<FILE-date="2018/09/26/19">

<article-nb="2018/09/26/19-1">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Battue par le Canada, l’équipe de France féminine affronte la Turquie, mercredi, en huitièmes de finale. L’ancien sélectionneur, Alain Jardel, estime que « c’est l’identité défensive qui fait gagner ».
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Mondial de basket : les Bleues doivent « corriger les faiblesses en défense pour aller plus loin »

Battue par le Canada, l’équipe de France féminine affronte la Turquie, mercredi, en huitièmes de finale. L’ancien sélectionneur, Alain Jardel, estime que « c’est l’identité défensive qui fait gagner ».



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 18h36
    |

            Clément Martel








                        



   


L’équipe de France féminine de basket a rajouté un match à son Mondial. Renversées mardi par les Canadiennes en seconde période – encaissant un 15-0 rédhibitoire en fin de partie –, les Françaises ont abandonné à leurs vainqueures la première place du groupe A et la qualification directe pour les quarts de finale de la Coupe du monde.
Les ouailles de Valérie Garnier affrontent la Turquie mercredi 26 septembre (à 18 h 30, heure française, sur Canal+ Sport) en huitièmes de finale pour espérer poursuivre leur route dans la compétition. Et reprendre leur marche en avant, elles qui ne dissimulaient pas leurs ambitions de podium avant l’entame du Mondial espagnol (il se déroule à Tenerife).
Entraîneur des Bleues pendant neuf ans et formateur de sa successeuse – il a entraîné Valérie Garnier à ses débuts à Mirande puis l’a intégrée à son staff en équipe nationale –, Alain Jardel fait le point sur le jeu de l’équipe de France avant ce match de barrages crucial. Et rappelle les Françaises aux fondamentaux du jeu bleu, la défense.

        Lire aussi :
         

                Championnat du monde féminin de basket : les Bleues et l’écueil mondial



Que s’est-il passé face au Canada ?
On peut parler de panne, du non-match. Elles ont sans doute joué cette rencontre dans leurs têtes depuis des mois. Tout le monde en parlait pendant la préparation. Mais il y a sans doute aussi eu un petit emballement. Depuis le début, tout le monde se projette au-delà des quarts, en fixant un niveau de résultat très élevé, le podium. Ce qui oblige à avoir des résultats. Et dès qu’il se passe la moindre chose, on peut être écrasé par l’enjeu et retomber de très haut.
Tout le monde rabâche depuis le début : « on n’a pas fait de podium depuis 1953. » Mais ce n’est pas en l’affirmant qu’on se met en situation de grimper dessus. D’ailleurs, le Canada n’est pas une équipe aussi redoutable qu’annoncé, même si elles nous ont battus largement. Ce qui devrait nous interroger sur notre équipe. Hier, tout le monde a été très en dedans côté français, notamment en défense.
La base de tous les sports collectifs, c’est l’identité défensive. C’est ça qui fait gagner, comme on l’a vu cet été avec les Bleus du football. Depuis le début de la compétition, l’équipe de France a des soucis à ce niveau, notamment pour tenir la porteuse du ballon. C’est ce qu’il faut régler pour aller loin.
Peuvent-elles se remobiliser d’ici au huitième de finale, aujourd’hui ?
Elles ont le dos au mur, mais peuvent s’appuyer sur de vraies valeurs collectives. Si elles se rendent compte que la Turquie n’est pas aussi redoutable qu’on peut leur raconter, elles vont se remobiliser.
La Turquie n’est pas un adversaire infranchissable, comme peuvent l’être les Etats-Unis. Elle peut nous poser des problèmes, mais Valérie [Garnier] est la mieux placée pour préparer ce match, car elle entraîne Fenerbahçe depuis quelques mois et connaît les forces en présence. Et à mes yeux, les Turques sont moins fortes que nous.

        Lire aussi :
         

                Valérie Garnier, la passion basket



Après, les Bleues doivent se méfier. Historiquement, les championnats du monde présentent un format qui ne réussit pas aux équipes françaises, et je suis bien placé pour le dire [8e en 2002 alors que la France était championne d’Europe, et 5e en 2006]. La variété des jeux proposés peut surprendre.
Mais hormis les Etats-Unis, qui sont sur une autre planète, toutes les autres équipes peuvent rivaliser entre elles, on l’a vu avec le Sénégal qui bat une équipe européenne [première victoire d’un pays africain lors d’un Mondial].
Comment aborder ce match couperet ?
Il faut se lever tranquillement, prendre son baluchon et y aller. Il n’y a même pas à parler de l’adversaire : on va jouer un match, et on va le gagner. Hier c’était un jour sans, mais c’était hier. Comme au golf, on joue un coup après l’autre, et le coup précédent qui nous met dans une mauvaise situation, est à oublier, car on ne peut pas le refaire.
On ne peut plus refaire le match contre le Canada, le match du jour, c’est la Turquie et on va le gagner. Il faut identifier les faiblesses, notamment en défense où les Bleues n’y étaient pas, et les corriger. C’est dans cet état d’esprit qu’il faut qu’elles arrivent sur le terrain.
Rien n’est fini. Il faut battre la Turquie, et si match d’après il y a, il faudra battre la Belgique. Mais qu’on parle d’abord de la Turquie, pas du podium. Et ça, à mes yeux, on ne l’a pas assez fait.
A moins que cela se renouvelle, la rencontre d’hier reste un accident de parcours. Et cet arrêt dans la montée en puissance des Bleues va peut-être permettre de rectifier certaines choses. Je suis persuadé qu’elles vont gagner ce soir.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-2">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ En choisissant le visage du footballeur américain, premier à avoir mis un genou à terre lors de l’hymne national, pour fêter les 30 ans de son slogan « Just do it », le numéro un mondial des articles de sport se moque de Donald Trump.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Nike profite de l’« effet Kaepernick »

En choisissant le visage du footballeur américain, premier à avoir mis un genou à terre lors de l’hymne national, pour fêter les 30 ans de son slogan « Just do it », le numéro un mondial des articles de sport se moque de Donald Trump.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 13h26
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 15h39
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


Nike célèbre les 30 ans de son slogan « Just do it » en fanfare. Le numéro un mondial des articles de sport a vu son chiffre d’affaires bondir de 10 % au premier trimestre de l’exercice en cours, a-t-il dévoilé mardi 25 septembre. Depuis début septembre, la marque américaine profite à plein de la polémique née de son choix de retenir Colin Kaepernick, footballeur noir américain, pour fêter l’anniversaire de son slogan aux accents politiques.
L’ancien quaterback des 49ers de San Francisco est connu pour avoir mis un genou à terre alors que retentissait l’hymne national américain lors des matchs du championnat de la NFL, notamment en 2016 en pleine campagne présidentielle. M. Kaerpernick entendait alors protester contre les violences racistes policières aux Etats-Unis. Il avait d’abord été suivi par plusieurs de ses coéquipiers, puis, dans tout le pays, par d’autres footballeurs américains d’équipes concurrentes.
Dans un pays où les citoyens mettent la main sur le cœur dès que retentissent les premières notes de l’hymne national, son audace avait suscité une importante polémique. Plusieurs associations de vétérans avaient dénoncé son attitude et son manque de respect envers le drapeau américain. En septembre 2017, le président des Etats-Unis, Donald Trump, avait appelé la National Football League (NFL) à sortir « ce fils de pute du terrain ». Depuis M. Kaepernick a quitté les 49ers de San Francisco et n’a pas retrouvé de club.
« Croyez en quelque chose »
Le 6 septembre, Nike a relancé la polémique en révélant avoir choisi le visage de Colin Kaepernick pour incarner son slogan emblématique. Ce pied de nez à Donald Trump prend la forme d’une importante campagne de publicité où le visage du footballeur apparaît avec pour signature : « Croyez en quelque chose. Même si cela exige de tout y sacrifier. »
Depuis, malgré les nouveaux appels au boycottage, la marque bénéficie d’une hausse de fréquentation de son site Internet et des interactions sur les réseaux sociaux, selon Mark Parker, son patron. « Nous savons que [cette campagne] a parlé fortement aux consommateurs, bien entendu ici en Amérique du Nord, mais aussi dans le monde entier », a assuré le PDG, lors d’une conférence téléphonique de présentation des résultats trimestriels. La marque aurait notamment trouvé son public auprès des jeunes et des non-Blancs. Et les ruptures de stock se multiplient.
Le titre Nike en a d’ores et déjà profité en Bourse. Les analystes financiers tablent sur un impact positif sur les ventes au deuxième trimestre de son exercice, notamment via les circuits de vente directe de la marque, dans ses magasins et en ligne. Pour l’heure, son activité a crû de 10 % au premier trimestre de son exercice, à fin août, c’est-à-dire avant le lancement de la campagne Kaepernick. Le groupe de Beaverton a réalisé 9,9 milliards de dollars de chiffre d’affaires, sur trois mois d’activité, dont 9,4 milliards pour la seule marque Nike (+ 10 %) et 527 millions de dollars pour Converse (+ 7 %). Il pourrait rester sur cette lancée, jugent les analystes.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-3">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le match Europe-Etats-Unis, de vendredi à dimanche, sera marqué par le retour au premier plan du golfeur américain.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Golf : la Ryder Cup à l’heure de Tiger Woods

Le match Europe-Etats-Unis, de vendredi à dimanche, sera marqué par le retour au premier plan du golfeur américain.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 09h39
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 09h41
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


L’issue est inéluctable : Tiger Woods ne jouera plus au golf de haut niveau. « Mon dos est mort, je suis foutu. » Ce sombre augure, confidence du « Tigre » faite en marge du Masters d’Augusta, en avril 2017, ne s’est pas vérifié. Non seulement Tiger Woods n’est pas fini pour le golf de haut niveau, mais il vient surtout de réussir, à 42 ans, l’un des plus beaux come-back de l’histoire du sport.

