<FILE-date="2018/09/23/18">

<article-nb="2018/09/23/18-1">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Hassan Rohani, qui sera cette semaine au siège des Nations unies, à New York, a aussi mis en cause les Etats-Unis dans l’attaque qui a fait 29 morts à Ahvaz.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Attaque terroriste en Iran : le président Hassan Rohani accuse des « pays mercenaires » du Golfe et les Etats-Unis

Hassan Rohani, qui sera cette semaine au siège des Nations unies, à New York, a aussi mis en cause les Etats-Unis dans l’attaque qui a fait 29 morts à Ahvaz.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 16h46
   





                        



   


Réagissant à l’attaque terroriste qui a fait au moins 29 morts lors d’un défilé militaire à Ahvaz, samedi 22 septembre, le président iranien, Hassan Rohani, a promis que « la réponse de la République islamique à la moindre menace sera[it] terrible ». Dans un communiqué publié sur son site, il écrit :
« Ceux qui fournissent un soutien en matière de renseignement et de propagande à ces terroristes devront en répondre. »
L’Iran a immédiatement convoqué trois diplomates européens, représentant le Danemark, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas. Les ambassadeurs ont entendu « les fortes protestations de l’Iran contre le fait que leurs pays respectifs abritent certains membres du groupe terroriste ayant perpétré l’attaque terroriste », a fait savoir un porte-parole du ministère des affaires étrangères cité par l’agence de presse officielle IRNA.
« Il n’est pas acceptable que l’Union européenne ne mette pas sur sa liste noire les membres de ces groupes terroristes tant qu’ils ne commettent pas de crime sur le sol européen. »

        Le point sur la situation sur place :
         

          Les Iraniens secoués, mais unis, après l’attentat à Ahvaz



La responsabilité américaine
Hassan Rohani se rend, dimanche, à New York, où il doit prendre la parole devant l’Assemblée générale des Nations unies. Comme d’autres responsables iraniens l’ont fait à l’annonce de l’attaque, il a évoqué des liens entre le commando terroriste de quatre hommes, tous morts pendant l’attaque, et des pays étrangers, et plus précisément les Etats-Unis.
« Nous n’avons aucun doute sur l’identité de ceux qui ont fait ça, a-t-il dit, dans une allusion au groupe séparatiste arabo-sunnite Al-Ahvazieh. Tous ces petits pays mercenaires que nous voyons dans la région sont soutenus par les Etats-Unis. Ils sont encouragés par les Américains. »
« Les Etats-Unis condamnent toute attaque terroriste n’importe où, point », a réagi l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, répondant à la mise en cause iranienne ainsi :
« Je pense que ce que Rohani doit faire, c’est regarder chez lui. Il fait face à des Iraniens qui protestent. Tout l’argent qui va à l’Iran va dans son armée. Il opprime son peuple depuis longtemps. »
M. Rohani s’est abstenu de nommer les « pays mercenaires », mais il pourrait s’agir de l’Arabie saoudite, grande rivale régionale, avec qui Téhéran a rompu ses relations diplomatiques, Bahreïn ou les Emirats arabe unis. Le chargé d’affaires émirati à Téhéran a d’ailleurs été convoqué par le ministère des affaires étrangères.
Pour le moment, deux groupes ont revendiqué l’attaque : le groupe djihadiste Etat islamique, dont les dernières revendications ont été opportunistes, et le groupuscule séparatiste arabo-sunnite Al-Ahvazieh, la piste que l’Iran privilégie.
Poutine va « continuer à coopérer » avec l’Iran
Les deux premiers pays à réagir à l’attentat ont été les deux principaux alliés du régime iranien, la Russie et la Syrie. Le président russe, Vladimir Poutine, s’est dit « horrifié » par l’attaque et a présenté ses condoléances.
« Cet événement nous rappelle la nécessité d’une bataille sans compromis contre le terrorisme sous toutes ses formes. Je voudrais confirmer que nous sommes prêts à continuer à coopérer avec nos partenaires iraniens pour résister à ce mal. » 
Le ministère des affaires étrangères syrien a vivement dénoncé cette attaque « terroriste » et a mis en garde ceux qui « financent le terrorisme dans la région, ils n’arriveront pas à leurs objectifs avec ce type de crimes sordides ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/23/18-2">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Drôles, cruels, stylés... ces adolescents assoient leur notoriété sur la crainte qu’ils inspirent. Les « normaux » n’ont qu’à bien se tenir.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                


Article sélectionné dans La Matinale du 21/09/2018
Découvrir l’application


                     
édition abonné


A l’école, la dure loi des « populaires »


                      Drôles, cruels, stylés... ces adolescents assoient leur notoriété sur la crainte qu’ils inspirent. Les « normaux » n’ont qu’à bien se tenir.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 13h53
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 13h54
    |

            Pascale Krémer








                              

                        

Le pire cauchemar de tout ado ? Se retrouver seul sur un banc, dans la cour du collège, à faire semblant d’envoyer des SMS. Pire : manger son sandwich en cachette, entre deux rayonnages du centre de documentation et d’information (CDI), pour éviter la cantine. Etre, en un mot, le paria du système de castes qui prévaut durant toutes les années collège, au sommet duquel trônent les « populaires ».
Les familles n’en entendent qu’incidemment parler. « Non, elle, je ne peux pas l’inviter, c’est une populaire… », lâche l’ado dont on prépare l’anniversaire. Drôle de mot, drôle d’autocensure, songera le parent, sans forcément mesurer l’impact de cette hiérarchie implicite sur la santé mentale de sa progéniture.
Chaque année, dans ses consultations, à Paris et à Lyon, consacrées aux souffrances scolaires, la psycho-praticienne ­Emmanuelle Piquet reçoit un bon demi-millier d’élèves « invisibles aux yeux des autres », atteints de ce qu’elle nomme « le syndrome de popularité ». Ces sept ou huit dernières années, elle a vu le phénomène s’intensifier : « Même les enfants qui n’ont pas de problème de popularité sont tétanisés à l’idée d’en avoir. »
« Bolos », « victimes », « restreints »
Rien de nouveau, se dit-on trop vite, sous les platanes de la cour. A l’âge de l’acné bourgeonnante, ils ont toujours recouvert de leur ombre les rudes relations entre stars et loseurs. Fermez un instant les yeux… Evidemment, des visages vous reviennent. Mais sous l’influence des séries américaines pour collégiens, de la cheftaine pom-pom girl et du footballeur baraqué faisant régner leur loi sur la high school, un nouvel anglicisme, « populaire » (traduction littérale de popular), s’est imposé.
Le populaire ignore les « neutres » ou « normaux », qui ne demandent pas mieux. Méprise ostensiblement le bas de l’échelle sociale interne à la classe : les « bolos », « victimes », « restreints », « K-Sos »,...




<article-nb="2018/09/23/18-3">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le navire a passé la nuit à sauver 47 personnes, dont 17 mineurs, au large de la Libye et ne sait toujours pas où il pourra débarquer.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

A bord de l’« Aquarius », un accrochage sévère avec les gardes-côtes libyens

Le navire a passé la nuit à sauver 47 personnes, dont 17 mineurs, au large de la Libye et ne sait toujours pas où il pourra débarquer.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 13h08
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 17h04
    |

            Julia Pascual








                        



   


La sensation que les choses auraient pu dégénérer. Et qu’en tout cas, elles ont été là où l’absurdité de la situation devait inexorablement les mener : un face-à-face en pleine mer entre un bateau humanitaire et des gardes-côtes libyens et, au milieu de ce duel, près de cinquante enfants, femmes et hommes, en majorité des Libyens, surpris en pleine nuit dans leur tentative de fuir un pays pour gagner l’Europe à bord d’un petit bateau de bois. Pendant plusieurs heures, avant le lever du jour, dimanche 23 septembre, on s’est disputé des rescapés en Méditerranée centrale.
Vers 1 heure du matin, l’Aquarius, navire affrété par les organisations non gouvernementales SOS-Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), et seul bateau humanitaire qui patrouille au large de la Libye, est informé de la présence en mer d’un bateau qui commence à prendre l’eau, avec à son bord plusieurs dizaines de personnes. Le signalement provient de l’association Alarm Phone, qui propose une assistance téléphonique pour les personnes en situation de détresse en mer. L’Aquarius prévient les autorités maritimes libyennes, compétentes sur la zone pour coordonner les opérations de sauvetage, et entreprend de se rapprocher de la localisation de l’embarcation signalée.
Dehors, il fait nuit. La lune est presque pleine. Il est près de 3 heures du matin et les sauveteurs de SOS-Méditerranée cherchent à la jumelle une trace du bateau. Ils sont rejoints dans cette entreprise par une vedette des garde-côtes libyens, qu’on devine au loin grâce à un point rouge et vert clignotant. « Si vous apercevez les migrants, dites-le nous », demandent les Libyens par radio. Vers 5 heures, l’Aquarius aperçoit une trace sur son radar et, peu de temps après, arrive à détailler la silhouette d’une embarcation. Deux canots pneumatiques semi-rigides sont mis à l’eau et les Libyens sont prévenus qu’ils partent en reconnaissance.
Danger imminent
« Si on nous demande de rester éloignés d’une embarcation en détresse ou de retarder une opération alors que nous avons des raisons de croire qu’un danger est imminent (…) nous porterons secours à ces personnes sans délai », avaient prévenu SOS-Méditerranée et MSF dans un communiqué cet été. Plus de 1 700 personnes sont déjà mortes en Méditerranée centrale depuis le début de l’année.
Voyant que le bateau est surchargé et constatant la présence de nombreux enfants à bord, les humanitaires distribuent des gilets de sauvetage et commencent à transférer des personnes sur leurs canots pneumatiques. Les garde-côtes libyens sont furieux.

