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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Après le succès d’« Antigone » au Festival d’Avignon, le metteur en scène japonais sublime la force poétique et le souffle du verbe de la Camerounaise Léonora Miano.
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Critique

A La Colline, Miyagi offre une cérémonie aux âmes errantes des victimes de l’esclavage

Après le succès d’« Antigone » au Festival d’Avignon, le metteur en scène japonais sublime la force poétique et le souffle du verbe de la Camerounaise Léonora Miano.

Par                                            Séverine Kodjo-Grandvaux




LE MONDE
              datetime="2018-09-23T18:30:24+02:00"

        Le 23.09.2018 à 18h30






    
La mise en scène de « Révélation », de Léonora Miano, par Satoshi Miyagi, au Théâtre national de La Colline, à Paris.
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Faisant ses adieux à l’été, le temps s’est suspendu à Paris au-dessus de la colline du Mont-Louis, dans la soirée du 20 septembre. A quelques pas du cimetière du Père-Lachaise se jouait une partition « entre ciel et terre. Entre nuit et jour. Tout près de la blanche vallée des Ombres », où errent les « âmes réprouvées », celles qui ont commis l’irréparable, complices de l’un des plus abominables crimes contre l’humanité : la déportation vers les Amériques de ceux qui ont été réduits en esclavage. Une partition où les « âmes en peine » des victimes de ce cataclysme, qui s’abattit sur le berceau de l’humanité pendant plus de quatre siècles, appellent les « âmes à naître » à intercéder en leur faveur auprès d’Inyi, divinité première.

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Elles ne réclament pas justice, mais elles demandent à connaître, que leur soient « révélées » les raisons qui ont poussé certains à vendre les leurs aux « étrangers venus par les eaux ». Les âmes à naître s’appellent Mayibuye – terme popularisé lors de la lutte contre l’apartheid par les militants de l’ANC, en Afrique du Sud, et qui signifie « que cela revienne ». Elles ont vocation, après s’être incarnées, à revenir se régénérer dans les eaux de l’océan primordial Mangamba, avant de retourner sur Terre. Mais, « voyant le chaos qui les attend là-bas dans le Pays », elles refusent d’accomplir leur devoir. Les forces qui ne doivent pas se croiser se rencontrent et risquent de provoquer la disparition de l’univers.
A travers cette tragédie abordant l’immuable et universelle question de nos choix et de nos actes, Léonora Miano aborde dans Révélation, premier temps de sa trilogie Red in Blue parue en 2015, la participation de certains Africains à la « traite négrière ». Termes que la native de Douala récuse. La dénomination « Afrique » est une création européenne et les Africains eux-mêmes ne se qualifiaient pas comme tels et ne se reconnaissaient pas comme Noirs au moment où ils étaient jetés dans les cales des bateaux de mort.
Humanité perdue
Grâce à l’entremise de Wajdi Mouawad, directeur du Théâtre national de La Colline où la pièce est créée jusqu’au 20 octobre, le souhait de l’écrivaine – lauréate, entre autres, du prix Goncourt des lycéens 2006 pour Contours du jour qui vient (Plon) et du prix Femina 2013 pour La Saison de l’ombre (Grasset) – est exaucé : Satoshi Miyagi signe une mise en scène éblouissante qui sublime la force poétique et le souffle du verbe de Léonora Miano. La puissance de l’esthétique du Japonais rencontre l’ampleur du mythe qu’a construit la Camerounaise.

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« La première chose qui m’a frappé, expliquait en mai Satoshi Miyagi, c’est à quel point la vision de la mort – ou ce qu’on pourrait appeler “le monde après la mort” – dans cette pièce est extrêmement proche de l’image que se font en général les Japonais de l’au-delà, ou plutôt de ce que devient l’âme après la mort. Pour eux, qui en ont toujours fait le sujet de leurs récits, les âmes des victimes de mort violente ou injuste ne peuvent rejoindre le paradis et restent bloquées dans notre monde où elles “flottent” jusqu’à ce qu’elles soient soulagées de leur rancœur, de leur ressentiment ou de leur peine. » 

    
Pour sa mise en scène de « Révélation », de Léonora Miano, Satoshi Miyagi dessine une chorégraphie savante sur une musique tout en puissance et en délicatesse, tambours et clochettes.
Crédits : 


Miyagi démultiplie les voix et les personnages. Tout comme Miano, il se joue des assignations, des genres et des « races ». Celui qui faisait en 2017 l’ouverture du 71e Festival d’Avignon avec une incroyable Antigone, dans la Cour d’honneur du Palais des papes, dessine une chorégraphie savante sur une musique tout en puissance et en délicatesse, tambours et clochettes. Il rend ainsi hommage et offre une cérémonie à la « légion d’Ubuntu », allégorie de cette humanité perdue, de ces hommes et ces femmes morts les fers aux pieds, dont on a effacé de nos souvenirs les noms et les visages, corps avilis à qui l’on a refusé toute dignité et sépulture, et dont on n’a toujours pas honoré la mémoire. Par la musique, Satoshi Miyagi souhaite, explique-t-il « que les comédiens s’adressent aux âmes des morts ».

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Le tout est magnifié par un jeu d’acteurs remarquable et des costumes à l’opposé d’un imaginaire « africain ». L’esthétique japonaise, en décentrant la lecture de cette pièce, extrait le récit de la traite et de l’esclavage de la confrontation entre Occident et Afrique, entre Blancs et Noirs, et nous plonge au sein d’une terrible et inhumaine histoire humaine. Elle nous oblige à nous confronter à ce qu’il peut y avoir de plus vil en nous, à nos erreurs et à nos égarements, à nos tromperies et à nos bassesses. Car il n’y a pas pire que celui qui refuse de regarder son passé en face et d’affronter son Histoire.
« Révélation – Red in Blue trilogie », de Léonora Miano, en japonais surtitré. Mise en scène : Satoshi Miyagi. Jusqu’au 20 octobre au Théâtre national de la Colline, 15 rue Malte-Brun, Paris 20e, 01-44-62-52-52.
Rencontre avec Léonora Miano et Satoshi Miyagi, le 3 octobre à 18 h 30 à la médiathèque Marguerite-Duras, 115 rue de Bagnolet, Paris 20e. Entrée libre sur réservation : 01-44-62-52-00.
Red in Blue trilogie, de Léonora Miano, L’Arche, 2015, 176 pages, 15 euros.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Cette estimation a été partagée par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme dimanche 23 septembre, qui estime que le conflit a fait plus 360 000 morts au total depuis 2011.
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En Syrie, les bombardements de la coalition ont tué plus de 3 300 civils

Cette estimation a été partagée par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme dimanche 23 septembre, qui estime que le conflit a fait plus 360 000 morts au total depuis 2011.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 17h49
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23.09.2018 à 18h23
   





                        



   


Les raids de la coalition menée par les Etats-Unis contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie depuis 2014 ont fait plus de 3 300 victimes civiles, selon les estimations de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) communiquées dimanche 23 septembre. Ces frappes ont débuté en août 2014 en Irak, avant de s’étendre le mois suivant au territoire syrien, à une époque où l’organisation jihadiste avait conquis de vastes territoires à cheval entre les deux pays.
Dans le détail, l’OSDH estime que les raids de la coalition ont entraîné la mort de 3 331 civils, dont « 826 enfants et 615 femmes », a indiqué Rami Abdel Rahmane.
Pour déterminer l’origine des frappes, l’Observatoire, qui dispose d’un vaste réseau de sources dans le pays en guerre, s’appuie aussi sur l’étude des plans de vols, ainsi que sur les avions et les munitions utilisés.
Un rapport d’Human Rights Watch publié en 2017 avait déjà pointé la responsabilité de la coalition dans des morts civiles. Ce dossier, intitulé « Toutes les précautions possibles ? : Les frappes aériennes de la coalition contre l’EI en Syrie font des victimes parmi les civils », estimation que les forces de la coalition devraient « réexaminer très soigneusement les renseignements qu’elles utilisent pour identifier leurs cibles ».

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Plus de 360 000 morts en Syrie depuis 2011
La coalition internationale affirme de son côté prendre toutes les précautions possibles pour éviter les pertes civiles. Dans son dernier rapport, publié en août, elle établit à 1 061 le nombre de pertes civiles liées à ses opérations en Syrie et en Irak, en date du 30 juillet. Ses raids ont par ailleurs baissé d’intensité depuis la perte par les jihadistes de l’écrasante majorité de leurs territoires.
La coalition précise également que 216 dossiers relatifs à la mort de civils sont encore à l’étude, dont certains remontent à l’année 2014. Sollicité par l’AFP, le porte-parole de la coalition n’a pu être joint dans l’immédiat.
Plus de 360 000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début du conflit en 2011. Les civils représentent près du tiers de ces pertes humaines, selon l’OSDH.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Personnage-clé du triumvirat à la tête de la République socialiste du Vietnam, le chef de l’Etat est mort vendredi, à Hanoï, à 61 ans.
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La mort de Tran Dai Quang, président du Vietnam

Personnage-clé du triumvirat à la tête de la République socialiste du Vietnam, le chef de l’Etat est mort vendredi, à Hanoï, à 61 ans.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 16h56
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            Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



                                


                            

Le décès soudain du président vietnamien Tran Dai Quang, mort vendredi 21 septembre à Hanoï à l’âge de 61 ans, va créer un certain vide politique au sommet du régime communiste. Selon des sources médicales citées dans la presse officielle, la mort du chef de l’Etat est attribuée à « une rare maladie virale ».
Le poste de président de la République a beau être une fonction relativement honorifique, Quang était un personnage-clé du triumvirat à la tête de la République socialiste du Vietnam. Aux côtés du premier ministre et du secrétaire général du Parti communiste vietnamien (PCV), ce dernier poste concentrant le maximum de pouvoir.
Ex-ministre de la sécurité publique
Tran Dai Quang, qui était né le 12 octobre 1956 dans la province de Ninh Binh (sud de Hanoï), aura passé l’essentiel de sa carrière dans l’appareil sécuritaire : avant d’être promu au poste de chef de l’Etat à l’issue du dernier congrès du PCV, en 2016, il occupait les fonctions de ministre de la sécurité publique, un ministère qui coiffe aussi bien la police en uniforme que les agences de renseignements intérieurs, la police politique.
Considéré comme un faucon dans un système qui n’en manque pas, le président disparu restera dans les mémoires comme celui qui a permis à son ancien ministère de jouir « de pouvoirs sans précédents » au sein du bureau politique, comme vient de l’affirmer l’ONG de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW).

