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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Nombre de responsables iraniens évoquent des liens entre le commando terroriste qui a frappé Ahvaz et des pays étrangers.
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Attaque terroriste en Iran : le président Rohani promet une « réponse terrible »

Nombre de responsables iraniens évoquent des liens entre le commando terroriste qui a frappé Ahvaz et des pays étrangers.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 15h55
   





                        


Réagissant à l’attaque terroriste qui a fait au moins 29 morts lors d’un défilé militaire à Ahvaz, samedi 22 septembre, le président iranien, Hassan Rohani, a promis que « la réponse de la République islamique à la moindre menace sera[it] terrible ». Dans un communiqué publié sur son site, il écrit :
« Ceux qui fournissent un soutien en matière de renseignement et de propagande à ces terroristes devront en répondre. »
L’attentat survient à la veille du départ du président iranien pour New York, où il doit prendre la parole devant l’Assemblée générale des Nations unies. Comme d’autres responsables iraniens l’ont fait à l’annonce de l’attaque, Hassan Rohani évoque des liens entre le commando terroriste de quatre hommes, tous morts pendant l’attaque, et des pays étrangers.
Le ministre des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a ainsi déclaré que des « parrains régionaux du terrorisme et leurs maîtres américains sont responsables de telles attaques ».
La seule revendication à l’heure actuelle émane du groupe djihadiste Etat islamique, mais elle ne contenait aucun détail supplémentaire. La responsabilité réelle de l’EI est difficile à établir avec certitude, tant les dernières revendications du groupe terroriste ont été opportunistes.
Poutine va « continuer à coopérer » avec l’Iran
Les deux premiers pays à réagir à l’attentat ont été les deux principaux alliés du régime iranien, la Russie et la Syrie. Le président russe, Vladimir Poutine, s’est dit « horrifié » par l’attaque et a présenté ses condoléances.
« Cet événement nous rappelle la nécessité d’une bataille sans compromis contre le terrorisme sous toutes ses formes. Je voudrais confirmer que nous sommes prêts à continuer à coopérer avec nos partenaires iraniens pour résister à ce mal. » 
Le ministère des affaires étrangères syrien a vivement dénoncé cette attaque « terroriste » et a mis en garde ceux qui « financent le terrorisme dans la région, ils n’arriveront pas à leurs objectifs avec ce type de crimes sordides ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Présenté comme imminent depuis deux ans, « l’accord provisoire » sur la nomination d’évêques est le fruit de négociations qui durent depuis des années.
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« Accord provisoire » entre le Vatican et la Chine sur la nomination d’évêques

Présenté comme imminent depuis deux ans, « l’accord provisoire » sur la nomination d’évêques est le fruit de négociations qui durent depuis des années.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 14h14
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 15h26
    |

            Frédéric Lemaître et 
Cécile Chambraud








                        



   


Le Vatican a annoncé par un communiqué, samedi 22 septembre, la signature, à Pékin, d’un « accord provisoire » avec la République populaire de Chine « sur la nomination des évêques ». Plusieurs fois présentée comme imminente depuis deux ans, cette annonce est le fruit de négociations qui durent depuis plusieurs années entre le Saint-Siège et Pékin.
Pour le Vatican, l’accord vise à remédier à la division des catholiques chinois entre une Eglise officielle étroitement contrôlée par le pouvoir chinois, dont sept des évêques ne sont pas reconnus par Rome, et une Eglise « souterraine », dont les trente évêques ne sont pas reconnus par Pékin. La politique du Saint-Siège a consisté, ces dernières années, à favoriser l’unité de ces communautés « officielle » et « clandestine ». Mais elle ne va pas sans susciter des critiques dans certains secteurs de l’Eglise, qui craignent que les catholiques fidèles à Rome dans les plus grandes difficultés en fassent les frais.
Le communiqué du Vatican dit que cet « accord provisoire » a été signé, pour le Saint-Siège, par le sous-secrétaire pour les relations avec les Etats, Mgr Antoine Camilleri, et, pour Pékin, par Wang Chao, ministre adjoint des affaires étrangères. Le caractère provisoire, est-il précisé, laisse entrevoir « la possibilité d’un réexamen périodique de son application ». Néanmoins affirme le Saint-Siège, « il crée les conditions d’une meilleure collaboration bilatérale ». « L’espoir partagé est que l’accord puisse favoriser un processus de dialogue institutionnel fructueux et tourné vers l’avenir et puisse contribuer positivement à la vie de l’Eglise catholique en Chine, au bien commun du peuple chinois et à la paix dans le monde. » 
« Ce n’est pas la fin d’un processus, c’est le début », a commenté Greg Burke, le porte-parole de la salle de presse du Vatican. Pietro Parolin, le secrétaire d’Etat (numéro 2) du Vatican, a expliqué pour sa part que dans cet accord, « l’objectif du Saint-Siège est pastoral, c’est-à-dire d’aider les Eglises locales pour qu’elles jouissent d’une situation de plus grande liberté, d’une plus grande autonomie, de la possibilité d’une meilleure organisation et qu’ainsi elles se consacrent à l’annonce de l’Evangile ».
Il s’agit donc, pour les signataires, d’un premier pas, qui porte uniquement sur les nominations d’évêques. Celles-ci cristallisent les tensions entre les deux signataires. Pour le Saint-Siège, qui n’entretient pas de relations diplomatiques avec la République populaire de Chine depuis l’expulsion du nonce, en 1951, et le transfert de l’ambassade à Taipeh (le Vatican est l’un des derniers Etats à entretenir des relations diplomatiques avec Taiwan), le choix des évêques par le pape est la condition de l’exercice de la liberté religieuse. Pour Pékin, permettre à une autorité extérieure de nommer souverainement des responsables est inconcevable.

        Notre reportage :
         

          En Chine, les catholiques aspirent à l’unité



Politique de « sinisation » des religions
Depuis 1957, la Chine entretient une « association catholique patriotique » qui nomme des évêques et ne reconnaît pas l’autorité de Rome. Depuis 2010, l’Eglise officielle a nommé sept évêques non reconnus par le Vatican, et Rome une trentaine d’évêques non reconnus par Pékin. Mais certains des évêques nommés par l’Eglise officielle auraient secrètement demandé et obtenu l’accord de Rome. Deux Eglises donc pour une communauté estimée à une dizaine de millions de croyants.
Samedi, en début d’après-midi, un second communiqué du Vatican a annoncé qu’« afin de soutenir la proclamation de l’Evangile en Chine », le pape François avait « décidé de réadmettre dans la communion ecclésiale », c’est-à-dire de reconnaître, les sept évêques « officiels » ordonnés sans son accord.
Dès le début de son pontificat, le pape François a multiplié les signes de bonne disposition envers le pouvoir chinois. Elu un jour avant Xi Jinping, en mars 2013, il avait écrit au dirigeant chinois trois jours plus tard. Une première réunion entre une délégation chinoise et des représentants du Saint-Siège avait eu lieu à Rome en juin 2014. Elle a été suivie de plusieurs autres, alternativement au Vatican et à Pékin. A plusieurs reprises, le pape François a exprimé son désir de pouvoir se rendre un jour en Chine. Après trois ans sans ordination, le 4 août 2015, avait eu lieu la première ordination du pontificat de François, Joseph Zhang Yilin, à Anyang, dans le Henan, choisi par Pékin et approuvé par Rome (mais sans communication officielle du Vatican). Les trois évêques qui présidaient à son ordination avaient eux-mêmes été reconnus par le Vatican.
Mais parallèlement, la pression du pouvoir chinois sur les communautés catholiques n’a cessé de croître sous l’influence de la politique dite de « sinisation » des religions. Si le régime communiste mène une répression impitoyable contre les Ouïgours, des musulmans installés depuis des siècles au Xinjiang, allant jusqu’à en enfermer près d’un million dans des camps de redressement, selon plusieurs estimations, il s’en prend également aux autres cultes. La campagne de « sinisation » des religions relancée en 2016 a abouti à la fermeture voire à la destruction de nombreux lieux de culte catholiques et protestants, à la destruction de milliers de croix et de bibles et à la persécution d’un certain nombre d’ecclésiastiques, voire de fidèles.
« Un périlleux rêve chinois »
Avant même d’être conclu, l’accord entre le Vatican et Pékin était commenté dans la presse chinoise. Dans un éditorial, le quotidien nationaliste, le Global Times, se félicitait dès le 19 septembre de l’accord en vue. « S’il se matérialise, l’accord constituera un progrès substantiel dans les relations Chine-Vatican. C’est une bonne chose non seulement pour les Eglises catholiques en Chine mais aussi pour le développement du catholicisme », écrivait le journal.
Dans le même quotidien, Marcelo Sanchez Sorondo, évêque argentin et actuel chancelier de l’Académie pontificale des sciences et de l’Académie pontificale des sciences sociales, qualifie samedi de « bruyante minorité » les opposants à l’accord. « Selon notre interprétation, les critiques sont une petite minorité de gens, des gens qui voulaient créer des troubles », ajoutait ce proche du pape François, qui, selon le quotidien, se trouvait ces derniers jours dans la province du Shaanxi pour participer à un colloque international sur les transplantations d’organe. L’un des plus opposés à un accord est l’évêque émérite de Hongkong, le cardinal Joseph Zen Ze-kiun. Selon lui, un accord entre Rome et Pékin se ferait nécessairement au détriment de l’Eglise souterraine.
En revanche, l’écrivaine italienne Ilaria Maria Sala rappelle dans le South China Morning Post, le quotidien de Hongkong, où elle vit, qu’il y a quatre ans, lorsque Pékin avait autorisé l’avion pontifical à survoler la Chine alors que le pape François se rendait en Corée, celui-ci avait remercié Xi Jinping et adressé à la nation chinoise « la bénédiction divine de paix et de bien-être ». Mais pour l’écrivaine, dans les circonstances actuelles de répression du fait religieux en Chine, le pape a choisi « un périlleux rêve chinois ».

