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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Des militaires, des femmes et des enfants ont été tués par des hommes qui ont ouvert le feu sur un défilé commémorant le début de la guerre Iran-Irak dans la ville d’Ahvaz.
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Iran : une attaque terroriste lors d’un défilé militaire fait au moins 29 morts

Des militaires, des femmes et des enfants ont été tués par des hommes qui ont ouvert le feu sur un défilé commémorant le début de la guerre Iran-Irak dans la ville d’Ahvaz.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 08h56
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 16h31
   





                        



   


Au moins vingt-neuf personnes ont été tuées et cinquante-trois autres blessées, samedi 22 septembre, lors d’une attaque terroriste contre un défilé militaire à Ahvaz, ville du sud-ouest de l’Iran, selon l’agence de presse ISNA (Iranian Students News Agency) et la télévision d’Etat.
Les victimes sont en grande partie des gardiens de la révolution, l’armée d’élite iranienne, mais des civils ont également été tués, dont des femmes, une fillette et « un ancien combattant qui a été tué sur sa chaise roulante », selon Abolfazl Shekarchi, porte-parole de l’armée. Certains des blessés « sont dans un état critique », précise l’ISNA, citant le vice-gouverneur de la province du Khouzestan, Ali-Hossein Hosseinzadeh.
L’attaque a eu lieu vers 9 heures (6 h 30, heure de Paris). Des images de l’attentat ont été filmées par des caméras de la télévision iranienne rapporte dans un tweet le journaliste Ali Kheradpir :

Gun attack against a military parade in Iranian western city, #Ahvaz. The moment of incident on live air. https://t.co/gFNbiBUqYr— AliKheradpir (@Ali Kheradpir)


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Téhéran accuse un « régime étranger »
Plusieurs médias iraniens rapportent que les auteurs de l’attaque étaient eux-mêmes vêtus de treillis militaires. Les quatre individus du commando qui a fait feu sur la foule ont été abattus, selon Abolfazl Shekarchi : trois d’entre eux ont été tués sur le site de l’attaque, le quatrième, blessé et arrêté, est mort à l’hôpital.
Le groupe djihadiste Etat islamique a revendiqué l’attaque un peu plus tard dans la journée — une responsabilité difficile à établir avec certitude, tant les dernières revendications du groupe terroriste ont été opportunistes.
Plusieurs responsables iraniens, à l’instar du président Hassan Rohani, ont mis en cause « ceux qui fournissent un soutien en matière de renseignement et de propagande à ces terroristes » et ont promis une « réponse terrible ».
Le ministre des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, avait directement mis en cause non pas l’EI, mais les Etats-Unis, écrivant sur Twitter :
« Des terroristes recrutés, entraînés et payés par un régime étranger ont attaqué Ahvaz [...] L’Iran considère que les parrains régionaux du terrorisme et leurs maîtres américains sont responsables de telles attaques. »
Ramezan Sharif, porte-parole des gardiens de la révolution, avait été plus précis quant aux auteurs de l’attaque, accusant un groupe séparatiste arabe dans des propos rapportés par l’ISNA :
« Ceux qui ont ouvert le feu sur les gens et les forces armées sont liés au mouvement Al-Ahvazieh. Ils sont nourris par l’Arabie saoudite, et ils ont essayé de faire de l’ombre à la puissance des forces armées. »
Un mouvement séparatiste d’autant plus fort que les habitants de la province du Khouzestan, majoritairement arabes dans un pays perse, se disent parfois « abandonnés » par le pouvoir central. Ces dernières années, les tempêtes de poussière et la pollution atmosphérique, à cause notamment des activités des raffineries de pétrole dans la région, ont donné lieu à des mouvements de contestation civile.

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                La ville d’Ahvaz, en Iran, étouffe sous les tempêtes de poussière



Pendant la commémoration de la guerre Iran-Irak
L’attentat a eu lieu alors que l’Iran marque la journée nationale des forces armées, qui commémore chaque 22 septembre le déclenchement par Bagdad de la guerre entre l’Iran et l’Irak (1980-1988) et la résistance de la « défense sacrée » iranienne lors de cette « guerre imposée », selon la phraséologie officielle.
Le Khouzestan fut une des régions iraniennes les plus touchées par les combats pendant cette guerre. Saddam Hussein escomptait que ses soldats y seraient accueillis en libérateurs par la population arabe, mais celle-ci se montra dans l’ensemble fidèle à l’Iran.
Le 20 juillet, dix gardiens de la révolution ont été tués dans une attaque perpétrée par des insurgés contre l’une de leurs bases dans le village de Dari, situé dans le district de Marivan, dans le nord-ouest du Kurdistan iranien.
Le 7 juin 2017, des hommes armés et des kamikazes avaient attaqué le Parlement et le mausolée de l’imam Khomeiny, à Téhéran, faisant dix-sept morts et des dizaines de blessés, les premières attaques revendiquées par le groupe djihadiste Etat islamique en Iran. Les gardiens de la révolution avaient, alors aussi, dénoncé l’« implication » de l’Arabie saoudite et des Etats-Unis dans ces attentats.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Une telle situation n’avais jamais été observée depuis les premiers relevés de température au sommet de cette montagne, selon Météo France.
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Il n’a pas gelé depuis 100 jours sur le pic du Midi, du jamais-vu depuis 1882

Une telle situation n’avais jamais été observée depuis les premiers relevés de température au sommet de cette montagne, selon Météo France.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 18h08
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 18h09
   





                        



   


Il n’y a pas eu de gel depuis 100 jours sur le pic du Midi, a annoncé Météo-France samedi 22 septembre. Une situation inédite depuis 1882 et les premiers relevés de température dans cette montagne emblématique des Pyrénées françaises, qui culmine à 2 870 mètres. Le précédent record de 1999 était de 77 jours sans gel.
Selon Météo France, le massif connaît une situation exceptionnelle avec une température de 10 °C enregistrée samedi à 15H00 au pic du Midi. Dans la nuit du 21 au 22 septembre, la température minimale s’est établie à 4,7°C, a précisé la même source. Il faut remonter au 14 juin pour trouver une température négative (-1,6°C) à la station météo du sommet.
Une situation qui pourrait fortement s’aggraver dans les prochaines décennies
Les températures maximales dans les Pyrénées pourraient gagner jusqu’à 7,1 degrés d’ici à la fin du siècle, selon un scénario basé sur la tendance actuelle (donc sans renforcement supplémentaire de la lutte contre le réchauffement climatique) élaboré par Climpy, un projet de recherche transfrontalier entre la France, l’Espagne et Andorre.
Entre 1959 et 2010, « les températures moyennes dans les Pyrénées ont augmenté de 1,2°C », selon Climpy.
Sur cette période, les cumuls annuels des précipitations ont baissé de 2,5 %, « en raison surtout de la diminution des précipitations durant l’hiver et l’été. Le versant espagnol et méditerranéen a connu une baisse plus importante que le versant français », notent les scientifiques.

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                Comment l’homme bouscule l’équilibre du climat sur la Terre






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Sous la pression de l’Italie, le navire humanitaire, qui patrouille au large de la Libye, risque de perdre son drapeau, et de devenir un pirate des mers.
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Pourquoi le Panama veut retirer son pavillon à l’« Aquarius »

Sous la pression de l’Italie, le navire humanitaire, qui patrouille au large de la Libye, risque de perdre son drapeau, et de devenir un pirate des mers.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 16h16
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 16h33
   





                        



   


L’Aquarius va-t-il devenir un pirate des mers ? Le navire humanitaire de SOS Méditerranée et de Médecins sans frontières (MSF) est sur le point de se voir retirer son pavillon par l’Etat du Panama, alors même qu’il patrouille actuellement au large des côtes libyennes, dans le cadre de sa mission de recherche et de sauvetage.
L’Etat d’Amérique centrale justifie sa démarche en expliquant que l’Italie lui a signalé un comportement de l’Aquarius contrevenant au droit international. « L’autorité maritime panaméenne a engagé le processus de retrait du pavillon du navire Aquarius 2, ex-Aquarius, explique le Panama dans un communiqué publié vendredi, en raison des rapports internationaux reçus, selon lesquels le bateau ne respecte pas les procédures juridiques internationales en matière d’immigrants et de réfugiés secourus en mer Méditerranée. La principale plainte provient des autorités italiennes, qui ont rapporté le fait que le navire a refusé de ramener les migrants et réfugiés secourus à leur lieu d’origine. »
Jeudi 20 septembre, au matin, dix Pakistanais — dont un mineur isolé de 14 ans — et un Ivoirien ont été secourus en mer par le navire humanitaire. Ils ont été repérés à 28 milles marins des côtes libyennes, à bord d’une barque en fibre de verre. Ils avaient quitté la ville côtière de Zouara, en Libye, la veille, aux alentours de 23 heures, et se trouvaient à plus de 120 milles marins du rivage européen le plus proche, l’île italienne de Lampedusa.
Les autorités maritimes libyennes, chargées depuis juin de la coordination des secours dans cette partie des eaux internationales, avaient demandé à l’Aquarius de transférer les migrants à bord d’une navette des gardes-côtes libyens. L’Aquarius a refusé, en se prévalant des conventions maritimes internationales. Celles-ci prévoient que toute personne secourue en mer, quels que soient son statut et sa nationalité, soit débarquée dans un lieu sûr. Or, la Libye n’est pas considérée comme un lieu sûr de débarquement, ainsi que l’a encore rappelé le Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies (HCR) en septembre.
Seul bateau humanitaire à patrouiller en Méditerranée
Les patrouilles de l’Aquarius en Méditerranée centrale, la route migratoire la plus meurtrière avec près de quinze mille personnes disparues depuis 2014, ont commencé en février 2016. Depuis cet été, les activités humanitaires ont été mises à rude épreuve dans cette zone, critiquées par les gouvernements européens. Sous l’impulsion du ministre de l’intérieur d’extrême droite Matteo Salvini, l’Italie, puis Malte, ont notamment décidé de fermer leurs ports aux ONG, dans une forme de chantage auprès des Etats membres de l’Union européenne, pour revoir les règles d’accueil des migrants.
L’Aquarius a été le premier navire à pâtir de cette situation. En juin, il a dû se rendre jusqu’à Valence, en Espagne, pour pouvoir accoster, alors qu’il avait porté secours à six cent trente migrants en mer. Les navires de plusieurs ONG allemandes sont, en outre, bloqués dans le port de Malte, et l’ONG espagnole Proactiva a renoncé à sa mission au large de la Libye. Tandis que le taux de mortalité en Méditerranée centrale a considérablement augmenté, sous l’effet de cette raréfaction des secours, l’Aquarius est aujourd’hui le seul bateau humanitaire à patrouiller dans l’espoir de sauver des migrants, malgré plusieurs entraves à son action.
Cet été, après une mission de sauvetage, il s’est notamment vu retirer son pavillon gibraltais. Le gouvernement panaméen rappelle d’ailleurs cet incident dans son communiqué, expliquant que les autorités maritimes de Gibraltar n’avaient « pas donné leur accord à l’Aquarius pour qu’il réalise des actions de sauvetage » et qu’elles lui avaient demandé « en juin et en juillet » d’y mettre fin. « L’exécution d’actes qui affectent les intérêts nationaux » est un motif de retrait du pavillon, fait encore valoir le Panama.