Le court passage à la tête de l’Etat de ce hiérarque aura en effet été marqué par le raidissement constant du régime à l’égard des dissidents ou des critiques de l’Etat-parti. Selon HRW, 130 personnes sont actuellement détenues au Vietnam pour des raisons politiques, dont 40 arrêtées pour la seule année 2018.
Si l’on en croit le site en ligne Asia Times, le défunt président était néanmoins perçu ces derniers mois comme un adversaire décidé du puissant secrétaire du parti, Nguyen...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Le président de Debout la France a annoncé dimanche 23 septembre qu’il comptait mener campagne pour « faire barrage à Emmanuel Macron ».
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Nicolas Dupont-Aignan conduira sa propre liste « d’union » pour les élections européennes

Le président de Debout la France a annoncé dimanche 23 septembre qu’il comptait mener campagne pour « faire barrage à Emmanuel Macron ».



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 16h49
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23.09.2018 à 17h03
   





                        


Nicolas Dupont-Aignan va mener sa propre liste pour les élections européennes de 2019. Le président de Debout la France (DLF) a annoncé dimanche 23 septembre lors d’un congrès de son mouvement au Cirque d’hiver, à Paris, qu’il se lancerait seul pour « faire barrage à Emmanuel Macron ». Il a également lancé un « appel solennel » aux membres et électeurs des Républicains (LR) comme à ceux du Rassemblement national (RN, ex-FN).
En mai, la présidente du RN, Marine Le Pen, avait proposé une liste commune à Nicolas Dupont-Aignan, qui s’était allié avec dans l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2017. Mais le président de DLF a préféré se lancer seul pour « faire barrage à Emmanuel Macron ».
Un « grand mouvement de résistance française »
« Notre liste est l’occasion magnifique de rassembler tous les patriotes et républicains d’où qu’ils viennent qui ont compris qu’il fallait changer d’Europe », a déclaré Nicolas Dupont-Aignan. Partisan d’une union des droites, l’ancien candidat à l’élection présidentielle a déclaré :
« J’ouvre grands les bras, aux membres, sympathisants, électeurs du mouvement des Républicains comme du Rassemblement national qui partagent nos convictions et veulent participer à ce grand mouvement de résistance française. »
Le dirigeant politique a également promis des « ralliements qui bouleverseront la vie politique française ».
Outre Florian Philippot (Les Patriotes), Nicolas Dupont-Aignan est, à droite, le premier leader à se déclarer pour ces européennes alors que Marine Le Pen comme Laurent Wauquiez (LR) ont annoncé qu’ils n’entendaient pas conduire eux-mêmes la liste de leurs partis.
« Rien politiquement ne nous sépare » avec Nicolas Dupont-Aignan, a déclaré dimanche Marine Le Pen, évoquant une « aventure personnelle ». « Il est libre. Ce n’est pas très grave, on se retrouvera au Parlement européen », a-t-elle ajouté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ C’est le deuxième canton suisse à se doter d’une telle loi. Les Suisses se prononceront de nouveau sur le sujet à l’occasion d’un référendum national.
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En Suisse, le canton de Saint-Gall interdit la burqa

C’est le deuxième canton suisse à se doter d’une telle loi. Les Suisses se prononceront de nouveau sur le sujet à l’occasion d’un référendum national.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 13h20
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Le canton suisse de Saint-Gall s’est prononcé, dimanche 23 septembre, par référendum sur l’« interdiction de la burqa » dans l’espace public, avant que tous les électeurs ne soient amenés à le faire, probablement l’an prochain, au niveau national. Près de 67% des électeurs ont donné leur aval au texte, mais la participation était de 36%.
La loi dispose :
« Toute personne qui se rend non reconnaissable en dissimulant son visage dans l’espace public et met ainsi en danger la sécurité publique ou la paix sociale et religieuse sera punie d’une amende. »
Saint-Gall est le deuxième canton suisse à se doter d’une loi antiburqa, après le Tessin, qui interdit depuis juillet 2016, de se voiler le visage dans les lieux publics.
Cette loi avait déjà été au Parlement régional avec le soutien de la droite populiste et du centre, mais les Verts et la Jeunesse socialiste en avaient bloqué l’application en prenant l’initiative de ce référendum. Le gouvernement local, qui était opposé à la mesure, va désormais devoir la mettre en application.
Application floue
Pour Fredy Fässler, un socialiste chargé de la sécurité et de la justice dans ce canton, le flou du texte pose problème. Quand une femme portant la burqa représente-t-elle un danger ? En outre, expliquait-il dans le quotidien Le Temps, les détracteurs de la loi « redoutent des sanctions imprévisibles et arbitraires ».
Le conseil central islamique, principale organisation musulmane de Suisse, a recommandé aux femmes qui portent le voile de continuer à le faire. Il a dit qu’il surveillerait étroitement l’application de l’interdiction et engagera des actions en justice si cela est nécessaire.
Il n’existe pas de législation qui règle la question pour l’ensemble du territoire suisse, le gouvernement considérant qu’elle est du ressort des cantons. Les Suisses se prononceront pourtant sur le sujet à l’occasion d’un référendum national, vraisemblablement en 2019, car un groupe de citoyens a réussi à collecter dans le délai imparti les 100 000 signatures nécessaires à l’organisation d’un vote populaire.
Les Suisses dans leur ensemble ont rejeté deux initiatives populaires issues des milieux écologistes et agricoles :
la première concernait la mise en place de normes sociales et écologiques applicables en Suisse aux produits importés, sous peine d’interdiction ou de droits de douane ;la deuxième prévoyait la transformation du moratoire sur les OGM – instauré en 2005 par référendum et prolongé trois fois par le Parlement jusqu’en 2021 – en interdiction définitive.
Ils ont revanche soutenu une proposition qui vise à ajouter dans la Constitution un article qui donne aux autorités fédérales plus de pouvoir pour développer un réseau de pistes cyclables dans le pays.

        Les résultats :
         

          Burqa, OGM, vélo… les référendums du jour en Suisse






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Huit pays européens, dont la France, ont demandé à Israël de ne pas démolir ce hameau, estimant que sa destruction permettrait d’étendre les colonies israéliennes et de couper en deux la Cisjordanie.
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Israël exige que les Bédouins de Khan Al-Ahmar détruisent leurs maisons d’ici à octobre

Huit pays européens, dont la France, ont demandé à Israël de ne pas démolir ce hameau, estimant que sa destruction permettrait d’étendre les colonies israéliennes et de couper en deux la Cisjordanie.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 13h10
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Israël a demandé dimanche 23 septembre aux habitants d’un village bédouin de Cisjordanie, érigé par ses défenseurs en symbole de la lutte contre la colonisation israélienne, de démolir eux-mêmes « toutes les structures du site » d’ici au 1er octobre.
Après des années de bataille judiciaire, la Cour suprême israélienne a donné au début de septembre son accord à la démolition de Khan Al-Ahmar, village de tôle et de toile où vivent environ 200 Bédouins à l’est de Jérusalem, coincé entre deux colonies israéliennes.
Décision de la Cour suprême
Ce village bédouin palestinien est devenu emblématique du sort de ces communautés confrontées à l’occupation et la colonisation de la Cisjordanie.
« En application de la décision de la Cour suprême, les habitants de Khan Al-Ahmar ont reçu dimanche l’ordre de détruire toutes les structures du site avant le 1er octobre », a précisé un communiqué du Cogat, l’organisme israélien chargé des affaires civiles dans les territoires palestiniens occupés.
L’Etat israélien s’est engagé à laisser les habitants du village démolir eux-mêmes leur hameau, mais le communiqué ne précise pas quelles mesures seront prises si les habitants refusent.
« Personne ne partira, il faudra nous expulser par la force ! », a affirmé à l’Agence France-Presse Eid Abou Khamis, un porte-parole du village contacté par téléphone. Si Khan Al-Ahmar est démoli, « ce sera uniquement par la force », a-t-il ajouté.

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                « Nous avons de sérieuses chances de sauver la communauté palestinienne de Khan Al-Ahmar »



Colonisation de la Cisjordanie
Huit pays européens, dont la France, ont réclamé jeudi à Israël de ne pas démolir ce hameau, estimant que sa destruction permettrait d’étendre les colonies israéliennes et de couper en deux la Cisjordanie, rendant encore plus compliquée l’éventuelle création d’un Etat palestinien sur le territoire. Les pays arabes à l’Organisation des Nations unies ont souligné par la suite qu’ils approuvaient et soutenaient la prise de position des huit pays européens.
Israël occupe depuis près de cinquante ans la Cisjordanie où plusieurs communautés de Bédouins se sont installées à l’est de Jérusalem.
Entre la Cisjordanie et Jérusalem-Est, plus de 600 000 colons israéliens coexistent, de manière souvent conflictuelle, avec près de trois millions de Palestiniens. Les colonies rognent peu à peu les territoires sur lesquels les Palestiniens souhaitent créer leur Etat.

