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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Devant environ 400 personnes à Mantes-la-Ville, la présidente du RN a voulu remobiliser sa base à huit mois des élections européennes.
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Marine Le Pen fustige « l’acharnement » et « les persécutions » contre le RN

Devant environ 400 personnes à Mantes-la-Ville, la présidente du RN a voulu remobiliser sa base à huit mois des élections européennes.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 18h07
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 18h18
    |

            Lucie Soullier (Mantes-la-Ville, envoyée spéciale)








                        



   


« Je m’en tamponne complètement du discours qu’elle va faire. » Philippe n’en a pas l’air, à rouscailler en accrochant son badge bleu-blanc-rouge, mais il trouve Marine Le Pen « géniale, super ». « Quoi qu’elle dise, c’est plié, je suis d’accord avec elle. » 
L’autoproclamé « patriote nationaliste » a même profité de son jour de repos à l’usine pour se joindre à la « fête du drapeau » organisée par le Rassemblement national (RN, ex-FN), dimanche 23 septembre, à Mantes-la-Ville. Comme il a l’habitude « que tout le monde s’en prenne à Marine », Philippe préfère prévenir : il n’en veut pas à la terre entière, « juste à l’immigration massive et aux clandestins qui viennent nous emmerder et ne rien foutre. » 
« Remonté à bloc », le quinquagénaire en cuir, brosse et boucles d’oreilles grogne contre le « fossé » qui le sépare de ceux qu’ils nomment « les Parisiens ». Entendre ceux au pouvoir. « Macron a dit qu’il nous attendait, poursuit-il. Mais moi je rigole ! On est déjà là, regardez ce qu’il se passe autour de nous. » Autour de lui, quelque 400 personnes conquises au parti d’extrême droite remplissent la salle des fêtes à l’approche du discours de Marine Le Pen.
Victimisation et élections européennes en vue

   


« Nous savons que parce que nous sommes des dissidents. Rien ne nous sera épargné », tonne d’emblée la présidente du RN. Après un discours de rentrée très politique à Fréjus la semaine précédente, Marine Le Pen a donc choisi, dimanche, de s’adresser à ses troupes depuis une ville tenue par son parti, et de les resserrer autour d’une vieille stratégie de l’ex-FN : la victimisation.
Fustigeant « l’acharnement » et « les persécutions » d’une « dictature molle », elle a fait huer tour à tour « la partialité indigne des juges d’instruction » dans l’affaire dite des assistants parlementaires pour laquelle elle est mise en examen pour abus de confiance, et « l’abus juridique manifeste » de son expertise psychiatrique, pourtant ordonnée parce qu’obligatoire légalement dans le cadre de son autre mise en examen, pour avoir diffusé des photos d’exactions de l’organisation Etat islamique, cette fois.

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« Ne nous laissons pas intimider, ne vous laissez pas intimider », a-t-elle lancé à l’adresse d’une salle redoublant de « Marine, présidente », en profitant ainsi pour resserrer des liens quelque peu distendus depuis l’entre-deux-tours de la présidentielle. « Plus on s’attaque à elle, et plus on est là. On se sent plus soudés », résume Thierry en époussetant sa cravatte bleu-blanc-rouge ; « On est là, on la soutient, on l’aime », renchérit sa femme, Danielle Oger. Mais la militante, elle aussi tricolore de la tête aux pieds, ne cache pas avoir eu besoin d’un petit remontant après ce que son mari nomme pudiquement « le petit couac » de la présidentielle.
A huit mois des européennes, « ça y est, j’y crois », se convainc celle qui n’est « pas pour » l’Europe. « De toute façon, même sans rien faire, Macron entretient nos élections. » 
Marine Le Pen, elle, n’a oublié ni son désormais traditionnel clin d’œil à l’« ami » Matteo Salvini, ni de conclure son discours en répétant ne plus être « seule » car « notre mouvement est rejoint par toute l’Europe. » En France, en revanche, les noms des « ralliés » au RN se font toujours attendre.
Pire, au même moment à Paris, Nicolas Dupont-Aignan annonçait qu’il mènerait sa propre liste aux européennes, et qu’aucune personne mise en examen n’y figurerait. Au nom de l’« intégrité ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le président de Debout la France a annoncé dimanche 23 septembre qu’il comptait mener campagne pour « faire barrage à Emmanuel Macron ».
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Nicolas Dupont-Aignan conduira sa propre liste « d’union » pour les élections européennes

Le président de Debout la France a annoncé dimanche 23 septembre qu’il comptait mener campagne pour « faire barrage à Emmanuel Macron ».



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 16h49
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 17h03
   





                        


Nicolas Dupont-Aignan va mener sa propre liste pour les élections européennes de 2019. Le président de Debout la France (DLF) a annoncé dimanche 23 septembre lors d’un congrès de son mouvement au Cirque d’hiver, à Paris, qu’il se lancerait seul pour « faire barrage à Emmanuel Macron ». Il a également lancé un « appel solennel » aux membres et électeurs des Républicains (LR) comme à ceux du Rassemblement national (RN, ex-FN).
En mai, la présidente du RN, Marine Le Pen, avait proposé une liste commune à Nicolas Dupont-Aignan, qui s’était allié avec dans l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2017. Mais le président de DLF a préféré se lancer seul pour « faire barrage à Emmanuel Macron ».
Un « grand mouvement de résistance française »
« Notre liste est l’occasion magnifique de rassembler tous les patriotes et républicains d’où qu’ils viennent qui ont compris qu’il fallait changer d’Europe », a déclaré Nicolas Dupont-Aignan. Partisan d’une union des droites, l’ancien candidat à l’élection présidentielle a déclaré :
« J’ouvre grands les bras, aux membres, sympathisants, électeurs du mouvement des Républicains comme du Rassemblement national qui partagent nos convictions et veulent participer à ce grand mouvement de résistance française. »
Le dirigeant politique a également promis des « ralliements qui bouleverseront la vie politique française ».
Outre Florian Philippot (Les Patriotes), Nicolas Dupont-Aignan est, à droite, le premier leader à se déclarer pour ces européennes alors que Marine Le Pen comme Laurent Wauquiez (LR) ont annoncé qu’ils n’entendaient pas conduire eux-mêmes la liste de leurs partis.
« Rien politiquement ne nous sépare » avec Nicolas Dupont-Aignan, a déclaré dimanche Marine Le Pen, évoquant une « aventure personnelle ». « Il est libre. Ce n’est pas très grave, on se retrouvera au Parlement européen », a-t-elle ajouté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Conforté dans la majorité, François Bayrou a profité de l’université de rentrée du MoDem pour glisser quelques conseils à Emmanuel Macron.
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François Bayrou : « La majorité a besoin de voix libres, pas de corset »

Conforté dans la majorité, François Bayrou a profité de l’université de rentrée du MoDem pour glisser quelques conseils à Emmanuel Macron.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 15h34
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 17h09
    |

