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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Malgré les pressions internationales et une consommation anecdotique, le Japon défend la réouverture de la chasse à la baleine à des fins commerciales. Pourquoi ? Explication en vidéo.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ L’accroissement de la mobilité aérienne encouragée par les vols low cost est difficilement compatible avec la lutte contre le réchauffement, montre l’économiste Tancrède Voituriez dans une tribune au « Monde ».
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« Le coût du low cost dans le secteur aérien n’inclut pas le prix de la pollution »

L’accroissement de la mobilité aérienne encouragée par les vols low cost est difficilement compatible avec la lutte contre le réchauffement, montre l’économiste Tancrède Voituriez dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 14h54
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 15h38
    |

Tancrède Voituriez (Economiste)







                        



                                


                            
Tribune. On estime que 3 % de la population mondiale prend l’avion au moins une fois chaque année, et que 18 % est déjà montée dans un avion. C’est peu mais cela change vite, en partie en raison du développement des vols low cost et de la hausse des revenus des classes moyennes dans le monde. Au rythme actuel, le nombre de passagers va doubler d’ici à 2035, pour dépasser les 7 milliards par an.
Cette perspective consensuelle soulève une question qui l’est moins : comment satisfaire le désir de mobilité de populations toujours plus aisées sans épuiser le budget carbone qu’il nous reste pour limiter la hausse des températures à 2 °C ?
Emissions de CO2 subventionnées
Le secteur de l’aviation, comme celui du transport maritime, a été explicitement exclu du protocole de Kyoto sur le changement climatique. Jouissant d’une dérogation permanente pour tout ce qui touche à la taxation des carburants (le kérosène n’est pas taxé en vertu d’une convention datant de 1944) et des billets (TVA zéro dans la plupart des pays), le transport aérien est aujourd’hui, de fait, un secteur où les émissions de CO2 sont subventionnées.
« L’aviation est responsable de 2 % des émissions de CO2. Mais ce chiffre ne dit rien de ce qu’il va devenir avec le doublement du trafic annoncé. »
L’aviation est responsable de 2 % des émissions de CO2. Mais ce chiffre ne dit rien de ce qu’il va devenir avec le doublement du trafic annoncé. Dans la perspective de « zéro émission nette » durant la seconde moitié du XXIe siècle décidée par l’accord de Paris, cette hausse conduira à reporter sur d’autres secteurs les efforts d’atténuation.
Les représentants de la profession ont formulé les premiers objectifs climatiques de leur histoire il y a tout juste deux ans. 191 pays ont pris l’engagement de ramener les émissions de l’aviation en 2035 à leur niveau de 2020. Et de réduire de 50 % les émissions en 2050 comparativement à leur niveau de 2005.
Mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Deux intermédiaires ont été jugés en dehors du grand procès impliquant le géant anglo-néerlandais et le groupe pétrolier italien, ouvert au printemps à Milan.
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Compte rendu

Premières condamnations pour corruption au Nigeria des compagnies Shell et ENI

Deux intermédiaires ont été jugés en dehors du grand procès impliquant le géant anglo-néerlandais et le groupe pétrolier italien, ouvert au printemps à Milan.


LE MONDE
              datetime="2018-09-21T12:44:08+02:00"

        Le 21.09.2018 à 12h44

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        Mis à jour le 21.09.2018 à 13h11






    
Les logos du géant anglo-néerlandais Shell (à gauche) et du groupe pétrolier italien ENI.
Crédits : CARL COURT,MARCO BERTORELLO / AFP


Une juge de Milan a prononcé jeudi 20 septembre les deux premières condamnations dans un dossier de corruption présumée au Nigeria impliquant les compagnies pétrolières Shell et ENI, infligeant quatre ans de prison à deux personnes considérées comme des intermédiaires, selon une source judiciaire. Ces deux hommes, le Nigérian Emeka Obi et l’Italien Gianluca Di Nardo, avaient demandé à bénéficier d’une procédure de jugement accéléré. Celle-ci se déroule à huis clos et permet des peines réduites d’un tiers en cas de condamnation.

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                Corruption en Algérie : le groupe pétrolier italien ENI acquitté, sa filiale Saipem condamnée



Les deux prévenus ont donc été jugés en dehors du grand procès impliquant le groupe pétrolier italien ENI et le géant anglo-néerlandais Shell, ouvert au printemps à Milan. La justice soupçonne que sur le 1,3 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) versés par les deux groupes en 2011 pour l’acquisition d’une licence pour l’exploration du bloc pétrolier offshore OPL-245, 1,092 milliard de dollars étaient des pots-de-vin.
MM. Obi et Di Nardo ont été condamnés pour « corruption internationale » à quatre ans de réclusion, et à la confiscation de 98,4 millions de dollars pour le premier et de 21 millions de francs suisses pour le second. Le parquet avait requis cinq ans de prison à leur encontre.
« Crime contre le peuple nigérian »
Selon l’accusation, M. Obi, propriétaire de la société Energy Venture Partners, aurait été chargé par l’ex-ministre nigérian du pétrole, Dan Etete, de trouver un acquéreur pour OPL-245, un bloc qu’il s’était attribué en 1998, en la vendant à Malabu, une société qu’il détenait secrètement. M. Di Nardo aurait mis en contact M. Obi avec ENI et son patron à l’époque, Paolo Scaroni, à travers l’homme d’affaires Luigi Bisignani.
Selon l’agence d’informations économiques italienne Radiocor, c’est paradoxalement Emeka Obi qui a conduit à l’éclatement de l’affaire en ayant cité devant la justice londonienne Dan Etete pour se faire payer sa commission. Il a obtenu gain de cause en 2013, obtenant 114 millions de dollars, dont 24 millions transmis à M. Di Nardo. La prochaine audience dans le grand procès est prévu le 26 septembre.

