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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Commissariats, centres d’impôts, préfectures… Plusieurs centaines d’antennes locales de services publics vont devoir afficher des indicateurs de résultats.
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Réforme de l’Etat : des taux de satisfaction pour l’administration

Commissariats, centres d’impôts, préfectures… Plusieurs centaines d’antennes locales de services publics vont devoir afficher des indicateurs de résultats.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 09h42
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
La réforme de l’Etat n’est pas morte, elle bouge encore. Les travaux du comité d’experts action publique 2022 (CAP 22), chargé de dessiner une fonction publique plus efficace et moins coûteuse, avaient semblé s’achever à l’été par un enterrement sans tambour ni trompette.
Mais selon les informations du Monde, un certain nombre d’initiatives devraient rapidement être relancées. D’abord, Matignon est sur le point d’envoyer à chaque ministère un courrier pour détailler les « plans de transformation ministériels », des feuilles de route indiquant pour chacun cinq gros sujets de transformation (simplification, décentralisation…). 
« Il devrait y avoir une officialisation dans les toutes prochaines semaines. Le premier ministre souhaite remettre les choses en perspective », indique-t-on de source proche du dossier.
Manière d’admettre que la communication autour de ce sujet a été confuse. Mi-juillet, après avoir maintes fois reporté la publication de CAP 22, Matignon avait annoncé aux 34 experts que leur travail ne serait pas rendu public – il avait ensuite fuité dans la presse –, mais égrené sous forme de chantiers sectoriels dont plusieurs ont été annoncés durant l’été (éducation, réforme de l’audiovisuel, emploi…). Sans que jamais ne soit réalisé de lien direct avec les objectifs d’ensemble du gouvernement en la matière : baisser la dépense publique de trois points de PIB d’ici à 2022, supprimer 50 000 postes de fonctionnaires d’Etat et réaliser une trentaine de milliards d’euros d’économies. « 70 % des mesures du rapport seront reprises par les ministères, le rapport a vraiment joué son rôle d’aiguillon », assure une source gouvernementale.
Générer une « émulation »
Ainsi, d’ici fin 2018 ou début 2019, plusieurs centaines d’antennes locales de services publics vont voir leur fonctionnement évoluer. Centres d’impôts à destination des particuliers, consulats, caisses de Sécurité sociale, préfectures, commissariats…...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le nouvel adjoint à la culture de la Mairie de Paris reprend ses fonctions pour présenter la 17 è édition d’un événement qu’il avait créé en 2002 et qui aura lieu le 6 octobre.
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Christophe Girard se glisse dans l’ambiance « tropicool » de la Nuit Blanche

Le nouvel adjoint à la culture de la Mairie de Paris reprend ses fonctions pour présenter la 17 è édition d’un événement qu’il avait créé en 2002 et qui aura lieu le 6 octobre.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 09h26
    |

            Emmanuelle Jardonnet








                        



   


Ce n’était pas une conférence de presse de crise, organisée après le coup de théâtre du début de semaine marqué par la démission surprise du premier adjoint à la maire de Paris en charge de la culture, Bruno Julliard. Non, la présentation de la 17e Nuit Blanche, qui se déploiera dans la soirée du samedi 6 octobre dans la capitale, était bien programmée ce vendredi 21 septembre au Palais de la découverte en présence de la maire de Paris, Anne Hidalgo, de son adjoint à la culture et du directeur artistique de l’édition, le commissaire et critique d’art Gaël Charbau. Le casting prévu a simplement été l’occasion pour Christophe Girard de faire sa toute première apparition en tant que nouvel adjoint en charge de la culture.
« Il y a cinq jours, je n’avais pas idée que je serais là aujourd’hui », a d’emblée commenté l’élu de 62 ans, jusqu’ici adjoint au maire en charge des ressources humaines, et qui retrouve au pied levé des fonctions qu’il connaît parfaitement, pour avoir lui-même été le prédécesseur de Bruno Julliard sous les mandatures de Bertrand Delanoë, pendant onze années (2001-2012), et même porté l’élaboration de la toute première Nuit Blanche, en 2002.
« Une manifestation savante et populaire »
Malgré ce contexte quelque peu surréaliste, c’est donc avec décontraction qu’il a repris le costume de représentant du grand rendez-vous artistique et nocturne parisien. « Je n’ai aucune responsabilité dans le choix de Gaël Charbau, mais je dois dire que vous avez fait un bon choix », a-t-il déclaré. Sur cette programmation 2018 qu’il n’a pas accompagnée, il a simplement souhaité faire un « commentaire politique ».

        Lire aussi :
         

                Quatre « constellations » dans la Nuit blanche 2018



Il s’est ainsi réjoui que cette nouvelle édition d’une « manifestation savante et populaire déclinée dans tant de villes à travers le monde » offre une déambulation sous le signe du « rêve et du lâcher-prise sur la société de consommation ». Il a également insisté sur la nécessité de confier la Nuit Blanche, qui « n’est pas une simple occupation de l’espace public », à un directeur artistique, avec une programmation « exigeante et audacieuse ». « Face aux violences du monde, au racisme, à l’antisémitisme, à une société de consommation violente qui laisse des citoyens un peu perdus », il a souhaité réaffirmer l’importance de la place de « la culture, du savoir et de la construction du sens critique » et le besoin de contrer une « simplification du monde ».
Un côté chaotique revendiqué
Du contenu de cette édition, qui ouvre traditionnellement le grand mois de l’art contemporain à Paris, avec la FIAC dans la foulée, on connaissait déjà les grandes lignes et ses quatre parcours – celui de l’Ile Saint-Louis, entièrement coupée à la circulation, les Invalides et son « Super Kilomètre », qui piétonise le kilomètre reliant ce quartier au Petit Palais, La Villette et la Porte Dorée. Gaël Charbau estime qu’enchaîner ces quatre « constellations », très espacées les unes des autres, sera « faisable, mais très dense ». Il a annoncé un total de 78 projets dans le « In », 50 projets satellites et 50 projets labellisés. Soit 178 projets proposés durant la nuit. « Une fourchette très haute » par rapport aux autres éditions.
Anne Hidalgo a évoqué une édition en écho aux « mouvements » de la capitale : « La Nuit Blanche est un récit de notre ville, de ses habitants, exigeants, indociles, insolents, créatifs, un récit collectif de ce que nous sommes ». Gaël Charbau en a souligné l’ambiance « tropicale », voire « Tropicool », faisant référence à une installation dans la gare de Lyon et à des performances dans certaines rames du métro de la ligne 1, qui se transformeront en serres nomades au cours de la nuit. Ce festival nocturne à travers la ville, dont le directeur artistique revendique le « côté chaotique », se clôturera dans le rocher du zoo de Vincennes, où le metteur en scène Philippe Quesne prépare une surprise sonore. A découvrir dans deux semaines.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Malgré les affaires et les couacs liés au prélèvement à la source, le patron des comptes publics a eu raison des doutes d’Emmanuel Macron.
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Gérald Darmanin, le ministre qui s’est rendu indispensable

Malgré les affaires et les couacs liés au prélèvement à la source, le patron des comptes publics a eu raison des doutes d’Emmanuel Macron.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 09h00
    |

            Benoît Floc'h et 
Audrey Tonnelier








                        



                                


                            

C’est un étang, dans un petit village du Nord. Juste un plan d’eau, sans maison, sur un terrain arboré de deux hectares. Gérald Darmanin s’y rend dès qu’il le peut. Le ministre de l’action et des comptes publics y pêche, chasse lapins et canards, coupe du bois, jardine, dort dans l’herbe, lit et discute avec les paysans des environs. Il y invite des proches, tel Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, ou ses conseillers. « C’est “Koh-Lanta” !, s’amuseson amieMarie Tonnerre, maire de Neuville-en-Ferrain (Nord). Il n’y a rien : on fait un feu, un barbecue et on chante… »
L’étang de Saint-Amand-les-Eaux a le goût de l’enfance pour Gérald Darmanin. Gamin, il y voyait son père ; adulte, il le lui a racheté, ne pouvant se faire à l’idée qu’il soit vendu. Aujourd’hui, c’est là qu’il dit mener « la vie simple » dont il a fait son fonds de commerce politique. A 35 ans,l’ancien « jeune premier » de la droite,devenu l’étoile montante de la Macronie, assure qu’il continue de faire ses courses au supermarché Auchan de Tourcoing – dont il fut maire de 2014 à 2017. Il lui arrive aussi d’aller au Monoprix de Bastille, à Paris, tard le soir, pour acheter de quoi faire la cuisine pour ses amis ou conseillers. « Je n’aime pas les trucs guindés », glisse celui qui regrette de ne pouvoir dîner d’un hachis parmentier ou d’une omelette à Bercy.
Gérald Darmanin : « On n’est pas nombreux au conseil des ministres à pouvoir dire : “Chez moi, ils disent ça.” Il y a Lecornu, Collomb et moi. »
Avec son débit rapide et saccadé, son ton volontiers caustique et son bon sens populaire revendiqué, « la vraie vie » constitue la marque de fabrique Darmanin. Celui qui vient de faire voter en première lecture un projet de loi contre la fraude fiscale et s’apprête à présenter le budget 2019 en conseil des ministres, le 24 septembre, est l’un des rares ministres politiques du gouvernement Philippe. Il ne rate jamais une occasion...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ « Le Monde » a rencontré des Parisiens, au sein du campus de start-up Station F et sur une place populaire du 19e arrondissement, qui se montrent plutôt satisfaits de l’action de leur maire.
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« Hidalgo mène bien sa barque, alors que ce n’était pas facile après Delanoë »

