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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le budget patrimoine sera « sanctuarisé » à hauteur de 326 millions d’euros et le projet de Pass culture se voit attribuer une enveloppe de 34 millions d’euros.
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Budget de la culture 2019 : Françoise Nyssen assure que « la culture reste une priorité du gouvernement »

Le budget patrimoine sera « sanctuarisé » à hauteur de 326 millions d’euros et le projet de Pass culture se voit attribuer une enveloppe de 34 millions d’euros.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 15h01
    |

            Sandrine Blanchard








                        



   


Pour la troisième année consécutive, le budget du ministère de la culture reste stable et atteint quelque 10 milliards d’euros. « La culture reste une priorité du gouvernement et nos choix sont réaffirmés », s’est félicitée la ministre, Françoise Nyssen, lundi 24 septembre.

        Lire à propos de la présentation du budget 2019 :
         

          Qui sont les gagnants et les perdants ?



Si l’on retire l’audiovisuel public (3,86 milliards d’euros, en baisse de 0,9 % par rapport à 2018), les crédits d’impôts (1,5 milliard) et les taxes (735 millions d’euros), les crédits budgétaires alloués à la politique culturelle s’élève à 3,6 milliards d’euros, soit une hausse de 0,5 % comparée à l’année précédente. Leur répartition reprend les grandes thématiques défendues par la ministre de la culture depuis son arrivée rue de Valois : équité territoriale, soutien à la jeunesse et diversité culturelle.
Equité territoriale :
Au nom du « rééquilibrage de la politique culturelle en faveur des territoires », le budget patrimoine sera, en 2019, « sanctuarisé » à hauteur de 326 millions d’euros pour financer quelque 6 000 opérations d’entretien et de restauration (hors grands projets). Le plan « Culture près de chez vous » disposera de 6,5 millions d’euros, notamment pour le développement de projets culturels d’itinérance et le prêt de 500 chefs-d’œuvre à une soixantaine de musées en région. Quant aux bibliothèques, appelées à élargir les horaires d’ouverture, deux millions d’euros supplémentaires s’ajouteront aux 88 millions de la dotation générale de décentralisation. Depuis la remise du rapport d’Erik Orsenna, « 265 projets, touchant quelque 10 millions de personnes et prévoyant une extension d’environ sept heures par semaine des horaires, ont été déposés », assure-t-on au ministère.

        Lire le compte-rendu :
         

          Le plan « Culture près de chez vous » dévoilé




        Lire le reportage :
         

          La Moselle, une zone blanche chez les gueules noires



Soutien à la jeunesse :
La promesse de généraliser à tous les enfants et jeunes de 3 à 18 ans un « parcours d’éducation artistique et culturelle (EAC) » d’ici à la fin du quinquennat est réaffirmée. Le budget de l’EAC passera à 116 millions d’euros (contre 114 en 2018). Par ailleurs, le projet de Pass culture se voit attribuer une enveloppe de 34 millions d’euros (contre 5 millions en 2018) pour mener à bien son expérimentation dans cinq départements (Bas-Rhin, Guyane, Finistère, Hérault et Seine-Saint-Denis). Dix mille jeunes testeurs de cette nouvelle application – qui leur permettra de disposer de 500 euros – sont en cours de recrutement. « Nous prendrons notre temps pour analyser la manière dont les jeunes âgés de 18 ans s’emparent de ce nouveau Pass », indique l’entourage de la ministre. La généralisation de ce dispositif ne devrait pas avoir lieu avant 2020.

        Lire le décryptage :
         

          Eloquence, chorale… un nouveau plan pour encourager l’éducation artistique à l’école




        Lire le compte-rendu :
         

          Pour le Pass culture pour les jeunes, les achats seront plafonnés selon les catégories



Diversité culturelle :
Le soutien à la création artistique est préservé (782 millions d’euros, en hausse de 0,4 %) et 2 millions sont affectés à la création d’un fonds pour la sécurisation des lieux et événements culturels. En outre, le Fonds national pour l’emploi pérenne dans le spectacle (Fonpeps), dont les aides devaient prendre fin en décembre, sera prolongé. Quant aux artistes-auteurs, une dotation de 18 millions euros est prévue pour compenser les effets de la hausse de la CGS « en attendant de trouver un mécanisme pérenne ».
Comme en 2018, le ministère de la culture devra contribuer à « l’effort général de réduction du nombre d’emplois publics » à hauteur de 160 emplois. « Les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) ne seront pas touchées. Seuls les opérateurs et l’administration centrale seront concernés », précise-t-on rue de Valois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Les collectivités auront bientôt pour obligation de publier leurs données en accès libre sur Internet. Mais rares sont celles qui le font : entre méconnaissance des dispositions légales et manque de moyens, les plus petites font face à plusieurs obstacles.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le budget baissera de 30 millions en 2019, pour se situer à 451 millions d’euros. Des arbitrages qui ne devraient pas rassurer le mouvement sportif.
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Le ministère des sports fonctionnera avec un budget en baisse

Le budget baissera de 30 millions en 2019, pour se situer à 451 millions d’euros. Des arbitrages qui ne devraient pas rassurer le mouvement sportif.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 13h14
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 14h26
    |

            Adrien Pécout








                        



   


La nouvelle était attendue, sinon redoutée. Le ministère des sports fonctionnera avec un budget à la baisse. De 481 millions d’euros en 2018, celui-ci passera à 451 millions d’euros en 2019, selon le projet de loi de finances (PLF) pour 2019 présenté, lundi 24 septembre, en conseil des ministres, et qui fera l’objet d’un vote de l’Assemblée en octobre.
Le mouvement sportif se préparait déjà à pareille réduction, après la révélation par l’Agence France-Presse, le 7 septembre, d’une lettre de cadrage envoyée au ministère des sports, à la fin du mois de juillet, par le premier ministre, Edouard Philippe. « Une annonce très brutale », réagissait, dès le 9 septembre, Roxana Maracineanu, nouvelle ministre des sports après la démission de Laura Flessel.
La présentation officielle du nouveau budget laisse pourtant, aujourd’hui, plusieurs questions en suspens. Dans son communiqué, le ministère des sports estime d’abord que son budget a été « préservé », malgré une baisse de 6 % d’une année sur l’autre, qui fait elle-même déjà suite à une baisse en 2018.
Plus de 154 000 signataires à la pétition du CNOSF
Comment justifier, alors, les 30 millions d’euros de moins en 2019 ? Le ministère invoque une raison : l’écart serait dû, selon ses calculs, à la part « largement surévaluée (donc partiellement dépensée) », il y a un an, pour « régler les cotisations salariales des arbitres ».
Dans ces 451 millions d’euros de budget, le communiqué du ministère insiste sur deux augmentations. Un surplus de 25 millions d’euros renforcera les crédits destinés aux sportifs en préparation pour les Jeux olympiques et paralympiques, qui devrait atteindre 88 millions d’euros l’année prochaine. Un autre surplus, chiffré à 15 millions d’euros, est destiné au développement de la pratique pour tous, en « faveur de la réduction des inégalités », et en particulier dans l’apprentissage de la natation.

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                Le mouvement sportif français lance une pétition « pour que le sport compte »



Le ministère explique au Monde que l’argent qui sera débloqué en 2019 pour ces deux postes proviendra d’une réaffectation de certaines lignes budgétaires actuelles : notamment l’argent débloqué pour récompenser les médaillés olympiques des Jeux d’hiver 2018 de Pyeongchang (1,5 million d’euros) ou encore celui qui a permis le réaménagement de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (4 millions d’euros), à Paris.
Hors budget de fonctionnement, le ministère des sports ajoute un autre poste de dépense prévu en 2019 : 65 millions d’euros versés à la Société de livraison des ouvrages olympiques, dans la perspective des Jeux 2024 à Paris.
Il n’est pas certain que ces arbitrages rassurent le mouvement sportif. Depuis le vendredi 21 septembre, à travers une pétition en ligne « pour que le sport compte », le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), réclame davantage de « moyens » au gouvernement. Le texte, qui n’a pas de date limite, recueillait plus de 154 000 signatures lundi 24 septembre au matin.
Flou autour des conseillers techniques sportifs
Pas certain non plus que ce projet de loi de finances ne dissipe le flou autour du sort des conseillers techniques sportifs (CTS), ces quelque 1 600 fonctionnaires rattachés aux différentes fédérations sportives du pays.
En juillet, la lettre de cadrage du premier ministre demandait au ministère des sports de supprimer, d’ici à 2022, l’équivalent de 1 600 emplois à temps plein. Aucun des 1 600 CTS « ne perdra son emploi », a toutefois assuré Roxana Maracineanu, le 10 septembre, dans un entretien au journal L’Equipe. Tout en précisant que ces CTS pourraient perdre leur statut de fonctionnaires.

