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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ La justice autrichienne l’a reconnu coupable d’« atteinte délibérée à l’environnement » pour avoir utilisé du chlorpyrifos dans ses vergers.
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En Autriche, un arboriculteur va en prison pour avoir tué des abeilles à l’insecticide

La justice autrichienne l’a reconnu coupable d’« atteinte délibérée à l’environnement » pour avoir utilisé du chlorpyrifos dans ses vergers.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 16h58
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 17h09
   





                        


Un arboriculteur autrichien a été condamné à une peine de douze mois de prison, dont quatre mois ferme par le tribunal de Klagenfurt, dans le sud de l’Autriche, mercredi 26 septembre.
Il était poursuivi pour avoir illégalement utilisé du chlorpyrifos, un insecticide très puissant, dans ses vergers à un moment où les arbres étaient encore en fleur et attiraient de nombreuses abeilles. Une cinquantaine de ruches d’apiculteurs voisins avaient été touchées.

        Le chlorpyriphos :
         

          le pesticide qui a failli être interdit en Californie



Le tribunal de Klagenfurt l’a reconnu coupable d’« atteinte délibérée à l’environnement », soulignant que le maître arboriculteur, établi dans la région du Lavanttal et qui participe régulièrement à la formation de professionnels, avait agi en toute connaissance de cause.
Le tribunal a souligné que la peine de prison ferme prononcée contre l’homme de 47 ans devait avoir un effet de « prévention » et servir à rappeler que « l’usage de produits phytosanitaires ne peut s’effectuer que dans le cadre d’un équilibre entre l’écologie et l’économie ».
L’usage massif d’insecticides dans l’agriculture est tenu pour responsable de la forte hausse de la mortalité des abeilles et d’autres insectes pollinisateurs dans le monde. L’Union européenne a décidé en avril l’interdiction de certaines substances appartenant à la famille de néonicotinoïdes.


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Notre sélection d’articles sur les néonicotinoïdes
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr sur les pesticides néonicotinoïdes :
la synthèse pour tout comprendre aux pesticides néonicotinoïdesla dernière décision de l’Europe qui a interdit, fin avril, trois néonicotinoïdes jugés dangereux pour les abeillesla chronique du journaliste du Monde, Stéphane Foucart, selon qui « l’interdiction intervient alors que les dégâts sont immenses et en partie irréversibles »la tribune d’un collectif de chercheurs européens qui rappelle les dangers des néonicotinoïdes et souligne qu’il est tout à fait possible de s’en passerles explications du chimiste et toxicologue Jean-Marc Bonmatin sur une possible nouvelle génération de néonicotinoïdes (vidéo)comprendre pourquoi les pesticides sont bien l’une des causes du déclin des oiseaux





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ La demande croissante de lait bio doit permettre d’assurer la relève du secteur, assure, dans une tribune au « Monde », le collectif Faire bien, notamment animé par Les prés rient bio, qui représente 2,5 % de cette collecte laitière en France.
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« Le bio, une formidable opportunité pour la filière laitière »

La demande croissante de lait bio doit permettre d’assurer la relève du secteur, assure, dans une tribune au « Monde », le collectif Faire bien, notamment animé par Les prés rient bio, qui représente 2,5 % de cette collecte laitière en France.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 16h00
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Le modèle alimentaire est en train de changer : mieux se nourrir est devenu une exigence légitime pour les consommateurs. Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce que le marché du bio, et en particulier celui du lait bio, soit en pleine croissance. Et il va falloir répondre à cette demande. Or, d’ici à 2025, la moitié des exploitations laitières françaises seront touchées par les départs à la retraite : sera-t-on capable de faire face à la demande sans préparer dès aujourd’hui la relève ? Face à ce défi, l’agriculture bio constitue l’une des réponses à l’érosion de la démographie agricole.
D’ici à 2025, plus du tiers des exploitations laitières normandes seront concernés par ces départs à la retraite
En France, le nombre d’exploitations laitières a diminué de plus de moitié en vingt ans, passant d’environ cent soixante mille exploitations, en 1995, à soixante-dix mille cinq cent soixante-huit, en 2013. Prenons le cas de la Normandie, second bassin laitier français en volume de production de lait de vache. Entre 2010 et 2015, ce sont trois cent soixante-seize élevages laitiers qui ont disparu chaque année.
A la question de la diminution inexorable du nombre d’exploitations s’ajoute celle du vieillissement des exploitants : plus de la moitié des chefs d’exploitations ont plus de 50 ans, et 28 % d’entre eux, plus de 60 ans. D’ici à 2025, plus du tiers des exploitations laitières normandes seront concernés par ces départs à la retraite. Dans une région où l’on compte deux installations pour cinq départs, la question de la succession et des repreneurs est préoccupante.
Redonner du sens au métier d’éleveur
Pour de jeunes éleveurs laitiers, le bio s’avère être une filière d’avenir. Le marché est en pleine croissance : pour le seul lait bio, les achats des ménages français ont plus que doublé entre 2007 et 2015. Non seulement les éleveurs sont assurés de vendre leur lait, mais face à l’envolée de la consommation, le risque...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ « Le Monde Afrique » propose des reportages, portraits et entretiens sur le continent pour raconter le fléau qui tue plus que le sida.
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Décryptage

Suivez notre série Tuberculose, jusqu’à quand ?

« Le Monde Afrique » propose des reportages, portraits et entretiens sur le continent pour raconter le fléau qui tue plus que le sida.

Par                                            Florence Rosier




LE MONDE
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        Le 26.09.2018 à 15h47

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        Mis à jour le 26.09.2018 à 16h28






    
Des patients atteints de tuberculose, portant des masques pour éviter la contagion, à l’hôpital de Chiulo, dans le sud-ouest de l’Angola, en février 2018.
Crédits : Stephen Eisenhammer/REUTERS


L’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire de nouveau le signal d’alarme, dans un appel à renforcer les efforts globaux contre la tuberculose. Mais, pour la première fois, elle le fait à l’occasion d’un sommet de grande ampleur sur cette pandémie, mercredi 26 septembre à New York, dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations unies. Une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement devaient y participer.
Il y a urgence, répètent les experts. La tuberculose tue plus que le sida. En 2017, elle a causé la mort de 1,6 million de personnes à travers le monde, dont 300 000 étaient coinfectées par le VIH, révèle l’OMS. Le nombre global de nouveaux malades ne baisse que de 2 % par an. Une broutille au regard de cet objectif de développement durable (ODD) fixé par l’ONU : mettre fin à la tuberculose d’ici à 2030.

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                Le Fonds de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme cherche de nouveaux financements



« En 1993, l’OMS avait déclaré que la tuberculose constituait une urgence sanitaire mondiale. Et pourtant, après toutes ces années, 10 millions de personnes développent chaque année la maladie. La réponse mondiale stagne », déplore Paul Jensen, de l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires. Les deux tiers des nouveaux cas sont diagnostiqués dans huit pays : l’Inde (27 %), la Chine (9 %), l’Indonésie (8 %), les Philippines (6 %), le Pakistan (5 %), le Nigeria (4 %), le Bangladesh (4 %) et l’Afrique du Sud (3 %), a aussi révélé l’OMS le 18 septembre, dans son rapport annuel sur la lutte contre cette maladie.
Risque de transmission
Depuis 2000, le nombre de décès dus à la tuberculose a certes baissé de 29 % dans la population non infectée par le VIH, et de 44 % chez les personnes vivant avec. « Diagnostic et traitement ont permis de sauver 53 millions de vies entre 2000 et 2016 », note l’OMS. Certains pays ont remporté des victoires. En Afrique par exemple, l’Ethiopie et l’Ouganda étaient en 2015 les Etats les mieux classés du continent sur trois ODD, pour être parvenus à réduire de moitié le taux de prévalence et le taux de mortalité liés à la tuberculose par rapport à 1990.
Mais la lutte contre ce fléau continue d’achopper sur trois grands obstacles : le dépistage des personnes malades, la prise en charge des tuberculoses résistantes aux traitements antibiotiques habituels et la prévention.