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                L’« Aquarius » en quête d’un port sûr pour débarquer onze personnes secourues en mer



« Nous poursuivons notre mission de sauvetage »
A bord de l’Aquarius, à la découverte de cette procédure, la surprise était totale samedi. L’inscription au registre panaméen venait en effet d’être terminée, juste avant que le bateau ne quitte Marseille, où il a fait escale du 27 août au 15 septembre. « En attendant que nous ayons évalué la situation, nous poursuivons notre mission de sauvetage, dans le respect des lois maritimes internationales, ont réagi MSF et SOS Méditerranée. L’Aquarius a réalisé toutes les procédures d’immatriculation auprès du Panama, en toute transparence et conformité avec le droit. »
Jeudi, l’Aquarius avait demandé à l’Italie et à Malte un lieu où pouvoir débarquer les onze personnes secourues. Les deux Etats avaient refusé, Matteo Salvini se fendant d’un tweet grinçant dans lequel il prévenait l’Aquarius : « Je le dis et je le répète : qu’il aille où il veut mais pas en Italie, les ports sont fermés. »

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                Migrants : « Plus tard, cette crise sera dans les livres d’histoire et on en aura honte »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud, députés LFI, s’inquiètent dans une tribune au « Monde » du projet d’« Europe de la défense ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« L’Allemagne vise-t-elle une hégémonie complète en Europe ? »

Jean-Luc Mélenchon et Bastien Lachaud, députés LFI, s’inquiètent dans une tribune au « Monde » du projet d’« Europe de la défense ».



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 15h23
    |

Bastien Lachaud (Député de Seine-Saint-Denis (La France insoumise)) et Jean-Luc Mélenchon (Député des Bouches-du-Rhône, président du groupe La Fran...







                        



                                


                            
Tribune. L’emprise économique de l’Allemagne sur l’Europe s’affirme. Sa situation sociale est aussi critique que celle de la France, mais son poids dans les échanges commerciaux mondiaux permet à son gouvernement conservateur de parler en maître.

De ce côté-ci du Rhin, les naïfs se sont bercés d’illusions en chantant la fable du « couple franco-allemand. » Face au déclin supposé inéluctable de son influence, la France a fantasmé un partenariat entre égaux fondé notamment sur la répartition des rôles : aux Allemands, la puissance économique, aux Français la puissance diplomatique et militaire. Ce calcul montre à présent ses limites.
Postes importants monopolisés
Au sein des institutions européennes, le déséquilibre est devenu patent. Le fait a été relevé par Jean Quatremer, journaliste bien connu pour son europhilie constante : au fil des ans, tous les postes importants ont été monopolisés par des Allemands, le plus souvent apparentés à la CDU d’Angela Merkel. Les secrétaires généraux du Parlement et du Service européen d’action extérieure sont allemands ; de même que celui de la Commission, Martin Selmayr, nommé en plus en contravention des règles !
Les présidents de la Cour des comptes, de la Banque européenne d’investissement et le directeur général du Mécanisme de stabilité sont allemands. Au Parlement européen, quatre présidents de groupe sur huit sont allemands, dont ceux des deux plus nombreux. Celui du PPE, Manfred Weber, pourrait même devenir président de la Commission… Le problème posé n’est pas qu’ils soient allemands, mais qu’ils le soient tous !

Mais les ambitions allemandes ne s’arrêtent pas là. L’arrivée de Trump à la Maison blanche et la guerre commerciale qu’il a lancée amènent les Allemands à reconsidérer leurs liens avec les Etats-Unis d’Amérique. Le mois dernier, le ministre des affaires étrangères, Heiko Maas, a publié un long texte dans ce sens dans la version en anglais de Handelsblatt,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Le parc des Cévennes est devenu la 13e « réserve internationale de ciel étoilé », une distinction de l’ONG Dark-Sky Association, qui favorise la préservation de l’environnement nocturne.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Présenté comme imminent depuis deux ans, « l’accord provisoire » sur la nomination d’évêques est le fruit de négociations qui durent depuis des années.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

« Accord provisoire » entre le Vatican et la Chine sur la nomination d’évêques

Présenté comme imminent depuis deux ans, « l’accord provisoire » sur la nomination d’évêques est le fruit de négociations qui durent depuis des années.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 14h14
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 15h26
    |

            Frédéric Lemaître et 
Cécile Chambraud








                        



   


Le Vatican a annoncé par un communiqué, samedi 22 septembre, la signature, à Pékin, d’un « accord provisoire » avec la République populaire de Chine « sur la nomination des évêques ». Plusieurs fois présentée comme imminente depuis deux ans, cette annonce est le fruit de négociations qui durent depuis plusieurs années entre le Saint-Siège et Pékin.
Pour le Vatican, l’accord vise à remédier à la division des catholiques chinois entre une Eglise officielle étroitement contrôlée par le pouvoir chinois, dont sept des évêques ne sont pas reconnus par Rome, et une Eglise « souterraine », dont les trente évêques ne sont pas reconnus par Pékin. La politique du Saint-Siège a consisté, ces dernières années, à favoriser l’unité de ces communautés « officielle » et « clandestine ». Mais elle ne va pas sans susciter des critiques dans certains secteurs de l’Eglise, qui craignent que les catholiques fidèles à Rome dans les plus grandes difficultés en fassent les frais.
Le communiqué du Vatican dit que cet « accord provisoire » a été signé, pour le Saint-Siège, par le sous-secrétaire pour les relations avec les Etats, Mgr Antoine Camilleri, et, pour Pékin, par Wang Chao, ministre adjoint des affaires étrangères. Le caractère provisoire, est-il précisé, laisse entrevoir « la possibilité d’un réexamen périodique de son application ». Néanmoins affirme le Saint-Siège, « il crée les conditions d’une meilleure collaboration bilatérale ». « L’espoir partagé est que l’accord puisse favoriser un processus de dialogue institutionnel fructueux et tourné vers l’avenir et puisse contribuer positivement à la vie de l’Eglise catholique en Chine, au bien commun du peuple chinois et à la paix dans le monde. » 
« Ce n’est pas la fin d’un processus, c’est le début », a commenté Greg Burke, le porte-parole de la salle de presse du Vatican. Pietro Parolin, le secrétaire d’Etat (numéro 2) du Vatican, a expliqué pour sa part que dans cet accord, « l’objectif du Saint-Siège est pastoral, c’est-à-dire d’aider les Eglises locales pour qu’elles jouissent d’une situation de plus grande liberté, d’une plus grande autonomie, de la possibilité d’une meilleure organisation et qu’ainsi elles se consacrent à l’annonce de l’Evangile ».
Il s’agit donc, pour les signataires, d’un premier pas, qui porte uniquement sur les nominations d’évêques. Celles-ci cristallisent les tensions entre les deux signataires. Pour le Saint-Siège, qui n’entretient pas de relations diplomatiques avec la République populaire de Chine depuis l’expulsion du nonce, en 1951, et le transfert de l’ambassade à Taipeh (le Vatican est l’un des derniers Etats à entretenir des relations diplomatiques avec Taiwan), le choix des évêques par le pape est la condition de l’exercice de la liberté religieuse. Pour Pékin, permettre à une autorité extérieure de nommer souverainement des responsables est inconcevable.