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                Tensions sur l’ouverture du Vatican vis-à-vis de la Chine






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Officiellement, 207 personnes sont mortes dans le drame survenu jeudi. Les opérations de secours se poursuivent, et personne ne sait avec exactitude combien de personnes étaient à bord.
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Compte rendu

Tanzanie : craintes d’un bilan encore plus lourd du naufrage d’un ferry

Officiellement, 207 personnes sont mortes dans le drame survenu jeudi. Les opérations de secours se poursuivent, et personne ne sait avec exactitude combien de personnes étaient à bord.


LE MONDE
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        Le 22.09.2018 à 12h53

     •
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        Mis à jour le 22.09.2018 à 16h12






    

Crédits : STRINGER / AFP


Après s’être interrompues pendant la nuit de vendredi 21 à samedi 22 septembre, « les opérations de recherche ont repris tôt ce matin » autour de la coque du ferry MV Nyerere, qui a chaviré il y a quatre jours sur le lac Victoria, en Tanzanie. Mais les espoirs de retrouver des survivants sont quasi nuls désormais.
Dans la journée de samedi, le bilan est passé successivement de 150 à 167 et enfin à 207 victimes, selon un décompte du ministère des transports cité par la radio publique.
De nouveaux cadavres devraient encore être repêchés dans les jours qui viennent. Selon les autorités locales, seules 41 personnes ont été sauvées à une dizaine de mètres de l’île d’Ukerewe, où le ferry surchargé s’est renversé.
Les petits miracles existent néanmoins. Un occupant du ferry a été sauvé, samedi, après avoir passé deux jours dans le bateau retourné. Selon la Tanzanian Broadcasting Corporation, il a réussi à s’enfermer dans la salle des machines avant que l’eau n’y pénètre.
« Personne ne sait rien »

    
Opération de recherches dans le lac Victoria, le 21 septembre.
Crédits : STRINGER / REUTERS


Personne ne sait avec exactitude combien de personnes étaient à bord du MV Nyerere ce jour-là. La seule certitude est que la jauge du navire — cent passagers — était largement dépassée.
Des témoins parlent de deux cents personnes, et des autorités tanzaniennes vont jusqu’à en évoquer trois cents, laissant entendre que le bilan définitif de ce drame pourrait être bien plus effrayant. « Personne ne sait rien », résume Godfrida Jola, porte-parole de la Croix-Rouge tanzanienne, qui dit craindre que « plus de deux cents personnes soient mortes ».
Le président tanzanien John Magufuli a exigé que « toutes les personnes impliquées dans la gestion du ferry » soient arrêtées, sans préciser le nombre de personnes incriminées. Pour l’instant, seul le capitaine du bateau a été interpellé. Selon le journal The Citizen, il aurait laissé la barre du bateau à une personne qui n’était pas autorisée à la prendre.
Pendant que les recherches se poursuivaient, et que les premiers cercueils arrivaient sur les lieux du drame, les drapeaux étaient en berne en Tanzanie, au deuxième jour d’un deuil national qui doit durer jusqu’à lundi.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ François a commencé une tournée de quatre jours dans les pays baltes, d’où il a envoyé un message de tolérance envers les réfugiés.
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Le pape François oppose « l’hospitalité » des Lituaniens à ceux qui « expulsent les autres »

François a commencé une tournée de quatre jours dans les pays baltes, d’où il a envoyé un message de tolérance envers les réfugiés.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 12h51
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 13h34
   





                        



   


A peine arrivé à Vilnius, samedi 22 septembre, pour la première étape d’une tournée de quatre jours dans les pays baltes, le pape François a dénoncé — sans les nommer — ceux qui « expulsent les autres » et a loué « la tolérance et l’hospitalité » des Lituaniens, majoritairement catholiques.
Ses propos critiques, tenus dans l’est de Europe, semblaient viser surtout les pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque est Slovaquie), dont les autorités n’ont pas voulu accueillir sur leur territoire les réfugiés et les migrants économiques arrivés massivement en Grèce et en Italie.
Dans un discours prononcé devant les autorités lituaniennes et le corps diplomatique, réunis devant le palais présidentiel, le souverain pontife a évoqué « les voix qui sèment la division et l’affrontement » en instrumentalisant l’insécurité ou les conflits ou qui « proclament que l’unique manière possible de garantir la sécurité et la survie d’une culture réside dans l’effort pour éliminer, effacer ou expulser les autres ».
A cet égard, a-t-il poursuivi « vous, Lituaniens, avez une parole originale à apporter : “Accueillir les différences.” Par le dialogue, par l’ouverture et la compréhension, celles-ci peuvent devenir un pont qui unit l’orient et l’occident de l’Europe. Cela peut être le fruit d’une histoire arrivée à maturité, qu’en tant que peuple vous offrez à la communauté internationale et en particulier à l’Union européenne ».
Emigration des jeunes
François a fait également allusion à l’un des principaux problèmes des pays baltes, à savoir l’émigration des jeunes. Il a invité les Lituaniens à « prêter une attention spéciale aux plus jeunes, qui ne sont pas seulement l’avenir mais le présent de cette nation, à condition qu’ils restent attachés aux racines du peuple ».
Dans l’après-midi de samedi, le pape François doit rencontrer les jeunes nés après l’indépendance, sur la place de la cathédrale de Vilnius, qui fut fermée au public durant l’occupation soviétique, transformée en galerie d’art et enfin en commerce de pièces détachées pour automobiles.
La Lituanie et les autres pays baltes ont connu une croissance économique rapide, mais aussi l’apparition d’inégalités sociales et une migration massive de jeunes vers l’ouest, qui pose un sérieux problème.
Jérusalem du Nord
En souhaitant la bienvenue au pape, la présidente Dalia Grybauskaite l’a remercié de visiter la Lituanie l’année du centenaire de son indépendance et a rappelé que le Vatican, parmi les premiers à reconnaître l’Etat lituanien, n’avait jamais accepté son occupation par l’URSS, « une promesse de liberté et un espoir qui a été comblé ».
Mme Grybauskaite a également jugé « hautement symbolique » que François se trouve en Lituanie dimanche, le jour où le pays rend hommage aux victimes du génocide des juifs par les nazis. Le pape doit se recueillir et prier dimanche devant le monument aux victimes du ghetto de Vilnius.
Jusqu’en 1940, la Lituanie fut la patrie de plus de deux cent mille juifs, et Vilnius, du fait de son rayonnement spirituel, était surnommé la « Jérusalem du Nord ». Presque tous périrent pendant l’occupation nazie, entre 1941 et 1944.
Lundi, François sera en Lettonie, pays plutôt protestant, et mardi en Estonie, très majoritairement non croyante.
Le pape aime tendre la main aux plus petites communautés catholiques de la planète, tout en affichant son rapprochement avec les autres religions chrétiennes.
Silence sur les agressions sexuelles
Son 25e déplacement à l’étranger s’annonce a priori serein, après son difficile week-end, à la fin du mois d’août, en Irlande, pays meurtri par des agressions sexuelles commises par des membres du clergé par le passé.
François avait été accusé à distance par un prélat italien d’avoir longtemps sciemment ignoré les agissements de l’influent cardinal américain, Theodore McCarrick, finalement démis en juillet de son ministère pour des agressions sexuelles anciennes d’un adolescent.
Pressé de répondre par de nombreuses voix de l’Eglise, le chef de 1,3 milliard de catholiques n’est pas sorti de sa réserve avant son voyage dans les pays baltes.
Mais à la veille de son départ pour Vilnius, François a dû encore annoncer deux nouvelles démissions d’évêques chiliens.
Mardi, l’Eglise allemande publiera officiellement un rapport — déjà objet de fuites dans la presse — relatant qu’au moins 3 677 enfants ont été victimes entre 1946 et 2014 d’agressions sexuelles par 1 670 membres du clergé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Aujourd’hui âgée de 30 ans, la chanteuse vécut sur l’île des Petites Antilles jusqu’à l’âge de 16 ans, avant de commencer sa carrière internationale.
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« Elle a un amour profond pour ce pays » : Rihanna devient ambassadrice de la Barbade

