgWE1QIENvcmUgNS42LWMxMzggNzkuMTU5ODI0LCAyMDE2LzA5LzE0LTAxOjA5OjAxICAgICAgICAiPiA8cmRmOlJERiB4bWxuczpyZGY9Imh0dHA6Ly93d3cudzMub3JnLzE5OTkvMDIvMjItcmRmLXN5bnRheC1ucyMiPiA8cmRmOkRlc2NyaXB0aW9uIHJkZjphYm91dD0iIiB4bWxuczp4bXBNTT0iaHR0cDovL25zLmFkb2JlLmNvbS94YXAvMS4wL21tLyIgeG1sbnM6c3RSZWY9Imh0dHA6Ly9ucy5hZG9iZS5jb20veGFwLzEuMC9zVHlwZS9SZXNvdXJjZVJlZiMiIHhtbG5zOnhtcD0iaHR0cDovL25zLmFkb2JlLmNvbS94YXAvMS4wLyIgeG1wTU06T3JpZ2luYWxEb2N1bWVudElEPSJ4bXAuZGlkOjBhYjQyOGY3LWJmOTktNGJkZi05YjRhLTI3NGM5MDhjMmMwYyIgeG1wTU06RG9jdW1lbnRJRD0ieG1wLmRpZDpGNDRFRjk3RUYxRTUxMUU2OEYxMEI1NDMyMTdBMkM3OCIgeG1wTU06SW5zdGFuY2VJRD0ieG1wLmlpZDpGNDRFRjk3REYxRTUxMUU2OEYxMEI1NDMyMTdBMkM3OCIgeG1wOkNyZWF0b3JUb29sPSJBZG9iZSBQaG90b3Nob3AgQ0MgMjAxNyAoTWFjaW50b3NoKSI+IDx4bXBNTTpEZXJpdmVkRnJvbSBzdFJlZjppbnN0YW5jZUlEPSJ4bXAuaWlkOjBhYjQyOGY3LWJmOTktNGJkZi05YjRhLTI3NGM5MDhjMmMwYyIgc3RSZWY6ZG9jdW1lbnRJRD0ieG1wLmRpZDowYWI0MjhmNy1iZjk5LTRiZGYtOWI0YS0yNzRjOTA4YzJjMGMiLz4gPC9yZGY6RGVzY3JpcHRpb24+IDwvcmRmOlJERj4gPC94OnhtcG1ldGE+IDw/eHBhY2tldCBlbmQ9InIiPz4B//79/Pv6+fj39vX08/Lx8O/u7ezr6uno5+bl5OPi4eDf3t3c29rZ2NfW1dTT0tHQz87NzMvKycjHxsXEw8LBwL++vby7urm4t7a1tLOysbCvrq2sq6qpqKempaSjoqGgn56dnJuamZiXlpWUk5KRkI+OjYyLiomIh4aFhIOCgYB/fn18e3p5eHd2dXRzcnFwb25tbGtqaWhnZmVkY2JhYF9eXVxbWllYV1ZVVFNSUVBPTk1MS0pJSEdGRURDQkFAPz49PDs6OTg3NjU0MzIxMC8uLSwrKikoJyYlJCMiISAfHh0cGxoZGBcWFRQTEhEQDw4NDAsKCQgHBgUEAwIBAAAh+QQBAAAZACwAAAAAEwATAAAFNGAmjmRpnmiqrmzrvnAsz+UUADgeLGolYUDgBbI6DIIGS8sRbLgUD0wi8mIQBDBKAUHrlkIAOw==');
}







#datatable-table20180927134217, #table20180927134217 table {
    width: 100%!important;
}


#datatable-table20180927134217 table {
    display: table;
    border-collapse: separate;
    border-spacing: 2px;
    border-color: grey;
}

#datatable-table20180927134217 table.dataTable.display tbody tr.odd{background-color:#f9f9f9!important;}

#datatable-table20180927134217 table tbody th, table tbody td {
	border-top: 1px solid #ddd
}


#datatable-table20180927134217 dataTables_scrollHeadInner, #table20180927134217 dataTables_scrollBody {
    width: 100%!important;
}

#datatable-table20180927134217 .titre{
    text-align: center;
    width:100%;
}



              ▄▓▄
            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄
           ▓▓▓▓▄,,▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓╕    ╓▄▓▓▓▓▓▓▓▄        ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦
       ╒▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄  ▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▄▄▄▓▓▌
       ╫▓ ╙▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀  ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ
        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌          ▄▓▓▓▓▓▓▓
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ⌐ ▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌      ▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▐▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓µ     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓      ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓█       ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ▐▀ ▓▓▓▓▓█▀         ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                      ╓▓▓▓█Γ            ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀


tarifs PMA



require(['jquery', 'dataTables', "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip"], function($, dataTables, jqueryUICore,tooltipdecodeurs) {

    var dataSet = [["ins\u00e9mination artificielle avec don de sperme","500-1000","750-2500",null,"300-600",null,"400-1000",null,null,null],["FIV avec don de sperme","3000-5000","4000-6000","4500-6000","2000-3000","3500-5000","4500","2500","3000-4500",null],["FIV avec don d'ovocyte",null,"5000-10000","interdit","4000-6000","4500-6000","4000-6500","4000-5000","6000-110000","5000-6000"],["FIV avec double don",null,"5000-10000","interdit","7500-11000",null,"6500-8000",null,null,null],["don d'embryon",null,"1500-2500","interdit",null,null,"1500-2000","1300",null,null],["conservation ovocytaire","2000-2500","2000-3000","2500-4000","6000",null,null,null,null,null]];
        //dataSet = dataSet.replace("\t", "");

    var columns_list = ["pratiques", "Belgique", "Espagne", "Suisse", "Danemark", "Gr\u00e8ce", "Portugal", "R\u00e9publique tch\u00e8que", "Grande-Bretagne", "Ukraine"];
    var cols_visible = "1111111111";
    var columns = [];
    console.log(columns_list, typeof(columns_list));
    for(var i=0;i        columns[i] =
        {
            title: columns_list[i].replace("'", ""),
            visible: (cols_visible[i] == "1" ? true : false),
        }
    }
    var myTable = $('#table20180927134217').dataTable( {
        "orderClasses": false,
        

        data: dataSet,
        columns: columns,
        "scrollY": "500px", // Hauteur du tableau
        "scrollX": true,
        "scrollCollapse": true,
        "responsive": true,
        "searching": ("True" == "False" ? false : true),
        "paging": ("False" == "False" ? false : true),
        
        "order": [
            [0, 'desc']
        ],
        
        "language": {
            "zeroRecords": "Pas de données disponibles avec cette recherche",
            "lengthMenu": "_MENU_ entrées affichées",
            "info": "",
            "search": "Recherchez : ",
            "infoEmpty": "Pas de données disponibles avec cette recherche"
        }
    });



});


La question du double don
Les femmes, célibataires ou lesbiennes, ayant un problème de fertilité doivent se tourner vers le « double don », d’ovocyte et de sperme, interdit en France. La même question se pose pour les couples doublement infertiles désirant porter un enfant, même si ce dernier ne porte pas leurs gènes. Actuellement, plusieurs pays l’autorisent, mais l’Espagne et le Danemark sont les plus courus.
Ces deux pays sont souvent désignés comme les plus actifs en matière de PMA. C’est en Espagne que s’initient le plus grand nombre de « cycles » d’assistance médicale à la procréation : près de 119 000 en 2015, contre 94 000 pour la France, qui compte 20 millions d’habitants de plus que son voisin ibérique.
Le don d’embryon est moins mis en valeur par les cliniques
Moins onéreux que le double don, le don d’embryon est moins mis en valeur par les cliniques, regrettent certaines patientes. Il s’agit en général de personnes ayant déjà réalisé une FIV et ne souhaitant pas avoir d’autres enfants. « Afin d’éviter le risque que des frères puissent se rencontrer, le système mis en place pour l’assignation prévoit que les embryons changent systématiquement de communauté autonome ou de pays », précise la clinique ibérique Marquès.
La question de l’anonymat
En France, le principe qui prévaut est celui du don anonyme et gratuit ; ce qui explique le faible attrait du don de gamètes et la longueur des listes d’attente, en général, de plusieurs années. C’est dans ce même esprit qu’a été conçue la congélation d’ovocytes en France : si une femme accepte d’en donner la moitié anonymement, l’autre moitié sera congelée gratuitement pour la donneuse pendant quelques années. Cette obligation de partage « aveugle », peu satisfaisante pour de nombreuses femmes, les a conduites à se tourner vers l’étranger.
Dix-sept pays permettent actuellement une levée totale ou partielle de l’accès aux origines
En revanche, en Belgique, il existe un double guichet qui permet aux donneuses et aux receveuses de choisir entre don anonyme et non anonyme, décrit le site de parents Fiv.fr. Ainsi, plusieurs types de dons résultant d’un accord entre le donneur et le ou les receveurs sont autorisés : le don dirigé (la donneuse réserve ses ovocytes à un groupe spécifique), le don personnalisé (la donneuse réserve ses ovocytes à une personne en particulier)….
Selon le décompte de l’association Procréation médicalement anonyme, qui milite pour une levée de l’anonymat en France, dix-sept pays permettent actuellement une levée totale ou partielle de l’accès aux origines.

   


Chez StorkKlinik, au Danemark, il existe trois possibilités : le don de sperme anonyme (la receveuse ne connaît que la couleur des yeux, des cheveux, la taille, le poids…) ; le don de sperme « anonyme plus » (ajout du groupe sanguin et emploi-formation) ; le don de sperme « contactable » avec la possibilité d’accès à l’identité du donneur. Les tarifs des FIV avec un donneur connu sont plus élevés que ceux des FIV avec un don anonyme : quelques centaines d’euros pour des spermatozoïdes, quelques milliers pour un don d’ovule.
La question du remboursement
Interrogée sur la question du remboursement par la Sécurité sociale, qui fait débat, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, avait jugé, le 25 juillet sur RTL, « peu probable » que le gouvernement n’aille pas dans ce sens.
Pour le CCNE, « la question de la prise en charge et du remboursement en cas d’ouverture pour les demandes d’assistance médicale à la procréation [AMP] pour les couples de femmes et femmes seules » est à confronter « aux responsabilités et aux priorités éthiques dans le cadre de la réduction des inégalités en santé ».
« Cette question fait partie intégrante des aspects éthiques du sujet et la solution adoptée (prise en charge complète, ou différenciée sous conditions de ressources quel que soit le type de demande, financement par les mutuelles, ou autres) devra être soigneusement étudiée au regard des critères de justice. »
Actuellement, le coût total moyen d’une FIV s’élève pour les pouvoirs publics français à environ 5 000 euros (traitements, ponction d’ovocytes, hospitalisation, arrêts de travail…). Les nouveaux publics qui seraient concernés par une ouverture de la PMA pourraient y avoir recours, mais ils pourraient aussi n’avoir besoin que de techniques moins onéreuses, comme des inséminations artificielles, dont le coût est d’environ 1 000 euros actuellement.
Le célèbre professeur Frydman, gynécologue, proposait lundi 24 septembre, dans une tribune de Libération, « une participation financière progressive de chacun à la réalisation d’une PMA, afin de constituer un fonds public de recherche dédié à cet objectif dans le cadre d’un plan national de lutte contre l’infertilité ». Actuellement, le dosage de l’hormone AMH n’est toujours pas remboursé, alors qu’il est pourtant indispensable au dépistage d’une ménopause précoce.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-4">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Les Américains suivront en direct l’audition de celle qui accuse d’agression sexuelle le magistrat choisi par Trump pour siéger à la Cour suprême.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Comprendre l’enjeu des auditions du juge Kavanaugh et de son accusatrice Christine Blasey Ford au Sénat américain

Les Américains suivront en direct l’audition de celle qui accuse d’agression sexuelle le magistrat choisi par Trump pour siéger à la Cour suprême.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 18h09
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


C’est le 5e épisode du feuilleton sur la nomination de Brett Kavanaugh à la Cour suprême américaine, et c’est le plus attendu. Il se déroule, jeudi 27 septembre, près d’un an après le début du mouvement #MeToo et un mois environ avant les élections de mi-mandat. Il rassemble un casting improbable : un juge catholique conservateur candidat du président américain à la plus haute juridiction des Etats-Unis accusé d’agressions sexuelles par trois femmes. En face, une seule de ses accusatrices, Christine Blasey Ford, témoignera.
Les auditions doivent débuter à partir de 10 heures à Washington (16 heures à Paris) et seront diffusées sur toutes les chaînes d’information américaines. Christine Blasey Ford témoignera avant M. Kavanaugh. La majorité républicaine de la commission judiciaire, composée uniquement d’hommes, a demandé à Rachel Mitchell, une avocate spécialisée dans les délits à caractère sexuel, d’interroger Mme Ford 
Si elle parvient à convaincre le président Trump, celui-ci a fait savoir qu’il pourrait renoncer à son candidat à la Cour suprême et lui chercher un remplaçant. Le point sur les épisodes précédents.

