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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Dans une tribune adressée au « Monde », le neurochirurgien Marc Lévêque défend l’utilisation des outils de stimulation nerveuse contre la douleur. Un moyen, selon lui, de réduire la mortalité par overdose de morphine et de ses dérivés.
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La neuromodulation contre la crise des opioïdes

Dans une tribune adressée au « Monde », le neurochirurgien Marc Lévêque défend l’utilisation des outils de stimulation nerveuse contre la douleur. Un moyen, selon lui, de réduire la mortalité par overdose de morphine et de ses dérivés.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 18h09
    |

                            Marc Lévêque (Neurochirurgien et spécialiste de la douleur)








                        



                                


                            
Tribune. Le gouvernement américain a dénombré 67 114 morts par opioïdes prescrits en 2016 et près de 72 000 en 2017, soit l’équivalent d’un crash d’A380 tous les trois jours. Les sociologues se sont penchés sur cette hécatombe, montrant que les « Blancs non hispaniques »étaient les principales victimes de ces overdoses sur ordonnances. Un récent article du JAMA Network Open montre une superposition de la cartographie du vote Trump et de cette mortalité.
On entrevoit ici les liens qu’entretiennent les maux de la mondialisation, qui frappent en particulier la classe moyenne, et la douleur chronique. Des hommes devenus superflus à leur économie trouvent dans les tourments de leur chair une ultime raison d’exister. La massification du chômage – qu’engendrera le développement vertigineux de l’intelligence artificielle et de la robotisation – laisse présager d’un phénomène loin de son zénith.
« La stimulation médullaire est une technique qui a fait la preuve de son efficacité, mais dont l’accès, en France, demeure extrêmement hétérogène »
La mondialisation, néanmoins, ne peut être tenue responsable de tous les maux, et les laboratoires pharmaceutiques sont aujourd’hui montrés du doigt. Depuis trente ans, la morphine et ses dérivés ont été modifiés, à la marge, pour diversifier ses modes d’administration et minimiser ses ­effets secondaires. Ces déclinaisons auront permis, surtout, de rendre « brevetable » une molécule ancestrale et d’accroître ainsi considérablement les profits d’un antalgique au pouvoir addictif très puissant. D’habiles plans marketing ont su convaincre un corps médical demeuré méfiant à l’égard d’une drogue connue depuis l’Antiquité.
Cette responsabilité des firmes pharmaceutiques a été pointée dès 2007, avec une amende de 600 millions de dollars infligée à ­Purdue Pharma. Le laboratoire prétendait qu’en raison de sa libération prolongée son Oxycontin (oxycodone) représentait une menace moindre de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Un bloc de béton tombe sur un homme et le blesse grièvement. L’assureur du véhicule refuse de couvrir le sinistre, au motif que celui-ci s’est produit à l’arrêt, dans une propriété privée, et non dans la circulation.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Pour le professeur et blogueur Claude Garcia, la hausse du budget de l’éducation nationale ne saurait « faire avaler » les suppressions de postes d’enseignants, le recours accru aux heures supplémentaires et aux contractuels, le tout au détriment des élèves.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ La multiplication des capteurs sur les futures générations de véhicule modifiera également les conditions de leur entretien, rappelle dans une tribune au « Monde » Sophie Vergne, qui dirige une entreprise de nettoyage automobile.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Il faut « s’assurer que les capteurs des voitures autonomes sont et resteront plus fiables que nos cinq sens »

La multiplication des capteurs sur les futures générations de véhicule modifiera également les conditions de leur entretien, rappelle dans une tribune au « Monde » Sophie Vergne, qui dirige une entreprise de nettoyage automobile.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 17h22
    |

Sophie Vergne (PDG et fondatrice de Kleen, application consacrée au lavage automobile)







                        



                                


                            

Tribune. En 2017, 3 456 Français ont perdu la vie dans un accident de voiture. Ils étaient 16 545 en 1972. Cette division par cinq en trente ans a été rendue possible par les efforts conjugués des pouvoirs publics et des constructeurs automobiles. De meilleures infrastructures, une politique de prévention efficace, des lois plus strictes et la modernisation des automobiles ont grandement participé à cette baisse. Nous sommes maintenant arrivés à un palier qu’il est difficile de franchir en l’état ; il faut donc une rupture radicale pour y arriver.
En effet, 90 % des accidents de la route sont dus à une erreur humaine : la vitesse serait responsable d’un accident mortel sur trois, et l’alcool d’un sur quatre. Certes, des mesures ont été prises pour réduire la vitesse (les fameux 80 km/h sur les routes à double sens depuis le 1er juillet) ou pour réduire le taux l’alcoolémie des automobilistes.

Mais le véhicule autonome apparaît comme une véritable opportunité pour faire baisser le nombre d’accidents sur les routes. Selon Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, la voiture autonome devrait permettre de sauver 1 million de vies par an dans le monde.
Nos véhicules font actuellement des progrès énormes, et nous pouvons déjà leur déléguer un certain nombre de tâches de la conduite, comme faire un créneau, réguler notre vitesse ou rester entre les lignes blanches.
100 % autonomes pour 2020
Mais l’autonomisation des véhicules ne va pas en rester là : les premiers véhicules 100 % autonomes sont annoncés pour 2020, et les choses pourraient s’accélérer ! Bien entendu, ces avancées techniques devront s’accompagner de réflexions éthiques et sociétales : qui sera responsable en cas d’accident ? Le propriétaire du véhicule ? L’éditeur du logiciel de conduite ? La chaussée mal entretenue ? La société en charge de l’entretien de la voiture ?
Tout l’enjeu est donc de remplacer nos yeux et nos oreilles par des...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Nos journalistes ont répondu aux interrogations d’internautes sur l’avis rendu par le Comité consultatif national d’éthique.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

PMA, GPA, accès aux origines, fin de vie : « Le gouvernement prend le pari de conduire un débat “apaisé” »

Nos journalistes ont répondu aux interrogations d’internautes sur l’avis rendu par le Comité consultatif national d’éthique.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 16h34
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 18h44
   





                        



   


Le Comité consultatif national d’éthique a rendu son avis, mardi 25 septembre, sur la prochaine révision de loi de bioéthique, qui devrait être examinée en 2019. Favorable à la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes, il propose plusieurs ouvertures, notamment pour la recherche sur les embryons surnuméraires. Il est favorable à un accès aux origines pour les enfants issus de don de sperme et insiste pour que la loi sur la fin de vie soit mieux connue et appliquée. Les journalistes du Monde Paul Benkimoun, Sandrine Cabut et Manon Rescan ont répondu aux questions d’internautes.

        L’avis du comité d’éthique :
         

          PMA, GPA, accès aux origines, fin de vie…



Hélène : S’agissant de la fin de vie, le texte signé par 156 députés de la majorité et publié par Le Monde en février ne serait pratiquement pas pris en compte ?
Manon Rescan : Contrairement, par exemple, à la question de la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes, le gouvernement est pour l’heure resté très prudent sur la question de la fin de vie. Tout d’abord, cela ne fera pas partie des lois de bioéthique qui seront révisées normalement au début de l’année 2019, selon le calendrier donné par l’exécutif.
Une partie de la majorité pousse pour une nouvelle législation allant vers l’euthanasie active, mais cette position est loin d’être consensuelle. Agnès Buzyn, la ministre de la santé, s’affichait jusqu’à présent très réservée et ne souhaitait pas une nouvelle loi. Il y a quelques jours, la ministre a toutefois, dans Le Parisien, ouvert la porte à un aménagement de la législation actuelle, sans pour autant embrasser totalement les propositions des députés auxquelles vous faites référence.