            Enora Ollivier








                        


François Bayrou n’est probablement pas mécontent du moment. Après avoir publiquement montré des signes d’agacement quant à l’attitude de La République en marche (LRM) à son égard, le Mouvement démocrate (MoDem) qu’il préside a obtenu de son partenaire une oreille et surtout la promesse d’une meilleure association dans une majorité moins figée.
« La majorité a besoin de voix libres qui s’expriment en son sein. Pas de corset », a souligné François Bayrou dimanche 23 septembre, lors de son discours de clôture de l’université d’été du MoDem à Guidel (Morbihan). « Naturellement,  a-t-il complété, quand on est responsable, on a envie que tout soit aligné, carré ; mais en réalité, la liberté d’expression, la liberté de penser est beaucoup plus fructueuse ».
Signes d’affection
Les tensions entre le MoDem et LRM ont éclaté au grand jour mi-septembre, au moment de l’élection du président de l’Assemblée nationale. Froissé de ne pas avoir été associé à la désignation de Richard Ferrand comme candidat – et donc vainqueur assuré, le parti présidentiel ayant la majorité absolue au Palais bourbon –, le MoDem a poussé son propre prétendant au perchoir. La mutinerie a eu des effets inattendus : le candidat, le président du groupe, Marc Fesneau, a obtenu 86 voix, bien au-delà, donc, de celles des 46 députés centristes. « En politique, on n’a pas à demander, il faut imposer, et éventuellement s’imposer, a analysé François Bayrou samedi auprès de journalistes. Nous avons parfaitement conscience d’être une force, stable et déterminée, dans un univers instable ».
Or, en cette rentrée difficile, marquée par une chute de popularité, l’affaire Benalla ou la démission de Nicolas Hulot, l’exécutif ne peut pas se payer le luxe de se brouiller avec son allié. D’autant que les élections européennes se profilent, qui représentent autant un thème fort et attendu pour la formation centriste qu’un test électoral pour le parti présidentiel.
Aussi, le gouvernement s’est plié en quatre pour donner des signes d’affection au MoDem. En plus des deux ministres issues du parti centriste, trois membres du gouvernement sont venus à Guidel témoigner de leur considération, Jean-Yves Le Drian, Jean-Michel Blanquer et Christophe Castaner. Ce dernier, qui porte également la casquette de délégué général de La République en marche, était le plus attendu. Dimanche, il a reconnu que sa formation et celle de M. Bayrou « auraient pu, auraient dû travailler mieux ensemble » et a appelé de ses vœux une « amélioration » pour la deuxième phase du quinquennat. La majorité « doit se construire de façon loyale et exigeante, j’ai fort bien compris le message ».
Conseils à Macron
Ainsi revigoré et conforté dans la majorité, François Bayrou a poussé son avantage pour glisser quelques conseils à Emmanuel Macron. Lors de son discours de dimanche, le leadeur centriste s’est bien félicité de l’annonce successive des plans pauvreté et santé, deux « signaux importants » qu’il attendait dans le domaine social. Mais il a aussi pressé le chef de l’Etat de retrouver un lien direct avec les citoyens.
« Les Français ont besoin non pas seulement de l’énoncé des réformes successives, mais d’un plan d’ensemble. La politique, ce n’est pas dossier après dossier. Il faut que s’exprime la vision qui organise ces réformes », a-t-il lancé.
« Alors c’est vrai, l’Elysée est un lieu clos. Trop ! Il y a un remède tout simple : il faut en sortir. C’est un lieu où on se sent assiégé ? Eh bien, il faut rompre le siège en s’adressant le plus directement possible et le plus régulièrement possible aux Français. »
Le maire de Pau a ainsi mis en garde le président contre la tentation de l’isolement et contre cette « mauvaise conseillère » qu’est la colère, surtout quand elle est dirigée vers les « contre-pouvoirs » – « le Parlement, la presse, les associations ». « Le pouvoir doit les regarder comme nécessaires, a suggéré M. Bayrou. Il faut acquérir cette philosophie, cette compréhension et je dirais même cet humour qui sont la plus efficace des défenses. »

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le forain se défend d’être homophobe, ajoutant que ses propos ont été sortis de leur contexte et qu’il est « d’une génération où on disait ces mots-là ».
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« J’ai rien contre eux, sauf qu’ils sont un peu pervers » : les propos homophobes du forain Marcel Campion décriés

Le forain se défend d’être homophobe, ajoutant que ses propos ont été sortis de leur contexte et qu’il est « d’une génération où on disait ces mots-là ».



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 13h34
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 14h40
   





                        


Le forain Marcel Campion a suscité un tollé dimanche 23 septembre après la publication par Le Journal du dimanche d’une vidéo dans laquelle il tient des propos homophobes envers des responsables homosexuels de la Mairie de Paris.

VIDEO. Quand Marcel Campion tient des propos homophobes en pleine réunion publiquehttps://t.co/oV2B4BAo3Y pic.twitter.com/67LEY8TzVU— Le JDD (@leJDD) 22 septembre 2018


Dans cette vidéo, filmée lors d’une réunion qui a eu lieu, selon Le JDD, le 27 janvier à Saint-Ouen, le meilleur ennemi de la maire de Paris, Anne Hidalgo, s’en prend notamment violemment à l’ancien premier adjoint de Paris et homosexuel déclaré, Bruno Julliard, qui a annoncé qu’il allait porter plainte.
« Moi, j’ai rien contre les homos, d’habitude, je dis les “pédés”. Mais on m’a dit hier qu’il fallait plus que je dise ça. Donc je ne dis plus les “pédés”, je dis les “homos”. J’ai rien contre eux, sauf qu’ils sont un peu pervers ».
Dans un tweet, Bruno Julliard a annoncé que ces « propos abjects ainsi que leur auteur seront poursuivis en justice ».
Plusieurs responsables politiques ont condamné les propos de M. Campion. « Ils ne méritent aucune indulgence ni aucune explication qui pourrait conduire à en relativiser l’intention. Ils sont scandaleux, un point c’est tout ! », a écrit le nouveau patron des députés LRM, Gilles Le Gendre, sur Twitter. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s’est dit « atterré ».
« Je suis d’une génération où on disait ces mots-là »
Marcel Campion a déclaré à l’Agence France-Presse qu’il était « tout sauf un homophobe ». « Si le mot “pédé” que j’ai dit une fois ou deux a pu déranger certaines personnes je m’en excuse, je suis d’une génération où on disait ces mots-là, mais je ne suis pas homophobe », a-t-il assuré.
Il a évoqué « des propos un peu sortis de leur contexte dans un mouvement de colère » après avoir « été éliminé du marché de Noël et de la grande roue par M. Julliard ».
« Le mot “pervers”, je ne l’ai pas utilisé pour les pédés. J’ai dit que c’étaient des pervers, parce qu’ils se servaient de leur statut d’élus pour essayer de faire des affaires », a-t-il ajouté, précisant que la réunion avait eu lieu « chez moi, dans mon petit café devant une quinzaine de personnes ».