        Le portrait :
         

          Christine Blasey Ford, témoignage clé dans l’audition du juge Kavanaugh



Proposé le 9 juillet
Le 9 juillet, Donald Trump propose le juge conservateur Brett Kavanaugh, proche de George W. Bush, pour remplacer Anthony Kennedy à la Cour suprême des États-Unis. Il y a deux semaines encore, il semblait en bonne voie d’obtenir le feu vert du Sénat et faire son entrée au sein de la plus haute juridiction du pays, arbitre des questions de société les plus épineuses (droit à l’avortement, armes à feu, mariage homosexuel…).
Les démocrates s’inquiètent de le voir devenir l’un des neuf juges nommé à vie de la Cour suprême, alors que quatre des huit juges actuels sont déjà de sensibilité conservatrice.
Premières révélations mi-septembre
Il y a deux semaines, Dianne Feinstein sème le doute en annonçant qu’elle avait transmis au FBI des « informations » sur M. Kavanaugh. Le 13 septembre, le New York Times évoque un « comportement sexuel inapproprié » remontant aux années de lycée du juge. Le magazine New Yorker affirme, le 14 septembre, qu’une femme, non identifiée, accuse M. Kavanaugh d’avoir tenté de l’agresser sexuellement lors d’une soirée lycéenne à Bethesda, près de Washington, au début des années 1980.
Christine Blasey Ford témoigne, Trump accuse
Le 16 septembre, l’identité de l’accusatrice est dévoilée. Christine Blasey Ford, psychologue et professeur à l’université de Palo Alto, en Californie, âgée de 51 ans, raconte en détail dans le Washington Post son agression par Brett Kavanaugh et un compagnon de lycée, Mark Judge, dont le nom sera cité à plusieurs reprises dans ce dossier. Il a fait savoir qu’il refusait d’être entendu comme témoin par le Sénat.
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, se dit d’abord curieux d’entendre sa déposition mais la vilipende quelques jours plus tard sur Twitter : « Si les attaques avaient été aussi graves que ce que dit le Dr Ford, il y aurait eu une plainte d’elle ou de ses parents aimants. »
Mme Blasey Ford a demandé au FBI d’enquêter sur ces accusations avant d’être auditionnée au Sénat. Les chefs de file démocrate au Sénat ont appuyé sa demande, le président américain s’y oppose.

        Lire :
         

          #WhyIDidntReport, une réponse collective à Donald Trump



Une deuxième accusatrice
Le 23 septembre, le New Yorker publie le témoignage de Deborah Ramirez, 53 ans, qui affirme avoir connu Brett Kavanaugh au début des années 1980 à l’université de Yale. Catholique « pratiquante », habitant dans le Colorado, elle décrit une soirée de bringue au cours de laquelle Brett Kavanaugh aurait sorti son sexe devant elle, la contraignant à le toucher alors qu’elle le repoussait.
Son témoignage, qu’elle situe pendant l’année scolaire 1983-1984 comporte des zones d’ombre, de son propre aveu. Brett Kavanaugh dénonce alors un « dénigrement pur et simple ». Trump dit que ce n’est pas solide. Pour l’heure, aucune audition de Deborah Ramirez n’est prévue à la commission judiciaire du Sénat.

   


Contre-feux de Brett Kavanaugh
Dans une lettre à la commission, Brett Kavanaugh assure le 24 septembre qu’il ne cédera pas face aux « efforts concertés pour détruire » sa réputation. Avec son épouse, il réserve à Fox News sa première interview depuis le début de l’affaire. Il affirme n’avoir « pas eu de rapport sexuel, ni rien s’en approchant, pendant toutes [ses] années de lycée et pendant plusieurs années ensuite », pour contredire l’image de jeune fêtard débridé brossée par ses accusatrices.
Dans une déposition écrite transmise au Sénat le 26 septembre, en prévision de son audition, Brett Kavanaugh se dit victime d’une campagne de calomnie et redit son innocence. Pour Donald Trump, les accusations portées contre son candidat relèvent d’une « arnaque » du Parti démocrate.
La « bombe » de la troisième accusatrice
Le 26 septembre, après quelques jours de suspens, Michael Avenatti, le médiatique avocat de la star du X Stormy Daniels, qui embarrasse par ailleurs le président Trump car elle affirme avoir eu une liaison avec lui, rend public le témoignage de Julie Swetnick. Elle porte les accusations les plus graves et les plus précises : cette employée du gouvernement fédéral, dont l’âge n’est pas dévoilé, dispose d’un haut degré d’habilitation pour traiter d’informations confidentielles.
Elle évoque, dans une déclaration sur l’honneur, une dizaine de fêtes rassemblant des lycéens entre 1981 et 1983, durant lesquelles Brett Kavanaugh et Mark Judge, qualifiés de « frères siamois », buvaient de l’alcool en quantité puis se livraient à des « caresses » et des « pelotages » sur des jeunes filles sans leur consentement. Elle témoigne avoir vu les deux lycéens, parmi d’autres, saouler et droguer des jeunes filles « afin qu’elles soient victimes de “viol collectif” dans une chambre attenante par un “train” de garçons ». Enfin, elle affirme avoir été elle-même victime en 1982 d’un viol collectif lors duquel Brett Kavanaugh et Mark Judge étaient présents. Elle dit en avoir parlé à au moins deux personnes peu après les faits.
Brett Kavanaugh a dénoncé un témoignage « sorti de la quatrième dimension ».
Décision du Sénat
Après les auditions de jeudi, la commission judiciaire du Sénat doit procéder, vendredi, à 9 h 30 (15 h 30 à Paris) à un vote de confirmation. Si Brett Kavanaugh franchit avec succès cette étape, le Sénat, où le parti du président ne dispose que d’une courte majorité (51/49), se prononcera en séance plénière en début de semaine prochaine.

Mark Judge, un absent remarqué
Ami de lycée de Brett Kavanaugh, Mark Judge réfute les allégations de Mme Blasey Ford. « Je n’ai aucun souvenir de l’incident présumé (…) et je n’ai jamais vu Brett agir de cette manière », écrit-il dans un courrier à la commission. Agé de 54 ans, ce blogueur conservateur a pourtant retracé dans un livre ses années d’alcoolisme au lycée. Il y met notamment en scène un personnage, Bart O’Kavanaugh, vomissant dans une voiture. Il refuse d’être entendu comme témoin et a quitté son domicile du Maryland sur les conseils de son avocate.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-5">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ En déplacement dans les Antilles, Emmanuel Macron s’exprime sur le scandale du pesticide ultratoxique qui empoisonne toujours la Guadeloupe et la Martinique.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Chlordécone : Martiniquais et Guadeloupéens attendent les propositions de l’Etat

En déplacement dans les Antilles, Emmanuel Macron s’exprime sur le scandale du pesticide ultratoxique qui empoisonne toujours la Guadeloupe et la Martinique.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 18h10
    |

                            Le Monde.fr








                        



Pour son quatrième déplacement outre-mer depuis qu’il a été élu président de la République, Emmanuel Macron est arrivé jeudi 27 septembre en Martinique. En compagnie de plusieurs ministres — Agnès Buzyn (santé), Annick Girardin (outre-mer), François de Rugy et Sébastien Lecornu (transition écologique) et Jacques Mézard (cohésion des territoires) —, le chef de l’Etat doit également se rendre en Guadeloupe, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy.
Cette visite de quatre jours du chef de l’Etat est notamment marquée par la question de la contamination au chlordécone — un pesticide ultratoxique utilisé massivement de 1972 à 1993 dans les bananeraies —, dont sont victimes la plupart des Guadeloupéens et des Martiniquais.

        Lire l’enquête du « Monde » :
         

          Chlordécone : les Antilles empoisonnées pour des générations



Ces dernières semaines, une contestation est apparue en Martinique pour dénoncer le coût du dépistage sanguin qui permet d’évaluer la contamination au chlordécone.
Qu’est-ce que le chlordécone ?
Interdit en France depuis 1990, le chlordécone a pourtant été utilisé dans les Antilles jusqu’en 1993 pour lutter contre le charançon du bananier, grâce à une dérogation. Mais les conséquences ont été désastreuses. Selon les résultats d’une étude de l’agence Santé publique France, rendus publics en janvier, « plus de 90 % de la population adulte » en Guadeloupe et en Martinique est contaminée par ce pesticide.
Vingt-cinq ans après son interdiction, le chlordécone, qui passe dans la chaîne alimentaire, distille son poison un peu partout. Pas seulement dans les sols, mais aussi dans les rivières, une partie du littoral marin, le bétail, les volailles, les poissons, les crustacés, les légumes-racines… et donc dans la population elle-même. Le pesticide peut ainsi persister près de sept cents ans dans les sols.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Affaire du chlordécone : « une honte d’Etat »



Le chlordécone est aussi fortement soupçonné d’augmenter le risque de cancer de la prostate, avec 227 nouveaux cas pour 100 000 hommes chaque année en Martinique, et 184 en Guadeloupe. Des taux deux fois plus élevés qu’en métropole.
Pourquoi la contestation des dépistages monte-t-elle ?
Au cours de l’été, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer le coût exorbitant des dépistages sanguins qui permettent de connaître pour chacun le taux de chlordécone dans le sang. Il faut débourser jusqu’à 140 euros pour faire le test, qui n’est pas remboursé par la Sécurité sociale.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Chlordécone : « Les Antilles françaises sont comme l’Ukraine et la Biélorussie d’après Tchernobyl »



Au début d’août, la fédération socialiste de la Martinique a lancé une pétition sur le site Change.org pour réclamer « un dépistage gratuit », qui a recueilli plus de 5 000 signatures.
« Aussi, afin qu’en pleine conscience, nous apprenions à vivre avec cet empoisonnement quotidien et pour accéder à ce droit légitime de la connaissance de notre intoxication, nous exigeons ne pas être en plus de victimes sanitaires, des victimes économiques. »
Signé par la première secrétaire de la fédération socialiste, Béatrice Bellay, le texte réclame « le remboursement de ce test pour tous, la mise en place d’une politique sanitaire massive et active de suivi médical des populations impactées et l’ouverture d’une enquête parlementaire ».
Qu’a prévu le gouvernement à propos du chlordécone ?
Quelques heures après son arrivée en Martinique, jeudi, le président de la République, Emmanuel Macron, doit se rendre dans l’exploitation d’un agriculteur de Morne-Rouge, dans le nord de l’île, pour évoquer la pollution de ses terres par le chlordécone. A cette occasion le chef de l’Etat devrait annoncer plusieurs mesures.
A la fin de juin, lors de la présentation du « Livre bleu outre-mer », déclinaison de sa politique pour les territoires ultramarins, M. Macron avait déjà évoqué le sujet :
« Parler de la santé, c’est aussi parler des drames du passé et de nos responsabilités collectives, et sur le chlordécone, je serai clair pour dire que nous continuerons le travail avec lucidité et détermination, car on ne peut accepter les situations dans lesquelles nous sommes. »
A la fin de juillet, le ministère de l’agriculture a décidé de revoir les limites autorisées de présence dans les aliments de chlordécone et a demandé à l’Agence nationale de sécurité de l’alimentation et de l’environnement (Anses) de réévaluer les valeurs toxicologiques de référence, à la suite d’un recours déposé par une association guadeloupéenne devant le tribunal administratif de Paris. Un colloque sur l’état d’avancement des recherches sur le chlordécone est prévu du 16 au 19 octobre en Martinique et en Guadeloupe.

        Lire aussi :
         

                Chlordécone : le gouvernement veut réviser les limites autorisées dans les aliments






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-6">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Les transformations successives de l’application depuis son rachat par Facebook illustrent les différends entre Mark Zuckerberg et les fondateurs démissionnaires d’Instagram.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                

Comment l’empire Facebook a métamorphosé Instagram

Les transformations successives de l’application depuis son rachat par Facebook illustrent les différends entre Mark Zuckerberg et les fondateurs démissionnaires d’Instagram.





LE MONDE
 |    27.09.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 17h50
    |

            Michaël Szadkowski et 
Pauline Croquet





Qu’il est loin le temps où Instagram ne servait qu’à poser un filtre sépia sur des photos de qualité médiocre. L’application de retouche et de partage d’images, créée en 2010 par deux étudiants de l’université Stanford (Etats-Unis), n’a depuis cessé de se transformer, de grandir, et son impact sur la société avec.
Instagram a ainsi permis de révéler des artistes, aurait été utilisée par la Russie pour tenter d’interférer dans l’élection américaine de 2016 et influerait même notre manière de manger. Elle est aujourd’hui devenue un réseau social à part entière, parmi les plus utilisés de la planète – le cap du milliard d’utilisateurs mensuels et 500 millions d’utilisateurs quotidiens ayant été franchi en juin 2018.
Pourtant, lundi 24 septembre, les deux fondateurs d’Instagram, Kevin Systrom et Mike Krieger, ont annoncé leur démission, sans raison précise, évoquant des envies « de vacances » et un besoin de retrouver leur « créativité ». Derrière le départ de ceux qui occupaient les postes de directeur général et de directeur de la technologie d’Instagram, de nombreux médias spécialisés (Techcrunch, The Verge, Recode) voient l’ombre de conflits avec Mark Zuckerberg et la direction de Facebook, propriétaire d’Instagram, et qui a récemment pris davantage de place dans ses instances gouvernantes. Une situation qu’auguraient les différentes évolutions de l’application depuis son rachat par Facebook en 2012 pour 715 millions de dollars (609 millions d’euros).

        Notre analyse :
         

          Facebook resserre le contrôle sur ses acquisitions



Des chiens carrés et des filtres vintage
A ses débuts, en 2010, Instagram était encore relativement sobre, conçu pour les photos des iPhone 4, comme le rappelle cette vidéo d’archives dénichée sur YouTube. La version pour Android, lancée un an plus tard, mise sur la généralisation de la photo sur smartphones.
Certains utilisent alors Instagram pour publier leurs clichés dans une galerie associée à un nom de profil, avec des hashtags en légende et des indications de géolocalisation. D’autres s’en servent uniquement comme logiciel de retouche, comme l’explique en 2015 Kevin Systrom à Business Insider : les filtres vintage compensent la qualité passable des photos smartphones de l’époque.

