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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Au terme d’une journée de négociations, les 58 personnes recueillies par le navire iront en France, en Allemagne, en Espagne et au Portugal.
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Les migrants de l’« Aquarius » passeront par Malte avant d’être répartis entre quatre pays

Au terme d’une journée de négociations, les 58 personnes recueillies par le navire iront en France, en Allemagne, en Espagne et au Portugal.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 15h40
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 18h49
   





                        



   


Au terme d’une négociation entre plusieurs pays européens, une solution se dessine pour les cinquante-huit migrants recueillis par l’Aquarius jeudi et ce week-end au large de la Libye. Le gouvernement maltais a annoncé mardi 25 septembre qu’il accueillerait temporairement les 58 migrants, avant que ces derniers ne soient répartis entre plusieurs pays européens. Selon différentes sources gouvernementales, dix-huit iront en France, quinze en Espagne, quinze en Allemagne et dix au Portugal.
« Les cinquante-huit migrants à bord de l’Aquarius seront transbordés sur un navire maltais dans les eaux internationales et conduits à Malte », a écrit mardi le premier ministre maltais, Joseph Muscat, sur son compte Twitter. Ils seront « immédiatement répartis » entre plusieurs pays, a précisé le gouvernement maltais. Le Portugal avait annoncé un peu plus tôt qu’il accueillerait dix d’entre eux, au terme d’un accord conclu avec la France et l’Espagne. Une source gouvernementale française a ensuite précisé que la France en accueillera 18, l’Espagne et l’Allemagne 15 chacune.

#Malta & #France again step up to solve #migrant impasse. 58persons to disembark in international waters,be distrib… https://t.co/OkUtEPflKg— JosephMuscat_JM (@Joseph Muscat)


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Le ministre de l’intérieur français, Gérard Collomb, avait déclaré un peu plus tôt lors des questions aux gouvernement, que l’Aquarius « entre dans la zone de sauvetage sous la responsabilité de Malte », et, aux termes du droit de la mer, « les navires ayant recueilli des naufragés en mer doivent les débarquer dans le port sûr le plus proche (...). L’Aquarius doit respecter cette exigence », a-t-il dit avec force, assurant aussitôt qu’« il va de soi que la solidarité européenne devra s’exercer avec Malte ».
Menacé de ne plus pouvoir prendre la mer en raison de la décision du Panama de lui retirer son pavillon, l’Aquarius avait demandé à la France l’autorisation exceptionnelle de débarquer à Marseille ses passagers, parmi lesquels dix-sept femmes et dix-huit mineurs. Mais le gouvernement français avait répondu que le navire devait débarquer à Malte plutôt qu’à Marseille, selon la règle du port sûr le plus proche.

        Sur Les Décodeurs :
         

          Un pays a-t-il le droit de fermer ses ports aux bateaux secourant les migrants ?



Paris veut « une solution européenne »
Fidèle à des principes posés lors d’un conseil européen, les 28 et 29 juin, la France a répété qu’elle préférait « chercher une solution européenne » pour répartir les migrants de l’Aquarius, plutôt que de lui ouvrir unilatéralement un de ses ports.
Sur BFMTV, Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, avait déjà fermé la porte à l’accueil de l’Aquarius. « Il y a des règles européennes : un bateau de migrants doit accoster vers la côte européenne la plus proche. Aujourd’hui, ce n’est pas le port de Marseille qui est le plus proche. » En conséquence, « pour l’instant, elle (la France) dit non, parce que si nous voulons avoir une politique migratoire cohérente, il faut respecter les règles européennes ».
Sollicitées dans un premier temps, l’Italie et Malte avaient d’abord dit ne pas vouloir accueillir le bâtiment affrété par les associations SOS-Méditerranée et Médecins sans frontières, et lui avaient fermé leurs ports.

        Ce que dit l’équipage de l’« Aquarius »
         

          : « Nous n’arrêterons notre mission que sous la force et la contrainte »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ L’élu de l’Essonne doit annoncer, mardi, sa candidature à la mairie de la ville espagnole.
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S’il est candidat à Barcelone, Manuel Valls doit-il démissionner de son poste de député ?

L’élu de l’Essonne doit annoncer, mardi, sa candidature à la mairie de la ville espagnole.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 18h21
    |

            Jérémie Lamothe








                        



   


Manuel Valls s’apprête à tourner la page de la vie politique française. L’ancien premier ministre doit annoncer, mardi 25 septembre en début de soirée, au Centre de culture contemporaine de Barcelone, sa candidature aux élections municipales de la cité catalane.
Depuis plusieurs semaines, le député de l’Essonne, apparenté au groupe de La République en marche, fait campagne dans la ville où il est né. Réunions avec l’élite économique, recherche de financements, discours publics…, M. Valls a multiplié les apparitions à Barcelone depuis la rentrée. Quitte à faire grincer des dents à l’Assemblée nationale.

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          Manuel Valls tisse ses réseaux à Barcelone



Les appels à la démission de l’ancien socialiste se sont ainsi multipliés ces derniers jours. Pour Farida Amrani (La France insoumise), rivale de M. Valls aux élections législatives de 2017, « cela fait depuis avril qu’il réfléchit à sa candidature à Barcelone. Cette situation n’a que trop duré. C’est une situation intenable ». Le ton est le même du côté de la cheffe de file des députés socialistes à l’Assemblée nationale, Valérie Rabault : « On ne peut pas être élu de la République française et en même temps mener une campagne à Barcelone. »
Mais, concrètement, que dit la loi ?
Est-il contraint de renoncer à son mandat de député ?
Sophie de Cacqueray, maîtresse de conférences en droit public à l’université d’Aix-Marseille et membre du collectif des Surligneurs, explique que « rien dans les textes ne contraint » l’élu à démissionner. En effet, depuis mars 2017, les nouvelles règles concernant le cumul des mandats interdisent bien aux parlementaires d’être à la fois maire, président de département ou de région, mais cette règle ne s’applique qu’à des fonctions électives en France.
« Le problème qui se pose est plus politique que juridique »
Alors quid d’un poste de maire à l’étranger ? « Le législateur n’avait pas prévu cette hypothèse, dit Sophie de Cacqueray. Le problème qui se pose est plus politique que juridique. » Si M. Valls était élu, le Conseil constitutionnel pourrait être saisi. Pour la juriste, le juge peut constater une « incompatibilité de mandat et demander au politique de choisir. S’il n’y a pas de réponse, ce serait une démission forcée, et ça serait donc à sa suppléante [Marie-Hélène Bacon] de prendre la place de Manuel Valls. » Ce qui éviterait ainsi à La République en marche de faire face à une législative périlleuse dans l’Essonne.
Si Manuel Valls, à qui cette décision appartient donc, choisit de démissionner, une élection législative partielle serait organisée dans un délai de trois mois après sa démission, selon l’article LO178 du Code électoral.
Peut-il être sanctionné pour absentéisme à l’Assemblée ?
Si M. Valls conserve son mandat de député, alors qu’il fait campagne en Catalogne, il pourrait être sanctionné financièrement en raison de son absentéisme à la commission des lois, où il siège depuis plus d’un an. Selon l’article 159 du règlement de l’Assemblée :
« Le fait d’avoir pris part, pendant une session, à moins des deux tiers des scrutins publics […] entraîne une retenue du tiers de l’indemnité de fonction pour une durée égale à celle de la session ; si le même député a pris part à moins de la moitié des scrutins, cette retenue est doublée. »
En revanche, sur la question de la présence dans l’hémicycle, les règles sont plus floues. « A son époque, Philippe Séguin [président de l’Assemblée de 1993 à 1997] avait tenté d’imposer des mesures pour que les députés soient plus présents. François de Rugy avait aussi évoqué ce sujet. Il faudra donc voir ce que va faire Richard Ferrand face à ce cas », dit Sophie de Cacqueray, qui se pose aussi la question « de l’indemnité de député » que touche l’élu francilien : « Peut-il la garder alors qu’il est en campagne à Barcelone ? » 
Quel rôle pour ses collaborateurs parlementaires ?
Ses assistants n’ont pas le droit de travailler hors du cadre du mandat de député de Manuel Valls, que ce soit en circonscription ou à l’Assemblée nationale. Il ne pourra donc pas compter sur eux pour l’appuyer durant sa campagne électorale en Espagne pour le scrutin du 26 mai.
Au Parlement européen, le Rassemblement national est ainsi dans le collimateur de la justice pour avoir employé des assistants parlementaires qui travaillaient en fait pour l’ex-Front national en France, et non pour les eurodéputés à Bruxelles. Dans ce dossier, Marine Le Pen a été mise en examen en juin 2017 pour abus de confiance.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le président américain a critiqué les « activités destructrices » de l’Iran et la Cour pénale internationale, qui n’a « aucune légitimité ». Le président français Emmanuel Macron mise sur « le dialogue et le multilatéralisme ».
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En direct : après Donald Trump, le discours d’Emmanuel Macron devant l’ONU

Le président américain a critiqué les « activités destructrices » de l’Iran et la Cour pénale internationale, qui n’a « aucune légitimité ». Le président français Emmanuel Macron mise sur « le dialogue et le multilatéralisme ».