Aujourd’hui âgée de 30 ans, la chanteuse vécut sur l’île des Petites Antilles jusqu’à l’âge de 16 ans, avant de commencer sa carrière internationale.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 12h51
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 13h52
   





                        



   


La chanteuse Rihanna a été officiellement nommée ambassadrice de la Barbade, son pays d’origine, par le gouvernement du petit Etat insulaire des Petites Antilles, chargée d’y favoriser le tourisme, l’éducation et les investissements.
Le gouvernement a annoncé dans un communiqué que Robyn Rihanna Fenty, de son nom complet, était nommée ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire, sans être affectée cependant dans un autre pays.
« Rihanna a un amour profond pour ce pays, qui se reflète dans sa philanthropie, en particulier dans les domaines de la santé et de l’éducation, a commenté la première ministre, Mia Amor Mottley. Elle montre aussi son patriotisme dans la manière dont elle redonne à son pays et continue à chérir l’île qui reste sa maison. »
Star internationale
Aujourd’hui âgée de 30 ans, Rihanna vécut à la Barbade jusqu’à l’âge de 16 ans, avant de commencer sa carrière internationale. Elle a depuis porté quatorze titres au sommet des ventes aux Etats-Unis. Seuls Mariah Carey, les Beatles et Elvis Presley avaient fait mieux.
« Tous les Barbadiens vont devoir jouer leur rôle dans le mouvement en cours, je suis prête et enthousiaste à l’idée d’assumer cette responsabilité, a déclaré la nouvelle ambassadrice. Je suis impatiente de travailler avec la première ministre Mottley et avec son équipe pour réimaginer la Barbade. »

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Les croyances concernant l’avenir de sa propre situation économique influencent autant, sinon plus, l’opinion sur l’immigration que sa situation économique réelle, la faisant basculer vers l’extrême droite, explique dans sa chronique le journaliste du « Monde » Antoine Reverchon.
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édition abonné


« Hostilité aux immigrés et concurrence sociale » sont corrélées

Les croyances concernant l’avenir de sa propre situation économique influencent autant, sinon plus, l’opinion sur l’immigration que sa situation économique réelle, la faisant basculer vers l’extrême droite, explique dans sa chronique le journaliste du « Monde » Antoine Reverchon.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 11h50
    |

            Antoine Reverchon








                        



                                


                            

Recherches. Face à la montée de l’hostilité contre les migrants, les économistes ont su montrer que les arguments avancés par les partis d’extrême droite pour attirer les électeurs – « les immigrés prennent vos emplois et vos aides sociales » – ne tenaient pas la route : les migrants étant moins qualifiés, plus actifs et plus jeunes que l’ensemble de la population « indigène », ils contribuent à la hausse de la qualification (et donc des revenus) de cette dernière et sont « contributeurs nets » des systèmes sociaux.
Politologues et sociologues ont donc pris l’habitude d’aller chercher les causes du vote d’extrême droite dans le domaine de la culture et des « valeurs » (identité, religion) plus que dans la sphère socio-économique. Les partis nationalistes les ont d’ailleurs suivis dans cette voie…
Mais voilà que des recherches plus récentes remettent en selle l’idée que certains électeurs puissent voter pour l’extrême droite afin de défendre leurs intérêts matériels.
L’exemple autrichien
Charlotte Cavaillé (université de Georgetown, à Washington) et Jeremy Ferwerda (Dartmouth College, New Hampshire) ont saisi l’opportunité de la transposition, en 2005, dans le droit autrichien d’une directive européenne de 2000 sur « l’égalité raciale », imposant l’égalité d’accès des étrangers résidents aux programmes sociaux, pour voir comment le vote d’extrême droite avait évolué entre les élections législatives de 2002 et celles de 2006 dans les quartiers où, d’une part, le logement social est très présent et, d’autre part, le nombre d’immigrants avait fortement augmenté (« How Distributional Conflict Over Public Spending Drives Support for Anti-Immigrant Parties », à paraître).

Ils ont ainsi découvert que ces évolutions étaient bel et bien corrélées. La progression de l’extrême droite est encore plus forte (jusqu’à 50 % ou 60 %, contre 3,9 % en moyenne nationale) dans les quartiers où le marché du logement est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Editorial. Seuls le droit et le respect des traités pourraient en être les régulateurs d’un monde multipolaire, instable et cahoteux. Or de nombreuses puissances, à commencer par les Etats-Unis, bafouent ouvertement ces règles.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Dans un monde en vrac, la diplomatie déboussolée

Editorial. Seuls le droit et le respect des traités pourraient en être les régulateurs d’un monde multipolaire, instable et cahoteux. Or de nombreuses puissances, à commencer par les Etats-Unis, bafouent ouvertement ces règles.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 11h00
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Chaque année, au mois de septembre, avec l’Assemblée générale annuelle, le siège de l’ONU à New York devient le centre névralgique de la diplomatie mondiale. Du 23 au 29 septembre se succéderont à la tribune 95 chefs d’Etat ou de gouvernement, soit près de la moitié des 193 Etats membres ainsi représentés au plus haut niveau. Il y aura, certes, de grands absents, dont le président russe, Vladimir Poutine, ou son homologue chinois, Xi Jinping. Jamais, pourtant, ils n’ont été aussi nombreux au bord de l’Hudson, comme pour mieux témoigner de l’importance qu’une grande partie de la communauté internationale accorde à un multilatéralisme toujours plus menacé.
Selon les mots du chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, ce sont désormais « les fondements mêmes de l’action diplomatique » qui sont remis en cause. L’on a connu le monde bipolaire de la guerre froide, fondé sur l’équilibre de la terreur entre les Etats-Unis et l’URSS. Puis le monde unipolaire dominé par l’hyperpuissance américaine après la chute du mur de Berlin.
La montée des émergents, notamment celle de la Chine, crée un monde multipolaire, voire apolaire, instable et cahoteux. Seuls le droit et le respect des traités pourraient en être les régulateurs. Or de nombreuses puissances, à commencer par la première d’entre elles, les Etats-Unis, bafouent ouvertement ces règles. A l’heure des « fake news », des « vérités alternatives » et de la manipulation des données, il n’y a souvent même plus de diagnostic partagé possible.