   


Le cadrage de la photo est alors unique, obligatoirement carré. Cette limitation a, jusqu’à sa disparition en 2015, beaucoup agacé mais a permis à Instagram d’asseoir son identité et d’afficher les images de la même manière pour tout le monde, quels que soient les modèles des smartphones.
Pour maintenir dans son pré carré la communauté grandissante des « instagrammeurs », l’application a dès le départ privilégié un fonctionnement en vase clos. Huit ans après le lancement, l’usage des liens hypertextes reste par exemple drastiquement limité.
Cloner les « stories » de Snapchat
Ce totem, Facebook ne l’a toujours pas fait tomber, même s’il a largement garni Instagram de nouvelles fonctionnalités. Depuis 2012, l’application est devenue la plus utilisée de la galaxie Zuckerberg, derrière Facebook, Messenger et WhatsApp. Son rôle : s’afficher comme fer de lance de la (re)conquête d’un jeune public et servir de laboratoire aux usages sociaux du smartphone, afin d’éviter que les moins de 25 ans et les stars n’aient d’yeux que pour la concurrence – Snapchat ou YouTube notamment.

        Notre bilan en 2017, cinq ans après le rachat
         

          d’Instagram par Mark Zuckerberg



Un an après son rachat, Instagram offre donc soudain la possibilité de poster de courtes vidéos, au moment où Vine (alors acquis par Twitter) a le vent en poupe avec ses pastilles de six secondes. L’application poursuit sa mue avec en ligne de mire le succès de Snapchat. En 2013, Mark Zuckerberg avait tenté de racheter l’appli préférée des « millenials », souvent moquée pour ses photos à filtres vomi arc-en-ciel – Forbes a évoqué un prix de 3 milliards de dollars, soit trois fois plus qu’Instagram. Mais Evan Spiegel, le PDG de Snapchat, 23 ans à l’époque, avait catégoriquement refusé.
Après avoir carrément tenté de créer de nouvelles applications aux principes similaires (comme les oubliés Slingshot ou Poke), Facebook a changé son fusil d’épaule. L’objectif devient de muscler Instagram, dont le profil des utilisateurs – des jeunes internautes qui s’amusent sur smartphone et boudent Facebook – approche celui des « snapchatteurs ». Au milieu de l’été 2016, Instagram annonce le lancement de la fonctionnalité « stories », un copier-coller assumé d’un mode de communication inventé par Snapchat, dans lequel un utilisateur peut poster des images verticales ne restant que vingt-quatre heures en ligne sur son profil.

   


Le principe n’allait pas de soi, revenant à créer deux fils de publication dans Instagram. A la traditionnelle galerie verticale de photos permanentes s’est ajouté un flux horizontal de publications éphémères, moins esthétiques que fun. Les habitués d’Instagram n’ont pas tous apprécié. « Les stories Instagram ont ruiné le seul bon réseau social qu’il nous restait », s’est par exemple agacée une journaliste de BuzzFeed.
Mais la sauce a pris. Selon TechCrunch, le clone Instagram Stories revendique aujourd’hui 400 millions d’utilisateurs actifs contre 188 millions pour l’original Snapchat. Avec cette fonctionnalité, Instagram a évité la fuite de certains de ses utilisateurs, leur proposant de la nouveauté dans un environnement plus intuitif que Snapchat, réputé difficile à prendre en main.

        Vidéos, filtres, « stories »…
         

          Facebook copie Snapchat pour mieux le distancer



Contenus sponsorisés et affichage non chronologique
La fonction « stories » est aujourd’hui reine sur Instagram, celle qui évolue le plus rapidement, enrichie constamment de nouvelles options. Elle a aussi porté en germe le dernier gros projet d’Instagram, IGTV, qui compile des vidéos verticales de longue durée, dans un portail où Facebook s’aventure sur le terrain de YouTube.
Pendant ce temps-là, la galerie photo originale, le « feed », est restée quasi la même, à l’exception de changements repiqués au réseau social Facebook, comme l’introduction de contenus sponsorisés ou l’affichage non chronologique des images – avec pour finalité de générer des revenus publicitaires, estimés à des milliards de dollars. Au grand dam de certains utilisateurs.
Se félicitant du succès des « stories », un mois avant sa démission d’Instagram, Kevin Systrom prévenait toutefois : « Cela ne veut pas dire que le “feed” disparaît. » Son départ va-t-il changer cet équilibre, et rendre Instagram « naze », comme s’interroge le NyMag ? Les observateurs notent régulièrement l’intégration toujours plus grande de l’environnement Facebook au sein de l’application. The Verge cite cinq exemples récents d’évolutions qui « montrent que Facebook est en train de faire foirer Instagram », dont des liens pour consulter directement son profil Facebook.

Facebook’s so thirsty to get you to read their garbage notifications that they’ve started pushing them into the Ins… https://t.co/B0KWx5AzEe— ryanfb (@Ryan Baumann)


require(["twitter/widgets"]);

Selon le site spécialisé ReCode, c’est d’ailleurs une évolution du genre qui aurait fait déborder le vase, Kevin Systrom n’ayant pas apprécié que le réseau social de Mark Zuckerberg « gomme » désormais la mention « Instagram » lorsque les internautes importent leurs contenus Instagram sur Facebook. La photo de famille déchirée, reste à savoir si les fondateurs d’Instagram offriront leur « créativité » à la concurrence, pour freiner ce qu’ils n’ont pu prévenir en interne.

        Lire aussi :
         

                Le créateur de WhatsApp explique pourquoi Facebook l’a mis en « colère »








                     require(["lmd/core/ux/longform"], function (advertLongform) {
                        advertLongform.moveAdvert('.js-parallaxe_slot', '#articleBody');
                     });


                      






<article-nb="2018/09/27/19-7">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Le président du parti Les Républicains débattra avec le premier ministre, jeudi, sur le plateau de « L’Emission politique » de France 2.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 26/09/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Wauquiez et Philippe, duel télévisé entre deux droites irréconciliables

Le président du parti Les Républicains débattra avec le premier ministre, jeudi, sur le plateau de « L’Emission politique » de France 2.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 18h11
    |

            Olivier Faye et 
Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

Un mano a mano. Invité de « L’Emission politique » sur France 2, jeudi 27 septembre, le premier ministre, Edouard Philippe, débattra un moment avec le président du parti Les Républicains (LR), Laurent Wauquiez.
Une confrontation attendue avec gourmandise chez les observateurs avisés de la droite. L’un d’eux, qui a eu de hautes responsabilités en Chiraquie, s’en délecte par avance : « Politiquement, ça va être du cristal. Ce sont deux pur-sang sur un hippodrome bien dégagé, deux individus parfaitement équipés intellectuellement. » Qui vont utiliser cet échange pour parler à leur base et marquer leurs différences, après avoir cohabité pendant près de quinze ans au sein du même parti.
D’un côté, le chef du gouvernement espère montrer qu’« il existe aujourd’hui deux droites, et chacun représente l’une d’elles », pour reprendre les termes de Gilles Boyer, conseiller politique d’Edouard Philippe. « Beaucoup d’électeurs, poursuit l’ancien directeur de campagne d’Alain Juppé, ne se reconnaissent pas dans une droite dure », qui serait incarnée selon lui par Laurent Wauquiez.

De l’autre côté, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes veut au contraire instiller l’idée qu’il sera le seul représentant de la droite authentique sur le plateau de France 2, jeudi soir. Selon certaines sources au sein de LR, M. Wauquiez pourrait pousser M. Philippe dans ses retranchements sur deux sujets : la dépense publique – que le gouvernement a renoncé à faire baisser à l’occasion du budget 2019 – et l’Europe.
« Pour les militants, cela montrera la fracture nette, le fait que Philippe, [Bruno] Le Maire, [Gérald] Darmanin, ne sont pas des hommes de droite, qu’ils ne mènent pas une politique de droite », explique-t-on dans l’entourage de M. Wauquiez. « Il peut passer du statut de patron de LR à celui de patron de la droite », veut croire le député (LR) de l’Oise Eric...




                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-8">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le jeu propose la Ligue des champions et des matchs aux règles souples. Son emprise sur l’expérience audiovisuelle du foot n’a jamais été aussi grande.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                

« FIFA 19 », le jeu vidéo qui ne laisse que des miettes à la réalité

Le jeu propose la Ligue des champions et des matchs aux règles souples. Son emprise sur l’expérience audiovisuelle du foot n’a jamais été aussi grande.





LE MONDE
 |    27.09.2018 à 14h48
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 16h13
    |

            William Audureau





Neymar soulève enfin le prestigieux trophée dont rêvaient depuis sept ans les investisseurs qataris du Paris-Saint-Germain. Autour de lui, Cavani, Mbappé, Thiago Silva… Tous se pressent pour avoir leur place auprès de la coupe aux grandes oreilles. Au micro, Pierre Ménès ironise : voilà un succès qui risque de faire des aigris en France et particulièrement du côté du Vieux-Port.
Cette scène-là, elle ne s’est produite que dans un jeu vidéo. Difficile pourtant de faire plus plausible que ce commentaire acide, révélateur des haines qui lient certains supporteurs des clubs français les plus populaires. C’est la toute-puissance vertigineuse de FIFA 19, lancé jeudi 27 septembre à minuit, et qui a cessé depuis longtemps de simuler un simple sport à onze contre onze, pour rendre compte de manière bien plus large de son spectacle, de ses enjeux et de ses symboles.
« FIFA 19 » ou le tableau de conjugaison du football
Jamais une simulation footballistique ne sera allée aussi loin dans la reconstitution à 360 degrés d’un sport et de ses multiples aspects. Le vertige est presque grammatical. Lancer le disque, c’est découvrir, comme un tableau de Bescherelle, les multiples personnes auxquelles le jeu se conjugue – première, deuxième, troisième personne, singulier ou pluriel, masculin ou féminin.
Créerez-vous votre propre avatar pour vivre votre carrière ? Tutoierez-vous Cristiano Ronaldo sur le rectangle vert ? Guiderez-vous le footballeur fictif Alex Hunter et sa sœur Kim dans le mode « Histoire » ? Vous lancerez-vous dans une ligue en ligne en coopération avec un ami ? Ou insulterez-vous de dépit vos potes de soirée sur un canapé ? Jouerez-vous plutôt les Bleus, ou les Bleues ?

FIFA 19 est vaste comme la conjugaison, et connaît plusieurs genres. Il sait se faire jeu de rôle, dans la peau d’un joueur débutant ; série télé interactive, avec le mode narratif ; album Panini, et ses cartes à collecter pour montrer son équipe dans le mode FUT ; et même un peu jeu d’arcade, avec les nouvelles options permettant de jouer sans règles, ou en supprimant un joueur à chaque équipe qui vient de marquer. Paradoxe d’une simulation qui a tant épousé le réalisme audiovisuel que, pour innover, elle n’a plus d’autres choix que de s’en éloigner.
Après l’hyperréalisme, la centralité
D’une manière générale, FIFA 19 donne l’impression que si quelque chose existe dans le monde du football, il existe également dans le jeu – une impression parfois trompeuse, car certaines équipes (Japon, Croatie) et championnats (africains notamment) sont absents. Des finales de Ligue des champions aux entraînements avec des plots, des chocs obscurs du championnat sud-coréen aux futures affiches de la Coupe du monde féminine, des chants de supporteurs aux sponsors à petit budget, le jeu d’Electronic Arts fait l’effet d’incarner le football de manière totale, presque totalitaire.
Sans doute faut-il cesser de parler de réalisme pour désormais acter que ce qui caractérise vraiment cette expérience, c’est sa centralité. On ne parle pas d’une simple simulation, mais du produit culturel le plus vendu en France depuis plusieurs années, d’une référence absolue du genre à l’international, et d’un phénomène commercial capable de s’écouler à plus de 24 millions d’exemplaires dans le monde.

   


Il fut un temps où les jeux de football mimaient un sport vieux d’un siècle. Désormais, les stars de l’équipe de France ont toutes joué à FIFA avant de devenir pro – et on ne compte plus les témoignages de joueurs continuant de troquer leurs crampons pour une manette après l’entraînement. Electronic Arts en joue. Ainsi de ce moment rapporté par le Guardian, où après un but spectaculaire, le commentateur s’exclame que le joueur s’est cru dans FIFA. La boucle est bouclée.
L’Eurovision du jeu de football
A force d’itérations annuelles, la série a également atteint un niveau d’excellence qui fait référence. FIFA 19 est désormais plus beau, plus gratifiant pour les rétines qu’un match réel sur un stream de bonne qualité ; et sa mise en scène plus travaillée que les retransmissions de certaines chaînes spécialisées récentes, comme RMC Sport.

