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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le navire de sauvetage en mer, qui s’est accroché avec des gardes-côtes libyens ce week-end, avance que le port du sud de la France est sa « seule option ».
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L’« Aquarius » demande à la France de pouvoir accoster à Marseille, « à titre exceptionnel »

Le navire de sauvetage en mer, qui s’est accroché avec des gardes-côtes libyens ce week-end, avance que le port du sud de la France est sa « seule option ».



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 16h57
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 17h55
   





                        



   


L’Aquarius, navire de secours en mer qui a recueilli onze personnes jeudi 20 septembre, puis quarante-sept dans la nuit de samedi 22 à dimanche 23, est en route vers Marseille et demande aux autorités françaises d’autoriser « à titre exceptionnel » le débarquement de ses passagers.
« C’est la seule option que nous avons » pour permettre à l’Aquarius, « dernier navire » civil dans la zone, « de continuer sa mission » de sauvetage de migrants, a argué Frédéric Penard, directeur des opérations de SOS Méditerranée, l’ONG qui affrète le navire, lors d’une conférence de presse à Paris. Marseille, port d’attache de l’Aquarius, « est le seul port envisageable pour qu’il puisse repartir », a-t-il ajouté.
« Nous avons alerté d’autres pays, mais nous avons du mal à imaginer que la France puisse refuser, compte tenu de la situation humanitaire », a dit Francis Vallat, président de l’ONG en France. Sans préjuger de la réponse, il a assuré qu’à aucun moment les autorités « ne [les] ont dissuadés de monter vers Marseille ».

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Situation « extrêmement critique »
Le Panama a annoncé vendredi sa décision de retirer son pavillon à l’Aquarius, expliquant que l’Italie lui avait signalé un comportement du navire contrevenant au droit international. Ce serait la deuxième fois que l’Aquarius perdrait son pavillon après le retrait, cet été, de celui de Gibraltar.
« C’est du jamais-vu et en soi un scandale », a déclaré M. Vallat, demandant au Panama « de revenir sur sa décision » et sinon aux Etats européens de fournir un pavillon à l’Aquarius. La situation est selon lui « extrêmement critique » puisque « nous risquons de perdre le pavillon du Panama au moment où nous toucherons terre ».
Une situation qui risque d’empirer après l’accrochage, dans la nuit de samedi à dimanche, avec des gardes-côtes libyens. Ceux-ci avaient en effet ordonné à l’Aquarius de les laisser prendre en charge un bateau en difficulté, mais l’équipage du navire de secours estimait que l’urgence était telle qu’il ne pouvait attendre.

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Le pavillon d’un bateau, indispensable pour naviguer
Juridiquement, le pavillon désigne la nationalité de rattachement d’un bateau. Cette immatriculation est obligatoire pour lui permettre de naviguer, d’accoster dans un port et d’être identifié en cas de problème.
En haute mer, un navire relève exclusivement des autorités de son pavillon. Mais il est soumis à la loi de l’Etat du port ou du pays dans lequel il se trouve lorsqu’il est dans ses eaux territoriales (jusqu’à 12 milles de ses côtes). L’Aquarius ne navigue en revanche que dans les eaux internationales.
Sans pavillon, le navire est contraint de rester où il se trouve. Il devient une sorte de bateau fantôme ou bateau pirate, interdit de prendre la mer.





                            


                        

                        


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Compte rendu

« Les balles font fuir les électeurs » des régions anglophones du Cameroun

A l’approche de la présidentielle du 7 octobre, près de 200 000 déplacés internes ont déjà fui, craignant les violences entre militaires et séparatistes.

Par                                            Josiane Kouagheu (Buéa (Cameroun), envoyée spéciale)




LE MONDE
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        Le 24.09.2018 à 13h26

     •
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        Mis à jour le 24.09.2018 à 16h38






    
Des résidentes des régions anglophones du Cameroun arrivant à la gare routière de Buéa, en juillet 2018.
Crédits : STRINGER / AFP


Au milieu d’un fatras de valises, matelas, gazinière, seaux et même placards, un petit garçon se fraye un chemin. Un œil sur lui, sa mère, Stella, rassure la famille. « Je vais venir. J’ai acheté mon ticket », répète-t-elle au téléphone. Il ne lui reste qu’à attendre son tour. Comme tous ceux qui se pressent à la gare routière de Buéa, dans le Sud-Ouest du Cameroun. Avec le Nord-Ouest, également anglophone, cette région traverse depuis deux ans une profonde crise politico-sociale et redoute l’élection présidentielle prévue le 7 octobre.
« Il y a trois jours, mes parents, mon compagnon sont partis. Moi, je ne voulais pas abandonner l’épicerie. C’est toute ma richesse. Aujourd’hui, je me rends à l’évidence : je mets en danger la vie de mon enfant en restant. C’est mon fils unique », soupire Stella, en partance pour rejoindre ses proches à Douala, la capitale économique.

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Depuis une semaine, la rumeur d’une intensification des affrontements entre l’armée et les indépendantistes agite les esprits, entraînant des départs massifs. Ces séparatistes, qui veulent la sécession de la partie anglophone du Cameroun, ont sommé la population de boycotter le scrutin. Sur les réseaux sociaux, ils menacent de s’en prendre à quiconque défiera cet ordre et promettent de mener, « dès le 25 septembre », « une guerre contre l’armée d’occupation » camerounaise.
« Qui nous protégera ? »
D’après Amnesty International, la situation en zone anglophone est « de plus en plus désespérée ». En un an, 400 citoyens ont été tués, et à l’approche de la présidentielle l’ONG craint « une flambée de violence ». Comme Stella, de nombreux habitants ont préféré partir par peur de se « retrouver au milieu des tirs », « de manquer de nourriture » ou « de rester coincés ici alors que la situation empire ». Depuis le début de la crise, les grandes organisations internationales dénombrent entre 180 000 et 200 000 déplacés internes.
Les gouverneurs des deux régions ont bien tenté de rassurer la population, lui demandant de « faire confiance » aux forces de défense. Sans grand effet. Samedi 15 septembre, Bernard Okalia Bilaï, le gouverneur du Sud-Ouest, a été pris à parti après avoir demandé à une foule paniquée dans la gare de Buéa de « ne pas céder aux manipulations ». « Il est arrivé, protégé par des hommes armés jusqu’aux dents. Comment peut-il nous demander de rester ? Mais qui nous protégera dans la rue ou dans nos maisons contre ces mêmes militaires qui nous prennent pour des séparatistes et nous tuent ? » s’écrie un chauffeur.

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« C’est le gouvernement qui a aggravé cette situation, renchérit un passager. Au début, les enseignants et les avocats ont manifesté pour réclamer leurs droits. Il a envoyé l’armée les fouetter et les emprisonner. L’armée a tué nos frères et brûlé nos villages. Maintenant, il est trop tard. »
Sur la route, militaires et policiers, encagoulés et bien armés, escortent des camions de billes de bois ou de produits brassicoles lancés à vive allure. Aux barrages, ils vérifient les cartes d’identité et fouillent les bagages. Un jeune homme est ainsi débarqué d’un véhicule pour que les forces de l’ordre contrôlent le contenu de son ordinateur. Faute de disposer du chargeur de l’appareil, le passager est retenu.

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A Limbé, ville balnéaire qui jadis attirait les touristes, les rues sont quasi désertes. Seuls quelques taxis rôdent, en quête de « courageux clients ». « Avant, les élèves étaient notre principale clientèle le matin. Mais il n’y a plus d’école », déplore Peter, les mains crispées sur le volant. Depuis le début de la crise dans les deux régions anglophones, de nombreux établissements scolaires ont été brûlés ou attaqués. La plupart des parents ont préféré déscolariser leur progéniture.
Pour la rentrée, quelques écoles ont ouvert, bravant le danger. Pour peu de temps : face à la menace, elles se sont déjà vidées. Au Saker Baptist College à Limbé, l’un des plus prestigieux établissements en zone anglophone, ouvert en 1962, les parents « affolés » sont venus récupérer plus de 500 élèves. « Ils ne pouvaient mettre la vie de leur enfant en danger. Je les comprends, explique l’une de ses responsables. Ils ont dit qu’ils allaient apprécier la situation et revenir après les élections, une fois le calme réinstallé. »
« J’ai peur de tout le monde, même de mon frère »
Dans ce contexte de peur et de fuite massive, l’élection présidentielle pourra-t-elle vraiment se dérouler le 7 octobre en zone anglophone ? Le directeur général d’Elections Cameroon (Elecam), l’instance chargée d’organiser le scrutin, martèle régulièrement à la presse que celui-ci aura bien lieu. A la représentation régionale d’Elecam à Buéa, de nombreux employés qui ont envoyé leur famille « en lieu sûr ailleurs » sont loin de partager cet optimisme. On y parle plutôt de « mission suicide ».
Un responsable départemental de l’organisme a été tué. Un autre kidnappé pendant plus de deux semaines avant d’être libéré. Tout cela a aggravé la panique. D’après une source interne, certains employés ont même abandonné maison et voiture, de peur d’être piégés ou tués.

