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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Les croyances concernant l’avenir de sa propre situation économique influencent autant, sinon plus, l’opinion sur l’immigration que sa situation économique réelle, la faisant basculer vers l’extrême droite, explique dans sa chronique le journaliste du « Monde » Antoine Reverchon.
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« Hostilité aux immigrés et concurrence sociale » sont corrélées

Les croyances concernant l’avenir de sa propre situation économique influencent autant, sinon plus, l’opinion sur l’immigration que sa situation économique réelle, la faisant basculer vers l’extrême droite, explique dans sa chronique le journaliste du « Monde » Antoine Reverchon.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 11h50
    |

            Antoine Reverchon








                        



                                


                            

Recherches. Face à la montée de l’hostilité contre les migrants, les économistes ont su montrer que les arguments avancés par les partis d’extrême droite pour attirer les électeurs – « les immigrés prennent vos emplois et vos aides sociales » – ne tenaient pas la route : les migrants étant moins qualifiés, plus actifs et plus jeunes que l’ensemble de la population « indigène », ils contribuent à la hausse de la qualification (et donc des revenus) de cette dernière et sont « contributeurs nets » des systèmes sociaux.
Politologues et sociologues ont donc pris l’habitude d’aller chercher les causes du vote d’extrême droite dans le domaine de la culture et des « valeurs » (identité, religion) plus que dans la sphère socio-économique. Les partis nationalistes les ont d’ailleurs suivis dans cette voie…
Mais voilà que des recherches plus récentes remettent en selle l’idée que certains électeurs puissent voter pour l’extrême droite afin de défendre leurs intérêts matériels.
L’exemple autrichien
Charlotte Cavaillé (université de Georgetown, à Washington) et Jeremy Ferwerda (Dartmouth College, New Hampshire) ont saisi l’opportunité de la transposition, en 2005, dans le droit autrichien d’une directive européenne de 2000 sur « l’égalité raciale », imposant l’égalité d’accès des étrangers résidents aux programmes sociaux, pour voir comment le vote d’extrême droite avait évolué entre les élections législatives de 2002 et celles de 2006 dans les quartiers où, d’une part, le logement social est très présent et, d’autre part, le nombre d’immigrants avait fortement augmenté (« How Distributional Conflict Over Public Spending Drives Support for Anti-Immigrant Parties », à paraître).

Ils ont ainsi découvert que ces évolutions étaient bel et bien corrélées. La progression de l’extrême droite est encore plus forte (jusqu’à 50 % ou 60 %, contre 3,9 % en moyenne nationale) dans les quartiers où le marché du logement est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Les fonctionnalités tournant autour du bien-être séduisent de plus en plus de consommateurs.
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La santé, argument de vente des montres connectées

Les fonctionnalités tournant autour du bien-être séduisent de plus en plus de consommateurs.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h30
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

Au mois de mars, le patron de la maison Frédérique Constant tirait la sonnette d’alarme sur la menace que faisait peser l’Apple Watch – et toutes les autres montres connectées – sur l’industrie horlogère suisse : « Ces produits vont bouleverser l’industrie des montres traditionnelles », prédisait-il. Peter Stas insistait sur le repositionnement astucieux de ces produits autour des enjeux de santé : « Aujourd’hui une Apple Watch, ce n’est plus un gadget ludique qui compte les pas de son propriétaire, c’est un outil médical ! »
Alors que l’utilité des montres connectées a longtemps semblé limitée, les dernières générations de ces produits offrent des services de plus en plus riches. On peut désormais payer ses achats avec sa Samsung Gear ou passer des appels avec son Apple Watch. Mais la motivation première des consommateurs pour acquérir ce type de produit réside dans toutes les fonctionnalités tournant autour du sport, du bien-être et de la santé.
Les constructeurs en sont bien conscients qui surenchérissent d’arguments sur ce thème. Le français Withings qui a lancé sa nouvelle montre cette semaine décrit celle-ci comme « le partenaire idéal de tous les sportifs » et « l’allié du sommeil réparateur ». De son côté Apple affirme avoir « entièrement repensé » l’Apple Watch quatrième génération – disponible depuis le 21 septembre en magasin – « pour vous aider à être encore plus actif, en meilleure santé ». La montre peut désormais détecter les chutes et alerter les secours si le porteur de la montre ne réagit pas. Elle permet aussi à ses utilisateurs de réaliser eux-mêmes un électrocardiogramme – fonction qui ne sera proposée en France que d’ici la fin de l’année.
Prudence des professionnels de santé
De fait, les montres connectées sont des outils particulièrement appropriés pour analyser les données physiologiques : doté d’un accéléromètre pour repérer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ La compagnie d’assurances proposera désormais des contrats pouvant mesurer les comportements santé de ses assurés. Ce programme, baptisé Vitality, permet aux assurés de recevoir une montre Apple Watch ou un bracelet Fitbit.
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Aux Etats-Unis, John Hancock mise sur l’assurance santé interactive

La compagnie d’assurances proposera désormais des contrats pouvant mesurer les comportements santé de ses assurés. Ce programme, baptisé Vitality, permet aux assurés de recevoir une montre Apple Watch ou un bracelet Fitbit.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h30
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        


Pour John Hancock Financial, l’avenir de l’assurance décès passe par les montres et bracelets connectés. La compagnie d’assurances, l’une des plus anciennes aux Etats-Unis, a annoncé mercredi 19 septembre, qu’elle abandonnait ses contrats traditionnels. A la place, elle proposera désormais à ses clients des polices accordant une place importante aux données portant sur leur activité physique et leur état de santé.
Ce programme, baptisé Vitality, permet aux assurés de recevoir une montre Apple Watch ou un bracelet Fitbit. Chaque jour, ils peuvent gagner des points en fonction du nombre de pas effectués ou de calories brûlées. L’appareil connecté est gratuit tant qu’ils remplissent l’objectif mensuel qui leur a été fixé. Faute de quoi, ils doivent verser jusqu’à 15 dollars de pénalité.
Les assurés peuvent aussi récolter des points en partageant leur indice de masse corporelle ou leur taux de cholestérol. Ils peuvent ainsi bénéficier d’une réduction pouvant atteindre 15 % sur leur contrat d’assurance décès. Et échanger leurs points contre des bons d’achat sur Amazon ou des réductions dans des hôtels.
Espérance de vie accrue
Pour John Hancock, ce nouveau type de police constitue un argument marketing. Non seulement pour se démarquer de ses nombreux concurrents, mais aussi pour attirer ceux qui ne possèdent pas encore d’assurance décès. Ils sont de plus en plus nombreux aux Etats-Unis : plus de 40 %, deux fois plus qu’il y a trente ans.
L’intérêt est également financier. « Plus nos assurés vivent longtemps, plus nous gagnons de l’argent », résume le PDG de l’assureur, Brooks Tingle, interrogé par le New York Times. Selon le responsable, participer au programme Vitality permettrait d’accroître l’espérance de vie entre 13 et 21 ans.
John Hancock n’est pas la seule société à miser sur les montres connectées. Aetna, l’un des plus importants assureurs santé des Etats-Unis, s’est engagé à distribuer gratuitement 500 000 Apple Watch à ses clients en 2018. Son rival United Healthcare verse quatre dollars par jour sur un compte permettant de payer les frais médicaux si ses assurés sont suffisamment actifs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Deux camps s’affrontent avec, d’un côté, les « nationalistes » protectionnistes et, de l’autre, les « globalistes » favorables au libre-échange.
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Les conseillers commerciaux de Donald Trump tirent à hue et à dia

Deux camps s’affrontent avec, d’un côté, les « nationalistes » protectionnistes et, de l’autre, les « globalistes » favorables au libre-échange.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h29
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



   


Au printemps, les Chinois n’en sont pas revenus. Pas plus que les Européens, emmenés par Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, cet été : les équipes commerciales de Donald Trump se querellent et s’envoient des noms d’oiseaux devant leurs hôtes et le président. Deux camps s’affrontent : d’un côté, les « nationalistes » protectionnistes – le conseiller pour le commerce Peter Navarro et le représentant pour le commerce Robert Lighthizer – ; de l’autre, les « globalistes », républicains traditionnels influencés par Wall Street et partisans du libre-échange – le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, celui au commerce Wilbur Ross et le conseiller économique Larry Kudlow.