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Parmi les 10 millions de personnes ayant contracté la maladie en 2017, deux tiers seulement se le sont vu officiellement notifier et aucun diagnostic n’a été établi ou déclaré pour le tiers restant. Or « un diagnostic tardif retarde la mise sous traitement, conduit à un moins bon pronostic et accroît le risque de transmission », se désole Médecins sans frontières (MSF). Non traitées, les personnes infectées vont contaminer leur entourage. Pour promouvoir leur dépistage, « il faut disposer de plus de ressources humaines pour les atteindre, mais aussi faire de la prévention, sensibiliser les communautés. Cette solution est peu chère et efficace », explique Evelyne Kibuchi, directrice de l’ONG Stop TB au Kenya.
La moitié seulement des 920 000 individus coinfectés par la tuberculose et le VIH ont été informés de leur situation en 2017. « Les trois quarts des personnes coinfectées vivent en Afrique. Or les médecins qui s’occupent du VIH leur proposent rarement un diagnostic de la tuberculose », regrette Paula Fujiwara, directrice scientifique de l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires.
« Si la mortalité par tuberculose montre des signes de déclin, cette maladie reste la principale cause de décès en Afrique du Sud, souligne le docteur Amir Shroufi, coordinateur médical de MSF en Afrique australe. Les liens intimes entre les épidémies de VIH et de tuberculose soulignent l’importance d’une meilleure intégration des futures réponses des systèmes de santé à ces deux maladies. »
« Besoin de traitements plus courts »
L’enjeu est aussi technologique : il s’agit de développer des outils diagnostiques toujours plus rapides, plus simples et nécessitant moins d’infrastructures, notamment pour dépister l’infection chez les jeunes enfants. Chez l’adulte, la détection est réalisée à partir de crachat. Mais les jeunes enfants ont du mal à expectorer. Comment, dès lors, révéler l’épidémie silencieuse de tuberculose infantile ?
Autre vive inquiétude : « Nous sommes aux prises avec une crise sanitaire due à la résistance aux antituberculeux », résume Paul Jensen. En 2017, 558 000 personnes à travers le monde ont contracté une forme de tuberculose résistante au moins à l’antituberculeux de première intention le plus efficace, la rifampicine. L’immense majorité (82 %) était atteinte d’une tuberculose multirésistante, c’est-à-dire résistant à la fois à la rifampicine et à l’isoniazide – un autre antituberculeux essentiel. Trois pays concentrent la moitié des cas mondiaux de tuberculose multirésistante : l’Inde, la Chine et la Russie.

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Pour autant, un quart seulement des personnes en étant atteintes ont bénéficié d’un traitement de deuxième intention. Et chez celles-ci, la mortalité reste très élevée (45 %), « souvent en raison de la toxicité des médicaments, qui empêche les patients de poursuivre leur traitement », note l’OMS. « Nous avons besoin de traitements plus simples, plus courts et moins toxiques », souligne Paula Fujiwara.
Le protocole standard actuel pour ces formes multirésistantes dure de vingt à vingt-quatre mois, ce qui conduit souvent à son abandon. Depuis deux ou trois ans, des traitements plus courts (neuf à douze mois) sont apparus : ils se sont montrés efficaces dans neuf pays d’Afrique francophone. « C’est un grand progrès, se réjouit le docteur Nicolas Véziris, de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Actuellement, une dizaine d’essais cliniques rigoureux sont en cours pour définir les meilleurs protocoles de traitement. Dans les cinq ans à venir, on en saura plus. »
Un quart de la population mondiale infecté
En août, l’OMS a publié ses prérecommandations sur le traitement de ces tuberculoses multirésistantes. La bonne nouvelle : certains antibiotiques, moins efficaces, ont été rétrogradés. « Cela va restreindre leur utilisation, qui était une énorme contrainte », relève Nicolas Véziris. Et devrait permettre de sauver plus de vies, espère l’OMS, qui assure « collaborer avec les pays et ses partenaires ».

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                Scientifiques, mécènes et philanthropes : tous unis pour défendre une santé globale



Quant à la prévention, elle « n’existe que sur le papier », déplore Paul Jensen, de l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires. « Le traitement préventif peut empêcher de développer la maladie, mais, dans la plupart des pays, lorsqu’une personne est diagnostiquée, le système de santé ne prévoit aucune enquête systématique pour vérifier si les autres membres du foyer ont bénéficié d’un dépistage. » Alors que près d’un quart de la population mondiale est infecté par le bacille de la tuberculose, seules 103 000 personnes de plus de 5 ans exposées dans leur foyer ont reçu un traitement préventif à base d’antibiotiques en 2017. « Il s’agit d’une question de droits de l’homme ! », s’emporte M. Jensen.

Financement : le nerf de la guerre
L’un des impératifs les plus urgents, selon l’OMS, est d’accroître le financement. « En 2018, les investissements consacrés à la prévention de la tuberculose et aux soins antituberculeux dans les pays à revenu faible ou intermédiaire étaient inférieurs de 3,5 milliards de dollars [environ 3 milliards d’euros] aux besoins réels », relève l’organisation. Le budget mondial destiné à la recherche, lui, stagne depuis cinq ans. De plus, les contributions des pays les plus riches sont en baisse, pointe Paul Jensen, de l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires.
Mais les pays les plus affectés doivent, eux aussi, renforcer leur engagement. A l’image de l’Inde, dont le premier ministre, Narendra Modi, a annoncé en mars 2018 le doublement du budget alloué à la tuberculose pour 2017-2018. Son objectif : viser « la fin de la tuberculose en Inde d’ici à 2025 » – en avance de cinq ans sur l’objectif mondial.


Mais, au-delà du volet médical, il ne faut pas oublier que la tuberculose est avant tout une maladie de la pauvreté. Le premier défi consiste donc à s’attaquer à ses causes socio-économiques : logements insalubres et mal ventilés, malnutrition, faible accès aux services de santé et à l’éducation.
Le Monde Afrique propose une série de reportages, de portraits et d’entretiens pour raconter la lutte contre la tuberculose sur le continent.
Cet article fait partie d’une série réalisée dans le cadre d’un partenariat avec Unitaid.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ L’Organisation des Nations unies est certes imparfaite mais, souligne l’historienne Chloé Maurel dans une tribune au « Monde », elle mène une action utile pour la paix et la solidarité internationale. Il faut donc œuvrer à la renforcer, à lui donner plus de pouvoir.
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« Non, l’ONU ne sert pas à rien ! »

L’Organisation des Nations unies est certes imparfaite mais, souligne l’historienne Chloé Maurel dans une tribune au « Monde », elle mène une action utile pour la paix et la solidarité internationale. Il faut donc œuvrer à la renforcer, à lui donner plus de pouvoir.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 15h12
    |

Chloé Maurel (Historienne, chercheuse associé à l'Ecole normale supérieure (ENS))







                        



                                


                            

