<FILE-date="2018/09/22/18">

<article-nb="2018/09/22/18-1">
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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Le parc des Cévennes est devenu la 13e « réserve internationale de ciel étoilé », une distinction de l’ONG Dark-Sky Association, qui favorise la préservation de l’environnement nocturne.
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<article-nb="2018/09/22/18-2">
<filnamedate="20180922"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180922"><AAMMJJHH="2018092218">
<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Des chercheurs américains de Yale ont développé une peau robotique adaptable. Elle permettrait aux astronautes de « créer » leurs propres robots dans l’espace.
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<article-nb="2018/09/22/18-3">
<filnamedate="20180922"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180922"><AAMMJJHH="2018092218">
<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Si le débat perdure dans l’opinion publique, il a cessé dans la communauté scientifique : aucune étude n’a pu démontrer rigoureusement l’efficacité de l’homéopathie au-delà de l’effet placebo.
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<article-nb="2018/09/22/18-4">
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Au menu : lutter contre le trafic de l’ivoire grâce à l’ADN, où a coulé le bateau du capitaine Cook, comment nous manipulons nos propres souvenirs, etc.
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<article-nb="2018/09/22/18-5">
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Une équipe française tente de comprendre comment, il y a 5 000 ans, s’est développée une culture dans un environnement très hostile à la vie.
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<article-nb="2018/09/22/18-6">
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Exclu de la Collaboration Cochrane, le médecin danois a bataillé pour changer les règles d’accès aux résultats des études secrètes de l’industrie pharmaceutique.
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Peter Gotzsche, celui par qui la controverse arrive

Exclu de la Collaboration Cochrane, le médecin danois a bataillé pour changer les règles d’accès aux résultats des études secrètes de l’industrie pharmaceutique.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 16h13
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Grand et sec, cheveux gris en brosse, rugueux, intransigeant et de tempérament bagarreur, Peter Gotzsche est une figure historique du mouvement en faveur d’une médecine fondée sur la preuve. A 69 ans, ce professeur de médecine danois est l’un des 80 fondateurs de la Collaboration Cochrane, née voilà vingt-cinq ans d’une volonté de rigueur et d’indépendance dans la définition des meilleures pratiques en médecine. Il est aussi, souvent, celui par qui la controverse arrive.
En témoigne le nombre de courriers au vitriol, envoyés et reçus, publiés sur le site du Centre Cochrane nordique, basé à Copenhague, qu’il dirige depuis 1993. En témoigne, aussi, la crise que traverse la Collaboration Cochrane après la décision, votée le 13 septembre par son conseil de gouvernance, de l’exclure de l’organisation – une sanction inédite dans son histoire. Dans un courriel collectif à ses confrères, que Le Monde a pu consulter, il dit avoir ressenti l’annonce de son expulsion, en assemblée générale, comme « une exécution publique ».

Il a pourtant le cuir épais, tanné par des années de prises de position parfois en radicale opposition avec les idées dominantes du moment. « Si vous voulez savoir qui est Peter Gotzsche, il faut revenir vingt ans en arrière, raconte Tom Jefferson (Centre for Evidence-Based Medicine de l’université d’Oxford), l’un de ses proches. A l’époque, Peter disait que les risques du dépistage systématique du cancer du sein avaient été ignorés et que les bénéfices avaient été exagérés. Il a été traité de fou et d’irresponsable, mais il s’avère aujourd’hui qu’il a eu raison, et ce même si la mammographie demeure un instrument utile. »
« En psychiatrie au moins, Peter est tout sauf impartial »
En 2007, Peter Gotzsche entre dans une vive controverse avec l’Agence européenne du médicament (EMA) – l’autorité qui supervise la mise sur le marché des médicaments. Il demande à l’agence...




                        

                        


<article-nb="2018/09/22/18-7">
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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Trois des quatre patients transplantés sont morts. Les chirurgiens n’avaient décelé aucun signe de cancer au moment des greffes.
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<article-nb="2018/09/22/18-8">
<filnamedate="20180922"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180922"><AAMMJJHH="2018092218">
<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Refus de la pilule, dénonciation de propos déplacés… Face à des patientes très informées et dont la parole s’est libérée, la profession est déboussolée.
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Le blues des gynécologues


                      Refus de la pilule, dénonciation de propos déplacés… Face à des patientes très informées et dont la parole s’est libérée, la profession est déboussolée.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 13h58
    |

                            Zineb Dryef








                              