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M. Trump laisse faire, pris au piège de ses propres contradictions : « Eh bien, je suis un nationaliste et je suis un “globaliste”. Je suis les deux », avait expliqué le locataire de la Maison Blanche au Wall Street Journal, en avril 2017. Le point de jonction ? Prétendre que les partenaires des Etats-Unis ne jouent pas le jeu du libre-échange et s’alarmer de la volonté de puissance de la Chine.
Peter Navarro, l’idéologue antichinois. Cet ancien professeur de l’Université de Californie à Irvine a connu la célébrité avec deux ouvrages, en 2006 et en 2011, mettant en garde contre la Chine. Sa vision du conflit avec Pékin n’est pas commerciale, mais géostratégique et civilisationnelle : M. Navarro veut combattre une Chine qui conteste la suprématie américaine. Il avait rejoint très tôt l’équipe de campagne de Donald Trump, mais avait été marginalisé au fil des mois. Privé d’accès direct au président, M. Navarro, 69 ans, contourne alors ce blocage en s’invitant sur les plateaux de télévision que M. Trump regarde régulièrement. Cette stratégie porte ses fruits. Le président fait savoir qu’il apprécie la manière dont cet habile parleur s’exprime. M. Navarro profite de la démission du conseiller économique Gary Cohn, en mars 2018, lors des prémices de la guerre commerciale, pour monter en puissance. Il s’oppose frontalement au secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, qu’il traite régulièrement de « Neville Chamberlain », en référence au premier ministre britannique qui, avec la France, passa sous les fourches caudines d’Adolf Hitler à Munich, en septembre 1938.

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Steven Mnuchin, le partisan du compromis. Le silence serait, selon la presse, la manière pour cet ancien banquier de Goldman Sachs, devenu producteur de cinéma, âgé de 55 ans, de marquer son mécontentement envers Donald Trump. Lors d’un voyage à Pékin, en mai 2018, il tente de nouer une relation personnelle avec le négociateur chinois Liu He, qu’il décide de rencontrer seul. L’affaire donne lieu à une altercation mémorable avec M. Navarro à la maison des hôtes d’Etat. M. Mnuchin remporte provisoirement la partie, annonçant que les Chinois vont réduire le déficit commercial et la « suspension » de la guerre avec l’ex-empire du Milieu. Las ! M. Navarro explique que M. Mnuchin a été mal compris et Robert Lighthizer, le représentant pour le commerce, fait savoir que les Etats-Unis sont prêts à utiliser « tous les moyens pour protéger leur technologie par les droits de douane ». Quelques jours plus tard, les premières sanctions sont décrétées.
Robert Lighthizer, l’adepte de la manière forte. A 70 ans, Robert Lighthizer apparaît comme le grand gagnant de la bataille qui se joue actuellement. Parce qu’il est le seul à maîtriser les dossiers, il est respecté par les « globalistes », mais aussi par les nationalistes, dont il partage les idées. Opposant de toujours à l’entrée de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC) actée en 2001, il estime que les administrations américaines successives se sont fait berner par Pékin. En conséquence, il prône la manière forte pour l’amener à changer d’attitude sur les transferts de technologie et les subventions indues à son économie.

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La formation idéologique de cet homme remonte, comme celle Donald Trump, au premier mandat de Ronald Reagan (1981-1985). A l’époque, l’ennemi désigné était le Japon. Adjoint du représentant au commerce, il obtint des accords d’autolimitation des exportations automobiles et la protection, par le biais de droits de douane, des motos Harley Davidson. Devenu avocat, il défendit pendant des années les producteurs d’acier américains. L’occasion de se confronter à l’OMC, dont les règles sont, pour lui, dévoyées au profit de la Chine. Un credo particulièrement compatible avec celui de M. Trump. Dès l’automne 2017, Robert Lighthizer avait exposé à des patrons américains médusés qu’il comprenait leur objectif de maximiser leurs profits. « Mon boulot est différent. Mon boulot consiste à représenter les travailleurs américains. Et là, nous n’allons pas être d’accord », avait-il déclaré, selon le Wall Street Journal.
Wilbur Ross, le grand perdant. A 80 ans, cet homme d’affaires, dont la fortune s’élève à 700 millions de dollars (près de 600 millions d’euros), est le plus vieux ministre jamais désigné aux Etats-Unis. Au début du mandat de M. Trump, M. Ross travaillait sur la négociation commerciale avec la Chine, avant d’être dessaisi du dossier à l’été 2017 en raison de sa trop grande mollesse. Cet hiver, il a longuement négocié avec les Européens pour éviter les taxes sur l’acier, en pure perte.
Larry Kudlow, l’opposant aux guerres commerciales. Quand Donald Trump l’appelle, cet économiste reconverti en commentateur de télévision pense qu’il va se faire sermonner du fait de ses propos critiques à propos des barrières douanières. Il s’agit en fait de le nommer économiste à la Maison Blanche, après le départ de Gary Cohn. Comme Robert Lighthizer, Larry Kudlow, 71 ans, est un ancien membre des équipes Reagan, mais version libérale. En juillet, il a donné un sérieux coup de main aux Européens pour suspendre la menace des droits de douane sur les automobiles. Il est opposé aux guerres commerciales, mais, comme il l’a résumé en juin : « La personne chargée du commerce est, sans équivoque, le président Trump ».

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                Lawrence Kudlow, commentateur vedette reaganien, futur conseiller économique de Donald Trump






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le gouvernement libéral-conservateur, sous la pression des populistes du Parti du peuple danois, impose à Danmarks Radio des économies draconiennes.
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Au Danemark, l’audiovisuel public soumis à une sévère cure d’amincissement

Le gouvernement libéral-conservateur, sous la pression des populistes du Parti du peuple danois, impose à Danmarks Radio des économies draconiennes.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h28
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Lors d’un entretien au Monde, avant la visite d’Etat d’Emmanuel Macron à Copenhague, fin août, le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, interrogé sur les liens unissant son pays à la France, mentionnait le Tour de France : une véritable passion danoise. « Seuls les Néerlandais sont plus nombreux que les Danois à suivre le Tour à la télé », affirmait-il. Ravi, M. Macron a promis, au cours d’une balade à vélo dans les rues de la capitale danoise, que le grand départ aurait lieu à Copenhague « dans les prochaines années ».
Un événement, cependant, qui ne sera pas retransmis sur les chaînes publiques danoises. Le gouvernement de M. Lokke Rasmussen n’a laissé d’autre choix à Maria Rorbye Ronn, la patronne de l’audiovisuel public danois, Danmarks Radio (DR), forcée d’annoncer, mardi 18 septembre, qu’elle ne prolongerait pas le contrat de retransmission du Tour. Même chose pour les matchs de la Ligue des champions de handball. C’est le résultat de la cure d’amincissement historique imposée au groupe.