Tribune. La situation mondiale actuelle est très alarmante, et beaucoup estiment que l’ONU – dont la 73e Assemblée générale s’est ouverte le mardi 25 septembre – ne sert à rien, qu’elle n’est d’aucune utilité pour résoudre les problèmes du monde, comme le suggérait en 1960 le général de Gaulle qui l’avait appelée péjorativement « le machin ». Donald Trump, qui préside le 26 septembre la réunion du Conseil de sécurité, avait lui-même, dans un tweet de décembre 2016, qualifié l’organisation internationale de « club où les gens se réunissent, parlent, et passent du bon temps ».
Mais l’ONU est utile ! Par exemple, sur la question des réfugiés, qui sont aujourd’hui près de 70 millions dans le monde (le plus grand nombre jamais atteint depuis la fin de la seconde guerre mondiale), le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés s’efforce de les protéger, de leur donner un statut et de les aider à trouver un asile.
En ce qui concerne les réfugiés palestiniens en particulier, l’UNRWA [United Nations Relief and Works Agency, Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient] agence de l’ONU créée en 1949, aide plus de 3 millions d’entre eux, notamment avec des écoles et des centres de santé. La décision récente des Etats-Unis de couper les financements à cette agence ne peut qu’être déplorée.
L’ONU, qui en 1948 a proclamé la Déclaration universelle des droits de l’homme, veille et alerte l’opinion mondiale sur les manquements aux droits de l’homme dans le monde. Ainsi, en septembre 2018, un rapport de l’ONU a détaillé les « crimes contre l’humanité » perpétrés par l’armée birmane contre les Rohingyas, parlant même de « génocide ». En demandant, dans ce rapport, que l’armée birmane soit exclue de la vie politique, l’ONU a appelé à l’ouverture d’un examen par la Cour pénale internationale.
3,5 milliards de dollars...



                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-5">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ A l’occasion du One Planet Summit, la secrétaire d’Etat Brune Poirson explique, dans une tribune au « Monde », miser sur des « investissements durables » pour lutter contre le réchauffement climatique.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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« Transformer la finance pour la sevrer de ses produits nocifs pour la nature et l’homme »

A l’occasion du One Planet Summit, la secrétaire d’Etat Brune Poirson explique, dans une tribune au « Monde », miser sur des « investissements durables » pour lutter contre le réchauffement climatique.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 14h00
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Brune Poirson (Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire)







                        



                                


                            
Tribune. L’Agence internationale de l’énergie a estimé, en 2014, à 32 000 milliards de dollars (27 200 milliards d’euros) le montant des investissements nécessaires à la transition écologique mondiale. Notre seule chance de limiter le réchauffement de la planète dépend donc de notre capacité à mobiliser ces capitaux d’ici à 2050. Certes, leur montant peut paraître vertigineux si on le compare aux capacités d’investissements publics de chaque pays, même les plus riches.

Mais se contenter de cette réponse serait prendre le problème dans le mauvais sens. Le défi consiste plutôt à déplacer et réorienter, à l’échelle mondiale, des milliers de milliards d’euros de financements privés vers l’économie verte. En somme, mettre la finance au service de l’environnement et de la solidarité.
Faisons toute la transparence sur les risques climatiques. S’il devient moins risqué d’investir dans une éolienne que dans une centrale à charbon, les capitaux afflueront
Première bonne nouvelle, les liquidités privées n’ont jamais été aussi abondantes. Les investisseurs institutionnels (assureurs, fonds de pension) gèrent plus de 90 000 milliards de dollars, et sont prêts à s’engager sur le long terme en faveur de l’environnement. Deuxième bonne nouvelle, investir pour le climat est bon pour la croissance. Les plus grands économistes comme Nick Stern ou Joe Stiglitz ont déjà démontré que la mutation écologique de l’économie est une source d’innovations et de nouveaux emplois. Nous avons donc besoin que le secteur financier mette sa créativité et son portefeuille au service de la transition écologique et des besoins des populations.
Troisième bonne nouvelle, nous savons comment faire ! Pour dompter la finance, il est indispensable de savoir parler sa langue. Le niveau bilingue s’atteint à partir du moment où l’on comprend qu’en finance, tout est évalué à l’aune de la notion du risque pris. Traduction : si une banque consent un emprunt plus aisément...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Le groupe d’énergie, qui exploite deux centrales en belgique, proposait aussi les 49 % qu’il détient dans la Compagnie nationale du Rhône. EDF n’a pas donné suite.
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Engie a proposé ses réacteurs nucléaires belges à EDF

Le groupe d’énergie, qui exploite deux centrales en belgique, proposait aussi les 49 % qu’il détient dans la Compagnie nationale du Rhône. EDF n’a pas donné suite.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 13h31
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 15h16
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



   


Qui veut des vieilles centrales nucléaires d’Electrabel, la filiale belge du français Engie ? Dans son édition de mercredi 26 septembre, Le Canard Enchaîné indique que la directrice générale du groupe d’énergie, Isabelle Kocher, a proposé au PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, de lui vendre ses sept réacteurs nucléaires des centrales de Doel et Tihange. Une proposition immédiatement démentie par Engie, qui assure également ne pas vouloir céder les 49 % qu’il détient dans la Compagnie nationale du Rhône (CNR), exploitant des barrages sur ce fleuve.
« Il n’y a aucun projet de cession d’Electrabel ni de la participation dans la CNR », a déclaré un porte-parole d’Engie, malgré la confirmation au Monde d’une source proche du dossier. Depuis 2015, l’entreprise a envisagé au moins d’ouvrir le capital d’Electrabel à des actionnaires minoritaires belges, voire de l’introduire en Bourse.
De fait, le nucléaire n’est pas une priorité de Mme Kocher, qui a renoncé à ses projets au Royaume-Uni et en Turquie. Ses deux centrales belges, après avoir été longtemps des machines à cash pour Electrabel, ne lui causent que des difficultés dans un pays qui a prévu de les arrêter en 2025, tournant ainsi le dos à l’énergie nucléaire. Elle a dû y investir des centaines de millions d’euros pour répondre aux exigences de l’autorité belge de sûreté nucléaire.

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EDF a d’autres priorités
Cette information est tombée au moment où l’« EDF belge » annonçait le report de plusieurs mois du redémarrage de deux réacteurs de Tihange, actuellement en cours de révision. Le réacteur numéro 2 ne sera relancé que le 1er juin 2019, contre le 31 octobre 2018, tandis que le réacteur numéro 3 redémarrera le 2 mars 2019 contre le 30 septembre 2018.
Engie indique que « ces révisions de calendrier représentent un impact sur 2018 d’environ 250 millions d’euros au niveau de l’excédent brut d’exploitation et du résultat net récurrent », tout en confirmant ses objectifs financiers annuels. Fin août, il avait déjà décalé de plusieurs mois le redémarrage de deux autres réacteurs, à Doel.
Pour la Belgique, c’est la menace d’une pénurie d’électricité à partir de novembre. La ministre belge de l’énergie, Marie-Christine Marghem, a dû saisir les pays voisins, tout en dénonçant l’impréparation d’Engie, maison mère d’Electrabel. « J’ai appelé mon collègue allemand, mon collègue hollandais et mon collègue français hier [mardi], qui tous trois ont accepté évidemment de jouer le jeu de la solidarité », a-t-elle affirmé à la radio Bel-RTL.