        Lire aussi :
         

                Golf : Tiger Woods renoue avec la victoire en remportant le prestigieux Tour Championship



Dimanche 23 septembre, comme à ses plus belles heures, le natif de Cypress, en Californie, a été porté jusqu’au green du trou no 18 par une foule en délire, consciente d’assister à un événement historique : sa victoire dans le Tour Championship, à Atlanta, face aux trente meilleurs joueurs du monde. Un tournant. La fin des douleurs. La fin des doutes. La fin, surtout, de cinq années sans victoire. Et ce, juste avant de disputer la Ryder Cup avec l’équipe américaine, au Golf national de Guyancourt (Yvelines) du 28 au 30 septembre, dont il est l’incontestable attraction. Une présence à la fois électrisante et improbable, tant Tiger Woods revient de loin.
Icône déchue, au corps et au cœur brisés
Terrassé par des blessures au dos qui l’ont conduit quatre fois sur la table d’opération depuis 2014, il avait même envisagé, en 2016, de mettre un terme à sa carrière. Il ne pouvait alors plus marcher, s’asseoir ou jouer avec ses deux enfants, et pointait au-delà de la 1 000e place au classement mondial.
« Le pire, cela a été de ne pas savoir si j’allais pouvoir vivre de nouveau sans douleurs. Je me demandais si un jour, j’allais pouvoir à de nouveau m’asseoir, me lever ou m’allonger sans ressentir ces douleurs, a-t-il confessé, ému aux larmes, après sa victoire sur le Tour Championship. Je ne voulais pas vivre comme ça. Je me demandais : “Cela va être ça, ta vie ?” »
Non, la vie de Tiger Woods, icône du sport mondial et dont le nom résonne bien au-delà des amateurs de golf, méritait un autre chapitre. Le cliché est éculé mais son parcours contient tous les ingrédients d’une success story à l’américaine. Avec son histoire officielle, bien connue et savamment contrôlée, et ses zones d’ombre.

        Lire aussi :
         

                La France simple spectatrice de sa propre Ryder Cup



Côté pile, l’ascension d’un métissé (son père est noir, sa mère thaïlandaise), surdoué, qui débarque tel un ovni dans les années 1990 dans le monde feutré, blanc et bourgeois, du golf. Son swing dévastateur et son approche athlétique de la discipline – il pouvait passer deux heures par jour à soulever de la fonte, brisant l’image du golfeur bedonnant, cigare au bec –, révolutionnent son sport.
Mais, surtout, il gagne tout, très vite, remportant 14 titres du Grand Chelem (à quatre longueurs d’une autre légende du golf, Jack Nicklaus) entre 1996 et 2008. Tiger Woods fascine et amasse plus de 1,7 milliard de dollars (1,4 milliard d’euros) durant sa carrière, gains en tournois et sponsors confondus, devenant le deuxième sportif le plus rentable de l’histoire après le basketteur américain Michael Jordan.
Mais ce succès s’est aussi bâti sur des failles, une vie sur laquelle il n’a eu que peu de prise, programmé dès son plus jeune âge par ses parents à devenir un grand golfeur. Le jeune Tiger, de son vrai nom Eldrick Tont Woods, observe depuis son couffin son père, Earl Woods, ancien colonel des bérets verts, coureur de jupons porté sur la boisson, taper des balles dans le jardin de la maison familiale. Il possède son propre club de golf à 11 mois quand la plupart des bambins ne savent même pas marcher, est trimballé sur un practice à 2 ans, puis dispose d’un entraîneur personnel à 4 ans. Sa mère, Kultida Punsawad, façonne de son côté le caractère trempé de son fils, son ego boursouflé aussi, qui permettent aux grands champions d’écrire leur légende. Tiger Woods bat tous les records de précocité.
Cette éducation, tournée vers un seul but, a mené Tiger Woods au sommet de son sport mais n’est pas sans effets sur sa vie personnelle. L’image policée qu’il s’est construite se fissure aux yeux du grand public une première fois, en 2009, lorsque éclatent les scandales autour de ses nombreuses aventures extraconjugales débouchant sur un divorce et des excuses publiques à la télévision. Son arrestation par la police, un soir de mai 2017, qui le retrouve endormi au volant de sa voiture après avoir ingurgité un cocktail de médicaments et d’antidépresseurs, finit par hypothéquer son avenir. Tout le monde le pense perdu pour le golf. Une icône déchue, au corps et au cœur brisés.
Afflux médiatique
Personne n’imagine, ne serait-ce qu’en début d’année, qu’il sera sélectionné pour prendre part au troisième événement sportif le plus suivi au monde après la Coupe du monde de football et les Jeux olympiques. Mais le « Tigre » a encore envie de jouer au golf et semble enfin débarrassé de ses douleurs. Il réalise de très bonnes performances en menant le British Open, avant de terminer 6e, puis en échouant à deux coups de son compatriote Brooks Koepka dans le championnat PGA (dernière levée du Grand Chelem) en août. Avant la victoire finale au Tour Championship, qui marque définitivement son retour.
Forcément, la présence de Tiger Woods ravit les organisateurs français de cette 42e édition de la Ryder Cup : « Il est le leader incontestable et incontesté d’un golf moderne, plus dynamique, plus attrayant », se réjouit Jean-Lou Charon, président de la Fédération française de golf. Si l’annonce tardive de sa sélection n’a pas eu d’impact direct sur la billetterie, elle a provoqué un afflux médiatique sans précédent.
Habitué à cette effervescence, Tiger Woods est arrivé à Paris en début de semaine et a refait connaissance, mardi, avec le parcours de l’Albatros, qu’il avait découvert en 1994 lors des championnats du monde amateur. Il espère enfin briller dans cette Ryder Cup, épreuve qui ne lui réussit guère avec une seule victoire, en 1999, en sept participations. « L’avenir est radieux pour moi », note-t-il, avant de lancer en guise d’avertissement pour 2019 : « Je ne me suis pas vraiment préparé physiquement pour cette saison 2018, j’essayais juste de jouer, je sais maintenant ce que je dois faire, cela sera différent. » Tiger Woods entend encore jouer au golf, à haut niveau.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-4">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Pour la première fois en 42 éditions, la plus prestigieuse épreuve de golf par équipes se dispute sans aucun golfeur du pays qui l’accueille.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

La France simple spectatrice de sa propre Ryder Cup

Pour la première fois en 42 éditions, la plus prestigieuse épreuve de golf par équipes se dispute sans aucun golfeur du pays qui l’accueille.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 09h30
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Comment se fait-il que la France, cette « nation élégante », ait tant de mal dans ce « sport élégant » ? Saluons la diplomatie de la journaliste chinoise qui a formulé la question, en français dans le texte, lors de la conférence de presse de lancement de la Ryder Cup. Dit plus crûment : comment se fait-il que, pour la première fois en 42 éditions, la plus prestigieuse épreuve de golf par équipes se dispute sans aucun golfeur du pays qui l’accueille ? En l’occurrence, sans aucun Français sur le parcours du Golf national de Guyancourt (Yvelines), du vendredi 28 au dimanche 30 septembre.
En marge de cette première édition dans le pays, la question commence à devenir quelque peu « redondante » pour Christophe Muniesa, directeur technique national de la Fédération française de golf (FFG). L’ancien participant Jean Van de Velde évoque simplement, et « malheureusement, la loi du sport ». La loi de la Ryder Cup, en tout cas, ce rendez-vous bisannuel qui oppose les douze meilleurs golfeurs européens à leurs homologues américains.
Avant 1979, le trophée opposait une coalition britannico-irlandaise à l’équipe des Etats-Unis. Depuis l’élargissement à toute l’Europe pour relancer l’intérêt de la compétition, seuls trois Français ont déjà réussi à en être : Jean Van de Velde (1999), donc, mais aussi Thomas Levet (2004, titré avec l’équipe européenne) et Victor Dubuisson (également vainqueur en 2014). Pourquoi si peu sur une si longue période ? « Normal, tranche Thomas Levet. La France reste une petite nation du golf mondial et européen. »
« On part de très loin »
Pour espérer jouer cette année la Ryder Cup à domicile, les Français avaient plusieurs voies possibles. Soit finir parmi les quatre meilleurs du circuit européen. Soit se hisser parmi les quatre meilleurs du niveau mondial. Soit bénéficier de l’une des quatre invitations du capitaine danois de l’équipe, Thomas Bjorn, mais celui-ci a finalement convié deux Anglais (Poulter et Casey), un Suédois (Stenson) et un Espagnol (Garcia). Un quatuor d’expérience pour accompagner les huit joueurs déjà qualifiés en vertu de leur classement, dont cinq novices : trois Anglais (Rose, Hatton, Fleetwood), un Nord-Irlandais (McIlroy), un Italien (Molinari), un Espagnol (Rahm), un Suédois (Noren) et un Danois (Olesen).
Trop de concurrence pour le meilleur Français, Alexander Lévy, 91e mondial à ce jour. Le sportif de 28 ans ignore encore quelle « potion magique » permettrait aux golfeurs tricolores de mieux figurer. « On part de très loin, estime-t-il. Un champion, ça ne se fait pas comme ça. Trop facile de jeter la pierre à untel ou untel, alors que réellement personne n’a de solution au problème. »
Né aux Etats-Unis, Alexander Lévy regrette aujourd’hui un manque d’engouement en France, et donc de stimulation. « On a l’étiquette d’un “sport de riches”, un “sport de bourgeois”, un sport qui n’est pas un sport. » Il faut dire que certaines statistiques accréditent encore cette idée, malgré l’explosion démographique de la FFG : 410 000 licenciés en 2017, contre 38 000 en 1980. Chaque licencié dépense en moyenne 489 euros pour s’équiper durant une saison, d’après une étude réalisée cette année par l’Union sport et cycle, groupement d’entreprises. Et les sommes grimpent encore s’agissant du budget hors équipement (abonnements, adhésions, leçons) : à peine 21 % des licenciés s’en tirent pour un montant inférieur ou égal à 500 euros.
Pourtant, Christophe Muniesa insiste. « Notre ambition première [consiste à] populariser la pratique du golf. » Et le directeur technique national d’ajouter : « Autant il serait erroné de dire que le golf compte parmi les disciplines sportives les plus modiques, autant il serait faux de continuer à répandre des clichés selon lesquels la pratique du golf est un Graal inaccessible d’un point de vue économique. » Le dirigeant cite en exemple la construction de « petites structures », des équipements censés rapprocher la petite balle blanche des centres-villes et permettre des tickets d’entrée moins onéreux. La « fédé » française dénombre 128 structures de ce type sur tout son territoire, auxquelles s’ajoutent 604 golfs traditionnels.
Une absence comblée par Tiger Woods
En simple spectateur, Alexander Lévy n’exclut pas d’assister à la journée finale de cette Ryder Cup, dimanche. Pour le simple plaisir de regarder jouer l’Américain Tiger Woods. Peut-être « le plus grand sportif au monde », selon lui. De ceux qui peuvent donner envie à des enfants de se mettre au golf. « On a une chance monstrueuse d’avoir Tiger Woods en France, et ça, pour le public, ça remplace l’absence de n’importe quel joueur français », considère Thomas Levet, qui commente désormais la compétition pour Canal+.
Une précision s’impose, ou plutôt deux. Des Français, Raphaël Jacquelin et Grégory Havret, se trouveront bien dans l’équipe européenne cette année. Mais en tant qu’assistants du capitaine Thomas Bjorn et du vice-capitaine Robert Karlsson. « Je conduirai la voiturette », précise Raphaël Jacquelin, lui-même golfeur de haut niveau, conseiller idéal sur l’Albatros, le parcours du golf national, qu’il connaît pour l’avoir fréquenté dès les championnats de France juniors. Le quadragénaire tient déjà son rôle de « chauffeur officiel » pour « une certaine forme de récompense ». 