   


A certains égards, FIFA 19 n’est pas une simulation de football, mais de télévision. Il se fiche bien de retranscrire vos exploits du lundi soir sur le terrain d’UrbanSoccer d’Ivry, vos petits grigris alanguis, les bedaines qui rebondissent à chaque prise d’élan, les gourdes qui passent de main en main. Ce qui l’intéresse, c’est l’expérience fantasmatique du grand écran, de préférence en 16/9e, 4K, avec commentaires de journalistes professionnels, sponsors, inserts de statistiques en temps réel façon OptaJean, gros plan sur les tribunes et mise en scène empruntée aux codes d’ESPN, Canal+ et BeIN.
Si FIFA était un jeu de musique, ce serait l’Eurovision : un spectacle événement pensé par et pour la petite lucarne, fastueux et ultracodifié. Et à ce jeu-là il excelle. De toutes les chaînes sportives, FIFA 19 est la meilleure, celle qui a la meilleure réalisation, la meilleure qualité d’image, et le catalogue le plus complet de droits à l’image – mais en virtuel, évidemment.
La guerre du milieu de terrain
Pourtant, après un opus 18 très critiqué pour ses nombreuses largesses défensives et ses gardiens de but peu performants, Electronic Arts est revenu à plus de vraisemblance dans le jeu. Au milieu de terrain, les phases de récupération sont plus physiques, plus incertaines, et chaque enchaînement de passes près du rond central a la beauté d’un tiki-taka barcelonais surgissant d’un Montpellier-Strasbourg. La gestion tactique, enrichie et simplifiée, fait même de cet épisode un des plus gratifiants à appréhender.

   


C’est par ailleurs une magnifique machine combinatoire, qui n’oublie pas de permettre de rugueux Grenoble-Valenciennes au stade des Alpes comme de défier la France championne du monde en choisissant le club chinois bling-bling de Gangzhou. L’un des petits plaisirs de FIFA 19 est de s’éloigner des sentiers battus de l’excellence, pour jouer avec ceux que les dieux du football ont moins gâtés à la naissance. Le football, c’est Cristiano Ronaldo, mais aussi Nicolas de Préville. C’est la beauté du sport autant que celle de son imitation.
FIFA 19 fait déjà de nous des joueurs, des entraîneurs, même des réalisateurs, en nous donnant la main sur les ralentis des matchs ; des commentateurs, grâce aux options de partage en direct ; et désormais des décideurs de la FIFA, en nous laissant configurer les règles. Demain qui sait, il ira peut-être encore plus loin, en tendant au joueur le sifflet, un drapeau de touche, voire une vuvuzela et un drapeau. Ainsi va la série. Il y aura l’an prochain un FIFA 20, car la licence n’a pas encore, pas tout à fait complètement, épuisé la réalité.
En bref
On a aimé :
le football professionnel sous tous les angles ;les matchs amicaux en aller-retour ;les menus beaucoup mieux pensés ;la bataille pour la balle au milieu de terrain ;la quasi exhaustivité sur le football professionnel européen ;le contenu pharaonique et les milliers d’heures de jeu en perspective.
On n’a pas aimé :
dommage qu’il n’y ait pas de championnat africain ;on ne peut toujours incarner ni arbitre, ni caméraman, ni stadier.
C’est plutôt pour vous si…
vous avez un abonnement RMC Sport, BeIN Sport et/ou Canal+…ou un compte sur MonPetitGazon ;ou un abonnement à L’Equipe ; ou juste que vous connaissez la règle du hors-jeu.
Ce n’est pas pour vous si…
vous cherchez le successeur de Nintendo World Cup ;ou une simulation d’Urban Soccer entre collègues ;ou un jeu de stratégie avec des dragons-robots.
La note de Pixels 
FIFA 19/20




                     require(["lmd/core/ux/longform"], function (advertLongform) {
                        advertLongform.moveAdvert('.js-parallaxe_slot', '#articleBody');
                     });


                      






<article-nb="2018/09/27/19-9">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le match Europe-Etats-Unis, de vendredi à dimanche, sera marqué par le retour au premier plan du golfeur américain.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Golf : la Ryder Cup à l’heure de Tiger Woods

Le match Europe-Etats-Unis, de vendredi à dimanche, sera marqué par le retour au premier plan du golfeur américain.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 09h39
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 18h19
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


L’issue est inéluctable : Tiger Woods ne jouera plus au golf de haut niveau. « Mon dos est mort, je suis foutu. » Ce sombre augure, confidence du « Tigre » faite en marge du Masters d’Augusta, en avril 2017, ne s’est pas vérifié. Non seulement Tiger Woods n’est pas fini pour le golf de haut niveau, mais il vient surtout de réussir, à 42 ans, l’un des plus beaux come-back de l’histoire du sport.

        Lire aussi :
         

                Golf : Tiger Woods renoue avec la victoire en remportant le prestigieux Tour Championship



Dimanche 23 septembre, comme à ses plus belles heures, le natif de Cypress, en Californie, a été porté jusqu’au green du trou no 18 par une foule en délire, consciente d’assister à un événement historique : sa victoire dans le Tour Championship, à Atlanta, face aux trente meilleurs joueurs du monde. Un tournant. La fin des douleurs. La fin des doutes. La fin, surtout, de cinq années sans victoire. Et ce, juste avant de disputer la Ryder Cup avec l’équipe américaine, au Golf national de Guyancourt (Yvelines) du 28 au 30 septembre, dont il est l’incontestable attraction. Une présence à la fois électrisante et improbable, tant Tiger Woods revient de loin.
Icône déchue, au corps et au cœur brisés
Terrassé par des blessures au dos qui l’ont conduit quatre fois sur la table d’opération depuis 2014, il avait même envisagé, en 2016, de mettre un terme à sa carrière. Il ne pouvait alors plus marcher, s’asseoir ou jouer avec ses deux enfants, et pointait au-delà de la 1 000e place au classement mondial.
« Le pire, cela a été de ne pas savoir si j’allais pouvoir vivre de nouveau sans douleurs. Je me demandais si un jour, j’allais pouvoir à de nouveau m’asseoir, me lever ou m’allonger sans ressentir ces douleurs, a-t-il confessé, ému aux larmes, après sa victoire sur le Tour Championship. Je ne voulais pas vivre comme ça. Je me demandais : “Cela va être ça, ta vie ?” »
Non, la vie de Tiger Woods, icône du sport mondial et dont le nom résonne bien au-delà des amateurs de golf, méritait un autre chapitre. Le cliché est éculé mais son parcours contient tous les ingrédients d’une success story à l’américaine. Avec son histoire officielle, bien connue et savamment contrôlée, et ses zones d’ombre.

        Lire aussi :
         

                La France simple spectatrice de sa propre Ryder Cup



Côté pile, l’ascension d’un métissé (son père est noir, sa mère thaïlandaise), surdoué, qui débarque tel un ovni dans les années 1990 dans le monde feutré, blanc et bourgeois, du golf. Son swing dévastateur et son approche athlétique de la discipline – il pouvait passer deux heures par jour à soulever de la fonte, brisant l’image du golfeur bedonnant, cigare au bec –, révolutionnent son sport.
Mais, surtout, il gagne tout, très vite, remportant 14 titres du Grand Chelem (à quatre longueurs d’une autre légende du golf, Jack Nicklaus) entre 1996 et 2008. Tiger Woods fascine et amasse plus de 1,7 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros) durant sa carrière, gains en tournois et sponsors confondus, devenant le deuxième sportif le plus rentable de l’histoire après le basketteur américain Michael Jordan.
Mais ce succès s’est aussi bâti sur des failles, une vie sur laquelle il n’a eu que peu de prise, programmé dès son plus jeune âge par ses parents à devenir un grand golfeur. Le jeune Tiger, de son vrai nom Eldrick Tont Woods, observe depuis son couffin son père, Earl Woods, ancien colonel des bérets verts, coureur de jupons porté sur la boisson, taper des balles dans le jardin de la maison familiale. Il possède son propre club de golf à 11 mois quand la plupart des bambins ne savent même pas marcher, est trimballé sur un practice à 2 ans, puis dispose d’un entraîneur personnel à 4 ans. Sa mère, Kultida Punsawad, façonne de son côté le caractère trempé de son fils, son ego boursouflé aussi, qui permettent aux grands champions d’écrire leur légende. Tiger Woods bat tous les records de précocité.
Cette éducation, tournée vers un seul but, a mené Tiger Woods au sommet de son sport mais n’est pas sans effets sur sa vie personnelle. L’image policée qu’il s’est construite se fissure aux yeux du grand public une première fois, en 2009, lorsque éclatent les scandales autour de ses nombreuses aventures extraconjugales débouchant sur un divorce et des excuses publiques à la télévision. Son arrestation par la police, un soir de mai 2017, qui le retrouve endormi au volant de sa voiture après avoir ingurgité un cocktail de médicaments et d’antidépresseurs, finit par hypothéquer son avenir. Tout le monde le pense perdu pour le golf. Une icône déchue, au corps et au cœur brisés.
Afflux médiatique
Personne n’imagine, ne serait-ce qu’en début d’année, qu’il sera sélectionné pour prendre part au troisième événement sportif le plus suivi au monde après la Coupe du monde de football et les Jeux olympiques. Mais le « Tigre » a encore envie de jouer au golf et semble enfin débarrassé de ses douleurs. Il réalise de très bonnes performances en menant le British Open, avant de terminer 6e, puis en échouant à deux coups de son compatriote Brooks Koepka dans le championnat PGA (dernière levée du Grand Chelem) en août. Avant la victoire finale au Tour Championship, qui marque définitivement son retour.
Forcément, la présence de Tiger Woods ravit les organisateurs français de cette 42e édition de la Ryder Cup : « Il est le leader incontestable et incontesté d’un golf moderne, plus dynamique, plus attrayant », se réjouit Jean-Lou Charon, président de la Fédération française de golf. Si l’annonce tardive de sa sélection n’a pas eu d’impact direct sur la billetterie, elle a provoqué un afflux médiatique sans précédent.
Habitué à cette effervescence, Tiger Woods est arrivé à Paris en début de semaine et a refait connaissance, mardi, avec le parcours de l’Albatros, qu’il avait découvert en 1994 lors des championnats du monde amateur. Il espère enfin briller dans cette Ryder Cup, épreuve qui ne lui réussit guère avec une seule victoire, en 1999, en sept participations. « L’avenir est radieux pour moi », note-t-il, avant de lancer en guise d’avertissement pour 2019 : « Je ne me suis pas vraiment préparé physiquement pour cette saison 2018, j’essayais juste de jouer, je sais maintenant ce que je dois faire, cela sera différent. » Tiger Woods entend encore jouer au golf, à haut niveau.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-10">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le dégel des relations, priorité de ce voyage de Recep Tayyip Erdogan, est loin d’être acquis
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Allemagne : le président turc Recep Tayyip Erdogan en visite d’Etat pour normaliser les relations

Le dégel des relations, priorité de ce voyage de Recep Tayyip Erdogan, est loin d’être acquis