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                Conseillers techniques sportifs : « Moins d’encadrement ce serait moins de licenciés et des arrêts d’activités »



Enfin, le flou demeure aussi quant aux ressources précises du Centre national pour le développement du sport (CNDS), le bras financier du ministère des sports, qui sont comprises dans les 451 millions de budget de fonctionnement. Celles-ci proviennent de taxes prélevées sur les paris sportifs et les droits de retransmissions télévisées, que le Comité national olympique souhaiterait déplafonner. 
« Les discussions se poursuivent afin d’obtenir des financements supplémentaires pour le développement des pratiques », reconnaît le ministère des sports dans son communiqué, qui ajoute que Roxana Marcineanu accompagnera Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, en octobre à l’Assemblée.
Sans donner plus de précisions, le projet de loi de finances pour 2019 se contente d’indiquer que « la fiscalité affectée au CNDS » contribuera à la création de l’« Agence du sport ». Cette nouvelle entité englobera à la fois la pratique de haut niveau et celle du sport pour tous, alors qu’une promesse présidentielle a fixé le cap de 3 millions de pratiquants réguliers en plus d’ici à la fin du quinquennat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Pour le président Les Républicains de la commission des finances de l’Assemblée, le « “en même temps”  s’est transformé en “pas tout à fait” ».
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Eric Woerth : « un budget 2019 illisible » et « un rendez-vous manqué »

Pour le président Les Républicains de la commission des finances de l’Assemblée, le « “en même temps”  s’est transformé en “pas tout à fait” ».



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 12h31
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
Le député Les Républicains et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Eric Woerth, a réagi, pour Le Monde, au projet de loi de finances pour 2019 du gouvernement. Il estime que ce dernier ne va pas assez loin dans la réduction des dépenses publiques, « mère de toutes les batailles ».
Quel jugement portez-vous sur le deuxième budget d’Emmanuel Macron ?
C’est un budget illisible. Il comprend des mesures dans tous les sens, parfois des contresens… Le message est brouillé, résultat d’une politique brouillonne. C’est surtout un rendez-vous manqué. Avec l’assainissement des finances publiques, d’abord. Le déficit sera plus élevé en 2019 qu’en 2018 [2,8 % contre 2,6 % du PIB], certes en raison d’éléments conjoncturels (reclassement de la dette de SNCF Réseau) ou ponctuels (transformation du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi en baisse de charges). Mais cela reste tout de même deux fois plus que la moyenne de la zone euro. Et si la France reste sous les 3 % de déficit, elle ne respectera pas le pacte de stabilité en ne réduisant pas assez son déficit structurel (hors effet de la conjoncture économique).
Ensuite, c’est un rendez-vous manqué avec la réduction des dépenses publiques, qui est, selon moi, la mère de toutes les batailles, et notamment de celle du pouvoir d’achat. Je ne vois pas comment le gouvernement pourra tenir son objectif de dépenses publiques autour de 51 % du produit intérieur brut en 2022, ni de réduction de 50 000 fonctionnaires d’Etat. Quant à la dépense publique, elle va repartir à la hausse en 2019, d’environ 25 milliards d’euros. Tout cela alors même que la croissance était forte en 2017. Le gouvernement d’Emmanuel Macron a gâché le cycle économique favorable avec lequel il est arrivé au pouvoir.

En termes de pouvoir d’achat, l’exécutif promet tout de même 6 milliards d’euros de baisses d’impôts aux Français en 2019…
Quand...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Dans son projet de loi de finances, le gouvernement promet 6 milliards de baisses d’impôts pour les ménages dans un contexte de faible croissance.
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Budget 2019 : le message brouillé de l’exécutif

Dans son projet de loi de finances, le gouvernement promet 6 milliards de baisses d’impôts pour les ménages dans un contexte de faible croissance.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 12h29
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 17h21
    |

            Benoît Floc'h et 
Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
Ce devait être le prolongement de l’exercice réalisé un an plus tôt. Un budget dans la continuité des grands axes de la politique d’Emmanuel Macron. Mais le projet de loi de finances (PLF) pour 2019, présenté lundi 24 septembre, en conseil des ministres, s’inscrit dans un environnement dégradé pour l’exécutif. Après un peu plus d’un an d’exercice du pouvoir, qui lui a permis de dérouler les principales réformes promises durant la campagne présidentielle ­ (ordonnances travail, apprentissage, droit d’asile, SNCF…), la bonne étoile budgétaire du chef de l’Etat a pâli.
Sur le front économique, le temps s’est couvert : la croissance devrait se tasser en 2018 (+1,7 %) après un rebond significatif en 2017 (+ 2,2 %). C’est donc à une recette qui a fait ses preuves que devait recourir le gouvernement pour « vendre » son budget : lancer quelques chiffres-choc et appuyer sur les baisses d’impôts pour les Français. Bruno Le Maire et son homologue des comptes publics, Gérald Darmanin, devaient insister sur les 6 milliards d’euros de baisses d’impôt dont les ménages vont, selon eux, bénéficier en 2019.
A bien y regarder, ce calcul agrège en réalité plusieurs mesures, dont certaines – comme la hausse de la CSG compensée en deux fois par la baisse des cotisations – étaient déjà présentes dans le budget 2018, mais n’ont pas encore donné leurs pleins effets.

Autre facilité comptable : le gouvernement intègre l’économie réalisée par les 300 000 retraités qui n’auront pas à payer de hausse de CSG, mais ne tient pas compte du manque à gagner induit par la non-indexation des prestations sociales et retraites… Les chercheurs de l’OFCE, cercle de réflexion classé à gauche, évoquent, eux, plutôt un gain de 3,5 milliards pour les Français, soit presque moitié moins que le chiffre avancé par l’exécutif.
« C’est du rabot »
Le temps presse pour Emmanuel Macron et le gouvernement d’Edouard Philippe. Dans l’opinion publique comme pour l’opposition, le thème...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Les armées bénéficient de 1,7 milliard d’euros en plus. En revanche, l’emploi voit son budget baisser de près de 20 %.
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Présentation du budget 2019 : qui sont les gagnants et les perdants ?

Les armées bénéficient de 1,7 milliard d’euros en plus. En revanche, l’emploi voit son budget baisser de près de 20 %.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 12h28
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 15h24
   





                        


En dépit de finances publiques tendues, la défense, la justice ou encore l’intérieur sortent gagnants du projet de loi de finances pour 2019, présenté lundi 24 septembre. En revanche, le logement, l’emploi et les sports connaissent d’importantes baisses de budget.

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Les gagnants

   