Selon l’accord sur le financement public des médias, adopté le 28 juin, par le gouvernement libéral-conservateur, avec le soutien des populistes du Parti du peuple danois (DF), DR va devoir réaliser 773 millions de couronnes (104 millions d’euros) d’économies par an, soit au total, sur les prochaines cinq années, l’équivalent de 20 % de son budget annuel. L’opposition avait claqué la porte des négociations, pour protester contre des sacrifices jugés « inacceptables ». En vain.
Le divertissement, domaine le plus touché
Mardi 18 septembre, Maria Rorbye Ronn a donc présenté un premier plan de restructuration, qui devrait permettre d’économiser 420 millions de couronnes par an sur les trois prochaines années. Les coupes sont drastiques. D’ici à 2020, DR ne diffusera plus que trois de ses six chaînes. Deux seront uniquement disponibles en ligne. Trois de ses huit radios vont aussi disparaître. Au total, entre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Le fonds de dotation du Louvre s’associe avec Alter Equity pour financer la réhabilitation de sites patrimoniaux.
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La « Joconde » au secours du patrimoine

Le fonds de dotation du Louvre s’associe avec Alter Equity pour financer la réhabilitation de sites patrimoniaux.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h15
    |

            Isabelle Chaperon








                        



                                


                            
Stéphane Bern, « M. Patrimoine », n’est pas le seul à innover pour financer la restauration de chefs-d’œuvre en péril. La Joconde, la Vénus de Milo et autres odalisques vont apporter également leur contribution. Le fonds de dotation du Louvre doit en effet annoncer lundi 24 septembre un accord destiné à favoriser la réhabilitation de chapelles rurales en décrépitude ou de jolis sentiers trop battus.
Alimenté par les dons des mécènes et les recettes du partenariat avec le Louvre d’Abu Dhabi, ce fonds privé, équivalent d’une fondation, gère au total un capital de 250 millions d’euros, dont les revenus sont utilisés pour financer des missions du musée.
On est bien loin du loto du patrimoine. Ce soutien prend la forme d’un partenariat avec Alter Equity, l’un des pionniers des fonds d’impact français, cette nouvelle finance qui assure concilier rentabilité et intérêt général. « Depuis 2015, nous avons identifié l’éducation, le patrimoine, les métiers d’art et le tourisme culturel comme autant de domaines où nous souhaitions engager une action positive dans le cadre de notre stratégie d’investissement responsable », relate Philippe Gaboriau, directeur général du Fonds de dotation du Louvre.
Investissement et philanthropie
L’investisseur pas comme les autres avait déjà apporté son écot à Mirabaud Patrimoine Vivant, créé en juillet 2017 par une banque genevoise et géré par l’ancien ministre Renaud Dutreil pour prendre des participations dans des PME de l’horlogerie ou de la joaillerie. « Les métiers d’art peuvent être rentables. C’est plus rarement le cas concernant les bâtiments historiques ou les sites naturels », poursuit M. Gaboriau.
D’où le montage retenu, qui mêle investissement et philanthropie. Le « trésor de guerre » du Louvre va allouer 3 millions d’euros au nouveau fonds qu’Alter Equity est en train de lever. Le rendement net de cette enveloppe dédiée – appelée part de partage – sera limité à 5 % :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Certains pays tiers peuvent espérer tirer profit de la réorganisation des flux commerciaux.
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La bataille commerciale Chine-Etats-Unis pourrait aussi faire des gagnants

Certains pays tiers peuvent espérer tirer profit de la réorganisation des flux commerciaux.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h03
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 16h21
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Pour les économistes, l’affaire est entendue : les guerres commerciales sont néfastes à la croissance mondiale et font surtout des perdants. Chez les ménages, qui voient les prix augmenter, et parmi les entreprises aux chaînes de productions éclatées aux quatre coins de la planète. La bataille commerciale entre Washington et Pékin « pourrait avoir un coût économique important », vient encore de mettre en garde le Fonds monétaire international (FMI).
L’ambiance entre les deux pays est plus que fraîche : la Chine a annulé la nouvelle série de négociations commerciales prévue prochainement avec les Etats-Unis ainsi que le déplacement à Washington du vice-premier ministre Liu He programmé la semaine prochaine, a ainsi rapporté, vendredi 21 septembre, le Wall Street Journal.

Il n’empêche. Ces dernières semaines, les scénarios se sont multipliés sur les potentiels bénéficiaires, parmi les pays tiers, de l’épreuve de force opposant la Chine aux Etats-Unis. Depuis plusieurs mois, les deux géants s’affrontent à coups de droits de douane punitifs, dont une nouvelle salve doit entrer en vigueur, lundi 24 septembre.
Spectatrices de l’escalade, certaines entreprises d’Europe, d’Amérique du Nord ou d’Asie espèrent être les gagnantes de ce que les analystes appellent les « effets de détournement de trafic »: leurs produits, aux prix devenus comparativement plus attractifs, pourraient se substituer à ceux de leurs concurrentes chinoises et américaines sur ces deux marchés.
Le Mexique et le Canada bien placés
L’industrie automobile, les machines et l’aéronautique devraient bénéficier de cette épreuve de force bilatérale
Au jeu du « qui perd gagne », le Mexique et le Canada, partenaires traditionnels des Etats-Unis, sont évidemment bien placés. Ils ne sont pas les seuls. L’Union européenne (UE) a aussi ses chances, a fortiori en étant déjà le deuxième plus gros fournisseur à la fois des Etats-Unis et de la Chine.
Certains...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ La consommation et la culture de la marijuana deviendront légales au Canada, le 17 octobre. Depuis quelques semaines, les valorisations boursières de la plante ont décollé, explique dans sa chronique Laurence Girard, journaliste au « Monde »
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« Le cannabis fleure bon l’euphorie boursière »

La consommation et la culture de la marijuana deviendront légales au Canada, le 17 octobre. Depuis quelques semaines, les valorisations boursières de la plante ont décollé, explique dans sa chronique Laurence Girard, journaliste au « Monde »



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h00
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Oubliez les bitcoins. Les billets verts se ruent désormais vers la feuille verte. Le cannabis fleure bon l’euphorie boursière. C’est la nouvelle coqueluche des spéculateurs outre-Atlantique, attirés par les usages pharmaceutiques mais surtout récréatifs de la marijuana.
Les regards sont rivés sur la pendule. J-25. Le compte à rebours est lancé. Le 17 octobre, la consommation et la culture du cannabis deviendront légales au Canada, premier pays du G7 à autoriser cette drogue. L’échéance n’a pas échappé à nombre de coureurs de primes. Dans le terreau canadien, des producteurs de cannabis ont germé. D’abord dans l’optique des usages thérapeutiques de la plante, les premiers à obtenir le feu vert. Très vite, pour profiter de l’aubaine, ils ont choisi d’être cotés à la Bourse canadienne.
Et depuis quelques semaines, les valorisations boursières du cannabis ont décollé et planent dans le ciel spéculatif. D’autant que des fabricants de boissons ont commencé à miser de grosses sommes dans l’aventure. Tel le propriétaire de la bière Corona, le groupe de spiritueux américain Constellation Brands. Mi-août, il a fait sensation en déboursant 3,4 milliards d’euros pour détenir 38 % du capital de la société Canopy Growth, première productrice canadienne de cannabis. Il avait pris un premier ticket de 10 % des parts en 2017.

Le géant américain des sodas, Coca-Cola, a contribué à gonfler encore la bulle en reconnaissant lundi 17 septembre être prêt à mettre une pincée de cannabidiol dans ses boissons. Une alliance avec le canadien Aurora serait aussi en discussions. Un retour aux sources, n’hésitent pas à commenter certains observateurs, rappelant qu’à l’origine, le Coca contenait un soupçon de cocaïne. Même s’il a été remplacé depuis belle lurette par la caféine.
Course à l’échalote
La bulle va-t-elle faire pschitt ? La question se pose au vu de l’effervescence suscitée par le parcours boursier de la société Tilray. Cette jeune pousse du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ La chroniqueuse Hapsatou Sy, à qui l’essayiste a reproché de ne pas porter un prénom « français », appelle radio et télévision à le boycotter.
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Les médias face au cas Eric Zemmour

La chroniqueuse Hapsatou Sy, à qui l’essayiste a reproché de ne pas porter un prénom « français », appelle radio et télévision à le boycotter.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 09h35
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 17h12
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Toutes les vingt secondes en moyenne, sur le site Change.org, une nouvelle signature apparaît dans le menu déroulant d’une pétition en ligne. Elle appelle les chaînes françaises à ne plus inviter le journaliste Eric Zemmour. Son titre : « Interdire de médias les personnes portant des messages d’incitation à la haine. » Vingt-quatre heures après son lancement, jeudi 20 septembre, elle avait déjà été signée par plus de 100 000 personnes.
C’est Hapsatou Sy, entrepreneuse et chroniqueuse de l’émission « Les Terriens du dimanche », animée par Thierry Ardisson, sur C8, qui l’a lancée à la suite d’un accrochage avec M. Zemmour qui s’était déroulé lors d’un enregistrement, une semaine auparavant. L’essayiste, grand pourfendeur du multiculturalisme et habitué des polémiques, lui a reproché de porter un prénom n’appartenant pas au calendrier chrétien, estimant que sa mère aurait dû l’appeler « Corinne ».