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 16h51
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante) et 
Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Normaliser la relation entre Berlin et Ankara : telle est la priorité du président turc, Recep Tayyip Erdogan, attendu pour une visite d’Etat controversée en Allemagne, de jeudi 27 à samedi 29 septembre. « Cette visite a pour objectif de mettre définitivement fin à la période [de tensions] traversée par nos relations bilatérales ces dernières années », a-t-il indiqué, dimanche 23 septembre, avant de s’envoler vers New York pour la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies. « Notre devoir est d’entretenir nos relations avec sagesse, et sans nous laisser guider par des peurs irrationnelles », a-t-il précisé, à la veille de son arrivée en Allemagne, dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Dix-huit mois après avoir qualifié les dirigeants allemands de « nazis » en raison de leur refus d’autoriser la tenue de meetings électoraux outre-Rhin avant le référendum constitutionnel turc du 16 avril 2017, M. Erdogan semble revenu à de meilleurs sentiments. Ulcéré par le manque d’empathie des capitales occidentales au moment du putsch du 15 juillet 2016, le président turc leur en avait gardé une rancune tenace. Désormais, il veut passer l’éponge. Ses diatribes enflammées contre l’Allemagne et ses dirigeants ont cessé.
Reçu en grande pompe par le président allemand Frank-Walter Steinmeier, qui donnera un dîner d’Etat en son honneur, vendredi 28 septembre, M. Erdogan voit dans ce déplacement l’occasion de rehausser son prestige. Sa visite, qui intervient alors que l’UEFA doit dire, jeudi, qui de l’Allemagne ou de la Turquie accueillera l’Euro 2024 de football, a surtout lieu à un moment crucial pour la Turquie, laquelle, confrontée à une crise diplomatique d’ampleur avec les Etats-Unis, se retrouve menacée d’isolement et donc plus encline à resserrer ses liens avec ses partenaires européens.
Le « dégel » loin d’être acquis
Regagner la confiance des investisseurs est l’autre priorité de M. Erdogan. Au moment où l’économie turque est promise à la récession, la devise ayant perdu 40 % de sa valeur par rapport au dollar et à l’euro depuis le début de l’année 2018, il convient de retrouver les bonnes grâces de Berlin, le principal partenaire commercial de la Turquie au sein de l’Union européenne.
M. Erdogan se sent fort. Samedi 29 septembre, il inaugurera la mosquée de Cologne, la plus grande d’Europe, dont la construction a été financée par l’Union turco-islamique des affaires religieuses, une branche de la direction des affaires religieuses du gouvernement turc. En 2017, plusieurs imams de cette organisation avaient été scrutés par les services allemands qui les soupçonnaient de s’intéresser d’un peu trop près aux mouvements de personnes présumées être des soutiens de Fethullah Gülen, l’instigateur, selon Ankara, du coup d’Etat manqué de juillet 2016.
Pour autant, le dégel « définitif » voulu par M. Erdogan est loin d’être acquis. Des contentieux demeurent, dont le maintien en prison de plusieurs binationaux accusés par les autorités turques de collusion avec des organisations « terroristes », le mouvement de l’imam Fethullah Gülen et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
Une prisonnière en appelle à Angela Merkel
Parmi ces prisonniers détenus sur la foi d’accusations fantaisistes, se trouve la chanteuse germano-irakienne Saide Inac (Hozan Cane de son nom de scène). Arrêtée, en juin, par la police turque à Edirne (Thrace orientale), après avoir chanté lors d’un meeting du Parti démocratique des peuples (HDP, gauche, prokurde), elle est accusée d’appartenance au PKK et risque plusieurs années d’emprisonnement alors que son dossier d’accusation est mince : il ne comporte que ses interventions sur les réseaux sociaux. A la veille de la visite du président turc, la chanteuse a rédigé depuis sa cellule un appel à l’aide à la chancelière Angela Merkel, évoquant ses difficiles conditions de détention.
Frank-Walter Steinmeier, qui a servi de médiateur pour la libération, survenue en février, du journaliste binational Deniz Yücel, le correspondant de Die Welt incarcéré pendant plus d’un an en Turquie sans mise en examen, pourrait être tenté d’aborder le sujet du recul de l’Etat de droit avec son homologue turc.
Hormis les sujets qui divisent, ceux qui rassemblent seront abordés, notamment l’accord sur les migrants, la coopération sécuritaire, ainsi que la recherche d’une solution en Syrie afin d’éviter un nouvel afflux de réfugiés.
Une « visite d’Etat » critiquée
Depuis qu’elle a été annoncée, en juillet, la venue de M. Erdogan a suscité de vives critiques en Allemagne, de nombreux responsables politiques estimant que son format – non pas celui d’une simple « visite officielle » mais celui d’une « visite d’Etat », avec honneurs militaires et dîner au Château Bellevue, la résidence du président de la République, au cœur de Berlin – est inadapté.
Pour cette raison, plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs annoncé qu’ils boycotteraient le dîner d’Etat offert par M. Steinmeier, vendredi soir. D’autres, à l’inverse, ont fait savoir qu’ils s’y rendraient, en dépit de l’aversion qu’ils éprouvent pour M. Erdogan. C’est notamment le cas du député Cem Özdemir, l’ancien président du groupe écologiste au Bundestag, d’origine turque. « M. Erdogan doit se faire à l’idée qu’en Allemagne, l’opposition participe à la vie politique et n’est pas, comme en Turquie, en prison ou réduite au silence. Ma présence doit lui rappeler qu’il est à la tête d’un régime de non-droit en Turquie », a déclaré M. Özdemir au quotidien Die Welt, en début de semaine.
Mme Merkel, elle non plus, n’assistera pas au dîner d’Etat offert à M. Erdogan. Annoncée, lundi, par le Spiegel, cette absence a été confirmée par la présidence de la République. Celle-ci en a toutefois minimisé la portée politique, rappelant que la chancelière allemande n’est pas systématiquement présente aux dîners d’Etat offerts aux hôtes étrangers à Berlin, comme ce fut le cas par exemple, en juillet 2017, lors de la venue du président chinois Xi Jinping. A défaut de dîner ensemble, M. Erdogan et Mme Merkel auront deux occasions de se parler, vendredi midi, lors d’un déjeuner, puis samedi matin, à l’occasion d’un petit-déjeuner, deux rendez-vous qui se tiendront à la chancellerie.
Un dispositif de sécurité exceptionnel – comparable à celui mis en place pour la dernière venue de Barack Obama en tant que président des Etats-Unis, en novembre 2016 – est prévu pour cette visite d’Etat, à l’occasion de laquelle une partie du centre de Berlin sera fermé à la circulation, notamment autour de l’hôtel Adlon, en face de la porte de Brandebourg, où le président turc doit loger. Plusieurs manifestations anti-Erdogan sont également prévues, la principale devant se tenir vendredi après-midi, entre la porte de Brandebourg et la colonne de la Victoire, non loin de la chancellerie et de la présidence de la République.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-11">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Alors qu’une réflexion sur les modalités du « diagnostic » doit bientôt être ouverte, un rapport présenté à l’Assemblée, jeudi, avance quelques pistes « transpartisanes ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 26/09/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


L’école au défi de son évaluation

Alors que le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, entend ouvrir dans l’année qui vient une réflexion sur les modalités du « diagnostic », un rapport présenté à l’Assemblée nationale, jeudi, avance quelques pistes « transpartisanes ».



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 15h55
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            

Que vaut notre système scolaire ? La question n’est pas taboue en cette deuxième rentrée de l’ère Macron. Au contraire : c’est une réflexion sur l’évaluation au sens large – des élèves, des pratiques pédagogiques, des établissements – que le ministre Jean-Michel Blanquer entend ouvrir dans l’année qui vient. Avec en ligne de mire, la création au premier trimestre 2019 d’une « instance de l’évaluation » inscrite dans le programme présidentiel du candidat d’En marche !.
Sur les modalités du « diagnostic » à établir, sur le tempo auquel les écoles, collèges et lycées devront basculer dans cette « culture de l’évaluation » qui semble se généraliser en Europe mais heurte, en France, la tradition scolaire, M. Blanquer n’a pas livré de détails.
De justification, si : « Ce n’est pas très agréable pour la France d’avoir des évaluations qui ne viennent que de l’extérieur », a souligné le ministre de l’éducation nationale lors de sa conférence de presse de rentrée, fin août, en référence aux enquêtes internationales (telle PISA) dans lesquelles l’école française ne s’illustre pas. « Briser le thermomètre n’a jamais fait baisser la température », écrit-il aussi dans son dernier livre, Construisons ensemble l’école de la confiance (Odile Jacob, 240 pages, 17,90 euros), où il plaide en faveur d’une évaluation « moteur de progrès ».

Oui, mais comment faire, sans mettre sous pression enfants, parents et enseignants ? Sans « mettre en concurrence » les établissements ni amorcer un « virage libéral » d’ores et déjà dénoncé par les organisations syndicales ? Un rapport du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC) présenté à l’Assemblée nationale, jeudi 27 septembre, par les députés Régis Juanico (Génération.s, Loire) et Marie Tamarelle-Verhaeghe (LRM, Eure), entend avancer des « pistes transpartisanes ».
Gagner en cohérence
« On...




                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-12">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ La chaîne britannique a utilisé des outils numériques et des sources plus classiques pour disséquer un crime, sans jamais être allée sur place.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Comment la BBC a retrouvé le lieu et la date d’exécutions filmées au Cameroun

La chaîne britannique a utilisé des outils numériques et des sources plus classiques pour disséquer un crime, sans jamais être allée sur place.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 10h08
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 15h31
    |

            Faustine Vincent








                        


L’enquête relève de la prouesse. En quelques semaines, la BBC a réussi à disséquer la scène d’un crime au Cameroun sans jamais être allée sur place, à partir d’une simple vidéo non datée.
Le document amateur, d’une durée de trois minutes, montre deux femmes et deux enfants emmenés par des hommes en armes et treillis sur un chemin de terre, puis exécutés à bout portant. Devenue virale dès sa diffusion, le 10 juillet, la vidéo a fait l’objet de diverses hypothèses. Le 12 juillet, Amnesty International a pointé la responsabilité de l’armée camerounaise, ce que les autorités du pays ont rejeté, dénonçant une « fake news ».

        L’analyse d’Amnesty International en juillet
         

          pointe la responsabilité de soldats



Le flou subsistait sur la localisation exacte de ces meurtres, la date à laquelle ils avaient été perpétrés et l’identité des tueurs. Ces éléments sont désormais connus grâce à un travail quasi scientifique de la BBC mêlant l’utilisation de sources ouvertes en ligne (open source) et le journalisme classique d’investigation.
Forme des montagnes, végétation, bâtiments, position du soleil, couleur des treillis… tout est rigoureusement analysé en recourant aux outils numériques et en croisant ces éléments avec d’autres informations recueillies par ailleurs, que ce soit sur les réseaux sociaux ou par des sources directes. Cette méthodologie est encore rarement utilisée par les médias. « Par souci de transparence », la chaîne britannique l’a détaillée pour la première fois publiquement dans une vidéo publiée le 23 septembre, Anatomie d’un meurtre, elle-même découpée en 31 messages sous forme de thread (« fil ») sur Twitter.

THREAD

In July 2018, a horrifying video began to circulate on social media. 

— BBCAfrica (@BBC News Africa)


require(["twitter/widgets"]);

Une dizaine d’analystes indépendants
L’enquête a commencé par le plus difficile : la localisation du crime. Pendant deux semaines, les journalistes de la BBC ont cherché sur Google Earth la montagne aperçue dans la vidéo en analysant sa ligne de crête. Un travail long et laborieux qu’une dizaine d’analystes indépendants en open source, poussés par la même quête de vérité, menaient eux aussi en parallèle.
« Au début, chacun travaillait dans son coin en postant son travail sur Twitter », relate au Monde Aliaume Leroy, analyste open source à la BBC et l’un des piliers de l’enquête. Il décide alors de mettre ces efforts en commun et crée un groupe Twitter d’une vingtaine de personnes, dont quatre journalistes et deux membres d’Amnesty International.
Alertée, une source extérieure les oriente vers une zone assez précise du nord du Cameroun, près de la frontière avec le Nigeria, où les soldats camerounais combattent les djihadistes de Boko Haram. La montagne est identifiée quelques minutes plus tard sur Google Earth.

After a tip off from a Cameroonian source, we found an exact match for that ridge line on Google Earth https://t.co/niJoH9w3nX— BBCAfrica (@BBC News Africa)


require(["twitter/widgets"]);

Chaque construction, chaque arbre, chaque chemin est passé au crible sur l’outil cartographique. « Tout coïncidait parfaitement », se souvient Aliaume Leroy. La deuxième étape de l’enquête peut commencer : établir quand la vidéo a été tournée.
L’ombre des soldats étudiée à la loupe
Cette fois, le groupe d’enquêteurs se tourne vers l’entreprise DigitalGlobe, dont les images satellites, datées, permettent d’observer l’apparition de certains bâtiments dans le temps. Il en déduit que le crime s’est déroulé entre novembre 2014 et février 2016. L’étude d’un chemin de terre, qui n’apparaît qu’en période sèche sur les images satellites, apporte une précision supplémentaire : entre janvier et mai 2015.

When did this happen? 

Again, the video contains clues. 

— BBCAfrica (@BBC News Africa)


require(["twitter/widgets"]);

L’un des analystes indépendants, que la BBC n’a jamais vu et qu’elle ne connaît que sous son pseudo, Sector035, apporte une aide décisive avec une formule mathématique. Celle-ci permet, en observant l’ombre portée des soldats, de déterminer la position du soleil et, partant, d’établir une fourchette encore plus précise, entre le 20 mars et le 5 avril 2015.

Notice that the soldiers, like moving sundials, cast shadows on the track. 

— BBCAfrica (@BBC News Africa)


require(["twitter/widgets"]);

Dernière étape : déterminer l’identité des tueurs. Le travail est assez rapide car le gouvernement camerounais, qui avait nié jusqu’alors l’implication de ses soldats, publie le 10 août une liste de sept militaires arrêtés et faisant l’objet d’une enquête. La BBC croise ces noms avec les informations contenues dans la vidéo et celles qu’elle dégote sur Facebook. « Tchotcho » et Tsanga, deux des soldats de la vidéo, sont formellement identifiés.

We found a Facebook profile that links the nickname 'Tchotcho' to a soldier called Cyriaque Bityala. 

— BBCAfrica (@BBC News Africa)


require(["twitter/widgets"]);

Leur tenue de camouflage est elle aussi passée au peigne fin, puisque le Cameroun soutenait que ses soldats ne portaient pas ce type de treillis. Des photos que la BBC repère sur Facebook, taguées du nom de la ville où s’est déroulé le crime, prouvent le contraire.
Limites des sources ouvertes
En tout, plus de deux mois auront été nécessaires pour mener cette enquête collaborative d’un nouveau genre. Aliaume Leroy, également membre du collectif d’investigation britannique Bellingcat, l’assure : « Avec un peu de patience et de détermination, tout le monde peut le faire et participer ainsi au combat contre les “fake news”. Ce travail paraît toujours impressionnant mais il faut démystifier, ajoute-t-il. Même le calcul de la position du soleil, que je ne connaissais pas, est faisable par un enfant de 9 ans. »
Consciente des potentialités de ce type d’investigation et de la puissance des outils numériques pour trouver des informations, la BBC compte y recourir plus souvent à l’avenir.
L’utilisation des sources ouvertes a toutefois ses limites. Malgré ses recherches, la BBC n’a trouvé aucune information en ligne sur les deux femmes et les deux enfants assassinés. La chaîne a songé à aller sur place avant de renoncer : la zone est trop dangereuse. Elle espère désormais que la viralité de sa propre vidéo permettra à de nouvelles sources d’apporter leur pierre à l’édifice, et de poursuivre l’enquête.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-13">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Selon le réseau social, il n’est pas possible de désactiver ce type de ciblage publicitaire dans les paramètres.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Facebook cible la publicité avec le « profil fantôme » des utilisateurs

Selon le réseau social, il n’est pas possible de désactiver ce type de ciblage publicitaire dans les paramètres.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 17h53
   





                        



   