        Notre reportage :
         

          En Chine, les catholiques aspirent à l’unité



Politique de « sinisation » des religions
Depuis 1957, la Chine entretient une « association catholique patriotique » qui nomme des évêques et ne reconnaît pas l’autorité de Rome. Depuis 2010, l’Eglise officielle a nommé sept évêques non reconnus par le Vatican, et Rome une trentaine d’évêques non reconnus par Pékin. Mais certains des évêques nommés par l’Eglise officielle auraient secrètement demandé et obtenu l’accord de Rome. Deux Eglises donc pour une communauté estimée à une dizaine de millions de croyants.
Samedi, en début d’après-midi, un second communiqué du Vatican a annoncé qu’« afin de soutenir la proclamation de l’Evangile en Chine », le pape François avait « décidé de réadmettre dans la communion ecclésiale », c’est-à-dire de reconnaître, les sept évêques « officiels » ordonnés sans son accord.
Dès le début de son pontificat, le pape François a multiplié les signes de bonne disposition envers le pouvoir chinois. Elu un jour avant Xi Jinping, en mars 2013, il avait écrit au dirigeant chinois trois jours plus tard. Une première réunion entre une délégation chinoise et des représentants du Saint-Siège avait eu lieu à Rome en juin 2014. Elle a été suivie de plusieurs autres, alternativement au Vatican et à Pékin. A plusieurs reprises, le pape François a exprimé son désir de pouvoir se rendre un jour en Chine. Après trois ans sans ordination, le 4 août 2015, avait eu lieu la première ordination du pontificat de François, Joseph Zhang Yilin, à Anyang, dans le Henan, choisi par Pékin et approuvé par Rome (mais sans communication officielle du Vatican). Les trois évêques qui présidaient à son ordination avaient eux-mêmes été reconnus par le Vatican.
Mais parallèlement, la pression du pouvoir chinois sur les communautés catholiques n’a cessé de croître sous l’influence de la politique dite de « sinisation » des religions. Si le régime communiste mène une répression impitoyable contre les Ouïgours, des musulmans installés depuis des siècles au Xinjiang, allant jusqu’à en enfermer près d’un million dans des camps de redressement, selon plusieurs estimations, il s’en prend également aux autres cultes. La campagne de « sinisation » des religions relancée en 2016 a abouti à la fermeture voire à la destruction de nombreux lieux de culte catholiques et protestants, à la destruction de milliers de croix et de bibles et à la persécution d’un certain nombre d’ecclésiastiques, voire de fidèles.
« Un périlleux rêve chinois »
Avant même d’être conclu, l’accord entre le Vatican et Pékin était commenté dans la presse chinoise. Dans un éditorial, le quotidien nationaliste, le Global Times, se félicitait dès le 19 septembre de l’accord en vue. « S’il se matérialise, l’accord constituera un progrès substantiel dans les relations Chine-Vatican. C’est une bonne chose non seulement pour les Eglises catholiques en Chine mais aussi pour le développement du catholicisme », écrivait le journal.
Dans le même quotidien, Marcelo Sanchez Sorondo, évêque argentin et actuel chancelier de l’Académie pontificale des sciences et de l’Académie pontificale des sciences sociales, qualifie samedi de « bruyante minorité » les opposants à l’accord. « Selon notre interprétation, les critiques sont une petite minorité de gens, des gens qui voulaient créer des troubles », ajoutait ce proche du pape François, qui, selon le quotidien, se trouvait ces derniers jours dans la province du Shaanxi pour participer à un colloque international sur les transplantations d’organe. L’un des plus opposés à un accord est l’évêque émérite de Hongkong, le cardinal Joseph Zen Ze-kiun. Selon lui, un accord entre Rome et Pékin se ferait nécessairement au détriment de l’Eglise souterraine.
En revanche, l’écrivaine italienne Ilaria Maria Sala rappelle dans le South China Morning Post, le quotidien de Hongkong, où elle vit, qu’il y a quatre ans, lorsque Pékin avait autorisé l’avion pontifical à survoler la Chine alors que le pape François se rendait en Corée, celui-ci avait remercié Xi Jinping et adressé à la nation chinoise « la bénédiction divine de paix et de bien-être ». Mais pour l’écrivaine, dans les circonstances actuelles de répression du fait religieux en Chine, le pape a choisi « un périlleux rêve chinois ».

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                Tensions sur l’ouverture du Vatican vis-à-vis de la Chine






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Le conglomérat qui avait été choisi pour s’associer à Dassault, et bénéficier d’une partie des « compensations » liées à la vente de trente-six avions, a aussi financé un film de Julie Gayet.
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Contrats de Rafale à l’Inde : François Hollande au cœur de la polémique

Le conglomérat qui avait été choisi pour s’associer à Dassault, et bénéficier d’une partie des « compensations » liées à la vente de trente-six avions, a aussi financé un film de Julie Gayet.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 08h29
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 16h20
   





                        



   


L’ex-président de la République français François Hollande a ravivé, vendredi 22 septembre, la polémique en Inde autour de l’achat de trente-six avions de chasse Rafale en 2016, en déclarant au site d’information Mediapart que la France n’avait « pas eu le choix » du partenaire indien du constructeur Dassault.
Ces propos faisaient dans la soirée la « une » de la presse indienne, et viennent nourrir la controverse déclenchée l’année dernière par le Parti du Congrès, la principale formation d’opposition. Le sujet a gagné en ampleur ces dernières semaines dans le débat politique indien.

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                En Inde, le contrat Rafale tourne au scandale politique



« Compensations »
L’opposition indienne accuse notamment le gouvernement de Narendra Modi d’avoir favorisé le conglomérat privé d’un industriel présumé proche du premier ministre. Le but aurait été de bénéficier d’une partie des « compensations » (ou « offsets ») contractuelles de Dassault, au détriment de l’entreprise publique Hindustan Aeronautics Limited (HAL).
Des responsables indiens et français assurent que l’avionneur français a librement choisi de s’associer à Reliance Group, dirigé par le magnat Anil Ambani. Cette société n’avait pourtant aucune expérience préalable dans l’aéronautique.
« Nous n’avions pas notre mot à dire à ce sujet. (...) Nous avons pris l’interlocuteur qui nous a été donné », a déclaré l’ancien président de la République français (2012-2017) François Hollande à Mediapart. « C’est le gouvernement indien qui a proposé ce groupe de services, et Dassault qui a négocié avec Ambani. »
M. Hollande use notamment de cet argument pour se défendre de tout possible conflit d’intérêts avec Reliance Group, qui a partiellement financé en 2016 un film de sa compagne, Julie Gayet. « C’est pourquoi, par ailleurs, ce groupe n’avait pas à me faire quelque grâce de quoi que ce soit. Je ne pouvais même pas imaginer qu’il y avait un quelconque lien avec un film de Julie Gayet. »
Interrogé par l’AFP en marge d’une conférence qu’il donnait vendredi à Montréal, M. Hollande a souligné que le nom de Reliance Group était apparu dans le cadre de la « nouvelle formule » de négociations sur l’achat de Rafale, décidée par le gouvernement Modi après son arrivée au pouvoir.
Interrogé pour savoir si l’Inde avait fait pression pour que Reliance Group soit partenaire de Dassault, M. Hollande a répondu qu’il n’était « pas au courant ». « Dassault est seul capable de le dire », a-t-il ajouté, soucieux de ne pas intervenir dans la polémique indienne.
Dassault assume son « choix »

   


Dans un communiqué vendredi soir, le ministère des affaires étrangères français a rappelé que cet accord portait « sur les seules obligations du gouvernement français de s’assurer de la livraison et de la qualité de cet équipement ». « Le gouvernement français n’est en aucune façon impliqué dans le choix des partenaires industriels indiens qui ont été, sont ou seront sélectionnés par les industriels français », a-t-il ajouté.
Sur Twitter, le ministère de la défense indien a « répété que ni le gouvernement indien ni le gouvernement français n’avaient eu leur mot à dire dans cette décision commerciale ».
« Grâce à François Hollande, nous savons désormais que (Narendra Modi) a personnellement accordé un marché au potentiel de milliards de dollars à un Anil Ambani en faillite », a tweeté le président du Congrès, Rahul Gandhi. « Le premier ministre a trahi l’Inde », a ajouté l’héritier de la célèbre dynastie politique indienne.
Quant à Dassault Aviation, il a expliqué vendredi soir dans un communiqué que le contrat avait été « établi de gouvernement à gouvernement ».
Peu après l’officialisation de l’achat des trente-six Rafale en septembre 2016, Dassault et Reliance Group avaient annoncé la création d’une coentreprise, Dassault Reliance Aerospace. La société française y a investi plus de 100 millions d’euros.
Le partenariat avec le groupe indien Reliance est « le choix de Dassault Aviation », précise encore l’entreprise française. Les deux sociétés ont construit à « Nagpur une usine pour produire des pièces de Falcon et de Rafale », a-t-elle rappelé.
L’Inde développe son arsenal
Les industriels étrangers obtenant des contrats d’armement en Inde doivent contractuellement réinvestir une partie des sommes perçues sur le territoire indien. Dans le cadre du contrat Rafale, ces « compensations » portent sur environ la moitié des quelque huit milliards d’euros payés par le gouvernement indien.
Dassault avait négocié pendant plusieurs années avec HAL dans le cadre d’un appel d’offres pour cent vingt-six avions de chasse, majoritairement assemblés en Inde, mais les tractations n’avaient pas abouti. Peu après l’arrivée au pouvoir du nationaliste hindou Narendra Modi, New Delhi avait annulé cette procédure et préféré acquérir directement trente-six Rafale fabriqués en France.
Le premier ministre Modi veut remettre sur pied une armée indienne insuffisamment équipée, avec un arsenal de plus en plus obsolète face aux défis géopolitiques de l’Asie, notamment à l’affermissement de la puissance chinoise.
Premier importateur mondial d’armements, l’Inde cherche à travers les « compensations » à faire naître une industrie de défense nationale pour réduire à l’avenir sa dépendance envers l’étranger.
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Formule 1 : le mercato 2019 connu à 60 %

L’écurie Torro Rosso doit annoncer, dimanche en marge du Grand Prix de Russie, le nom d’un de ses deux pilotes pour 2019.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 16h32
    |