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                Eni et Shell seront jugés en Italie pour corruption présumée au Nigeria



ENI – acquitté mercredi à Milan dans un autre procès pour corruption en Algérie – et Shell contestent fermement toute corruption. Outre les deux majors, treize personnes comparaissent, dont Dan Etete, Claudio Descalzi, l’actuel patron d’ENI, son prédécesseur, Paolo Scaroni, et d’autres dirigeants et cadres des deux groupes.
« Aujourd’hui, nous avons vu tomber les premiers hommes du sombre scandale Malabu. Avec le procès Shell et ENI, le temps nous dira si ce sont seulement des intermédiaires qui paieront le prix de ce crime contre le peuple nigérian », a réagi Barnaby Pace, de l’ONG anticorruption Global Witness, dans un communiqué. « Mais une chose est certaine : ce jugement fera froid dans le dos aux responsables de l’industrie pétrolière et alarmera sûrement ENI et Shell », a-t-il ajouté.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ L’hyménoptère introduit en 2004 a depuis colonisé quasi tout le territoire métropolitain. Il est responsable de la mort, mardi, d’un homme de 57 ans dans le Calvados.
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Pourquoi le redouté frelon asiatique s’installe en France

L’hyménoptère introduit en 2004 a depuis colonisé quasi tout le territoire métropolitain. Il est responsable de la mort, mardi, d’un homme de 57 ans dans le Calvados.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 12h12
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 14h34
   





                        


Dans le Calvados, un homme âgé de 57 ans est mort, mardi 18 septembre, après avoir été piqué par un frelon asiatique. Quand les sapeurs-pompiers, appelés au secours de deux personnes, sont arrivés, l’homme était déjà mort, l’autre personne a été hospitalisée.
L’insecte a désormais colonisé quasi tout le territoire métropolitain. David Philippart, directeur de la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (Fredon) de Basse-Normandie, où le frelon asiatique est particulièrement virulent, fait le point sur cette invasion et sur ses conséquences.
Pourquoi le frelon asiatique est de plus en plus présent en France
Les frelons asiatiques ont a priori été introduits en France en 2004. Ils se trouvaient dans un conteneur de poteries importées de Chine par un horticulteur du Lot-et-Garonne, selon l’Inventaire national du patrimoine naturel. Ils se sont ensuite largement répandus. « Ils se développent très rapidement parce qu’ils n’ont pas de prédateur, explique David Philippart. Et le géoclimat qu’on leur propose en France leur va très bien. » 
Le réchauffement prolonge la période de prédation des frelons asiatiques, qui peut aller jusqu’à la fin de novembre.

   


Pourquoi le frelon asiatique est dangereux
Pour l’homme, le frelon asiatique est plus dangereux que son congénère européen en raison de la violence de son réflexe de défense. « Quand il attaque pour défendre son nid, ce sont tous les individus du nid qui attaquent. Cela peut aller jusqu’à plusieurs centaines ou milliers de frelons », prévient David Philippart. Le frelon européen, lui, attaque à quelques dizaines d’individus, ce qui suffit à éloigner le danger. De plus, la piqûre du frelon asiatique est plus profonde.

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                Les pesticides néonicotinoïdes désormais interdits pour protéger les abeilles



Mais ces hyménoptères sont également dangereux pour la biodiversité. Leurs nids peuvent compter plusieurs milliers d’individus, ils s’attaquent donc à tous les insectes pour nourrir les nombreuses nymphes. « Ils pillent les ruches, précise le directeur du Fredon. Ils attendent devant et tuent les abeilles qui en sortent. Les dégâts sont de 30 % à 60 % de ruches en moins selon les endroits. »
Comment le reconnaître et s’en protéger

   


Le frelon asiatique est reconnaissable à sa couleur à dominante noire, avec le bout de l’abdomen orangé et les pattes jaunes, tandis que le frelon européen est jaune, rayé de noir, avec une tête jaune et des pattes brunes. Le frelon asiatique est un peu plus petit que l’européen.
Il ne présente aucun danger lorsqu’il est en prédation, loin de son nid, occupé à se nourrir, selon David Philippart. « Mais autour du nid, les frelons asiatiques sont extrêmement dangereux, il ne faut absolument pas s’en approcher. » Il est donc impératif de signaler un nid en mairie, afin qu’il soit détruit par un professionnel, équipé d’une combinaison spéciale.
Quant à s’en débarrasser pour de bon, « c’est impossible », affirme David Philippart. « Nous n’avons pas les outils suffisants. Il faudrait détruire 100 % des nids courant août, mais ils sont cachés en haut des arbres. Quand on les découvre à la chute des feuilles, les fondatrices, celles qui passent l’hiver, sont déjà parties. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le 17 septembre, le bras de fer entre Normands et Britanniques autour de la coquille saint-jacques prenait fin après des semaines de frictions. Thon, turbot ou langouste, d’autres crises ont marqué l’histoire de la pêche.
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Quand les pêcheurs s’accrochent


                      Le 17 septembre, le bras de fer entre Normands et Britanniques autour de la coquille saint-jacques prenait fin après des semaines de frictions. Thon, turbot ou langouste, d’autres crises ont marqué l’histoire de la pêche.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 10h25
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 14h14
    |

                            Juliette Branciard







La bataille navale entre les marins pêcheurs anglais et normands n’est pas sans rappeler d’autres différends halieutiques.
Septembre 2018 : conflit sur la saint-jacques en Baie de Seine

   


Navires encerclés et percutés, insultes et jets de pierres… La tension était palpable fin août en baie de Seine entre Français et Anglais. Les seconds étaient accusés de vider toute l’année ce gisement de coquilles Saint-Jacques, quand les premiers ne sont autorisés à les pêcher que d’octobre à mai. Le 17 septembre, les chalutiers britanniques se sont résignés à ne revenir qu’à partir du 1er novembre.