                        
Cette dernière année, le docteur J. l’a passée à attendre une seule chose : qu’elle s’arrête. Il a compté les semaines jusqu’à ce jour de printemps, où, enfin, il a quitté son cabinet. Il l’a aimé, pourtant, son métier, mais ces derniers mois, c’était devenu « épouvantable ».
Des patientes qui contestent tout, les prescriptions, les examens et les diagnostics, ou qui l’accablent publiquement sur Internet, il en avait déjà rencontré, mais en recevoir tous les jours l’a complètement découragé.
« Je suis très content d’avoir pris ma retraite », résume-t-il. Ce qu’il lit de sa profession dans les médias et sur les réseaux sociaux le navre. Il ne s’y reconnaît pas. Les patientes maltraitées dans les cabinets et les maternités ? Il balaie ces accusations. Ce ne peut être le fait que de « tordus ».
Un vaste mouvement de contestation
Si tous les gynécologues ne partagent pas l’amertume du docteur J., un vaste mouvement de contestation féministe est ces derniers temps venu bousculer la profession en dénonçant des pratiques jugées paternalistes, infantilisantes et sexistes : examens brutaux, injonction à la procréation, paroles déplacées, actes réalisés sans consentement, épisiotomies inutiles, humiliations pendant des IVG, etc. C’est ce que l’on appelle des « violences » ou « maltraitances » gynécologiques et obstétricales.
Ou quand on s’entend dire : « Mais pourquoi vous ne voulez pas le garder ? » ; « Un stérilet à 28 ans ? Il serait plutôt temps de penser à un enfant » ; après un accouchement difficile : « Vous avez mal ? C’est dans la tête tout ça ! » ; pendant un accouchement : « Arrêtez de crier, Madame, ça sert à rien et ça nous fait perdre du temps ! »…
Depuis 2014, et les milliers de témoignages suscités par la campagne #PayeTonUterus, qui invitait à témoigner des maltraitances subies en consultation de gynécologie, de nombreux documentaires sur le sujet et une enquête minutieuse de la journaliste Mélanie...




<article-nb="2018/09/22/18-9">
<filnamedate="20180922"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180922"><AAMMJJHH="2018092218">
<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Peter Gotzsche, médecin danois connu pour ses positions critiques envers l’industrie pharmaceutique, est sur le point d’être évincé de la prestigieuse organisation internationale.
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La Cochrane, parangon mondial de la « médecine fondée sur la preuve », en pleine crise

Peter Gotzsche, médecin danois connu pour ses positions critiques envers l’industrie pharmaceutique, est sur le point d’être évincé de la prestigieuse organisation internationale.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 06h27
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 12h00
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

La Collaboration Cochrane traverse la plus grave crise de son histoire. Fondée voilà un quart de siècle par des chercheurs et des médecins désireux de promouvoir la « médecine fondée sur la preuve » (evidence-based medicine), la prestigieuse organisation se déchire depuis que son conseil de gouvernance a voté, le 13 septembre, l’expulsion de l’un de ses membres, Peter Gotzsche, un professeur de médecine et chercheur danois réputé pour ses positions très critiques vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique.
L’éviction de ce membre fondateur de l’organisation, qui ne devait être effective que jeudi 20 septembre, a déclenché la démission de quatre autres membres du conseil de gouvernance. Celui-ci se retrouve désormais réduit de près de moitié. La situation ouvre un « risque de chaos » au sein de la célèbre institution, selon l’expression de l’un de ses membres, dont certains suspectent à mots plus ou moins couverts qu’elle a cédé à des pressions de l’industrie pharmaceutique.
Peu connue du grand public, la Collaboration Cochrane est une organisation à but non lucratif forte de quelque 11 000 membres, généralement bénévoles, chercheurs ou praticiens, œuvrant collectivement à publier des revues systématiques de la littérature scientifique, afin d’évaluer, avec le plus haut niveau d’indépendance et de rigueur, les bénéfices et les risques de traitements médicamenteux ou d’interventions médicales.
Vingt-cinq ans après sa fondation, « la Cochrane » existe désormais à travers de nombreux centres nationaux ou régionaux. Elle est devenue une référence incontournable pour de nombreux praticiens, mais aussi pour les autorités sanitaires, les régulateurs et les organisations intergouvernementales.
« Longue enquête »
L’éviction de M. Gotzsche, annoncée lors de l’assemblée générale de l’organisation, tenue à Edimbourg (Ecosse) du 16 au 18 septembre, a provoqué un tollé. « Cela a été le centre de toutes les discussions,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/22/18-10">
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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ La vingtaine de personnes frappées simultanément par la foudre le 2 septembre 2017 en Meurthe-et-Moselle sont un groupe uni et un échantillon précieux pour la recherche.
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Les miraculés d’Azerailles, unis par la foudre qui ne les a pas tués


                      La vingtaine de personnes frappées simultanément par la foudre le 2 septembre 2017 en Meurthe-et-Moselle sont un groupe uni et un échantillon précieux pour la recherche.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 05h36
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 16h35
    |

                            Dominique Perrin








                              

                        