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                Fin de vie : 156 députés font pression pour une nouvelle loi



Alain : Concernant la PMA, l’enfant aura-t-il toujours la possibilité de connaître sa filiation paternelle ?
Paul Benkimoun et Sandrine Cabut : Une majorité de membres du CCNE « souhaite la levée de l’anonymat, ce qui nécessitera une réflexion complémentaire sur les modalités de sa mise en place ». La décision de lever ou non cet anonymat appartient au législateur. Le Comité consultatif national d’éthique recommande que le dispositif ne concerne pas les dons préalablement effectués. Si le donneur souhaite rester anonyme, son choix devra être respecté et une information minimum sera alors communiquée à l’enfant.
Chat teigneux : Dans le cadre d’un don de gamète, le gouvernement va-t-il remettre en cause l’anonymat du donneur, même si ce dernier souhaite rester anonyme ?
M.R. : Le gouvernement n’a pas encore donné sa position à ce sujet. Les seules propositions politiques qui existent aujourd’hui au sein de la majorité sont celles du parti La République en marche, qui s’est prononcé en juillet pour que le donneur puisse révéler son identité, seulement si c’est son choix. Si le donneur souhaite rester anonyme, Thomas Mesnier, député LRM, chargé de ces questions au sein du parti propose que « l’enfant, à sa majorité, ait au moins accès à des données non identifiantes du type la couleur des yeux, des cheveux, ainsi qu’aux antécédents médicaux ». Mais une fois encore, ce ne sont que les propositions du parti, il faudra attendre le projet de loi du gouvernement pour connaître ses propositions en la matière.

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                « La découverte de l’identité d’un donneur de gamètes risque d’engendrer des situations explosives »



Cam : Pensez-vous que le gouvernement pourrait risquer sa popularité sur la PMA, malgré l’avis du CCNE, étant donné la possible — probable — mobilisation de La Manif pour tous ?
M.R. : Pour le gouvernement, ce n’est pas une question de risque à prendre : il est déterminé à « aller au bout » de sa promesse de campagne, comme l’a répété ce matin Benjamin Griveaux, son porte-parole. Mais il sait aussi que le risque est celui de la crispation populaire, et il prend le pari de conduire un débat « apaisé » sur ces questions. Agnès Buzyn mise sur la méthode, en attendant que tous les avis des instances consultatives soient rendus avant que le gouvernement n’avance. Mais si La Manif pour tous parvient à mobiliser comme en 2013 et que l’opposition politique de droite s’empare de cette question, tous savent que le bras de fer sera rude.
Pepi : J’ai lu que le CCNE considérait que les couples hétérosexuels étaient en droit de cacher à leur enfant qu’il était né par don de gamètes. Est-ce vrai, et si oui, en quoi est-ce éthique ?
P. B. et S. C. : Dans un avis de 2005, le CCNE avait recommandé de 1) favoriser la levée du secret du mode de conception ; 2) respecter l’anonymat des donneurs et receveurs ; 3) permettre que l’enfant ait accès à des informations non identifiantes en maintenant l’anonymat des donneurs. Le CCNE fait un pas supplémentaire en souhaitant la levée de l’anonymat pour les futurs donneurs de sperme.
Orque : Qu’en est-il de la gestion de la filiation dans un couple de femmes ? Celle qui n’aura pas porté l’enfant pourra-t-elle simplement être « parente », ou devra-t-elle adopter l’enfant de sa compagne ?
P. B. et S. C. : L’avis 129 du CCNE n’aborde pas explicitement cet aspect. Il distingue bien le biologique, la filiation, qui fait l’objet de l’intention et de la reconnaissance juridique, et le parental, qui fait l’objet du soin et de l’éducation. Le CCNE insiste toutefois sur « l’importance pour l’enfant que la vérité sur la réalité de son origine lui soit révélée le plus tôt possible ».
David : Si on accorde la PMA pour les couples de femmes, n’y aura-t-il pas rupture d’égalité avec les hommes, créant une brèche pour autoriser la gestation pour autrui (GPA) dans l’avenir ?
P. B. et S. C. : Le CCNE insiste sur la différence fondamentale entre la PMA pour des couples de femmes ou des femmes seules et la GPA : cette dernière induit un risque de marchandisation du corps humain, ce qui n’est pas le cas dans la PMA.
Ruhr : Bonjour, en quoi être un couple de femmes ou être une femme seule est une « pathologie » pour leur autoriser la PMA ? En effet, la PMA était réservée aux couples hétérosexuels dont l’infertilité est médicalement constatée. Et étant des humains et non des escargots, c’est plutôt naturel qu’une femme (ou un homme) ne puisse se reproduire seul(e)…
P. B. et S. C. : La différence est la suivante : la PMA pour les couples hétérosexuels est proposée dans le cadre d’une infertilité pathologique. Dans le cas des couples de femmes ou de femmes seules, il s’agirait de « pallier une souffrance induite par une infécondité résultant d’orientations personnelles ».
H : La PMA ne donne-t-elle pas des droits supplémentaires aux femmes par rapport aux hommes, en les autorisant à procréer seules ? Est-ce que, constitutionnellement, cela tient debout ?
P. B. et S. C. : Les femmes, seules ou en couple, ne procréent pas seules, il y a toujours des gamètes masculins et un donneur. De fait, dans tous les couples, hétérosexuels ou non, c’est la femme qui porte l’enfant. En tout état de cause, une fois une loi promulguée, le Conseil constitutionnel peut être saisi pour se prononcer sur sa conformité avec la Constitution.

        Lire aussi :
         

                Elargissement de la PMA : le gouvernement veut aller au bout de la réforme







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Cette fausse citation, relancée par le site lagauchematuer.fr mardi, colle aux basques de l’humoriste depuis plusieurs années.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

« Le djihadisme n’est pas un problème », la phrase que Kev Adams n’a jamais dite

Cette fausse citation, relancée par le site lagauchematuer.fr mardi, colle aux basques de l’humoriste depuis plusieurs années.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 16h32
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 17h27
    |

                            Les Décodeurs








                        


« Le djihadisme n’est pas un problème. Le problème, c’est Marine Le Pen. » Voilà la phrase que l’humoriste et comédien Kev Adams aurait prononcée, selon le lagauchematuer, qui en a fait un photomontage partagé des centaines de fois sur Facebook mardi 25 septembre. « Abject », « débile », « insupportable »… De nombreux commentaires critiquent l’acteur sous la publication. Mais pourtant, l’intéressé n’a jamais tenu de tels propos.

   


POURQUOI C’EST FAUX
Les premières traces de ces prétendues déclarations de Kev Adams sont anciennes. Elles remontent précisément au 22 novembre 2014, soir d’un passage de l’humoriste dans l’émission « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier sur France 2. Un internaute,@IskandarBnt, reproduit ce qui est présenté comme une citation sur son compte Twitter :

"Le djihadisme n'est pas un problème. Le problème, c'est Marine Le Pen."
— IskandarBnt (@Alex)


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« Regarde à nouveau l’émission, je n’ai évidemment jamais dit ça », lui répond directement Kev Adams, toujours sur Twitter. Ce à quoi@IskandarBnt répond, ironique : « Je sais bien, ça s’appelle du troll ».

