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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Aujourd’hui âgée de 30 ans, la chanteuse vécut sur l’île des Petites Antilles jusqu’à l’âge de 16 ans, avant de commencer sa carrière internationale.
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« Elle a un amour profond pour ce pays » : Rihanna devient ambassadrice de la Barbade

Aujourd’hui âgée de 30 ans, la chanteuse vécut sur l’île des Petites Antilles jusqu’à l’âge de 16 ans, avant de commencer sa carrière internationale.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 12h51
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 13h52
   





                        



   


La chanteuse Rihanna a été officiellement nommée ambassadrice de la Barbade, son pays d’origine, par le gouvernement du petit Etat insulaire des Petites Antilles, chargée d’y favoriser le tourisme, l’éducation et les investissements.
Le gouvernement a annoncé dans un communiqué que Robyn Rihanna Fenty, de son nom complet, était nommée ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire, sans être affectée cependant dans un autre pays.
« Rihanna a un amour profond pour ce pays, qui se reflète dans sa philanthropie, en particulier dans les domaines de la santé et de l’éducation, a commenté la première ministre, Mia Amor Mottley. Elle montre aussi son patriotisme dans la manière dont elle redonne à son pays et continue à chérir l’île qui reste sa maison. »
Star internationale
Aujourd’hui âgée de 30 ans, Rihanna vécut à la Barbade jusqu’à l’âge de 16 ans, avant de commencer sa carrière internationale. Elle a depuis porté quatorze titres au sommet des ventes aux Etats-Unis. Seuls Mariah Carey, les Beatles et Elvis Presley avaient fait mieux.
« Tous les Barbadiens vont devoir jouer leur rôle dans le mouvement en cours, je suis prête et enthousiaste à l’idée d’assumer cette responsabilité, a déclaré la nouvelle ambassadrice. Je suis impatiente de travailler avec la première ministre Mottley et avec son équipe pour réimaginer la Barbade. »

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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ L’influent studio spécialisé dans les jeux narratifs a licencié 90 % de ses effectifs, et n’a jamais paru aussi près de la fermeture.
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Vaste plan social à TellTale Games, les créateurs du jeu « The Walking Dead »

L’influent studio spécialisé dans les jeux narratifs a licencié 90 % de ses effectifs, et n’a jamais paru aussi près de la fermeture.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 13h57
   





                        



   


C’est une entreprise de jeu vidéo iconique des années 2010, et l’une des plus célèbres du secteur. Le studio américain TellTale Games, notamment auteur du jeu narratif plébiscité par la critique et les joueurs The Walking Dead en 2012, a annoncé dans la nuit de vendredi 21 à samedi 22 septembre le plus important plan social de son histoire.
Environ deux cent vingt-cinq des deux cent cinquante employés que compte l’entreprise ont été licenciés dans la journée, sans indemnité, soit 90 % de ses effectifs, rapportent plusieurs sources, dont le site américain The Verge. Dans un communiqué, leur PDG, Pete Hawley, a confirmé le plan social et a expliqué la situation par des ventes décevantes :
« Ça a été une année incroyablement difficile pour TellTale, qui a travaillé dur pour rebondir. Malheureusement, nous manquions de temps. Nous avons lancé quelques-uns de nos meilleurs contenus cette année et avons reçu des retours incroyablement positifs, mais cela ne s’est malheureusement pas traduit dans les ventes. Le cœur lourd, nous voyons aujourd’hui nos amis s’en aller répandre notre savoir-faire en matière de narration dans le reste de l’industrie. »
Le licenciement de 90 % des effectifs du studio signe également l’abandon de plusieurs projets en cours, comme la saison 2 de The Wolf Amongst Us, ainsi que du Stranger Things signé avec Netflix. Le studio n’a pas dit sur quel jeu se concentreront ses derniers employés, alors que le premier épisode de la quatrième et dernière saison de The Walking Dead a été mis en ligne il y a quelques jours, et que TellTales Games s’est engagé à porter leur jeu Minecraft : Story Mode sur Netflix.
L’échec d’un modèle
Fondé en 2004, TellTale Games avait contribué à donner une nouvelle jeunesse aux jeux d’aventures à énigme des années 1990, en reprenant d’abord des licences d’antan comme Sam & Max, avant de se spécialiser dans les séries interactives. Après plus de 20 millions d’épisodes de The Walking Dead vendus, le studio avait inspiré d’autres œuvres majeures, comme le jeu français Life is Strange, en 2015.
TellTale Games avait tenté d’imposer un modèle industriel unique dans le secteur du jeu vidéo : exploitation de franchises populaires ; format épisodique inspiré des séries télé ; importance portée aux personnages et aux dialogues ; et progression de l’histoire fondée sur des choix moraux.
Certaines nouvelles séries ont rencontré leur public, comme The Wolf Amongst Us (2013), ou ont particulièrement séduit la critique, comme l’hilarant Tales of the Borderlands (2014). Mais la systématisation de la recette et le départ au milieu de la décennie des meilleurs scénaristes du studio, notamment les coauteurs de The Walking Dead saison 1, Jake Rodkin et Sean Vanavan, se sont surtout concrétisés par de nombreuses productions très oubliables, comme les adaptations en séries interactives de Game of Thrones, Minecraft ou Batman. 
Comme le rappelle The Verge, TellTale avait déjà licencié quatre-vingt-dix collaborateurs en novembre 2017 et était connu pour les surcharges de travail imposées à ses employés, alors que le lancement simultané de plusieurs projets coûteux avait endetté la compagnie.