Facebook le martèle sans cesse ces derniers mois : ses utilisateurs peuvent contrôler les données personnelles qu’ils fournissent au réseau social et la manière dont elles sont utilisées.
Ça, c’est la théorie. En pratique, des chercheurs des universités américaines de Northeastern et de Princeton ont découvert et prouvé que Facebook utilisait des informations que leurs utilisateurs n’avaient pas consenti à donner ou n’avaient pas fournies à des seules fins de sécurité, pour cibler leurs publicités.
Les informations que les utilisateurs n’ont pas fournies
Facebook offre aux entreprises qui veulent afficher des publicités via le réseau social une fonctionnalité très puissante : Audience personnalisée. Google et Twitter proposent des fonctionnalités similaires. Cette dernière permet aux entreprises de montrer leurs publicités Facebook à des utilisateurs qu’elles connaissent par ailleurs, par exemple les clients qui figurent dans leurs fichiers.
Par ailleurs, Facebook propose à ses utilisateurs d’aspirer le carnet d’adresses de leur téléphone – qui comprend des adresses e-mail, des noms, des numéros de téléphone – afin d’aider ces derniers à trouver qui de leurs contacts téléphoniques est également sur Facebook.
Il était connu que Facebook récoltait ainsi sur ses utilisateurs des informations que ces derniers ne leur avaient pas directement données. Mais les chercheurs ont prouvé que Facebook utilisait ces informations pour mieux cibler les publicités à la fois directement sur le réseau social mais plus généralement sur tous ses services, en premier lieu Instagram.
Imaginons un scénario fictif : Marc Montdesucre dispose d’un compte Facebook, associé à une adresse e-mail personnelle. Il n’aime pas trop l’idée que Facebook connaisse son numéro de téléphone et ne l’a donc jamais renseigné dans son profil. Mais son amie, Jeanne Picdesable, a donné à Facebook le contenu de son répertoire téléphonique, dans lequel figure le numéro de téléphone de Marc et son adresse e-mail. Facebook a tout de suite reconnu Marc grâce à cette adresse e-mail et connaît donc désormais son numéro de téléphone. Il se trouve que Marc est client du site Chaussurespascheres.fr, à qui il a donné son numéro de téléphone pour être informé d’une livraison. Or, ce site a décidé de lancer une campagne de publicité grâce à Audience personnalisée et décide donc de donner à Facebook les numéros de téléphone de ses clients afin que le réseau social leur affiche la publicité pour les nouvelles offres de Chaussurespascheres.fr directement sur Facebook. Marc se retrouve à voir la publicité de Chaussurespascheres.fr sur Facebook à cause d’un numéro de téléphone qu’il n’a jamais donné volontairement au réseau social.

        Lire aussi :
         

                26 % des Américains disent avoir supprimé l’application Facebook



Facebook l’explique très clairement : il n’est pas possible de désactiver ce type de ciblage publicitaire dans les paramètres. Les utilisateurs de Facebook ne peuvent même pas savoir quelles données personnelles ont été récupérées par le réseau social sans leur consentement. « Les gens sont propriétaires de leurs carnets d’adresses », a expliqué un porte-parole de Facebook au site spécialisé Gizmodo, qui a révélé le travail des chercheurs. Facebook a ainsi assuré que n’importe quel utilisateur qui aurait envoyé son carnet d’adresses à Facebook peut le supprimer tout en reconnaissant qu’il était, en revanche, impossible pour un internaute, y compris s’il ne dispose pas de compte Facebook, de faire supprimer les données personnelles confiées à Facebook par un tiers, un ami ou une entreprise. Ce profil en négatif, constitué d’informations qui n’ont pas été données directement par l’utilisateur constitue ce qui a été surnommé le shadow profile (profil fantôme). C’est la première fois qu’il est avéré que ce shadow profile est utilisé par Facebook pour de la publicité ciblée.
Des données fournies à des fins de sécurité
Il ne s’agit pas de la seule découverte des chercheurs. Il est possible de donner à Facebook son numéro de téléphone pour activer un mécanisme de sécurité antipiratage appelé « authentification à deux facteurs ». Pour se connecter, un utilisateur doit alors à la fois saisir un mot de passe mais également un code envoyé sur son téléphone mobile.
Facebook avait assuré ne pas utiliser ce numéro de téléphone à des fins de ciblage publicitaire, explique Gizmodo. Faux, rétorquent les chercheurs, qui ont constaté qu’un numéro connu de Facebook uniquement par le biais de ce mécanisme de sécurité était disponible, vingt-deux jours plus tard, pour servir de critère à un ciblage publicitaire.

        Lire aussi :
         

                Comment l’empire Facebook a métamorphosé Instagram



Lorsqu’un utilisateur Facebook entre son numéro de téléphone pour activer la protection supplémentaire, le réseau social ne précise pas qu’il pourra être utilisé à des fins publicitaires.
A Gizmodo, Facebook a expliqué que les utilisateurs pouvaient utiliser l’authentification à deux facteurs sans donner leur numéro de téléphone. Il est, en effet, possible de configurer une application sur son téléphone pour fournir les chiffres ou bien d’utiliser une clé physique, les deux options étant, de surcroît, plus pratiques et plus sûres.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-14">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Devenu politiquement encombrant depuis la diffusion de propos homophobes, Marcel Campion a annoncé son retrait du marché de Noël à Paris.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Le « roi des forains » Marcel Campion cesse ses « activités foraines »

Devenu politiquement encombrant depuis la diffusion de propos homophobes, Marcel Campion a annoncé son retrait du marché de Noël à Paris.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 15h34
    |

            Béatrice Jérôme








                        


Marcel Campion ne fêtera pas Noël aux Tuileries. Il l’a annoncé, jeudi 27 septembre : « J’ai décidé de cesser mes activités foraines personnelles et aussi de démissionner de mes activités au sein de l’association du Monde festif organisatrice de l’événement “La Magie de Noël” aux Tuileries pour les fêtes de fin d’année », déclare « le roi des forains » dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse. M. Campion affirme avoir pris cette décision « afin de ne pas nuire ni à [sa] famille ni à [sa] profession foraine ». 
Son retrait survient cinq jours après le tollé suscité par les propos jugés « homophobes » de M. Campion révélés par une vidéo diffusée par Le Journal du dimanche, samedi 22 septembre. En tirant sa révérence, M. Campion ouvre la possibilité au marché de Noël de se tenir aux Tuileries.
« Les propos homophobes de M. Campion n’engagent que lui et nullement le monde forain, a réagi auprès du Monde, la ministre de la culture, Françoise Nyssen. Compte tenu de cette évolution, nous attendons que les représentants du Monde festif prennent contact avec le Musée du Louvre pour envisager la suite de ce projet afin de proposer aux visiteurs un événement festif et populaire dans le jardin des Tuileries cet hiver », dit-elle.
Politiquement encombrant pour Emmanuel Macron
Délogé des Champs-Elysées par Anne Hidalgo, M. Campion avait signé, en août, une convention avec le Musée du Louvre, propriétaire des lieux. M. Campion devait y installer son marché de Noël, cet hiver. Cet accord avait été pris avec l’assentiment de l’Elysée.
Mais le « roi des forains » est devenu, depuis dimanche, un personnage politiquement encombrant pour Emmanuel Macron après la diffusion de la vidéo. On y entend M. Campion s’en prendre à Bruno Julliard, ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo. M. Julliard avait été l’interlocuteur direct de M. Campion lors de la prise de décision par la Ville de mettre un terme au marché de Noël sur les Champs-Elysées.
« Toute la ville maintenant est gouvernée par des homos. (…) J’ai rien contre eux, sauf qu’ils sont un peu pervers »
« Comme il était un peu de la jaquette, explique M. Campion, il a rencontré Delanoë, ils ont fait leur folie ensemble et paf, il est premier adjoint. Avec Anne Hidalgo, il est super, (…) il lui a amené tous les homos de la Terre. Toute la ville maintenant est gouvernée par des homos », poursuit-il. Avant d’ajouter : « D’habitude, je dis les “pédés”. Mais on m’a dit hier qu’il fallait plus que je dise ça. Donc je ne dis plus les pédés, je dis les “homos”. J’ai rien contre eux, sauf qu’ils sont un peu pervers. » 
Condamnation immédiate
Ces propos ont suscité une condamnation immédiate à l’hôtel de ville de Paris, mais aussi dans les rangs des macronistes parisiens. Lundi, Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement et potentiel candidat à la mairie de Paris en 2020, a jugé de « bon aloi » que « le gouvernement puisse s’interroger sur la pertinence de confier l’occupation d’un espace public » à M. Campion.
La veille, la ministre de la culture avait condamné les « propos ignominieux » de M. Campion. Mme Nyssen s’interrogeait sur « la pertinence de confier à celui qui les a proférés l’occupation d’un espace public et d’un haut lieu de la culture ». 
« Sur le principe, la décision de dénoncer l’accord avec Campion était prise dès lundi à l’Elysée. Mais il fallait expertiser les risques juridiques de la dénonciation du contrat », explique une source gouvernementale.
Le gouvernement a lancé une expertise juridique pour savoir quels seraient les risques financiers d’une résiliation de la convention en cas de recours de M. Campion devant la justice. La perte aurait été au minimum de quelque 800 000 euros pour le Musée du Louvre, qui devait louer les Tuileries au Monde festif pour ce tarif.
« Nous ne pouvons accepter que le visage de Paris au monde soit celui de la haine de l’autre »
La signature de la convention entre M. Campion et le Musée du Louvre, en août, avait été interprétée à la Mairie de Paris comme une volonté de M. Macron de jeter une pierre dans le jardin d’Anne Hidalgo. Depuis dimanche, l’Hôtel de Ville avait beau jeu de la dénoncer de plus belle. Jean-François Martins, adjoint de Mme Hidalgo au tourisme, avait adressé lundi un courrier au directeur du Louvre demandant l’annulation du contrat. « Alors que le jardin des Tuileries accueille des millions de visiteurs du monde entier, nous ne pouvons accepter que le visage de Paris au monde soit celui de la haine de l’autre, de l’homophobie et de la vulgarité », écrit M. Martins. En se retirant, M. Campion évite que l’accord des Tuileries ne revienne comme un boomerang dans les jardins de l’Elysée.

        Lire :
         

          Entre Marcel Campion et la Mairie de Paris, des décennies de foire d’empoigne






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-15">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le reporter travaillait sur les liens entre la Mafia calabraise et des membres du gouvernement, avant son assassinat en février.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


En Slovaquie, des suspects du meurtre du journaliste Jan Kuciak arrêtés

Le reporter travaillait sur les liens entre la Mafia calabraise et des membres du gouvernement, avant son assassinat en février.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 18h15
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 18h28
    |

            Blaise Gauquelin (Prague, Bratislava)








                        



                                


                            

Après sept mois d’enquête, Pavla Holcova, la consœur tchèque qui travaillait avec Jan Kuciak au moment de son décès, se montre « raisonnablement optimiste » quant aux déclarations de l’avocat de la famille du reporter assassiné, qui a annoncé, jeudi 27 septembre, l’arrestation de plusieurs suspects, dans le Sud du pays.
L’ancien ministre de l’intérieur Daniel Lipsic, très opposé au pouvoir en place, a par ailleurs demandé à la population de faire confiance aux policiers, qui évoluent selon lui de manière indépendante.
Mme Holcova travaillait depuis un an et demi avec M. Kuciak sur des liens éventuels entre des hommes politiques du Smer-SD, le parti populiste de gauche au pouvoir, et des mafieux calabrais de la ’Ndrangheta, lorsque son collègue a été tué avec sa compagne, Martina Kusnirova, en février.
« Selon les premiers éléments rendus publics par les médias slovaques, les forces de l’ordre auraient arrêté huit personnes dans le sud de la Slovaquie, dont un homme ayant travaillé par le passé comme enquêteur de police, explique-t-elle, Je reste toutefois prudente. La police a peut-être mis la main sur un tueur, mais pas sur le commanditaire. »
Pavla Holcova le sait bien : il est extrêmement rare que des « petits poissons » connaissent plusieurs maillons de la chaîne. Selon elle, à l’échelle mondiale, dans ce genre d’affaires, seules 10 % des investigations aboutissent à des condamnations. Le donneur d’ordre finit par être retrouvé dans seulement 1 % des cas.
Craintes d’instrumentalisation
Pavla Holcova note des « similitudes » entre le meurtre de Jan Kuciak et celui de Daphne Caruana Galizia, une Maltaise tuée dans l’explosion de sa voiture, le 16 octobre 2017. « Dans les deux cas, les autorités ont immédiatement fait des déclarations qui se sont révélées inexactes par la suite, relève-t-elle, n’accordant que difficilement son crédit à l’indépendance des recherches....