        Lire aussi :
         

                Coquilles Saint-Jacques : accord entre les pêcheurs français et britanniques



2015 : crise de l’anchois au Pays Basque

   


Dans ce conflit qui a débuté en 1984, les pêcheurs espagnols ont été jusqu’à prendre en otage leurs homologues français pris en flagrant délit de pêche illégale d’anchois au large de Fontarrabie. Au sud des Pyrénées, ils étaient autorisés à pêcher jusqu’à 27 000 tonnes par an contre 2 700 tonnes au nord. En 2015, l’Espagne finit par céder 10 % de ses quotas aux Français pour apaiser les tensions.
 1994 : guerre du turbot au large de Terre-Neuve

   


Trop, c’est trop. Alors que le Canada tente de limiter la surpêche du turbot dans les Grands Bancs de Terre-Neuve, une crise diplomatique éclate en 1994 lorsqu’un énième navire européen, surpris dans la zone avec des filets illégaux, est saisi par les autorités canadiennes. Accusé de « piraterie » par l’Union européenne, le Canada obtient finalement une législation plus stricte aux larges de ses côtes.
 1990 : embargo sur le thon mexicain dans le Pacifique

   


Quatre ans avant que l’accord de libre-échange Aléna voie le jour, les États-Unis bloquent soudainement les importations de thon pêché par le Mexique. En cause, des techniques qui déciment les dauphins dans la zone tropicale de l’Océan pacifique. Réelle préoccupation environnementale ou protectionnisme caché ? Le Mexique porte plainte. L’embargo est invalidé au titre du GATT.
 1961 : affrontement sur la langouste près des côtes brésiliennes

   


Décolonisation oblige, la France renonce au début des années 1960 à l’exploitation de la pêche à la langouste en Mauritanie. Elle tente alors de se rapprocher des côtes brésiliennes où le crustacé prolifère. Mais le pays n’est pas partageur. En 1961, le conflit dégénère à coup de pression militaire et de fausses rumeurs avant de se solder pacifiquement par l’intermédiaire des États-Unis.



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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ La coulée de boue est survenue sur l’île de Cebu, en raison de très intenses pluies de mousson. Les secouristes recherchent une cinquantaine de personnes disparues.
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Un glissement de terrain fait au moins 22 morts aux Philippines

La coulée de boue est survenue sur l’île de Cebu, en raison de très intenses pluies de mousson. Les secouristes recherchent une cinquantaine de personnes disparues.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 06h58
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 07h11
   





                        



   


Quelques jours après le passage du typhon Mangkhut qui a tué au moins 88 personnes dans le nord des Philippines, une nouvelle catastrophe naturelle touche le pays. Une énorme coulée de boue a fait au moins 22 morts dans le centre des Philippines, selon un nouveau bilan diffusé vendredi 21 septembre.
Des dizaines de personnes étaient toujours portées disparues après l’effondrement jeudi à l’aube d’un versant d’une colline très escarpée de la localité de Tina-an, sur l’île de Cebu, dû à de très intenses pluies de mousson. A Cebu, les secouristes ont retrouvé 22 corps, a annoncé à l’Agence France-Presse (AFP) Julius Regner, porte-parole de la défense civile. Le bilan précédent, jeudi soir, faisait état de 12 morts.
Environ 200 personnes, pompiers, policiers et spécialistes utilisant des équipements lourds, étaient toujours à la recherche d’une cinquantaine de personnes disparues, a-t-il précisé. Les autorités ont obligé une vingtaine d’habitants vivant non loin à quitter leur domicile, de crainte de nouveaux glissements de terrain. Des journées de précipitations particulièrement fortes ont considérablement fragilisé les sols de cette zone.
Les recherches se poursuivent aussi dans le Nord
Parallèlement, les recherches se poursuivaient dans la région minière autour de la ville d’Itogon (nord), traversée samedi par le typhon Mangkhut, qui a détruit des habitations et dévasté des terres agricoles. Nombre des victimes ont péri dans un immense glissement de terrain dans cette localité de l’île de Luçon.

        Lire aussi :
         

                Typhon Mangkhut : le bilan s’alourdit à 81 morts aux Philippines



Les Philippines sont touchées chaque année par une vingtaine de typhons, qui font des centaines de morts et aggravent encore la pauvreté.
Haiyan, un des typhons les plus violents à avoir jamais touché terre, avait dévasté le centre de l’archipel en novembre 2013, faisant plus de 7 350 morts ou disparus et privant de logement plus de quatre millions d’habitants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Peter Gotzsche, médecin danois connu pour ses positions critiques envers l’industrie pharmaceutique, est sur le point d’être évincé de la prestigieuse organisation internationale.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/09/2018
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La Cochrane, parangon mondial de la « médecine fondée sur la preuve », en pleine crise

Peter Gotzsche, médecin danois connu pour ses positions critiques envers l’industrie pharmaceutique, est sur le point d’être évincé de la prestigieuse organisation internationale.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 06h27
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 12h00
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

La Collaboration Cochrane traverse la plus grave crise de son histoire. Fondée voilà un quart de siècle par des chercheurs et des médecins désireux de promouvoir la « médecine fondée sur la preuve » (evidence-based medicine), la prestigieuse organisation se déchire depuis que son conseil de gouvernance a voté, le 13 septembre, l’expulsion de l’un de ses membres, Peter Gotzsche, un professeur de médecine et chercheur danois réputé pour ses positions très critiques vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique.
L’éviction de ce membre fondateur de l’organisation, qui ne devait être effective que jeudi 20 septembre, a déclenché la démission de quatre autres membres du conseil de gouvernance. Celui-ci se retrouve désormais réduit de près de moitié. La situation ouvre un « risque de chaos » au sein de la célèbre institution, selon l’expression de l’un de ses membres, dont certains suspectent à mots plus ou moins couverts qu’elle a cédé à des pressions de l’industrie pharmaceutique.
Peu connue du grand public, la Collaboration Cochrane est une organisation à but non lucratif forte de quelque 11 000 membres, généralement bénévoles, chercheurs ou praticiens, œuvrant collectivement à publier des revues systématiques de la littérature scientifique, afin d’évaluer, avec le plus haut niveau d’indépendance et de rigueur, les bénéfices et les risques de traitements médicamenteux ou d’interventions médicales.
Vingt-cinq ans après sa fondation, « la Cochrane » existe désormais à travers de nombreux centres nationaux ou régionaux. Elle est devenue une référence incontournable pour de nombreux praticiens, mais aussi pour les autorités sanitaires, les régulateurs et les organisations intergouvernementales.
« Longue enquête »
L’éviction de M. Gotzsche, annoncée lors de l’assemblée générale de l’organisation, tenue à Edimbourg (Ecosse) du 16 au 18 septembre, a provoqué un tollé. « Cela a été le centre de toutes les discussions,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ La vingtaine de personnes frappées simultanément par la foudre le 2 septembre 2017 en Meurthe-et-Moselle sont un groupe uni et un échantillon précieux pour la recherche.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/09/2018
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Les miraculés d’Azerailles, unis par la foudre qui ne les a pas tués


