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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Son discours, son parcours, ses ambitions…, tous les aspects de la candidature de Manuel Valls à la mairie de Barcelone ont été disséqués.
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« Indépendant » ou « arrogant » : Manuel Valls, candidat à Barcelone, vu par la presse espagnole

Son discours, son parcours, ses ambitions…, tous les aspects de la candidature de Manuel Valls à la mairie de Barcelone ont été disséqués.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 18h43
    |

            Jérémie Lamothe








                        



   


L’annonce était attendue depuis plusieurs semaines, Manuel Valls l’a officialisée, mardi 25 septembre : il est candidat aux élections municipales de mai à Barcelone, ville où il est né il y a cinquante-six ans. « Venir à Barcelone n’est pas une rupture, c’est le prolongement d’un même chemin, celui de l’Europe », a notamment déclaré l’ancien premier ministre français au cours de son discours au Centre de culture contemporaine de la cité catalane.
Pour la presse espagnole, la tâche s’annonce toutefois compliquée pour Manuel Valls. Sur la forme d’abord, tous les journalistes présents ont critiqué « le chaos » de l’événement — des journalistes et des invités n’ont pas pu entrer à cause d’une salle trop petite —, alors que M. Valls se présente comme « le candidat de l’ordre ».
Elargir sa base électorale
Sur le fond ensuite. El Mundo note que l’ancien chef de gouvernement s’est attaché à ne pas se montrer comme le candidat d’un seul parti, pour élargir sa base électorale. « Manuel Valls a tenté de mettre en avant ses idées et de prendre de la distance vis-à-vis de Ciudadanos », parti libéral qui avait proposé à l’ancien socialiste, il y a quelques mois, d’être son candidat aux municipales. D’après le quotidien, M. Valls s’est « efforcé de se poser comme un candidat “indépendant” en allant aux élections avec une “plate-forme citoyenne” ». Une stratégie qui n’est pas sans rappeler celle d’un certain Emmanuel Macron lors de l’élection présidentielle française de 2017.
S’il s’est présenté comme le candidat qui s’engagera contre « les populismes, les nationalismes et la démagogie », sur l’exacte ligne de Ciudadanos, M. Valls s’est d’ailleurs, en même temps, posé en « homme de gauche ».
El Pais relève également qu’un seul élu de Ciudadanos, le député régional Ignacio Martin Blanco, était présent dans la salle pour cette annonce de candidature. « L’absence de dirigeants de Ciudadanos a permis d’attirer l’attention des médias exclusivement sur Manuel Valls », selon le quotidien catalan La Vanguardia.
Autre point relevé par la presse espagnole au lendemain de ce discours : la volonté de M. Valls de se présenter en adversaire du mouvement indépendantiste près d’un an après le référendum d’autodétermination qui s’est tenu en Catalogne. Dans sa chronique pour ABC, le journaliste et écrivain espagnol Ignacio Camacho estime que la candidature de M. Valls « est bonne, car elle donne à la lutte contre le nationalisme une dimension qui transcende les frontières ».
Héritier de Pasqual Maragall
La presse revient aussi sur la doctrine de Manuel Valls. El Mundo lui a consacré un long portrait rappelant les différentes étapes de sa vie politique en France, tandis que le journaliste Carles Cols, sur le site d’El Periodico, met en avant le fait que l’ancien premier ministre « veut être le nouveau Pasqual Maragall », l’emblématique maire socialiste qui, de 1982 à 1997, fut un des grands artisans de la rénovation de la capitale catalane.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard, selon lui, si M. Valls a fait son annonce au Centre de culture contemporaine, créé sous la mandature de M. Maragall à la fin des années 1980. L’ancien socialiste s’est d’ailleurs entouré de Xavier Roig, chef de cabinet à la mairie de M. Maragall. Pour Carles Cols, Manuel Valls a, ni plus ni moins, l’intention de « faire une OPA sur l’héritage du margallisme ».
Dans El Periodico également, Albert Saez, le directeur adjoint du journal catalan, estime toutefois que M. Valls est « un héritier indigne de Maragall ». « Les gens ne confondent pas la copie avec l’original », écrit-il, qualifiant la personnalité du candidat de « despotique et arrogante ».
« Certains qui ont suivi le parcours de Manuel Valls dans la politique française savent qu’il ressemble à Maragall sur trois aspects : il est socialiste, il est barcelonais et il a été maire. Mais c’est tout. »
L’ambition de M. Valls d’être l’héritier politique de M. Maragall s’annonce d’autant plus compromise que le parti indépendantiste Gauche républicaine de Catalogne a décidé d’investir pour le scrutin municipal de mai Ernest Maragall, frère de Pasqual Maragall.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Notre journaliste Julia Pascual, actuellement à bord de l’« Aquarius », a interrogé Nick Romaniuk, le responsable des opérations de sauvetage.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ La réquisition concerne des locaux appartenant à l’Etat. La préfecture de la Seine-Saint-Denis s’y oppose et a envoyé les CRS entourer l’immeuble.
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Le maire de Montreuil réquisitionne des bureaux vides pour y loger des travailleurs immigrés

La réquisition concerne des locaux appartenant à l’Etat. La préfecture de la Seine-Saint-Denis s’y oppose et a envoyé les CRS entourer l’immeuble.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 15h25
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 18h28
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        


Dès 6 heures du matin, mercredi 26 septembre, Patrice Bessac, le maire (PCF) de Montreuil, et 150 travailleurs immigrés ont investi le vaste immeuble de l’Agence pour la formation professionnelle des adultes (AFPA). Pour être dans la légalité, l’édile a pris soin d’alerter la préfecture de Seine-Saint-Denis et de publier un arrêté pour réquisitionner ce vaste bâtiment des années 1970, inoccupé depuis plusieurs années et qui appartient à l’Etat.
Les services de la ville ont promptement installé des blocs sanitaires, des toilettes et une cuisine. Les nouveaux occupants sont pour la plupart des travailleurs maliens logés parfois depuis des dizaines d’années au foyer Bara de Montreuil, un haut lieu de la communauté malienne francilienne, avec son marché, ses coiffeurs, son restaurant, qui sert 1 200 repas par jour à prix imbattables, aux résidents et à toutes les familles installées dans les parages.
Prévu pour 150 personnes, le foyer géré par Coallia en héberge plus de 400 dans des chambres étriquées et le long des couloirs dans des lits pliants, moyennant 140 euros par mois. Le maire de la ville a passé une nuit dans ce bâtiment qui s’est fortement dégradé ces derniers mois. « C’est indigne, sale, avec des rats, et même dangereux, s’insurge M. Bessac. Il y a urgence à évacuer ! L’Etat se comporte en marchand de sommeil. »

J’ai procédé ce matin à la #réquisition officielle des bureaux vides de l’#AFPA, propriété de l’Etat, pour une mise… https://t.co/nD3RJMbzCZ— PatriceBessac (@Patrice Bessac)


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« A l’Etat de faire son job »
« C’est une insulte », rétorque Jean-François Carenco, qui préside depuis peu Coallia (ex-Aftam), cette association créée en 1962 et qui gère vingt-trois foyers de migrants. « Patrice Bessac a certes raison sur le fond, mais instrumentalise nos résidents. Il refuse de concéder un terrain qui lui appartient dont nous avons besoin pendant deux ans pour accueillir des Algeco et loger les résidents le temps de rénover le foyer Bara. Je vais demander que l’Etat réquisitionne le terrain », tonne M. Carenco. Cet ancien préfet de la région Rhône-Alpes puis d’Ile-de-France, connu pour son énergie et son franc-parler, a été placé là pour reprendre en main Coallia.
Depuis 2013, ce foyer fait l’objet d’une réhabilitation et d’une opération de desserrement, mais l’opération est aujourd’hui à l’arrêt. « Nous avons signé en 2013 un protocole. La municipalité a fait sa part du boulot et même plus, nous avons cédé des terrains, négocié avec une entreprise pour en acquérir un autre. A l’Etat de faire son job », s’emporte le maire, justifiant ainsi son coup d’éclat. Deux nouveaux foyers édifiés sur des terrains municipaux ont déjà ouvert en 2016 et deux autres sont en construction avec plusieurs mois de retard. Mais la rénovation du foyer Bara est bloquée tant que les occupants ne sont pas provisoirement relogés.
Depuis trois ans, Etat et mairie avaient identifié cet immeuble de l’AFPA qui, pour un coût modéré (1,5 million d’euros), peut être transformé en foyer. « Pourquoi l’Etat a-t-il changé d’avis ?, s’interroge le maire. Notre terrain est petit, situé dans le Haut-Montreuil, loin des transports et exige deux fois plus d’argent pour être viabilisé. Il faut maintenant se détendre, prendre sa tisane et se mettre autour de la table. » 
Dans l’attente, CRS et gendarmes ceinturent l’immeuble, empêchant tout ravitaillement, tandis que la municipalité appelait à un rassemblant populaire en fin d’après-midi. Cela promet un face-à-face intéressant, sans tisane au menu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Plus d’un mois après l’effondrement d’un pont à Gênes, le ministère des transports publie une liste de l’état des 164 plus grands ouvrages français.
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En France, vingt-trois grands ponts ont besoin de travaux

Plus d’un mois après l’effondrement d’un pont à Gênes, le ministère des transports publie une liste de l’état des 164 plus grands ouvrages français.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 16h04
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 16h12
   





                        



   


La ministre des transports, Elisabeth Borne, avait promis un état des lieux français après l’effondrement du viaduc autoroutier de Gênes, en Italie, qui a fait 43 morts le 14 août. Son ministère a publié, mercredi 26 septembre, une première liste de l’état, à la fin de l’année 2017, des 164 plus grands ouvrages du pays. Résultat : vingt-trois des principaux ponts du réseau routier national ont besoin de travaux plus ou moins urgents.
Sur cette liste, qui comprend 42 ouvrages directement entretenus par l’Etat et 122 autres confiés aux sociétés autoroutières, un seul est classé en catégorie 1, « en bon état apparent ». Hors catégorie, le viaduc de Millau (sur l’autoroute A75, dans l’Aveyron) et le pont de Normandie (N1029, entre la Seine-Maritime et le Calvados) sont aussi en très bon état.
Deux ponts à la « structure gravement altérée »
La plupart des ponts sont en catégorie 2, avec des « défauts mineurs », ou 2E, sous-catégorie pour les ouvrages « dont les risques d’évolution des désordres peuvent à court terme affecter la structure ».
La catégorie 3, celles des « ouvrages dont la structure est altérée et nécessite des travaux de réparation, sans caractère d’urgence », comprend 21 ponts.
Enfin, la catégorie 3U comprend deux « ouvrages dont la structure est gravement altérée et nécessite une intervention urgente » : le viaduc d’Echinghen, près de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), sur l’A16, et celui de Caronte, sur l’A55, à Martigues (Bouches-du-Rhône). Les deux ouvrages sont en travaux, et le second est déjà sorti de la catégorie 3U, mais il faudra une nouvelle inspection pour confirmer cette amélioration, a précisé le ministère des transports.