                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-16">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ 35 % des zones humides, des milieux naturels à la biodiversité particulièrement riche, ont été détruits depuis 1970 sous le double effet de l’action de l’homme et du réchauffement.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Lacs, rivières, marais et mangroves disparaissent à grande vitesse

35 % des zones humides, des milieux naturels à la biodiversité particulièrement riche, ont été détruits depuis 1970 sous le double effet de l’action de l’homme et du réchauffement.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 14h53
    |

            Martine Valo








                        



   


Rarement avisé à l’égard de la nature, l’homme est en train de gommer de la surface de la terre l’un des écosystèmes qui lui rendent les services les plus fondamentaux : les zones humides. Lacs, rivières, marécages, marais, tourbières, mangroves ou récifs coralliens disparaissent trois fois plus rapidement que les forêts naturelles.
Drainés, asséchés, interrompus par de multiples barrages, canalisés, étouffés par les proliférations d’algues ou de plantes que dopent les engrais agricoles : 35 % de ces milieux à la biodiversité particulièrement riche ont été détruits depuis 1970 dans le monde. Sous l’effet accélérateur du réchauffement climatique, le rythme des destructions s’emballe depuis 2000 et atteint entre 0,85 % et 1,6 % par an (le taux annuel moyen de disparition des forêts s’élevait à 0,24 % par an entre 1990 et 2015).
Face aux besoins urgents de protéger les milieux humides restants, la Convention de Ramsar, du nom du traité adopté en 1971 dans cette ville iranienne, a établi un bilan inédit de la situation. La première édition de ses perspectives mondiales des zones humides est parue jeudi 27 septembre, en amont d’une conférence des parties consacrée à ces écosystèmes prévue à Dubaï du 21 au 29 octobre. L’objectif de cette publication est de rappeler leurs responsabilités aux 170 Etats et autres signataires du traité, qui vise à « conserver et utiliser de façon rationnelle les zones humides » en contribuant au « développement durable » dans le monde.
Selon les données agrégées pour ce rapport, ces biotopes fragiles, submergés plus ou moins régulièrement selon les saisons ou les marées, occupent encore 12,1 millions de kilomètres carrés à l’intérieur des terres (à 93 %), et sur les côtes. Entre 13 % et 18 % d’entre eux (soit plus de 2 300 sites) sont classés comme « d’importance internationale » et inscrits à ce titre sur la liste de Ramsar. Cela ne suffit pas forcément à les protéger – le secrétariat de la convention recense aussi les sites naturels présentés comme remarquables, mais bien mal en point dans les faits.
« On constate un lent éveil à la valeur des zones humides, estime néanmoins Martha Rojas Urrego, secrétaire générale de la Convention de Ramsar. Les législateurs doivent les intégrer dans les programmes politiques et investir dans leur pérennité. Nous devons éduquer le monde à l’importance critique de cet écosystème dont la disparition est très rapide. Sans les zones humides, nous sommes tous menacés. » 
Ressources génétiques
La tâche s’annonce ardue, car les ruisseaux, les fonds d’estuaires, et autres prairies humides sont largement sous-estimés. L’agriculture, l’industrialisation, la pression démographique concourent à la dégradation de ces écosystèmes. On y prélève en excès de l’eau, des sédiments, des poissons. Voire on les assèche pour gagner des terres. Boueuses, considérées comme des nids à moustiques, elles n’ont pas bonne réputation malgré leur grande diversité biologique.
Pourtant, riches d’une eau douce ou saumâtre selon les cas, elles fournissent poissons, coquillages et crustacés à des millions de personnes. Dans les sites de pêche à l’intérieur des territoires, on capturait 2 millions de tonnes de poissons en 1950, pour arriver à plus de 11,6 millions de tonnes en 2012. Sans compter la pisciculture pratiquée en eau douce.
Les zones humides procurent aussi des ressources génétiques pour la pharmacopée, elles filtrent certains contaminants, modèrent la sécheresse, protègent des inondations. Sur les littoraux où les mangroves n’ont pas été sacrifiées au profit de bassins aquacoles ou des marinas, elles atténuent l’impact des tempêtes. Les auteurs du rapport notent que les zones humides jouent en outre un rôle important dans les secteurs du transport, du tourisme, et qu’elles comportent des valeurs culturelles et spirituelles aux yeux de bien des peuples.
Qu’ils viennent s’y reproduire ou qu’ils y vivent, les animaux sont les premiers touchés par cette régression. Tortues marines, grands mammifères, reptiles d’eau douce, amphibiens, mollusques non marins, coraux, crabes, écrevisses figurent parmi les populations plus en danger de disparition, tandis que les oiseaux d’eau ne cessent de diminuer depuis la fin des années 1980.
Sur plus de 19 500 espèces dépendant des milieux humides, un quart sont désormais menacées d’extinction selon l’Union internationale pour la conservation de la nature – davantage que la faune terrestre –, en particulier dans les régions tropicales. De fait, de toutes les populations animales, ce sont celles qui vivent dans les rivières et les ruisseaux qui connaissent le déclin le plus marqué, davantage encore que celles des lacs et des marais. Depuis 1970, les poissons d’eau douce se sont effondrés de 81 % dans le monde. Le constat pour ces derniers est accablant à Madagascar, en Nouvelle-Zélande, mais aussi en Europe et dans les Andes.
Tandis que les zones humides naturelles régressent comme peau de chagrin, étangs et surtout réservoirs et rizières artificiels se développent, mais sont loin de les compenser. C’est l’Asie qui en est globalement la mieux dotée : elle abrite 32 % de la superficie mondiale ; suivie de l’Amérique du Nord (27 %), de l’Amérique latine et des Caraïbes (16 %), de l’Europe (13 %), de l’Afrique (10 %), et de l’Océanie (3 %). Dans le trio des contrées qui ont le plus dilapidé leurs richesses, l’Amérique latine et les Caraïbes arrivent en tête avec près de 60 % de superficie en moins entre 1970 et 2015 ; l’Afrique en a perdu 42 % et l’Europe 35 % pendant à peu près la même période.
Les sociétés humaines se privent ainsi d’un autre service essentiel que leur rend la nature. Ainsi, bien qu’elles n’occupent que 3 % de la surface terrestre, les tourbières stockent deux fois plus de CO2 que toutes les forêts du monde. Les marais, les herbiers marins, les mangroves sont aussi des écosystèmes riches en carbone. Toutefois, les zones humides produisent aussi de 20 % à 25 % du méthane émis autour de la planète. Et l’augmentation des températures devrait augmenter leurs émissions de ce gaz à effet de serre, en particulier dans les régions de pergélisol.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-17">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Dans un rapport qui documente 78 nouveaux cas de disparitions forcées, l’ONG Human Rights Watch déplore une amplification depuis 2014 et le début de la guerre contre l’EI.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

« J’ai peur que mon mari ne revienne jamais » : le fléau des disparitions forcées en Irak

Dans un rapport qui documente 78 nouveaux cas de disparitions forcées, l’ONG Human Rights Watch déplore une amplification depuis 2014 et le début de la guerre contre l’EI.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 15h28
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 16h23
    |

            Hélène Sallon








                        



   


La femme d’Aziz (le prénom a été modifié) est sans nouvelles de son mari, un ouvrier irakien de 32 ans, depuis que cinq hommes armés, masqués et vêtus d’uniformes noirs frappés du logo de la milice chiite Kataeb Hezbollah, l’ont arrêté, avec son père Sabah, âgé de 70 ans, à leur domicile de Touz Khormatou, le 23 octobre 2015. La veille, une voiture piégée avait explosé devant une mosquée chiite de cette ville du nord-est de l’Irak, faisant cinq morts et quarante blessés. « Je suis allée à la police locale, au tribunal et au bureau des renseignements, mais ils m’ont tous répondu qu’ils n’avaient aucune information, a confié l’épouse d’Aziz à Human Rights Watch (HRW). J’ai peur que ni mon mari ni mon beau-père ne reviennent jamais. »
Comme Aziz et Sabah, des dizaines d’hommes et de garçons, pour la plupart arabes sunnites, ont été victimes de disparitions forcées depuis le début de la guerre contre l’organisation Etat islamique (EI) en 2014, après avoir été arrêtés par l’armée et les forces de sécurité irakiennes. Dans son nouveau rapport « “La vie sans père n’a plus aucun sens” : Arrestations arbitraires et disparitions forcées en Irak de 2014 à 2017 », publié mercredi 27 septembre, Human Rights Watch (HRW) a identifié 78 nouveaux cas de disparitions forcées entre avril 2014 et octobre 2017, concernant 74 hommes et quatre garçons, dont le plus jeune a 9 ans.
« Les disparitions forcées sont un phénomène courant en Irak. Une disparition forcée, c’est quand les forces étatiques détiennent quelqu’un et que les autorités ne fournissent aucune information à la famille sur pourquoi et où la personne est détenue. C’est un crime très grave au regard du droit international », témoigne dans une vidéo Belkis Wille, responsable de l’Irak à HRW. « Ce que nous avons vu pendant la bataille contre l’EI est un réel pic de leur nombre alors que les forces de sécurité utilisent le prétexte d’opérations antiterroristes pour cibler les familles arabes sunnites et détenir des hommes arabes sunnites souvent dans des zones qui ont été à un moment sous le contrôle de l’EI », précise-t-elle.
Arrestations sans mandat
Les disparitions forcées documentées par HRW ont été commises par différents corps des forces de sécurité irakiennes. Dans 36 cas, ces actes ont été perpétrés par des groupes armés faisant partie des unités de la Mobilisation populaire, une force composée en majorité de milices et de volontaires chiites qui ont été mobilisés dès juin 2014 pour appuyer les forces armées dans la guerre contre l’EI. Depuis fin 2016, cette force a été institutionnalisée et placée sous l’autorité du premier ministre. Les 42 autres cas sont attribués aux forces antiterroristes (CTS), aux services de surêté nationale (NSS), à l’unité d’élite de la police (SWAT) et aux forces de sécurité kurdes, peshmergas et Asayiches.
Trente-quatre de ces personnes ont disparu après avoir été arrêtées à des points de contrôle, tandis que 37 ont été arrêtées à leur domicile. Ces arrestations ont été menées sans mandat de perquisition ou d’arrestation, selon les familles et les témoins. Dans trois cas, les membres de la famille ont indiqué que les agents ont utilisé une force excessive, qui a conduit dans un cas à la mort d’un proche de la personne appréhendée. Les autorités irakiennes n’ont fourni aucune information sur le sort des disparus aux 38 familles qui les ont sollicitées. Les autres familles n’ont entrepris aucune démarche de crainte de mettre leurs proches en danger, indique HRW.
Le pays comptant le plus de disparus au monde
« Les disparitions forcées décrites dans le rapport ne représentent qu’une partie d’un phénomène beaucoup plus large, récurrent en Irak jusqu’à aujourd’hui », déplore HRW. La Commission internationale pour les personnes disparues, qui travaille en partenariat avec l’Etat irakien pour aider à retrouver et à identifier les disparus, estime que le nombre de personnes disparues en Irak au cours des dernières décennies se situe entre 250 000 et un million de personnes. En 2009, le Comité international de la Croix-Rouge estimait déjà que l’Irak était le pays comptant le plus de disparus au monde, en conséquence notamment de la guerre Iran-Irak (1980-1988), de la guerre du Golfe en 1991 et de l’invasion américaine de 2003.

        Lire aussi :
         

                En Irak, la révolte de la « génération 2018 »



Depuis le début de la guerre contre l’organisation Etat islamique, HRW a documenté de nombreux cas de disparitions forcées. Lors des opérations pour reprendre Fallouja de mai à juin 2016, 643 hommes ont disparu à Saklaouiya et 70 à Karma. Dans un rapport de décembre 2017, l’organisation a par ailleurs documenté la détention par les autorités d’au moins 7 374 individus à Mossoul sur des accusations d’appartenance à l’EI, dont la plupart n’ont pas été notifiées aux familles.

        Lire aussi :
         

                En Irak, le Parlement élit son nouveau président et amorce une sortie de crise






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-18">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Dans les anciennes zones insurgées reprises par Damas, les habitants redoutent le départ des troupes russes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A Deraa, dans le sud de la Syrie, le retour rampant du régime policier

Dans les anciennes zones insurgées reprises par Damas, les habitants redoutent le départ des troupes russes.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 10h46
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 15h08
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

Dans la rhétorique du gouvernement syrien, la province de Deraa, à la pointe sud du pays, que les forces loyalistes ont reconquise au mois de juillet, est une zone désormais « réconciliée ». Comme dans la Ghouta, la banlieue de Damas reprise trois mois plus tôt, les opposants qui n’ont pas été transférés en bus vers Idlib, le dernier fief de l’insurrection, au nord-ouest, ont reçu une offre d’amnistie. Près de 150 000 d’entre eux ont commencé une procédure dite de « régularisation » (taswiyat) censée les prémunir contre toute arrestation et accorder aux hommes entre 18 et 42 ans un délai de six mois avant d’être enrôlés dans l’armée.
L’affront de mars 2011 – ces premières manifestations anti-Assad, qui ont fait de Deraa le berceau de la révolution – serait donc pardonné. Le rôle majeur que cette ­région a joué dans les combats ayant ébranlé le régime jusqu’en 2015, date de l’intervention militaire russe qui l’a sauvé, serait oublié. L’heure n’est pas à la revanche, mais à la reconstruction de la nation, répètent les autorités. « La réconciliation a touché toute la région de Deraa et le gouvernement syrien fait maintenant tout son possible pour rebâtir l’infrastructure de la province, assurait à la fin du mois d’août le ministre de l’administration locale, Hussein Makhlouf. Des fonds ont été alloués pour les routes, les habitations, l’éclairage, les égouts et le réseau d’eau. Nous nous efforçons de restaurer une vie normale, ajoutait-il en appelant les habitants de la ville réfugiés dans la Jordanie voisine à revenir au pays. Nous vous garantissons un retour sûr. »
Mais la normalisation, dans un régime policier comme la Syrie, c’est aussi le retour des services de sécurité, les redoutés moukhabarat. A Deraa, ils imposent de nouveau leur férule de façon progressive, rampante, en contournant la police militaire russe, déployée en masse dans le gouvernorat, pour veiller au respect des accords de « réconciliation »....




                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-19">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ L’Allemagne était en concurrence avec la Turquie, qui déplore une quatrième candidature infructueuse.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

L’Euro 2024 de football aura lieu en Allemagne

L’Allemagne était en concurrence avec la Turquie, qui déplore une quatrième candidature infructueuse.