@KhagnibAlex Regarde a nouveau l'emission je n'ai evidemment jamais dit ca ! #InventeTaVie  #InventeDesPropos #AlexLeMytho #LoveHaters 😁— kevadamsss (@Kev Adams)


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Et pourtant, la citation sera rapidement reproduite dans plusieurs forums, notamment jeuxvideo.com, sur d’autres comptes Twitter et même dans un article du site Terrafemina.com.
En visionnant l’émission dans son intégralité, nous avons, en revanche, pu constater que Kev Adams avait effectivement abordé la question du terrorisme, dans la partie de l’émission consacrée aux dessins d’actualité. Est notamment évoqué le cas de Maxime Hauchard, un djihadiste membre de l’organisation Etat islamique venu de Normandie qui n’était pas né dans une famille musulmane (et qui est mort depuis).
Le chroniqueur Aymeric Caron note que la radicalisation des futurs combattants terroristes ne passe pas forcément par les mosquées, mais qu’elle peut se faire via Internet, « qui va renverser le cerveau de plein de jeunes ». Kev Adams décide alors de prendre la parole, et acquiesce (l’extrait en question est visible ici à partir de 20 minutes) :
« J’ai l’impression qu’il y a des gamins qui sont paumés, qui n’ont jamais mis les pieds dans une mosquée (…). J’ai vraiment été dans beaucoup de mosquées, où on voit que les discours sont [de] dire aux gamins : “Trouvez-vous un avenir”, soyez fiers d’être musulmans et soyez fiers d’être musulmans français et de faire des belles choses en France. »
Un peu plus tard, Kev Adams insiste :
« Il ne faut pas faire d’amalgame, les musulmans ne sont pas des terroristes, les musulmans sont des gens bien. (…) Ce gars-là [Maxime Hauchard] n’était pas musulman. Ce gars-là est tombé là-dedans, je pense, uniquement à cause d’Internet et des médias qui nous montent la tête. »
En résumé, Kev Adams n’a jamais tenu les propos qui lui ont été prêtés. Il a bien évoqué le terrorisme sur France 2 le 22 novembre 2014, mais sans citer Marine Le Pen ni relativiser la gravité du problème.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Une photo d’avril 2017 montrant l’ex-chargé de mission de l’Elysée exhibant un pistolet a été rendue publique par « Mediapart », démentant certains propos tenus devant la commission d’enquête.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Alexandre Benalla, le selfie et le pistolet brandi

Une photo d’avril 2017 montrant l’ex-chargé de mission de l’Elysée exhibant un pistolet a été rendue publique par « Mediapart », démentant certains propos tenus devant la commission d’enquête.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 16h19
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 16h47
    |

            Nicolas Chapuis








                        


Au fur et à mesure des révélations sur l’affaire Benalla, la question du rapport aux armes de l’ex-chargé de mission de l’Elysée prend une dimension centrale. C’est désormais une photo publiée par Mediapart, lundi 14 septembre, qui fait polémique. On y voit Alexandre Benalla exhibant un pistolet sur un selfie, réalisé par la serveuse d’un restaurant. Deux autres hommes, membres du service d’ordre de la campagne, apparaissent également sur l’image.
Le cliché date du 28 avril 2017, soit pendant l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle. Il a été pris dans un restaurant à Poitiers, ce qu’a confirmé à l’AFP Guillaume Duru, qui était alors directeur de l’établissement.
La publication de cette image interroge à double titre. En premier lieu, Alexandre Benalla ne disposait pas à ce moment-là de permis de port d’armes, en bonne et due forme. S’il avait fait une première demande pendant la campagne, celle-ci n’avait pas abouti. Les auditions de la commission d’enquête du Sénat, ainsi que le dossier judiciaire que Le Monde a pu consulter, confirment que le chargé de mission de l’Elysée n’a obtenu son permis que le 13 octobre 2017, soit six mois plus tard.
D’autre part, Alexandre Benalla avait déclaré lors de son entretien au Monde du 26 juillet qu’il n’était « jamais » sorti du siège d’En marche ! avec son arme pendant la campagne. « On n’est pas mabouls, il y a un risque pour la réputation du candidat », avait-il ajouté.

        Sur Les Décodeurs :
         

          La justification bancale d’Alexandre Benalla pour défendre son port d’arme



Réquisitoire introductif assez restrictif
La justice, et plus particulièrement le parquet de Poitiers, compétent en la matière, ne s’est pour le moment pas saisie des révélations de Mediapart. Quant à l’enquête en cours à Paris, elle est ouverte sur les faits du 1er-Mai (les violences place de la Contrescarpe à Paris) et ceux du 18 au 20 juillet (la transmission de la vidéosurveillance par des policiers). Le réquisitoire introductif du parquet de Paris étant assez restrictif, les juges d’instruction ne peuvent pas en l’état enquêter sur ce cliché.
En revanche, la commission d’enquête du Sénat a fait de la question des armes de M. Benalla l’un des points centraux de ses auditions. Les parlementaires tentent de déterminer si le permis de port d’armes de M. Benalla, décerné pour des « missions de police », prouve que le chargé de mission exerçait une mission de sécurité officieuse auprès du chef de l’Etat, ce que nie le principal intéressé.
Les témoignages des différentes personnes entendues ont déjà mis en lumière plusieurs contradictions sur ce dossier. Le général Eric Bio-Farina, qui dirige le commandement militaire de l’Elysée, a ainsi affirmé qu’il n’avait « jamais vu Alexandre Benalla avec une arme en dehors » du Palais. Ce dernier a pourtant déclaré devant la même commission qu’il lui arrivait de porter son Glock pendant les déplacements publics et privés du chef de l’Etat.
« Lâchez-le ! »
Les armes de M. Benalla avaient également été au cœur des perquisitions menées par la police après son placement en garde à vue en juillet. Les enquêteurs avaient en effet trouvé son coffre-fort « nettoyé ». Le contenu avait été vidé avant leur passage. Alexandre Benalla avait justifié cet acte par la nécessité de mettre ses armes à l’abri, alors que son logement était inoccupé. Mais il s’était montré évanescent sur l’identité de la personne qui s’était acquittée de cette tâche.
Interrogé lundi soir par l’AFP, l’avocat de M. Benalla, Me Laurent-Franck Lienard, a minimisé les révélations de Mediapart. « Je m’étonne, alors qu’il y a des choses sérieuses à traiter dans ce dossier, qu’on continue à chercher des éléments tous azimuts pour nuire à la réputation de Monsieur Benalla. Lâchez-le ! », a-t-il déclaré, souhaitant se concentrer sur l’audition de son client prévue vendredi chez les juges d’instruction parisiens.
En attendant, M. Benalla n’a plus la possibilité de se déplacer armé. Son permis lui a été retiré le 22 juillet 2018, après son licenciement et sa mise en examen.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit de l’ascension mystérieuse de cet homme.Benalla, Mizerski, Crase..., qui sont les personnages-clés de l’affaire ?Que s’est-il passé précisément place de la Contrescarpe ? Retour sur le déroulement des événements.A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et le gouvernement a dû faire face à deux motions de censure de l’opposition, toutes deux rejetées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés, dans un discours que nous avons décrypté point par point.Affaire d’Etat ou non ? Oui, car il y a eu dissimulation estiment certains ; non, car l’Etat n’as pas commis d’acte délictueux, avancent d’autres.Les auditions des gardes à vue de M. Benalla et des quatre autres personnes mises en examen ont permis d’éclairer les faits qui leur sont reprochés.Plus d’une semaine après les révélations du Monde, l’ex-chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Mgr Luc Crepy, président de la Cellule permanente de lutte contre la pédophilie, fait le point sur les affaires qui concernent la France.
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Pédophilie dans l’Eglise : « J’observe encore la tentation de minimiser »

Mgr Luc Crepy, président de la Cellule permanente de lutte contre la pédophilie, fait le point sur les affaires qui concernent la France.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 15h33
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 16h27
    |