            Catherine Pacary








                        



   


A l’approche du Grand Prix de Russie, dimanche 30 septembre, et à six courses de la fin du championnat de formule 1, le mercato des pilotes s’éclaircit, alors que Helmut Marko, responsable de la filière Red Bull, fait monter le suspense en promettant, jeudi 20 septembre, de faire une annonce à Sotchi. En attendant, sur les dix écuries du plateau, six ont officialisé leurs équipes pour 2019.
En tête des classements et des certitudes, le maintien des pilotes Mercedes, Lewis Hamilton, quadruple champion en titre, et Valtteri Bottas (4e). L’équipe est également bouclée chez Ferrari, depuis l’annonce du recrutement, au côté de l’Allemand Sebastian Vettel, du Monégasque Charles Leclerc. Poussé hors de Ferrari, le Finlandais Kimi Räikkönen s’offre, à 38 ans, un petit peu de « rab » chez Sauber, écurie avec laquelle il a débuté en 2001. L’expérience du Finlandais sera alliée au jeune talent italien de 24 ans Antonio Giovinazzi.
Verstappen-Gasly, duo prometteur
Derrière, Red Bull (motorisé par Honda) a surpris en annonçant le 20 août le recrutement du Normand Pierre Gasly (22 ans). Il quitte Toro Rosso, la pépinière Red Bull, pour remplacer Daniel Ricciardo, parti chez Renault, au côté de Max Verstappen (21 ans le 30 septembre) dans la Top team.
Les deux pilotes se connaissent, ils se sont souvent affrontés sur les pistes de kart, finissant souvent ensemble dans le bac à gravier. Depuis, ils ont grandi, et leur conduite agressive n’empêche pas « un profond respect mutuel », assure Pierre Gasly. Ce qui fait du duo Red Bull le plus prometteur de la saison 2019. En forme, Max Verstappen aborde d’ailleurs la course de Sotchi en dauphin de Lewis Hamilton pour la première fois de la saison.

   


Actuel 4e au classement constructeur, Renault s’enorgueillit d’avoir réalisé le coup de l’été en débauchant Daniel Ricciardo, pour faire équipe avec Nico Hülkenberg en 2019. En réalité, le Losange prend des risques. D’abord, en s’offrant le 6e pilote du championnat, le team français s’engage implicitement à lui fournir une voiture d’un niveau de performance comparable, ce qui pour l’instant n’est pas le cas. Ensuite, financièrement : selon le Daily Express, l’Australien percevra 35 millions de dollars (30 millions d’euros) annuels.
En milieu de tableau, McLaren a également terminé son marché estival, en annonçant, le 3 septembre, l’arrivée au côté de Carlos Sainz Jr de Lando Norris, Britannique de 18 ans, pur produit de la filière Carlin de McLaren. Ils succèdent à Fernando Alonso, qui courra le championnat du monde d’endurance en 2019, et à Stoffel Vandoorne.
Parmi les écuries encore « ouvertes », Racing Point Force India (à moteur Mercedes) n’a pas officialisé le dialogue enregistré devant les médias internationaux en marge du Grand Prix de Monza entre le Français Esteban Ocon et Sebastian Vettel, annonçant la non-reconduction du premier et le maintien de Sergio Perez, capable d’apporter de l’argent.
L’arrivée du Canadien Lance Stroll dans l’équipe, dont le rachat a été mené par son père, Lawrence Stroll, est en revanche une certitude. Seule la date reste à préciser.

   


Chez Williams, le baquet du jeune pilote canadien reste donc vacant en 2019. Une disponibilité, à six courses de la fin du championnat, que l’écurie britannique, au bord du gouffre financier, tente de monnayer au maximum auprès de Mercedes, pour y imposer son protégé Esteban Ocon, ou auprès des Russes, pour y maintenir Sergey Sirotkin.
Romain Grosjean pénalisé
Même flou entretenu chez Haas, à la lutte pour la 4e place constructeur avec Renault et McLaren. L’écurie américaine ne devrait pas trancher avant la dernière course afin de maintenir une pression maximale sur ses équipes et ses pilotes. Une pression pas toujours facile à gérer. Ainsi le Franco-Suisse de Haas Romain Grosjean a encore écopé de cinq secondes de pénalité le 16 septembre à Singapour pour ne pas avoir laissé passer assez vite la Mercedes de Lewis Hamilton — les pilotes plus lents sont obligés de se laisser doubler, sans les entraver, par les plus rapides ; pour leur signaler cette obligation, un drapeau bleu est agité.
Or, le patron de Haas, Guenther Steiner, a prévenu : dans son écurie il y a de la place pour un seul Français. S’il ouvre la porte à Esteban Ocon, ce sera au détriment de Romain Grosjean. 
Toro Rosso, pour sa part, entretient le suspense. Helmut Marko, responsable de la filière Red Bull, a promis d’annoncer, en marge du Grand Prix de Russie, le nom d’un de ses deux pilotes pour 2019. Parmi les prétendants, citons Stoffel Vandoorne, dont le contrat chez McLaren n’est pas renouvelé, et Brendon Hartley, le Néo-Zélandais de 28 ans, champion d’endurance en 2015 et 2017, à moins que l’écurie motorisée par Honda ne décide de donner sa chance à un pilote japonais.
Quant à Esteban Ocon, « s’il n’avait pas de contrat avec Mercedes, il n’y aurait aucun doute, il serait un candidat de premier choix pour Toro Rosso. Mais Red Bull n’investira pas dans un pilote Mercedes, et je n’imagine pas l’inverse non plus », a répondu le patron de Red Bull, Christian Horner, le 6 septembre.



                            


                        

                        


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Compte rendu

Tanzanie : craintes d’un bilan encore plus lourd du naufrage d’un ferry

Officiellement, 207 personnes sont mortes dans le drame survenu jeudi. Les opérations de secours se poursuivent, et personne ne sait avec exactitude combien de personnes étaient à bord.


LE MONDE
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        Le 22.09.2018 à 12h53

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        Mis à jour le 22.09.2018 à 16h12






    

Crédits : STRINGER / AFP


Après s’être interrompues pendant la nuit de vendredi 21 à samedi 22 septembre, « les opérations de recherche ont repris tôt ce matin » autour de la coque du ferry MV Nyerere, qui a chaviré il y a quatre jours sur le lac Victoria, en Tanzanie. Mais les espoirs de retrouver des survivants sont quasi nuls désormais.
Dans la journée de samedi, le bilan est passé successivement de 150 à 167 et enfin à 207 victimes, selon un décompte du ministère des transports cité par la radio publique.
De nouveaux cadavres devraient encore être repêchés dans les jours qui viennent. Selon les autorités locales, seules 41 personnes ont été sauvées à une dizaine de mètres de l’île d’Ukerewe, où le ferry surchargé s’est renversé.
Les petits miracles existent néanmoins. Un occupant du ferry a été sauvé, samedi, après avoir passé deux jours dans le bateau retourné. Selon la Tanzanian Broadcasting Corporation, il a réussi à s’enfermer dans la salle des machines avant que l’eau n’y pénètre.
« Personne ne sait rien »

    
Opération de recherches dans le lac Victoria, le 21 septembre.
Crédits : STRINGER / REUTERS


Personne ne sait avec exactitude combien de personnes étaient à bord du MV Nyerere ce jour-là. La seule certitude est que la jauge du navire — cent passagers — était largement dépassée.
Des témoins parlent de deux cents personnes, et des autorités tanzaniennes vont jusqu’à en évoquer trois cents, laissant entendre que le bilan définitif de ce drame pourrait être bien plus effrayant. « Personne ne sait rien », résume Godfrida Jola, porte-parole de la Croix-Rouge tanzanienne, qui dit craindre que « plus de deux cents personnes soient mortes ».
Le président tanzanien John Magufuli a exigé que « toutes les personnes impliquées dans la gestion du ferry » soient arrêtées, sans préciser le nombre de personnes incriminées. Pour l’instant, seul le capitaine du bateau a été interpellé. Selon le journal The Citizen, il aurait laissé la barre du bateau à une personne qui n’était pas autorisée à la prendre.
Pendant que les recherches se poursuivaient, et que les premiers cercueils arrivaient sur les lieux du drame, les drapeaux étaient en berne en Tanzanie, au deuxième jour d’un deuil national qui doit durer jusqu’à lundi.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Environ 400 personnes ont rendu hommage samedi 22 septembre à Luigi, un adolescent de 16 ans tué dans une fusillade lundi dans la cité Romain-Rolland.
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« Plus jamais ça » : 400 personnes ont marché en mémoire de l’adolescent tué à Saint-Denis

Environ 400 personnes ont rendu hommage samedi 22 septembre à Luigi, un adolescent de 16 ans tué dans une fusillade lundi dans la cité Romain-Rolland.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 17h17
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 17h37
   





                        