                      La vingtaine de personnes frappées simultanément par la foudre le 2 septembre 2017 en Meurthe-et-Moselle sont un groupe uni et un échantillon précieux pour la recherche.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 05h36
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 16h35
    |

                            Dominique Perrin








                              

                        

Ce samedi-là, rien n’annonce le drame. L’air est léger et le soleil brille sur Azerailles, village de huit cents habitants en Meurthe-et-Moselle. C’est le week-end du festival de musique Le Vieux Canal. Dans l’après-midi, des amoureux de la nature se sont donné rendez-vous sur un « espace naturel sensible ».
Au choix, atelier sur les plantes sauvages comestibles sous un petit chapiteau, ou balade contée le long de la Meurthe. Ce 2 septembre 2017, chacun découvre donc cette zone marécageuse avec tritons et azurés des paluds, un papillon dont la chenille se fait passer pour une fourmi afin de mieux squatter les fourmilières. La nature est étonnante. Personne n’imagine encore à quel point.
« S’il n’y a pas eu de macchabée, c’est parce que nous nous sommes partagé la décharge. » Herbert Ernst, journaliste fulguré en plein reportage
Il est un peu moins de 16 heures quand la pluie se met à tomber dru. Tout le monde fonce sous la tente. Un énorme bruit retentit. Un responsable pense à un attentat. Un enfant crie, un autre pleure. Plusieurs personnes tombent à terre, inanimées.
Au pied d’un aulne, la broussaille prend feu. La foudre vient de tomber. « Francis, c’est la guerre, on a plusieurs blessés », téléphone un pompier du village à son supérieur. Une soixantaine de ses collègues débarquent, ainsi qu’une trentaine de gendarmes. Une zone d’atterrissage pour hélicoptère est même improvisée en cas de besoin.
Au total, quatorze blessés, dont deux graves, sont évacués vers les hôpitaux de Lunéville, Saint-Dié et Nancy. Les concerts du soir sont annulés. Par un miracle que nul n’explique, la mort, qui faisait ce jour-là plusieurs millions de volts, n’a emporté personne.
Liés à jamais
Un an plus tard, les rescapés du 2 septembre forment un groupe unique, fascinant et mystérieux. Ils sont une vingtaine, en comptant ceux qui n’ont pas été hospitalisés. On les appelle des fulgurés. Les foudroyés meurent, les fulgurés survivent.
Certains...




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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ C’est la première fois qu’une mesure de cet ordre s’applique à l’échelle d’un Etat américain.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/09/2018
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En 2019, les pailles en plastique ne seront plus automatiques en Californie

C’est la première fois qu’une mesure de cet ordre s’applique à l’échelle d’un Etat américain.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 03h54
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 07h00
   





                        



   


A partir de 2019 en Californie, si vous voulez une paille en plastique pour siroter votre verre dans un restaurant, il vous faudra explicitement la demander : le gouverneur démocrate Jerry Brown a signé, jeudi 20 septembre, une loi interdisant toute distribution automatique de ces ustensiles qui polluent les océans.

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« Le plastique a contribué à faire progresser notre société, mais notre obstination à recourir à ces produits à usage unique a eu des conséquences désastreuses », a commenté dans un communiqué Jerry Brown, rejoignant la croisade entamée ces dernières années dans le monde contre cette forme de pollution insidieuse.
« On estime que le plastique dans les océans tue des millions d’animaux marins chaque année. »
Selon une étude publiée dans la revue Science, huit millions de tonnes de plastique sont rejetées chaque année dans les océans, soit 250 kg par seconde.

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Une amende de 300 dollars après deux avertissements
« Le plastique sous toutes ses formes – pailles, bouteilles, emballages, sachets, etc. – est en train d’étouffer notre planète », alerte M. Brown. « Ce n’est pas grand-chose de faire en sorte qu’un consommateur qui veut une paille la demande. Mais cela lui laissera peut-être le temps de réfléchir et de trouver une alternative. Une chose est certaine, nous devons trouver le moyen de réduire, et à terme d’éliminer, tous ces produits en plastique à usage unique. »

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Après deux avertissements, les établissements qui persisteraient à enfreindre cette loi s’exposeraient à 300 dollars d’amende (255 euros).
De grandes villes états-uniennes, comme Seattle (Etat de Washington), Miami Beach (Floride) ou Oakland (Californie), ont déjà restreint, sinon complètement interdit, la distribution ou la vente de pailles en plastique, mais c’est la première fois qu’une mesure de cet ordre s’applique à l’échelle d’un Etat américain.
Plusieurs pays européens, comme le Royaume-Uni ou la France, ont décidé d’interdire les pailles en plastique et autres couverts jetables dans les années à venir.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Ces groupes d’influence ont investi tous les secteurs. Comment travaillent ces puissantes organisations dédiées à la défense des intérêts privés ? Explications en vidéo.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Un « plan ours » avait été publié en mai par Nicolas Hulot, alors ministre de la transition écologique. Nombre d’élus et d’acteurs locaux espéraient que son successeur y renoncerait.
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Pyrénées occidentales : deux ourses slovènes seront réintroduites « d’ici le début du mois d’octobre »

Un « plan ours » avait été publié en mai par Nicolas Hulot, alors ministre de la transition écologique. Nombre d’élus et d’acteurs locaux espéraient que son successeur y renoncerait.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 15h31
   





                        



   


L’annonce a provoqué la colère des opposants. A l’issue d’une réunion avec une soixantaine d’élus et d’acteurs locaux, le ministre de la transition écologique, François de Rugy, a annoncé, jeudi 20 septembre à Pau, que deux ourses slovènes seraient réintroduites dans les Pyrénées occidentales « d’ici le début du mois d’octobre ».
« A quoi bon discuter puisque la décision est déjà prise. Nous sommes sortis [de la réunion] », a expliqué Etienne Serna, maire d’Aramits et porte-parole d’un collectif d’opposants, à propos de ce projet d’introduction lancé au printemps dernier par Nicolas Hulot.
Le nouveau ministre rencontrait une soixantaine d’élus, éleveurs et associations sur cette question très sensible dans la région. Au même moment, dans le village d’Asasp-Arros, porte d’entrée de la vallée d’Aspe, quelque deux cents éleveurs, bergers — qui avaient refusé d’aller rencontrer le ministre — se sont rassemblés pour redire leur opposition à la réintroduction d’ours dans l’ouest des Pyrénées.