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« Nous sommes en guerre et j’ai peur de tout le monde, même de mon propre frère. Allez savoir s’il n’est pas sympathisant des séparatistes… Ces gens-là sont convaincus qu’ils ne sont plus Camerounais et qu’il n’y aura pas d’élection chez eux », confie une source. Et d’ajouter : « Les balles font fuir les électeurs. » Elles ont aussi relégué au fond des tiroirs les CD préparés pour la campagne. Un des musiciens ayant prêté leur voix pour appeler les habitants au vote est désormais menacé de mort par les sécessionnistes.
A deux semaines du scrutin, les villages bordant la route, comme Ekona Town, se suivent et se ressemblent : maisons et boutiques fermées, rues désertes, véhicules incendiés. « Vous pensez que ces gens qui ont tout perdu ont eu le temps d’emporter leur carte d’électeur ? Et même s’ils l’avaient prise, pensez-vous qu’ils auront le cœur à voter ? » interroge avec tristesse Awa, une commerçante réfugiée à Limbé.


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Budget 2019 : le message brouillé de l’exécutif

Dans son projet de loi de finances, le gouvernement promet 6 milliards de baisses d’impôts pour les ménages dans un contexte de faible croissance.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 12h29
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 17h21
    |

            Benoît Floc'h et 
Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
Ce devait être le prolongement de l’exercice réalisé un an plus tôt. Un budget dans la continuité des grands axes de la politique d’Emmanuel Macron. Mais le projet de loi de finances (PLF) pour 2019, présenté lundi 24 septembre, en conseil des ministres, s’inscrit dans un environnement dégradé pour l’exécutif. Après un peu plus d’un an d’exercice du pouvoir, qui lui a permis de dérouler les principales réformes promises durant la campagne présidentielle ­ (ordonnances travail, apprentissage, droit d’asile, SNCF…), la bonne étoile budgétaire du chef de l’Etat a pâli.
Sur le front économique, le temps s’est couvert : la croissance devrait se tasser en 2018 (+1,7 %) après un rebond significatif en 2017 (+ 2,2 %). C’est donc à une recette qui a fait ses preuves que devait recourir le gouvernement pour « vendre » son budget : lancer quelques chiffres-choc et appuyer sur les baisses d’impôts pour les Français. Bruno Le Maire et son homologue des comptes publics, Gérald Darmanin, devaient insister sur les 6 milliards d’euros de baisses d’impôt dont les ménages vont, selon eux, bénéficier en 2019.
A bien y regarder, ce calcul agrège en réalité plusieurs mesures, dont certaines – comme la hausse de la CSG compensée en deux fois par la baisse des cotisations – étaient déjà présentes dans le budget 2018, mais n’ont pas encore donné leurs pleins effets.

Autre facilité comptable : le gouvernement intègre l’économie réalisée par les 300 000 retraités qui n’auront pas à payer de hausse de CSG, mais ne tient pas compte du manque à gagner induit par la non-indexation des prestations sociales et retraites… Les chercheurs de l’OFCE, cercle de réflexion classé à gauche, évoquent, eux, plutôt un gain de 3,5 milliards pour les Français, soit presque moitié moins que le chiffre avancé par l’exécutif.
« C’est du rabot »
Le temps presse pour Emmanuel Macron et le gouvernement d’Edouard Philippe. Dans l’opinion publique comme pour l’opposition, le thème...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Nouveaux écrans, technologies permettant une meilleure immersion du public... Les exploitants planchent sur les salles du futur.
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Laser, LED, air chaud... les révolutions à venir dans l’équipement des salles de cinéma

Nouveaux écrans, technologies permettant une meilleure immersion du public... Les exploitants planchent sur les salles du futur.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 17h26
    |

            Nicole Vulser








                        



   


La lumière et l’écran. C’est à ces deux niveaux que se produiront les principaux bouleversements dans les salles de cinéma, explique Richard Patry, président de la Fédération nationale des cinémas français (FNCF), alors que s’ouvre, lundi 24 septembre, le 73e Congrès des exploitants à Deauville (Calvados). « Depuis les années 1970, on utilise de grosses lampes au xénon [pour projeter les films], qui consomment beaucoup d’énergie », note M. Patry, lui-même exploitant de salles en Normandie. L’arrivée de la lumière laser dans les salles obscures, qui n’en est qu’à ses prémices, permettra d’augmenter la taille de l’écran.
Autre avantage : les lampes au xénon s’usent vite et doivent être changées après 1 000 à 3 000 heures d’utilisation. Les lumières laser, elles, devraient avoir une durée de vie beaucoup plus longue, de 10 à 15 ans, sans aucune dégradation de luminosité. Cela a un prix : jusqu’à 70 000 euros pour les lasers destinés aux plus grands écrans, contre 15 000 euros pour une lampe au xénon et sa lanterne aujourd’hui.

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Dans un contexte de fréquentation cinématographique déprimée cet été en France en raison de la concurrence du Mondial de football, la grand-messe annuelle des représentants des 2 046 cinémas hexagonaux doit permettre de présenter les nouveautés technologiques attendues dans le domaine des écrans.
Certains industriels comme Sony et Samsung travaillent à un abandon de la projection pour proposer un grand écran LED qui permettra d’obtenir, de façon uniforme, une extrême précision de l’image. Point positif, selon Richard Patry : permettre la modification de l’architecture des salles de cinéma de centre-ville afin de mieux rentabiliser ces espaces souvent très contraints. Comme il ne sera plus nécessaire de prendre en compte un faisceau lumineux qui passe deux mètres au-dessus de la tête des spectateurs, le volume permettant d’installer des fauteuils sera accru. Une telle technologie signera aussi de facto la fin des cabines de projection.
Tendance plus « verte »
M. Patry assure qu’avec l’écran LED, l’image « est meilleure qu’avec le bon vieux 35 mm. Puisque les contrastes sont plus forts, il y a moins d’influence de la lumière parasite et le spectre colorimétrique est poussé quasiment à l’infini ». Mais ces écrans demeurent très onéreux : de 200 000 à 300 000 euros pour les plus petits. Qui est disposé à payer une telle somme ? « Les seules technologies qui se sont imposées sont celles qui ont proposé des solutions financièrement abordables », rappelle le président de la FNCF. Il faudra donc attendre que les prix baissent. Le timing de tels sauts technologiques peut sembler pertinent : la totalité des salles est passée au tout-numérique depuis une quinzaine d’années en France. Elles doivent désormais songer à renouveler leur matériel.
Pour rendre leurs salles toujours plus high-tech, les grands exploitants continuent d’investir massivement, à l’image de Pathé, qui mise sur ScreenX et 4DX. Avec ces technologies, les fauteuils bougent pour accompagner l’action du film et le public reçoit des gouttes d’eau, de l’air chaud, du vent, du brouillard ou du parfum, ce qui donne à la séance de cinéma des airs de parc d’attractions. Plus de trente salles en sont équipées dans l’Hexagone, qui drainent un public d’adolescents très réceptifs.

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Pour conquérir cette cible, un autre important exploitant français, CGR, a inauguré fin 2016 une vingtaine de salles ICE (Immersive Cinema Experience) avec des fauteuils clubs inclinables et des panneaux lumineux sur les côtés de la salle destinés à plonger le spectateur dans une ambiance singulière.
Une nouvelle tendance, plus « verte », émerge dans l’Hexagone. Les propriétaires de salles obscures commencent à réfléchir à l’adoption de démarches écoresponsables. Installation de panneaux solaires sur les toits, recyclage des déchets, vente de confiserie labellisée bio et même du lait issu de circuits courts pour la fabrication des glaces… Une préoccupation qui, jusqu’ici, n’intéressait personne dans le septième art.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Le cinéaste ukrainien, condamné en Russie à vingt ans de prison, observe une grève de la faim depuis 134 jours pour protester contre la détention de 70 prisonniers politiques.
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Oleg Sentsov fait citoyen d’honneur de la Ville de Paris

Le cinéaste ukrainien, condamné en Russie à vingt ans de prison, observe une grève de la faim depuis 134 jours pour protester contre la détention de 70 prisonniers politiques.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 18h38
    |

            Benoît Vitkine








                        



   


Le conseil de Paris a octroyé à l’unanimité, lundi 24 septembre, le titre de citoyen d’honneur de la ville au cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, condamné en Russie à vingt ans de prison et en grève de la faim depuis 134 jours. Son dossier avait été déposé conjointement par l’écrivaine et historienne Galia Ackerman et l’association Les Nouveaux Dissidents, en pointe dans la défense du cinéaste.
« Paris est connue pour être la capitale des droits de l’homme, a déclaré avant le vote la maire de Paris, Anne Hidalgo. Nous avons la responsabilité de promouvoir ces valeurs partout dans le monde. Oleg Sentsov doit être libéré. » Chose rare, la proposition a été adoptée à l’unanimité, recueillant les suffrages de l’opposition de droite et jusqu’aux élus du groupe communiste-Front de Gauche.
« La droite a été très ferme et sans ambiguïté, relate le philosophe Michel Eltchaninoff, président des Nouveaux Dissidents et présent en tribunes. Quant aux communistes et à La France insoumise, ils ont pris le soin de préciser qu’au-delà de la question de l’annexion de la Crimée, le caractère illégitime de la détention de Sentsov ne faisait pas de doute. »
« Nous pouvons encore le sauver »
En théorie, ce statut purement honorifique n’est décerné qu’une fois par an, et la mairie de Paris l’avait accordé au mois de juin à Nabil Rajab, militant bahreïni emprisonné et secrétaire général adjoint de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH). Mais face à l’urgence de la situation d’Oleg Sentsov, entorse a été faite à cette règle.
Cette urgence, alors que l’état de santé du cinéaste continue de se dégrader, a été rappelée par Anne Hidalgo. « Nous pouvons encore le sauver », a-t-elle toutefois assuré, qualifiant le vote de son conseil municipal d’« acte d’espoir ». Depuis le 31 juillet, la photo du réalisateur, qui s’était opposé à l’annexion de la Crimée et a été condamné en Russie pour « terrorisme » et « trafic d’armes » s’affiche dans les locaux de la mairie de Paris et sur le parvis de celles des 4e et 10e arrondissements.