   


Les ingrédients du conflit sont jetés sur l’eau comme le sel sur une plaie ouverte. D’un côté, des humanitaires qui considèrent qu’il est de leur devoir de sécuriser au plus vite des personnes en détresse. De l’autre, des gardes-côtes à qui l’on demande de freiner les départs de migrants, à grand renfort de deniers européens. Depuis des mois, la montée en puissance des gardes-côtes libyens prépare ce goulot d’étranglement parfait. Alors que l’Europe se déchire sur l’accueil des migrants et que l’Italie a décidé de fermer ses ports, ils sont devenus les premiers acteurs en nombre d’interceptions de migrants en Méditerranée centrale.
La reconnaissance par l’Organisation maritime internationale, en juin, de leur compétence en matière de coordination des secours dans les eaux internationales au large de la Libye, en fait des interlocuteurs désormais incontournables pour quiconque voudrait agir ici. Alors même que le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) des Nations unies considère que le pays n’est pas un lieu sûr pour débarquer des personnes secourues en raison des « graves maltraitances » qu’elles y risquent. En outre, depuis plusieurs semaines, la capitale, Tripoli, est en proie à des affrontements armés entre milices et groupes armés, qui ont déjà fait plus de cent morts. Dimanche, ce sont majoritairement des Libyens fuyant leur pays qui se trouvaient à bord du petit bateau de bois.
Accrochage avec les gardes-côtes libyens
« Quittez la zone, nous nous rapprochons de vous ! », hurlent dans la radio les garde-côtes libyens. « Nous avons commencé à transférer sur nos canots de sauvetage des femmes et des enfants », répond l’Aquarius. Il est aux alentours de 6 heures du matin et la tension monte d’un cran sur la passerelle du bateau. Le capitaine, un grand Russe extirpé de son sommeil, commence à montrer des signes d’inquiétude. Il fait les cent pas et souffle bruyamment, dans la pièce exiguë où se sont réunies une poignée de personnes. Il demande aux humanitaires de ne pas évacuer les personnes secourues et gèle la situation tant qu’elle n’est pas « clarifiée ». Sur le canal radio, les échanges sont confus pendant encore un long moment.

   


« Vous connaissez Tripoli ? Vous voulez venir faire une petite visite à Tripoli ? », lance, sur un ton mi-ironique, mi-menaçant, un homme, à l’attention de l’Aquarius. « Peut-on évacuer les femmes et les enfants sur l’Aquarius ? », s’entête à demander poliment le responsable des opérations de sauvetage de SOS-Méditerranée, Nick Romaniuk. « Vous ne respectez pas nos instructions ! Nous vous avons dit de ne pas intervenir. Et de ne pas vous approcher. Vous allez avoir des gros problèmes. Vous encouragez les migrants à aller en Europe, répètent, sur la radio, les gardes-côtes. On ne veut plus coopérer avec vous parce que vous nous désobéissez. Maintenant, nous allons nous approcher et vous dire quoi faire. »
Il fait jour à présent. La navette des garde-côtes s’approche des deux canots de sauvetage de l’Aquarius et du bateau de bois sur lequel des dizaines de personnes attendent encore de connaître leur sort. « On vous laisse la situation, annoncent finalement les Libyens. Vous avez perturbé et interrompu nos opérations. Vous quitterez la zone immédiatement après. » 
Dernière opération de l’« Aquarius » ?
Les 47 personnes – dont 17 mineurs et autant de femmes – peuvent être évacuées à bord du navire humanitaire. Leurs visages sont pâles mais soulagés. Il est 8 heures et l’Aquarius met cap vers le nord, s’éloignant à grande vitesse de la Libye.
Le navire a « gagné » la partie mais cette victoire annonce sûrement une défaite plus grande. « Tu as de la chance, tu as assisté à la dernière opération de ce navire », nous a fait remarquer, mi-amer mi-ironique, un membre de l’équipage. Dimanche, la cohabitation précaire qui existait entre les humanitaires et les autorités libyennes a volé en éclats. Déjà, la veille, l’Aquarius avait appris qu’il allait perdre pour la deuxième fois en un mois son pavillon. Après Gibraltar, le Panama, sous la pression de l’Italie, a décidé de révoquer son immatriculation, après que le bateau a porté secours jeudi à onze hommes en mer, et refusé de les remettre à la Libye.
Désormais, il vogue avec 58 migrants à bord, sans destination. A ce stade, aucun port européen n’a manifesté son souhait de l’accueillir. En ce dimanche, la Méditerranée centrale avait des airs de Far West triste, peuplé d’indésirables.

        Lire aussi :
         

                Sur l’« Aquarius » : « Maintenant, mon futur est entre vos mains »



         data-ui="carousel"
         data-module="portfolio"
         data-wrapper=".gallery"
         data-interval="false"
         data-is-atom
         tabindex="10"
>


                    data-slide-title=""
            data-slide-description="L’embarcation repérée par l’« Aquarius«  le 20 septembre. Nick Romaniuk, responsable des opérations de recherches et de secours pour SOS Méditerranée, raconte : « Nous avons vu qu’ils étaient en train d’écoper le bateau. Ils avaient des gilets de sauvetage, mais ce sont des modèles de mauvaise confection, qui se remplissent d’eau, donc c’est dangereux. »"
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Jérémie Demange est le sauveteur de SOS Mediterranée qui a ciblé la petite barque en détresse le 20 septembre vers 7h « Au début, tu vois une tâche blanche qui bouge sur la vague et, très vite, tu vois que ça ressemble à une embarcation »."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les chaussures trempées des onze rescapès sèchent sur le pont principal de l'Aquarius, le 20 septembre."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un membre de Médecins sans frontières leur donne quelques explications sommaires, tandis qu’ils essayent de rallumer leur téléphone emballé dans plusieurs couches de plastique. Un sac est distribué à chacun d’entre eux, avec du linge propre, de l’eau, une serviette…"
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Sur le pont, le reste de l’équipage se tient prêt à accueillir les personnes secourues. La manœuvre est bien huilée. Un à un, les hommes sont montés à bord et installés sur le pont arrière du bateau."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A bord de l’« Aquarius », après le sauvetage des onze personnes, dont un mineur, qui se trouvaient à bord de la petite embarcation."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description=""Mon futur est entre vos mains" avoue Ch. Amraiz. Après avoir passé huit heures sur la mer pour parcourir 28 milles nautiques, cet homme de 38 ans d'origine pakistanaise s'est fait secourir par l'équipage de l'Aquarius. Le 20 septembre."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Rocco Aiello, sauveteur pour SOS Méditerranée, après l’opération."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le sauvetage a eu lieu à envrion 28 milles nautiques, face à la ville libyenne d’Abou Kammach."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="La barque dont ils ont été évacués flotte à présent à vide. L’équipe de SOS Méditerranée démonte le moteur et disperse ses pièces à l’eau. La coque est marquée à la peinture noire : « SAR AQU 20/09/2018 », afin que chacun sache que les personnes à bord ont été secourues par l’« Aquarius », à plus de 120 milles marins (environ 222 km) du rivage européen le plus proche, l’île italienne de Lampedusa."
            data-slide-item-lie=""

        


Précedent

1/10

Suivant







L’embarcation repérée par l’« Aquarius«  le 20 septembre. Nick Romaniuk, responsable des opérations de recherches et de secours pour SOS Méditerranée, raconte : « Nous avons vu qu’ils étaient en train d’écoper le bateau. Ils avaient des gilets de sauvetage, mais ce sont des modèles de mauvaise confection, qui se remplissent d’eau, donc c’est dangereux. »

Samuel Gratacap pour Le Monde
› Accéder au portfolio



require(['lmd/ui/carousel', 'lmd/module/portfolio']);





                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/23/18-4">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Conforté dans la majorité, François Bayrou a profité de l’université de rentrée du MoDem pour glisser quelques conseils à Emmanuel Macron.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

François Bayrou : « La majorité a besoin de voix libres, pas de corset »

Conforté dans la majorité, François Bayrou a profité de l’université de rentrée du MoDem pour glisser quelques conseils à Emmanuel Macron.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 15h34
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 17h09
    |

            Enora Ollivier








                        