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« Et s’il faut des armes et des fusils, on les sortira ! »
Devant une assistance chauffée à blanc, Olivier Maurin, président de l’Association pour le développement durable de l’identité des Pyrénées (Addip), a lancé : « Par tous les moyens, nous refuserons la réintroduction des ours dans notre territoire, où ils n’ont plus leur place. »
« Et s’il faut des armes et des fusils pour que notre message résonne aux oreilles de François de Rugy, on les sortira ! », a ajouté l’éleveur de brebis et de porcs, tandis qu’au bout d’un long bâton de berger, des manifestants pendaient un gros ours en peluche, avec la mention « Wanted, mort ou édenté ».
Ce projet, dans le cadre d’un « plan ours » publié en mai, avait été lancé par Nicolas Hulot, et nombre d’élus et d’acteurs locaux, notamment des bergers qui craignent pour leurs troupeaux, espéraient que le nouveau ministre y renonce. M. de Rugy devait dans l’après-midi se rendre sur une estive, un pâturage de montagne d’été pour les troupeaux.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ L’affaire jugée en Italie concernait le versement présumé de 197 millions d’euros de pots-de-vin à des responsables algériens entre 2007 et 2010.
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Compte rendu

Corruption en Algérie : le groupe pétrolier italien ENI acquitté, sa filiale Saipem condamnée

L’affaire jugée en Italie concernait le versement présumé de 197 millions d’euros de pots-de-vin à des responsables algériens entre 2007 et 2010.


LE MONDE
              datetime="2018-09-20T12:04:30+02:00"

        Le 20.09.2018 à 12h04






    
Le siège du groupe pétrolier italien ENI, prés de Milan.
Crédits : MARCO BERTORELLO / AFP


Le groupe pétrolier italien ENI et son ex-patron Paolo Scaroni, accusés de corruption internationale dans le cadre de leurs opérations en Algérie, ont été acquittés, mercredi 19 septembre, mais sa filiale Saipem et l’ex-président de cette dernière ont été condamnés. Le procès, qui s’était ouvert en Italie il y a trois ans, portait sur le versement présumé de 197 millions d’euros de pots-de-vin à des responsables publics algériens, entre 2007 et 2010.
Selon l’accusation, ce versement a permis à Saipem d’obtenir des contrats pour 8 milliards d’euros et à ENI d’avoir l’aval de l’ancien ministre algérien de l’énergie Chakib Khelil pour acquérir les droits d’exploitation du gisement de gaz de Menzel, via l’achat de la société First Calgary Petroleums. Mais le tribunal de Milan a jugé que le second fait n’était pas avéré et que M. Scaroni n’était pas responsable concernant les contrats de Saipem.
Blanchiment d’argent
Cette filiale a quant à elle été condamnée, à l’issue de ce procès en première instance, à une amende de 400 000 euros et à la confiscation – en lien avec les autres condamnés – de 197 millions d’euros, considérés comme la valeur du pot-de-vin versé. Son président à l’époque des faits, Pietro Tali, s’est vu infliger quatre ans et neuf mois de prison. Il reste néanmoins libre, comme les autres condamnés, en attendant le procès en appel.
Le 26 février, le procureur Isidoro Palma avait requis des amendes de 900 000 euros contre ENI et Saipem et deux peines de six ans et quatre mois d’emprisonnement contre M. Scaroni et M. Tali. L’affaire avait coûté leur poste aux deux hommes. L’ancien directeur de Saipem en Algérie Pietro Varone s’est pour sa part vu infliger quatre ans et neuf mois de prison, et l’ex-directeur financier de Saipem puis d’ENI Alessandro Bernini, quatre ans et un mois.

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                Soupçons de corruption de Saipem en Algérie : ENI et son ex-patron seront jugés



Du côté des prévenus algériens, dont aucun ne s’est présenté au procès, Farid Nourredine Bedjaoui, un homme de confiance de l’ancien ministre Khelil qui aurait servi d’intermédiaire, a été condamné à cinq ans et cinq mois de prison, tandis que Samyr Ouraied, un proche de M. Bedjaoui, et Omar Habour, soupçonné d’avoir participé au blanchiment de l’argent, se sont vu infliger des peines de quatre ans et un mois d’emprisonnement.
Dans un communiqué, ENI a exprimé « sa satisfaction, soulignant que la décision confirmait le non-lieu prononcé en 2015 par le juge de l’audience préliminaire du tribunal de Milan et actait le fait que la société et le management étaient étrangers à toute conduite illicite ».
Mandat d’arrêt international
« Dans cette affaire, il y a un groupe criminel organisé avec une composante franco-algérienne et […] une structure organisationnelle à l’intérieur d’ENI et de Saipem », avait estimé le procureur. Il avait évoqué des « éléments de preuve », en particulier des versements pour des activités fictives à la société de M. Bedjaoui, Pearl Partners, dont le siège est à Hongkong. Selon lui, ces pots-de-vin étaient un « carton d’invitation payé par Saipem pour évincer ses adversaires et s’assurer les faveurs du ministre […] Khelil et sa protection au moment des appels d’offres ». 
Tous les prévenus avaient rejeté les accusations. L’avocat de M. Bedjaoui, Marco De Luca, a affirmé que son client avait été rémunéré pour son travail d’intermédiaire auprès du gouvernement algérien, qui n’incluait en aucun cas le versement de dessous-de-table. « Il n’y a aucune preuve dans le dossier qu’un sou soit allé à un responsable public algérien », a-t-il déclaré, estimant que, sans identification d’un flux financier vers un dirigeant, le délit de corruption n’était pas caractérisé.