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Oleg Sentsov, qui est détenu dans une colonie pénitentiaire du Grand Nord, ne mène pas une grève de la faim « totale ». Il boit 3,5 litres d’eau par jour et a accepté depuis début août de prendre deux à trois cuillères quotidiennes de substituts alimentaires, pour éviter que l’administration pénitentiaire le nourrisse de force à l’aide d’une sonde. Les informations quant à sa santé sont parcellaires, mais celles données par son avocat mi-août faisaient état d’une perte de poids de 30 kg et de divers problèmes potentiellement irréversibles.
« Parodie de justice »
Né en Crimée, il avait refusé d’adopter la nationalité russe après l’annexion de la péninsule, en 2014, mais Moscou a décidé de lui enlever « automatiquement » sa citoyenneté ukrainienne, excluant ainsi l’hypothèse d’un échange de prisonniers présentée par Kiev.
Le cinéaste a débuté sa grève de la faim mi-mai pour réclamer la libération des quelque 70 Ukrainiens détenus en Russie pour des raisons politiques, dont son coaccusé Oleksandr Koltchenko. A l’issue d’un procès qualifié par Amnesty International de « parodie de justice » évoquant « l’ère stalinienne », les deux hommes, arrêtés en mai 2014, avaient été condamnés, le 25 août 2015, à respectivement vingt et dix ans de colonie pénitentiaire pour « participation » à une entreprise « terroriste ».
Oleg Sentsov et son complice auraient envoyé deux cocktails Molotov contre les locaux d’une organisation criméenne prorusse. La sévérité des peines, pour de tels faits, a surpris jusqu’aux observateurs russes. Surtout, aucune preuve solide n’a été présentée lors du procès, et l’accusation s’est uniquement appuyée sur les déclarations de deux autres coaccusés. L’un d’eux avait expliqué à l’audience avoir signé des aveux sous la torture ; l’autre a refusé de témoigner. MM. Sentsov et Koltchenko ont eux aussi évoqué des tortures.
Grève de la faim « tournante »
La France s’est montrée particulièrement active dans sa défense, notamment à l’initiative de l’association Les Nouveaux Dissidents. Depuis le 14 septembre, elle a lancé en coopération avec la Société des réalisateurs de films une grève de la faim « tournante » devant l’ambassade de Russie à Paris. Samedi soir, elle a également projeté en plein air, toujours devant l’ambassade, le film Gamer, réalisé par Oleg Sentsov. Parallèlement, nombre de personnalités de la culture, en France et ailleurs, ont multiplié les appels à sa libération.

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Côté diplomatique, Emmanuel Macron a évoqué à plusieurs reprises le sujet avec son homologue russe Vladimir Poutine. Le 10 août, le président français avait demandé à M. Poutine qu’une équipe de médecins indépendants ait accès au prisonnier. L’administration russe n’a pas accédé à cette requête et continue d’assurer que l’état de santé de M. Sentsov reste satisfaisant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Du fait de la grève du groupe public au deuxième trimestre, les cars à longue distance ont vu leur fréquentation bondir de 43 %.
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La grève de la SNCF a dopé les « cars Macron » au printemps

Du fait de la grève du groupe public au deuxième trimestre, les cars à longue distance ont vu leur fréquentation bondir de 43 %.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 17h56
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


C’était attendu, mais cela reste impressionnant. La grève perlée qui a immobilisé durant le deuxième trimestre un très grand nombre de trains a bénéficié largement aux « cars Macron ». « Avec 2,4 millions de passagers transportés, la fréquentation domestique a fait un bond de 43 % par rapport au même trimestre de l’année passée. Une progression inédite depuis 2016 qui se traduit par un chiffre d’affaires trimestriel de 36,2 millions d’euros hors taxe, en hausse de 40 % », indique l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer), le régulateur du secteur, dans un communiqué publié lundi 24 septembre.
Selon l’Autorité indépendante, « les opérateurs de cars longue distance ont réalisé leur meilleur trimestre depuis la libéralisation (en 2015), tant au niveau de la fréquentation que du chiffre d’affaires. » « C’est historique », assurait, en effet cet été, Isilines, la filiale de Transdev. Flixbus estimait pour sa part « la progression des réservations à 60 % en moyenne sur l’ensemble du réseau, par rapport à la même période l’an dernier ».

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                Les transports alternatifs, grands gagnants de la grève à la SNCF



Même satisfaction chez Ouibus. « Par rapport à 2017, nous avons transporté 50 % de plus de voyageurs en plus, confirme Roland de Barbentane, le PDG de la filiale du groupe SNCF. Cela a permis de faire découvrir notre offre à de nombreux voyageurs. Et le bouche-à-oreille a bien fonctionné. L’été a été dans la continuité, avec des taux de remplissage inédits, qui ont progressé de 10 points, à 75 % en moyenne ! » 
Un taux d’occupation des autocars historiquement haut
Selon l’Arafer, le conflit social du secteur ferroviaire n’explique pas toute la croissance du secteur : « L’effet des grèves dans le ferroviaire doit être apprécié comme un facteur de croissance supplémentaire d’un marché qui s’inscrivait déjà dans une tendance nette au développement depuis le 4e trimestre 2017. »

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Le plus satisfaisant, pour les trois grands transporteurs, qui détiennent 90 % du marché, les conditions économiques ne cessent de s’améliorer. Au second trimestre, « avec un taux d’occupation des autocars historiquement haut de 61 %, le revenu moyen au kilomètre par autocar s’élève désormais à 1,3 euro hors taxe, et la recette au kilomètre par passager atteint le nouveau record de 5,1 centimes d’euro », calcule l’Arafer. Au second trimestre 2017, le taux d’occupation atteignait en moyenne 44,7 % pour une recette au kilomètre de 4,3 centimes…
Le décollage du marché, qui semble avoir perduré cet été selon les trois opérateurs, a permis l’entrée de quatre nouveaux transporteurs, qui ont utilisé la plate-forme Blablacar pour se lancer sur les routes. Mieux, l’emploi dans le secteur est reparti à la hausse. Selon l’Arafer, la libéralisation a pour l’instant permis de créer 2 542 « équivalents temps plein », 200 de plus qu’à fin 2017. Le secteur reste cependant encore loin des promesses faites en 2015 par Emmanuel Macron. Il assurait que 10 000 emplois seraient créés. C’est encore loin de la réalité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ En 2017, la rencontre avait été marquée par le face-à-face entre Macron et Trump. Le président américain avait sidéré ses alliés par la violence de son discours.
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ONU : une Assemblée générale sous le signe de la défiance

En 2017, la rencontre avait été marquée par le face-à-face entre Macron et Trump. Le président américain avait sidéré ses alliés par la violence de son discours.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 07h36
    |

            Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante) et 
Marc Semo








                        



                                


                            

Les chefs d’Etats et de gouvernements – 133 contre 114 en 2017 – n’avaient pas été aussi nombreux depuis 2013 à se rendre à l’Assemblée générale des Nations unies, le grand rendez-vous de septembre de la diplomatie mondiale. Pourtant, jamais le système multilatéral mis sur pied après la seconde guerre mondiale, et dont l’ONU est le cœur, n’a été autant en crise – marquée par la montée des nationalismes et des populismes – et les blocages sur les dossiers syrien et yéménite. Deux poids lourds de la scène internationale, le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue chinois, Xi Jinping, ont en outre décidé de rester dans leurs capitales respectives, de même que le premier ministre indien, Narendra Modi.
Durant une semaine, à partir du 24 septembre, les dirigeants vont tenter, au cours de réunions bilatérales, de sessions ministérielles ou lors du One Planet Summit sur le climat, de régler les grands défis du monde – des menaces au Proche-Orient à la lutte contre la prolifération et le changement climatique.
Face aux journalistes, le secrétaire général, Antonio Guterres, a voulu voir dans l’affluence de chefs d’Etats « la preuve éloquente de la confiance de la communauté internationale dans les Nations unies », et a rappelé que « par ces temps de fragmentation et de polarisation, le monde a besoin de cette assemblée pour montrer la valeur de la coopération internationale ». Mais de nombreux diplomates s’interrogent ouvertement sur l’avenir d’une action diplomatique efficace et collective. « Les vents sont contre nous », admet un ambassadeur occidental.