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                L’avenir incertain de la communauté bédouine de Khan Al-Ahmar







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Le navire a passé la nuit à sauver 47 personnes, dont 17 mineurs, au large de la Libye et ne sait toujours pas où il pourra débarquer.
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A bord de l’« Aquarius », un accrochage sévère avec les gardes-côtes libyens

Le navire a passé la nuit à sauver 47 personnes, dont 17 mineurs, au large de la Libye et ne sait toujours pas où il pourra débarquer.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 13h08
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23.09.2018 à 17h04
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            Julia Pascual








                        



   


La sensation que les choses auraient pu dégénérer. Et qu’en tout cas, elles ont été là où l’absurdité de la situation devait inexorablement les mener : un face-à-face en pleine mer entre un bateau humanitaire et des gardes-côtes libyens et, au milieu de ce duel, près de cinquante enfants, femmes et hommes, en majorité des Libyens, surpris en pleine nuit dans leur tentative de fuir un pays pour gagner l’Europe à bord d’un petit bateau de bois. Pendant plusieurs heures, avant le lever du jour, dimanche 23 septembre, on s’est disputé des rescapés en Méditerranée centrale.
Vers 1 heure du matin, l’Aquarius, navire affrété par les organisations non gouvernementales SOS-Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), et seul bateau humanitaire qui patrouille au large de la Libye, est informé de la présence en mer d’un bateau qui commence à prendre l’eau, avec à son bord plusieurs dizaines de personnes. Le signalement provient de l’association Alarm Phone, qui propose une assistance téléphonique pour les personnes en situation de détresse en mer. L’Aquarius prévient les autorités maritimes libyennes, compétentes sur la zone pour coordonner les opérations de sauvetage, et entreprend de se rapprocher de la localisation de l’embarcation signalée.
Dehors, il fait nuit. La lune est presque pleine. Il est près de 3 heures du matin et les sauveteurs de SOS-Méditerranée cherchent à la jumelle une trace du bateau. Ils sont rejoints dans cette entreprise par une vedette des garde-côtes libyens, qu’on devine au loin grâce à un point rouge et vert clignotant. « Si vous apercevez les migrants, dites-le nous », demandent les Libyens par radio. Vers 5 heures, l’Aquarius aperçoit une trace sur son radar et, peu de temps après, arrive à détailler la silhouette d’une embarcation. Deux canots pneumatiques semi-rigides sont mis à l’eau et les Libyens sont prévenus qu’ils partent en reconnaissance.
Danger imminent
« Si on nous demande de rester éloignés d’une embarcation en détresse ou de retarder une opération alors que nous avons des raisons de croire qu’un danger est imminent (…) nous porterons secours à ces personnes sans délai », avaient prévenu SOS-Méditerranée et MSF dans un communiqué cet été. Plus de 1 700 personnes sont déjà mortes en Méditerranée centrale depuis le début de l’année.
Voyant que le bateau est surchargé et constatant la présence de nombreux enfants à bord, les humanitaires distribuent des gilets de sauvetage et commencent à transférer des personnes sur leurs canots pneumatiques. Les garde-côtes libyens sont furieux.

   


Les ingrédients du conflit sont jetés sur l’eau comme le sel sur une plaie ouverte. D’un côté, des humanitaires qui considèrent qu’il est de leur devoir de sécuriser au plus vite des personnes en détresse. De l’autre, des gardes-côtes à qui l’on demande de freiner les départs de migrants, à grand renfort de deniers européens. Depuis des mois, la montée en puissance des gardes-côtes libyens prépare ce goulot d’étranglement parfait. Alors que l’Europe se déchire sur l’accueil des migrants et que l’Italie a décidé de fermer ses ports, ils sont devenus les premiers acteurs en nombre d’interceptions de migrants en Méditerranée centrale.
La reconnaissance par l’Organisation maritime internationale, en juin, de leur compétence en matière de coordination des secours dans les eaux internationales au large de la Libye, en fait des interlocuteurs désormais incontournables pour quiconque voudrait agir ici. Alors même que le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) des Nations unies considère que le pays n’est pas un lieu sûr pour débarquer des personnes secourues en raison des « graves maltraitances » qu’elles y risquent. En outre, depuis plusieurs semaines, la capitale, Tripoli, est en proie à des affrontements armés entre milices et groupes armés, qui ont déjà fait plus de cent morts. Dimanche, ce sont majoritairement des Libyens fuyant leur pays qui se trouvaient à bord du petit bateau de bois.
Accrochage avec les gardes-côtes libyens
« Quittez la zone, nous nous rapprochons de vous ! », hurlent dans la radio les garde-côtes libyens. « Nous avons commencé à transférer sur nos canots de sauvetage des femmes et des enfants », répond l’Aquarius. Il est aux alentours de 6 heures du matin et la tension monte d’un cran sur la passerelle du bateau. Le capitaine, un grand Russe extirpé de son sommeil, commence à montrer des signes d’inquiétude. Il fait les cent pas et souffle bruyamment, dans la pièce exiguë où se sont réunies une poignée de personnes. Il demande aux humanitaires de ne pas évacuer les personnes secourues et gèle la situation tant qu’elle n’est pas « clarifiée ». Sur le canal radio, les échanges sont confus pendant encore un long moment.

   


« Vous connaissez Tripoli ? Vous voulez venir faire une petite visite à Tripoli ? », lance, sur un ton mi-ironique, mi-menaçant, un homme, à l’attention de l’Aquarius. « Peut-on évacuer les femmes et les enfants sur l’Aquarius ? », s’entête à demander poliment le responsable des opérations de sauvetage de SOS-Méditerranée, Nick Romaniuk. « Vous ne respectez pas nos instructions ! Nous vous avons dit de ne pas intervenir. Et de ne pas vous approcher. Vous allez avoir des gros problèmes. Vous encouragez les migrants à aller en Europe, répètent, sur la radio, les gardes-côtes. On ne veut plus coopérer avec vous parce que vous nous désobéissez. Maintenant, nous allons nous approcher et vous dire quoi faire. »
Il fait jour à présent. La navette des garde-côtes s’approche des deux canots de sauvetage de l’Aquarius et du bateau de bois sur lequel des dizaines de personnes attendent encore de connaître leur sort. « On vous laisse la situation, annoncent finalement les Libyens. Vous avez perturbé et interrompu nos opérations. Vous quitterez la zone immédiatement après. » 
Dernière opération de l’« Aquarius » ?
Les 47 personnes – dont 17 mineurs et autant de femmes – peuvent être évacuées à bord du navire humanitaire. Leurs visages sont pâles mais soulagés. Il est 8 heures et l’Aquarius met cap vers le nord, s’éloignant à grande vitesse de la Libye.
Le navire a « gagné » la partie mais cette victoire annonce sûrement une défaite plus grande. « Tu as de la chance, tu as assisté à la dernière opération de ce navire », nous a fait remarquer, mi-amer mi-ironique, un membre de l’équipage. Dimanche, la cohabitation précaire qui existait entre les humanitaires et les autorités libyennes a volé en éclats. Déjà, la veille, l’Aquarius avait appris qu’il allait perdre pour la deuxième fois en un mois son pavillon. Après Gibraltar, le Panama, sous la pression de l’Italie, a décidé de révoquer son immatriculation, après que le bateau a porté secours jeudi à onze hommes en mer, et refusé de les remettre à la Libye.
Désormais, il vogue avec 58 migrants à bord, sans destination. A ce stade, aucun port européen n’a manifesté son souhait de l’accueillir. En ce dimanche, la Méditerranée centrale avait des airs de Far West triste, peuplé d’indésirables.

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                Sur l’« Aquarius » : « Maintenant, mon futur est entre vos mains »



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            data-slide-description="L’embarcation repérée par l’« Aquarius«  le 20 septembre. Nick Romaniuk, responsable des opérations de recherches et de secours pour SOS Méditerranée, raconte : « Nous avons vu qu’ils étaient en train d’écoper le bateau. Ils avaient des gilets de sauvetage, mais ce sont des modèles de mauvaise confection, qui se remplissent d’eau, donc c’est dangereux. »"
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Jérémie Demange est le sauveteur de SOS Mediterranée qui a ciblé la petite barque en détresse le 20 septembre vers 7h « Au début, tu vois une tâche blanche qui bouge sur la vague et, très vite, tu vois que ça ressemble à une embarcation »."
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            data-slide-description="Les chaussures trempées des onze rescapès sèchent sur le pont principal de l'Aquarius, le 20 septembre."
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            data-slide-description="Un membre de Médecins sans frontières leur donne quelques explications sommaires, tandis qu’ils essayent de rallumer leur téléphone emballé dans plusieurs couches de plastique. Un sac est distribué à chacun d’entre eux, avec du linge propre, de l’eau, une serviette…"
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            data-slide-description="Sur le pont, le reste de l’équipage se tient prêt à accueillir les personnes secourues. La manœuvre est bien huilée. Un à un, les hommes sont montés à bord et installés sur le pont arrière du bateau."
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            data-slide-description="A bord de l’« Aquarius », après le sauvetage des onze personnes, dont un mineur, qui se trouvaient à bord de la petite embarcation."
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            data-slide-description=""Mon futur est entre vos mains" avoue Ch. Amraiz. Après avoir passé huit heures sur la mer pour parcourir 28 milles nautiques, cet homme de 38 ans d'origine pakistanaise s'est fait secourir par l'équipage de l'Aquarius. Le 20 septembre."
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            data-slide-description="Rocco Aiello, sauveteur pour SOS Méditerranée, après l’opération."
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            data-slide-description="Le sauvetage a eu lieu à envrion 28 milles nautiques, face à la ville libyenne d’Abou Kammach."
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            data-slide-description="La barque dont ils ont été évacués flotte à présent à vide. L’équipe de SOS Méditerranée démonte le moteur et disperse ses pièces à l’eau. La coque est marquée à la peinture noire : « SAR AQU 20/09/2018 », afin que chacun sache que les personnes à bord ont été secourues par l’« Aquarius », à plus de 120 milles marins (environ 222 km) du rivage européen le plus proche, l’île italienne de Lampedusa."
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L’embarcation repérée par l’« Aquarius«  le 20 septembre. Nick Romaniuk, responsable des opérations de recherches et de secours pour SOS Méditerranée, raconte : « Nous avons vu qu’ils étaient en train d’écoper le bateau. Ils avaient des gilets de sauvetage, mais ce sont des modèles de mauvaise confection, qui se remplissent d’eau, donc c’est dangereux. »

Samuel Gratacap pour Le Monde
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Le pape François poursuit son voyage de quatre jours en Europe de l’Est. Il a appelé dimanche les nouvelles générations à ne pas céder aux « chants des sirènes » de l’antisémitisme.
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En Lithuanie, le pape François met en garde contre les « identités de sang pur »

Le pape François poursuit son voyage de quatre jours en Europe de l’Est. Il a appelé dimanche les nouvelles générations à ne pas céder aux « chants des sirènes » de l’antisémitisme.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 12h58
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 18h30
    |

            Cécile Chambraud








                        



   