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-5">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le Portugais a officialisé cette décision, mardi, après une défaite en Coupe de la Ligue. La veille, le milieu de 25 ans avait critiqué la tactique défensive des Red Devils.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Football : Mourinho retire à Pogba le statut de second capitaine de Manchester United

Le Portugais a officialisé cette décision, mardi, après une défaite en Coupe de la Ligue. La veille, le milieu de 25 ans avait critiqué la tactique défensive des Red Devils.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 05h29
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 06h37
   





                        



   


« La seule vérité est que j’ai pris la décision de ne plus faire de Paul Pogba le second capitaine. » Telle est la leçon tirée par l’entraîneur de Manchester United, José Mourinho, mardi 25 septembre, après l’élimination du club au 3e tour de la Coupe de la Ligue anglaise par Derby, une formation de D2.
« Je suis le manageur. Je prends ces décisions, il n’y a aucun problème », a résumé le Portugais. Selon le Times, José Mourinho a déclaré au Français de 25 ans, devant ses équipiers, qu’il « ne représente pas ce qu’est un capitaine et que Manchester est plus grand que n’importe quel joueur ».
« Souligner son autorité »
Paul Pogba, promu capitaine des Red Devils à trois reprises en l’absence d’Antonio Valencia, ne figurait pas dans l’effectif qui a affronté Derby. Il avait été mis au repos comme bon nombre de titulaires habituels, à l’instar de David de Gea, en prévision du match du Championnat d’Angleterre, à West Ham, samedi.
Mais, lundi, le milieu avait critiqué la tactique défensive de Manchester United, accroché quelques jours plus tôt par Wolverhampton (1-1) en Premiere League, estimant que l’équipe devait jouer « pour attaquer ». « On est à la maison et on doit jouer bien mieux que ça contre les Wolves », avait fait valoir le champion du monde dans la presse anglaise
« Le message de Mourinho [mardi] était destiné à souligner son autorité tout en rappelant aux joueurs que c’est bien lui qui est chargé de l’équipe », a résumé The Times.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-6">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Selon Amnesty international, des dizaines de travailleurs étrangers sont concernés. Une situation possible grâce au système dit de la « kafala ».
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Au Qatar, des employés du Mondial 2022 non payés depuis des mois

Selon Amnesty international, des dizaines de travailleurs étrangers sont concernés. Une situation possible grâce au système dit de la « kafala ».



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 02h21
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 09h58
   





                        



   


Des dizaines d’étrangers travaillant sur l’un des chantiers du Mondial 2022 de football au Qatar n’ont pas été payés depuis des mois, a dénoncé mercredi 26 septembre l’organsation non gouvernementale (ONG) Amnesty International dans un nouveau rapport sur cet émirat du Golfe.
L’organisation affirme que des ressortissants du Népal, d’Inde et des Philippines ont des arriérés de salaires de 1 700 euros de la compagnie d’ingénierie Mercury MENA. Pour certains, cela représente l’équivalent de dix mois de revenus.

        Lire aussi :
         

                Au Qatar, le sort préoccupant des ouvriers du Mondial 2022



Amnesty souligne que cette situation a « ruiné des vies » et appelle Doha à régler ce problème.
« En veillant à ce qu’ils reçoivent leurs salaires, le Qatar peut (…) montrer qu’il est sérieux dans [sa volonté affichée] d’améliorer les droits des travailleurs. »
Système dit de la « kafala »
L’ONG a établi son rapport après avoir interrogé 78 travailleurs de l’entreprise, mais elle estime que le nombre de personnes touchées pourrait atteindre des centaines. L’entreprise a cessé de payer les salaires en février 2016 et cela s’est poursuivi pendant plus d’un an.
Selon Amnesty, le système dit de la « kafala » – permettant d’interdire aux employés de changer d’employeurs ou de quitter le pays – a rendu possible l’exploitation par différentes sociétés de ses employés étrangers.
Les autorités qataries affirment de leur côté avoir fait beaucoup d’efforts pour l’amélioration des conditions de travail des ouvriers immigrés, notamment au niveau de la « kafala » que le gouvernement a déclaré commencer à démanteler.
Des améliorations, « mais c’est lent »
Certains travailleurs ont été autorisés à quitter le Qatar, mais à leurs propres frais, rapporte l’ONG. L’un d’eux, Ernesto, un contremaître en tuyauterie des Philippines, qui n’a pas reçu de salaires pendant quatre mois, a déclaré qu’il était maintenant plus endetté qu’à son arrivée dans le Golfe. Certains Népalais non rémunérés ont dû retirer leurs enfants de l’école.
En novembre dernier, Amnesty s’était entretenu avec le PDG de Mercury MENA, qui avait reconnu des « problèmes de trésorerie ». Les tentatives de l’Agence France-Presse pour contacter la compagnie sont restées sans réponse.
Au début de septembre, le Qatar avait annoncé qu’il supprimerait les visas de sortie pour les travailleurs étrangers désirant quitter le pays, mais aucune date d’entrée en vigueur de cette mesure n’a été communiquée. Pour May Romanos, l’auteure principale de l’enquête d’Amnesty International, « il y a quelques améliorations, quelques réformes, mais c’est lent (…) et le temps presse ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-7">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les Tricolores se sont inclinées contre le Canada (71-60). Elles doivent désormais passer par un match de barrage contre la Turquie.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Mondial de basket : la défaite qui complique la mission podium des Bleues

Les Tricolores se sont inclinées contre le Canada (71-60). Elles doivent désormais passer par un match de barrage contre la Turquie.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 01h31
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 07h40
   





                        



   


En s’inclinant mardi 25 septembre contre le Canada (71-60), les basketteuses françaises vont devoir passer par un barrage périlleux contre la Turquie, et se retrouvent dans la moitié de tableau des Américaines lors des Championnat du monde à Tenerife, en Espagne.
La France n’est plus montée sur un podium mondial depuis 1953 (du bronze pour la première édition), et les droits à l’erreur n’existent désormais plus vraiment pour rééditer pareil exploit. A commencer par le match contre la Turquie, mercredi à 18 h 30 (17 h 30 locales).

        Lire aussi :
         

                Mondial de basket : les Bleues à l’assaut du Canada pour une « première finale »



En cas de succès, les Bleues affronteront vendredi la Belgique, troisième de l’Euro 2017, pour une place dans le dernier carré, où les Américaines sont attendues sur la route.
« On va y aller par un autre chemin »
« C’est dommage pour nous, parce que l’on n’assure pas la première place, mais la compétition n’est pas terminée. Si on veut aller au bout, il va falloir rebondir », a commenté la joueuse Sarah Michel après la rencontre. Les Françaises terminent deuxièmes de leur groupe et ne pourront pas bénéficier d’un jour de récupération en plus.
« On ne perd pas de vue notre objectif, on va seulement y aller par un autre chemin. C’est ce que je vais dire aux filles », a fait valoir la sélectionneuse de l’équipe de France Valérie Garnier.
De leur côté, les Américaines – invaincues depuis plus de douze ans en compétition internationale – ont facilement assuré leur place en quart, les trois autres sésames directs revenant à l’Australie, à la Belgique et au Canada.

        Lire aussi :
         

                Valérie Garnier, la passion basket






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-8">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Invaincues, Françaises et Canadiennes s’affrontent mardi pour la première place de leur groupe, et une qualification directe en quarts de finale.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Mondial de basket : les Bleues à l’assaut du Canada pour une « première finale »

Invaincues, Françaises et Canadiennes s’affrontent mardi pour la première place de leur groupe, et une qualification directe en quarts de finale.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 18h15
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 20h02
    |

            Clément Martel








                        



   