Cinq jours après la mort de Luigi, « toute la ville est choquée ». Environ 400 personnes ont participé samedi 22 septembre à Saint-Denis à une marche blanche en mémoire cet adolescent de 16 ans tué lundi dans une fusillade sur fond de rivalité entre cités. Parmi les manifestants, beaucoup d’adolescents en larmes, vêtus d’un tee-shirt blanc où était écrit au-dessus d’un cœur rouge : « Luigi repose en paix ».
« Ca touche tout le monde, c’est grave ce qu’il s’est passé », souffle Joséphine, 20 ans, étudiante en médecine et habitante d’une cité voisine. « J’espère que ça va faire réfléchir et que tout le monde va s’apaiser », ajoute la jeune fille.
Une « expédition punitive » dont la cause reste inconnue
Le cortège, totalement silencieux, est parti de la cité Joliot-Curie, d’où était originaire le jeune homme, et s’est rendu à quelques centaines de mètres de là, cité Romain-Rolland, où il a été tué par balles lundi soir. Sur place, des étuis de calibre 7,62 mm ont été retrouvés - laissant penser à des tirs de Kalachnikov -, ainsi que des battes de base-ball et des barres de fer.
D’après les premiers éléments, le garçon, scolarisé en lycée pro, est mort lors d’une « expédition punitive » dans le cadre de « rixes régulières » entre les deux cités et dont la cause reste « obscure », selon une source proche de l’enquête.
Un autre jeune de 16 ans, blessé à la cuisse dans la fusillade, et qui avait été placé en garde à vue a été remis en liberté vendredi. Il n’y a pas eu d’autres interpellations.
« Leur proposer autre chose que ces histoires de bandes »
En tête du cortège, les parents de Luigi, vêtus d’un tee-shirt avec la photo de leur fils, ont marché enlacés. A l’arrivée de la marche, sa mère s’est effondrée en pleurant sur le trottoir où le jeune garçon est décédé.
« Toute la ville est choquée », dit Kevin, 24 ans, pendant que des dizaines de jeunes et leurs parents viennent déposer des roses blanches. Surveillant dans le collège du quartier, il confie son désarroi : « Les petits on leur parle, mais j’ai l’impression qu’on a plus la même autorité qu’avant ». « On n’arrive pas à avoir de prise sur ces gamins, qui passent pour certains de collège en collège après avoir été exclus, et à leur proposer autre chose que ces histoires de bandes », ajoute Marisa, enseignante.
Présent dans le cortège avec d’autres élus locaux, Bally Bagayoko, maire-adjoint (LFI), a dit espérer que cette marche entre les deux quartiers montre le « chemin du pardon, de la réconciliation, du plus jamais ça ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Si le débat perdure dans l’opinion publique, il a cessé dans la communauté scientifique : aucune étude n’a pu démontrer rigoureusement l’efficacité de l’homéopathie au-delà de l’effet placebo.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ En plein débat sur les accusations contre le juge qu’il a désigné pour la Cour suprême, les propos du président américain ont suscité des milliers de réactions sur les réseaux.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/09/2018
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Agressions sexuelles : #WhyIDidntReport, une réponse collective à Donald Trump

En plein débat sur les accusations contre le juge qu’il a désigné pour la Cour suprême, les propos du président américain ont suscité des milliers de réactions sur les réseaux.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 02h28
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 10h34
   





                        



   


Les hostilités ont été déclenchées par un tweet de Donald Trump, vendredi 21 septembre. Le président américain y reproche à Christine Blasey Ford — qui accuse le juge Brett Kavanaugh, candidat à la Cour suprême des Etats-Unis, de l’avoir agressée sexuellement dans les années 1980 —, de ne pas avoir porté plainte au moment des faits.
La réponse a été massive. En fin d’après-midi, le hashtag #WhyIDidntReport (« pourquoi je n’ai pas porté plainte »), réminiscence du #MeToo, arrivait en première position des tendances américaines du jour sur le réseau social, correspondant à un afflux de tweets utilisant ce mot-clé.
Des dizaines de milliers de messages s’accumulaient, alimentés par des rafales de témoignages de femmes qui confiaient, comme Christine Blasey Ford, être longtemps restées silencieuses sur le harcèlement ou sur les agressions sexuelles qu’elles avaient subis.
Un hashtag lancé par Alyssa Milano
Témoin des ressemblances avec le #MeToo, on retrouvait sous le nouveau hashtag plusieurs des signatures emblématiques du mouvement contre le harcèlement qui secoue les Etats-Unis depuis bientôt un an, comme les actrices Ashley Judd ou Alyssa Milano.
C’est cette dernière qui a lancé le hashtag en milieu de journée, en ripostant au tweet du président américain disant que « si les attaques avaient été aussi graves que ce que dit la Dr. Ford, il y aurait eu une plainte d’elle ou de ses parents aimants auprès des autorités policières locales ».

        Lire aussi :
         

                #metoo ou #balancetonporc, le flot ne s’arrêtera pas



« J’ai été agressée sexuellement deux fois, une fois adolescente. Je n’ai jamais porté plainte à la police et il m’a fallu trente ans pour en parler à mes parents. Si d’autres victimes d’agressions sexuelles veulent ajouter à ce témoignage, faites-le en répondant », a tweeté Alyssa Milano, avant de proposer le nouveau hashtag.

Hey, @realDonaldTrump, Listen the fuck up. 

— Alyssa_Milano (@Alyssa Milano)


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Ashley Judd a aussi réagi peu après, pour raconter comment ses récits d’abus sexuel (dès 7 ans) puis de viol subi à l’adolescence avaient été fustigés par ses proches.

#WhyIDidntReport. The first time it happened, I was 7. I told the first adults I came upon. They said “Oh, he’s a n… https://t.co/iwnyB2HReW— AshleyJudd (@ashley judd)


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« J’avais juste envie d’oublier »
Les témoignages n’ont cessé de se multiplier, apportant des explications au « silence » des victimes : « parce que c’était mon père », « parce que je pensais que je le méritais », « parce qu’en tant qu’enfant je ne savais pas que c’était inapproprié », « parce que je ne pensais pas que quelqu’un pourrait m’aider », tweete notamment la journaliste du Washington Post Abigaïl Hauslohner ; ou « parce que j’étais embarrassée et que j’avais juste envie d’oublier », écrit Maura Quint, pigiste pour The Onion et The New Yorker.

I was 17. Raped by a friend. I was confused. In denial. Afraid. His parents were richer & better connected than my… https://t.co/zUvefTLb9Z— ahauslohner (@Abigail Hauslohner)


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Certains en profitent par ailleurs pour rappeler la triste réalité des faits au président des Etats-Unis, qui est que sur 1 000 viols, seulement 310 débouchent sur une plainte, et seulement six violeurs sont effectivement arrêtés.

#WhyIDidntReport:

Out of every 1000 rapes...

- 310 are reported to police.
- 57 are then arrested.
— MrJeromeTrammel (@Jerome Trammel)


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Le hashtag n’a pas encore trouvé sa version française, comme #balancetonporc pour #MeToo, mais les témoignages venus de l’Hexagone ont commencé à se multiplier dans la nuit de vendredi à samedi.
S’agissant des négociations entre Christine Blasey Ford et le président républicain de la commission judiciaire du Sénat à propos d’une audition, la situation paraissait bloquée, vendredi soir, à l’expiration d’un ultimatum fixé par Charles Grassley pour établir une date. « Le seul objectif est de faire pression sur Mme Ford afin de la priver de sa capacité de prendre une décision réfléchie. Notre modeste demande est de lui accorder un jour supplémentaire pour prendre sa décision », ont déclaré les avocats de Mme Ford. M. Grassley a fini par céder, tard dans la soirée. Et les sénateurs républicains ont proposé un délai supplémentaire à Christine Blasey Ford afin qu’elle décide si elle souhaite ou non témoigner devant une commission sénatoriale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Refus de la pilule, dénonciation de propos déplacés… Face à des patientes très informées et dont la parole s’est libérée, la profession est déboussolée.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/09/2018
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Le blues des gynécologues


                      Refus de la pilule, dénonciation de propos déplacés… Face à des patientes très informées et dont la parole s’est libérée, la profession est déboussolée.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 13h58
    |

                            Zineb Dryef








                              

                        
Cette dernière année, le docteur J. l’a passée à attendre une seule chose : qu’elle s’arrête. Il a compté les semaines jusqu’à ce jour de printemps, où, enfin, il a quitté son cabinet. Il l’a aimé, pourtant, son métier, mais ces derniers mois, c’était devenu « épouvantable ».
Des patientes qui contestent tout, les prescriptions, les examens et les diagnostics, ou qui l’accablent publiquement sur Internet, il en avait déjà rencontré, mais en recevoir tous les jours l’a complètement découragé.
« Je suis très content d’avoir pris ma retraite », résume-t-il. Ce qu’il lit de sa profession dans les médias et sur les réseaux sociaux le navre. Il ne s’y reconnaît pas. Les patientes maltraitées dans les cabinets et les maternités ? Il balaie ces accusations. Ce ne peut être le fait que de « tordus ».
Un vaste mouvement de contestation
Si tous les gynécologues ne partagent pas l’amertume du docteur J., un vaste mouvement de contestation féministe est ces derniers temps venu bousculer la profession en dénonçant des pratiques jugées paternalistes, infantilisantes et sexistes : examens brutaux, injonction à la procréation, paroles déplacées, actes réalisés sans consentement, épisiotomies inutiles, humiliations pendant des IVG, etc. C’est ce que l’on appelle des « violences » ou « maltraitances » gynécologiques et obstétricales.
Ou quand on s’entend dire : « Mais pourquoi vous ne voulez pas le garder ? » ; « Un stérilet à 28 ans ? Il serait plutôt temps de penser à un enfant » ; après un accouchement difficile : « Vous avez mal ? C’est dans la tête tout ça ! » ; pendant un accouchement : « Arrêtez de crier, Madame, ça sert à rien et ça nous fait perdre du temps ! »…
Depuis 2014, et les milliers de témoignages suscités par la campagne #PayeTonUterus, qui invitait à témoigner des maltraitances subies en consultation de gynécologie, de nombreux documentaires sur le sujet et une enquête minutieuse de la journaliste Mélanie...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Selon un document interne de la Régie autonome des transports parisiens, la violence et les incivilités ont nettement augmenté en 2017.
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Les violences envers les voyageurs et les agents de la RATP augmentent