Ce samedi-là, rien n’annonce le drame. L’air est léger et le soleil brille sur Azerailles, village de huit cents habitants en Meurthe-et-Moselle. C’est le week-end du festival de musique Le Vieux Canal. Dans l’après-midi, des amoureux de la nature se sont donné rendez-vous sur un « espace naturel sensible ».
Au choix, atelier sur les plantes sauvages comestibles sous un petit chapiteau, ou balade contée le long de la Meurthe. Ce 2 septembre 2017, chacun découvre donc cette zone marécageuse avec tritons et azurés des paluds, un papillon dont la chenille se fait passer pour une fourmi afin de mieux squatter les fourmilières. La nature est étonnante. Personne n’imagine encore à quel point.
« S’il n’y a pas eu de macchabée, c’est parce que nous nous sommes partagé la décharge. » Herbert Ernst, journaliste fulguré en plein reportage
Il est un peu moins de 16 heures quand la pluie se met à tomber dru. Tout le monde fonce sous la tente. Un énorme bruit retentit. Un responsable pense à un attentat. Un enfant crie, un autre pleure. Plusieurs personnes tombent à terre, inanimées.
Au pied d’un aulne, la broussaille prend feu. La foudre vient de tomber. « Francis, c’est la guerre, on a plusieurs blessés », téléphone un pompier du village à son supérieur. Une soixantaine de ses collègues débarquent, ainsi qu’une trentaine de gendarmes. Une zone d’atterrissage pour hélicoptère est même improvisée en cas de besoin.
Au total, quatorze blessés, dont deux graves, sont évacués vers les hôpitaux de Lunéville, Saint-Dié et Nancy. Les concerts du soir sont annulés. Par un miracle que nul n’explique, la mort, qui faisait ce jour-là plusieurs millions de volts, n’a emporté personne.
Liés à jamais
Un an plus tard, les rescapés du 2 septembre forment un groupe unique, fascinant et mystérieux. Ils sont une vingtaine, en comptant ceux qui n’ont pas été hospitalisés. On les appelle des fulgurés. Les foudroyés meurent, les fulgurés survivent.
Certains...




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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Les chercheurs ont eu la preuve de son appartenance au règne animal en analysant des vestiges de molécules récupérées sur des fossiles.
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Le Dickinsonia, le plus ancien animal sur Terre, était ovale et plat

Les chercheurs ont eu la preuve de son appartenance au règne animal en analysant des vestiges de molécules récupérées sur des fossiles.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 23h51
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 07h07
   





                        



   


Il était ovale et plat avec une sorte de dorsale centrale, mesurait plusieurs dizaines de centimètres de longueur et vivait au fond des océans, sans bouche, intestins ni anus, il y a un demi-milliard d’années.
Des milliers de fossiles de Dickinsonia ont été retrouvés depuis soixante-quinze ans sur la planète, mais son appartenance au règne animal – l’un des grands règnes du vivant, avec les plantes, les champignons – faisait débat dans la communauté scientifique. Etait-ce un lichen ? Une amibe ? Un ancien règne disparu ?
Des chercheurs de l’Université nationale d’Australie (ANU) ont apporté la preuve, selon eux décisive, que la créature était bien l’un des premiers animaux à avoir vécu, en tout cas le plus ancien jamais confirmé. Ils ont décrit leur méthode, jeudi 20 septembre, dans la prestigieuse revue Science.

        Lire aussi :
         

                Traquer la biodiversité grâce à l’ADN



Jusqu’à présent, les paléontologues étudiaient la morphologie d’un fossile pour en déduire le type. Ilya Bobrovskiy, doctorant à l’université australienne, a, à la place, analysé des vestiges de molécules récupérées sur des fossiles trouvés sur une falaise du nord-ouest de la Russie, dans la région de la mer Blanche. Sur ces fossiles, il a retrouvé des molécules exclusivement animales : une forme de cholestérol.

   


« Le plus dur a été de trouver des fossiles de Dickinsonia contenant encore de la matière organique », explique le chercheur, qui a donc dû aller jusqu’en Russie pour dénicher les spécimens, enfouis dans la roche de la falaise.
« Les molécules de graisse fossile que nous avons découvertes prouvent que les animaux étaient grands et nombreux il y a 558 millions d’années, des millions d’années avant ce qu’on croyait », dit le professeur de sciences de la terre à l’ANU Jochen Brocks. Pour l’université, il s’agit ni plus ni moins du « Graal » de la paléontologie.
Une thèse déjà confirmée par des études
D’autres chercheurs ont clamé auparavant avoir résolu le même mystère. En septembre 2017, des Britanniques s’étaient dits certains du caractère animal de Dickinsonia, sur la base de multiples fossiles. Une autre équipe avait conclu, en 2015, qu’il s’agissait d’animaux, relativement avancés, en raison de la façon dont leurs corps grandissaient, à la différence des plantes ou des champignons.
Mais c’est la nature même de la recherche scientifique que de confirmer une hypothèse au fil des années, de multiples fois et selon différentes méthodes.
« L’article survend un peu la controverse existante », dit à l’Agence France-Presse (AFP) le paléobiologiste Doug Erwin, de l’Institut Smithsonian à Washington. Mais, dit-il, « c’est un bon papier ». « C’est la première fois que des marqueurs biologiques sont utilisés pour des fossiles de l’Ediacarien », note-t-il.
Une « renaissance » de la paléontologie
L’Ediacarien est la période (– 635 millions à – 542 millions d’années) précédant l’ère qui marque, selon les scientifiques, l’apparition rapide de tous les grands groupes d’animaux sur Terre : le fameux événement du Cambrien, relativement court d’un point de vue géologique, entre 30 millions et 40 millions d’années. C’est précisément pourquoi la confirmation que des animaux ont existé auparavant est si importante.
« Pendant longtemps, on s’est demandé si l’événement était réel, ou si nous n’avions pas réussi à trouver de fossiles plus vieux », dit à l’AFP David Gold, géobiologiste à l’Université de Californie à Davis, et l’un des auteurs de l’étude de 2015.
« Cet article apporte une nouvelle très bonne preuve que les animaux sont beaucoup plus vieux que le Cambrien. » Les espèces du type Dickinsonia seraient donc « l’ancêtre de plusieurs formes de vie animales d’aujourd’hui », poursuit-il. Cela n’est pas encore vérifié, mais il suggère que les vers et les insectes puissent en descendre.
Les travaux publiés jeudi consacrent aussi une sorte de « renaissance » de la paléontologie, avec le recours à des outils qui permettent de retrouver des composés organiques vieux de centaines de millions d’années. Dans les bonnes conditions, les scientifiques peuvent désormais trouver des protéines ou des pigments pour identifier la couleur des dinosaures, dit David Gold. Ou, dans ce cas, du cholestérol, une molécule à base de carbone.

