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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Le cinéaste ukrainien, condamné en Russie à vingt ans de prison, observe une grève de la faim depuis 134 jours pour protester contre la détention de 70 prisonniers politiques.
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Oleg Sentsov fait citoyen d’honneur de la Ville de Paris

Le cinéaste ukrainien, condamné en Russie à vingt ans de prison, observe une grève de la faim depuis 134 jours pour protester contre la détention de 70 prisonniers politiques.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 18h38
    |

            Benoît Vitkine








                        



   


Le conseil de Paris a octroyé à l’unanimité, lundi 24 septembre, le titre de citoyen d’honneur de la ville au cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, condamné en Russie à vingt ans de prison et en grève de la faim depuis 134 jours. Son dossier avait été déposé conjointement par l’écrivaine et historienne Galia Ackerman et l’association Les Nouveaux Dissidents, en pointe dans la défense du cinéaste.
« Paris est connue pour être la capitale des droits de l’homme, a déclaré avant le vote la maire de Paris, Anne Hidalgo. Nous avons la responsabilité de promouvoir ces valeurs partout dans le monde. Oleg Sentsov doit être libéré. » Chose rare, la proposition a été adoptée à l’unanimité, recueillant les suffrages de l’opposition de droite et jusqu’aux élus du groupe communiste-Front de Gauche.
« La droite a été très ferme et sans ambiguïté, relate le philosophe Michel Eltchaninoff, président des Nouveaux Dissidents et présent en tribunes. Quant aux communistes et à La France insoumise, ils ont pris le soin de préciser qu’au-delà de la question de l’annexion de la Crimée, le caractère illégitime de la détention de Sentsov ne faisait pas de doute. »
« Nous pouvons encore le sauver »
En théorie, ce statut purement honorifique n’est décerné qu’une fois par an, et la mairie de Paris l’avait accordé au mois de juin à Nabil Rajab, militant bahreïni emprisonné et secrétaire général adjoint de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH). Mais face à l’urgence de la situation d’Oleg Sentsov, entorse a été faite à cette règle.
Cette urgence, alors que l’état de santé du cinéaste continue de se dégrader, a été rappelée par Anne Hidalgo. « Nous pouvons encore le sauver », a-t-elle toutefois assuré, qualifiant le vote de son conseil municipal d’« acte d’espoir ». Depuis le 31 juillet, la photo du réalisateur, qui s’était opposé à l’annexion de la Crimée et a été condamné en Russie pour « terrorisme » et « trafic d’armes » s’affiche dans les locaux de la mairie de Paris et sur le parvis de celles des 4e et 10e arrondissements.

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Oleg Sentsov, qui est détenu dans une colonie pénitentiaire du Grand Nord, ne mène pas une grève de la faim « totale ». Il boit 3,5 litres d’eau par jour et a accepté depuis début août de prendre deux à trois cuillères quotidiennes de substituts alimentaires, pour éviter que l’administration pénitentiaire le nourrisse de force à l’aide d’une sonde. Les informations quant à sa santé sont parcellaires, mais celles données par son avocat mi-août faisaient état d’une perte de poids de 30 kg et de divers problèmes potentiellement irréversibles.
« Parodie de justice »
Né en Crimée, il avait refusé d’adopter la nationalité russe après l’annexion de la péninsule, en 2014, mais Moscou a décidé de lui enlever « automatiquement » sa citoyenneté ukrainienne, excluant ainsi l’hypothèse d’un échange de prisonniers présentée par Kiev.
Le cinéaste a débuté sa grève de la faim mi-mai pour réclamer la libération des quelque 70 Ukrainiens détenus en Russie pour des raisons politiques, dont son coaccusé Oleksandr Koltchenko. A l’issue d’un procès qualifié par Amnesty International de « parodie de justice » évoquant « l’ère stalinienne », les deux hommes, arrêtés en mai 2014, avaient été condamnés, le 25 août 2015, à respectivement vingt et dix ans de colonie pénitentiaire pour « participation » à une entreprise « terroriste ».
Oleg Sentsov et son complice auraient envoyé deux cocktails Molotov contre les locaux d’une organisation criméenne prorusse. La sévérité des peines, pour de tels faits, a surpris jusqu’aux observateurs russes. Surtout, aucune preuve solide n’a été présentée lors du procès, et l’accusation s’est uniquement appuyée sur les déclarations de deux autres coaccusés. L’un d’eux avait expliqué à l’audience avoir signé des aveux sous la torture ; l’autre a refusé de témoigner. MM. Sentsov et Koltchenko ont eux aussi évoqué des tortures.
Grève de la faim « tournante »
La France s’est montrée particulièrement active dans sa défense, notamment à l’initiative de l’association Les Nouveaux Dissidents. Depuis le 14 septembre, elle a lancé en coopération avec la Société des réalisateurs de films une grève de la faim « tournante » devant l’ambassade de Russie à Paris. Samedi soir, elle a également projeté en plein air, toujours devant l’ambassade, le film Gamer, réalisé par Oleg Sentsov. Parallèlement, nombre de personnalités de la culture, en France et ailleurs, ont multiplié les appels à sa libération.

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Côté diplomatique, Emmanuel Macron a évoqué à plusieurs reprises le sujet avec son homologue russe Vladimir Poutine. Le 10 août, le président français avait demandé à M. Poutine qu’une équipe de médecins indépendants ait accès au prisonnier. L’administration russe n’a pas accédé à cette requête et continue d’assurer que l’état de santé de M. Sentsov reste satisfaisant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Le navire de sauvetage en mer, qui s’est accroché avec des gardes-côtes libyens ce week-end, avance que le port du sud de la France est sa « seule option ».
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L’« Aquarius » demande à la France de pouvoir accoster à Marseille, « à titre exceptionnel »

Le navire de sauvetage en mer, qui s’est accroché avec des gardes-côtes libyens ce week-end, avance que le port du sud de la France est sa « seule option ».



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 16h57
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 17h55
   





                        



   


L’Aquarius, navire de secours en mer qui a recueilli onze personnes jeudi 20 septembre, puis quarante-sept dans la nuit de samedi 22 à dimanche 23, est en route vers Marseille et demande aux autorités françaises d’autoriser « à titre exceptionnel » le débarquement de ses passagers.
« C’est la seule option que nous avons » pour permettre à l’Aquarius, « dernier navire » civil dans la zone, « de continuer sa mission » de sauvetage de migrants, a argué Frédéric Penard, directeur des opérations de SOS Méditerranée, l’ONG qui affrète le navire, lors d’une conférence de presse à Paris. Marseille, port d’attache de l’Aquarius, « est le seul port envisageable pour qu’il puisse repartir », a-t-il ajouté.
« Nous avons alerté d’autres pays, mais nous avons du mal à imaginer que la France puisse refuser, compte tenu de la situation humanitaire », a dit Francis Vallat, président de l’ONG en France. Sans préjuger de la réponse, il a assuré qu’à aucun moment les autorités « ne [les] ont dissuadés de monter vers Marseille ».