Après deux victoires en deux matchs — dans de grandes largeurs face à la Corée du Sud (89-58) puis de justesse contre la Grèce (75-71) —, l’équipe de France féminine de basket affronte, mardi 25 septembre, le pays de l’inventeur de ce sport. Si c’est à Springfield, dans le Massachusetts (Etats-Unis), que s’est déroulé le premier match de basket de l’histoire, c’est à un Canadien, James Naismith, que l’on doit cette initiative de mettre un ballon dans un panier. Les vainqueures de la rencontre (21 h 30 sur Canal+ Décalé) obtiendront la première place du groupe A et, avec elle, une qualification directe pour les quarts de finale, doublée de l’assurance d’éviter de se retrouver sur la route des favorites américaines et espagnoles avant la finale.
« La première place du groupe, c’est l’objectif, a souligné l’ailière des Bleues Diandra Tchatchaouang sur RMC. Cela te fait jouer un match de moins, et derrière tu rencontres les autres premiers le plus tard possible. Donc, contre le Canada, c’est une première finale. » 
Une rencontre où les Françaises s’attendent à être poussées dans leurs retranchements par une équipe à la feuille d’érable à la progression constante. Cinquièmes au classement mondial (deux rangs derrière les Françaises), les joueuses de Lisa Thomaidis ne cachent pas leurs ambitions.
« Notre objectif, c’est la première place du groupe. Et cela passe par une victoire sur la France, a déclaré à L’Equipe l’intérieure de l’ASVEL Michelle Plouffe. Et l’objectif suivant, c’est d’être sur le podium. »
« Equipe athlétique avec une grosse intensité défensive »
Larges vainqueures de leurs deux premiers matchs, sur les ailes de la star du pays, Kia Nurse, intenable (20,5 points de moyenne), les Canadiennes proposent aux joueuses de Valérie Garnier un jeu qu’elles n’apprécient guère, fondé sur le défi physique. « Je sais qu’elles n’aiment pas nous jouer car on a un jeu très physique », relève l’entraîneuse canadienne, Lisa Thomaidis. « C’est une équipe athlétique, avec une grosse intensité défensive, une présence au rebond, complète son homologue française. Une équipe qui nous ressemble un peu. »
Cette similarité se retrouve dans la composition de l’équipe, où des jeunes pousses — six Canadiennes découvrent le niveau mondial — côtoient des joueuses expérimentées. Par ailleurs, quatre d’entre elles évoluent dans des clubs de l’Hexagone. « On ne les craint pas, mais on a conscience qu’elles jouent bien au basket, estime Tchatchouang. Elles jouent dur, avec leurs forces et des atouts physiques que l’on ne peut ignorer. »
Opposée à deux reprises en matchs de préparation, la France a remporté les deux confrontations, mais elle a souffert lors de la dernière, il y a dix jours (72-68). « Cela a été un match difficile, et cela va être encore plus dur », prévient Tchatchouang.
Car ce Canada aspire à grandir. Longtemps, le basket y a souffert de la comparaison avec son puissant voisin du Sud. Impossible de lutter face à l’omniprésence — sportive et culturelle — de la NBA. Mais depuis quelques années, la balle orange se développe au Canada et taquine même l’omniprésence du hockey. Elle occupe désormais le troisième rang des sports collectifs chez les jeunes — derrière le football et le hockey.
Une étude, publiée en 2014, montre que ce sport se développe notamment par le biais des nouveaux arrivants sur le sol national. Désormais, chez les femmes comme chez les hommes, les plus gros prospects (« espoirs ») du pays sont recrutés par les meilleures universités américaines, et percent en WNBA et NBA.
Nombreuses tireuses à trois points
« Nous avons vraiment réalisé beaucoup de progrès ces dernières années, confirme Kia Nurse, qui évolue dans la ligue nord-américaine. Notre équipe a un noyau de six ou sept joueuses qui se connaissent très bien, avec de nombreuses bonnes tireuses à trois points, capables de marquer 30 points. Cette particularité de notre équipe nous rend très dangereuses. » 
La joueuse des New York Liberty, qui évolue depuis 2015 — et ses 19 ans — sous les couleurs nationales, espère faire franchir à son pays le stade des quarts de finale « pour avoir une chance de viser une place sur le podium ». Aux Jeux olympiques de Rio, elle se souvient que la France avait sorti ses partenaires à ce stade de la compétition.
« On devrait voir des choses différentes de la part de la France, évidemment qu’elles ne nous ont pas tout montré la dernière fois, anticipe la coach canadienne Lisa Thomaidis dans L’Equipe. Et j’espère qu’on aura aussi des choses en réserve. »
Les Françaises sont prévenues, pas question de rééditer la performance défensive approximative proposée face à la Grèce. « Contre le Canada, il faudra faire quatre quart-temps, ne pas rater le début, bien terminer, avertit Valérie Garnier. Pour être à la hauteur, il faudra élever notre niveau de jeu dans l’intensité défensive, relever le défi physique et contrôler le rebond. » De l’importance d’être constantes.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-9">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le Tribunal arbitral du sport a publié les conclusions qui l’ont conduit à confirmer, fin juillet, la suspension pour dix ans de l’ex-secrétaire général de la Fédération internationale de football.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

FIFA : accusé d’avoir abusé des jets privés, Jérôme Valcke assure avoir suivi « les règles internes »

Le Tribunal arbitral du sport a publié les conclusions qui l’ont conduit à confirmer, fin juillet, la suspension pour dix ans de l’ex-secrétaire général de la Fédération internationale de football.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 16h16
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 17h19
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Le 27 juillet, le Tribunal arbitral du sport (TAS) avait confirmé la suspension pour dix ans du Français Jérôme Valcke, l’ex-secrétaire général de la Fédération internationale de football (2007-2015). Les « juges » de Lausanne allaient ainsi dans le sens des sanctions prononcées à son encontre, en 2016, par les instances disciplinaires de la FIFA.
Alors que le TAS vient de publier ses conclusions, il apparaît que le Parisien, 57 ans, utilisait régulièrement des jets privés pour lui et sa famille. Entre janvier 2011 et septembre 2013, les vols en jet privé pris par des cadres de la FIFA auraient coûté 11,7 millions de dollars (9,9 millions d’euros), M. Valcke en étant en grande partie responsable, selon les attendus de la décision du Tribunal arbitral. Lesquels reprennent un mémo interne datant de 2013 et adressé au Français pour lui demander de trouver des solutions « alternatives et moins coûteuses ».
Durant son mandat de secrétaire général, M. Valcke « a effectué quatre voyages qui ne s’inscrivaient pas dans la politique de déplacements de la FIFA, car l’usage de jets privés ne répondait pas à des exigences de sécurité ou de réduction des coûts et parce qu’il était accompagné de membres de sa famille aux frais de la FIFA », peut-on lire.
« Jamais je n’ai puisé dans les caisses »
En septembre 2012, à l’occasion d’un déplacement à New Delhi, celui qui est alors le bras droit de Sepp Blatter à la tête de la FIFA en aurait profité pour visiter le Taj Mahal, en compagnie de sa femme et de l’un de ses fils.
Au Monde, M. Valcke assure qu’il a payé ledit voyage et que « les autres trajets ont été validés » par la FIFA et son directeur financier, Markus Kattner, limogé en juin 2016. « La FIFA me charge et personne n’essaye de faire la part du vrai et du faux. Aucun voyage n’était faisable sans une validation, rétorque-t-il. Jamais personne n’a fait d’objection et jamais je n’ai puisé dans les caisses ni fait un voyage sans suivre les règles internes. »
« Je n’accepte pas que l’histoire soit réécrite, martèle l’ex-numéro deux de l’organisation mondiale, désormais installé à Barcelone, où il a créé une société spécialisée dans l’événementiel. Je pense que mes vols représentaient une portion mineure des vols privés au sein de la FIFA et nos règles internes autorisaient le secrétaire général à utiliser des avions privés. Je n’ai jamais reçu, durant mes années à la FIFA, la moindre réprimande pour ma façon de voyager. »

        Lire aussi :
         

                Sepp Blatter, roi déchu du foot mondial, revisite son règne



Un vol privé pour Doha, au Qatar est également visé par le TAS. « L’émir du Qatar est un chef d’Etat et donne un rendez-vous avec un calendrier chargé. J’ai pris un avion privé pour parler de la Coupe du monde 2022, de son changement de calendrier de l’été à l’hiver [pour des raisons climatiques], et pour évoquer l’autorisation de ne pas jouer la Coupe des confédérations au Qatar, compte tenu de ces problèmes », détaille M. Valcke.
Selon les attendus du TAS, il s’est aussi rendu en jet privé, en juillet 2015, à Saint-Pétersbourg pour participer à une réunion du Comité exécutif et au tirage préliminaire du Mondial russe de 2018. Il était accompagné de son épouse, sa fille, ses deux fils et une nounou. Il avait fait venir son fils Sébastien de Sao Paulo à Zurich « en business aux frais de la FIFA ». Le surcoût est évalué par la FIFA à « environ 71 699 dollars qui n’ont pas été déduits du salaire de M. Valcke ».
Soupçons de conflit d’intérêts
« Le voyage pour Saint-Pétersbourg avait été validé et signé par Blatter à la demande de Kattner. Tout était valable, se défend Valcke. Les avocats de la FIFA nous déconseillaient de voyager, nous faisant craindre une arrestation. »
Deux mois auparavant, des responsables du football mondial avaient été arrêtés à Zurich sur ordre des autorités américaines. « Blatter a décidé que lui et moi devrions nous rendre en Russie en vol privé, développe Valcke. Je voyageais avec le trophée de la Coupe du monde et il était aussi normal de prendre un tel vol. »
M. Valcke est également sanctionné pour « conflit d’intérêts » pour avoir abusé de sa position en aidant son fils Sébastien à obtenir une juteuse rémunération, dans le cadre d’un contrat de 709 000 dollars (605 000 euros) entre la FIFA et la société EON, pour l’utilisation d’une prestation de réalité virtuelle durant le Mondial au Brésil.
« Mon fils travaillait pour une société qui a proposé ses services à la FIFA pour la Coupe du monde 2014, explique l’ex-numéro deux de la FIFA. La division marketing de la FIFA a décidé de sceller un contrat avec cette société. Mon fils a reçu 50 000 euros ou moins de commission par cette société. Je n’ai jamais participé aux négociations et n’ai jamais demandé à la FIFA de conclure un contrat. Aucun document ne démontre le contraire. La division marketing a d’ailleurs décrit, dans son rapport, le partenariat comme excellent. »
Egalement mis en cause dans une affaire de revente de billets du Mondial 2014, M. Valcke a par ailleurs été reconnu coupable d’avoir « détruit des preuves ». Il a admis avoir « supprimé 1 034 documents ou fichiers de son ordinateur professionnel » entre le 24 septembre et le 11 octobre 2015, la veille de rendre son ordinateur à la FIFA après avoir été mis à pied puis suspendu.