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                Le géant pétrolier ENI mis en cause dans une affaire de pots-de-vin



L’ex-ministre Chakib Khelil n’est ainsi pas prévenu dans ce dossier, très suivi en Algérie. Ce proche du président Abdelaziz Bouteflika avait été limogé lorsque le scandale avait éclaté, en 2010. Il a été un temps inquiété par la justice algérienne, qui avait émis un mandat d’arrêt international contre lui quand il se trouvait aux Etats-Unis, mais les poursuites ont été abandonnées en 2015 et il est depuis rentré en Algérie.
Dans ce dossier, la justice algérienne a quant à elle prononcé, en février 2016, huit peines de prison allant de dix-huit mois avec sursis à six ans ferme, pour la plupart assorties d’une amende. Parmi les personnes condamnées figuraient Mohamed Meziane, ancien PDG du groupe pétrolier public algérien Sonatrach, deux de ses fils et un ex-vice-président de cette société.
Parallèlement à ce dossier, ENI est jugé dans un autre procès à Milan pour corruption au Nigeria, aux côtés de Shell, et visé par une enquête similaire au Congo.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Le nombre de carcasses de pachydermes retrouvées dans les jungles birmanes est en augmentation. Leur épiderme sert à fabriquer des remèdes traditionnels ou des objets.
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Après leurs défenses, les Chinois veulent la peau des éléphants d’Asie

Le nombre de carcasses de pachydermes retrouvées dans les jungles birmanes est en augmentation. Leur épiderme sert à fabriquer des remèdes traditionnels ou des objets.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 11h44
    |

            Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



                                


                            

La formule doit être entendue au propre comme au figuré : les Chinois veulent la peau des éléphants d’Asie, et ce sont les pachydermes birmans qui en subissent le plus les conséquences. A l’approche d’une conférence sur le commerce illégal des espèces sauvages qui se tiendra à Londres les 11 et 12 octobre, l’ONG britannique Elephant Family attire l’attention sur un trafic en pleine expansion en Asie du Sud-Est, et tout particulièrement en Birmanie : le nombre de carcasses d’éléphants retrouvées dans les jungles de ce pays voisin de la Chine montre que les mastodontes, dont environ 2 000 y vivent encore à l’état sauvage, sont de plus en plus victimes de l’appétit des Chinois pour leur peau.
« Nous constatons une augmentation de la demande sur Internet de la peau d’éléphant en poudre, apparemment à l’attention exclusive d’acheteurs en Chine continentale », affirme cette organisation de protection des éléphants dans un rapport intitulé « Ecorchés », publié en avril.

La peau de l’éléphant est recherchée pour deux raisons : après avoir été pilée, elle entre dans la composition de médecines traditionnelles pour ses propriétés supposées contre des troubles gastriques ou l’eczéma. Mais elle est désormais prisée par les Chinois pour la fabrication de bracelets ou de perles à chapelets bouddhistes, un commerce accru par le retour de la mode des artisanats culturels.
Le site de commerce en ligne Baidu et les dialogues sur la messagerie instantanée WeChat jouent un rôle non négligeable dans la prolifération d’offres de produits à base de peau d’éléphants. Certains acheteurs chinois, plus exigeants sur l’authenticité de la peau, préfèrent même se déplacer pour acheter celle-ci quand elle est encore « fraîche », plis et poils compris…
Trafic très lucratif
On trouve ainsi de la peau d’éléphants sur les marchés birmans situés sur la frontière chinoise, comme à Mong La, une zone sous contrôle de seigneurs de guerre locaux, d’où...




                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-14">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Dans le Lot-et-Garonne, les écologistes tentent de bloquer la création de la retenue d’eau de Caussade, destinée à alimenter des agriculteurs irrigants.
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Après Sivens, un nouveau barrage attise les tensions

Dans le Lot-et-Garonne, les écologistes tentent de bloquer la création de la retenue d’eau de Caussade, destinée à alimenter des agriculteurs irrigants.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 16h27
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Un « Sivens bis », c’est ainsi que ses détracteurs qualifient la future retenue d’eau de 920 000 mètres cubes prévue dans le bassin-versant du Tolzac, dans le Lot-et-Garonne. Certes moins grande et moins médiatique que sa tristement célèbre voisine du Tarn, où Rémi Fraisse a trouvé la mort lors d’une manifestation dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, elle a le même objectif : desservir une vingtaine d’agriculteurs irrigants.
Longue de 378 mètres, haute de 12,5 mètres, la digue, sise à Pinel-Hauterive, doit barrer la vallée où serpente le petit cours d’eau de Caussade pour former un lac artificiel de 20 hectares. Pas à lui seul : les années sèches, il faudra encore prélever d’importants volumes dans le Tolzac en amont.
La création de la retenue va causer la destruction des habitats d’espèces végétales et animales protégées, ainsi que d’une zone humide. Elle nécessite l’arrachage d’arbres – vieux chênes, aulnes –, sur plus de deux kilomètres de berges, ainsi que le défrichement d’un petit bois. Pour tout cela, il faut pouvoir déroger à plusieurs dispositions législatives, ce que la préfète du Lot-et-Garonne, Patricia Willaert, a autorisé le 29 juin.
« Tout ce qu’il ne faut pas faire »
Lundi 17 septembre, la Fédération nature environnement (FNE) et la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le sud-ouest (Sepanso) ont déposé un recours afin d’obtenir l’annulation de cet arrêté devant le tribunal administratif de Bordeaux, détaillant les effets néfastes du projet sur la qualité de l’eau du Tolzac et démontant l’argumentaire économique de l’association des irrigants.
L’avocate de FNE, Me Alice Terrasse, a aussi demandé dès le lendemain la suspension en référé des travaux, arguant du manque d’étude des impacts du chantier sur l’environnement. Le défrichement d’une première parcelle boisée de 2,5 hectares a commencé début septembre.
« Absence d’intérêt général majeur, besoins...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ « Nous sommes la dernière génération qui puisse faire quelque chose », a lancé, depuis le Canada, Kristalina Georgieva, la directrice de l’institution.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/09/2018
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Selon la Banque mondiale, la lutte pour le climat passe par un prix sur le carbone

« Nous sommes la dernière génération qui puisse faire quelque chose », a lancé, depuis le Canada, Kristalina Georgieva, la directrice de l’institution.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 00h26
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 07h54
   





                        



   


La lutte contre le changement climatique passe par une tarification des gaz à effet de serre émis, et donc du carbone. C’est ce qu’a estimé, mercredi 19 septembre, la directrice générale de la Banque mondiale en marge d’une réunion du G7 sur l’environnement.
« Nous pensons très fermement que nous pouvons envoyer un signal économique en lançant un prix fictif sur le carbone », a déclaré à l’Agence France-presse (AFP) la Bulgare Kristalina Georgieva depuis Halifax au Canada.
« Nous sommes la dernière génération qui puisse faire quelque chose pour combattre les changements climatiques, mais nous sommes aussi la première qui doive vivre avec ses conséquences. »