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Situation « extrêmement critique »
Le Panama a annoncé vendredi sa décision de retirer son pavillon à l’Aquarius, expliquant que l’Italie lui avait signalé un comportement du navire contrevenant au droit international. Ce serait la deuxième fois que l’Aquarius perdrait son pavillon après le retrait, cet été, de celui de Gibraltar.
« C’est du jamais-vu et en soi un scandale », a déclaré M. Vallat, demandant au Panama « de revenir sur sa décision » et sinon aux Etats européens de fournir un pavillon à l’Aquarius. La situation est selon lui « extrêmement critique » puisque « nous risquons de perdre le pavillon du Panama au moment où nous toucherons terre ».
Une situation qui risque d’empirer après l’accrochage, dans la nuit de samedi à dimanche, avec des gardes-côtes libyens. Ceux-ci avaient en effet ordonné à l’Aquarius de les laisser prendre en charge un bateau en difficulté, mais l’équipage du navire de secours estimait que l’urgence était telle qu’il ne pouvait attendre.

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Le pavillon d’un bateau, indispensable pour naviguer
Juridiquement, le pavillon désigne la nationalité de rattachement d’un bateau. Cette immatriculation est obligatoire pour lui permettre de naviguer, d’accoster dans un port et d’être identifié en cas de problème.
En haute mer, un navire relève exclusivement des autorités de son pavillon. Mais il est soumis à la loi de l’Etat du port ou du pays dans lequel il se trouve lorsqu’il est dans ses eaux territoriales (jusqu’à 12 milles de ses côtes). L’Aquarius ne navigue en revanche que dans les eaux internationales.
Sans pavillon, le navire est contraint de rester où il se trouve. Il devient une sorte de bateau fantôme ou bateau pirate, interdit de prendre la mer.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Le directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides estime que « les solutions existent » face à la crise migratoire.
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Pascal Brice, de l’Ofpra : « L’Italie doit accepter les navires de migrants dans ses ports »



LE MONDE
              datetime="2018-09-24T16:50:07+02:00"

        Le 24.09.2018 à 16h50






Durée : 02:20 | 

Pascal Brice, le directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), s’est exprimé, dimanche 23 septembre, sur le plateau de l’émission « Internationales » de la chaîne TV5Monde, réalisée en partenariat avec Radio France internationale (RFI) et Le Monde. Face à la crise migratoire, « l’Europe n’a pas été solidaire des pays [d’arrivée des migrants], notamment l’Italie et la Grèce, ces dernières années », a-t-il regretté. Pourtant, « les solutions existent », a affirmé Pascal Brice, citant la mise en place de « dispositifs dans les pays de transit » et de « centres contrôlés » dans les ports européens, tout en appelant « les pays d’arrivée » à « [assumer] leurs responsabilités ». Il demande notamment « que l’Italie accepte dans ses ports les navires » de migrants.


                

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ A Lisdoonvarna, comme chaque année, en septembre des dizaines de milliers de célibataires des deux sexes participent au Matchmaking Festival, dans le but de (peut-être) trouver l’âme sœur. Un événement unique en son genre.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Le texte adopté lundi et prôné par Matteo Salvini a fait l’objet de critiques de la part du principal allié de la Ligue au gouvernement, le Mouvement 5 étoiles.
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Tour de vis sécuritaire et anti-migrants en Italie

Le texte adopté lundi et prôné par Matteo Salvini a fait l’objet de critiques de la part du principal allié de la Ligue au gouvernement, le Mouvement 5 étoiles.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 14h55
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 15h29
   





                        


Le conseil des ministres italien a adopté, lundi 24 septembre, un décret-loi instaurant le tour de vis sur la sécurité et contre l’immigration prôné par le ministre de l’intérieur issu de l’extrême droite, Matteo Salvini. « C’est un pas en avant pour rendre l’Italie plus sûre. Pour combattre avec plus de force les mafieux et les passeurs, pour réduire les coûts d’une immigration exagérée, pour expulser plus rapidement les délinquants et les faux demandeurs d’asile, pour révoquer la citoyenneté aux terroristes, pour donner plus de pouvoirs aux forces de l’ordre », a affirmé M. Salvini sur Facebook.
Système d’accueil réorganisé
Le gouvernement n’a pas communiqué dans l’immédiat sur le contenu exact du texte, qui doit entrer en vigueur dès qu’il aura été signé par le président Sergio Mattarella, mais devra être validé dans un délai de soixante jours par le Parlement. En voici les principaux points :
Permis de séjour : le texte rend exceptionnels les permis de séjour humanitaires – que 25 % des demandeurs d’asile en Italie obtenaient ces dernières années – et prévoit la suspension de la demande d’asile si le demandeur se montre « dangereux » ou fait l’objet d’une condamnation en première instance.Système d’accueil : le texte réorganise le système d’accueil des demandeurs d’asile, qui seront regroupés dans de grands centres d’accueil, les efforts de répartition sur le territoire pour favoriser l’intégration étant réservés aux mineurs isolés et aux réfugiés reconnus. Il instaure aussi la révocation de la naturalisation de tout étranger condamné pour terrorisme.Volet sécurité : le texte généralise l’utilisation des pistolets électriques, y compris par les policiers municipaux, et favorise l’évacuation des bâtiments occupés en supprimant l’obligation de proposer un hébergement provisoire aux personnes vulnérables.
Très discuté dans la presse depuis plusieurs semaines, le texte faisait avant son approbation l’objet de critiques, y compris au sein du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), allié gouvernemental de la Ligue. Le secrétaire général de la conférence des évêques d’Italie, Mgr Nunzio Galantino, a ainsi critiqué le fait qu’immigration et sécurité soient traitées dans le même texte. « Cela signifie que l’immigré est déjà jugé en raison de sa condition et qu’il est déjà considéré comme un danger public, quel que soit son comportement. C’est un mauvais signe », a-t-il expliqué.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ En vertu des mesures punitives contre les « activités malveillantes » de Moscou, Washington a sanctionné une unité-clé du ministère chinois de la défense pour avoir acquis des avions de combat Soukhoï SU-35.
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La Chine fustige des sanctions américaines contre ses achats d’armement à la Russie

En vertu des mesures punitives contre les « activités malveillantes » de Moscou, Washington a sanctionné une unité-clé du ministère chinois de la défense pour avoir acquis des avions de combat Soukhoï SU-35.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 14h47
    |

            Frédéric Lemaître








                        



                                


                            

En pleine guerre commerciale avec la Chine, Washington vient d’ouvrir un nouveau front en sanctionnant Pékin pour avoir acheté des armes russes. Les Etats-Unis lui reprochent d’avoir acheté quinze avions de combat Soukhoï SU-35 en 2017 ainsi que des équipements associés aux systèmes de défense anti-aériens S-400 sol-air en 2018. Selon un porte-parole de l’administration américaine, qui a rendu les sanctions publiques, jeudi 20 septembre, ce n’est pas la Chine en tant que telle qui est visée mais la Russie. Les Etats-Unis entendent punir les « activités malveillantes » de la Russie, dont l’ingérence dans les élections américaines, l’annexion de la Crimée et son attitude en Ukraine.
Reste que c’est apparemment la première fois qu’un pays, en l’occurrence la Chine, est sanctionné pour avoir acheté des armes à la Russie. En vertu des sanctions, le département chinois de développement des équipements (EED), la branche militaire chargée des acquisitions d’armements et son directeur, Li Shangfu, ne pourront plus demander de licences d’exportation ni s’intégrer au système financier américain. Ils sont ajoutés à la liste du département du Trésor des entités avec lesquelles les Américains ne peuvent pas réaliser de transactions.