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De son côté, EDF, troisième fournisseur en belgique avec EDF Luminus, a d’autres priorités que d’acquérir des réacteurs en fin de vie. Il a fait le choix d’investir massivement dans le nouveau nucléaire. D’abord en Angleterre, avec la construction de deux EPR à Hinkley Point ; en Chine, où il attend que les autorités décident la construction de deux autres EPR à Taïshan ; et en Inde, le contrat le plus attendu par le groupe d’électricité (6 EPR, soit 10 000 mégawatts).
Il doit aussi moderniser le parc des 58 réacteurs français (« grand carénage ») pour près de 50 milliards d’euros et poursuivre ses lourds investissements dans les énergies renouvelables (solaire, éolien…), l’autre « pied » sur lequel reposera de plus en plus le groupe.



                            


                        

                        


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Vingt ans d’opposition autour du grand contournement ouest de Strasbourg

La justice a autorisé la poursuite des travaux de la rocade qui cristallise l’opposition entre partisans d’une nouvelle infrastructure et défenseurs de l’environnement.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 12h08
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 17h31
    |

Nathalie Stey (Strasbourg, correspondance)







                        



                                


                            
La réalisation du grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg, une rocade à péage devant faciliter la circulation des poids lourds en transit autour de l’agglomération alsacienne et soulager l’autoroute d’accès actuelle, va pouvoir se poursuivre.
L’association de sauvegarde de l’environnement Alsace Nature, qui estimait l’autorisation de démarrage des travaux délivrée par le préfet illégale, et demandait sa suspension, n’a pas obtenu gain de cause. Bien que les atteintes à l’environnement que génère ce projet ne soit pas bien justifiées par l’Etat, le tribunal administratif de Strasbourg a estimé mardi 25 septembre que suspendre sa réalisation, alors que les travaux préparatoires sont en cours, « porterait une atteinte d’une particulière gravité à l’intérêt général ».
Un projet vieux de vingt ans

Depuis bientôt vingt ans, le contournement ouest de Strasbourg cristallise l’opposition entre les partisans d’une nouvelle infrastructure, qui y voient un moyen de fluidifier le trafic routier nord-sud en Alsace, et les riverains et défenseurs de l’environnement, pour qui d’autres solutions sont possibles. Cette rocade de 24 km doit permettre de soulager l’autoroute existante (A35), non concédée et donc gratuite. Construite dans les années 1960, cette dernière est aujourd’hui totalement saturée, avec un trafic pouvant atteindre 200 000 véhicules par jour, dont 16 000 poids lourds. Le remède, défendu notamment par la chambre de commerce et d’industrie : séparer trafic de transit et trafic local. Pour ses défenseurs, le grand contournement ouest doit ainsi rendre le territoire alsacien plus attractif, en facilitant le trafic commercial.
Une première procédure de mise en concession est abandonnée par l’Etat en 2012, au motif que le concessionnaire pressenti — le groupe Vinci — ne parvient pas à réunir les 750 millions d’euros nécessaires à la construction de l’infrastructure. Une reconfiguration du projet est lancée, et c’est une rocade...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Au pays de l’agrobusiness, le sucre est roi. Le Brésil en est devenu le premier producteur mondial, et l’Etat de Sao Paulo représente 60 % de la production nationale. C’est ici que se développe la coopérative française.
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Le pari brésilien du sucrier Tereos

Au pays de l’agrobusiness, le sucre est roi. Le Brésil en est devenu le premier producteur mondial, et l’Etat de Sao Paulo représente 60 % de la production nationale. C’est ici que se développe la coopérative française.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 11h26
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

A perte de vue, la canne à sucre trace ses lignes vert vif épousant les reliefs. Une couleur qui tranche avec le rouge sang de la terre. Cette « terra roxa », comme la dénomment les Brésiliens, si prisée de l’agrobusiness. Parfois, la silhouette d’un arbre à l’élégance surannée se détache sur l’horizon, témoignage d’un temps où la forêt régnait. Vous êtes au cœur de l’Etat de Sao Paulo, près de la ville de Sao Jose do Rio Preto.
Zones résidentielles barricadées, grands centres commerciaux, buildings…, apparemment, dans cette agglomération, l’argent de l’agrobusiness coule à flots. Alimenté aujourd’hui par deux sources principales : le suc de la canne et le latex de l’hévéa. Pourtant, ces cultures n’ont pas toujours été l’alpha et l’oméga de la richesse de cette région. Un temps, les plantations de café régnaient en maître, avec force esclaves à l’origine. Elles ont migré depuis vers le nord, dans l’Etat de Minas Gerais. Remplacées un temps par la culture d’oranges, qui, elle, s’est déplacée vers le sud.
La canne a pris le relais, l’Etat de Sao Paulo représentant désormais 60 % de la production nationale. Sachant que le Brésil est devenu le premier producteur mondial de sucre, avec 20 % de part de marché, et premier exportateur mondial, écoulant la moitié des 60 millions de tonnes échangées dans les flux internationaux. Avec 27 millions de tonnes, il est aussi le deuxième producteur mondial d’éthanol. Ces résultats illustrent la dynamique de l’industrie agricole brésilienne, au même titre que les positions de leader prises sur les marchés du soja, du bœuf, de la volaille, du café ou de l’orange. Au point que ses exportations agricoles ont pesé 96 milliards de dollars en 2017, soit 44 % des exportations totales, dans un pays où l’industrie agricole représente 22 % du PIB. Une stratégie de rouleau compresseur qui remonte aux années 1990.
Tereos a dû valser avec plusieurs partenaires
La libéralisation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Le cours du sucre au plus bas depuis trois ans. A New York, il se négocie à 11,6 cents la livre.
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Un an après la fin des quotas, les acteurs européens sous le choc

Le cours du sucre au plus bas depuis trois ans. A New York, il se négocie à 11,6 cents la livre.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 11h26
    |

            Laurence Girard








                        


Le 1er octobre, la filière sucrière européenne fêtera la première année de la fin des quotas. Fêtera n’est peut-être pas le terme approprié. Tant les industriels traversent une zone de forte turbulence. En cause : le cours du sucre au plus bas depuis trois ans. A New York, il se négocie à 11,6 cents la livre.
La perspective de la fin des quotas avait incité les coopératives Tereos et Cristal Union en France ou leurs homologues allemands SüdZucker et NordZucker à pousser les feux. Les planteurs de betteraves ont augmenté les surfaces de culture de près de 20 %. Ajoutez une météo favorable et vous obtenez une récolte record. Sauf qu’au même moment, l’Inde, la Thaïlande et le Brésil récoltaient des montagnes de canne. Les spéculateurs n’ont pas manqué de réagir à ce surplus et le cours du sucre a commencé à fondre au printemps 2017.
Alors que la nouvelle campagne débute en Europe, les premières estimations tombent. La sécheresse estivale a fait refluer les rendements. « La production de sucre pourrait s’élever à 18,8 millions de tonnes en recul de 2,4 millions de tonnes », estime Timothé Masson de la Confédération général des planteurs de betteraves. Au Brésil aussi, la canne a souffert de la chaleur. En attendant, la pression monte sur les industriels sous la violence de l’alignement depuis un an du prix du sucre européen sur le cours mondial.
Dans ce contexte tendu, Tereos, deuxième sucrier mondial derrière SüdZucker, est confronté à un vent de fronde. Depuis 2017, trois coopérateurs, ex-membre du conseil de surveillance, réclament à la direction plus de transparence, s’inquiètent de l’endettement de la coopérative et s’interrogent sur les résultats financiers de la stratégie d’internationalisation. Alexis Duval, président du directoire, a annoncé en juin qu’il envisageait une ouverture du capital. A la recherche de carburant financier pour poursuivre la route.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Le blogueur Sylvestre Huet s’interroge sur ce que les chercheurs en économie et en sciences politiques peuvent apporter à la lutte contre le réchauffement du climat.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le rapport de la commission d’enquête sur l’alimentation industrielle veut inciter le secteur agroalimentaire à mettre moins de sel, de gras, de sucre et d’additifs dans ses produits, et éduquer les enfants à bien manger.
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« Reprendre le pouvoir sur nos assiettes » : les députés s’attaquent à la malbouffe