Un vif échange s’en est ensuivi, au cours duquel Eric Zemmour, venu présenter son nouveau livre, Destin français (Albin Michel), a lancé : « C’est votre prénom qui insulte la France. La France n’est pas une terre vierge, c’est une terre avec une histoire, avec un passé. Et les prénoms incarnent l’histoire de la France. » Des propos coupés au montage par la production après consultation du service juridique et de la direction de la chaîne, mais que Mme Sy, choquée et meurtrie, a diffusés sur son compte Instagram, déclenchant la controverse.
Les esprits se sont calmés au sein de l’équipe des « Terriens » — Hapsatou Sy, qui n’a pas participé au dernier enregistrement, explique avoir reçu le soutien de la chaîne et l’assurance qu’elle continuerait à y travailler —, mais la polémique s’est déplacée sur un autre terrain, celui de la liberté d’expression : faut-il continuer à inviter Eric Zemmour, condamné à deux reprises pour provocation à la discrimination raciale (2011) et à la haine religieuse (2018) ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Le conglomérat qui avait été choisi pour s’associer à Dassault, et bénéficier d’une partie des « compensations » liées à la vente de trente-six avions, a aussi financé un film de Julie Gayet.
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Contrats de Rafale à l’Inde : François Hollande au cœur de la polémique

Le conglomérat qui avait été choisi pour s’associer à Dassault, et bénéficier d’une partie des « compensations » liées à la vente de trente-six avions, a aussi financé un film de Julie Gayet.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 08h29
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 16h20
   





                        



   


L’ex-président de la République français François Hollande a ravivé, vendredi 22 septembre, la polémique en Inde autour de l’achat de trente-six avions de chasse Rafale en 2016, en déclarant au site d’information Mediapart que la France n’avait « pas eu le choix » du partenaire indien du constructeur Dassault.
Ces propos faisaient dans la soirée la « une » de la presse indienne, et viennent nourrir la controverse déclenchée l’année dernière par le Parti du Congrès, la principale formation d’opposition. Le sujet a gagné en ampleur ces dernières semaines dans le débat politique indien.

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                En Inde, le contrat Rafale tourne au scandale politique



« Compensations »
L’opposition indienne accuse notamment le gouvernement de Narendra Modi d’avoir favorisé le conglomérat privé d’un industriel présumé proche du premier ministre. Le but aurait été de bénéficier d’une partie des « compensations » (ou « offsets ») contractuelles de Dassault, au détriment de l’entreprise publique Hindustan Aeronautics Limited (HAL).
Des responsables indiens et français assurent que l’avionneur français a librement choisi de s’associer à Reliance Group, dirigé par le magnat Anil Ambani. Cette société n’avait pourtant aucune expérience préalable dans l’aéronautique.
« Nous n’avions pas notre mot à dire à ce sujet. (...) Nous avons pris l’interlocuteur qui nous a été donné », a déclaré l’ancien président de la République français (2012-2017) François Hollande à Mediapart. « C’est le gouvernement indien qui a proposé ce groupe de services, et Dassault qui a négocié avec Ambani. »
M. Hollande use notamment de cet argument pour se défendre de tout possible conflit d’intérêts avec Reliance Group, qui a partiellement financé en 2016 un film de sa compagne, Julie Gayet. « C’est pourquoi, par ailleurs, ce groupe n’avait pas à me faire quelque grâce de quoi que ce soit. Je ne pouvais même pas imaginer qu’il y avait un quelconque lien avec un film de Julie Gayet. »
Interrogé par l’AFP en marge d’une conférence qu’il donnait vendredi à Montréal, M. Hollande a souligné que le nom de Reliance Group était apparu dans le cadre de la « nouvelle formule » de négociations sur l’achat de Rafale, décidée par le gouvernement Modi après son arrivée au pouvoir.
Interrogé pour savoir si l’Inde avait fait pression pour que Reliance Group soit partenaire de Dassault, M. Hollande a répondu qu’il n’était « pas au courant ». « Dassault est seul capable de le dire », a-t-il ajouté, soucieux de ne pas intervenir dans la polémique indienne.
Dassault assume son « choix »

   


Dans un communiqué vendredi soir, le ministère des affaires étrangères français a rappelé que cet accord portait « sur les seules obligations du gouvernement français de s’assurer de la livraison et de la qualité de cet équipement ». « Le gouvernement français n’est en aucune façon impliqué dans le choix des partenaires industriels indiens qui ont été, sont ou seront sélectionnés par les industriels français », a-t-il ajouté.
Sur Twitter, le ministère de la défense indien a « répété que ni le gouvernement indien ni le gouvernement français n’avaient eu leur mot à dire dans cette décision commerciale ».
« Grâce à François Hollande, nous savons désormais que (Narendra Modi) a personnellement accordé un marché au potentiel de milliards de dollars à un Anil Ambani en faillite », a tweeté le président du Congrès, Rahul Gandhi. « Le premier ministre a trahi l’Inde », a ajouté l’héritier de la célèbre dynastie politique indienne.
Quant à Dassault Aviation, il a expliqué vendredi soir dans un communiqué que le contrat avait été « établi de gouvernement à gouvernement ».
Peu après l’officialisation de l’achat des trente-six Rafale en septembre 2016, Dassault et Reliance Group avaient annoncé la création d’une coentreprise, Dassault Reliance Aerospace. La société française y a investi plus de 100 millions d’euros.
Le partenariat avec le groupe indien Reliance est « le choix de Dassault Aviation », précise encore l’entreprise française. Les deux sociétés ont construit à « Nagpur une usine pour produire des pièces de Falcon et de Rafale », a-t-elle rappelé.
L’Inde développe son arsenal
Les industriels étrangers obtenant des contrats d’armement en Inde doivent contractuellement réinvestir une partie des sommes perçues sur le territoire indien. Dans le cadre du contrat Rafale, ces « compensations » portent sur environ la moitié des quelque huit milliards d’euros payés par le gouvernement indien.
Dassault avait négocié pendant plusieurs années avec HAL dans le cadre d’un appel d’offres pour cent vingt-six avions de chasse, majoritairement assemblés en Inde, mais les tractations n’avaient pas abouti. Peu après l’arrivée au pouvoir du nationaliste hindou Narendra Modi, New Delhi avait annulé cette procédure et préféré acquérir directement trente-six Rafale fabriqués en France.
Le premier ministre Modi veut remettre sur pied une armée indienne insuffisamment équipée, avec un arsenal de plus en plus obsolète face aux défis géopolitiques de l’Asie, notamment à l’affermissement de la puissance chinoise.
Premier importateur mondial d’armements, l’Inde cherche à travers les « compensations » à faire naître une industrie de défense nationale pour réduire à l’avenir sa dépendance envers l’étranger.
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Les bailleurs ne sont pas ceux que l’on croit

Les propriétaires louent généralement un seul logement et 11% d’entre-eux ne possèdent même pas leur résidence principale.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 07h58
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Depuis cinq ans, le marché de l’investissement locatif connaît une forte progression : sa part dans le total de logements construits en France est passée de 13,4 % en 2013 à 16 % en 2017. Mais le Crédit foncier, dans une enquête publiée le 20 septembre, estime que cette part va s’effriter à 15,5 % en 2018. Avec la flambée des prix dans les grandes agglomérations, acheter pour louer ne serait-il plus aussi attrayant, en particulier dans le neuf ? Le Crédit foncier n’écarte pas cette hypothèse…
Selon l’Insee, 7,6 % des ménages français sont propriétaires d’au moins un logement mis en location. Ce bien est très souvent acquis grâce à un financement avec peu ou pas d’apport sur une durée moyenne de 20 ans et 10 mois.