        Lire aussi :
         

                Voyage au cœur d’un œuf de dinosaure



Prouver que Dickinsonia était un animal ne marque pas la fin du mystère. On ignore encore comment il se nourrissait (sans bouche) ou se reproduisait. Surtout, des calculs statistiques sur l’ADN laissent penser que le règne animal remonte à 720 millions d’années. Il reste donc un fossé de quelque 160 millions d’années à combler, jusqu’à l’apparition de cette créature plate et ovale.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/22/18-12">
<filnamedate="20180922"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180922"><AAMMJJHH="2018092218">
<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ L’illustre peintre italien aurait succombé en 1610 à une grave infection bactérienne, conclut une équipe marseillaise qui a utilisé plusieurs méthodes d’analyse génétique pour résoudre une énigme historique.
<filname="PROF-env_sciences-12"> ¤ 
<article-nb="2018/09/22/18-13">
<filnamedate="20180922"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180922"><AAMMJJHH="2018092218">
<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Mêlant récits de patients et théorie scientifiques, l’auteur nous plonge dans les arcanes du syndrome de stress post-traumatique.
<filname="PROF-env_sciences-13"> ¤                     
                                                   
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Voyage au cœur du traumatisme

Mêlant récits de patients et théorie scientifiques, l’auteur nous plonge dans les arcanes du syndrome de stress post-traumatique.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 12h05
    |

                            Sarah Terrien








                        



                                


                            

Le livre. « Un Américain sur cinq [a été] sexuellement agressé dans son enfance, un sur quatre battu par un parent au point d’en garder la cicatrice, et un tiers des couples se livre à la violence physique. » Dès le prologue, Bessel van der Kolk, psychiatre américain d’origine néerlandaise, spécialiste du syndrome de stress post-traumatique et fondateur du Trauma ­Center de Boston, appuie là où ça fait mal. Pour lui, il y a urgence, il faut prendre en charge tous ces « traumatisés ».
Dans ce livre, l’auteur parle à la première personne : parcours professionnel, échanges avec ses collègues, recherches scientifiques, questionnements personnels et professionnels se mêlent à une plongée dans les arcanes du syndrome de stress post-traumatique. A l’aide de métaphores parlantes, l’auteur parvient à vulgariser d’une manière assez spectaculaire les mécanismes cérébraux et physiologiques impliqués dans le traumatisme. Le thalamus devient le « cuisinier du cerveau » ; l’amygdale le « détecteur de fumée » ; et le cortex préfrontal médian la « tour de guet ».

Il file également la métaphore pour s’émerveiller de l’avènement des techniques d’imagerie cérébrale dans les années 1990 : « La technique précédente […] avait permis de voir ce qui nourrissait l’activité neuronale – un peu comme lorsqu’on tente de comprendre le ­moteur d’une voiture en étudiant l’essence. Avec la neuro-imagerie, on a pu mettre le nez dans le moteur. » Les histoires de ses patients, leur prise en charge, leurs difficultés et leurs progrès permettent de donner vie au propos du psychiatre. Il décrit longuement sa première expérience de médecin auprès d’anciens combattants du Vietnam, une étape fondatrice : « Ce sont Tom et les autres vétérans qui ont été mes premiers professeurs. »
Réparer les victimes
Le psychiatre se mue parfois en professeur d’histoire, nous entraînant...




                        

                        


<article-nb="2018/09/22/18-14">
<filnamedate="20180922"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180922"><AAMMJJHH="2018092218">
<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ La confiance que peut inspirer l’intelligence artificielle ne se mesure pas à la seule aune du respect de règles éthiques, mais aussi d’autres normes, gages de « qualité de service ».
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤                     
                                                   
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Algorithmes : l’éthique n’est pas toute la question

La confiance que peut inspirer l’intelligence artificielle ne se mesure pas à la seule aune du respect de règles éthiques, mais aussi d’autres normes, gages de « qualité de service ».



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 12h12
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                            Nozha Boujemaa (Directrice de recherche Inria, directrice de l’Institut Convergence DATAIA Sciences des données, intelligence & société)








                        



                                