La Chine et la Russie, qui ont mené d’impressionnantes manœuvres militaires communes à l’est de la Russie début septembre, ont très vigoureusement réagi à ces sanctions. Les autorités chinoises ont convoqué, samedi 22 septembre, au ministère des affaires étrangères, l’ambassadeur américain, Terry Branstad, ainsi que l’attaché militaire David Menser, pour leur faire part de leurs « fermes protestations ». « L’approche américaine est une violation flagrante des normes fondamentales des relations internationales, une manifestation d’hégémonie, et une grave violation des relations entre les deux pays et leurs deux armées », a déclaré le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères.
« Concurrence...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Le Français de 72 ans est à l’origine du scandale qui a anéanti l’Aca­démie suédoise et entraîné le report du prix Nobel de littérature 2018 qu’elle décerne.
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#MeToo : trois ans requis contre Jean-Claude Arnault, poursuivi pour viols en Suède

Le Français de 72 ans est à l’origine du scandale qui a anéanti l’Aca­démie suédoise et entraîné le report du prix Nobel de littérature 2018 qu’elle décerne.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 13h51
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 14h50
   





                        



   


Le parquet suédois a requis lundi 24 septembre un minimum de trois ans de prison ferme à l’encontre de Jean-Claude Arnault, un Français jugé pour deux viols, à l’occasion de l’un des premiers grands procès depuis l’émergence du mouvement #MeToo.
« J’ai demandé son placement en détention provisoire dans l’attente du verdict car il y a un risque qu’il parte à l’étranger », a annoncé la procureure Christina Voigt, à l’issue de l’audience à Stockholm.
Le jugement a été mis en délibéré et le tribunal doit se prononcer sur la détention provisoire demandée par le parquet.

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M. Arnault, 72 ans, a clamé son innocence au cours de ce procès tenu à huis clos.
Publiés en novembre 2017 dans le quotidien de référence Dagens Nyheter, les témoignages de 18 femmes l’accusant de viol ou d’agression sexuelle ont fait imploser l’Académie suédoise qui décerne depuis 1901 le prix Nobel de littérature. M. Arnault, marié à une académicienne, entretenait des liens étroits avec cette institution.
Décrédibilisée, privée du quorum nécessaire pour fonctionner, l’Académie suédoise a reporté d’un an l’annonce du Nobel 2018, une première depuis soixante-dix ans.

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Une « culture du silence » dénoncée
Plusieurs plaintes visant le Français ont été classées faute de preuves ou frappées par la prescription, mais le parquet a estimé disposer de suffisamment d’éléments à charge dans un dossier remontant à 2011.
Le 5 octobre de cette année-là, dans un appartement stockholmois, Jean-Claude Arnault contraint à des relations sexuelles la victime qui se trouve dans un état de « peur intense », selon l’acte de mise en accusation consulté par l’Agence France-Presse. Les faits se seraient répétés dans la nuit du 2 au 3 décembre, dans le même appartement, tandis que la victime dormait.
Plusieurs victimes présumées de Jean-Claude Arnault reprochent à l’Académie suédoise ses liens étroits avec le Français, qui recevait de généreux subsides pour le fonctionnement de son club privé, Forum, couru des élites intellectuelles et artistiques.
Ses accusatrices affirment que l’académie connaissait son comportement mais que l’influente institution faisait régner une « culture du silence » dans les cercles culturels de la capitale.
A la suite de ces révélations, plusieurs académiciens se sont mis en retrait, une enquête interne a mis au jour les conflits d’intérêts et les faits d’agression ou de harcèlement subies par des académiciennes ou leur entourage.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Cet ultimatum constitue la deuxième étape de la procédure d’infraction à l’encontre du Royaume-Uni, accusé d’avoir laissé entrer en Europe des produits chinois sous-taxés.
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Bruxelles donne deux mois à Londres pour rembourser 2,7 milliards d’euros de droits de douane non perçus

Cet ultimatum constitue la deuxième étape de la procédure d’infraction à l’encontre du Royaume-Uni, accusé d’avoir laissé entrer en Europe des produits chinois sous-taxés.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 13h24
   





                        



   


Deux mois pour rembourser 2,7 milliards d’euros. Lundi 24 septembre, la Commission européenne a accentué la pression sur le Royaume-Uni pour qu’il rembourse cette somme, correspondant aux droits de douane destinés au budget européen que le pays aurait dû percevoir s’il n’avait pas, par négligence, laissé entrer en Europe des produits chinois largement sous-taxés.
Londres dispose « d’un délai de deux mois pour agir, à défaut de quoi, la Commission pourrait saisir la Cour de justice de l’Union européenne », précise dans un communiqué Bruxelles, qui avait ouvert une procédure d’infraction en mars dernier. Cette demande pourrait bien exacerber encore les tensions dans le cadre des négociations sur le Brexit, quelques jours seulement après un sommet européen tendu en Autriche.

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« Bien qu’il ait été informé des risques de fraude liés à l’importation de textiles et de chaussures originaires de la République populaire de Chine dès 2007 et qu’il lui ait été demandé de prendre des mesures appropriées de maîtrise des risques, le Royaume-Uni n’est pas intervenu de manière efficace pour empêcher la fraude », poursuit la Commission.
Un mécanisme de fraude de grande ampleur
Cet ultimatum constitue la deuxième étape de la procédure d’infraction lancée à la suite d’un rapport de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF). L’OLAF avait révélé qu’entre 2013 et 2016, des montants de droits de douane importants avaient été éludés grâce à de fausses factures, des factures fictives et en présentant des déclarations de valeur en douane incorrectes.
Or, les droits de douane font partie des ressources du budget de l’UE. L’OLAF, qui estimait alors le préjudice à 2 milliards d’euros, avait recommandé à l’Union de « récupérer l’argent » auprès « du gouvernement du Royaume-Uni ».
D’autres contrôles menés par la Commission ont ensuite fait apparaître « une augmentation considérable de l’ampleur de ce mécanisme de fraude » pour la période comprise entre novembre 2011 et décembre 2017. Au total, cette fraude aurait « entraîné des pertes pour le budget de l’UE s’élevant à 2,7 milliards d’euros ».
L’affaire est d’autant plus inopportune que la proposition de Londres pour sa future relation avec l’UE après le Brexit repose sur un « accord douanier simplifié » : le Royaume-Uni collecterait les droits de douanes sur les biens entrant sur son territoire à destination de l’UE et appliquerait ses propres taxes sur ses importations en provenance de pays tiers.
Bruxelles et Londres prévoient de s’entendre sur un accord de retrait et le cadre de leur future relation d’ici le moins de novembre, afin de permettre au Royaume-Uni de quitter comme prévu l’UE fin mars 2019.