En ce dimanche 23 septembre au matin, pour commémorer les 75 ans de la liquidation du ghetto juif, les 23 et 24 septembre 1943, une poignée de descendants des quelques survivants se relaient au pupitre de la synagogue Choral, la seule d’importance qui demeure à Vilnius, pour lire les noms des disparus. Sur les 57 000 personnes qui y sont passées, seulement 2 000 ont survécu. Entre 1941 et 1943, l’occupant nazi, parfois secondé par la population locale, a éradiqué l’essentiel du judaïsme lituanien (estimé à 210 000 personnes), centre intellectuel, culturel et religieux majeur d’Europe de l’Est. Un tiers de la population de Vilnius était juive, parfois davantage dans d’autres villes. « Nous, les survivants, nous sommes des accidents, nous ne sommes pas censés exister », résume Faina Kuklianski, la présidente de la communauté juive de Lituanie, devant la petite assemblée.
Dans l’après-midi, au second jour de sa visite dans les pays baltes, le pape François s’est recueilli devant le monument des victimes du ghetto. Puis il s’est rendu au musée des occupations et des luttes pour la liberté, où il a prononcé une prière. Ce bâtiment massif fut successivement le siège de la Gestapo puis du KGB, pendant les occupations allemande et soviétique. Le pontife unissait ainsi les mémoires de deux tragédies du vingtième siècle, dans un pays où la lecture de l’histoire, et notamment le rôle d’une partie de la population dans l’extermination des juifs, est un sujet sensible. Faina Kuklianski dit se réjouir de la visite du pape argentin, un « mensch » (un homme bien, en yiddish) dont elle apprécie « les efforts en faveur des droits humains ».
Cinq mois de négociations
Mais la présidente de la communauté juive de Lituanie ne cache pas qu’elle a dû déployer des efforts pour que le Vatican honore la commémoration de la liquidation du ghetto, en ce jour anniversaire. « Cela m’a pris cinq mois de négociation avec l’Eglise pour les persuader de venir, affirme-t-elle. Nous souhaitions qu’il rende hommage à l’emplacement du ghetto et à Ponary [une forêt proche de Vilnius, où quelque 60 000 juifs ont été assassinés par balle sous la direction des nazis}. Je suis heureuse de cette prière silencieuse. Le pape a beaucoup à dire à notre Eglise catholique, sur leur comportement pendant la guerre comme au sujet des justes parmi les nations [les non juifs qui ont sauvé des juifs]. » De fait, une première version du programme papal, qui profite des 100 ans de la proclamation d’indépendance des pays baltes pour faire sa visite, ne comprenait pas la prière devant la stèle, ajoutée in extremis.
Le pape François a cependant eu des mots forts, dimanche matin, pour rappeler la tragédie de l’extermination. « Faisons mémoire de cette époque », a-t-il dit à Kaunas, la deuxième ville du pays où quelque 35 000 juifs ont été exterminés, demandant à Dieu de pouvoir « découvrir à temps tout nouveau germe de cette attitude pernicieuse, toute atmosphère qui atrophie le cœur des générations qui n’en ont pas fait l’expérience et qui pourraient courir derrière ces chants des sirènes ».
Auparavant, dans l’homélie prononcée devant quelque 100 000 fidèles réunis pour une messe au parc Santakos, dans cette même ville, il avait adjoint à cette mémoire celle de la déportation dans des camps sibériens de dizaines de milliers de Lituaniens par l’occupant soviétique et la répression sur place de beaucoup d’autres, entre la fin de la seconde guerre mondiale et la chute de l’Union soviétique, au début des années 1990. « Les générations passées ont été marquées par le temps de l’occupation, l’angoisse de ceux qui étaient déportés, l’incertitude pour ceux qui ne revenaient pas, la honte de la délation, de la trahison. (…) Kaunas connaît cette réalité ; la Lituanie entière peut en témoigner avec un frisson au seul fait de nommer la Sibérie, ou les ghettos de Vilnius et de Kaunas, entre autres ».
« Devenir un pont qui unit l’orient et l’occident de l’Europe »
Tout au long des deux jours passés en Lituanie, le pape François a demandé aux Lituaniens de connaître cette mémoire douloureuse pour en faire non pas un facteur d’amertume, mais un moteur pour traiter les problèmes d’aujourd’hui sans les démons du passé. « Ceux qui n’acceptent pas de guérir la mémoire de leur histoire, peut-être justement pour cela, ils n’acceptent même pas de s’investir dans le travail présent, a-t-il dit dans son homélie. Et alors on discute sur celui qui a davantage brillé, qui a été le plus pur dans le passé (…) Et ainsi nous nions notre histoire (…) C’est une attitude stérile et vaine, qui renonce à s’impliquer dans la construction du présent. »
La veille, il avait adressé un message similaire lors d’une rencontre avec les jeunes, à Vilnius. Il les avait engagés à « ne pas oublier les racines de [leur] peuple », à faire leur l’histoire des générations précédentes sans pour autant faire de « l’identité » un poison pour l’avenir. « Notre vraie identité, leur a-t-il dit, présuppose l’appartenance à un peuple. Il n’y a pas d’identité “de laboratoire”, ni d’identité “distillée”, ni d’identité “de sang pur”. » De la même manière, devant les autorités politiques, à son arrivée, samedi matin, il avait souligné que, par le passé, la Lituanie avait su « offrir l’hospitalité, accueillir, recevoir des peuples de diverses ethnies et religions ».
« En regardant la situation mondiale dans laquelle nous vivons, où les voix qui sèment la division et l’affrontement deviennent nombreuses, ou bien qui proclament que l’unique manière possible de garantir la sécurité et la survie d’une culture réside dans l’effort pour éliminer, effacer ou expulser les autres, avait-t-il ajouté, vous, Lituaniens, avez une parole originale à apporter : accueillir les différences, (…) devenir un pont qui unit l’orient et l’occident de l’Europe. »

        Lire aussi :
         

                Le pape François oppose « l’hospitalité » des Lituaniens à ceux qui « expulsent les autres »






                            


                        

                        


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Burqa, OGM, vélo… les référendums du jour en Suisse

L’interdiction de la burqa a été votée dimanche dans le canton suisse de Saint-Gall. La proposition visant à bannir les OGM au niveau national a quant à elle été rejetée.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 16h57
   





                        



   


Le canton suisse de Saint-Gall s’est prononcé dimanche 23 septembre par référendum – une « votation », en français suisse – sur l’« interdiction de la burqa » dans l’espace public, avant que tous les électeurs ne soient amenés à le faire, probablement l’an prochain, au niveau national.
L’ensemble du corps électoral de la Confédération helvétique votait par ailleurs le même jour sur des questions d’agriculture et d’environnement, notamment sur le passage d’un moratoire actuellement en vigueur concernant le recours aux OGM à un abandon total de leur utilisation – proposition qui a été rejetée.
Référendum local sur la burqa : interdiction votée à une large majorité
Le canton suisse de Saint-Gall est le deuxième à se doter d’une loi antiburqa, après le Tessin voisin, qui interdit, depuis juillet 2016, de se voiler le visage dans les lieux publics.
Cette loi avait déjà été au Parlement régional avec le soutien de la droite populiste et du centre, mais les Verts et la Jeunesse socialiste en avaient bloqué l’application en prenant l’initiative de ce référendum. Elle dispose :
« Toute personne qui se rend non reconnaissable en dissimulant son visage dans l’espace public et met ainsi en danger la sécurité publique ou la paix sociale et religieuse sera punie d’une amende. »
Il n’existe pas de législation qui règle la question pour l’ensemble du territoire suisse, le gouvernement considérant qu’elle est du ressort des cantons. Les Suisses se prononceront pourtant sur le sujet à l’occasion d’un référendum national, vraisemblablement en 2019, car un groupe de citoyens a réussi à collecter dans le délai imparti les 100 000 signatures nécessaires à l’organisation d’un vote populaire.

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                En Suisse, le canton de Saint-Gall interdit la burqa



Référendum national sur la production agricole : les deux propositions rejetées
L’ensemble des électeurs suisses votait par ailleurs dimanche deux initiatives populaires issues des milieux écologistes et agricoles, exigeant une restructuration de la production agricole. Ces deux propositions, auxquelles le gouvernement fédéral était hostile, ont été largement rejetées.
La première, baptisée « Pour la souveraineté alimentaire », voulait imposer des normes sociales et écologiques applicables en Suisse aux produits importés, sous peine d’interdiction ou de droits de douane. Elle prévoyait notamment une interdiction définitive des OGM, à la place du moratoire qui court actuellement jusqu’en 2012. Selon des estimations de l’institut de sondage gfs.bern basées sur les décomptes officiels dans une large majorité de cantons, 70 % des suffrages exprimés se sont portés contre elle.
La seconde, « pour des aliments équitables », a quant à elle été rejetée à 62 % des votes, selon la même source.
Le vélo dans la Constitution
Les électeurs suisses ont par ailleurs à une large majorité (70 % selon les estimations) soutenu une proposition d’ajouter dans la Constitution un article qui donne aux autorités fédérales plus de pouvoir pour développer un réseau de pistes cyclables dans le pays.

        Décryptage :
         

          Niqab, hidjab, burqa : des voiles et beaucoup de confusions






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Si la plupart des Rohingya vivent aujourd’hui au Bangladesh, 300 000 membres de cette minorité musulmane sont toujours en Birmanie.
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En Birmanie, train à part pour les Rohingya 
                  
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LE MONDE
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                  23.09.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 12h56


Si la plupart des Rohingya vivent aujourd’hui au Bangladesh, 300 000 membres de cette minorité musulmane sont toujours en Birmanie.

               



                     

Il est 7 h 30, le coup de sifflet retentit. Dans l’air chaud et poisseux du mois d’août, le petit train rouge et beige s’élance de la gare de Sittwe. Il semble s’extraire péniblement de la végétation luxuriante qui grignote la voie, puis se dirige vers le nord de cette ville de près de 200 000 habitants, capitale de l’Arakan, en Birmanie (aujourd’hui Myanmar). À son bord, seules quatre personnes ont pris place : le conducteur, un mécanicien, et deux contrôleurs. Les passagers ne monteront dans l’unique wagon qu’au premier arrêt, situé en lisière de Sittwe, passé les murs et les barbelés qui marquent l’entrée en zone rohingya.