Défense Affichée parmi les priorités, la défense nationale verra en 2019 ses crédits progresser de 1,7 milliard d’euros, pour atteindre 35,89 milliards à périmètre constant. Le budget va pour 32 % aux investissements dans l’armement et pour 12 % à la dissuasion nucléaire, poste en augmentation de 400 millions. Le ministère des armées bénéficiera de 450 emplois supplémentaires. Il prendra à sa charge les opérations extérieures et intérieures à hauteur de 850 millions d’euros sur un coût total attendu d’1 milliard. La progression du budget en 2018 avait couvert les engagements de la précédente mandature. En 2019, le gouvernement franchira ainsi la première marche de sa loi de programmation militaire septennale, dont l’effort principal est promis entre 2023 et 2025. La France devrait alors dépenser 2 % de son PIB pour sa défense contre 1,84 % aujourd’hui, à 50 milliards d’euros courants.
Justice Le budget de la justice augmentera de 4,4 % en 2019 (à 7,29 milliards d’euros hors pensions) après un coup de pouce de 3,8 % en 2018. Cette mission régalienne, dont les moyens ont été longtemps négligés, devrait au total bénéficier d’une hausse de 25 % de son budget en cinq ans. La chancellerie compte créer 1 300 emplois en 2019 (contre 1 100 en 2018), essentiellement dans l’administration pénitentiaire (959 emplois). Par ailleurs, le ministère continue son effort sur l’informatique, avec quelque 80 emplois créés pour la transformation numérique de la justice. Malgré cet effort, la France continue de consacrer à la justice moins d’argent que ses voisins européens.
Intérieur Les crédits de la mission « sécurités » du ministère de l’intérieur enregistrent une augmentation de 1,65 % (13,54 milliards d’euros), avec une évolution positive de 2 500 emplois. Les crédits de la mission « immigration, asile et intégration » connaissent une forte hausse de 22,5 % (1,69 milliard d’euros), en raison, notamment, de l’augmentation de 40 % du programme « intégration et accès à la nationalité française ». Les effectifs de l’Office français de l’immigration et de l’intégration passent à 1 179 équivalents temps plein (+ 95) et ceux de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides à 805 (+ 10). Parallèlement, les centres de rétention administrative des étrangers en situation irrégulière bénéficieront en 2019 d’un plan d’investissement de 50 millions d’euros pour accroître le nombre de places mobilisables.
Enseignement supérieur et recherche La mission « recherche et enseignement supérieur », troisième mission de l’Etat en volume, est en hausse de 549 millions d’euros, soit + 2 % par rapport à 2018, et les plafonds d’emploi restent identiques. 166 millions seront destinés aux établissements d’enseignement supérieur afin d’accompagner la mise en œuvre du plan étudiants, la réforme des règles à l’entrée de l’université. Une progression notable, mais jugée déjà insuffisante par les acteurs du monde universitaire, notamment au regard de la démographie étudiante. Les moyens de l’Agence nationale de la recherche, qui finance des projets sur appels d’offres, seront rehaussés de 33 millions d’euros. Une enveloppe de 28 millions d’euros servira à améliorer le déroulement de carrière des personnels. 17 millions d’euros abonderont le plan intelligence artificielle annoncé au printemps.
Solidarité, insertion et égalité des chances Les crédits de cette mission augmenteront l’an prochain, passant de 19,44 milliards d’euros à 20,93 milliards (+ 7,7 %). La majeure partie de ces crédits (78 %) servent à financer l’allocation adulte handicapé et la prime d’activité, accordée aux travailleurs à faibles ressources. Comme l’an passé, ces deux prestations feront l’objet en 2019 d’une revalorisation exceptionnelle conformément aux engagements d’Emmanuel Macron. 175 millions d’euros seront par ailleurs consacrés à la mise en œuvre de la stratégie de lutte contre la pauvreté. Les effectifs du ministère des solidarités et de la santé, ceux du secrétariat aux personnes handicapées et de l’égalité entre les femmes et les hommes verront en revanche leurs effectifs diminuer de 460 postes.
Collectivités locales En 2019, le total des concours financiers de l’Etat aux collectivités territoriales est stabilisé à 48,2 milliards d’euros, soit une progression non significative de 70 millions d’euros par rapport à 2018. La dotation globale de fonctionnement (DGF) est maintenue à 26,9 milliards d’euros. Les dotations d’investissement – dotation d’équipement des territoires ruraux, dotation de soutien à l’investissement local et dotation politique de la ville – sont également préservées, à 2,1 milliards d’euros, dont 1,8 milliard pour le bloc communal. Deux éléments significatifs émergent de ce budget des collectivités. D’une part, depuis qu’en 2017 une part de TVA a remplacé pour les régions la fraction de DGF qui leur était destinée, celle-ci connaît une progression de 262 millions d’euros. D’autre part, le fonds de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée, principal instrument de soutien à l’investissement local (5,6 milliards d’euros), devrait connaître une hausse de 37 millions d’euros.

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                Budget 2019 : pas de « sursaut » pour l’écologie



Ecologie Lors de sa démission fin août, Nicolas Hulot avait appelé à un « sursaut » face à l’urgence climatique. Celui-ci ne se matérialise pas dans le projet de loi de finances, avec un budget de 10,59 milliards d’euros alloué au ministère de la transition écologique et solidaire, contre 10,39 milliards lors de l’exercice précédent. En retard sur ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effets de serre, le gouvernement annonce que « plus de 7,3 milliards d’euros » seront consacrés en 2019 au soutien et au développement des énergies renouvelables. Pour accélérer la transition, il prévoit en outre de financer 75 000 rénovations thermiques et de reconvertir 500 000 véhicules parmi les plus polluants avec la prime à la conversion. Pour les ménages les plus précaires, le « chèque énergie » sera porté de 150 euros à 200 euros par an en moyenne. En termes d’effectifs, le ministère désormais dirigé par François de Rugy devra tout de même se serrer la ceinture avec la suppression programmée de 1 078 postes (Etat et opérateurs).
Culture Doté de 2,72 milliards d’euros de crédits, le budget de la mission « culture » reste stable. Les priorités affichées sont les mêmes qu’en 2018 : « Renforcement de l’éducation artistique et culturelle et de l’accès à la culture ; mise en place progressive du Pass culture ; soutien à la création et aux artistes ; préservation et valorisation du patrimoine ». L’expérimentation du Pass culture dans cinq départements (Bas-Rhin, Guyane, Finistère, Hérault et Seine-Saint-Denis) sera dotée d’une enveloppe de 34 millions d’euros (contre 5 millions en 2018). Les dépenses d’investissements bénéficieront, quant à elles, de 615 millions d’euros. Elles concerneront notamment la rénovation de l’hôtel de la Marine et du Grand Palais. Les crédits alloués à la préservation des monuments historiques seront « sanctuarisés » à hauteur de 326 millions d’euros. La rue de Valois et ses opérateurs contribueront à l’effort général de réduction du nombre d’emplois publics, à hauteur de 160 emplois, comme en 2018.

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Les perdants

   


Emploi Le ministère du travail voit, à nouveau, ses crédits reculer, passant à 12,23 milliards d’euros, contre près de 15,2 milliards dans le budget 2018 (– 19,38 %). Une diminution accentuée par le redécoupage de ses missions : sans ce changement de périmètre, les coupes auraient été moindres (– 13,64 %). Les principales baisses sont liées à l’extinction de mesures en faveur de l’emploi (notamment l’aide à l’embauche dans les PME). Sont également touchés les contrats aidés : rebaptisés « parcours emplois compétences », ils devraient se monter à 100 000 – auxquels s’ajoutent les quelque 30 000 financés par l’éducation nationale pour accompagner des élèves en difficulté. Le nombre d’agents employés par le ministère devrait être amputé de 233 (soit presque autant que l’an passé). La purge sera beaucoup plus sévère chez les opérateurs, tels que Pôle emploi ou l’Agence pour la formation des adultes (1 385 postes en moins).
Logement En 2019, la mission cohésion des territoires verra ses crédits sérieusement entamés, passant de 17,22 à 16,06 milliards d’euros. Cela représente un recul de plus d’un milliard d’euros après avoir déjà subi une baisse de 1,2 milliard en 2018. Les aides au logement, qui représentent 82 % de ce budget, baissent de près de deux milliards (avec 13,6 milliards prévus pour 2019, 15,5 milliards en 2018, plus de 17 en 2016). L’effort est principalement à la charge des organismes HLM, qui jusqu’au bout avaient espéré échapper à cette ponction. Après 800 millions d’euros en 2018, ils devront consentir, en 2019, 873 millions d’euros de réduction de loyer à leurs locataires bénéficiaires des aides personnalisées au logement (APL), qui baisseront d’autant et allégeront le budget de l’Etat. En outre, le gouvernement compte économiser 900 millions de plus en modifiant le calcul de l’ensemble des aides au logement (secteur privé et public) grâce à la prise en compte instantanée des revenus des bénéficiaires et non plus deux ans auparavant.
L’hébergement d’urgence progresse légèrement à 1,92 milliard d’euros contre 1,74 en 2018 pour financer des places pérennes afin d’accueillir les sans-abri. Dans le cadre de la politique « logement d’abord » annoncée en septembre 2017, le gouvernement espère créer en 2019 13 500 places en intermédiation locative, c’est-à-dire chez des bailleurs privés qui acceptent de loger ce public en contrepartie d’aides, et 5 500 en pensions de famille ou maisons relais. En revanche, les crédits de fonctionnement des centres d’hébergement de réinsertion sont, selon les informations du Monde, en recul de 10 millions d’euros.
Education nationale Selon des chiffres confirmés par le ministère la semaine dernière. 2 600 postes d’enseignants seront supprimés au collège et au lycée, auxquels s’ajoutent 600 postes dans l’enseignement privé et 400 postes d’administratifs. En revanche, un « effort en faveur du premier degré » se traduira par des augmentations de postes (+ 1 800) destinées à « poursuivre et achever » le dédoublement des classes de CP et de CE1 des écoles des réseaux d’éducation prioritaire (REP et REP +). Le budget 2019 (en hausse de 770 millions d’euros) prévoit également, comme annoncé, des mesures en faveur du pouvoir d’achat des enseignants. Une nouvelle prime de 1 000 euros sera offerte aux professeurs des zones prioritaires renforcées, qui s’ajoute à celle déjà créée en 2018. La baisse des postes dans le second degré doit être compensée par des heures supplémentaires, ce qui fait craindre aux organisations syndicales une « pression » supplémentaire sur les enseignants.
Bercy C’est l’administration qui perdra le plus de postes en 2019. Le ministère de l’action et des comptes publics (Gérald Darmanin) rendra 1 947 emplois et celui de l’économie (Bruno Le Maire), 280. La direction générale des finances publiques (qui n’est qu’une partie de l’ensemble) aura perdu « 30 000 emplois en plus de dix ans », soupire Olivier Vadebout, secrétaire général de la CGT Finances publiques. « C’est un ministère qui se modernise beaucoup et qui profite à plein de la numérisation, justifie Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès de Gérald Darmanin. Cela s’accélère avec la mise en œuvre du prélèvement à la source. Et c’est sans compter, à terme, la suppression totale de la taxe d’habitation : ce sera un impôt de moins à calculer et à recouvrer. » De fait, Bercy est en chantier : compte financier unique avec les collectivités locales, arrêt du paiement en liquide, réorganisation du Trésor, transfert de missions économiques aux régions… Cette logique ne convainc cependant pas les syndicats. « Au lieu de déshabiller l’administration au moment où elle va subir le choc du prélèvement à la source, on devrait au contraire la renforcer, prévient M. Vadebout, car c’est elle qui sera en première ligne et c’est elle qui vérifie la régularité de la dépense publique. Ce n’est pas rien… »
Audiovisuel public L’effort réclamé à l’audiovisuel public jusqu’à la fin du quinquennat, supporté en grande partie par France Télévisions, est de 190 millions d’euros, dont 36 millions dès 2019. Pour la première fois depuis dix ans, la redevance n’augmentera pas en 2019, affirme le gouvernement. Ces chiffres étaient connus depuis juillet, quand le ministère de la culture avait fixé les priorités afin d’adapter le secteur aux nouveaux usages et faire passer les sociétés d’une « logique de diffuser à une logique d’éditeur de contenus » : maintien des investissements dans la création à 560 millions d’euros pour France Télévisions et Arte, triplement de la programmation régionale sur France 3, investissement de 150 millions d’euros supplémentaires dans le numérique par des redéploiements.
Sports Après celle de l’an passé, le ministère des sports connaît une nouvelle baisse de son budget. De 481 millions d’euros, le budget de fonctionnement passe à 451 millions d’euros – auxquels s’ajoutent 65 millions d’euros versés à la Société de livraison des ouvrages olympiques, dans la perspective des JO 2024 à Paris. Alors que le Comité national olympique et sportif français a lancé, vendredi 21 septembre, une pétition en ligne pour réclamer davantage de « moyens », le ministère des sports considère que le budget a été « préservé ». L’écart entre 2018 et 2019 serait notamment dû, selon ses calculs, à la part « largement surévaluée », il y a un an, pour « régler les cotisations salariales des arbitres ». Le gouvernement entend augmenter de 35 % les crédits destinés aux sportifs de haut niveau préparant les JO. Cette somme atteindra 96 millions d’euros.
Agriculture Le ministère de l’agriculture doit se serrer la ceinture. En 2019, les moyens de sa mission devraient baisser de près de 10 % à périmètre constant passant de 3,18 à 2,88 milliards d’euros. En intégrant les changements de périmètre, le retrait est encore plus marqué à 2,61 milliards. Une provision pour aléas de 200 millions d’euros est toutefois maintenue. Il contribue aussi à l’effort de réduction des effectifs avec la suppression de 140 postes et de 137 emplois d’opérateurs. Parmi les mesures fiscales phares, celle très attendue de la création d’un dispositif d’épargne de précaution. A l’inverse, la suppression de l’allégement des charges pour les travailleurs occasionnels fait grincer des dents.
Affaires étrangères En baisse de 4,9 %, l’action extérieure de l’Etat disposera de 2,72 milliards d’euros en 2019. Le Quai d’Orsay doit réduire de 10 % sa masse salariale d’ici la fin du quinquennat, par une réforme « en profondeur » de ses réseaux à l’étranger, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger faisant exception. La mission perdra 166 emplois dès 2019. Ces efforts se déroulent parallèlement à un triplement de l’aide publique au développement de la France, par des redéploiements (1 milliard supplémentaire prévu, une action inscrite dans une autre mission). Le gouvernement prévoit également d’augmenter ses contributions volontaires aux agences de l’ONU.