Cette 73e session s’ouvre dans une ambiance de fin de règne. Le moral est bien entamé par une année où les Etats-Unis n’ont cessé de montrer leur défiance à l’égard du multilatéralisme. En quelques mois, Washington a annoncé se retirer de l’accord de Paris sur le climat, de l’accord sur le nucléaire iranien, du pacte mondial sur la migration,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ La judoka de 21 ans a été battue par la Japonaise Chizuru Arai en finale de catégorie des moins de 70 kg, lundi à Bakou. Le judoka, 31 ans, a pour sa part dominé l’Allemand Eduard Trippel en moins de 90 kg.
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Mondial 2019 de judo : Marie-Eve Gahié médaillée d’argent et Axel Clerget en bronze

La judoka de 21 ans a été battue par la Japonaise Chizuru Arai en finale de catégorie des moins de 70 kg, lundi à Bakou. Le judoka, 31 ans, a pour sa part dominé l’Allemand Eduard Trippel en moins de 90 kg.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 16h18
   





                        


Et deux médailles de plus pour l’équipe de France de judo aux championnats du monde à Bakou (Azerbaïdjan). La Française Marie-Eve Gahié, 21 ans, a décroché la médaille d’argent dans la catégorie des moins de 70 kg, lundi 24 septembre. Il s’agit de son premier podium mondial. Elle était opposée à la Japonaise Chizuru Arai, championne du monde sortante, face à laquelle elle s’était inclinée en finale du Grand Prix de Düsseldorf, en 2017.
Chez les hommes, dans la catégorie des moins de 90 kg, Axel Clerget, 31 ans, a dominé l’Allemand Eduard Trippel. Pour lui aussi, il s’agit du premier podium mondial.
L’équipe de France porte ainsi son total de médailles à quatre, après le bronze d’Amandine Buchard (moins de 52 kg) et l’or de Clarisse Agbegnenou (moins de 63 kg).
Marie-Eve Gahié a été battue par ippon. Elle avait pourtant pris rapidement l’avantage, mais Arai l’a fait tomber puis l’a immobilisée au sol pour s’imposer.
Il y a un an, lors du mondial 2017, à Budapest, Marie-Eve Gahié avait fini au pied du podium, battue pour la médaille de bronze par la Colombienne Yuri Alvear. Elle avait été médaillée de bronze aux championnats d’Europe en 2017.

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Vice-champion d’Europe 2017, Axel Clerget était, côté messieurs, le premier Français à atteindre le stade des quarts de finale au cours de ces mondiaux à Bakou.
Aurélien Diesse, l’autre Tricolore engagé en moins de 90 kg, a lui été stoppé au troisième tour par le Cubain Asley Gonzalez.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le texte adopté lundi et prôné par Matteo Salvini a fait l’objet de critiques de la part du principal allié de la Ligue au gouvernement, le Mouvement 5 étoiles.
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Tour de vis sécuritaire et anti-migrants en Italie

Le texte adopté lundi et prôné par Matteo Salvini a fait l’objet de critiques de la part du principal allié de la Ligue au gouvernement, le Mouvement 5 étoiles.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 14h55
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 15h29
   





                        


Le conseil des ministres italien a adopté, lundi 24 septembre, un décret-loi instaurant le tour de vis sur la sécurité et contre l’immigration prôné par le ministre de l’intérieur issu de l’extrême droite, Matteo Salvini. « C’est un pas en avant pour rendre l’Italie plus sûre. Pour combattre avec plus de force les mafieux et les passeurs, pour réduire les coûts d’une immigration exagérée, pour expulser plus rapidement les délinquants et les faux demandeurs d’asile, pour révoquer la citoyenneté aux terroristes, pour donner plus de pouvoirs aux forces de l’ordre », a affirmé M. Salvini sur Facebook.
Système d’accueil réorganisé
Le gouvernement n’a pas communiqué dans l’immédiat sur le contenu exact du texte, qui doit entrer en vigueur dès qu’il aura été signé par le président Sergio Mattarella, mais devra être validé dans un délai de soixante jours par le Parlement. En voici les principaux points :
Permis de séjour : le texte rend exceptionnels les permis de séjour humanitaires – que 25 % des demandeurs d’asile en Italie obtenaient ces dernières années – et prévoit la suspension de la demande d’asile si le demandeur se montre « dangereux » ou fait l’objet d’une condamnation en première instance.Système d’accueil : le texte réorganise le système d’accueil des demandeurs d’asile, qui seront regroupés dans de grands centres d’accueil, les efforts de répartition sur le territoire pour favoriser l’intégration étant réservés aux mineurs isolés et aux réfugiés reconnus. Il instaure aussi la révocation de la naturalisation de tout étranger condamné pour terrorisme.Volet sécurité : le texte généralise l’utilisation des pistolets électriques, y compris par les policiers municipaux, et favorise l’évacuation des bâtiments occupés en supprimant l’obligation de proposer un hébergement provisoire aux personnes vulnérables.
Très discuté dans la presse depuis plusieurs semaines, le texte faisait avant son approbation l’objet de critiques, y compris au sein du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), allié gouvernemental de la Ligue. Le secrétaire général de la conférence des évêques d’Italie, Mgr Nunzio Galantino, a ainsi critiqué le fait qu’immigration et sécurité soient traitées dans le même texte. « Cela signifie que l’immigré est déjà jugé en raison de sa condition et qu’il est déjà considéré comme un danger public, quel que soit son comportement. C’est un mauvais signe », a-t-il expliqué.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Les Bad Gones ont distribué, dimanche, dans les tribunes, un tract peu amène voire raciste envers Marseille et ses supporteurs.
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Football : Lyon plus que jamais confronté à ses ultras

Les Bad Gones ont distribué, dimanche, dans les tribunes, un tract peu amène voire raciste envers Marseille et ses supporteurs.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 13h42
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 15h22
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


La soirée aurait pu être parfaite, dimanche 23 septembre, pour l’Olympique lyonnais (OL). Une victoire nette sur son rival marseillais (4-2), en clôture de la 6e journée de Ligue 1, sublimée par une ambiance festive dans un stade théoriquement rempli uniquement de sympathisants lyonnais. Las. Certains fans de l’OL se sont une nouvelle fois distingués en distribuant un tract polémique avant la rencontre, puis en chassant violemment du stade les quelques supporteurs de l’OM disséminés dans le Parc OL, en dépit de l’interdiction de déplacement des supporteurs phocéens.
L’un des principaux groupes de supporteurs du club rhodanien, les Bad Gones, fondé en 1987 et fort d’environ 6 000 membres, a d’abord distribué dans les tribunes un tract dépeignant la ville et les supporteurs de Marseille en des termes peu amènes, voire racistes si l’on se réfère à la terminologie d’extrême droite.
Ils y appellent notamment à se mobiliser « contre la vérole sudiste » et ses ultras, classés à gauche, « prétendument antiracistes mais plus sûrement antifrançais ». « Marseille est une ville où règne le sida », pouvait-on y lire, entre autres joyeusetés.

« Marseille est une ville où règne le sida » voici le tract que distribue les Bad Gones dans le Virage Nord pour… https://t.co/9Mq129N0CA— JohanRouquet (@Johan Rouquet)


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Déclarations d’intention
Cette affaire tombe au plus mal pour l’OL et son président, Jean-Michel Aulas, après le huis clos prononcé contre le club en Coupe d’Europe – et confirmé en appel par l’UEFA – pour sanctionner le « comportement raciste » de ses supporteurs lors de la réception du CSKA Moscou en mars, puis le salut nazi de l’un de ses fans filmé lors du déplacement à Manchester City, mercredi 19 septembre.
Interrogé après la rencontre, Jean-Michel Aulas a qualifié le texte d’« odieux » et d’« inadmissible ». Néanmoins, le club ne portera pas plainte car ce tract « ne serait malheureusement pas condamnable juridiquement », a avancé l’OL dans un communiqué. « Je ferai en sorte que tout ça ne se reproduise plus. Il ne faut pas se laisser déborder par une frange extrémiste », a toutefois insisté le président de l’OL. 

#OLOM : @JM_Aulas juge "odieux" le tract distribué dans le virage Nord par quelques supporters (et non par les Bad… https://t.co/5YmPBTACbn— JohanRouquet (@Johan Rouquet)


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La direction de l’OL a déjà eu l’occasion de faire des déclarations d’intention de ce type à plusieurs reprises depuis plusieurs années, sans que celles-ci soient suivies d’effet. Là où le PSG avait adopté une posture radicale en mettant en place le fameux plan Leproux visant à expurger les tribunes, et notamment le Kop Boulogne, de ses éléments les plus extrémistes, l’OL traîne encore comme un boulet ses supporteurs radicaux.
« Il est connu qu’une frange de supporteurs lyonnais est d’extrême droite », expliquait en mars à l’AFP Nicolas Hourcade, sociologue spécialiste des supporteurs. En dépit d’incidents répétés (chants racistes contre l’un de ses joueurs, banderole « Refugees are not welcome » déployée lors du match face à Lille…), « chaque fois, le club avait fait part de son intention de se porter partie civile dans les procédures à leur encontre. Ce qu’il n’a pourtant jamais fait », rappelle le site Rue 89 Lyon.
En 2015, le « stadium manager » de l’OL, Xavier Pierrot, justifiait cette posture dans les colonnes de 20 Minutes :
« Nous ne faisons pas le travail de la société civile, policière ou judiciaire, mais nous organisons des matchs avec une règle absolue imposée : pas de politique à l’intérieur du stade. Nous ne sommes pas là pour faire le ménage dans les jeunesses identitaires à Lyon. »
Des supporteurs de l’OM violemment chassés du stade
Ce tract n’a pas été le seul incident de la soirée au Parc OL. Si les supporteurs de l’OM ont été interdits de déplacement par la préfecture du Rhône, certains ont pu se procurer des places et se sont retrouvés éparpillés dans les tribunes de l’enceinte lyonnaise.
Mais au lieu de profiter de cette rencontre discrètement, quelques-uns d’entre eux ont fêté sans retenue le but de l’égalisation de Florian Thauvin à la 39e minute de la rencontre, provoquant l’ire d’ultras lyonnais qui les ont alors violemment chassés du stade selon plusieurs observateurs, dont le journaliste de l’Equipe Bilel Ghazi, faisant un blessé léger.