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 16h06
 • Mis à jour le
27.09.2018 à 16h15
   





                        



   


Sans surprise, l’Allemagne, qui était en concurrence avec la Turquie, a été désignée jeudi 27 septembre par l’UEFA pour organiser l’Euro 2024 de football, a annoncé le président de l’instance Aleksander Ceferin. L’Euro 2024 réunira 24 sélections pour 51 rencontres disputées dans dix stades, dont l’Allianz Arena de Munich et le Stade olympique de Berlin.
La dernière grande compétition organisée par l’Allemagne était le Mondial 2006. L’Allemagne de l’Ouest avait déjà organisé l’Euro en 1988, mais c’était avant la réunification avec l’Est. Il s’agit de la quatrième candidature infructueuse de la Turquie, battue d’une seule voix en 2010 par la France pour l’organisation de l’Euro 2016.
L’Euro 2020 organisé dans douze pays
L’Allemagne a été désignée à l’issue d’un vote à bulletins secrets du Comité exécutif de l’UEFA qui compte 19 membres. Deux membres n’avaient pas le droit de vote, Reinhard Grindel, président de la Fédération allemande de football, et le vice-président de la Fédération turque, Servet Yardimci. Le détail du vote n’a pas été communiqué par l’UEFA.
« Je voudrais remercier le comité exécutif de l’UEFA pour sa confiance incroyable et j’en mesure la responsabilité », a réagi M. Grindel, juste après la désignation de son pays. « Nous voulons organiser une grande fête du football et montrer au monde à quel point notre pays peut être hospitalier », a ajouté Philipp Lahm, ancien capitaine de la sélection allemande qui va prendre la tête du comité d’organisation.
Le prochain Euro en 2020 sera organisé dans douze pays. Le précédent en 2016, qui s’est tenu en France, a été remporté par le Portugal.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/27/19-20">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ La jeune femme tuée tentait d’atteindre l’Espagne. Un trajet de plus en plus emprunté, sur fond de tension migratoire accrue dans le royaume.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤         

Compte rendu

Vive émotion au Maroc après les tirs meurtriers de la marine sur un bateau de migrants

La jeune femme tuée tentait d’atteindre l’Espagne. Un trajet de plus en plus emprunté, sur fond de tension migratoire accrue dans le royaume.

Charlotte Bozonnet
    



LE MONDE
              datetime="2018-09-27T11:09:16+02:00"

        Le 27.09.2018 à 11h09






    
Un bateau de migrants dans le détroit de Gibraltar le 8 septembre 2018.
Crédits : MARCOS MORENO / AFP


L’émotion était vive au Maroc, mercredi 26 septembre, au lendemain de la mort d’une femme de 22 ans, originaire de la ville de Tétouan, tuée alors qu’elle tentait d’émigrer vers l’Espagne. Selon les autorités locales, la marine a été « contrainte » d’ouvrir le feu alors qu’un « go fast » (une puissante embarcation à moteur) piloté par un Espagnol « refusait d’obtempérer » dans les eaux marocaines au large de M’diq-Fnideq (nord). Outre la jeune Marocaine décédée, trois autres migrants ont été blessés, a confirmé une source officielle à l’AFP.

        Lire aussi :
         

                Un mort après des tirs de la marine marocaine sur une embarcation de migrants



Le drame s’est produit dans un contexte de tension migratoire au Maroc, confronté à une forte hausse des tentatives d’émigration depuis ses côtes et autour des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Rabat a ainsi indiqué avoir empêché 54 000 tentatives de passage vers l’Union européenne depuis janvier. De son côté, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) chiffre le nombre d’arrivées en Espagne à quelque 40 000 personnes depuis le début de l’année (contre 28 000 en 2017 et 14 000 en 2016).
Rafles et éloignements forcés
La route migratoire Maroc-Espagne, qui était très utilisée il y a une dizaine d’années, a connu une nouvelle hausse d’activité depuis le renforcement des contrôles sur la Libye et les témoignages d’extrême violence contre les migrants par les réseaux de passeurs dans ce pays. Mais le Maroc voit également augmenter le nombre de ses nationaux candidats au départ, poussés par l’absence de perspectives dans un pays où 27,5 % des 15-24 ans sont hors du système scolaire et sans emploi. Selon le HCR, les Marocains représentaient 17,4 % des arrivées en Espagne en 2017, la première nationalité devant les Guinéens et les Algériens.

        Lire aussi :
         

                Le Maroc dans une dangereuse impasse



Depuis 2015, le palais royal avait mis en avant une nouvelle politique migratoire avec deux campagnes de régularisation de 50 000 clandestins, principalement des Subsahariens. Mais ces derniers mois, le royaume a considérablement durci ses pratiques, multipliant les rafles et les éloignements forcés. Selon le Groupe antiraciste de défense et d’accompagnement des étrangers et migrants, une association marocaine, 6 500 personnes ont ainsi été arrêtées et déplacées du nord du pays vers des villes reculées du centre et du sud entre juillet et septembre.

        Lire aussi :
         

                L’Espagne devient la première porte d’accès des migrants en Europe



Le gouvernement a eu beau plaider que ces déplacements se font dans le « respect de la loi », les associations dénoncent des violences et l’absence de cadre légal concernant ces pratiques. Mi-août, deux migrants sont morts après avoir sauté du bus qui les éloignait de Tanger. Amnesty International a souligné une « répression choquante », « à la fois cruelle et illégale ». « Depuis fin juillet, la police marocaine ainsi que la gendarmerie royale et les forces auxiliaires procèdent à des raids majeurs dans les quartiers de plusieurs villes où vivent les réfugiés et les migrants, d’une intensité particulière dans les provinces du nord du pays de Tanger, Nador et Tétouan, qui bordent la frontière espagnole », écrit l’ONG. Les zones entourant les deux enclaves espagnoles en terre africaine, Ceuta et Melilla, sont traditionnellement le lieu de regroupement des migrants qui veulent tenter de rejoindre l’Europe.


<article-nb="2018/09/27/19-21">
<filnamedate="20180927"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180927"><AAMMJJHH="2018092719">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ La délégation française a remporté quatre médailles en individuel à Bakou. Le DTN Jean-Claude Senaud veut y voir le signe qu’elle a su « inverser la tendance ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     
                                                

Mondiaux de judo : un bilan ni bon ni cata pour la France

La délégation française a remporté quatre médailles en individuel à Bakou. Le DTN Jean-Claude Senaud veut y voir le signe qu’elle a su « inverser la tendance ».



LE MONDE
 |    27.09.2018 à 16h14
    |

            Catherine Pacary








                        


Elle était redoutée. Voire annoncée. Surtout en l’absence de Teddy Riner. Au bout du compte, ce n’est « pas tant que ça une catastrophe ! », à en croire Jean-Claude Senaud, le directeur technique national (DTN) de la Fédération française de judo. La délégation française repart avec cinq médailles des Mondiaux de Bakou (Azerbaïdjan), qui s’achevaient jeudi 27 septembre avec les épreuves par équipe mixte. Mais le « pas tant que ça » du DTN traduit le fait que, derrière ce chiffre brut, la situation est un peu plus complexe. Tout particulièrement chez les hommes.
La médaille d’argent glanée par équipe permet à la Fédération d’embellir le bilan, sans toutefois avoir la même valeur ; la discipline n’étant pas olympique. Sans surprise, les femmes ont contribué au gros de la moisson avec l’or pour Clarisse Agbegnenou en moins de 63 kg, l’argent pour Marie-Eve Gahié en moins de 70 kg et le bronze pour Amandine Buchard en moins de 52 kg. Axel Clerget en moins de 90 kg a sauvé l’honneur des hommes avec une médaille de bronze.
Pris dans sa globalité, le bilan est numériquement supérieur à celui des Mondiaux de 2017 : il y a un an, les Bleu(e) s avaient remporté trois médailles en individuel, dont deux étaient en or, auxquelles s’était ajoutée une quatrième par équipe. Cela permet à Jean-Claude Senaud d’évoquer une inversion de tendance.
On reste pourtant en deçà, numériquement et, surtout qualitativement, des bilans des Mondiaux de 2015 (six médailles, dont deux en or) et de 2014 (sept médailles). Ou de celui affiché aux Jeux olympiques de 2016 – cinq médailles, dont deux en or – où il n’y avait pas d’épreuve par équipe.
Il y a un an, le DTN, qui va fêter, le 1er octobre, ses neuf ans à son poste, n’avait d’ailleurs pas mâché ses mots, tant le résultat des Mondiaux 2017 paraissait maigrichon. « Quand on fait face à des gens qui viennent de pays où l’on gagne 250 euros par mois, nous, on est dans le confort et, eux, ils ont vraiment envie d’aller chercher cette prime et cette médaille qui change leur vie dans leur pays, avait alors déclaré M. Senaud. C’est peut-être un peu ça qui nous manque. »
Agbegnenou, la Riner au féminin
Chez les filles, la tête d’affiche Clarisse Agbegnenou, numéro un mondiale avec trois titres d’affilée, a tenu son rang. « Si Teddy est le grand frère, Clarisse est la patronne, apprécie Jean-Claude Senaud. Elle est présente tous les jours, au bout du tapis, toujours là pour soutenir les collègues, avec un vrai caractère. »

        Lire aussi :
         

                Judo : la Française Clarisse Agbegnenou décroche son deuxième titre de championne du monde



Mais hormis Marie-Eve Gahié et Amandine Buchard, d’autres médaillées en puissance ont échoué : Audrey Tcheuméo, double médaillée olympique (argent en 2016, bronze en 2012) et championne du monde 2011, a chuté au troisième tour, Madeleine Malonga, 24 ans, médaillée d’or européenne fin avril, a été éliminée en quarts. Elles s’étaient affrontées en finale aux Championnats d’Europe au printemps. Anne-Fatoumata M’Bairo a, quant à elle, été battue d’entrée de jeu par la Brésilienne Marie Suelen Altheman sur ippon.
« On a une sélection féminine de grande valeur. On peut espérer plein de choses », avance M. Senaud. Le DTN cite ainsi Romane Dicko, « jeune pépite en lourd », championne d’Europe en avril, pour sa première apparition sur la scène continentale à 18 ans, qu’il aurait bien vue avec une médaille autour du cou. Mais une blessure a privé cette dernière du voyage en Azerbaïdjan.

   


« Une vraie prise de conscience »
Chez les messieurs, en revanche, la situation est plus préoccupante. L’absence du décuple champion du monde Teddy Riner, qui préfère ménager ses forces pour les JO de 2020, faisait craindre le pire. A Bakou, elle a pesé. « D’habitude, la dernière journée [la 7e, celle où s’opposent les + 100 kg] se terminait dans un grand sourire parce que Teddy nous ramenait la médaille d’or », rappelle le DTN.
Mercredi, c’est le Géorgien Guram Tushishvili qui a battu l’Azerbaïdjanais Ushangi Kokauri par ippon en finale. La veille, le sacre de Cho Guham en – 100 kg avait permis à la Corée du Sud de doubler la France (jusqu’alors 2e derrière le Japon) au classement des nations. En l’absence de Riner et au vu des classements mondiaux de la saison, le risque d’un zéro médaille chez les hommes était sérieusement envisagé.
La médaille de bronze d’Axel Clerget, 16e mondial, est une belle surprise pour un combattant arrivé à maturité à 31 ans. Elle ne masque pas le fait que les Bleus ont eu un tournoi difficile en dépit des espoirs que pouvait, par exemple, porter un Cyril Maret. Mais le médaillé de bronze à Rio a été éliminé au deuxième tour, « tombé » devant le futur champion du monde de sa catégorie.
Jean-Claude Senaud se veut néanmoins optimiste. Il insiste sur les qualités d’une équipe masculine en pleine reconstruction, sur le « très bon comportement » des judokas français. « Il y a eu une vraie prise de conscience des athlètes, poursuit-il. Les choses que je disais il y a un an, je les pensais. Mais, aujourd’hui, je suis très satisfait, parce que le très haut niveau est exigeant. Il est très dur d’aller chercher les médailles et ils ont montré qu’ils en avaient la capacité et qu’ils le voulaient. » Et s’il n’y a pas plus de réussite, « la démarche, elle, est très intéressante. On a inversé la tendance, chez les filles comme chez les garçons ». 
Horizon olympique
Jean-Claude Senaud se positionne sur le moyen terme, à l’horizon olympique, de Tokyo, en 2020, mais surtout de Paris 2024. « On est à mi-olympiades, dit-il. Ici, à Bakou, on a pris plein d’indications qui vont nous permettre de travailler. » Avec des jeunes comme Aurélien Diesse, 20 ans, Luka Mkheidze, 18 ans. « Ils seront alors dans la force de l’âge [25-30 ans en judo]. »

        Lire aussi :
         

                En l’absence de Teddy Riner, le judo français mise sur la jeunesse aux Mondiaux



Plus proche, le Grand Chelem de Paris, baptisé Judo Paris Grand Slam, des 10 et 11 février, va permettre d’évaluer les premiers progrès dans un contexte d’un sport toujours plus mondialisé. Seize pays ont ainsi ramené des médailles de Bakou, seul le Japon reste peu partageur avec 17 breloques dont 8 titres. Les années 1990 où la France contestait au pays du judo sa place de première puissance, paraissent bien loin. Il s’agit, désormais, de rester ambitieux, mais sans se montrer trop gourmand.



                            


                        

                        