« Le Monde » a rencontré des Parisiens, au sein du campus de start-up Station F et sur une place populaire du 19e arrondissement, qui se montrent plutôt satisfaits de l’action de leur maire.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 08h56
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 15h40
    |

            Sylvia Zappi








                        



                                


                            
Ils ont entendu parler des polémiques successives sur le fiasco des Vélib’, l’arrêt brutal d’Autolib’, ou la fermeture des voies sur berge… Quelques-uns ont appris par la radio la démission de son premier adjoint, Bruno Julliard. Tous ont bien sûr en tête les polémiques sur la politique de la maire de Paris qui ne cessent d’aller crescendo depuis un an. Pourtant, en ce début de semaine calamiteux pour Anne Hidalgo, selon les témoignages recueillis dans deux quartiers de la capitale — l’un au cœur du Paris high-tech du 13e arrondissement, l’autre sur une des places populaires du 19e —, les électeurs ne semblent pas en prendre ombrage.
C’est l’heure de la pause à la Station F, le campus des start-up installé dans la halle Freyssinet, lundi 17 septembre. Sous le passage couvert, quatre trentenaires jouent au baby-foot. Ici, dans les immenses open spaces intitulés « create » ou « share », on discute « stratégie-produit », écouteurs sans fil à l’oreille et carnet à la main. La politique peut paraître lointaine à ces jeunes gens pressés, mais tous ont un avis sur l’actualité du jour.
Antoine T., 26 ans, arrivée dans la capitale à la fin de ses études, loue d’emblée le « courage d’Hidalgo » : « Elle semble avoir des idées fortes. On lui reproche de ne pas faire assez de concertation mais, en même temps, il faut décider. Sur les questions d’environnement, ça passe par des contraintes. » Comme ce fondateur de start-up, la plupart des personnes interrogées prennent la défense de la maire de Paris.
« Elle a rajeuni l’image de maire de Paris »
Très sensibles à la question écologique, ces « serial entrepreneurs » circulent tous en transports en commun ou à vélo. Alors, limiter la place de la voiture, augmenter les pistes cyclables et regagner l’espace public pour les piétons — autant de décisions décriées de l’élue socialiste — leur semblent des mesures évidentes. « Sa...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Les candidats de La République en marche s’échauffent pour l’élection municipale de 2020 dans la capitale, un scrutin-clé pour le chef de l’Etat.
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Comment Macron prépare la bataille de Paris

Les candidats de La République en marche s’échauffent pour l’élection municipale de 2020 dans la capitale, un scrutin-clé pour le chef de l’Etat.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 08h55
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 16h27
    |

            Béatrice Jérôme et 
Virginie Malingre








                        



                                


                            

A l’ombre de la basilique Sainte-Clotilde, au cœur du cossu 7e arrondissement de Paris, Edouard Philippe et Benjamin Griveaux s’affichent d’humeur enjouée, mardi 18 septembre, dans un bistrot prisé de parlementaires, de ministres et de journalistes. Est-ce de savourer une bière artisanale estampillée « La Parisienne » ? Ou d’évoquer les embarras d’Anne Hidalgo ? La veille, la démission surprise de Bruno Julliard, premier adjoint de la maire de Paris, a fait trembler l’Hôtel de ville. Le numéro 2 de la capitale a assorti son départ d’un violent réquisitoire, dans un entretien au Monde, contre la « gestion inefficace et solitaire », l’« opportunisme » et le « déni » face aux critiques de Mme Hidalgo.
Le miniséisme ne peut que réjouir M. Griveaux, qui convoite le fauteuil de maire de la capitale. Quant à M. Philippe, le sort de Paris ne le laisse pas indifférent, au point qu’il n’a pas tordu le cou jusqu’ici à la rumeur à propos de son intérêt pour la ville. Mais les secousses qui ébranlent la mairie sont observées avec attention aussi par Emmanuel Macron. L’ambition du chef de l’Etat de conquérir Paris lors des élections municipales de 2020 est aiguisée par l’affaiblissement de l’exécutif municipal. Même si sa stratégie est encore loin d’être arrêtée.
Après l’étape des européennes, en mai 2019, le scrutin des municipales sera décisif pour le président de la République. « Les municipales seront réussies si elles nous permettent de consolider la recomposition politique dont nous avons besoin pour 2022 », confie Pierre Person, responsable des élections à La République en marche (LRM) et député de Paris. « Elles seront un test grandeur nature sur le thème : le macronisme existe-t-il ?, assure M. Griveaux. Si on n’a pas de relais dans les métropoles, la transformation de la société se fera moins vite et sera plus difficile. La puissance transformatrice passe par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le conglomérat qui avait été choisi pour s’associer à Dassault, et bénéficier d’une partie des « compensations » liées à la vente de trente-six avions, a aussi financé un film de Julie Gayet.
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Contrats de Rafale à l’Inde : François Hollande au cœur de la polémique

Le conglomérat qui avait été choisi pour s’associer à Dassault, et bénéficier d’une partie des « compensations » liées à la vente de trente-six avions, a aussi financé un film de Julie Gayet.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 08h29
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 16h20
   





                        



   


L’ex-président de la République français François Hollande a ravivé, vendredi 22 septembre, la polémique en Inde autour de l’achat de trente-six avions de chasse Rafale en 2016, en déclarant au site d’information Mediapart que la France n’avait « pas eu le choix » du partenaire indien du constructeur Dassault.
Ces propos faisaient dans la soirée la « une » de la presse indienne, et viennent nourrir la controverse déclenchée l’année dernière par le Parti du Congrès, la principale formation d’opposition. Le sujet a gagné en ampleur ces dernières semaines dans le débat politique indien.

        Lire aussi :
         

                En Inde, le contrat Rafale tourne au scandale politique



« Compensations »
L’opposition indienne accuse notamment le gouvernement de Narendra Modi d’avoir favorisé le conglomérat privé d’un industriel présumé proche du premier ministre. Le but aurait été de bénéficier d’une partie des « compensations » (ou « offsets ») contractuelles de Dassault, au détriment de l’entreprise publique Hindustan Aeronautics Limited (HAL).
Des responsables indiens et français assurent que l’avionneur français a librement choisi de s’associer à Reliance Group, dirigé par le magnat Anil Ambani. Cette société n’avait pourtant aucune expérience préalable dans l’aéronautique.
« Nous n’avions pas notre mot à dire à ce sujet. (...) Nous avons pris l’interlocuteur qui nous a été donné », a déclaré l’ancien président de la République français (2012-2017) François Hollande à Mediapart. « C’est le gouvernement indien qui a proposé ce groupe de services, et Dassault qui a négocié avec Ambani. »
M. Hollande use notamment de cet argument pour se défendre de tout possible conflit d’intérêts avec Reliance Group, qui a partiellement financé en 2016 un film de sa compagne, Julie Gayet. « C’est pourquoi, par ailleurs, ce groupe n’avait pas à me faire quelque grâce de quoi que ce soit. Je ne pouvais même pas imaginer qu’il y avait un quelconque lien avec un film de Julie Gayet. »
Interrogé par l’AFP en marge d’une conférence qu’il donnait vendredi à Montréal, M. Hollande a souligné que le nom de Reliance Group était apparu dans le cadre de la « nouvelle formule » de négociations sur l’achat de Rafale, décidée par le gouvernement Modi après son arrivée au pouvoir.
Interrogé pour savoir si l’Inde avait fait pression pour que Reliance Group soit partenaire de Dassault, M. Hollande a répondu qu’il n’était « pas au courant ». « Dassault est seul capable de le dire », a-t-il ajouté, soucieux de ne pas intervenir dans la polémique indienne.
Dassault assume son « choix »