Ce train, qui traverse quotidiennement les camps et les villages rohingya avant de rejoindre, en trois quarts d’heure, le village bouddhiste de Zaw Pu Gyar, pourrait être une lueur d’espoir, l’un des derniers liens qui subsiste entre les communautés, malgré les déplacés, les exactions et les massacres commis par le pouvoir birman à l’encontre de la minorité musulmane. Mais il n’est que le miroir de l’apartheid qui sévit désormais dans cette région côtière. Autrefois liés, comme en atteste dans la campagne arakanaise leur proximité, des villages de chaque confession, musulmans et bouddhistes, ne se côtoient plus.

Un an après l’attaque de postes de police dans le nord de la région par l’Armée du salut des Rohingya de l’Arakan (ARSA), une milice ­d’autodéfense de l’ethnie musulmane, et la répression terrible et brutale menée par l’armée birmane, ayant fait au moins 6 700 victimes et abouti à l’exode forcé de 700 000 Rohingya au Bangladesh voisin (quasiment les trois quarts de la population rohingya de Birmanie), rien n’a changé dans le pays aux mille bouddhas.
Ségrégation active
L’ONU, qui a pourtant qualifié les exactions des généraux birmans de « génocide », observe, impuissante, les résolutions se heurter aux menaces de veto chinois. Aung San Suu Kyi, icône de la démocratisation birmane, Prix...





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En Birmanie, train à part pour les Rohingya
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A Rome, Bannon appelle à une mobilisation des peuples contre le « parti de Davos »

L’ancien conseiller stratégique de Trump et penseur de l’extrême droite américaine a assisté, samedi, à la fête annuelle des postfascistes de Fratelli d’Italia.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 11h36
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Steve Bannon en meeting à Rome ? L’excitation est montée durant tout l’après-midi, samedi 22 septembre, tandis qu’augmentait l’affluence sur les différents stands de la fête annuelle des postfascistes de Fratelli d’Italia, sur les berges de l’île Tibérine. Pour ne pas croiser la route du sulfureux penseur de l’extrême droite américaine, le président du Parlement européen, Antonio Tajani (Forza Italia), a annulé sa venue au dernier moment.

Même la superstar de l’extrême droite italienne, le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, qui a électrisé l’assistance, dans la matinée, était attendu avec moins de curiosité. C’est que l’aura de Steve Bannon est particulière, d’autant plus qu’il n’a cessé de définir l’Italie, ces derniers temps, comme le « nouveau centre du monde politique ».
Depuis le début de l’année, les Italiens se sont habitués aux apparitions à la fois discrètes et très médiatisées de l’ancien conseiller stratégique de Donald Trump. Au printemps, il était venu plusieurs fois dans le pays pour affirmer la nécessité d’une alliance rassemblant les deux grands vainqueurs de l’élection du 4 mars, la Ligue de Matteo Salvini (extrême droite) et le Mouvement 5 étoiles de Luigi Di Maio (antisystème), qui a bel et bien vu le jour.
Au début de septembre, c’est en tant qu’architecte d’un rassemblement européen des forces eurosceptiques, baptisé « The Movement », qu’il avait été accueilli au ministère de l’intérieur par Matteo Salvini, qui l’avait poliment reçu avant de l’assurer de son intérêt pour sa formation, dans l’optique des européennes de mai 2019. Mais samedi, c’était autre chose. Devant plusieurs centaines de militants et de curieux, Bannon allait parler, en public. Et le moins qu’on puisse dire est que l’assistance en a eu pour son argent.
Victoire « de la classe moyenne blanche »
Accueilli comme une rock star par la dirigeante du petit parti postfasciste, Giorgia Meloni, l’ancien conseiller de Donald Trump...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Sous le déluge « trumpien » quotidien, la mémoire ploie au risque de rompre. Les accès de fureur, les outrances, les détails embarrassants se mêlent les uns aux autres.
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Président Trump, an II : le grand désordonnateur

Sous le déluge « trumpien » quotidien, la mémoire ploie au risque de rompre. Les accès de fureur, les outrances, les détails embarrassants se mêlent les uns aux autres.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 05h55
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 11h04
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Quoi de neuf ? On ne sait plus. Le New York Times a assuré jeudi 20 septembre que le no 2 du département fédéral de la justice, qui l’a nié, se serait interrogé peu après sa prise de fonction, en 2017, quant à l’aptitude à gouverner de Donald Trump. Rod Rosenstein, un républicain, aurait aussi suggéré d’enregistrer le président des Etats-Unis à son insu pour donner une idée du fonctionnement erratique de cette administration.
Le même soir, sur Fox News, les yeux dans ceux du président qui ne quitte guère cette antenne si on se fie à ses propres commentaires sur Twitter, Laura Ingraham, pasionaria conservatrice, a invité Donald Trump à limoger séance tenante ce traître. Un proche du président qui officie sur la même chaîne, Sean Hannity, l’avait imploré au contraire, une heure plus tôt, de ne pas « tomber dans un piège », pour ne pas offrir un martyr à ses adversaires.
Ils avaient l’une comme l’autre applaudi des deux mains la décision de Donald Trump d’ordonner lundi la déclassification de documents de ce même département fédéral et du FBI, qui attesteraient, selon lui, de leur nocivité. Sauf que le président a reculé vendredi, tout en ajoutant sur son compte Twitter qu’il le ferait peut-être tout de même en cas de nécessité. Ou pas. Ou sans doute. Ou on verra bien.
D’ici là, le candidat à la Cour suprême choisi par Donald Trump, qui devrait occuper ce poste pendant environ une trentaine d’années et qui devra se pencher sur les questions les plus intimes de la démocratie américaine, en aura sans doute fini avec des accusations d’agression sexuelle remontant à plus de trente ans. Parce que le président tient à son choix et parce qu’il est pressé, il a mis en doute publiquement le témoignage de l’accusatrice, coupable de n’avoir pas porté plainte séance tenante, déclenchant un raz de marée de témoignages bouleversants.
Un magma boueux
Oh, et puis un nouveau livre sur Donald Trump sort le 2 octobre. Il...




                        

                        


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Réuni en congrès, le Labour Party poussé à sortir de l’ambiguïté sur le Brexit

Le Parti travailliste se réunit en congrès dès dimanche. Ses partisans attendent qu’il soutienne officiellement un second référendum.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 05h49
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 11h17
   





                        



   


Ambiguïté vis-à-vis du Brexit, antisémitisme, rassemblement des militants : autant de questions qui vont rythmer le congrès du Parti travailliste qui se réunit à partir de dimanche 23 septembre à Liverpool (nord-ouest de l’Angleterre). Jusqu’à présent, le chef du principal parti d’opposition britannique, Jeremy Corbyn, qui ne porte pas particulièrement l’Union européenne (UE) dans son cœur et a mollement fait campagne pour s’y maintenir lors du référendum de juin 2016, a évité le sujet sensible du Brexit, sur lequel il aimerait voir la première ministre conservatrice, Theresa May, se casser les dents.
Mais à six mois du départ du Royaume-Uni de l’Union européenne, le Trade Union Congress (TUC – le « Congrès des syndicats »), l’organisation fédératrice des syndicats britanniques, et des poids lourds du parti, tel le maire de Londres, Sadiq Khan, militent en faveur d’un second référendum afin que la population britannique ait le dernier mot sur l’accord final négocié entre Londres et Bruxelles.

   



        Lire aussi :
         

                Brexit : les syndicats britanniques font un pas vers un second référendum



Plus d’une centaine d’antennes locales du parti ont demandé que soit votée une motion en ce sens lors du rassemblement annuel du parti. « Le Brexit va être le grand sujet du congrès », dit à l’Agence France-Presse (AFP) Steven Fielding, professeur d’histoire politique à l’université de Nottingham, et un sujet « des plus délicats ». Une manifestation en faveur de l’organisation d’un « vote populaire » est d’ailleurs prévue dimanche à Liverpool, au premier jour du congrès, accentuant la pression sur le patron des travaillistes.
Déchiré sur la question de l’antisémitisme
Lors des dernières élections législatives, Jeremy Corbyn avait axé sa campagne sur la politique intérieure, notamment les questions économiques et sociales, une tactique qui s’était révélée payante et qu’il a poursuivie par la suite.
Tim Bale, professeur à l’université Queen Mary de Londres pense cependant que la direction du parti préférera ne pas sortir du bois. « D’abord parce qu’elle ne sait pas vraiment où va le Brexit et donc veut conserver une marge de manœuvre, et ensuite, parce qu’elle s’inquiète beaucoup de la réaction de l’électorat si le parti prenait une position plus proeuropéenne », explique-t-il à l’AFP.
Divisé sur le Brexit, le Labour Party s’est aussi déchiré ces derniers mois sur la question de l’antisémitisme. La crise a été alimentée par la réticence du parti à adopter la définition complète de l’antisémitisme de l’International Holocaust Remembrance Alliance, par crainte que cela l’empêche de critiquer la politique israélienne.
Jeremy Corbyn a reconnu en août que sa formation avait un « réel problème » avec l’antisémitisme et assuré que sa priorité était de « restaurer la confiance » avec la communauté juive. Le parti a finalement adopté la définition dans son ensemble et espère avoir ainsi tourné la page sur cet épisode. Mais pour Anand Menon, professeur de politique européenne au King’s College de Londres, « s’ils veulent que la conférence réussisse, ils vont devoir s’attaquer à la question de l’antisémitisme, et ne pas prétendre qu’ils l’ont déjà réglée ».