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                « Minecraft : Story Mode », au fin fond de l’ennui






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ L’artiste contemporain, poursuivi par le créateur des publicités de la marque de prêt-à-porter, comparaîtra lundi devant un tribunal parisien.
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Jeff Koons accusé d’avoir plagié Naf-Naf

L’artiste contemporain, poursuivi par le créateur des publicités de la marque de prêt-à-porter, comparaîtra lundi devant un tribunal parisien.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 11h43
   





                        


Inspiration ou contrefaçon ? Jeff Koons sera poursuivi lundi 24 septembre devant le tribunal de grande instance de Paris par le créateur des publicités Naf-Naf, qui accuse le plasticien américain d’avoir copié une campagne des années 1980, représentant le fameux petit cochon de la marque secourant une femme dans la neige.
Directeur de création dans la publicité, Franck Davidovici estime qu’une œuvre en porcelaine de 1988 de Koons, actuellement l’un des artistes vivants les plus chers au monde, est une « contrefaçon » de sa publicité Fait d’hiver. Il demande au tribunal de grande instance de Paris de prononcer la confiscation de cette sculpture et près de 300 000 euros de dommages et intérêts.
Le visuel Fait d’hiver, conçu pour la marque de prêt-à-porter féminin Naf-Naf et paru dans la presse à l’automne-hiver 1985, mettait en scène une jeune femme brune aux cheveux courts, allongée dans la neige, visiblement victime d’une avalanche. Penché au-dessus d’elle, un petit cochon, un tonnelet de saint-bernard autour du cou, approchait son groin de sa chevelure.
L’œuvre de Jeff Koons, réalisée trois ans plus tard, est « une copie servile » de la publicité, affirme l’avocat de Franck Davidovici, Me Jean Aittouares.
Elle représente une jeune femme brune, cheveux courts et bouche entrouverte, allongée dans la neige dans une posture identique, les mains proches du visage et un regard vague vers le ciel, secourue par un cochon lui aussi doté d’un tonnelet de saint-bernard. En revanche, dans l’œuvre de Jeff Koons, la jeune femme n’est plus vêtue d’une doudoune mais d’un haut en résille laissant apparaître ses seins, le porcelet porte lui un collier de fleurs.
« C’est la même œuvre en trois dimensions, à laquelle Jeff Koons a ajouté des fleurs et deux pingouins pour évoquer le froid, ce qui vise à coller à l’œuvre d’origine. Le discours est strictement le même, argumente l’avocat du publicitaire. Il parachève le plagiat en donnant à son œuvre le même titre que la publicité, Fait d’hiver. »

“FAIT D’HIVER” http://t.co/fUpbihzQ2n pic.twitter.com/eBfHAeEVlo— Dagospia (@_DAGOSPIA_) 18 décembre 2014


Condamné plusieurs fois pour plagiat
Présentée une première fois en 1988 dans une galerie new-yorkaise, la sculpture de Jeff Koons avait circulé dans le monde avant d’être exposée à la fin de 2014 au Centre Pompidou, à Paris, dans le cadre d’une rétrospective consacrée à l’artiste américain.
Franck Davidovici, qui venait d’en « découvrir l’existence dans un livre », juste avant cette rétrospective, avait demandé en justice la saisie de l’exemplaire exposé, vendu environ 3 millions d’euros en 2007 chez Christie’s à New-York, et faisant partie de la collection Prada. L’œuvre avait finalement été retirée de l’exposition à la demande du prêteur.
Outre l’artiste américain lui-même, l’assignation vise sa société Jeff Koons LLC, le Centre Pompidou, l’éditeur Flammarion, qui a commercialisé un ouvrage reproduisant la sculpture, et la Fondation Prada.
Le président du Centre Pompidou d’alors, Alain Seban, avait expliqué la démarche « d’appropriation » de l’artiste. Il avait également rappelé que la question s’était posée pour d’autres œuvres de Jeff Koons, et notamment celles de la série Banality, dont fait partie « Fait d’hiver », « dont le principe même est de fonctionner à partir d’objets achetés dans le commerce ou d’images qui viennent de la publicité ou de magazines ».
Le tribunal de grande instance de Paris avait jugé en mars 2017 qu’une autre œuvre de la série Banality, une sculpture en porcelaine intitulée « Naked » (« nus »), était bien la contrefaçon d’un cliché du photographe français Jean-François Bauret. Il avait condamné Jeff Koons LLC et le Centre Pompidou à verser des dommages et intérêts aux ayants droit de l’auteur de la photographie.
Jeff Koons avait avant cela été poursuivi à trois reprises pour plagiat et condamné deux fois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Le gouvernement libéral-conservateur, sous la pression des populistes du Parti du peuple danois, impose à Danmarks Radio des économies draconiennes.
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Au Danemark, l’audiovisuel public soumis à une sévère cure d’amincissement

Le gouvernement libéral-conservateur, sous la pression des populistes du Parti du peuple danois, impose à Danmarks Radio des économies draconiennes.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h28
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Lors d’un entretien au Monde, avant la visite d’Etat d’Emmanuel Macron à Copenhague, fin août, le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, interrogé sur les liens unissant son pays à la France, mentionnait le Tour de France : une véritable passion danoise. « Seuls les Néerlandais sont plus nombreux que les Danois à suivre le Tour à la télé », affirmait-il. Ravi, M. Macron a promis, au cours d’une balade à vélo dans les rues de la capitale danoise, que le grand départ aurait lieu à Copenhague « dans les prochaines années ».
Un événement, cependant, qui ne sera pas retransmis sur les chaînes publiques danoises. Le gouvernement de M. Lokke Rasmussen n’a laissé d’autre choix à Maria Rorbye Ronn, la patronne de l’audiovisuel public danois, Danmarks Radio (DR), forcée d’annoncer, mardi 18 septembre, qu’elle ne prolongerait pas le contrat de retransmission du Tour. Même chose pour les matchs de la Ligue des champions de handball. C’est le résultat de la cure d’amincissement historique imposée au groupe.