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Les grands ponts du réseau routier national nécessitant des travaux



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« Cette classification de l’état des ponts est un outil pour indiquer le niveau des réparations nécessaires et leur degré urgence. Elle ne traduit pas de risque de sécurité », souligne le ministère des transports.
« On a des ponts qui ne sont pas tous tout neufs, a sobrement commenté Elisabeth Borne, mercredi matin sur CNews. Je n’ai pas attendu la catastrophe de Gênes pour agir sur l’entretien, la remise en état du réseau national. » La ministre a par ailleurs insisté sur le fait qu’elle avait augmenté le budget consacré à l’entretien du réseau.
Et concernant les très nombreux ponts entretenus par les collectivités, Mme Borne a dit être en contact avec ces dernières « pour voir si elles ont bien toutes les ressources pour faire les diagnostics sur ces ouvrages ». « On aura à réfléchir avec elles sur les moyens de remettre en état, le cas échéant, ces ponts », a-t-elle promis.
Cette liste a vocation à être progressivement étendue à davantage d’ouvrages, le réseau routier national en comptant en tout près de 24 000.

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                Ponts, routes : le drame de Gènes va-t-il accélérer les travaux en France ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Au bout de la quête d’une vie, l’universitaire turc publie des preuves irréfutables, selon lui, que la Turquie a bien ordonné le massacre des Arméniens.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Des injures ou propos diffamatoires peuvent être condamnés, même s’ils ont été proférés dans un cadre privé.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Zemmour, Moix, Campion : quelles sont les limites à la liberté d’expression ?

Des injures ou propos diffamatoires peuvent être condamnés, même s’ils ont été proférés dans un cadre privé.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 15h58
    |

            Anne-Aël Durand








                        


En l’espace de dix jours, trois séquences ont alimenté des polémiques dans les médias et sur les réseaux sociaux : celle d’Eric Zemmour, soutenant face à la chroniqueuse Hapsatou Sy que son prénom est « une insulte à la France », dans un passage coupé de l’émission « Salut les Terriens », sur C8 ; celle de Yann Moix, critiquant dans la même émission le manque de courage des policiers ; celle de Marcel Campion, assimilant les homosexuels à des pervers dans une réunion publique, révélée par Le Journal du dimanche…
Ces clashs savamment orchestrés, même s’ils ne sont pas tous à mettre sur le même plan, font ressurgir un éternel débat entre les défenseurs de « la liberté d’expression que la bien-pensance essaie d’étouffer » et les personnes choquées par la violence de ces propos racistes ou discriminatoires.
Est-il vrai qu’on « ne peut plus rien dire » ? Quelles sont les limites à la liberté d’expression et comment sont-elles prises en compte concrètement par la justice ? Le point avec Me Emmanuel Daoud, avocat au barreau de Paris et membre du collectif des Surligneurs.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Les médias face au cas Eric Zemmour



Si vous pensez que vous êtes déjà incollable sur le sujet, vous pouvez directement tester vos connaissances en répondant à notre quiz (cliquez ici).
En démocratie, a-t-on le droit de dire ce qu’on veut ?
Le principe de la démocratie repose sur la liberté des citoyens d’exprimer leurs idées et leurs opinions. Elle a été formulée dans l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui figure dans le préambule de la Constitution :
« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »
« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui »
Cette liberté n’est donc pas absolue : dès le départ, des bornes sont posées en cas d’abus. En effet, comme le proclame l’article 4 de cette même déclaration, « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ». Plusieurs types de limites à la liberté d’expression sont donc fixés par la loi :
le respect de la vie privée et de l’image ;dans certains métiers, le secret professionnel, le secret des affaires, le secret-défense ou le devoir de réserve ;l’incitation à la haine raciale, à la discrimination, au terrorisme, à l’usage de drogue ;l’injure ou la diffamation.
Diffamation, injure, outrage : quelle est la différence ?
Une injure est une parole, un écrit, une expression de la pensée délibérément adressé à une personne ou à un groupe, et qui porte atteinte à son honneur ou à sa dignité. Il peut s’agir d’une insulte grossière ou simplement de propos dénigrants. Par exemple : « Maurice est un voleur. »
La diffamation, contrairement à l’injure, repose sur des faits allégués ou imputés. Par exemple : « Maurice, le patron de l’entreprise Bidule, a volé de l’argent dans la caisse. » Comme le précise la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, la diffamation est punissable, même si on donne l’impression de douter ou de mettre de la nuance (« Maurice a-t-il volé de l’argent ? »), ou si la personne n’est pas expressément nommée, mais reconnaissable par le contexte (« le dirigeant de Bidule »). La personne accusée de diffamation peut se défendre en prouvant que les faits divulgués sont vrais ou que les accusations ont été portées de bonne foi (sans intention de nuire).
L’outrage paraît proche de l’injure, mais il s’agit en fait d’un délit différent, qui porte atteinte non pas à une personne mais à sa fonction. Il a vocation à défendre les corps constitués, les représentants de l’Etat ou les dépositaires de l’autorité publique (élus, ministres, policiers, douaniers, magistrats, arbitres sportifs…).
Enfin, contrairement aux trois premiers, les provocations aux crimes et aux délits, comme l’incitation à la haine raciale ou l’apologie du terrorisme, sont des propos tenus publiquement qui visent non pas une personne mais un groupe, et appellent à l’action envers ce dernier. Les associations peuvent alors porter plainte, et le procureur peut saisir lui-même le tribunal.
Quel est le plus important : le contexte ou la teneur des propos ?
Les deux sont pris en compte. Le contexte dans lequel ont été prononcés ou publiés les propos a de l’importance pour caractériser la gravité de l’infraction. On distingue deux cas :
le cadre public : lorsque cela touche un public étranger aux faits, qui n’est ni la victime, ni l’auteur, ni leur cercle proche. C’est le cas des propos prononcés dans les médias (télévision, journal, site Internet), lors d’une réunion publique, en pleine rue ou dans un lieu privé mais fréquenté par des personnes qui ne se connaissent pas (un magasin par exemple) ;le cadre privé : lorsque aucun tiers n’est présent, par SMS ou dans un cercle restreint de personnes appartenant à un même groupe (famille, entreprise…).
Les publications sur les réseaux sociaux peuvent appartenir à l’un ou l’autre des cadres selon les paramètres de confidentialité du compte. Une publication sur un mur Facebook accessible à tous est assimilée à une déclaration publique.
La teneur de l’injure ou de la diffamation compte aussi. La sanction sera plus lourde si les propos sont sexistes, racistes, homophobes ou discriminent les personnes handicapées.
N’importe qui peut-il porter plainte ?
En principe, c’est à la victime, c’est-à-dire la cible des propos, de porter plainte. Même si l’injure est particulièrement choquante, un simple citoyen peut s’en indigner mais il n’est pas fondé à se tourner vers la justice.
S’agissant de diffamation, seule la personne identifiée peut agir. Mais pour les propos injurieux ou discriminatoires à caractère plus large (exemple : « Tous les juifs sont des voleurs »), une plainte peut être déposée par des groupes d’intérêt ou des associations dont les statuts et l’objet social le prévoient. Ainsi, un groupe de lutte contre le racisme n’aura pas de légitimité en cas d’injure homophobe. « Les magistrats sont très sensibles à la recevabilité de la plainte », note Me Daoud.
Quelles sont les sanctions ?
La victime a trois mois pour porter plainte. Le délai est porté à un an si les propos sont discriminatoires (liés à l’appartenance réelle ou supposée à une race, nation, religion, à l’orientation sexuelle ou au handicap), et jusqu’à six ans pour l’outrage.
Lorsque les propos oraux ou écrits sont tenus dans un cadre non public, les sanctions sont régies par le code pénal. L’auteur encourt :
38 euros d’amende en cas d’injure ou de diffamation simples ;1 500 euros, et des peines supplémentaires (stage de citoyenneté, interdiction de port d’arme, travail d’intérêt général…) si elles présentent un caractère raciste ou discriminatoire ;
Dans un cadre public, c’est la loi sur la liberté de la presse qui s’applique. L’auteur encourt :
12 000 euros d’amende pour injure ou diffamation de particuliers ;45 000 euros en cas de diffamation contre les dépositaires de l’autorité publique ;un an de prison et 45 000 euros en cas d’injure ou diffamation à caractère raciste ou discriminatoire.
Pour le délit d’outrage, une autre section du Code pénal s’applique et les sanctions sont plus sévères :
7 500 euros et six mois de prison lorsque la personne est chargée d’une mission de service public ;1 500 euros et un an de prison pour un dépositaire de l’autorité publique.
Dans tous les cas, il s’agit d’un plafond, mais les peines atteignent rarement ce niveau. « Pour des injures publiques à caractère raciste ou antisémite, des peines d’emprisonnement avec sursis sont parfois prononcées, voire des peines fermes aménageables pour des récidivistes, explique Me Daoud. Quant aux diffamations ou injures privées, les avocats essaient le plus souvent de trouver un mode de règlement alternatif. »
Peut-on invoquer l’humour ou le second degré ?
Rien n’est inscrit à ce propos dans la loi, mais les jurisprudences des chambres criminelles ou de la Cour européenne des droits de l’homme, si elle est saisie, accordent davantage de tolérance aux polémistes, humoristes, journalistes ou professions artistiques, pour protéger leur liberté d’expression. Comme le détaille Me Daoud :
« Chaque décision est un cas d’espèce, apprécié en fonction de la personnalité de la personne incriminée, de l’évolution des mœurs ou des circonstances. Par exemple, la tolérance est plus importante dans un meeting politique que dans la rue. C’est compliqué, mais les juristes ont à leur disposition un arsenal de décisions déjà rendues. »
La principale difficulté, selon cet avocat, réside dans la banalisation de la parole raciste, homophobe ou antisémite sur les réseaux sociaux ou sur des sites Internet hébergés à l’étranger. Or, pour porter plainte, il faut identifier le responsable de la publication. Le modérateur ou l’hébergeur d’une plate-forme ne voit sa responsabilité engagée que s’il n’a pas réagi dans un temps raisonnable.
À VOUS DE JOUER – Vérifiez si vous avez bien retenu toutes les informations de cet article en répondant à notre quiz :

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ces actes, lequel ne constitue pas un outrage : ","choices":["insulter un policier dans un commissariat","lui écrire une lettre de menace","l’insulter en public","lui envoyer une poupée vaudoue"],"bonnereponse":"l’insulter en 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un chroniqueur affirme que « les policiers chient dans leur froc », qui peut porter plainte ?","choices":["un syndicat de policiers","n’importe quel policier","les deux","n’importe quel citoyen"],"bonnereponse":"les 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Affaire Ramadan : de nouveaux SMS mettent à mal la version du prédicateur

L’exploitation d’un téléphone conforte le récit d’une plaignante qui affirme avoir été violée par le théologien suisse, dont la demande de remise en liberté a été rejetée.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 18h13
    |

            Yann Bouchez








                        



                                


                            

C’est un téléphone portable comme il ne s’en vend presque plus. Clavier coulissant et petit écran, pas tactile. Un objet d’une autre époque, pourtant pas si lointaine, celle d’avant l’avènement des smartphones. Le LG KS360, commercialisé à partir de la fin de l’année 2008, n’a même pas eu le temps de devenir à la mode qu’il était déjà obsolète. Mais avec ses 10,15 centimètres de haut et ses 108 grammes, cet objet risque de peser lourd dans l’affaire Tariq Ramadan.
Un vieux modèle de ce genre, appartenant à « Christelle » — un prénom d’emprunt —, l’une des trois plaignantes en France accusant le prédicateur musulman de viol, a été analysé par un expert judiciaire, spécialisé en informatique. Et le contenu de l’appareil, des SMS reçus et envoyés dans le courant de l’année 2009, vient balayer en partie la stratégie de défense jusque-là adoptée par l’islamologue. Mis en examen pour « viol » et « viol sur personne vulnérable » le 2 février, il est depuis placé en détention provisoire.