Interdire les parcages ne réglera absolument rien à la question de la sécurité dans les stades! Au final, plusieurs… https://t.co/925lQdRKt0— BilelGhazi (@Bilel Ghazi)


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« Il y avait un procureur sur place, il y a eu des interpellations en flagrant délit. Les gens qui ont été pris, qu’ils soient de Marseille ou de Lyon, seront sanctionnés sévèrement par la justice », a promis Jean-Michel Aulas, qui a déploré l’image « dégradée du club à cause de certains de ses supporteurs ».
Ces incidents ont aussi relancé le débat sur la politique répressive menée par les autorités, engagées dans un bras de fer avec les ultras français en multipliant notamment les interdictions de déplacement des supporteurs.
Lyon et son président ne pourront, en tout cas, savourer pleinement le redressement spectaculaire accompli par son équipe après ses victoires sur la pelouse de Manchester City puis face à l’OM.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le Français de 72 ans est à l’origine du scandale qui a anéanti l’Aca­démie suédoise et entraîné le report du prix Nobel de littérature 2018 qu’elle décerne.
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#MeToo : trois ans requis contre Jean-Claude Arnault, poursuivi pour viols en Suède

Le Français de 72 ans est à l’origine du scandale qui a anéanti l’Aca­démie suédoise et entraîné le report du prix Nobel de littérature 2018 qu’elle décerne.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 13h51
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 14h50
   





                        



   


Le parquet suédois a requis lundi 24 septembre un minimum de trois ans de prison ferme à l’encontre de Jean-Claude Arnault, un Français jugé pour deux viols, à l’occasion de l’un des premiers grands procès depuis l’émergence du mouvement #MeToo.
« J’ai demandé son placement en détention provisoire dans l’attente du verdict car il y a un risque qu’il parte à l’étranger », a annoncé la procureure Christina Voigt, à l’issue de l’audience à Stockholm.
Le jugement a été mis en délibéré et le tribunal doit se prononcer sur la détention provisoire demandée par le parquet.

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                Le procès de Jean-Claude Arnault, mission épineuse pour la justice suédoise



M. Arnault, 72 ans, a clamé son innocence au cours de ce procès tenu à huis clos.
Publiés en novembre 2017 dans le quotidien de référence Dagens Nyheter, les témoignages de 18 femmes l’accusant de viol ou d’agression sexuelle ont fait imploser l’Académie suédoise qui décerne depuis 1901 le prix Nobel de littérature. M. Arnault, marié à une académicienne, entretenait des liens étroits avec cette institution.
Décrédibilisée, privée du quorum nécessaire pour fonctionner, l’Académie suédoise a reporté d’un an l’annonce du Nobel 2018, une première depuis soixante-dix ans.

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                Les mystères de Jean-Claude Arnault, accusé du premier grand procès de l’ère #metoo



Une « culture du silence » dénoncée
Plusieurs plaintes visant le Français ont été classées faute de preuves ou frappées par la prescription, mais le parquet a estimé disposer de suffisamment d’éléments à charge dans un dossier remontant à 2011.
Le 5 octobre de cette année-là, dans un appartement stockholmois, Jean-Claude Arnault contraint à des relations sexuelles la victime qui se trouve dans un état de « peur intense », selon l’acte de mise en accusation consulté par l’Agence France-Presse. Les faits se seraient répétés dans la nuit du 2 au 3 décembre, dans le même appartement, tandis que la victime dormait.
Plusieurs victimes présumées de Jean-Claude Arnault reprochent à l’Académie suédoise ses liens étroits avec le Français, qui recevait de généreux subsides pour le fonctionnement de son club privé, Forum, couru des élites intellectuelles et artistiques.
Ses accusatrices affirment que l’académie connaissait son comportement mais que l’influente institution faisait régner une « culture du silence » dans les cercles culturels de la capitale.
A la suite de ces révélations, plusieurs académiciens se sont mis en retrait, une enquête interne a mis au jour les conflits d’intérêts et les faits d’agression ou de harcèlement subies par des académiciennes ou leur entourage.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Imprégné de jeu vidéo, d’art conceptuel et d’électro, Flavien Berger explore les méandres du temps dans son deuxième album, « Contre-Temps ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/09/2018
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Flavien Berger, chanteur à fleur d’émotions


                      Imprégné de jeu vidéo, d’art conceptuel et d’électro, Flavien Berger explore les méandres du temps dans son deuxième album, « Contre-Temps ».



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 13h52
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 07h14
    |

                            Stéphane Davet








                              

                        

Les machines et les bricolages autarciques du home studio ont remplacé les guitares du rock’n’roll dans le cœur des étudiants en art tentés par la pop. Au croisement du design contemporain et des jeux vidéo, de l’installation conceptuelle et de l’électro, de la poésie numérique et de la chanson, Flavien Berger incarne ce glissement progressif du plaisir musical. Diplômé de l’Ecole nationale supérieure de création industrielle (Ensci), ce jeune trentenaire, qui enseigna la vidéo et le son à l’Atelier de Sèvres (établissement préparatoire aux écoles supérieures d’art et d’animation), se consacre désormais à plein-temps à une pop francophone d’une envoûtante singularité.
Après un premier album, Léviathan (2015), qui se définissait comme une odyssée sous-marine, le Parisien, émigré à Bruxelles, a gardé le réflexe d’une esthétique guidée par un concept dans Contre-Temps. Ce second opus, qui paraîtra le 28 septembre, tournoie au rythme mystérieux de la chronotique. « Je me suis inspiré d’un mémoire que j’avais écrit à l’Ensci sur le voyage dans le temps, explique le jeune homme. A l’époque, je partais de l’analyse du tableau Geochronmechane : The Time Machine From the Earth, de Paul Laffoley [1935-2015], un artiste américain atteint du syndrome d’Asperger, qui avait peint les plans d’une machine à remonter le temps. »
« C’était une façon d’agripper le moment présent, en comprenant tout ce qu’il y a en creux de vécu pour en arriver là. Souvenirs et projets ne sont alors qu’une seule et même chose, comme dans un instant figé. »
Appliquant une méthodologie proche de celle de Léviathan, Flavien Berger a aussi consigné dans un gros carnet, désigné comme son « herbier à mots », les expressions, idées et vocabulaire qu’il a petit à petit « fait fleurir » autour du thème du temps qui passe. Dans ce corpus et ce codex, le chanteur dit avoir trouvé une matière romanesque...




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La Russie va livrer des systèmes antiaériens S-300 à l’armée syrienne

Cette annonce de Moscou survient une semaine après la destruction par erreur d’un avion russe à la suite d’un raid de l’aviation israélienne.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 14h24
   





                        


La Russie a annoncé lundi 24 septembre qu’elle livrerait prochainement des systèmes modernes de défense antiaérienne S-300 à l’armée syrienne. Cette annonce du ministre russe de la défense, Sergueï Choïgou, intervient quelques jours après la destruction par erreur d’un avion russe à la suite d’un raid de l’aviation israélienne.
« Les forces armées syriennes seront fournies d’ici à deux semaines en systèmes modernes S-300. Ils sont capables d’intercepter des appareils sur une distance de plus de 250 km et peuvent frapper en même temps plusieurs cibles dans les airs », a précisé M. Choïgou. Moscou va également brouiller les communications de tout avion voulant frapper la Syrie depuis la mer Méditerranée.
« Nous sommes convaincus que la réalisation de ces mesures va refroidir les têtes brûlées et empêchera les actes irréfléchis constituant une menace pour nos soldats, a déclaré le ministre de la défense. Dans le cas contraire, nous réagirons de manière appropriée face à la situation. »

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                Confusion, démentis et accusations après la destruction d’un avion russe en Syrie