        Lire l’interview :
         

          Le ministre britannique du Brexit : « Chacun doit faire une partie du chemin »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ La Commission européenne estime que la réforme de la Cour suprême « est incompatible avec le droit de l’Union ».
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Bruxelles saisit la justice européenne contre la Pologne

La Commission européenne estime que la réforme de la Cour suprême « est incompatible avec le droit de l’Union ».



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 12h45
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 12h55
   





                        



   


La Commission européenne a saisi lundi 24 septembre la justice européenne contre la Pologne, estimant que la réforme de sa Cour suprême portait atteinte à l’indépendance du système judiciaire polonais. La nouvelle loi polonaise sur la Cour suprême, qui abaisse l’âge de départ de ses juges de 70 à 65 ans, « est incompatible avec le droit de l’Union », a fait savoir l’exécutif européen pour justifier la saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).
La Commission a assorti sa saisine d’une demande de « mesures provisoires » à la cour, « consistant à rétablir la Cour suprême polonaise dans sa situation antérieure au 3 avril 2018, date d’adoption de la nouvelle législation litigieuse ». Elle a aussi demandé à la CJUE de mener « une procédure accélérée » permettant une « décision définitive dans les plus brefs délais » dans cette affaire, qui fait l’objet d’une procédure d’infraction ouverte au début de l’été.
La réforme en question « risque de contraindre 27 des 72 juges siégeant à la Cour suprême à prendre leur retraite », a souligné la Commission, qui « maintient que la loi polonaise sur la Cour suprême est incompatible avec le droit de l’Union, étant donné qu’elle porte atteinte au principe de l’indépendance de la justice, y compris de l’inamovibilité des juges ».

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Deux procédures
Il s’agit de la deuxième saisine de la CJUE par l’exécutif européen concernant les récentes réformes judiciaires du gouvernement polonais, dirigé par les conservateurs nationalistes du parti Droit et Justice (PiS), après une saisine en décembre 2017 contre sa réforme des juridictions de droit commun.
Ces procédures d’infraction sont menées en parallèle d’une procédure plus lourde et plus exceptionnelle, dite de l’article 7 du traité sur l’UE. Cette dernière a été déclenchée, en décembre 2017 également, par la Commission européenne, estimant qu’il y avait globalement « un risque clair de violation grave » de l’Etat de droit en Pologne.

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                Hongrie : le vote historique du Parlement européen



Ce mécanisme n’avait jamais encore été déclenché, mais il a été depuis également activé contre la Hongrie de Viktor Orban, le 12 septembre par le Parlement européen. Dans une seconde phase, cette procédure peut en théorie conduire à retirer les droits de vote d’un pays au sein du Conseil de l’UE, l’instance où les Etats membres contribuent à façonner les législations européennes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Cette annonce de Moscou survient une semaine après la destruction par erreur d’un avion russe à la suite d’un raid de l’aviation israélienne.
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La Russie va livrer des systèmes antiaériens S-300 à l’armée syrienne

Cette annonce de Moscou survient une semaine après la destruction par erreur d’un avion russe à la suite d’un raid de l’aviation israélienne.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 14h24
   





                        


La Russie a annoncé lundi 24 septembre qu’elle livrerait prochainement des systèmes modernes de défense antiaérienne S-300 à l’armée syrienne. Cette annonce du ministre russe de la défense, Sergueï Choïgou, intervient quelques jours après la destruction par erreur d’un avion russe à la suite d’un raid de l’aviation israélienne.
« Les forces armées syriennes seront fournies d’ici à deux semaines en systèmes modernes S-300. Ils sont capables d’intercepter des appareils sur une distance de plus de 250 km et peuvent frapper en même temps plusieurs cibles dans les airs », a précisé M. Choïgou. Moscou va également brouiller les communications de tout avion voulant frapper la Syrie depuis la mer Méditerranée.
« Nous sommes convaincus que la réalisation de ces mesures va refroidir les têtes brûlées et empêchera les actes irréfléchis constituant une menace pour nos soldats, a déclaré le ministre de la défense. Dans le cas contraire, nous réagirons de manière appropriée face à la situation. »

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                Confusion, démentis et accusations après la destruction d’un avion russe en Syrie



Le Kremlin dénonce « les actes prémédités » d’Israël
Lundi 17 septembre, la défense antiaérienne syrienne a visé par erreur un Iliouchine Il-20 au-dessus de la Méditerranée, tuant les 15 militaires qui se trouvaient à bord. Au même moment, des missiles israéliens ciblaient des dépôts de munitions dans la province syrienne de Lattaquié (nord-ouest).
Moscou avait fait porter la responsabilité à l’armée israélienne et menacé de mesures de rétorsion, le président russe, Vladimir Poutine, expliquant qu’il s’agirait de renforcer les défenses de l’armée russe déployées en Syrie. Le Kremlin accuse Israël d’être responsable de la destruction de son avion, affirmant que l’armée israélienne l’avait prévenu seulement une minute avant les frappes et que les avions israéliens s’étaient servis de l’Iliouchine II-20 comme « boucliers » contre les missiles syriens.
Lundi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a renchéri en assurant que « les actes prémédités des pilotes israéliens sont en cause » dans la destruction de l’avion russe. « Ce qui ne peut que porter préjudice à nos relations » avec Israël, a-t-il regretté. « L’avion n’a pas été abattu par un missile israélien, Dieu merci », mais cela « a été rendu possible par les actes des pilotes israéliens », a-t-il ajouté. Il a cependant souligné que les livraisons de S-300 n’étaient « dirigées envers aucun pays tiers, mais destinées à défendre les militaires » russes.
L’armée israélienne nie depuis le début la version russe, répondant dimanche dans un communiqué que ses avions ne « s’étaient pas cachés derrière un quelconque appareil et que les appareils israéliens se trouvaient dans l’espace israélien au moment où l’avion russe a été abattu ».
Damas et Moscou ont signé en 2010 un accord pour la livraison de S-300, mais la Syrie n’avait toujours pas pris possession de ce matériel en raison de l’opposition d’Israël, a expliqué M. Choïgou, ajoutant que « la situation a changé » au vu des événements des derniers jours.
L’armée russe intervient en Syrie depuis septembre 2015 en soutien au régime de Bachar Al-Assad, ce qui lui a permis de reprendre le contrôle d’une grande partie de son territoire. Actuellement, les S-300 opérés par les Russes sont déployés autour de la base navale russe de Tartous (dans l’ouest de la Syrie), des S-400 plus modernes étant déployés sur la base aérienne de Hmeimim.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Margrethe Vestager, commissaire européenne à la concurrence, arrive cette semaine à Washington au moment où des rumeurs d’enquête antitrust se font jour aux Etats-Unis et que la question de la partialité des géants du Net fait débat.
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« Google, Facebook ou Twitter sont des médias avec la responsabilité qu’ils doivent endosser »

