<FILE-date="2018/09/21/19">

<article-nb="2018/09/21/19-1">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ L’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy présidait cette chaîne thématique du groupe TF1 depuis 2007.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤                     
                                                

Patrick Buisson quitte la chaîne Histoire

L’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy présidait cette chaîne thématique du groupe TF1 depuis 2007.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 19h07
   





                        



   


L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, a démissionné de la chaîne Histoire, qu’il présidait depuis 2007, a indiqué le groupe TF1 vendredi 21 septembre. Les raisons de son départ n’ont pas été précisées. « Patrick Buisson a largement contribué au développement et au succès de la chaîne Histoire au cours de ces onze dernières années », note le communiqué de TF1. La chaîne Histoire attirait 2,6 millions de téléspectateurs par mois en moyenne au premier semestre 2017 (+ 9 % en un an).
Venu de l’extrême droite, l’ancien patron de Minute s’était fait connaître pour son influence sur Nicolas Sarkozy, qui avait emprunté de nombreux thèmes au Front national durant son mandat et sa campagne perdue contre François Hollande.
Plusieurs mises en examen
L’ancien conseiller de l’ombre était tombé en disgrâce en 2014 après la révélation de ses enregistrements clandestins à l’insu du président de la République. Mais depuis plusieurs mois, c’est à Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, qu’il rend des visites vespérales.

        Lire aussi :
         

          « Patrick Buisson, le mauvais génie », l’itinéraire d’une ascension calculée



Il est mis en examen pour recel de favoritisme dans l’affaire dite des « sondages de l’Elysée », soupçonné d’avoir profité de sa position pour réaliser d’importants bénéfices sur des sondages qu’il commandait au nom de sa société, Publifact, et qu’il revendait à l’Élysée durant le quinquennat Sarkozy (2007-2012).
Patrick Buisson, également mis en examen pour détournement de fonds publics, avait notamment signé une convention en 2007, qui octroyait à Publifact « l’exécution de sondages » à sa liberté d’appréciation et avec les instituts de son choix.

        Lire aussi :
         

                L’imprimeur de Nicolas Sarkozy






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-2">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Réagissant à ce document de cadrage, qui doit servir de base aux prochaines négociations, les partenaires sociaux ont dénoncé la « logique budgétaire ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                

Réforme de l’assurance-chômage : le gouvernement veut plus de 3 milliards d’économies sur 3 ans

Réagissant à ce document de cadrage, qui doit servir de base aux prochaines négociations, les partenaires sociaux ont dénoncé la « logique budgétaire ».



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 18h53
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 19h00
   





                        


Le gouvernement a réclamé vendredi 21 septembre que la future négociation sur l’assurance-chômage permette au régime de réaliser de 3 à 3,9 milliards d’euros d’économies en trois ans, ont annoncé les négociateurs patronaux et syndicaux.
Le chef de cabinet de la ministre du travail, Muriel Pénicaud, a présenté aux partenaires sociaux les grandes lignes du document de cadrage qui doit servir de base aux prochaines négociations sur le régime. Tous les négociateurs en ont dénoncé la « logique budgétaire ». Les syndicats ont fait savoir qu’ils décideraient ou non de négocier d’ici à la « semaine prochaine », tandis que le Medef dit avoir besoin de « quelques semaines » de réflexion.

        Lire aussi :
         

                Réforme de l’assurance-chômage : les lignes rouges des partenaires sociaux



« L’objectif est de faire des économies à hauteur, nous dit-on, de 1 milliard à 1,3 milliard supplémentaires chaque année, en plus des efforts déjà consentis au titre des dernières réformes », a dénoncé Jean-Michel Pottier, vice-président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). Cet effort devra être renouvelé chaque année pendant trois ans. « C’est un document sur une réforme à l’envers, puisqu’on part d’un objectif budgétaire pour fixer les objectifs dans lequel on va reparamétrer l’assurance-chômage », ajoute M. Pottier.
Un « prisme marqué sur les économies »
« 1,3 milliard d’économies par an, c’est beaucoup », a de son côté réagi Michel Beaugas, de Force ouvrière (FO), qui a critiqué un « prisme marqué sur les économies ». Ces économies « sont extrêmement conséquentes, qui font suite à une convention où il y a eu déjà 800 millions d’économies sur les droits des demandeurs d’emploi », a réagi Marylise Léon (CFDT), qui a demandé au gouvernement « de sortir de la logique budgétaire ».
Le gouvernement souhaite limiter le recours abusif aux contrats courts, éviter « l’enfermement dans le chômage » encouragé par le dispositif de cumul emploi-travail, et accélérer le désendettement du régime, dont la dette atteindrait sans changement 35 milliards d’euros en 2019.
Les négociations sur ce dossier, si les partenaires sociaux souhaitent les mener, se tiendront jusqu’à la fin de janvier ou au début de février. La lettre de cadrage devrait être remise la semaine prochaine, selon les partenaires sociaux.

        Lire aussi :
         

                Assurance-chômage dégressive pour les hauts revenus : une proposition réaliste ?






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-3">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Sur LCI, le porte-parole du gouvernement a défendu bec et ongles ses choix politiques. Quitte à verser dans l’intox.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                

Impôts, pouvoir d’achat, emploi : les contre-vérités de Benjamin Griveaux

Invité de LCI vendredi, le porte-parole du gouvernement a défendu bec et ongles ses choix politiques. Quitte à verser dans l’intox.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 18h40
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 18h43
    |

            Adrien Sénécat








                        


L’exécutif fait « les choses dans l’ordre », a affirmé Benjamin Griveaux sur LCI, vendredi 21 septembre. Le secrétaire d’Etat et porte-parole du gouvernement a défendu tout au long de son interview la politique économique menée depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Mais certains de ses arguments sont contestables, voire erronés. Retour sur trois d’entre eux.
1. Certains impôts ont bien augmenté en 2018
Ce qu’il a dit
Interrogé sur le pouvoir d’achat des retraités, Benjamin Griveaux a défendu le calendrier des réformes, évoquant le fait qu’après la hausse de la CSG début 2018, une bonne partie des retraités allait bénéficier de la baisse d’un tiers de la taxe d’habitation en octobre 2018.
« Vous avez d’abord augmenté les impôts et maintenant vous dites qu’on va les baisser ? », demande alors le journaliste de LCI Christophe Jakubyszyn. « C’est inexact, on n’a augmenté aucun impôt. Aucun », rétorque Benjamin Griveaux. Et « la CSG ? », l’interpelle le journaliste. Le porte-parole du gouvernement justifie alors la politique économique du gouvernement, qui vise selon lui à ce que « le travail paie mieux ».
POURQUOI C’EST FAUX
Benjamin Griveaux joue ici sur les mots : quoi qu’on en pense, le gouvernement a bien augmenté certaines taxes ou impôts. La hausse du taux normal de la cotisation sociale généralisée (CSG) de 1,7 point début 2018 en est un exemple. Mais on peut aussi citer la hausse de la fiscalité des carburants, certes décidée pour des considérations environnementales, ainsi que celle du prix du tabac, légitimée par des impératifs de santé publique. « On augmente les impôts sur ce qui pollue », a d’ailleurs déclaré la ministre des transports, Elisabeth Borne, vendredi sur Europe 1 au sujet du prix des carburants.
Au crédit du porte-parole du gouvernement, on peut néanmoins noter que le taux de prélèvements obligatoires devrait baisser en 2018 par rapport en 2017, passant de 44,7 % à 44,3 %, selon les prévisions gouvernementales. S’il est faux d’affirmer qu’aucun impôt n’a augmenté, il est vrai que les impôts, au sens large, devraient diminuer.

        Lire aussi :
         

                A la hausse ou à la baisse, 24 mesures du gouvernement qui affectent votre pouvoir d’achat



2. Un argument contestable sur le pouvoir d’achat
Ce qu’il a dit
Le journaliste de LCI a, au cours de l’interview, cité une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE, un organisme de prévision et d’évaluation des politiques publiques), selon laquelle la somme des mesures prises par le gouvernement en 2018 aurait un effet nul sur le pouvoir d’achat, avant une hausse de celui-ci en 2019.
Un point contesté par Benjamin Griveaux à plusieurs reprises : « Cela ne peut pas être zéro en 2018 », a-t-il tranché. Et de citer les principales dispositions du gouvernement en faveur du pouvoir d’achat : baisse des cotisations salariales, baisse d’un tiers de la taxe d’habitation pour 80 % des contribuables, hausse du minimum vieillesse… En matière de pouvoir d’achat, « il faut faire le total » des mesures favorables et défavorables, a-t-il estimé.
POURQUOI C’EST CONTESTABLE
L’OFCE a publié jeudi une étude sur l’effet des mesures prises par le gouvernement sur le pouvoir d’achat en 2018 et 2019. L’effet total de celles-ci serait ainsi quasiment nul pour l’année en cours (+ 0,1 milliard), mais plus notable à partir de l’année 2019 (+ 3,5 milliards).
Contrairement à ce qu’affirme Benjamin Griveaux, ces prévisions tiennent compte de l’ensemble des annonces gouvernementales. Ainsi, l’OFCE estime que la fiscalité directe baisserait de 4,3 milliards d’euros en 2018 et de 9,4 milliards d’euros en 2019. Elle juge aussi que les prestations sociales augmenteront de 1 milliard d’euros en 2018, mais baisseront de 2,3 milliards d’euros en 2019 (principalement à cause de la désindexation des pensions de retraite, d’autres mesures étant par ailleurs favorables au pouvoir d’achat).
Il ne s’agit bien sûr que de prévisions, et il faudra encore patienter plusieurs mois pour pouvoir analyser avec certitude l’évolution du pouvoir d’achat. D’autant que certains points font l’objet de controverses, comme la hausse de la fiscalité du tabac : le gouvernement estime que l’OFCE, tout comme l’Insee, surestime son effet sur le portefeuille des ménages en sous-estimant la baisse induite de la consommation de cigarettes.