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Emmanuel Grégoire devient le premier adjoint de la maire de Paris, Anne Hidalgo

Il a été élu par 79 voix sur 83, après la démission la semaine dernière de Bruno Julliard.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 11h57
   





                        



   


Les élus de Paris ont voté lundi 24 septembre la composition du nouvel exécutif entérinant l’arrivée d’Emmanuel Grégoire, nouveau premier adjoint de la maire socialiste Anne Hidalgo, après la démission fracassante de Bruno Julliard, révélée par Le Monde, lundi 17 septembre.

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M. Grégoire, premier secrétaire de la fédération PS de Paris, a été élu par 79 voix sur 83 exprimées dont 4 votes nuls ou blancs. « Merci d’avoir accepté de remplir cette fonction à mes côtés », lui a adressé Anne Hidalgo devant un hémicycle clairsemé. Les élus ont également voté la nomination de Karen Taieb au poste d’adjointe au patrimoine.

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Absence de Bruno Julliard
Le groupe Les Républicains et indépendants a refusé de prendre part au vote, à bulletin secret, dénonçant « un simulacre démocratique » par la voix de sa présidente, Florence Berthout. « Vous avez déjà arrêté et donné le résultat du vote à la presse, et votre service de communication s’est empressé d’afficher son nom sur le site de la mairie », a-t-elle dénoncé au cours du conseil. Le groupe Démocrates et progressistes au Conseil de Paris, qui n’a également pas pris part au vote, a estimé selon les mots de son chef de file, Julien Bargeton, que « les vicissitudes de cet exécutif ne nous concernent plus ; nous sommes tournés vers l’avenir de Paris ».
L’absence de Bruno Julliard, désormais attendu sur les bancs des élus socialistes dans l’hémicycle, a été remarquée lundi matin. Joint par l’Agence France-Presse, l’adjoint démissionnaire a dit « ne pas avoir souhaité être présent mais laissé, comme il est d’usage, [sa] procuration à [son] groupe politique ».
« J’attends de ce nouvel exécutif qu’il tire les leçons de ma démission, et (…) espère que ceux qui seront aux fonctions permettront ce sursaut que j’ai appelé de mes vœux en quittant mes fonctions », a ajouté l’élu parisien, qui a fait état de « vifs désaccords » avec Mme Hidalgo.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ L’organisation estime que la France ne réduit toujours pas assez  sa dette « à la différence de la quasi-totalité des pays européens ».
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L’alerte du Haut Conseil des finances publiques sur le déficit structurel

L’organisation estime que la France ne réduit toujours pas assez  sa dette « à la différence de la quasi-totalité des pays européens ».



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 11h08
    |

            Benoît Floc'h








                        


C’est un avis mi-figue, mi-raisin qu’a rendu, le 19 septembre, le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) sur le projet de budget 2019 du gouvernement. L’instance indépendante, rattachée à la Cour des comptes, est chargée de s’assurer que les prévisions macroéconomiques du gouvernement sont réalistes et que son action en matière de retour à l’équilibre des finances publiques est cohérente avec les engagements européens de la France.
Pour ce qui est du projet de loi de finances pour l’année prochaine, le Haut Conseil considère que les données macroéconomiques sont globalement satisfaisantes. Ainsi, la progression du taux de croissance (que le gouvernement estime à 1,7 %) est « plausible ». Le Conseil note toutefois que « cette prévision est affectée d’un degré d’incertitude plus fort que les années précédentes. Comme évoqué précédemment, les risques portent essentiellement sur l’environnement international (montée des tensions commerciales, résultat des négociations sur le Brexit, situation de l’Italie, déséquilibres financiers en Chine, fragilité de plusieurs pays émergents…) ». De même, les prévisions d’inflation pour 2018 et 2019 sont « raisonnables » : respectivement 1,8 % et 1,4 %.
Même imprimatur pour l’évolution des prélèvements obligatoires, jugée « réaliste » par le HCFP, ou celle des dépenses publiques : le gouvernement prévoit une hausse de 0,6 % en 2019. « Le Haut Conseil estime que la prévision d’évolution des dépenses publiques, qui implique des efforts de maîtrise de la part de l’ensemble des administrations publiques, est atteignable. »

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« Choix contestable »
Les choses se gâtent quand on aborde le déficit. Certes, le Haut Conseil considère que la prévision de déficit public nominal pour 2018 et 2019 (respectivement 2,6 et 2,8 points de PIB) est « plausible ». Mais, regrette-t-il, l’effort que le gouvernement promet sur le déficit structurel (c’est-à-dire hors conjoncture) est bien moins important que ce que prévoient les règles européennes. L’effort de la France devrait être de 0,5 point de produit intérieur brut (PIB) minimum, il ne sera que de 0,1 point en 2018 et de 0,3 point en 2019.
Par ailleurs, le HCFP a peu goûté le « choix contestable » qui a consisté à ne pas prendre en compte en tant qu’opération ponctuelle et temporaire l’augmentation, pourtant limitée à 2019, du cinquième acompte de l’impôt sur les sociétés. Cela permet au gouvernement d’enjoliver son effort structurel de 0,1 point. L’instance indépendante regrette également que la réduction du déficit public de la France soit aussi largement attribuable à la bonne tenue de la croissance. Le déficit structurel « reste à un niveau élevé », relève-t-elle. Et la France ne réduit pas encore la part de la dette dans la richesse nationale, « à la différence de la quasi-totalité des pays européens ».
Bref, le redressement des finances publiques manque de nerf en France, regrette le Haut Conseil. Cela limitera « significativement les marges de manœuvre » du pays si la croissance ralentit fortement, prévient le HCFP.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Choquée par les propos homophobes du roi des forains, la ministre de la culture pourrait résilier la convention lui permettant d’installer son marché de Noël aux Tuileries cet hiver.
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Françoise Nyssen dénonce les propos « ignominieux » de Marcel Campion