Margrethe Vestager, commissaire européenne à la concurrence, arrive cette semaine à Washington au moment où des rumeurs d’enquête antitrust se font jour aux Etats-Unis et que la question de la partialité des géants du Net fait débat.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 11h16
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Que se passe-t-il derrière une simple recherche Internet ? Visiblement une tempête dans un cerveau artificiel. En janvier, des cadres de Google se sont émus lorsqu’ils ont découvert qu’en tapant « islam » ou « Hispanic » sur le site américain, on tombe invariablement sur des diatribes anti-islamiques et anti-immigrés. Partisans convaincus de l’immigration et de ses bienfaits, notamment pour leur entreprise (fondée par un immigré russe et dirigée par un immigré indien), ils se sont demandé si l’on pouvait rectifier ce qu’ils considéraient comme un biais. Comment ? En modifiant légèrement l’algorithme. Au moment même où le président Donald Trump décidait d’interdire l’accès au sol américain aux ressortissants de plusieurs pays musulmans d’Afrique et du Moyen-Orient. La publication dans le Wall Street Journal du 20 septembre de ce débat par e-mail chez Google a fait scandale. C’était pour l’équipe du président américain, Donald Trump, la preuve de la partialité des réseaux sociaux à son égard.
Cette affaire a le mérite de soulever un vrai débat sur le statut hybride de ces nouveaux animaux utilisés quotidiennement par des milliards d’êtres humains sur la planète. Car un algorithme n’est jamais neutre. Il est le résultat du travail et de la pensée des hommes qui l’ont créé. Et il n’est pas figé dans le temps, comme le montre la discussion des cadres de Google au sujet des immigrés. Et si la direction de l’entreprise a refusé cette proposition de modification de l’algorithme, elle en accepte d’autres. Comme, par exemple, quand on leur signale que les mots « filles noires » conduisent vers des sites pornographiques. La preuve que, même avec le plus grand souci d’objectivité possible, on n’échappe ni aux déviances ni aux pressions « correctrices » de la société. En ce sens, Google comme Facebook ou Twitter sont des médias avec la responsabilité qu’ils doivent endosser.

Des choses très humaines derrière les algorithmes
Mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Le groupe américain achète Sky pour 33 milliards d’euros, battant Disney et Rupert Murdoch aux enchères.
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Comcast s’offre le leader européen de la TV à péage

Le groupe américain achète Sky pour 33 milliards d’euros, battant Disney et Rupert Murdoch aux enchères.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 11h12
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Une fois n’est pas coutume, Rupert Murdoch n’a pas remporté la mise. A 87 ans, le vieux baron des médias australo-américain s’est fait doubler samedi 22 septembre. L’américain Comcast, propriétaire de NBCUniversal, l’a battu dans sa bataille pour prendre le contrôle de Sky, la première télévision à péage d’Europe, l’achetant pour 30 milliards de livres sterling (33,4 milliards d’euros).

Le groupe américain des télécoms, qui est actuellement presque intégralement tourné vers les Etats-Unis, prend ainsi possession d’une pépite. Créé en 1989, Sky domine la télévision à péage au Royaume-Uni, en Italie et en Allemagne, avec 23 millions de clients. Lancé à ses débuts sur une offre basée sur le football et les films, comme Canal+ en France, le groupe a su ne pas se faire prendre à contre-pied par la révolution d’Internet. « En plus de ses programmes, il a créé une entreprise de télécoms, là où d’autres télévisions à péage ont été dépassées », note Alice Enders, d’Enders Analysis, une société de consultants. Aujourd’hui, outre sa traditionnelle télévision par satellite, Sky propose de l’Internet haut débit, du téléphone fixe et portable. Quant à ses contenus, ils peuvent désormais se regarder sur de multiples écrans, y compris les smartphones. Le groupe demeure très rentable, n’ayant pour l’instant guère souffert de la concurrence des Netflix et autres géants du Web : en 2017, il a dégagé un bénéfice net d’un milliard de livres.
Pour Comcast, cette acquisition est stratégique. Le groupe américain est avant tout une entreprise de télécoms, vendant aux Etats-Unis des connections Internet et de la téléphonie sous la marque Xfinity. Il est moins présent sur les contenus, même s’il possède désormais les studios de cinéma Universal (dont les parcs d’attraction) et les chaînes de télévision NBC, NBC News, CNBC… Ses 29 millions de clients se trouvent à 91 % aux Etats-Unis. Sky et Comcast sont donc très complémentaires.
Comme une série télé
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Le Mouvement 5 Etoiles et la Ligue imputent dans une large mesure les problèmes du pays à l’euro et au carcan budgétaire européen.
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En Italie, la coalition au pouvoir s’attaque peu aux faiblesses de fond de l’économie

Le Mouvement 5 Etoiles et la Ligue imputent dans une large mesure les problèmes du pays à l’euro et au carcan budgétaire européen.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 10h51
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Il va falloir choisir. Alors que le gouvernement italien s’apprête à dévoiler ses perspectives de croissance et de déficit public pour 2019, cela fait désormais peu de doutes : le Mouvement 5 Etoiles (« antisystème ») et la Ligue (extrême droite) ne seront pas en mesure de tenir l’ensemble de leurs promesses de campagne.
Création d’un revenu citoyen, remise à plat des retraites ou ­encore introduction d’une « flat tax » (impôt sur le revenu à taux unique)… « Ces propositions sont à la fois difficilement conciliables et coûteuses, car estimées à près de 100 milliards d’euros dans leur ­ensemble », explique Lorenzo ­Codogno, ancien économiste en chef du Trésor italien, aujour­d’hui professeur à la London School of Economics.

Outre les tensions avec Bruxelles et le risque d’emballement des marchés autour de la dette italienne, une autre question taraude les économistes : le programme esquissé par l’équipe du président du conseil Giuseppe Conte, cocktail de baisse d’impôts et de redistribution plus généreuse, remettra-t-il l’économie sur les rails ? « Rien n’est moins sûr, redoute Nicola Nobile, chez ­Oxford Economics, à Milan. Avant de répondre aux difficultés structurelles du pays, il convient d’abord de poser le bon diagnostic. » Celui des deux partis populistes est-il le bon ?
Stagnation
Même si, depuis quelques semaines, ils ont adouci le ton, ils imputent dans une large mesure les problèmes de la Péninsule à la monnaie unique et au carcan budgétaire européen. Il est vrai qu’à première vue le décrochage de l’économie transalpine correspond à peu près à l’intro­duction de l’euro, au tournant des années 2000.