Selon l’accord sur le financement public des médias, adopté le 28 juin, par le gouvernement libéral-conservateur, avec le soutien des populistes du Parti du peuple danois (DF), DR va devoir réaliser 773 millions de couronnes (104 millions d’euros) d’économies par an, soit au total, sur les prochaines cinq années, l’équivalent de 20 % de son budget annuel. L’opposition avait claqué la porte des négociations, pour protester contre des sacrifices jugés « inacceptables ». En vain.
Le divertissement, domaine le plus touché
Mardi 18 septembre, Maria Rorbye Ronn a donc présenté un premier plan de restructuration, qui devrait permettre d’économiser 420 millions de couronnes par an sur les trois prochaines années. Les coupes sont drastiques. D’ici à 2020, DR ne diffusera plus que trois de ses six chaînes. Deux seront uniquement disponibles en ligne. Trois de ses huit radios vont aussi disparaître. Au total, entre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Le fonds de dotation du Louvre s’associe avec Alter Equity pour financer la réhabilitation de sites patrimoniaux.
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La « Joconde » au secours du patrimoine

Le fonds de dotation du Louvre s’associe avec Alter Equity pour financer la réhabilitation de sites patrimoniaux.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h15
    |

            Isabelle Chaperon








                        



                                


                            
Stéphane Bern, « M. Patrimoine », n’est pas le seul à innover pour financer la restauration de chefs-d’œuvre en péril. La Joconde, la Vénus de Milo et autres odalisques vont apporter également leur contribution. Le fonds de dotation du Louvre doit en effet annoncer lundi 24 septembre un accord destiné à favoriser la réhabilitation de chapelles rurales en décrépitude ou de jolis sentiers trop battus.
Alimenté par les dons des mécènes et les recettes du partenariat avec le Louvre d’Abu Dhabi, ce fonds privé, équivalent d’une fondation, gère au total un capital de 250 millions d’euros, dont les revenus sont utilisés pour financer des missions du musée.
On est bien loin du loto du patrimoine. Ce soutien prend la forme d’un partenariat avec Alter Equity, l’un des pionniers des fonds d’impact français, cette nouvelle finance qui assure concilier rentabilité et intérêt général. « Depuis 2015, nous avons identifié l’éducation, le patrimoine, les métiers d’art et le tourisme culturel comme autant de domaines où nous souhaitions engager une action positive dans le cadre de notre stratégie d’investissement responsable », relate Philippe Gaboriau, directeur général du Fonds de dotation du Louvre.
Investissement et philanthropie
L’investisseur pas comme les autres avait déjà apporté son écot à Mirabaud Patrimoine Vivant, créé en juillet 2017 par une banque genevoise et géré par l’ancien ministre Renaud Dutreil pour prendre des participations dans des PME de l’horlogerie ou de la joaillerie. « Les métiers d’art peuvent être rentables. C’est plus rarement le cas concernant les bâtiments historiques ou les sites naturels », poursuit M. Gaboriau.
D’où le montage retenu, qui mêle investissement et philanthropie. Le « trésor de guerre » du Louvre va allouer 3 millions d’euros au nouveau fonds qu’Alter Equity est en train de lever. Le rendement net de cette enveloppe dédiée – appelée part de partage – sera limité à 5 % :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ La Sacem, chargée de la répartition des droits d’auteur, participera samedi à la Techno Parade.
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Pour ses 20 ans, la Techno Parade s’institutionnalise

La Sacem, chargée de la répartition des droits d’auteur, participera samedi à la Techno Parade.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 09h38
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 13h33
   





                        


Vitrine festive de l’électro, la Techno Parade célébrera ses 20 ans samedi 22 septembre à Paris avec un allié de poids, symbole de la reconnaissance d’un courant musical longtemps diabolisé : pour la première fois, la Sacem affrète un « sound system » avec la crème des DJ.
Chargée de la répartition des droits d’auteur, la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique rejoint le grand rassemblement musical en s’associant avec le Rex Club, temple parisien de la techno, et le magazine spécialisé Trax. Signe de la place nouvelle de la musique électronique, trois mois après avoir été invitée pour la première fois à l’Elysée pour la fête de la Musique.
« La Sacem est aussi la maison de l’électro, qui fait rayonner la France dans le monde. Il était naturel d’être aux côtés de nos amis de la Techno Parade pour fêter leurs 20 ans, explique son directeur général, Jean-Noël Tronc. Trop souvent, l’électro a été laissée de côté. »

Ce jour se tiendra à #Paris la 21e édition de la « Techno Parade ». Les participants se rassembleront  à partir de 11h45. Afin de permettre le bon déroulement de cet événement, des mesures de restrictions de #circulation seront mises en place. 👉  https://t.co/riZfH1DYs7 pic.twitter.com/Mt5ADzYCfv— Préfecture de police (@prefpolice) 22 septembre 2018


Inspiration berlinoise
Le 19 septembre 1998 se tenait la première Techno Parade en France. Inspirée de la Love Parade de Berlin, inaugurée elle en 1989. Toutes deux visaient à rassembler, pour un défilé, tous les adeptes de musique techno. Alors que ce courant musical laissait dubitative une bonne partie des pouvoirs publics et qu’il était fréquemment associé à la prise de drogue, c’est Jack Lang — déjà ancien ministre de la culture — qui défend, sur les écrans, cet « acte de fondation » de la culture techno. Elle rassemblait plus de 100 000 personnes lors de sa première édition.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ La chroniqueuse Hapsatou Sy, à qui l’essayiste a reproché de ne pas porter un prénom « français », appelle radio et télévision à le boycotter.
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Les médias face au cas Eric Zemmour

La chroniqueuse Hapsatou Sy, à qui l’essayiste a reproché de ne pas porter un prénom « français », appelle radio et télévision à le boycotter.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 09h35
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 17h12
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Toutes les vingt secondes en moyenne, sur le site Change.org, une nouvelle signature apparaît dans le menu déroulant d’une pétition en ligne. Elle appelle les chaînes françaises à ne plus inviter le journaliste Eric Zemmour. Son titre : « Interdire de médias les personnes portant des messages d’incitation à la haine. » Vingt-quatre heures après son lancement, jeudi 20 septembre, elle avait déjà été signée par plus de 100 000 personnes.
C’est Hapsatou Sy, entrepreneuse et chroniqueuse de l’émission « Les Terriens du dimanche », animée par Thierry Ardisson, sur C8, qui l’a lancée à la suite d’un accrochage avec M. Zemmour qui s’était déroulé lors d’un enregistrement, une semaine auparavant. L’essayiste, grand pourfendeur du multiculturalisme et habitué des polémiques, lui a reproché de porter un prénom n’appartenant pas au calendrier chrétien, estimant que sa mère aurait dû l’appeler « Corinne ».