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ La ministre de la santé est l’invitée de France Inter, France Télévisions et du « Monde ».
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Il faut d’abord mesurer l’impact de l’absence du chef d’entreprise. Ce dernier est souvent incontournable pour assurer la pérennité de sa société, explique au « Monde » Valérie Benz, responsable des études patrimoniales à l’UFF.
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« Le choix du contrat de prévoyance d’un dirigeant d’entreprise mérite une attention particulière »

Il faut d’abord mesurer l’impact de l’absence du chef d’entreprise. Ce dernier est souvent incontournable pour assurer la pérennité de sa société, explique au « Monde » Valérie Benz, responsable des études patrimoniales à l’UFF.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 06h15
    |

Valérie Bentz (Responsable des études patrimoniales à l’UFF)







                        



   


Question à un expert
Comment le chef d’entreprise doit-il appréhender la prévoyance ?
Le choix du contrat de prévoyance d’un dirigeant d’entreprise mérite une attention toute particulière. Son incapacité de travail temporaire ou définitive peut avoir de lourdes conséquences financières sur son entreprise et sa famille. Il existe des garanties, appelées communément homme-clé, permettant d’injecter au sein de l’entreprise des liquidités afin d’assurer sa continuité.
Diminution des revenus
Pour la famille du dirigeant, le risque est double : devoir assumer la gestion d’une société (sans en avoir ni l’envie ni la compétence) et subir une dégradation de sa qualité de vie liée à la forte diminution des revenus perçus. Là encore, il existe des solutions, notamment des garanties croisées entre associés. En cas de décès de l’un d’eux, les associés restants percevront le capital nécessaire au rachat des parts et pourront ainsi indemniser rapidement les héritiers. Ces garanties doivent être assorties de dispositions juridiques adaptées permettant d’assurer la bonne gestion de l’entreprise dans l’intervalle.

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En revanche, il faut bien étudier le contenu de tous ces contrats. Il peut être tentant de vouloir s’assurer dès le premier jour d’arrêt de travail, alors que le risque grave porte sur la longue maladie, l’invalidité ou le décès. En effet, s’absenter quelques jours de sa société met rarement en péril l’équilibre financier de l’entreprise et du ménage.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Commissariats, centres d’impôts, préfectures… Plusieurs centaines d’antennes locales de services publics vont devoir afficher des indicateurs de résultats.
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édition abonné


Réforme de l’Etat : des taux de satisfaction pour l’administration

Commissariats, centres d’impôts, préfectures… Plusieurs centaines d’antennes locales de services publics vont devoir afficher des indicateurs de résultats.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 09h42
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
La réforme de l’Etat n’est pas morte, elle bouge encore. Les travaux du comité d’experts action publique 2022 (CAP 22), chargé de dessiner une fonction publique plus efficace et moins coûteuse, avaient semblé s’achever à l’été par un enterrement sans tambour ni trompette.
Mais selon les informations du Monde, un certain nombre d’initiatives devraient rapidement être relancées. D’abord, Matignon est sur le point d’envoyer à chaque ministère un courrier pour détailler les « plans de transformation ministériels », des feuilles de route indiquant pour chacun cinq gros sujets de transformation (simplification, décentralisation…). 
« Il devrait y avoir une officialisation dans les toutes prochaines semaines. Le premier ministre souhaite remettre les choses en perspective », indique-t-on de source proche du dossier.
Manière d’admettre que la communication autour de ce sujet a été confuse. Mi-juillet, après avoir maintes fois reporté la publication de CAP 22, Matignon avait annoncé aux 34 experts que leur travail ne serait pas rendu public – il avait ensuite fuité dans la presse –, mais égrené sous forme de chantiers sectoriels dont plusieurs ont été annoncés durant l’été (éducation, réforme de l’audiovisuel, emploi…). Sans que jamais ne soit réalisé de lien direct avec les objectifs d’ensemble du gouvernement en la matière : baisser la dépense publique de trois points de PIB d’ici à 2022, supprimer 50 000 postes de fonctionnaires d’Etat et réaliser une trentaine de milliards d’euros d’économies. « 70 % des mesures du rapport seront reprises par les ministères, le rapport a vraiment joué son rôle d’aiguillon », assure une source gouvernementale.
Générer une « émulation »
Ainsi, d’ici fin 2018 ou début 2019, plusieurs centaines d’antennes locales de services publics vont voir leur fonctionnement évoluer. Centres d’impôts à destination des particuliers, consulats, caisses de Sécurité sociale, préfectures, commissariats…...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Le nouvel adjoint à la culture de la Mairie de Paris reprend ses fonctions pour présenter la 17 è édition d’un événement qu’il avait créé en 2002 et qui aura lieu le 6 octobre.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                

Christophe Girard se glisse dans l’ambiance « tropicool » de la Nuit Blanche

Le nouvel adjoint à la culture de la Mairie de Paris reprend ses fonctions pour présenter la 17 è édition d’un événement qu’il avait créé en 2002 et qui aura lieu le 6 octobre.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 09h26
    |

            Emmanuelle Jardonnet








                        



   


Ce n’était pas une conférence de presse de crise, organisée après le coup de théâtre du début de semaine marqué par la démission surprise du premier adjoint à la maire de Paris en charge de la culture, Bruno Julliard. Non, la présentation de la 17e Nuit Blanche, qui se déploiera dans la soirée du samedi 6 octobre dans la capitale, était bien programmée ce vendredi 21 septembre au Palais de la découverte en présence de la maire de Paris, Anne Hidalgo, de son adjoint à la culture et du directeur artistique de l’édition, le commissaire et critique d’art Gaël Charbau. Le casting prévu a simplement été l’occasion pour Christophe Girard de faire sa toute première apparition en tant que nouvel adjoint en charge de la culture.
« Il y a cinq jours, je n’avais pas idée que je serais là aujourd’hui », a d’emblée commenté l’élu de 62 ans, jusqu’ici adjoint au maire en charge des ressources humaines, et qui retrouve au pied levé des fonctions qu’il connaît parfaitement, pour avoir lui-même été le prédécesseur de Bruno Julliard sous les mandatures de Bertrand Delanoë, pendant onze années (2001-2012), et même porté l’élaboration de la toute première Nuit Blanche, en 2002.
« Une manifestation savante et populaire »
Malgré ce contexte quelque peu surréaliste, c’est donc avec décontraction qu’il a repris le costume de représentant du grand rendez-vous artistique et nocturne parisien. « Je n’ai aucune responsabilité dans le choix de Gaël Charbau, mais je dois dire que vous avez fait un bon choix », a-t-il déclaré. Sur cette programmation 2018 qu’il n’a pas accompagnée, il a simplement souhaité faire un « commentaire politique ».