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Cette méthode de prix fictif sur le carbone permet de mesurer le coût social des dossiers soumis à la Banque mondiale, en prenant en compte « les émissions de gaz à effet de serre dans l’évaluation et la priorisation des projets » privés et publics qu’elle finance, afin de pénaliser les plus polluants.
« Conséquences désastreuses »
« Il y a un consensus parmi les scientifiques et les économistes pour dire qu’un prix sur le carbone est la meilleure manière de montrer aux économies qu’il faut changer de comportement », a relevé Mme Georgieva, ex-commissaire européenne.
Selon l’Institute for Climate Economics, que soutient la Caisse des dépôts française, quarante-six pays et vingt-six Etats subnationaux avaient établi, au 1er avril 2018, une politique de tarification carbone, via des taxes ou un système d’échange de quotas d’émission. Ces politiques ont généré 26 milliards d’euros de revenus en 2017, avec des prix allant de 1 euro à 114 euros la tonne. Mais cela est loin d’être suffisant selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

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« Nous voulons nous assurer que l’accord de Paris [sur le climat] est intégré dans chacune de nos mesures [et] nous cherchons très activement à agir pour fixer un prix sur le carbone », a insisté la directrice générale de la Banque mondiale.
L’appel de Mme Georgieva intervient une semaine après l’avertissement lancé par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres : le monde a deux ans pour agir contre le changement climatique et éviter des « conséquences désastreuses ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Installée au large du Croisic (Loire-Atlantique), une éolienne flottante permettra d’alimenter en électricité l’équivalent de 5 000 habitants.
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La première éolienne offshore française a commencé à alimenter le réseau électrique

Installée au large du Croisic (Loire-Atlantique), une éolienne flottante permettra d’alimenter en électricité l’équivalent de 5 000 habitants.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 19h29
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 17h27
   





                        



   


La première éolienne flottante française, installée au large du Croisic (Loire-Atlantique), a commencé à alimenter le réseau électrique, mardi 18 septembre. « Le raccordement du câble d’export électrique puis une ultime série de tests réalisés ces derniers jours ont permis à l’éolienne Floatgen (...) d’entrer définitivement en production », ont annoncé mercredi les porteurs du projet.
Cette première éolienne marine en France, de taille modeste par rapport à celles qui seront amenées à lui succéder, a la particularité d’être flottante, une technique encore émergente. Equipée d’une turbine de deux mégawatts, elle repose sur un flotteur de forme carrée et de couleur jaune, ancré au fond marin par des câbles en nylon, une fibre synthétique élastique et non corrodable.

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Installée au sein du site d’expérimentation de l’Ecole centrale de Nantes SEM-REV, l’éolienne « permettra d’alimenter en électricité l’équivalent de 5 000 habitants, soit la population de la ville du Croisic et ses environs ». Elle préfigure l’installation au cours des prochaines années de fermes éoliennes flottantes pilotes puis commerciales.
Des appels d’offres toujours en attente
Débuté en 2013, le projet réunit sept partenaires européens, dont Ideol, qui a conçu l’ensemble du système flottant et a fourni l’éolienne, l’Ecole centrale de Nantes, qui exploite le site d’expérimentation, et Bouygues travaux publics, qui a construit la fondation flottante. Il est soutenu par l’Union européenne, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et la région Pays de la Loire.
L’annonce de cette mise en service constitue « le point de départ d’un déploiement en série d’éoliennes en mer et représente une opportunité unique [pour la France] de devenir leader mondial de l’éolien flottant », disent les partenaires du projet.
Quatre parcs pilotes sont actuellement en développement en France, dans le cadre de la transition énergétique. Trois sont prévus en Méditerranée et un en Bretagne, au large de Groix.
Alors que l’Europe compte plus de 4 000 éoliennes offshore en activité, la France n’en comptait toujours aucune. Le secteur attend toujours un premier appel d’offres commercial, promis sous la présidence de François Hollande.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Deux chercheuses en marketing, Sihem Dekhili et Aline Pereira Pündrich, analysent dans une tribune au « Monde » les comportements des consommateurs de textile, peu compatibles avec la mode « responsable » qu’essaient de mettre en avant certains pionniers du secteur.
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« Vouloir protéger la planète, bien sûr, mais de là à s’habiller autrement » !

Deux chercheuses en marketing, Sihem Dekhili et Aline Pereira Pündrich, analysent dans une tribune au « Monde » les comportements des consommateurs de textile, peu compatibles avec la mode « responsable » qu’essaient de mettre en avant certains pionniers du secteur.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 15h15
    |

Sihem Dekhili et Aline Pereira Pündrich (Chercheuses en marketing à EM Strasbourg Business School, laboratoire Humanis)







                        



                                


                            

Tribune. Pourquoi achète-t-on si volontiers du chocolat équitable ou des cahiers en papier recyclé, mais remise-t-on si vite notre conscience écologique et sociale dès lors qu’il s’agit de renouveler nos garde-robes ?
La mode « responsable » peine à s’imposer en France. Faute de rencontrer son public, l’Ethical Fashion Show, fondé à Paris en 2004, a migré en Allemagne en 2012. Les marques qui affichent leur engagement se développent difficilement. Plusieurs ont même été contraintes de fermer.
30 kilos de vêtements et accessoires par an
Les dégâts produits par le « business » mondial de la mode sont pourtant considérables. Le 24 avril 2013, plus d’un millier d’ouvrières mouraient sous les décombres d’une usine du Bangladesh. Plusieurs reportages suivirent, montrant les conditions de travail indignes régnant le plus souvent dans ce secteur de la « fast fashion », qui fabrique à vitesse accélérée des habits aussi vite achetés que mis au rebut.