Le Kremlin dénonce « les actes prémédités » d’Israël
Lundi 17 septembre, la défense antiaérienne syrienne a visé par erreur un Iliouchine Il-20 au-dessus de la Méditerranée, tuant les 15 militaires qui se trouvaient à bord. Au même moment, des missiles israéliens ciblaient des dépôts de munitions dans la province syrienne de Lattaquié (nord-ouest).
Moscou avait fait porter la responsabilité à l’armée israélienne et menacé de mesures de rétorsion, le président russe, Vladimir Poutine, expliquant qu’il s’agirait de renforcer les défenses de l’armée russe déployées en Syrie. Le Kremlin accuse Israël d’être responsable de la destruction de son avion, affirmant que l’armée israélienne l’avait prévenu seulement une minute avant les frappes et que les avions israéliens s’étaient servis de l’Iliouchine II-20 comme « boucliers » contre les missiles syriens.
Lundi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a renchéri en assurant que « les actes prémédités des pilotes israéliens sont en cause » dans la destruction de l’avion russe. « Ce qui ne peut que porter préjudice à nos relations » avec Israël, a-t-il regretté. « L’avion n’a pas été abattu par un missile israélien, Dieu merci », mais cela « a été rendu possible par les actes des pilotes israéliens », a-t-il ajouté. Il a cependant souligné que les livraisons de S-300 n’étaient « dirigées envers aucun pays tiers, mais destinées à défendre les militaires » russes.
L’armée israélienne nie depuis le début la version russe, répondant dimanche dans un communiqué que ses avions ne « s’étaient pas cachés derrière un quelconque appareil et que les appareils israéliens se trouvaient dans l’espace israélien au moment où l’avion russe a été abattu ».
Damas et Moscou ont signé en 2010 un accord pour la livraison de S-300, mais la Syrie n’avait toujours pas pris possession de ce matériel en raison de l’opposition d’Israël, a expliqué M. Choïgou, ajoutant que « la situation a changé » au vu des événements des derniers jours.
L’armée russe intervient en Syrie depuis septembre 2015 en soutien au régime de Bachar Al-Assad, ce qui lui a permis de reprendre le contrôle d’une grande partie de son territoire. Actuellement, les S-300 opérés par les Russes sont déployés autour de la base navale russe de Tartous (dans l’ouest de la Syrie), des S-400 plus modernes étant déployés sur la base aérienne de Hmeimim.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Choquée par les propos homophobes du roi des forains, la ministre de la culture pourrait résilier la convention lui permettant d’installer son marché de Noël aux Tuileries cet hiver.
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Françoise Nyssen dénonce les propos « ignominieux » de Marcel Campion

Choquée par les propos homophobes du roi des forains, la ministre de la culture pourrait résilier la convention lui permettant d’installer son marché de Noël aux Tuileries cet hiver.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 11h04
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 11h19
    |

            Béatrice Jérôme








                        


En guerre ouverte avec la maire de Paris, Anne Hidalgo, Marcel Campion a cru qu’il pouvait, de ce fait, s’attirer durablement les bonnes grâces de l’Elysée. Mais le roi des forains, qui envisage de se présenter aux élections municipales de 2020, est devenu encombrant politiquement pour La République en marche (LRM) depuis la diffusion, samedi 22 septembre par Le Journal du dimanche, d’une vidéo révélant des propos jugés « homophobes » aussi bien par l’Hôtel de ville que par les macronistes.
« Les propos ignominieux tenus par M. Campion doivent évidemment être condamnés, a confié au Monde la ministre de la culture, Françoise Nyssen, lundi. Mais au-delà, ces mots qui tombent sous le coup de la loi nous interrogent sur la pertinence de confier à celui qui les a proférés l’occupation d’un espace public et d’un haut lieu de la culture. »
Cet été, Marcel Campion avait en effet conclu une convention avec la direction du Musée du Louvre pour pouvoir déployer son marché de Noël au jardin des Tuileries – qui appartient à l’Etat – durant l’hiver. Le tollé déclenché par la vidéo pourrait avoir pour conséquence la résiliation de cette convention.

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                Paris : le forain Marcel Campion pourra installer son marché de Noël au jardin des Tuileries



L’enregistrement diffusé par Le JDD a été effectué le 27 janvier lors d’une réunion publique à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), au cours de laquelle le forain se lance dans une diatribe contre Bruno Julliard, à l’époque premier adjoint de Mme Hidalgo (il a démissionné de ses fonctions avec fracas le 17 septembre). A la Mairie, M. Julliard avait été en première ligne pour piloter la décision de Mme Hidalgo de supprimer le marché de Noël sur l’avenue des Champs-Elysées.
« Comme il était un peu de la jaquette, explique M. Campion, il a rencontré Delanoë, ils ont fait leur folie ensemble et paf, il est premier adjoint. Avec Anne Hidalgo, il est super, (…) il lui a amené tous les homos de la terre. Toute la ville maintenant est gouvernée par des homos », poursuit-il. Avant d’ajouter : « D’habitude, je dis les pédés. Mais on m’a dit hier qu’il fallait plus que je dise ça. Donc je ne dis plus les pédés, je dis les homos. J’ai rien contre eux, sauf qu’ils sont un peu pervers. »
La condamnation de ses propos a été immédiate à l’Hôtel de ville. M. Julliard a annoncé qu’il allait « déposer plainte ». Mme Hidalgo a tweeté que « l’homophobie n’aura jamais sa place à Paris » et estimé que « la justice doit être saisie ». Plusieurs adjoints et élus de la majorité parisienne ont également manifesté leur indignation. A la tête du mouvement Parisiennes, Parisiens, Gaspard Gantzer s’en est pris au « discours invraisemblable et franchement homophobe, inacceptable » de M. Campion.
Dans les rangs macronistes de la capitale, l’indignation n’a pas été moins forte. Benjamin Griveaux a jugé « à vomir » les propos de M. Campion. Le porte-parole du gouvernement a souhaité « qu’il soit poursuivi et lourdement condamné ». Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a indiqué de son côté avoir demandé « au délégué interministériel contre l’homophobie, Fréderic Potier, d’étudier les possibilités de recours juridiques face aux propos intolérables de M. Campion ».
« Campion est un voyou »
Christophe Castaner s’est montré moins sévère. Le délégué général de LRM a estimé que « s’il pense avoir été mal compris, M. Campion doit le dire et s’excuser de la violence de ses mots ». Député (LRM) des Français de l’étranger, Joachim Son-Forget s’en est pris quant à lui au « lynchage médiatique » et à « l’ignoble “name and shame” » contre M. Campion. Un début de cacophonie dans les rangs de LRM aussitôt tué dans l’œuf. « Non mais allô quoi ! ? », a réagi le député du 17e arrondissement Stanislas Guerini, jugeant les propos de M. Campion « ho-mo-phobes. Point ». Le président des députés LRM de l’Assemblée, Gilles Le Gendre, a fermé le ban, condamnant « sans réserve » les propos « homophobes » de M. Campion, « au nom du groupe parlementaire ».
Face à ces tirs croisés, M. Campion a tenté de se dédouaner. « Que les choses soient claires, il n’y a pour moi aucun lien entre le fait que Bruno Julliard soit gay, et la politique anti-forain qu’il a mis en place », a-t-il plaidé auprès de l’AFP. Seul Christophe Girard, adjoint à la culture d’Anne Hidalgo, a jugé que ces mots avaient valeur d’« excuses ». « Campion est un voyou mais il n’est pas homophobe », insiste M. Girard.
Mais l’affaire était devenue trop embarrassante pour LRM. « Le directeur du musée doit réexaminer la convention qui autorise le marché de Noël aux Tuileries », confiait dimanche M. Julliard. « L’Etat doit renoncer immédiatement à ce projet fou de l’installer au Louvre et aux Tuileries », a réagi de son côté Jean-François Martins, adjoint aux sports de Mme Hidalgo. De son côté, le député (LRM) du 15e arrondissement, Hugues Renson, a estimé que « les propos orduriers de Marcel Campion le disqualifient pour prétendre organiser quelque festivité que ce soit dans notre capitale ». Le roi des forains semble désormais bel et bien dans le collimateur de l’Elysée.



                            


                        

                        


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Bruxelles saisit la justice européenne contre la Pologne

La Commission européenne estime que la réforme de la Cour suprême « est incompatible avec le droit de l’Union ».



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 12h45
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 12h55
   





                        



   


La Commission européenne a saisi lundi 24 septembre la justice européenne contre la Pologne, estimant que la réforme de sa Cour suprême portait atteinte à l’indépendance du système judiciaire polonais. La nouvelle loi polonaise sur la Cour suprême, qui abaisse l’âge de départ de ses juges de 70 à 65 ans, « est incompatible avec le droit de l’Union », a fait savoir l’exécutif européen pour justifier la saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).
La Commission a assorti sa saisine d’une demande de « mesures provisoires » à la cour, « consistant à rétablir la Cour suprême polonaise dans sa situation antérieure au 3 avril 2018, date d’adoption de la nouvelle législation litigieuse ». Elle a aussi demandé à la CJUE de mener « une procédure accélérée » permettant une « décision définitive dans les plus brefs délais » dans cette affaire, qui fait l’objet d’une procédure d’infraction ouverte au début de l’été.
La réforme en question « risque de contraindre 27 des 72 juges siégeant à la Cour suprême à prendre leur retraite », a souligné la Commission, qui « maintient que la loi polonaise sur la Cour suprême est incompatible avec le droit de l’Union, étant donné qu’elle porte atteinte au principe de l’indépendance de la justice, y compris de l’inamovibilité des juges ».