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Le système mis en place après la seconde guerre mondiale avec l’ONU et les diverses institutions qui en dépendent est aujourd’hui ébranlé par le pays qui en fut le pilier et le principal contributeur : les Etats-unis. Depuis dix-huit mois, Donald Trump a claqué la porte d’organisations comme l’Unesco, dénoncé des traités commerciaux et quitté des accords internationaux stratégiques, comme celui mettant sous contrôle le nucléaire iranien ou celui de Paris sur le climat. Même si ses critiques ne sont pas toujours infondées, l’administration Trump ne connaît qu’un seul mot d’ordre : « America first ».
« Multilatéralisme fort »
Il y a un an, à New York, devant l’Assemblée générale, Emmanuel Macron avait rappelé haut et fort que « nous sommes irrémédiablement liés les uns aux autres dans une communauté de destin », se faisant le héraut d’une gouvernance globale centrée sur le social et le développement. Ses mots avaient d’autant plus de poids qu’ils venaient juste après le discours de son homologue américain, chantre d’un unilatéralisme assumé.

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Alors que les partisans du repli, y compris au sein de l’Union européenne, ne cessent de se renforcer, la France, qui prendra en janvier la présidence du G7, se veut porteuse d’un « multilatéralisme fort ». Elle multiplie les initiatives, comme celle d’une nouvelle édition du One Planet Summit, le 26 septembre, ainsi que du Forum sur la paix auquel 80 pays sont invités le 11 novembre, pour le 100e anniversaire de la fin de la première guerre mondiale. Paris veut aussi réunir les puissances intermédiaires, les pays de bonne volonté partageant sa démarche.
Sérieusement érodée en France, l’image d’Emmanuel Macron reste forte à l’étranger. Face à un Trump toujours plus imprévisible, une Theresa May engluée dans le Brexit, une Angela Merkel affaiblie, le président français reste, par contraste, le leader occidental le plus audible. Mais, faute de relais et d’alliés, il risque de devoir se contenter de mots.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Bruxelles insiste sur une possible coopération « renforcée » avec Le Caire, qui exclut toutefois l’accueil de centres de débarquement.
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L’Union européenne mise sur l’Egypte pour réduire les départs de migrants

Bruxelles insiste sur une possible coopération « renforcée » avec Le Caire, qui exclut toutefois l’accueil de centres de débarquement.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h31
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Le dernier sommet européen aura-t-il davantage de chance de se concrétiser que pas mal d’autres avant lui ? Toujours en désaccord et à la recherche de « solutions européennes » pour tenter de réduire encore les flux de migrants arrivant d’Afrique (100 000 depuis le début de l’année et 1 700 morts recensées) mais, surtout, envoyer des signaux à une opinion publique ciblée par les messages des populistes sur la prétendue « submersion » du continent, les dirigeants de l’Union multiplient les projets.
A Salzbourg, le 19 et le 20 septembre, en conclusion du sommet informel des chefs d’Etat et de gouvernement, le président du Conseil, Donald Tusk, et le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, ont en tout cas beaucoup insisté sur une possible collaboration « renforcée » avec l’Egypte. Ce pays n’a, jusqu’à présent, pas constitué une voie de passage importante vers l’Europe. Mais il empêcherait l’embarquement de milliers d’illégaux et « il lutte efficacement contre la traite des êtres humains », affirme M. Kurz.

Le chancelier, dont le pays exerce la présidence tournante de l’Union jusqu’à la fin de l’année, voit dans une telle coopération un moyen de renforcer le contrôle des frontières extérieures de l’UE. Il approuve aussi le renforcement de l’agence Frontex – même si le projet de la Commission de le porter à 10 000 agents est déjà un autre sujet de débats houleux. Mais il fait silence, en revanche, sur la répartition des demandeurs d’asile et la solidarité – le sujet qui divise les Européens. Décrivant l’Egypte comme un partenaire « sérieux », M. Tusk a confirmé quant à lui qu’un sommet entre l’Union et la Ligue arabe aurait lieu au Caire en 2019. 
S’agit-il, en fait, de faire de l’Egypte le pays d’accueil des « plates-formes de débarquement régionales » en Méditerranée, ces solutions imaginées en juin pour satisfaire les Etats membres les plus hostiles à l’accueil de migrants – et même de réfugiés ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Deux camps s’affrontent avec, d’un côté, les « nationalistes » protectionnistes et, de l’autre, les « globalistes » favorables au libre-échange.
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Les conseillers commerciaux de Donald Trump tirent à hue et à dia

Deux camps s’affrontent avec, d’un côté, les « nationalistes » protectionnistes et, de l’autre, les « globalistes » favorables au libre-échange.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h29
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



   


Au printemps, les Chinois n’en sont pas revenus. Pas plus que les Européens, emmenés par Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, cet été : les équipes commerciales de Donald Trump se querellent et s’envoient des noms d’oiseaux devant leurs hôtes et le président. Deux camps s’affrontent : d’un côté, les « nationalistes » protectionnistes – le conseiller pour le commerce Peter Navarro et le représentant pour le commerce Robert Lighthizer – ; de l’autre, les « globalistes », républicains traditionnels influencés par Wall Street et partisans du libre-échange – le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, celui au commerce Wilbur Ross et le conseiller économique Larry Kudlow.

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M. Trump laisse faire, pris au piège de ses propres contradictions : « Eh bien, je suis un nationaliste et je suis un “globaliste”. Je suis les deux », avait expliqué le locataire de la Maison Blanche au Wall Street Journal, en avril 2017. Le point de jonction ? Prétendre que les partenaires des Etats-Unis ne jouent pas le jeu du libre-échange et s’alarmer de la volonté de puissance de la Chine.
Peter Navarro, l’idéologue antichinois. Cet ancien professeur de l’Université de Californie à Irvine a connu la célébrité avec deux ouvrages, en 2006 et en 2011, mettant en garde contre la Chine. Sa vision du conflit avec Pékin n’est pas commerciale, mais géostratégique et civilisationnelle : M. Navarro veut combattre une Chine qui conteste la suprématie américaine. Il avait rejoint très tôt l’équipe de campagne de Donald Trump, mais avait été marginalisé au fil des mois. Privé d’accès direct au président, M. Navarro, 69 ans, contourne alors ce blocage en s’invitant sur les plateaux de télévision que M. Trump regarde régulièrement. Cette stratégie porte ses fruits. Le président fait savoir qu’il apprécie la manière dont cet habile parleur s’exprime. M. Navarro profite de la démission du conseiller économique Gary Cohn, en mars 2018, lors des prémices de la guerre commerciale, pour monter en puissance. Il s’oppose frontalement au secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, qu’il traite régulièrement de « Neville Chamberlain », en référence au premier ministre britannique qui, avec la France, passa sous les fourches caudines d’Adolf Hitler à Munich, en septembre 1938.

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Steven Mnuchin, le partisan du compromis. Le silence serait, selon la presse, la manière pour cet ancien banquier de Goldman Sachs, devenu producteur de cinéma, âgé de 55 ans, de marquer son mécontentement envers Donald Trump. Lors d’un voyage à Pékin, en mai 2018, il tente de nouer une relation personnelle avec le négociateur chinois Liu He, qu’il décide de rencontrer seul. L’affaire donne lieu à une altercation mémorable avec M. Navarro à la maison des hôtes d’Etat. M. Mnuchin remporte provisoirement la partie, annonçant que les Chinois vont réduire le déficit commercial et la « suspension » de la guerre avec l’ex-empire du Milieu. Las ! M. Navarro explique que M. Mnuchin a été mal compris et Robert Lighthizer, le représentant pour le commerce, fait savoir que les Etats-Unis sont prêts à utiliser « tous les moyens pour protéger leur technologie par les droits de douane ». Quelques jours plus tard, les premières sanctions sont décrétées.
Robert Lighthizer, l’adepte de la manière forte. A 70 ans, Robert Lighthizer apparaît comme le grand gagnant de la bataille qui se joue actuellement. Parce qu’il est le seul à maîtriser les dossiers, il est respecté par les « globalistes », mais aussi par les nationalistes, dont il partage les idées. Opposant de toujours à l’entrée de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC) actée en 2001, il estime que les administrations américaines successives se sont fait berner par Pékin. En conséquence, il prône la manière forte pour l’amener à changer d’attitude sur les transferts de technologie et les subventions indues à son économie.