        Lire aussi :
         

                Comment la hausse du prix du tabac pèse sur les prévisions de pouvoir d’achat



Cependant, Benjamin Griveaux occulte une réalité de taille : les deux mesures les plus fortes en matière de pouvoir d’achat du gouvernement en 2018 sont la réforme de la taxe d’habitation (+ 3 milliards, selon l’OFCE) et la « transformation » de l’impôt sur la fortune (ISF, + 3,2 milliards). Or, la seconde ne profitera qu’aux quelque 330 000 ménages fortunés redevables de l’ISF jusqu’à présent, qui sont les grands gagnants du premier budget du quinquennat.
Si l’on exclut la baisse de l’ISF, la balance du pouvoir d’achat en 2018 pour les foyers français vire au rouge. Il ne s’agit bien sûr que d’un constat d’ensemble, qui cache des situations extrêmement variables, mais qu’on ne peut balayer d’un revers de la main.
3. Une intox sur les emplois non pourvus
Ce qu’il a dit
Interrogé sur l’échange entre Emmanuel Macron et un jeune horticulteur au chômage le 15 septembre, au cours duquel le chef de l’Etat lui a recommandé de postuler dans l’hôtellerie, la restauration ou encore le bâtiment, le porte-parole du gouvernement a affirmé ceci :
« Moi, ce que je veux dire suite à l’épisode du week-end dernier que vous mentionnez, [c’est que] l’an dernier en France, il y a 300 000 offres d’emploi où il n’y a jamais eu de personne en face à proposer. »
POURQUOI C’EST FAUX
On ne peut pas affirmer, comme le fait Benjamin Griveaux, que 300 000 offres d’emplois n’auraient pas fait l’objet de ne serait-ce qu’une candidature en 2017 en France.
Ce chiffre est en fait tiré d’une enquête de Pôle emploi publiée en décembre 2017 (à défaut d’être exhaustive, il s’agit de la plus vaste sur la question). Selon cette dernière, 2,9 millions des 3,2 millions d’offres d’emploi « déposées à Pôle emploi sur une année » ont été pourvues. Restent donc 300 000 offres d’emploi qui n’ont pas trouvé preneur. Mais il est faux d’affirmer que ce serait par absence totale de candidature.
En réalité, ce chiffre englobe 97 000 recrutements annulés parce que le besoin d’embauche avait disparu (par exemple lorsque l’employeur n’a plus le budget) et 53 000 pour lesquels le recrutement se poursuivait au moment de l’étude. Les 150 000 offres restantes sont, elles, étiquetées comme « abandon de recrutement faute de candidats ».
Mais attention : dans 87 % des cas, l’employeur potentiel a bien reçu des candidatures avant de renoncer à recruter. Il les aura simplement écartées, les jugeant insatisfaisantes. Dans « la moitié des cas, l’offre a recueilli entre une et cinq candidatures », précise Pôle emploi. Le cas des offres qui n’ont fait l’objet d’aucune candidature, évoqué par Benjamin Griveaux, ne concerne à l’arrivée non pas 300 000 offres mais 19 500, selon cette étude. Soit environ 0,6 % de l’ensemble des offres d’emplois.

   


En résumé, cette étude de Pôle emploi montre bien des tensions sur le marché du travail, entre les attentes des recruteurs et les candidatures qui leur parviennent réellement. Mais cet écart peut aussi s’expliquer par des défauts d’attractivité des postes concernés, et en tout cas dans une très faible proportion par une absence totale de main-d’œuvre prête à travailler.

        Sur le sujet :
         

          Conseil de Macron à un chômeur : derrière les chiffres des emplois non pourvus






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-4">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le rappeur était au cœur d’une polémique venue de la droite et de l’extrême droite, l’accusant de complaisance envers l’islamisme.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Médine annule ses concerts au Bataclan et les tiendra au Zénith de Paris en 2019

Le rappeur était au cœur d’une polémique venue de la droite et de l’extrême droite, l’accusant de complaisance envers l’islamisme.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 16h45
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 17h46
   





                        



   


Après plusieurs mois d’une polémique venue de la droite et de l’extrême droite, le rappeur Médine a décidé qu’il ne jouerait pas au Bataclan en octobre. Les deux concerts prévus les 19 et 20 octobre sont annulés, et remplacés par une date au Zénith de Paris le 9 février, a annoncé Médine sur Twitter vendredi 21 septembre.
Le rappeur et le Bataclan assurent avoir pris cette décision ensemble « dans une volonté d’apaisement », alors que certains groupes d’extrême droite avaient appelé à manifester devant la salle de concert. « Nous espérons ainsi que Médine pourra accueillir son public dans les meilleures conditions qui soient », peut-on lire dans le communiqué de la salle du 11e arrondissement, attaquée par un commando de quatre djihadistes le 13 novembre 2015.
Médine a évoqué sur les réseaux sociaux une « décision douloureuse » prise « par respect pour les familles [de victimes] et pour garantir la sécurité de [son] public ». « Tout ce que je voulais faire c’était le Bataclan », a-t-il écrit à ses fans, qui pourront se faire rembourser les billets pour les deux dates prévues.

        Tout comprendre :
         

          Le rappeur Médine au Bataclan : la polémique en quatre questions



Des mouvements qui « ravivent la douleur des familles »
La programmation de Médine au Bataclan avait été dénoncée par des responsables politiques de droite et d’extrême droite, qui mettaient en cause les paroles de certaines de ses anciennes chansons comme Don’t Laïk ou Jihad, qu’ils considèrent comme allant dans le sens des thèses djihadistes islamistes.
En janvier 2015, le parolier s’était déjà expliqué sur son titre Don’t Laïk : « Je me revendique de cet esprit outrancier, satirique au nom de la liberté d’expression pour pouvoir blasphémer une valeur lorsqu’elle est dévoyée. C’est ce que j’ai fait avec le morceau Don’t Laïk. » En mars 2017, il avait cependant confié avoir « eu la sensation d’être allé trop loin ». « La provocation n’a d’utilité que quand elle suscite un débat, pas quand elle déclenche un rideau de fer. Avec Don’t Laïk, c’était inaudible, et le clip a accentué la polémique », avait déclaré le chanteur.
Des mouvements d’extrême droite appelaient récemment sur les réseaux sociaux à organiser des manifestations devant le Bataclan. Le rappeur a dénoncé dans son communiqué « des manifestations dont le but est de diviser, n’hésitant pas à manipuler et à raviver la douleur des familles des victimes ».
Une association de victimes des attentats du 13 novembre 2015, 13onze15 Fraternité Vérité, avait jugé que le Bataclan commettait « une faute » en programmant Médine. En revanche, Life for Paris, l’une des principales associations de victimes, avait jugé que le Bataclan était « complètement libre de sa programmation », refusant d’instrumentaliser « la mémoire des victimes des attentats à des fins politiciennes, comme c’est le cas dans cette affaire ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-5">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Certains de ses collègues de gauche espèrent que l’annonce probable de la candidature du député à la mairie de Barcelone s’accompagnera de sa démission.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                

Les ambitions catalanes de Manuel Valls diversement appréciées à l’Assemblée nationale

Certains de ses collègues de gauche espèrent que l’annonce probable de la candidature du député à la mairie de Barcelone s’accompagnera de sa démission.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 16h01
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 17h26
   





                        



   


Des députés de divers bords politiques ont estimé, vendredi 21 septembre, que Manuel Valls devrait démissionner de son siège à l’Assemblée nationale dans le cas où il déciderait de présenter sa candidature aux élections municipales à Barcelone.
L’ancien premier ministre, réélu en 2017 dans sa circonscription d’Evry (Essonne), va annoncer mardi 25 septembre s’il brigue la tête de la deuxième ville d’Espagne.
Mais ses ambitions catalanes, exprimées de plus en plus clairement ces derniers temps, notamment sur Twitter, ont été diversement appréciées à l’Assemblée nationale, où il s’est montré peu présent depuis le début de son mandat. Selon les données de l’association Regards citoyens, M. Valls n’a assisté qu’à deux séances en hémicycle et à six séances en commission depuis début mai. Il n’a jamais déposé d’amendement depuis le début de son mandat.