Choquée par les propos homophobes du roi des forains, la ministre de la culture pourrait résilier la convention lui permettant d’installer son marché de Noël aux Tuileries cet hiver.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 11h04
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 11h19
    |

            Béatrice Jérôme








                        


En guerre ouverte avec la maire de Paris, Anne Hidalgo, Marcel Campion a cru qu’il pouvait, de ce fait, s’attirer durablement les bonnes grâces de l’Elysée. Mais le roi des forains, qui envisage de se présenter aux élections municipales de 2020, est devenu encombrant politiquement pour La République en marche (LRM) depuis la diffusion, samedi 22 septembre par Le Journal du dimanche, d’une vidéo révélant des propos jugés « homophobes » aussi bien par l’Hôtel de ville que par les macronistes.
« Les propos ignominieux tenus par M. Campion doivent évidemment être condamnés, a confié au Monde la ministre de la culture, Françoise Nyssen, lundi. Mais au-delà, ces mots qui tombent sous le coup de la loi nous interrogent sur la pertinence de confier à celui qui les a proférés l’occupation d’un espace public et d’un haut lieu de la culture. »
Cet été, Marcel Campion avait en effet conclu une convention avec la direction du Musée du Louvre pour pouvoir déployer son marché de Noël au jardin des Tuileries – qui appartient à l’Etat – durant l’hiver. Le tollé déclenché par la vidéo pourrait avoir pour conséquence la résiliation de cette convention.

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L’enregistrement diffusé par Le JDD a été effectué le 27 janvier lors d’une réunion publique à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), au cours de laquelle le forain se lance dans une diatribe contre Bruno Julliard, à l’époque premier adjoint de Mme Hidalgo (il a démissionné de ses fonctions avec fracas le 17 septembre). A la Mairie, M. Julliard avait été en première ligne pour piloter la décision de Mme Hidalgo de supprimer le marché de Noël sur l’avenue des Champs-Elysées.
« Comme il était un peu de la jaquette, explique M. Campion, il a rencontré Delanoë, ils ont fait leur folie ensemble et paf, il est premier adjoint. Avec Anne Hidalgo, il est super, (…) il lui a amené tous les homos de la terre. Toute la ville maintenant est gouvernée par des homos », poursuit-il. Avant d’ajouter : « D’habitude, je dis les pédés. Mais on m’a dit hier qu’il fallait plus que je dise ça. Donc je ne dis plus les pédés, je dis les homos. J’ai rien contre eux, sauf qu’ils sont un peu pervers. »
La condamnation de ses propos a été immédiate à l’Hôtel de ville. M. Julliard a annoncé qu’il allait « déposer plainte ». Mme Hidalgo a tweeté que « l’homophobie n’aura jamais sa place à Paris » et estimé que « la justice doit être saisie ». Plusieurs adjoints et élus de la majorité parisienne ont également manifesté leur indignation. A la tête du mouvement Parisiennes, Parisiens, Gaspard Gantzer s’en est pris au « discours invraisemblable et franchement homophobe, inacceptable » de M. Campion.
Dans les rangs macronistes de la capitale, l’indignation n’a pas été moins forte. Benjamin Griveaux a jugé « à vomir » les propos de M. Campion. Le porte-parole du gouvernement a souhaité « qu’il soit poursuivi et lourdement condamné ». Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a indiqué de son côté avoir demandé « au délégué interministériel contre l’homophobie, Fréderic Potier, d’étudier les possibilités de recours juridiques face aux propos intolérables de M. Campion ».
« Campion est un voyou »
Christophe Castaner s’est montré moins sévère. Le délégué général de LRM a estimé que « s’il pense avoir été mal compris, M. Campion doit le dire et s’excuser de la violence de ses mots ». Député (LRM) des Français de l’étranger, Joachim Son-Forget s’en est pris quant à lui au « lynchage médiatique » et à « l’ignoble “name and shame” » contre M. Campion. Un début de cacophonie dans les rangs de LRM aussitôt tué dans l’œuf. « Non mais allô quoi ! ? », a réagi le député du 17e arrondissement Stanislas Guerini, jugeant les propos de M. Campion « ho-mo-phobes. Point ». Le président des députés LRM de l’Assemblée, Gilles Le Gendre, a fermé le ban, condamnant « sans réserve » les propos « homophobes » de M. Campion, « au nom du groupe parlementaire ».
Face à ces tirs croisés, M. Campion a tenté de se dédouaner. « Que les choses soient claires, il n’y a pour moi aucun lien entre le fait que Bruno Julliard soit gay, et la politique anti-forain qu’il a mis en place », a-t-il plaidé auprès de l’AFP. Seul Christophe Girard, adjoint à la culture d’Anne Hidalgo, a jugé que ces mots avaient valeur d’« excuses ». « Campion est un voyou mais il n’est pas homophobe », insiste M. Girard.
Mais l’affaire était devenue trop embarrassante pour LRM. « Le directeur du musée doit réexaminer la convention qui autorise le marché de Noël aux Tuileries », confiait dimanche M. Julliard. « L’Etat doit renoncer immédiatement à ce projet fou de l’installer au Louvre et aux Tuileries », a réagi de son côté Jean-François Martins, adjoint aux sports de Mme Hidalgo. De son côté, le député (LRM) du 15e arrondissement, Hugues Renson, a estimé que « les propos orduriers de Marcel Campion le disqualifient pour prétendre organiser quelque festivité que ce soit dans notre capitale ». Le roi des forains semble désormais bel et bien dans le collimateur de l’Elysée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le choix du groupe Reliance pour travailler avec Dassault vire au scandale politique.
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Inde : s’invitant dans l’affaire des Rafale, Hollande embarrasse Modi

Le choix du groupe Reliance pour travailler avec Dassault vire au scandale politique.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 10h54
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

François Hollande a fait irruption dans la politique intérieure indienne avec fracas. Les déclarations de l’ex-président au sujet des 36 Rafale vendus à New Delhi, publiées vendredi 21 septembre par Mediapart, ont embarrassé le premier ministre indien Narendra Modi, à quelques mois des élections nationales prévues en mai 2019.
Le Parti du Congrès, la principale force d’opposition, accuse depuis des mois le gouvernement indien d’avoir favorisé le conglomérat Reliance, dirigé par Anil Ambani, pour qu’il soit bénéficiaire d’une partie des « compensations » (ou « offsets ») contractuelles de Dassault en Inde. Une version confirmée par François Hollande lui-même, qui était chef de l’Etat au moment de la signature du contrat, en octobre 2016. « C’est le gouvernement indien qui a proposé ce groupe de services, et Dassault qui a négocié avec Ambani, a dit l’ancien président français au site d’information. Nous n’avons pas eu le choix, nous avons pris l’interlocuteur qui nous a été donné. »

François Hollande était interrogé sur un possible conflit d’intérêts avec Anil Ambani, dont la filiale Reliance Entertainment a coproduit, avec sa compagne Julie Gayet, le film Tout là-haut. « Ce groupe n’avait pas à me faire quelque grâce de quoi que ce soit », s’est-il défendu. C’est par l’intermédiaire du fonds d’investissement VisVires Capital, cofondé par Ravi Viswanathan, un Français vivant à Singapour, que Reliance Entertainment a investi près d’un million d’euros dans le film coproduit par Julie Gayet.
« Nous connaissions l’acteur Kev Adams, également producteur de ce film, explique Ravi Viswanathan. Et le film a intéressé Reliance Entertainment parce qu’il pouvait être tourné dans l’Himalaya, au nord de l’Inde. » C’est la première fois que Reliance Entertainment a investi dans un film français.
Anil Ambani, qui ne boit pas d’alcool, a également investi avec le Français de Singapour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Les collectivités locales semblent globalement avoir digéré la mesure - au prix d’une réduction du service public et d’un recours accru aux contractuels.
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Un an après, quel impact a eu la baisse des contrats aidés sur les collectivités ?