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Il s’est ainsi réjoui que cette nouvelle édition d’une « manifestation savante et populaire déclinée dans tant de villes à travers le monde » offre une déambulation sous le signe du « rêve et du lâcher-prise sur la société de consommation ». Il a également insisté sur la nécessité de confier la Nuit Blanche, qui « n’est pas une simple occupation de l’espace public », à un directeur artistique, avec une programmation « exigeante et audacieuse ». « Face aux violences du monde, au racisme, à l’antisémitisme, à une société de consommation violente qui laisse des citoyens un peu perdus », il a souhaité réaffirmer l’importance de la place de « la culture, du savoir et de la construction du sens critique » et le besoin de contrer une « simplification du monde ».
Un côté chaotique revendiqué
Du contenu de cette édition, qui ouvre traditionnellement le grand mois de l’art contemporain à Paris, avec la FIAC dans la foulée, on connaissait déjà les grandes lignes et ses quatre parcours – celui de l’Ile Saint-Louis, entièrement coupée à la circulation, les Invalides et son « Super Kilomètre », qui piétonise le kilomètre reliant ce quartier au Petit Palais, La Villette et la Porte Dorée. Gaël Charbau estime qu’enchaîner ces quatre « constellations », très espacées les unes des autres, sera « faisable, mais très dense ». Il a annoncé un total de 78 projets dans le « In », 50 projets satellites et 50 projets labellisés. Soit 178 projets proposés durant la nuit. « Une fourchette très haute » par rapport aux autres éditions.
Anne Hidalgo a évoqué une édition en écho aux « mouvements » de la capitale : « La Nuit Blanche est un récit de notre ville, de ses habitants, exigeants, indociles, insolents, créatifs, un récit collectif de ce que nous sommes ». Gaël Charbau en a souligné l’ambiance « tropicale », voire « Tropicool », faisant référence à une installation dans la gare de Lyon et à des performances dans certaines rames du métro de la ligne 1, qui se transformeront en serres nomades au cours de la nuit. Ce festival nocturne à travers la ville, dont le directeur artistique revendique le « côté chaotique », se clôturera dans le rocher du zoo de Vincennes, où le metteur en scène Philippe Quesne prépare une surprise sonore. A découvrir dans deux semaines.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Malgré les affaires et les couacs liés au prélèvement à la source, le patron des comptes publics a eu raison des doutes d’Emmanuel Macron.
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Gérald Darmanin, le ministre qui s’est rendu indispensable

Malgré les affaires et les couacs liés au prélèvement à la source, le patron des comptes publics a eu raison des doutes d’Emmanuel Macron.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 12h52
    |

            Benoît Floc'h et 
Audrey Tonnelier








                        



                                


                            

C’est un étang, dans un petit village du Nord. Juste un plan d’eau, sans maison, sur un terrain arboré de deux hectares. Gérald Darmanin s’y rend dès qu’il le peut. Le ministre de l’action et des comptes publics y pêche, chasse lapins et canards, coupe du bois, jardine, dort dans l’herbe, lit et discute avec les paysans des environs. Il y invite des proches, tel Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, ou ses conseillers. « C’est “Koh-Lanta” !, s’amuseson amieMarie Tonnerre, maire de Neuville-en-Ferrain (Nord). Il n’y a rien : on fait un feu, un barbecue et on chante… »
L’étang de Saint-Amand-les-Eaux a le goût de l’enfance pour Gérald Darmanin. Gamin, il y voyait son père ; adulte, il le lui a racheté, ne pouvant se faire à l’idée qu’il soit vendu. Aujourd’hui, c’est là qu’il dit mener « la vie simple » dont il a fait son fonds de commerce politique. A 35 ans,l’ancien « jeune premier » de la droite,devenu l’étoile montante de la Macronie, assure qu’il continue de faire ses courses au supermarché Auchan de Tourcoing – dont il fut maire de 2014 à 2017. Il lui arrive aussi d’aller au Monoprix de Bastille, à Paris, tard le soir, pour acheter de quoi faire la cuisine pour ses amis ou conseillers. « Je n’aime pas les trucs guindés », glisse celui qui regrette de ne pouvoir dîner d’un hachis parmentier ou d’une omelette à Bercy.
Gérald Darmanin : « On n’est pas nombreux au conseil des ministres à pouvoir dire : “Chez moi, ils disent ça.” Il y a Lecornu, Collomb et moi. »
Avec son débit rapide et saccadé, son ton volontiers caustique et son bon sens populaire revendiqué, « la vraie vie » constitue la marque de fabrique Darmanin. Celui qui vient de faire voter en première lecture un projet de loi contre la fraude fiscale et s’apprête à présenter le budget 2019 en conseil des ministres, le 24 septembre, est l’un des rares ministres politiques du gouvernement Philippe. Il ne rate jamais une occasion...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ « Le Monde » a rencontré des Parisiens, au sein du campus de start-up Station F et sur une place populaire du 19e arrondissement, qui se montrent plutôt satisfaits de l’action de leur maire.
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« Hidalgo mène bien sa barque, alors que ce n’était pas facile après Delanoë »

« Le Monde » a rencontré des Parisiens, au sein du campus de start-up Station F et sur une place populaire du 19e arrondissement, qui se montrent plutôt satisfaits de l’action de leur maire.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 08h56
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 15h40
    |

            Sylvia Zappi








                        



                                


                            
Ils ont entendu parler des polémiques successives sur le fiasco des Vélib’, l’arrêt brutal d’Autolib’, ou la fermeture des voies sur berge… Quelques-uns ont appris par la radio la démission de son premier adjoint, Bruno Julliard. Tous ont bien sûr en tête les polémiques sur la politique de la maire de Paris qui ne cessent d’aller crescendo depuis un an. Pourtant, en ce début de semaine calamiteux pour Anne Hidalgo, selon les témoignages recueillis dans deux quartiers de la capitale — l’un au cœur du Paris high-tech du 13e arrondissement, l’autre sur une des places populaires du 19e —, les électeurs ne semblent pas en prendre ombrage.
C’est l’heure de la pause à la Station F, le campus des start-up installé dans la halle Freyssinet, lundi 17 septembre. Sous le passage couvert, quatre trentenaires jouent au baby-foot. Ici, dans les immenses open spaces intitulés « create » ou « share », on discute « stratégie-produit », écouteurs sans fil à l’oreille et carnet à la main. La politique peut paraître lointaine à ces jeunes gens pressés, mais tous ont un avis sur l’actualité du jour.
Antoine T., 26 ans, arrivée dans la capitale à la fin de ses études, loue d’emblée le « courage d’Hidalgo » : « Elle semble avoir des idées fortes. On lui reproche de ne pas faire assez de concertation mais, en même temps, il faut décider. Sur les questions d’environnement, ça passe par des contraintes. » Comme ce fondateur de start-up, la plupart des personnes interrogées prennent la défense de la maire de Paris.
« Elle a rajeuni l’image de maire de Paris »
Très sensibles à la question écologique, ces « serial entrepreneurs » circulent tous en transports en commun ou à vélo. Alors, limiter la place de la voiture, augmenter les pistes cyclables et regagner l’espace public pour les piétons — autant de décisions décriées de l’élue socialiste — leur semblent des mesures évidentes. « Sa...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Les candidats de La République en marche s’échauffent pour l’élection municipale de 2020 dans la capitale, un scrutin-clé pour le chef de l’Etat.
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Comment Macron prépare la bataille de Paris