   


Dans un communiqué vendredi soir, le ministère des affaires étrangères français a rappelé que cet accord portait « sur les seules obligations du gouvernement français de s’assurer de la livraison et de la qualité de cet équipement ». « Le gouvernement français n’est en aucune façon impliqué dans le choix des partenaires industriels indiens qui ont été, sont ou seront sélectionnés par les industriels français », a-t-il ajouté.
Sur Twitter, le ministère de la défense indien a « répété que ni le gouvernement indien ni le gouvernement français n’avaient eu leur mot à dire dans cette décision commerciale ».
« Grâce à François Hollande, nous savons désormais que (Narendra Modi) a personnellement accordé un marché au potentiel de milliards de dollars à un Anil Ambani en faillite », a tweeté le président du Congrès, Rahul Gandhi. « Le premier ministre a trahi l’Inde », a ajouté l’héritier de la célèbre dynastie politique indienne.
Quant à Dassault Aviation, il a expliqué vendredi soir dans un communiqué que le contrat avait été « établi de gouvernement à gouvernement ».
Peu après l’officialisation de l’achat des trente-six Rafale en septembre 2016, Dassault et Reliance Group avaient annoncé la création d’une coentreprise, Dassault Reliance Aerospace. La société française y a investi plus de 100 millions d’euros.
Le partenariat avec le groupe indien Reliance est « le choix de Dassault Aviation », précise encore l’entreprise française. Les deux sociétés ont construit à « Nagpur une usine pour produire des pièces de Falcon et de Rafale », a-t-elle rappelé.
L’Inde développe son arsenal
Les industriels étrangers obtenant des contrats d’armement en Inde doivent contractuellement réinvestir une partie des sommes perçues sur le territoire indien. Dans le cadre du contrat Rafale, ces « compensations » portent sur environ la moitié des quelque huit milliards d’euros payés par le gouvernement indien.
Dassault avait négocié pendant plusieurs années avec HAL dans le cadre d’un appel d’offres pour cent vingt-six avions de chasse, majoritairement assemblés en Inde, mais les tractations n’avaient pas abouti. Peu après l’arrivée au pouvoir du nationaliste hindou Narendra Modi, New Delhi avait annulé cette procédure et préféré acquérir directement trente-six Rafale fabriqués en France.
Le premier ministre Modi veut remettre sur pied une armée indienne insuffisamment équipée, avec un arsenal de plus en plus obsolète face aux défis géopolitiques de l’Asie, notamment à l’affermissement de la puissance chinoise.
Premier importateur mondial d’armements, l’Inde cherche à travers les « compensations » à faire naître une industrie de défense nationale pour réduire à l’avenir sa dépendance envers l’étranger.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Analyse. Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, la mise au point du programme du parti en vue des européennes de 2019 consiste à satisfaire son aile droite tout en retenant son aile gauche, détaille Michel Noblecourt, éditorialiste au « Monde ».
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Le PS et l’Europe, une « rupture » en trompe-l’œil

Analyse. Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, la mise au point du programme du parti en vue des européennes de 2019 consiste à satisfaire son aile droite tout en retenant son aile gauche, détaille Michel Noblecourt, éditorialiste au « Monde ».



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 07h08
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 11h11
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            

Analyse. Depuis des décennies, l’Europe est un sujet de discorde, voire de fracture, au sein du Parti socialiste. En 1973, François Mitterrand, peu de temps après être devenu premier secrétaire du PS, met son mandat en jeu, au congrès de Bagnolet, pour imposer une ligne pro-européenne. En 1983, il opère le « tournant de la rigueur », pour maintenir la France dans le système monétaire européen.
En 1992, ce président de la République qui proclamait que « la France est notre patrie et l’Europe notre avenir » réveille les querelles au sein du PS en faisant adopter par référendum, gagné de justesse, le traité de Maastricht, qui prévoit la mise en place de l’euro. En mars 1996, Lionel Jospin tord le bras de la Gauche socialiste, menée par Jean-Luc Mélenchon, en faisant voter par une convention un projet de « fédération d’Etats-nations ». En 2004, François Hollande organise une consultation interne sur le projet de Constitution européenne. Le oui l’emporte, mais plusieurs ténors du PS, dont Laurent Fabius et Jean-Luc Mélenchon, font campagne pour le non, qui sort victorieux du référendum national de 2005.
A la tête d’un parti en miettes, Olivier Faure a eu recours à une plate-forme participative, nourrie par un millier de contributions de militants, pour élaborer un programme en vue des élections européennes de mai 2019. Pour le premier secrétaire du PS, qui peine à asseoir son autorité, l’exercice consistait à satisfaire son aile droite tout en retenant son aile gauche, animée par Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, tentée de rejoindre les rangs de La France insoumise.
Ce document, qui peut encore être amendé avant d’être soumis au vote des militants, puis ratifié par un conseil national, le 13 octobre, a été adopté, mardi 18 septembre, par le bureau national. Mais sur 73 membres, seuls 38 étaient présents, et il y a eu 8 abstentions, venant de l’aile gauche et de Julien Dray.
17 propositions
Ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud, députés LFI, s’inquiètent dans une tribune au « Monde » du projet d’« Europe de la défense ».
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« L’Allemagne vise-t-elle une hégémonie complète en Europe ? »

Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud, députés LFI, s’inquiètent dans une tribune au « Monde » du projet d’« Europe de la défense ».



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 15h23
    |

Bastien Lachaud (Député de Seine-Saint-Denis (La France insoumise)) et Jean-Luc Mélenchon (Député des Bouches-du-Rhône, président du groupe La Fran...







                        



                                


                            
Tribune. L’emprise économique de l’Allemagne sur l’Europe s’affirme. Sa situation sociale est aussi critique que celle de la France, mais son poids dans les échanges commerciaux mondiaux permet à son gouvernement conservateur de parler en maître.

De ce côté-ci du Rhin, les naïfs se sont bercés d’illusions en chantant la fable du « couple franco-allemand. » Face au déclin supposé inéluctable de son influence, la France a fantasmé un partenariat entre égaux fondé notamment sur la répartition des rôles : aux Allemands, la puissance économique, aux Français la puissance diplomatique et militaire. Ce calcul montre à présent ses limites.
Postes importants monopolisés
Au sein des institutions européennes, le déséquilibre est devenu patent. Le fait a été relevé par Jean Quatremer, journaliste bien connu pour son europhilie constante : au fil des ans, tous les postes importants ont été monopolisés par des Allemands, le plus souvent apparentés à la CDU d’Angela Merkel. Les secrétaires généraux du Parlement et du Service européen d’action extérieure sont allemands ; de même que celui de la Commission, Martin Selmayr, nommé en plus en contravention des règles !
Les présidents de la Cour des comptes, de la Banque européenne d’investissement et le directeur général du Mécanisme de stabilité sont allemands. Au Parlement européen, quatre présidents de groupe sur huit sont allemands, dont ceux des deux plus nombreux. Celui du PPE, Manfred Weber, pourrait même devenir président de la Commission… Le problème posé n’est pas qu’ils soient allemands, mais qu’ils le soient tous !

Mais les ambitions allemandes ne s’arrêtent pas là. L’arrivée de Trump à la Maison blanche et la guerre commerciale qu’il a lancée amènent les Allemands à reconsidérer leurs liens avec les Etats-Unis d’Amérique. Le mois dernier, le ministre des affaires étrangères, Heiko Maas, a publié un long texte dans ce sens dans la version en anglais de Handelsblatt,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Affaiblie par la démission de son premier adjoint, Bruno Julliard, Anne Hidalgo veut mettre en avant les enjeux écologiques dans la capitale.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/09/2018
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Anne Hidalgo au « Monde » : « Le sursaut nécessaire, c’est celui de l’urgence climatique »

Affaiblie par la démission de son premier adjoint, Bruno Julliard, Anne Hidalgo veut mettre en avant les enjeux écologiques dans la capitale.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h16
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 17h00
    |

            Stéphane Mandard et 
Béatrice Jérôme








                        



                                


                            