                            
Carte blanche. L’éthique de l’intelligence artificielle (IA) et des algorithmes fait l’objet de nombreux questionnements ces derniers temps. Plusieurs rapports et études fleurissent à travers le monde sur le sujet mettant en exergue de nouvelles formes de discrimination et d’inégalité.
Plusieurs voix s’élèvent, dans les sphères des services ­publics comme dans celles des entreprises privées, contre la « tyrannie » ou le« pouvoir » des algorithmes en appelant à plus de transparence et d’éthique et à la mise en place de garde-fous pour le respect des droits civiques et des libertés individuelles. Cette mouvance se développe depuis plus de deux ans déjà à l’international.
La France et l’Europe ont souvent été ­accusées de naïveté en se préoccupant d’éthique et moins de la création de valeur économique et du développement industriel, terrain de jeux trop souvent laissé aux acteurs industriels américains ou chinois. Ainsi, l’éthique des algorithmes et de l’IA est perçue par certains comme un frein au développement économique et au déploiement des technologies de l’IA, et considérée comme un ensemble de « bon sentiments » emphatiques et généreux qui n’engagent personne, en tout cas pas les fournisseurs des services numériques.
En réalité, ce sont moins les principes éthiques des algorithmes qui comptent mais plus la confiance des citoyens et des professionnels qui en fait un facteur de compétitivité économique et non un frein.
Manque de maîtrise
Si l’on regarde de plus près, les risques négatifs de l’IA ne sont pas toujours issus d’une volonté de nuire, de discriminer sur un ­critère non avouable ou de contourner la ­réglementation en vigueur, mais parfois simplement d’un manque de maîtrise dans le déploiement de ces technologies très puissantes. En effet, un algorithme peut ­déboucher sur deux décisions différentes dans des situations comparables simplement parce qu’il est instable (non reproductible) ou vulnérable au bruit...




                        

                        


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Intox, polarisation, risques de manipulation : les leçons de la présidentielle vue de Twitter

Des chercheurs publient mercredi une analyse de plus de 60 millions de tweets liés à la campagne présidentielle française de 2017.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 08h40
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


L’explosion de couleurs donne le tournis. Rose, rouge, violet, bleu, marron… De grosses taches diffuses, comme violemment projetées sur la toile, se concentrent au centre de l’image, entourées de mouchetures multicolores. Ce paysage chaotique n’a rien d’imaginaire : il s’agit du paysage politique français sur Twitter tel qu’il était le jour du premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril 2017. Les galaxies qui se dessinent à l’écran sont en fait les communautés politiques qui entourent chacun des candidats, chaque point représentant un compte sur le réseau social.
Cette cartographie a été réalisée dans le cadre du Politoscope, un projet de longue haleine de l’Institut des systèmes complexes de Paris Ile-de-France (ISC-PIF, un laboratoire CNRS). Après deux ans de recherches, documentées sur un site dédié, Noé Gaumont, Maziyar Panahi et David Chavalarias publient, mercredi 19 septembre, un long article dans la revue PLoS ONE, qui décortique la bataille politique qui s’est jouée sur Twitter tout au long de l’élection.
Un baromètre de la bataille politique en temps réel
L’imprévisible scrutin de 2017 s’est rapidement révélé être un cas d’école pour l’équipe du Politoscope. « La question de l’identification des communautés sur les réseaux sociaux est un champ de recherche à part entière. Cette présidentielle a été particulièrement complexe de ce point de vue », relève David Chavalarias, directeur de l’ISC-PIF.
Premier défi pour les chercheurs : tenter d’évaluer la proximité des 2,4 millions de comptes Twitter étudiés avec les candidats à la présidentielle. Pour reconstituer ces familles politiques, ils ont observé les « retweets », c’est-à-dire le relais intégral de messages publiés sur le réseau. Suivant cette méthodologie, plus deux comptes se sont retweetés l’un et l’autre, plus ils sont considérés comme proches.
C’est ce qui permet à l’arrivée d’établir un immense réseau, sans cesse en mouvement. En l’observant jour après jour, semaine après semaine, les chercheurs de l’ISC-PIF ont assisté en quasi direct à la reconfiguration des communautés politiques au fil des péripéties de la campagne. Bien qu’il ne mesure pas des intentions de vote, le Politoscope a ainsi pu voir la communauté des fillonistes monter en puissance au fil des débats de la primaire à droite.
Au-delà des inféodés à chacun des candidats à l’élection, les chercheurs ont identifié une catégorie subsidiaire, qu’ils ont baptisée la « mer », soit celles et ceux qui ne militent pas forcément activement pour une personnalité. « Il est très intéressant de voir les communautés se reconfigurer, et aussi d’étudier la manière dont elles recrutent de nouveaux membres issus de la mer », note David Chavalarias.
Faut-il en déduire que les chercheurs ont constitué un fichier de militants par appartenance politique ? Le chercheur se veut rassurant : « Dans notre processus, un compte est rangé dans une communauté politique, mais nos données sont anonymisées et seuls trois chercheurs avaient accès aux données. Le résultat n’est pas un fichier mais des analyses statistiques au niveau communautaire. »
Si le Politoscope a cartographié le paysage politique jour après jour, les milliers de points qui en dessinent les constellations ne sont pas identifiables. Cependant, des acteurs peu scrupuleux pourraient tout à fait aspirer ces données et s’en servir à des fins peu avouables, note David Chavalarias, qui souhaite sensibiliser l’opinion publique à ces risques : 
« Nous avons une marge d’erreur de prévision, au niveau individuel, qui est de l’ordre de 7 % pour les militants les plus actifs. Cela montre qu’il est tout à fait faisable de faire une campagne ciblée sur une communauté politique sans disposer de moyens démesurés. Et donc que vous pouvez être exposés à de telles campagnes d’influence. »
Le risque étant de voir à l’avenir des campagnes ciblées se décupler par le biais d’outils numériques de plus en plus accessibles.
Les intox largement minoritaires
L’équipe du Politoscope s’est également penchée de près sur la circulation des fausses informations pendant la campagne électorale. Pour ce faire, elle a analysé les données compilées par l’équipe des Décodeurs dans le cadre du Décodex, notre projet de lutte contre la désinformation. Plus précisément, notre base de données qui identifie précisément des messages erronés et les relie à leurs diffuseurs (vous pouvez consulter notre méthodologie ici). Les chercheurs ont ainsi étudié la circulation des liens contenant une des 179 fausses informations que nous avions identifiées à la date de leurs travaux — par exemple, « Jean-Luc Mélenchon porte une Rolex » ou « plus de 30 % de la campagne d’Emmanuel Macron a été financé par l’Arabie saoudite ».