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 18h50
   





                        





Le secrétaire général de l’ONU, le Portugais Antonio Guterres, a ouvert, mardi 25 septembre, les six jours de discours de la 73e Assemblée générale de l’organisation. Il a déploré un « monde de plus en plus chaotique », regrettant que « le multilatéralisme soit autant critiqué au moment où il est le plus nécessaire. La coopération entre pays est moins certaine et plus difficile. Les divisions au sein du Conseil de sécurité sont graves ».
Parmi les orateurs du jour, c’est le président américain qui était particulièrement attendu ce mardi. Ainsi que ceux du président français, Emmanuel Macron, et du président iranien, Hassan Rohani.
Trump appelle à « isoler le régime iranien »

   


Pour sa deuxième Assemblée générale de l’ONU, le président américain a accusé les dirigeants iraniens de semer le chaos, la mort et la destruction dans la région. Il a rappelé que les Etats-Unis avaient lancé une campagne de sanctions économiques afin de priver la République islamique des moyens de financer ses ambitions régionales.
Au lendemain de la décision européenne – un revers pour lui – de contourner les sanctions américaines imposées à Téhéran, Donald Trump a annoncé que d’autres sanctions seront mises en œuvre après celles qui seront rétablies le 5 novembre sur le pétrole iranien. Accusant l’Iran de mener des agressions au Moyen-Orient, le président américain a appelé les autres nations à isoler le gouvernement iranien.
« Nous ne pouvons pas permettre au principal soutien du terrorisme dans le monde de posséder les armes les plus dangereuses de la planète », de « menacer l’Amérique » ou Israël, a-t-il martelé devant l’Assemblée générale annuelle des Nations unies à New York. « Nous demandons à toutes les nations d’isoler le régime iranien tant que son agression se poursuit » et « de soutenir le peuple iranien », a-t-il ajouté.
Critiques de l’OPEP et de la CPI
Le président américain a aussi appelé les pays membres de l’OPEP à cesser de faire monter les prix du pétrole. « Nous défendons nombre de ces nations pour rien et elles en profitent pour nous imposer des prix plus élevés du pétrole. Ce n’est pas bien. Nous voulons qu’elles cessent de faire monter les prix (…) et qu’elles commencent à les faire baisser », a-t-il dit à la tribune de l’ONU.
Il a aussi réclamé des échanges commerciaux « justes et équilibrés », en justifiant ses décisions économiques récentes, à l’égard notamment de la Chine. Le déséquilibre commercial avec Pékin « ne peut être toléré », a-t-il lancé.
Il a enfin vivement attaqué la Cour pénale internationale (CPI), accusée de n’avoir « aucune légitimité ni aucune autorité ». « Les Etats-Unis n’apporteront aucun soutien ni reconnaissance à la CPI », qui « revendique une juridiction quasi universelle sur les citoyens de tous les pays en violation des principes de justice, d’équité », a déclaré le président américain. « Nous n’abandonnerons jamais la souveraineté américaine à une bureaucratie mondiale non élue et irresponsable », a-t-il ajouté, rejetant « l’idéologie du mondialisme ».
Les Etats-Unis veulent limiter leur contribution à 25 % du budget des opérations de maintien de la paix de l’ONU [contre 28,5 % actuellement payés par Washington] et leur aide sera désormais réservée « aux pays amis », a aussi déclaré Donald Trump.
Macron chantre du multilatéralisme
A l’inverse de Donald Trump qui appelle à « isoler le régime iranien », le président français Emmanuel Macron mise sur « le dialogue et le multilatéralisme » pour résoudre la crise iranienne.
Il ne faut pas « exacerber les tensions régionales », a ajouté le président français en estimant aussi que l’unilatéralisme conduisait « directement au repli et aux conflits ».

   


Habitué de ce rendez-vous diplomatique annuel, le président Hassan Rohani s’exprimera peu après, alors que son pays vient de subir un attentat terroriste dont il accuse indirectement les Etats-Unis.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Une photo d’avril 2017 montrant l’ex-chargé de mission de l’Elysée exhibant un pistolet a été rendue publique par « Mediapart », démentant certains propos tenus devant la commission d’enquête.
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Alexandre Benalla, le selfie et le pistolet brandi

Une photo d’avril 2017 montrant l’ex-chargé de mission de l’Elysée exhibant un pistolet a été rendue publique par « Mediapart », démentant certains propos tenus devant la commission d’enquête.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 16h19
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 16h47
    |

            Nicolas Chapuis








                        


Au fur et à mesure des révélations sur l’affaire Benalla, la question du rapport aux armes de l’ex-chargé de mission de l’Elysée prend une dimension centrale. C’est désormais une photo publiée par Mediapart, lundi 14 septembre, qui fait polémique. On y voit Alexandre Benalla exhibant un pistolet sur un selfie, réalisé par la serveuse d’un restaurant. Deux autres hommes, membres du service d’ordre de la campagne, apparaissent également sur l’image.
Le cliché date du 28 avril 2017, soit pendant l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle. Il a été pris dans un restaurant à Poitiers, ce qu’a confirmé à l’AFP Guillaume Duru, qui était alors directeur de l’établissement.
La publication de cette image interroge à double titre. En premier lieu, Alexandre Benalla ne disposait pas à ce moment-là de permis de port d’armes, en bonne et due forme. S’il avait fait une première demande pendant la campagne, celle-ci n’avait pas abouti. Les auditions de la commission d’enquête du Sénat, ainsi que le dossier judiciaire que Le Monde a pu consulter, confirment que le chargé de mission de l’Elysée n’a obtenu son permis que le 13 octobre 2017, soit six mois plus tard.
D’autre part, Alexandre Benalla avait déclaré lors de son entretien au Monde du 26 juillet qu’il n’était « jamais » sorti du siège d’En marche ! avec son arme pendant la campagne. « On n’est pas mabouls, il y a un risque pour la réputation du candidat », avait-il ajouté.

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          La justification bancale d’Alexandre Benalla pour défendre son port d’arme



Réquisitoire introductif assez restrictif
La justice, et plus particulièrement le parquet de Poitiers, compétent en la matière, ne s’est pour le moment pas saisie des révélations de Mediapart. Quant à l’enquête en cours à Paris, elle est ouverte sur les faits du 1er-Mai (les violences place de la Contrescarpe à Paris) et ceux du 18 au 20 juillet (la transmission de la vidéosurveillance par des policiers). Le réquisitoire introductif du parquet de Paris étant assez restrictif, les juges d’instruction ne peuvent pas en l’état enquêter sur ce cliché.
En revanche, la commission d’enquête du Sénat a fait de la question des armes de M. Benalla l’un des points centraux de ses auditions. Les parlementaires tentent de déterminer si le permis de port d’armes de M. Benalla, décerné pour des « missions de police », prouve que le chargé de mission exerçait une mission de sécurité officieuse auprès du chef de l’Etat, ce que nie le principal intéressé.
Les témoignages des différentes personnes entendues ont déjà mis en lumière plusieurs contradictions sur ce dossier. Le général Eric Bio-Farina, qui dirige le commandement militaire de l’Elysée, a ainsi affirmé qu’il n’avait « jamais vu Alexandre Benalla avec une arme en dehors » du Palais. Ce dernier a pourtant déclaré devant la même commission qu’il lui arrivait de porter son Glock pendant les déplacements publics et privés du chef de l’Etat.
« Lâchez-le ! »
Les armes de M. Benalla avaient également été au cœur des perquisitions menées par la police après son placement en garde à vue en juillet. Les enquêteurs avaient en effet trouvé son coffre-fort « nettoyé ». Le contenu avait été vidé avant leur passage. Alexandre Benalla avait justifié cet acte par la nécessité de mettre ses armes à l’abri, alors que son logement était inoccupé. Mais il s’était montré évanescent sur l’identité de la personne qui s’était acquittée de cette tâche.
Interrogé lundi soir par l’AFP, l’avocat de M. Benalla, Me Laurent-Franck Lienard, a minimisé les révélations de Mediapart. « Je m’étonne, alors qu’il y a des choses sérieuses à traiter dans ce dossier, qu’on continue à chercher des éléments tous azimuts pour nuire à la réputation de Monsieur Benalla. Lâchez-le ! », a-t-il déclaré, souhaitant se concentrer sur l’audition de son client prévue vendredi chez les juges d’instruction parisiens.
En attendant, M. Benalla n’a plus la possibilité de se déplacer armé. Son permis lui a été retiré le 22 juillet 2018, après son licenciement et sa mise en examen.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit de l’ascension mystérieuse de cet homme.Benalla, Mizerski, Crase..., qui sont les personnages-clés de l’affaire ?Que s’est-il passé précisément place de la Contrescarpe ? Retour sur le déroulement des événements.A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et le gouvernement a dû faire face à deux motions de censure de l’opposition, toutes deux rejetées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés, dans un discours que nous avons décrypté point par point.Affaire d’Etat ou non ? Oui, car il y a eu dissimulation estiment certains ; non, car l’Etat n’as pas commis d’acte délictueux, avancent d’autres.Les auditions des gardes à vue de M. Benalla et des quatre autres personnes mises en examen ont permis d’éclairer les faits qui leur sont reprochés.Plus d’une semaine après les révélations du Monde, l’ex-chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ La prise de conscience progresse parmi les prélats français, mais à la différence de plusieurs pays, aucune opération vérité à grande échelle n’existe.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/09/2018
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Pédophilie dans l’Eglise : pourquoi la France ne réagit pas

La prise de conscience progresse parmi les prélats français, mais à la différence de plusieurs pays, aucune opération vérité à grande échelle n’existe.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 17h27
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

Un coin du voile commence à se lever. En Allemagne, les évêques devaient rendre public, mardi 25 septembre, un rapport établissant que 1 670 clercs de l’Eglise catholique ont agressé sexuellement au moins 3 677 mineurs entre 1946 et 2014. Aux Etats-Unis, le 14 août, le procureur de Pennsylvanie détaillait les violences commises sur plus de 1 000 enfants et adolescents par au moins 300 prêtres dans six des huit diocèses de cet Etat pendant cinq ou six décennies. En Australie, une commission d’enquête a répertorié 4 444 cas d’abus entre 1980 et 2015 et identifié 1 900 religieux incriminés. En 2009, en Irlande, le rapport Murphy dépeignait trente ans d’exactions et d’omerta dans le diocèse de Dublin, où les plaintes des familles n’ont pas été prises au sérieux par les évêques successifs, alors même qu’au moins 46 prêtres avaient abusé plus de 400 enfants.
Ces quelques études localisées mais systématiques sur les violences sexuelles dans l’Eglise catholique ont été conduites dans le sillage des grands scandales apparus depuis les années 1990 et 2000. Elles montrent comment, dans des contextes variés, nichés dans les replis de l’institution ecclésiale, des prêtres ont pu, impunément, pendant des décennies, commettre des violences sexuelles sur des enfants et des adolescents. La proportion de prêtres mis en cause que ces études ont pu recenser varie entre 7 % pour la commission royale australienne et 4,4 % dans l’enquête allemande.
Ces investigations établissent aussi que des évêques ou des supérieurs religieux ont, selon des schémas analogues, ignoré ou minoré des cas, fait écran entre les agresseurs et la justice civile, maintenu des prédateurs au contact d’enfants et, comme conséquence de tout cela, permis que d’autres enfants soient violentés. Il est aujourd’hui démontré que le diocèse de Boston, dont le film Spotlight (2016) a raconté l’histoire, n’était pas une exception.
Prêtres accablés, fidèles perdus
L’Eglise catholique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Nos journalistes ont répondu aux interrogations d’internautes sur l’avis rendu par le Comité consultatif national d’éthique.
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PMA, GPA, accès aux origines, fin de vie : « Le gouvernement prend le pari de conduire un débat “apaisé” »

Nos journalistes ont répondu aux interrogations d’internautes sur l’avis rendu par le Comité consultatif national d’éthique.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 16h34
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 18h44
   





                        



   


Le Comité consultatif national d’éthique a rendu son avis, mardi 25 septembre, sur la prochaine révision de loi de bioéthique, qui devrait être examinée en 2019. Favorable à la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes, il propose plusieurs ouvertures, notamment pour la recherche sur les embryons surnuméraires. Il est favorable à un accès aux origines pour les enfants issus de don de sperme et insiste pour que la loi sur la fin de vie soit mieux connue et appliquée. Les journalistes du Monde Paul Benkimoun, Sandrine Cabut et Manon Rescan ont répondu aux questions d’internautes.