Quatorze scellés fouillés
Face à la plaignante, selon laquelle le viol aurait été commis le 9 octobre 2009, dans une chambre de l’hôtel Hilton de Lyon, Tariq Ramadan a toujours nié tout rapport physique lors de cette unique rencontre. Elle dénonce des relations sexuelles non consenties et un déchaînement de violence — il lui aurait asséné des gifles, des coups de poing, l’aurait tirée par les cheveux et lui aurait uriné dessus.
Lui conteste l’avoir seulement fait monter dans sa chambre. Il l’a encore répété lors d’une confrontation tendue avec Christelle devant les juges, le 18 septembre. Mais des messages du LG KS360 exhumés par l’expert dans son rapport, dont Le Monde a pris connaissance, contredisent certaines des affirmations du théologien suisse et affaiblissent considérablement sa défense.
Lundi 24 septembre, les trois juges d’instruction chargés de l’affaire ont reçu les conclusions de ce rapport d’expertise informatique, qu’ils...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 25/09/2018
Découvrir l’application


                        

On a testé… utiliser « Temps d’écran » pour réduire l’utilisation de son iPhone

La nouvelle fonctionnalité a au moins un mérite : permettre d’identifier ses mauvaises habitudes face à une surutilisation de son smartphone.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 20h12
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 15h01
    |

            Martin Untersinger








                        



   


Quatre heures et vingt-huit minutes : c’est le temps qu’il faut, du centre de Paris, pour rallier le Puy-de-Dôme en voiture. C’est la durée approximative des deux premiers épisodes de Star Wars. C’est aussi ce qu’il faut en moyenne à un coureur pour terminer un marathon. C’est enfin le temps que j’ai passé sur mon iPhone le seul mardi 18 septembre, selon la fonctionnalité « Temps d’écran » proposée depuis peu par Apple. C’est beaucoup.
Mardi, j’aurais donc eu le temps de me mettre au vert à 450 kilomètres de Paris ou de revoir les meilleurs épisodes de la saga intergalactique. Au lieu de ça, j’ai passé au moins deux heures sur les réseaux sociaux (Twitter essentiellement), reçu environ trois cent cinquante notifications et autant de vibrations de mon téléphone, que j’ai pris en main et déverrouillé environ cent cinquante fois. Il faut dire que je travaillais, et que je travaille beaucoup sur mon smartphone.
« Time well spent »
Je me savais être un utilisateur intensif, mais la brutalité des chiffres donne le tournis. Je ne suis pas le seul. De nombreuses personnes se posent des questions sur l’emprise des téléphones intelligents sur leur vie.
« J’ai récemment installé une application pour contrôler mon temps passé sur portable. Les premiers chiffres furent hallucinants : presque cinq heures par jour, soit presque un tiers de mon temps éveillé. On ne s’en rend pas compte, mais on allume son portable parfois presque cent fois par jour ! », s’étonne de son côté Hector en réponse à notre appel à témoignages.
L’idée que le temps passé sur un téléphone serait uniquement un temps « perdu » est contestable
Tant et si bien que Facebook, Apple, Google ou YouTube ont commencé à mettre en place des outils pour prendre la mesure du temps passé sur leurs services. Dans la Silicon Valley, on s’est mis en quête du « time well spent », du temps « bien dépensé ». Même le gouvernement français s’intéresse à cette « addiction » aux écrans.
Difficile pourtant de mettre les smartphones sur le même plan que le tabac, l’alcool ou d’autres drogues. L’idée, pourtant en vogue, que le temps passé sur un téléphone serait uniquement un temps « perdu » ou une occasion gâchée, est contestable.
Ai-je réellement perdu mon temps à lire ce reportage glaçant sur les fumeurs de crack à Paris ? A prendre des nouvelles de ce proche qui vit à l’autre bout du monde, avec ses photos et vidéos ? A trouver le restaurant dans lequel j’ai dîné (il était excellent) ? Il y a bien une chose que cette fonctionnalité de gestion du temps ne dit pas : ce que l’on fait réellement avec son téléphone, y compris quand ce sont des choses enrichissantes ou nécessaires.

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Quarante-cinq jours par an sur mon téléphone
Mais revenons à mes mauvaises habitudes. A raison de trois heures par jour, je passerai cette année environ onze cents heures, soit quarante-cinq jours consécutifs, sur mon téléphone. Or il s’avère que je serais plus proche des quatre heures par jour.
La fonctionnalité « Temps d’écran » apparu dans la nouvelle mouture d’iOS, le logiciel qui équipe les smartphones d’Apple, pourrait-elle aider à mieux rationaliser cette utilisation intensive ? Cette dernière enclenche un décompte dès que le téléphone est déverrouillé, et permet d’afficher le temps passé sur chaque famille d’application (réseaux sociaux, lecture, divertissement…) ainsi que sur chaque application individuellement.

   


Il est aussi possible de se fixer des limites. J’ai donc choisi de m’astreindre à deux heures de réseaux sociaux par jour (Facebook, Instagram, Twitter, mais aussi des messageries instantanées comme WhatsApp). Au cours de ma semaine de test, j’ai généralement atteint ce quota en tout début de soirée. A partir de ce moment-là, les icônes des applications concernées deviennent grises. Lorsque je tente de les ouvrir, un petit sablier s’affiche et mon iPhone me dit que j’ai « atteint [ma] limite ».
On peut également désactiver l’essentiel des applications à partir d’une certaine heure. Dans mon cas, 22 heures : c’est alors la quasi-totalité des applications, exception faite du navigateur Internet, des messages et du téléphone, qui est inutilisable.
Enfin, façon de parler. Il suffit de cliquer sur « Ignorer la limite » pour accéder à l’application. C’est pourtant efficace. La fonctionnalité donne corps à ma mauvaise conscience. Cette étape supplémentaire pour regarder les dernières « stories » postées sur Instagram passé 22 heures a largement limité mon usage du téléphone en soirée, sans l’arrêter complètement.
Ce type d’avertissement ne fonctionne pas pour tous. Drifa, qui a elle aussi répondu à notre appel à témoignages, explique ainsi le fonctionnement de l’application qui lui permet de comptabiliser son temps d’écran : « Je reçois des notifications tous les quarts d’heure et au bout de deux heures cinquante quotidiennes, un son hyper désagréable m’informe que j’ai dépassé la limite… Las, je les ignore superbement et je poursuis sur ma lancée… »

   


Identifier les mauvaises habitudes
Cette fonctionnalité « Temps d’écran » m’a cependant forcé à identifier les moments où mon attention est piratée par mon téléphone. Le dégainer au moindre temps mort ou quand ma concentration flanche pour vérifier si j’ai un nouvel e-mail, une nouvelle mention sur Twitter, ou de nouveaux messages sur WhatsApp… Passer quinze ou vingt minutes à errer sur mon téléphone avant de me rendre compte que j’ai oublié la raison, pourtant bien précise, qui me l’avait fait sortir de ma poche.
Je ne suis pas le seul dans ce cas. « Je me suis aperçu que très souvent je sortais mon téléphone pour regarder l’heure et qu’au final, une fois déverrouillé, je commençais à regarder les infos ou à aller sur les réseaux sociaux, nous explique Vianney, un autre internaute. Lorsque j’ai supprimé l’application Twitter, cet été, je me suis même surpris à cliquer sans réfléchir et par réflexe là où elle se trouvait auparavant. »
Est-ce à cause des « dark patterns », des techniques insidieuses imaginées par les développeurs d’application pour nous forcer à revenir et à réactualiser sans cesse et souvent en vain nos applications ? Peut-être.
L’application d’Apple, pas plus que son équivalent sur Android, ne permet de le savoir. Mais elle incite quand même à faire la chasse au temps inutile, quand on se tourne vers son smartphone par automatisme, pour tuer l’ennui, pour dissiper un malaise ou se donner une contenance. Car c’est aussi ça qu’est devenu le téléphone : un paquet de clopes numérique qu’on dégaine pour avoir quelque chose à faire de ses mains, un palliatif à la torpeur ou à la gêne toujours à portée de doigts.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Les investisseurs devraient s’intéresser à ces six villes auxquelles le projet du Grand Paris Express devrait rapidement apporter de sérieux atouts.
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Champigny-sur-Marne, Clamart, Bagneux... les villes stars du Grand Paris

Les investisseurs devraient s’intéresser à ces six villes auxquelles le projet du Grand Paris Express devrait rapidement apporter de sérieux atouts.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 15h05
    |

            Jérôme Porier et 
                                Ludovic Clerima








                        


Des prix encore modestes garantissant une bonne rentabilité locative, des emplacements privilégiés sur le parcours du futur métro qui permettent d’envisager d’importantes plus-values à la revente, un grand choix de programmes neufs pour défiscaliser… Ces villes d’avenir aux portes de Paris ont tout pour plaire aux investisseurs, à condition qu’ils soient patients.
Deux gares à Champigny-sur-Marne
Malgré la présence de deux futures gares sur son territoire, la ville de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) prend son temps, à en croire les promoteurs. « Pour l’instant, on ne peut pas dire que la ville a changé. On ne voit pas encore d’effet Grand Paris. Les travaux pour la ligne 15 n’ont pas vraiment commencé, et il va falloir attendre 2 à 5 ans pour voir les premières opérations sortir de terre », constate Jean-Christophe Laurent, directeur adjoint de Vinci immobilier. Pour l’instant, les prix restent sages. A 3 877 euros le m² en moyenne, ils n’ont progressé que de 7 % en dix ans.