François Bayrou n’est probablement pas mécontent du moment. Après avoir publiquement montré des signes d’agacement quant à l’attitude de La République en marche (LRM) à son égard, le Mouvement démocrate (MoDem) qu’il préside a obtenu de son partenaire une oreille et surtout la promesse d’une meilleure association dans une majorité moins figée.
« La majorité a besoin de voix libres qui s’expriment en son sein. Pas de corset », a souligné François Bayrou dimanche 23 septembre, lors de son discours de clôture de l’université d’été du MoDem à Guidel (Morbihan). « Naturellement,  a-t-il complété, quand on est responsable, on a envie que tout soit aligné, carré ; mais en réalité, la liberté d’expression, la liberté de penser est beaucoup plus fructueuse ».
Signes d’affection
Les tensions entre le MoDem et LRM ont éclaté au grand jour mi-septembre, au moment de l’élection du président de l’Assemblée nationale. Froissé de ne pas avoir été associé à la désignation de Richard Ferrand comme candidat – et donc vainqueur assuré, le parti présidentiel ayant la majorité absolue au Palais bourbon –, le MoDem a poussé son propre prétendant au perchoir. La mutinerie a eu des effets inattendus : le candidat, le président du groupe, Marc Fesneau, a obtenu 86 voix, bien au-delà, donc, de celles des 46 députés centristes. « En politique, on n’a pas à demander, il faut imposer, et éventuellement s’imposer, a analysé François Bayrou samedi auprès de journalistes. Nous avons parfaitement conscience d’être une force, stable et déterminée, dans un univers instable ».
Or, en cette rentrée difficile, marquée par une chute de popularité, l’affaire Benalla ou la démission de Nicolas Hulot, l’exécutif ne peut pas se payer le luxe de se brouiller avec son allié. D’autant que les élections européennes se profilent, qui représentent autant un thème fort et attendu pour la formation centriste qu’un test électoral pour le parti présidentiel.
Aussi, le gouvernement s’est plié en quatre pour donner des signes d’affection au MoDem. En plus des deux ministres issues du parti centriste, trois membres du gouvernement sont venus à Guidel témoigner de leur considération, Jean-Yves Le Drian, Jean-Michel Blanquer et Christophe Castaner. Ce dernier, qui porte également la casquette de délégué général de La République en marche, était le plus attendu. Dimanche, il a reconnu que sa formation et celle de M. Bayrou « auraient pu, auraient dû travailler mieux ensemble » et a appelé de ses vœux une « amélioration » pour la deuxième phase du quinquennat. La majorité « doit se construire de façon loyale et exigeante, j’ai fort bien compris le message ».
Conseils à Macron
Ainsi revigoré et conforté dans la majorité, François Bayrou a poussé son avantage pour glisser quelques conseils à Emmanuel Macron. Lors de son discours de dimanche, le leadeur centriste s’est bien félicité de l’annonce successive des plans pauvreté et santé, deux « signaux importants » qu’il attendait dans le domaine social. Mais il a aussi pressé le chef de l’Etat de retrouver un lien direct avec les citoyens.
« Les Français ont besoin non pas seulement de l’énoncé des réformes successives, mais d’un plan d’ensemble. La politique, ce n’est pas dossier après dossier. Il faut que s’exprime la vision qui organise ces réformes », a-t-il lancé.
« Alors c’est vrai, l’Elysée est un lieu clos. Trop ! Il y a un remède tout simple : il faut en sortir. C’est un lieu où on se sent assiégé ? Eh bien, il faut rompre le siège en s’adressant le plus directement possible et le plus régulièrement possible aux Français. »
Le maire de Pau a ainsi mis en garde le président contre la tentation de l’isolement et contre cette « mauvaise conseillère » qu’est la colère, surtout quand elle est dirigée vers les « contre-pouvoirs » – « le Parlement, la presse, les associations ». « Le pouvoir doit les regarder comme nécessaires, a suggéré M. Bayrou. Il faut acquérir cette philosophie, cette compréhension et je dirais même cet humour qui sont la plus efficace des défenses. »

        A lire :
         

          Emmanuel Macron cajole son aile gauche






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/23/18-5">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Devant environ 400 personnes à Mantes-la-Ville, la présidente du RN a voulu remobiliser sa base à huit mois des élections européennes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Marine Le Pen fustige « l’acharnement » et « les persécutions » contre le RN

Devant environ 400 personnes à Mantes-la-Ville, la présidente du RN a voulu remobiliser sa base à huit mois des élections européennes.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 18h07
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 18h18
    |

            Lucie Soullier (Mantes-la-Ville, envoyée spéciale)








                        



   


« Je m’en tamponne complètement du discours qu’elle va faire. » Philippe n’en a pas l’air, à rouscailler en accrochant son badge bleu-blanc-rouge, mais il trouve Marine Le Pen « géniale, super ». « Quoi qu’elle dise, c’est plié, je suis d’accord avec elle. » 
L’autoproclamé « patriote nationaliste » a même profité de son jour de repos à l’usine pour se joindre à la « fête du drapeau » organisée par le Rassemblement national (RN, ex-FN), dimanche 23 septembre, à Mantes-la-Ville. Comme il a l’habitude « que tout le monde s’en prenne à Marine », Philippe préfère prévenir : il n’en veut pas à la terre entière, « juste à l’immigration massive et aux clandestins qui viennent nous emmerder et ne rien foutre. » 
« Remonté à bloc », le quinquagénaire en cuir, brosse et boucles d’oreilles grogne contre le « fossé » qui le sépare de ceux qu’ils nomment « les Parisiens ». Entendre ceux au pouvoir. « Macron a dit qu’il nous attendait, poursuit-il. Mais moi je rigole ! On est déjà là, regardez ce qu’il se passe autour de nous. » Autour de lui, quelque 400 personnes conquises au parti d’extrême droite remplissent la salle des fêtes à l’approche du discours de Marine Le Pen.
Victimisation et élections européennes en vue

   


« Nous savons que parce que nous sommes des dissidents. Rien ne nous sera épargné », tonne d’emblée la présidente du RN. Après un discours de rentrée très politique à Fréjus la semaine précédente, Marine Le Pen a donc choisi, dimanche, de s’adresser à ses troupes depuis une ville tenue par son parti, et de les resserrer autour d’une vieille stratégie de l’ex-FN : la victimisation.
Fustigeant « l’acharnement » et « les persécutions » d’une « dictature molle », elle a fait huer tour à tour « la partialité indigne des juges d’instruction » dans l’affaire dite des assistants parlementaires pour laquelle elle est mise en examen pour abus de confiance, et « l’abus juridique manifeste » de son expertise psychiatrique, pourtant ordonnée parce qu’obligatoire légalement dans le cadre de son autre mise en examen, pour avoir diffusé des photos d’exactions de l’organisation Etat islamique, cette fois.

        Lire aussi :
         

                Les six affaires qui menacent Marine Le Pen et le Front national



« Ne nous laissons pas intimider, ne vous laissez pas intimider », a-t-elle lancé à l’adresse d’une salle redoublant de « Marine, présidente », en profitant ainsi pour resserrer des liens quelque peu distendus depuis l’entre-deux-tours de la présidentielle. « Plus on s’attaque à elle, et plus on est là. On se sent plus soudés », résume Thierry en époussetant sa cravatte bleu-blanc-rouge ; « On est là, on la soutient, on l’aime », renchérit sa femme, Danielle Oger. Mais la militante, elle aussi tricolore de la tête aux pieds, ne cache pas avoir eu besoin d’un petit remontant après ce que son mari nomme pudiquement « le petit couac » de la présidentielle.
A huit mois des européennes, « ça y est, j’y crois », se convainc celle qui n’est « pas pour » l’Europe. « De toute façon, même sans rien faire, Macron entretient nos élections. » 
Marine Le Pen, elle, n’a oublié ni son désormais traditionnel clin d’œil à l’« ami » Matteo Salvini, ni de conclure son discours en répétant ne plus être « seule » car « notre mouvement est rejoint par toute l’Europe. » En France, en revanche, les noms des « ralliés » au RN se font toujours attendre.
Pire, au même moment à Paris, Nicolas Dupont-Aignan annonçait qu’il mènerait sa propre liste aux européennes, et qu’aucune personne mise en examen n’y figurerait. Au nom de l’« intégrité ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/23/18-6">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ C’est le deuxième canton suisse à se doter d’une telle loi. Les Suisses se prononceront de nouveau sur le sujet à l’occasion d’un référendum national.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

En Suisse, le canton de Saint-Gall interdit la burqa

C’est le deuxième canton suisse à se doter d’une telle loi. Les Suisses se prononceront de nouveau sur le sujet à l’occasion d’un référendum national.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 16h39
   





                        



   