        Lire aussi :
         

                Fausses informations : les données du Décodex en 2017



Premier enseignement : seuls 4 888 tweets sur les 60 millions analysés par le Politoscope redirigeaient vers l’une des fausses informations identifiées par l’équipe des Décodeurs, soit un peu moins de 0,01 % du total.
Une proportion en partie minorée par le fait que notre panel n’est pas exhaustif (nous n’avons pas identifié toutes les fausses informations qui circulaient sur Twitter) et aussi par des raisons techniques (nous avons identifié des liens qui faisaient circuler ces fausses informations, mais là aussi des partages nous ont échappé, parce que l’intox pouvait par exemple être reprise dans une image et pas dans un texte). Notons cependant que ces mêmes publications ont recueilli plus de 1,6 million de partages sur Facebook, selon nos relevés.
Malgré ces limites, les données du Décodex apparaissent cohérentes avec les conclusions d’une étude publiée en mars dans Science, qui avait identifié 4,5 millions de partages d’informations erronées sur Twitter sur une période de 10 ans, à comparer aux 500 millions de messages publiés chaque jour en moyenne sur la plateforme (soit un peu moins de 1 %), note le trio de chercheurs français.
Les deux études se rejoignent également sur un point : les fausses informations circuleraient plus massivement que leurs démentis sur le réseau social. Dans le cas du Politoscope, les réfutations n’ont été partagées que 1 275 fois sur la plate-forme, soit près de quatre fois moins que les fausses affirmations auxquelles ces articles répondaient. Son pendant américain publié dans la revue Science estimait quant à lui que le « vrai » se propageait trois fois moins vite que le « faux ».
L’hémiplégie des militants face aux fausses informations
Derrière ce premier constat d’ensemble, l’équipe de l’ISC-PIF s’est intéressée aux profils de ceux qui ont diffusé les intox et leurs démentis sur Twitter. Or, au-delà de la quantité totale de partages, les chercheurs ont observé que le « vrai » et le « faux » ne se diffusaient pas du tout de manière équitable entre les communautés.
Ainsi, la circulation des intox provient-elle « principalement de certaines communautés politiques, pas de la mer », écrivent les auteurs. En effet, les internautes qui sont moins proches d’un candidat en particulier n’ont partagé que 18,9 % des fausses nouvelles, alors qu’ils ont publié 43,44 % des messages analysés.
Et il y a aussi des différences entre les mouvances politiques : selon les chercheurs, les partisans de François Fillon et de Marine Le Pen « sont les plus acti[fs] et ont émis respectivement 50,75 % et 22,21 % du nombre total de fausses nouvelles partagées ». Restent tout juste 10,1 % de fausses nouvelles diffusées par les soutiens des neuf autres candidats.


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Les soutiens de François Fillon sont ceux qui ont le plus fait circuler d'intox sur Twitter 
Nombre de messages diffusant de fausses informations ou des vérifications repérés parmi les soutiens des candidats.

Sources : Politoscope, Les Décodeurs (Décodex)



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Les démentis ont eux aussi circulé de manière complètement différente d’une communauté politique à l’autre. Si bien que certaines communautés ont, en proportion, partagé bien plus de messages d’une catégorie que de l’autre.
Ces déséquilibres sont bien sûr à traiter avec prudence. « Il y a plusieurs interprétations possibles, prévient David Chavalarias. Ces fausses informations sont peut-être un instrument politique. Mais il peut aussi s’agir de tentatives d’influence de trolls extérieurs aux communautés politiques. Ou encore d’une marque d’appartenance à certaines communautés voire d’ironie. »

   


Certains déséquilibres s’expliquent par des raisons militantes évidentes. Il n’est ainsi pas surprenant que des partisans de certains candidats aient partagé les articles qui déconstruisaient des mensonges sur ceux-ci. Autour d’Emmanuel Macron, on a ainsi logiquement partagé des articles de vérification qui répondaient à des rumeurs sur lui. Néanmoins, il semble bien que les fausses informations sur Emmanuel Macron aient nettement plus émané de soutiens de François Fillon et de Marine Le Pen que de ceux des autres candidats.
Ces résultats donnent matière à s’interroger sur le phénomène des fausses informations. « Cela montre que le vrai problème n’est pas tant la circulation de fausses informations au sens strict du terme, sur laquelle on peut légiférer, mais plutôt l’amplification de la polarisation de l’opinion publique qu’entraînent les “fake news” et autres types de propagande numérique », estime David Chavalarias.
La multiplication de sites ultrapartisans, l’utilisation de techniques de ciblage visant à influencer une communauté plutôt qu’une autre, la fabrication de polémiques de toutes pièces par des groupes militants…, autant de phénomènes qui préoccupent le chercheur : « L’utilisation des réseaux sociaux dans un contexte électoral rend vulnérable notre méthode traditionnelle de vote. Les méthodes et techniques pour créer de la division s’affinent bien et ces outils sont désormais à la portée de groupes de taille moyenne. »
Correction, le 21 septembre 2018 : la part des fausses informations dans le corpus analysé par le Politoscope est d’environ 0,01 % (4 888 tweets sur 60 millions environ) et pas 0,1 %, comme l’indiquait une version précédente de cet article.