Le rapport de la commission d’enquête sur l’alimentation industrielle veut inciter le secteur agroalimentaire à mettre moins de sel, de gras, de sucre et d’additifs dans ses produits, et éduquer les enfants à bien manger.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 09h50
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 14h36
    |

            Pascale Santi








                        



   


Après six mois de travail et une quarantaine d’auditions, la commission d’enquête parlementaire sur l’alimentation industrielle a voté son rapport, mercredi 26 septembre, à l’Assemblée nationale. Additifs, aliments trop sucrés, trop salés, transformés sont dans la ligne de mire de cette commission, constituée à la demande du groupe de La France Insoumise (LFI).
Elle veut s’attaquer à la malbouffe, et à ses effets sur la santé. Les autorités sanitaires alertent depuis des années, notamment sur le lien entre la mauvaise alimentation et le surpoids, l’obésité, les maladies chroniques… C’est là un enjeu de santé publique, alertent les députés. Plusieurs propositions sont ainsi formulées pour « reprendre le pouvoir sur nos assiettes », revendique Loïc Prud’homme, député LFI qui préside la commission. « Une mauvaise alimentation rend malade, voire tue », insiste-t-il, ajoutant que le législateur doit s’en emparer « de façon urgente ».

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La composition des produits a été passée au crible, l’enjeu étant de réduire le nombre d’additifs autorisés dans les produits transformés et ultra-transformés, de 338 autorisés aujourd’hui, à 48 d’ici à 2025, c’est-à-dire ceux qui sont aujourd’hui autorisés dans l’alimentation biologique. Le nombre d’additifs utilisés dans un seul produit serait aussi limité. Les industriels sont aussi invités à réduire la teneur en contaminants et résidus dans aliments et emballages.
« Accords collectifs »
De même, il est demandé d’interdire le dioxyde de titane, un additif alimentaire très courant. Le rapport fustige aussi les composants néoformés, notamment dans l’alimentation infantile. Plusieurs études ont récemment pointé le lien entre la consommation de ces aliments ultra-transformés et le risque de cancer. « Ces produits sont un fléau pour notre alimentation », estime Loïc Prud’homme, qui s’interroge aussi sur les possibles effets cocktail de ces substances.
Autre axe de réflexion, la teneur en sel. « L’Organisation mondiale de la santé recommande une consommation de sel limitée à 5 grammes par personne et par jour, alors qu’on est aujourd’hui à une fourchette comprise entre 10 et 12 grammes », soulignait en août la rapporteure de la commission et députée LRM, Michèle Crouzet.

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Un temps évoquée, la taxe sur les produits trop salés n’a pas été retenue. Mais la commission préconise de faire respecter les teneurs en sel des produits de panification à 18 grammes par kilo de farine, « un non-respect qui sera financièrement sanctionné ». Aujourd’hui, 30 % des apports quotidiens en sel viennent du pain en France, rappelle Michèle Crouzet.
« Les recommandations ne sont pas respectées », martèle Loïc Prud’homme. S’il est convaincu que seule la contrainte peut être efficace, cela ne semble pas la voie retenue par le gouvernement. Auditionné mardi 18 septembre par les membres de la commission parlementaire, le ministre de l’agriculture Stéphane Travert a plaidé en faveur de chartes de bonnes pratiques avec les industriels, afin de faire diminuer les taux de sucre, de sel et de gras dans les aliments transformés, plutôt que d’édicter des contraintes. « Je préfère privilégier cette promotion des accords collectifs », a plaidé le ministre.
Inégalités sociales
Il est crucial également de mieux informer le consommateur. L’une des propositions est de rendre plus contraignantes les publicités sur les produits destinés aux enfants. Il est aussi préconisé de rendre obligatoire la mise en place du Nutri-Score, le système d’étiquetage nutritionnel choisi par la France (aujourd’hui facultatif), sur les produits transformés ou ultra-transformés, et d’indiquer l’origine de ces produits, la proportion globale d’additifs… Le rapport recommande une refonte de la gouvernance de l’alimentation en France et des mesures pour lutter contre les inégalités sociales, car « les personnes qui ont le moins de moyens sont les premières atteintes par l’obésité », pointe le rapport.

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Les parlementaires veulent aussi améliorer la restauration collective par un recours accru à la filière biologique, que ce soit dans les cantines scolaires, les Ehpad, les établissements de soins, tout en travaillant sur le gaspillage alimentaire.
« On a posé des jalons, on espère que certains seront repris », insiste Loïc Prud’homme. « Il n’est pas trop tard pour sauvegarder une alimentation saine et durable », ajoute Michèle Crouzet, qui insiste sur la nécessité du suivi de la mise en œuvre de ces mesures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Les résultats de deux campagnes d’évaluation de l’Ifremer montrent que la gestion raisonnée a permis une augmentation considérable de la biomasse exploitable.
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Les stocks de coquilles Saint-Jacques au plus haut

Les résultats de deux campagnes d’évaluation de l’Ifremer montrent que la gestion raisonnée a permis une augmentation considérable de la biomasse exploitable.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 20h38
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 07h29
   





                        



   


Les coquilles Saint-Jacques se portent bien en baie de Seine et baie de Saint-Brieuc. Selon les résultats de deux campagnes d’évaluation de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), publiés mardi 25 septembre, les stocks de coquilles sont au plus haut dans cette zone. L’organisme a évalué à 63 600 tonnes la biomasse de coquilles exploitable en baie de Seine, contre 48 600 tonnes en 2017, une année déjà record. En baie de Saint-Brieuc, elle est de 25 000 tonnes, contre 18 700 tonnes en 2017.
« Ces nouveaux records confirment la tendance plutôt favorable observée depuis le début des années 2000, en lien avec la gestion vertueuse mise en place par les pêcheries françaises », souligne l’Ifremer, qui cite notamment la mise en place de dates et d’horaires de pêche ou l’amélioration de la sélectivité des engins avec l’utilisation d’anneaux de drague de taille plus importante.
Situation moins favorable hors de la baie de Seine
En revanche, l’Ifremer relève que la situation est moins favorable juste à l’extérieur de la baie de Seine, avec une biomasse totale dépassant à peine 7 800 tonnes, contre 18 800 tonnes en 2017. Cette zone est moins réglementée et très fréquentée par les flottilles internationales, note Eric Foucher, chercheur à l’Ifremer.
En baie de Saint-Brieuc, la biomasse totale tous âges confondus dépasse cette année 48 400 tonnes, dont presque 40 000 tonnes de coquilles adultes, c’est-à-dire de deux ans et plus. La biomasse exploitable, constituée des animaux qui atteignent la taille réglementaire pour cette zone de 102 mm, est à plus de 25 000 tonnes. « Ces chiffres n’avaient jamais été observés depuis 1973 », note l’institut.
Deux campagnes d’évaluation des stocks sont menées chaque année par l’Ifremer sur ces deux gisements de coquilles Saint-Jacques, qui représentent 80 % environ des débarquements en France. La première, en baie de Seine, a eu lieu du 2 au 18 juillet. La seconde, en baie de Saint-Brieuc, s’est déroulée du 26 août au 7 septembre.
Cette pêche raisonnée de la coquille Saint-Jacques a suscité, à la fin de l’été, des accrochages entre bateaux français et britanniques, les premiers étant contraints d’attendre le 1er octobre pour pêcher le mollusque mais pas les seconds. Un accord avait finalement été trouvé le 17 septembre.