Les candidats de La République en marche s’échauffent pour l’élection municipale de 2020 dans la capitale, un scrutin-clé pour le chef de l’Etat.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 08h55
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 12h58
    |

            Béatrice Jérôme et 
Virginie Malingre








                        



                                


                            

A l’ombre de la basilique Sainte-Clotilde, au cœur du cossu 7e arrondissement de Paris, Edouard Philippe et Benjamin Griveaux s’affichent d’humeur enjouée, mardi 18 septembre, dans un bistrot prisé de parlementaires, de ministres et de journalistes. Est-ce de savourer une bière artisanale estampillée « La Parisienne » ? Ou d’évoquer les embarras d’Anne Hidalgo ? La veille, la démission surprise de Bruno Julliard, premier adjoint de la maire de Paris, a fait trembler l’Hôtel de ville. Le numéro 2 de la capitale a assorti son départ d’un violent réquisitoire, dans un entretien au Monde, contre la « gestion inefficace et solitaire », l’« opportunisme » et le « déni » face aux critiques de Mme Hidalgo.
Le miniséisme ne peut que réjouir M. Griveaux, qui convoite le fauteuil de maire de la capitale. Quant à M. Philippe, le sort de Paris ne le laisse pas indifférent, au point qu’il n’a pas tordu le cou jusqu’ici à la rumeur à propos de son intérêt pour la ville. Mais les secousses qui ébranlent la mairie sont observées avec attention aussi par Emmanuel Macron. L’ambition du chef de l’Etat de conquérir Paris lors des élections municipales de 2020 est aiguisée par l’affaiblissement de l’exécutif municipal. Même si sa stratégie est encore loin d’être arrêtée.
Après l’étape des européennes, en mai 2019, le scrutin des municipales sera décisif pour le président de la République. « Les municipales seront réussies si elles nous permettent de consolider la recomposition politique dont nous avons besoin pour 2022 », confie Pierre Person, responsable des élections à La République en marche (LRM) et député de Paris. « Elles seront un test grandeur nature sur le thème : le macronisme existe-t-il ?, assure M. Griveaux. Si on n’a pas de relais dans les métropoles, la transformation de la société se fera moins vite et sera plus difficile. La puissance transformatrice passe par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le conglomérat qui avait été choisi pour s’associer à Dassault, et bénéficier d’une partie des « compensations » liées à la vente de trente-six avions, a aussi financé un film de Julie Gayet.
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Contrats de Rafale à l’Inde : François Hollande au cœur de la polémique

Le conglomérat qui avait été choisi pour s’associer à Dassault, et bénéficier d’une partie des « compensations » liées à la vente de trente-six avions, a aussi financé un film de Julie Gayet.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 08h29
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 06h40
   





                        



   


L’ex-président de la République français François Hollande a ravivé, vendredi 22 septembre, la polémique en Inde autour de l’achat de trente-six avions de chasse Rafale en 2016, en déclarant au site d’information Mediapart que la France n’avait « pas eu le choix » du partenaire indien du constructeur Dassault.
Ces propos faisaient dans la soirée la « une » de la presse indienne, et viennent nourrir la controverse déclenchée l’année dernière par le Parti du Congrès, la principale formation d’opposition. Le sujet a gagné en ampleur ces dernières semaines dans le débat politique indien.

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                En Inde, le contrat Rafale tourne au scandale politique



« Compensations »
L’opposition indienne accuse notamment le gouvernement de Narendra Modi d’avoir favorisé le conglomérat privé d’un industriel présumé proche du premier ministre. Le but aurait été de bénéficier d’une partie des « compensations » (ou « offsets ») contractuelles de Dassault, au détriment de l’entreprise publique Hindustan Aeronautics Limited (HAL).
Des responsables indiens et français assurent que l’avionneur français a librement choisi de s’associer à Reliance Group, dirigé par le magnat Anil Ambani. Cette société n’avait pourtant aucune expérience préalable dans l’aéronautique.
« Nous n’avions pas notre mot à dire à ce sujet. (...) Nous avons pris l’interlocuteur qui nous a été donné », a déclaré l’ancien président de la République français (2012-2017) François Hollande à Mediapart. « C’est le gouvernement indien qui a proposé ce groupe de services, et Dassault qui a négocié avec Ambani. »
M. Hollande use notamment de cet argument pour se défendre de tout possible conflit d’intérêts avec Reliance Group, qui a partiellement financé en 2016 un film de sa compagne, Julie Gayet. « C’est pourquoi, par ailleurs, ce groupe n’avait pas à me faire quelque grâce de quoi que ce soit. Je ne pouvais même pas imaginer qu’il y avait un quelconque lien avec un film de Julie Gayet. »
Interrogé par l’Agence France-Presse en marge d’une conférence qu’il donnait vendredi à Montréal, M. Hollande a souligné que le nom de Reliance Group était apparu dans le cadre de la « nouvelle formule » de négociations sur l’achat de Rafale, décidée par le gouvernement Modi après son arrivée au pouvoir.

   