                            


                        

                        


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Les « perles cachées » de l’innovation technologique européenne

Les chercheurs Jonathan Wareham et Laia Pujol appellent dans une tribune au « Monde » à une meilleure utilisation du potentiel des grands équipements scientifiques européens pour développer des technologies innovantes contribuant au bien-être économique et social.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 14h15
    |

Jonathan Wareham (Professeur en systèmes d’information à l’Esade Business School, à Barcelone) et Laia Pujol (Doctorante à l’Esade Business School)







                        



                                


                            

Tribune. Le 26 septembre 2017, lors de son discours à la Sorbonne, le président Emmanuel Macron avait suggéré la création d’une agence d’innovation paneuropéenne, semblable à la Defense Advanced Research Projects Agency (Darpa) américaine, entrée dans la légende du développement de nouvelles technologies dès sa création en 1958 au sein du département de la défense des Etats-Unis.
Le commissaire européen à la recherche et à l’innovation, Carlos Moedas, a, quant à lui, proposé, en octobre 2017, la création d’un « conseil européen de l’innovation » pour piloter le programme Horizon 2020. Pour l’un comme pour l’autre, il est urgent d’aider l’Europe à rattraper son retard sur ses concurrents internationaux en matière d’innovation.
M. Moedas suggère, peut-être à juste titre, qu’une agence européenne intergouvernementale sur le modèle de la Darpa constituerait une approche trop « descendante » pour les Etats membres. Son argumentation ignore toutefois un élément essentiel : les technologies de la Darpa, qui ont marqué de leur empreinte presque tous les produits numériques disponibles sur le marché aujourd’hui – GPS, réalité virtuelle, voitures autonomes –, ont été développées dans un environnement commercial.
En effet, la quasi-totalité des entreprises qui ont marqué les débuts de la Silicon Valley, dont IBM, Hewlett-Packard ou Oracle, doivent leur succès aux grands contrats passés avec l’armée américaine. La question n’est pas de glorifier le rôle des dépenses militaires, mais de souligner l’importance d’une forte traction par la demande dans le processus d’innovation. Comment l’Europe peut-elle stimuler la demande d’innovation ?
Une longue et fière tradition de progrès
L’Europe a une longue et fière tradition de progrès scientifique. Elle peut se vanter de disposer des infrastructures de recherche parmi les plus sophistiquées au monde, avec notamment l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN),...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Ce lieu au charme désuet, près de Paris, évoque les grandes heures de la recherche coloniale. Longtemps à l’abandon, le Jardin d’agronomie tropicale attend son renouveau.
<filname="PROF-env_sciences-17"> ¤                     
                                                   
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Un jardin tropical dans les limbes

Ce lieu au charme désuet, près de Paris, évoque les grandes heures de la recherche coloniale. Longtemps à l’abandon, le Jardin d’agronomie tropicale attend son renouveau.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 10h00
    |

                            Catherine Mary








                        



                                


                            
C’est un jardin insolite auquel on accède par une étrange porte chinoise à la peinture délavée, l’un des nombreux vestiges des expositions coloniales qui le hantent. Pourtant le Jardin d’agronomie tropicale, 7 hectares logés dans la pointe orientale du parc de Vincennes, à la limite de Nogent-sur-Marne, n’en est pas moins habité.
Chaque jour s’y rendent les employés de 18 institutions et organisations non gouvernementales hébergées sur le campus géré par le Cirad, l’organisme français de ­recherche agronomique et de ­coopération dans les régions tropicales et méditerranéennes. Et leurs déplacements le long des ­allées de terre tracées dans le bois en friche où se nichent les pavillons délabrés ressemblent à un dialogue de signes avec le passé.
Rapport au passé colonial
Car si les activités du Cirad sont ­désormais consacrées au développement durable dans les anciens pays colonisés, il n’en est pas moins l’héritier de la recherche en agronomie tropicale pour laquelle le jardin a été créé. « En France, nous avons un rapport un peu honteux à notre passé colonial, et c’est sans doute pour cette raison que le jardin n’est pas mis en valeur, ­confie Serge Volper, ex-responsable de la bibliothèque historique du Cirad, située au centre du jardin. La France, parmi les puissances coloniales, est la seule nation à avoir fait de la recherche agronomique tropicale une discipline bien individualisée de l’agronomie. » A force d’en choyer les archives, il est devenu la mémoire du jardin. Cette vitrine où sont exposées graines, fruits, écorces et produits du cacaoyer était destinée aux « leçons de choses », qui inculquaient aux élèves de l’empire les bienfaits de l’agronomie tropicale. Et ce buste en bois qui trône au centre de la bibliothèque, c’est celui de Jean Thadée Dybowski qui, avant de devenir le premier directeur du jardin, avait été directeur du commerce et de la colonisation en Tunisie.
A l’origine du jardin, il y...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Une théorie largement répandue considère que l’apprentissage consiste à inhiber ses émotions. Mais ne serait-ce pas plutôt au contraire les émotions qui régulent l’apprentissage ?
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Les émotions au coeur de l’apprentissage

Une théorie largement répandue considère que l’apprentissage consiste à inhiber ses émotions. Mais ne serait-ce pas plutôt au contraire les émotions qui régulent l’apprentissage ?