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                Aux origines de la guerre de la coquille Saint-Jacques







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ L’association Alsace Nature demandait une suspension de l’arrêté du 31 août autorisant le démarrage du chantier.
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Contournement ouest de Strasbourg : la justice autorise la poursuite des travaux

L’association Alsace Nature demandait une suspension de l’arrêté du 31 août autorisant le démarrage du chantier.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 20h37
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 15h07
   





                        



   


Le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté, mardi 25 septembre, la requête de l’association Alsace Nature qui demandait une suspension de l’arrêté du 31 août autorisant le démarrage du chantier de l’autoroute de grand contournement ouest (GCO) de la capitale alsacienne.
« Les juges des référés ont considéré que la suspension de l’arrêté porterait une atteinte d’une particulière gravité à l’intérêt général », a argué le tribunal dans un communiqué.
Les travaux, « déclarés d’utilité publique et urgents (…) poursuivent un objectif d’aménagement du territoire » qui tend à « l’amélioration et la sécurité de la circulation » et « la réduction des impacts de la traversée de l’agglomération strasbourgeoise », ont estimé les juges.

        Explications :
         

          Qu’est-ce que le grand contournement ouest de Strasbourg, où une « ZAD » a été évacuée ?



Pourvoi en cassation envisagé
L’avocat d’Alsace Nature, François Zind, a dit « réfléchir à un pourvoi en cassation, car on est face à une décision incompréhensible ».
Le référé constituait l’un des derniers espoirs pour les opposants au projet, soutenus sur place mardi par le député européen Yannick Jadot (Europe écologie-Les Verts, EELV). Ceux-ci souhaitent interrompre la construction du grand contournement ouest de Strasbourg, dont les travaux préparatoires ont commencé. « C’est un sentiment profond d’écœurement pour la mobilisation des habitants qui veulent protéger un patrimoine culturel, environnemental et historique », a déclaré Yannick Jadot lors d’une manifestation à Strasbourg.
Arborant des banderoles « Tous unis contre le GCO » et des pancartes « GCO, crime contre la vie », plusieurs centaines d’opposants se sont réunis en fin d’après-midi à proximité de la préfecture du Bas-Rhin.
Depuis l’évacuation de quelques dizaines d’opposants d’une « zone à défendre » (ZAD) à Kolbsheim (Bas-Rhin) le 10 septembre, des déboisements ont été effectués sur le tracé de la future rocade, occasionnant des tensions entre opposants et forces de l’ordre.
Mardi, deux opposants ont été condamnés à trois et à huit mois de prison avec sursis par le tribunal de grande instance de Strasbourg pour « violences volontaires sans interruption totale de travail » à l’encontre de gendarmes lors de mobilisations.
Projet contesté
Le projet de grand contournement a pour but de délester l’autoroute A35, régulièrement engorgée, en absorbant le trafic du nord au sud de l’Alsace. La mise en service de cette rocade de 24 km, essentiellement payante, est prévue en 2021.
Ses opposants soulignent qu’elle entraînera un afflux de camions venant d’Allemagne, la disparition de nombreuses terres agricoles et la mise en danger d’espèces protégées.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Une équipe internationale de chercheurs en géo-ingénierie étudie une solution à la montée du niveau des océans : construire des murs au fond de la mer pour protéger les glaciers de l’eau la plus chaude.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ L’ouverture de l’Arctique grâce au changement climatique représente un enjeu économique et géopolitique majeur explique, dans sa chronique, l’historien Jean-Baptiste Fressoz.
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Iamal ou « la fin du monde »

L’ouverture de l’Arctique grâce au changement climatique représente un enjeu économique et géopolitique majeur explique, dans sa chronique, l’historien Jean-Baptiste Fressoz.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 12h05
    |

Jean-Baptiste Fressoz (Chercheur au Centre de recherches historiques Alexandre-Koyré de l’Ecole des hautes études en sciences sociales)







                        



                                


                            

Transformations. Pour la première fois dans l’histoire, un navire porte-conteneurs, le Venta Maersk, a relié cet été Saint-Pétersbourg à Vladivostok en longeant les côtes de la Sibérie. Ce pourrait être anecdotique si Maersk n’était pas la première compagnie maritime du monde et si le succès de l’expérience n’avait pas aiguisé l’appétit de ses concurrents : l’armateur chinois Cosco est également en train de constituer une flotte de navires équipés pour la navigation arctique.
Le fameux « passage du Nord-Est », le Graal des navigateurs européens depuis la Renaissance, est en train de s’ouvrir sous nos yeux à la navigation commerciale. Le volume des biens échangés par cette route aurait décuplé depuis 2013, et des chercheurs de la Copenhagen Business School (Maersk est la plus grande entreprise danoise) estiment qu’elle pourrait être compétitive par rapport au canal de Suez vers 2040 (Arctic shipping. Commercial opportunities and challenges, C. O. Hansen, P. Gronsedt, C. L. Graversen, C.Hendriksen, CBS Maritime, 2016).

Si cet événement, capital dans l’histoire de la mondialisation, n’a guère été célébré, c’est qu’il reflète notre malaise, notre hypocrisie et peut-être même notre renoncement face au changement climatique.
Comme le montre Jean-Michel Valantin dans son ouvrage Géopolitique d’une planète déréglée (Le Seuil, 2017), l’ouverture de l’Arctique grâce au changement climatique représente un enjeu économique et géopolitique majeur. Selon les géologues, la région arctique pourrait abriter 50 000 milliards de mètres cubes de gaz, soit dix-sept ans de consommation mondiale.
Les capitaux asiatiques, chinois surtout, mais aussi coréens et japonais, affluent vers l’Arctique, permettant ainsi à la Russie d’ouvrir un nouveau front d’extraction palliant la baisse prévisible de ses gisements de pétrole conventionnels. Le développement économique du nord de la Sibérie, lié pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Le projet de loi de finances prévoit une légère hausse du budget du ministère de la transition écologique et solidaire. « Insuffisant » pour les associations.
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Budget 2019 : pas de « sursaut » pour l’écologie

Le projet de loi de finances prévoit une légère hausse du budget du ministère de la transition écologique et solidaire. « Insuffisant » pour les associations.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 12h50
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 13h43
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

Lors de sa démission à la fin d’août, Nicolas Hulot avait appelé à un « sursaut » face à l’urgence climatique. Ce « sursaut » ne se matérialise pas dans le projet de loi de finances présenté lundi 24 septembre. Avec un budget de 10,59 milliards d’euros alloué au ministère de la transition écologique et solidaire, contre 10,39 milliards lors de l’exercice précédent, la hausse est plutôt de l’ordre du frétillement. Elle contentera son successeur, François de Rugy. « Je ne veux pas non plus diffuser l’idée que l’écologie, c’est toujours plus de dépenses. J’ai lu des appels d’économistes expliquant qu’il fallait mobiliser des centaines de milliards. Si c’est cela, on n’y arrivera pas, car on connaît les équations budgétaires », avait-il déclaré au Monde après sa nomination.