        L’avis du comité d’éthique :
         

          PMA, GPA, accès aux origines, fin de vie…



Hélène : S’agissant de la fin de vie, le texte signé par 156 députés de la majorité et publié par Le Monde en février ne serait pratiquement pas pris en compte ?
Manon Rescan : Contrairement, par exemple, à la question de la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes, le gouvernement est pour l’heure resté très prudent sur la question de la fin de vie. Tout d’abord, cela ne fera pas partie des lois de bioéthique qui seront révisées normalement au début de l’année 2019, selon le calendrier donné par l’exécutif.
Une partie de la majorité pousse pour une nouvelle législation allant vers l’euthanasie active, mais cette position est loin d’être consensuelle. Agnès Buzyn, la ministre de la santé, s’affichait jusqu’à présent très réservée et ne souhaitait pas une nouvelle loi. Il y a quelques jours, la ministre a toutefois, dans Le Parisien, ouvert la porte à un aménagement de la législation actuelle, sans pour autant embrasser totalement les propositions des députés auxquelles vous faites référence.

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Alain : Concernant la PMA, l’enfant aura-t-il toujours la possibilité de connaître sa filiation paternelle ?
Paul Benkimoun et Sandrine Cabut : Une majorité de membres du CCNE « souhaite la levée de l’anonymat, ce qui nécessitera une réflexion complémentaire sur les modalités de sa mise en place ». La décision de lever ou non cet anonymat appartient au législateur. Le Comité consultatif national d’éthique recommande que le dispositif ne concerne pas les dons préalablement effectués. Si le donneur souhaite rester anonyme, son choix devra être respecté et une information minimum sera alors communiquée à l’enfant.
Chat teigneux : Dans le cadre d’un don de gamète, le gouvernement va-t-il remettre en cause l’anonymat du donneur, même si ce dernier souhaite rester anonyme ?
M.R. : Le gouvernement n’a pas encore donné sa position à ce sujet. Les seules propositions politiques qui existent aujourd’hui au sein de la majorité sont celles du parti La République en marche, qui s’est prononcé en juillet pour que le donneur puisse révéler son identité, seulement si c’est son choix. Si le donneur souhaite rester anonyme, Thomas Mesnier, député LRM, chargé de ces questions au sein du parti propose que « l’enfant, à sa majorité, ait au moins accès à des données non identifiantes du type la couleur des yeux, des cheveux, ainsi qu’aux antécédents médicaux ». Mais une fois encore, ce ne sont que les propositions du parti, il faudra attendre le projet de loi du gouvernement pour connaître ses propositions en la matière.

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Cam : Pensez-vous que le gouvernement pourrait risquer sa popularité sur la PMA, malgré l’avis du CCNE, étant donné la possible — probable — mobilisation de La Manif pour tous ?
M.R. : Pour le gouvernement, ce n’est pas une question de risque à prendre : il est déterminé à « aller au bout » de sa promesse de campagne, comme l’a répété ce matin Benjamin Griveaux, son porte-parole. Mais il sait aussi que le risque est celui de la crispation populaire, et il prend le pari de conduire un débat « apaisé » sur ces questions. Agnès Buzyn mise sur la méthode, en attendant que tous les avis des instances consultatives soient rendus avant que le gouvernement n’avance. Mais si La Manif pour tous parvient à mobiliser comme en 2013 et que l’opposition politique de droite s’empare de cette question, tous savent que le bras de fer sera rude.
Pepi : J’ai lu que le CCNE considérait que les couples hétérosexuels étaient en droit de cacher à leur enfant qu’il était né par don de gamètes. Est-ce vrai, et si oui, en quoi est-ce éthique ?
P. B. et S. C. : Dans un avis de 2005, le CCNE avait recommandé de 1) favoriser la levée du secret du mode de conception ; 2) respecter l’anonymat des donneurs et receveurs ; 3) permettre que l’enfant ait accès à des informations non identifiantes en maintenant l’anonymat des donneurs. Le CCNE fait un pas supplémentaire en souhaitant la levée de l’anonymat pour les futurs donneurs de sperme.
Orque : Qu’en est-il de la gestion de la filiation dans un couple de femmes ? Celle qui n’aura pas porté l’enfant pourra-t-elle simplement être « parente », ou devra-t-elle adopter l’enfant de sa compagne ?
P. B. et S. C. : L’avis 129 du CCNE n’aborde pas explicitement cet aspect. Il distingue bien le biologique, la filiation, qui fait l’objet de l’intention et de la reconnaissance juridique, et le parental, qui fait l’objet du soin et de l’éducation. Le CCNE insiste toutefois sur « l’importance pour l’enfant que la vérité sur la réalité de son origine lui soit révélée le plus tôt possible ».
David : Si on accorde la PMA pour les couples de femmes, n’y aura-t-il pas rupture d’égalité avec les hommes, créant une brèche pour autoriser la gestation pour autrui (GPA) dans l’avenir ?
P. B. et S. C. : Le CCNE insiste sur la différence fondamentale entre la PMA pour des couples de femmes ou des femmes seules et la GPA : cette dernière induit un risque de marchandisation du corps humain, ce qui n’est pas le cas dans la PMA.
Ruhr : Bonjour, en quoi être un couple de femmes ou être une femme seule est une « pathologie » pour leur autoriser la PMA ? En effet, la PMA était réservée aux couples hétérosexuels dont l’infertilité est médicalement constatée. Et étant des humains et non des escargots, c’est plutôt naturel qu’une femme (ou un homme) ne puisse se reproduire seul(e)…
P. B. et S. C. : La différence est la suivante : la PMA pour les couples hétérosexuels est proposée dans le cadre d’une infertilité pathologique. Dans le cas des couples de femmes ou de femmes seules, il s’agirait de « pallier une souffrance induite par une infécondité résultant d’orientations personnelles ».
H : La PMA ne donne-t-elle pas des droits supplémentaires aux femmes par rapport aux hommes, en les autorisant à procréer seules ? Est-ce que, constitutionnellement, cela tient debout ?
P. B. et S. C. : Les femmes, seules ou en couple, ne procréent pas seules, il y a toujours des gamètes masculins et un donneur. De fait, dans tous les couples, hétérosexuels ou non, c’est la femme qui porte l’enfant. En tout état de cause, une fois une loi promulguée, le Conseil constitutionnel peut être saisi pour se prononcer sur sa conformité avec la Constitution.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Une chape de plomb pèse sur la maison d’édition depuis les révélations du « Canard enchaîné » sur de possibles conflits d’intérêt, le groupe bénéficiant de financements publics directs ou indirects.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/09/2018
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L’onde de choc Nyssen déstabilise Actes Sud

Une chape de plomb pèse sur la maison d’édition depuis les révélations du « Canard enchaîné » sur de possibles conflits d’intérêt, le groupe bénéficiant de financements publics directs ou indirects.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 15h45
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

« Je ne peux pas faire un dîner en ville sans que l’on me demande des nouvelles de la mezzanine… » Cette réflexion ironique d’un salarié d’Actes Sud résume le malaise suscité par l’enquête en cours. Dans ses locaux à Arles (Bouches-du-Rhône) et à Paris, la maison d’édition est accusée de ne pas avoir respecté le code de l’urbanisme en matière de monuments historiques et d’avoir caché au fisc des travaux d’extension permettant d’augmenter la surface totale de ses bureaux. Et ce, alors que Françoise Nyssen, l’ancienne patronne, chapeaute, depuis qu’elle est ministre de la culture, les architectes des Bâtiments de France.
En interne, tout est fait pour circonscrire l’incendie et resserrer les rangs. La représentante du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) « ne souhaite pas répondre à d’éventuelles questions sur les enquêtes ». Le représentant du comité d’entreprise (CE) non plus. Pas plus que la seule représentante syndicale CGT.
« Autocratie familiale »
Tous renvoient à la parole corsetée de la directrice de la communication, Estelle Lemaître, qui affirme : « Le personnel est solidaire » de Françoise Nyssen et « heurté par ce harcèlement politico-médiatique qui nous dépasse ». Les 330 salariés d’Actes Sud et de ses filiales n’ont reçu aucune information officielle de leur direction générale qui, dixit cette dernière, « n’a pas jugé nécessaire de communiquer en interne sur le sujet ». Ils doivent donc s’en tenir à l’officielle « négligence » plaidée par la ministre. Appartenir au gouvernement, c’est s’exposer à être passé au tamis du Canard enchaîné, qui a révélé cette affaire.
Sous le couvert de l’anonymat, certains salariés trouvent ces histoires « bien bénignes à côté de la fraude de Jérôme Cahuzac », mais la plupart estiment que ces pratiques témoignent « d’une erreur mesquine de la direction qui n’a pas été à la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ L’identité du modèle du célèbre nu de Gustave Courbet, exposé au musée d’Orsay depuis 1995, vient d’être découverte.
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Le visage de « L’Origine du monde » de Gustave Courbet dévoilé

L’identité du modèle du célèbre nu de Gustave Courbet, exposé au musée d’Orsay depuis 1995, vient d’être découverte.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 13h08
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 17h21
   





                        



   


L’identité du modèle de L’Origine du monde, le célèbre nu de Gustave Courbet exposé au musée d’Orsay depuis 1995, vient d’être découverte… par hasard. La jeune femme s’appelait Constance Quéniaux, révèle Claude Schopp dans un livre à paraître le 4 octobre chez Phébus : L’Origine du monde, vie du modèle.
C’est en travaillant sur la correspondance d’Alexandre Dumas fils et de George Sand que le grand spécialiste français de Dumas père et fils, Goncourt de la biographie en 2017, a résolu une énigme vieille de 152 ans. Chargé de l’annotation des lettres échangées entre George Sand et Dumas fils, « de traquer les moindres allusions que contient un texte afin de l’éclaircir », Claude Schopp est surpris par une coquille dans la transcription d’une lettre de Dumas à Sand, datant de juin 1871.
L’écrivain, hostile à la Commune, déblatère sur Courbet. « On ne peint pas de son pinceau le plus délicat et le plus sonore l’interview de Mlle Queniault (sic) de l’Opéra », écrit Dumas.
« Une illumination »
« Interview? ça ne voulait rien dire », explique le chercheur à l’Agence France-Presse (AFP). Il décide de confronter cette transcription au manuscrit conservé à la Bibliothèque nationale de France (BNF). Ce n’est pas « interview » qu’il fallait lire mais « intérieur ».
« Ce fut comme une illumination », se souvient le chercheur. « D’habitude je trouve en travaillant beaucoup, là j’ai trouvé sans chercher. C’était injuste. »
Le chercheur fait part de sa découverte à Sylvie Aubenas, directrice du département des estampes et de la photographie de la BNF. « Ce témoignage d’époque découvert par Claude me fait dire que nous avons la certitude à 99 % que le modèle de Courbet était bien Constance Quéniaux », estime Mme Aubenas.