        Notre analyse sur sa vie politique en Espagne :
         

          Manuel Valls tisse ses réseaux à Barcelone



« Député fantôme »
« Il est plus correct vis-à-vis des électeurs qu’il démissionne dès sa déclaration de candidature », a affirmé auprès de l’AFP la députée PS Cécile Untermaier, dans le sillage de la présidente des élus socialistes à l’Assemblée nationale, Valérie Rabault. Cette dernière avait estimé dimanche, sur France 3 :
« On ne peut pas être élu de la République française et en même temps mener une campagne à Barcelone. »
Même constat pour Marie Lebec, députée de la majorité LREM que Manuel Valls avait rejointe en juin 2017 après avoir quitté le PS. « Il sait qu’il faudrait qu’il démissionne. On en avait discuté et il m’avait dit qu’il n’y allait pas pour perdre, donc lui-même sait qu’il prendra cette décision » de quitter l’Assemblée, a expliqué cette dernière à l’AFP.
« S’il est bien candidat, il est indispensable sur le plan démocratique qu’il annonce aussi sa démission de ses fonctions de député et d’élu municipal d’Evry et que des élections législatives soient convoquées », a réagi pour sa part le député LFI Alexis Corbière sur Twitter.
« Cela fait depuis avril qu’il réfléchit à sa candidature à Barcelone. Cette situation n’a que trop duré. C’est une situation intenable ! », a dit à l’AFP l’ex-rivale de Manuel Valls aux élections législatives, Farida Amrani (LFI). Cette dernière a lancé le 16 septembre une pétition intitulée « Exigeons la démission de Manuel Valls, député fantôme » sur le site change.org. Vendredi après-midi, celle-ci avait recueilli plus de 11 700 signatures.

        Lire aussi :
         

                Manuel Valls, Ibère médiatique







                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-6">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Lucie Michel, alias L’Originale K, interpelle directement Emmanuel Macron dans un morceau de rap où elle dénonce le manque de structures d’accueil pour les enfants handicapés.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                

« Le handicap, c’est pas frenchie » : la mère d’un enfant autiste dit sa colère en musique

Lucie Michel, alias L’Originale K, interpelle directement Emmanuel Macron dans un morceau de rap où elle dénonce le manque de structures d’accueil pour les enfants handicapés.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 15h02
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 15h23
   





                        


« Le handicap, c’est pas frenchie. » Lucie Michel, maman d’un petit Malone de 6 ans et demi, souffrant d’autisme et d’épilepsie, a exprimé sa colère dans un morceau de rap, où elle interpelle directement Emmanuel Macron. Son fils, comme nombre d’enfants handicapés, n’a aucune structure en cette rentrée pour l’accueillir.
« C’est de la discrimination mais pour autant pas de réaction », dénonce L’Originale K, son nom d’artiste, dans ce clip sorti le 13 septembre, ponctué d’extraits de discours du président de la République.



Les deux dernières années, Malone a un peu fréquenté l’école maternelle, comme l’a raconté sa mère à France 3 :
« La première année, il y est allé une heure par semaine avec interdiction d’aller dans la cour de récréation, une heure quarante-cinq la deuxième année et il y allait sur les heures où les autres enfants faisaient la sieste donc il arrivait dans une classe vide qui était dans le noir. »
La question de la scolarisation des enfants handicapés agite cette rentrée scolaire 2018. Mercredi 19 septembre, trois mères sont montées sur des grues à Lille et à Strasbourg pour dénoncer notamment le manque d’auxiliaires de vie scolaire, qui permettent aux enfants souffrant d’un handicap de poursuivre leur scolarité dans un établissement classique. C’est pourtant, depuis une loi de 2005, une obligation pour les pouvoirs publics.
Lucie Michel a lancé une procédure contre l’Etat, pour obtenir une prise en charge adaptée de son fils. « J’ai tous les papiers qui prouvent que Malone a des droits, il a droit à des soins qu’il n’a pas », explique-t-elle. Après avoir créé une association, Les Mamans courage, elle espère pouvoir fonder à Nantes, où elle vit, une école adaptée aux enfants sévèrement handicapés.

        Le point sur la situation :
         

          L’école peine à s’adapter aux enfants handicapés






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-7">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Chronique. L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy semble faire la fine bouche face aux sirènes du Rassemblement national. Il n’a pourtant pas besoin de s’informer sur la ligne du parti de Marine Le Pen, puisque c’est aussi la sienne…
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                
                                    

Il est comme ça… Thierry Mariani


                      Chronique. L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy semble faire la fine bouche face aux sirènes du Rassemblement national. Il n’a pourtant pas besoin de s’informer sur la ligne du parti de Marine Le Pen, puisque c’est aussi la sienne…



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 14h29
    |

            Philippe Ridet








   


Serait-ce possible que Thierry Mariani nous prît pour des jambons ? On se posait la question l’autre jour en lisant le mol démenti que l'ex-ministre des transports (2010-2012) de Nicolas Sarkozy et ancien parlementaire (Les Républicains) avait opposé à l’information, publiée par Libération, selon laquelle il avait donné son accord pour figurer sur la liste du Rassemblement national (RN, ex-FN) aux élections européennes de 2019 : « Avant de répondre, il faut savoir qui conduira la liste et quelle sera la ligne politique. » Sacré Thierry ! Faut-il lui faire un dessin ? Passe encore qu’il s’interroge sur la tête de liste mais s’il y a un élu qui connaît la ligne politique du parti de Marine Le Pen, c’est bien lui.
Dans sa carrière, Thierry Mariani a pris position contre l’immigration, le pacs, les rave parties, la Gay Pride – et la chienlit en général.
Élu député de la 4e circonscription du Vaucluse (de Bollène à Malaucène) de 1993 à 2010 puis de la 11e des Français de l’étranger (de Saint-Pétersbourg aux îles Tonga) de 2012 à 2017, il a construit son identité politique sur la duplication des positions frontistes au point de donner l’impression de s’être trompé de parti.

        Lire aussi :
         

                L’ancien ministre Thierry Mariani prône un « rapprochement » des Républicains avec le FN



Il ne devrait pas se sentir trop dépaysé avec le concept d’Europe « des nations » et « des valeurs suprêmes », défendu par la présidente du RN le dimanche 16 septembre à Fréjus. Ces mots-là plaisent à Thierry Mariani qui dans sa carrière a pris position contre l’immigration, le pacs, les rave parties, la Gay Pride – et la chienlit en général. Sans surprise, il aime les hommes à poigne. Il soutient Viktor Orban contre les sanctions européennes, Poutine contre l’Ukraine, Matteo Salvini contre « les donneurs de leçons » et Bachar Al-Assad contre les rebelles syriens. Lors de la dernière de ses cinq visites à Damas, il a trouvé que les rues « étaient plus propres que celles de Paris ». En Crimée, où il se rend fréquemment, il juge que « les gens ont l’air joyeux ». C’est son côté Lévi-Strauss.
« Mais le Kärcher, il est où ? »
Petit-fils d’un maçon italien descendu de ses Abruzzes natales avec une truelle et ses mains calleuses, Mariani a successivement étudié au petit séminaire d’Avignon, puis au lycée militaire d’Aix-en-Provence. On ne s’étonnera pas qu’il soit un moment tenté par la Légion. Question d’habitus… Champion de France de lutte gréco-romaine à 19 ans, il entre au RPR par rejet du « giscardisme bourgeois » et « admiration » pour de Gaulle. Il vit la création de l’UMP en 2002 comme un affadissement des valeurs de la droite. « Au moins, au RPR, on vous expliquait ce qu’est la France ! », déplorait-il à Libération avec les accents patriotards de Victor Pivert (Louis de Funès) à la fin des Aventures de Rabbi Jacob (Gérard Oury, 1973).

        Lire aussi :
         

                Thierry Mariani signe une tribune avec des élus FN en faveur d’une union des droites



Séduit par le Nicolas Sarkozy de « la France, tu l’aimes ou tu la quittes », il n’est pas long à lui reprocher d’avoir trahi ses convictions. « Mais le Kärcher, il est où ? », se plaint-il comme un enfant à qui on aurait confisqué son pistolet à eau. Déçu, il crée sa boutique, La Droite populaire, pour peser sur la ligne du parti et lancer des ponts en direction du FN. La défaite de son camp en 2017 (et la perte de son mandat) achève de le convaincre que l’heure des alliances en bonne et due forme a sonné. « Nous avons deux ans d’ici aux Européennes pour faire en sorte que les gens qui partagent les mêmes valeurs, sans excès mais sans mollesse, puissent se retrouver », disait-il en juin 2017 à Minute, l’hebdomadaire de l’extrême droite. Thierry Mariani est à l’heure !