A l’époque, le pays subit de plein fouet la concurrence à bas coût de la Chine, puis des pays d’Europe de l’Est. Ne pouvant plus compter sur l’arme de la dévaluation monétaire pour regonfler un peu leur compétitivité, les PME peinent alors à s’adapter. Elles n’investissent pas assez,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ La treizième édition de la manifestation hambourgeoise a mis un coup de projecteur sur les artistes venus de l’Hexagone.
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La France en vedette au Reeperbahn Festival

La treizième édition de la manifestation hambourgeoise a mis un coup de projecteur sur les artistes venus de l’Hexagone.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 12h22
    |

                            Stéphane Davet (Hambourg (Allemagne)








                        



                                


                            

En trois minutes chrono, à l’heure du petit-déjeuner, faire écouter un extrait de chanson, puis être capable de définir le style de son artiste, résumer ses antécédents, valoriser ses atouts, avant de lister ses besoins et attentes – « nous cherchons un tourneur allemand », ou « un éditeur », « un service de promotion », « des festivals »… – face à de possibles partenaires étrangers. Avant d’autres rendez-vous, de multiples conférences et une soirée de concerts, ce « French artist pitch breakfast » était l’une des façons pour des professionnels français de la musique de faire fructifier leur séjour à Hambourg, du 19 au 22 septembre, à l’occasion d’un Reeperbahn Festival qui donnait, cette année, un coup de projecteur particulier sur les productions hexagonales.
A la fois ouvert au public – plus de 40 000 billets vendus – et voué aux professionnels de l’industrie musicale – plus de 4 000 accrédités –, cet événement, créé en 2006, est devenu l’un des plus importants « showcase festivals » d’Europe. Un rassemblement consistant en une pléiade de courts concerts d’artistes en développement, joués devant un public mêlant quidams et professionnels venus faire leur marché et réfléchir aux évolutions de leurs métiers.
Le Reeperbahn emprunte son nom à la principale avenue du quartier de Sankt Pauli, le quartier chaud du premier port d’Allemagne, célèbre pour avoir accueilli les Beatles en apprentissage, à l’aube des années 1960. « Je suis né à Liverpool, mais j’ai grandi à Hambourg », aurait d’ailleurs déclaré John Lennon à propos de ce séjour formateur. Longue de 930 mètres, l’artère servait au XVIIe siècle à tresser et tendre les cordages de bateaux. Sankt Pauli est ensuite devenu un lieu de débauche destiné aux marins et aux soldats. Sex-shops, strip-clubs et maisons de passe ont encore leur place, mais le quartier fourmille aussi de bars, discothèques et clubs fournissant aux organisateurs une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ L’homme de 42 ans venait de purger une peine de prison de trente jours pour avoir organisé une manifestation sans autorisation en janvier.
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L’opposant russe Alexeï Navalny arrêté dès sa sortie de prison

L’homme de 42 ans venait de purger une peine de prison de trente jours pour avoir organisé une manifestation sans autorisation en janvier.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 09h45
   





                        



   


Sa liberté aura été de courte durée. L’opposant russe Alexeï Navalny a été arrêté lundi 24 septembre dès sa sortie de prison, où il venait de purger une peine de trente jours pour avoir organisé une manifestation sans autorisation.
M. Navalny était attendu à sa sortie du centre de détention, au lever du jour, par des policiers qui l’ont aussitôt emmené à un poste de police du centre de Moscou en vue d’être présenté à un juge plus tard dans la journée, a précisé sur Twitter sa porte-parole, Kira Yarmich. Accusé d’avoir violé une autre loi sur les manifestations, M. Navalny encourt jusqu’à vingt jours d’emprisonnement, a-t-elle ajouté.
L’opposant avait été condamné à trente jours de détention le 28 août pour une manifestation non autorisée en janvier pendant laquelle il avait appelé à boycotter l’élection présidentielle du 18 mars. M. Navalny avait accusé les autorités de l’avoir envoyé en prison pour l’empêcher de manifester le 9 septembre contre un projet gouvernemental de réforme des retraites alors que se tenaient des élections locales.
Malgré son emprisonnement ce jour-là, des milliers de Russes avaient répondu à son appel dans tout le pays contre la réforme des retraites et la police a procédé à des dizaines d’arrestations.

        Lire notre reportage :
         

          Les Russes aux urnes, l’opposition dans la rue contre la réforme des retraites



Un impact particulier auprès des jeunes Russes
L’homme de 42 ans est devenu la principale figure de l’opposition russe depuis d’imposantes manifestations en 2011 et 2012. Plusieurs manifestations qui comptent parmi les plus importantes récemment organisées en Russie se sont déroulées à son initiative et sa rhétorique anticorruption trouve un écho particulier auprès des jeunes, qui le suivent sur Internet.
Il avait été empêché de participer à l’élection présidentielle de mars et avait déjà été emprisonné durant un mois en juin après avoir organisé des manifestations contre le président, Vladimir Poutine, avant sa prise de fonction en mai pour un quatrième mandat. Il avait été libéré le jour même du début de la Coupe du monde de football en Russie, le 14 juin.

        Lire aussi :
         

                Russie : la stratégie du boycottage de l’opposant Alexeï Navalny






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ En plein congrès du parti, le chef de file du Labour a défendu l’idée de législatives anticipées, dont il espère tirer un plus grand bénéfice politique.
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Brexit : les militants du Labour pressent Jeremy Corbyn d’appeler à un second référendum

En plein congrès du parti, le chef de file du Labour a défendu l’idée de législatives anticipées, dont il espère tirer un plus grand bénéfice politique.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 06h58
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 10h36
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Le chaos du Brexit peut-il amener le Parti travailliste de Jeremy Corbyn au pouvoir ? La question est au centre du congrès du Labour, qui s’est ouvert dimanche 23 septembre à Liverpool et doit s’achever, mercredi 26, par le grand discours programmatique de son chef. M. Corbyn espère que l’incapacité de Theresa May à réunir les conservateurs sur un accord de divorce avec l’Union européenne (UE) va la conduire à déclencher des élections anticipées. Et si un « deal » est finalement passé avec les Vingt-Sept, la première ministre n’est pas certaine de pouvoir le faire approuver, cet automne, par le Parlement. Le Labour, en tout cas, ne l’y aidera pas. Un tel veto de Westminster pourrait déboucher soit sur de nouvelles élections, soit sur un nouveau référendum. Le rejet net du « plan Brexit » de Mme May, jeudi dernier à Salzbourg, par les vingt-sept Etats du continent, la place dans une situation de faiblesse accrue, que le Labour cherche à utiliser.
Dans les starting-blocks pour de nouvelles élections, qu’il se fait fort de gagner après sa bonne performance aux législatives de 2017, M. Corbyn n’a jamais caché sa réticence à l’égard d’un second référendum. Il estime que l’appel à une nouvelle consultation serait perçu comme un signe de mépris à l’égard des 37 % d’électeurs travaillistes qui ont voté en faveur du Brexit en 2016, notamment dans les quartiers populaires des villes du nord de l’Angleterre.