En retard sur ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effets de serre, le gouvernement annonce que « plus de 7,3 milliards d’euros » seront consacrés en 2019 au soutien et au développement des énergies renouvelables. Pour accélérer la transition, il prévoit, en outre, de financer 75 000 rénovations thermiques et vise l’objectif de reconvertir 500 000 véhicules parmi les plus polluants grâce à la prime à la conversion. Pour les ménages les plus précaires, le « chèque énergie » sera porté de 150 euros à 200 euros par an en moyenne.
Un effort jugé « insuffisant » par la Fondation pour la nature et l’homme (FNH). « Nicolas Hulot envisageait de doubler le montant du chèque énergie ; de notre côté, nous préconisions un triplement, et au final on se retrouve avec une hausse de 50 euros », réagit Kévin Puisieux, responsable économie et finance de la FNH. C’est d’autant plus insuffisant que le gouvernement s’est fixé comme objectif de rénover des centaines de milliers de “passoires thermiques” ».
« Un budget d’accompagnement “a minima” »
« On a besoin de renforcer les dispositifs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Pour le psychiatre et éthologue, la découverte d’un monde mental chez l’animal implique un devoir moral des êtres humains à leur égard. Il participe à la conférence « S’aimer comme des bêtes », le 7 octobre au Monde Festival.
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                Boris Cyrulnik : « L’attention à la maltraitance animale témoigne d’une société plus morale »


Pour le psychiatre et éthologue, la découverte d’un monde mental chez l’animal implique un devoir moral des êtres humains à leur égard. Il participe à la conférence « S’aimer comme des bêtes », le 7 octobre au Monde Festival.

LE MONDE
                 |                 24.09.2018 à 12h11
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 10h34
                 |

            Laetitia Van Eeckhout

















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Psychiatre et éthologue, célèbre pour son invention du concept de résilience et ses interventions dans les débats éthiques, Boris Cyrulnik applique les méthodes de la recherche sur le comportement animal à l’étude de la psyché humaine. Il participe dimanche 7 octobre, avec la chercheuse en écologie comportementale Elise Huchard et l’océanographe François Sarano, au débat du Monde Festival « S’aimer comme des bêtes ».
Depuis une trentaine d’années, les scientifiques découvrent des capacités sociales insoupçonnées chez l’animal. Quels sont selon vous les exemples les plus marquants dans ce domaine ?
Dès les années 1950, des chercheurs, des primatologues, notamment Harry et Margaret Harlow, ont réussi à prouver que les animaux étaient des êtres sensibles. En isolant des singes et plus tard des chiens, en les privant d’altérité, on s’est rendu compte que ces animaux développaient des activités autocentrées sur eux-mêmes : balancements, tournoiements et, en cas d’émotions fortes, auto-agression. Les enseignements de ces expérimentations, bien que très convaincants, n’ont pu, à l’époque, entrer dans notre culture cartésienne et chrétienne.
Depuis dix, quinze ans, des neuroscientifiques ont démontré que les mammifères et même les oiseaux possèdent une conscience, ce qui veut dire qu’ils connaissent le plaisir et la souffrance. Ils ont les mêmes zones d’émotion et de mémoire que les humains. Lorsque l’on pique ou coupe un animal, les mêmes substances chimiques d’alerte agissent sur les mêmes zones cérébrales.

        En débat au Monde Festival :
         

          S’aimer comme des bêtes



Au sein de certaines espèces, les animaux gardent le même partenaire toute la vie. Peut-on dire qu’ils « s’aiment » au sens où on emploie ce terme chez les humains ? 
Chez les animaux, le déclenchement d’une manifestation d’orientation sexuelle passe par la perception de substances odorantes, par la perception visuelle ou par des cris. Même lorsqu’un animal se familiarise avec un partenaire, on peut parler d’attachement mais non d’amour. Les êtres humains connaissent probablement cette dimension de la perception qui déclenche une motivation sexuelle intense. Mais l’amour chez les humains est un sentiment intense de plénitude, déclenché par une représentation intime dépourvue de toute perception d’odeur, visuelle ou de cri.

        Sur la sexualité des animaux :
         

          Les animaux ont toujours pratiqué la sexodiversité



Les animaux savent aussi collaborer, parfois mieux que les humains. Que peuvent nous apprendre les relations sociales animales sur la psychologie humaine ?
Les animaux nous apprennent beaucoup sur le fonctionnement de notre cerveau sculpté par notre milieu. A partir des expérimentations du couple Harlow, on a montré à quel point nos bébés, même s’ils sont sains biologiquement, n’avaient aucune chance de se développer correctement s’ils restent seuls, s’ils ne sont pas en présence de quelqu’un qui les tranquillise, les sécurise.

        A lire aussi :
         

          Nos animaux nous aiment-ils ?



Les altérations comportementales, biologiques et neurologiques provoquées par la solitude sont exactement les mêmes chez les jeunes mammifères supérieurs et chez nos enfants. De même qu’un jeune animal isolé n’apprend pas les rituels de jeu, un enfant, s’il est seul, n’apprend ni à jouer ni à parler, il n’apprend rien de tout ce qui caractérise la condition humaine.
Avec d’autres personnalités, vous avez appelé, il y a deux ans, à la création d’un secrétariat d’Etat à la condition animale. Le mouvement croissant contre la maltraitance animale constitue-t-il un tournant dans notre société ?
On peut en effet parler de tournant. Nous avons été très longtemps influencés par Descartes, qui ne pensait l’animalité qu’en termes de machine, puisque l’esprit était réservé à l’être humain. Dans un monde cartésien, les animaux n’ont pas de monde intime.
Nous savons maintenant – cela a été démontré – que les animaux, non seulement sont des êtres sensibles, mais qu’ils ont un monde mental. Ce monde mental diffère bien sûr du nôtre. Mais un animal est capable de traiter des informations présentes ou passées et de s’en servir pour résoudre ou anticiper un problème.
En milieu naturel, on a observé des singes effeuiller une branche, la traîner sur plusieurs kilomètres, l’introduire délicatement dans une termitière, attendre que les termites grimpent dessus puis la sortir pour manger les insectes. Les animaux fabriquent des outils, se servent de pierres pour casser des noix, ils ont des rituels culinaires. Cette vision de l’animal autre que celle de la simple machine a eu du mal à entrer dans notre culture cartésienne. Tout n’est pas encore gagné.
Comment analysez-vous cette évolution ? Que dit-elle de notre société ?
L’attention croissante portée à la maltraitance animale témoigne d’une société de plus en plus morale. Nous prenons conscience que nous ne pouvons plus nous permettre de torturer un être vivant qui va souffrir et qui possède un monde mental, même s’il est différent du nôtre. Dès lors que nous avons une empathie pour d’autres êtres vivants, une inhibition morale nous empêche de passer à l’acte, de torturer.

        Lire le débat :
         

          « La question animale nous force à ouvrir les yeux sur ce que nous sommes devenus »



Etes-vous en faveur d’un droit animal ?
Les animaux ont droit au respect car ce sont des êtres vivants. Nous devons donner aux animaux le droit de vivre sans être torturés par les humains. Mais cela nous donne avant tout des devoirs à nous, êtres humains, le devoir de ne pas torturer, détruire ou rendre malheureux des êtres vivants, quand bien même ils sont différents de nous. Il est dans notre intérêt de respecter le monde vivant, écologique comme animal : si on le détruit, on se détruit nous-mêmes.
« Le Monde » organise, dans le cadre du Monde Festival, une conférence intitulée « S’aimer comme des bêtes ? » sur les comportements et sentiments dans le monde animal, avec Boris Cyrulnik, la chercheuse en écologie comportementale Elise Huchard et l’océanographe François Sarano. Au Palais Garnier, dimanche 7 octobre, de 14 heures à 15 h 30.

