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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ La multiplication des capteurs sur les futures générations de véhicule modifiera également les conditions de leur entretien, rappelle dans une tribune au « Monde » Sophie Vergne, qui dirige une entreprise de nettoyage automobile.
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Il faut « s’assurer que les capteurs des voitures autonomes sont et resteront plus fiables que nos cinq sens »

La multiplication des capteurs sur les futures générations de véhicule modifiera également les conditions de leur entretien, rappelle dans une tribune au « Monde » Sophie Vergne, qui dirige une entreprise de nettoyage automobile.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 17h22
    |

Sophie Vergne (PDG et fondatrice de Kleen, application consacrée au lavage automobile)







                        



                                


                            

Tribune. En 2017, 3 456 Français ont perdu la vie dans un accident de voiture. Ils étaient 16 545 en 1972. Cette division par cinq en trente ans a été rendue possible par les efforts conjugués des pouvoirs publics et des constructeurs automobiles. De meilleures infrastructures, une politique de prévention efficace, des lois plus strictes et la modernisation des automobiles ont grandement participé à cette baisse. Nous sommes maintenant arrivés à un palier qu’il est difficile de franchir en l’état ; il faut donc une rupture radicale pour y arriver.
En effet, 90 % des accidents de la route sont dus à une erreur humaine : la vitesse serait responsable d’un accident mortel sur trois, et l’alcool d’un sur quatre. Certes, des mesures ont été prises pour réduire la vitesse (les fameux 80 km/h sur les routes à double sens depuis le 1er juillet) ou pour réduire le taux l’alcoolémie des automobilistes.

Mais le véhicule autonome apparaît comme une véritable opportunité pour faire baisser le nombre d’accidents sur les routes. Selon Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, la voiture autonome devrait permettre de sauver 1 million de vies par an dans le monde.
Nos véhicules font actuellement des progrès énormes, et nous pouvons déjà leur déléguer un certain nombre de tâches de la conduite, comme faire un créneau, réguler notre vitesse ou rester entre les lignes blanches.
100 % autonomes pour 2020
Mais l’autonomisation des véhicules ne va pas en rester là : les premiers véhicules 100 % autonomes sont annoncés pour 2020, et les choses pourraient s’accélérer ! Bien entendu, ces avancées techniques devront s’accompagner de réflexions éthiques et sociétales : qui sera responsable en cas d’accident ? Le propriétaire du véhicule ? L’éditeur du logiciel de conduite ? La chaussée mal entretenue ? La société en charge de l’entretien de la voiture ?
Tout l’enjeu est donc de remplacer nos yeux et nos oreilles par des...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ En hausse, les encours des fonds socialement responsables se partagent équitablement entre les investisseurs institutionnels et les particuliers.
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L’investissement responsable dépasse les 1 000 milliards d’euros

En hausse, les encours des fonds socialement responsables se partagent équitablement entre les investisseurs institutionnels et les particuliers.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 17h00
    |

            Jérôme Porier








                        



   


En France, les encours de l’investissement responsable (IR) atteignaient 1 081 milliards d’euros au 31 décembre 2017, en hausse de 12 % sur un an, selon un rapport publié le 25 septembre par l’Association française de la gestion financière (AFG) en partenariat avec le Forum de l’investissement responsable (FIR).
Cette étude est publiée à l’occasion de la Semaine de la finance responsable, organisée du 27 septembre au 4 octobre, qui vise à promouvoir cette gestion vertueuse, qui respecte les principes du développement durable.
Lorsqu’ils sélectionnent les titres de leur portefeuille, les gérants « responsables » prennent en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). L’IR s’est fortement développé depuis quelques années. La demande est tirée par la demande des investisseurs institutionnels, ce qui explique le poids prépondérant des mandats, qui représentent plus de la moitié (56 %) des encours sous gestion. 

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Sont inclus dans le périmètre de l’IR les fonds Investissement socialement responsable (ISR), qui sont principalement en France des produits gérés selon l’approche « best in class », dans laquelle le gérant n’exclut aucun secteur de son horizon d’investissement, mais recherche dans cet univers les entreprises les plus « méritantes » selon les critères ESG. En hausse de 14 % sur un an, l’encours des fonds ISR représente 310 milliards d’euros soit 29 % de l’investissement responsable en France.
Secteurs exclus
Le solde est composé des fonds d’exclusion – pour lesquels les gérants excluent de leur horizon d’investissement certains secteurs (tabac, armement, etc.) –, des fonds thématiques (fonds environnementaux essentiellement) et des fonds gérés suivant l’approche « best in universe », qui signifie que le gérant sélectionne les entreprises en fonction de leurs efforts, indépendamment des secteurs auxquels elles appartiennent.
Autre constat, les encours des fonds ISR se partagent équitablement entre les investisseurs institutionnels (51 %), et les particuliers (49 %). « La part des particuliers devrait continuer à progresser grâce à la multiplication des offres par les réseaux de distribution de produits d’épargne et grâce à l’épargne salariale », indique l’AFG.

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L’AFG et le FIR se félicitent que de nombreux progrès aient été accomplis ces dernières années. Des labels ont notamment été créés par le ministère de l’économie et des finances et le ministère de la transition écologique et solidaire pour permettre aux épargnants de mieux identifier les produits financiers responsables. « La transparence s’améliore. Gérants et investisseurs ont désormais l’obligation de communiquer sur leurs pratiques ESG. Les informations délivrées par les sociétés de gestion sont plus claires, plus lisibles », observe Nicole Notat, présidente de Vigeo Eiris, une société qui note les entreprises cotées en Bourse en fonction des critères ESG.
Loi Pacte
Autres bonnes nouvelles, la Commission européenne a mis en place un plan d’action pour développer la finance durable, et la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), actuellement en discussion au Parlement, prévoit de contraindre les assureurs vie à proposer au moins un fonds responsable dans leurs contrats.

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« La gestion responsable rencontre un succès important auprès des investisseurs institutionnels, il nous reste maintenant à convaincre le grand public. C’est précisément le thème de la semaine de l’investissement responsable cette année », déclare Alexis Masse, président du FIR.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Jean-Louis Bancel, président du Crédit coopératif, note dans une tribune au « Monde » que la gestion prudente du capital mutualiste est une garantie de solidité et de vision de long terme qui devrait rassurer les actionnaires dans la reprise de la société de réassurance SCOR, et non les inquiéter.
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« Les entreprises coopératives et mutualiste » ont toute légitimité à être « actionnaires de référence »

Jean-Louis Bancel, président du Crédit coopératif, note dans une tribune au « Monde » que la gestion prudente du capital mutualiste est une garantie de solidité et de vision de long terme qui devrait rassurer les actionnaires dans la reprise de la société de réassurance SCOR, et non les inquiéter.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 16h55
    |

Jean-Louis Bancel (Président du Crédit coopératif et de Coop FR)







                        



                                


                            

Tribune. Ces derniers jours, plusieurs voix critiques ont fustigé, dans la presse, les entreprises mutualistes et coopératives, s’insurgeant contre la possible reprise de la société de réassurance SCOR par le groupe mutualiste Covea (MMA, MAAF et GMF).
Rappelons d’abord que, de longue date, les entreprises mutualistes sont des actionnaires stables et loyaux de la SCOR. Si aujourd’hui nous avons un réassureur français de dimension mondiale, c’est bien grâce au monde mutualiste qui depuis une trentaine d’années s’est comporté comme un actionnaire de long terme.
Il serait insupportable de laisser accroire que les structures coopératives et mutualistes ne sont que des entreprises « franchouillardes » réfractaires à toute ouverture au monde. Le secteur mutualiste est un contributeur important à l’économie de notre pays : il représente 10 % du produit intérieur brut et près de 13 % des emplois privés.