Respirer. C’est le titre de l’ouvrage que publie Anne Hidalgo, mercredi 26 septembre, aux Editions de l’Observatoire. Mais avec la démission, lundi 17 septembre, de son premier adjoint, Bruno Julliard, l’air s’est brusquement raréfié autour de la maire de Paris, à moins de deux ans des prochaines élections municipales. Dans un entretien au Monde, l’élue socialiste estime que « la page est tournée » et défend « une écologie de l’action ».
Dans votre livre, vous faites cet aveu : « Parfois, je me sens seule. » Ce sentiment de solitude est-il renforcé depuis la démission de Bruno Julliard ?
Anne Hidalgo : Je dis que, quand je me sens seule, j’ai la chance de pouvoir me ressourcer auprès des Parisiennes et des Parisiens. Quand je dis que je me sens seule, j’exprime ce sentiment par rapport à une action déterminée pour l’écologie. Peut-être est-ce ce sentiment qu’a éprouvé Nicolas Hulot lorsqu’il a exprimé sa difficulté d’agir quand vous êtes confronté à des lobbys. Car ce que nous avons à faire n’est pas facile : changer radicalement de modèle.
Avec les canicules et les crues inhabituelles qu’on a connues cette année, le changement climatique est tangible. Je ne rencontre pas de Parisiens climatosceptiques ou qui me disent que la pollution de l’air n’est pas un problème. Nous sommes dans l’obligation d’agir. Et, pourtant, nous nous heurtons à des forces qui cherchent à nous ramener à un modèle antérieur ou à retarder la bascule. C’est face à ces résistances que l’on peut se sentir seul, comme l’ancien ministre de la transition écologique et solidaire a pu se sentir seul.
Justement, on aimerait en savoir plus sur ce sentiment de solitude depuis que votre premier adjoint a claqué la porte…
La page est tournée. J’ai dit ce que j’avais à dire. Je n’y reviens pas. La devise de Paris, c’est « fluctuat nec mergitur » [« ballotté par les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Adoptée par l’Assemblée, la réforme sera échelonnée jusqu’en 2023. Les Polynésiens devront travailler deux ans de plus et avoir cotisé pendant trente-huit années.
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La Polynésie française repousse l’âge de départ à la retraite à 62 ans

Adoptée par l’Assemblée, la réforme sera échelonnée jusqu’en 2023. Les Polynésiens devront travailler deux ans de plus et avoir cotisé pendant trente-huit années.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h11
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 12h51
   





                        


Dans un contexte de grève générale, peu suivie par la population, l’Assemblée de la Polynésie française a repoussé à 62 ans (contre 60 ans auparavant) l’âge de départ à la retraite dans la collectivité d’outre-mer, vendredi 21 septembre à Papeete (samedi à Paris). Le texte a été adopté par 39 voix sur 57. Les deux groupes d’opposition ont voté contre, sauf un élu qui s’est abstenu.
Cette réforme sera échelonnée, pour devenir pleinement applicable en 2023. Pour prétendre à une retraite à taux plein, les Polynésiens devront avoir 62 ans et avoir cotisé pendant trente-huit années.
L’appel à la grève lancé par une large intersyndicale contre cette réforme était surtout suivi dans le port de Papeete, où seuls les médicaments et les denrées périssables sortaient des conteneurs. Les autres secteurs sont peu touchés, et moins de trois cents personnes ont manifesté leur opposition devant l’assemblée.
Une mesure du programme d’Edouard Fritch
En mars, en pleine campagne pour les élections territoriales, près de trois mille manifestants avaient crié leur colère contre cette réforme à Papeete. Des grévistes avaient ensuite forcé les portes de l’assemblée.
Depuis, le mouvement a été décrédibilisé par l’élection à l’Assemblée de l’un des principaux dirigeants syndicaux, l’ex-secrétaire général de la CSTP-FO (Confédération des syndicats des travailleurs de Polynésie-Force ouvrière) Angélo Frébault. Il a été élu sur une liste proche de l’ancien président Gaston Flosse et siège dans l’opposition.
Et, surtout, le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, a largement été réélu en avril après s’être engagé à faire de ce texte une priorité. Selon son gouvernement, sans cette réforme les retraites n’auraient plus été financées d’ici un à deux ans. Le gouvernement compte aussi réformer le volet santé de la protection sociale généralisée (PSG), en déficit chronique.

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                Elections Territoriales : Edouard Fritch va rester président de la Polynésie française






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Laurent Hénart, coprésident du Mouvement radical social et libéral, appelle, dans une tribune au « Monde », à dépasser les contingences nationales en vue des élections européennes de mai 2019
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« Oui, l’Europe peut mourir au printemps »

Laurent Hénart, coprésident du Mouvement radical social et libéral, appelle, dans une tribune au « Monde », à dépasser les contingences nationales en vue des élections européennes de mai 2019



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 10h49
    |

Laurent Hénart (Maire de Nancy, coprésident du Mouvement radical social libéral)







                        



                                


                            

Tribune. Voici une dizaine d’années maintenant que les forces populistes ont déclaré la guerre à l’Europe. A la démocratie représentative, aux libertés, à l’ouverture au monde. Portées par la crise de 2008 et la déstabilisation des sociétés occidentales, elles sont arrivées au pouvoir en Pologne, en République tchèque, en Autriche, en Hongrie. La vague déferle, et rien ne semble pouvoir l’arrêter, ni les doutes qui entourent le Brexit, ni le désordre international semé par Donald Trump, ni la dérive de l’Italie, pays frère, nation fondatrice de l’Union, terre pourtant meurtrie par le fascisme il y a à peine trois générations.
Partout, les mêmes anathèmes, la même pensée unique souverainiste. Pas une journée sans amalgames entre les migrants et les réfugiés, les élus et la mafia, la presse et la propagande, l’étranger et le chômage. Entre Bruxelles et les marchés financiers. Pas une année sans que l’on constate un recul de la liberté d’expression et des droits des populations fragiles ou minoritaires.
Quarante ans après la première session du Parlement européen élu au suffrage universel, sous la présidence de Simone Veil, il est de plus en plus évident, pour les Français qui chérissent l’idéal d’une construction continentale humaniste, que les élections de mai seront les plus dramatiques de notre histoire contemporaine. Oui, l’Europe peut mourir au printemps prochain.
Barrer la route au populisme
Imaginons en effet que la France envoie à son tour un signal populiste. Un scénario tout à fait vraisemblable. Après tout, plus de la moitié des suffrages exprimés au premier tour de l’élection présidentielle de 2017 agrégeaient des aspirations extrémistes et populistes, de droite et de gauche.
Avec nos adhérents, avec Sylvia Pinel, le Mouvement radical, social et libéral achèvera ce week-end à Montpellier la préparation de son projet européen. Nous seront présents dans l’élection de mai prochain et nous pouvons, nous aussi,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le mouvement fondé en Allemagne par Sahra Wagenknecht partage avec celui de Jean-Luc Mélenchon un même populisme eurosceptique, explique Eckhard Jesse, professeur de science politique à l’université de Chemnitz, dans une tribune au « Monde ».
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« Aufstehen prend modèle sur La France insoumise »

Le mouvement fondé en Allemagne par Sahra Wagenknecht partage avec celui de Jean-Luc Mélenchon un même populisme eurosceptique, explique Eckhard Jesse, professeur de science politique à l’université de Chemnitz, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 10h40
    |

Eckhard Jesse (Professeur de science politique à l'université de Chemnitz, Allemagne)







                        



                                


                            
Tribune. Le 4 septembre, Sahra Wagenknecht – vice-présidente du parti Die Linke (« la gauche ») – a annoncé officiellement, après y avoir travaillé des mois durant, la fondation d’un nouveau mouvement, Aufstehen (« Debout »). Pour cela, elle n’a pas seulement reçu le soutien de personnalités issues de ses rangs : son initiative a été appuyée par des personnalités du SPD – le Parti social-démocrate allemand – et des Verts (même si on ne compte pas parmi elles de figures de premier plan). Plus de 150 000 personnes ont très vite signé l’appel à fondation d’Aufstehen.
Epaulée par Oskar Lafontaine, son époux, qui, avant de prendre la direction de Die Linke (de 2007 à 2010), avait présidé le SPD (de 1995 à 1999), Sahra Wagenknecht – qui est née en 1969 en RDA et avait adhéré en 1989 au SED, le Parti socialiste unifié d’Allemagne – entend fédérer différents camps de la gauche qui, jusqu’ici, ne sont pas parvenus à s’accorder. Son objectif avoué est de faire souffler un air nouveau, de regagner la confiance de ceux qui ne croient plus en la politique, mais aussi d’exercer une influence à la droite de l’échiquier politique.
« Si ce mouvement est de gauche sur le plan socio-économique, il ne l’est pas sur le plan socioculturel »
Cet appel à fondation, intitulé « Ensemble pour un pays juste et pacifique », débute ainsi : « Les dés sont pipés. Dans notre pays, en Europe et au-delà. Le profit l’emporte sur l’intérêt général, la force sur le droit des peuples, l’argent sur la démocratie, la surconsommation sur une économie soucieuse de l’environnement. Là où ne comptent que les valeurs cotées en Bourse, l’humanité est laissée sur le bas-côté. Nous nous opposons à cela : nous lutterons pour la justice et la cohésion sociale, pour la paix et le désarmement, pour la préservation de notre environnement naturel. » Cet appel à fondation n’est pas présenté comme un programme politique parachevé. Celui-ci reste en effet à concevoir avec ceux qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le ministre des affaires étrangères explique sa volonté de « restaurer un multilatéralisme efficace » face aux « acteurs de sa déconstruction ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                   
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Jean-Yves Le Drian au « Monde » : « La Russie ne doit pas s’ingérer dans nos affaires »

Le ministre des affaires étrangères explique sa volonté de « restaurer un multilatéralisme efficace » face aux « acteurs de sa déconstruction ».