            Faustine Vincent








                        



   


De l’Irlande au Chili, en passant par l’Allemagne et les Etats-Unis, les scandales de pédophilie impliquant l’Eglise catholique s’enchaînent depuis quelques mois. Mgr Luc Crepy, évêque du diocèse du Puy-en-Velay (Haute-Loire), est le président la Cellule permanente de lutte contre la pédophilie, créée en 2016 par la Conférence des évêques de France après une série d’affaires. Lorsqu’il reçoit Le Monde à l’évêché, jeudi 13 septembre, deux nouveaux cas de prêtres soupçonnés d’actes pédophiles sont encore arrivés le matin même sur son bureau. Face à la « crise historique » qui secoue l’Eglise, le prélat fait le point sur les affaires en France et appelle à conduire un « gros travail de vérité et de purification ».
Comment réagissez-vous face à l’ampleur des scandales de pédophilie touchant l’Eglise à l’étranger ?
Je suis à la fois surpris, très triste et honteux. Je ne pensais pas que le phénomène était aussi important dans l’Eglise. Qu’il y ait quelques brebis galeuses, oui, mais là, ça émerge de partout ! C’est une crise historique, très grave et de grande ampleur que l’Eglise doit regarder en face. Un cancer ronge l’institution. Il faut en tirer les conséquences. De nouvelles histoires surgiront sans doute encore. Nous devons mener un gros travail de vérité et de purification, avec force et humilité.
Comment la Cellule permanente de lutte contre la pédophilie conduit-elle ce travail ?
Nous avons mis en place des outils pour permettre aux victimes de parler. Une adresse Internet a été créée pour recueillir les témoignages et les signalements d’actes pédophiles [parolesdevictimes@cef.fr].
Des cellules locales d’écoute ont également été créées dans presque tous les diocèses, où près de cinquante journées de prévention ont été menées en deux ans, en partenariat avec les pouvoirs publics.
Tout l’enjeu consiste à (…) faire en sorte que l’Eglise devienne une maison sûre
Tout l’enjeu consiste à rétablir la confiance avec les victimes, et à faire en sorte que l’Eglise devienne une maison sûre. Sur le terrain, beaucoup de prêtres font du bon boulot avec les jeunes, qu’ils font avancer dans leur réflexion, leur foi et les activités. Il faut pouvoir continuer à mener ce beau travail.
Combien de cas de pédophilie dans l’Eglise ont été rapportés en France ?
Les affaires sont nombreuses et sérieuses ici aussi. La Conférence des évêques de France effectue actuellement un nouveau recensement. Les résultats seront connus d’ici à la fin de l’année ou début 2019.
Le dernier, publié en janvier 2017, fait état de 137 actes pédocriminels signalés entre 2010 et 2016, et recense 222 témoignages de victimes. Parmi elles, certaines dévoilaient des faits anciens, pour lesquels les agresseurs étaient soit morts, soit poursuivis, soit n’avaient fait l’objet d’aucune plainte. La Cellule avait également recensé 9 clercs emprisonnés pour des violences sexuelles sur mineurs, 37 autres ayant exécuté leur peine, et 26 faisant l’objet d’une mise en examen.
Que se passe-t-il quand un acte pédophile est signalé ?
Les procédures sont claires : le prêtre rencontre le religieux concerné et fait un signalement au procureur de la République pour que la justice mène l’enquête. En attendant ses conclusions, des mesures canoniques sont prises pour prévenir tout danger : le prêtre est suspendu de ses activités auprès des jeunes et des enfants, voire de son ministère.
Une fois que la justice civile est passée et que le prêtre a purgé sa peine, l’évêque a l’obligation d’engager une procédure canonique – la justice interne de l’Eglise. Le plus souvent, le prêtre est interdit de retravailler avec les jeunes et les enfants. Il peut aussi être privé de toute activité publique, de toute responsabilité pastorale, voire renvoyé de l’état clérical. Il est alors privé de façon définitive de tout ce qui fait un prêtre, et n’a plus le droit de travailler comme tel. 

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En France comme ailleurs, les agissements pédophiles ont été étouffés par les autorités ecclésiastiques. Comment l’expliquez-vous ?
Il y a plusieurs facteurs : le souci de sauver l’Eglise, un manque de conscience de la gravité des faits, et le problème du cléricalisme – lorsqu’un prêtre se sent tout-puissant. On ne peut que condamner cette attitude. Il faut en finir définitivement avec cela, car en cachant et en déplaçant des prêtres [pédophiles], on a perpétué ces crimes vis-à-vis des enfants.
Les évêques ne sont pas les seuls, malheureusement, à avoir entretenu l’omerta. Des communautés chrétiennes ont aussi protégé des prêtres : elles savaient, mais ne disaient rien.
Depuis deux ans, vous rencontrez régulièrement des victimes de pédophilie. Qu’avez-vous appris auprès d’elles ?
Beaucoup de choses. Je n’en avais jamais rencontré avant. J’ai d’abord appris à me taire et à les écouter. J’ai aussi pris conscience de la gravité du traumatisme. Il est double : il y a la blessure psychique, mais aussi la blessure spirituelle, moins connue. Celle-là, j’en suis responsable. Pour un enfant, le prêtre c’est la référence. Et quand cet homme, en qui il a toute confiance, abuse de lui, quelque chose s’effondre complètement. L’enfant est touché dans sa foi.

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Le travail que vous menez pour lutter contre la pédophilie se heurte-t-il à des résistances au sein de l’Eglise ?
Oui. C’est une question très douloureuse, donc il faut permettre aux ecclésiastiques de comprendre ce qui est en jeu dans la pédophilie ; un sujet que beaucoup méconnaissent. Et quand il y a méconnaissance, il y a résistance. J’observe encore la tentation de minimiser le problème, y compris parmi les évêques, afin de défendre l’Eglise.
Il y a un gros travail à mener, difficile mais nécessaire. Cela passe par de nouvelles pratiques pastorales avec les enfants, en apportant une vigilance permanente. Changer les habitudes n’est pas si facile.

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Pédophilie dans l’Eglise : en Belgique, une victoire au goût amer

En 2010, un rapport pointait « l’incestueux refus d’agir » de la hiérarchie catholique. Depuis, les révélations se sont soldées par quelques condamnations de prêtres.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 15h25
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Longue, douloureuse, victorieuse, sans doute partielle : la bataille des victimes belges d’actes de pédophilie commis par des prêtres a démarré en 2009 et devrait s’achever en janvier 2019, avec la publication d’un rapport très attendu de l’Eglise. Il y a longtemps, toutefois, que l’on sait ce qu’on subi les quelque 500 personnes qui se sont confiées aux membres d’une commission à l’existence tumultueuse.
Instaurée par l’Eglise pour entendre les victimes, elle fut corsetée, y compris par le ministre de la justice de l’époque, ce qui entraîna la démission de sa présidente, une magistrate. Son successeur, le pédopsychiatre Peter Adriaenssens, a vu sa tâche facilitée par des révélations sur l’un des prélats les plus en vue du pays, Roger Vangheluwe, l’évêque de Bruges. La révélation des viols qu’il avait commis, durant huit années, sur son neveu – âgé de 5 ans au départ – allait libérer définitivement la parole des victimes et briser les barrières établies par la hiérarchie catholique.
« Catalogue de perversions »
Peter Adriaenssens faisait publier, en septembre 2010, l’intégralité des témoignages recueillis. Des faits qu’il décrivait comme « horribles », commis entre 1950 et 1990. « Le marquis de Sade n’aurait pas pu, ou osé, publier un tel catalogue de perversions », commentait un éditorialiste, un autre pointant « l’incestueux refus d’agir » de la hiérarchie catholique. Confrontée aux témoins, elle s’en était tenue à la consigné édictée par le Vatican en 2001 : pas question de dénoncer un prêtre à la justice civile, en raison du lien de nature sacramentelle le liant à l’évêque.
L’affaire Vangheluwe, qui s’est soldée par la démission de l’évêque en avril 2010, a montré que le plus haut niveau de la hiérarchie s’en tenait à cette règle de l’impunité. Et il a fallu la révélation, par la presse, d’enregistrements indiquant que Mgr Godfried Danneels, primat de Belgique de 1979 à 2009, avait lui-même tenté...