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Cependant, l’arrivée de la ligne 15 en 2024 et des stations Champigny-Centre et Bry-Villiers-Champigny devrait changer la donne. La ville va devenir une zone pivot. Il ne faudra plus que 27 minutes pour aller à Orly contre 1 h 20 aujourd’hui, et 47 minutes pour rallier l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle à Paris sera en moins d’une demi-heure. « Les investisseurs doivent venir maintenant, tant que les prix sont bas », conseille Charles Toulat, directeur général délégué d’Atland développement. A Champigny-sur-Marne, les candidats peuvent espérer une rentabilité brute de 5,9 %. « L’arrivée du Grand Paris ne va pas doper les rendements, mais après 5 ou 10 ans, un bien situé près d’une gare se revendra 20 % plus cher que son prix d’achat initial », précise Karl Toussaint du Wast, cofondateur de Netinvestissement. De quoi donner envie d’occuper le terrain rapidement.
Antony s’étend vers le sud
Le Grand Paris Express (GPE) va aussi changer la donne du marché immobilier à Antony (Hauts-de-Seine). Bien que sa mise en service ait été retardée de trois ans, la ligne 18 permettra à partir de 2027 de relier Orly en trois minutes et, de là, de gagner Paris en moins d’une demi-heure en empruntant la ligne 14. Elle mettra aussi Antony à proximité immédiate de la gare TGV de Massy et, surtout, du campus de Paris-Saclay. « De nombreux chercheurs et enseignants viendront habiter chez nous et travailleront sur le plateau », anticipe Jean-Yves Sénant, maire d’Antony.
Le projet Antonypole a été imaginé comme un nouveau centre-ville avec logements, bureaux, petites entreprises innovantes et un hôtel quatre étoiles autour du parvis de la gare. Le paysagiste Michel Desvignes a été missionné pour lui donner un caractère convivial et écolo.
Alors que le nord de la ville est déjà bien desservi par les transports publics, en particulier par le RER B, le sud est enclavé. Une particularité qui influe sur les prix de l’immobilier : alors que le mètre carré tourne autour de 6 000 euros près de la gare RER, il tombe à moins de 4 300 euros aux Rabats, au sud. Le GPE devrait permettre de revitaliser ce quartier, mélange de pavillons et de petits immeubles HLM sans charme. « L’arrivée de jeunes couples travaillant à Paris va donner un coup de jeune aux Rabats », espère M. Sénant.

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Encore plus au sud se trouve une ZAC vieillissante créée dans les années 1970 à proximité des autoroutes A6, A10 et de la RD 920 (ancienne RN 20). La municipalité travaille depuis 2008 à la rénovation de cette zone industrielle. Baptisé Antonypole, ce projet s’étale sur 40 hectares. Il a été imaginé comme un nouveau centre-ville avec logements, bureaux, petites entreprises innovantes et un hôtel quatre étoiles autour du parvis de la gare. « Ces 3 000 logements vont agrandir le parc immobilier d’environ 10 %. Cela représente 6 000 à 7 000 habitants supplémentaires », précise M. Sénant. Le paysagiste Michel Desvignes a été missionné pour donner un caractère convivial et écolo à ce nouveau quartier. Les entreprises seront installées en bordure des autoroutes, afin d’épargner aux habitants les nuisances des voitures.
Rosny-sous-Bois dans les starting-blocks
Stimulé par l’arrivée prochaine de la ligne 15 et le prolongement de la ligne 11 du métro, le marché de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a commencé à se mettre en mouvement il y un an et demi. « Nous atteignons 5 000 euros le m² sur certains programmes haut de gamme. Jamais je n’aurais cru cela possible », confie Marc Verrecchia, patron de Verrecchia construction, présent dans la ville depuis vingt-huit ans. Davantage que la future ligne 15, ce sont les travaux de la ligne 11 qui ont éveillé l’attention des acquéreurs. « Les gens constatent que les chantiers avancent », confie-t-il.
En dix ans, les prix n’ont crû que de 2,9 % à Rosny. Le contexte est favorable aux investisseurs, car les conditions sont réunies pour un rattrapage des prix. L’arrivée de la ligne 15 Est du Grand Paris Express en 2025 sera une opportunité à saisir, pense Jean-Christophe Laurent, directeur général adjoint de Vinci : « Le principal attrait de Rosny-sous-Bois est que la ville sera à moins d’une demi-heure de La Défense. Les investisseurs qui achètent aujourd’hui bénéficient de prix deux fois inférieurs à ceux du quartier d’affaires. Au moment de la mise en service du réseau, ils obtiendront à coup sûr une plus-value ! », dit-il. Selon les données de Meilleursagents, les prix moyens à Rosny-sous-Bois sont estimés à 3 770 euros le m² contre 6 310 euros en moyenne à La Défense. Comme il est déjà possible à Rosny d’obtenir des rendements bruts de l’ordre de 5,7 %, les investisseurs ont des raisons d’être optimistes.
Forte dynamique à Clamart
C’est la petite ville du « 92 » qui n’en finit plus de monter. A Clamart (Hauts-de-Seine), les prix ont grimpé de 19,4 % en dix ans, à 5 517 euros le m², et la ville commence à être chère. Elle attire de nombreux acquéreurs désireux de profiter des programmes neufs dans l’optique du Grand Paris. Le rendement reste satisfaisant (4,6 %), mais les investisseurs achètent surtout dans une perspective patrimoniale, car l’arrivée de nouveaux transports publics devrait prolonger cette dynamique.
En 2014, la ville a déjà connu un premier désenclavement avec l’arrivée du Tramway T6. Une ouverture qui devrait augmenter dès 2023 avec le passage d’une nouvelle ligne (T10). « Il existe une très forte dynamique à Clamart et les investisseurs ne s’y trompent pas. Ils représentent jusqu’à 30 % des acquéreurs sur certaines de nos opérations », constate Christophe Bacqué, président d’Emerige résidentiel.

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La ville accueille des programmes ambitieux, comme Grand Canal, réalisé sur une ancienne friche industrielle de 5,3 hectares. Il se compose de près de 1 250 logements dont 25 % de HLM, une résidence étudiante de 130 chambres, une résidence senior, un hôtel de 100 chambres, un groupe scolaire de 15 classes, 4 500 m² de commerces, 22 000 m² d’espaces publics et 13 000 m² d’espaces verts ainsi qu’un canal doté de passerelles et un plan d’eau. Le tout pour des prix avoisinant les 5 500 euros/m². Date de livraison : 2023. Autre secteur à surveiller si l’on veut investir dans les prochaines années, celui de la ZAC Panorama, à la croisée des entrées de Clamart, de Châtillon, du Plessis-Robinson et de Fontenay-aux-Roses. Là, quelque 135 000 m² de logements dont 25 % de logements sociaux, 4 000 m² de commerces et services de proximité, 8 500 m² de bureaux ainsi qu’une résidence hôtelière et de nombreuses infrastructures publiques viendront s’installer à l’horizon 2024. « Les prix approcheront les 6 500 euros le m² », indique Vincent Ferry, directeur de programme adjoint pour Eiffage Aménagement.
Vitry-sur-Seine, le pari high-tech
Gare aux chantiers ! Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) et ses deux futures stations du Grand Paris Express sur la ligne 15 devraient voir s’activer les grues jusqu’en 2024, au moins. Non seulement la ville accueillera la gare de Vitry-Centre, près du parc du Coteau-Marcel-Rosette, mais aussi celle des Ardoines. C’est d’ailleurs là que seront construits quelque 3 700 logements ainsi que le « démonstrateur métropolitain du numérique » réalisé par une filiale de Bouygues immobilier. Ce projet ambitieux combine événementiel, loisirs, formation, recherche, prototypage et vente, restauration… De quoi transformer ce quartier en temple du high-tech sur lequel on trouvera 100 000 m² de tertiaire, 20 000 m² de commerces, 10 000 m² d’activité de production et 227 studios étudiants développés par Résidetudes.
Ces atouts feront de Vitry-sur-Seine le pôle numérique du sud de Paris. Dès 2020, la ligne de tramway T9 reliera la ville à l’aéroport d’Orly en moins d’une demi-heure. Sans oublier les quelque 870 logements livrés en 2022 dans le cadre de la ZAC Rouget-de-Lisle. Mieux vaut donc tenter de se placer dès maintenant. Les prix sont encore à 3 700 euros le m² et n’ont augmenté que de 6,8 % en 10 ans. Les perspectives de rendement sont déjà attrayantes (6,4 %), mais il est probable qu’elles augmenteront significativement une fois la ligne 15 en service. « Cette ligne est très attendue et s’annonce stratégique, mais Vitry-sur-Seine n’est pas un marché spéculatif. Des chartes d’encadrement existent sur le territoire pour favoriser l’installation pérenne des familles », prévient Christophe Bacqué, président d’Emerige résidentiel.
Bagneux, le calme avant la tempête
De l’avis des promoteurs, pour l’instant, c’est le calme plat à Bagneux, qui demeure l’une des villes les moins chères des Hauts-de-Seine. « On ne ressent pas encore les effets du Grand Paris », admet Philippe Denis, directeur commercial de Cogedim. Pourtant, Bagneux est amenée à devenir une place de choix pour les investisseurs. « La desserte sera excellente vers les bassins d’emploi de Paris et de La Défense grâce au prolongement de la ligne 4 du métro et l’arrivée de la ligne 15 du Grand Paris Express », anticipe Yanick Quemeras, président de Nexity Paris Val-de-Seine et Nexity Apollonia.
Avec un prix moyen estimé à 4 500 euros le m², la ville est encore très abordable, même si le coût des logements a augmenté en moyenne de 19,4 % en dix ans, ce qui a incité la municipalité communiste à plafonner les prix de vente dans le neuf. Terre d’acquéreurs plus que d’investisseurs, Bagneux pourrait bien changer sa politique en la matière avec l’arrivée prochaine des élections municipales : « Si la majorité change, le plafonnement des prix risque de disparaître et les investisseurs se rueront sur Bagneux », avance Jean-Christophe Laurent, directeur adjoint de Vinci Immobilier. Car les rendements locatifs s’annoncent prometteurs dans cette ville désenclavée, à seulement 4 kilomètres de la capitale. A ce jour, ils sont estimés à 5,3 % bruts. Cela n’empêche pas la mairie de participer à l’élaboration du futur visage de Bagneux. A l’horizon 2024, dans la ZAC Victor-Hugo par exemple, sont prévus près de 1 800 logements mixtes, 110 000 mètres carrés de bureaux, 25 000 mètres carrés de commerces et de nombreux équipements publics.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Battue par le Canada, l’équipe de France féminine affronte la Turquie, mercredi, en huitièmes de finale. L’ancien sélectionneur, Alain Jardel, estime que « c’est l’identité défensive qui fait gagner ».
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Mondial de basket : les Bleues doivent « corriger les faiblesses en défense pour aller plus loin »

Battue par le Canada, l’équipe de France féminine affronte la Turquie, mercredi, en huitièmes de finale. L’ancien sélectionneur, Alain Jardel, estime que « c’est l’identité défensive qui fait gagner ».