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 20h08
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 04h08
    |

            Nathalie Guibert, 
Alain Salles et 
Marc Semo








                        



                                


                            

Quatre-vingt-quinze chefs d’Etat et de gouvernement, dont le président Emmanuel Macron, participeront du 23 au 29 septembre à l’Assemblée générale de l’ONU, à New York. Le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui y sera aussi, en évoque les grands enjeux.
Il y a un an, le président Macron s’affirmait à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU comme le héraut d’un « multilatéralisme fort » face à Donald Trump. A-t-il pu faire bouger les lignes ?
Jean-Yves Le Drian : Indéniablement. La diplomatie vit une crise, et ce constat est toujours plus évident depuis un an. Un principe de base qui est de respecter sa parole et sa signature est ouvertement remis en cause. Un second principe, qui est de s’accorder sur les faits pour arriver à trouver un compromis, n’est plus respecté parce que les faits sont manipulés, niés, refusés. S’il n’y a plus de vérité commune, partagée, comment dialoguer ? En outre les acteurs de la déconstruction du multilatéralisme intensifient leurs attaques méthodiques.
Il nous faut donc agir pour restaurer un multilatéralisme efficace. Afin de sauver l’essentiel du système mis en place après la seconde guerre mondiale, il est nécessaire d’en réformer les outils majeurs à notre disposition, notamment les Nations unies ou l’Organisation mondiale du commerce. Des forums nouveaux comme celui de Paris sur la paix, qui se tiendra le 11 novembre, ou le sommet One Planet sur le climat, initié par le président de la République, sont des innovations qui renouvellent le multilatéralisme.
La mise en place du G5 Sahel avec le soutien de la France et de ses partenaires internationaux est un exemple de ce que nous pouvons faire pour que le multilatéralisme retrouve de la vigueur. La France doit être une force d’initiative, en travaillant avec ce que j’appelle « des puissances de bonne volonté » qui, comme elle, sont arrimées aux enjeux démocratiques, au droit,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/22/18-14">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ L’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy présidait cette chaîne thématique du groupe TF1 depuis 2007.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                

Patrick Buisson quitte la chaîne Histoire

L’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy présidait cette chaîne thématique du groupe TF1 depuis 2007.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 19h07
   





                        



   


L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, a démissionné de la chaîne Histoire, qu’il présidait depuis 2007, a indiqué le groupe TF1 vendredi 21 septembre. Les raisons de son départ n’ont pas été précisées. « Patrick Buisson a largement contribué au développement et au succès de la chaîne Histoire au cours de ces onze dernières années », note le communiqué de TF1. La chaîne Histoire attirait 2,6 millions de téléspectateurs par mois en moyenne au premier semestre 2017 (+ 9 % en un an).
Venu de l’extrême droite, l’ancien patron de Minute s’était fait connaître pour son influence sur Nicolas Sarkozy, qui avait emprunté de nombreux thèmes au Front national durant son mandat et sa campagne perdue contre François Hollande.
Plusieurs mises en examen
L’ancien conseiller de l’ombre était tombé en disgrâce en 2014 après la révélation de ses enregistrements clandestins à l’insu du président de la République. Mais depuis plusieurs mois, c’est à Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, qu’il rend des visites vespérales.

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          « Patrick Buisson, le mauvais génie », l’itinéraire d’une ascension calculée



Il est mis en examen pour recel de favoritisme dans l’affaire dite des « sondages de l’Elysée », soupçonné d’avoir profité de sa position pour réaliser d’importants bénéfices sur des sondages qu’il commandait au nom de sa société, Publifact, et qu’il revendait à l’Élysée durant le quinquennat Sarkozy (2007-2012).
Patrick Buisson, également mis en examen pour détournement de fonds publics, avait notamment signé une convention en 2007, qui octroyait à Publifact « l’exécution de sondages » à sa liberté d’appréciation et avec les instituts de son choix.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Réagissant au document de cadrage qui doit servir de base aux prochaines négociations, les partenaires sociaux ont dénoncé la « logique budgétaire ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/09/2018
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Assurance-chômage : le gouvernement veut plus de 3 milliards d’économies sur trois ans

Réagissant au document de cadrage qui doit servir de base aux prochaines négociations, les partenaires sociaux ont dénoncé la « logique budgétaire ».



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 18h53
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 10h57
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        


Les partenaires sociaux savent désormais ce que le gouvernement attend d’eux pour réformer l’assurance-chômage : entre 3 et 3,9 milliards d’euros d’économies supplémentaires en trois ans et un nouveau paramétrage du régime, destiné à favoriser les embauches pérennes. Cette feuille de route, quasi définitive, a été dévoilée, vendredi 21 septembre, par Antoine Foucher, le directeur du cabinet de la ministre du travail, Muriel Pénicaud, aux organisations de salariés et d’employeurs, qui copilotent le dispositif.
Un objectif plutôt mal accueilli par les représentants des syndicats et certains leaders patronaux, qui dénoncent une approche purement comptable, ayant pour conséquence première de dégrader les droits des demandeurs d’emploi.
La rencontre de vendredi au ministère du travail, qui a duré un peu plus de deux heures et demi, inaugure « l’acte III de la rénovation de notre modèle social », selon les éléments de langage distillés par l’exécutif. Après les ordonnances de septembre 2017 refondant le code du travail et la loi « avenir professionnel » promulguée il y a quelques jours, qui transforme l’apprentissage et la formation continue, Mme Pénicaud poursuit ses « réformes systémiques du marché du travail », souligne l’entourage de l’ex-DRH de Danone. La « vision » sous-tendant tous ces chantiers est résumée – et martelée – en une phrase : « Lutter contre le chômage en favorisant l’emploi durable pour répondre aux besoins en compétences des entreprises. »
Le ministère du travail trouve que le contexte actuel n’est « pas satisfaisant », avec une « dualité (…) qui s’accentue » entre les titulaires d’un CDI et les personnes « abonnées » aux CDD courts – le nombre de ces contrats ayant explosé depuis une quinzaine d’années. Dans le même temps, on assiste à « un allongement de la durée des situations de “permittence” » (enchaînement de petits boulots et de périodes d’inactivité). La part des personnes qui cumulent, « depuis plus de deux ans », une allocation-chômage et un salaire, ne cesse de progresser : de 9 % en 2014, elle est passée à 15 %, fin 2017, précise-t-on au ministère.
Enfin, il y a de plus en plus de sociétés en butte à des difficultés de recrutement, en particulier dans le BTP et dans l’industrie. Pour le ministère, ce ne sont ni les salariés ni les patrons « qui sont en cause, mais les règles » inscrites dans la convention de l’Unédic – l’association paritaire gérant le dispositif.
« Accélérer le désendettement »
Une autre question préoccupe le gouvernement : la dette du régime. Elle devrait atteindre près de 35 milliards d’euros en 2018. Un niveau « inédit », explique l’entourage de Mme Pénicaud. L’Unédic devrait, certes, de nouveau dégager des excédents à partir de 2020 (+1,3 milliard d’euros) mais aux yeux de la ministre du travail, il faut tirer partie du « retour de la croissance » pour « accélérer le désendettement » de l’assurance-chômage, de manière à éviter que les droits des demandeurs d’emploi soient réduits, en cas de coup dur pour notre économie. C’est pourquoi l’exécutif réclame aux partenaires sociaux d’alléger les dépenses de 1 à 1,3 milliard d’euros par an, en moyenne, sur trois ans. Des sommes qui s’ajoutent aux quelque 800 millions d’euros d’économies par an prévues par la convention Unédic de 2017.
Le patronat et les syndicats auront la possibilité de manier tous les curseurs, mais ils devront en toucher au moins quatre. Parmi eux, il y a notamment les dispositions qui permettent à un demandeur d’emploi de percevoir à la fois une prestation et du salaire, ainsi que celles relatives au « rechargement » des droits à une allocation. La combinaison de ces deux corps de règles a contribué, d’après l’exécutif, à l’essor du nombre d’inscrits à Pôle emploi qui exercent une activité – et à la dégradation des comptes de l’Unédic.
Mme Pénicaud veut aussi une refonte du système appliqué aux personnes ayant plusieurs patrons (les nounous, par exemple) – le dispositif actuel prévoyant le versement d’une allocation si elles perdent un employeur. De même, la réflexion devra être engagée sur les « inégalités » qui prévalent entre les inscrits à Pôle emploi dans leurs « capacités » à rebondir sur le marché du travail : quand les droits à l’assurance-chômage sont sur le point de s’épuiser, les personnes les plus qualifiées ont un « taux retour à l’emploi beaucoup plus fort » que les moins qualifiées, rapporte l’entourage de Mme Pénicaud. L’instauration d’allocations dégressives « peut être une manière » de traiter cette situation, mais « ce n’est pas la seule », insiste un conseiller de la ministre.
« Des économies sur le dos des demandeurs d’emploi »
Quant au bonus-malus, promesse de campagne d’Emmanuel Macron qui vise à pénaliser les entreprises abusant des contrats courts, il n’est plus explicitement mentionné. Sur cette thématique, le ministère du travail manie désormais les périphrases : il appartiendra aux partenaires sociaux de définir des « modalités » pour « responsabiliser les employeurs ». Des précautions de langage qui cherchent à ne pas indisposer le patronat, vent debout contre une telle idée.
Interrogés vendredi devant l’entrée du ministère du travail, les représentants des organisations d’employeurs et de salariés ont, pour la plupart, tous fait part de leurs critiques. Il s’agit d’« une réforme à l’envers (…), parce qu’on part d’un objectif budgétaire pour fixer [un cadre dans lequel] on va reparamétrer l’assurance-chômage », a déploré Jean-Michel Pottier, de la Confédération des petites et moyennes entreprises.