                        

                        


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Parcoursup : le gouvernement fait son bilan et annonce des « ajustements » en 2019

La ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a dressé un bilan positif de la première année de la nouvelle plateforme d’admission dans le supérieur.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 15h09
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 18h00
    |

            Séverin Graveleau








                        



   


« Parcoursup est une vraie réussite, mais ça ne veut pas dire que des ajustements techniques ne sont pas nécessaires. » A l’occasion de sa conférence de presse de rentrée organisée, mardi 25 septembre, sur le campus universitaire d’Orsay (Essonne), la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a tiré un bilan positif de la première année de fonctionnement de Parcoursup, la nouvelle plateforme d’accès à l’enseignement supérieur.

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955 bacheliers sans affectation en fin de procédure
Tout en estimant « qu’analyser Parcoursup sous un angle purement quantitatif [était] un contresens », le succès de la plateforme devant se mesurer, selon elle, au travers de la future réussite des étudiants, la ministre a détaillé les derniers chiffres de cette session. Au total, ce sont plus de 2,4 millions de propositions qui ont été faites par Parcoursup à quelque 730 000 jeunes, sur les 812 000 candidats qui s’étaient inscrits sur la plateforme, soit une moyenne de trois propositions par candidat.
Parmi eux, 583 274 ont accepté une proposition, soit « 27 000 de plus qu’en 2017 », a tenu à préciser la ministre. 92 % des lycéens qui avaient fait un vœu ont reçu une proposition. Un chiffre qui monte à 96 % pour les seuls bacheliers généraux, 88,8 % pour les bacheliers technologiques et 82,3 % pour les bacheliers professionnels. Au terme de la procédure, vendredi 21 septembre, 955 bacheliers étaient encore accompagnés par les commissions rectorales, faute d’avoir reçu ou accepté une proposition. Ce sont avant tout des bacheliers technologiques et professionnels. La ministre n’a pas précisé combien d’étudiants en réorientation n’avaient pas obtenu de propositions. Ils étaient 4 000 début septembre.

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« Légendes urbaines »
Frédérique Vidal a tenu à revenir sur les « légendes urbaines » et polémiques qui ont marqué cette première épreuve du feu pour Parcoursup : « discrimination des territoires ou des genres, renforcement des inégalités sociales, etc. : aucune de ces affirmations n’est confirmée », a-t-elle insisté. Elle en veut pour preuve l’augmentation de 21 % du nombre de boursiers admis dans l’enseignement supérieur (+ 28 % dans les classes préparatoires parisiennes), ou encore les 10 % de candidats en plus par rapport à 2017 ayant reçu et accepté une proposition en dehors de leur académie de résidence.
Durant la conférence de presse, qui a duré plus d’une heure et demie, la ministre a plusieurs fois répété que la plateforme au centre de l’attention durant l’été n’était « qu’un outil » au service d’une politique d’ensemble dont l’objectif est de « favoriser la démocratisation » des études supérieures plutôt que leur « massification », comme le faisait la précédente plateforme, Admission post-bac.

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Pas de hiérarchisation des vœux, mais…
Concernant les ajustements pour la rentrée prochaine, comme elle l’avait dit ce week-end dans un entretien au Journal du dimanche, la ministre a une nouvelle fois écarté la possibilité de revenir à une hiérarchisation des vœux par les candidats, malgré les critiques sur la lenteur de la procédure. Ce système permettait sous l’ère APB d’affecter simultanément des milliers de candidats en fonction de leurs souhaits prioritaires, alors que, désormais, les candidats acceptent ou refusent chaque proposition, au fur et à mesure qu’ils les reçoivent.
Est, en revanche, évoquée la possibilité pour les candidats ayant « une vision très claire de leurs vœux de définir par avance la réponse qu’ils apporteront aux différentes propositions qui leur sont faites ». Soit une sorte de « répondeur automatique » dont la ministre n’a pas détaillé le fonctionnement. Et dont il est, à ce stade, difficile de dire s’il correspond au système de hiérarchisation des vœux a posteriori (c’est-à-dire après les premières réponses), que plusieurs acteurs de l’enseignement supérieur (chercheurs, présidents d’université, syndicats étudiants et enseignants) appellent de leurs vœux.
Pour accélérer le processus et éviter l’attente anxiogène chez les candidats et les établissements qui ont des difficultés à remplir leur formation avant la pause estivale, la ministre a décidé de modifier le calendrier, « point majeur d’amélioration ». A l’avenir, la phase principale de Parcoursup ne se terminera pas début septembre, mais à la fin du mois de juillet. A cette date, « 97 % des candidats ont déjà accepté la proposition » qu’ils conserveront jusqu’à l’issue de la procédure, a justifié la ministre.

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Dans le même objectif d’accélérer la procédure, la ministre n’a pas rejeté l’idée de raccourcir à l’avenir les délais auxquels les candidats ont droit pour répondre aux propositions qui leur sont faites.
Une meilleure information des candidats
Parmi les autres ajustements pour améliorer le fonctionnement de la plateforme en 2019, la ministre a confirmé que sera affiché sur la plateforme le rang du dernier appelé dans chaque formation, afin que les candidats puissent faire leur choix « en connaissance de cause ». Sur le même principe, les taux minimaux de boursiers et les taux maximaux de non-résidents de l’académie fixés pour chaque formation seront affichés sur la plateforme dès le début de la procédure. Concernant la question de l’accès des candidats à des formations situées en dehors de leur académie, la ministre a estimé qu’« il faut aller plus loin », laissant augurer d’une hausse des taux de candidats hors académie.
Frédérique Vidal a aussi indiqué « entendre le ressenti » des candidats ayant accusé la plateforme de discrimination à leur égard et annoncé être « prête à travailler sur l’anonymisation » des dossiers sur Parcoursup. Le dossier de presse du ministère précise que cette anonymisation, dont les modalités restent à construire, reposera entre autres sur la suppression de « la transmission aux établissements des informations qui ne sont pas nécessaires à l’examen pédagogique des vœux ». 

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Mais l’information des candidats aura ses limites : la ministre a une nouvelle fois opposé une fin de non-recevoir aux multiples acteurs demandant la publication des algorithmes locaux utilisés par les formations pour classer les milliers de dossiers des candidats…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Craintes de discrimination, réflexions sur l’intégration… Racontez-nous vos questionnements et vos doutes sur ce sujet.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤     

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Parents issus de l’immigration, vous vous questionnez sur le prénom à donner à vos enfants ? Racontez-nous

Discussion lancée le 25 septembre 2018
25 septembre 2018

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Pour la première fois depuis près de deux décennies, la « Sécu » devrait être excédentaire de 700 millions d’euros en 2019.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Sécu : retour à l’équilibre après 18 ans de déficit

EN UN GRAPHIQUE – Pour la première fois depuis près de deux décennies, la « Sécu » devrait être excédentaire de 700 millions d’euros en 2019.