Au-delà des éléments propres à cette opération, certains justifient leur refus de la légitimité de l’intervention des entreprises coopératives et mutualistes comme actionnaires de référence au nom de postulats qui méritent une critique rationnelle.
« Biens de main morte »
Il est ainsi invoqué que les structures coopératives et mutualistes, en étant fidèles à leurs règles de fonctionnement, à savoir une distribution limitée des résultats annuels avec en corollaire leur accumulation dans des réserves impartageables, seraient un lieu d’accumulation de « biens de mainmorte ». Avec cette expression, on retrouve le jugement moral propre à la période révolutionnaire contre les biens du clergé.
On ne voit pas en quoi l’investissement dans le capital d’une grande entreprise de réassurance serait un projet spéculatif ou immoral qui serait défendu à des mutuelles ou des coopératives
Un tel reproche n’est pas sans rappeler celui fait par le Fonds monétaire international (FMI) en 2007, qui accusait les banques coopératives...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Les syndicats réclament des contrats de travail relevant du pays de résidence des employés.
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Grève à Ryanair le 28 septembre : la compagnie supprimera 8 % de ses vols

Les syndicats réclament des contrats de travail relevant du pays de résidence des employés.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 16h31
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 16h59
   





                        


En raison d’une grève de ses personnels de cabine dans six pays européens vendredi 28 septembre, la compagnie aérienne Ryanair a annoncé, mardi 25 septembre, l’annulation de 190 vols, soit 8 % de ceux prévus ce jour-là.
« Ryanair s’excuse auprès des 30 000 clients (sur 450 000) qui devraient être affectés par ces perturbations injustifiées vendredi 28 septembre », a expliqué dans un communiqué l’entreprise irlandaise, qui a rejeté la responsabilité de ces annulations sur « une infime minorité du personnel de cabine en Espagne, en Belgique, aux Pays-Bas, au Portugal, en Italie et en Allemagne ».
Le 28 septembre, il s’agira du « plus gros mouvement de grève jamais connu » par la compagnie, ont menacé les syndicats réunis à Bruxelles (CNE de Belgique, Ultrasporti et Filt-CGIL d’Italie, SITCPLA et USO d’Espagne, SNPVAC du Portugal et FNV des Pays-Bas). Ces organisations réclament en priorité des contrats de travail relevant du pays de résidence des employés.
Une précédente grève organisée dans cinq pays européens le 10 août, en pleine période de congés estivaux, avait entraîné quelque 400 annulations de vol, affectant plus de 55 000 passagers.

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                La « plus grande grève de l’histoire » de Ryanair se profile






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Christian Regouby, délégué général du Collège culinaire de France, explique dans une tribune au « Monde » que surmonter les réticences des candidats à l’emploi dans la restauration passe par l’échange d’expériences entre les maillons de la chaîne qui mène de la terre à l’assiette.
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« Les métiers de la restauration sont passionnants lorsqu’on choisit de les pratiquer sous l’angle de la qualité »

Christian Regouby, délégué général du Collège culinaire de France, explique dans une tribune au « Monde » que surmonter les réticences des candidats à l’emploi dans la restauration passe par l’échange d’expériences entre les maillons de la chaîne qui mène de la terre à l’assiette.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 16h29
    |

Christian Regouby (Délégué général du Collège culinaire de France)







                        



                                


                            

Tribune. Beaucoup de restaurateurs se plaignent du manque de motivation et de fidélité des candidats pour un métier qui semble rebuter les chercheurs d’emploi par ses contraintes horaires et matérielles et son manque de valorisation sociale. Le débat sur la « petite phrase » d’Emmanuel Macron sur la facilité à trouver un emploi dans le secteur « en traversant la rue » a attiré à nouveau l’attention sur ce problème.
Il est vrai que trop de jeunes aujourd’hui choisissent nos métiers plus par défaut que par passion. Mais n’est-ce pas à la profession de donner envie à ses futures recrues ? Les métiers de la restauration sont intrinsèquement passionnants, lorsqu’on choisit de les pratiquer sous l’angle de la qualité à tous les niveaux.
Des trésors de créativité
Le réseau des « Restaurants et producteurs artisans de qualité », créé par le Collège culinaire de France en 2013, a développé une approche particulière pour s’attaquer aux problèmes de recrutement et de fidélisation de ses 2 200 membres sur l’ensemble du territoire.
En amont, auprès des écoles de la restauration et de l’hôtellerie, le Collège culinaire propose la signature d’une « charte de saisonnalité » qui sensibilise les futurs professionnels pour qu’ils s’ouvrent aux pratiques artisanales et à une reconnexion avec la terre. Il s’agit de les inciter à aborder leur métier par la connaissance des produits et des producteurs, source de motivation et d’engagement.
L’accent mis par le Collège culinaire de France sur l’importance vitale d’une relation humaine entre producteurs et restaurateurs fait émerger des trésors de créativité et d’échanges passionnés sur la découverte et la compréhension de métiers différents. Ainsi, un restaurateur qui aura compris sur le terrain, au côté de son producteur, l’importance du moment de maturation optimum d’un légume ou d’un fruit pour le goût, pourra partager la découverte avec ses équipes et les passionner.
Développer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La loi Pacte, examinée à l’Assemblée nationale à partir de mardi, devrait autoriser l’Etat à lancer plusieurs privatisations.
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Safran, Airbus, aéroports... Ce que l’Etat actionnaire a vendu depuis 2013

La loi Pacte, examinée à l’Assemblée nationale à partir de mardi, devrait autoriser l’Etat à lancer plusieurs privatisations.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 16h26
    |

            Marianne Boyer et 
                                Maxime Mainguet








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Les Etats-Unis provoquent Pékin en vendant de nouveaux équipements militaires à Taïwan.
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Commerce, défense : la Chine cesse de dialoguer avec les Etats-Unis

Les Etats-Unis provoquent Pékin en vendant de nouveaux équipements militaires à Taïwan.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 15h31
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 16h48
    |

            Frédéric Lemaître








                        



   


Vingt-quatre heures après avoir rompu le dialogue avec les Etats-Unis sur les questions militaires, la Chine a annoncé, mardi 25 septembre, ne pas pouvoir négocier des questions commerciales « avec un couteau sur la gorge », selon l’expression employée par Wang Shouwen, ministre adjoint du commerce. La veille, de nouveaux tarifs douaniers imposés par les Etats-Unis sur 200 milliards de dollars (170 milliards d’euros) d’importations en provenance de Chine étaient entrés en vigueur, ainsi que de nouvelles taxes chinoises imposées, en représailles, sur 60 milliards de dollars d’importations en provenance des Etats-Unis.
La veille, également, la Chine avait publié un « Livre blanc » sur le commerce sino-américain dans lequel elle rejette la faute de la guerre commerciale actuelle sur les Etats-Unis. Si le document ne mentionne jamais Donald Trump, il dénonce les méthodes de « voyou » de Washington. La reprise des négociations dépend uniquement de la « volonté » de Washington, a précisé Wang Shouwen. Durant le week-end des 22 et 23 septembre, on avait appris qu’en raison de l’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane, Liu He, le puissant conseiller économique du président Xi Jinping, renonçait à se rendre une nouvelle fois à Washington, malgré l’invitation lancée par le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, le 13 septembre, quelques jours avant l’annonce des nouvelles taxes par Donald Trump.