   


Réalisé en 1866
On savait jusqu’à présent que le commanditaire du fameux tableau était le diplomate turco-égyptien Khalil-Bey, une figure flamboyante du Tout-Paris des années 1860, à la demande duquel le tableau fut exécuté par Courbet au cours de l’été 1866.
Avant la découverte de Claude Schopp, plusieurs noms avaient circulé quant à l’identité du modèle. On a ainsi évoqué Joanna Hiffernan, maîtresse de Courbet durant l’été 1866, dont la rousseur irlandaise et la carnation blanche correspondent peu à ce que dévoile le tableau, ou celui de Jeanne de Tourbey, maîtresse du diplomate ottoman, mais figure trop en vue pour tenir le rôle de modèle.
En 1866, Constance Quéniaux a 34 ans. Elle ne danse plus depuis 1859 et est aussi une des maîtresses de Khalil-Bey. La noirceur de la chevelure de Constance et ses « beaux sourcils noirs », loués par la critique lorsqu’elle dansait à l’Opéra, sont plus conformes à la luxuriante pilosité du modèle, explique Sylvie Aubenas, dont le département conserve plusieurs photos de Constance Quéniaux, y compris une prise par Nadar.
Un secret connu de tous ?
Pourquoi son nom n’est-il pas apparu plus tôt ? « C’était un secret connu de tous », suggère Sylvie Aubenas. Si Dumas lâche son nom, c’est davantage par ressentiment à l’encontre de Courbet. Avec le temps, Constance est devenue « une femme de bien », « respectable », qui s’adonne aux œuvres philanthropiques. On ne remue pas le passé.
Un autre élément vient corroborer la découverte de Claude Schopp. A la mort de Constance, en 1908, on découvrit lors de la vente de succession un tableau de Courbet représentant un bouquet de fleurs. La composition mêle habilement bouquet et plantes en pots.
Sur le côté gauche des fleurs printanières (iris, tulipes, primevères), sur le côté droit des camélias rouges et blancs, « les fleurs vouées aux courtisanes depuis Dumas fils », fait remarquer Sylvie Aubenas. Surtout, au centre, on remarque une plante grasse qui tend vers le spectateur une profonde corolle rouge épanouie et ouverte. « Quel plus bel hommage de l’artiste et du commanditaire à Constance ? », souligne Mme Aubenas.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit un budget à l’équilibre en 2019. Mais le gouvernement veut poursuivre les économies.
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Sécu : en 2019, premier budget en excédent depuis 18 ans

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit un budget à l’équilibre en 2019. Mais le gouvernement veut poursuivre les économies.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 16h23
    |

            François Béguin et 
Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



   


Surtout ne pas laisser s’installer l’idée qu’il y aurait une « cagnotte ». Alors que la Sécurité sociale devrait revenir à l’équilibre en 2019, un an avant la date fixée par le premier ministre à son arrivée à Matignon, le gouvernement d’Edouard Philippe souhaite éviter d’aiguiser les appétits.
Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, et son collègue de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, devaient ainsi afficher, mardi 25 septembre, un projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 intégrant, au prix d’importants efforts demandés au monde de la santé et aux retraités, le retour à meilleure fortune de la « Sécu » : mise en route de mesures du plan santé, déploiement du « reste à charge zéro », suppression des cotisations salariales sur les heures supplémentaires…
« C’est un PLFSS à l’image de la politique que conduit le gouvernement : protéger les plus fragiles, investir pour l’avenir et libérer l’économie pour soutenir l’activité, indique Mme Buzyn. C’est un triptyque solide. Tous nos engagements y sont inscrits très concrètement. » Selon les chiffres présentés mardi, 2018 devrait être la dernière année au cours de laquelle la « Sécu » sera dans le rouge, avec un déficit de 1 milliard d’euros du régime général et du fonds de solidarité vieillesse, qui verse les cotisations retraites des chômeurs et le minimum vieillesse. Soit 1,2 milliard de mieux que les prévisions du gouvernement il y a un an.
Toutes les branches seraient excédentaires, à l’exception de l’Assurance-maladie qui continuerait de présenter un déficit, à 900 millions d’euros
Cela s’explique notamment par la bonne conjoncture économique du début d’année – en ralentissement depuis – mais aussi par le régime draconien d’économies auquel a été soumis l’hôpital public ces dernières années. Toutes les branches seraient excédentaires, à l’exception de l’Assurance-maladie qui continuerait de présenter un déficit, à 900 millions d’euros. En 2017, ce dernier s’élevait à 4,9 milliards d’euros.

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En 2019, la « Sécu » devrait enfin revenir dans le vert avec un solde positif de 700 millions, pour la première fois depuis 2001. Ce chiffre aurait pu être meilleur si le gouvernement n’avait pas décidé de nouvelles règles budgétaires. Une bonne part des économies attendues est due au quasi-gel des pensions de retraites et des allocations familiales en 2019 et 2020. Ces prestations ne seront revalorisées que de 0,3 %, soit bien moins que l’inflation. C’est 1,8 milliard d’euros que la « Sécu » n’aura pas à dépenser. De quoi mécontenter un peu plus les retraités dont 60 % ont déjà dû faire face à l’augmentation non compensée de la CSG.
Face à la grogne des seniors, Edouard Philippe a décidé de lâcher du lest, en annonçant la semaine dernière un geste fiscal, exonérant 300 000 retraités modestes de la hausse de CSG. Soit 350 millions d’euros de dépenses supplémentaires. Autre mesure permise par les nouvelles marges de manœuvres financières de la « Sécu » : l’exécutif a choisi d’avancer d’un an une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, en supprimant les cotisations salariales sur les heures supplémentaires à partir de septembre 2019 afin de donner un coup de pouce au pouvoir d’achat des salariés et des fonctionnaires. Le coût est estimé à 600 millions d’euros pour ces seuls quatre mois et à 2 milliards en année pleine.

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Souffrance entendue
Mais la mesure la plus onéreuse est en faveur des entreprises avec la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi en baisse pérenne de cotisations sociales. Ce qui représente autour de 20 milliards d’euros de dépenses supplémentaires qui ne pèseront cependant pas sur les comptes de la « Sécu », l’Etat s’étant engagé à compenser intégralement ce mouvement.
Afin de montrer que la souffrance d’un monde hospitalier « à bout de souffle » a été entendue, l’objectif national de dépense d’assurance-maladie (Ondam) est desserré, de 2,3 % à 2,5 % en 2019, avec 400 millions d’euros supplémentaires. « Mais à court et à moyen terme, le plan santé et ce relèvement de l’Ondam ne permettront pas de sortir de la logique mise en place ces dernières années, souligne Pierre-André Juven, chercheur au CNRS. La restructuration du système de santé qui a été annoncée est pensée sur plusieurs décennies. »
Autrement dit, les hôpitaux n’ont pas fini de fonctionner sous tension. Le Haut Conseil aux finances publiques a chiffré, lundi, à 3,8 milliards d’euros le montant des économies à réaliser en 2019 pour le monde de la santé contre 4,2 milliards cette année. Si le gouvernement n’a, à ce stade, pas inscrit dans le PLFSS de mesures d’économies visant à enrayer la hausse des arrêts maladie, il ne s’interdit pas de le faire par voie d’amendement lors de l’examen du texte devant le Parlement.
Plusieurs mesures annoncées dans le plan santé ou le plan pauvreté figurent bien dans le PLFSS mais elles ne commenceront à peser dans les dépenses qu’à partir de 2020 (incitations pour les médecins à travailler en réseau, création d’assistants médicaux). L’une des mesures-phare du plan pauvreté, la fusion de l’aide à la complémentaire santé et de la couverture maladie universelle complémentaire, dont le coût est estimé à 200 millions d’euros par an, n’entrera en vigueur que le 1er novembre 2019.

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La branche maladie devrait en revanche supporter dès l’an prochain un surcroît de dépenses de 220 millions d’euros liées au démarrage du programme de « reste à charge zéro » : 170 millions pour la revalorisation d’actes dentaires et 50 millions d’euros pour l’amélioration du remboursement des prothèses auditives.
Excédentaire, la « Sécu » devra également utiliser ses ressources pour assumer des charges supplémentaires. Contrairement à l’usage, le gouvernement a en effet décidé de ne plus compenser intégralement certains allégements de cotisations sociales décidés ces derniers mois comme les heures supplémentaires ou la suppression du forfait social sur l’intéressement et la participation dans les PME. Soit 2 milliards d’euros d’économies au total pour le budget de l’Etat.
Dans le même temps, le gouvernement prévoit un nouveau transfert de dette ces prochaines années (15 milliards d’euros) à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades). L’objectif du remboursement total de cette dette sociale reste fixé à 2024 et l’organisme bénéficiera de recettes en plus pour y parvenir. De quoi entamer un peu plus les excédents prévus en 2019.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ La célèbre artiste serbe a été attaquée, dimanche, dans un musée de Florence, à l’aide d’un tableau censé la représenter. L’agresseur lui a expliqué avoir agi « pour l’art ».
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L’artiste Marina Abramovic frappée à coups de tableau à Florence

La célèbre artiste serbe a été attaquée, dimanche, dans un musée de Florence, à l’aide d’un tableau censé la représenter. L’agresseur lui a expliqué avoir agi « pour l’art ».



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 16h34
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 16h52
   





                        



   


En près de cinquante ans de carrière, la performeuse Marina Abramovic n’a cessé d’utiliser son corps comme support d’expérimentation de son art. En 1972 déjà, la jeune artiste lançait sa carrière de gourou de l’art contemporain en offrant son corps au public pour qu’il lui fasse tout, absolument tout ce qui lui passe par la tête, au nom de l’art.
Un art pour lequel la Serbe de 71 ans s’est déjà retrouvée nue, couverte d’un squelette pendant plusieurs heures. Pour lequel elle a une autre fois congelé une partie de ses membres. Pour lequel elle a passé plusieurs semaines dans une cabane perdue au milieu de nulle part, les yeux bandés, avec du riz pour seule nourriture.
Dimanche 23 septembre, alors que la performeuse était invitée au Palazzo Strozzi, à Florence (Italie), pour une rétrospective qui lui est consacrée, elle est devenue, cette fois malgré elle, la victime d’un autre artiste.