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« L’état d’esprit [de l’exécutif], ce sont des économies, des économies, des économies, sur le dos des demandeurs d’emploi », a scandé Michel Beaugas (Force ouvrière), en notant, au passage, que le bonus-malus « n’apparaît pas ». Le ministère du travail veut remettre en cause « les droits rechargeables [qui] seraient responsables de la précarité, ce que nous avons fortement dénoncé, car c’est totalement faux », a déclaré Marylise Léon (CFDT).
Un « document de cadrage » sera envoyé dans quelques jours aux partenaires sociaux afin de tracer les orientations de la réforme. A eux, ensuite, d’indiquer s’ils acceptent d’ouvrir des discussions sur cette base. Pour Denis Gravouil (CGT), un tel exercice revient à « nous dire : “A l’intérieur de cette prison, vous êtes libres de négocier” ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Sur LCI, le porte-parole du gouvernement a défendu bec et ongles ses choix politiques. Quitte à verser dans l’intox.
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Impôts, pouvoir d’achat, emploi : les contre-vérités de Benjamin Griveaux

Sur LCI, le porte-parole du gouvernement a défendu bec et ongles ses choix politiques. Quitte à verser dans l’intox.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 18h40
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 19h37
    |

            Adrien Sénécat








                        


L’exécutif fait « les choses dans l’ordre », a affirmé Benjamin Griveaux sur LCI, vendredi 21 septembre. Le secrétaire d’Etat et porte-parole du gouvernement a défendu tout au long de son interview la politique économique menée depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Mais certains de ses arguments sont contestables, voire erronés. Retour sur trois d’entre eux.
1. Certains impôts ont bien augmenté en 2018
Ce qu’il a dit
Interrogé sur le pouvoir d’achat des retraités, Benjamin Griveaux a défendu le calendrier des réformes, évoquant le fait qu’après la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) au début de 2018, une bonne partie des retraités bénéficierait de la baisse d’un tiers de la taxe d’habitation en octobre 2018.
« Vous avez d’abord augmenté les impôts et maintenant vous dites qu’on va les baisser ? », demande alors le journaliste de LCI Christophe Jakubyszyn. « C’est inexact, on n’a augmenté aucun impôt. Aucun », lui rétorque Benjamin Griveaux. Et « la CSG ? », l’interpelle le journaliste. Le porte-parole du gouvernement justifie alors la politique économique du gouvernement, qui vise selon lui à ce que « le travail paie mieux ».
POURQUOI C’EST FAUX
Benjamin Griveaux joue ici sur les mots : quoi qu’on en pense, le gouvernement a bien augmenté certaines taxes ou impôts. La hausse du taux normal de la contribution sociale généralisée de 1,7 point au début de 2018 en est un exemple. Mais on peut aussi citer la hausse de la fiscalité des carburants, certes décidée pour des considérations environnementales, ainsi que celle du prix du tabac, légitimée par des impératifs de santé publique. « On augmente les impôts sur ce qui pollue », a d’ailleurs déclaré la ministre des transports, Elisabeth Borne, vendredi sur Europe 1 au sujet du prix des carburants.
Au crédit du porte-parole du gouvernement, on peut néanmoins noter que le taux de prélèvements obligatoires devrait baisser en 2018 par rapport en 2017, passant de 44,7 % à 44,3 %, selon les prévisions gouvernementales. S’il est faux d’affirmer qu’aucun impôt n’a augmenté, il est vrai que les impôts, au sens large, devraient diminuer.

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                A la hausse ou à la baisse, 24 mesures du gouvernement qui affectent votre pouvoir d’achat



2. Un argument contestable sur le pouvoir d’achat
Ce qu’il a dit
Le journaliste de LCI a cité, au cours de l’interview, une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE, un organisme de prévision et d’évaluation des politiques publiques), selon laquelle la somme des mesures prises par le gouvernement en 2018 aurait un effet nul sur le pouvoir d’achat, avant une hausse de celui-ci en 2019.
Un point contesté par Benjamin Griveaux à plusieurs reprises : « Cela ne peut pas être zéro en 2018 », a-t-il tranché. Et de citer les principales dispositions du gouvernement en faveur du pouvoir d’achat : baisse des cotisations salariales ; baisse d’un tiers de la taxe d’habitation pour 80 % des contribuables ; hausse du minimum vieillesse… En matière de pouvoir d’achat, « il faut faire le total » des mesures favorables et défavorables, a-t-il estimé.
POURQUOI C’EST CONTESTABLE
L’OFCE a publié jeudi une étude sur l’effet des mesures prises par le gouvernement sur le pouvoir d’achat en 2018 et en 2019. L’effet total de celles-ci serait ainsi quasi nul pour l’année en cours (+ 0,1 milliard), mais plus notable à partir de l’année 2019 (+ 3,5 milliards).
Contrairement à ce qu’affirme Benjamin Griveaux, ces prévisions tiennent compte de l’ensemble des annonces gouvernementales. Ainsi, l’OFCE estime que la fiscalité directe baisserait de 4,3 milliards d’euros en 2018 et de 9,4 milliards d’euros en 2019. Elle juge aussi que les prestations sociales augmenteront de 1 milliard d’euros en 2018, mais baisseront de 2,3 milliards d’euros en 2019 (principalement à cause de la désindexation des pensions de retraite, d’autres mesures étant par ailleurs favorables au pouvoir d’achat).
Il ne s’agit bien sûr que de prévisions, et il faudra encore patienter plusieurs mois pour pouvoir analyser avec certitude l’évolution du pouvoir d’achat. D’autant que certains points font l’objet de controverses, comme la hausse de la fiscalité du tabac : le gouvernement estime que l’OFCE, tout comme l’Insee, surestime son effet sur le portefeuille des ménages en sous-estimant la baisse induite de la consommation de cigarettes.