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La formation idéologique de cet homme remonte, comme celle Donald Trump, au premier mandat de Ronald Reagan (1981-1985). A l’époque, l’ennemi désigné était le Japon. Adjoint du représentant au commerce, il obtint des accords d’autolimitation des exportations automobiles et la protection, par le biais de droits de douane, des motos Harley Davidson. Devenu avocat, il défendit pendant des années les producteurs d’acier américains. L’occasion de se confronter à l’OMC, dont les règles sont, pour lui, dévoyées au profit de la Chine. Un credo particulièrement compatible avec celui de M. Trump. Dès l’automne 2017, Robert Lighthizer avait exposé à des patrons américains médusés qu’il comprenait leur objectif de maximiser leurs profits. « Mon boulot est différent. Mon boulot consiste à représenter les travailleurs américains. Et là, nous n’allons pas être d’accord », avait-il déclaré, selon le Wall Street Journal.
Wilbur Ross, le grand perdant. A 80 ans, cet homme d’affaires, dont la fortune s’élève à 700 millions de dollars (près de 600 millions d’euros), est le plus vieux ministre jamais désigné aux Etats-Unis. Au début du mandat de M. Trump, M. Ross travaillait sur la négociation commerciale avec la Chine, avant d’être dessaisi du dossier à l’été 2017 en raison de sa trop grande mollesse. Cet hiver, il a longuement négocié avec les Européens pour éviter les taxes sur l’acier, en pure perte.
Larry Kudlow, l’opposant aux guerres commerciales. Quand Donald Trump l’appelle, cet économiste reconverti en commentateur de télévision pense qu’il va se faire sermonner du fait de ses propos critiques à propos des barrières douanières. Il s’agit en fait de le nommer économiste à la Maison Blanche, après le départ de Gary Cohn. Comme Robert Lighthizer, Larry Kudlow, 71 ans, est un ancien membre des équipes Reagan, mais version libérale. En juillet, il a donné un sérieux coup de main aux Européens pour suspendre la menace des droits de douane sur les automobiles. Il est opposé aux guerres commerciales, mais, comme il l’a résumé en juin : « La personne chargée du commerce est, sans équivoque, le président Trump ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Le gouvernement libéral-conservateur, sous la pression des populistes du Parti du peuple danois, impose à Danmarks Radio des économies draconiennes.
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Au Danemark, l’audiovisuel public soumis à une sévère cure d’amincissement

Le gouvernement libéral-conservateur, sous la pression des populistes du Parti du peuple danois, impose à Danmarks Radio des économies draconiennes.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h28
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Lors d’un entretien au Monde, avant la visite d’Etat d’Emmanuel Macron à Copenhague, fin août, le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, interrogé sur les liens unissant son pays à la France, mentionnait le Tour de France : une véritable passion danoise. « Seuls les Néerlandais sont plus nombreux que les Danois à suivre le Tour à la télé », affirmait-il. Ravi, M. Macron a promis, au cours d’une balade à vélo dans les rues de la capitale danoise, que le grand départ aurait lieu à Copenhague « dans les prochaines années ».
Un événement, cependant, qui ne sera pas retransmis sur les chaînes publiques danoises. Le gouvernement de M. Lokke Rasmussen n’a laissé d’autre choix à Maria Rorbye Ronn, la patronne de l’audiovisuel public danois, Danmarks Radio (DR), forcée d’annoncer, mardi 18 septembre, qu’elle ne prolongerait pas le contrat de retransmission du Tour. Même chose pour les matchs de la Ligue des champions de handball. C’est le résultat de la cure d’amincissement historique imposée au groupe.

Selon l’accord sur le financement public des médias, adopté le 28 juin, par le gouvernement libéral-conservateur, avec le soutien des populistes du Parti du peuple danois (DF), DR va devoir réaliser 773 millions de couronnes (104 millions d’euros) d’économies par an, soit au total, sur les prochaines cinq années, l’équivalent de 20 % de son budget annuel. L’opposition avait claqué la porte des négociations, pour protester contre des sacrifices jugés « inacceptables ». En vain.
Le divertissement, domaine le plus touché
Mardi 18 septembre, Maria Rorbye Ronn a donc présenté un premier plan de restructuration, qui devrait permettre d’économiser 420 millions de couronnes par an sur les trois prochaines années. Les coupes sont drastiques. D’ici à 2020, DR ne diffusera plus que trois de ses six chaînes. Deux seront uniquement disponibles en ligne. Trois de ses huit radios vont aussi disparaître. Au total, entre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ L’artère, située dans l’un des fiefs du Hezbollah, a été baptisée du nom de Moustapha Badreddine. Cet ancien chef militaire est considéré comme le cerveau de l’attentat qui a tué l’ex-premier ministre, en 2005.
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Près de Beyrouth, une rue prend le nom d’un des assassins présumés de Rafic Hariri

L’artère, située dans l’un des fiefs du Hezbollah, a été baptisée du nom de Moustapha Badreddine. Cet ancien chef militaire est considéré comme le cerveau de l’attentat qui a tué l’ex-premier ministre, en 2005.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h04
    |

            Laure Stephan (Beyrouth, correspondance)








                        



   


Un baptême de rue controversé ravive les divisions au Liban. A Jnah, un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, une artère vient d’être baptisée du nom de Moustapha Badreddine, un ancien chef militaire du Hezbollah, tué en Syrie, en 2016, et considéré par le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) comme le « cerveau » de l’attentat qui a coûté la vie à l’ancien premier ministre Rafic Hariri, en 2005.
Une nomination « regrettable », a commenté, mardi 18 septembre, Saad Hariri, le premier ministre désigné du pays et fils du leader sunnite assassiné. « Nous parlons d’éteindre la discorde » dans un pays qui demeure sans gouvernement depuis les élections générales du 6 mai, a rappelé M. Hariri. « Mais ça, c’est la discorde à l’état pur ! », a-t-il ajouté.

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                Procès des assassins de Rafic Hariri : le procureur désigne la Syrie sans la nommer



A l’origine de la décision, la municipalité de Ghobeiry, composée d’élus affiliés au Hezbollah et à son allié Amal, et dont dépend le quartier de Jnah, affirme avoir choisi il y a plus d’un an d’honorer Moustapha Badreddine. Depuis sa mort, son portrait est placardé partout dans les faubourgs à majorité chiite au sud de la capitale, fief du Hezbollah. La récente installation de plaques bleues à son nom, dans une rue située à deux pas de l’hôpital public Rafic-Hariri, est une forme d’escalade.
Le Hezbollah a toujours défié le tribunal
Cela semble adresser un camouflet au tribunal international, où le procès des coupables de l’assassinat de Rafic Hariri est en passe de s’achever. Après la clôture des déclarations finales, vendredi 21 septembre, l’instance doit rendre son verdict concernant les quatre accusés, jugés en leur absence, tous membres présumés du Hezbollah. En 2016, prenant acte de la mort de Moustapha Badreddine, le TSL avait mis fin à la procédure engagée contre lui. Mais son nom n’a cessé de ressurgir. Le puissant parti chiite a toujours défié le tribunal, le jugeant « politisé ». Tout en démentant son implication dans l’attentat de 2005, il a mené un long travail de sape de cette institution, délégitimée aux yeux de son public.
Dès qu’ont circulé les photos des panneaux signalétiques, qui portent en arabe la mention de « martyr », les réseaux sociaux se sont enflammés entre partisans et opposants du Hezbollah. Le ministre de l’intérieur sortant, Nohad Machnouk, membre de la formation de M. Hariri, veut obtenir le retrait des plaques.
Mais cela semble mission impossible. « Le ministère aurait dû riposter avant », estime un avocat. Les élus de Ghobeiry affirment avoir notifié, à l’été 2017, leur décision au ministère, qui n’a pas réagi. Selon l’expert juridique, « de part et d’autre, l’affaire est politique. Elle est mise sur le tapis à cause de la conclusion des travaux du TSL. » Un interlocuteur, au sein du ministère de l’intérieur, interprète ce baptême de rue comme une « provocation aux yeux d’une moitié des Libanais », ceux qui dénoncent l’hégémonie du Hezbollah au Liban.
Fin août, Hassan Nasrallah, le chef de cette force politico-militaire, a réaffirmé que le TSL n’a « aucune valeur » aux yeux de sa formation. Mais les pressions s’accentuent sur elle, avec, par ailleurs, des sanctions américaines. Dans ce contexte, la nomination de la rue Badreddine, écrit Roula Mouwaffaq dans le quotidien Al Liwaa, correspond au « besoin », pour le Hezbollah, de « mobiliser sa base ». Et de s’interroger : « Le pays est-il au seuil d’un nouveau cycle de tensions confessionnelles ? »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Certains pays tiers peuvent espérer tirer profit de la réorganisation des flux commerciaux.
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La bataille commerciale Chine-Etats-Unis pourrait aussi faire des gagnants

Certains pays tiers peuvent espérer tirer profit de la réorganisation des flux commerciaux.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h03
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 16h21
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Pour les économistes, l’affaire est entendue : les guerres commerciales sont néfastes à la croissance mondiale et font surtout des perdants. Chez les ménages, qui voient les prix augmenter, et parmi les entreprises aux chaînes de productions éclatées aux quatre coins de la planète. La bataille commerciale entre Washington et Pékin « pourrait avoir un coût économique important », vient encore de mettre en garde le Fonds monétaire international (FMI).
L’ambiance entre les deux pays est plus que fraîche : la Chine a annulé la nouvelle série de négociations commerciales prévue prochainement avec les Etats-Unis ainsi que le déplacement à Washington du vice-premier ministre Liu He programmé la semaine prochaine, a ainsi rapporté, vendredi 21 septembre, le Wall Street Journal.