Le canton suisse de Saint-Gall s’est prononcé, dimanche 23 septembre, par référendum sur l’« interdiction de la burqa » dans l’espace public, avant que tous les électeurs ne soient amenés à le faire, probablement l’an prochain, au niveau national. Près de 67% des électeurs ont donné leur aval au texte, mais la participation était de 36%.
La loi dispose :
« Toute personne qui se rend non reconnaissable en dissimulant son visage dans l’espace public et met ainsi en danger la sécurité publique ou la paix sociale et religieuse sera punie d’une amende. »
Saint-Gall est le deuxième canton suisse à se doter d’une loi antiburqa, après le Tessin, qui interdit depuis juillet 2016, de se voiler le visage dans les lieux publics.
Cette loi avait déjà été au Parlement régional avec le soutien de la droite populiste et du centre, mais les Verts et la Jeunesse socialiste en avaient bloqué l’application en prenant l’initiative de ce référendum. Le gouvernement local, qui était opposé à la mesure, va désormais devoir la mettre en application.
Application floue
Pour Fredy Fässler, un socialiste chargé de la sécurité et de la justice dans ce canton, le flou du texte pose problème. Quand une femme portant la burqa représente-t-elle un danger ? En outre, expliquait-il dans le quotidien Le Temps, les détracteurs de la loi « redoutent des sanctions imprévisibles et arbitraires ».
Le conseil central islamique, principale organisation musulmane de Suisse, a recommandé aux femmes qui portent le voile de continuer à le faire. Il a dit qu’il surveillerait étroitement l’application de l’interdiction et engagera des actions en justice si cela est nécessaire.
Il n’existe pas de législation qui règle la question pour l’ensemble du territoire suisse, le gouvernement considérant qu’elle est du ressort des cantons. Les Suisses se prononceront pourtant sur le sujet à l’occasion d’un référendum national, vraisemblablement en 2019, car un groupe de citoyens a réussi à collecter dans le délai imparti les 100 000 signatures nécessaires à l’organisation d’un vote populaire.
Les Suisses dans leur ensemble ont rejeté deux initiatives populaires issues des milieux écologistes et agricoles :
la première concernait la mise en place de normes sociales et écologiques applicables en Suisse aux produits importés, sous peine d’interdiction ou de droits de douane ;la deuxième prévoyait la transformation du moratoire sur les OGM – instauré en 2005 par référendum et prolongé trois fois par le Parlement jusqu’en 2021 – en interdiction définitive.
Ils ont revanche soutenu une proposition qui vise à ajouter dans la Constitution un article qui donne aux autorités fédérales plus de pouvoir pour développer un réseau de pistes cyclables dans le pays.

        Les résultats :
         

          Burqa, OGM, vélo… les référendums du jour en Suisse






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/23/18-7">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Paris, Venise, Marseille… Les expositions consacrées à l’artiste, mort en 1973, se multiplient. Avec un succès public qui, pour l’instant, ne se dément pas.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/09/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Les musées s’arrachent Picasso

Paris, Venise, Marseille… Les expositions consacrées à l’artiste, mort en 1973, se multiplient. Avec un succès public qui, pour l’instant, ne se dément pas.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 18h53
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 16h13
    |

                            Philippe Dagen








                        



                                


                            

Malaga, Venise, Rome, Barcelone, Gênes, Milan, Marseille, Aix-en-Provence, Montpellier, Antibes, Vallauris, Nice, Evian, Nîmes : qu’ont en commun ces villes ? Pablo Picasso.
Non parce qu’il serait passé ou aurait vécu dans toutes, mais parce qu’il y a été exposé, l’est ou le sera dans le cadre de l’opération internationale Picasso-Méditerranée, commencée en 2017 et qui finira au début de 2019. Conçue à l’initiative du Musée Picasso de Paris et de son hyperactif directeur Laurent Le Bon, elle se compose d’une quarantaine d’expositions et fédère une soixantaine d’institutions étrangères et françaises. A cela s’ajoute un autre événement, l’exposition Picasso. Bleu et rose, au Musée d’Orsay, jusqu’au 6 janvier 2019.

Ces expositions sont, pour quelques-unes, monographiques et générales, telles que Picasso. Donner à voir, au Musée Fabre de Montpellier, qui montre les principaux moments de transformation et de renouvellement stylistique, ou Les Chefs-d’œuvre de la collection du Musée Picasso Paris, présenté au Palazzo Ducale de Gênes l’hiver dernier.
« Prisme méditerranéen »
Picasso. Chefs-d’œuvre !, qui a ouvert le 4 septembre dans le musée parisien, en est une troisième version, construite autour d’un petit nombre de séquences remarquables, dont la réunion de trois versions de son Arlequin méditatif de 1923, celle des trois versions des Baigneuses monstrueuses de 1937 et l’évocation de l’exposition Picasso 1970-1972 au Palais des papes, à Avignon, inaugurée un mois après la mort de l’artiste et éreintée alors par la critique américaine et britannique.

Bien plus nombreuses sont les monographies à thème restreint, prévisible ou plus étrange : La Cuisine de Picasso à Barcelone, la tauromachie et le matador Luis Miguel Dominguin à Nîmes, les années de poterie à Vallauris… à Vallauris – évidemment –, le Minotaure à Evian – le lien entre sujet et lieu est...




                        

                        


<article-nb="2018/09/23/18-8">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ « Si ce pouvoir-là échoue [...] qui peut prendre la place ? C’est une grande question qui est posée à tous », s’est interrogé l’ex-président, lors d’un discours en Corrèze.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

François Hollande critique les « comportements excessifs » et les « décisions injustes » d’Emmanuel Macron et s

« Si ce pouvoir-là échoue [...] qui peut prendre la place ? C’est une grande question qui est posée à tous », s’est interrogé l’ex-président, lors d’un discours en Corrèze.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 18h21
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 18h28
   





                        



   


A sa manière, François Hollande s’est de nouveau rappelé au bon souvenir d’Emmanuel Macron dimanche 23 septembre. L’ex-chef de l’Etat a prononcé dans son ancien fief de Tulle (Corrèze) un discours au cours duquel il a égratigné son successeur, se demandant « qui » pourrait incarner l’alternative au macronisme, s’il échouait.
« Si ce pouvoir-là échoue et c’est possible, à la fois par les décisions qu’il prend, injustes, par des comportements excessifs, ou par l’absence de résultats. Mais qui ? Qui sera là pour le rendez-vous démocratique ? », a déclaré François Hollande, face aux militants socialistes corréziens.
« Qui peut prendre la place ? Qui peut offrir une perspective ? C’est une grande question qui est posée à tous. Alors quand on regarde l’ensemble de la vie politique, comment être rassuré ? », s’est interrogé l’ex-président.

        Lire aussi :
         

                Macron-Hollande, un an de guerre froide



« Si on parle de soi, on sera hautain et arrogant »
Un peu plus tard lors d’une brève séance de micros tendus après son discours, François Hollande a une nouvelle fois égratigné l’actuel chef de l’Etat. Interrogé sur les conseils de réorientation donnés par Emmanuel Macron à un jeune horticulteur au chômage, François Hollande a répondu :
« Il faut parler à l’individu, à ce qu’il est et pas forcément parler en fonction de ses propres pensées. Il ne faut pas asséner une vérité, il faut aller la rechercher dans son interlocuteur. Et si on parle de l’autre on arrivera à le convaincre, si on parle de soi, on sera hautain et arrogant. »
Fin août, à Cherbourg (Manche), François Hollande avait mis en garde son successeur de manière à peine voilée contre les dangers du « narcissisme, une terrible maladie dont tout le monde peut être victime ». 
François Hollande a par ailleurs été interrogé sur la probable candidature de Manuel Valls à la mairie de Barcelone :
« Il a été un homme politique qui a joué un rôle dans notre pays. Ministre de l’intérieur, premier Ministre, il a aussi eu des responsabilités locales. Je sais quelles sont ses racines en Espagne et à Barcelone. Il fait un choix de vie, je le respecte ».

        L’analyse :
         

          François Hollande, la « mouche du coche » d’Emmanuel Macron






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/23/18-9">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Pour la troisième fois de suite, la judoka de 25 ans remporte le titre mondial chez les moins de 63 kg.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Judo : la Française Clarisse Agbegnenou sacrée championne du monde

Pour la troisième fois de suite, la judoka de 25 ans remporte le titre mondial chez les moins de 63 kg.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 15h56
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 17h13
   





                        



   


A 25 ans et en l’absence de Teddy Riner, Clarisse Agbegnenou a parfaitement assumé son statut de tête d’affiche de la délégation française. Dimanche 23 septembre, la no 1 mondiale a remporté son troisième titre d’affilée de championne du monde des moins de 63 kg, en battant la japonaise Miku Tashiro à Bakou (Azerbaïdjan) où se déroulent les championnats du monde jusqu’à vendredi..
Après avoir remporté l’or en 2014 et en 2017, Agbegnenou confirme sa domination dans cette catégorie de poids. No 1 mondiale, elle n’a pas tremblé jusqu’à la finale, où elle a triomphé d’un ippon dans le golden score. C’est aussi la première médaille d’or de la délégation française dans ces championnats, et sa deuxième au total, après le bronze conquis par Amandine Buchard en – 52 kg.