        Lire l’interview :
         

          Marina Abramovic : « Je ne pense plus que l’art doive être dérangeant »



Comme le narre le quotidien italien La Repubblica, alors que Marina Abramovic s’apprêtait à quitter le musée, un homme l’a attaquée à l’aide d’un tableau censé la représenter. « Il est venu vers moi, en me fixant droit dans les yeux et j’ai souri en pensant que [ce tableau] était un cadeau, raconte la performeuse dans un communiqué, cité par le New York Times. En une fraction de seconde, j’ai vu son expression changer et devenir violente. » 
Toile transpercée
Choquée par la violence de l’acte, Marina Abramovic n’a cependant pas été blessée par l’attaque, sa tête ayant « seulement » transpercé la toile, comme le montre une vidéo mise en ligne par La Repubblica :

Rapidement appréhendé, l’auteur de l’agression est un artiste amateur tchèque de 51 ans vivant à Florence. Selon les médias locaux, ce n’est pas la première fois que Vaclav Pisvejc se fait remarquer. L’homme s’est ainsi déjà mis nu dans une fontaine du centre-ville pour une « performance » et a également vandalisé une statue de l’artiste Urs Fischer sur la fameuse Piazza della Signoria.
Aussitôt après l’incident, Mme Abramovic, qui a décidé de ne pas porter plainte, a demandé à parler à son agresseur. Selon elle, l’homme lui aurait expliqué avoir agi « pour son art ». « Tu ne peux pas créer d’art en t’attaquant aux autres, lui aurait répondu l’artiste serbe. J’ai moi-même déjà été une jeune artiste inconnue, mais je n’ai jamais blessé personne », a-t-elle expliqué, assurant avoir de la peine pour son agresseur.



                            


                        

                        


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Inégalités : les faiblesses du modèle français

Une étude note que la France est plus égalitaire que les Etats-Unis, mais que le système de redistribution américain est plus efficace que le nôtre.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 15h23
    |

            Marie Charrel et 
Elise Barthet








                        



                                


                            

L’Hexagone, champion de la redistribution ? Pas si sûr. D’après l’étude publiée mardi 25 septembre par des chercheurs du Laboratoire sur les inégalités mondiales (World Inequality Lab, WIL), dont l’économiste Thomas Piketty, et de l’Institut des politiques publiques (IPP), les cotisations, impôts et transferts sociaux en France ont été moins efficaces, ces trente dernières années, pour réduire les inégalités qu’ils ne l’ont été aux Etats-Unis. Ce constat a de quoi surprendre, puisque, dans le même temps, la France reste bien plus égalitaire… Explications.

Les inégalités avant impôts ont augmenté en France 
Alors que les écarts de revenu et de patrimoine n’avaient cessé de se réduire tout au long du XXe siècle, le fossé entre riches et pauvres s’est nettement accru en France depuis les années 1980. Le« tournant de la rigueur », sous François Mitterrand, a signé la fin de l’indexation des salaires sur les prix. Un décrochage aggravé par l’évolution des rapports de force dans le monde du travail et la poussée du chômage.
En se concentrant sur les revenus (du travail et du capital), le nouveau rapport coordonné par le WIL et l’IPP montre clairement cette hausse des inégalités avant impôts en France entre 1990 et 2018. Sur la période, la part du revenu total détenue par les 10 % les plus riches a crû de 6 %, passant de 30 % à 32 %. A l’inverse, celle des 50 % les plus modestes a baissé de 8 %, tombant de 24 % à 22 %.

Comme l’ont déjà montré d’autres travaux sur le sujet, le phénomène est plus marqué encore aux Etats-Unis. Sur les trente dernières années, la moitié la plus pauvre de la population a vu sa part reculer de 25,6 %, quand celle des 10 % les plus aisés augmentait de 20,5 %. Les riches Américains captent aujourd’hui plus de 47 % du revenu total.
Le système américain est plus redistributif
Les politiques redistributives atténuent-elles ces inégalités ? Indubitablement....




                        

                        


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Parcoursup : le gouvernement fait son bilan et annonce des « ajustements » en 2019

La ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a dressé un bilan positif de la première année de la nouvelle plateforme d’admission dans le supérieur.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 15h09
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 18h00
    |

            Séverin Graveleau








                        



   


« Parcoursup est une vraie réussite, mais ça ne veut pas dire que des ajustements techniques ne sont pas nécessaires. » A l’occasion de sa conférence de presse de rentrée organisée, mardi 25 septembre, sur le campus universitaire d’Orsay (Essonne), la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a tiré un bilan positif de la première année de fonctionnement de Parcoursup, la nouvelle plateforme d’accès à l’enseignement supérieur.

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955 bacheliers sans affectation en fin de procédure
Tout en estimant « qu’analyser Parcoursup sous un angle purement quantitatif [était] un contresens », le succès de la plateforme devant se mesurer, selon elle, au travers de la future réussite des étudiants, la ministre a détaillé les derniers chiffres de cette session. Au total, ce sont plus de 2,4 millions de propositions qui ont été faites par Parcoursup à quelque 730 000 jeunes, sur les 812 000 candidats qui s’étaient inscrits sur la plateforme, soit une moyenne de trois propositions par candidat.
Parmi eux, 583 274 ont accepté une proposition, soit « 27 000 de plus qu’en 2017 », a tenu à préciser la ministre. 92 % des lycéens qui avaient fait un vœu ont reçu une proposition. Un chiffre qui monte à 96 % pour les seuls bacheliers généraux, 88,8 % pour les bacheliers technologiques et 82,3 % pour les bacheliers professionnels. Au terme de la procédure, vendredi 21 septembre, 955 bacheliers étaient encore accompagnés par les commissions rectorales, faute d’avoir reçu ou accepté une proposition. Ce sont avant tout des bacheliers technologiques et professionnels. La ministre n’a pas précisé combien d’étudiants en réorientation n’avaient pas obtenu de propositions. Ils étaient 4 000 début septembre.

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« Légendes urbaines »
Frédérique Vidal a tenu à revenir sur les « légendes urbaines » et polémiques qui ont marqué cette première épreuve du feu pour Parcoursup : « discrimination des territoires ou des genres, renforcement des inégalités sociales, etc. : aucune de ces affirmations n’est confirmée », a-t-elle insisté. Elle en veut pour preuve l’augmentation de 21 % du nombre de boursiers admis dans l’enseignement supérieur (+ 28 % dans les classes préparatoires parisiennes), ou encore les 10 % de candidats en plus par rapport à 2017 ayant reçu et accepté une proposition en dehors de leur académie de résidence.
Durant la conférence de presse, qui a duré plus d’une heure et demie, la ministre a plusieurs fois répété que la plateforme au centre de l’attention durant l’été n’était « qu’un outil » au service d’une politique d’ensemble dont l’objectif est de « favoriser la démocratisation » des études supérieures plutôt que leur « massification », comme le faisait la précédente plateforme, Admission post-bac.

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Pas de hiérarchisation des vœux, mais…
Concernant les ajustements pour la rentrée prochaine, comme elle l’avait dit ce week-end dans un entretien au Journal du dimanche, la ministre a une nouvelle fois écarté la possibilité de revenir à une hiérarchisation des vœux par les candidats, malgré les critiques sur la lenteur de la procédure. Ce système permettait sous l’ère APB d’affecter simultanément des milliers de candidats en fonction de leurs souhaits prioritaires, alors que, désormais, les candidats acceptent ou refusent chaque proposition, au fur et à mesure qu’ils les reçoivent.
Est, en revanche, évoquée la possibilité pour les candidats ayant « une vision très claire de leurs vœux de définir par avance la réponse qu’ils apporteront aux différentes propositions qui leur sont faites ». Soit une sorte de « répondeur automatique » dont la ministre n’a pas détaillé le fonctionnement. Et dont il est, à ce stade, difficile de dire s’il correspond au système de hiérarchisation des vœux a posteriori (c’est-à-dire après les premières réponses), que plusieurs acteurs de l’enseignement supérieur (chercheurs, présidents d’université, syndicats étudiants et enseignants) appellent de leurs vœux.
Pour accélérer le processus et éviter l’attente anxiogène chez les candidats et les établissements qui ont des difficultés à remplir leur formation avant la pause estivale, la ministre a décidé de modifier le calendrier, « point majeur d’amélioration ». A l’avenir, la phase principale de Parcoursup ne se terminera pas début septembre, mais à la fin du mois de juillet. A cette date, « 97 % des candidats ont déjà accepté la proposition » qu’ils conserveront jusqu’à l’issue de la procédure, a justifié la ministre.

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Dans le même objectif d’accélérer la procédure, la ministre n’a pas rejeté l’idée de raccourcir à l’avenir les délais auxquels les candidats ont droit pour répondre aux propositions qui leur sont faites.
Une meilleure information des candidats
Parmi les autres ajustements pour améliorer le fonctionnement de la plateforme en 2019, la ministre a confirmé que sera affiché sur la plateforme le rang du dernier appelé dans chaque formation, afin que les candidats puissent faire leur choix « en connaissance de cause ». Sur le même principe, les taux minimaux de boursiers et les taux maximaux de non-résidents de l’académie fixés pour chaque formation seront affichés sur la plateforme dès le début de la procédure. Concernant la question de l’accès des candidats à des formations situées en dehors de leur académie, la ministre a estimé qu’« il faut aller plus loin », laissant augurer d’une hausse des taux de candidats hors académie.
Frédérique Vidal a aussi indiqué « entendre le ressenti » des candidats ayant accusé la plateforme de discrimination à leur égard et annoncé être « prête à travailler sur l’anonymisation » des dossiers sur Parcoursup. Le dossier de presse du ministère précise que cette anonymisation, dont les modalités restent à construire, reposera entre autres sur la suppression de « la transmission aux établissements des informations qui ne sont pas nécessaires à l’examen pédagogique des vœux ». 