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Tensions militaires
A ces tensions commerciales s’ajoutent donc des tensions militaires. La Chine a « décalé » des discussions entre responsables militaires chinois et américains prévues du 25 au 27 septembre, à Pékin, après l’annonce par Washington de sanctions contre la Chine, accusée d’avoir acheté quinze avions de combat russes Soukhoï SU-35 en 2017 ainsi que des équipements associés aux systèmes de défense antiaérienne S-400 sol-air en 2018.
En vertu des sanctions, le département de développement des équipements chinois (EED), la branche militaire chargée des acquisitions d’armements, et son directeur, Li Shangfu, ne pourront plus demander de licence d’exportation ni s’intégrer au système financier américain. Ils sont ajoutés à la liste du département du Trésor des entités avec lesquelles les Américains ne peuvent pas réaliser des transactions. Ce serait la première fois que les Etats-Unis imposent des sanctions non seulement à la Russie, mais à l’un de ses clients.

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« Symboliques »
Dans ce contexte déjà tendu, Washington a annoncé, lundi 24 septembre, qu’il approuvait la vente à Taïwan de pièces détachées et de pièces de rechange pour les avions de chasse et de transport F-16, C-130 et F-5, pour un montant de 330 millions de dollars. « La vente proposée contribuera à la politique étrangère et à la sécurité nationale des Etats-Unis en aidant à améliorer les capacités de sécurité et de défense du destinataire, qui a toujours été et qui reste une force importante de stabilité politique, d’équilibre militaire et de progrès économique dans la région », dit le communiqué du département d’Etat américain. Une vente qui irriterait Pékin, dans la mesure où le pays ne reconnaît pas l’indépendance de l’île.

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« Tant les sanctions contre le directeur du département des achats chinois que la vente de pièces détachées à Taïwan sont symboliques. Les sanctions ne remettent pas en question la coopération militaire entre la Russie et la Chine, et la vente n’est pas de nature à changer l’équilibre des forces dans le détroit de Taïwan. Mais ces décisions et les réactions chinoises qu’elles provoquent sont de nature à défaire la diplomatie militaire que les deux pays avaient commencé à construire sous Barack Obama. Déjà, la Chine n’avait plus été invitée, cette année, à participer aux grandes manœuvres que mènent les Etats-Unis et leurs alliés dans le Pacifique. Tous ces éléments ne peuvent que renforcer l’idée chinoise que la guerre commerciale que leur livrent les Etats-Unis s’inscrit dans le cadre d’une stratégie bien plus large », analyse Mathieu Duchâtel, expert de l’Asie au sein du European Council on Foreign Relations (ECFR, Conseil européen des relations étrangères).
Symboliquement, la Chine a interdit, lundi, à un navire militaire américain de faire escale à Hongkong le mois prochain.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Pour la première fois depuis près de deux décennies, la « Sécu » devrait être excédentaire de 700 millions d’euros en 2019.
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Sécu : retour à l’équilibre après 18 ans de déficit

EN UN GRAPHIQUE – Pour la première fois depuis près de deux décennies, la « Sécu » devrait être excédentaire de 700 millions d’euros en 2019.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 14h57
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 18h05
    |

                            Les Décodeurs








                        


La ministre de la santé, Agnès Buzyn, et son collègue des comptes publics, Gérald Darmanin, ont brandi, mardi 25 septembre, un projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 intégrant le retour à meilleure fortune de la « Sécu », un fait inédit depuis 2001.

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          Sécu : en 2019, premier budget en excédent depuis 18 ans



Au prix d’importants efforts demandés au monde de la santé et aux retraités, les comptes de la Sécurité sociale devraient être excédentaires de 700 millions d’euros en 2019. Cette année sera ainsi – si les prévisions s’avèrent – la dernière au cours de laquelle la « Sécu » sera dans le rouge, avec un déficit de 1 milliard d’euros du régime général et du fonds de solidarité vieillesse, qui verse les cotisations d retraite des chômeurs et le minimum vieillesse.


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Les comptes de la Sécu de retour à l'équilibre après plus de 15 ans de déficit
Solde des comptes de la Sécurité sociale (Régime général et Fonds de solidarité vieillesse) en milliards d'euros depuis 2001, dernière année positive.

Source : Commission des comptes de la Sécurité sociale



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Toutes les branches seraient excédentaires, à l’exception de l’Assurance-maladie, qui continuerait de présenter un déficit, à 900 millions d’euros. En 2017, ce dernier s’élevait à 4,9 milliards d’euros.

        Lire :
         

          Comprendre la réduction du trou de la « Sécu » en quatre points




> Voir la rubrique « En un graphique » des Décodeurs




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Si le marché du neuf en Ile de France a connu une baisse de régime, des opportunités se présentent sur certains territoires.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Immobilier : le Grand Paris terrain de chasse pour les investisseurs aguerris

Si le marché du neuf en Ile de France a connu une baisse de régime, des opportunités se présentent sur certains territoires.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 14h00
    |

                            Ludovic Clerima








                        



   


Baisse de régime pour l’immobilier neuf un partout dans le pays… sauf en Île-de-France. La région reste en grande partie préservée, pénurie de logements et prix élevés obligent. La baisse des quotités du prêt à taux zéro de 50 % et le recentrage du dispositif d’investissement locatif Pinel n’ont pas prise sur ce marché.
« Nous avons connu un premier trimestre en baisse de 5 % avec des mises en vente qui ont reculé de 50 %. En revanche, nous avons connu un rebond de mises en vente au deuxième trimestre ce qui a permis de corriger la baisse des ventes du premier trimestre », observe Fabien Acerbis, directeur général logement de la région Île-de-France de Bouygues Immobilier.
Seul bémol : le déficit croissant d’investisseurs. Pour les professionnels, les raisons sont à chercher du côté de l’annonce du prolongement pour 4 ans du dispositif Pinel : « Les investisseurs ne sont plus dans le rush. Ils savent qu’ils ont désormais 4 ans pour se décider et préfèrent prendre leur temps », constate Helen Romano, vice-présidente de Nexity Immobilier résidentiel.

        Lire aussi :
         

                Grand Paris, où acheter ?