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                Immobilier : à Toulouse, « la vie en rose » des investisseurs



Le Crédit foncier a dressé le portait de l’investisseur locatif, un portrait qui contredit certaines idées reçues. Une grande majorité de ces bailleurs privés ne possède qu’un seul bien à la location. En moyenne, l’investisseur locatif est âgé de 45 ans, vit en couple (72 % d’entre eux), et son ménage dispose d’un revenu de 71 100 euros.
Les investisseurs locatifs privilégient les appartements (92 %) plutôt que les maisons (8 %). Environ 60 % des biens loués sont des studios ou des deux-pièces, pour une surface de 45 m². Au 1er semestre 2018, le coût médian d’un logement acheté pour louer est de 170 000 euros.
27 % pour l’Occitanie
Non seulement les investisseurs ne sont que rarement multi-propriétaires, mais une part non négligeable d’entre eux ne possèdent même pas leur résidence principale : 11 % des bailleurs privés restent locataires de leur propre logement, révèle le Crédit foncier. Ces ménages se trouvent essentiellement dans les zones tendues où les prix sont trop élevés pour leur permettre de devenir propriétaires de leur résidence principale.

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                Investir dans le neuf reste une bonne idée en 2018



Autre constat : l’investissement locatif est géographiquement très concentré en France. Cinq régions sur treize regroupent 79 % des opérations. Le Crédit foncier a dressé une carte de France de l’immobilier locatif, qui distingue trois zones :
– L’Ile-de-France représente près d’une opération sur cinq (23 %) ;
– Quatre régions en province regroupent plus de la moitié (56 %) des opérations : Occitanie (27 %), Auvergne-Rhône-Alpes (11 %) Nouvelle-Aquitaine (9 %) et PACA (9 %) ;
– Le reste de la France rassemble 21 % des opérations.
Entre 2010 et 2018, deux régions (Occitanie et Ile-de-France) ont vu leur part augmenter sensiblement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le développement du numérique fait exploser la consommation d’électricité et les émissions de gaz à effet de serre. Les géants de la Silicon Valley investissent dans les énergies renouvelables.
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Electricité : Google, Apple, Facebook et Amazon se mettent-ils vraiment au vert ?

Le développement du numérique fait exploser la consommation d’électricité et les émissions de gaz à effet de serre. Les géants de la Silicon Valley investissent dans les énergies renouvelables.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h08
    |

            Alexandre Piquard et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

Casque de chantier sur la tête, lunettes de soleil sur le nez, Jeff Bezos brandit une bouteille de champagne, avant de la fracasser à ses pieds. Le drone qui filme cette vidéo soigneusement mise en scène recule. On voit alors le patron d’Amazon debout au sommet d’une éolienne de près de 100 mètres de haut.
Le leader de la vente en ligne « baptise » ainsi fièrement un immense parc, installé dans le venteux Etat américain du Texas, le 19 octobre 2017 : cent turbines doivent y produire pour le roi du e-commerce 1 térawattheure par an (soit 15 % d’un réacteur nucléaire).
Bezos et ses rivaux de la Silicon Valley multiplient ces derniers mois les promesses électriques. En avril, à quelques jours d’intervalle, Google puis Apple ont annoncé être d’ores et déjà alimentés à 100 % en énergies renouvelables. 
Fin août, c’est au tour de Facebook de s’engager à n’avoir recours, d’ici à 2020, qu’à de l’électricité n’émettant pas de gaz à effet de serre, c’est-à-dire issue de panneaux solaires, d’éoliennes ou de barrages hydroélectriques. Au passage, la firme de Mark Zuckerberg précise avoir dépassé, en 2017, avec un an d’avance, la barre des 50 % de renouvelables. Amazon était lui aussi, début 2018, à mi-chemin des 100 %, le niveau qu’il veut atteindre « à terme », sans fixer de date précise.
Si le numérique apparaissait à ses débuts plus « propre » que le vieux monde industriel fait de brique et de mortier, il se révèle, lui aussi, polluant. Des milliers de serveurs sont sollicités 24 heures sur 24 dans le monde entier, pour permettre aux internautes de « liker » sur Facebook, de rechercher dans Google, d’écouter leurs tubes sur Apple Music ou de regarder des vidéos sur YouTube et Netflix. Google consomme ainsi à peu près autant d’électricité annuellement que la ville de San Francisco ou la Bolivie et Facebook que le Sénégal.

« Leaders sur le marché »
« Le secteur des nouvelles technologies...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ En quittant l’Union européenne, « le Royaume-Uni va pouvoir devenir un Etat-voyou sans contrainte ni entrave », affirme, dans un essai bref et tranchant, l’ancien correspondant du « Monde » à Londres
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« Vive le Brexit ! » Really ?

En quittant l’Union européenne, « le Royaume-Uni va pouvoir devenir un Etat-voyou sans contrainte ni entrave », affirme, dans un essai bref et tranchant, l’ancien correspondant du « Monde » à Londres



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 05h15
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 11h01
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Livre. Penser contre soi-même, argumenter contre ses propres convictions, relève de l’hygiène de base pour un journaliste. L’exercice peut s’avérer productif, voire délectable, pour le lecteur, surtout lorsqu’on est doté, comme Marc Roche, d’une plume malicieuse. L’ancien correspondant du Monde à Londres s’est attelé à cet exercice à propos du sujet qui monopolise depuis deux ans l’actualité britannique : le Brexit.
Il a poussé si fort la logique de provocation que, proeuropéen de cœur, il avoue être devenu un « brexiter [partisan du Brexit] de raison ». « Le Brexit va réussir », affirme-t-il, dans un essai bref et tranchant, qui a le mérite de dissiper une illusion courante en France – non, les Britanniques n’ont pas changé d’avis et quittent l’Union européenne (UE) – et de balayer la fausse évidence, alimentée par un certain prêt-à-penser europhile et des siècles de rivalité franco-britannique : non, le Royaume-Uni n’est nullement en train de s’effondrer.

La thèse de Marc Roche est simple : après avoir subi des dégâts à court terme, le Royaume-Uni va sortir plus fort de l’épreuve et « reprendre sa course au grand large pour se forger un nouveau destin, à la fois plus britannique et plus planétaire ». Presque mot pour mot la promesse de Boris Johnson, chef de la campagne pro-Brexit pendant le référendum de juin 2016. Pour avoir eu la chance de succéder à Marc Roche et de couvrir le Brexit depuis quatre ans pour ce journal, je sais à quel point ce dessein grandiose non seulement se heurte aux réalités européennes, transatlantiques et mondiales, mais recouvre d’ambiguïtés et de faux-semblants, en raison notamment de la détestable rhétorique nationaliste qu’il flatte et attise. Cela n’empêche nullement d’écouter ce que ce livre nous révèle.
Quelle est la logique économique et politique du Brexit ? Bizarrement, aucun média britannique, même les plus europhobes, n’a osé suivre aussi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Réagissant au document de cadrage qui doit servir de base aux prochaines négociations, les partenaires sociaux ont dénoncé la « logique budgétaire ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/09/2018
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Assurance-chômage : le gouvernement veut plus de 3 milliards d’économies sur trois ans

Réagissant au document de cadrage qui doit servir de base aux prochaines négociations, les partenaires sociaux ont dénoncé la « logique budgétaire ».