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Un deuxième référendum qui ne fait pas l’unanimité
Mais les adhérents du parti, furieux du tour que prend le Brexit et parfois de l’ambivalence du Labour sur le sujet, sont au contraire enthousiastes à l’idée de revoter : 86 % des membres du Labour (55 % des Britanniques) veulent un tel « people’s vote », prôné par le collectif du même nom, selon un sondage. Dimanche, une manifestation en faveur d’un nouveau référendum a réuni plusieurs milliers de personnes à l’ouverture du congrès de Liverpool. La question est si brûlante dans les sections du parti que la motion réclamant une deuxième consultation populaire est, de loin, celle qui a remporté le plus de voix parmi celles pouvant être portées devant le congrès. Les militants se prononceront, mardi 25 septembre, sur ce texte qui pourrait cependant laisser dans le flou la notion de « deuxième vote » : élection ou référendum. Mais déjà, « J’aime Corbyn, je déteste le Brexit », est un T-shirt à succès au congrès. L’appel à un second référendum ferait gagner 1,5 million de voix au Labour, estime un sondage commandité par People’s Vote.
Pour Jeremy Corbyn, qui a transformé le parti en organisation de masse (540 000 adhérents) et se dit promoteur d’une nouvelle démocratie interne, la pression est si forte que le leader a dû accepter de se plier à la décision du congrès. « J’ai été élu pour renforcer le pouvoir des membres du parti. Donc si la conférence prend une décision, je ne m’en dissocierai pas et agirai en conséquence », a-t-il déclaré au Daily Mirror. Mais à la BBC, dimanche, il a précisé : « Notre préférence va à des élections législatives pour que nous puissions ensuite négocier notre future relation avec l’Europe. » 
Pour John McDonnell, ministre dans le « cabinet fantôme » (opposition), promettre un deuxième référendum risque de « déchaîner la droite populiste », tandis que son collègue Richard Burgon estime qu’une telle promesse créerait « une situation dangereuse pour toute la classe politique ». Les objections portent aussi sur la nature de la question qui pourrait être posée. S’agirait-il seulement d’approuver ou de rejeter un accord passé avec l’UE ? La question du maintien dans l’UE ferait-elle partie des options ? Len McCluskey, dirigeant du syndicat Unite, qui finance le Labour et a appelé à rester dans l’UE, l’exclut formellement, estimant que les électeurs y ont déjà répondu.
Une position illisible sur le Brexit
Le Brexit a longtemps été mis sous le boisseau par Jeremy Corbyn, eurosceptique de gauche qui dirige un parti dont les députés et les adhérents sont largement europhiles. La renationalisation des chemins de fer – à laquelle une majorité de Britanniques sont favorables –, de la poste et de l’électricité, la création d’un nouvel impôt frappant les propriétaires de résidence secondaire et la place des salariés dans les conseils d’administration des entreprises sont des thèmes où il se sent nettement plus à l’aise. A Liverpool, le congrès va débattre d’une proposition tendant à obliger les grandes sociétés à céder en dix ans 10 % de leur capital à leurs salariés.

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Mais à moins de deux cents jours du divorce juridique avec l’UE et à moins d’un mois de l’ultimatum posé par les Vingt-Sept, le sujet Brexit ne peut plus être évité. Jusqu’à présent, la position du parti, ambiguë, consiste à accepter le processus du Brexit mais à conditionner son accord d’un « deal » avec l’UE à « six tests », notamment le maintien d’une relation forte avec l’Europe, la conservation des droits, des protections sociales et des facilités financières acquis dans l’UE et une politique d’immigration « juste », apte à promouvoir l’économie britannique. Une position illisible qui exaspère les militants proeuropéens.
Mais la rebuffade infligée à Mme May à Salzbourg pour contrer une tentative britannique d’obtenir des avantages compétitifs – par la possibilité de « diverger » avec les lois sociales et environnementales européennes –, a clarifié les enjeux. « Aucun électeur Labour n’a voté pour perdre son travail, aucun n’a voté pour un abaissement des normes sanitaires », a déclaré dimanche M. Corbyn.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Analyse. Si l’Allemagne d’aujourd’hui n’est pas celle de 1932, la montée de l’extrême droite pousse les observateurs à souligner l’analogie des situations. Avec un but : être attentif aux signaux pour ne pas répéter les erreurs du passé, explique le correspondant du « Monde » à Berlin, Thomas Wieder.
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En Allemagne, le spectre de la République de Weimar est de retour

Analyse. Si l’Allemagne d’aujourd’hui n’est pas celle de 1932, la montée de l’extrême droite pousse les observateurs à souligner l’analogie des situations. Avec un but : être attentif aux signaux pour ne pas répéter les erreurs du passé, explique le correspondant du « Monde » à Berlin, Thomas Wieder.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 16h45
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            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            
Analyse. Deux jours ont suffi pour que le Spiegel fasse le parallèle. « Bien sûr, l’histoire ne repasse pas les plats, mais quand des foules excitées d’extrême droite créent de l’agitation au cœur de l’Allemagne et que l’Etat de droit est dépassé par les événements, cela rappelle un peu la situation de la République de Weimar », écrivait l’hebdomadaire allemand dans son « briefing matinal », le 28 août, quarante-huit heures après les premières manifestations provoquées par la mort d’un Allemand poignardé à Chemnitz (Saxe), après une altercation avec des demandeurs d’asile.
Dix jours plus tard, le président de la République fit à son tour le rapprochement. Dans un discours prononcé à Berlin, le 7 septembre, Frank-Walter Steinmeier ne cita certes pas le mot « Weimar », cette petite ville de Thuringe où fut rédigée, en 1919, la Constitution de la première République allemande. Mais l’allusion au régime balayé quatorze ans plus tard par les nazis était transparente. « Ceux qui crient haut et fort qu’il faut “renverser le système” doivent se souvenir de ce à quoi conduisit le mépris pour la première démocratie qui a existé sur le sol allemand. Un pays avec une histoire comme la nôtre ne doit jamais l’oublier », déclara-t-il ce jour-là.
L’avertissement visait Alexander Gauland, coprésident du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Trois jours plus tôt, celui-ci avait appelé à une « révolution pacifique » contre « le système politique ».

Repris par plusieurs éditorialistes ainsi que par quelques autres responsables politiques, le parallèle avec Weimar n’a pas tardé à faire réagir les historiens. Ceux-ci, dans différentes tribunes ou émissions, n’ont pas manqué de pointer ce qui distingue l’Allemagne de 2018 de celle du début des années 1930.
Bien des éléments essentiels qui expliquent la chute de la République de Weimar sont absents aujourd’hui :...