Sans oublier l’impôt sur la fortune immobilière et l’arrivée prochaine du prélèvement à la source qui créent, selon Franck Vignaud, directeur du laboratoire de l’immobilier, « un contexte fiscal incertain pour les investisseurs. »
Investir dans le Grand Paris : mode d’emploi 
Pourtant, un peu partout en Île-de-France, l’effet Grand Paris commence à se faire sentir. Surtout lorsque les premiers coups de pioche sont donnés, constate Fabien Acerbis : « Les travaux ont démarré pour la ligne 15 sud qui relie Pont de Sèvres à Champigny. Idem pour le prolongement de la ligne 14. C’est du concret et les investisseurs s’y intéressent. Mais pour ce qui est de la ligne 16, prévue pour 2024, du côté de Clichy Montfermeil, là, les travaux n’ont pas encore débutés, l’appétence des investisseurs n’est pas encore perceptible. »

        Lire aussi :
         

                Saint-Denis et Villejuif, deux carrefours incontournables du Grand Paris



D’autres critères sont à prendre en compte comme le choix d’un logement près d’une future gare. « Il faut aussi voir l’évolution des prix sur les 15 ou 20 dernières années. S’assurer qu’en plus de la future gare, la ville en question soit raccrochée à un bassin d’emploi de banlieue à banlieue ou de la banlieue vers Paris. Les investisseurs peuvent s’adresser aux services de l’urbanisme des mairies et en savoir plus sur les équipements et infrastructures à venir. Ces éléments sont essentiels pour bien investir », indique Thomas Lefebvre, directeur scientifique chez Meilleursagents.
Les futures stars du Grand Paris 
Une fois cette liste en tête, il est plus facile de voir se dessiner les futures terres d’avenir du Grand Paris. C’est par exemple le cas de Bagneux, dont le m² est estimé en moyenne à 5 200 euros et qui reliera ses habitants à la Défense en 20 minutes grâce à la ligne 15 dès 2024. Idem pour Saint-Denis, annoncée comme le futur Châtelet du nord de la région, avec ses multiples correspondances (ligne 14, 15, 16, 17 et le RER D) et son m² abordable (4 500 euros en moyenne). Saint-Ouen connais un engouement similaire et enregistre désormais des niveaux de prix pouvant dépasser les 6 000 euros le m², là où il y a encore une vingtaine d’années on atteignait rarement les 4 500 euros le m².

        Lire aussi :
         

                Votez pour le prix « coup de cœur » des Grands prix de la finance solidaire



Mais pour l’investisseur aguerri, il peut être bon d’aller miser sur les étoiles montantes, celles d’après-demain, et de s’intéresser aux secteurs desservis par le Grand Paris à partir de 2027 voire 2030. Là où les prix sont encore faibles. « On peut miser sur des villes en devenir comme avec la gare de Clichy Montfermeil », conseille Helen Romano, et qui sera située à la limite de Clichy-sous-Bois (2 330 euros le m² en moyenne) et de Montfermeil (2 552 euros/m² en moyenne) sur la ligne 16 du métro. Des territoires sur lesquels il peut être intéressant de faire un Pinel dans un premier temps en attendant que la future gare contribuent à dynamiser le paysage urbain.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Une étude note que la France est plus égalitaire que les Etats-Unis, mais que le système de redistribution américain est plus efficace que le nôtre.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
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Inégalités : les faiblesses du modèle français

Une étude note que la France est plus égalitaire que les Etats-Unis, mais que le système de redistribution américain est plus efficace que le nôtre.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 15h23
    |

            Marie Charrel et 
Elise Barthet








                        



                                


                            

L’Hexagone, champion de la redistribution ? Pas si sûr. D’après l’étude publiée mardi 25 septembre par des chercheurs du Laboratoire sur les inégalités mondiales (World Inequality Lab, WIL), dont l’économiste Thomas Piketty, et de l’Institut des politiques publiques (IPP), les cotisations, impôts et transferts sociaux en France ont été moins efficaces, ces trente dernières années, pour réduire les inégalités qu’ils ne l’ont été aux Etats-Unis. Ce constat a de quoi surprendre, puisque, dans le même temps, la France reste bien plus égalitaire… Explications.

Les inégalités avant impôts ont augmenté en France 
Alors que les écarts de revenu et de patrimoine n’avaient cessé de se réduire tout au long du XXe siècle, le fossé entre riches et pauvres s’est nettement accru en France depuis les années 1980. Le« tournant de la rigueur », sous François Mitterrand, a signé la fin de l’indexation des salaires sur les prix. Un décrochage aggravé par l’évolution des rapports de force dans le monde du travail et la poussée du chômage.
En se concentrant sur les revenus (du travail et du capital), le nouveau rapport coordonné par le WIL et l’IPP montre clairement cette hausse des inégalités avant impôts en France entre 1990 et 2018. Sur la période, la part du revenu total détenue par les 10 % les plus riches a crû de 6 %, passant de 30 % à 32 %. A l’inverse, celle des 50 % les plus modestes a baissé de 8 %, tombant de 24 % à 22 %.

Comme l’ont déjà montré d’autres travaux sur le sujet, le phénomène est plus marqué encore aux Etats-Unis. Sur les trente dernières années, la moitié la plus pauvre de la population a vu sa part reculer de 25,6 %, quand celle des 10 % les plus aisés augmentait de 20,5 %. Les riches Américains captent aujourd’hui plus de 47 % du revenu total.
Le système américain est plus redistributif
Les politiques redistributives atténuent-elles ces inégalités ? Indubitablement....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Selon la nouvelle étude du Laboratoire sur les inégalités mondiales et de l’Institut des politiques publiques, le taux d’imposition global des plus aisés a baissé en 2018, sous l’effet des réformes lancées par le chef de l’Etat.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
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Emmanuel Macron est-il le président des riches ?

Selon la nouvelle étude du Laboratoire sur les inégalités mondiales et de l’Institut des politiques publiques, le taux d’imposition global des plus aisés a baissé en 2018, sous l’effet des réformes lancées par le chef de l’Etat.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 14h00
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Six milliards d’euros de baisse d’impôts pour les ménages. En présentant son budget 2019, lundi 24 septembre, le gouvernement espérait faire taire ceux qui désignent Emmanuel Macron comme « le président des riches ». Pas sûr que cela suffise, du moins si l’on se fie à la nouvelle étude publiée mardi par le Laboratoire sur les inégalités mondiales, codirigé par l’économiste Thomas Piketty, et l’Institut des politiques publiques.
Les chercheurs des deux institutions ont passé au crible l’évolution des prélèvements obligatoires ces trois dernières décennies. Ils dressent le constat suivant : tous prélèvements confondus (impôts et cotisations sociales sur le capital et le travail), le taux auquel les ménages les plus riches sont taxés a baissé en 2018, sous l’effet des réformes prises par Emmanuel Macron.
Cela tranche avec l’évolution amorcée sous François Hollande. En effet, l’intégration de certains revenus du capital dans le barème de l’impôt sur le revenu dès 2012 et la création d’une nouvelle tranche d’impôt sur le revenu à 45 % avaient fait gonfler le taux d’imposition global des 0,01 % les plus aisés de 40,5 % à 51 % entre 2011 et 2016. Mais ce taux a rechuté à 47,3 % en 2018.

Accent mis sur le volet social des politiques menées
« Cela tient principalement à deux réformes », expliquent les auteurs. A savoir la transformation de l’impôt sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière – 330 000 foyers aisés en bénéficient –, et la création d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux uniforme de 30 % sur les revenus du capital. Ces deux mesures ont coûté 4,5 milliards aux finances publiques en 2018, et profité aux gros patrimoines.
Depuis l’été, le président s’emploie à souligner le volet social de sa politique, censé contrebalancer les mesures prises en début de quinquennat. Dévoilés début septembre, les 8 milliards du plan pauvreté renforceront l’accompagnement vers l’emploi des plus fragiles et...