        Lire aussi :
         

                Elle est comme ça… Muriel Mayette






<article-nb="2018/09/21/19-8">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ La Cour des comptes estime que « des pratiques irrégulières et potentiellement de grande ampleur » entourent le versement de suppléments familiaux de traitement aux agents de la fonction publique mahorais.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                

Mayotte : des compléments de salaires indus pour les fonctionnaires

La Cour des comptes estime que « des pratiques irrégulières et potentiellement de grande ampleur » entourent le versement de suppléments familiaux de traitement aux agents de la fonction publique mahorais.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 12h16
    |

            Patrick Roger








                        


Une nouvelle fois, Mayotte défraie la chronique de la Cour des comptes. Dans un référé rendu public, jeudi 20 septembre, les magistrats financiers s’étonnent du montant anormalement élevé de suppléments familiaux de traitement (SFT) – compléments perçus par les agents de la fonction publique en sus des prestations familiales – distribués dans ce département de l’océan Indien. Certes, le taux de natalité soutenu est un facteur non négligeable. Mais insuffisant, aux yeux de la Cour, pour expliquer que les collectivités et établissements mahorais perçoivent 19 % des montants redistribués par le fonds national de compensation géré par la Caisse des dépôts et consignations, alors qu’ils ne représentent que 0,2 % des structures bénéficiaires.
A eux seuls, le département de Mayotte, les communes de Mamoudzou et de Koungou, le Syndicat intercommunal d’élimination et de valorisation des déchets et le service départemental d’incendie et de secours concentrent 71 % des sommes versées. Les contrôles diligentés sur ces structures mettent en évidence « des pratiques contestables ». Sur l’ensemble des situations individuelles vérifiées, « 90 % d’entre elles apparaissent entachées d’irrégularités », faute de justificatifs ou du fait de déclarations contradictoires.
« Gestion désordonnée »
Ainsi, énumère la Cour, des agents perçoivent du SFT alors qu’ils ne bénéficient pas des prestations familiales. Des versements sont effectués pour un nombre d’enfants supérieur à celui déclaré, pour des enfants dont l’âge excède la limite de 16 ans ou au bénéfice d’un parent divorcé n’exerçant pas la charge parentale… Selon la Cour, « la gestion désordonnée des effectifs et l’absence de contrôle (…) concourent à l’augmentation du nombre de bénéficiaires de cette indemnité ». Les indus représentent ainsi entre 25 % et 75 % des sommes reversées selon les collectivités contrôlées.
Or, non seulement le SFT représente un complément immédiat pour les agents concernés, mais il entre dans l’assiette de calcul pour la retraite additionnelle de la fonction publique et peut également permettre à certains agents l’ayant perçu à tort de remplir la condition d’avoir élevé trois enfants ou plus ouvrant droit à la majoration de leur pension de retraite. Il peut même avoir une incidence sur l’imposition du revenu au titre du quotient familial.
Aussi la Cour des comptes a-t-elle saisi le premier ministre pour « endiguer des pratiques irrégulières et potentiellement de grande ampleur qui pèsent sur l’emploi du fonds national de compensation ainsi que sur les effets induits notamment sur le plan fiscal et sur la majoration de pension de retraite ». Un exemple supplémentaire, s’il en fallait, de la pagaille qui règne dans ce département où, comme le reconnaissent les autorités de l’Etat, rien n’est normal. Même la natalité.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-9">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’ancien premier ministre va annoncer sa décision mardi 25 septembre. Il a déjà préparé son équipe de campagne.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     
                                                

Manuel Valls quasi-candidat à la mairie de Barcelone

L’ancien premier ministre va annoncer sa décision mardi 25 septembre. Il a déjà préparé son équipe de campagne.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 12h00
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        


La candidature de Manuel Valls à la mairie de Barcelone ne fait plus guère de doutes. A 9 h 30, l’ancien premier ministre français a publié une photo de ses pieds foulant le sol de la ville, avec pour seule légende, un mot : « Barcelone... ». Une manière de donner officiellement le coup d’envoi de sa candidature après des semaines de visites régulières et prolongées dans la cité catalane, de réunions dans les milieux d’affaires et intellectuels à la recherche de soutien et de financement, et d’analyses de la situation politique catalane comme des problèmes de la ville. Le député de l’Essonne, né à Barcelone, devrait confirmer sa décision mardi.

Barcelona... pic.twitter.com/6IAsPznecP— Manuel Valls (@manuelvalls) 21 septembre 2018


« L’ancien premier ministre de la République française, Manuel Valls, annoncera le 25 septembre quelle sera sa position en ce qui concerne les élections municipales de Barcelone du 26 mai 2019 », détaille en effet le communiqué envoyé par sa fraîche équipe de communication barcelonaise.
L’ancien élu socialiste, aujourd’hui apparenté La République en marche, de plus en plus absent des bancs de l’Assemblée nationale, dévoilera sa position lors d’un grand « événement civique qui se tiendra à 19 heures, mardi 25 septembre au Centre de culture contemporaine de Barcelone (CCCB) ». Il sera entouré des personnes « qui ont accompagné M. Valls durant le processus de réflexion qu’il a maintenu depuis le mois de juin dernier et ont partagé avec lui des idées sur l’avenir de Barcelone ».
Large plate-forme
Aucun nom n’a fuité de la liste des invités, mais la salle devrait compter des représentants de différents partis ainsi que des personnalités indépendantes du monde de la culture et des affaires. Manuel Valls entend en effet se présenter aux municipales à la tête d’une large plate-forme, qui dépasse les sigles partisans. Assuré des voix des électeurs de Ciudadanos, il devrait partir à la chasse à ceux du Parti socialiste catalan (PSC), bien que ce dernier ne le soutienne pas.
Pour préparer sa campagne – et dans l’attente qu’il ne confirme sa candidature –, M. Valls s’est entouré du consultant politique Xavier Roig, ancien chef de cabinet de Pascual Maragall. Maire socialiste de Barcelone de 1982 à 1997, M. Maragall reste associé dans l’esprit des Barcelonais aux grandes réussites de la ville : sa projection internationale, son développement urbain, et l’organisation des Jeux olympiques de 1992. Alors que beaucoup de politiques lui ont reproché sa méconnaissance de Barcelone, Manuel Valls compte aussi sur les conseils de Guillermo Basso, ancien technicien supérieur au cabinet du maire de Barcelone.
Dernier grand bastion qui échappe aux indépendantistes, la ville est gouvernée par l’ancienne activiste du droit au logement Ada Colau, proche du parti de la gauche radicale Podemos. Mais sa cote de popularité est en baisse. Au tourisme de masse et à la hausse brutale des loyers s’ajoutent le problème de la hausse de l’insécurité et des polémiques récurrentes sur la tolérance municipale envers les vendeurs à la sauvette ou l’existence de nombreux « narco-appartements ». Des sujets de campagne tout trouvés pour l’ancien ministre français de l’intérieur…



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-10">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Issu du Front national et du villiérisme, le vice-président de LR se veut aujourd’hui le héraut d’une droite sociale et rurale qui hérisse les libéraux.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Guillaume Peltier, un droitier en quête de dédiabolisation

Issu du Front national et du villiérisme, le vice-président de LR se veut aujourd’hui le héraut d’une droite sociale et rurale qui hérisse les libéraux.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 11h28
    |

            Olivier Faye (Neung-sur-Beuvron, Romorantin (Loir-et-Cher), envoyé spécial)








                        



                                


                            
L’avantage de se comparer à François Mitterrand, outre le piédestal sur lequel on s’élève, c’est de trouver, dans le parcours sinueux de l’ancien président de la République, matière à excuser ses propres turpitudes. Prenez Guillaume Peltier, vice-président du parti Les Républicains. Les proximités de jeunesse du socialiste avec les ligues d’extrême droite dans les années 1930 lui servent, par exemple, d’argument pour rhabiller son passé militant. Qui l’a mené, rappelons-le, au Front national (1996-1998), puis brièvement auprès de Bruno Mégret. Qui l’a amené aussi en 1996 à fonder avec l’actuel dirigeant du Rassemblement national (ex-FN), Nicolas Bay, le très conservateur mouvement Jeunesse action chrétienté.
« La politique, c’est le respect de la complexité de notre peuple et de son histoire », dit M. Peltier, 42 ans, en évoquant Mitterrand. Et un peu lui-même, donc. Parfois, le député du Loir-et-Cher s’interroge à voix haute à propos des « erreurs » de son itinéraire « imparfait et caricatural » : « Une personne qui pense la même chose à 60 ans et à 20 ans est suspecte : qu’a-t-elle vécu ? » Guillaume Peltier a bien vécu. Et n’entend pas s’arrêter là. L’organisateur de la Fête de la violette, son traditionnel rendez-vous de rentrée, qui se tient, samedi 22 septembre, à Souvigny-en-Sologne, compte pousser la droite à faire sa révolution.
Pour illustrer son cheminement, cet ancien soutien de Nicolas Sarkozy vous emmène à la rencontre de Jeanny Lorgeoux, maire de Romorantin, plus grande ville de sa circonscription. Cet ex-socialiste aux airs matois se décrit comme « réformiste », « social-démocrate », « humaniste », et a été compagnon de route de… François Mitterrand. Monsieur le maire a soutenu l’adversaire macroniste de Guillaume Peltier aux législatives, en 2017, mais il dit de son député que « les valeurs essentielles [les] rassemblent ». Les deux hommes se félicitent...