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 18h36
    |

            Clément Martel








                        



   


L’équipe de France féminine de basket a rajouté un match à son Mondial. Renversées mardi par les Canadiennes en seconde période – encaissant un 15-0 rédhibitoire en fin de partie –, les Françaises ont abandonné à leurs vainqueures la première place du groupe A et la qualification directe pour les quarts de finale de la Coupe du monde.
Les ouailles de Valérie Garnier affrontent la Turquie mercredi 26 septembre (à 18 h 30, heure française, sur Canal+ Sport) en huitièmes de finale pour espérer poursuivre leur route dans la compétition. Et reprendre leur marche en avant, elles qui ne dissimulaient pas leurs ambitions de podium avant l’entame du Mondial espagnol (il se déroule à Tenerife).
Entraîneur des Bleues pendant neuf ans et formateur de sa successeuse – il a entraîné Valérie Garnier à ses débuts à Mirande puis l’a intégrée à son staff en équipe nationale –, Alain Jardel fait le point sur le jeu de l’équipe de France avant ce match de barrages crucial. Et rappelle les Françaises aux fondamentaux du jeu bleu, la défense.

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Que s’est-il passé face au Canada ?
On peut parler de panne, du non-match. Elles ont sans doute joué cette rencontre dans leurs têtes depuis des mois. Tout le monde en parlait pendant la préparation. Mais il y a sans doute aussi eu un petit emballement. Depuis le début, tout le monde se projette au-delà des quarts, en fixant un niveau de résultat très élevé, le podium. Ce qui oblige à avoir des résultats. Et dès qu’il se passe la moindre chose, on peut être écrasé par l’enjeu et retomber de très haut.
Tout le monde rabâche depuis le début : « on n’a pas fait de podium depuis 1953. » Mais ce n’est pas en l’affirmant qu’on se met en situation de grimper dessus. D’ailleurs, le Canada n’est pas une équipe aussi redoutable qu’annoncé, même si elles nous ont battus largement. Ce qui devrait nous interroger sur notre équipe. Hier, tout le monde a été très en dedans côté français, notamment en défense.
La base de tous les sports collectifs, c’est l’identité défensive. C’est ça qui fait gagner, comme on l’a vu cet été avec les Bleus du football. Depuis le début de la compétition, l’équipe de France a des soucis à ce niveau, notamment pour tenir la porteuse du ballon. C’est ce qu’il faut régler pour aller loin.
Peuvent-elles se remobiliser d’ici au huitième de finale, aujourd’hui ?
Elles ont le dos au mur, mais peuvent s’appuyer sur de vraies valeurs collectives. Si elles se rendent compte que la Turquie n’est pas aussi redoutable qu’on peut leur raconter, elles vont se remobiliser.
La Turquie n’est pas un adversaire infranchissable, comme peuvent l’être les Etats-Unis. Elle peut nous poser des problèmes, mais Valérie [Garnier] est la mieux placée pour préparer ce match, car elle entraîne Fenerbahçe depuis quelques mois et connaît les forces en présence. Et à mes yeux, les Turques sont moins fortes que nous.

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Après, les Bleues doivent se méfier. Historiquement, les championnats du monde présentent un format qui ne réussit pas aux équipes françaises, et je suis bien placé pour le dire [8e en 2002 alors que la France était championne d’Europe, et 5e en 2006]. La variété des jeux proposés peut surprendre.
Mais hormis les Etats-Unis, qui sont sur une autre planète, toutes les autres équipes peuvent rivaliser entre elles, on l’a vu avec le Sénégal qui bat une équipe européenne [première victoire d’un pays africain lors d’un Mondial].
Comment aborder ce match couperet ?
Il faut se lever tranquillement, prendre son baluchon et y aller. Il n’y a même pas à parler de l’adversaire : on va jouer un match, et on va le gagner. Hier c’était un jour sans, mais c’était hier. Comme au golf, on joue un coup après l’autre, et le coup précédent qui nous met dans une mauvaise situation, est à oublier, car on ne peut pas le refaire.
On ne peut plus refaire le match contre le Canada, le match du jour, c’est la Turquie et on va le gagner. Il faut identifier les faiblesses, notamment en défense où les Bleues n’y étaient pas, et les corriger. C’est dans cet état d’esprit qu’il faut qu’elles arrivent sur le terrain.
Rien n’est fini. Il faut battre la Turquie, et si match d’après il y a, il faudra battre la Belgique. Mais qu’on parle d’abord de la Turquie, pas du podium. Et ça, à mes yeux, on ne l’a pas assez fait.
A moins que cela se renouvelle, la rencontre d’hier reste un accident de parcours. Et cet arrêt dans la montée en puissance des Bleues va peut-être permettre de rectifier certaines choses. Je suis persuadé qu’elles vont gagner ce soir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Des chercheurs américains ont mis en évidence les performances tactiles de la loutre : aussi précise que l’humain et beaucoup plus rapide.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/09/2018
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Le toucher éclair de la loutre de mer

Des chercheurs américains ont mis en évidence les performances tactiles de la loutre : aussi précise que l’humain et beaucoup plus rapide.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 17h20
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

La loutre de mer est un miracle d’adaptation. Installée dans les eaux froides du Pacifique Nord, elle ne dispose d’aucune des caractéristiques habituelles pour résister aux températures peu clémentes (1 °C à 13 °C) de l’océan : ni la grande taille des morses ou des phoques ni la couche de graisse qui leur sert d’isolant.
Pour remplacer la seconde, ce mustélidé profite d’une fourrure particulièrement dense qu’il enduit, plusieurs fois par jour, d’une huile sécrétée par les glandes de sa peau. Et pour remédier à sa moindre taille, il a développé un métabolisme exceptionnel. Chaque jour, la loutre ingurgite 25 % de son poids, contre 10 % pour les mammifères équivalents, telle sa cousine des rivières européennes. « Trouver des proies rapidement est donc essentiel pour elles et cela leur impose d’avoir un système sensoriel particulièrement sensible à leur environnement », indique Sarah McKay Strobel, doctorante de l’université de Californie à Santa Cruz (UCSC).
De nombreuses recherches sur la loutre de mer ont été conduites ces dernières années. En 2015, des scientifiques japonais ont ainsi fait entrer le mammifère dans le club très restreint des animaux capables de manier un outil, en l’occurrence un galet pour casser la coquille d’un ormeau. « Mais ni leur système sensoriel ni leurs capacités cognitives n’avaient été étudiés », poursuit la chercheuse.
Pour remédier à cette lacune, les chercheurs de UCSC ont d’abord procédé par élimination. Mammifères obligés de respirer dans l’air, les loutres avaient peu de chance de disposer d’un odorat performant dans l’eau. Des expériences avaient aussi écarté leurs capacités auditives. Chasseuses de nuit comme de jour, il était peu probable qu’elles privilégient la vue. Enfin, les coussinets de leurs pattes comme les vibrisses de leur museau présentent une usure manifeste. Les Californiens ont donc décidé de se pencher sur le toucher. Leur expérience et ses résultats...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Plus de 90 % des 274 employés du studio responsable des jeux vidéo « The Walking Dead » ont été renvoyés.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Les licenciements brutaux et massifs du studio Telltale inquiètent l’industrie du jeu vidéo

Plus de 90 % des 274 employés du studio responsable des jeux vidéo « The Walking Dead » ont été renvoyés.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 18h10
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 18h35
   





                        



   


Le studio américain, créateur de jeux The Walking Dead, Game of Thrones ou The Wolf Among Us, a annoncé dans la nuit de vendredi au samedi 22 septembre le plan social le plus important de son histoire : ce sont 250 employés environ, sur les 274 employés du studio, qui ont ainsi été licenciés sans indemnité.
D’après la version en ligne de l’hebdomadaire Variety, le renvoi de 90 % des effectifs de Telltale Games est intervenu au lendemain de l’échec des négociations avec des investisseurs potentiels. La chaîne de télévision américaine AMC et l’éditeur coréen de jeux mobiles Smilegate envisageaient, en effet, jusque-là d’investir dans le studio.
Nombreux projets menacés
Selon les témoignages de certains employés sur Twitter, ceux-ci auraient eu trente minutes pour quitter leurs bureaux après la nouvelle. En réponse, il n’aurait fallu que peu de temps pour voir émerger le mot-dièse #telltalejobs, manière de porter des propositions d’emploi à la connaissance des employés sur le carreau.

A reminder to #telltalejobs folks! You're invited to meet us on the patio at BJ's in San Rafael starting at 4:30pm… https://t.co/9AVoBT0Qba— UbisoftStudioSF (@Ubisoft SF)


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Rappel aux gens de #telltalejobs : on vous invite à passer nous voir à partir de 16 h 30. Discutons des opportunités de boulot autour d’un verre. Peut-être que nous pouvons vous aider.@UbisoftSanFrancisco
Ce licenciement massif et brutal a entraîné de facto l’abandon de la plupart des projets en cours. Les saisons 2 des jeux The Wolf Among Us et de Game of Thrones seraient menacés, comme le jeu Stranger Things sur lequel le studio travaillait pour le compte de Netflix. L’éditeur Devolver a d’ailleurs manifesté son intérêt de récupérer le projet, ainsi qu’une partie de l’équipe. Selon Netflix, le projet de portage de Minecraft : Story Mode en tant que jeu vidéo directement jouable sur la plateforme de streaming vidéo, serait, quant à lui, toujours d’actualité.

   


L’optimisme n’est, en revanche, pas de mise concernant la suite de la série The Walking Dead, qui avait rendu Telltale célèbre en 2012, et qui devait s’achever en décembre 2018. Si le deuxième épisode de la saison 4 est sorti, les deux épisodes censés conclure la saga, prévus pour novembre et décembre, sont menacés. Le jeu n’est d’ailleurs à cette heure plus en vente sur la boutique spécialisée Steam.
Telltale Games s’est toutefois voulu rassurant : dans un communiqué, le studio assure que « des partenaires potentiels se sont manifestés et veulent nous aider à terminer la saison finale de Walking Dead ».

https://t.co/Mw97tRsGGY— telltalegames (@Telltale Games)


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« On ne peut pas encore faire de promesses, mais nous travaillons actuellement à une solution qui permettra aux épisodes 3 et 4 d’être terminés et publiés, sous une forme ou sous une autre. »
« Payez d’abord les équipes »
La déclaration fait grincer des dents dans la communauté des développeurs de jeux vidéo. Pour beaucoup, le studio ferait mieux de s’occuper du sort de ses employés plutôt que de ses jeux. Cory Barlog, réalisateur du jeu God of War et figure de l’industrie, s’en est ému dans un message partagé près de 2 500 fois.

@telltalegames I would hope this means that you will first pay your entire team their severance, and then proceed t… https://t.co/2aXGaSvnBu— corybarlog (@Cory Barlog 🎮 🏳️‍🌈 Should be writing!)


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« J’espère que cela veut dire que vous allez d’abord payer à vos équipes leurs indemnités de licenciement et ensuite terminer les derniers épisodes. Ça ne me dérange pas d’attendre aussi longtemps qu’il le faudra, tant que vous commencez par traiter ceux qui ont travaillé si dur avec l’humanité et le respect qu’ils méritent ! »
Emily Buck, qui était encore employée de Telltale au début de la semaine, est allée dans le même sens.

Now, when we’ve all lost our jobs, and Telltale is thinking of finishing projects without us, after not giving us s… https://t.co/fPFPu6Jlq7— emilybuckshot (@Emily Grace Buck plz hire TTG devs!)