        Lire aussi :
         

                Au nord de Londres, les militants du Labour effarés et meurtris par les accusations d’antisémitisme



Rassembler pour éviter les dissensions
Si cette crise ne semble pas avoir affecté la popularité du Labour, toujours au coude-à-coude avec le Parti conservateur dans les sondages, « cela a amené certains députés travaillistes à remettre en question sa direction », souligne Anand Menon. « Il y a toujours beaucoup de ressentiment, d’amertume, qui ne se dissiperont pas facilement », ajoute Steven Fielding.
Jeremy Corbyn a donc plus que jamais pour mission de rassembler ses troupes, d’autant qu’un projet au sein du parti risque de fâcher une partie des députés travaillistes. Il prévoit que les parlementaires souhaitant se représenter aux élections se soumettent au vote des militants.
Une procédure soutenue par Momentum, le puissant groupe de militants pro-Corbyn, qui vante son caractère démocratique et espère un renouvellement générationnel. Les opposants au projet craignent, eux, de possibles purges. Le risque est que des députés évincés « décident de former leur propre parti », relève M. Fielding. « Dans ce cas, cela pourrait empêcher le Labour de gagner la prochaine élection et Jeremy Corbyn d’accéder au pouvoir. C’est donc une question très importante. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Christine Blasey Ford, qui accuse le candidat de Trump à la Cour suprême d’agression sexuelle, est prête à témoigner devant le Sénat américain, selon ses avocates.
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Cour suprême : l’accusatrice de Brett Kavanaugh accepte de témoigner devant le Sénat

Christine Blasey Ford, qui accuse le candidat de Trump à la Cour suprême d’agression sexuelle, est prête à témoigner devant le Sénat américain, selon ses avocates.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 21h48
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 11h59
   





                        


Christine Blasey Ford est prête à témoigner devant les sénateurs américains. Cette femme qui accuse d’agression sexuelle Brett Kavanaugh, le candidat de Donald Trump à la Cour suprême. « Le Dr Ford accepte la demande de la commission d’apporter son expérience directe du comportement sexuel inapproprié de Brett Kavanaugh la semaine prochaine », font savoir ses avocates dans un message à la commission judiciaire du Sénat, cité par les médias américains.
Plusieurs médias, dont Politico et le Daily Beast, ont rapporté que l’audience aurait lieu jeudi. Ils citent des sources ayant été informées du contenu d’un échange téléphonique entre la commission et les avocats de Mme Blasey Ford.
L’universitaire de 51 ans accuse Brett Kavanaugh, 53 ans, de l’avoir agressée lors d’une soirée arrosée entre adolescents au début des années 1980 dans la banlieue de Washington. Le magistrat nie vigoureusement et a également accepté d’être entendu par les sénateurs.
« Bien que de nombreux aspects de la proposition que vous nous avez fait parvenir par e-mail [vendredi] soient fondamentalement inconciliables avec l’engagement de la commission pour une enquête juste, impartiale », écrivent les avocates de Christine Blasey Ford dans un e-mail cité par le Washington Post, « nous avons bon espoir de pouvoir trouver un arrangement sur les détails ». Ce message ne précisait pas le jour de l’audition de l’intéressée.
Vives tractations autour des conditions de son audition
Un bras de fer opposait cette dernière au républicain Chuck Grassley, président de la commission judiciaire du Sénat. Le sénateur avait accepté de l’entendre, mais la date et les modalités de l’audition restaient l’objet de vives tractations.
Après lui avoir imposé un ultimatum fixé à vendredi soir pour l’engager à témoigner mercredi prochain, Chuck Grassley avait finalement repoussé ce délai et avait donné jusqu’à samedi 14 h 30 (20 h 30, heure de Paris) aux conseils de Christine Blasey Ford pour prendre le temps de la réflexion et négocier les conditions de l’audition.
Christine Blasey Ford ne souhaitait pas être entendue avant jeudi et voulait pouvoir appeler un témoin qui était présent au moment de l’agression, qui se serait passée alors qu’elle avait 15 ans et Brett Kavanaugh 17.
« Jusqu’ici les républicains poussent pour une audition et n’accèdent pas à sa requête de témoigner jeudi et non mercredi. C’est vingt-quatre heures », a déploré sur Twitter la sénatrice démocrate de Californie, Kamala Harris, quelques minutes après la diffusion de cette information.

        Lire aussi :
         

                Agressions sexuelles : #WhyIDidntReport, une réponse collective à Donald Trump






                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 22/09/2018
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Les Iraniens secoués, mais unis, après l’attentat à Ahvaz

Réformateurs et conservateurs font bloc après l’attaque survenue samedi lors d’un défilé militaire et qui a fait au moins 29 morts.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 20h57
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 07h06
    |

            Ghazal Golshiri (Téhéran, correspondance)








                        



   


Ce 22 septembre, à la nuit tombée, la vie reprend son cours dans la ville d’Ahvaz, frappée quelques heures plus tôt par un attentat. Dans les hôpitaux de la ville, pourtant, hommes et femmes attendent toujours les nouvelles de leurs proches qui étaient présents lors du défilé militaire ciblé par l’attaque qui a fait au moins 29 victimes dans la matinée.
La liste publiée par les autorités mentionne 25 noms : des membres des gardiens de la révolution (l’armée d’élite) et du bassidj (les miliciens volontaires), mais aussi des simples soldats faisant pour certains leur service militaire, obligatoire en Iran, ainsi qu’un garçon de 4 ans. Quatre corps ne sont toujours pas identifiés.
Alors que la République islamique commémorait ce samedi le déclenchement par Bagdad de la guerre entre l’Iran et l’Irak (1980-1988), quatre hommes en uniformes ont ouvert le feu sur les militaires et la foule venue assister à la parade. Selon les officiels, les assaillants ont tous été tués. L’attaque a aussi fait une soixantaine de blessés, dont des enfants et des femmes.
« A quoi bon tirer sur une foule d’enfants et de femmes ? »
La province du Khouzestan, dont Ahvaz est la capitale, est notamment peuplée d’arabes sunnites, dans un pays majoritairement chiite et perse. Très riche en pétrole, cette zone a été grandement ravagée par la guerre Iran-Irak. Or, la lenteur du processus de reconstruction et, depuis quelques années, les problèmes écologiques, frustrent les habitants. « Les dirigeants s’occupent beaucoup de la capitale. Ce n’est pas notre cas », se désole Maryam, une habitante d’Ahvaz de 35 ans.
Mais pour cette militante écologiste, le manque d’attention des autorités envers sa région ne peut aucunement justifier l’attaque terroriste de samedi : « Bien sûr qu’ici, nous avons beaucoup de problèmes : la pollution atmosphérique, la sécheresse et la pénurie d’eau potable. Mais à quoi bon de tirer sur une foule d’enfants et de femmes ? Même dans une guerre, on ne tue jamais un soldat de dos. »
Pour le moment, deux groupes ont revendiqué l’attaque : le groupe djihadiste Etat islamique et le groupuscule séparatiste arabo-sunnite Al-Ahvazieh, pointé du doigt par Téhéran qui l’accuse d’être financé par l’Arabie saoudite, la rivale sunnite de l’Iran dans la région.
Maryam, elle, croit la version avancée par Téhéran : elle n’a aucun doute que l’Arabie saoudite est très active dans les régions avoisinantes et que, en surfant sur le mécontentement populaire, elle recrute, financièrement et idéologiquement, des Iraniens sunnites et arabes. « Même hier, deux motards ont mis le feu au marais Hawizeh dans le Khouzestan. L’incendie a été contrôlé, mais je pense fortement que les motards et les auteurs de l’attentat de ce matin appartiennent tous au même groupe et que leur but est de semer le trouble dans la région. »
Des craintes pour la stabilité de l’Iran
Sur les réseaux sociaux, l’attaque terroriste a uni bien des Iraniens, qu’ils soient réformistes ou conservateurs. Tous craignent que le pays sombre dans l’insécurité et l’instabilité. Pour beaucoup de ces internautes, il s’agit d’un complot orchestré par « le triangle » formé par le président des Etats-Unis Donald Trump, son homologue israélien Benjamin Nétanyahou, le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman, cherchant « la dislocation de l’Iran ».
En mai, Donald Trump s’est retiré unilatéralement de l’accord sur le dossier nucléaire de 2015 et a ordonné le retour des sanctions contre Téhéran. Depuis, la monnaie iranienne n’arrête pas de plonger. Les positions du locataire de la Maison Blanche et les effets de l’embargo sur l’économie iranienne sont forts au goût des rivaux de Téhéran, notamment Riyad et Jérusalem qui n’ont jamais vu d’un bon œil le « deal » nucléaire et le retour en grâce de l’Iran sur la scène internationale.
Si certains Iraniens, la plupart exilés à l’étranger et appelant au « changement de régime », se réjouissent de la mort des gardiens de la révolution, d’autres voient dans cette réaction « une trahison » à la patrie. Dans deux messages différents, le guide suprême Ali Khamenei et le président Hassan Rohani ont demandé à ce que les auteurs et les commanditaires de cette attaque soient le plus rapidement identifiés et remis à la justice.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Hassan Rohani, qui sera cette semaine au siège des Nations unies, à New York, a aussi mis en cause les Etats-Unis dans l’attaque qui a fait 29 morts à Ahvaz.
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Attaque terroriste en Iran : le président Hassan Rohani accuse des « pays mercenaires » du Golfe et les Etats-Unis

Hassan Rohani, qui sera cette semaine au siège des Nations unies, à New York, a aussi mis en cause les Etats-Unis dans l’attaque qui a fait 29 morts à Ahvaz.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 16h46
   





                        



   


Réagissant à l’attaque terroriste qui a fait au moins 29 morts lors d’un défilé militaire à Ahvaz, samedi 22 septembre, le président iranien, Hassan Rohani, a promis que « la réponse de la République islamique à la moindre menace sera[it] terrible ». Dans un communiqué publié sur son site, il écrit :
« Ceux qui fournissent un soutien en matière de renseignement et de propagande à ces terroristes devront en répondre. »
L’Iran a immédiatement convoqué trois diplomates européens, représentant le Danemark, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas. Les ambassadeurs ont entendu « les fortes protestations de l’Iran contre le fait que leurs pays respectifs abritent certains membres du groupe terroriste ayant perpétré l’attaque terroriste », a fait savoir un porte-parole du ministère des affaires étrangères cité par l’agence de presse officielle IRNA.
« Il n’est pas acceptable que l’Union européenne ne mette pas sur sa liste noire les membres de ces groupes terroristes tant qu’ils ne commettent pas de crime sur le sol européen. »

        Le point sur la situation sur place :
         