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 09h22
    |

                            Marie-Laure Théodule








                        



                                


                            
Les défis de la science. Comment les émotions influencent-elles l’acquisition de nos compétences ? Un débat agite la communauté des sciences cognitives à ce propos. Une première théorie dite du cerveau « tri-unique » a été proposée dans les années 1970 par le neurobiologiste américain Paul MacLean.
Elle suppose que le cerveau est organisé en trois couches héritées de l’évolution : au-dessous, le cerveau reptilien (le thalamus et une partie des ganglions de la base), qui gère des comportements instinctifs ; au milieu, le système limbique (l’autre ­partie des ganglions de la base et les amygdales), qui traite la motivation et les émotions conduisant à des comportements alimentaires, reproductifs et ­parentaux ; et enfin, au-dessus, le néocortex qui produit des opérations cognitives abstraites (planification, langage).
Processus d’inhibition
Elle postule que chaque système inhibe celui du dessous. Ainsi le système limbique entraînerait des réactions primaires fondées sur les émotions (plaisir, souffrance, peur), lesquelles seraient inhibées par le néocortex qui produirait des comportements plus élaborés. Selon cette théorie, l’acquisition d’une compétence se ferait en deux temps (apprentissage, puis expertise) contrôlés chacun par deux structures séparées : le système limbique, puis le néocortex, qui inhiberait le limbique. Et les troubles psychiatriques seraient dus à des défauts de ces processus d’inhibition.
Par exemple, ce serait parce qu’un ­patient n’arrive pas à contrôler ses émotions avec son système cognitif qu’il ­développerait des pathologies comme les troubles anxieux, les tocs (troubles ­obsessionnels compulsifs) ou les addictions. La théorie tri-unique a été largement diffusée en raison de son adéquation élégante entre structures cérébrales et fonctions ainsi que de quelques similitudes avec la théorie psychanalytique de Freud. Elle influence toujours fortement la psychologie et les sciences cognitives, avec l’idée...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Après le best-seller « Sapiens, une brève histoire de l’humanité », l’universitaire israélien publie, le 2 octobre, « 21 leçons pour le XXIe siècle ».
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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ L’universitaire israélien, auteur du best-seller « Sapiens, une brève histoire de l’humanité », est devenu un phénomène d’édition mondial.
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Yuval Noah Harari, l’historien du futur

L’universitaire israélien, auteur du best-seller « Sapiens, une brève histoire de l’humanité », est devenu un phénomène d’édition mondial.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 05h15
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 09h26
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            

En cette fin du mois de juillet, il fait une chaleur moite insupportable, du trottoir de Tel-Aviv jusqu’au dernier étage de l’Hotel Cinema, où Yuval Noah Harari a pris place pour assurer la promotion de son nouveau livre, 21 leçons pour le XXIe siècle (Albin Michel, 420 p., 23 €, à paraître le 2 octobre).
Une équipe de télévision japonaise quitte tout juste l’auteur de Sapiens, une brève histoire de l’humanité (Albin Michel, 2015) – qui sera porté à l’écran par le réalisateur américain Ridley Scott et le cinéaste britannique Asif Kapadia – et Homo Deus, une brève histoire de l’avenir (Albin Michel, 2017).
Un entretien avec le philosophe du futur ressemble à une course difficile pour les non-pratiquants, un mélange de cent mètres et de marathon. On a beau lire, se préparer, bachoter, sortir de sa trousse des crayons de couleur bien affûtés et alignés, ça décolle à la verticale. Heureusement, la pythie est affable, patiente et bien disposée.

Ecrivain mondial. Que signifie ce statut ? Une renommée, une influence, un nom qui devient une marque. Dans le cas de Yuval Noah Harari, on peut ajouter que ce statut se mesure aussi au prestige de ceux qui se chargent de la recension de ses ouvrages. Le 4 septembre, dans les colonnes du New York Times, Bill Gates lui-même a pris la plume pour dire tout le bien qu’il pense de cet historien israélien insaisissable, qui réécrit le passé et dessine l’avenir en cherchant des lignes de cohérence ou de fracture. Ses pourfendeurs sont souvent les spécialistes pointus d’un domaine que l’auteur ne fait que survoler, trop occupé à créer des passerelles et décloisonner. La vulgarisation implique, parfois, des raccourcis, mais elle entraîne plus de monde que le cénacle savant.
Des outils pour penser le monde qui vient
Dans le New York Times, le patron de Microsoft exprime plusieurs réserves sur le nouveau livre de Yuval Noah Harari mais...




                        

                        