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies (Intelligence artificielle et émotions : un amour de robot ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
Retrouver la programmation du festival et acheter vos billets.
Revoir les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.





Laetitia Van Eeckhout
    













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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Le texte, qui arrive en nouvelle lecture mardi au Sénat, avant d’être voté au début d’octobre, ne répond pas aux attentes créées par les Etats généraux de l’alimentation.
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Prix, glyphosate… la loi alimentation déçoit agriculteurs et ONG

Le texte, qui arrive en nouvelle lecture mardi au Sénat, avant d’être voté au début d’octobre, ne répond pas aux attentes créées par les Etats généraux de l’alimentation.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 09h55
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

« Un texte mi-chèvre, mi-chou. » C’est le jugement formulé par un agriculteur sur le projet de loi agriculture et alimentation qui arrive au terme de son parcours législatif, le vote définitif étant attendu autour du 3 octobre.
Signe de la complexité des débats, le Sénat, qui doit se prononcer sur le texte, mardi 25 septembre, a refusé d’adopter en commission la version votée par l’Assemblée nationale, le 15 septembre. La commission a évoqué dans un communiqué « la trahison de l’esprit des Etats généraux de l’alimentation [EGA] ».

Les EGA, souhaités par Emmanuel Macron, ont, il est vrai, suscité de fortes attentes. Que ce soit du côté des agriculteurs, alors que l’un des objectifs fixé par le président de la République était de mieux répartir la valeur dans la chaîne alimentaire pour mieux les rémunérer. Ou que ce soit du côté des consommateurs et des ONG environnementales, soucieux d’une alimentation plus saine et plus durable.
« L’Etat refuse d’assumer son rôle de régulateur »
« Le texte voulu par la majorité gouvernementale risque d’accroître le déséquilibre du rapport de force commercial au détriment des agriculteurs », estiment Michel Raison (Les Républicains) et Anne-Catherine Loisier (Union centriste), rapporteurs au Sénat, évoquant le volet économique du texte.
Les syndicats agricoles FNSEA, Jeunes agriculteurs, Confédération paysanne comme Coordination rurale ont unanimement réagi après le vote des députés en soulignant à quel point le projet de loi ne répondait pas aux ambitions des EGA quant à la rémunération des agriculteurs.
La fixation des indicateurs de coût de production a été au cœur des débats
A leur issue, un consensus s’était établi pour inverser la logique de construction des prix dans la filière alimentaire en partant des coûts de production des agriculteurs. Les coûts de production et les indicateurs de marché seront intégrés dans les contrats, sachant que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Le centre Artemis étudie l’impact de l’environnement sur la fertilité des couples, sur les pathologies de grossesses ou les malformations congénitales.
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A Bordeaux, des couples souffrant d’infertilité limitent leur exposition aux polluants

Le centre Artemis étudie l’impact de l’environnement sur la fertilité des couples, sur les pathologies de grossesses ou les malformations congénitales.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 13h40
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

Leïla et Olivier (les prénoms ont été modifiés), infirmiers libéraux de 35 et 38 ans, ont quitté Paris pour Bordeaux, cadre de vie qu’ils imaginaient plus propice pour fonder une famille. Ils y ont monté un cabinet qui fonctionne bien, et retapent leur maison de ville. Mais la chambre d’enfant reste désespérément vide. « Spermogrammes, échographies, repos, vacances…, énumère la jeune femme. Depuis trois ans, on a fait tous les examens, suivi tous les conseils… Tout est normal mais on n’y arrive pas. »
Comme 15 % des couples en France, Leïla et Olivier souffrent d’« infertilité inexpliquée ». Résolus à recourir à une insémination, ils n’en ont pas moins accepté la suggestion d’Aline Papaxanthos, médecin de la reproduction qui les suit au centre d’assistance médicale à la procréation du CHU de Bordeaux, de consulter au centre Artemis (pour Aquitaine reproduction enfance maternité et impact en santé environnement). Première plate-forme d’évaluation et de prévention de la santé environnementale consacrée à la reproduction mise en place en France, cette structure se trouve au sein même de l’hôpital.
Les effets néfastes des perturbateurs endocriniens auxquels nous soumet notre environnement sont de plus en plus documentés. Ces substances, susceptibles d’interférer avec notre système hormonal, sont mises en cause en particulier dans les troubles de la reproduction : diminution de la qualité du sperme (entre 1973 et 2011, la concentration du sperme humain en spermatozoïdes a décliné de 50 % à 60 % dans les pays occidentaux), augmentation des malformations génitales masculines, baisse de l’âge de la puberté chez les filles…
Equipe multidisciplinaire
Opérationnelle depuis 2016, Artemis a été créée dans le cadre de la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens adoptée en avril 2014, en partenariat avec l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine, l’Agence nationale de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Un an après le passage de l’ouragan, les stigmates de la catastrophe restent visibles et perturbent toujours les conditions d’enseignement.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/09/2018
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A Saint-Martin, une rentrée scolaire encore sous le signe d’Irma

Un an après le passage de l’ouragan, les stigmates de la catastrophe restent visibles et perturbent toujours les conditions d’enseignement.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 13h01
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            Rémi Barroux (Saint-Martin, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Elles s’appellent Tonnacia, Marie-Lène, Genesis ou encore Nathalie. Elles ont 17 ou 18 ans et portent toutes le même polo couleur lilas, celle de leur lycée professionnel. Les filles sont à peine rentrées depuis deux semaines de leurs vacances d’été que, déjà, elles pestent. « Catastrophique », résume Tonnacia.
Ici à Marigot, capitale de Saint-Martin, île des Antilles françaises, la reprise des cours ne s’est pas déroulée normalement. Derrière les grillages, des bâtiments d’aspect normal en jouxtent d’autres totalement sinistrés, toitures arrachées, cloisons effondrées. Le lycée polyvalent des îles du Nord a subi la violence de l’ouragan Irma, le 5 septembre 2017. Un an après, il en porte toujours les stigmates.

Après une année scolaire rabotée, menée dans des conditions épiques par une communauté scolaire traumatisée, enseignants, élèves et parents se retrouvent, après la pause estivale, toujours confrontés aux conséquences du cataclysme. « Les conditions d’enseignement sont scandaleuses, anormales et indignes de la République. (…) Parents, élèves et enseignants n’ont plus l’énergie de l’urgence qui leur a permis de les supporter pendant un an », ont écrit dans une lettre ouverte plus d’une centaine d’enseignants et parents. Saint-Martin compte plus de 7 100 élèves du premier et du second degré – l’île aurait perdu presque 20 % de ses élèves partis en métropole ou en Guadeloupe – et 800 enseignants environ.
Un enseignement en demi-journées
Au lycée professionnel de Marigot, dans le quartier Concordia, des ateliers ne sont pas équipés, l’absence de gaz empêchant le fonctionnement de la cuisine pour la formation hôtellerie et restauration. « Nous ne pouvons pas brancher d’ordinateur », peste Tonnacia, qui étudie le secrétariat et a un besoin urgent d’informatique. « Nous n’avons pas de centre de documentation et d’information. Ils ont attendu un an avant de s’atteler à sa réfection, et pas...




                        

                        