        Lire aussi :
         

                La FIFA exfiltre Marco Villiger, gardien de tous les secrets de Sepp Blatter




Déjà impliqué dans d’autres affaires
Jérôme Valcke est accusé, entre autres, d’avoir tenté de brader les droits télévisés des Mondiaux 2018 et 2022 lors de ses négociations avec l’Union caribéenne de football (CFU, pour Caribean Football Union, en anglais), en mars 2011, en amont de la réélection de M. Blatter. La CFU était alors présidée par le Trinidadien Jack Warner, aujourd’hui suspendu à vie.
Démis de ses fonctions en septembre 2015, licencié « avec effet immédiat » en janvier 2016 par la FIFA, et rémunéré à hauteur de 1,9 million d’euros annuels en 2015, le Français est également dans le viseur du ministère public de la confédération helvétique.
Lui, ainsi que Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-Germain et président-directeur général de beIN Media, font l’objet d’une procédure pénale du parquet suisse pour « corruption privée », en lien avec l’octroi de droits média pour plusieurs coupes du monde.
M. Valcke avait fait appel de la décision du TAS devant le Tribunal fédéral suisse.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-10">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Docteur et agrégé de philosophie, l’universitaire, qui a aussi écrit des ouvrages de référence sur la boxe, est mort le 12 septembre à Paris. Il avait 86 ans.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’historien de la philosophie Alexis Philonenko est mort

Docteur et agrégé de philosophie, l’universitaire, qui a aussi écrit des ouvrages de référence sur la boxe, est mort le 12 septembre à Paris. Il avait 86 ans.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 14h32
    |

Claude Obadia (Philosophe, enseignant à l'université de Cergy-Pontoise)







                        



                                


                            

Né le 21 mai en 1932 à Paris, Alexis Philonenko s’y est éteint le 12 septembre. Auteur d’une œuvre monumentale, considéré comme l’un des meilleurs spécialistes de l’histoire de la philosophie, en particulier de la pensée allemande, il est le fils de Maximilien Philonenko, avocat et ministre dans le gouvernement Kerenski en 1917, et d’une mère qui, en 1927, fut la première femme agrégée de France en histoire et géographie, Madeleine Isaac.
Reçu premier à l’agrégation de philosophie en 1956, Alexis Philonenko fut successivement assistant à la Sorbonne, maître de conférences à l’université de Caen, puis professeur à l’université de Genève avant de rejoindre celle de Rouen. Il soutint sa thèse de doctorat d’Etat en 1966, consacrée à La Liberté humaine dans la philosophie de Fichte (Vrin, 1966), auteur dont il remit en cause les lectures opérées par Martial Gueroult et Jules Vuillemin.
Travailleur acharné
Reconnu mondialement pour les études qu’il a consacrées à Kant et à Rousseau, mais aussi à Bergson, Jankélévitch, Schopenhauer, Nietzsche, Chestov, Luther ou encore Plotin, Alexis Philonenko nourrissait depuis l’enfance une véritable passion pour le sport et pour la boxe anglaise en particulier, comme en témoignent son Histoire de la boxe (Criterion, 1991) et le livre qu’il a consacré au plus grand des boxeurs : Mohammed Ali, un destin américain (Bartillat, 2007). Or, cette passion se nourrit, chez lui, d’une épreuve des plus douloureuses. En effet, si Alexis Philonenko fut dans sa jeunesse, peu le savent, un nageur de niveau national et s’il pratiqua très régulièrement la boxe, aspirant à devenir professeur de sport, une maladie invalidante l’obligea à renoncer définitivement à cette carrière. Ne pouvant plus fréquenter les salles de sport, c’est la mort dans l’âme qu’il se tourna vers la philosophie.
Qui a connu Alexis Philonenko sait quel était son rythme de travail. Levé tous les jours à 4 heures du matin, il...




                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-11">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ La perte d’une fonction enzymatique, il y a deux millions d’années, nous a rendus plus endurants. Des souris porteuses de la mutation courent 12 % plus vite et 20 % plus loin…
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Cette mutation qui a fait de nous des coureurs hors pair

La perte d’une fonction enzymatique, il y a deux millions d’années, nous a rendus plus endurants. Des souris porteuses de la mutation courent 12 % plus vite et 20 % plus loin…



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 17h55
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Le Kényan Eliud Kipchoge a pulvérisé, dimanche 16 septembre, le record du monde en parcourant les 42 kilomètres du marathon de Berlin en 2 h 01 min 39 secondes. Soit 78 secondes de moins que le temps établi en 2014 par un autre Kényan. Une telle performance pourrait-elle s’expliquer par les gènes ?
Comparé à d’autres primates, on sait que l’homme est un coureur de fond hors pair. Cette faculté serait apparue il y a 2 à 3 millions d’années, en raison des adaptations anatomiques et physiologiques telles qu’une meilleure respiration cellulaire et une hypertrophie de l’épiderme améliorant la dissipation de la chaleur… selon une étude publiée le 12 septembre dans Proceedings of The Royal Society par des chercheurs de l’école de médecine de San Diego (université de San Diego, en Californie). Un avantage de poids pour le chasseur de l’époque. Cette spécificité pourrait être due à une mutation suggère l’étude, sur le gène CMAH, qui a entraîné la perte de la fonction d’une ­enzyme, de son petit nom CMP-Neu5Ac hydroxylase.
Jon Okerblom, thésard dans cette équipe de recherche, a étudié sa fonction chez la souris. « Nous avons évalué la capacité d’exercice chez des souris dépourvues de ce même gène CMAH, et nous avons constaté une augmentation des performances pendant les essais sur tapis roulant et après quinze jours de fonctionnement volontaire de la roue », expique-t-il. Ces souris porteuses de la mutation courent 12 % plus vite et une distance 20 % supérieure par rapport à leurs congénères, sans y être forcées. De plus, les souris présentaient une plus grande résistance musculaire à la fatigue, une meilleure respiration des cellules et davantage de capillaires, ce qui augmentait l’apport en sang et en oxygène aux muscles de leurs membres postérieurs.
Une double bénédiction
Ajit Varki, auteur de l’étude en question et professeur de médecine cellulaire et moléculaire, et Pascal Gagneux, directeur...




                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-12">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ La Fédération internationale de football a préféré le sélectionneur de l’équipe de France à Zinédine Zidane et à Zlatko Dalic.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Trophées FIFA 2018 : Didier Deschamps sacré entraîneur de l’année

La Fédération internationale de football a préféré le sélectionneur de l’équipe de France à Zinédine Zidane et à Zlatko Dalic.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 22h49
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 22h57
   





                        



   


Le sélectionneur de l’équipe de France, championne du monde, Didier Deschamps, a été sacré entraîneur de l’année par la Fédération internationale de football (FIFA), lundi 24 septembre, à Londres.
Le technicien a été préféré à son coéquipier de 1998 Zinédine Zidane, vainqueur d’une troisième Ligue des champions d’affilée avec le Real Madrid au printemps, et à Zlatko Dalic, qui a mené la Croatie en finale de la Coupe du monde en Russie.

        Lire aussi :
         

                Pour le jeu vidéo « FIFA 19 », l’équipe de Belgique est meilleure que la France



« C’est une fierté, mais ce n’est pas le plus important, avait réagi Didier Deschamps, dimanche, à la suite de sa nomination. Le titre le plus important, c’est celui du 15 juillet. Je n’aime pas me raconter et encore moins me la raconter. »
L’équipe finaliste de la Coupe du monde a également été de la fête avec le trophée du meilleur joueur attribué au Croate Luka Modric. Le panel de supporteurs, capitaines, sélectionneurs et journalistes a donc privilégié le savoir-faire et l’humilité du petit blond plutôt que le clinquant de son quintuple Ballon d’or de coéquipier Ronaldo, ou les statistiques de Mohamed Salah, la machine à marquer de Liverpool.
Varane, Kanté et Mbappé dans l’équipe de l’année
Le Portugais, vainqueur des deux trophées FIFA Best, depuis que l’accord entre la FIFA et France Football, fondateur et organisateur du Ballon d’or, a pris fin, en 2016, n’a d’ailleurs pas pris la peine de se rendre à Londres. L’Egyptien, lui, était venu, et il est reparti avec le prix Puskas, du plus beau but de l’année, pour son slalom dans le derby contre Everton en décembre 2017.
Là encore, les champions du monde ont été oubliés : le latéral des Bleus Benjamin Pavard n’a pas été récompensé pour sa reprise venue d’ailleurs qui permit à l’équipe de France, alors menée 2-1, de reprendre le fil de son Mondial, en huitième de finale contre l’Argentine de Messi (4-3). Petite consolation, Raphaël Varane, N’Golo Kanté et Kylian Mbappé ont été nommés dans l’équipe de l’année, aux côtés de Ronaldo, de Messi et d’Eden Hazard.
Le Belge Thibaut Courtois a obtenu celui du meilleur gardien de but, préféré à Hugo Lloris.
Du côté du football féminin, la Brésilienne Marta Vieira da Silva a obtenu le prix de la meilleure joueuse, et Reynald Pedros celui du meilleur entraîneur, deuxième technicien français à être récompensé.

        Lire aussi :
         

                Football : après la victoire des Bleus, un coup de pouce pour les clubs amateurs






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-13">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le club parisien est renvoyé devant une chambre d’instruction à la suite de l’acquisition de Neymar et Mbappé pour 400 millions d’euros à l’été 2017.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Fair-play financier : le PSG va subir une enquête plus approfondie de l’UEFA

Le club parisien est renvoyé devant une chambre d’instruction à la suite de l’acquisition de Neymar et Mbappé pour 400 millions d’euros à l’été 2017.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 20h57
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 22h06
   





                        



   


Le Paris-Saint-Germain, sous la surveillance du fair-play financier de l’UEFA depuis les arrivées de Neymar et Kylian Mbappé contre plus de 400 millions d’euros à l’été 2017, va subir « un examen plus approfondi », a annoncé l’instance européenne lundi soir.
L’UEFA avait ouvert une enquête formelle dès septembre 2017 sous la pression de plusieurs places fortes du football européen, notamment en Espagne, où a évolué pendant quatre saisons le crack brésilien Neymar, avant d’être recruté par Paris contre 222 millions d’euros, un record. Somme à laquelle il fallait ajouter le montage financier – 180 millions d’euros – pour l’acquisition de Mbappé.

        Lire aussi :
         

                Ligue des champions : au PSG, le discours change, les ambitions restent



L’enquête de l’ICFC, l’instance chargée du contrôle financier des clubs de l’UEFA, avait dans un premier temps été close en juin, avant d’être rouverte un mois plus tard.
Sa chambre de jugement a décidé de « renvoyer le cas devant la chambre d’instruction de l’ICFC pour un examen plus approfondi », selon un communiqué publié lundi par l’UEFA.
Le PSG déjà sanctionné
Mis en œuvre à partir de 2011, le fair-play financier interdit aux clubs engagés en compétitions européennes (Ligue des champions, Ligue Europa) de dépenser plus d’argent qu’ils n’en génèrent par leur activité propre. Ils ne doivent en tout cas pas afficher un déficit supérieur à 30 millions d’euros cumulé sur trois exercices.
En cas de non-respect, l’UEFA peut prendre des sanctions envers un club, allant du simple blâme jusqu’à l’exclusion des compétitions européennes, en passant par l’interdiction de recruter. Le PSG a déjà été sanctionné dans le passé (sans aller jusqu’à l’exclusion des compétitions européennes).
Le PSG n’est pas le seul club inquiété actuellement. L’AC Milan est également dans le viseur de l’UEFA.