                        

                        


<article-nb="2018/09/25/19-12">
<filnamedate="20180925"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180925"><AAMMJJHH="2018092519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Rémunération des dirigeants, épargne salariale, handicap, parité… plusieurs amendements sont venus modifier le « Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises », qui intéressent les ressources humaines.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
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Représentation, parité, obligation d’emploi: les amendements de la loi Pacte qui concernent les salariés

Rémunération des dirigeants, épargne salariale, handicap, parité… plusieurs amendements sont venus modifier le « Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises », qui intéressent les ressources humaines.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 14h00
    |

                            Catherine Quignon (avec AEF)








                        


                                                        
Pas moins de 383 amendements au projet de loi Pacte, qui vise à simplifier la vie des entreprises et à les rendre plus compétitives, ont été adoptés après l’examen en commission spéciale qui s’est achevé le 15 septembre. Alors que le texte est débattu en scéance publique à l’Assemblée nationale dès ce mardi 25 septembre, voici le point sur les principales modifications qui concernent les ressources humaines.
Rémunération des dirigeants
En proposant de rendre obligatoire la publication des écarts de salaire dans les entreprises de plus de 5 000 salariés dans le monde (ou 1 000 salariés en France), un amendement déposé par les députés de l’aile gauche de la majorité avait fait grand bruit.
C’est finalement un autre amendement, déposé par Bercy, qui a été adopté. Il propose que figure « l’évolution des rémunérations des dirigeants par rapport à la moyenne des rémunérations de l’entreprise » dans le « rapport de gouvernement d’entreprise » que doivent publier les grandes sociétés chaque année.
Afin d’encourager l’indexation de la rémunération des dirigeants sur la politique de Responsabilité sociale des entreprises (RSE), un autre amendement adopté suggère que le même rapport d’entreprise fasse aussi «état des éléments de rémunération qui découleraient de l’application de critères de performance en matière de RSE » .
Intérêt social et représentation des salariés
Alors que la loi Pacte entend consacrer « l’intérêt social » d’une entreprise, des modifications viennent préciser les concepts, très vagues, d’« intérêt social » et de « raison d’être ». Avec une limite importante : pour « circonscrire l’effet de la reconnaissance de l’intérêt social dans la loi sur la vie de la société », un amendement vient préciser que le juge n’a pas à apprécier la conformité à l’intérêt social d’un acte ou une délibération sociale.
Une autre « modification » introduit également la possibilité pour les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ L’ouverture de l’Arctique grâce au changement climatique représente un enjeu économique et géopolitique majeur explique, dans sa chronique, l’historien Jean-Baptiste Fressoz.
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Iamal ou « la fin du monde »

L’ouverture de l’Arctique grâce au changement climatique représente un enjeu économique et géopolitique majeur explique, dans sa chronique, l’historien Jean-Baptiste Fressoz.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 12h05
    |

Jean-Baptiste Fressoz (Chercheur au Centre de recherches historiques Alexandre-Koyré de l’Ecole des hautes études en sciences sociales)







                        



                                


                            

Transformations. Pour la première fois dans l’histoire, un navire porte-conteneurs, le Venta Maersk, a relié cet été Saint-Pétersbourg à Vladivostok en longeant les côtes de la Sibérie. Ce pourrait être anecdotique si Maersk n’était pas la première compagnie maritime du monde et si le succès de l’expérience n’avait pas aiguisé l’appétit de ses concurrents : l’armateur chinois Cosco est également en train de constituer une flotte de navires équipés pour la navigation arctique.
Le fameux « passage du Nord-Est », le Graal des navigateurs européens depuis la Renaissance, est en train de s’ouvrir sous nos yeux à la navigation commerciale. Le volume des biens échangés par cette route aurait décuplé depuis 2013, et des chercheurs de la Copenhagen Business School (Maersk est la plus grande entreprise danoise) estiment qu’elle pourrait être compétitive par rapport au canal de Suez vers 2040 (Arctic shipping. Commercial opportunities and challenges, C. O. Hansen, P. Gronsedt, C. L. Graversen, C.Hendriksen, CBS Maritime, 2016).

Si cet événement, capital dans l’histoire de la mondialisation, n’a guère été célébré, c’est qu’il reflète notre malaise, notre hypocrisie et peut-être même notre renoncement face au changement climatique.
Comme le montre Jean-Michel Valantin dans son ouvrage Géopolitique d’une planète déréglée (Le Seuil, 2017), l’ouverture de l’Arctique grâce au changement climatique représente un enjeu économique et géopolitique majeur. Selon les géologues, la région arctique pourrait abriter 50 000 milliards de mètres cubes de gaz, soit dix-sept ans de consommation mondiale.
Les capitaux asiatiques, chinois surtout, mais aussi coréens et japonais, affluent vers l’Arctique, permettant ainsi à la Russie d’ouvrir un nouveau front d’extraction palliant la baisse prévisible de ses gisements de pétrole conventionnels. Le développement économique du nord de la Sibérie, lié pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ La couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) va être étendue aux bénéficiaires de l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS), pour améliorer le remboursement des soins de 1,4 million de Français.
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Complémentaire santé : davantage de bénéficiaires de la CMU-C

La couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) va être étendue aux bénéficiaires de l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS), pour améliorer le remboursement des soins de 1,4 million de Français.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 12h13
    |

            François Béguin








                        


La disparition, au 1er novembre 2019, de l’aide à la complémentaire santé (ACS) au profit de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) – moyennant une contribution maximale de 30 euros par mois, liée à l’âge du bénéficiaire – est l’une des mesures-clés du plan pauvreté présenté le 13 septembre par le chef de l’Etat.
Inscrite dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale présenté mardi 25 septembre, cette réforme, dont le coût est estimé à 200 millions d’euros par an à partir de 2020, repose d’abord sur un changement de philosophie. Pour gagner en lisibilité, l’Etat transforme une subvention pour accéder à une complémentaire santé – à laquelle ont souscrit 1,2 million de personnes gagnant entre 734 et 991 euros par mois – en droit à bénéficier à tarif subventionné d’ une « super complémentaire » sans reste à charge : la « CMU-C contributive ».

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La CMU-C, à laquelle ont aujourd’hui droit les personnes touchant moins de 734 euros, permet l’exonération du ticket modérateur, des participations forfaitaires (1 euro lors des consultations chez le médecin), du forfait journalier en cas d’hospitalisation, et des dépassements de tarifs pour les lunettes, les prothèses dentaires et auditives. La couverture par des contrats ACS laisse, elle, des reste à charge élevés. Pour une audioprothèse, un bénéficiaire de l’ACS a ainsi un reste à charge global moyen entre 693 et 880 euros, selon le rapport annuel du Fonds CMU-C. Pour l’optique, entre 256 et 328 euros selon les verres et les contrats souscrits.
Inquiétude des mutuelles
Près des deux tiers des personnes éligibles à l’ACS n’y recourent pas, par méconnaissance, par crainte d’une procédure complexe ou par refus d’entrer dans un dispositif qu’ils jugent stigmatisant. Le gouvernement espère avec cette réforme convaincre 200 000 personnes de rejoindre le nouveau dispositif en trois ans, soit au total, 1,4 million de bénéficiaires supplémentaires de la CMU-C.
Alors que l’actuelle CMU-C est proposée à 90 % par l’Assurance-maladie obligatoire, les complémentaires santé ont fait part de leur inquiétude sur les conséquences de la mise en œuvre de la réforme. Tout en disant « adhérer au changement de philosophie du dispositif », Thierry Beaudet, le patron de la Mutualité française, la structure qui fédère la quasi-totalité des mutuelles, se dit ainsi prêt à « veiller à ce qu’on n’organise pas une étatisation ou une nationalisation du futur dispositif », jugeant « fondamentale » la question du « libre choix » par chaque assuré de son opérateur de la future CMU-C.