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                En Pologne, le pouvoir accélère les nominations à la Cour suprême



Deux procédures
Il s’agit de la deuxième saisine de la CJUE par l’exécutif européen concernant les récentes réformes judiciaires du gouvernement polonais, dirigé par les conservateurs nationalistes du parti Droit et Justice (PiS), après une saisine en décembre 2017 contre sa réforme des juridictions de droit commun.
Ces procédures d’infraction sont menées en parallèle d’une procédure plus lourde et plus exceptionnelle, dite de l’article 7 du traité sur l’UE. Cette dernière a été déclenchée, en décembre 2017 également, par la Commission européenne, estimant qu’il y avait globalement « un risque clair de violation grave » de l’Etat de droit en Pologne.

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                Hongrie : le vote historique du Parlement européen



Ce mécanisme n’avait jamais encore été déclenché, mais il a été depuis également activé contre la Hongrie de Viktor Orban, le 12 septembre par le Parlement européen. Dans une seconde phase, cette procédure peut en théorie conduire à retirer les droits de vote d’un pays au sein du Conseil de l’UE, l’instance où les Etats membres contribuent à façonner les législations européennes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le centre Artemis étudie l’impact de l’environnement sur la fertilité des couples, sur les pathologies de grossesses ou les malformations congénitales.
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A Bordeaux, des couples souffrant d’infertilité limitent leur exposition aux polluants

Le centre Artemis étudie l’impact de l’environnement sur la fertilité des couples, sur les pathologies de grossesses ou les malformations congénitales.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 13h40
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

Leïla et Olivier (les prénoms ont été modifiés), infirmiers libéraux de 35 et 38 ans, ont quitté Paris pour Bordeaux, cadre de vie qu’ils imaginaient plus propice pour fonder une famille. Ils y ont monté un cabinet qui fonctionne bien, et retapent leur maison de ville. Mais la chambre d’enfant reste désespérément vide. « Spermogrammes, échographies, repos, vacances…, énumère la jeune femme. Depuis trois ans, on a fait tous les examens, suivi tous les conseils… Tout est normal mais on n’y arrive pas. »
Comme 15 % des couples en France, Leïla et Olivier souffrent d’« infertilité inexpliquée ». Résolus à recourir à une insémination, ils n’en ont pas moins accepté la suggestion d’Aline Papaxanthos, médecin de la reproduction qui les suit au centre d’assistance médicale à la procréation du CHU de Bordeaux, de consulter au centre Artemis (pour Aquitaine reproduction enfance maternité et impact en santé environnement). Première plate-forme d’évaluation et de prévention de la santé environnementale consacrée à la reproduction mise en place en France, cette structure se trouve au sein même de l’hôpital.
Les effets néfastes des perturbateurs endocriniens auxquels nous soumet notre environnement sont de plus en plus documentés. Ces substances, susceptibles d’interférer avec notre système hormonal, sont mises en cause en particulier dans les troubles de la reproduction : diminution de la qualité du sperme (entre 1973 et 2011, la concentration du sperme humain en spermatozoïdes a décliné de 50 % à 60 % dans les pays occidentaux), augmentation des malformations génitales masculines, baisse de l’âge de la puberté chez les filles…
Equipe multidisciplinaire
Opérationnelle depuis 2016, Artemis a été créée dans le cadre de la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens adoptée en avril 2014, en partenariat avec l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine, l’Agence nationale de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Cet ultimatum constitue la deuxième étape de la procédure d’infraction à l’encontre du Royaume-Uni, accusé d’avoir laissé entrer en Europe des produits chinois sous-taxés.
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Bruxelles donne deux mois à Londres pour rembourser 2,7 milliards d’euros de droits de douane non perçus

Cet ultimatum constitue la deuxième étape de la procédure d’infraction à l’encontre du Royaume-Uni, accusé d’avoir laissé entrer en Europe des produits chinois sous-taxés.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 13h24
   





                        



   


Deux mois pour rembourser 2,7 milliards d’euros. Lundi 24 septembre, la Commission européenne a accentué la pression sur le Royaume-Uni pour qu’il rembourse cette somme, correspondant aux droits de douane destinés au budget européen que le pays aurait dû percevoir s’il n’avait pas, par négligence, laissé entrer en Europe des produits chinois largement sous-taxés.
Londres dispose « d’un délai de deux mois pour agir, à défaut de quoi, la Commission pourrait saisir la Cour de justice de l’Union européenne », précise dans un communiqué Bruxelles, qui avait ouvert une procédure d’infraction en mars dernier. Cette demande pourrait bien exacerber encore les tensions dans le cadre des négociations sur le Brexit, quelques jours seulement après un sommet européen tendu en Autriche.

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                Brexit : pour Theresa May, « nous sommes dans une impasse »



« Bien qu’il ait été informé des risques de fraude liés à l’importation de textiles et de chaussures originaires de la République populaire de Chine dès 2007 et qu’il lui ait été demandé de prendre des mesures appropriées de maîtrise des risques, le Royaume-Uni n’est pas intervenu de manière efficace pour empêcher la fraude », poursuit la Commission.
Un mécanisme de fraude de grande ampleur
Cet ultimatum constitue la deuxième étape de la procédure d’infraction lancée à la suite d’un rapport de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF). L’OLAF avait révélé qu’entre 2013 et 2016, des montants de droits de douane importants avaient été éludés grâce à de fausses factures, des factures fictives et en présentant des déclarations de valeur en douane incorrectes.
Or, les droits de douane font partie des ressources du budget de l’UE. L’OLAF, qui estimait alors le préjudice à 2 milliards d’euros, avait recommandé à l’Union de « récupérer l’argent » auprès « du gouvernement du Royaume-Uni ».
D’autres contrôles menés par la Commission ont ensuite fait apparaître « une augmentation considérable de l’ampleur de ce mécanisme de fraude » pour la période comprise entre novembre 2011 et décembre 2017. Au total, cette fraude aurait « entraîné des pertes pour le budget de l’UE s’élevant à 2,7 milliards d’euros ».
L’affaire est d’autant plus inopportune que la proposition de Londres pour sa future relation avec l’UE après le Brexit repose sur un « accord douanier simplifié » : le Royaume-Uni collecterait les droits de douanes sur les biens entrant sur son territoire à destination de l’UE et appliquerait ses propres taxes sur ses importations en provenance de pays tiers.
Bruxelles et Londres prévoient de s’entendre sur un accord de retrait et le cadre de leur future relation d’ici le moins de novembre, afin de permettre au Royaume-Uni de quitter comme prévu l’UE fin mars 2019.

        Lire l’interview :
         

          Le ministre britannique du Brexit : « Chacun doit faire une partie du chemin »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Aldi Novel Adilang a survécu sept semaines en mer à la dérive après que son radeau de pêche eut rompu ses amarres et dérivé en pleine mer.
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Un Indonésien de 18 ans sauvé après avoir dérivé 49 jours, seul sur un radeau

Aldi Novel Adilang a survécu sept semaines en mer à la dérive après que son radeau de pêche eut rompu ses amarres et dérivé en pleine mer.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 16h48
   





                        



   


Sept semaines, seul en mer à la dérive et sans nourriture. A 18 ans seulement, un jeune Indonésien a survécu à ce périple digne d’un récit d’aventures après que son radeau de pêche eut rompu ses amarres et dérivé à plus de 2 500 kilomètres au large de l’île de Guam, dans le Pacifique.
L’épopée d’Aldi Novel Adilang débute à la mi-juillet alors qu’il travaille seul sur sa cabane de pêche traditionnelle, un rompong, amarré à 125 kilomètres au large des Célèbes, en Indonésie. Le jeune homme est chargé de surveiller la lampe du rompong, censée attirer les poissons et les piéger. Chaque semaine, il est ravitaillé par son propriétaire, qui lui fournit nourriture, eau potable et carburant.
Son radeau de pêche, sans moteur ni rame et surmonté d’une cabane, n’est amarré que par une longue corde. Une installation précaire, qui finit par se détacher en raison des vents violents, emportant au grand large le jeune homme et son radeau.
Eau de mer et feu de bois
Livré à lui-même, le jeune homme se retrouve rapidement à court de nourriture, sa réserve n’étant suffisante que pour quelques jours. Pour ne pas mourir de faim, le naufragé boit de l’eau de mer filtrée par ses vêtements et pêche des poissons en pleine mer, qu’il cuisine sur son embarcation de fortune. Là encore, les réserves manquent et Aldi Novel Adilang finit par être à court de gaz pour cuisiner.
« Il a commencé à démonter des barrières en bois du rompong pour faire du feu », raconte au Jakarta Post Mirza Nurhidayat, le consul indonésien à Osaka, qui a supervisé le retour en Indonésie de ce garçon particulièrement débrouillard.
Effrayé, en pleurs, Aldi Novel Adilang perd peu à peu espoir alors que plus de dix bateaux passent devant lui sans s’arrêter ou le voir. Le 31 août, il tente de nouveau d’attirer l’attention d’un navire qui passe à proximité en agitant ses vêtements. En vain. Il pense alors à se brancher sur une fréquence radio pour demander de l’aide. Une astuce donnée un jour par un ami, au cas où. Le signal parvient jusqu’au capitaine de l’Arpeggio, un bateau sous pavillon panaméen, qui décide de faire demi-tour.
La mer étant trop agitée, le navire ne parvient pas à s’approcher du radeau et ne peut que jeter une corde à l’eau afin le jeune homme s’y agrippe. Forcé de nager en pleine mer malgré son état très faible, Aldi manque de lâcher la corde avant qu’un membre de l’équipage réussisse à attraper sa main, raconte Fajar Firdaus, un autre diplomate indonésien au quotidien local.
Quarante-neuf jours après avoir dérivé à des milliers de kilomètres de son pays, il est enfin hissé, sain et sauf, sur l’Arpeggio, qui le ramènera au Japon, destination initiale du navire. « Quand son patron nous a annoncé [son sauvetage], j’étais sous le choc, j’étais si heureuse », confie aujourd’hui Net Kahiking, la mère du jeune homme.
Le plus jeune des quatre enfants de la famille est désormais rentré chez lui en septembre et est en bonne santé malgré son long périple. Sa mère le promet, il n’aura pas un anniversaire comme les autres : « Il aura 19 ans le 30 septembre, nous allons fêter ça. »