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« Pendant des années, Telltale a utilisé le slogan “la qualité est dans notre ADN !” (…) La qualité ne venait pas des employés, mais de leur ADN (…). Maintenant qu’on a tous perdu nos emplois, et que Telltale envisage de terminer le projet sans nous, sans nous avoir payé d’indemnités, je réalise qu’ils ont réussi à convaincre les fans que la qualité, c’est Telltale, et pas les gens qui font leurs jeux. Mais nous ne sommes pas remplaçables ! »
Mardi 25 septembre, on apprenait d’ailleurs que d’anciens employés de Telltale intentaient une action en justice à l’encontre de leur ex-employeur. Selon eux, Telltale n’aurait pas respecté les codes du travail californien et américain. En novembre 2017, Telltale avait déjà licencié 90 employés, soit un quart de l’effectif de l’époque. A l’époque, une enquête du site Kotaku faisait état des conditions de travail difficiles des employés de l’entreprise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le rapport de la commission d’enquête sur l’alimentation industrielle veut inciter le secteur agroalimentaire à mettre moins de sel, de gras, de sucre et d’additifs dans ses produits, et éduquer les enfants à bien manger.
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« Reprendre le pouvoir sur nos assiettes » : les députés s’attaquent à la malbouffe

Le rapport de la commission d’enquête sur l’alimentation industrielle veut inciter le secteur agroalimentaire à mettre moins de sel, de gras, de sucre et d’additifs dans ses produits, et éduquer les enfants à bien manger.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 09h50
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 14h36
    |

            Pascale Santi








                        



   


Après six mois de travail et une quarantaine d’auditions, la commission d’enquête parlementaire sur l’alimentation industrielle a voté son rapport, mercredi 26 septembre, à l’Assemblée nationale. Additifs, aliments trop sucrés, trop salés, transformés sont dans la ligne de mire de cette commission, constituée à la demande du groupe de La France Insoumise (LFI).
Elle veut s’attaquer à la malbouffe, et à ses effets sur la santé. Les autorités sanitaires alertent depuis des années, notamment sur le lien entre la mauvaise alimentation et le surpoids, l’obésité, les maladies chroniques… C’est là un enjeu de santé publique, alertent les députés. Plusieurs propositions sont ainsi formulées pour « reprendre le pouvoir sur nos assiettes », revendique Loïc Prud’homme, député LFI qui préside la commission. « Une mauvaise alimentation rend malade, voire tue », insiste-t-il, ajoutant que le législateur doit s’en emparer « de façon urgente ».

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                Prix, glyphosate… la loi alimentation déçoit agriculteurs et ONG



La composition des produits a été passée au crible, l’enjeu étant de réduire le nombre d’additifs autorisés dans les produits transformés et ultra-transformés, de 338 autorisés aujourd’hui, à 48 d’ici à 2025, c’est-à-dire ceux qui sont aujourd’hui autorisés dans l’alimentation biologique. Le nombre d’additifs utilisés dans un seul produit serait aussi limité. Les industriels sont aussi invités à réduire la teneur en contaminants et résidus dans aliments et emballages.
« Accords collectifs »
De même, il est demandé d’interdire le dioxyde de titane, un additif alimentaire très courant. Le rapport fustige aussi les composants néoformés, notamment dans l’alimentation infantile. Plusieurs études ont récemment pointé le lien entre la consommation de ces aliments ultra-transformés et le risque de cancer. « Ces produits sont un fléau pour notre alimentation », estime Loïc Prud’homme, qui s’interroge aussi sur les possibles effets cocktail de ces substances.
Autre axe de réflexion, la teneur en sel. « L’Organisation mondiale de la santé recommande une consommation de sel limitée à 5 grammes par personne et par jour, alors qu’on est aujourd’hui à une fourchette comprise entre 10 et 12 grammes », soulignait en août la rapporteure de la commission et députée LRM, Michèle Crouzet.

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                Barres chocolatées, bonbons... l’OMS veut protéger les enfants du marketing alimentaire



Un temps évoquée, la taxe sur les produits trop salés n’a pas été retenue. Mais la commission préconise de faire respecter les teneurs en sel des produits de panification à 18 grammes par kilo de farine, « un non-respect qui sera financièrement sanctionné ». Aujourd’hui, 30 % des apports quotidiens en sel viennent du pain en France, rappelle Michèle Crouzet.
« Les recommandations ne sont pas respectées », martèle Loïc Prud’homme. S’il est convaincu que seule la contrainte peut être efficace, cela ne semble pas la voie retenue par le gouvernement. Auditionné mardi 18 septembre par les membres de la commission parlementaire, le ministre de l’agriculture Stéphane Travert a plaidé en faveur de chartes de bonnes pratiques avec les industriels, afin de faire diminuer les taux de sucre, de sel et de gras dans les aliments transformés, plutôt que d’édicter des contraintes. « Je préfère privilégier cette promotion des accords collectifs », a plaidé le ministre.
Inégalités sociales
Il est crucial également de mieux informer le consommateur. L’une des propositions est de rendre plus contraignantes les publicités sur les produits destinés aux enfants. Il est aussi préconisé de rendre obligatoire la mise en place du Nutri-Score, le système d’étiquetage nutritionnel choisi par la France (aujourd’hui facultatif), sur les produits transformés ou ultra-transformés, et d’indiquer l’origine de ces produits, la proportion globale d’additifs… Le rapport recommande une refonte de la gouvernance de l’alimentation en France et des mesures pour lutter contre les inégalités sociales, car « les personnes qui ont le moins de moyens sont les premières atteintes par l’obésité », pointe le rapport.

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                La consommation d’aliments mal notés par le Nutri-Score augmente le risque de cancer



Les parlementaires veulent aussi améliorer la restauration collective par un recours accru à la filière biologique, que ce soit dans les cantines scolaires, les Ehpad, les établissements de soins, tout en travaillant sur le gaspillage alimentaire.
« On a posé des jalons, on espère que certains seront repris », insiste Loïc Prud’homme. « Il n’est pas trop tard pour sauvegarder une alimentation saine et durable », ajoute Michèle Crouzet, qui insiste sur la nécessité du suivi de la mise en œuvre de ces mesures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ La justice autrichienne l’a reconnu coupable d’« atteinte délibérée à l’environnement » pour avoir utilisé du chlorpyrifos dans ses vergers.
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En Autriche, un arboriculteur va en prison pour avoir tué des abeilles à l’insecticide

La justice autrichienne l’a reconnu coupable d’« atteinte délibérée à l’environnement » pour avoir utilisé du chlorpyrifos dans ses vergers.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 16h58
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 17h09
   





                        


Un arboriculteur autrichien a été condamné à une peine de douze mois de prison, dont quatre mois ferme par le tribunal de Klagenfurt, dans le sud de l’Autriche, mercredi 26 septembre.
Il était poursuivi pour avoir illégalement utilisé du chlorpyrifos, un insecticide très puissant, dans ses vergers à un moment où les arbres étaient encore en fleur et attiraient de nombreuses abeilles. Une cinquantaine de ruches d’apiculteurs voisins avaient été touchées.

        Le chlorpyriphos :
         

          le pesticide qui a failli être interdit en Californie



Le tribunal de Klagenfurt l’a reconnu coupable d’« atteinte délibérée à l’environnement », soulignant que le maître arboriculteur, établi dans la région du Lavanttal et qui participe régulièrement à la formation de professionnels, avait agi en toute connaissance de cause.
Le tribunal a souligné que la peine de prison ferme prononcée contre l’homme de 47 ans devait avoir un effet de « prévention » et servir à rappeler que « l’usage de produits phytosanitaires ne peut s’effectuer que dans le cadre d’un équilibre entre l’écologie et l’économie ».
L’usage massif d’insecticides dans l’agriculture est tenu pour responsable de la forte hausse de la mortalité des abeilles et d’autres insectes pollinisateurs dans le monde. L’Union européenne a décidé en avril l’interdiction de certaines substances appartenant à la famille de néonicotinoïdes.


Savez-vous ce que sont les néonicotinoïdes ?

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Notre sélection d’articles sur les néonicotinoïdes
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr sur les pesticides néonicotinoïdes :
la synthèse pour tout comprendre aux pesticides néonicotinoïdesla dernière décision de l’Europe qui a interdit, fin avril, trois néonicotinoïdes jugés dangereux pour les abeillesla chronique du journaliste du Monde, Stéphane Foucart, selon qui « l’interdiction intervient alors que les dégâts sont immenses et en partie irréversibles »la tribune d’un collectif de chercheurs européens qui rappelle les dangers des néonicotinoïdes et souligne qu’il est tout à fait possible de s’en passerles explications du chimiste et toxicologue Jean-Marc Bonmatin sur une possible nouvelle génération de néonicotinoïdes (vidéo)comprendre pourquoi les pesticides sont bien l’une des causes du déclin des oiseaux





                            


                        

                        


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Vingt ans d’opposition autour du grand contournement ouest de Strasbourg

La justice a autorisé la poursuite des travaux de la rocade qui cristallise l’opposition entre partisans d’une nouvelle infrastructure et défenseurs de l’environnement.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 12h08
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 17h31
    |

Nathalie Stey (Strasbourg, correspondance)







                        



                                


                            
La réalisation du grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg, une rocade à péage devant faciliter la circulation des poids lourds en transit autour de l’agglomération alsacienne et soulager l’autoroute d’accès actuelle, va pouvoir se poursuivre.
L’association de sauvegarde de l’environnement Alsace Nature, qui estimait l’autorisation de démarrage des travaux délivrée par le préfet illégale, et demandait sa suspension, n’a pas obtenu gain de cause. Bien que les atteintes à l’environnement que génère ce projet ne soit pas bien justifiées par l’Etat, le tribunal administratif de Strasbourg a estimé mardi 25 septembre que suspendre sa réalisation, alors que les travaux préparatoires sont en cours, « porterait une atteinte d’une particulière gravité à l’intérêt général ».
Un projet vieux de vingt ans

Depuis bientôt vingt ans, le contournement ouest de Strasbourg cristallise l’opposition entre les partisans d’une nouvelle infrastructure, qui y voient un moyen de fluidifier le trafic routier nord-sud en Alsace, et les riverains et défenseurs de l’environnement, pour qui d’autres solutions sont possibles. Cette rocade de 24 km doit permettre de soulager l’autoroute existante (A35), non concédée et donc gratuite. Construite dans les années 1960, cette dernière est aujourd’hui totalement saturée, avec un trafic pouvant atteindre 200 000 véhicules par jour, dont 16 000 poids lourds. Le remède, défendu notamment par la chambre de commerce et d’industrie : séparer trafic de transit et trafic local. Pour ses défenseurs, le grand contournement ouest doit ainsi rendre le territoire alsacien plus attractif, en facilitant le trafic commercial.
Une première procédure de mise en concession est abandonnée par l’Etat en 2012, au motif que le concessionnaire pressenti — le groupe Vinci — ne parvient pas à réunir les 750 millions d’euros nécessaires à la construction de l’infrastructure. Une reconfiguration du projet est lancée, et c’est une rocade...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Jusqu’ici, les propriétaires de la console de Sony ne pouvaient pas rejoindre, sur le jeu le plus populaire de l’année, les joueurs Xbox One, PC ou smartphone.
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« Fortnite » : les joueurs PlayStation 4 pourront bientôt jouer avec les autres