D’après Greenpeace, à l’échelle mondiale, plus de 100 milliards de pièces sont désormais produites chaque année. On sait que les Françaises achètent en moyenne 30 kilos de vêtements et accessoires par an. Le nombre de fois où chacune de ces pièces est utilisée a diminué d’un tiers en quinze ans.
L’usage de fibres recyclées est considéré comme synonyme de qualité inférieure. Le client attiré par le luxe rejette a priori une démarche altruiste, lorsqu’il fait du shopping
Les conséquences environnementales de cette consommation frénétique commencent à être connues. L’industrie textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde. Chaque kilo de linge produit pollue 200 litres d’eau. Un quart des pesticides utilisés sur la planète est épandu sur les champs de coton ; on connaît leur impact sur la santé humaine et la biodiversité. A l’échelle mondiale, seulement 1 % des matières premières utilisées sont recyclées.
Vendre moins, mais mieux des produits plus qualitatifs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Auchan a installé des cuisines ouvertes au milieu de magasins et recruté dans la restauration. Cette tendance intéresse toutes les enseignes.
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L’hypermarché passe derrière les fourneaux

Auchan a installé des cuisines ouvertes au milieu de magasins et recruté dans la restauration. Cette tendance intéresse toutes les enseignes.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 03h21
    |

            Cécile Prudhomme








                        



                                


                            

Titulaire d’un CAP cuisine et traiteur, Christian Marchi s’affaire aux fourneaux. A la carte ce midi, colombo de poulet, lasagnes aux épinards et chèvre ou encore risotto de poulet et champignons. Il doit préparer, avec ses deux collègues, trente recettes pour 250 à 300 portions pour la journée. Christian ne travaille pas dans une cantine, ni dans les cuisines d’un restaurant. Il est en CDI depuis l’été 2017 dans l’hypermarché Auchan de Noyon, une commune de 13 800 habitants, à vingt minutes de Compiègne, dans l’Oise. Et plus exactement dans la cuisine implantée au cœur du magasin, de 6 200 m², que fréquentent chaque jour entre 3 000 et 5 000 clients. « Je n’aurais jamais imaginé travailler un jour dans une grande surface. Le travail est identique à celui d’un restaurant, mais les conditions sont plus agréables pour la vie privée », explique celui qui officiait auparavant dans le restaurant Garret Meals de Roye, dans la Somme.
Depuis 2016, Auchan a commencé à installer des cuisines ouvertes au beau milieu de certains hypermarchés afin d’y préparer des plats cuisinés. Une façon de réallouer les mètres carrés dont l’activité économique (textile, musique…) a été dévorée par Internet. Et un objectif : faire revenir les clients grâce à une offre de repas de meilleure qualité et entièrement transformée sur place.
C’est une tendance naissante, qui prend de plus en plus d’ampleur. Victimes des évolutions des modes de consommation et d’une désaffection pour les très grandes surfaces, les distributeurs alimentaires cherchent à élargir leur activité au concept du repas préparé. Les consultants appellent ce phénomène la « distriration », contraction des termes « distribution » et « restauration ». Il séduit principalement les consommateurs des milieux urbains.

« Volonté de théâtralisation »
Un repas sur cinq est consommé hors domicile, estimait le cabinet IRI dans une étude parue en mars. Il chiffrait le marché du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ L’entreprise estime que les preuves présentées par ce jardinier américain atteint d’un cancer ne sont pas suffisantes pour démontrer la nocivité du glyphosate.
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Monsanto fait appel de sa condamnation à payer 289 millions de dollars à Dewayne Johnson

L’entreprise estime que les preuves présentées par ce jardinier américain atteint d’un cancer ne sont pas suffisantes pour démontrer la nocivité du glyphosate.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 10h55
   





                        



   


Monsanto a fait appel, mardi 18 septembre, devant la cour supérieure de San Francisco, en Californie, de sa condamnation à verser 289,2 millions de dollars (248 millions d’euros) à Dewayne Johnson, jardinier atteint d’un cancer après avoir utilisé un herbicide au glyphosate.
Dans les documents déposés devant le tribunal, la filiale de Bayer estime que la décision du jury l’ayant condamnée est insuffisamment étayée par les preuves présentées par Dewayne Johnson. « La décision du jury est totalement en contradiction avec plus de quarante ans d’utilisation réelle, un ensemble important de données et d’analyses scientifiques (…) qui étayent la conclusion que les herbicides à base de glyphosate sont sûrs et ne provoquent pas de cancer chez l’homme », a déclaré Bayer dans un communiqué mardi.
Bayer considère que Dewayne Johnson n’a pas prouvé que le glyphosate avait provoqué son cancer et que les éléments scientifiques qu’il a présentés au procès « étaient bien inférieurs à la norme de causalité requise par la loi californienne ».

        Opération intoxication :
         

          les réseaux de Monsanto en infographie



Nouvelle audience le 10 octobre
La plainte de Dewayne Johnson, déposée en 2016, a fait l’objet d’un procès rapide en raison de la gravité de son lymphome non hodgkinien, un cancer du système lymphatique causé selon lui par des années d’exposition au Roundup et au Ranger Pro, un autre herbicide de Monsanto.
L’entreprise a demandé à la juge Suzanne Bolanos, qui a présidé le procès, d’annuler le verdict, de réduire la condamnation ou d’ordonner un nouveau procès. Une audience sur ces requêtes est prévue le 10 octobre. Monsanto avait déjà annoncé dans un communiqué qu’elle ferait appel du verdict si nécessaire.
L’action Bayer, qui a racheté Monsanto cette année pour 63 milliards de dollars, a chuté après la condamnation de sa nouvelle filiale le 10 août. Elle a clôturé à 73,30 euros mardi, soit 20 % en deçà de son cours précédant cette condamnation.

        Sur Les Décodeurs :
         

          le débat sur le glyphosate résumé en discussion pour/contre







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Souvent pointé du doigt pour ses méfaits sur la santé humaine, l’huile de palme est aussi responsable d’une déforestation sans précédent dans l’archipel indonésien et cela malgré les engagements pris en 2010 au sommet de Cancun. Retour en chiffres sur ce fléau.
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Quand l’huile de palme abat les arbres

Souvent pointé du doigt pour ses méfaits sur la santé humaine, l’huile de palme est aussi responsable d’une déforestation sans précédent dans l’archipel indonésien et cela malgré les engagements pris en 2010 au sommet de Cancun. Retour en chiffres sur ce fléau.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 09h07
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 10h36
    |

            Eugénie Dumas et 
Marianne Boyer








                        



   





                            


                        

                        