                            


                        

                        


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Brexit : les militants du Labour pressent Jeremy Corbyn d’appeler à un second référendum

En plein congrès du parti, le chef de file du Labour a défendu l’idée de législatives anticipées, dont il espère tirer un plus grand bénéfice politique.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 06h58
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 10h36
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Le chaos du Brexit peut-il amener le Parti travailliste de Jeremy Corbyn au pouvoir ? La question est au centre du congrès du Labour, qui s’est ouvert dimanche 23 septembre à Liverpool et doit s’achever, mercredi 26, par le grand discours programmatique de son chef. M. Corbyn espère que l’incapacité de Theresa May à réunir les conservateurs sur un accord de divorce avec l’Union européenne (UE) va la conduire à déclencher des élections anticipées. Et si un « deal » est finalement passé avec les Vingt-Sept, la première ministre n’est pas certaine de pouvoir le faire approuver, cet automne, par le Parlement. Le Labour, en tout cas, ne l’y aidera pas. Un tel veto de Westminster pourrait déboucher soit sur de nouvelles élections, soit sur un nouveau référendum. Le rejet net du « plan Brexit » de Mme May, jeudi dernier à Salzbourg, par les vingt-sept Etats du continent, la place dans une situation de faiblesse accrue, que le Labour cherche à utiliser.
Dans les starting-blocks pour de nouvelles élections, qu’il se fait fort de gagner après sa bonne performance aux législatives de 2017, M. Corbyn n’a jamais caché sa réticence à l’égard d’un second référendum. Il estime que l’appel à une nouvelle consultation serait perçu comme un signe de mépris à l’égard des 37 % d’électeurs travaillistes qui ont voté en faveur du Brexit en 2016, notamment dans les quartiers populaires des villes du nord de l’Angleterre.

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Un deuxième référendum qui ne fait pas l’unanimité
Mais les adhérents du parti, furieux du tour que prend le Brexit et parfois de l’ambivalence du Labour sur le sujet, sont au contraire enthousiastes à l’idée de revoter : 86 % des membres du Labour (55 % des Britanniques) veulent un tel « people’s vote », prôné par le collectif du même nom, selon un sondage. Dimanche, une manifestation en faveur d’un nouveau référendum a réuni plusieurs milliers de personnes à l’ouverture du congrès de Liverpool. La question est si brûlante dans les sections du parti que la motion réclamant une deuxième consultation populaire est, de loin, celle qui a remporté le plus de voix parmi celles pouvant être portées devant le congrès. Les militants se prononceront, mardi 25 septembre, sur ce texte qui pourrait cependant laisser dans le flou la notion de « deuxième vote » : élection ou référendum. Mais déjà, « J’aime Corbyn, je déteste le Brexit », est un T-shirt à succès au congrès. L’appel à un second référendum ferait gagner 1,5 million de voix au Labour, estime un sondage commandité par People’s Vote.
Pour Jeremy Corbyn, qui a transformé le parti en organisation de masse (540 000 adhérents) et se dit promoteur d’une nouvelle démocratie interne, la pression est si forte que le leader a dû accepter de se plier à la décision du congrès. « J’ai été élu pour renforcer le pouvoir des membres du parti. Donc si la conférence prend une décision, je ne m’en dissocierai pas et agirai en conséquence », a-t-il déclaré au Daily Mirror. Mais à la BBC, dimanche, il a précisé : « Notre préférence va à des élections législatives pour que nous puissions ensuite négocier notre future relation avec l’Europe. » 
Pour John McDonnell, ministre dans le « cabinet fantôme » (opposition), promettre un deuxième référendum risque de « déchaîner la droite populiste », tandis que son collègue Richard Burgon estime qu’une telle promesse créerait « une situation dangereuse pour toute la classe politique ». Les objections portent aussi sur la nature de la question qui pourrait être posée. S’agirait-il seulement d’approuver ou de rejeter un accord passé avec l’UE ? La question du maintien dans l’UE ferait-elle partie des options ? Len McCluskey, dirigeant du syndicat Unite, qui finance le Labour et a appelé à rester dans l’UE, l’exclut formellement, estimant que les électeurs y ont déjà répondu.
Une position illisible sur le Brexit
Le Brexit a longtemps été mis sous le boisseau par Jeremy Corbyn, eurosceptique de gauche qui dirige un parti dont les députés et les adhérents sont largement europhiles. La renationalisation des chemins de fer – à laquelle une majorité de Britanniques sont favorables –, de la poste et de l’électricité, la création d’un nouvel impôt frappant les propriétaires de résidence secondaire et la place des salariés dans les conseils d’administration des entreprises sont des thèmes où il se sent nettement plus à l’aise. A Liverpool, le congrès va débattre d’une proposition tendant à obliger les grandes sociétés à céder en dix ans 10 % de leur capital à leurs salariés.

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Mais à moins de deux cents jours du divorce juridique avec l’UE et à moins d’un mois de l’ultimatum posé par les Vingt-Sept, le sujet Brexit ne peut plus être évité. Jusqu’à présent, la position du parti, ambiguë, consiste à accepter le processus du Brexit mais à conditionner son accord d’un « deal » avec l’UE à « six tests », notamment le maintien d’une relation forte avec l’Europe, la conservation des droits, des protections sociales et des facilités financières acquis dans l’UE et une politique d’immigration « juste », apte à promouvoir l’économie britannique. Une position illisible qui exaspère les militants proeuropéens.
Mais la rebuffade infligée à Mme May à Salzbourg pour contrer une tentative britannique d’obtenir des avantages compétitifs – par la possibilité de « diverger » avec les lois sociales et environnementales européennes –, a clarifié les enjeux. « Aucun électeur Labour n’a voté pour perdre son travail, aucun n’a voté pour un abaissement des normes sanitaires », a déclaré dimanche M. Corbyn.



                            


                        

                        


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Un an après, quel impact a eu la baisse des contrats aidés sur les collectivités ?

Les collectivités locales semblent globalement avoir digéré la mesure - au prix d’une réduction du service public et d’un recours accru aux contractuels.



LE MONDE
 |    24.09.2018 à 07h27
 • Mis à jour le
24.09.2018 à 16h05
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            
En annonçant en 2017 une baisse significative du nombre de contrats aidés, le gouvernement avait provoqué l’ire des élus locaux. Déjà touchées par la baisse des dotations budgétaires, les collectivités, très friandes de ce type de contrat, étaient montées au créneau pour protester contre cette décision. Un an après, quel impact réel a eu la baisse des contrats aidés ?
La neuvième édition du baromètre RH des collectivités locales, mené par le Pôle Public du groupe Randstad France, s’est penchée sur la question. Et révèle que les collectivités semblent avoir globalement digéré la mesure. Au prix, toutefois, d’un impact non négligeable sur le service public.
Les petites communes particulièrement touchées
57 % des 674 décideurs territoriaux (élus, DRH, directeurs généraux des services…) sondés dans le cadre de cette enquête en juin 2018 confirment avoir été confrontés à des difficultés d’organisation du fait de la baisse des contrats aidés. Toutefois, dans ces 57 %, « 34 % déclarent être en passe de les surmonter », indique l’étude. Ce sont surtout les petites communes qui ont du mal à accuser le coup : 29 % d’entre elles se heurtent encore à d’importants écueils, révèle le sondage. Toutes tailles de collectivités confondues, les difficultés se sont concentrées sur l’entretien des espaces publics, et les politiques de l’enfance (services scolaires, accueil périscolaire…). Les grandes villes ont davantage souffert au niveau des services de médiation sociale, de l’animation sportive et de la culture.

Les maires ont-ils sonné l’alarme trop vite ? Pas vraiment. Si les collectivités ont globalement réussi à surmonter la baisse des contrats aidés, c’est d’abord en les remplaçant par des contractuels : plus de la moitié des collectivités entend recourir davantage à ce type de contrat, contre seulement 31 % en 2015. Mais c’est aussi au prix d’une réduction du service public : 39 % des répondants disent ainsi que certaines prestations aux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Des chercheurs américains de Yale ont développé une peau robotique adaptable. Elle permettrait aux astronautes de « créer » leurs propres robots dans l’espace.
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