MAIS OUI ! 3e titre mondial pour Clarisse Agbegnenou 💪🇫🇷

— lachainelequipe (@la chaine L'ÉQUIPE)


require(["twitter/widgets"]);

Battue en finale des Jeux olympiques de Rio par la Slovène Tina Trstenjak, la Française n’a pu prendre sa revanche : sa rivale a été éliminée en demi-finale par Tashiro, quatrième mondiale. Grâce à ce succès, Clarisse Agbegnenou garnit un peu plus son palmarès, l’un des plus beaux du judo français.
« Je ne souhaite pas marquer l’histoire du judo, je veux me construire une belle histoire personnelle. L’idée, c’est que je sois fière de moi », a déclaré la sociétaire de Champigny-sur-Marne dans un entretien à l’Equipe juste avant ce mondial.
Avec trois couronnes mondiales, elle rejoint en tout cas au palmarès du judo français Brigitte Deydier, Lucie Décosse et Gévrise Emane, également triples championnes du monde.
Chez les hommes, seuls deux judokas font mieux : David Douillet, quadruple champion du monde, et Teddy Riner, dix fois sacré.
A seulement 25 ans, Clarisse Agbegnenou se place en fer de lance de l’équipe de France, à deux ans des Jeux olympiques de Tokyo. Elle ne cache d’ailleurs pas qu’elle veut « être championne olympique ». « C’est pour cela que je m’entraîne au quotidien. Que je me pousse chaque jour », a-t-elle expliqué à l’Equipe.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/23/18-10">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Huit pays européens, dont la France, ont demandé à Israël de ne pas démolir ce hameau, estimant que sa destruction permettrait d’étendre les colonies israéliennes et de couper en deux la Cisjordanie.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Israël exige que les Bédouins de Khan Al-Ahmar détruisent leurs maisons d’ici à octobre

Huit pays européens, dont la France, ont demandé à Israël de ne pas démolir ce hameau, estimant que sa destruction permettrait d’étendre les colonies israéliennes et de couper en deux la Cisjordanie.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 13h10
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 13h49
   





                        



   


Israël a demandé dimanche 23 septembre aux habitants d’un village bédouin de Cisjordanie, érigé par ses défenseurs en symbole de la lutte contre la colonisation israélienne, de démolir eux-mêmes « toutes les structures du site » d’ici au 1er octobre.
Après des années de bataille judiciaire, la Cour suprême israélienne a donné au début de septembre son accord à la démolition de Khan Al-Ahmar, village de tôle et de toile où vivent environ 200 Bédouins à l’est de Jérusalem, coincé entre deux colonies israéliennes.
Décision de la Cour suprême
Ce village bédouin palestinien est devenu emblématique du sort de ces communautés confrontées à l’occupation et la colonisation de la Cisjordanie.
« En application de la décision de la Cour suprême, les habitants de Khan Al-Ahmar ont reçu dimanche l’ordre de détruire toutes les structures du site avant le 1er octobre », a précisé un communiqué du Cogat, l’organisme israélien chargé des affaires civiles dans les territoires palestiniens occupés.
L’Etat israélien s’est engagé à laisser les habitants du village démolir eux-mêmes leur hameau, mais le communiqué ne précise pas quelles mesures seront prises si les habitants refusent.
« Personne ne partira, il faudra nous expulser par la force ! », a affirmé à l’Agence France-Presse Eid Abou Khamis, un porte-parole du village contacté par téléphone. Si Khan Al-Ahmar est démoli, « ce sera uniquement par la force », a-t-il ajouté.

        Lire aussi :
         

                « Nous avons de sérieuses chances de sauver la communauté palestinienne de Khan Al-Ahmar »



Colonisation de la Cisjordanie
Huit pays européens, dont la France, ont réclamé jeudi à Israël de ne pas démolir ce hameau, estimant que sa destruction permettrait d’étendre les colonies israéliennes et de couper en deux la Cisjordanie, rendant encore plus compliquée l’éventuelle création d’un Etat palestinien sur le territoire. Les pays arabes à l’Organisation des Nations unies ont souligné par la suite qu’ils approuvaient et soutenaient la prise de position des huit pays européens.
Israël occupe depuis près de cinquante ans la Cisjordanie où plusieurs communautés de Bédouins se sont installées à l’est de Jérusalem.
Entre la Cisjordanie et Jérusalem-Est, plus de 600 000 colons israéliens coexistent, de manière souvent conflictuelle, avec près de trois millions de Palestiniens. Les colonies rognent peu à peu les territoires sur lesquels les Palestiniens souhaitent créer leur Etat.

        Lire aussi :
         

                L’avenir incertain de la communauté bédouine de Khan Al-Ahmar







                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/23/18-11">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Après avoir défendu la France en tant qu’amiral, l’homme d’éthique combat les discriminations au centre de formation du camp des Milles.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤                
                                       
édition abonné


Jean-Louis Kérignard, le guerrier de la paix


                      Après avoir défendu la France en tant qu’amiral, l’homme d’éthique combat les discriminations au centre de formation du camp des Milles.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 13h51
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 12h36
    |

                            Gilles Rof








                              

                        
L’écrasante façade en brique de l’ancienne tuilerie, couronnée par ses deux cheminées, se dresse sur un terrain plat comme un monde sans sentiments. Une poussière rouge, la même qui collait aux frusques des prisonniers, il y a soixante-quinze ans, nimbe encore le paysage. Même le brouhaha de la tentaculaire zone commerciale qui s’étale, à deux pas, excroissance disgracieuse d’Aix-en-Provence, semble s’effacer devant la solennité des lieux. Cette puissance du site, de ses fantômes, l’amiral Jean-Louis Kérignard la connaît parfaitement. Traquer les vieux démons pour éviter qu’ils ne réapparaissent est devenu le métier de cet ancien commandant de la force aéromaritime de réaction rapide, au camp des Milles. Il y dirige une cellule de formation pour adultes, dans laquelle il décortique l’implacable mécanisme de l’abjection.
Dans cette usine désaffectée, camp d’internement et de déportation, 10 000 personnes ont été détenues de 1939 à décembre 1942. Parmi elles, 2 000 juifs, dont des enfants d’à peine 1 an, ont été déportés vers les camps d’extermination nazis, en août et septembre 1942. Un aller direct vers la mort sur ordre du régime de Vichy, trois mois avant que la zone Sud ne soit envahie par l’occupant allemand. « Ici, des hommes et des femmes ont vécu, des fonctionnaires ont obéi ou désobéi, explique cet homme de 64 ans. Au camp des Milles, nous touchons à deux éléments essentiels : les discriminations et l’exercice de l’autorité. Et les discriminations sont encore plus insupportables quand elles sont le fait de personnes détentrices d’autorité. »
Un homme de terrain et d’expérience
Le 28 septembre, Jean-Louis Kérignard accueillera les magistrats, les gendarmes et les policiers de la première cellule spéciale de lutte contre la haine et toutes les formes d’antisémitisme voulue par le ministre de l’intérieur Gérard Collomb. Il sera à l’heure, comme toujours. Il n’arbore pas les trois étoiles de sa brillante carrière militaire, mais...




<article-nb="2018/09/23/18-12">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ En battant Rennes (3-1), le club de la capitale a remporté son sixième match de championnat consécutif. Toujours sans convaincre.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Ligue 1 : sans briller, le PSG poursuit son sans-faute

En battant Rennes (3-1), le club de la capitale a remporté son sixième match de championnat consécutif. Toujours sans convaincre.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 17h01
   





                        



   


Sur le plan comptable, le début de saison du PSG en Ligue 1 est idyllique. Six victoires en autant de match, une première place largement assurée, la meilleure attaque du championnat. Pourtant, Paris peine encore à convaincre. Contre Rennes, dimanche, on attendait d’observer la réaction des joueurs de Thomas Tuchel, battus (3-2) mardi contre Liverpool en Ligue des champions et sévèrement critiqués pour leur implication. La première période n’aura rien fait pour rassurer les supporteurs parisiens. Privés de Kylian Mbappé, suspendu, les coéquipiers de Marquinhos ont beaucoup subi, au point d’encaisser rapidement l’ouverture du score.
Premier but pour Choupo-Moting
Sur corner, Mbaye Niang s’est retrouvé étonnamment seul pour dévier le ballon, qui a fini dans le but de Buffon après avoir rebondi sur le dos de Rabiot. Peu sereins et pas inspirés, les Parisiens ont eu du mal à se mettre dans le match, concédant de nombreuses occasions en contre-attaque. De l’autre côté du terrain, l’attaque n’a pas été en réussite, jusqu’à l’égalisation d’Angel Di Maria en fin de première période, d’une frappe lointaine à ras de terre.
Un peu réveillés en seconde période, les Parisiens ont failli prendre l’avantage dès le retour des vestiaires, avec une frappe de Cavani sur le poteau, puis lors d’un gros cafouillage dans la surface rennaise. Il aura finalement fallu attendre l’heure de jeu pour voir Thomas Meunier donner l’avantage à ses coéquipiers, d’une belle frappe croisée. C’est finalement Eric Choupo-Moting, entré en jeu à la place de Verratti et bien servi par Meunier, qui a donné de l’air au PSG, en inscrivant son premier but sous ses nouvelles couleurs.