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                Comment la hausse du prix du tabac pèse sur les prévisions de pouvoir d’achat



Cependant, Benjamin Griveaux occulte une réalité de taille : les deux mesures les plus fortes en matière de pouvoir d’achat du gouvernement en 2018 sont la réforme de la taxe d’habitation (+ 3 milliards, selon l’OFCE) et la « transformation » de l’impôt sur la fortune (ISF, + 3,2 milliards). Or, la seconde ne profitera qu’aux quelque 330 000 ménages fortunés redevables de l’ISF jusqu’à présent, qui sont les grands gagnants du premier budget du quinquennat.
Si l’on exclut la baisse de l’ISF, la balance du pouvoir d’achat en 2018 pour les foyers français vire au rouge. Il ne s’agit bien sûr que d’un constat d’ensemble, qui cache des situations extrêmement variables, mais qu’on ne peut balayer d’un revers de la main.
3. Une intox sur les emplois non pourvus
Ce qu’il a dit
Interrogé sur l’échange entre Emmanuel Macron et un jeune horticulteur au chômage le 15 septembre, au cours duquel le chef de l’Etat lui a recommandé de postuler dans l’hôtellerie, la restauration ou le bâtiment, le porte-parole du gouvernement a affirmé ceci :
« Moi, ce que je veux dire suite à l’épisode du week-end dernier que vous mentionnez, [c’est que] l’an dernier en France, il y a 300 000 offres d’emploi où il n’y a jamais eu de personne en face à proposer. »
POURQUOI C’EST FAUX
On ne peut pas affirmer, comme le fait Benjamin Griveaux, que 300 000 offres d’emploi n’auraient pas fait l’objet de ne serait-ce qu’une candidature en 2017 en France.
Ce chiffre est en fait tiré d’une enquête de Pôle emploi publiée en décembre 2017 (à défaut d’être exhaustive, il s’agit de la plus vaste sur la question). Selon cette dernière, 2,9 millions des 3,2 millions d’offres d’emploi « déposées à Pôle emploi sur une année » ont été pourvues. Restent donc 300 000 offres d’emploi qui n’ont pas trouvé preneur. Mais il est faux d’affirmer que ce serait par absence totale de candidature.
En réalité, ce chiffre englobe 97 000 recrutements annulés parce que le besoin d’embauche avait disparu (par exemple lorsque l’employeur n’a plus le budget) et 53 000 pour lesquels le recrutement se poursuivait au moment de l’étude. Les 150 000 offres restantes sont, elles, étiquetées comme « abandon de recrutement faute de candidats ».
Mais attention : dans 87 % des cas, l’employeur potentiel a bien reçu des candidatures avant de renoncer à recruter. Il les aura simplement écartées, les jugeant insatisfaisantes. Dans « la moitié des cas, l’offre a recueilli entre une et cinq candidatures », précise Pôle emploi. Le cas des offres qui n’ont fait l’objet d’aucune candidature, évoqué par Benjamin Griveaux, ne concerne à l’arrivée non pas 300 000 offres mais 19 500, selon cette étude. Soit environ 0,6 % de l’ensemble des offres d’emploi.

   


En résumé, cette étude de Pôle emploi montre bien des tensions sur le marché du travail, entre les attentes des recruteurs et les candidatures qui leur parviennent réellement. Mais cet écart peut aussi s’expliquer par des défauts d’attractivité des postes concernés, et en tout cas dans une très faible proportion par une absence totale de main-d’œuvre prête à travailler.

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          Conseil de Macron à un chômeur : derrière les chiffres des emplois non pourvus






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le rappeur était au cœur d’une polémique venue de la droite et de l’extrême droite, l’accusant de complaisance envers l’islamisme.
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Médine annule ses concerts au Bataclan et les tiendra au Zénith de Paris en 2019

Le rappeur était au cœur d’une polémique venue de la droite et de l’extrême droite, l’accusant de complaisance envers l’islamisme.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 16h45
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 06h13
   





                        



   


Après plusieurs mois d’une polémique venue de la droite et de l’extrême droite, le rappeur Médine a décidé qu’il ne jouerait pas au Bataclan en octobre. Les deux concerts prévus les 19 et 20 octobre sont annulés, et remplacés par une date au Zénith de Paris le 9 février, a-t-il annoncé sur Twitter vendredi 21 septembre.
L’artiste et le Bataclan assurent avoir pris cette décision ensemble « dans une volonté d’apaisement », alors que certains groupes d’extrême droite avaient appelé à manifester devant la salle de concert. « Nous espérons ainsi que Médine pourra accueillir son public dans les meilleures conditions qui soient », peut-on lire dans le communiqué de la salle du 11e arrondissement de Paris, attaquée par un commando de quatre djihadistes le 13 novembre 2015.
Médine a évoqué sur les réseaux sociaux une « décision douloureuse » prise « par respect pour les familles [de victimes] et pour garantir la sécurité de [son] public ». « Tout ce que je voulais faire c’était le Bataclan », a-t-il écrit à ses fans, qui pourront se faire rembourser les billets pour les deux dates prévues.

        Tout comprendre :
         

          Le rappeur Médine au Bataclan : la polémique en quatre questions



Des mouvements qui « ravivent la douleur des familles »
La programmation de Médine au Bataclan avait été dénoncée dès le mois de juin par des responsables politiques de droite et d’extrême droite, qui mettaient en cause les paroles de certaines de ses anciennes chansons, qu’ils considèrent comme allant dans le sens des thèses djihadistes islamistes.
Dans Don’t Laïk, sorti en janvier 2015, une semaine avant l’attentat de Charlie Hebdo, Médine s’attaquait à la laïcité avec des paroles comme « Crucifions les laïcards comme à Golgotha » ou encore « je scie l’arbre de leur laïcité avant qu’on le mette en terre ».
En 2015, le parolier s’était d’ailleurs déjà expliqué sur ses textes : « Je me revendique de cet esprit outrancier, satirique au nom de la liberté d’expression pour pouvoir blasphémer une valeur lorsqu’elle est dévoyée. C’est ce que j’ai fait avec le morceau Don’t Laïk. » En mars 2017, il avait cependant confié avoir « eu la sensation d’être allé trop loin ». « La provocation n’a d’utilité que quand elle suscite un débat, pas quand elle déclenche un rideau de fer. Avec Don’t Laïk, c’était inaudible, et le clip a accentué la polémique », avait déclaré le chanteur.
La polémique enflant après l’annonce de ses concerts du Bataclan, il avait contre-attaqué mi-juin. « Voilà quinze ans que je combats toutes formes de radicalisme dans mes albums, assurait-il, avant de s’en prendre à l’extrême droite. Allons-nous [la] laisser dicter la programmation de nos salles de concerts voire plus généralement limiter notre liberté d’expression ? »
Des mouvements d’extrême droite appelaient d’ailleurs récemment sur les réseaux sociaux à organiser des rassemblements devant le Bataclan. Le rappeur a dénoncé dans son communiqué « des manifestations dont le but est de diviser, n’hésitant pas à manipuler et à raviver la douleur des familles des victimes ».
Salle de spectacle ou sanctuaire ?
« Cette provocation n’avait pas sa place dans cette salle, compte tenu de son histoire douloureuse », a pour sa part commenté sur Twitter Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, saluant « une victoire pour toutes les victimes du terrorisme islamiste ».
Défendant deux parties civiles de nationalité italienne, dont une blessée par balle au Bataclan, l’avocat Philippe de Veulle a, lui, annoncé avoir transmis jeudi « une demande d’enquête préliminaire » auprès du parquet de Paris en visant des faits d’« incitation à la haine, à la violence et aux discriminations » dans les textes du rappeur. Après l’annulation des deux concerts de Médine, il a salué vendredi « une première victoire pour les souffrances des victimes et de leur ayants droit, mais cela ne retire en rien ces propos outrageants qui ont un caractère violent et discriminatoire ».
Cette polémique pose la question du statut du Bataclan : salle de spectacle comme les autres ou à l’inverse, sanctuaire ? A sa réouverture, un an après l’attentat, ses patrons avaient clamé leur intention de ne pas faire un « mausolée » de ce lieu.
Au début de la controverse, Life for Paris, la principale association de victimes, était venue à la rescousse du Bataclan en soulignant que la salle « est complètement libre de sa programmation, sous contrôle de la préfecture de police de Paris ». Sur une tout autre ligne, l’association 13onze15 Fraternité Vérité, avait de son côté jugé que le Bataclan commettait « une faute » en programmant Médine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Certains de ses collègues de gauche espèrent que l’annonce probable de la candidature du député à la mairie de Barcelone s’accompagnera de sa démission.
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Les ambitions catalanes de Manuel Valls diversement appréciées à l’Assemblée nationale

Certains de ses collègues de gauche espèrent que l’annonce probable de la candidature du député à la mairie de Barcelone s’accompagnera de sa démission.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 16h01
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 17h26
   





                        



   


Des députés de divers bords politiques ont estimé, vendredi 21 septembre, que Manuel Valls devrait démissionner de son siège à l’Assemblée nationale dans le cas où il déciderait de présenter sa candidature aux élections municipales à Barcelone.
L’ancien premier ministre, réélu en 2017 dans sa circonscription d’Evry (Essonne), va annoncer mardi 25 septembre s’il brigue la tête de la deuxième ville d’Espagne.
Mais ses ambitions catalanes, exprimées de plus en plus clairement ces derniers temps, notamment sur Twitter, ont été diversement appréciées à l’Assemblée nationale, où il s’est montré peu présent depuis le début de son mandat. Selon les données de l’association Regards citoyens, M. Valls n’a assisté qu’à deux séances en hémicycle et à six séances en commission depuis début mai. Il n’a jamais déposé d’amendement depuis le début de son mandat.