                        

                        


<article-nb="2018/09/24/19-18">
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Le gouvernement de coalition Ligue-5 étoiles, confronté à une équation budgétaire insoluble, traverse sa première véritable épreuve politique.
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En Italie, tensions au sommet de l’Etat à la veille du début de la discussion du budget

Le gouvernement de coalition Ligue-5 étoiles, confronté à une équation budgétaire insoluble, traverse sa première véritable épreuve politique.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 12h44
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            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

L’affaire a commencé comme une fuite embarrassante et, en moins de trois jours, elle a pris les proportions d’une déclaration de guerre. Jeudi 20 septembre est diffusé par le Huffington Post italien l’enregistrement de propos particulièrement violents du porte-parole de la présidence du conseil, Rocco Casalino, figure du Mouvement 5 étoiles (M5S), tenus à deux journalistes. « Au M5S, on a préparé une “mégavendetta” s’il ne devait pas y avoir l’argent pour le revenu de citoyenneté. Dans ce cas-là, toute l’année 2019 sera consacrée à éliminer une marée de gens du ministère de l’économie. »
Loin de condamner ces menaces de purge, proférées par une figure atypique du gouvernement – Rocco Casalino s’est fait connaître au début des années 2000 en participant à une émission de télé-réalité –, le président du conseil, Giuseppe Conte, a réaffirmé sa « confiance » à son collaborateur, tandis que l’ensemble des dirigeants du M5S faisaient corps avec lui, dénonçant la malhonnêteté de journalistes prêts à diffuser sans scrupule le contenu de discussions privées et confidentielles.
Sur le fond de la déclaration, rien à dire : le M5S dénonce régulièrement l’obstruction des « techniciens » du Trésor, qui, selon lui, font obstacle à sa volonté réformatrice. Et cette colère n’épargne pas toujours leur tuteur, le ministre des finances, Giovanni Tria, un universitaire imposé par la présidence de la République, qui n’appartient ni à la Ligue ni au 5 étoiles. Il y a quelques jours, le vice-premier ministre et chef politique du M5S, Luigi Di Maio, n’a-t-il pas affirmé qu’« un bon ministre, ça trouve l’argent nécessaire » ?

Au-delà de l’anecdote, l’épisode traduit un phénomène qui paraît chaque jour plus évident : la tension croissante entre les deux partenaires du gouvernement italien, alors que celui-ci doit faire connaître, d’ici au 27 septembre, la nouvelle version de son...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ A quelques mois des élections européennes, un collectif d’universitaires appelle, dans une tribune au « Monde », à passer d’une Europe de la compétition à une Europe de la coopération.
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« Il est encore possible de réanimer l’Union européenne »

A quelques mois des élections européennes, un collectif d’universitaires appelle, dans une tribune au « Monde », à passer d’une Europe de la compétition à une Europe de la coopération.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 08h46
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                            Collectif








                        



                                


                            
[Ce texte est le fruit d’une discussion collective, tenue dans le cadre du colloque « Revisiter les solidarités en Europe », qui s’est déroulé les 18 et 19 juin au Collège de France.]
Tribune. La construction européenne peut-elle encore échapper à la dislocation ? Depuis 2005 et l’échec du projet de traité constitutionnel, des craquements de plus en plus inquiétants s’y font entendre, sans que rien ne semble pouvoir tirer ses dirigeants de leur sommeil dogmatique.
Ni les désaveux électoraux répétés, ni la fracture économique entre pays de la zone euro, ni le renflouement par le contribuable de banquiers irresponsables, ni la descente de la Grèce aux enfers, ni l’incapacité à trouver une réponse commune aux flux migratoires, ni le Brexit, ni l’impuissance face aux diktats américains imposés au mépris des traités signés, ni la montée de la pauvreté, des inégalités, des nationalismes et de la xénophobie n’ont permis d’ouvrir à l’échelle de l’Union européenne (UE) un débat démocratique sur la crise profonde qu’elle traverse et les moyens de la surmonter.
Il est vrai qu’en l’absence d’espace public européen, la question des politiques de l’Union ne peut être débattue qu’au niveau des Etats membres. Or ce niveau national n’étant pas celui où ces politiques sont définies, on ne peut y débattre que du point de savoir si l’on doit la « supporter » telle qu’elle dysfonctionne, ou bien en sortir.
Albert Hirschman a montré que trois possibilités s’ouvrent aux membres d’une institution en crise ou en déclin : la prise de parole de ceux qui la critiquent pour la réformer (voice), la défection de ceux qui la quittent (exit) ou le loyalisme de ceux qui hésitent à la quitter ou la critiquer, même s’ils n’en sont pas satisfaits (loyalty). Les véritables organes dirigeants de l’Union européenne (Commission, Cour de justice, Conseil, Banque centrale) se trouvant hors de portée de voix électorale, les citoyens...




                        

                        


<article-nb="2018/09/24/19-20">
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Empêtrée dans un vaste scandale de blanchiment d’argent qui a conduit son patron à la démission, la Danske Bank est désormais dans le viseur de la Commission européenne.
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Bruxelles demande une enquête sur le scandale qui touche la première banque danoise

Empêtrée dans un vaste scandale de blanchiment d’argent qui a conduit son patron à la démission, la Danske Bank est désormais dans le viseur de la Commission européenne.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 21h58
   





                        


Les ennuis s’accumulent pour la Danske Bank, la première banque danoise, actuellement empêtrée dans un scandale de blanchiment d’argent. Après la démission de son patron Thomas Borgen le 19 septembre, Bruxelles demande une enquête de l’Union européenne sur les manquements en matière de surveillance qui ont conduit au scandale, a annoncé dimanche 23 septembre à l’AFP un porte-parole de la Commission européenne, confirmant un article du quotidien britannique Financial Times.
Christian Wigand, porte-parole de l’exécutif européen, indique la Commission a adressé une lettre à l’Autorité bancaire européenne (EBA en anglais), un organe de surveillance de l’UE - pour l’instant basé à Londres - lui demandant d’« utiliser pleinement » ses pouvoirs pour enquêter sur ce qui s’est passé dans la surveillance de la succursale estonienne de l’établissement danois. Cette demande fait suite aux révélations de manquements internes qui ont amené le directeur général de Danske Bank à démissionner mercredi. Le montant du blanchiment d’argent en cause dans ce scandale pourrait se chiffrer en dizaines de milliards d’euros entre 2007 et 2015.
Dans cette lettre, que le Financial Times a pu lire, la Commission demande à l’EBA « d’enquêter sur la possible violation ou non-application du droit de l’Union tant par les autorités de surveillance estoniennes que danoises » et appelle à ce que les problèmes soient traités « avec le degré d’urgence nécessaire ».
Le 2 octobre prochain, lors d’une réunion des ministres des Finances de l’UE à Luxembourg, la commissaire européenne à la Consommation, Vera Jourova, compte discuter de cette affaire avec les ministres danois et estoniens, et également présenter des propositions contre le blanchiment d’argent, a précisé le porte-parole de la Commission.
Des dizaines de milliards d’euros d’argent sale
Ce scandale qui a pris de l’ampleur ces derniers jours au Danemark, pays traditionnellement cité pour son faible niveau de corruption, concerne avant tout la filiale estonienne de Danske Bank.
Selon la banque danoise qui a commandé un rapport indépendant, cette filiale a vu transiter entre 2007 et 2015 quelque 200 milliards d’euros à travers les comptes de 15 000 clients étrangers non-résidents en Estonie. Une part importante de ces fonds a été jugée suspecte et pourrait porter la somme d’argent sale à plusieurs dizaines de milliards d’euros, provenant essentiellement de la Russie.
Cette affaire, objet d’une enquête du parquet financier de Copenhague et de l’autorité danoise des marchés financiers, promet d’être tentaculaire, l’agence britannique de lutte contre la criminalité ayant annoncé vendredi enquêter sur l’implication d’une société britannique.

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