11 - Angel Di Maria a marqué 11 buts depuis l’extérieur de la surface en Ligue 1 depuis son arrivée dans l’élite en… https://t.co/h4QonJcTk2— OptaJean (@OptaJean ⭐⭐)


require(["twitter/widgets"]);

Paris s’est donc imposé et continue sa marche en avant en tête du championnat. Mais les interrogations soulevées depuis le début de saison, renforcées par le match de Liverpool, n’ont pas encore trouvé de réponse. Le milieu de terrain inquiète toujours, tout comme l’implication de certains joueurs. Battus pour la première fois à domicile cette saison, les Rennais pointent à la douzième place du classement, et viennent d’enchaîner une deuxième défaite de suite. Depuis le début de la saison, Rennes a toujours ouvert le score dans ses matchs, mais ne parvient pas à conserver son avantage.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/23/18-13">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Cette estimation a été partagée par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme dimanche 23 septembre, qui estime que le conflit a fait plus 360 000 morts au total depuis 2011.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

En Syrie, les bombardements de la coalition ont tué plus de 3 300 civils

Cette estimation a été partagée par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme dimanche 23 septembre, qui estime que le conflit a fait plus 360 000 morts au total depuis 2011.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 17h49
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 18h23
   





                        



   


Les raids de la coalition menée par les Etats-Unis contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie depuis 2014 ont fait plus de 3 300 victimes civiles, selon les estimations de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) communiquées dimanche 23 septembre. Ces frappes ont débuté en août 2014 en Irak, avant de s’étendre le mois suivant au territoire syrien, à une époque où l’organisation jihadiste avait conquis de vastes territoires à cheval entre les deux pays.
Dans le détail, l’OSDH estime que les raids de la coalition ont entraîné la mort de 3 331 civils, dont « 826 enfants et 615 femmes », a indiqué Rami Abdel Rahmane.
Pour déterminer l’origine des frappes, l’Observatoire, qui dispose d’un vaste réseau de sources dans le pays en guerre, s’appuie aussi sur l’étude des plans de vols, ainsi que sur les avions et les munitions utilisés.
Un rapport d’Human Rights Watch publié en 2017 avait déjà pointé la responsabilité de la coalition dans des morts civiles. Ce dossier, intitulé « Toutes les précautions possibles ? : Les frappes aériennes de la coalition contre l’EI en Syrie font des victimes parmi les civils », estimation que les forces de la coalition devraient « réexaminer très soigneusement les renseignements qu’elles utilisent pour identifier leurs cibles ».

        Lire aussi :
         

                Pourquoi la guerre en Syrie est loin d’être finie



Plus de 360 000 morts en Syrie depuis 2011
La coalition internationale affirme de son côté prendre toutes les précautions possibles pour éviter les pertes civiles. Dans son dernier rapport, publié en août, elle établit à 1 061 le nombre de pertes civiles liées à ses opérations en Syrie et en Irak, en date du 30 juillet. Ses raids ont par ailleurs baissé d’intensité depuis la perte par les jihadistes de l’écrasante majorité de leurs territoires.
La coalition précise également que 216 dossiers relatifs à la mort de civils sont encore à l’étude, dont certains remontent à l’année 2014. Sollicité par l’AFP, le porte-parole de la coalition n’a pu être joint dans l’immédiat.
Plus de 360 000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début du conflit en 2011. Les civils représentent près du tiers de ces pertes humaines, selon l’OSDH.

        Lire aussi :
         

                Comment l’Etat islamique a perdu la quasi-totalité de son territoire utile en Irak et en Syrie en trois ans






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/23/18-14">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le forain se défend d’être homophobe, ajoutant que ses propos ont été sortis de leur contexte et qu’il est « d’une génération où on disait ces mots-là ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

« J’ai rien contre eux, sauf qu’ils sont un peu pervers » : les propos homophobes du forain Marcel Campion décriés

Le forain se défend d’être homophobe, ajoutant que ses propos ont été sortis de leur contexte et qu’il est « d’une génération où on disait ces mots-là ».



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 13h34
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 14h40
   





                        


Le forain Marcel Campion a suscité un tollé dimanche 23 septembre après la publication par Le Journal du dimanche d’une vidéo dans laquelle il tient des propos homophobes envers des responsables homosexuels de la Mairie de Paris.

VIDEO. Quand Marcel Campion tient des propos homophobes en pleine réunion publiquehttps://t.co/oV2B4BAo3Y pic.twitter.com/67LEY8TzVU— Le JDD (@leJDD) 22 septembre 2018


Dans cette vidéo, filmée lors d’une réunion qui a eu lieu, selon Le JDD, le 27 janvier à Saint-Ouen, le meilleur ennemi de la maire de Paris, Anne Hidalgo, s’en prend notamment violemment à l’ancien premier adjoint de Paris et homosexuel déclaré, Bruno Julliard, qui a annoncé qu’il allait porter plainte.
« Moi, j’ai rien contre les homos, d’habitude, je dis les “pédés”. Mais on m’a dit hier qu’il fallait plus que je dise ça. Donc je ne dis plus les “pédés”, je dis les “homos”. J’ai rien contre eux, sauf qu’ils sont un peu pervers ».
Dans un tweet, Bruno Julliard a annoncé que ces « propos abjects ainsi que leur auteur seront poursuivis en justice ».
Plusieurs responsables politiques ont condamné les propos de M. Campion. « Ils ne méritent aucune indulgence ni aucune explication qui pourrait conduire à en relativiser l’intention. Ils sont scandaleux, un point c’est tout ! », a écrit le nouveau patron des députés LRM, Gilles Le Gendre, sur Twitter. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s’est dit « atterré ».
« Je suis d’une génération où on disait ces mots-là »
Marcel Campion a déclaré à l’Agence France-Presse qu’il était « tout sauf un homophobe ». « Si le mot “pédé” que j’ai dit une fois ou deux a pu déranger certaines personnes je m’en excuse, je suis d’une génération où on disait ces mots-là, mais je ne suis pas homophobe », a-t-il assuré.
Il a évoqué « des propos un peu sortis de leur contexte dans un mouvement de colère » après avoir « été éliminé du marché de Noël et de la grande roue par M. Julliard ».
« Le mot “pervers”, je ne l’ai pas utilisé pour les pédés. J’ai dit que c’étaient des pervers, parce qu’ils se servaient de leur statut d’élus pour essayer de faire des affaires », a-t-il ajouté, précisant que la réunion avait eu lieu « chez moi, dans mon petit café devant une quinzaine de personnes ».

        Lire aussi :
         

                Le propriétaire de la grande roue de la Concorde, Marcel Campion, mis en examen






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/23/18-15">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Dans la série « Je ne serais pas arrivée là si… », « Le Monde » interroge une personnalité en partant d’un moment décisif de son existence. Cette semaine, l’auteure de « Mes mauvaises pensées » évoque ces instants où elle a découvert qu’elle préférait les femmes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ 
<article-nb="2018/09/23/18-16">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le dirigeant du syndicat Laurent Berger a affirmé qu’il ne compte pas pratiquer la politique de la « chaise vide », refusant de laisser l’Etat prendre la main.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

La CFDT participera bien aux négociations sur l’assurance-chômage

Le dirigeant du syndicat Laurent Berger a affirmé qu’il ne compte pas pratiquer la politique de la « chaise vide », refusant de laisser l’Etat prendre la main.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 17h37
   





                        


Laurent Berger compte « assumer ses responsabilités » et participer aux négociations sur l’assurance chômage. Le secrétaire général de la CFDT a affirmé dimanche 23 septembre au micro de l’émission Le Grand Jury sur RTL qu’il ne compte pas pratiquer la politique de la « chaise vide ». Pas question, pour lui, de laisser le gouvernement prendre la main en boudant les négociations.
L’exécutif a réclamé vendredi que la future négociation sur l’assurance-chômage permette de réaliser de 3 à 3,9 milliards d’euros d’économies en trois ans, ce que les partenaires sociaux ont dénoncé comme une « logique uniquement budgétaire ». Les huit organisations syndicales et patronales qui gèrent paritairement l’assurance-chômage, à travers l’Unédic, ont souhaité se laisser du temps pour décider de négocier ou non. Si elles refusent, l’Etat prendra la main. Dans le cas contraire, les partenaires sociaux auront quatre mois pour aboutir à un accord.
« S’il n’y a pas de négociation, c’est l’Etat qui récupère l’assurance-chômage et à chaque fois (…) que l’Etat a récupéré l’assurance-chômage, c’était des droits en moins pour les demandeurs d’emploi. Il y a un risque énorme à laisser le terrain à l’Etat seul. Si la stratégie (du gouvernement) c’est de dire “on fait en sorte qu’ils n’ouvrent pas de négociation”, je pense qu’on ne tombera pas dans le piège ».
« Ni la chaise vide, ni le chèque en blanc »
« La CFDT ne pratique ni la chaise vide, ni le chèque en blanc », a expliqué le responsable, qui souhaite toutefois attendre l’arrivée « lundi ou mardi » de la lettre de cadrage envoyée par le gouvernement aux partenaires sociaux, avant d’annoncer sa décision. « La CFDT doit assumer ses responsabilités », a-t-il martelé, réaffirmant la volonté du syndicat de « refonder le système (…) et ne pas pénaliser » les demandeurs d’emploi.
Le responsable syndical a également rappelé que la dégressivité des allocations-chômage constituait une « ligne rouge » pour la CFDT. « Aucune étude économique sur les systèmes d’assurance-chômage dans le monde n’a prouvé l’efficacité de la dégressivité », a-t-il affirmé.
La ministre du Travail Muriel Pénicaud a jugé vendredi qu’il appartenait aux partenaires sociaux, et non au gouvernement, de « définir si, parmi les formules, ils veulent la dégressivité ou autre chose ».

        Lire aussi :
         

                Assurance-chômage : le gouvernement veut plus de 3 milliards d’économies sur trois ans






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/23/18-17">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Le président de Debout la France a annoncé dimanche 23 septembre qu’il comptait mener campagne pour « faire barrage à Emmanuel Macron ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Nicolas Dupont-Aignan conduira sa propre liste « d’union » pour les élections européennes

Le président de Debout la France a annoncé dimanche 23 septembre qu’il comptait mener campagne pour « faire barrage à Emmanuel Macron ».