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 18h53
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 10h57
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        


Les partenaires sociaux savent désormais ce que le gouvernement attend d’eux pour réformer l’assurance-chômage : entre 3 et 3,9 milliards d’euros d’économies supplémentaires en trois ans et un nouveau paramétrage du régime, destiné à favoriser les embauches pérennes. Cette feuille de route, quasi définitive, a été dévoilée, vendredi 21 septembre, par Antoine Foucher, le directeur du cabinet de la ministre du travail, Muriel Pénicaud, aux organisations de salariés et d’employeurs, qui copilotent le dispositif.
Un objectif plutôt mal accueilli par les représentants des syndicats et certains leaders patronaux, qui dénoncent une approche purement comptable, ayant pour conséquence première de dégrader les droits des demandeurs d’emploi.
La rencontre de vendredi au ministère du travail, qui a duré un peu plus de deux heures et demi, inaugure « l’acte III de la rénovation de notre modèle social », selon les éléments de langage distillés par l’exécutif. Après les ordonnances de septembre 2017 refondant le code du travail et la loi « avenir professionnel » promulguée il y a quelques jours, qui transforme l’apprentissage et la formation continue, Mme Pénicaud poursuit ses « réformes systémiques du marché du travail », souligne l’entourage de l’ex-DRH de Danone. La « vision » sous-tendant tous ces chantiers est résumée – et martelée – en une phrase : « Lutter contre le chômage en favorisant l’emploi durable pour répondre aux besoins en compétences des entreprises. »
Le ministère du travail trouve que le contexte actuel n’est « pas satisfaisant », avec une « dualité (…) qui s’accentue » entre les titulaires d’un CDI et les personnes « abonnées » aux CDD courts – le nombre de ces contrats ayant explosé depuis une quinzaine d’années. Dans le même temps, on assiste à « un allongement de la durée des situations de “permittence” » (enchaînement de petits boulots et de périodes d’inactivité). La part des personnes qui cumulent, « depuis plus de deux ans », une allocation-chômage et un salaire, ne cesse de progresser : de 9 % en 2014, elle est passée à 15 %, fin 2017, précise-t-on au ministère.
Enfin, il y a de plus en plus de sociétés en butte à des difficultés de recrutement, en particulier dans le BTP et dans l’industrie. Pour le ministère, ce ne sont ni les salariés ni les patrons « qui sont en cause, mais les règles » inscrites dans la convention de l’Unédic – l’association paritaire gérant le dispositif.
« Accélérer le désendettement »
Une autre question préoccupe le gouvernement : la dette du régime. Elle devrait atteindre près de 35 milliards d’euros en 2018. Un niveau « inédit », explique l’entourage de Mme Pénicaud. L’Unédic devrait, certes, de nouveau dégager des excédents à partir de 2020 (+1,3 milliard d’euros) mais aux yeux de la ministre du travail, il faut tirer partie du « retour de la croissance » pour « accélérer le désendettement » de l’assurance-chômage, de manière à éviter que les droits des demandeurs d’emploi soient réduits, en cas de coup dur pour notre économie. C’est pourquoi l’exécutif réclame aux partenaires sociaux d’alléger les dépenses de 1 à 1,3 milliard d’euros par an, en moyenne, sur trois ans. Des sommes qui s’ajoutent aux quelque 800 millions d’euros d’économies par an prévues par la convention Unédic de 2017.
Le patronat et les syndicats auront la possibilité de manier tous les curseurs, mais ils devront en toucher au moins quatre. Parmi eux, il y a notamment les dispositions qui permettent à un demandeur d’emploi de percevoir à la fois une prestation et du salaire, ainsi que celles relatives au « rechargement » des droits à une allocation. La combinaison de ces deux corps de règles a contribué, d’après l’exécutif, à l’essor du nombre d’inscrits à Pôle emploi qui exercent une activité – et à la dégradation des comptes de l’Unédic.
Mme Pénicaud veut aussi une refonte du système appliqué aux personnes ayant plusieurs patrons (les nounous, par exemple) – le dispositif actuel prévoyant le versement d’une allocation si elles perdent un employeur. De même, la réflexion devra être engagée sur les « inégalités » qui prévalent entre les inscrits à Pôle emploi dans leurs « capacités » à rebondir sur le marché du travail : quand les droits à l’assurance-chômage sont sur le point de s’épuiser, les personnes les plus qualifiées ont un « taux retour à l’emploi beaucoup plus fort » que les moins qualifiées, rapporte l’entourage de Mme Pénicaud. L’instauration d’allocations dégressives « peut être une manière » de traiter cette situation, mais « ce n’est pas la seule », insiste un conseiller de la ministre.
« Des économies sur le dos des demandeurs d’emploi »
Quant au bonus-malus, promesse de campagne d’Emmanuel Macron qui vise à pénaliser les entreprises abusant des contrats courts, il n’est plus explicitement mentionné. Sur cette thématique, le ministère du travail manie désormais les périphrases : il appartiendra aux partenaires sociaux de définir des « modalités » pour « responsabiliser les employeurs ». Des précautions de langage qui cherchent à ne pas indisposer le patronat, vent debout contre une telle idée.
Interrogés vendredi devant l’entrée du ministère du travail, les représentants des organisations d’employeurs et de salariés ont, pour la plupart, tous fait part de leurs critiques. Il s’agit d’« une réforme à l’envers (…), parce qu’on part d’un objectif budgétaire pour fixer [un cadre dans lequel] on va reparamétrer l’assurance-chômage », a déploré Jean-Michel Pottier, de la Confédération des petites et moyennes entreprises.

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                Réforme de l’assurance-chômage : les lignes rouges des partenaires sociaux



« L’état d’esprit [de l’exécutif], ce sont des économies, des économies, des économies, sur le dos des demandeurs d’emploi », a scandé Michel Beaugas (Force ouvrière), en notant, au passage, que le bonus-malus « n’apparaît pas ». Le ministère du travail veut remettre en cause « les droits rechargeables [qui] seraient responsables de la précarité, ce que nous avons fortement dénoncé, car c’est totalement faux », a déclaré Marylise Léon (CFDT).
Un « document de cadrage » sera envoyé dans quelques jours aux partenaires sociaux afin de tracer les orientations de la réforme. A eux, ensuite, d’indiquer s’ils acceptent d’ouvrir des discussions sur cette base. Pour Denis Gravouil (CGT), un tel exercice revient à « nous dire : “A l’intérieur de cette prison, vous êtes libres de négocier” ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Sur LCI, le porte-parole du gouvernement a défendu bec et ongles ses choix politiques. Quitte à verser dans l’intox.
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Impôts, pouvoir d’achat, emploi : les contre-vérités de Benjamin Griveaux

Sur LCI, le porte-parole du gouvernement a défendu bec et ongles ses choix politiques. Quitte à verser dans l’intox.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 18h40
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 19h37
    |

            Adrien Sénécat








                        


L’exécutif fait « les choses dans l’ordre », a affirmé Benjamin Griveaux sur LCI, vendredi 21 septembre. Le secrétaire d’Etat et porte-parole du gouvernement a défendu tout au long de son interview la politique économique menée depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Mais certains de ses arguments sont contestables, voire erronés. Retour sur trois d’entre eux.
1. Certains impôts ont bien augmenté en 2018
Ce qu’il a dit
Interrogé sur le pouvoir d’achat des retraités, Benjamin Griveaux a défendu le calendrier des réformes, évoquant le fait qu’après la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) au début de 2018, une bonne partie des retraités bénéficierait de la baisse d’un tiers de la taxe d’habitation en octobre 2018.
« Vous avez d’abord augmenté les impôts et maintenant vous dites qu’on va les baisser ? », demande alors le journaliste de LCI Christophe Jakubyszyn. « C’est inexact, on n’a augmenté aucun impôt. Aucun », lui rétorque Benjamin Griveaux. Et « la CSG ? », l’interpelle le journaliste. Le porte-parole du gouvernement justifie alors la politique économique du gouvernement, qui vise selon lui à ce que « le travail paie mieux ».
POURQUOI C’EST FAUX
Benjamin Griveaux joue ici sur les mots : quoi qu’on en pense, le gouvernement a bien augmenté certaines taxes ou impôts. La hausse du taux normal de la contribution sociale généralisée de 1,7 point au début de 2018 en est un exemple. Mais on peut aussi citer la hausse de la fiscalité des carburants, certes décidée pour des considérations environnementales, ainsi que celle du prix du tabac, légitimée par des impératifs de santé publique. « On augmente les impôts sur ce qui pollue », a d’ailleurs déclaré la ministre des transports, Elisabeth Borne, vendredi sur Europe 1 au sujet du prix des carburants.
Au crédit du porte-parole du gouvernement, on peut néanmoins noter que le taux de prélèvements obligatoires devrait baisser en 2018 par rapport en 2017, passant de 44,7 % à 44,3 %, selon les prévisions gouvernementales. S’il est faux d’affirmer qu’aucun impôt n’a augmenté, il est vrai que les impôts, au sens large, devraient diminuer.