                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-11">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Si le libéralisme économique des « marcheurs » constitue un ciment idéologique puissant, des divisions significatives subsistent en leur sein.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Chez les sympathisants LRM, un socle solide toujours traversé par le clivage gauche-droite

Si le libéralisme économique des « marcheurs » constitue un ciment idéologique puissant, des divisions significatives subsistent en leur sein.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 10h28
    |

            Virginie Malingre et 
Gérard Courtois








                        



                                


                            

Les sympathisants de La République en marche constituent la base politique du président de la République. Sous réserve que les turbulences de l’été et de la rentrée ne l’aient pas brouillé, le portrait-robot qui en est dressé par la Fondation Jean Jaurès démontre que ce socle est solide. Qu’il s’agisse du primat de l’entreprise, de l’ouverture sur le monde, de l’engagement européen ou du libéralisme sociétal, les Français qui se sentent proches du parti présidentiel partagent étroitement les valeurs et les orientations d’Emmanuel Macron. De même, ils approuvent massivement la politique engagée durant la première année de son quinquennat.

Indéniable atout pour le chef de l’Etat, cette cohésion n’est toutefois pas sans failles. Si le libéralisme économique des « marcheurs » constitue un ciment idéologique puissant, des ambiguïtés ou des divisions significatives subsistent en leur sein. Ainsi, la question de la justice sociale provoque au moins de la gêne, voire du malaise : 7 % seulement estiment que « la société est juste », contre 33 % d’avis contraire, et, surtout, 60 % qui ne parviennent pas à trancher. De même, quand on leur demande s’il faut « prendre aux riches pour donner aux pauvres », 29 % approuvent, 30 % désapprouvent et 41 % ne se prononcent pas.
Base politique étroite
L’indécision, voire les divergences, est aussi manifeste sur les questions de l’immigration et de l’islam. Comme le souligne Gilles Finchelstein, le directeur général de la fondation, sur ces deux thématiques, comme sur celle de la redistribution, « le clivage entre la gauche et la droite demeure structurant et vient donc traverser LRM de la même manière que des questions comme l’Europe et l’économie venaient traverser les partis traditionnels ». Même chez ses sympathisants, le « en même temps » macronien peut donc trouver là une de ses limites.

Il reste que cette radioscopie souligne, à ce stade, l’un des freins...




                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-12">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ D’après une analyse de la Fondation Jean-Jaurès, La République en marche a acquis des sympathisants depuis janvier 2017 mais ne domine pas le paysage politique.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Optimistes, libéraux, tiraillés sur l’immigration : la sociologie détaillée des macronistes

D’après une analyse de la Fondation Jean-Jaurès, La République en marche a acquis des sympathisants depuis janvier 2017 mais ne domine pas le paysage politique.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 14h33
    |

            Virginie Malingre et 
Gérard Courtois








                        



                                


                            
Le mouvement créé par Emmanuel Macron en avril 2016 et qui a accompagné sa conquête de l’Elysée reste un objet politique mal identifié. C’est tout l’intérêt de l’étude que Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, vient de consacrer au profil des sympathisants de La République en marche (LRM).
Cette radioscopie repose sur l’analyse du panel électoral du Centre de recherches de Sciences Po (Cevipof) – réalisée par Ipsos en partenariat avec Le Monde depuis décembre 2015. Sur la base de la dernière vague de cette enquête, menée en juin 2018 auprès de 12 387 électeurs, un échantillon de 1 696 sympathisants de LRM a été circonscrit. Il s’agit de citoyens qui répondent que le parti dont ils « se sentent le plus proches » est celui des « marcheurs ». Ils constituent donc un noyau plus large que les adhérents, mais plus étroit que les électeurs.
Ces sympathisants, qui étaient quasi inexistants en janvier 2017, représentent actuellement 14 % de l’ensemble du panel, contre 14 % pour Les Républicains, 13 % pour le Rassemblement national, 9 % pour le Parti socialiste, 7 % pour La France insoumise et 25 % qui ne se sentent proches d’aucune formation. Si l’émergence du parti présidentiel est indéniable, elle ne lui permet pas pour autant de dominer le paysage politique.

Des Français optimistes


Premier constat : les sympathisants de LRM ne sont ni particulièrement jeunes ni particulièrement urbains. Ils sont surreprésentés (+ 6 points par rapport à la moyenne des Français) chez les plus de 64 ans et ils sont à peine moins nombreux (– 2 points) dans le monde rural que dans les grandes villes (+ 2 points).
Second constat : ils sont les représentants d’une France qui va bien. C’est vrai de leur catégorie socioprofessionnelle : les cadres supérieurs sont en nombre (16 % contre 11 % en moyenne), contrairement aux employés et ouvriers (17 % contre 27 % en moyenne). De même, ils sont plus diplômés...




                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-13">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le parquet de Paris a classé sans suite, mardi, la plainte déposée par l’association de lutte contre la corruption visant plusieurs candidats à la présidentielle de 2017
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                

Comptes de campagne : une plainte d’Anticor classée sans suite

Le parquet de Paris a classé sans suite, mardi, la plainte déposée par l’association de lutte contre la corruption visant plusieurs candidats à la présidentielle de 2017



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 09h12
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 10h23
    |

            Yann Bouchez et 
Simon Piel








                        


Dans le bras de fer entre Anticor et la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), l’association de lutte contre la corruption vient de connaître une première défaite judiciaire. Le parquet de Paris a classé sans suite, mardi 18 septembre, la plainte déposée par l’association, le 13 juin, pour « tentative de détournements de fonds publics », « abus de confiance » et « abus de biens sociaux ». Anticor visait plusieurs candidats à l’élection présidentielle de 2017, mais aussi la CNCCFP, chargée du contrôle du financement de la vie publique, et dont la « responsabilité » était mise en cause.

        Lire aussi :
         

                Comptes de campagne : derrière Le Pen, Macron et Mélenchon, Anticor vise le système de contrôle



Au printemps 2018, plusieurs médias avaient souligné des anomalies dans les comptes de campagne des candidats envoyés à la commission, fin 2017. Certaines de ces irrégularités avaient entraîné d’importantes réformations – des corrections – de la part de la Commission. L’association entendait questionner l’usage de l’argent public en période électorale.
Dans sa décision, le procureur de la République de Paris, François Molins, rappelle que « le fait qu’une dépense est réformée en totalité ou en partie ne signifie pas qu’il y a eu fraude ». Il ajoute que celle-ci « ne doit pas s’apprécier à l’aune des réformations ou demandes d’explications de la CNCCFP, mais à l’existence d’une possible volonté de tromper la commission quant à la réalité des sommes reçues ou dépensées au titre de la campagne ».
« Une réponse politique »
Concernant les cas de Marine Le Pen et de Benoît Hamon, le parquet de Paris se rallie aux positions de la commission, qui avait approuvé leurs comptes de campagne après réformations. L’usage d’un jet privé pour se rendre au Tchad, les salaires élevés et les conditions de logement de certains cadres de la campagne de la candidate du Front national ne constituent pas des infractions, pas plus que le recours à des prestataires liés à des proches du FN ou les intérêts d’un prêt accordé par Cotelec, le microparti de Jean-Marie Le Pen, estime le parquet.
Les remises accordées par des prestataires à Benoît Hamon, dont certaines avaient fait l’objet de corrections de la CNCCFP, ne permettent pas de suspecter une fraude. « Les éléments produits » par Anticor ne sont « pas de nature à remettre en cause la pertinence de l’analyse réalisée par l’organe de contrôle », note le parquet de Paris.
« La décision du parquet est circonstanciée et a les atours d’une réponse juridique, mais elle s’apparente d’abord à une réponse politique », estime Me Jérôme Karsenti, l’avocat d’Anticor. « Le procureur de la République n’a fait en réalité aucune enquête et ne s’appuie que sur la réponse de la CNCCFP. Mais, problème majeur, cette commission n’a pas les moyens [d’investigation]. »
Le procureur rappelle par ailleurs que les campagnes de deux candidats font l’objet d’enquêtes. Après un signalement de la CNCCFP daté du 16 mars, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur les comptes de Jean-Luc Mélenchon. La justice s’intéresse notamment à des « surfacturations » de prestataires, liés à des proches du leader de La France insoumise, qui « tendent à faire sérieusement suspecter l’existence de manœuvres délibérées destinées à tromper l’organe de contrôle aux fins d’obtenir des remboursements sans cause », selon les mots de François Molins.
Saisi d’une plainte d’élus de droite, le parquet de Lyon a de son côté ouvert une enquête préliminaire, le 22 juin, visant des faits présumés de détournement de fonds publics, de financement irrégulier de campagne électorale, d’abus de biens sociaux et de recel. Il s’agit de vérifier si la métropole et la ville de Lyon ont apporté une aide financière à Emmanuel Macron lors de l’année précédant l’élection présidentielle de 2017.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-14">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Agnès Buzyn a annoncé vendredi que la vague de chaleur de l’été 2018 avait provoqué environ 1 500 morts de plus qu’une année normale.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                