Interrogé pour savoir si l’Inde avait fait pression pour que Reliance Group soit partenaire de Dassault, M. Hollande a répondu qu’il n’était « pas au courant ». « Dassault est seul capable de le dire », a-t-il ajouté, soucieux de ne pas intervenir dans la polémique indienne.
Dassault assume son « choix »
Dans un communiqué vendredi soir, le ministère des affaires étrangères français a rappelé que cet accord portait « sur les seules obligations du gouvernement français de s’assurer de la livraison et de la qualité de cet équipement ». « Le gouvernement français n’est en aucune façon impliqué dans le choix des partenaires industriels indiens qui ont été, sont ou seront sélectionnés par les industriels français », a-t-il ajouté.
Sur Twitter, le ministère de la défense indien a « répété que ni le gouvernement indien ni le gouvernement français n’avaient eu leur mot à dire dans cette décision commerciale ».
« Grâce à François Hollande, nous savons désormais que [Narendra Modi] a personnellement accordé un marché au potentiel de milliards de dollars à un Anil Ambani en faillite », a tweeté le président du Congrès, Rahul Gandhi. « Le premier ministre a trahi l’Inde », a ajouté l’héritier de la célèbre dynastie politique indienne.
Quant à Dassault Aviation, il a expliqué vendredi soir dans un communiqué que le contrat avait été « établi de gouvernement à gouvernement ».
Peu après l’officialisation de l’achat des trente-six Rafale en septembre 2016, Dassault et Reliance Group avaient annoncé la création d’une coentreprise, Dassault Reliance Aerospace. La société française y a investi plus de 100 millions d’euros.
Le partenariat avec le groupe indien Reliance est « le choix de Dassault Aviation », précise encore l’entreprise française. Les deux sociétés ont construit à « Nagpur une usine pour produire des pièces de Falcon et de Rafale », a-t-elle rappelé.
L’Inde développe son arsenal
Les industriels étrangers obtenant des contrats d’armement en Inde doivent contractuellement réinvestir une partie des sommes perçues sur le territoire indien. Dans le cadre du contrat Rafale, ces « compensations » portent sur environ la moitié des quelque huit milliards d’euros payés par le gouvernement indien.
Dassault avait négocié pendant plusieurs années avec HAL dans le cadre d’un appel d’offres pour cent vingt-six avions de chasse, majoritairement assemblés en Inde, mais les tractations n’avaient pas abouti. Peu après l’arrivée au pouvoir du nationaliste hindou Narendra Modi, New Delhi avait annulé cette procédure et préféré acquérir directement trente-six Rafale fabriqués en France.
Le premier ministre Modi veut remettre sur pied une armée indienne insuffisamment équipée, avec un arsenal de plus en plus obsolète face aux défis géopolitiques de l’Asie, notamment à l’affermissement de la puissance chinoise.
Premier importateur mondial d’armements, l’Inde cherche à travers les « compensations » à faire naître une industrie de défense nationale pour réduire à l’avenir sa dépendance envers l’étranger.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Analyse. Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, la mise au point du programme du parti en vue des européennes de 2019 consiste à satisfaire son aile droite tout en retenant son aile gauche, détaille Michel Noblecourt, éditorialiste au « Monde ».
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Le PS et l’Europe, une « rupture » en trompe-l’œil

Analyse. Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, la mise au point du programme du parti en vue des européennes de 2019 consiste à satisfaire son aile droite tout en retenant son aile gauche, détaille Michel Noblecourt, éditorialiste au « Monde ».



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 07h08
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 11h11
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            

Analyse. Depuis des décennies, l’Europe est un sujet de discorde, voire de fracture, au sein du Parti socialiste. En 1973, François Mitterrand, peu de temps après être devenu premier secrétaire du PS, met son mandat en jeu, au congrès de Bagnolet, pour imposer une ligne pro-européenne. En 1983, il opère le « tournant de la rigueur », pour maintenir la France dans le système monétaire européen.
En 1992, ce président de la République qui proclamait que « la France est notre patrie et l’Europe notre avenir » réveille les querelles au sein du PS en faisant adopter par référendum, gagné de justesse, le traité de Maastricht, qui prévoit la mise en place de l’euro. En mars 1996, Lionel Jospin tord le bras de la Gauche socialiste, menée par Jean-Luc Mélenchon, en faisant voter par une convention un projet de « fédération d’Etats-nations ». En 2004, François Hollande organise une consultation interne sur le projet de Constitution européenne. Le oui l’emporte, mais plusieurs ténors du PS, dont Laurent Fabius et Jean-Luc Mélenchon, font campagne pour le non, qui sort victorieux du référendum national de 2005.
A la tête d’un parti en miettes, Olivier Faure a eu recours à une plate-forme participative, nourrie par un millier de contributions de militants, pour élaborer un programme en vue des élections européennes de mai 2019. Pour le premier secrétaire du PS, qui peine à asseoir son autorité, l’exercice consistait à satisfaire son aile droite tout en retenant son aile gauche, animée par Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, tentée de rejoindre les rangs de La France insoumise.
Ce document, qui peut encore être amendé avant d’être soumis au vote des militants, puis ratifié par un conseil national, le 13 octobre, a été adopté, mardi 18 septembre, par le bureau national. Mais sur 73 membres, seuls 38 étaient présents, et il y a eu 8 abstentions, venant de l’aile gauche et de Julien Dray.
17 propositions
Ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud, députés LFI, s’inquiètent dans une tribune au « Monde » du projet d’« Europe de la défense ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                   
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« L’Allemagne vise-t-elle une hégémonie complète en Europe ? »

Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud, députés LFI, s’inquiètent dans une tribune au « Monde » du projet d’« Europe de la défense ».



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 15h23
    |

Bastien Lachaud (Député de Seine-Saint-Denis (La France insoumise)) et Jean-Luc Mélenchon (Député des Bouches-du-Rhône, président du groupe La Fran...







                        



                                


                            
Tribune. L’emprise économique de l’Allemagne sur l’Europe s’affirme. Sa situation sociale est aussi critique que celle de la France, mais son poids dans les échanges commerciaux mondiaux permet à son gouvernement conservateur de parler en maître.

De ce côté-ci du Rhin, les naïfs se sont bercés d’illusions en chantant la fable du « couple franco-allemand. » Face au déclin supposé inéluctable de son influence, la France a fantasmé un partenariat entre égaux fondé notamment sur la répartition des rôles : aux Allemands, la puissance économique, aux Français la puissance diplomatique et militaire. Ce calcul montre à présent ses limites.
Postes importants monopolisés
Au sein des institutions européennes, le déséquilibre est devenu patent. Le fait a été relevé par Jean Quatremer, journaliste bien connu pour son europhilie constante : au fil des ans, tous les postes importants ont été monopolisés par des Allemands, le plus souvent apparentés à la CDU d’Angela Merkel. Les secrétaires généraux du Parlement et du Service européen d’action extérieure sont allemands ; de même que celui de la Commission, Martin Selmayr, nommé en plus en contravention des règles !
Les présidents de la Cour des comptes, de la Banque européenne d’investissement et le directeur général du Mécanisme de stabilité sont allemands. Au Parlement européen, quatre présidents de groupe sur huit sont allemands, dont ceux des deux plus nombreux. Celui du PPE, Manfred Weber, pourrait même devenir président de la Commission… Le problème posé n’est pas qu’ils soient allemands, mais qu’ils le soient tous !