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                            Les Décodeurs








                        


La ministre de la santé, Agnès Buzyn, et son collègue des comptes publics, Gérald Darmanin, ont brandi, mardi 25 septembre, un projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 intégrant le retour à meilleure fortune de la « Sécu », un fait inédit depuis 2001.

        Lire :
         

          Sécu : en 2019, premier budget en excédent depuis 18 ans



Au prix d’importants efforts demandés au monde de la santé et aux retraités, les comptes de la Sécurité sociale devraient être excédentaires de 700 millions d’euros en 2019. Cette année sera ainsi – si les prévisions s’avèrent – la dernière au cours de laquelle la « Sécu » sera dans le rouge, avec un déficit de 1 milliard d’euros du régime général et du fonds de solidarité vieillesse, qui verse les cotisations d retraite des chômeurs et le minimum vieillesse.


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Les comptes de la Sécu de retour à l'équilibre après plus de 15 ans de déficit
Solde des comptes de la Sécurité sociale (Régime général et Fonds de solidarité vieillesse) en milliards d'euros depuis 2001, dernière année positive.

Source : Commission des comptes de la Sécurité sociale



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Toutes les branches seraient excédentaires, à l’exception de l’Assurance-maladie, qui continuerait de présenter un déficit, à 900 millions d’euros. En 2017, ce dernier s’élevait à 4,9 milliards d’euros.

        Lire :
         

          Comprendre la réduction du trou de la « Sécu » en quatre points




> Voir la rubrique « En un graphique » des Décodeurs




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Un homme ayant agressé une femme dans un bus dans l’Essonne a été condamné à 300 euros d’amende par le tribunal correctionnel d’Evry.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Première condamnation pour outrage sexiste en France

Un homme ayant agressé une femme dans un bus dans l’Essonne a été condamné à 300 euros d’amende par le tribunal correctionnel d’Evry.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 14h31
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 15h00
   





                        


Le tribunal correctionnel d’Evry a condamné pour la première fois un homme à une amende de 300 euros pour outrage sexiste, cette infraction créée par la loi contre les violences sexistes et sexuelles, apprend-on mardi 25 septembre. « C’est la première condamnation pour outrage sexiste au niveau national », a confirmé la chancellerie. Une décision saluée sur Twitter par la secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa.

👩🏽‍✈️1ère condamnation pour outrage sexiste ! 
— MarleneSchiappa (@🇫🇷 MarleneSchiappa)


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        Lire aussi :
         

                Non, un regard appuyé ne vous vaudra pas 90 euros d’amende



L’agresseur incarcéré
Les faits se sont déroulés mercredi dernier. Dans un bus de Draveil (Essonne) vers 17 heures, un homme de 30 ans, « fortement alcoolisé », s’en prend à une femme de 21 ans, a expliqué le parquet. « Il lui a assené une claque sur les fesses. Puis, semble-t-il pour légitimer son acte, il se met ensuite à l’outrager : il la traite de pute, lui dit “t’as de gros seins” », a précisé le parquet.
La jeune femme rejoint le chauffeur de bus, l’homme s’en prend alors physiquement au chauffeur, qui appelle la police et verrouille les portes du bus jusqu’à son arrivée.
Jugé vendredi devant le tribunal correctionnel d’Evry, le jeune homme a par ailleurs été condamné à neuf mois de prison dont six avec sursis assorti d’une mise à l’épreuve notamment avec une obligation de soins, pour l’agression sexuelle de la jeune femme et celle du chauffeur, et a été incarcéré.
La loi contre les violences sexistes et sexuelles, adoptée définitivement début août, a créé l’« outrage sexiste », passible de 90 euros minimum d’amende immédiate.

        Lire aussi :
         

                Violences sexistes et sexuelles : ce que contient le projet de loi






                            


                        

                        


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<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
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« Le risque des Bernardins est celui d’un repli sur des positions conservatrices »

Pour Denis Pelletier, historien du catholicisme contemporain, on assiste à un retour en force du catholicisme conservateur, même si les « cathos de gauche » n’ont pas totalement disparu.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 14h28
    |

                            Catherine Portevin








                        



                                


                            

Denis Pelletier est historien du catholicisme contemporain, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études (EPHE). Il a notamment publié La Crise catholique. Religion, société, politique en France (1965-1978) (Payot, 2002) et codirigé avec Jean-Louis Schlegel A la gauche du Christ. Les chrétiens de gauche en France de 1945 à nos jours (Le Seuil, 2012).
Comment situez-vous le projet du Collège des bernardins dans l’histoire des intellectuels catholiques en France ?
Il a longtemps existé, en France, un modèle d’intellectuel catholique qui reprenait à son compte la tradition de l’engagement, à la manière de Zola ou de Sartre, tout en lui donnant une coloration chrétienne. Quand François Mauriac [1885-1970] combattait la torture en Algérie, quand André Mandouze [1916-2006] militait pour un rapprochement entre l’Eglise et les communistes, ils le faisaient en tant que catholiques, tout en rejoignant le mode d’engagement critique des intellectuels laïcs. Ils pouvaient signer des pétitions, parler dans des meetings, s’engager dans des controverses publiques.

Le Collège des bernardins est né en rupture avec cette forme d’engagement. Le modèle qu’il privilégie, bien plus ancien, est celui du théologien travaillant dans le retrait de son studium. Les responsables des Bernardins peuvent être clercs ou laïcs, mais ils récusent cette notion d’engagement qu’acceptaient Mauriac ou le père Chenu [1895-1990]. Ils ont une position confessante, c’est-à-dire qu’ils veulent approfondir et réaffirmer la spécificité catholique au sein de la société moderne. Ce n’est pas forcément une fermeture : les Bernardins débattent avec des intervenants choisis hors du catholicisme, dans la sphère intellectuelle et les milieux de la culture. Mais le risque est celui d’un repli sur des positions conservatrices, qui n’était pas le projet initial de Jean-Marie Lustiger [1926-2007].





                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Nos journalistes répondent à vos questions après l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) avant la loi bioéthique.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ 
<article-nb="2018/09/25/19-16">
<filnamedate="20180925"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180925"><AAMMJJHH="2018092519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Malgré une légère hausse, le budget concernant la recherche ne permettra pas d’atteindre les objectifs européens.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Un budget de la recherche sous contrainte

Malgré une légère hausse, le budget concernant la recherche ne permettra pas d’atteindre les objectifs européens.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 12h46
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            David Larousserie








                        



                                


                            
Le compte n’y est toujours pas. Malgré les ambitions répétées d’atteindre un plus haut niveau de dépenses en matière de recherche, le gouvernement, dans son projet de loi de finances pour 2019, présenté lundi 24 septembre, annonce une hausse modeste du budget du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, de 549 millions d’euros, soit 2 % de plus que l’an dernier. Sur cette enveloppe, 376 millions vont à la recherche, dont le budget public s’établira à un peu moins de 9 milliards. Le reste finance essentiellement le plan d’accompagnement des nouveaux étudiants.
« Il manque en gros 10 milliards publics et 30 milliards privés », reconnaît Amélie de Montchalin, députée LRM, rapporteuse de ce budget à l’Assemblée nationale.
L’Allemagne a d’ailleurs une dépense intérieure en recherche et développement qui dépasse de 40 milliards celle de la France, qui atteignait 50 milliards en 2016. En pourcentage, ce montant équivaut à 2,3 % du PIB, alors que l’objectif européen est à 3 % et que l’Allemagne dépasse 2,9 %.
Outre ce budget, des choses changeront en 2019. En juillet, la mission d’évaluation et de contrôle de l’Assemblée nationale (MEC), coprésidée par Amélie de Montchalin, avait fait une vingtaine de propositions. « Le but est que ce rapport serve dans les 6 à 18 mois, car la recherche est essentielle sur des sujets que nous portons, comme la réindustrialisation ou la croissance économique », précise la députée.
Le premier constat, récurrent, est celui de l’« illisibilité » du système à cause de sa complexité. D’où la demande de la réalisation rapide d’un système informatique, dit « SI Labo », permettant de mieux suivre les dépenses dans tous les labos français, par grands domaines de recherche, quelle que soit l’origine des fonds (budgets des établissements, appel d’offres…). Le rapport préconise aussi une loi de programmation pluriannuelle des moyens pour avoir une meilleure visibilité ; une demande...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Un à deux couples sur cent sont à risque d’avoir un enfant atteint d’une maladie génétique. Une quinzaine de firmes proposent des dépistages élargis, mais ils ne sont pas encore autorisés en France.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Vers des tests pré-conceptionnels