        Notre analyse sur sa vie politique en Espagne :
         

          Manuel Valls tisse ses réseaux à Barcelone



« Député fantôme »
« Il est plus correct vis-à-vis des électeurs qu’il démissionne dès sa déclaration de candidature », a affirmé auprès de l’AFP la députée PS Cécile Untermaier, dans le sillage de la présidente des élus socialistes à l’Assemblée nationale, Valérie Rabault. Cette dernière avait estimé dimanche, sur France 3 :
« On ne peut pas être élu de la République française et en même temps mener une campagne à Barcelone. »
Même constat pour Marie Lebec, députée de la majorité LREM que Manuel Valls avait rejointe en juin 2017 après avoir quitté le PS. « Il sait qu’il faudrait qu’il démissionne. On en avait discuté et il m’avait dit qu’il n’y allait pas pour perdre, donc lui-même sait qu’il prendra cette décision » de quitter l’Assemblée, a expliqué cette dernière à l’AFP.
« S’il est bien candidat, il est indispensable sur le plan démocratique qu’il annonce aussi sa démission de ses fonctions de député et d’élu municipal d’Evry et que des élections législatives soient convoquées », a réagi pour sa part le député LFI Alexis Corbière sur Twitter.
« Cela fait depuis avril qu’il réfléchit à sa candidature à Barcelone. Cette situation n’a que trop duré. C’est une situation intenable ! », a dit à l’AFP l’ex-rivale de Manuel Valls aux élections législatives, Farida Amrani (LFI). Cette dernière a lancé le 16 septembre une pétition intitulée « Exigeons la démission de Manuel Valls, député fantôme » sur le site change.org. Vendredi après-midi, celle-ci avait recueilli plus de 11 700 signatures.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Lucie Michel, alias L’Originale K, interpelle directement Emmanuel Macron dans un morceau de rap où elle dénonce le manque de structures d’accueil pour les enfants handicapés.
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« Le handicap, c’est pas frenchie » : la mère d’un enfant autiste dit sa colère en musique

Lucie Michel, alias L’Originale K, interpelle directement Emmanuel Macron dans un morceau de rap où elle dénonce le manque de structures d’accueil pour les enfants handicapés.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 15h02
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 15h23
   





                        


« Le handicap, c’est pas frenchie. » Lucie Michel, maman d’un petit Malone de 6 ans et demi, souffrant d’autisme et d’épilepsie, a exprimé sa colère dans un morceau de rap, où elle interpelle directement Emmanuel Macron. Son fils, comme nombre d’enfants handicapés, n’a aucune structure en cette rentrée pour l’accueillir.
« C’est de la discrimination mais pour autant pas de réaction », dénonce L’Originale K, son nom d’artiste, dans ce clip sorti le 13 septembre, ponctué d’extraits de discours du président de la République.



Les deux dernières années, Malone a un peu fréquenté l’école maternelle, comme l’a raconté sa mère à France 3 :
« La première année, il y est allé une heure par semaine avec interdiction d’aller dans la cour de récréation, une heure quarante-cinq la deuxième année et il y allait sur les heures où les autres enfants faisaient la sieste donc il arrivait dans une classe vide qui était dans le noir. »
La question de la scolarisation des enfants handicapés agite cette rentrée scolaire 2018. Mercredi 19 septembre, trois mères sont montées sur des grues à Lille et à Strasbourg pour dénoncer notamment le manque d’auxiliaires de vie scolaire, qui permettent aux enfants souffrant d’un handicap de poursuivre leur scolarité dans un établissement classique. C’est pourtant, depuis une loi de 2005, une obligation pour les pouvoirs publics.
Lucie Michel a lancé une procédure contre l’Etat, pour obtenir une prise en charge adaptée de son fils. « J’ai tous les papiers qui prouvent que Malone a des droits, il a droit à des soins qu’il n’a pas », explique-t-elle. Après avoir créé une association, Les Mamans courage, elle espère pouvoir fonder à Nantes, où elle vit, une école adaptée aux enfants sévèrement handicapés.

        Le point sur la situation :
         

          L’école peine à s’adapter aux enfants handicapés






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Chronique. L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy semble faire la fine bouche face aux sirènes du Rassemblement national. Il n’a pourtant pas besoin de s’informer sur la ligne du parti de Marine Le Pen, puisque c’est aussi la sienne…
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Il est comme ça… Thierry Mariani


                      Chronique. L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy semble faire la fine bouche face aux sirènes du Rassemblement national. Il n’a pourtant pas besoin de s’informer sur la ligne du parti de Marine Le Pen, puisque c’est aussi la sienne…



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 14h29
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 19h24
    |

            Philippe Ridet








   


Serait-ce possible que Thierry Mariani nous prît pour des jambons ? On se posait la question l’autre jour en lisant le mol démenti que l'ex-ministre des transports (2010-2012) de Nicolas Sarkozy et ancien parlementaire (Les Républicains) avait opposé à l’information, publiée par Libération, selon laquelle il avait donné son accord pour figurer sur la liste du Rassemblement national (RN, ex-FN) aux élections européennes de 2019 : « Avant de répondre, il faut savoir qui conduira la liste et quelle sera la ligne politique. » Sacré Thierry ! Faut-il lui faire un dessin ? Passe encore qu’il s’interroge sur la tête de liste mais s’il y a un élu qui connaît la ligne politique du parti de Marine Le Pen, c’est bien lui.
Dans sa carrière, Thierry Mariani a pris position contre l’immigration, le pacs, les rave parties – et la chienlit en général.
Élu député de la 4e circonscription du Vaucluse (de Bollène à Malaucène) de 1993 à 2010 puis de la 11e des Français de l’étranger (de Saint-Pétersbourg aux îles Tonga) de 2012 à 2017, il a construit son identité politique sur la duplication des positions frontistes au point de donner l’impression de s’être trompé de parti.

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Il ne devrait pas se sentir trop dépaysé avec le concept d’Europe « des nations » et « des valeurs suprêmes », défendu par la présidente du RN le dimanche 16 septembre à Fréjus. Ces mots-là plaisent à Thierry Mariani qui dans sa carrière a pris position contre l’immigration, le pacs, les rave parties – et la chienlit en général. Sans surprise, il aime les hommes à poigne. Il soutient Viktor Orban contre les sanctions européennes, Poutine contre l’Ukraine, Matteo Salvini contre « les donneurs de leçons » et Bachar Al-Assad contre les rebelles syriens. Lors de la dernière de ses cinq visites à Damas, il a trouvé que les rues « étaient plus propres que celles de Paris ». En Crimée, où il se rend fréquemment, il juge que « les gens ont l’air joyeux ». C’est son côté Lévi-Strauss.
« Mais le Kärcher, il est où ? »
Petit-fils d’un maçon italien descendu de ses Abruzzes natales avec une truelle et ses mains calleuses, Mariani a successivement étudié au petit séminaire d’Avignon, puis au lycée militaire d’Aix-en-Provence. On ne s’étonnera pas qu’il soit un moment tenté par la Légion. Question d’habitus… Vice-champion régional de lutte gréco-romaine à 19 ans, il entre au RPR par rejet du « giscardisme bourgeois » et « admiration » pour de Gaulle. Il vit la création de l’UMP en 2002 comme un affadissement des valeurs de la droite. « Au moins, au RPR, on vous expliquait ce qu’est la France ! », déplorait-il à Libération avec les accents patriotards de Victor Pivert (Louis de Funès) à la fin des Aventures de Rabbi Jacob (Gérard Oury, 1973).

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Séduit par le Nicolas Sarkozy de « la France, tu l’aimes ou tu la quittes », il n’est pas long à lui reprocher d’avoir trahi ses convictions. « Mais le Kärcher, il est où ? », se plaint-il comme un enfant à qui on aurait confisqué son pistolet à eau. Déçu, il crée sa boutique, La Droite populaire, pour peser sur la ligne du parti et lancer des ponts en direction du FN. La défaite de son camp en 2017 (et la perte de son mandat) achève de le convaincre que l’heure des alliances en bonne et due forme a sonné. « Nous avons deux ans d’ici aux Européennes pour faire en sorte que les gens qui partagent les mêmes valeurs, sans excès mais sans mollesse, puissent se retrouver », disait-il en juin 2017 à Minute, l’hebdomadaire de l’extrême droite. Thierry Mariani est à l’heure !

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