                            


                        

                        


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Sécu : en 2019, premier budget en excédent depuis 18 ans

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit un budget à l’équilibre en 2019. Mais le gouvernement veut poursuivre les économies.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 16h23
    |

            François Béguin et 
Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



   


Surtout ne pas laisser s’installer l’idée qu’il y aurait une « cagnotte ». Alors que la Sécurité sociale devrait revenir à l’équilibre en 2019, un an avant la date fixée par le premier ministre à son arrivée à Matignon, le gouvernement d’Edouard Philippe souhaite éviter d’aiguiser les appétits.
Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, et son collègue de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, devaient ainsi afficher, mardi 25 septembre, un projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 intégrant, au prix d’importants efforts demandés au monde de la santé et aux retraités, le retour à meilleure fortune de la « Sécu » : mise en route de mesures du plan santé, déploiement du « reste à charge zéro », suppression des cotisations salariales sur les heures supplémentaires…
« C’est un PLFSS à l’image de la politique que conduit le gouvernement : protéger les plus fragiles, investir pour l’avenir et libérer l’économie pour soutenir l’activité, indique Mme Buzyn. C’est un triptyque solide. Tous nos engagements y sont inscrits très concrètement. » Selon les chiffres présentés mardi, 2018 devrait être la dernière année au cours de laquelle la « Sécu » sera dans le rouge, avec un déficit de 1 milliard d’euros du régime général et du fonds de solidarité vieillesse, qui verse les cotisations retraites des chômeurs et le minimum vieillesse. Soit 1,2 milliard de mieux que les prévisions du gouvernement il y a un an.
Toutes les branches seraient excédentaires, à l’exception de l’Assurance-maladie qui continuerait de présenter un déficit, à 900 millions d’euros
Cela s’explique notamment par la bonne conjoncture économique du début d’année – en ralentissement depuis – mais aussi par le régime draconien d’économies auquel a été soumis l’hôpital public ces dernières années. Toutes les branches seraient excédentaires, à l’exception de l’Assurance-maladie qui continuerait de présenter un déficit, à 900 millions d’euros. En 2017, ce dernier s’élevait à 4,9 milliards d’euros.

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En 2019, la « Sécu » devrait enfin revenir dans le vert avec un solde positif de 700 millions, pour la première fois depuis 2001. Ce chiffre aurait pu être meilleur si le gouvernement n’avait pas décidé de nouvelles règles budgétaires. Une bonne part des économies attendues est due au quasi-gel des pensions de retraites et des allocations familiales en 2019 et 2020. Ces prestations ne seront revalorisées que de 0,3 %, soit bien moins que l’inflation. C’est 1,8 milliard d’euros que la « Sécu » n’aura pas à dépenser. De quoi mécontenter un peu plus les retraités dont 60 % ont déjà dû faire face à l’augmentation non compensée de la CSG.
Face à la grogne des seniors, Edouard Philippe a décidé de lâcher du lest, en annonçant la semaine dernière un geste fiscal, exonérant 300 000 retraités modestes de la hausse de CSG. Soit 350 millions d’euros de dépenses supplémentaires. Autre mesure permise par les nouvelles marges de manœuvres financières de la « Sécu » : l’exécutif a choisi d’avancer d’un an une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, en supprimant les cotisations salariales sur les heures supplémentaires à partir de septembre 2019 afin de donner un coup de pouce au pouvoir d’achat des salariés et des fonctionnaires. Le coût est estimé à 600 millions d’euros pour ces seuls quatre mois et à 2 milliards en année pleine.

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Souffrance entendue
Mais la mesure la plus onéreuse est en faveur des entreprises avec la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi en baisse pérenne de cotisations sociales. Ce qui représente autour de 20 milliards d’euros de dépenses supplémentaires qui ne pèseront cependant pas sur les comptes de la « Sécu », l’Etat s’étant engagé à compenser intégralement ce mouvement.
Afin de montrer que la souffrance d’un monde hospitalier « à bout de souffle » a été entendue, l’objectif national de dépense d’assurance-maladie (Ondam) est desserré, de 2,3 % à 2,5 % en 2019, avec 400 millions d’euros supplémentaires. « Mais à court et à moyen terme, le plan santé et ce relèvement de l’Ondam ne permettront pas de sortir de la logique mise en place ces dernières années, souligne Pierre-André Juven, chercheur au CNRS. La restructuration du système de santé qui a été annoncée est pensée sur plusieurs décennies. »
Autrement dit, les hôpitaux n’ont pas fini de fonctionner sous tension. Le Haut Conseil aux finances publiques a chiffré, lundi, à 3,8 milliards d’euros le montant des économies à réaliser en 2019 pour le monde de la santé contre 4,2 milliards cette année. Si le gouvernement n’a, à ce stade, pas inscrit dans le PLFSS de mesures d’économies visant à enrayer la hausse des arrêts maladie, il ne s’interdit pas de le faire par voie d’amendement lors de l’examen du texte devant le Parlement.
Plusieurs mesures annoncées dans le plan santé ou le plan pauvreté figurent bien dans le PLFSS mais elles ne commenceront à peser dans les dépenses qu’à partir de 2020 (incitations pour les médecins à travailler en réseau, création d’assistants médicaux). L’une des mesures-phare du plan pauvreté, la fusion de l’aide à la complémentaire santé et de la couverture maladie universelle complémentaire, dont le coût est estimé à 200 millions d’euros par an, n’entrera en vigueur que le 1er novembre 2019.

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La branche maladie devrait en revanche supporter dès l’an prochain un surcroît de dépenses de 220 millions d’euros liées au démarrage du programme de « reste à charge zéro » : 170 millions pour la revalorisation d’actes dentaires et 50 millions d’euros pour l’amélioration du remboursement des prothèses auditives.
Excédentaire, la « Sécu » devra également utiliser ses ressources pour assumer des charges supplémentaires. Contrairement à l’usage, le gouvernement a en effet décidé de ne plus compenser intégralement certains allégements de cotisations sociales décidés ces derniers mois comme les heures supplémentaires ou la suppression du forfait social sur l’intéressement et la participation dans les PME. Soit 2 milliards d’euros d’économies au total pour le budget de l’Etat.
Dans le même temps, le gouvernement prévoit un nouveau transfert de dette ces prochaines années (15 milliards d’euros) à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades). L’objectif du remboursement total de cette dette sociale reste fixé à 2024 et l’organisme bénéficiera de recettes en plus pour y parvenir. De quoi entamer un peu plus les excédents prévus en 2019.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ L’économie américaine est en pleine forme, mais une menace plane : les cours du pétrole ne cessent de grimper. Les pays membres de l’OPEP sont de nouveau les faiseurs de prix, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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« Face à Donald Trump, le cartel de l’or noir tient sa revanche »

L’économie américaine est en pleine forme, mais une menace plane : les cours du pétrole ne cessent de grimper. Les pays membres de l’OPEP sont de nouveau les faiseurs de prix, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 11h14
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Sur le tableau de bord de la grosse Cadillac noire de Donald Trump, tous les indicateurs semblent au vert. La vitesse est stable, la température idéale, et la route dégagée. L’économie américaine est en pleine forme, voilà qui devrait aider à encaisser le choc des élections de mi-mandat, le 6 novembre, qui s’annoncent un peu chaotiques. Mais voilà que dans un coin de l’écran, un voyant menaçant clignote. Le prix du pétrole n’en finit pas de grimper.
Lundi 24 septembre, le coût du WTI, le pétrole américain, a dépassé les 72 dollars (61,20 euros), et celui du Brent de mer du Nord les 80 dollars, un plus haut depuis quatre ans. Embêtant pour une berline présidentielle blindée qui engloutit près de 34 litres d’essence aux 100 kilomètres. Fâcheux, également, pour tous les électeurs du président, qui sillonnent les routes des grandes plaines du Midwest au volant de leurs gros pick-up. Le prix de l’essence est lui aussi au plus haut : 3 dollars le gallon (environ 3,8 litres). Ce n’est pas grand-chose pour un Européen, à peine 80 cents de dollars le litre, mais c’est énorme pour ces gloutons d’électeurs américains.