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                A la hausse ou à la baisse, 24 mesures du gouvernement qui affectent votre pouvoir d’achat



2. Un argument contestable sur le pouvoir d’achat
Ce qu’il a dit
Le journaliste de LCI a cité, au cours de l’interview, une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE, un organisme de prévision et d’évaluation des politiques publiques), selon laquelle la somme des mesures prises par le gouvernement en 2018 aurait un effet nul sur le pouvoir d’achat, avant une hausse de celui-ci en 2019.
Un point contesté par Benjamin Griveaux à plusieurs reprises : « Cela ne peut pas être zéro en 2018 », a-t-il tranché. Et de citer les principales dispositions du gouvernement en faveur du pouvoir d’achat : baisse des cotisations salariales ; baisse d’un tiers de la taxe d’habitation pour 80 % des contribuables ; hausse du minimum vieillesse… En matière de pouvoir d’achat, « il faut faire le total » des mesures favorables et défavorables, a-t-il estimé.
POURQUOI C’EST CONTESTABLE
L’OFCE a publié jeudi une étude sur l’effet des mesures prises par le gouvernement sur le pouvoir d’achat en 2018 et en 2019. L’effet total de celles-ci serait ainsi quasi nul pour l’année en cours (+ 0,1 milliard), mais plus notable à partir de l’année 2019 (+ 3,5 milliards).
Contrairement à ce qu’affirme Benjamin Griveaux, ces prévisions tiennent compte de l’ensemble des annonces gouvernementales. Ainsi, l’OFCE estime que la fiscalité directe baisserait de 4,3 milliards d’euros en 2018 et de 9,4 milliards d’euros en 2019. Elle juge aussi que les prestations sociales augmenteront de 1 milliard d’euros en 2018, mais baisseront de 2,3 milliards d’euros en 2019 (principalement à cause de la désindexation des pensions de retraite, d’autres mesures étant par ailleurs favorables au pouvoir d’achat).
Il ne s’agit bien sûr que de prévisions, et il faudra encore patienter plusieurs mois pour pouvoir analyser avec certitude l’évolution du pouvoir d’achat. D’autant que certains points font l’objet de controverses, comme la hausse de la fiscalité du tabac : le gouvernement estime que l’OFCE, tout comme l’Insee, surestime son effet sur le portefeuille des ménages en sous-estimant la baisse induite de la consommation de cigarettes.

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                Comment la hausse du prix du tabac pèse sur les prévisions de pouvoir d’achat



Cependant, Benjamin Griveaux occulte une réalité de taille : les deux mesures les plus fortes en matière de pouvoir d’achat du gouvernement en 2018 sont la réforme de la taxe d’habitation (+ 3 milliards, selon l’OFCE) et la « transformation » de l’impôt sur la fortune (ISF, + 3,2 milliards). Or, la seconde ne profitera qu’aux quelque 330 000 ménages fortunés redevables de l’ISF jusqu’à présent, qui sont les grands gagnants du premier budget du quinquennat.
Si l’on exclut la baisse de l’ISF, la balance du pouvoir d’achat en 2018 pour les foyers français vire au rouge. Il ne s’agit bien sûr que d’un constat d’ensemble, qui cache des situations extrêmement variables, mais qu’on ne peut balayer d’un revers de la main.
3. Une intox sur les emplois non pourvus
Ce qu’il a dit
Interrogé sur l’échange entre Emmanuel Macron et un jeune horticulteur au chômage le 15 septembre, au cours duquel le chef de l’Etat lui a recommandé de postuler dans l’hôtellerie, la restauration ou le bâtiment, le porte-parole du gouvernement a affirmé ceci :
« Moi, ce que je veux dire suite à l’épisode du week-end dernier que vous mentionnez, [c’est que] l’an dernier en France, il y a 300 000 offres d’emploi où il n’y a jamais eu de personne en face à proposer. »
POURQUOI C’EST FAUX
On ne peut pas affirmer, comme le fait Benjamin Griveaux, que 300 000 offres d’emploi n’auraient pas fait l’objet de ne serait-ce qu’une candidature en 2017 en France.
Ce chiffre est en fait tiré d’une enquête de Pôle emploi publiée en décembre 2017 (à défaut d’être exhaustive, il s’agit de la plus vaste sur la question). Selon cette dernière, 2,9 millions des 3,2 millions d’offres d’emploi « déposées à Pôle emploi sur une année » ont été pourvues. Restent donc 300 000 offres d’emploi qui n’ont pas trouvé preneur. Mais il est faux d’affirmer que ce serait par absence totale de candidature.
En réalité, ce chiffre englobe 97 000 recrutements annulés parce que le besoin d’embauche avait disparu (par exemple lorsque l’employeur n’a plus le budget) et 53 000 pour lesquels le recrutement se poursuivait au moment de l’étude. Les 150 000 offres restantes sont, elles, étiquetées comme « abandon de recrutement faute de candidats ».
Mais attention : dans 87 % des cas, l’employeur potentiel a bien reçu des candidatures avant de renoncer à recruter. Il les aura simplement écartées, les jugeant insatisfaisantes. Dans « la moitié des cas, l’offre a recueilli entre une et cinq candidatures », précise Pôle emploi. Le cas des offres qui n’ont fait l’objet d’aucune candidature, évoqué par Benjamin Griveaux, ne concerne à l’arrivée non pas 300 000 offres mais 19 500, selon cette étude. Soit environ 0,6 % de l’ensemble des offres d’emploi.

   


En résumé, cette étude de Pôle emploi montre bien des tensions sur le marché du travail, entre les attentes des recruteurs et les candidatures qui leur parviennent réellement. Mais cet écart peut aussi s’expliquer par des défauts d’attractivité des postes concernés, et en tout cas dans une très faible proportion par une absence totale de main-d’œuvre prête à travailler.

        Sur le sujet :
         

          Conseil de Macron à un chômeur : derrière les chiffres des emplois non pourvus






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ « Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival un débat sur l’entreprise avec Pascal Bruckner, Elise Huillery, Emmanuelle Duez et Jean-Dominique Senard. La rencontre se tiendra samedi 6 octobre de 11 h 30 à 13 h 30 au Palais Garnier (foyer).
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                Le Monde Festival : peut-on aimer le capitalisme et les entreprises ?


« Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival un débat sur l’entreprise avec Pascal Bruckner, Elise Huillery, Emmanuelle Duez et Jean-Dominique Senard. La rencontre se tiendra samedi 6 octobre de 11 h 30 à 13 h 30 au Palais Garnier (foyer).

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Réservation en ligne
Dix ans après la crise économique de 2008, le capitalisme et les entreprises sont à nouveau accusés de tous les maux. La mondialisation et l’explosion des inégalités auraient produit la relégation d’une partie de la population désormais réfugiée dans un populisme qui menace nos valeurs démocratiques. Les entreprises n’iraient pas assez vite vers une transition écologique qui pose elle-même des questions sur la croissance économique.
Peut-on dans ces conditions imaginer des entreprises plus responsables au service d’un capitalisme plus moral ? Les Européens peuvent-ils inventer une voie alternative ?
La rencontre se tiendra samedi 6 octobre de 11 h 30 à 13 h 30 au Palais Garnier (foyer) et sera animée par Philippe Escande.
Intervenants
Jean-Dominique Senard, PDG de Michelin et auteur du rapport 2018 sur l’objet social de l’entreprise. Pour lui, l’Europe doit inventer un capitalisme responsable qui tienne tête aux capitalismes financiers anglo-saxons et d’Etat chinois.
Elise Huillery, économiste, est professeure à l’université Paris-Dauphine. Ancienne élève de l’école des Hautes Etudes commerciales (HEC), elle obtient en parallèle une licence et une maîtrise de philosophie de l’université Paris IV, ainsi que le master « analyse et politique économiques » de l’Ecole d’économie de Paris. Ses recherches portent sur les déterminants de la pauvreté et des inégalités, et sur les politiques publiques qui permettent de les réduire.
Pascal Bruckner, philosophe, a écrit en 2016 La Sagesse de l’argent. Pour lui, « il est sage d’avoir de l’argent, il est sage de s’interroger sur lui. Il rend tout homme philosophe malgré lui : bien penser, c’est aussi apprendre à bien dépenser, pour soi et pour autrui. Avec l’argent, nul n’est à l’aise : ceux qui croient le détester l’idolâtrent en secret. Ceux qui l’idolâtrent le surestiment. Ceux qui feignent de le mépriser se mentent à eux-mêmes ». 
Emmanuelle Duez, diplômée de Sciences Po et de l’Essec, a créé The Boson Project, un cabinet de conseil « nouvelle génération ». Elle anime aussi le think tank WoMen’up, centré sur l’équilibre vie professionnelle-vie privée.
Réservation en ligne

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies (Intelligence artificielle et émotions : un amour de robot ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Océan, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
Retrouver la programmation du festival et acheter vos billets.
Revoir les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.