        Lire aussi :
         

                Coupes d’Europe de football : supporteurs sous surveillance






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-14">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ A gauche, la réédition d’un classique de 1985. A droite, la superproduction des américains d’Electronic Arts. Un match au sommet.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤                

« Soccer » vs « FIFA 19 » : quel est le meilleur jeu de football de la rentrée ?

A gauche, la réédition d’un classique de 1985. A droite, la superproduction des américains d’Electronic Arts. Un match au sommet.





LE MONDE
 |    24.09.2018 à 17h13
    |

            William Audureau





Mieux que le clasico, le pixelico. Depuis le 14 septembre, Soccer, jeu NES de 1985, est à nouveau disponible dans une version enrichie d’un mode en ligne inédit, tout comme une vingtaine de jeux des années 1980, via le tout nouvel abonnement online de Nintendo pour la Switch (20 euros à l’année).
Le 28 septembre, ce sera au tour de FIFA 19, vingt-septième opus annuel d’affilée de la simulation footballistique phare d’Electronic Arts, d’arriver en boutiques, pour une soixantaine d’euros.
Lequel choisir ? L’hésitation étant totale, Pixels les a comparés.
Le contenu
Modes de jeu disponibles
FIFA 19 a un mode match amical, Histoire, Carrière, Ligue des champions (raflé au rival Pro Evolution Soccer), Entraîneur, un mode Club basé sur des cartes à collectionner, un mode Compétition proposant une cinquantaine de championnats et la Coupe du monde féminine, et même un mode Survie fantaisiste dans lequel chaque équipe qui marque se voit amputée d’un joueur.
Soccer se contente de matchs amicaux en cinq contre cinq (vingt-deux joueurs en même temps, c’était dur à animer en 1985). Par ailleurs, les deux sont jouables en ligne, mais là aussi Electronic Arts offre bien plus de choix d’options. Large avantage FIFA 19.

   


Equipes proposées
FIFA 19 dispose d’un catalogue de 16 sélections féminines, 52 formations nationales masculines, et environ 750 clubs, des divisions inférieures anglaises et espagnoles à la Super League chinoise — une nouveauté — en passant par le championnat saoudien, 4 clubs grecs et 1 roumain (on a compté).
De son côté, Soccer permet de choisir entre sept pays, dont le Brésil, les Etats-Unis, le Japon, l’Espagne, la Grande-Bretagne ou la France. Point commun entre les deux simulations : ni l’une ni l’autre n’intègrent la Croatie, pourtant vice-championne du monde. Avantage FIFA 19, sauf si vous êtes Croate.

   


Respect des noms et des licences
La simulation d’Electronic Arts dispose de la quasi-intégralité des droits pour les maillots et le look des footballeurs réels, à l’image de Cristiano Ronaldo, égérie de cette édition 2019, équipé de la tunique officielle de la Juventus de Turin. On retrouve également la quasi-totalité des tenues de cette saison, que ce soit pour les clubs ou les équipes nationales. Quelques transferts attendent une mise à jour pour être pris en compte.

   


Côté Soccer, les joueurs n’ont pas de nom et se ressemblent tous. Pour une raison inconnue, l’Espagne joue par ailleurs en vert clair, l’Angleterre en bleu foncé, le Japon en rose, et la France dans un étrange kit saumon et marron, qui ressemble, au mieux, au maillot extérieur d’Anderlecht. Surtout, scandale, la seconde étoile des Bleus n’apparaît pas, pas plus que la première d’ailleurs, ce qui attribue le point d’office à FIFA 19.
Manette en main
Simplicité 
Malgré son incroyable richesse, FIFA 19 fait l’effort louable de se décarcasser pour ne pas rebuter les nouveaux venus. Les commandes apparaissent au-dessus des footballeurs lors de la première partie, des exercices d’entraînement permettent de se familiariser avec les commandes entre chaque match, et les innombrables options permettent d’opter pour une maniabilité simplifiée, une difficulté riquiqui et une vitesse ralentie au besoin.
Mais de son côté, Soccer se joue d’emblée avec deux boutons seulement, et même si l’action est souvent confuse, on fait difficilement plus simple. But pour le jeu de Nintendo.

   


Réalisme
On a cherché le une-deux, le contrôle orienté, la frappe enroulée, le flip-flap et la Madjer sur Soccer, on n’a rien trouvé. A part les penaltys en cas d’égalité, le jeu de Nintendo se résume à pousser tant bien que mal la baballe et à frapper au moment où la flèche donnant la direction est le plus éloignée du gardien. Un peu sommaire.
A l’inverse, FIFA 19 renoue avec certains de ses meilleurs épisodes, après un opus 18 trop décrié pour ses défenses passoires. Au milieu de terrain notamment, les joueurs jouent des coudes, les pertes de balle sont nombreuses et les billards incessants, valorisant d’autant plus la construction. Avantage solide à FIFA 19.

   


Ambiance
Graphismes : avantage Soccer

   


De la reconstitution des stades aux tatouages des sportifs en passant par l’animation des photographes et des entraîneurs, FIFA 19 est ébouriffant de précision et de soin du détail.
Le jeu d’Electronic Arts l’emporterait haut la main s’il n’affrontait pas un jeu 8-bits fait de tas de rigolos pixels aux couleurs néon, que la rubrique Pixels a évidemment l’obligation morale de faire gagner. Soccer 1 - FIFA 19 0.
Mise en scène : 

   


Statistiques en temps réel, ralentis choyés, plans de coupe sur les spectateurs…, FIFA 19 mime avec soin une retransmission TV. Soccer, lui, ne propose pas la moindre valeur ajoutée, à part un étonnant spectacle de pom-pom girls en pixels à la mi-temps. Avantage au jeu d’Electronic Arts.
Ambiance sonore
FIFA 19 intègre 43 tubes actuels ainsi que des musiques originales signées de Hans Zimmer. Soccer inflige un thème en boucle, et au bout d’une mi-temps, on a regretté que Luis Suarez ne soit pas là pour nous arracher une oreille. Avantage FIFA 19. Pour ce qui est des commentaires, Soccer n’en a pas, tandis que FIFA 19 a Pierre Ménès. Match nul.

   


En bref
FIFA 19 est pour vous si… 
Vous êtes passionné de footballVous aimez vous investir pendant des dizaines d’heuresDe toute façon vous avez déjà tous les FIFA précédents
Soccer est pour vous si…
Vous avez besoin d’un abonnement pour jouer à Mario Kart 8 en ligneVous avez grandi dans les années 1980Vous voulez jouer l’équipe de France dans son maillot saumon inédit
Aucun des deux n’est pour vous si…
Vous êtes croate…ou joueur de l’excellent PES 2019…ou les deux.
Le score de Pixels : 
Victoire de FIFA 19 par 256 buts à 2




                     require(["lmd/core/ux/longform"], function (advertLongform) {
                        advertLongform.moveAdvert('.js-parallaxe_slot', '#articleBody');
                     });


                      






<article-nb="2018/09/26/19-15">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ L’équipe de Yannick Noah a opté pour cette surface afin de contrer le numéro un croate, Marin Cilic, du 23 au 25 novembre au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Coupe Davis : la France choisit la terre battue pour défier la Croatie

L’équipe de Yannick Noah a opté pour cette surface afin de contrer le numéro un croate, Marin Cilic, du 23 au 25 novembre au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 16h22
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 17h05
   





                        



   


On ne change pas une formule et une surface sur laquelle on perd. L’équipe de France affrontera la Croatie sur terre battue en finale de la Coupe Davis du 23 au 25 novembre à Villeneuve-d’Ascq, vient d’annoncer la Fédération française de tennis (FFT).
Un choix stratégique pour l’équipe du capitaine Yannick Noah. En optant pour la surface ocre, il s’agit d’abord de contrer les qualités du numéro 1 croate, Marin Cilic (6e joueur mondial), moins à l’aise sur terre battue que sur surface rapide. Un constat qui vaut aussi pour Borna Coric, le numéro deux de l’équipe croate.
Yannick Noah n’a donc pas tenu compte du passé ou plutôt du passif de l’équipe de France. Les Bleus restent sur cinq défaites à domicile sur terre battue. Chaque fois, le calcul était le même : affaiblir le numéro un adverse. Mais l’Américain John McEnroe, en 1982 à Grenoble, et l’Australien Mark Philippoussis, à Nice à 1999, avaient par exemple mis à mal à cette stratégie. En 1991 et 2017, Noah était déjà sur la chaise de capitaine pour deux victoires à la maison et sur surface rapide face aux Etats-Unis et la Belgique.

Les cinq dernières finales de l’équipe de France de @DavisCup sur terre battue...
❌ 2014 : 1/3 vs Suisse
— JeuSetMaths (@Jeu, Set et Maths)


require(["twitter/widgets"]);

Au pays de Roland-Garros, les joueurs français n’ont plus vraiment le pied terrien et brillent davantage sur dur, voire sur herbe. Gaël Monfils est l’exception qui confirme la règle, mais le retour du Parisien en équipe de France reste peu probable, lui qui n’a pas disputé un match de Coupe Davis depuis la réception du Canada en Guadeloupe en mars 2016.
Pour les simples, Yannick Noah devra probablement choisir entre Lucas Pouille, Richard Gasquet, Benoît Paire ou Jérémy Chardy, auteur d’une belle victoire contre l’Italien Fabio Fognini en quarts de finale à Gênes. Un succès obtenu sur… terre battue.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-16">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ La judoka de 21 ans a été battue par la Japonaise Chizuru Arai en finale de catégorie des moins de 70 kg, lundi à Bakou. Le judoka, 31 ans, a pour sa part dominé l’Allemand Eduard Trippel en moins de 90 kg.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Mondial de judo : Marie-Eve Gahié médaillée d’argent et Axel Clerget en bronze

La judoka de 21 ans a été battue par la Japonaise Chizuru Arai en finale de catégorie des moins de 70 kg, lundi à Bakou. Le judoka, 31 ans, a pour sa part dominé l’Allemand Eduard Trippel en moins de 90 kg.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 12h54
   





                        


Et deux médailles de plus pour l’équipe de France de judo aux championnats du monde à Bakou (Azerbaïdjan). La Française Marie-Eve Gahié, 21 ans, a décroché la médaille d’argent dans la catégorie des moins de 70 kg, lundi 24 septembre. Il s’agit de son premier podium mondial. Elle était opposée à la Japonaise Chizuru Arai, championne du monde sortante, face à laquelle elle s’était inclinée en finale du Grand Prix de Düsseldorf, en 2017.
Chez les hommes, dans la catégorie des moins de 90 kg, Axel Clerget, 31 ans, a dominé l’Allemand Eduard Trippel. Pour lui aussi, il s’agit du premier podium mondial.
L’équipe de France porte ainsi son total de médailles à quatre, après le bronze d’Amandine Buchard (moins de 52 kg) et l’or de Clarisse Agbegnenou (moins de 63 kg).
Marie-Eve Gahié a été battue par ippon. Elle avait pourtant pris rapidement l’avantage, mais Arai l’a fait tomber puis l’a immobilisée au sol pour s’imposer.
Il y a un an, lors du mondial 2017, à Budapest, Marie-Eve Gahié avait fini au pied du podium, battue pour la médaille de bronze par la Colombienne Yuri Alvear. Elle avait été médaillée de bronze aux championnats d’Europe en 2017.