Mais les ambitions allemandes ne s’arrêtent pas là. L’arrivée de Trump à la Maison blanche et la guerre commerciale qu’il a lancée amènent les Allemands à reconsidérer leurs liens avec les Etats-Unis d’Amérique. Le mois dernier, le ministre des affaires étrangères, Heiko Maas, a publié un long texte dans ce sens dans la version en anglais de Handelsblatt,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Affaiblie par la démission de son premier adjoint, Bruno Julliard, Anne Hidalgo veut mettre en avant les enjeux écologiques dans la capitale.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/09/2018
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Anne Hidalgo au « Monde » : « Le sursaut nécessaire, c’est celui de l’urgence climatique »

Affaiblie par la démission de son premier adjoint, Bruno Julliard, Anne Hidalgo veut mettre en avant les enjeux écologiques dans la capitale.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h16
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 17h00
    |

            Stéphane Mandard et 
Béatrice Jérôme








                        



                                


                            

Respirer. C’est le titre de l’ouvrage que publie Anne Hidalgo, mercredi 26 septembre, aux Editions de l’Observatoire. Mais avec la démission, lundi 17 septembre, de son premier adjoint, Bruno Julliard, l’air s’est brusquement raréfié autour de la maire de Paris, à moins de deux ans des prochaines élections municipales. Dans un entretien au Monde, l’élue socialiste estime que « la page est tournée » et défend « une écologie de l’action ».
Dans votre livre, vous faites cet aveu : « Parfois, je me sens seule. » Ce sentiment de solitude est-il renforcé depuis la démission de Bruno Julliard ?
Anne Hidalgo : Je dis que, quand je me sens seule, j’ai la chance de pouvoir me ressourcer auprès des Parisiennes et des Parisiens. Quand je dis que je me sens seule, j’exprime ce sentiment par rapport à une action déterminée pour l’écologie. Peut-être est-ce ce sentiment qu’a éprouvé Nicolas Hulot lorsqu’il a exprimé sa difficulté d’agir quand vous êtes confronté à des lobbys. Car ce que nous avons à faire n’est pas facile : changer radicalement de modèle.
Avec les canicules et les crues inhabituelles qu’on a connues cette année, le changement climatique est tangible. Je ne rencontre pas de Parisiens climatosceptiques ou qui me disent que la pollution de l’air n’est pas un problème. Nous sommes dans l’obligation d’agir. Et, pourtant, nous nous heurtons à des forces qui cherchent à nous ramener à un modèle antérieur ou à retarder la bascule. C’est face à ces résistances que l’on peut se sentir seul, comme l’ancien ministre de la transition écologique et solidaire a pu se sentir seul.
Justement, on aimerait en savoir plus sur ce sentiment de solitude depuis que votre premier adjoint a claqué la porte…
La page est tournée. J’ai dit ce que j’avais à dire. Je n’y reviens pas. La devise de Paris, c’est « fluctuat nec mergitur » [« ballotté par les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Adoptée par l’Assemblée, la réforme sera échelonnée jusqu’en 2023. Les Polynésiens devront travailler deux ans de plus et avoir cotisé pendant trente-huit années.
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La Polynésie française repousse l’âge de départ à la retraite à 62 ans

Adoptée par l’Assemblée, la réforme sera échelonnée jusqu’en 2023. Les Polynésiens devront travailler deux ans de plus et avoir cotisé pendant trente-huit années.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h11
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 12h51
   





                        


Dans un contexte de grève générale, peu suivie par la population, l’Assemblée de la Polynésie française a repoussé à 62 ans (contre 60 ans auparavant) l’âge de départ à la retraite dans la collectivité d’outre-mer, vendredi 21 septembre à Papeete (samedi à Paris). Le texte a été adopté par 39 voix sur 57. Les deux groupes d’opposition ont voté contre, sauf un élu qui s’est abstenu.
Cette réforme sera échelonnée, pour devenir pleinement applicable en 2023. Pour prétendre à une retraite à taux plein, les Polynésiens devront avoir 62 ans et avoir cotisé pendant trente-huit années.
L’appel à la grève lancé par une large intersyndicale contre cette réforme était surtout suivi dans le port de Papeete, où seuls les médicaments et les denrées périssables sortaient des conteneurs. Les autres secteurs sont peu touchés, et moins de trois cents personnes ont manifesté leur opposition devant l’assemblée.
Une mesure du programme d’Edouard Fritch
En mars, en pleine campagne pour les élections territoriales, près de trois mille manifestants avaient crié leur colère contre cette réforme à Papeete. Des grévistes avaient ensuite forcé les portes de l’assemblée.
Depuis, le mouvement a été décrédibilisé par l’élection à l’Assemblée de l’un des principaux dirigeants syndicaux, l’ex-secrétaire général de la CSTP-FO (Confédération des syndicats des travailleurs de Polynésie-Force ouvrière) Angélo Frébault. Il a été élu sur une liste proche de l’ancien président Gaston Flosse et siège dans l’opposition.
Et, surtout, le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, a largement été réélu en avril après s’être engagé à faire de ce texte une priorité. Selon son gouvernement, sans cette réforme les retraites n’auraient plus été financées d’ici un à deux ans. Le gouvernement compte aussi réformer le volet santé de la protection sociale généralisée (PSG), en déficit chronique.

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                Elections Territoriales : Edouard Fritch va rester président de la Polynésie française






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Laurent Hénart, coprésident du Mouvement radical social et libéral, appelle, dans une tribune au « Monde », à dépasser les contingences nationales en vue des élections européennes de mai 2019
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« Oui, l’Europe peut mourir au printemps »

Laurent Hénart, coprésident du Mouvement radical social et libéral, appelle, dans une tribune au « Monde », à dépasser les contingences nationales en vue des élections européennes de mai 2019



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 10h49
    |

Laurent Hénart (Maire de Nancy, coprésident du Mouvement radical social libéral)







                        



                                


                            

Tribune. Voici une dizaine d’années maintenant que les forces populistes ont déclaré la guerre à l’Europe. A la démocratie représentative, aux libertés, à l’ouverture au monde. Portées par la crise de 2008 et la déstabilisation des sociétés occidentales, elles sont arrivées au pouvoir en Pologne, en République tchèque, en Autriche, en Hongrie. La vague déferle, et rien ne semble pouvoir l’arrêter, ni les doutes qui entourent le Brexit, ni le désordre international semé par Donald Trump, ni la dérive de l’Italie, pays frère, nation fondatrice de l’Union, terre pourtant meurtrie par le fascisme il y a à peine trois générations.
Partout, les mêmes anathèmes, la même pensée unique souverainiste. Pas une journée sans amalgames entre les migrants et les réfugiés, les élus et la mafia, la presse et la propagande, l’étranger et le chômage. Entre Bruxelles et les marchés financiers. Pas une année sans que l’on constate un recul de la liberté d’expression et des droits des populations fragiles ou minoritaires.
Quarante ans après la première session du Parlement européen élu au suffrage universel, sous la présidence de Simone Veil, il est de plus en plus évident, pour les Français qui chérissent l’idéal d’une construction continentale humaniste, que les élections de mai seront les plus dramatiques de notre histoire contemporaine. Oui, l’Europe peut mourir au printemps prochain.
Barrer la route au populisme
Imaginons en effet que la France envoie à son tour un signal populiste. Un scénario tout à fait vraisemblable. Après tout, plus de la moitié des suffrages exprimés au premier tour de l’élection présidentielle de 2017 agrégeaient des aspirations extrémistes et populistes, de droite et de gauche.
Avec nos adhérents, avec Sylvia Pinel, le Mouvement radical, social et libéral achèvera ce week-end à Montpellier la préparation de son projet européen. Nous seront présents dans l’élection de mai prochain et nous pouvons, nous aussi,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le mouvement fondé en Allemagne par Sahra Wagenknecht partage avec celui de Jean-Luc Mélenchon un même populisme eurosceptique, explique Eckhard Jesse, professeur de science politique à l’université de Chemnitz, dans une tribune au « Monde ».
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« Aufstehen prend modèle sur La France insoumise »