Un vif échange s’en est ensuivi, au cours duquel Eric Zemmour, venu présenter son nouveau livre, Destin français (Albin Michel), a lancé : « C’est votre prénom qui insulte la France. La France n’est pas une terre vierge, c’est une terre avec une histoire, avec un passé. Et les prénoms incarnent l’histoire de la France. » Des propos coupés au montage par la production après consultation du service juridique et de la direction de la chaîne, mais que Mme Sy, choquée et meurtrie, a diffusés sur son compte Instagram, déclenchant la controverse.
Les esprits se sont calmés au sein de l’équipe des « Terriens » — Hapsatou Sy, qui n’a pas participé au dernier enregistrement, explique avoir reçu le soutien de la chaîne et l’assurance qu’elle continuerait à y travailler —, mais la polémique s’est déplacée sur un autre terrain, celui de la liberté d’expression : faut-il continuer à inviter Eric Zemmour, condamné à deux reprises pour provocation à la discrimination raciale (2011) et à la haine religieuse (2018) ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Le nouvel adjoint à la culture de la Mairie de Paris reprend ses fonctions pour présenter la 17 è édition d’un événement qu’il avait créé en 2002 et qui aura lieu le 6 octobre.
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Christophe Girard se glisse dans l’ambiance « tropicool » de la Nuit Blanche

Le nouvel adjoint à la culture de la Mairie de Paris reprend ses fonctions pour présenter la 17 è édition d’un événement qu’il avait créé en 2002 et qui aura lieu le 6 octobre.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 09h26
    |

            Emmanuelle Jardonnet








                        



   


Ce n’était pas une conférence de presse de crise, organisée après le coup de théâtre du début de semaine marqué par la démission surprise du premier adjoint à la maire de Paris en charge de la culture, Bruno Julliard. Non, la présentation de la 17e Nuit Blanche, qui se déploiera dans la soirée du samedi 6 octobre dans la capitale, était bien programmée ce vendredi 21 septembre au Palais de la découverte en présence de la maire de Paris, Anne Hidalgo, de son adjoint à la culture et du directeur artistique de l’édition, le commissaire et critique d’art Gaël Charbau. Le casting prévu a simplement été l’occasion pour Christophe Girard de faire sa toute première apparition en tant que nouvel adjoint en charge de la culture.
« Il y a cinq jours, je n’avais pas idée que je serais là aujourd’hui », a d’emblée commenté l’élu de 62 ans, jusqu’ici adjoint au maire en charge des ressources humaines, et qui retrouve au pied levé des fonctions qu’il connaît parfaitement, pour avoir lui-même été le prédécesseur de Bruno Julliard sous les mandatures de Bertrand Delanoë, pendant onze années (2001-2012), et même porté l’élaboration de la toute première Nuit Blanche, en 2002.
« Une manifestation savante et populaire »
Malgré ce contexte quelque peu surréaliste, c’est donc avec décontraction qu’il a repris le costume de représentant du grand rendez-vous artistique et nocturne parisien. « Je n’ai aucune responsabilité dans le choix de Gaël Charbau, mais je dois dire que vous avez fait un bon choix », a-t-il déclaré. Sur cette programmation 2018 qu’il n’a pas accompagnée, il a simplement souhaité faire un « commentaire politique ».

        Lire aussi :
         

                Quatre « constellations » dans la Nuit blanche 2018



Il s’est ainsi réjoui que cette nouvelle édition d’une « manifestation savante et populaire déclinée dans tant de villes à travers le monde » offre une déambulation sous le signe du « rêve et du lâcher-prise sur la société de consommation ». Il a également insisté sur la nécessité de confier la Nuit Blanche, qui « n’est pas une simple occupation de l’espace public », à un directeur artistique, avec une programmation « exigeante et audacieuse ». « Face aux violences du monde, au racisme, à l’antisémitisme, à une société de consommation violente qui laisse des citoyens un peu perdus », il a souhaité réaffirmer l’importance de la place de « la culture, du savoir et de la construction du sens critique » et le besoin de contrer une « simplification du monde ».
Un côté chaotique revendiqué
Du contenu de cette édition, qui ouvre traditionnellement le grand mois de l’art contemporain à Paris, avec la FIAC dans la foulée, on connaissait déjà les grandes lignes et ses quatre parcours – celui de l’Ile Saint-Louis, entièrement coupée à la circulation, les Invalides et son « Super Kilomètre », qui piétonise le kilomètre reliant ce quartier au Petit Palais, La Villette et la Porte Dorée. Gaël Charbau estime qu’enchaîner ces quatre « constellations », très espacées les unes des autres, sera « faisable, mais très dense ». Il a annoncé un total de 78 projets dans le « In », 50 projets satellites et 50 projets labellisés. Soit 178 projets proposés durant la nuit. « Une fourchette très haute » par rapport aux autres éditions.
Anne Hidalgo a évoqué une édition en écho aux « mouvements » de la capitale : « La Nuit Blanche est un récit de notre ville, de ses habitants, exigeants, indociles, insolents, créatifs, un récit collectif de ce que nous sommes ». Gaël Charbau en a souligné l’ambiance « tropicale », voire « Tropicool », faisant référence à une installation dans la gare de Lyon et à des performances dans certaines rames du métro de la ligne 1, qui se transformeront en serres nomades au cours de la nuit. Ce festival nocturne à travers la ville, dont le directeur artistique revendique le « côté chaotique », se clôturera dans le rocher du zoo de Vincennes, où le metteur en scène Philippe Quesne prépare une surprise sonore. A découvrir dans deux semaines.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Entretien avec Hervé Drevillon et Olivier Wieviorka, qui dirigent l’imposante « Histoire militaire de la France ».
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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« La guerre est une forme, certes brutale, de socialisation entre les peuples »

Entretien avec Hervé Drevillon et Olivier Wieviorka, qui dirigent l’imposante « Histoire militaire de la France ».