Un à deux couples sur cent sont à risque d’avoir un enfant atteint d’une maladie génétique. Une quinzaine de firmes proposent des dépistages élargis, mais ils ne sont pas encore autorisés en France.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 12h06
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Identifier les porteurs sains de maladies génétiques et les couples à risque de les transmettre à leur descendance. Le principe des dépistages préconceptionnels n’est pas nouveau, mais le sujet prend aujourd’hui une nouvelle dimension avec la possibilité de tester des centaines d’affections en même temps, pour un coût de quelques centaines d’euros, grâce au séquençage à haut débit. Sont concernées les maladies génétiques dites auto­somiques récessives (c’est-à-dire qui ne s’expriment que si les deux copies du gène sont mutées, le défaut génétique étant situé sur un chromosome non sexuel, ni X ni Y) et les maladies récessives liées à l’X.

Quand les deux futurs parents sont porteurs sains d’une mutation (hétérozygotes), ils ont un risque d’un sur quatre de donner naissance à un bébé malade. La probabilité est d’un sur deux d’avoir un enfant lui aussi porteur sain, et d’un sur quatre que celui-ci ne porte aucune des mutations parentales.
Mucoviscidose, drépanocytose, amyotrophie spinale… Plus de 1 300 maladies génétiques se transmettant sur le mode autosomique récessif sont recensées, de sévérité très variable. Globalement, un à deux couples sur cent est à risque d’avoir un enfant ­atteint par une de ces pathologies. Ce risque augmente en cas de consanguinité et, pour certaines affections, le niveau de risque varie selon l’origine géographique.

En menant des politiques très déterminées de dépistage de la thalassémie ou de la drépanocytose dans les couples, à partir des années 1970-1980, des pays comme la Grèce, l’Italie, Chypre et Cuba ont diminué drastiquement le nombre de personnes atteintes de ces maladies génétiques de l’hémoglobine. En Israël, le ministère de la santé a, lui, établi une liste de pathologies pour lesquelles il recommande des tests génétiques dans la population, selon l’origine géographique. La maladie de Tay-Sachs, une neurodégénérescence très sévère, a ainsi quasiment disparu chez les juifs ashkénazes.
Des...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Pour Ilana Löwy, historienne des sciences, même si les radiographies par rayons X - le premier examen permettant de visualiser le fœtus - datent de la fin de XIXe siècle, la préoccupation à propos de l’enfant à naître est bien plus ancienne.
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« Dès la renaissance, il y a la notion de bon sang ou de mauvais sang »

Pour Ilana Löwy, historienne des sciences, même si les radiographies par rayons X - le premier examen permettant de visualiser le fœtus - datent de la fin de XIXe siècle, la préoccupation à propos de l’enfant à naître est bien plus ancienne.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 12h06
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Biologiste de formation, historienne des sciences et féministe, Ilana Löwy est directrice de recherche émérite à l’Inserm. Elle a récemment publié deux ouvrages sur l’histoire du diagnostic prénatal : Imperfect Pregnancies. A History of Birth ­Defects and Prenatal Diagnosis (Johns Hopkins University Press, 2017, non ­traduit) et Tangled Diagnoses. Prenatal Testing, Women and Risk (University of Chicago Press, 2018, non traduit).
A quand remontent les débuts du diagnostic prénatal ?
Les radiographies par rayons X ont été le premier examen permettant de visualiser le foetus. Elles ont été pratiquées de la fin du XIXe siècle aux années 1950, jusqu’à ce que l’on découvre que c’était dangereux pour le futur bébé. Le but était surtout de vérifier le bassin de la femme, en prévision de l’accouchement, mais cette technique a pu mettre en évidence des hydrocéphalies (excès de liquide céphalorachidien), qui étaient une indication de césarienne ; des anencéphalies (absence d’encéphale) ou encore des malformations osseuses majeures.
La préoccupation à propos de l’enfant à naître est cependant bien plus ancienne, d’où le souhait, dès la Renaissance, de se marier dans une bonne famille. Chez les nobles, on regardait l’hérédité de titre, d’argent mais aussi de sang, en recherchant dans l’arbre généalogique l’existence d’enfants déficients ou avec une tare. Il y avait la notion de bon sang ou de mauvais sang. Ainsi, la syphilis du nouveau-né, perçue au XIXe siècle comme une maladie héréditaire, a été nommée « mauvais sang ». Cette notion de pedigree était une forme d’eugénisme avant l’heure. Par ailleurs, à la Renaissance, les autopsies étaient souvent réalisées par des sages-femmes chez des femmes mortes en couches, pour en déterminer la cause, une malformation de l’utérus soupçonnée d’être héréditaire par exemple.
L’amniocentèse est aussi une pratique ancienne…
Effectivement,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ La couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) va être étendue aux bénéficiaires de l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS), pour améliorer le remboursement des soins de 1,4 million de Français.
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Complémentaire santé : davantage de bénéficiaires de la CMU-C

La couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) va être étendue aux bénéficiaires de l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS), pour améliorer le remboursement des soins de 1,4 million de Français.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 12h13
    |

            François Béguin








                        


La disparition, au 1er novembre 2019, de l’aide à la complémentaire santé (ACS) au profit de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) – moyennant une contribution maximale de 30 euros par mois, liée à l’âge du bénéficiaire – est l’une des mesures-clés du plan pauvreté présenté le 13 septembre par le chef de l’Etat.
Inscrite dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale présenté mardi 25 septembre, cette réforme, dont le coût est estimé à 200 millions d’euros par an à partir de 2020, repose d’abord sur un changement de philosophie. Pour gagner en lisibilité, l’Etat transforme une subvention pour accéder à une complémentaire santé – à laquelle ont souscrit 1,2 million de personnes gagnant entre 734 et 991 euros par mois – en droit à bénéficier à tarif subventionné d’ une « super complémentaire » sans reste à charge : la « CMU-C contributive ».