Il n’empêche. Ces dernières semaines, les scénarios se sont multipliés sur les potentiels bénéficiaires, parmi les pays tiers, de l’épreuve de force opposant la Chine aux Etats-Unis. Depuis plusieurs mois, les deux géants s’affrontent à coups de droits de douane punitifs, dont une nouvelle salve doit entrer en vigueur, lundi 24 septembre.
Spectatrices de l’escalade, certaines entreprises d’Europe, d’Amérique du Nord ou d’Asie espèrent être les gagnantes de ce que les analystes appellent les « effets de détournement de trafic »: leurs produits, aux prix devenus comparativement plus attractifs, pourraient se substituer à ceux de leurs concurrentes chinoises et américaines sur ces deux marchés.
Le Mexique et le Canada bien placés
L’industrie automobile, les machines et l’aéronautique devraient bénéficier de cette épreuve de force bilatérale
Au jeu du « qui perd gagne », le Mexique et le Canada, partenaires traditionnels des Etats-Unis, sont évidemment bien placés. Ils ne sont pas les seuls. L’Union européenne (UE) a aussi ses chances, a fortiori en étant déjà le deuxième plus gros fournisseur à la fois des Etats-Unis et de la Chine.
Certains...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ La consommation et la culture de la marijuana deviendront légales au Canada, le 17 octobre. Depuis quelques semaines, les valorisations boursières de la plante ont décollé, explique dans sa chronique Laurence Girard, journaliste au « Monde »
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« Le cannabis fleure bon l’euphorie boursière »

La consommation et la culture de la marijuana deviendront légales au Canada, le 17 octobre. Depuis quelques semaines, les valorisations boursières de la plante ont décollé, explique dans sa chronique Laurence Girard, journaliste au « Monde »



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h00
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Oubliez les bitcoins. Les billets verts se ruent désormais vers la feuille verte. Le cannabis fleure bon l’euphorie boursière. C’est la nouvelle coqueluche des spéculateurs outre-Atlantique, attirés par les usages pharmaceutiques mais surtout récréatifs de la marijuana.
Les regards sont rivés sur la pendule. J-25. Le compte à rebours est lancé. Le 17 octobre, la consommation et la culture du cannabis deviendront légales au Canada, premier pays du G7 à autoriser cette drogue. L’échéance n’a pas échappé à nombre de coureurs de primes. Dans le terreau canadien, des producteurs de cannabis ont germé. D’abord dans l’optique des usages thérapeutiques de la plante, les premiers à obtenir le feu vert. Très vite, pour profiter de l’aubaine, ils ont choisi d’être cotés à la Bourse canadienne.
Et depuis quelques semaines, les valorisations boursières du cannabis ont décollé et planent dans le ciel spéculatif. D’autant que des fabricants de boissons ont commencé à miser de grosses sommes dans l’aventure. Tel le propriétaire de la bière Corona, le groupe de spiritueux américain Constellation Brands. Mi-août, il a fait sensation en déboursant 3,4 milliards d’euros pour détenir 38 % du capital de la société Canopy Growth, première productrice canadienne de cannabis. Il avait pris un premier ticket de 10 % des parts en 2017.

Le géant américain des sodas, Coca-Cola, a contribué à gonfler encore la bulle en reconnaissant lundi 17 septembre être prêt à mettre une pincée de cannabidiol dans ses boissons. Une alliance avec le canadien Aurora serait aussi en discussions. Un retour aux sources, n’hésitent pas à commenter certains observateurs, rappelant qu’à l’origine, le Coca contenait un soupçon de cocaïne. Même s’il a été remplacé depuis belle lurette par la caféine.
Course à l’échalote
La bulle va-t-elle faire pschitt ? La question se pose au vu de l’effervescence suscitée par le parcours boursier de la société Tilray. Cette jeune pousse du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Affaiblie et critiquée après l’échec du sommet européen, la première ministre britannique a contre-attaqué en accusant les Vingt-Sept d’avoir manqué de « respect » au Royaume-Uni.
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Brexit : retour à Londres douloureux pour Theresa May

Affaiblie et critiquée après l’échec du sommet européen, la première ministre britannique a contre-attaqué en accusant les Vingt-Sept d’avoir manqué de « respect » au Royaume-Uni.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 14h00
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Quand un Britannique vous dit « you must come for dinner », cela n’est pas une invitation à dîner, juste une marque de politesse. Lorsqu’il lance « I hear what you say », cela ne signifie pas qu’il accepte votre point de vue mais qu’il met un terme à la conversation. Est-ce à cause de ce genre de quiproquo que le sommet européen de Salzbourg, jeudi 20 septembre, a tourné au désastre pour Theresa May et sonné le glas de son « plan Chequers » pour le Brexit ?
La première ministre britannique était arrivée le cœur presque léger au pays de La Mélodie du bonheur. Elle est tombée des nues lorsque les Vingt-Sept lui ont signifié que son projet, conçu dans la douleur et combattu par les partisans d’une rupture totale avec l’UE comme Boris Johnson, « ne fonctionnera pas ».
La presse britannique évoque presque unanimement une première ministre « tombée dans un guet-apens » et « humiliée ». Dans les médias, le « blame game » [chasse aux responsables] a commencé. Une partie d’entre eux met en cause les erreurs stratégiques et les positions intenables de Mme May, l’autre s’en prend aux dirigeants européens et en particulier à Emmanuel Macron qui a attaqué les « menteurs » du Brexit. De fait, la rebuffade de Salzbourg ravit les « hard brexiters » et affaiblit gravement Theresa May à dix jours du Congrès des Tories où elle devra les affronter.
me May a juré qu’elle ne transigerait pas et qu’elle se tenait prête à un divorce sans accord, assurant, contre toute évidence, que la balle est dans le camp de l’UE
Vendredi 21 septembre, dans une intervention volontairement dramatisée et à destination purement nationale, la première ministre a accusé les Vingt-Sept d’avoir manqué de « respect » au Royaume-Uni et constaté « l’impasse ». Mme May a juré qu’elle ne transigerait pas et qu’elle se tenait prête...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Des militaires, des femmes et des enfants ont été tués par des hommes qui ont ouvert le feu sur un défilé commémorant le début de la guerre Iran-Irak dans la ville d’Ahvaz.
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Iran : une attaque terroriste lors d’un défilé militaire fait au moins 29 morts

Des militaires, des femmes et des enfants ont été tués par des hommes qui ont ouvert le feu sur un défilé commémorant le début de la guerre Iran-Irak dans la ville d’Ahvaz.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 08h56
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 16h31
   





                        



   


Au moins vingt-neuf personnes ont été tuées et cinquante-trois autres blessées, samedi 22 septembre, lors d’une attaque terroriste contre un défilé militaire à Ahvaz, ville du sud-ouest de l’Iran, selon l’agence de presse ISNA (Iranian Students News Agency) et la télévision d’Etat.
Les victimes sont en grande partie des gardiens de la révolution, l’armée d’élite iranienne, mais des civils ont également été tués, dont des femmes, une fillette et « un ancien combattant qui a été tué sur sa chaise roulante », selon Abolfazl Shekarchi, porte-parole de l’armée. Certains des blessés « sont dans un état critique », précise l’ISNA, citant le vice-gouverneur de la province du Khouzestan, Ali-Hossein Hosseinzadeh.
L’attaque a eu lieu vers 9 heures (6 h 30, heure de Paris). Des images de l’attentat ont été filmées par des caméras de la télévision iranienne rapporte dans un tweet le journaliste Ali Kheradpir :