Les collectivités locales semblent globalement avoir digéré la mesure - au prix d’une réduction du service public et d’un recours accru aux contractuels.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 07h27
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 16h05
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            
En annonçant en 2017 une baisse significative du nombre de contrats aidés, le gouvernement avait provoqué l’ire des élus locaux. Déjà touchées par la baisse des dotations budgétaires, les collectivités, très friandes de ce type de contrat, étaient montées au créneau pour protester contre cette décision. Un an après, quel impact réel a eu la baisse des contrats aidés ?
La neuvième édition du baromètre RH des collectivités locales, mené par le Pôle Public du groupe Randstad France, s’est penchée sur la question. Et révèle que les collectivités semblent avoir globalement digéré la mesure. Au prix, toutefois, d’un impact non négligeable sur le service public.
Les petites communes particulièrement touchées
57 % des 674 décideurs territoriaux (élus, DRH, directeurs généraux des services…) sondés dans le cadre de cette enquête en juin 2018 confirment avoir été confrontés à des difficultés d’organisation du fait de la baisse des contrats aidés. Toutefois, dans ces 57 %, « 34 % déclarent être en passe de les surmonter », indique l’étude. Ce sont surtout les petites communes qui ont du mal à accuser le coup : 29 % d’entre elles se heurtent encore à d’importants écueils, révèle le sondage. Toutes tailles de collectivités confondues, les difficultés se sont concentrées sur l’entretien des espaces publics, et les politiques de l’enfance (services scolaires, accueil périscolaire…). Les grandes villes ont davantage souffert au niveau des services de médiation sociale, de l’animation sportive et de la culture.

Les maires ont-ils sonné l’alarme trop vite ? Pas vraiment. Si les collectivités ont globalement réussi à surmonter la baisse des contrats aidés, c’est d’abord en les remplaçant par des contractuels : plus de la moitié des collectivités entend recourir davantage à ce type de contrat, contre seulement 31 % en 2015. Mais c’est aussi au prix d’une réduction du service public : 39 % des répondants disent ainsi que certaines prestations aux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ En 2017, la rencontre avait été marquée par le face-à-face entre Macron et Trump. Le président américain avait sidéré ses alliés par la violence de son discours.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/09/2018
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ONU : une Assemblée générale sous le signe de la défiance

En 2017, la rencontre avait été marquée par le face-à-face entre Macron et Trump. Le président américain avait sidéré ses alliés par la violence de son discours.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 07h36
    |

            Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante) et 
Marc Semo








                        



                                


                            

Les chefs d’Etats et de gouvernements – 133 contre 114 en 2017 – n’avaient pas été aussi nombreux depuis 2013 à se rendre à l’Assemblée générale des Nations unies, le grand rendez-vous de septembre de la diplomatie mondiale. Pourtant, jamais le système multilatéral mis sur pied après la seconde guerre mondiale, et dont l’ONU est le cœur, n’a été autant en crise – marquée par la montée des nationalismes et des populismes – et les blocages sur les dossiers syrien et yéménite. Deux poids lourds de la scène internationale, le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue chinois, Xi Jinping, ont en outre décidé de rester dans leurs capitales respectives, de même que le premier ministre indien, Narendra Modi.
Durant une semaine, à partir du 24 septembre, les dirigeants vont tenter, au cours de réunions bilatérales, de sessions ministérielles ou lors du One Planet Summit sur le climat, de régler les grands défis du monde – des menaces au Proche-Orient à la lutte contre la prolifération et le changement climatique.
Face aux journalistes, le secrétaire général, Antonio Guterres, a voulu voir dans l’affluence de chefs d’Etats « la preuve éloquente de la confiance de la communauté internationale dans les Nations unies », et a rappelé que « par ces temps de fragmentation et de polarisation, le monde a besoin de cette assemblée pour montrer la valeur de la coopération internationale ». Mais de nombreux diplomates s’interrogent ouvertement sur l’avenir d’une action diplomatique efficace et collective. « Les vents sont contre nous », admet un ambassadeur occidental.

Cette 73e session s’ouvre dans une ambiance de fin de règne. Le moral est bien entamé par une année où les Etats-Unis n’ont cessé de montrer leur défiance à l’égard du multilatéralisme. En quelques mois, Washington a annoncé se retirer de l’accord de Paris sur le climat, de l’accord sur le nucléaire iranien, du pacte mondial sur la migration,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le gouvernement, qui examine lundi le projet de budget 2019, subit le contrecoup de ses choix, analyse l’éditorialiste au « Monde » Françoise Fressoz.
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Budget 2019 : le dur retour au réel pour Macron

Le gouvernement, qui examine lundi le projet de budget 2019, subit le contrecoup de ses choix, analyse l’éditorialiste au « Monde » Françoise Fressoz.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 08h19
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            

Chronique. Les chiffres valent parfois mieux qu’un long discours : s’il fallait trouver le résumé des difficultés rencontrées par le gouvernement en cette rentrée, il se trouve dans le projet de loi de finances pour 2019, le deuxième budget du quinquennat Macron. Fin du rêve annoncé pendant la campagne et retour au réel.
Ce que Nicolas Sarkozy et François Hollande avaient connu durant la même période, Emmanuel Macron le vit aussi : tout est plus compliqué que ce qui avait été promis aux Français avant l’élection, puis mis en œuvre juste après. La croissance ? Avec un taux annoncé de 1,7 %, elle est plus faible que prévu, alors qu’à 2,8 % du PIB le déficit public est plus lourd qu’attendu. C’est le signe que le pari de départ a échoué : l’élection d’un jeune président pro-business n’a pas ramené comme par miracle la prospérité dans l’Hexagone.
En cette fin d’année 2018, la France souffre, comme beaucoup d’autres pays, d’un environnement international moins porteur, mais le gouvernement subit aussi le contrecoup de ses choix, comme le choc de la CSG, cette hausse de 1,7 point qui a frappé les retraités, dès le 1er janvier 2018, sans que la majoration soit immédiatement compensée par la suppression des cotisations chômage et maladie des salariés.
Au lieu du cercle vertueux attendu, la consommation a calé, et c’est pour tenter de la dégeler que l’exécutif est aujourd’hui obligé d’axer une grande partie de sa communication sur les gains de pouvoir d’achat escomptés l’an prochain : 6 milliards d’euros, affirme-t-il, en dépit de la hausse du prix du tabac et des carburants, et alors même qu’aucune mesure nouvelle n’est attendue pour les ménages. L’essentiel en 2019 est en effet réservé aux entreprises par le biais d’une nouvelle baisse du taux de l’impôt sur les sociétés et de la transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) en allégement de charges.
Les mesures répétitives sont perçues comme injustes
Or,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ « Si ce pouvoir-là échoue […] qui peut prendre la place ? C’est une grande question qui est posée à tous », a dit, depuis la Corrèze, l’ex-président.
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François Hollande critique les « comportements excessifs » et les « décisions injustes » d’Emmanuel Macron

« Si ce pouvoir-là échoue […] qui peut prendre la place ? C’est une grande question qui est posée à tous », a dit, depuis la Corrèze, l’ex-président.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 18h21
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 09h20
   





                        



   


A sa manière, François Hollande s’est de nouveau rappelé au bon souvenir d’Emmanuel Macron, dimanche 23 septembre. L’ex-chef de l’Etat a prononcé dans son ancien fief de Tulle (Corrèze) un discours au cours duquel il a égratigné son successeur, se demandant « qui » pourrait incarner l’alternative au macronisme, s’il échouait.
« Si ce pouvoir-là échoue, et c’est possible, à la fois par les décisions qu’il prend, injustes, par des comportements excessifs, ou par l’absence de résultats. Mais qui ? Qui sera là pour le rendez-vous démocratique ? », a lancé François Hollande aux militants socialistes corréziens.
« Qui peut prendre la place ? Qui peut offrir une perspective ? C’est une grande question qui est posée à tous. Alors quand on regarde l’ensemble de la vie politique, comment être rassuré ? », s’est interrogé l’ex-président.