          Les Iraniens secoués, mais unis, après l’attentat à Ahvaz



La responsabilité américaine
Hassan Rohani se rend, dimanche, à New York, où il doit prendre la parole devant l’Assemblée générale des Nations unies. Comme d’autres responsables iraniens l’ont fait à l’annonce de l’attaque, il a évoqué des liens entre le commando terroriste de quatre hommes, tous morts pendant l’attaque, et des pays étrangers, et plus précisément les Etats-Unis.
« Nous n’avons aucun doute sur l’identité de ceux qui ont fait ça, a-t-il dit, dans une allusion au groupe séparatiste arabo-sunnite Al-Ahvazieh. Tous ces petits pays mercenaires que nous voyons dans la région sont soutenus par les Etats-Unis. Ils sont encouragés par les Américains. »
« Les Etats-Unis condamnent toute attaque terroriste n’importe où, point », a réagi l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, répondant à la mise en cause iranienne ainsi :
« Je pense que ce que Rohani doit faire, c’est regarder chez lui. Il fait face à des Iraniens qui protestent. Tout l’argent qui va à l’Iran va dans son armée. Il opprime son peuple depuis longtemps. »
M. Rohani s’est abstenu de nommer les « pays mercenaires », mais il pourrait s’agir de l’Arabie saoudite, grande rivale régionale, avec qui Téhéran a rompu ses relations diplomatiques, Bahreïn ou les Emirats arabe unis. Le chargé d’affaires émirati à Téhéran a d’ailleurs été convoqué par le ministère des affaires étrangères.
Pour le moment, deux groupes ont revendiqué l’attaque : le groupe djihadiste Etat islamique, dont les dernières revendications ont été opportunistes, et le groupuscule séparatiste arabo-sunnite Al-Ahvazieh, la piste que l’Iran privilégie.
Poutine va « continuer à coopérer » avec l’Iran
Les deux premiers pays à réagir à l’attentat ont été les deux principaux alliés du régime iranien, la Russie et la Syrie. Le président russe, Vladimir Poutine, s’est dit « horrifié » par l’attaque et a présenté ses condoléances.
« Cet événement nous rappelle la nécessité d’une bataille sans compromis contre le terrorisme sous toutes ses formes. Je voudrais confirmer que nous sommes prêts à continuer à coopérer avec nos partenaires iraniens pour résister à ce mal. » 
Le ministère des affaires étrangères syrien a vivement dénoncé cette attaque « terroriste » et a mis en garde ceux qui « financent le terrorisme dans la région, ils n’arriveront pas à leurs objectifs avec ce type de crimes sordides ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Présenté comme imminent depuis deux ans, « l’accord provisoire » sur la nomination d’évêques est le fruit de négociations qui durent depuis des années.
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« Accord provisoire » entre le Vatican et la Chine sur la nomination d’évêques

Présenté comme imminent depuis deux ans, « l’accord provisoire » sur la nomination d’évêques est le fruit de négociations qui durent depuis des années.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 14h14
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 06h39
    |

            Frédéric Lemaître et 
Cécile Chambraud








                        



   


Le Vatican a annoncé par un communiqué, samedi 22 septembre, la signature, à Pékin, d’un « accord provisoire » avec la République populaire de Chine « sur la nomination des évêques ». Plusieurs fois présentée comme imminente depuis deux ans, cette annonce est le fruit de négociations qui durent depuis plusieurs années entre le Saint-Siège et Pékin.
Pour le Vatican, l’accord vise à remédier à la division des catholiques chinois entre une Eglise officielle étroitement contrôlée par le pouvoir chinois, dont sept des évêques ne sont pas reconnus par Rome, et une Eglise « souterraine », dont les trente évêques ne sont pas reconnus par Pékin. La politique du Saint-Siège a consisté, ces dernières années, à favoriser l’unité de ces communautés « officielle » et « clandestine ». Mais elle ne va pas sans susciter des critiques dans certains secteurs de l’Eglise, qui craignent que les catholiques fidèles à Rome dans les plus grandes difficultés en fassent les frais.
Le communiqué du Vatican dit que cet « accord provisoire » a été signé, pour le Saint-Siège, par le sous-secrétaire pour les relations avec les Etats, Mgr Antoine Camilleri, et, pour Pékin, par Wang Chao, ministre adjoint des affaires étrangères. Le caractère provisoire, est-il précisé, laisse entrevoir « la possibilité d’un réexamen périodique de son application ». Néanmoins affirme le Saint-Siège, « il crée les conditions d’une meilleure collaboration bilatérale ». « L’espoir partagé est que l’accord puisse favoriser un processus de dialogue institutionnel fructueux et tourné vers l’avenir et puisse contribuer positivement à la vie de l’Eglise catholique en Chine, au bien commun du peuple chinois et à la paix dans le monde. » 
« Ce n’est pas la fin d’un processus, c’est le début », a commenté Greg Burke, le porte-parole de la salle de presse du Vatican. Pietro Parolin, le secrétaire d’Etat (numéro 2) du Vatican, a expliqué pour sa part que dans cet accord, « l’objectif du Saint-Siège est pastoral, c’est-à-dire d’aider les Eglises locales pour qu’elles jouissent d’une situation de plus grande liberté, d’une plus grande autonomie, de la possibilité d’une meilleure organisation et qu’ainsi elles se consacrent à l’annonce de l’Evangile ».
Il s’agit donc, pour les signataires, d’un premier pas, qui porte uniquement sur les nominations d’évêques. Celles-ci cristallisent les tensions entre les deux signataires. Pour le Saint-Siège, qui n’entretient pas de relations diplomatiques avec la République populaire de Chine depuis l’expulsion du nonce, en 1951, et le transfert de l’ambassade à Taipeh (le Vatican est l’un des derniers Etats à entretenir des relations diplomatiques avec Taiwan), le choix des évêques par le pape est la condition de l’exercice de la liberté religieuse. Pour Pékin, permettre à une autorité extérieure de nommer souverainement des responsables est inconcevable.

        Notre reportage :
         

          En Chine, les catholiques aspirent à l’unité



Politique de « sinisation » des religions
Depuis 1957, la Chine entretient une « association catholique patriotique » qui nomme des évêques et ne reconnaît pas l’autorité de Rome. Depuis 2010, l’Eglise officielle a nommé sept évêques non reconnus par le Vatican, et Rome une trentaine d’évêques non reconnus par Pékin. Mais certains des évêques nommés par l’Eglise officielle auraient secrètement demandé et obtenu l’accord de Rome. Deux Eglises donc pour une communauté estimée à une dizaine de millions de croyants.
Samedi, en début d’après-midi, un second communiqué du Vatican a annoncé qu’« afin de soutenir la proclamation de l’Evangile en Chine », le pape François avait « décidé de réadmettre dans la communion ecclésiale », c’est-à-dire de reconnaître, les sept évêques « officiels » ordonnés sans son accord.
Dès le début de son pontificat, le pape François a multiplié les signes de bonne disposition envers le pouvoir chinois. Elu un jour avant Xi Jinping, en mars 2013, il avait écrit au dirigeant chinois trois jours plus tard. Une première réunion entre une délégation chinoise et des représentants du Saint-Siège avait eu lieu à Rome en juin 2014. Elle a été suivie de plusieurs autres, alternativement au Vatican et à Pékin. A plusieurs reprises, le pape François a exprimé son désir de pouvoir se rendre un jour en Chine. Après trois ans sans ordination, le 4 août 2015, avait eu lieu la première ordination du pontificat de François, Joseph Zhang Yilin, à Anyang, dans le Henan, choisi par Pékin et approuvé par Rome (mais sans communication officielle du Vatican). Les trois évêques qui présidaient à son ordination avaient eux-mêmes été reconnus par le Vatican.
Mais parallèlement, la pression du pouvoir chinois sur les communautés catholiques n’a cessé de croître sous l’influence de la politique dite de « sinisation » des religions. Si le régime communiste mène une répression impitoyable contre les Ouïgours, des musulmans installés depuis des siècles au Xinjiang, allant jusqu’à en enfermer près d’un million dans des camps de redressement, selon plusieurs estimations, il s’en prend également aux autres cultes. La campagne de « sinisation » des religions relancée en 2016 a abouti à la fermeture voire à la destruction de nombreux lieux de culte catholiques et protestants, à la destruction de milliers de croix et de bibles et à la persécution d’un certain nombre d’ecclésiastiques, voire de fidèles.

   


« Un périlleux rêve chinois »
Avant même d’être conclu, l’accord entre le Vatican et Pékin était commenté dans la presse chinoise. Dans un éditorial, le quotidien nationaliste, le Global Times, se félicitait dès le 19 septembre de l’accord en vue. « S’il se matérialise, l’accord constituera un progrès substantiel dans les relations Chine-Vatican. C’est une bonne chose non seulement pour les Eglises catholiques en Chine mais aussi pour le développement du catholicisme », écrivait le journal.
Dans le même quotidien, Marcelo Sanchez Sorondo, évêque argentin et actuel chancelier de l’Académie pontificale des sciences et de l’Académie pontificale des sciences sociales, qualifie samedi de « bruyante minorité » les opposants à l’accord. « Selon notre interprétation, les critiques sont une petite minorité de gens, des gens qui voulaient créer des troubles », ajoutait ce proche du pape François, qui, selon le quotidien, se trouvait ces derniers jours dans la province du Shaanxi pour participer à un colloque international sur les transplantations d’organes. L’un des plus opposés à un accord est l’évêque émérite de Hongkong, le cardinal Joseph Zen Ze-kiun. Selon lui, un accord entre Rome et Pékin se ferait nécessairement au détriment de l’Eglise souterraine.
En revanche, l’écrivaine italienne Ilaria Maria Sala rappelle dans le South China Morning Post, le quotidien de Hongkong, où elle vit, qu’il y a quatre ans, lorsque Pékin avait autorisé l’avion pontifical à survoler la Chine alors que le pape François se rendait en Corée, celui-ci avait remercié Xi Jinping et adressé à la nation chinoise « la bénédiction divine de paix et de bien-être ». Mais pour l’écrivaine, dans les circonstances actuelles de répression du fait religieux en Chine, le pape a choisi « un périlleux rêve chinois ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Officiellement, 218 personnes sont mortes dans le drame survenu jeudi. Les opérations de secours se poursuivent, et personne ne sait avec exactitude combien de personnes étaient à bord.
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Compte rendu

Tanzanie : craintes d’un bilan encore plus lourd du naufrage d’un ferry

Officiellement, 218 personnes sont mortes dans le drame survenu jeudi. Les opérations de secours se poursuivent, et personne ne sait avec exactitude combien de personnes étaient à bord.