Jusqu’ici, les propriétaires de la console de Sony ne pouvaient pas rejoindre, sur le jeu le plus populaire de l’année, les joueurs Xbox One, PC ou smartphone.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 16h45
   





                        



   


Qu’ils aient un PC, un Mac, une Xbox One, une Switch, un smartphone sous Android ou un iPhone, tous les joueurs pouvaient déjà s’écharper, par la magie de ce qu’on appelle le « crossplay », dans une même partie de Fortnite Battle Royale — un jeu au succès colossal.
Tous les joueurs ? Pas tout à fait. Sony faisait encore et toujours de la résistance, interdisant aux propriétaires de sa PlayStation 4 de rejoindre leurs petits camarades, les obligeant à jouer entre eux uniquement. Ce qui avait généré nombre de frustrations.
Bientôt de l’histoire ancienne. Dans une note de blog publiée mercredi 26 septembre, John Kodera, président de Sony Interactive Entertainment, a ainsi annoncé que les fonctionnalités crossplay de Fortnite Battle Royale entraient dès aujourd’hui en phase d’« open bêta » sur PlayStation 4 — une phase de test.
« Pour nous, la bêta est une occasion de s’assurer que les fonctionnalités cross-plate-forme marchent pour le mieux sur PlayStation, tout en veillant à conserver la qualité de l’expérience utilisateur, d’un point de vue technique comme social », a ainsi expliqué M. Kodera.
Au début de septembre, encore, Kenichiro Yoshida, PDG de Sony, disait à The Independent que la PS4 était « le meilleur endroit pour jouer à Fortnite ». Sous-entendu : les joueurs n’avaient pas besoin d’aller chercher des camarades de jeu sur Xbox One, Switch, ordinateur ou smartphone.

        Lire aussi :
         

                « Fortnite », le jeu vidéo qui pulvérise tous les records d’audience






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ L’expulsion de touristes chinois d’un hôtel suédois en pleine nuit a entraîné une série d’incidents diplomatiques entre les deux pays, depuis le 2 septembre.
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<filnamedate="20180926"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180926"><AAMMJJHH="2018092619">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Au printemps, des milliers d’enseignants ont manifesté dans les Etats républicains pour réclamer des crédits pour les écoles publiques. Des centaines d’entre eux se présentent aux élections du 6 novembre.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
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Midterms : les profs à l’assaut des urnes en Arizona

Au printemps, des milliers d’enseignants ont manifesté dans les Etats républicains pour réclamer des crédits pour les écoles publiques. Des centaines d’entre eux se présentent aux élections du 6 novembre.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 17h26
    |

            Corine Lesnes (Phoenix (Arizona), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Christine Porter Marsh enseigne la littérature anglaise au lycée Cactus Shadows de Scottsdale, en Arizona. Un jour, un élève lui a posé une question qui l’a laissée sans voix. « Les jeunes de l’Arizona ont-ils moins de valeur que ceux des autres Etats ? » Le lycéen essayait de comprendre pourquoi les classes étaient surpeuplées et les écoles sous-équipées. Pourquoi les profs désertaient l’enseignement public ; pourquoi on les voyait, le week-end, conduire des véhicules Uber ou servir à la cafétéria du drugstore Walgreens.
C’est ce jour-là que l’enseignante a décidé de se lancer dans la politique. Après vingt-six ans dans l’éducation, elle se présente le 6 novembre au Sénat de l’Arizona, sous l’étiquette du Parti démocrate. Elle veut changer le système de financement de l’école publique dans cet Etat républicain qui est l’un des plus antitaxes du pays – et qui se place au 49e rang pour le budget consacré à chaque étudiant. « Il est impossible que les élèves se sentent valorisés quand ils sont 38 ou 40 par classe », explique-t-elle. 

« Voter pour Marsh, c’est voter pour les jeunes », proclame un panneau dans la permanence démocrate, où s’active un groupe de lycéens bénévoles. Sur ses affiches, Christine Marsh a fait inscrire le titre dont elle est le plus fière : « Professeure de l’année 2016 ». Elle a été distinguée pour un essai où elle défendait l’éducation publique contre les attaques des conservateurs, toujours prêts à réduire le nombre de fonctionnaires et le montant de leur retraite.
Il y a deux ans, Christine Porter Marsh a dû demander des bons cadeaux aux parents pour se procurer du papier à imprimante
« L’Arizona est le ground zero pour le mouvement de privatisation de l’enseignement public », affirme-t-elle. Il y a deux ans, elle a dû demander des bons cadeaux aux parents pour se procurer du papier à imprimante. Rien d’exceptionnel. Selon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le cinéaste Pierre Schoeller redonne vie aux événements advenus entre 1789 et 1793.
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« Un peuple et son roi » : la Révolution comme un torrent de paroles et de sang

Le cinéaste Pierre Schoeller redonne vie aux événements advenus entre 1789 et 1793.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 07h53
 • Mis à jour le
26.09.2018 à 17h49
    |

                            Thomas Sotinel








                        



   


L’avis du « Monde » – à ne pas manquer
On peut s’amuser, sur un moteur de recherche, à associer n’importe quel produit ou événement – surgelés, migraine, revêtement de sol, mariage princier – au terme « révolution ». On constatera que cette idée s’est dissoute en une infinité de changements cosmétiques et d’évolutions dérisoires. Dans le même temps, la possibilité de changer délibérément le monde est devenue presque inconcevable.

        Lire le dialogue entre Pierre Schoeller et l’historien Patrick Garcia :
         

          « Dans “Un peuple et son roi”, on échappe à l’image d’Epinal »



L’ambition de Pierre Schoeller – sans doute la plus haute et la plus folle qu’ait ­connue le cinéma français ces dernières ­années – est de redonner vie et sens à la ­révolution, de ­mettre en scène la mort d’un monde et la naissance d’un autre, ce qui est advenu en France entre le 9 avril 1789, jeudi saint, un mois avant la réunion des Etats généraux, et le 21 janvier 1793, date de l’exécution de Louis XVI – du jour où le roi lava pour la dernière fois les pieds des ­enfants pauvres de Paris (c’est la première séquence du film) à celui de sa décapitation.

        Lire le reportage sur le tournage du film :
         

          L’été révolutionnaire de Pierre Schoeller



En deux heures (c’est bien peu), le réalisateur de L’Exercice de l’Etat (2011) concentre les images, les discours, les figures et les­ ­conflits avec une acuité intellectuelle et une énergie qui emportent tout, même la ­gaucherie de certains tours du récit. Allant et venant des galetas du faubourg Saint-Antoine à ­Versailles, des Tuileries ensanglantées à la salle du Manège de l’Assemblée ­nationale, Un peuple et son roi précipite les éléments de la France de 1789 dans le creuset de la révolution et analyse l’alliage nouveau qui en sort. Autant qu’un spectacle guidé par un souci de fidélité aux sources, le film de Schoeller est un essai voué à réveiller la ­réflexion sur l’idée de révolution, sur son ­actualité. Il en restera aussi bien l’image de ce cheval errant dans la cour des Tuileries au lendemain de l’assaut donné par le peuple contre les Suisses que le désir de poursuivre, par la lecture ou le débat, la conversation ­impulsée à l’écran.
Le feu et la lumière
Après que le grand et gauche souverain ­(Laurent Lafitte) a donc lavé les pieds des enfants pauvres, ce rite qui rappelle plus la nature divine du monarque que la charité de la maison de Bourbon, le récit se déplace dans l’atelier de l’Oncle (Olivier Gourmet), maître verrier, à l’ombre des tours de la ­Bastille. La forteresse vient d’être prise, l’artisan est sceptique quant à la portée de cet ­accomplissement. Autour de lui, il y a sa compagne Solange (Noémie Lvovsky) et les autres femmes de l’immeuble (Adèle Haenel, Céline Sallette, Izïa Higelin). Passent aussi des figures historiques méconnues : les figures révolutionnaires Lazowski (Andrzej Chyra) et Pauline Léon (Julia Artamonov), quipoussent le feu des discussions ­devant le four du verrier.
Au long de cette première partie, Schoeller joue avec le feu et la lumière. La plasticité du verre en fusion devient celle d’une éruption solaire, la pénombre qui règne dans le faubourg est frappée par la lumière lorsque la démolition de la Bastille laisse enfin passer le soleil. Le contrepoint sonore de ces lumières passées de l’état d’idées à celui de réalité, ce sont les effusions chantées, les comptines satiriques ou les refrains vengeurs.
Dans le personnel parlementaire, Pierre Schoeller précipite des figures oubliées à la tribune : on entendra plus Barnave que Danton
Une ellipse amène à 1791, année baptisée « le temps des trahisons » : celle du roi, qui fuit jusqu’à Varennes, celle du gouvernement constitutionnel qui fait tirer sur les ­manifestants du Champ-de-Mars. Un peuple et son roi trouve alors son rythme, une ­perpétuelle accélération, faite de ­contretemps et d’avancées imprévues qui portent les acteurs de l’histoire bien plus loin que la plupart d’entre eux ne l’avaient ­calculé. Les gens du faubourg Saint-Antoine qui discouraient dans l’atelier du verrier ­interviennent à l’Assemblée nationale, puis à la Convention. Ils débattent dans les clubs, prennent les armes.
Dans le personnel parlementaire, Pierre Schoeller précipite des figures oubliées à la tribune : on entendra plus Barnave que ­Danton. Egalement scénariste, le réalisateur a choisi ses intervenants en fonction de leurs discours, conservés dans les archives parlementaires. L’exactitude des propos ­répond à celle des costumes, des décors. Il ne s’agit pas de reconstituer exactement ­l’époque pour le plaisir d’un voyage dans le temps, plutôt de stimuler la pensée en ­supprimant les obstacles que constitueraient les approximations, les erreurs.
Sortie de l’enfance d’une nation
Il ne faut pas non plus égarer le spectateur dans la foule des figures étonnantes qui ont surgi dans les assemblées successives et dans les clubs. Schoeller place Robespierre dans l’œil de la tourmente. On ne s’attendait pas à ce Louis Garrel, dont la renommée repose sur le charme, s’enveloppant de ­l’impassibilité glaciale de l’incorruptible. Il le fait avec juste ce qu’il faut d’inquiétude, ­pendant que Denis Lavant, en Marat roué et idéaliste, ne semble jamais douter.
Dans cette marche forcée vers la république, le thème de la lumière fait place à celui de l’incertitude des sens. L’Oncle est frappé de cécité, Basile (Gaspard Ulliel), un vagabond proscrit qui a rejoint le groupe du ­faubourg, est assourdi par un coup de fusil pendant la prise des Tuileries.
Il faudrait plus de cinq sens pour appréhender l’entièreté de ce qui se passe : le désir de liberté, d’autonomie, l’inéluctabilité de la violence, bientôt celle de l’élimination du souverain. Quand on arrive sur la place de la Concorde, ce matin d’hiver, on prend la mesure de ce qu’on vient de voir, on ­comprend ce titre un peu déconcertant : Un peuple et son roi. Ce n’est qu’un premier ­chapitre, celui de l’apprentissage de l’idée de république, de la sortie de l’enfance d’une nation. Le second chapitre, que l’on espère, serait celui des premiers pas de ce nouveau régime, violents, tragiques, féconds.