Alors, ni une ni deux, le président sort son téléphone et envoie une menace bien sentie sur Twitter : « Le Moyen-Orient ne serait pas longtemps en sécurité sans nous, et [les pays de la région] continuent à pousser les prix du pétrole toujours plus haut. Nous nous en souviendrons. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole doit faire baisser les prix maintenant ! » Dans la vie du président, tout est rapport de force, tout est transaction. On menace, puis on négocie.
Une situation bien différente de celle de 2014
Pour l’instant, la menace n’a pas vraiment porté. Le principal ami de l’Amérique au Moyen-Orient, l’Arabie saoudite, ne s’est pas laissé intimider si vite. Son ministre de l’énergie, Khaled Al-Faleh, estime l’équilibre entre l’offre et la demande sain. Pas question d’augmenter la production pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Les start-up françaises génèrent désormais 56 % de leurs recettes à l’international. Le France Digital Day se réunit à Paris, mardi, avec des entrepreneurs et des grands fonds du numérique.
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La French Tech profite des vents porteurs du Brexit

Les start-up françaises génèrent désormais 56 % de leurs recettes à l’international. Le France Digital Day se réunit à Paris, mardi, avec des entrepreneurs et des grands fonds du numérique.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 11h09
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Il y a deux ans, quand Alexandre Prot co-fonde Qonto, une néo-banque destinée aux professionnels, il songe à s’installer à Londres, haut lieu de la finance européenne. Mais le Brexit est passé par là. Finalement, les fondateurs choisissent Paris. « Avant, Londres, c’était incontournable. Aujourd’hui, aucun entrepreneur européen n’imagine y créer une fintech », témoigne le jeune entrepreneur, qui a annoncé lundi 24 septembre une nouvelle levée de fonds de 20 millions d’euros. Avec cet argent, Alexandre Prot a pour priorité de s’étendre dès 2019 en Allemagne, en Italie et en Espagne. A ce stade, exit le Royaume-Uni, qui pourrait perdre, avec le Brexit, le passeport financier qui permet d’opérer partout en Europe.
« Il y avait un frémissement en 2017. Mais l’effet du Brexit se fait clairement sentir cette année », témoigne Nicolas Brien, directeur général de France Digitale, un lobby d’entrepreneurs et d’investisseurs français qui organise mardi, à Paris, son France Digital Day, un événement annuel où sont conviés des grands entrepreneurs et des grands fonds du numérique.
Outre les « fintech », ces start-up de la finance, les jeunes pousses de la médecine (les « Medtech ») auront, selon Nicolas Brien, également tout intérêt à délaisser Londres, en raison d’une modification en vue de la réglementation sur les brevets.

« Une convergence d’événements »
Au delà des aspects réglementaires, la French Tech bénéficie de vents porteurs. « Il y a une convergence d’événements. Aux Etats-Unis, depuis l’élection de Donald Trump, les start-up connaissent un retour de bâton. En outre, à la fois le Brexit et l’élection d’Emmanuel Macron envoient un signal aux investisseurs internationaux. La France a une carte à jouer », explique Alice Zagury, la directrice générale de The Family, une pouponnière à start-up.
En attendant, le temps est au beau fixe. En 2017, les revenus de 293 start-up françaises interrogées par Ernst...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ La Réserve fédérale américaine devrait remonter ses taux d’intérêt, mercredi, à l’issue de son comité de politique monétaire.
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Aux Etats-Unis, la Fed va tenir compte du plein-emploi

La Réserve fédérale américaine devrait remonter ses taux d’intérêt, mercredi, à l’issue de son comité de politique monétaire.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 10h48
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

La communication de la Fed est réglée comme du papier à musique, de sorte que nul ne s’interroge pour savoir si la Banque centrale américaine remontera ses taux, mercredi 26 septembre, à l’issue de ses deux jours de séminaire. Elle le fera, c’est presque certain, augmentant ses taux directeurs d’un quart de point. Ils évolueront dans une fourchette comprise entre 2 % et 2,25 %.
La croissance s’est établie à 4,2 % au deuxième trimestre, tandis que le taux de chômage était de 3,9 % en août
L’enjeu est plutôt de voir si l’économie est menacée de surchauffe et si la Fed poursuivra son mouvement en décembre, puis en 2019. Ou si, au contraire, un inéluctable ralentissement tempérera le resserrement monétaire annoncé. On en saura plus quand elle présentera ses prévisions de croissance pour l’année prochaine.
Pour l’heure, le temps est au beau fixe, avec un moral des ménages au plus haut. Selon deux enquêtes de CNN et de l’université Quinnipiac (Connecticut), sept Américains sur dix jugent que l’économie est en bonne santé. La croissance s’est établie à 4,2 % au deuxième trimestre, tandis que le taux de chômage était de 3,9 % en août. Donald Trump s’en est réjoui sur Twitter, le 10 septembre : « La croissance du PIB (4,2 %) est supérieure au chômage (3,9 %) pour la première fois depuis plus d’un siècle ! ».

M. Trump a énoncé une demi-vérité : c’est la première fois… depuis le début du siècle. Il n’empêche, ce chiffre confirme que l’emploi tourne à plein régime, et ce au profit de toutes les populations, puisque le chômage des Afro-Américains a sensiblement baissé.
Profit politique
Le locataire de la Maison Blanche a essayé d’en tirer un profit politique dès janvier 2018 : « Le chômage des Afro-Américains est au plus bas niveau jamais enregistré dans ce pays. Le chômage des Hispaniques a reculé d’un point l’an dernier et est proche des plus bas historiques. Les démocrates n’ont rien fait pour vous, mais ils ont obtenu...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Selon le rapport de la Cour des comptes, les collectivités locales ont dégagé une capacité de financement de 1,7 milliard en 2017.
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Les finances publiques locales en excédent pour la troisième année de suite

Selon le rapport de la Cour des comptes, les collectivités locales ont dégagé une capacité de financement de 1,7 milliard en 2017.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 09h59
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 10h15
    |

            Patrick Roger








                        