Selon un document interne de la Régie autonome des transports parisiens, la violence et les incivilités ont nettement augmenté en 2017.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 15h01
   





                        


Selon un document interne de la Régie autonome des transports parisiens (RATP), révélé par France 2, et auquel l’Agence France-Presse a également eu accès, la violence et les incivilités ont nettement augmenté en 2017 sur le réseau de transports public de la région parisienne : les « atteintes physiques » contre des agents de la RATP y ont par exemple augmenté de 24 % par rapport à l’année précédente, et celles contre les voyageurs, de 20 %.
Concernant les violences envers des voyageurs, la RATP a recensé 6 470 incidents dans le métro, les trains, les RER, les bus et les tramways. Si ce chiffre est en hausse, les services de la RATP notent qu’il reste « bien inférieur à celui de 2012 », année où 7 115 faits similaires avaient été signalés, selon le rapport.
Concernant les violences sur les agents de la RATP, avec 1 230 cas « d’atteintes physiques », touchant principalement des machinistes et des agents de contrôle, le ratio de ces atteintes à agent par million de voyages affiche le niveau le plus élevé de ces six dernières années, malgré un trafic en hausse. 2 848 faits d’outrage ou menace à l’encontre des agents ont aussi été constatés, soit une hausse de 3 % sur un an.
« L’année 2017 n’a pas été bonne en ce qui concerne aussi bien les atteintes à l’encontre des conducteurs que des voyageurs », a résumé une porte-parole de la RATP, assurant que « l’année 2018 ne confirme pas cette tendance ». Elle ajoute que pour la sécurité de ses usagers et de ses agents, près de mille agents de sécurité sont déployés sur le réseau, lequel est surveillé par cinquante mille caméras.
La diffusion de ce rapport coïncide avec la prochaine comparution d’un chauffeur de bus de la RATP en conseil disciplinaire pour avoir giflé un collégien qui l’avait insulté au début de septembre dans le secteur de la mairie d’Arcueil. Le rapport interne de la RATP s’inquiétait, déjà en 2017, d’une « hausse de 9 % des atteintes contre [les] conducteurs de bus. Cela représente un peu moins d’une atteinte par jour contre un conducteur de bus de la RATP, à rapporter [aux] 15 000 conducteurs, opérant sur 350 lignes ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Les candidats de La République en marche s’échauffent pour l’élection municipale de 2020 dans la capitale, un scrutin-clé pour le chef de l’Etat.
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Comment Macron prépare la bataille de Paris

Les candidats de La République en marche s’échauffent pour l’élection municipale de 2020 dans la capitale, un scrutin-clé pour le chef de l’Etat.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 08h55
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 16h27
    |

            Béatrice Jérôme et 
Virginie Malingre








                        



                                


                            

A l’ombre de la basilique Sainte-Clotilde, au cœur du cossu 7e arrondissement de Paris, Edouard Philippe et Benjamin Griveaux s’affichent d’humeur enjouée, mardi 18 septembre, dans un bistrot prisé de parlementaires, de ministres et de journalistes. Est-ce de savourer une bière artisanale estampillée « La Parisienne » ? Ou d’évoquer les embarras d’Anne Hidalgo ? La veille, la démission surprise de Bruno Julliard, premier adjoint de la maire de Paris, a fait trembler l’Hôtel de ville. Le numéro 2 de la capitale a assorti son départ d’un violent réquisitoire, dans un entretien au Monde, contre la « gestion inefficace et solitaire », l’« opportunisme » et le « déni » face aux critiques de Mme Hidalgo.
Le miniséisme ne peut que réjouir M. Griveaux, qui convoite le fauteuil de maire de la capitale. Quant à M. Philippe, le sort de Paris ne le laisse pas indifférent, au point qu’il n’a pas tordu le cou jusqu’ici à la rumeur à propos de son intérêt pour la ville. Mais les secousses qui ébranlent la mairie sont observées avec attention aussi par Emmanuel Macron. L’ambition du chef de l’Etat de conquérir Paris lors des élections municipales de 2020 est aiguisée par l’affaiblissement de l’exécutif municipal. Même si sa stratégie est encore loin d’être arrêtée.
Après l’étape des européennes, en mai 2019, le scrutin des municipales sera décisif pour le président de la République. « Les municipales seront réussies si elles nous permettent de consolider la recomposition politique dont nous avons besoin pour 2022 », confie Pierre Person, responsable des élections à La République en marche (LRM) et député de Paris. « Elles seront un test grandeur nature sur le thème : le macronisme existe-t-il ?, assure M. Griveaux. Si on n’a pas de relais dans les métropoles, la transformation de la société se fera moins vite et sera plus difficile. La puissance transformatrice passe par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Linus Torvalds, une personnalité majeure du monde de l’informatique, est réputé pour sa personnalité irascible et ses messages d’insultes.
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Linus Torvalds, l’emblématique fondateur de Linux, s’excuse d’avoir été insupportable

Linus Torvalds, une personnalité majeure du monde de l’informatique, est réputé pour sa personnalité irascible et ses messages d’insultes.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 09h30
    |

            Morgane Tual








                        



   


Il est l’un des développeurs les plus influents au monde, mais aussi l’un des plus irascibles. Dimanche 16 septembre, après plus de vingt-cinq ans d’indifférence affichée, Linus Torvalds a pris toute sa communauté de court en présentant ses excuses dans un long message. « Il faut que je change de comportement, et je présente mes excuses aux personnes que ma conduite a blessées. » Il a aussi surpris en annonçant son retrait, temporaire, du projet qui a fait sa gloire : Linux.
Linus Torvalds, 48 ans, est à l’origine de ce célèbre système d’exploitation libre, principal concurrent de Windows et de Mac OS depuis plus de vingt-cinq ans. Mais Linux est bien plus que ça : le « noyau » du projet Linux (le kernel) équipe aujourd’hui la plupart des serveurs du monde, sur lesquels repose en grande partie Internet. La technologie Linux est aussi au cœur d’Android, le système d’exploitation mobile de Google, le plus populaire au monde.
Bien qu’il ait été créé par Linus Torvalds, un projet libre et open source comme Linux implique que chacun puisse y contribuer, en proposant des modifications. La vaste communauté de Linux est donc au cœur du projet qu’il pilote. Et certains de ses membres ont, à plusieurs reprises, dénoncé le comportement « abusif » de leur chef de file.
« Je n’en ai rien à faire de vous »
Peu réputé pour son empathie, Linus Torvalds a pris l’habitude d’insulter, dans des messages publics, les contributeurs avec lesquels il se trouve en désaccord. Un comportement assumé : « Je ne suis pas quelqu’un de sympa, et je n’en ai rien à faire de vous. Ce qui m’importe, c’est la technologie et le kernel », avait-il par exemple déclaré lors d’une conférence en 2015.
Le créateur de Linux savait alors pertinemment que sa personnalité était source de débats. Deux ans plus tôt, il avait été interpellé publiquement par Sage Sharp, membre de la communauté se définissant comme non binaire. « Linus, tu es l’un des pires pour agresser verbalement les gens, et piétiner leurs émotions », pouvait-on lire dans son message, qui exigeait aussi qu’il cesse toute « intimidation physique, menaces et agressions verbales », ainsi que la mise en place d’un code de conduite dans la communauté. « Si tu veux que j’agisse “de façon professionnelle”, je peux te dire que ça ne m’intéresse pas », avait alors répondu Linus Torvalds. Avant de poursuivre :
« Je suis actuellement assis chez moi dans mon bureau en robe de chambre. De la même manière que je ne vais pas me mettre tout à coup à porter des cravates, je ne vais pas non plus me mettre à la fausse politesse, aux mensonges, à la politique de bureau et aux coups de couteau dans le dos. »
En résumé, commentait encore, en juillet, un internaute sur Twitter : « Linus Torvalds mérite un prix Nobel pour Git [une autre de ses inventions géniales], le Turing Award pour Linux et un bon coup de pied au cul pour quasi tout le reste. »
Atmosphère toxique
Habituée à l’absence de remise en question affichée et assumée par Linus Torvalds, la communauté n’en a été que plus surprise de découvrir son message de remords publié dimanche. « J’ai conscience que j’ai vraiment ignoré des sentiments bien ancrés, et justifiés, dans la communauté », reconnaît-il.
« Je ne suis pas une personne très empathique et cela ne sera sans doute une grande surprise pour quiconque. (…) Mes attaques désinvoltes dans les e-mails n’étaient pas professionnelles et elles étaient déplacées. Surtout lorsqu’elles étaient personnelles. Dans ma quête du meilleur patch [une modification apportée au projet], cela avait du sens pour moi. Je sais maintenant que c’était mal et je suis vraiment désolé. »
Linus Torvalds présente notamment ses excuses aux personnes qui auraient quitté la communauté en raison de son comportement. Car l’un des reproches répétés était que ses saillies verbales généraient une atmosphère toxique, qui décourageait un certain nombre de personnes de contribuer à Linux. Et notamment des femmes, fortement minoritaires à contribuer au projet.
Linus Torvalds avait déjà exprimé publiquement qu’il faisait peu de cas des questions de diversité, mais celles-ci pourraient être à l’origine de sa soudaine prise de conscience. Selon le magazine The New Yorker, cet événement survient alors qu’un de leurs journalistes lui avait posé une série de questions dans le cadre d’une enquête sur sa conduite et la façon dont elle décourage les femmes de participer.
Dans la foulée de la publication de son message, la communauté a adopté un code de conduite interdisant explicitement « les commentaires insultants » et « les attaques personnelles », et prônant « un langage accueillant et inclusif ».
« La communauté doit aussi changer »
Dans la communauté, si beaucoup ont applaudi les excuses de Linus Torvalds, d’autres lui ont réservé un accueil moins chaleureux, amers que ce comportement ait été toléré si longtemps, et sceptiques sur sa sincérité. « Le vrai test, ce sera de voir si la communauté qu’a bâtie Linus et qui a protégé son droit à l’agression verbale changera », a tweeté Sage Sharp, qui avait fini par quitter le groupe. « Il n’y a pas que Linus qui doit changer, la communauté doit aussi changer. »
De son côté, le créateur de Linux a annoncé qu’il allait « faire une pause » et se « faire aider pour comprendre les émotions des autres et y répondre de façon appropriée ». Dans une conclusion sarcastique, il évoque la possibilité de créer un filtre pour ses messages : « Comme ça, quand j’enverrai un e-mail avec des gros mots, ces derniers ne partiront pas. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Alors que la nouvelle procédure d’admission a clos le 21 septembre, des pistes de réforme se dessinent, après les polémiques de l’été.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/09/2018
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Parcoursup, an I : le débat sur l’après a commencé