Le mouvement fondé en Allemagne par Sahra Wagenknecht partage avec celui de Jean-Luc Mélenchon un même populisme eurosceptique, explique Eckhard Jesse, professeur de science politique à l’université de Chemnitz, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 10h40
    |

Eckhard Jesse (Professeur de science politique à l'université de Chemnitz, Allemagne)







                        



                                


                            
Tribune. Le 4 septembre, Sahra Wagenknecht – vice-présidente du parti Die Linke (« la gauche ») – a annoncé officiellement, après y avoir travaillé des mois durant, la fondation d’un nouveau mouvement, Aufstehen (« Debout »). Pour cela, elle n’a pas seulement reçu le soutien de personnalités issues de ses rangs : son initiative a été appuyée par des personnalités du SPD – le Parti social-démocrate allemand – et des Verts (même si on ne compte pas parmi elles de figures de premier plan). Plus de 150 000 personnes ont très vite signé l’appel à fondation d’Aufstehen.
Epaulée par Oskar Lafontaine, son époux, qui, avant de prendre la direction de Die Linke (de 2007 à 2010), avait présidé le SPD (de 1995 à 1999), Sahra Wagenknecht – qui est née en 1969 en RDA et avait adhéré en 1989 au SED, le Parti socialiste unifié d’Allemagne – entend fédérer différents camps de la gauche qui, jusqu’ici, ne sont pas parvenus à s’accorder. Son objectif avoué est de faire souffler un air nouveau, de regagner la confiance de ceux qui ne croient plus en la politique, mais aussi d’exercer une influence à la droite de l’échiquier politique.
« Si ce mouvement est de gauche sur le plan socio-économique, il ne l’est pas sur le plan socioculturel »
Cet appel à fondation, intitulé « Ensemble pour un pays juste et pacifique », débute ainsi : « Les dés sont pipés. Dans notre pays, en Europe et au-delà. Le profit l’emporte sur l’intérêt général, la force sur le droit des peuples, l’argent sur la démocratie, la surconsommation sur une économie soucieuse de l’environnement. Là où ne comptent que les valeurs cotées en Bourse, l’humanité est laissée sur le bas-côté. Nous nous opposons à cela : nous lutterons pour la justice et la cohésion sociale, pour la paix et le désarmement, pour la préservation de notre environnement naturel. » Cet appel à fondation n’est pas présenté comme un programme politique parachevé. Celui-ci reste en effet à concevoir avec ceux qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le ministre des affaires étrangères explique sa volonté de « restaurer un multilatéralisme efficace » face aux « acteurs de sa déconstruction ».
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Jean-Yves Le Drian au « Monde » : « La Russie ne doit pas s’ingérer dans nos affaires »

Le ministre des affaires étrangères explique sa volonté de « restaurer un multilatéralisme efficace » face aux « acteurs de sa déconstruction ».



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 20h08
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 06h38
    |

            Nathalie Guibert, 
Alain Salles et 
Marc Semo








                        



                                


                            

Quatre-vingt-quinze chefs d’Etat et de gouvernement, dont le président Emmanuel Macron, participeront du 23 au 29 septembre à l’Assemblée générale de l’ONU, à New York. Le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui y sera aussi, en évoque les grands enjeux.
Il y a un an, le président Macron s’affirmait à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU comme le héraut d’un « multilatéralisme fort » face à Donald Trump. A-t-il pu faire bouger les lignes ?
Jean-Yves Le Drian : Indéniablement. La diplomatie vit une crise, et ce constat est toujours plus évident depuis un an. Un principe de base qui est de respecter sa parole et sa signature est ouvertement remis en cause. Un second principe, qui est de s’accorder sur les faits pour arriver à trouver un compromis, n’est plus respecté parce que les faits sont manipulés, niés, refusés. S’il n’y a plus de vérité commune, partagée, comment dialoguer ? En outre les acteurs de la déconstruction du multilatéralisme intensifient leurs attaques méthodiques.
Il nous faut donc agir pour restaurer un multilatéralisme efficace. Afin de sauver l’essentiel du système mis en place après la seconde guerre mondiale, il est nécessaire d’en réformer les outils majeurs à notre disposition, notamment les Nations unies ou l’Organisation mondiale du commerce. Des forums nouveaux comme celui de Paris sur la paix, qui se tiendra le 11 novembre, ou le sommet One Planet sur le climat, à l’initiative du président de la République, sont des innovations qui renouvellent le multilatéralisme.
La mise en place du G5 Sahel avec le soutien de la France et de ses partenaires internationaux est un exemple de ce que nous pouvons faire pour que le multilatéralisme retrouve de la vigueur. La France doit être une force d’initiative, en travaillant avec ce que j’appelle « des puissances de bonne volonté » qui, comme elle, sont arrimées aux enjeux démocratiques, au droit,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ L’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy présidait cette chaîne thématique du groupe TF1 depuis 2007.
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Patrick Buisson quitte la chaîne Histoire

L’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy présidait cette chaîne thématique du groupe TF1 depuis 2007.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 19h07
   





                        



   


L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, a démissionné de la chaîne Histoire, qu’il présidait depuis 2007, a indiqué le groupe TF1 vendredi 21 septembre. Les raisons de son départ n’ont pas été précisées. « Patrick Buisson a largement contribué au développement et au succès de la chaîne Histoire au cours de ces onze dernières années », note le communiqué de TF1. La chaîne Histoire attirait 2,6 millions de téléspectateurs par mois en moyenne au premier semestre 2017 (+ 9 % en un an).
Venu de l’extrême droite, l’ancien patron de Minute s’était fait connaître pour son influence sur Nicolas Sarkozy, qui avait emprunté de nombreux thèmes au Front national durant son mandat et sa campagne perdue contre François Hollande.
Plusieurs mises en examen
L’ancien conseiller de l’ombre était tombé en disgrâce en 2014 après la révélation de ses enregistrements clandestins à l’insu du président de la République. Mais depuis plusieurs mois, c’est à Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, qu’il rend des visites vespérales.

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          « Patrick Buisson, le mauvais génie », l’itinéraire d’une ascension calculée



Il est mis en examen pour recel de favoritisme dans l’affaire dite des « sondages de l’Elysée », soupçonné d’avoir profité de sa position pour réaliser d’importants bénéfices sur des sondages qu’il commandait au nom de sa société, Publifact, et qu’il revendait à l’Élysée durant le quinquennat Sarkozy (2007-2012).
Patrick Buisson, également mis en examen pour détournement de fonds publics, avait notamment signé une convention en 2007, qui octroyait à Publifact « l’exécution de sondages » à sa liberté d’appréciation et avec les instituts de son choix.

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                L’imprimeur de Nicolas Sarkozy






                            


                        

                        