Pourquoi la situation financière des collectivités territoriales s’améliore-t-elle ? Et pourquoi, en dépit ou à cause de cette amélioration, l’objectif de modération de leurs dépenses de fonctionnement poursuivi par le gouvernement pour la période 2018-2022 paraît-il ambitieux, voire incertain ? Sur ces deux questions, le rapport de la Cour des comptes sur les finances publiques locales rendu public mardi 25 septembre apporte d’utiles éclairages.
Malgré la baisse des dotations de l’Etat imposée par la précédente majorité sur la période 2014-2017, les collectivités locales ont enregistré un excédent trois années de suite. En 2017, bien que leurs dépenses aient crû plus rapidement que leurs recettes (+ 2,3 % contre + 1,6 %), elles ont dégagé une capacité de financement de 1,7 milliard d’euros après 1,1 milliard en 2015 et 3,3 milliards en 2016, le recul de l’excédent en 2017 étant lié à la reprise de l’investissement local.
Pour l’année 2017, si les concours financiers de l’Etat ont encore diminué de 2,1 milliards d’euros (– 4,3 %) du fait, notamment, de la poursuite de la baisse de la dotation globale de fonctionnement (DGF), les transferts financiers, eux, sont restés globalement stables (– 0,2 %). Cette stabilité s’explique par une hausse sensible de la fiscalité transférée par l’Etat aux collectivités, en hausse de 2,1 milliards d’euros (+ 6,2 %), avec une augmentation particulièrement marquée des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), dont les départements sont les principaux bénéficiaires, qui ont augmenté de 1,6 milliard d’euros (+ 16,4 %).
Changement de majorité, changement d’approche
Cette évolution des transferts financiers varie de – 2,2 % pour le bloc communal, à + 1,6 % pour les départements et – 0,5 % pour les régions. S’y ajoute une progression soutenue de la fiscalité directe locale. En 2017, le produit des impôts locaux s’est accru de 2,3 milliards d’euros (+ 2,8 %). Ces montants globaux, cependant, recouvrent des situations différentes selon les niveaux de collectivité, et cela ne veut pas dire que certaines d’entre elles ne sont pas confrontées à de réelles difficultés, notamment parmi les départements. Mais cela relativise quelque peu les propos d’estrade selon lesquels les collectivités « sont à l’os ».
Depuis 2017, changement de majorité et changement d’approche : à la contrainte sur les recettes se substitue l’encadrement des dépenses de fonctionnement. La Cour souligne que la réduction uniforme de la DGF « avait atteint ses limites », car ne tenant pas compte de l’hétérogénéité des situations, et qu’il convenait de mettre en place de nouveaux outils de gouvernance. Les principales associations d’élus locaux étaient elles-mêmes favorables à un dispositif basé sur la contractualisation plutôt que sur la contrainte.
La loi de programmation des finances publiques du 22 janvier 2018 prévoit donc un objectif national d’évolution des dépenses de fonctionnement des collectivités de 1,2 % par an, contre 1,5 % en moyenne sur la période 2013-2017. Ainsi, avec une diminution de la part des dépenses des collectivités dans le produit intérieur brut (PIB) plus marquée (de 11,2 % en 2017 à 10,1 % en 2022) que celle des recettes (de 11,2 % à 10,8 %), le solde des administrations publiques locales devrait s’améliorer fortement pour atteindre 19,5 milliards d’euros en 2022.
Accroître les dépenses d’investissement
« L’objectif fixé aux administrations publiques locales par la loi de programmation est donc ambitieux », notent les magistrats financiers. De « fortes incertitudes » pèsent cependant sur ce surcroît attendu d’autofinancement des collectivités. Selon la loi de programmation, les collectivités devraient employer ces marges de manœuvre pour réduire leur endettement de 2,9 points de PIB entre 2017 et 2022. Cela sera-t-il le cas ? La Cour des comptes émet quelques doutes.
Selon elle, il paraît « improbable » que les collectivités — du moins celles qui disposent d’un pouvoir de taux (communes, établissements publics de coopération intercommunale [EPCI] et départements) — optent pour une baisse des impôts locaux au moment où est envisagée une suppression progressive de la taxe d’habitation. Par ailleurs, note-t-elle, les collectivités sont globalement peu endettées. Le surendettement ne concernait en 2017 que 8 départements, 3 075 communes, 126 EPCI et une métropole. Peu probable, donc, que cette croissance de l’épargne brute soit employée à réduire l’encours de dette.
L’utiliser, alors, pour accroître les dépenses d’investissement ? Selon la direction du budget, celles-ci devraient connaître un taux de croissance de 4,4 % en 2018 et 5 % en 2019 puis se stabiliser l’année suivante. Selon les trajectoires prévisionnelles, l’accroissement des dépenses d’investissement en fin de période (+ 5,3 milliards d’euros) devrait être deux fois moins important que le surcroît d’épargne (11,2 milliards) dégagé par les collectivités. Elles disposeraient donc, dès 2020, d’un montant significatif d’autofinancement non employé.
En conclusion, estime la Cour, les collectivités pourraient être tentées soit d’accentuer la reprise des dépenses d’investissement pour rattraper le retard accumulé depuis 2013, soit de « relâcher leurs efforts d’économie en matière de fonctionnement ». Ainsi, « elles redonneraient la priorité à l’amélioration de l’offre de services publics et à la réponse aux besoins nouveaux résultant de facteurs démographiques et sociaux ». Sans exclure une combinaison des scénarios. « Au total, une grande incertitude entoure la réalisation de la trajectoire d’amélioration de la situation financière des collectivités locales », conclut le rapport.

        Présentation du budget 2019 :
         

          qui sont les gagnants et les perdants ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ L’architecte de Banlieues 89 présente, mardi, son rapport, commandé par le chef de l’Etat, censé redonner du sens à la construction de la métropole.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/09/2018
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L’architecte Roland Castro dessine le Grand Paris en « poète urbain »

L’architecte de Banlieues 89 présente, mardi, son rapport, commandé par le chef de l’Etat, censé redonner du sens à la construction de la métropole.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 10h45
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Dans le bureau parisien de Roland Castro, deux coussins habillent un canapé rouge : l’un affiche le visage de Che Guevara, l’autre celui d’Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat a confié à l’architecte de 77 ans la rédaction d’un rapport sur l’avenir du Grand Paris, qui devait être rendu public mardi 25 septembre.
Le héros de la révolution cubaine a sans doute nourri ce travail d’une forme d’idéalisme qui confine parfois à la naïveté. « Si je suis naïf, c’est volontaire : être rêveur et baladeur, c’est le minimum syndical pour penser la ville correctement », assume Roland Castro, qui revendique avoir accompli « un travail de poète urbain ».
Obsessions de toujours
Dans cette synthèse de 91 pages, augmentée des contributions de vingt-sept élus, architectes, artistes ou promoteurs, M. Castro, intellectuel longtemps proche du Parti communiste (PCF), déconstruit avec mordant la succession de catastrophes qui ont produit le Grand Paris actuel – des grands ensembles enfantés par le mouvement moderne aux effets pervers des marchés publics et de la commande privée.
Avec un constat alarmiste : la moitié des habitants de la métropole rêvent de la quitter. Mais loin de la disruption macronienne, les propositions de l’architecte et urbaniste ne surprendront guère ceux qui le suivent depuis près de quarante ans.

On y retrouve ses obsessions de toujours, comme l’installation de ministères en banlieue – les affaires étrangères du côté de Roissy (Val-d’Oise), l’intérieur à Bobigny (Seine-Saint-Denis), la culture à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne)…
Mais aussi la transformation de l’autoroute A86, rocade de la petite couronne, en nouveau centre de la métropole, sous forme d’avenues accueillant piétons et cyclistes, avec « des voies rapides, des contre-allées dans les arbres, des jardins devant les bâtiments ». Ou la mutation des zones industrielles – le port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), le marché de Rungis...




                        

                        