        Lire aussi :
         

                Judo : la Française Clarisse Agbegnenou sacrée championne du monde



Vice-champion d’Europe 2017, Axel Clerget était, côté messieurs, le premier Français à atteindre le stade des quarts de finale au cours de ces mondiaux à Bakou.
Aurélien Diesse, l’autre Tricolore engagé en moins de 90 kg, a lui été stoppé au troisième tour par le Cubain Asley Gonzalez.

        Lire aussi :
         

                En l’absence de Teddy Riner, le judo français mise sur la jeunesse aux Mondiaux






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-17">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Autre nouveauté pour ce 63e Ballon d’or, un Trophée Kopa sera décerné au meilleur joueur de moins de 21 ans.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

« France Football » annonce la création d’un Ballon d’or féminin

Autre nouveauté pour ce 63e Ballon d’or, un Trophée Kopa sera décerné au meilleur joueur de moins de 21 ans.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 14h45
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 14h48
   





                        



   


Pour la première fois, le Ballon d’or sera également décerné à une footballeuse. La cérémonie du 63e Ballon d’or, qui aura lieu le 3 décembre, sera synonyme de nouveautés, puisque son organisateur, France Football, a également annoncé lundi 24 septembre la création du Trophée Kopa du meilleur joueur de moins de 21 ans.
La meilleure joueuse sera élue d’après les votes de journalistes, comme chez les hommes. Le lauréat du Trophée Kopa sera, lui, élu par les 33 lauréats du Ballon d’or vivants, « parmi lesquels Denis Law, Franz Beckenbauer, Michel Platini, Jean-Pierre Papin, Marco Van Basten, Zinédine Zidane, Lionel Messi, Cristiano Ronaldo… », expose France Football. Kylian Mbappé, buteur en finale du Mondial, à 19 ans, semble le grand favori pour cette nouvelle récompense internationale.

        Lire aussi :
         

                « Pas de Ballon d’or pour les Bleus, et c’est tant mieux »



Les trophées FIFA remis lundi
Un prix pour la meilleure joueuse du monde était déjà décerné à l’époque où les prix FIFA et le Ballon d’or étaient fusionnés (2010-2016). Mais depuis la fin, en 2016, de l’accord entre la FIFA et France Football, l’instance suprême du football a ressuscité ses propres prix, décernés à l’issue d’un vote effectué par un panel de supporteurs, de capitaines, de sélectionneurs et de journalistes.
Les prix FIFA, qui doivent d’ailleurs être remis lundi soir à Londres, pourraient donner le ton avant la désignation du Ballon d’or, le véritable Graal individuel pour toutes les stars du football. Les trois finalistes du prix du meilleur joueur sont Cristiano Ronaldo, Mohamed Salah et Luka Modric.
Modric, finaliste du Mondial avec la Croatie et vainqueur de la Ligue des champions avec le Real Madrid, a déjà été désigné meilleur joueur de la saison écoulée par l’UEFA à la fin d’août. Depuis 2008, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi se sont, eux, partagé les Ballons d’or, cinq chacun.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-18">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ La lourde défaite de Toulouse avec une équipe B à Montpellier vient rappeler que le rugby français souffre toujours de ses affiches bradées, estime notre journaliste Alexandre Pedro.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Rugby : ces « impasses » dans lesquelles s’enfonce le Top 14

La lourde défaite de Toulouse avec une équipe B à Montpellier vient rappeler que le rugby français souffre toujours de ses affiches bradées, estime notre journaliste Alexandre Pedro.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 13h48
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 14h43
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Chronique. Nom féminin en sept lettres : « Impasse ». Dans le petit monde du rugby hexagonal, c’est le mot tabou. Malheur à celui qui ose le prononcer en présence d’un entraîneur de Top 14. Lui s’en sortira par une périphrase et, plutôt que d’admettre n’avoir pas réellement disputé un match, parlera d’« une équipe remaniée », du besoin de faire tourner son effectif, de donner du temps de jeu à sa jeunesse (française).
Le sujet n’est pas nouveau et on doute que le président de la Fédération, Bernard Laporte, ait l’occasion de l’évoquer avec Doc Gynéco et Agathe Auproux pour la prochaine émission de « Balance ton post ». Mais le Stade toulousain l’a remis au goût du jour dimanche 23 septembre à Montpellier, lors de la 5e journée du Top 14.

        Lire aussi :
         

                Rugby : Montpellier bat Toulouse



Deuxième du Top 14 avant la rencontre, le Stade a été pris la main dans le sac. Une défaite 66-15, dix essais encaissés sur la pelouse du vice-champion 2018, 14-00 au bout de six minutes pour le plus grand « plaisir » – on l’imagine – du diffuseur, Canal+, qui, tel un camelot sans marchandise, se retrouve dépourvu au moment de vendre son affiche du week-end.
A ce niveau-là, on ne parle plus d’impasse mais de boulevard périphérique. Au moment de l’addition, le coentraîneur toulousain, Régis Sonnes, avait au moins le mérite de la franchise : « On assume totalement cette décision. Je n’ai pas de regret. » 
Un mal au service de la tradition
Douze changements par rapport à la dernière journée, quatre bizuts, le manageur Ugo Mola a envoyé sa bande de louveteaux sans torche ni goûter au milieu d’une forêt peuplée de golgoths sud-africains. C’est le métier qui rentre, paraît-il.
Consultant en plateau pour Canal+, Frédéric Michalak a rappelé, non sans malice, qu’il en avait « pris 80 » à Bourgoin en début de carrière. 82-19 le 17 mai 2003 pour rafraîchir la mémoire de l’ancien prodige du Stade.
Comme les piliers qui ne poussent pas droit en mêlée, les supporteurs de Perpignan sifflant le buteur adverse ou le pilou pilou à Toulon, l’impasse ferait donc partie du folklore du rugby français. Pas un club de Top 14 ne peut vous regarder dans le blanc des yeux et vous assurer : « Moi jamais. » Un mal au service de la tradition de notre championnat, en quelque sorte !
Quand le football a toujours sacré son lauréat au terme d’un contrôle continu, le rugby vit au rythme des saisons. L’automne et l’hiver ne sont qu’un préambule avant le printemps, ses odeurs de grillades au bord des stades et ses phases finales.
Un feuilleton qui ne tient pas la route
Ainsi Toulouse avait le droit de griller un joker dimanche après un bon début de saison, puisque l’important est de finir au mieux dans les deux premiers (pour accéder directement à la demi-finale) ou au pire dans les six pour passer par la case barrage. Après tout, le champion en titre, Castres, avait bien terminé la dernière saison régulière à la 6e place.
Perdus dans leurs petits calculs et leur gestion RH, les entraîneurs de Top 14 en oublient le téléspectateur, qui aurait aussi vite fait de résilier son abonnement et de regarder les phases finales depuis le bar des sports le plus proche.
Quand on se vend comme le « meilleur championnat du monde », il faut pourtant pouvoir assurer un feuilleton hebdomadaire avec des chocs, des rendez-vous incontournables à noter sur son calendrier tel un PSG-OM ou un Lyon-Saint-Etienne. Le Top 14 est incapable d’offrir cette garantie.
Au début des années 2000, Canal+ a bien tenté de monter la rivalité entre Toulouse et le Stade français comme le « clasico » du rugby français. Mais la sauce n’a jamais pris. La faute – un peu – à une baisse de régime des deux clubs, mais surtout à ces déplacements en espadrilles chez le rival donnant lieu à des parodies d’affiche.
Une prospérité pourtant due aux droits télé
Tout cela ne serait pas bien important, si le Top 14 ne devait pas aussi sa prospérité actuelle aux droits télés. Le 12 mai 2016, Canal, concurrencé par BeIN Sport, en conservait l’exclusivité de la diffusion pour les saisons 2019-2020 à 2022-2023 contre 97 millions d’euros annuels. A ce prix-là, le diffuseur peut en tenir rigueur quand on lui sert – parfois – de la sardine en boîte au prix du caviar.
« Les présidents de Top 14 ont bonne mine de réclamer des millions et des millions d’euros pour les droits télés et, ensuite, faire des impasses », se plaignait déjà, en 2015, Eric Bayle, le monsieur rugby de Canal dans un entretien au Figaro.
Le Top 14 est aussi dans l’impasse dans le récit que l’on en fait. A force de brader ses affiches, il finit par ne prêcher que ses convaincus, des supporteurs qui ont appris à composer avec ces farces, les repérer dès le lundi quand leur entraîneur avancera que « la saison est longue » et que leur équipe se déplacera à Clermont, Toulon ou Montpellier « pour se mesurer ».
Les autres – ceux qui n’ont pas jamais vu la couleur d’un Midi olympique – continueront surtout à s’intéresser aux matchs du XV de France qui, lui, n’a pas besoin de faire l’impasse pour perdre ses matchs.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-19">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Les Bad Gones ont distribué, dimanche, dans les tribunes, un tract peu amène voire raciste envers Marseille et ses supporteurs.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Football : Lyon plus que jamais confronté à ses ultras

Les Bad Gones ont distribué, dimanche, dans les tribunes, un tract peu amène voire raciste envers Marseille et ses supporteurs.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 13h42
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 15h22
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


La soirée aurait pu être parfaite, dimanche 23 septembre, pour l’Olympique lyonnais (OL). Une victoire nette sur son rival marseillais (4-2), en clôture de la 6e journée de Ligue 1, sublimée par une ambiance festive dans un stade théoriquement rempli uniquement de sympathisants lyonnais. Las. Certains fans de l’OL se sont une nouvelle fois distingués en distribuant un tract polémique avant la rencontre, puis en chassant violemment du stade les quelques supporteurs de l’OM disséminés dans le Parc OL, en dépit de l’interdiction de déplacement des supporteurs phocéens.
L’un des principaux groupes de supporteurs du club rhodanien, les Bad Gones, fondé en 1987 et fort d’environ 6 000 membres, a d’abord distribué dans les tribunes un tract dépeignant la ville et les supporteurs de Marseille en des termes peu amènes, voire racistes si l’on se réfère à la terminologie d’extrême droite.
Ils y appellent notamment à se mobiliser « contre la vérole sudiste » et ses ultras, classés à gauche, « prétendument antiracistes mais plus sûrement antifrançais ». « Marseille est une ville où règne le sida », pouvait-on y lire, entre autres joyeusetés.