La canicule de l’été 2018 a fait dix fois moins de morts qu’en 2003

Agnès Buzyn a annoncé vendredi que la vague de chaleur de l’été 2018 avait provoqué environ 1 500 morts de plus qu’une année normale.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 08h52
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 10h07
   





                        


La canicule de l’été 2018 a provoqué environ 1 500 morts de plus qu’une année normale a annoncé vendredi 21 septembre la ministre de la santé, Agnès Buzyn, sur CNews. Toutefois, dix fois moins de personnes sont mortes cette année qu’en 2003.
« Il y a eu un excès de mortalité qui était évidemment attendu chez les personnes très âgées, probablement moins de 1 500 morts de plus que ce qui est attendu normalement dans ces mois-là », a déclaré la ministre. Ce chiffre représente « dix fois moins que la canicule de 2003 », qui avait fait entre 15 000 et 20 000 morts, mais aussi « moins que les autres épisodes caniculaires » des dernières années, a-t-elle noté.
En 2015, environ 3 000 décès supplémentaires avaient été enregistrés selon les autorités sanitaires, mais seulement 700 en 2016, et moins de 400 en 2017. En 2006, année de canicule particulièrement sévère, une surmortalité d’environ 2 000 décès avait été constatée.
Prévention et mobilisation ont porté leurs fruits
« Ça prouve vraiment que la prévention et la mobilisation dans tous les secteurs a porté ses fruits (…) mais c’est inexorable que les personnes très âgées aient malheureusement des complications », a commenté Agnès Buzyn, qui réunit vendredi les acteurs mobilisés pendant la canicule. « Il n’y a pas eu d’excès majeur, les hôpitaux n’ont pas été pris d’assaut par les personnes en très grosses difficultés, c’était entre 3 % et 5 % des passages aux urgences seulement qui étaient réellement liés à la chaleur ; ce qui veut dire qu’en amont les médecins et infirmières, les communes se sont mobilisés », a ajouté la ministre.
Face à la multiplication attendue des épisodes de canicule avec le changement climatique, elle a appelé à « nous organiser autrement » et notamment à réorganiser les villes, plus sujettes à la chaleur en raison du phénomène d’îlots de chaleur urbains. L’été 2018 a été le deuxième plus chaud de l’histoire de France, avec une température moyenne supérieure à la normale de près de 2 °C, loin toutefois de celui de 2003, selon Météo France. Une vague de chaleur exceptionnelle a notamment frappé l’ensemble du pays du 24 juillet au 8 août, en particulier le quart nord-est.

        Visualiser :
         

          Cent quatre jours de canicule dans le Rhône en quinze ans, quarante et un à Paris… Et votre département ?






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-15">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Ces promotions sont accordées à quelques jours de la Journée nationale d’hommage aux harkis, le 25 septembre.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     
                                                

Emmanuel Macron va donner la légion d’honneur à d’anciens combattants harkis

Ces promotions sont accordées à quelques jours de la Journée nationale d’hommage aux harkis, le 25 septembre.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 08h47
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 15h23
   





                        


Le chef de l’Etat a promu d’anciens combattants harkis et des représentants d’associations de harkis dans les ordres de la Légion d’honneur et du Mérite, quatre jours avant la Journée nationale d’hommage à ces anciens supplétifs de l’armée française pendant la guerre d’Algérie.
Par décret du 20 septembre paru au Journal officiel vendredi, six anciens combattants harkis et la cofondatrice d’une association de harkis deviennent chevaliers de la Légion d’honneur. Quatre personnes sont élevées au grade d’officier de l’ordre national du Mérite et quinze autres au grade de chevalier du même ordre, majoritairement représentantes d’associations ou fédération.
A la fin de la guerre d’Algérie (1954-1962), quelque 60 000 Algériens recrutés comme auxiliaires de l’armée française avaient été admis en France après les accords de paix. Les autres – entre 55 000 et 75 000 selon les historiens – avaient été abandonnés et victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes, qui les considéraient comme des traîtres. Un groupe de travail, lancé à l’initiative du chef de l’Etat, avait préconisé en juillet de créer un « fonds de réparation et de solidarité » de 40 millions d’euros pour les harkis et leurs enfants. Mais ce montant est très loin des attentes des associations.
« Nous méritons le pardon de la nation »
La promotion par Emmanuel Macron d’une vingtaine de harkis dans l’ordre de la Légion d’honneur et du Mérite intervient « un peu tard », a jugé vendredi le président du Comité national de liaison des harkis (CNLH). « Bien sûr une décoration ça fait toujours plaisir et honneur », a relevé Boaza Gasmi sur France Info. Mais, a-t-il ajouté, « les harkis sont en fin de vie. Aujourd’hui, le plus jeune harki a 80 ans, c’est un peu tard ». « Notre combat, pour être franc, c’est une vraie reconnaissance et une vraie réparation. C’est pas des décorations qui vont enlever la souffrance des harkis », a-t-il affirmé. « Nous méritons le pardon de la nation », a-t-il ajouté, la voix nouée.

        Lire l’éditorial :
         

          Le devoir de vérité de la France face à la tragédie des harkis



La communauté harkie avait appelé au début de septembre le chef de l’Etat à lui accorder des réparations à la hauteur du préjudice subi à la fin de la guerre d’Algérie, rappelant le soutien qu’elle lui a apporté en 2017 et menaçant de porter plainte contre la France pour crimes contre l’humanité. Quelques jours plus tard, le CNLH réitérait sa volonté de se battre « jusqu’au bout » et d’aller plaider sa cause devant les tribunaux internationaux s’il n’obtenait pas satisfaction auprès de l’Etat.
Ces promotions arrivent également quelques jours après un pas de plus dans le travail de mémoire sur la guerre d’Algérie qu’a franchi Emmanuel Macron, en demandant pardon à la mi-septembre à la veuve de Maurice Audin, soixante et un ans après la mort sous la torture de ce militant communiste victime « du système institué alors en Algérie par la France », selon les mots du président de la République.

        Lire aussi :
         

                Torture en Algérie : Maurice Audin, un crime français






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-16">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ « Nous allons tenir sur ce qui est engagé », a assuré son premier ministre jeudi. Le gouvernement a toutefois fait un geste fiscal envers les retraités, et a renoncé à toucher aux droits de succession
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 20/09/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Macron tiraillé entre ses engagements de campagne et sa chute dans les sondages

« Nous allons tenir sur ce qui est engagé », a assuré son premier ministre jeudi. Le gouvernement a toutefois fait un geste fiscal envers les retraités, et a renoncé à toucher aux droits de succession



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 10h32
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

Edouard Philippe a senti le danger. « On peut s’améliorer. Mais le cap est là. Je suis tout à ma tâche et nous allons tenir sur ce qui est engagé », a une nouvelle fois assuré le premier ministre, jeudi 20 septembre, sur France Inter.
Un rappel destiné à l’opinion mais aussi à la majorité, alors que l’exécutif semble, depuis la rentrée, tiraillé entre le respect des engagements de la campagne présidentielle et l’abandon de certaines mesures pour enrayer sa chute dans les sondages.
S’il avait jusqu’ici assumé de demander des efforts aux retraités, présentés comme mieux lotis que le reste de la population, l’exécutif a ainsi décidé de faire un geste fiscal dans leur direction. Jeudi, Edouard Philippe a annoncé que 300 000 d’entre eux seraient exonérés en 2019 et en 2020 de la hausse de 1,7 point de la contribution sociale généralisée (CSG) appliquée depuis le 1er janvier 2018. Une décision « technique », a plaidé l’ancien maire du Havre (Seine-Maritime), mais qui devrait tout de même représenter pour l’Etat « un effort de 350 millions d’euros » par an.