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 08h45
    |

                            Florent Georgesco








                        



                                


                            
Histoire militaire de la France. Tome I. Des Mérovingiens au Second Empire, sous la direction d’Hervé Drevillon et Olivier Wieviorka, Perrin/Ministère des armées, 876 p., 27 €. 
Le tome II d’Histoire militaire de la France (De 1870 à nos jours, 732 p., 27 €) sera en librairie le 27 septembre.

Histoire nationale, histoire chronologique : le vaste panorama historique du fait militaire dirigé par Hervé Drévillon (professeur d’histoire moderne à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne et directeur de la recherche au service historique de la défense [ministère des armées], auteur, entre autres, de L’Impôt du sang, Tallandier, 2005, et L’Individu et la Guerre, Belin, 2013) et Olivier Wieviorka (professeur à l’Ecole normale supérieure de Cachan, à qui l’on doit notamment Histoire du débarquement en Normandie, Seuil, 2007, et Une histoire de la Résistance en Europe occidentale, Perrin, 2017), accompagnés de huit autres historiens, semble se caractériser par une double limitation.
Mais s’il fallait prouver que se limiter n’est pas toujours se réduire, la puissance de problématisation de ces travaux suffirait à trancher le débat. La limite n’y est en effet qu’une occasion de rendre la réflexion, en la concentrant, plus intense. Prenez une nation. Regardez-la de près. Les lignes se mettront à bouger, ne serait-ce que lorsque vous approcherez le moment, les multiples moments possibles, de sa naissance.
Mais c’est à chaque étape que, faisant le point, pour chaque période étudiée – du Ve siècle à aujourd’hui –, sur la construction progressive des armées françaises, les auteurs rencontrent, comme un problème, la construction de cette France qu’elles sont censées servir ; ce qui entraîne aussi une remise en question du sens de ce service et, au bout du compte, des idées de construction et de période. De sorte que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ La fringante scène musicale napolitaine rencontre les faveurs de l’Hexagone.
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Avec Nu Guinea et Liberato, écouter Naples et renaître

La fringante scène musicale napolitaine rencontre les faveurs de l’Hexagone.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 08h14
    |

            Aureliano Tonet








                        



                                


                            

A quoi mesure-t-on la musicalité d’un peuple ? Aux chants qu’entonnent ses supporteurs de foot, vous répondront les amateurs de ballon rond. Ceux-là connaissent forcément’O Surdato ’Nnammurato, l’hymne centenaire du club napolitain, le SSC Napoli. L’histoire d’un soldat ravivant le souvenir de sa dame, dans le fracas des combats, sur une mélodie à ressusciter un bataillon. Tout Naples est là : la proximité de la mort et de l’amour, le cri hymnique qui rédime plus sûrement que la prière, l’éclat comme critère définitif de beauté.

Voilà les ultras du Paris-Saint-Germain, qui recevra le Napoli le 24 octobre en Ligue des champions, prévenus. D’ici là, l’Hexagone aura maintes occasions de vérifier la vigueur des mélopées parthénopéennes. On guinchera avec Nu Guinea, pour commencer. Plusieurs fois acclamé par les clubbeurs parisiens, le duo napolitain était le 21 septembre à l’affiche de More Arles. Déclinaison camarguaise de More Venezia – le raout qui prolonge musicalement, chaque printemps, la Biennale de Venise –, ce jeune festival clôt en majesté les Rencontres de la photographie d’Arles. Mêmes volutes italophiles à La Rochelle, pour la quatrième édition d’un festival chouettement chahuteur et défricheur, Roscella Bay, où Nu Guinea joue le 22 septembre.
Dans chacun des cas, le duo constitue la découverte la plus alerte du plateau. Paru au printemps, le premier album de ces deux DJ, installés depuis peu à Berlin, s’intitule Nuova Napoli. Déclaration d’intention en même temps que rappel étymologique : Naples dérive de Néapolis, « nouvelle cité » en grec. Faire du neuf avec du neuf, ou du moins avec ce qui fut neuf autrefois : la « teuf », selon Lucio Aquilina et Massimo Di Lena, est un art de la renaissance. Proches des Fitness Forever, autres vaillants réveilleurs de vieilleries groovy, leurs galettes sont belles comme l’antique, et aussi vivifiantes qu’une pizza tout juste sortie du four.

Vivace...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Dans la série « Je ne serais pas arrivée là si… », « Le Monde » interroge une personnalité en partant d’un moment décisif de son existence. Cette semaine, l’auteure de « Mes mauvaises pensées » évoque ces instants où elle a découvert qu’elle préférait les femmes.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ Alors que le second album d’Héloïse Letissier explore un érotisme conquérant, la chanteuse pop est la cible de nombreuses critiques.
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Chris ou l’intensité du désir

Alors que le second album d’Héloïse Letissier explore un érotisme conquérant, la chanteuse pop est la cible de nombreuses critiques.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h12
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 06h55
    |

                            Stéphane Davet








                        



                                


                            