        Lire aussi :
         

                Macron-Hollande, un an de guerre froide



« Si on parle de soi, on sera hautain et arrogant »
Un peu plus tard, lors d’une brève séance de micros tendus après son discours, François Hollande a une nouvelle fois égratigné l’actuel chef de l’Etat. Interrogé sur les conseils de réorientation donnés par Emmanuel Macron à un jeune horticulteur au chômage, M. Hollande a répondu :
« Il faut parler à l’individu, à ce qu’il est, et pas forcément parler en fonction de ses propres pensées. Il ne faut pas asséner une vérité, il faut aller la rechercher dans son interlocuteur. Et si on parle de l’autre, on arrivera à le convaincre ; si on parle de soi, on sera hautain et arrogant. »
A la fin d’août, à Cherbourg (Manche), l’ex-président de la République avait mis en garde son successeur de manière à peine voilée contre les dangers du « narcissisme, une terrible maladie dont tout le monde peut être victime ». 
Il a par ailleurs été interrogé sur la probable candidature de Manuel Valls à la mairie de Barcelone :
« Il a été un homme politique qui a joué un rôle dans notre pays. Ministre de l’intérieur, premier ministre… il a aussi eu des responsabilités locales. Je sais quelles sont ses racines en Espagne et à Barcelone. Il fait un choix de vie, je le respecte. »

        L’analyse :
         

          François Hollande, la « mouche du coche » d’Emmanuel Macron






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Devant environ 400 personnes à Mantes-la-Ville, la présidente du Rassemblement national a voulu remobiliser sa base, à huit mois des élections européennes.
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Marine Le Pen fustige « l’acharnement » et « les persécutions » contre le RN

Devant environ 400 personnes à Mantes-la-Ville, la présidente du Rassemblement national a voulu remobiliser sa base, à huit mois des élections européennes.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 18h07
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 09h14
    |

            Lucie Soullier (Mantes-la-Ville, envoyée spéciale)








                        



   


« Je m’en tamponne complètement du discours qu’elle va faire. » Philippe n’en a pas l’air, à rouscailler en accrochant son badge bleu-blanc-rouge, mais il trouve Marine Le Pen « géniale, super ». « Quoi qu’elle dise, c’est plié, je suis d’accord avec elle. » 
L’autoproclamé « patriote nationaliste » a même profité de son jour de repos à l’usine pour se joindre à la « fête du drapeau » organisée par le Rassemblement national (RN, ex-FN), dimanche 23 septembre, à Mantes-la-Ville. Comme il a l’habitude « que tout le monde s’en prenne à Marine », Philippe préfère prévenir : il n’en veut pas à la terre entière, « juste à l’immigration massive et aux clandestins qui viennent nous emmerder et ne rien foutre ». 
« Remonté à bloc », le quinquagénaire en cuir, brosse et boucles d’oreilles fulmine contre le « fossé » qui le sépare de ceux qu’ils nomment « les Parisiens ». Entendre ceux au pouvoir. « Macron a dit qu’il nous attendait, poursuit-il. Mais moi je rigole ! On est déjà là, regardez ce qu’il se passe autour de nous. » Autour de lui, quelque 400 personnes conquises au parti d’extrême droite remplissent la salle des fêtes à l’approche du discours de Marine Le Pen.
Victimisation et élections européennes en vue

   


« Nous savons que parce que nous sommes des dissidents, rien ne nous sera épargné », tonne d’emblée la présidente du RN. Après un discours de rentrée très politique à Fréjus la semaine précédente, Marine Le Pen a donc choisi, dimanche, de s’adresser à ses troupes depuis une ville tenue par son parti, et de les resserrer autour d’une vieille stratégie de l’ex-FN : la victimisation.
Fustigeant « l’acharnement » et « les persécutions » d’une « dictature molle », elle a fait huer tour à tour « la partialité indigne des juges d’instruction » dans l’affaire dite des assistants parlementaires, pour laquelle elle est mise en examen pour abus de confiance, et « l’abus juridique manifeste » de son expertise psychiatrique, pourtant ordonnée parce qu’obligatoire légalement dans le cadre de son autre mise en examen, pour avoir diffusé des photos d’exactions de l’organisation Etat islamique, cette fois.

        Lire aussi :
         

                Les six affaires qui menacent Marine Le Pen et le Front national



« Ne nous laissons pas intimider, ne vous laissez pas intimider », a-t-elle lancé à l’adresse d’une salle redoublant de « Marine, présidente », en profitant ainsi pour resserrer des liens quelque peu distendus depuis l’entre-deux-tours de la présidentielle. « Plus on s’attaque à elle, et plus on est là. On se sent plus soudés », résume Thierry en époussetant sa cravatte bleu-blanc-rouge ; « On est là, on la soutient, on l’aime », renchérit sa femme, Danielle Oger. Mais la militante, elle aussi tricolore de la tête aux pieds, ne cache pas avoir eu besoin d’un petit remontant après ce que son mari nomme pudiquement « le petit couac » de la présidentielle. A huit mois des européennes, « ça y est, j’y crois », se convainc celle qui n’est « pas pour » l’Europe : « De toute façon, même sans rien faire, Macron entretient nos élections. » 
Marine Le Pen, elle, n’a oublié ni son désormais traditionnel clin d’œil à l’« ami » Matteo Salvini, ni de conclure son discours en répétant ne plus être seule car « notre mouvement est rejoint par toute l’Europe ». En France, en revanche, les noms des ralliés au RN se font toujours attendre.
Pire, au même moment à Paris, Nicolas Dupont-Aignan annonçait qu’il mènerait sa propre liste aux européennes, et qu’aucune personne mise en examen n’y figurerait. Au nom de l’« intégrité ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le président de Debout la France a déclaré dimanche qu’il comptait mener campagne pour « faire barrage à Emmanuel Macron ».
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Européennes : Nicolas Dupont-Aignan se pose en champion du « rassemblement » face à Marine Le Pen

Le président de Debout la France a déclaré dimanche qu’il comptait mener campagne pour « faire barrage à Emmanuel Macron ».



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 16h49
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 08h32
    |

            Olivier Faye et 
Lucie Soullier (avec)








                        


La foire au « rassemblement » est ouverte. D’un côté, Marine Le Pen confirme que deux anciens députés Les Républicains (LR), Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud, « pourraient » figurer sur la liste du Rassemblement national (RN) aux élections européennes de mai 2019. De l’autre, le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, qui a officiellement annoncé, dimanche 23 septembre, sa propre candidature pour ce scrutin, promet une vague de « ralliements qui vont bouleverser la vie politique ».
« Le rassemblement, il y a ceux qui en parlent et ceux qui le font », a ironisé le député de l’Essonne lors de son discours prononcé en conclusion du congrès de son parti, au Cirque d’hiver, à Paris. Celui qui est crédité de 6 % des intentions de vote aux européennes a lancé un « appel » à Marine Le Pen Le Pen et à Laurent Wauquiez, le président de LR : « Vous n’êtes pas candidats (…). Soutenez notre liste d’union, la seule qui mettra une bonne droite à Macron. »
Attirer des figures de l’extrême droite et de la droite souverainiste
La feuille de route de sa campagne peut se résumer à quelques mots : « résister à ceux qui veulent nous coloniser ». « Colonisation économique, notamment de la Chine et des Etats-Unis. Colonisation politique, de l’Union européenne et de l’Allemagne. Colonisation culturelle. Et colonisation, osons le mot, oui, religieuse, dans certains quartiers de France », a égrené celui qui ne veut pas d’un « Frexit » mais souhaite renégocier les traités européens. Pour contrer la menace du « chaos » que prépareraient les « européistes supranationaux ».
Fort de ce programme eurosceptique et identitaire, l’ex-cadre du RPR et de l’UMP apparaît comme une piste d’atterrissage pour d’anciennes figures en mal de reconnaissance, qu’elles viennent de l’extrême droite ou de la droite souverainiste, incarnée en son temps par Philippe de Villiers. Jean-Claude Martinez, député européen Front national du temps de Jean-Marie Le Pen, se trouvait ainsi dans les tribunes du Cirque d’hiver, tout comme Paul-Marie Coûteaux, ancien conseiller de Marine Le Pen. Eric Dillies, conseiller régional RN des Hauts-de-France, qui avait essayé de se présenter contre Mme Le Pen pour la présidence du parti lepéniste, était lui aussi présent.
La sénatrice (ex-RN) du Var Claudine Kauffmann, avait, elle, les honneurs de la scène, tout comme l’ancienne députée villiériste Véronique Besse, maire des Herbiers (Vendée). Pas des noms ronflants, donc, mais M. Dupont-Aignan veut croire que sa candidature « va faire tilt chez beaucoup de membres du RN ». Sa liste ne devrait pas être dévoilée dans l’immédiat, puisque le député souhaite prendre le temps d’engranger des ralliements.
Marine Le Pen : « Rien politiquement ne nous sépare »
L’ancien maire de Yerres (Essonne) a éludé les questions concernant son rattachement à un groupe au Parlement européen, estimant que les groupes eurosceptiques actuels éclateront et qu’« il faudra faire un grand groupe ».
Celui qui a soutenu Marine Le Pen au second tour de la présidentielle en 2017 attend désormais une forme de « réciprocité » de la part de son ancienne alliée. Guère charitable à son endroit, il a assuré qu’aucune personne mise en examen ne figurerait sur sa liste, au nom de l’« intégrité ». Mme Le Pen est mise en examen, notamment, dans l’affaire des emplois présumés fictifs de son parti au Parlement européen.
« On avait une fenêtre de tir historique, rien politiquement ne nous sépare, a regretté la députée du Pas-de-Calais à l’annonce de la candidature de M. Dupont-Aignan. L’alliance est un long travail. » Qui revient parfois à se faire claquer la porte au nez.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Conforté dans la majorité, François Bayrou a profité de l’université de rentrée du MoDem pour glisser quelques conseils à Emmanuel Macron.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     
                                                

François Bayrou : « La majorité a besoin de voix libres, pas de corset »

Conforté dans la majorité, François Bayrou a profité de l’université de rentrée du MoDem pour glisser quelques conseils à Emmanuel Macron.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 15h34
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 11h32
    |

            Enora Ollivier








                        


Il pleut, il vente, il fait décidément bien gris à Guidel (Morbihan) ce week-end, et c’est en quelque sorte à l’image du gros temps que doit affronter la majorité depuis la rentrée. Certes, la métaphore météorologique peut paraître usée, mais elle a largement eu cours lors de l’université de rentrée du Mouvement démocrate (MoDem) dans la station balnéaire bretonne.
En clôturant, dimanche 23 septembre, l’événement qui a rassemblé 800 élus et militants, François Bayrou a lui-même remercié Christophe Castaner, le délégué général de La République en marche (LRM), d’avoir fait le déplacement, « affrontant les embruns ». Depuis quelques semaines, des tensions sont apparues entre le parti présidentiel et le MoDem, alliés au pouvoir, le second reprochant au premier un manque de considération et d’écoute. Or, a déclaré le maire de Pau à la tribune, « la majorité a besoin de voix libres qui s’expriment en son sein. Pas de corsets ». Il a mis en exergue la « proximité dans les aspirations » entre les deux formations, qui les oblige à se parler « non pas comme des concurrents, mais comme coresponsables de la situation politique du pays ».