Trouble
De même, Emmanuel Macron a exclu toute réforme des droits de succession. « Il faut arrêter d’emmerder les retraités », a cinglé le chef de l’Etat devant ses conseillers, lundi. Lors de la campagne, le candidat d’En marche ! s’était pourtant dit favorable à taxer davantage l’héritage pour favoriser le travail.
Dans une note au président de la République révélée par Le Monde en juin, trois économistes proches de M. Macron – Jean Pisani-Ferry (Sciences Po), Philippe Martin (Conseil d’analyse économique) et Philippe Aghion (Collège de France) – avaient encore plaidé pour « une taxation plus lourde des très grosses successions ».
Ces deux décisions, ajoutées au report cet été de la réforme institutionnelle à la suite de l’affaire Benalla et à la valse-hésitation sur le report du prélèvement à la source...




                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-17">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ La rénovation du site culturel parisien devrait coûter 470 millions d’euros. Dans sa chronique, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde », décrypte les dessous d’un « dilemme » bien français.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 20/09/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


« Est-ce bien raisonnable de rénover le Grand Palais pour plusieurs centaines de millions d’euros ? »

La rénovation du site culturel parisien devrait coûter 470 millions d’euros. Dans sa chronique, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde », décrypte les dessous d’un « dilemme » bien français.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 10h09
    |

            Michel Guerrin (rédacteur en chef au « Monde »)








                        



                                


                            

Chronique. Est-ce bien raisonnable de rénover le Grand Palais pour plusieurs centaines de millions d’euros ? C’est la question abordée par la Cour des comptes dans un rapport confidentiel de mars, repris par le site La Tribune de l’art fin août, et relancé, mercredi 19 septembre, par Le Canard enchaîné.
Au regard du bâtiment, oui. Au regard de l’époque, non. Le site est prestigieux, utile, planté au cœur de Paris. C’est un emblème de la nation et de notre culture. Mais fait de bric et de broc, abritant trois choses : des expositions dans un bâtiment de pierre, des manifestations de prestige sous une nef de verre et d’acier de 200 mètres de long qui culmine à 45 mètres de haut, et le Palais de la découverte.
Mais tout cela est fatigué et l’entretien si coûteux… Dilemme passionnant. Celui d’un pays fier de ses bijoux mais qui n’a plus les moyens de les entretenir.
L’addition est pharaonique, à la hauteur d’un bâtiment gigantesque de 70 000 mètres carrés. Près de 470 millions d’euros, dont plus de la moitié financée par l’Etat. Le site fermera de 2020 à 2023 avant que la nef rénovée n’abrite deux épreuves des Jeux olympiques en 2024 (taekwondo et escrime).

La France schizophrène
La facture est trop lourde, répètent les opposants, Stéphane Bern en tête. Plusieurs figures de la culture, en sous-main, savonnent aussi ce projet. En 2014, déjà, l’ancien ministre de la culture, Jean-Jacques Aillagon, dénonçait une folie financière pour l’Etat, plaidant pour un partenariat public-privé. Ce qui n’a pas empêché le projet d’être validé.
La France schizophrène poursuit donc les travaux culturels tout en cherchant à réduire sa dette. Elle restaure des monuments parisiens alors que nombre de lieux en régions souffrent et que les crédits du patrimoine manquent.
Et puis les grands travaux font peur, tant les dépassements de coûts sont légion. Avant même le premier coup de pioche, le projet...




                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-18">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le président des Républicains participait, jeudi, aux journées parlementaires de son parti, dans l’Ain. Il y a tenu un discours en faveur des « territoires ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤                     
                                                

A Divonne-les-Bains, Laurent Wauquiez se pose en défenseur de la « France périphérique » et des classes moyennes

Le président des Républicains participait, jeudi, aux journées parlementaires de son parti, dans l’Ain. Il y a tenu un discours en faveur des « territoires ».



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 22h14
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 02h59
    |

            Olivier Faye








                        


A chacun son étiquette pour critiquer Emmanuel Macron : La France insoumise (LFI) dépeint le chef de l’Etat en « président des riches » ; le parti Les Républicains (LR), lui, en a fait un « président des villes »… Jeudi 20 septembre, la formation présidée par Laurent Wauquiez a insisté sur cet angle d’attaque à l’occasion de ses journées parlementaires, organisées à Divonne-les-Bains (Ain). « Il ne peut pas y avoir d’un côté ceux qui semblent promis à la réussite de la mondialisation et ceux qui sont abandonnés à un silence assourdissant », a dénoncé M. Wauquiez lors d’un discours prononcé devant environ 500 personnes.
Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes s’est appuyé sur les propos tenus le matin même par le premier ministre, Edouard Philippe, sur France Inter, qui a assumé « d’augmenter l’impôt sur la pollution » en instaurant une hausse des taxes sur les carburants. « Non, ils ne polluent pas, ils travaillent monsieur le premier ministre », a lancé M. Wauquiez, se posant en porte-voix des « sept Français sur dix » qui prennent leur voiture pour aller travailler. « Croit-il que l’on a le choix ? Que vous avez le métro à votre porte ? », a-t-il encore interrogé.
Un peu plus tôt, Damien Abad, vice-président des Républicains et député de l’Ain, invitait déjà Emmanuel Macron à « [traverser] la France, la vraie France, pas celle du CAC 40 et des ors de la République, mais celle qui subit de plein fouet vos hausses de CSG, de gazole, ou encore vos baisses d’APL ou pensions de retraités ». Celle des « milieux de cordée », a résumé M. Wauquiez.
Depuis un an, la droite, longtemps associée à la tradition jacobine – qui défend une concentration des pouvoirs dans les mains de l’Etat –, se découvre des accents girondins et décentralisateurs. « Il faut que l’Etat se concentre sur le régalien et fasse confiance aux acteurs de proximité », convient M. Abad, qui dénonce dans le pouvoir de M. Macron une « France désincarnée et tenue par la haute administration ».
« Il faut reconquérir les Français partout »
Cette stratégie est encouragée par la rupture creusée ces derniers mois entre l’Etat et les collectivités locales. Mais aussi par le fait que La République en marche (LRM) a obtenu, en 2017, d’excellents résultats dans les grandes métropoles. Reste donc, dans ce contexte, à défendre la « France périphérique », celle des territoires ruraux et périurbains.
Sous l’impulsion de Damien Abad et de Guillaume Peltier, vice-président de LR et député du Loir-et-Cher, la droite a donc lancé, en juin 2017, une mission sur la France des territoires, qui a rendu, jeudi, 20 propositions « pour la ruralité ». Parmi elles, la mise en place d’un ticket carburant, sur le modèle des tickets restaurants. Ou encore une « couverture numérique intégrale du territoire » et une « relocalisation de l’apprentissage ». « Il y a une incompréhension des spécificités des territoires ruraux, qui sont oubliés, incompris, méprisés par le président de la République », dénonce Christian Jacob, président du groupe LR à l’Assemblée nationale.
Mais cette dichotomie entre France des villes et France des campagnes ne va pas sans susciter des heurts au sein de la droite. « Nous ne pourrons pas nous contenter de dénoncer la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires », grince un dirigeant du parti. « Il faut reconquérir les Français partout », plaide quant à lui Eric Woerth, député de l’Oise. Une position partagée par Nicolas Sarkozy, qui prévenait devant ses visiteurs, ces derniers mois, contre le risque de diviser le pays.
Conscient de cet écueil, M. Wauquiez a corrigé son discours à la marge, jeudi, pour rejeter Emmanuel Macron dans la posture du diviseur, celle d’un président de la République qui « oppose tout le monde ». « La France n’a pas besoin d’opposition entre les métropoles et les territoires ruraux », a-t-il fait valoir. Dans une tribune publiée en octobre 2017, dans Le Journal du dimanche, M. Wauquiez fustigeait la « haine de la province » qui habiterait M. Macron, « le plus parisien des présidents qu’on n’ait jamais eus ». Mais ça, c’était avant. La mission « France des territoires » de LR doit se déployer, ces prochaines semaines, sur la politique de la ville. Où la droite espère bien trouver, là aussi, des déçus d’Emmanuel Macron.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-19">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le texte préconise de faire évoluer des notions importantes du droit du Web. Une tâche ardue car il faut convaincre les autres pays membres de l’Union européenne.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 20/09/2018
Découvrir l’application


                        

Lutte contre la haine sur Internet : un rapport pour « passer à une nouvelle étape » remis à Matignon

Le texte préconise de faire évoluer des notions importantes du droit du Web. Une tâche ardue car il faut convaincre les autres pays membres de l’Union européenne.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 21h01
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 10h05
    |

            Martin Untersinger








                        



   


Le gouvernement doit « passer à une nouvelle étape » dans la lutte contre le racisme et la haine sur Internet. C’est ce que défend un rapport comportant vingt propositions, remis jeudi 20 septembre au premier ministre Edouard Philippe.
Ce document – rédigé par la députée (La République en marche, LRM) de Paris Laetitia Avia, le vice-président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Gil Taïeb, et l’écrivain Karim Amellal – avait été commandé par Matignon dans le cadre de son deuxième plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme.
Les auteurs du rapport estiment que la question a souffert jusqu’à présent d’« une certaine indifférence des pouvoirs publics », ce qui a permis la multiplication des discours de haine et un sentiment de « recul de l’Etat de droit sur Internet ».