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Mais l’information des candidats aura ses limites : la ministre a une nouvelle fois opposé une fin de non-recevoir aux multiples acteurs demandant la publication des algorithmes locaux utilisés par les formations pour classer les milliers de dossiers des candidats…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Les utilisateurs des réseaux sociaux ont de fortes chances de croiser ce personnage issu du mélange de deux héros de Nintendo. Il s’agit de l’un des phénomènes viraux les plus rapides de l’année.
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Ce qu’il faut savoir de Bowsette, la créature hybride qui a envahi Internet

Les utilisateurs des réseaux sociaux ont de fortes chances de croiser ce personnage issu du mélange de deux héros de Nintendo. Il s’agit de l’un des phénomènes viraux les plus rapides de l’année.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 15h46
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 16h05
    |

            William Audureau








                        



   


Depuis la nuit du dimanche 23 au lundi 24 septembre, un personnage de jeu vidéo inventé de toutes pièces par les internautes a envahi les réseaux sociaux à une vitesse fulgurante. Il a fait l’objet de plus d’1,3 million de tweets en une journée, a inspiré des dessins amateurs signés de prestigieux noms de l’industrie du manga, et certains lui prêtent un rôle dans l’envolée de l’action de Nintendo.
L’objet de cette fascination ? Une fusion étonnante entre deux personnages de l’univers de Nintendo que tout est censé opposer. D’un côté, Peach, la princesse qui passe son temps à être capturée. De l’autre, Bowser, l’infâme espèce de tortue bovine à piquants qui lui sert d’éternel ravisseur.
Le résultat donne à voir une sorte de curieux succube, plantureux et cornu, immédiatement surnommé Koopahime (« Princesse Koopa ») au Japon, et Bowsette en Occident, devenu le sujet de discussion numéro 1 sur Twitter au Japon, avant de s’exporter sous différents noms et hashtags en Occident, porté par une diffusion d’une rare rapidité.

   


Détail d’un jeu Nintendo détourné
A l’origine de ce phénomène viral, une bande-annonce mise en ligne par Nintendo à la mi-septembre : dans New Super Mario Bros. U Deluxe, le personnage féminin de Toadette, un petit champignon rose, pourra se transformer en simili-princesse Peach en attrapant la « Super Crown », une couronne magique. Le nom de sa transformation ? Peachette.

Le détail fascine les fans de Mario : depuis quand un personnage principal peut-il se transformer en un autre ? Déjà en 2017, la casquette de Mario lui permettait de prendre le contrôle d’ennemis. Et si cette couronne magique permettait d’aller plus loin ?
C’est ainsi que le 19 septembre un internaute connu sous le pseudonyme de Haniwa met en ligne un strip humoristique dans lequel Mario et Bowser, après avoir été éconduits par la princesse Peach, trouvent un pis-aller : Bowser s’empare de la fameuse couronne magique et se transforme en princesse Bowser (Koopahime en japonais), ou Bowsette.

The Super Crown's some spicy new Mario lore https://t.co/7DQe6UXvLQ— ayyk92 (@haniwa)


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Reprise par l’illustrateur de « One Punch Man »
Plus de 75 000 partages plus tard, des milliers de dessinateurs amateurs s’approprient Bowsette pour la mettre en scène dans d’innombrables croquis, bédés, et parfois, productions olé olé.

クッパ姫クッパみ強め https://t.co/QyJGk9spK2— NEBU_KURO (@村田雄介)


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Parmi eux, même des illustrateurs et mangakas célèbres proposent leur propre version, comme Akira Yasuda, dit Akiman (Street Fighter II) ; Dragon Garrow Lee (plus fameux fanartiste de l’univers Dragon Ball) et Yusuke Murata allias Nebu_Kuro sur Twitter (illustrateur officiel d’Eyeshield 21 et One Punch Man).
Dans la foulée, Bowsette inspire d’autres créations aussi loufoques, comme « Booette », « Yoshette », « Piranette », toutes sorties de l’univers Nintendo, qui prennent parfois la forme d’un volcan ou même d’une baguette de pain.

my version of #yoshette all color https://t.co/sXXtGxzvO5— Amai_ssb (@MayMay Amai ✨ @ accept AT)


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Respect des règles 34 et 63 d’Internet
Comment un simple dessin a-t-il engendré un tel mouvement ? Bowsette surfe sur certaines familles et pratiques très présentes sur Internet. Outre les fans de Nintendo, citons notamment la communauté des furry, ces internautes fascinés par les personnages anthropomorphes, poilus et colorés de préférence. Ou encore celle des passionnés de shipping, des fans qui aiment à imaginer des couples romantiques inattendus dans leurs œuvres de fiction préférées – ici, Mario et un Bowser transsexuel.
La princesse Bowser respecte par ailleurs deux des règles officieuses les plus vérifiées d’Internet. Selon la règle 63, formulée sur le forum 4chan au milieu des années 2000, pour chaque personnage d’un sexe donné il existe quelque part son équivalent de l’autre sexe. La princesse Bowser répond à l’adage.
Le phénomène n’oublie pas non plus de valider la règle 34 d’Internet, aux origines obscures, mais maintes fois citée : « Si ça existe, il existe du porno à ce sujet. » L’axiome se vérifiant pour les ptérodactyles, Bowsette n’a pas été épargnée. Comme le relève Kotaku, tous les contenus mis en ligne ne sont pas destinés à des yeux chastes, même si Pixels a davantage constaté des contenus hypersexualisés que proprement pornographiques.
Comme les tétons de Mario
Si les phénomènes viraux de ce type sont très fréquents sur Internet, l’ampleur et la rapidité de celui-ci ont été hors norme, bien aidées en cela par la popularité des univers de Nintendo.

Moi sur twitter #bowsette https://t.co/fOpE7hcjV5— NicoMaggot02 (@NicoMaggot)


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Il y a un an tout juste, déjà, la publication d’une bande-annonce montrant les tétons de Mario en action avait mis Internet en émoi. Féminisation et hypersexualisation d’un méchant d’un côté, érotisation d’un héros pudibond de l’autre : des leviers similaires, pour un résultat semblable.
Certains internautes s’émerveillent que l’action du constructeur japonais ait bondi de près de deux points lundi 24 septembre à l’ouverture de la bourse de Tokyo, reconnaissance inespérée pour un pur phénomène Internet. En réalité, les investisseurs ont plus probablement réagi à l’annonce d’une offre spéciale pour Noël intégrant la Switch et le jeu-phénomène Fortnite.

We live in a time where Nintendo stock jumps from 44.64 to 46.61 immediately after #Bowsette blew up.

— TheAtlasOne (@AtlasOne)


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De son côté, Nintendo n’a pas réagi, même si on a bien cru que Nintendo of America avait annoncé que Bowsette serait bel et bien jouable dans New Super Mario Bros. U Deluxe – il s’agissait d’un compte parodique. La princesse aux dents pointues restera pour l’instant ce qu’elle a toujours été depuis sa récente invention : une créature d’Internet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Invaincues, Françaises et Canadiennes s’affrontent mardi pour la première place de leur groupe, et une qualification directe en quarts de finale.
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Mondial de basket : les Bleues à l’assaut du Canada pour une « première finale »

Invaincues, Françaises et Canadiennes s’affrontent mardi pour la première place de leur groupe, et une qualification directe en quarts de finale.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 18h15
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 18h44
    |

            Clément Martel








                        



   


Après deux victoires en deux matchs — dans de grandes largeurs face à la Corée du Sud (89-58) puis de justesse contre la Grèce (75-71) —, l’équipe de France féminine de basket affronte, mardi 25 septembre, le pays de l’inventeur de ce sport. Si c’est à Springfield, dans le Massachusetts (Etats-Unis), que s’est déroulé le premier match de basket de l’histoire, c’est à un Canadien, James Naismith, que l’on doit cette initiative de mettre un ballon dans un panier. Les vainqueures de la rencontre (21 h 30 sur Canal+ Décalé) obtiendront la première place du groupe A et, avec elle, une qualification directe pour les quarts de finale, doublée de l’assurance d’éviter de se retrouver sur la route des favorites américaines et espagnoles avant la finale.
« La première place du groupe, c’est l’objectif, a souligné l’ailière des Bleues Diandra Tchatchaouang sur RMC. Cela te fait jouer un match de moins, et derrière tu rencontres les autres premiers le plus tard possible. Donc, contre le Canada, c’est une première finale. » 
Une rencontre où les Françaises s’attendent à être poussées dans leurs retranchements par une équipe à la feuille d’érable à la progression constante. Cinquièmes au classement mondial (deux rangs derrière les Françaises), les joueuses de Lisa Thomaidis ne cachent pas leurs ambitions.
« Notre objectif, c’est la première place du groupe. Et cela passe par une victoire sur la France, a déclaré à L’Equipe l’intérieure de l’ASVEL Michelle Plouffe. Et l’objectif suivant, c’est d’être sur le podium. »
« Equipe athlétique avec une grosse intensité défensive »
Larges vainqueures de leurs deux premiers matchs, sur les ailes de la star du pays, Kia Nurse, intenable (20,5 points de moyenne), les Canadiennes proposent aux joueuses de Valérie Garnier un jeu qu’elles n’apprécient guère, fondé sur le défi physique. « Je sais qu’elles n’aiment pas nous jouer car on a un jeu très physique », relève l’entraîneuse canadienne, Lisa Thomaidis. « C’est une équipe athlétique, avec une grosse intensité défensive, une présence au rebond, complète son homologue française. Une équipe qui nous ressemble un peu. »
Cette similarité se retrouve dans la composition de l’équipe, où des jeunes pousses — six Canadiennes découvrent le niveau mondial — côtoient des joueuses expérimentées. Par ailleurs, quatre d’entre elles évoluent dans des clubs de l’Hexagone. « On ne les craint pas, mais on a conscience qu’elles jouent bien au basket, estime Tchatchouang. Elles jouent dur, avec leurs forces et des atouts physiques que l’on ne peut ignorer. »
Opposée à deux reprises en matchs de préparation, la France a remporté les deux confrontations, mais elle a souffert lors de la dernière, il y a dix jours (72-68). « Cela a été un match difficile, et cela va être encore plus dur », prévient Tchatchouang.
Car ce Canada aspire à grandir. Longtemps, le basket y a souffert de la comparaison avec son puissant voisin du Sud. Impossible de lutter face à l’omniprésence — sportive et culturelle — de la NBA. Mais depuis quelques années, la balle orange se développe au Canada et taquine même l’omniprésence du hockey. Elle occupe désormais le troisième rang des sports collectifs chez les jeunes — derrière le football et le hockey.
Une étude, publiée en 2014, montre que ce sport se développe notamment par le biais des nouveaux arrivants sur le sol national. Désormais, chez les femmes comme chez les hommes, les plus gros prospects (« espoirs ») du pays sont recrutés par les meilleures universités américaines, et percent en WNBA et NBA.
Nombreuses tireuses à trois points
« Nous avons vraiment réalisé beaucoup de progrès ces dernières années, confirme Kia Nurse, qui évolue dans la ligue nord-américaine. Notre équipe a un noyau de six ou sept joueuses qui se connaissent très bien, avec de nombreuses bonnes tireuses à trois points, capables de marquer 30 points. Cette particularité de notre équipe nous rend très dangereuses. » 
La joueuse des New York Liberty, qui évolue depuis 2015 — et ses 19 ans — sous les couleurs nationales, espère faire franchir à son pays le stade des quarts de finale « pour avoir une chance de viser une place sur le podium ». Aux Jeux olympiques de Rio, elle se souvient que la France avait sorti ses partenaires à ce stade de la compétition.
« On devrait voir des choses différentes de la part de la France, évidemment qu’elles ne nous ont pas tout montré la dernière fois, anticipe la coach canadienne Lisa Thomaidis dans L’Equipe. Et j’espère qu’on aura aussi des choses en réserve. »
Les Françaises sont prévenues, pas question de rééditer la performance défensive approximative proposée face à la Grèce. « Contre le Canada, il faudra faire quatre quart-temps, ne pas rater le début, bien terminer, avertit Valérie Garnier. Pour être à la hauteur, il faudra élever notre niveau de jeu dans l’intensité défensive, relever le défi physique et contrôler le rebond. » De l’importance d’être constantes.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 24/09/2018
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Les mutations du dépistage prénatal