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 16h49
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 17h03
   





                        


Nicolas Dupont-Aignan va mener sa propre liste pour les élections européennes de 2019. Le président de Debout la France (DLF) a annoncé dimanche 23 septembre lors d’un congrès de son mouvement au Cirque d’hiver, à Paris, qu’il se lancerait seul pour « faire barrage à Emmanuel Macron ». Il a également lancé un « appel solennel » aux membres et électeurs des Républicains (LR) comme à ceux du Rassemblement national (RN, ex-FN).
En mai, la présidente du RN, Marine Le Pen, avait proposé une liste commune à Nicolas Dupont-Aignan, qui s’était allié avec dans l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2017. Mais le président de DLF a préféré se lancer seul pour « faire barrage à Emmanuel Macron ».
Un « grand mouvement de résistance française »
« Notre liste est l’occasion magnifique de rassembler tous les patriotes et républicains d’où qu’ils viennent qui ont compris qu’il fallait changer d’Europe », a déclaré Nicolas Dupont-Aignan. Partisan d’une union des droites, l’ancien candidat à l’élection présidentielle a déclaré :
« J’ouvre grands les bras, aux membres, sympathisants, électeurs du mouvement des Républicains comme du Rassemblement national qui partagent nos convictions et veulent participer à ce grand mouvement de résistance française. »
Le dirigeant politique a également promis des « ralliements qui bouleverseront la vie politique française ».
Outre Florian Philippot (Les Patriotes), Nicolas Dupont-Aignan est, à droite, le premier leader à se déclarer pour ces européennes alors que Marine Le Pen comme Laurent Wauquiez (LR) ont annoncé qu’ils n’entendaient pas conduire eux-mêmes la liste de leurs partis.
« Rien politiquement ne nous sépare » avec Nicolas Dupont-Aignan, a déclaré dimanche Marine Le Pen, évoquant une « aventure personnelle ». « Il est libre. Ce n’est pas très grave, on se retrouvera au Parlement européen », a-t-elle ajouté.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/23/18-18">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Selon Météo France, elles pourraient atteindre jusqu’à 120 km/h.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Météo : de « violentes rafales de vent » dans le nord de la France

Selon Météo France, elles pourraient atteindre jusqu’à 120 km/h.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 14h18
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 16h30
   





                        



   


Météo France a mis en garde, dimanche 23 septembre, contre de « violentes rafales de vent » qui agiteront le nord de la France dans l’après-midi et jusqu’en début de soirée.
« Celles-ci devraient atteindre 100 à 120 km/h des côtes normandes aux caps des Hauts-de-France et dans l’après-midi, 80 à 90 km/h dans l’intérieur des terres du Bassin parisien aux Ardennes. Dans la soirée et première partie de nuit, la zone de vent fort se propagera sur le Grand Est. Des rafales atteignant voire dépassant les 100 km/h y sont probables. »
Cinq départements – les Ardennes, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle et le Bas-Rhin – ont été placés en vigilance orange jusqu’à lundi matin à cause de « ces vents tempétueux peu durables mais intenses ».
A Paris, la mairie a décidé de fermer tous les espaces verts, parcs et cimetières pour le dimanche après-midi, alors que la fête des jardins devait précisément se dérouler ce week-end.

⚠️💨⚠️

En raison des conditions météo, les espaces verts, parcs et cimetières seront fermés à partir de 14h.

— Paris (@Paris)


require(["twitter/widgets"]);




                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/23/18-19">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Imaginé par le cardinal Lustiger comme un moyen de « réarmer » la pensée catholique et de la faire rayonner en France, le Collège des bernardins s’est affirmé, en dix ans, comme un lieu culte de l’intelligentsia de tous bords.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ 
<article-nb="2018/09/23/18-20">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Plus de 40 millions de personnes jouent à ce jeu vidéo dans le monde. Pour la première fois, une compétition internationale a eu lieu ce week-end en France.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Les fans des Bleus rêvent d’être champions du monde d’« Overwatch »

Plus de 40 millions de personnes jouent à ce jeu vidéo dans le monde. Pour la première fois, une compétition internationale a eu lieu ce week-end en France.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 12h54
    |

                            Florian Reynaud








                        



   


L’ambiance est bouillante, samedi 22 septembre en région parisienne, alors que les supporteurs français accueillent leurs héros. Les drapeaux tricolores s’agitent, le bruit est assourdissant et les joueurs font leur entrée sous les acclamations pour un France-Allemagne qui s’annonce disputé. Dans cette salle de la Défense, l’ambiance et la ferveur créées par les 2 500 spectateurs n’ont rien à envier à un match des Bleus.
Les sportifs encouragés sont tous des joueurs professionnels d’Overwatch, un jeu vidéo compétitif sorti en 2016, et qui rassemble plus de 40 millions de joueurs dans le monde entier. Ce week-end, la France joue les phases de groupe de la Coupe du monde, dont la partie européenne est organisée à Paris. L’objectif : décrocher une place pour les phases finales, qui se déroulera aux Etats-Unis.
C’est la première fois que Blizzard, concepteur du jeu, organise une compétition d’Overwatch en France. Les matchs font salle comble, et les maillots tricolores vendus en boutique sont en rupture de stock. Chaque match est diffusé et commenté en direct sur Twitch en plusieurs langues, pour des milliers de spectateurs supplémentaires.

Et c’est une ÉNORME MARSEILLAISE qui éclate dans le public! 

Aux armes citoyens! 🎼

— avecle6 (@Équipe de France OW)


require(["twitter/widgets"]);

« C’est vraiment beaucoup d’émotions », témoigne Helena, venue d’Orléans, et qui assiste à son premier match d’e-sport « au stade ». Nicolas, 24 ans, et Jean-Baptiste, 23 ans, se sont rencontrés sur Overwatch, en jouant ensemble. Aujourd’hui ils se voient pour la première fois à l’occasion de la Coupe du monde. « J’ai arrêté de regarder le foot à partir du moment où j’ai découvert Overwatch », explique tout sourire Jean-Baptiste, étudiant en informatique venu de Clichy.
Un jeu compétitif accessible et grand public
Pour comprendre cet engouement, il faut saisir l’attrait irrésistible d’Overwatch. Dès le départ, le jeu a été conçu pour être le plus grand public possible. Plus qu’un énième jeu de tir réaliste et guerrier, Overwatch privilégie l’entraide et le jeu d’équipe, avec des personnages tous plus bariolés les uns que les autres, et rapidement accessibles aux néophytes.

Les parties – environ vingt minutes – sont des enchaînements d’affrontements sur une ligne de front, chaque équipe devant prendre du terrain sur l’autre. Chaque joueur a un rôle crucial : certains doivent soigner leurs coéquipiers, d’autres attaquer avec précision les adversaires, et d’autres protègent leur équipe. Les combats sont rapides. Dès lors qu’un joueur tombe, son équipe se trouve en infériorité numérique, et peut se faire faucher en quelques secondes.
Une compétition spectaculaire et disputée
Le spectacle de ce jeu, à si haut niveau, est indéniable : les équipes se meuvent sur le champ de bataille avec une synchronisation et une tactique acquises par des heures d’entraînement et de communication. Quand un joueur ne joue pas sa partition à la perfection, c’est toute l’équipe qui est sanctionnée.
Pour l’instant, l’équipe de France est en bonne route. Après une victoire écrasante (4-0), vendredi, contre les Pays-Bas, « le VI », comme les fans l’appellent, a encore répondu à l’appel samedi. Les tricolores ont décroché une victoire laborieuse, mais pleine de suspense contre l’Allemagne (3-2), avant de défaire l’Italie avec une aisance insolente (4-0).

Ambiance dingue pour la map de la victoire contre l’Allemagne! 

— avecle6 (@Équipe de France OW)


require(["twitter/widgets"]);