« Marseille est une ville où règne le sida » voici le tract que distribue les Bad Gones dans le Virage Nord pour… https://t.co/9Mq129N0CA— JohanRouquet (@Johan Rouquet)


require(["twitter/widgets"]);

Déclarations d’intention
Cette affaire tombe au plus mal pour l’OL et son président, Jean-Michel Aulas, après le huis clos prononcé contre le club en Coupe d’Europe – et confirmé en appel par l’UEFA – pour sanctionner le « comportement raciste » de ses supporteurs lors de la réception du CSKA Moscou en mars, puis le salut nazi de l’un de ses fans filmé lors du déplacement à Manchester City, mercredi 19 septembre.
Interrogé après la rencontre, Jean-Michel Aulas a qualifié le texte d’« odieux » et d’« inadmissible ». Néanmoins, le club ne portera pas plainte car ce tract « ne serait malheureusement pas condamnable juridiquement », a avancé l’OL dans un communiqué. « Je ferai en sorte que tout ça ne se reproduise plus. Il ne faut pas se laisser déborder par une frange extrémiste », a toutefois insisté le président de l’OL. 

#OLOM : @JM_Aulas juge "odieux" le tract distribué dans le virage Nord par quelques supporters (et non par les Bad… https://t.co/5YmPBTACbn— JohanRouquet (@Johan Rouquet)


require(["twitter/widgets"]);

La direction de l’OL a déjà eu l’occasion de faire des déclarations d’intention de ce type à plusieurs reprises depuis plusieurs années, sans que celles-ci soient suivies d’effet. Là où le PSG avait adopté une posture radicale en mettant en place le fameux plan Leproux visant à expurger les tribunes, et notamment le Kop Boulogne, de ses éléments les plus extrémistes, l’OL traîne encore comme un boulet ses supporteurs radicaux.
« Il est connu qu’une frange de supporteurs lyonnais est d’extrême droite », expliquait en mars à l’AFP Nicolas Hourcade, sociologue spécialiste des supporteurs. En dépit d’incidents répétés (chants racistes contre l’un de ses joueurs, banderole « Refugees are not welcome » déployée lors du match face à Lille…), « chaque fois, le club avait fait part de son intention de se porter partie civile dans les procédures à leur encontre. Ce qu’il n’a pourtant jamais fait », rappelle le site Rue 89 Lyon.
En 2015, le « stadium manager » de l’OL, Xavier Pierrot, justifiait cette posture dans les colonnes de 20 Minutes :
« Nous ne faisons pas le travail de la société civile, policière ou judiciaire, mais nous organisons des matchs avec une règle absolue imposée : pas de politique à l’intérieur du stade. Nous ne sommes pas là pour faire le ménage dans les jeunesses identitaires à Lyon. »
Des supporteurs de l’OM violemment chassés du stade
Ce tract n’a pas été le seul incident de la soirée au Parc OL. Si les supporteurs de l’OM ont été interdits de déplacement par la préfecture du Rhône, certains ont pu se procurer des places et se sont retrouvés éparpillés dans les tribunes de l’enceinte lyonnaise.
Mais au lieu de profiter de cette rencontre discrètement, quelques-uns d’entre eux ont fêté sans retenue le but de l’égalisation de Florian Thauvin à la 39e minute de la rencontre, provoquant l’ire d’ultras lyonnais qui les ont alors violemment chassés du stade selon plusieurs observateurs, dont le journaliste de l’Equipe Bilel Ghazi, faisant un blessé léger.

Interdire les parcages ne réglera absolument rien à la question de la sécurité dans les stades! Au final, plusieurs… https://t.co/925lQdRKt0— BilelGhazi (@Bilel Ghazi)


require(["twitter/widgets"]);

« Il y avait un procureur sur place, il y a eu des interpellations en flagrant délit. Les gens qui ont été pris, qu’ils soient de Marseille ou de Lyon, seront sanctionnés sévèrement par la justice », a promis Jean-Michel Aulas, qui a déploré l’image « dégradée du club à cause de certains de ses supporteurs ».
Ces incidents ont aussi relancé le débat sur la politique répressive menée par les autorités, engagées dans un bras de fer avec les ultras français en multipliant notamment les interdictions de déplacement des supporteurs.
Lyon et son président ne pourront, en tout cas, savourer pleinement le redressement spectaculaire accompli par son équipe après ses victoires sur la pelouse de Manchester City puis face à l’OM.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/26/19-20">
<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Le budget baissera de 30 millions en 2019, pour se situer à 451 millions d’euros. Des arbitrages qui ne devraient pas rassurer le mouvement sportif.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Le ministère des sports fonctionnera avec un budget en baisse

Le budget baissera de 30 millions en 2019, pour se situer à 451 millions d’euros. Des arbitrages qui ne devraient pas rassurer le mouvement sportif.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 13h14
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 14h39
    |

            Adrien Pécout








                        



   


La nouvelle était attendue, sinon redoutée. Le ministère des sports fonctionnera avec un budget à la baisse. De 481 millions d’euros en 2018, celui-ci passera à 451 millions d’euros en 2019, selon le projet de loi de finances (PLF) pour 2019 présenté, lundi 24 septembre, en conseil des ministres, et qui fera l’objet d’un vote de l’Assemblée en octobre.
Le mouvement sportif se préparait déjà à pareille réduction, après la révélation par l’Agence France-Presse, le 7 septembre, d’une lettre de cadrage envoyée au ministère des sports, à la fin du mois de juillet, par le premier ministre, Edouard Philippe. « Une annonce très brutale », réagissait, dès le 9 septembre, Roxana Maracineanu, nouvelle ministre des sports après la démission de Laura Flessel.
La présentation officielle du nouveau budget laisse pourtant, aujourd’hui, plusieurs questions en suspens. Dans son communiqué, le ministère des sports estime d’abord que son budget a été « préservé », malgré une baisse de 6 % d’une année sur l’autre, qui fait elle-même déjà suite à une baisse en 2018.
Plus de 154 000 signataires à la pétition du CNOSF
Comment justifier, alors, les 30 millions d’euros de moins en 2019 ? Le ministère invoque une raison : l’écart serait dû, selon ses calculs, à la part « largement surévaluée (donc partiellement dépensée) », il y a un an, pour « régler les cotisations salariales des arbitres ».
Dans ces 451 millions d’euros de budget, le communiqué du ministère insiste sur deux augmentations. Un surplus de 25 millions d’euros renforcera les crédits destinés aux sportifs en préparation pour les Jeux olympiques et paralympiques, qui devrait atteindre 88 millions d’euros l’année prochaine. Un autre surplus, chiffré à 15 millions d’euros, est destiné au développement de la pratique pour tous, en « faveur de la réduction des inégalités », et en particulier dans l’apprentissage de la natation.

        Lire aussi :
         

                Le mouvement sportif français lance une pétition « pour que le sport compte »



Le ministère explique au Monde que l’argent qui sera débloqué en 2019 pour ces deux postes proviendra d’une réaffectation de certaines lignes budgétaires actuelles : notamment l’argent débloqué pour récompenser les médaillés olympiques des Jeux d’hiver 2018 de Pyeongchang (1,5 million d’euros) ou encore celui qui a permis le réaménagement de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (4 millions d’euros), à Paris.
Hors budget de fonctionnement, le ministère des sports ajoute un autre poste de dépense prévu en 2019 : 65 millions d’euros versés à la Société de livraison des ouvrages olympiques, dans la perspective des Jeux 2024 à Paris.
Il n’est pas certain que ces arbitrages rassurent le mouvement sportif. Depuis le vendredi 21 septembre, à travers une pétition en ligne « pour que le sport compte », le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), réclame davantage de « moyens » au gouvernement. Le texte, qui n’a pas de date limite, recueillait plus de 154 000 signatures lundi 24 septembre au matin.
Flou autour des conseillers techniques sportifs
Pas certain non plus que ce projet de loi de finances ne dissipe le flou autour du sort des conseillers techniques sportifs (CTS), ces quelque 1 600 fonctionnaires rattachés aux différentes fédérations sportives du pays.
En juillet, la lettre de cadrage du premier ministre demandait au ministère des sports de supprimer, d’ici à 2022, l’équivalent de 1 600 emplois à temps plein. Aucun des 1 600 CTS « ne perdra son emploi », a toutefois assuré Roxana Maracineanu, le 10 septembre, dans un entretien au journal L’Equipe. Tout en précisant que ces CTS pourraient perdre leur statut de fonctionnaires.

        Lire aussi :
         

                Conseillers techniques sportifs : « Moins d’encadrement ce serait moins de licenciés et des arrêts d’activités »



Enfin, le flou demeure aussi quant aux ressources précises du Centre national pour le développement du sport (CNDS), le bras financier du ministère des sports, qui sont comprises dans les 451 millions de budget de fonctionnement. Celles-ci proviennent de taxes prélevées sur les paris sportifs et les droits de retransmissions télévisées, que le Comité national olympique souhaiterait déplafonner. 
« Les discussions se poursuivent afin d’obtenir des financements supplémentaires pour le développement des pratiques », reconnaît le ministère des sports dans son communiqué, qui ajoute que Roxana Maracineanu accompagnera Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, en octobre à l’Assemblée.
Sans donner plus de précisions, le projet de loi de finances pour 2019 se contente d’indiquer que « la fiscalité affectée au CNDS » contribuera à la création de l’« Agence du sport ». Cette nouvelle entité englobera à la fois la pratique de haut niveau et celle du sport pour tous, alors qu’une promesse présidentielle a fixé le cap de 3 millions de pratiquants réguliers en plus d’ici à la fin du quinquennat.



                            


                        

                        