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« Il faut imposer et s’imposer »
A Guidel, chacun avait en tête le coup d’éclat de Marc Fesneau, il y a dix jours. Froissé de ne pas avoir été associé à la désignation de Richard Ferrand comme candidat à la présidence de l’Assemblée nationale, le MoDem avait présenté le chef de file de ses députés en concurrence. La mutinerie a eu des effets inattendus : le candidat a obtenu 86 voix, séduisant bien au-delà, donc, des 46 élus encartés. « En politique, on n’a pas à demander, il faut imposer, et éventuellement s’imposer », a commenté François Bayrou samedi auprès de journalistes.
Le geste a revigoré les troupes centristes, et M. Fesneau a été accueilli dimanche par une standing ovation. Il a aussi provoqué un déclic dans le parti présidentiel, qui a pris au sérieux les signes d’agacement d’un partenaire dont il ne peut se priver, surtout à l’approche des élections européennes. A la tribune de Guidel, M. Castaner a reconnu que sa formation et celle de M. Bayrou « auraient pu, auraient dû travailler mieux ensemble » et a appelé de ses vœux une « amélioration » pour le deuxième temps du quinquennat. La majorité « doit se construire de façon loyale et exigeante, j’ai bien compris le message ».

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Ainsi conforté, François Bayrou a poussé son avantage pour glisser quelques conseils à Emmanuel Macron. Le leader centriste a bien vanté « cet homme jeune et audacieux » qui a porté en 2017 « la renaissance de l’espoir français ». Il s’est bien félicité de l’annonce successive des plans pauvreté et santé, deux « signaux très importants » qu’il attendait dans le domaine social. Mais il a aussi pressé le chef de l’Etat de retrouver un lien direct avec les citoyens. « Les Français ont besoin, non pas seulement de l’énoncé des réformes successives, mais d’un plan d’ensemble. La politique, ce n’est pas dossier après dossier. Il faut que s’exprime la vision qui organise ces réformes », a-t-il lancé. « C’est vrai, a-t-il continué, l’Elysée est un lieu clos, trop. Eh bien y a un remède tout simple : il faut en sortir. » Quitte à s’exposer aux intempéries.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le forain se défend d’être homophobe, ajoutant que ses propos ont été sortis de leur contexte et qu’il est « d’une génération où on disait ces mots-là ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/09/2018
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« J’ai rien contre eux, sauf qu’ils sont un peu pervers » : les propos homophobes du forain Marcel Campion décriés

Le forain se défend d’être homophobe, ajoutant que ses propos ont été sortis de leur contexte et qu’il est « d’une génération où on disait ces mots-là ».



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 13h34
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 13h27
   





                        



   


Le forain Marcel Campion a suscité un tollé, dimanche 23 septembre, après la publication par Le Journal du dimanche d’une vidéo dans laquelle il tient des propos homophobes envers des responsables homosexuels de la Mairie de Paris.
Dans cette vidéo, filmée lors d’une réunion qui a eu lieu, selon Le JDD, le 27 janvier à Saint-Ouen, le meilleur ennemi de la maire de Paris, Anne Hidalgo, s’en prend notamment violemment à l’ancien premier adjoint de Paris et homosexuel déclaré, Bruno Julliard, qui a annoncé qu’il allait porter plainte.
« Moi, j’ai rien contre les homos, d’habitude je dis les “pédés”. Mais on m’a dit hier qu’il fallait plus que je dise ça. Donc je ne dis plus les “pédés”, je dis les “homos”. J’ai rien contre eux, sauf qu’ils sont un peu pervers. »
Dans un tweet, Bruno Julliard a annoncé que ces « propos abjects ainsi que leur auteur seront poursuivis en justice ».

VIDEO. Quand Marcel Campion tient des propos homophobes en pleine réunion publiquehttps://t.co/oV2B4BAo3Y pic.twitter.com/67LEY8TzVU— Le JDD (@leJDD) 22 septembre 2018


Le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) Frédéric Potier a saisi le procureur de la République pour « des faits susceptibles de constituer des injures publiques en raison de l’orientation sexuelle ». L’association SOS-Homophobie va également porter plainte, s’indignant de ce que Marcel Campion assimile l’homosexualité à la perversité.
Plusieurs responsables politiques ont condamné les propos de M. Campion. « Ils ne méritent aucune indulgence ni aucune explication qui pourrait conduire à en relativiser l’intention. Ils sont scandaleux, un point c’est tout ! », a écrit le nouveau patron des députés LRM, Gilles Le Gendre, sur Twitter. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s’est dit « atterré ».
« Je suis d’une génération où on disait ces mots-là »
Marcel Campion a déclaré à l’Agence France-Presse qu’il était « tout sauf un homophobe ». « Si le mot “pédé” que j’ai dit une fois ou deux a pu déranger certaines personnes, je m’en excuse, je suis d’une génération où on disait ces mots-là, mais je ne suis pas homophobe », a-t-il assuré.
Il a évoqué « des propos un peu sortis de leur contexte dans un mouvement de colère » après avoir « été éliminé du marché de Noël et de la grande roue par M. Julliard ».

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« Le mot “pervers”, je ne l’ai pas utilisé pour les pédés. J’ai dit que c’étaient des pervers, parce qu’ils se servaient de leur statut d’élus pour essayer de faire des affaires », a-t-il ajouté, précisant que la réunion avait eu lieu « chez [lui], dans [son] petit café devant une quinzaine de personnes ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ La ministre de la santé est l’invitée de France Inter, France Télévisions et du « Monde ».
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Il faut d’abord mesurer l’impact de l’absence du chef d’entreprise. Ce dernier est souvent incontournable pour assurer la pérennité de sa société, explique au « Monde » Valérie Bentz, responsable des études patrimoniales à l’UFF.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                

« Le choix du contrat de prévoyance d’un dirigeant d’entreprise mérite une attention particulière »

Il faut d’abord mesurer l’impact de l’absence du chef d’entreprise. Ce dernier est souvent incontournable pour assurer la pérennité de sa société, explique au « Monde » Valérie Bentz, responsable des études patrimoniales à l’UFF.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 16h59
    |

Valérie Bentz, responsable des études patrimoniales à l’UFF







                        



   


Question à un expert
Comment le chef d’entreprise doit-il appréhender la prévoyance ?
Le choix du contrat de prévoyance d’un dirigeant d’entreprise mérite une attention toute particulière. Son incapacité de travail temporaire ou définitive peut avoir de lourdes conséquences financières sur son entreprise et sa famille. Il existe des garanties, appelées communément homme-clé, permettant d’injecter au sein de l’entreprise des liquidités afin d’assurer sa continuité.
Diminution des revenus
Pour la famille du dirigeant, le risque est double : devoir assumer la gestion d’une société (sans en avoir ni l’envie ni la compétence) et subir une dégradation de sa qualité de vie liée à la forte diminution des revenus perçus. Là encore, il existe des solutions, notamment des garanties croisées entre associés. En cas de décès de l’un d’eux, les associés restants percevront le capital nécessaire au rachat des parts et pourront ainsi indemniser rapidement les héritiers. Ces garanties doivent être assorties de dispositions juridiques adaptées permettant d’assurer la bonne gestion de l’entreprise dans l’intervalle.

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En revanche, il faut bien étudier le contenu de tous ces contrats. Il peut être tentant de vouloir s’assurer dès le premier jour d’arrêt de travail, alors que le risque grave porte sur la longue maladie, l’invalidité ou le décès. En effet, s’absenter quelques jours de sa société met rarement en péril l’équilibre financier de l’entreprise et du ménage.



                            


                        

                        