LE MONDE
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        Le 22.09.2018 à 12h53

     •
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        Mis à jour le 22.09.2018 à 22h45






    

Crédits : STRINGER / AFP


Après s’être interrompues pendant la nuit de vendredi 21 à samedi 22 septembre, « les opérations de recherche ont repris tôt ce matin » autour de la coque du ferry MV Nyerere, qui a chaviré il y a quatre jours sur le lac Victoria, en Tanzanie. Mais les espoirs de retrouver des survivants sont quasi nuls désormais même si, à la surprise générale, un survivant a été extrait de l’épave.
Le bilan humain de la catastrophe s’est alourdi au fil des heures samedi, et beaucoup se demandaient en Tanzanie où ce comptage allait s’arrêter. « Nous déplorons au moment où nous parlons 218 morts et les opérations se poursuivent », a déclaré samedi soir John Mongella, le gouverneur de la région de Mwanza (nord-ouest), à la télévision publique TBC One. « Demain matin (dimanche), nous allons commencer à inhumer ici les corps qui n’auront pas encore été identifiés par des proches. La cérémonie sera présidée par le Premier ministre, Kassim Majaliwa, et les représentants des différentes confessions religieuses seront là », a-t-il ajouté.
Quelques heures plus tôt, le ministre tanzanien des Transports, Isack Kamwelwe, avait indiqué lors d’un point de presse à Ukara « 172 [victimes] ont été déjà identifiés par des membres de familles, dont 112 ont été déjà emmenés par des proches pour des enterrements ».
De nouveaux cadavres devraient encore être repêchés dans les jours qui viennent. Selon les autorités locales, seules 41 personnes ont été sauvées à une dizaine de mètres de l’île d’Ukerewe, où le ferry surchargé s’est renversé.
Les petits miracles existent néanmoins. Un occupant du ferry a été sauvé, samedi, après avoir passé deux jours dans le bateau retourné. Selon la Tanzanian Broadcasting Corporation, il a réussi à s’enfermer dans la salle des machines avant que l’eau n’y pénètre. 
« Personne ne sait rien »

    
Opération de recherches dans le lac Victoria, le 21 septembre.
Crédits : STRINGER / REUTERS


Personne ne sait avec exactitude combien de personnes étaient à bord du MV Nyerere ce jour-là. La seule certitude est que la jauge du navire — cent passagers — était largement dépassée.
Des témoins parlent de deux cents personnes, et des autorités tanzaniennes vont jusqu’à en évoquer trois cents, laissant entendre que le bilan définitif de ce drame pourrait être bien plus effrayant. « Personne ne sait rien », résume Godfrida Jola, porte-parole de la Croix-Rouge tanzanienne, qui dit craindre que « plus de deux cents personnes soient mortes ».
Le président tanzanien John Magufuli a exigé que « toutes les personnes impliquées dans la gestion du ferry » soient arrêtées, sans préciser le nombre de personnes incriminées. Pour l’instant, seul le capitaine du bateau a été interpellé. Selon le journal The Citizen, il aurait laissé la barre du bateau à une personne qui n’était pas autorisée à la prendre.
Pendant que les recherches se poursuivaient, et que les premiers cercueils arrivaient sur les lieux du drame, les drapeaux étaient en berne en Tanzanie, au deuxième jour d’un deuil national qui doit durer jusqu’à lundi.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ François a commencé une tournée de quatre jours dans les pays baltes, d’où il a envoyé un message de tolérance envers les réfugiés.
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Le pape François oppose « l’hospitalité » des Lituaniens à ceux qui « expulsent les autres »

François a commencé une tournée de quatre jours dans les pays baltes, d’où il a envoyé un message de tolérance envers les réfugiés.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 12h51
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 00h17
   





                        



   


A peine arrivé à Vilnius, samedi 22 septembre, pour la première étape d’une tournée de quatre jours dans les pays baltes, le pape François a dénoncé — sans les nommer — ceux qui « expulsent les autres » et a loué « la tolérance et l’hospitalité » des Lituaniens, majoritairement catholiques.
Ses propos critiques, tenus dans l’est de Europe, semblaient viser surtout les pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie), dont les autorités n’ont pas voulu accueillir sur leur territoire les réfugiés et les migrants économiques arrivés massivement en Grèce et en Italie.
Dans un discours prononcé devant les autorités lituaniennes et le corps diplomatique, réunis devant le palais présidentiel, le souverain pontife a évoqué « les voix qui sèment la division et l’affrontement » en instrumentalisant l’insécurité ou les conflits ou qui « proclament que l’unique manière possible de garantir la sécurité et la survie d’une culture réside dans l’effort pour éliminer, effacer ou expulser les autres ».
A cet égard, a-t-il poursuivi « vous, Lituaniens, avez une parole originale à apporter : “Accueillir les différences.” Par le dialogue, par l’ouverture et la compréhension, celles-ci peuvent devenir un pont qui unit l’orient et l’occident de l’Europe. Cela peut être le fruit d’une histoire arrivée à maturité, qu’en tant que peuple vous offrez à la communauté internationale et en particulier à l’Union européenne ».
Emigration des jeunes
François a fait également allusion à l’un des principaux problèmes des pays baltes, à savoir l’émigration des jeunes. Il a invité les Lituaniens à « prêter une attention spéciale aux plus jeunes, qui ne sont pas seulement l’avenir mais le présent de cette nation, à condition qu’ils restent attachés aux racines du peuple ».
Dans l’après-midi de samedi, le pape François doit rencontrer les jeunes nés après l’indépendance, sur la place de la cathédrale de Vilnius, qui fut fermée au public durant l’occupation soviétique, transformée en galerie d’art et enfin en commerce de pièces détachées pour automobiles.
La Lituanie et les autres pays baltes ont connu une croissance économique rapide, mais aussi l’apparition d’inégalités sociales et une migration massive de jeunes vers l’ouest, qui pose un sérieux problème.
Jérusalem du Nord
En souhaitant la bienvenue au pape, la présidente Dalia Grybauskaite l’a remercié de visiter la Lituanie l’année du centenaire de son indépendance et a rappelé que le Vatican, parmi les premiers à reconnaître l’Etat lituanien, n’avait jamais accepté son occupation par l’URSS, « une promesse de liberté et un espoir qui a été comblé ».
Mme Grybauskaite a également jugé « hautement symbolique » que François se trouve en Lituanie dimanche, le jour où le pays rend hommage aux victimes du génocide des juifs par les nazis. Le pape doit se recueillir et prier dimanche devant le monument aux victimes du ghetto de Vilnius.
Jusqu’en 1940, la Lituanie fut la patrie de plus de deux cent mille juifs, et Vilnius, du fait de son rayonnement spirituel, était surnommé la « Jérusalem du Nord ». Presque tous périrent pendant l’occupation nazie, entre 1941 et 1944.
Lundi, François sera en Lettonie, pays plutôt protestant, et mardi en Estonie, très majoritairement non croyante.
Le pape aime tendre la main aux plus petites communautés catholiques de la planète, tout en affichant son rapprochement avec les autres religions chrétiennes.
Silence sur les agressions sexuelles
Son 25e déplacement à l’étranger s’annonce a priori serein, après son difficile week-end, à la fin du mois d’août, en Irlande, pays meurtri par des agressions sexuelles commises par des membres du clergé par le passé.
François avait été accusé à distance par un prélat italien d’avoir longtemps sciemment ignoré les agissements de l’influent cardinal américain, Theodore McCarrick, finalement démis en juillet de son ministère pour des agressions sexuelles anciennes d’un adolescent.
Pressé de répondre par de nombreuses voix de l’Eglise, le chef de 1,3 milliard de catholiques n’est pas sorti de sa réserve avant son voyage dans les pays baltes.
Mais à la veille de son départ pour Vilnius, François a dû encore annoncer deux nouvelles démissions d’évêques chiliens.
Mardi, l’Eglise allemande publiera officiellement un rapport — déjà objet de fuites dans la presse — relatant qu’au moins 3 677 enfants ont été victimes entre 1946 et 2014 d’agressions sexuelles par 1 670 membres du clergé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Aujourd’hui âgée de 30 ans, la chanteuse vécut sur l’île des Petites Antilles jusqu’à l’âge de 16 ans, avant de commencer sa carrière internationale.
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« Elle a un amour profond pour ce pays » : Rihanna devient ambassadrice de la Barbade

Aujourd’hui âgée de 30 ans, la chanteuse vécut sur l’île des Petites Antilles jusqu’à l’âge de 16 ans, avant de commencer sa carrière internationale.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 12h51
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 13h52
   





                        



   


La chanteuse Rihanna a été officiellement nommée ambassadrice de la Barbade, son pays d’origine, par le gouvernement du petit Etat insulaire des Petites Antilles, chargée d’y favoriser le tourisme, l’éducation et les investissements.
Le gouvernement a annoncé dans un communiqué que Robyn Rihanna Fenty, de son nom complet, était nommée ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire, sans être affectée cependant dans un autre pays.
« Rihanna a un amour profond pour ce pays, qui se reflète dans sa philanthropie, en particulier dans les domaines de la santé et de l’éducation, a commenté la première ministre, Mia Amor Mottley. Elle montre aussi son patriotisme dans la manière dont elle redonne à son pays et continue à chérir l’île qui reste sa maison. »
Star internationale
Aujourd’hui âgée de 30 ans, Rihanna vécut à la Barbade jusqu’à l’âge de 16 ans, avant de commencer sa carrière internationale. Elle a depuis porté quatorze titres au sommet des ventes aux Etats-Unis. Seuls Mariah Carey, les Beatles et Elvis Presley avaient fait mieux.
« Tous les Barbadiens vont devoir jouer leur rôle dans le mouvement en cours, je suis prête et enthousiaste à l’idée d’assumer cette responsabilité, a déclaré la nouvelle ambassadrice. Je suis impatiente de travailler avec la première ministre Mottley et avec son équipe pour réimaginer la Barbade. »

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