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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Les offres à bas coûts permettent d’accéder à des produits et services, mais au prix d’un appauvrissement des travailleurs et fournisseurs, et à condition d’échapper aux pièges qu’elles tendent aux plus démunis, observent trois chercheurs et consultants dans une tribune au « Monde ».
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« Le low cost n’est pas toujours une solution pour les plus fragiles »

Les offres à bas coûts permettent d’accéder à des produits et services, mais au prix d’un appauvrissement des travailleurs et fournisseurs, et à condition d’échapper aux pièges qu’elles tendent aux plus démunis, observent trois chercheurs et consultants dans une tribune au « Monde ».



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 |    21.09.2018 à 15h35
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22.09.2018 à 12h02
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Margault Phélip (Directrice générale du cabinet de conseil en innovation sociale AZAO), David Menascé (Professeur affilié à HEC Paris et directeur ...







                        



                                


                            
Tribune. Le low cost a de facto une qualité évidente : par une offre ajustée, il permet d’élargir le choix des consommateurs, notamment les plus pauvres pour qui n’existaient pas toujours de solutions abordables spécifiques. En outre, l’irruption du low cost bouleverse une situation concurrentielle établie et force les acteurs du secteur à revoir des marges parfois très (trop ?) confortables. Lidl, Tchip, Ikea, Ryanair, Free ont permis à des milliers ou des millions de personnes de diminuer leur taux d’effort pour respectivement se nourrir, se coiffer, se meubler, voyager ou communiquer. Cet aspect est fondamental – mais on ne saurait s’arrêter là.
La critique la plus évidente du modèle low cost porte sur son coût total : il élargit certes le nombre des consommateurs, mais au prix de méthodes parfois brutales. Bas salaires, mauvaises conditions de travail, obstruction aux syndicats, délocalisations… : les dessous de « la méthode Wal-Mart », copiée dans le monde entier, ont été mis en évidence depuis longtemps (Travailler plus pour gagner moins : la menace Wal-Mart, Gilles Biassette et Lysiane J. Baudu, Buchet Chastel, 2008), y compris certaines conséquences plus étonnantes comme l’augmentation du taux d’obésité (« Supersizing supercenters ? The impact of Walmart supercenters on body mass index and obesity », Charles Courtemanche et Art Carden, Journal of Urban Economics, n°69, 2011).
Risque de payer plus cher
Mais le low cost peut avoir des conséquences plus pernicieuses encore, en créant des écarts importants entre consommateurs pauvres. Au départ, l’arbitrage semble clair : le modèle propose une nouvelle équation « prix-performance », un service ou produit ajusté, certes parfois de moindre qualité (« good enough », disent les Anglo-Saxons), mais à un prix très inférieur. Quand vous allez chez Ikea, vous savez qu’il va falloir aller chercher vos meubles, les monter vous-même… et ne pas les déménager trop souvent.
Pourtant,...




                        

                        


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L’industrie tunisienne du textile sort lentement de la crise

Au premier semestre, les exportations d’habillement de la Tunisie vers l’Union européenne ont progressé de 3,5 %.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 15h25
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Que vive le textile made in Tunisia ! Une vingtaine d’industriels tunisiens du secteur participent au salon Première vision qui, jusqu’au 21 septembre, rassemble les professionnels du textile au parc des expositions de Villepinte. « L’an dernier, ils n’étaient que six », se félicite Afef Zeddini, conseillère économique auprès de l’ambassade de Tunisie à Paris. Tous sont venus étoffer leur carnet de commandes, en espérant sortir définitivement de la crise qu’ils traversent depuis sept ans.
Au lendemain de la révolution et de la fuite de Ben Ali, le 14 janvier 2011, le secteur qui pèse pour 20 % du PIB du pays était entré dans une sévère zone de turbulences. Les attentats de 2015 à Tunis et sur les plages de Sousse ont ensuite tétanisé les touristes. Depuis, beaucoup de dirigeants de marques de mode ont aussi renoncé à se rendre dans le pays et à y faire fabriquer leurs collections. Les protestations sociales les ont aussi inquiétés. « Les donneurs d’ordre ont pris peur », résume Daniel Harari, PDG de Lectra, fabricant de logiciels et de machines destinés au secteur.
Le leader du jean, Levi Strauss, a ainsi préféré l’Egypte, ses filatures de coton, ses tisseurs et ses usines de confection. D’autres ont choisi de réduire la production en Tunisie, pour privilégier les usines du Maroc, de Turquie ou, bien sûr, celles situées en Asie.
Dans une activité qui exporte 98 % de sa production vers l’Union européenne, cette chute de commandes a fait du tort. Notamment dans le Sahel tunisien, près de Monastir, creuset du textile du pays. « En 2008, le secteur comptait 2 000 entreprises. Il n’en dénombre plus que 1 600 », estime Nejib Karafi, directeur général de la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement. Et dans la foulée, le nombre d’emplois a dégringolé pour s’établir à 158 600 employés. Le textile demeure cependant un gros employeur totalisant « 31 % des effectifs de l’industrie manufacturière », observe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Lucie Michel, alias L’Originale K, interpelle directement Emmanuel Macron dans un morceau de rap où elle dénonce le manque de structures d’accueil pour les enfants handicapés.
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« Le handicap, c’est pas frenchie » : la mère d’un enfant autiste dit sa colère en musique

Lucie Michel, alias L’Originale K, interpelle directement Emmanuel Macron dans un morceau de rap où elle dénonce le manque de structures d’accueil pour les enfants handicapés.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 15h02
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 15h23
   





                        


« Le handicap, c’est pas frenchie. » Lucie Michel, maman d’un petit Malone de 6 ans et demi, souffrant d’autisme et d’épilepsie, a exprimé sa colère dans un morceau de rap, où elle interpelle directement Emmanuel Macron. Son fils, comme nombre d’enfants handicapés, n’a aucune structure en cette rentrée pour l’accueillir.
« C’est de la discrimination mais pour autant pas de réaction », dénonce L’Originale K, son nom d’artiste, dans ce clip sorti le 13 septembre, ponctué d’extraits de discours du président de la République.



Les deux dernières années, Malone a un peu fréquenté l’école maternelle, comme l’a raconté sa mère à France 3 :
« La première année, il y est allé une heure par semaine avec interdiction d’aller dans la cour de récréation, une heure quarante-cinq la deuxième année et il y allait sur les heures où les autres enfants faisaient la sieste donc il arrivait dans une classe vide qui était dans le noir. »
La question de la scolarisation des enfants handicapés agite cette rentrée scolaire 2018. Mercredi 19 septembre, trois mères sont montées sur des grues à Lille et à Strasbourg pour dénoncer notamment le manque d’auxiliaires de vie scolaire, qui permettent aux enfants souffrant d’un handicap de poursuivre leur scolarité dans un établissement classique. C’est pourtant, depuis une loi de 2005, une obligation pour les pouvoirs publics.
Lucie Michel a lancé une procédure contre l’Etat, pour obtenir une prise en charge adaptée de son fils. « J’ai tous les papiers qui prouvent que Malone a des droits, il a droit à des soins qu’il n’a pas », explique-t-elle. Après avoir créé une association, Les Mamans courage, elle espère pouvoir fonder à Nantes, où elle vit, une école adaptée aux enfants sévèrement handicapés.

        Le point sur la situation :
         

          L’école peine à s’adapter aux enfants handicapés






                            


                        

                        