Film français de Pierre Schoeller. Avec Adèle Haenel, Olivier Gourmet, Noémie Lvovsky, Gaspard Ulliel, Céline Sallette, Louis Garrel, Laurent Lafitte (2 h 01). Sur le Web : www.facebook.com/STUDIOCANAL.FRANCE et salles.studiocanal.fr

Les sorties cinéma de la semaine (mercredi 26 septembre)
I Feel Good, film français de Benoît Delépine et Gustave Kervern (à ne pas manquer)Un peuple et son roi, film français de Pierre Schoeller (à ne pas manquer)Libre, documentaire français de Michel Toesca (à voir)Rafiki, film français et kényan de Wanuri Kahiu (à voir)Le vent tourne, film belge, français et suisse de Bettina Oberli (à voir)Bergman, une année dans une vie, documentaire suédois de Jane Magnusson (pourquoi pas)L’Ombre d’Emily, film américain de Paul Feig (pourquoi pas)La Prophétie de l’horloge, film américain d’Eli Roth (pourquoi pas)The Little Stranger, film britannique de Lenny Abrahamson (pourquoi pas)Donbass, film ukrainien de Sergei Loznitsa (on peut éviter)Hostile, film français de Mathieu Turi (on peut éviter)
A l’affiche également :
Journal d’un disparu, film français d’Emmanuel Ostrovski et Jospeh Rottner





                            


                        

                        


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Compte rendu

« Les balles font fuir les électeurs » des régions anglophones du Cameroun

A l’approche de la présidentielle du 7 octobre, près de 200 000 déplacés internes ont déjà fui, craignant les violences entre militaires et séparatistes.

Par                                            Josiane Kouagheu (Buéa (Cameroun), envoyée spéciale)




LE MONDE
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        Le 24.09.2018 à 13h26

     •
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        Mis à jour le 26.09.2018 à 17h30






    
Des résidentes des régions anglophones du Cameroun arrivant à la gare routière de Buéa, en juillet 2018.
Crédits : STRINGER / AFP


Au milieu d’un fatras de valises, matelas, gazinière, seaux et même placards, un petit garçon se fraye un chemin. Un œil sur lui, sa mère, Stella, rassure la famille. « Je vais venir. J’ai acheté mon ticket », répète-t-elle au téléphone. Il ne lui reste qu’à attendre son tour. Comme tous ceux qui se pressent à la gare routière de Buéa, dans le Sud-Ouest camerounais. Avec le Nord-Ouest, également anglophone, cette région traverse depuis deux ans une profonde crise politico-sociale et redoute l’élection présidentielle prévue le 7 octobre.
« Il y a trois jours, mes parents, mon compagnon sont partis. Moi, je ne voulais pas abandonner l’épicerie. C’est toute ma richesse. Aujourd’hui, je me rends à l’évidence : je mets en danger la vie de mon enfant en restant. C’est mon fils unique », soupire Stella, en partance pour rejoindre ses proches à Douala, la capitale économique.

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Depuis une semaine, la rumeur d’une intensification des affrontements entre l’armée et les indépendantistes agite les esprits, entraînant des départs massifs. Ces séparatistes, qui veulent la sécession de la partie anglophone du Cameroun, ont sommé la population de boycotter le scrutin. Sur les réseaux sociaux, ils menacent de s’en prendre à quiconque défiera cet ordre et promettent de mener, « dès le 25 septembre », « une guerre contre l’armée d’occupation » camerounaise.
« Qui nous protégera ? »
D’après Amnesty International, la situation en zone anglophone est « de plus en plus désespérée ». En un an, 400 personnes ont été tuées, et à l’approche de la présidentielle, l’ONG craint « une flambée de violence ». Comme Stella, de nombreux habitants ont préféré partir par peur de se « retrouver au milieu des tirs », « de manquer de nourriture » ou « de rester coincés ici alors que la situation empire ». Depuis le début de la crise, les grandes organisations internationales dénombrent entre 180 000 et 200 000 déplacés internes.
Les gouverneurs des deux régions ont bien tenté de rassurer la population, lui demandant de « faire confiance » aux forces de défense. Sans grand effet. Samedi 15 septembre, Bernard Okalia Bilaï, le gouverneur du Sud-Ouest, a été pris à partie après avoir demandé à une foule paniquée dans la gare de Buéa de « ne pas céder aux manipulations ». « Il est arrivé protégé par des hommes armés jusqu’aux dents. Comment peut-il nous demander de rester ? Mais qui nous protégera dans la rue ou dans nos maisons contre ces mêmes militaires qui nous prennent pour des séparatistes et nous tuent ? », s’écrie un chauffeur.

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« C’est le gouvernement qui a aggravé cette situation, renchérit un passager. Au début, les enseignants et les avocats ont manifesté pour réclamer leurs droits. Il a envoyé l’armée les fouetter et les emprisonner. L’armée a tué nos frères et brûlé nos villages. Maintenant, il est trop tard. »
Sur la route, militaires et policiers, encagoulés et bien armés, escortent des camions de billes de bois ou de produits brassicoles lancés à vive allure. Aux barrages, ils vérifient les cartes d’identité et fouillent les bagages. Un jeune homme est ainsi débarqué d’un véhicule pour que les forces de l’ordre contrôlent le contenu de son ordinateur. Faute de disposer du chargeur de l’appareil, le passager est retenu.

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A Limbé, ville balnéaire qui jadis attirait les touristes, les rues sont quasi désertes. Seuls quelques taxis rôdent, en quête de « courageux clients ». « Avant, les élèves étaient notre principale clientèle le matin. Mais il n’y a plus d’école », déplore Peter, les mains crispées sur le volant. Depuis le début de la crise dans les deux régions anglophones, de nombreux établissements scolaires ont été brûlés ou attaqués. La plupart des parents ont préféré déscolariser leur progéniture.
Pour la rentrée, quelques écoles ont ouvert, bravant le danger. Pour peu de temps : face à la menace, elles se sont déjà vidées. Au Saker Baptist College à Limbé, l’un des plus prestigieux établissements en zone anglophone, ouvert en 1962, les parents « affolés » sont venus récupérer plus de 500 élèves. « Ils ne pouvaient mettre la vie de leur enfant en danger. Je les comprends, explique l’une de ses responsables. Ils ont dit qu’ils allaient apprécier la situation et revenir après les élections, une fois le calme réinstallé. »
« J’ai peur de tout le monde, même de mon frère »
Dans ce contexte de peur et de fuite massive, l’élection présidentielle pourra-t-elle vraiment se dérouler le 7 octobre en zone anglophone ? Le directeur général d’Elections Cameroon (Elecam), l’instance chargée d’organiser le scrutin, martèle régulièrement à la presse que celui-ci aura bien lieu. A la représentation régionale d’Elecam à Buéa, de nombreux employés qui ont envoyé leur famille « en lieu sûr ailleurs » sont loin de partager cet optimisme. On y parle plutôt de « mission suicide ».
Un responsable départemental de l’organisme a été tué. Un autre kidnappé pendant plus de deux semaines avant d’être libéré. Tout cela a aggravé la panique. D’après une source interne, certains employés ont même abandonné maison et voiture, de peur d’être piégés ou tués.

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« Nous sommes en guerre et j’ai peur de tout le monde, même de mon propre frère. Allez savoir s’il n’est pas sympathisant des séparatistes… Ces gens-là sont convaincus qu’ils ne sont plus Camerounais et qu’il n’y aura pas d’élection chez eux, confie une source. Les balles font fuir les électeurs. » Elles ont aussi relégué au fond des tiroirs les CD préparés pour la campagne. Un des musiciens ayant prêté leur voix pour appeler les habitants au vote est désormais menacé de mort par les sécessionnistes.
A deux semaines du scrutin, les villages bordant la route, comme Ekona Town, se suivent et se ressemblent : maisons et boutiques fermées, rues désertes, véhicules incendiés. « Vous pensez que ces gens qui ont tout perdu ont eu le temps d’emporter leur carte d’électeur ? Et même s’ils l’avaient prise, pensez-vous qu’ils auront le cœur à voter ? », interroge avec tristesse Awa, une commerçante réfugiée à Limbé.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ L’inventeur danois avait fait appel de sa peine de prison pour le meurtre avec préméditation, précédé de violences sexuelles, de la journaliste suédoise.
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Perpétuité confirmée pour Peter Madsen, le meurtrier de la journaliste Kim Wall

L’inventeur danois avait fait appel de sa peine de prison pour le meurtre avec préméditation, précédé de violences sexuelles, de la journaliste suédoise.



LE MONDE
 |    26.09.2018 à 16h10
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26.09.2018 à 16h42
   





                        



   


Mercredi 26 septembre, la Haute Cour de Copenhague a confirmé en appel la condamnation de l’inventeur danois Peter Madsen à la réclusion à perpétuité pour l’assassinat d’une journaliste suédoise à bord de son sous-marin artisanal en août 2017.
Peter Madsen, 47 ans, avait interjeté appel de la durée de sa peine de prison après sa condamnation en premier ressort en avril à la perpétuité pour le meurtre avec préméditation, précédé de violences sexuelles, de Kim Wall, 30 ans. Il ne contestait pas en revanche le verdict de culpabilité.
« Je suis terriblement triste pour les proches de Kim de ce qui s’est passé », avait déclaré Peter Madsen à la clôture de l’audience, utilisant un adjectif qui, en danois, peut également signifier « désolé ».
Rares condamnations à vie
Le procureur Kristian Kirk avait requis la prison à vie. « Quand je regarde Peter Madsen (...) je ne vois pas de raison pour (lui infliger) une peine plus faible que la perpétuité. » Selon lui, la préméditation et la nature des violences qui lui sont reprochées justifient son enfermement à vie. « Nous parlons d’un meurtrier sexuel cynique, pervers et calculateur, et pour cette raison je ne pense pas qu’il y ait une marge d’hésitation », a souligné M. Kirk.
« Par défaut, tous les meurtres sont cyniques, ce n’est pas propre à cette affaire », lui a rétorqué l’avocate de Peter Madsen, Betina Hald Engmark. « La défense est d’avis que le bon niveau de peine se situe entre quatorze et seize ans », a-t-elle dit lors de sa plaidoirie.
Au Danemark rares sont les condamnés à la prison à vie pour un seul homicide. Ces dix dernières années, trois personnes ont été condamnées à la perpétuité dans ces circonstances. Une perpétuité relative au Danemark, synonyme de seize ans de prison effective en moyenne.

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