Alors que la nouvelle procédure d’admission a clos le 21 septembre, des pistes de réforme se dessinent, après les polémiques de l’été.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 12h45
    |

            Séverin Graveleau et 
Camille Stromboni








                        



                                


                            

L’heure du bilan est proche. Vendredi 21 septembre, la toute première édition de Parcoursup, le nouveau système d’admission dans l’enseignement supérieur, s’est achevée. Alors que le gouvernement doit communiquer mardi les résultats définitifs, les chiffres, publiés à la mi-septembre, tendent à montrer que la nouvelle procédure ne devrait pas laisser beaucoup plus de candidats sans proposition que sa prédécesseure, Admission post bac (APB).
Au 15 septembre, ils n’étaient plus que 2 500 bacheliers, selon la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, auxquels s’ajoutent plusieurs milliers d’étudiants en réorientation (4 000 au 5 septembre). Fin septembre 2017, APB avait clôturé avec 3 729 candidats « sans fac ».
Au-delà des chiffres, le processus de Parcoursup a posé question durant tout l’été. Attente anxiogène des candidats, incompréhension sur les critères utilisés par les universités pour les départager à l’entrée des formations faisant naître des soupçons de discrimination envers certains lycées de banlieue parisienne, inquiétude des formations qui n’ont pu remplir que très tard leurs classes… Sur chaque problématique, les acteurs du monde éducatif ont commencé à défendre des pistes de réforme.
Frédérique Vidal a elle-même promis des « ajustements ». La ministre a eu beau écarter les polémiques au cours de l’été, les questions de fond demeurent. « Croire que tout peut marcher la première année d’une réforme relève de la pensée magique, commente un président d’université, pourtant défenseur des nouvelles règles mises en place. Cela n’a rien d’infamant de reconnaître qu’il y a des problèmes à régler. » 
« Il faut que ça aille plus vite »
Ainsi, de nombreuses voix réclament un retour à une forme de hiérarchisation des vœux des candidats, pour ne pas revivre la lenteur du système. « Le constat est unanime, du côté des candidats, mais aussi des formations. Il faut que ça aille plus vite...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ La Sacem, chargée de la répartition des droits d’auteur, participera samedi à la Techno Parade.
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Pour ses 20 ans, la Techno Parade s’institutionnalise

La Sacem, chargée de la répartition des droits d’auteur, participera samedi à la Techno Parade.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 09h38
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 13h33
   





                        


Vitrine festive de l’électro, la Techno Parade célébrera ses 20 ans samedi 22 septembre à Paris avec un allié de poids, symbole de la reconnaissance d’un courant musical longtemps diabolisé : pour la première fois, la Sacem affrète un « sound system » avec la crème des DJ.
Chargée de la répartition des droits d’auteur, la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique rejoint le grand rassemblement musical en s’associant avec le Rex Club, temple parisien de la techno, et le magazine spécialisé Trax. Signe de la place nouvelle de la musique électronique, trois mois après avoir été invitée pour la première fois à l’Elysée pour la fête de la Musique.
« La Sacem est aussi la maison de l’électro, qui fait rayonner la France dans le monde. Il était naturel d’être aux côtés de nos amis de la Techno Parade pour fêter leurs 20 ans, explique son directeur général, Jean-Noël Tronc. Trop souvent, l’électro a été laissée de côté. »

Ce jour se tiendra à #Paris la 21e édition de la « Techno Parade ». Les participants se rassembleront  à partir de 11h45. Afin de permettre le bon déroulement de cet événement, des mesures de restrictions de #circulation seront mises en place. 👉  https://t.co/riZfH1DYs7 pic.twitter.com/Mt5ADzYCfv— Préfecture de police (@prefpolice) 22 septembre 2018


Inspiration berlinoise
Le 19 septembre 1998 se tenait la première Techno Parade en France. Inspirée de la Love Parade de Berlin, inaugurée elle en 1989. Toutes deux visaient à rassembler, pour un défilé, tous les adeptes de musique techno. Alors que ce courant musical laissait dubitative une bonne partie des pouvoirs publics et qu’il était fréquemment associé à la prise de drogue, c’est Jack Lang — déjà ancien ministre de la culture — qui défend, sur les écrans, cet « acte de fondation » de la culture techno. Elle rassemblait plus de 100 000 personnes lors de sa première édition.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Ces groupes d’influence ont investi tous les secteurs. Comment travaillent ces puissantes organisations dédiées à la défense des intérêts privés ?
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<article-nb="2018/09/22/18-20">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ L’artiste contemporain, poursuivi par le créateur des publicités de la marque de prêt-à-porter, comparaîtra lundi devant un tribunal parisien.
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Jeff Koons accusé d’avoir plagié Naf-Naf

L’artiste contemporain, poursuivi par le créateur des publicités de la marque de prêt-à-porter, comparaîtra lundi devant un tribunal parisien.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 11h43
   





                        


Inspiration ou contrefaçon ? Jeff Koons sera poursuivi lundi 24 septembre devant le tribunal de grande instance de Paris par le créateur des publicités Naf-Naf, qui accuse le plasticien américain d’avoir copié une campagne des années 1980, représentant le fameux petit cochon de la marque secourant une femme dans la neige.
Directeur de création dans la publicité, Franck Davidovici estime qu’une œuvre en porcelaine de 1988 de Koons, actuellement l’un des artistes vivants les plus chers au monde, est une « contrefaçon » de sa publicité Fait d’hiver. Il demande au tribunal de grande instance de Paris de prononcer la confiscation de cette sculpture et près de 300 000 euros de dommages et intérêts.
Le visuel Fait d’hiver, conçu pour la marque de prêt-à-porter féminin Naf-Naf et paru dans la presse à l’automne-hiver 1985, mettait en scène une jeune femme brune aux cheveux courts, allongée dans la neige, visiblement victime d’une avalanche. Penché au-dessus d’elle, un petit cochon, un tonnelet de saint-bernard autour du cou, approchait son groin de sa chevelure.
L’œuvre de Jeff Koons, réalisée trois ans plus tard, est « une copie servile » de la publicité, affirme l’avocat de Franck Davidovici, Me Jean Aittouares.
Elle représente une jeune femme brune, cheveux courts et bouche entrouverte, allongée dans la neige dans une posture identique, les mains proches du visage et un regard vague vers le ciel, secourue par un cochon lui aussi doté d’un tonnelet de saint-bernard. En revanche, dans l’œuvre de Jeff Koons, la jeune femme n’est plus vêtue d’une doudoune mais d’un haut en résille laissant apparaître ses seins, le porcelet porte lui un collier de fleurs.
« C’est la même œuvre en trois dimensions, à laquelle Jeff Koons a ajouté des fleurs et deux pingouins pour évoquer le froid, ce qui vise à coller à l’œuvre d’origine. Le discours est strictement le même, argumente l’avocat du publicitaire. Il parachève le plagiat en donnant à son œuvre le même titre que la publicité, Fait d’hiver. »

“FAIT D’HIVER” http://t.co/fUpbihzQ2n pic.twitter.com/eBfHAeEVlo— Dagospia (@_DAGOSPIA_) 18 décembre 2014


Condamné plusieurs fois pour plagiat
Présentée une première fois en 1988 dans une galerie new-yorkaise, la sculpture de Jeff Koons avait circulé dans le monde avant d’être exposée à la fin de 2014 au Centre Pompidou, à Paris, dans le cadre d’une rétrospective consacrée à l’artiste américain.
Franck Davidovici, qui venait d’en « découvrir l’existence dans un livre », juste avant cette rétrospective, avait demandé en justice la saisie de l’exemplaire exposé, vendu environ 3 millions d’euros en 2007 chez Christie’s à New-York, et faisant partie de la collection Prada. L’œuvre avait finalement été retirée de l’exposition à la demande du prêteur.
Outre l’artiste américain lui-même, l’assignation vise sa société Jeff Koons LLC, le Centre Pompidou, l’éditeur Flammarion, qui a commercialisé un ouvrage reproduisant la sculpture, et la Fondation Prada.
Le président du Centre Pompidou d’alors, Alain Seban, avait expliqué la démarche « d’appropriation » de l’artiste. Il avait également rappelé que la question s’était posée pour d’autres œuvres de Jeff Koons, et notamment celles de la série Banality, dont fait partie « Fait d’hiver », « dont le principe même est de fonctionner à partir d’objets achetés dans le commerce ou d’images qui viennent de la publicité ou de magazines ».
Le tribunal de grande instance de Paris avait jugé en mars 2017 qu’une autre œuvre de la série Banality, une sculpture en porcelaine intitulée « Naked » (« nus »), était bien la contrefaçon d’un cliché du photographe français Jean-François Bauret. Il avait condamné Jeff Koons LLC et le Centre Pompidou à verser des dommages et intérêts aux ayants droit de l’auteur de la photographie.
Jeff Koons avait avant cela été poursuivi à trois reprises pour plagiat et condamné deux fois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Vice-championne d’Europe, l’équipe de France féminine de basket aborde le championnat du monde avec des ambitions de podium.
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Championnat du monde féminin de basket : les Bleues et l’écueil mondial

Vice-championne d’Europe, l’équipe de France féminine de basket aborde le championnat du monde avec des ambitions de podium.