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La CMU-C, à laquelle ont aujourd’hui droit les personnes touchant moins de 734 euros, permet l’exonération du ticket modérateur, des participations forfaitaires (1 euro lors des consultations chez le médecin), du forfait journalier en cas d’hospitalisation, et des dépassements de tarifs pour les lunettes, les prothèses dentaires et auditives. La couverture par des contrats ACS laisse, elle, des reste à charge élevés. Pour une audioprothèse, un bénéficiaire de l’ACS a ainsi un reste à charge global moyen entre 693 et 880 euros, selon le rapport annuel du Fonds CMU-C. Pour l’optique, entre 256 et 328 euros selon les verres et les contrats souscrits.
Inquiétude des mutuelles
Près des deux tiers des personnes éligibles à l’ACS n’y recourent pas, par méconnaissance, par crainte d’une procédure complexe ou par refus d’entrer dans un dispositif qu’ils jugent stigmatisant. Le gouvernement espère avec cette réforme convaincre 200 000 personnes de rejoindre le nouveau dispositif en trois ans, soit au total, 1,4 million de bénéficiaires supplémentaires de la CMU-C.
Alors que l’actuelle CMU-C est proposée à 90 % par l’Assurance-maladie obligatoire, les complémentaires santé ont fait part de leur inquiétude sur les conséquences de la mise en œuvre de la réforme. Tout en disant « adhérer au changement de philosophie du dispositif », Thierry Beaudet, le patron de la Mutualité française, la structure qui fédère la quasi-totalité des mutuelles, se dit ainsi prêt à « veiller à ce qu’on n’organise pas une étatisation ou une nationalisation du futur dispositif », jugeant « fondamentale » la question du « libre choix » par chaque assuré de son opérateur de la future CMU-C.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit un budget à l’équilibre en 2019. Mais le gouvernement veut poursuivre les économies.
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Sécu : en 2019, premier budget en excédent depuis 18 ans

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit un budget à l’équilibre en 2019. Mais le gouvernement veut poursuivre les économies.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 16h23
    |

            François Béguin et 
Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



   


Surtout ne pas laisser s’installer l’idée qu’il y aurait une « cagnotte ». Alors que la Sécurité sociale devrait revenir à l’équilibre en 2019, un an avant la date fixée par le premier ministre à son arrivée à Matignon, le gouvernement d’Edouard Philippe souhaite éviter d’aiguiser les appétits.
Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, et son collègue de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, devaient ainsi afficher, mardi 25 septembre, un projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 intégrant, au prix d’importants efforts demandés au monde de la santé et aux retraités, le retour à meilleure fortune de la « Sécu » : mise en route de mesures du plan santé, déploiement du « reste à charge zéro », suppression des cotisations salariales sur les heures supplémentaires…
« C’est un PLFSS à l’image de la politique que conduit le gouvernement : protéger les plus fragiles, investir pour l’avenir et libérer l’économie pour soutenir l’activité, indique Mme Buzyn. C’est un triptyque solide. Tous nos engagements y sont inscrits très concrètement. » Selon les chiffres présentés mardi, 2018 devrait être la dernière année au cours de laquelle la « Sécu » sera dans le rouge, avec un déficit de 1 milliard d’euros du régime général et du fonds de solidarité vieillesse, qui verse les cotisations retraites des chômeurs et le minimum vieillesse. Soit 1,2 milliard de mieux que les prévisions du gouvernement il y a un an.
Toutes les branches seraient excédentaires, à l’exception de l’Assurance-maladie qui continuerait de présenter un déficit, à 900 millions d’euros
Cela s’explique notamment par la bonne conjoncture économique du début d’année – en ralentissement depuis – mais aussi par le régime draconien d’économies auquel a été soumis l’hôpital public ces dernières années. Toutes les branches seraient excédentaires, à l’exception de l’Assurance-maladie qui continuerait de présenter un déficit, à 900 millions d’euros. En 2017, ce dernier s’élevait à 4,9 milliards d’euros.

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En 2019, la « Sécu » devrait enfin revenir dans le vert avec un solde positif de 700 millions, pour la première fois depuis 2001. Ce chiffre aurait pu être meilleur si le gouvernement n’avait pas décidé de nouvelles règles budgétaires. Une bonne part des économies attendues est due au quasi-gel des pensions de retraites et des allocations familiales en 2019 et 2020. Ces prestations ne seront revalorisées que de 0,3 %, soit bien moins que l’inflation. C’est 1,8 milliard d’euros que la « Sécu » n’aura pas à dépenser. De quoi mécontenter un peu plus les retraités dont 60 % ont déjà dû faire face à l’augmentation non compensée de la CSG.
Face à la grogne des seniors, Edouard Philippe a décidé de lâcher du lest, en annonçant la semaine dernière un geste fiscal, exonérant 300 000 retraités modestes de la hausse de CSG. Soit 350 millions d’euros de dépenses supplémentaires. Autre mesure permise par les nouvelles marges de manœuvres financières de la « Sécu » : l’exécutif a choisi d’avancer d’un an une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, en supprimant les cotisations salariales sur les heures supplémentaires à partir de septembre 2019 afin de donner un coup de pouce au pouvoir d’achat des salariés et des fonctionnaires. Le coût est estimé à 600 millions d’euros pour ces seuls quatre mois et à 2 milliards en année pleine.

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Souffrance entendue
Mais la mesure la plus onéreuse est en faveur des entreprises avec la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi en baisse pérenne de cotisations sociales. Ce qui représente autour de 20 milliards d’euros de dépenses supplémentaires qui ne pèseront cependant pas sur les comptes de la « Sécu », l’Etat s’étant engagé à compenser intégralement ce mouvement.
Afin de montrer que la souffrance d’un monde hospitalier « à bout de souffle » a été entendue, l’objectif national de dépense d’assurance-maladie (Ondam) est desserré, de 2,3 % à 2,5 % en 2019, avec 400 millions d’euros supplémentaires. « Mais à court et à moyen terme, le plan santé et ce relèvement de l’Ondam ne permettront pas de sortir de la logique mise en place ces dernières années, souligne Pierre-André Juven, chercheur au CNRS. La restructuration du système de santé qui a été annoncée est pensée sur plusieurs décennies. »
Autrement dit, les hôpitaux n’ont pas fini de fonctionner sous tension. Le Haut Conseil aux finances publiques a chiffré, lundi, à 3,8 milliards d’euros le montant des économies à réaliser en 2019 pour le monde de la santé contre 4,2 milliards cette année. Si le gouvernement n’a, à ce stade, pas inscrit dans le PLFSS de mesures d’économies visant à enrayer la hausse des arrêts maladie, il ne s’interdit pas de le faire par voie d’amendement lors de l’examen du texte devant le Parlement.
Plusieurs mesures annoncées dans le plan santé ou le plan pauvreté figurent bien dans le PLFSS mais elles ne commenceront à peser dans les dépenses qu’à partir de 2020 (incitations pour les médecins à travailler en réseau, création d’assistants médicaux). L’une des mesures-phare du plan pauvreté, la fusion de l’aide à la complémentaire santé et de la couverture maladie universelle complémentaire, dont le coût est estimé à 200 millions d’euros par an, n’entrera en vigueur que le 1er novembre 2019.

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La branche maladie devrait en revanche supporter dès l’an prochain un surcroît de dépenses de 220 millions d’euros liées au démarrage du programme de « reste à charge zéro » : 170 millions pour la revalorisation d’actes dentaires et 50 millions d’euros pour l’amélioration du remboursement des prothèses auditives.
Excédentaire, la « Sécu » devra également utiliser ses ressources pour assumer des charges supplémentaires. Contrairement à l’usage, le gouvernement a en effet décidé de ne plus compenser intégralement certains allégements de cotisations sociales décidés ces derniers mois comme les heures supplémentaires ou la suppression du forfait social sur l’intéressement et la participation dans les PME. Soit 2 milliards d’euros d’économies au total pour le budget de l’Etat.
Dans le même temps, le gouvernement prévoit un nouveau transfert de dette ces prochaines années (15 milliards d’euros) à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades). L’objectif du remboursement total de cette dette sociale reste fixé à 2024 et l’organisme bénéficiera de recettes en plus pour y parvenir. De quoi entamer un peu plus les excédents prévus en 2019.

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