Le public exulte, et acclame les joueurs stars au fil des matchs. Le héros du public, c’est Terence Tarlier, dit « Soon ». Chacune de ses actions, ce week-end, est ponctuée par le public d’un « Sooooooooooooon ».
Ira-t-on voir les matchs en famille le dimanche ?
Blizzard voit grand dans l’e-sport. En dehors de cette troisième édition de la Coupe du monde, l’éditeur d’Overwatch organise des compétitions permanentes entre clubs représentant des villes. Huit nouvelles équipes vont rejoindre l’Overwatch League, la première division, lors de la prochaine saison, dont une équipe parisienne.
Il y a quelques mois, Nate Nanzer, responsable de l’Overwatch League, déclarait qu’à l’avenir, les parents emmèneront leurs enfants voir des matchs d’Overwatch comme on va voir du base-ball ou du football. Aujourd’hui ? Pari réussi, assure-t-il. « Partout dans le monde des familles se rendent ensemble à nos événements, et cette tendance va continuer. »
M. Nanzer promet également que Blizzard veut, à terme, que les matchs soient joués dans le monde entier, comme un club de foot qui jouerait dans le stade de sa ville. « En Europe, la France est l’un des plus gros marchés pour l’e-sport, elle produit de grands joueurs et les fans sont vraiment passionnés », poursuit-il.
« Je commentais les matchs depuis ma chambre et Blizzard m’a recruté »
Ce tournoi peut-il faire naître des vocations de professionnel ? « Il faut être réaliste, c’est comme un vrai sport, même si tu es meilleur que 99 % des joueurs normaux, tu restes moins bon que 99 % des joueurs professionnels », regrette Grégoire, étudiant de 22 ans venu de Nancy. Harry Legday, commentateur britannique venu à Paris, présente régulièrement les matchs des Contenders, sorte de ligue de deuxième division d’Overwatch. « Je me suis simplement retrouvé à [commenter les matchs] depuis ma chambre, et Blizzard m’a recruté », explique-t-il. Terence Tarlier, tricolore recruté par le club de Los Angeles, reconnaît que des portes sont ouvertes pour les aspirants.
« Sur d’autres jeux, les tournois ne sont pas forcément réglementés par l’éditeur, c’est un peu brouillon et tout le monde fait ce qu’il veut. Blizzard a créé l’Open Division, les Contenders et l’Overwatch League. L’Overwatch League, c’est le top du top ; les Contenders, c’est là où tu joues quand tu as fait tes preuves ; et l’Open Division, c’est là où tout commence, où tu crées ton équipe, joues contre d’autres et c’est comme ça que tu montes. C’est un très bon système. »
« L’e-sport est excitant, parce qu’il est en constante évolution »
Néanmoins, on se demande si Overwatch peut attirer plus de foules à terme. Même pour les initiés, le jeu est parfois trop rapide. Surtout, il est constamment mis à jour et enrichi par les développeurs, quitte à bouleverser les stratégies que tout le monde pensait gagnantes. Nate Nanzer assure que Blizzard fait tout pour simplifier le visionnage des matchs. Pour lui, ce côté changeant de l’e-sport est un avantage :
« Je pense que certains sports luttent parce qu’ils n’évoluent pas et sont joués de la même manière depuis cent ans. L’e-sport est excitant parce qu’il est en constante évolution. »
Terence « Soon » Tarlier reconnaît que les matchs pros sont difficiles à suivre. « Je pense que depuis le début, tout le monde regarde le “kill feed” [le bandeau qui indique quand un héros perd un combat] parce que c’est très dur de savoir ce qu’il se passe », dit-il.
L’engouement, lui, est bien là, et le public espère donner de la voix jusqu’à la finale, pour se sentir encore un peu champion du monde.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/23/18-21">
<filnamedate="20180923"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180923"><AAMMJJHH="2018092318">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Aucun code pénal n’interdit la masturbation dans les rapports de couple. Maïa Mazaurette nous encourage à en faire une pratique à part entière.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                


Article sélectionné dans La Matinale du 22/09/2018
Découvrir l’application


                  

Partagée, guidée, transcendée : la masturbation n’est pas qu’un plaisir solitaire


                      Aucun code pénal n’interdit la masturbation dans les rapports de couple. Maïa Mazaurette nous encourage à en faire une pratique à part entière.



LE MONDE
 |    23.09.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
23.09.2018 à 14h05
    |

                            Maïa Mazaurette








   


A priori, quand on pense masturbation, ce n’est pas exactement l’aventure qui nous vient à l’esprit. Sans entrer dans des détails logistiques (êtes-vous plutôt nouilles tièdes ou banane bio, jet dentaire ou vibro high-tech ?), la plupart d’entre nous préfèrent considérer cette activité comme un pis-aller : mécanique, hygiénique, une tâche dont on se débarrasse au mieux dans une relative indifférence, au pire dans la culpabilité. Notre efficacité s’y mesure en termes de rapidité, pas en termes d’intensité (imaginez si nous en faisions autant pendant les rapports à deux).
Pourtant, aucun code pénal n’interdit d’utiliser la masturbation dans les rapports de couple. Qu’on affronte les défis d’une relation longue distance ou les conséquences d’une maladie, qu’on expérimente un retour de couches ou une chute de libido, ou plus positivement, qu’on souhaite étendre son répertoire sexuel ou son intimité avec l’autre, la masturbation peut constituer une option satisfaisante. Et pas seulement comme second choix ! Mais comme pratique à part entière, avec son vocabulaire, ses espaces de liberté et ses limites – une autre manière de prêter main-forte, sans utilisation systématique des organes génitaux.
(D’ailleurs, aussi romantique que soit l’idée d’un accès illimité au corps aimé, nous possédons toutes et tous des espaces de restriction : il est tout aussi raisonnable et naturel de bouder la pénétration vaginale que de refuser la sodomie ou le cunnilingus. Exactement de la même manière qu’on refuse la douleur, les galipettes en présence du chien, ou la brouette javanaise dans la chambre d’ami des beaux-parents. Personne ne donne tout, tout le temps.)
Partager la masturbation, donc – c’est-à-dire transgresser le tabou d’un onanisme secret, et dans la foulée, parce que le sexe est politique, légitimer la pratique. Si ça n’est plus obscène, si ça devient visible, alors on peut enfin se détendre. Et profiter. Ces masturbations partagées se produisent en présence du partenaire, qui peut jouer le rôle de voyeur (« je suis là, je regarde, je valide »), de pourvoyeur d’encouragements (« je t’écoute, je te parle, je commente »), ou de participant secondaire (« je te caresse en même temps, je t’embrasse, je stimule »). On peut toucher ou serrer les testicules, s’occuper de la lubrification, jouer avec la prostate, titiller le clitoris, pénétrer digitalement le vagin ou l’anus, utiliser des sex-toys, pincer les seins, lécher les coudes, limer les ongles... selon les préférences.
Masturbations guidées
Viennent ensuite les masturbations guidées : dans cette configuration, le partenaire « chaste » (il faut le dire vite) contrôle les agissements du masturbateur. Cette guidance peut s’opérer en élaborant un scénario, façon jeux de rôle, ou tout simplement en parlant ; à quelques centimètres l’un de l’autre, ou par communication transatlantique. Le ou la guide exerce sa mainmise sur le contexte (« fais-le dans la cuisine »), sur le public (« ouvre les rideaux, que les voisins puissent te voir »), sur les actes eux-mêmes (« plus vite, moins vite, serre fort, avec la main gauche, en dansant la Macarena »), sur les accessoires (« enroule ce chargeur autour de ta hampe virile »), sur la jouissance (« attends encore, arrête, reprends »), ou sur les pensées (« imagine-moi dans la pièce »).
Le partenaire en charge peut évidemment prêter main-forte, ou se contenter d’instructions. Est-ce trop intrusif ? La masturbation guidée rappelle en effet l’univers de la domination (le maître ou la maîtresse ordonne de se masturber à telle ou telle heure, de porter un sex-toy pendant la journée, de retarder un orgasme ou au contraire de le provoquer, il ou elle peut également imposer le port d’une cage de chasteté pour jouer sur la frustration d’un soulagement incessamment repoussé). Il est exact que ces jeux font partie des basiques. Pourtant, rien n’oblige à considérer la masturbation guidée sous cet angle, plutôt que dans la perspective d’une volonté de communion. Chacun voit midi à la porte de son donjon.
Faut-il disposer d’un partenaire pour jouir de masturbations guidées ? Bien sûr que non. Vous pouvez casser votre tirelire et appeler des numéros surtaxés, comme au bon vieux temps, ou vous tourner vers la pornographie, qui regroupe ce type de vidéos sous le mot-clef JOI (pour jerk off instructions, littéralement « instructions pour se branler », pardon my French).
On ne saurait cependant trop recommander les options audio, gratuites, un chouïa plus subtiles. C’est notamment la vocation de Voxxx, tout nouveau venu dans le monde du podcast, qui propose des masturbations guidées pour les femmes – couvrant un large champ de fantasmes, de techniques et d’intensité. Pour écouter à deux, tournez-vous vers le tout récent magazine Qud, dont l’épisode Dre@m-X propose une masturbation guidée pour hommes et femmes. (Au passage ! Si vous comptez utiliser votre pause déjeuner pour vous oublier dans des podcasts érotiques, sachez que ces deux nouveautés complètent une offre française déjà riche de CtrlX, le Verrou, Digital Love, le Cabinet de Curiosités, les Lectures érotiques de Charlie, l’Aubergine, à quoi s’ajoute une offre anglophone pléthorique, notamment sur Literotica).
Masturbations augmentées
Dans cette infinie galaxie de masturbations augmentées, n’oublions pas les masturbations méditatives ou de pleine conscience, l’hypnose érotique, les exercices de respiration tantrique, ou tout simplement la méditation orgasmique, qui permet aux couples (et non-couples) de « travailler » leur connexion (via le clitoris, il faut bien commencer quelque part). Tout cela s’accordera parfaitement avec vos cristaux vaginaux et autres sortilèges orgasmiques (profitons-en pour recommander la lecture du dernier essai de Mona Chollet : Sorcières, une puissance invaincue, Ed. Zones).
Enfin, si vous n’avez sous la main ni partenaire, ni maître dominateur, ni gourou, mais que vous avez tout de même besoin d’un public, Internet reste un formidable endroit où partager ses masturbations, notamment grâce aux webcams (doit-on encore présenter le pionnier Chatroulette, la cour des miracles des exhibitionnistes ? Je ne suis pas sûre que vous y croiserez des masses de femmes, mais les camarades de jeu masculins y sont légion). C’est toujours mieux que de s’exhiber dans la rue ou par sexto – pratiques risquées pour votre réputation et votre casier judiciaire.
Quelle que soit l’option que vous retiendrez, voici au moins une bonne nouvelle pour ce dimanche : à une époque de triomphe de la misanthropie, le plaisir solitaire n’a jamais si mal porté son nom.