Dans La Marcheuse, single tiré du nouvel album de son alter ego, Christine and The Queens, Héloïse Letissier chante : « J’vais chercher éhontément/Les coups portés sur moi/La violence facile ». Une façon de devancer le vent mauvais ?
Car si la presse anglo-saxonne – Sunday Times, Q, Mojo, New York Times, V Magazine… – continue d’adresser des louanges à celle que le Time appelait, en 2016, la « French pop star défiant les genres », il semble qu’en France, médias et réseaux sociaux prennent aujourd’hui goût au « Christine bashing ».
« Plagiaire », « reine de l’artifice », « pur produit », artiste « trop autocentrée »… sans parler des « haters » crachant leur bile sur la Toile à propos de son nouveau look de garçonne, aux cheveux raccourcis, comme l’est désormais son nom de scène, Chris, plus sec et unisexe.
La critique est soudain acerbe contre une personnalité qui, dans la foulée du succès surprise de son premier opus, Chaleur humaine (2014) (1,3 million d’exemplaires vendus, dont 220 000 au Royaume-Uni) apparaissait pourtant comme LA figure majeure de la pop française contemporaine.
Intensité partagée
Certains se sont d’abord offusqués d’apprendre que Damn, dis-moi, tube introductif de ce second opus, avait été composé à partir de boucles préenregistrées (et libres de droits) disponibles sur un logiciel utilisé par une artiste ayant toujours expliqué avoir eu accès à la composition et à la production grâce à l’informatique musicale.
Les Français semblaient découvrir là les mutations de la pop mondiale, en confondant l’outil de création et l’inspiration nécessaire à son exploitation.
Autre grief, une attention suspecte apportée à la « fabrication » de son personnage et à son « marketing ». A l’instar de Daft Punk, Héloïse Letissier a choisi de contrôler chaque strate de sa création,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ « Une histoire de la guerre du XIXe siècle à nos jours », ouvrage collectif, globalise l’étude des conflits modernes. Et fait preuve d’optimisme pour l’avenir.
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Ce fait social total, la guerre

« Une histoire de la guerre du XIXe siècle à nos jours », ouvrage collectif, globalise l’étude des conflits modernes. Et fait preuve d’optimisme pour l’avenir.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h10
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 06h21
    |

            Gaïdz Minassian








                        



                                


                            
« Une histoire de la guerre du XIXe siècle à nos jours », sous la direction de Bruno Cabanes, coordonné par Thomas Dodman, Hervé Mazurel et Gene Tempest, traduit de l’anglais par Jean-Louis Schlegel, Hélène Harry et Simon Duran, Seuil, 800 p., 32 €.

Il n’y a pas que la guerre qui est un caméléon, comme l’écrivait le théoricien militaire prussien Carl von Clausewitz (1780-1831). Il y a aussi la façon de la raconter, de la penser et de l’étudier.
Le livre collectif Une histoire de la guerre du XIXe siècle à nos jours, dirigé par l’historien Bruno Cabanes, qui enseigne l’histoire de la guerre à l’université d’Etat de l’Ohio, s’inscrit dans ce mouvement d’innovation, d’ouverture et de nouvelles expérimentations scientifiques qui agite le ­domaine des war studies (études sur la guerre) à travers le monde, y compris en France, où ce champ est en plein développement.
D’où l’article indéfini « une », qui distingue cette entreprise, par exemple, d’Histoire de la guerre (Dagorno, 1996), le livre de référence du Britannique John Keegan (1934-2012) : les auteurs sont conscients du fait que, en ces temps de multiplication des voies de recherche, toute histoire n’est qu’une histoire possible.
C’est dire que cette précaution, ce « une », n’est pas seulement une marque de modestie, et encore moins d’impuissance, face à l’aspect protéiforme de la guerre depuis deux siècles. Elle est le signe d’une véritable ambition de la part du directeur d’ouvrage, placé à la tête d’un gros peloton de chercheurs, cinquante-sept exactement, originaires d’Europe et d’Amérique du Nord, tous réunis autour du projet inédit ­d’explorer les potentialités qu’offre une histoire globale de la guerre.
Une mobilisation de la société tout entière
Car il s’agit bien, sur le sujet, d’une première tentative d’histoire connectée à cette échelle. Dans cette...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Chaque samedi, « La Matinale » du « Monde » vous propose une sélection d’émissions et de podcasts à découvrir en différé.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Police, terrorisme, pesticides : des replays pour mieux comprendre

Chaque samedi, « La Matinale » du « Monde » vous propose une sélection d’émissions et de podcasts à découvrir en différé.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h07
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 06h25
   





                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Pour ce premier week-end d’automne, voici trois programmes riches et fort documentés sur des sujets graves. De la fabrique du terrorisme islamique à l’organisation de la police sous Vichy, en passant par les mensonges des industriels de l’alimentaire, vous trouverez réponse à vos questions.
Police partout

Policier français ? Un ­métier d’avenir, surtout en 1941. Alors qu’une moitié du territoire est occupée par l’armée allemande et que la zone dite « libre » est ­dirigée par le régime collaborationniste de Vichy, de profondes réformes structurelles sont engagées par des proches du maréchal Pétain pour moderniser la police.
Le 23 avril 1941 voit la naissance de la police nationale. Auparavant, les agents étaient municipaux. Au sein du ministère de l’intérieur est créée la Direction générale de la police nationale, divisée en trois entités : la police judiciaire, les renseignements ­généraux et la sécurité publique. Les moyens alloués à cette nouvelle police française sont sans précédent : nouveaux locaux, salaires revalorisés, uniformes inspirés de la SS pour les gradés...
Enrichi d’une multitude d’archives colorisées filmées au cœur du dispositif policier de l’époque, ce documentaire y ajoute une narration originale en s’inspirant de la rotoscopie, technique qui intègre dans l’image des témoins sans faire appel à des scènes de reconstitution. De fait, grâce à ce procédé, les six hauts responsables de la police sous Vichy (Adrien Marquet, ­Marcel Peyrouton, Pierre Pucheu, Pierre Laval, Joseph Darnand, René Bousquet, joués par des ­comédiens) apparaissent et leurs propos, oscillant entre lâcheté crasse et fierté glaçante, font froid dans le dos. Le résultat final est aussi édifiant que remarquable. Alain Constant
« La Police de Vichy », de David Korn-Brzoza et Laurent Joly (France, 2017, 94 min). Disponible sur France.tv jusqu’au 26 septembre.
Syrte, ville martyre