        Lire aussi :
         

                Lutte contre le racisme : « Internet, la première priorité du plan national »



Revenir sur un pilier du droit de l’Internet
Afin d’accentuer les obligations des réseaux sociaux, à l’unisson d’un refrain entendu dans plusieurs capitales européennes et à Bruxelles ces derniers mois, ils préconisent de s’attaquer à un pilier du droit de l’Internet, la division des entreprises de la Toile, depuis le début des années 2000, en deux catégories :
celles qui publient directement des contenus en ligne (les éditeurs) ;celles qui servent de support pour que les internautes puissent publier leurs contenus (les hébergeurs).
Jusqu’ici, les hébergeurs (notamment les réseaux sociaux) n’étaient pas responsables des contenus illégaux postés sur leurs services, sauf si ces derniers leur étaient signalés. Dans ce cas, ils devaient promptement les supprimer. Selon les auteurs du rapport, ce dispositif « satisfaisant dans le principe » n’est pas « véritablement opérationnel ».
Le rapport veut donc créer un troisième statut intermédiaire aux obligations renforcées, celui « d’accélérateurs de contenus », qui concernera essentiellement les réseaux sociaux et les moteurs de recherche. « Ce tiers statut nous permet de ne toucher que les plates-formes qui ont cette capacité d’amplification, qui peuvent créer de la viralité », explique Laetitia Avia. Selon nos informations, c’est la piste que devrait retenir le gouvernement.
Cette réforme n’est plus un tabou depuis des mois, tant à Paris qu’à Bruxelles. Les grandes plates-formes numériques sont dans le viseur des autorités dans plusieurs dossiers liés à la réglementation des contenus, des messages haineux à la propagande djihadiste en passant par les droits d’auteur.
Revenir sur ce cadre, d’origine européenne, ne sera pas une mince affaire. Paris espère obtenir le soutien de l’Allemagne pour faire avancer ce dossier et pousser la position française dans les instances européennes, sans pour autant exclure, de source gouvernementale, la présentation d’un texte national d’ici au début 2019. Certaines autres recommandations pourraient être insérées dans le projet de loi de réforme pour la justice.
Retrait des contenus racistes sous vingt-quatre heures
Le rapport propose d’emboîter le pas de l’Allemagne et d’obliger certaines entreprises du numérique, idéalement les « accélérateurs de contenus », à retirer les publications « manifestement » illégales dans un délai de vingt-quatre heures après qu’elles leur ont été signalées. Ce délai serait porté à une heure pour les contenus à caractère terroriste. Les auteurs proposent une amende pesant sur les contrevenants, qui pourrait s’élever jusqu’à 37,5 millions d’euros, soit 100 fois ce que prévoit actuellement la loi.
La loi allemande « NetzDG », qui prévoit un dispositif similaire, présente un bilan « plutôt encourageant », selon le rapport. Cette initiative, qui a fait polémique à ses débuts, était observée de près à Paris et souvent présentée comme un exemple à suivre.

        Lire aussi :
         

                Polémique en Allemagne sur une loi contrôlant les réseaux sociaux



Blocage des sites
Le rapport suggère également de permettre au juge d’ordonner aux fournisseurs d’accès à Internet d’empêcher leurs clients d’accéder à un site dans les cas les plus graves (menace de mort, incitation à la violence, harcèlement…).
Ce mécanisme existe déjà en droit français, mais les magistrats restent frileux à l’idée de l’appliquer. Anticipant une éventuelle évolution juridique, les autorités ont dans leur viseur, selon nos informations, un site raciste particulièrement odieux et vont prochainement tenter d’obtenir un précédent devant la justice.
Le mécanisme envisagé par le rapport serait justement destiné à atteindre les sites les plus violents qui ont tout fait pour se mettre hors de portée des autorités françaises, notamment en choisissant d’être hébergé dans des pays peu coopératifs. Le rapport évoque aussi la possibilité de donner au juge le pouvoir de retirer un contenu des moteurs de recherche.
Une justice plus rapide
Le document remis au premier ministre formule aussi des préconisations pour mieux réprimer les propos racistes et antisémites. Par exemple de recourir aux ordonnances pénales afin de rendre des condamnations plus rapides. Outre des amendes plus fortes, les trois auteurs suggèrent une plus grande variété de peines, comme des stages de sensibilisation à la haine en ligne ou des travaux d’intérêt général.
Les rédacteurs veulent améliorer la formation des différents maillons de la chaîne judiciaire, des policiers et gendarmes aux magistrats, ainsi que la création de chambres pénales spécialisées dans les délits, spécifiques et complexes, liés à la liberté d’expression. Ils souhaitent ouvrir la possibilité de faire des délits haineux l’objet d’une plainte en ligne. Pour cela, notent les auteurs du rapport, le budget alloué au parquet et plus généralement à la justice devra être augmenté.
Le rapport propose de standardiser les mécanismes qui permettent aux internautes de signaler la présence de contenus racistes. Il s’agit d’un point déjà existant en droit français, mais qui ne donne pas satisfaction aux auteurs, qui aimeraient que soit instauré un logo, commun à tous les réseaux sociaux, pour rendre ce système d’alerte « clairement identifiable ».

        Lire aussi :
         

                Haine sur Internet : le plaidoyer d’associations pour muscler la loi française



La députée et ses deux coauteurs suggèrent la création d’une autorité de réglementation dédiée au racisme et à la haine sur Internet, qui serait chargée de prononcer les sanctions pécuniaires, de réclamer au juge le blocage de certains sites ou de contrôler le dispositif de signalement.
Les auteurs du rapport veulent aussi inciter les annonceurs à plus de transparence sur les sites où leurs publicités sont affichées, dans l’espoir d’assécher le financement de certaines publications les plus problématiques. Les efforts de formation, de sensibilisation et d’éducation de la société aux problématiques du racisme et de l’antisémitisme sur Internet doivent être enfin renforcés.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-20">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ « Le Monde » s’est procuré le document qui liste les critères requis par la majorité présidentielle pour bénéficier de son soutien lors des élections municipales de 2020.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 20/09/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


La République en marche pose ses conditions pour investir ses candidats aux municipales

« Le Monde » s’est procuré le document qui liste les critères requis par la majorité présidentielle pour bénéficier de son soutien lors des élections municipales de 2020.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 18h37
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 10h11
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            

Sur quels critères La République en marche (LRM) acceptera-t-elle d’accorder son investiture à des candidats issus d’autres formations pour les prochaines élections municipales ?
Après avoir travaillé sur ce sujet depuis plusieurs mois, le mouvement présidé par Christophe Castaner a formalisé dans un document de quatre pages – que Le Monde s’est procuré – les conditions requises pour bénéficier du soutien de la majorité présidentielle lors du scrutin de 2020.
Dans cette « circulaire », LRM précise les trois « engagements » principaux que devra prendre tout candidat venu du parti Les Républicains (LR) ou du Parti socialiste (PS).
En vertu de la « logique politique », « tout candidat qui aura soutenu une liste concurrente » aux élections européennes prévues en mai 2019 « ne pourra obtenir l’appui de LRM lors des élections municipales », est-il écrit. Une façon d’éviter l’émiettement aux européennes et d’écrémer avant les municipales. Car, si des élus de droite modérée, appartenant à l’Union des démocrates et indépendants (UDI) ou au parti Agir, constituent leur propre liste pour les européennes comme l’ambitionnent certains, ils ne pourront pas porter les couleurs macronistes un an plus tard aux municipales.

Pas d’adhésion préalable à LRM
Deuxième condition : « La mise à distance avec tout mouvement ou parti déclaré d’opposition à la majorité présidentielle. » Après avoir exigé dans un premier temps que les ralliés adhèrent à LRM pour pouvoir se revendiquer du chef de l’Etat, le parti présidentiel n’en fait donc plus désormais un préalable.
Un élu LR souhaitant bénéficier de l’investiture de la majorité présidentielle ne devra donc pas forcément quitter son parti d’origine, mais seulement se « mettre à distance ». La formation macroniste veut ainsi ouvrir largement ses portes, tout en poussant chaque candidat venu d’ailleurs à choisir un camp afin que LRM puisse...




                        

                        