L’analyse de l’ADN circulant  dans le sang de la femme enceinte permet de détecter  de plus en plus d’anomalies chez l’enfant à naître.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 14h48
    |

            Paul Benkimoun et 
Sandrine Cabut








                        



                                


                            

Matinée ordinaire de consultation pour la docteure Géraldine Viot, généticienne dans l’unité de diagnostic prénatal de l’Hôpital américain de Paris. Face à elle, une jeune femme de 36 ans enceinte de trois mois, adressée par son gynécologue. Géraldine Viot l’interroge sur ses antécédents obstétricaux et familiaux, regarde son dossier médical.
« Votre échographie est parfaite, mais il y a un marqueur biochimique dont le taux est un peu élevé, résume-t-elle. En combinant les données de l’échographie, des marqueurs, et votre âge, l’algorithme a évalué le risque de trisomie 21 pour votre bébé à 1/474. Selon les critères de la Haute Autorité de santé (HAS), nous pouvons vous aider à affiner ce risque en vous proposant une quantification de l’ADN fœtal dans votre sang. »
Sur une feuille blanche, la généticienne dessine des chromosomes, tout en expliquant le principe de ce dépistage : de l’ADN du fœtus passant dans la circulation maternelle, son « pesage » permet de détecter un éventuel chromosome 21 surnuméraire. Cet ADN fœtal libre peut être quantifié dès la onzième semaine d’aménorrhée, et jusqu’à la vingt-septième.
« Si l’examen est négatif, on arrête de vous embêter, car le risque de trisomie 21 est alors divisé par cent, soit 1/47 000. S’il est positif, la probabilité qu’il s’agisse réellement d’une trisomie est de 99,9 %, et nous réaliserons une amniocentèse pour confirmer le diagnostic », poursuit la praticienne.
Pas encore de prise en charge par l’Assurance-maladie
Le résultat du test, qui recherche aussi les trisomies 13 et 18 – plus rares et beaucoup plus sévères que la trisomie 21, sera connu en dix jours. Son coût, 390 euros, n’est pas encore pris en charge par l’Assurance-maladie, « mais beaucoup de mutuelles participent déjà », assure Mme Viot, en incitant sa patiente à en faire la demande.
Arrive ensuite un couple, dont la femme est enceinte de cinq semaines. Elle aussi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Cette fausse citation, relancée par le site lagauchematuer.fr mardi, colle aux basques de l’humoriste depuis plusieurs années.
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« Le djihadisme n’est pas un problème », la phrase que Kev Adams n’a jamais dite

Cette fausse citation, relancée par le site lagauchematuer.fr mardi, colle aux basques de l’humoriste depuis plusieurs années.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 16h32
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 17h27
    |

                            Les Décodeurs








                        


« Le djihadisme n’est pas un problème. Le problème, c’est Marine Le Pen. » Voilà la phrase que l’humoriste et comédien Kev Adams aurait prononcée, selon le lagauchematuer, qui en a fait un photomontage partagé des centaines de fois sur Facebook mardi 25 septembre. « Abject », « débile », « insupportable »… De nombreux commentaires critiquent l’acteur sous la publication. Mais pourtant, l’intéressé n’a jamais tenu de tels propos.

   


POURQUOI C’EST FAUX
Les premières traces de ces prétendues déclarations de Kev Adams sont anciennes. Elles remontent précisément au 22 novembre 2014, soir d’un passage de l’humoriste dans l’émission « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier sur France 2. Un internaute,@IskandarBnt, reproduit ce qui est présenté comme une citation sur son compte Twitter :

"Le djihadisme n'est pas un problème. Le problème, c'est Marine Le Pen."
— IskandarBnt (@Alex)


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« Regarde à nouveau l’émission, je n’ai évidemment jamais dit ça », lui répond directement Kev Adams, toujours sur Twitter. Ce à quoi@IskandarBnt répond, ironique : « Je sais bien, ça s’appelle du troll ».

@KhagnibAlex Regarde a nouveau l'emission je n'ai evidemment jamais dit ca ! #InventeTaVie  #InventeDesPropos #AlexLeMytho #LoveHaters 😁— kevadamsss (@Kev Adams)


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Et pourtant, la citation sera rapidement reproduite dans plusieurs forums, notamment jeuxvideo.com, sur d’autres comptes Twitter et même dans un article du site Terrafemina.com.
En visionnant l’émission dans son intégralité, nous avons, en revanche, pu constater que Kev Adams avait effectivement abordé la question du terrorisme, dans la partie de l’émission consacrée aux dessins d’actualité. Est notamment évoqué le cas de Maxime Hauchard, un djihadiste membre de l’organisation Etat islamique venu de Normandie qui n’était pas né dans une famille musulmane (et qui est mort depuis).
Le chroniqueur Aymeric Caron note que la radicalisation des futurs combattants terroristes ne passe pas forcément par les mosquées, mais qu’elle peut se faire via Internet, « qui va renverser le cerveau de plein de jeunes ». Kev Adams décide alors de prendre la parole, et acquiesce (l’extrait en question est visible ici à partir de 20 minutes) :
« J’ai l’impression qu’il y a des gamins qui sont paumés, qui n’ont jamais mis les pieds dans une mosquée (…). J’ai vraiment été dans beaucoup de mosquées, où on voit que les discours sont [de] dire aux gamins : “Trouvez-vous un avenir”, soyez fiers d’être musulmans et soyez fiers d’être musulmans français et de faire des belles choses en France. »
Un peu plus tard, Kev Adams insiste :
« Il ne faut pas faire d’amalgame, les musulmans ne sont pas des terroristes, les musulmans sont des gens bien. (…) Ce gars-là [Maxime Hauchard] n’était pas musulman. Ce gars-là est tombé là-dedans, je pense, uniquement à cause d’Internet et des médias qui nous montent la tête. »
En résumé, Kev Adams n’a jamais tenu les propos qui lui ont été prêtés. Il a bien évoqué le terrorisme sur France 2 le 22 novembre 2014, mais sans citer Marine Le Pen ni relativiser la gravité du problème.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Un homme ayant agressé une femme dans un bus dans l’Essonne a été condamné à 300 euros d’amende par le tribunal correctionnel d’Evry.
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Première condamnation pour outrage sexiste en France

Un homme ayant agressé une femme dans un bus dans l’Essonne a été condamné à 300 euros d’amende par le tribunal correctionnel d’Evry.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 14h31
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 15h00
   





                        


Le tribunal correctionnel d’Evry a condamné pour la première fois un homme à une amende de 300 euros pour outrage sexiste, cette infraction créée par la loi contre les violences sexistes et sexuelles, apprend-on mardi 25 septembre. « C’est la première condamnation pour outrage sexiste au niveau national », a confirmé la chancellerie. Une décision saluée sur Twitter par la secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa.

👩🏽‍✈️1ère condamnation pour outrage sexiste ! 
— MarleneSchiappa (@🇫🇷 MarleneSchiappa)


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                Non, un regard appuyé ne vous vaudra pas 90 euros d’amende



L’agresseur incarcéré
Les faits se sont déroulés mercredi dernier. Dans un bus de Draveil (Essonne) vers 17 heures, un homme de 30 ans, « fortement alcoolisé », s’en prend à une femme de 21 ans, a expliqué le parquet. « Il lui a assené une claque sur les fesses. Puis, semble-t-il pour légitimer son acte, il se met ensuite à l’outrager : il la traite de pute, lui dit “t’as de gros seins” », a précisé le parquet.
La jeune femme rejoint le chauffeur de bus, l’homme s’en prend alors physiquement au chauffeur, qui appelle la police et verrouille les portes du bus jusqu’à son arrivée.
Jugé vendredi devant le tribunal correctionnel d’Evry, le jeune homme a par ailleurs été condamné à neuf mois de prison dont six avec sursis assorti d’une mise à l’épreuve notamment avec une obligation de soins, pour l’agression sexuelle de la jeune femme et celle du chauffeur, et a été incarcéré.
La loi contre les violences sexistes et sexuelles, adoptée définitivement début août, a créé l’« outrage sexiste », passible de 90 euros minimum d’amende immédiate.