Gun attack against a military parade in Iranian western city, #Ahvaz. The moment of incident on live air. https://t.co/gFNbiBUqYr— AliKheradpir (@Ali Kheradpir)


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Téhéran accuse un « régime étranger »
Plusieurs médias iraniens rapportent que les auteurs de l’attaque étaient eux-mêmes vêtus de treillis militaires. Les quatre individus du commando qui a fait feu sur la foule ont été abattus, selon Abolfazl Shekarchi : trois d’entre eux ont été tués sur le site de l’attaque, le quatrième, blessé et arrêté, est mort à l’hôpital.
Le groupe djihadiste Etat islamique a revendiqué l’attaque un peu plus tard dans la journée — une responsabilité difficile à établir avec certitude, tant les dernières revendications du groupe terroriste ont été opportunistes.
Plusieurs responsables iraniens, à l’instar du président Hassan Rohani, ont mis en cause « ceux qui fournissent un soutien en matière de renseignement et de propagande à ces terroristes » et ont promis une « réponse terrible ».
Le ministre des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, avait directement mis en cause non pas l’EI, mais les Etats-Unis, écrivant sur Twitter :
« Des terroristes recrutés, entraînés et payés par un régime étranger ont attaqué Ahvaz [...] L’Iran considère que les parrains régionaux du terrorisme et leurs maîtres américains sont responsables de telles attaques. »
Ramezan Sharif, porte-parole des gardiens de la révolution, avait été plus précis quant aux auteurs de l’attaque, accusant un groupe séparatiste arabe dans des propos rapportés par l’ISNA :
« Ceux qui ont ouvert le feu sur les gens et les forces armées sont liés au mouvement Al-Ahvazieh. Ils sont nourris par l’Arabie saoudite, et ils ont essayé de faire de l’ombre à la puissance des forces armées. »
Un mouvement séparatiste d’autant plus fort que les habitants de la province du Khouzestan, majoritairement arabes dans un pays perse, se disent parfois « abandonnés » par le pouvoir central. Ces dernières années, les tempêtes de poussière et la pollution atmosphérique, à cause notamment des activités des raffineries de pétrole dans la région, ont donné lieu à des mouvements de contestation civile.

        Lire aussi :
         

                La ville d’Ahvaz, en Iran, étouffe sous les tempêtes de poussière



Pendant la commémoration de la guerre Iran-Irak
L’attentat a eu lieu alors que l’Iran marque la journée nationale des forces armées, qui commémore chaque 22 septembre le déclenchement par Bagdad de la guerre entre l’Iran et l’Irak (1980-1988) et la résistance de la « défense sacrée » iranienne lors de cette « guerre imposée », selon la phraséologie officielle.
Le Khouzestan fut une des régions iraniennes les plus touchées par les combats pendant cette guerre. Saddam Hussein escomptait que ses soldats y seraient accueillis en libérateurs par la population arabe, mais celle-ci se montra dans l’ensemble fidèle à l’Iran.
Le 20 juillet, dix gardiens de la révolution ont été tués dans une attaque perpétrée par des insurgés contre l’une de leurs bases dans le village de Dari, situé dans le district de Marivan, dans le nord-ouest du Kurdistan iranien.
Le 7 juin 2017, des hommes armés et des kamikazes avaient attaqué le Parlement et le mausolée de l’imam Khomeiny, à Téhéran, faisant dix-sept morts et des dizaines de blessés, les premières attaques revendiquées par le groupe djihadiste Etat islamique en Iran. Les gardiens de la révolution avaient, alors aussi, dénoncé l’« implication » de l’Arabie saoudite et des Etats-Unis dans ces attentats.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le passage en force des sénateurs républicains risque d’être à double tranchant, dans le contexte d’une mobilisation sans précédent des femmes aux élections de mi-mandat.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/09/2018
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Les Etats-Unis se déchirent sur le cas Kavanaugh

Le passage en force des sénateurs républicains risque d’être à double tranchant, dans le contexte d’une mobilisation sans précédent des femmes aux élections de mi-mandat.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h51
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 09h27
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Donald Trump a rompu, vendredi 21 septembre, avec la retenue qu’il observait depuis les accusations d’agression sexuelle portées par une universitaire, Christine Blasey Ford, contre le candidat qu’il a choisi en juillet pour occuper un siège devenu vacant à la Cour suprême des Etats-Unis.
Après s’être contenté, dans un premier temps, de défendre le juge Brett Kavanaugh, le président est passé à l’offensive en jetant le doute sur la réalité de faits qui remontent à plus de trente ans. La Maison Blanche s’était tenue jusqu’à présent à la formule d’une conseillère du président, Kellyanne Conway, qui avait jugé que « cette femme » ne devait pas être « insultée ni ignorée ». « Je suis sûr que si les attaques avaient été aussi graves que ce que dit le Dr. Ford, il y aurait eu une plainte d’elle ou de ses parents », a écrit le président américain sur son compte Twitter. Des propos qui s’ajoutent à des déclarations similaires de sénateurs républicains.
Vendredi soir, les sénateurs républicains ont proposé un délais supplémentaire à Christine Blasey Ford afin qu’elle décide si elle souhaite ou non témoigner devant une commission sénatoriale. Brett Kavanaugh, de son côté, nie catégoriquement les accusations. Celles-ci avaient été rapportées pour la première fois à un psychothérapeute sans que le nom du juge soit mentionné.
Avec son Tweet, Donald Trump ne s’est pas seulement attiré les critiques des démocrates. Il a aussi soulevé une flambée de témoignages publiés sur le même canal sous le hashtag #WhyIDidntReport (« Pourquoi je n’ai pas porté plainte ») livrés par des dizaines d’internautes. Ces messages outrés visaient à rappeler le sentiment de honte ou de peur qui paralyse l’écrasante majorité des victimes d’agressions sexuelles, selon les propres statistiques du département de la justice des Etats-Unis.
Une nomination politisée à l’extrême
Cette colère est à l’image de la sourde mêlée qu’est devenue la nomination...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud, députés LFI, s’inquiètent dans une tribune au « Monde » du projet d’« Europe de la défense ».
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« L’Allemagne vise-t-elle une hégémonie complète en Europe ? »

Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud, députés LFI, s’inquiètent dans une tribune au « Monde » du projet d’« Europe de la défense ».



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 15h23
    |

Bastien Lachaud (Député de Seine-Saint-Denis (La France insoumise)) et Jean-Luc Mélenchon (Député des Bouches-du-Rhône, président du groupe La Fran...







                        



                                


                            
Tribune. L’emprise économique de l’Allemagne sur l’Europe s’affirme. Sa situation sociale est aussi critique que celle de la France, mais son poids dans les échanges commerciaux mondiaux permet à son gouvernement conservateur de parler en maître.

De ce côté-ci du Rhin, les naïfs se sont bercés d’illusions en chantant la fable du « couple franco-allemand. » Face au déclin supposé inéluctable de son influence, la France a fantasmé un partenariat entre égaux fondé notamment sur la répartition des rôles : aux Allemands, la puissance économique, aux Français la puissance diplomatique et militaire. Ce calcul montre à présent ses limites.
Postes importants monopolisés
Au sein des institutions européennes, le déséquilibre est devenu patent. Le fait a été relevé par Jean Quatremer, journaliste bien connu pour son europhilie constante : au fil des ans, tous les postes importants ont été monopolisés par des Allemands, le plus souvent apparentés à la CDU d’Angela Merkel. Les secrétaires généraux du Parlement et du Service européen d’action extérieure sont allemands ; de même que celui de la Commission, Martin Selmayr, nommé en plus en contravention des règles !
Les présidents de la Cour des comptes, de la Banque européenne d’investissement et le directeur général du Mécanisme de stabilité sont allemands. Au Parlement européen, quatre présidents de groupe sur huit sont allemands, dont ceux des deux plus nombreux. Celui du PPE, Manfred Weber, pourrait même devenir président de la Commission… Le problème posé n’est pas qu’ils soient allemands, mais qu’ils le soient tous !