Fin 2016, lorsque la ville libyenne de Syrte a été libérée de l’emprise de Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique, EI], un combattant des brigades de Misrata a découvert un ordinateur dans les décombres. Il a choisi de le confier au journaliste Kamal Redouani. Il n’appartenait pas à n’importe qui : c’était celui d’Abou Abdallah Al-Masri, l’un des émirs de l’EI qui régentait Syrte et commandait quelque 3 500 personnes.
Que contenait le disque dur ? Des informations inestimables sur le fonctionnement même de l’EI, que Kamal Redouani a étudiées et triées pendant un an. Il en ressort un documentaire glaçant, racontant le quotidien mortifère de cette ville qui a été, pendant deux ans, la « capitale » du groupe terroriste en Afrique du Nord.
Le disque dur recèle aussi des dossiers sur des attentats passés (comme celui Madrid, en mars 2004), détaillant les points forts et les erreurs à ne plus commettre, ou encore la marche à suivre pour fabriquer une bombe avec de simples produits ménagers…
Ce film donne aussi la parole aux habitants de Syrte qui ont connu « l’enfer » sous l’EI, ainsi qu’à des combattants et à des responsables du contre-espionnage libyens. Mais aussi à un émir de la guerre de 34 ans, caché à Istanbul (arrêté depuis l’interview), qui explique pourquoi son organisation prônait la terreur et comment il a jeté un homme du haut d’un immeuble parce qu’il était homosexuel. Mustapha Kessous
« Daech, dans le cerveau du monstre », de Kamal Redouani (France, 2018, 65 min). Disponible sur France.tv jusqu’au 25 septembre.
Les mensonges de l’agroalimentaire

   


Alors qu’était lancé le manifeste « Nous voulons des coquelicots » par le journaliste de Charlie Hebdo Fabrice Nicolino, mercredi 12 septembre, appelant à interdire les pesticides en France, venait de prendre fin, sur France Culture, une série d’émissions proches de la thématique de ce manifeste : le « Journal breton » d’Inès Léraud.
Ce « journal », la documentariste l’aura tenu au fil de deux saisons (2016-2018) depuis la première région agroalimentaire française, en enquêtant principalement auprès de « la France des invisibles » : des habitants, producteurs et ouvriers de ce secteur, victimes ou malades de cette industrie en Centre Bretagne. Cela dans le cadre de l’émission de France Culture la plus originale qui soit, « Les Pieds sur terre », que produit Sonia Kronlund.
« Journal breton » aura ainsi permis de documenter la désinformation orchestrée par le monde de l’« agrobusiness » pour endormir ou tromper l’opinion publique et étouffer dans l’œuf toute volonté de résister à ses pratiques. Ce qu’Inès Léraud nomme « la fabrique du silence ». Martine Delahaye
« Les Pieds sur terre : Journal breton », d’Inès Léraud. Saisons 1 et 2 (22 × 30 min), à réécouter sur Franceculture.fr.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Le film est l’adaptation du récit dans lequel Marguerite Duras décrit les affres de l’attente de son mari, Robert Antelme, déporté en 1944 pour des faits de résistance.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

« La Douleur » d’Emmanuel Finkiel représentera la France aux Oscars 2019

Le film est l’adaptation du récit dans lequel Marguerite Duras décrit les affres de l’attente de son mari, Robert Antelme, déporté en 1944 pour des faits de résistance.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 22h49
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 06h13
   





                        



   


L’adaptation du roman de Marguerite Duras par Emmanuel Finkiel, La Douleur, a été désignée vendredi 21 septembre pour représenter la France aux Oscars 2019 dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère, a annoncé le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC).
Le film, avec Mélanie Thierry et Benoît Magimel, « a séduit plus de 350 000 spectateurs en France », selon le CNC. Il est basé sur un récit de Marguerite Duras du retour de son mari, l’écrivain et résistant Robert Antelme, des camps de concentration.

        Lire notre critique :
         

          « La Douleur » : l’insoutenable violence de l’attente



Une dizaine d’œuvres de Duras adaptées au cinéma
Le scénario d’Emmanuel Finkiel combine les deux premiers textes du livre de Duras : le premier, intitulé La Douleur, est le récit de l’attente du retour d’Antelme, arrêté et déporté vers l’Allemagne en 1944 juste avant la Libération ; le second, Monsieur X. dit ici Pierre Rabier raconte le commerce forcé qu’entretint Duras avec un agent français de la Gestapo, dans l’espoir d’obtenir des informations sur le sort de son époux.
Une dizaine d’œuvres de Marguerite Duras ont été adaptées au cinéma, y compris par la romancière, dont India Song et L’Amant, nommé dans la catégorie meilleure photographie aux Oscars de 1993.

        Lire l’entretien :
         

          Emmanuel Finkiel : « J’ai détesté Duras. Puis j’ai été reconquis »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ Paris, Venise, Marseille… Les expositions consacrées à l’artiste, mort en 1973, se multiplient. Avec un succès public qui, pour l’instant, ne se dément pas.
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Les musées s’arrachent Picasso

Paris, Venise, Marseille… Les expositions consacrées à l’artiste, mort en 1973, se multiplient. Avec un succès public qui, pour l’instant, ne se dément pas.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 18h53
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 06h12
    |

                            Philippe Dagen








                        



                                


                            

Malaga, Venise, Rome, Barcelone, Gênes, Milan, Marseille, Aix-en-Provence, Montpellier, Antibes, Vallauris, Nice, Evian, Nîmes : qu’ont en commun ces villes ? Pablo Picasso.
Non parce qu’il serait passé ou aurait vécu dans toutes, mais parce qu’il y a été exposé, l’est ou le sera dans le cadre de l’opération internationale Picasso-Méditerranée, commencée en 2017 et qui finira au début de 2019. Conçue à l’initiative du Musée Picasso de Paris et de son hyperactif directeur Laurent Le Bon, elle se compose d’une quarantaine d’expositions et fédère une soixantaine d’institutions étrangères et françaises. A cela s’ajoute un autre événement, l’exposition Picasso. Bleu et rose, au Musée d’Orsay, jusqu’au 6 janvier 2019.