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                Violences sexistes et sexuelles : ce que contient le projet de loi






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ L’entreprise, qui a toujours privilégié le divertissement « familial », détonne à Hollywood.
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Dans les futures séries télé d’Apple : pas de sexe, ni de violence, ni de religion

L’entreprise, qui a toujours privilégié le divertissement « familial », détonne à Hollywood.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 14h40
   





                        



   


Pas de violence gratuite, le moins possible de scènes de sexe, pas de références religieuses, et pas de thèmes trop sensibles. Apple, qui a prévu de consacrer en 2018 1 milliard de dollars au développement de séries télévisées, a fait le grand ménage dans les projets sélectionnés pour Apple Music, son service de streaming, selon une longue enquête du Wall Street Journal parue le 22 septembre.
Les projets qui ont été stoppés ou en partie censurés sont légion, avec des modifications plus ou moins importantes. Night Shyamalan, qui réalise une série consacrée à un couple qui perd son enfant, s’est vu demander de retirer des crucifix du décor. Des gros mots ont été bipés dans les versions iTunes de Carpool Karaoke et Planet of the Apps. Vital Signs, une série biographique consacrée au rappeur Dr. Dre, a quant à elle été purement et simplement annulée. « C’est trop violent. Apple ne peut pas montrer ça », aurait dit le PDG d’Apple, Tim Cook, à Jimmy Iovine, le responsable d’Apple Music (et ce alors que Dr. Dre travaille pour Apple, en tant que fondateur de la marque Beats, rachetée par Apple en 2014).
Selon plusieurs témoignages anonymes d’employés de studios cités par le quotidien américain, les représentants d’Apple ont dit très clairement, dans les négociations avec les producteurs, qu’ils ne voulaient pas de séries « sensibles ». Un projet de série sur le médiateur d’une université américaine, traitant largement des thématiques du harcèlement sexuel après #MeToo, a ainsi été refusé par Apple. Le projet de série sur Dr. Dre a en revanche été accepté par Amazon, pour son service Prime Video.
Choix « familiaux »
La liste des séries validées par Apple illustrent largement le choix de l’entreprise de privilégier les thématiques « familiales ». Apple a par exemple signé des accords avec les producteurs du feuilleton télévisé pour enfants Sesame Street, pour une série de sport inspirée du très familial Friday Night Lights, ou encore un projet consacrée à la vie de la poétesse Emily Dickinson. Quelques projets détonnent cependant dans la liste, dont Shantaram, l’histoire d’un ancien drogué qui se rend en Afghanistan pour y faire du traffic d’armes.
Ces choix d’Apple sont en contradiction avec ceux de la plupart des autres diffuseurs de séries américaines, et les registres habituels d’Hollywood. HBO a connu un immense succès avec la très violente et très sexuelle adaptation de Game of Thrones ; Amazon a diffusé les dystopies dérangeantes The Handmaid’s Tale et Le Maître du haut château ; Netflix propose toute une panoplie de séries originales dans lesquelles il n’hésite pas à mettre en scène violence, drogue ou sujets sensibles.
Mais l’entreprise Apple a derrière elle une longue tradition de prudence quant à tout ce qui peut choquer. Dans les années 2000, l’entreprise avait édicté une politique de tolérance zéro envers la pornographie et la nudité sur l’App Store. Les vulgarités dans les textes affichés des morceaux diffusés sur Apple Music sont censurés. Des jeux vidéo à caractère politique, comme Papers, Please, ou contenant de la violence imagée, comme The Binding of Isaac ont été retirés de son magasin d’applications.



                            


                        

                        


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édition abonné


Les fautes des magistrats sont peu sanctionnées

Le nombre de sanctions disciplinaires et d’avertissements est en baisse. Le ministère de la justice, le Conseil supérieur de la magistrature et les chefs de cour semblent hésitants face à des situations pourtant avérées.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 16h11
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

L’affaire révélée en août par Le Canard enchaîné avait contraint le gouvernement à réagir malgré la trêve estivale. Un juge d’instruction du pôle antiterroriste avait « oublié » de renouveler la détention provisoire de Oualid B. mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste. Libéré le 3 avril, par inadvertance, il a néanmoins immédiatement fait l’objet d’un contrôle judiciaire strict avec interdiction de quitter sa commune et deux pointages quotidiens au commissariat.
L’enquête menée par l’inspection générale de la justice sur cette « erreur grave », selon les mots de Nicole Belloubet, garde des sceaux, devrait lui être remise dans les prochains jours. Elle a affirmé attendre cette étape avant de se prononcer sur une éventuelle procédure de sanction. Dans ces situations, la difficulté est de savoir ce qui relève de l’acte juridictionnel, inattaquable au nom de l’indépendance et de l’inamovibilité des juges, et du manquement professionnel.
En dépit de la gravité de l’erreur, une sanction disciplinaire paraît peu probable tant la pratique dans la magistrature est d’y recourir avec parcimonie. Pas besoin de remonter à l’affaire d’Outreau, où le juge d’instruction Fabrice Burgaud, le seul à porter le chapeau de cet immense fiasco judiciaire, a été sanctionné d’une « réprimande avec inscription au dossier ».
Impression trompeuse
Contrairement à une idée largement ancrée dans la magistrature, le nombre de sanctions disciplinaires est orienté à la baisse : onze en 2014, trois en 2015, deux en 2016, quatre en 2017 et une seule depuis le début de cette année. « C’est notamment parce que les chefs de cours se préoccupent plus aujourd’hui des questions de déontologie des magistrats et recourent eux-mêmes davantage aux avertissements », plaide un membre du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l’autorité disciplinaire. Une impression trompeuse, là encore.
Au cours des cinq dernières années...




                        

                        


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Commerce, défense : la Chine cesse de dialoguer avec les Etats-Unis

Les Etats-Unis provoquent Pékin en vendant de nouveaux équipements militaires à Taïwan.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 15h31
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 16h48
    |

            Frédéric Lemaître








                        



   


Vingt-quatre heures après avoir rompu le dialogue avec les Etats-Unis sur les questions militaires, la Chine a annoncé, mardi 25 septembre, ne pas pouvoir négocier des questions commerciales « avec un couteau sur la gorge », selon l’expression employée par Wang Shouwen, ministre adjoint du commerce. La veille, de nouveaux tarifs douaniers imposés par les Etats-Unis sur 200 milliards de dollars (170 milliards d’euros) d’importations en provenance de Chine étaient entrés en vigueur, ainsi que de nouvelles taxes chinoises imposées, en représailles, sur 60 milliards de dollars d’importations en provenance des Etats-Unis.
La veille, également, la Chine avait publié un « Livre blanc » sur le commerce sino-américain dans lequel elle rejette la faute de la guerre commerciale actuelle sur les Etats-Unis. Si le document ne mentionne jamais Donald Trump, il dénonce les méthodes de « voyou » de Washington. La reprise des négociations dépend uniquement de la « volonté » de Washington, a précisé Wang Shouwen. Durant le week-end des 22 et 23 septembre, on avait appris qu’en raison de l’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane, Liu He, le puissant conseiller économique du président Xi Jinping, renonçait à se rendre une nouvelle fois à Washington, malgré l’invitation lancée par le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, le 13 septembre, quelques jours avant l’annonce des nouvelles taxes par Donald Trump.

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Tensions militaires
A ces tensions commerciales s’ajoutent donc des tensions militaires. La Chine a « décalé » des discussions entre responsables militaires chinois et américains prévues du 25 au 27 septembre, à Pékin, après l’annonce par Washington de sanctions contre la Chine, accusée d’avoir acheté quinze avions de combat russes Soukhoï SU-35 en 2017 ainsi que des équipements associés aux systèmes de défense antiaérienne S-400 sol-air en 2018.
En vertu des sanctions, le département de développement des équipements chinois (EED), la branche militaire chargée des acquisitions d’armements, et son directeur, Li Shangfu, ne pourront plus demander de licence d’exportation ni s’intégrer au système financier américain. Ils sont ajoutés à la liste du département du Trésor des entités avec lesquelles les Américains ne peuvent pas réaliser des transactions. Ce serait la première fois que les Etats-Unis imposent des sanctions non seulement à la Russie, mais à l’un de ses clients.

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« Symboliques »
Dans ce contexte déjà tendu, Washington a annoncé, lundi 24 septembre, qu’il approuvait la vente à Taïwan de pièces détachées et de pièces de rechange pour les avions de chasse et de transport F-16, C-130 et F-5, pour un montant de 330 millions de dollars. « La vente proposée contribuera à la politique étrangère et à la sécurité nationale des Etats-Unis en aidant à améliorer les capacités de sécurité et de défense du destinataire, qui a toujours été et qui reste une force importante de stabilité politique, d’équilibre militaire et de progrès économique dans la région », dit le communiqué du département d’Etat américain. Une vente qui irriterait Pékin, dans la mesure où le pays ne reconnaît pas l’indépendance de l’île.

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« Tant les sanctions contre le directeur du département des achats chinois que la vente de pièces détachées à Taïwan sont symboliques. Les sanctions ne remettent pas en question la coopération militaire entre la Russie et la Chine, et la vente n’est pas de nature à changer l’équilibre des forces dans le détroit de Taïwan. Mais ces décisions et les réactions chinoises qu’elles provoquent sont de nature à défaire la diplomatie militaire que les deux pays avaient commencé à construire sous Barack Obama. Déjà, la Chine n’avait plus été invitée, cette année, à participer aux grandes manœuvres que mènent les Etats-Unis et leurs alliés dans le Pacifique. Tous ces éléments ne peuvent que renforcer l’idée chinoise que la guerre commerciale que leur livrent les Etats-Unis s’inscrit dans le cadre d’une stratégie bien plus large », analyse Mathieu Duchâtel, expert de l’Asie au sein du European Council on Foreign Relations (ECFR, Conseil européen des relations étrangères).
Symboliquement, la Chine a interdit, lundi, à un navire militaire américain de faire escale à Hongkong le mois prochain.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Agé de 68 ans, le présentateur du JT de 13 heures de TF1 a subi une intervention chirurgicale pour un cancer de la prostate.
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Jean-Pierre Pernaut quitte momentanément l’écran de TF1 pour soigner un cancer

Agé de 68 ans, le présentateur du JT de 13 heures de TF1 a subi une intervention chirurgicale pour un cancer de la prostate.



LE MONDE
 |    25.09.2018 à 14h47
 • Mis à jour le
25.09.2018 à 14h57
   





                        



   


Jean-Pierre Pernaut, l’emblématique présentateur du journal de 13 heures de TF1, est remplacé temporairement à la présentation du journal de la mi-journée, a annoncé le présentateur, âgé de 68 ans, mardi 25 septembre sur Twitter.
« Je dois m’absenter quelque temps de la présentation du JT de 13 heures. J’ai en effet subi une intervention chirurgicale pour un cancer de la prostate. Tout va bien », a déclaré M. Pernaut.
Jean-Pierre Pernaut, qui a fêté ses trente ans d’antenne en février, est remplacé depuis lundi par Jacques Legros.
Sa femme, Nathalie Marquay-Pernaut, a également annoncé la nouvelle sur Instagram. « Il m’a toujours soutenue dans mon combat pour ne pas considérer le mot “cancer” comme un tabou et souhaite montrer l’exemple en étant honnête sur sa situation », a écrit l’ex-Miss France engagée dans la lutte contre le cancer après avoir elle-même vaincu une leucémie. « A mon tour de le soutenir dans ce combat, ensemble nous sommes plus forts. Son leitmotiv ? Retrouver au plus vite le plateau du JT de TF1 », a ajouté Nathalie Marquay.



                            


                        

                        