Mais les ambitions allemandes ne s’arrêtent pas là. L’arrivée de Trump à la Maison blanche et la guerre commerciale qu’il a lancée amènent les Allemands à reconsidérer leurs liens avec les Etats-Unis d’Amérique. Le mois dernier, le ministre des affaires étrangères, Heiko Maas, a publié un long texte dans ce sens dans la version en anglais de Handelsblatt,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Le développement du numérique fait exploser la consommation d’électricité et les émissions de gaz à effet de serre. Les géants de la Silicon Valley investissent dans les énergies renouvelables.
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Electricité : Google, Apple, Facebook et Amazon se mettent-ils vraiment au vert ?

Le développement du numérique fait exploser la consommation d’électricité et les émissions de gaz à effet de serre. Les géants de la Silicon Valley investissent dans les énergies renouvelables.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h08
    |

            Alexandre Piquard et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

Casque de chantier sur la tête, lunettes de soleil sur le nez, Jeff Bezos brandit une bouteille de champagne, avant de la fracasser à ses pieds. Le drone qui filme cette vidéo soigneusement mise en scène recule. On voit alors le patron d’Amazon debout au sommet d’une éolienne de près de 100 mètres de haut.
Le leader de la vente en ligne « baptise » ainsi fièrement un immense parc, installé dans le venteux Etat américain du Texas, le 19 octobre 2017 : cent turbines doivent y produire pour le roi du e-commerce 1 térawattheure par an (soit 15 % d’un réacteur nucléaire).
Bezos et ses rivaux de la Silicon Valley multiplient ces derniers mois les promesses électriques. En avril, à quelques jours d’intervalle, Google puis Apple ont annoncé être d’ores et déjà alimentés à 100 % en énergies renouvelables. 
Fin août, c’est au tour de Facebook de s’engager à n’avoir recours, d’ici à 2020, qu’à de l’électricité n’émettant pas de gaz à effet de serre, c’est-à-dire issue de panneaux solaires, d’éoliennes ou de barrages hydroélectriques. Au passage, la firme de Mark Zuckerberg précise avoir dépassé, en 2017, avec un an d’avance, la barre des 50 % de renouvelables. Amazon était lui aussi, début 2018, à mi-chemin des 100 %, le niveau qu’il veut atteindre « à terme », sans fixer de date précise.
Si le numérique apparaissait à ses débuts plus « propre » que le vieux monde industriel fait de brique et de mortier, il se révèle, lui aussi, polluant. Des milliers de serveurs sont sollicités 24 heures sur 24 dans le monde entier, pour permettre aux internautes de « liker » sur Facebook, de rechercher dans Google, d’écouter leurs tubes sur Apple Music ou de regarder des vidéos sur YouTube et Netflix. Google consomme ainsi à peu près autant d’électricité annuellement que la ville de San Francisco ou la Bolivie et Facebook que le Sénégal.

« Leaders sur le marché »
« Le secteur des nouvelles technologies...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Laurent Hénart, coprésident du Mouvement radical social et libéral, appelle, dans une tribune au « Monde », à dépasser les contingences nationales en vue des élections européennes de mai 2019
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« Oui, l’Europe peut mourir au printemps »

Laurent Hénart, coprésident du Mouvement radical social et libéral, appelle, dans une tribune au « Monde », à dépasser les contingences nationales en vue des élections européennes de mai 2019



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 10h49
    |

Laurent Hénart (Maire de Nancy, coprésident du Mouvement radical social libéral)







                        



                                


                            

Tribune. Voici une dizaine d’années maintenant que les forces populistes ont déclaré la guerre à l’Europe. A la démocratie représentative, aux libertés, à l’ouverture au monde. Portées par la crise de 2008 et la déstabilisation des sociétés occidentales, elles sont arrivées au pouvoir en Pologne, en République tchèque, en Autriche, en Hongrie. La vague déferle, et rien ne semble pouvoir l’arrêter, ni les doutes qui entourent le Brexit, ni le désordre international semé par Donald Trump, ni la dérive de l’Italie, pays frère, nation fondatrice de l’Union, terre pourtant meurtrie par le fascisme il y a à peine trois générations.
Partout, les mêmes anathèmes, la même pensée unique souverainiste. Pas une journée sans amalgames entre les migrants et les réfugiés, les élus et la mafia, la presse et la propagande, l’étranger et le chômage. Entre Bruxelles et les marchés financiers. Pas une année sans que l’on constate un recul de la liberté d’expression et des droits des populations fragiles ou minoritaires.
Quarante ans après la première session du Parlement européen élu au suffrage universel, sous la présidence de Simone Veil, il est de plus en plus évident, pour les Français qui chérissent l’idéal d’une construction continentale humaniste, que les élections de mai seront les plus dramatiques de notre histoire contemporaine. Oui, l’Europe peut mourir au printemps prochain.
Barrer la route au populisme
Imaginons en effet que la France envoie à son tour un signal populiste. Un scénario tout à fait vraisemblable. Après tout, plus de la moitié des suffrages exprimés au premier tour de l’élection présidentielle de 2017 agrégeaient des aspirations extrémistes et populistes, de droite et de gauche.
Avec nos adhérents, avec Sylvia Pinel, le Mouvement radical, social et libéral achèvera ce week-end à Montpellier la préparation de son projet européen. Nous seront présents dans l’élection de mai prochain et nous pouvons, nous aussi,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Le mouvement fondé en Allemagne par Sahra Wagenknecht partage avec celui de Jean-Luc Mélenchon un même populisme eurosceptique, explique Eckhard Jesse, professeur de science politique à l’université de Chemnitz, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Aufstehen prend modèle sur La France insoumise »

Le mouvement fondé en Allemagne par Sahra Wagenknecht partage avec celui de Jean-Luc Mélenchon un même populisme eurosceptique, explique Eckhard Jesse, professeur de science politique à l’université de Chemnitz, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 10h40
    |

Eckhard Jesse (Professeur de science politique à l'université de Chemnitz, Allemagne)







                        



                                


                            
Tribune. Le 4 septembre, Sahra Wagenknecht – vice-présidente du parti Die Linke (« la gauche ») – a annoncé officiellement, après y avoir travaillé des mois durant, la fondation d’un nouveau mouvement, Aufstehen (« Debout »). Pour cela, elle n’a pas seulement reçu le soutien de personnalités issues de ses rangs : son initiative a été appuyée par des personnalités du SPD – le Parti social-démocrate allemand – et des Verts (même si on ne compte pas parmi elles de figures de premier plan). Plus de 150 000 personnes ont très vite signé l’appel à fondation d’Aufstehen.
Epaulée par Oskar Lafontaine, son époux, qui, avant de prendre la direction de Die Linke (de 2007 à 2010), avait présidé le SPD (de 1995 à 1999), Sahra Wagenknecht – qui est née en 1969 en RDA et avait adhéré en 1989 au SED, le Parti socialiste unifié d’Allemagne – entend fédérer différents camps de la gauche qui, jusqu’ici, ne sont pas parvenus à s’accorder. Son objectif avoué est de faire souffler un air nouveau, de regagner la confiance de ceux qui ne croient plus en la politique, mais aussi d’exercer une influence à la droite de l’échiquier politique.
« Si ce mouvement est de gauche sur le plan socio-économique, il ne l’est pas sur le plan socioculturel »
Cet appel à fondation, intitulé « Ensemble pour un pays juste et pacifique », débute ainsi : « Les dés sont pipés. Dans notre pays, en Europe et au-delà. Le profit l’emporte sur l’intérêt général, la force sur le droit des peuples, l’argent sur la démocratie, la surconsommation sur une économie soucieuse de l’environnement. Là où ne comptent que les valeurs cotées en Bourse, l’humanité est laissée sur le bas-côté. Nous nous opposons à cela : nous lutterons pour la justice et la cohésion sociale, pour la paix et le désarmement, pour la préservation de notre environnement naturel. » Cet appel à fondation n’est pas présenté comme un programme politique parachevé. Celui-ci reste en effet à concevoir avec ceux qui...




                        

                        