Ces expositions sont, pour quelques-unes, monographiques et générales, telles que Picasso. Donner à voir, au Musée Fabre de Montpellier, qui montre les principaux moments de transformation et de renouvellement stylistique, ou Les Chefs-d’œuvre de la collection du Musée Picasso Paris, présenté au Palazzo Ducale de Gênes l’hiver dernier.
« Prisme méditerranéen »
Picasso. Chefs-d’œuvre !, qui a ouvert le 4 septembre dans le musée parisien, en est une troisième version, construite autour d’un petit nombre de séquences remarquables, dont la réunion de trois versions de son Arlequin méditatif de 1923, celle des trois versions des Baigneuses monstrueuses de 1937 et l’évocation de l’exposition Picasso 1970-1972 au Palais des papes, à Avignon, inaugurée un mois après la mort de l’artiste et éreintée alors par la critique américaine et britannique.

Bien plus nombreuses sont les monographies à thème restreint, prévisible ou plus étrange : La Cuisine de Picasso à Barcelone, la tauromachie et le matador Luis Miguel Dominguin à Nîmes, les années de poterie à Vallauris… à Vallauris – évidemment –, le Minotaure à Evian – le lien entre sujet et lieu est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ Malgré les pressions internationales et une consommation anecdotique, le Japon défend la réouverture de la chasse à la baleine à des fins commerciales. Pourquoi ? Explication en vidéo.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ Le Musée d’Orsay, à Paris, présente plus de 300 œuvres de l’artiste catalan réalisées entre 1900 et 1906.
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En rose ou en bleu, l’obsession de la justesse chez Picasso

Le Musée d’Orsay, à Paris, présente plus de 300 œuvres de l’artiste catalan réalisées entre 1900 et 1906.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 18h34
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 19h07
    |

                            Philippe Dagen








                        



                                


                            

Par période bleue et période rose, l’histoire de l’art désigne deux phases dans l’œuvre de Picasso, de son arrivée à Paris, en octobre 1900, à son séjour en Catalogne, à l’été 1906, et aux premiers travaux préparatoires des Demoiselles d’Avignon.

Ces périodes ont longtemps eu la préférence d’amateurs qui étaient rebutés par la complexité du cubisme et admettaient encore moins la suite de l’œuvre. Les toiles des débuts avaient à leurs yeux le mérite d’être immédiatement compréhensibles et soutenues par un dessin qu’ils disaient « classique ». Cette préférence se voit avec évidence dans les collections nord-américaines, achats de l’entre-deux-guerres pour la plupart, souvent à la galerie Paul Rosenberg. Il en a été ainsi jusqu’à ce que le cubisme et ce qui a suivi soient progressivement considérés pour ce qu’ils sont : des expériences décisives, aux conséquences infinies. Alors les périodes bleue et rose ont cessé d’intéresser, jusqu’à être négligées par les expositions. Celle du Musée d’Orsay, à Paris, qui sera reprise, en 2019, par la Fondation Beyeler, à Riehen, en Suisse, est donc opportune et utile.

Elle est abondante : plus de 300 peintures, dessins, gravures et sculptures et des œuvres des proches de Picasso à titre comparatif. En dehors de L’Acteur (1904-1905), conservé par le Metropolitan de New York, et de Famille de saltimbanques (1905), à la National Gallery of Art de Washington, il ne manque aucune pièce majeure, ni le grand Portrait de la famille Soler (1903), prêté par le Musée des beaux-arts de Liège - La Boverie, ni La Vie (1903), revenue de Cleveland (Ohio), ni le fabuleux Jeune garçon au cheval, que l’on admire d’habitude au MoMA. Il n’y manque pas non plus les variations sur la misère, la prostitution et le cirque, ni, d’autres tonalités, les portraits d’amies et amis et les fantaisies érotiques. Leur est adjointe une documentation dense, qui a, entre autres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Une exposition d’envergure rend compte des deux périodes déterminantes dans l’œuvre du peintre espagnol, alors considéré comme un jeune prodige.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ La maison d’édition qu’elle a incarnée pendant un demi-siècle fut l’un des phares de la vie intellectuelle en Italie.
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L’éditrice italienne Inge Feltrinelli est morte

La maison d’édition qu’elle a incarnée pendant un demi-siècle fut l’un des phares de la vie intellectuelle en Italie.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 18h20
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 19h33
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Vendredi 21 septembre, à 19 heures, les 120 librairies Feltrinelli d’Italie sont restées ouvertes. Tout ce que le pays compte d’amoureux des livres était convié à s’y rendre pour quelques pas de danse, au son du Valzer Brillante de Verdi, comme dans la mythique scène du bal du Guépard de Visconti. Inge Feltrinelli est morte jeudi 20 septembre, à 87 ans, dans sa maison de Milan. Comment l’empire éditorial qu’elle a incarné durant un demi-siècle pouvait-il mieux lui rendre hommage ?
Inge Feltrinelli est née Inge Schöntal, le 24 novembre 1930, à Gottingen, dans une Allemagne qui se préparait à basculer dans le nazisme, et c’est ainsi que la « reine de l’édition italienne », comme la surnomme la presse transalpine, conservera, sa vie durant, un net accent allemand. Son père, de confession juive, quitte l’Allemagne en 1938, sur les conseils de sa femme, qui a tôt fait de se remarier avec un officier de cavalerie à l’aryanité incontestable. Même si elle est considérée comme une « métisse juive » par l’administration du Reich, Inge passera toute la guerre sans être inquiétée, protégée par la présence de son beau-père.
Pasternak, Camus et Miller
Au sortir de la guerre, elle se lance dans la photographie. En 1952, elle part pour un long séjour en Amérique, et y fait notamment le portrait de Greta Garbo, Ernest Hemingway, Elia Kazan ou du jeune John Fitzgerald Kennedy… Quand elle rencontre l’éditeur italien Giangiacomo Feltrinelli, à Hambourg, en 1958, elle jouit déjà d’une certaine notoriété. Lui a l’aura d’un éditeur flamboyant, communiste hétérodoxe et héritier d’une famille immensément riche, tout auréolé de la publication en Italie du Docteur Jivago, de Pasternak.
Après un mariage au Mexique, elle décide de le suivre à Milan. Ensemble, ils feront de la maison d’édition un des phares de la vie intellectuelle en Italie. Feltrinelli publie Le Guépard, œuvre posthume de Lampedusa, mais aussi Camus, Bellow, Gunter...




                        

                        