LE MONDE
 |    22.09.2018 à 09h34
 • Mis à jour le
22.09.2018 à 10h00
    |

            Clément Martel








                        



   


Cette année-là, le sherpa Tensing Norgay et l’alpiniste néo-zélandais Edmund Hillary gravissent l’Everest pour la première fois, l’aviatrice américaine Jacqueline Cochran devient la première femme à franchir le mur du son, et l’équipe de France féminine de basket monte sur le podium du premier championnat du monde de l’histoire. Depuis cette médaille de bronze en 1953, plus rien. « A force que je répète cette date, tout le monde la connaît », sourit Valérie Garnier, l’entraîneuse de l’équipe de France, qui entame, samedi 22 septembre, le championnat du monde à Tenerife (Espagne). Une compétition mondiale que les Bleues abordent avec ambition.
« Notre objectif est clair, on vise un podium, assène la cadre Sandrine Gruda, mais ce ne sera pas aisé. » Par trois fois vice-championnes d’Europe (en 2013, 2015 et 2017), les Bleues aspirent à transformer l’essai au plus haut niveau mondial. « Lorsque vous êtes comme nous troisièmes au classement mondial et vices-championnes d’Europe, on ne peut pas se mentir, tout le monde a envie de continuer cette progression », abonde Jacques Commères, directeur de la performance et des équipes nationales à la Fédération française de basket (FFBB).
Mais le championnat du monde, qui se déroule cette année sur la plus grande île de l’archipel des Canaries, est une compétition à part. Et en dépit de bons résultats aux Jeux olympiques (2es à Londres, 4es à Rio), les Françaises, éliminées en quarts de finale de l’édition précédente par les futures vainqueures américaines, ne sont pas parvenues à y briller depuis 1953. « En sport collectif, les JO, ce n’est pas toujours la meilleure compétition sportive, analyse l’ancienne meneuse tricolore Yannick Souvré. Alors qu’aux championnats du monde, il n’y a que les meilleures joueuses du monde. » S’enchaînant en une courte semaine, le Mondial rassemble seize équipes compétitives, sport planétaire oblige.
Les Américaines en favorites
« L’immense différence avec l’Euro, c’est la présence des Etats-Unis, la meilleure nation du monde », énonce l’ancienne internationale Cathy Melain. A l’instar de leurs homologues masculins, les Américaines dominent le monde de la balle orange. Et les doubles tenantes du titre tenteront la passe de trois sur les flancs du pic de Teide, triplé qu’elles n’ont jamais réalisé. « Il y a également des pays qu’on a moins l’habitude de rencontrer, précise Melain, désormais entraîneuse à Basket Landes (en Ligue féminine de basket), comme les pays asiatiques. »
Samedi, les Bleues devront se méfier de la Corée du Sud (14 h 30, sur Canal+ Décalé) pour leur entrée en matière. « Les Coréennes pratiquent un basket inhabituel pour nous, et nos joueuses ne les croisent pas en club, souligne Jacques Commères, assistant-coach des Bleues aux JO 2000, où les Françaises avaient été surprises par les joueuses du pays du Matin calme en quarts de finale. En Europe, les joueuses se connaissent, donc ce match génère un facteur d’inconnues. »
Pour la première grande compétition depuis la retraite internationale de son emblématique leader, Céline Dumerc, Valérie Garnier a composé un groupe mêlant jeunesse – l’équipe dépasse à peine les 25 ans de moyenne d’âge – et expérience. « Cet effectif est très jeune mais elles ont des joueuses ayant vécu de grands événements, capables de transmettre leur expérience aux plus jeunes », relève Yannick Souvré. Et de citer les très capées Sandrine Gruda et Endy Miyem, qui seront « aptes à remettre [les jeunes] dans le droit chemin si elles devaient avoir une attitude pas conforme avec ce que le haut niveau exige ».
Innocence de la jeunesse ou inexpérience ?
« Avec les jeunes, il est important de pouvoir replacer le curseur sur la raison pour laquelle nous sommes là, confirme Sandrine Gruda, rencontrée lors du tournoi préparatoire de Paris. Ne pas regarder les médias, ne pas prêter attention au public… il faut être là sur le moment. Parce que quand on est jeune, on peut plus facilement se laisser distraire par tout ça. » « Il y a deux faces à cette jeunesse, souligne Cathy Melain. L’innocence, et le fait de ne pas se laisser perturber par les éléments, ou le manque d’expérience. A voir de quel côté elles vont pencher. »
Drivées par les flèches Marine Johannes et Olivia Epoupa (respectivement 23 et 24 ans), de plus en plus constantes sous la tunique bleue, les Françaises ont réussi une préparation probante, ponctuée de sept victoires en neuf rencontres – notamment contre le Canada, par deux fois, et l’Australie, autres candidats au podium.
Si l’Espagne, en début de préparation, et le mastodonte Etats-Unis, en toute fin, sont venues à bout des joueuses de Valérie Garnier, l’entraîneuse française s’est appuyée sur ces défaites pour « mettre le doigt sur des petits problèmes, et les travailler ». Et s’est félicité des « trois quart-temps “référence” » contre les Américaines, pour leur dernier match préparatoire, après deux mois de vie commune à « former un groupe qui vit bien sur le terrain comme en dehors ».
Opposées à la Corée (samedi), la Grèce (dimanche) et au Canada (mardi) en phase de groupe, les Bleues entament la compétition comme un sprint. « Si on veut aller loin, c’est bien de finir premier de la poule pour avoir un quart de finale abordable », estime Valérie Garnier, qui a orienté la préparation pour voir son équipe capable d’enchaîner les rencontres. « Tout dépend de la première phase, après, tout est jouable, confirme l’ancienne pépite des Bleues, dans les années 1980, Cathy Malfois. Et il y a une part de chance. » Celle d’éviter le chemin des Américaines en quarts de finale passe par une première place du groupe, et les Bleues le savent. « Le plus grand risque, c’est qu’on a passé deux mois de préparation, pour trois matchs, trois finales, insiste Jacques Commères. Il ne faut pas se rater. » Sous peine de voir la pénurie de podium mondial remontant à 1953 prolongée de quatre ans.

Championnat du monde féminin de basket
Les matchs des Bleues sont diffusés sur Canal + Décalé.
Samedi 22 septembre, 14 H 30
Corée du Sud - France
Dimanche 23 septembre, 18 H 30
France - Grèce
Mardi 25 septembre, 21 H 30 
Canada - France





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-22"> ¤ Le président du club varois mise désormais sur les jeunes de son centre de formation. Mais Toulon reste sur trois saisons sans trophée.
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Rugby : au RC Toulon, le pari jeune de Mourad Boudjellal

Le président du club varois mise désormais sur les jeunes de son centre de formation. Mais Toulon reste sur trois saisons sans trophée.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 09h49
    |

            Adrien Pécout (Toulon, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Mourad Boudjellal a très envie de « couper le ruban ». Le président du Rugby club toulonnais (RCT) se voit déjà inaugurer, selon la terminologie officielle, sa « fabrique à champions ». Un grand chantier encore à l’état d’ébauche depuis le mois d’avril. « Revenez ici dans trois ans », prend déjà date le dirigeant, devant les deux téléphones portables posés sur la table de son bureau, avec vue sur la pelouse.
Le siège en préfabriqué, le centre d’entraînement attenant, la salle de musculation un peu plus loin : toutes ces installations existantes devraient disparaître à l’horizon 2021, d’après son scénario, pour laisser place à un complexe nouvelle génération. Cinq bâtiments et quatre hectares à la fois pour les professionnels, les jeunes du centre de formation et les minots de l’école de rugby.
Ces temps-ci, pour cette institution de l’Ovalie, mieux vaut se projeter vers l’avenir. Car l’instant présent aurait plutôt de quoi plomber l’ambiance. A l’heure de recevoir Agen, samedi 22 septembre, le club varois se trouve en délicate posture : déjà trois défaites en quatre matchs, et une 12e place sur 14 en championnat de France…
« Fin de cycle »
D’où l’affichage d’une nouvelle stratégie pour perdurer dans le petit monde du rugby français : édifier cette « fabrique à champions » qui, d’après lui, faciliterait l’éclosion de jeunes. « Je veux faire dans le rugby comme j’ai fait dans l’édition, précise le fondateur des éditions Soleil, spécialisées dans la bande dessinée. Au début, j’avais réédité Tarzan, Rahan, Mandrake, j’avais racheté les droits de vieux trucs qui marchaient très bien. Puis j’ai créé une nouvelle génération d’auteurs… »
Jusque-là, le président du RCT avait surtout recruté des joueurs d’expérience, parfois de prestige : l’Anglais Jonny Wilkinson, le Sud-Africain Bryan Habana, le Néo-Zélandais Tana Umaga... Une stratégie payante, depuis 2006, pour remonter...




                        

                        

