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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Dans un communiqué, la Société des journalistes du titre regrette de voir « le business vampiriser l’éditorial ».
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Le magazine « L’Etudiant » cesse sa parution papier

Dans un communiqué, la Société des journalistes du titre regrette de voir « le business vampiriser l’éditorial ».



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 12h32
   





                        



   


Le dernier numéro papier du magazine L’Etudiant paraîtra en janvier 2019, selon un communiqué de la Société des journalistes du groupe. « Après plus d’un an d’agonie, la direction donne le coup de grâce avec un projet de PSE – plan de sauvegarde de l’emploi − qui a pour projet la suppression des services de documentation, de secrétariat de rédaction, d’iconographie, de fabrication et d’exécution », explique le communiqué. « L’écosystème équilibré du groupe L’Etudiant voit maintenant le business vampiriser l’éditorial », ajoute-t-il.
Racheté par une entreprise d’organisation de Salons
En juin dernier, les salariés du magazine avaient alerté sur leur situation avec un mouvement de grève, s’inquiétant déjà de la réorganisation menée depuis le rachat du titre par l’entrepreneur Marc Laufer à SFP, en avril 2017. Cinquante et un pour cent du capital du groupe va très prochainement être vendu à Comexposium, une entreprise d’organisation de Salons.
Le groupe L’Etudiant est rentable, avec un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros, mais, selon Marc Laufer, 80 % de ses revenus proviennent de l’organisation de Salons.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Pixels a testé le site et l’application du nouveau bouquet sportif de SFR. Si les bugs techniques ont disparu, l’expérience reste assez pauvre.
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Test : que vaut vraiment l’offre numérique de RMC Sport pour suivre les coupes d’Europe ?

Pixels a testé le site et l’application du nouveau bouquet sportif de SFR. Si les bugs techniques ont disparu, l’expérience reste assez pauvre.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 14h44
    |

            William Audureau








                        



   


Il était difficile de rater l’événement. En marge de la première journée de phase de poules de Ligue des champions et d’Europa League 2018-2019, la chaîne sportive RMC Sport, qui en a désormais l’exclusivité, faisait ses grands débuts médiatiques cette semaine. Nous avons passé la semaine sur l’offre numérique proposée par SFR – la seule accessible aux abonnés Orange ou Free, qui n’ont plus que cette possibilité pour suivre les compétitions autrefois diffusées sur BeIN Sport, Canal+ et le groupe M6.
L’offre
Pour 19,90 euros par mois (et 9,90 euros pour les abonnés SFR), cette offre donne accès à un bouquet de cinq chaînes (RMC Sport 1, 2, 3, 4 et News) accessibles à n’importe quel moment depuis l’application ou le site RMC Sport, ainsi qu’à 12 canaux supplémentaires actifs lorsque plusieurs rencontres se disputent en même temps, comme en phase de poules de l’Europa League.

   


C’est la première fois en vingt ans qu’un même service propose l’intégralité des rencontres de la compétition européenne reine. Celles-ci étaient jusqu’à présent partagées entre TF1 et Canal+, puis Canal+ et BeIN Sport.
A noter qu’un même compte peut être installé sur cinq périphériques différents, mais au contraire des concurrents, il ne permet pas l’utilisation de plus d’un en simultané. Concrètement, il n’est pas possible de prêter son abonnement pour qu’un ami en profite en même temps que soi.
Compatibilité
Le site est accessible depuis n’importe quel ordinateur connecté depuis la France en utilisant un navigateur Chrome ou Firefox. Quant à l’application, elle a été déployée sur Apple TV, Samsung TV (2015 ou plus), Android TV, Chromecast, Apple TV 4e génération ou plus, Android 4.4 et plus, iPhone et iPad version 9.3 et plus. En revanche, il n’est pas possible de la trouver sur PlayStation 4 ou Xbox One, contrairement à BeIN Sports et Canal+.
Le contenu
L’offre numérique de RMC Sport donne accès à l’intégralité des rencontres de la Ligue des champions et d’Europa League en direct, ce qui est évidemment son principal intérêt, ainsi qu’à plusieurs de leurs résumés en replay.
On y trouve également plusieurs magazines consacrés au football : analyses d’après-match, quiz, tribunes, etc. En revanche, il n’est pas possible de revoir en entier le match de son choix. Vendredi 21 septembre, hors magazines, seul Manchester City-Olympique lyonnais et le résumé de la soirée du 18 septembre étaient disponibles en replay.
Sa grille de programme couvre également le football et le rugby anglais, la boxe, l’UFC, la gymnastique rythmique et même le sumo.

   


Les fonctionnalités
Rien que de très classique. L’onglet « mode expert » permet d’accéder en pleine rencontre aux statistiques générales (possession, tirs, fautes…), à la feuille de match et aux scores en direct dans les autres stades. Il n’est pas disponible en replay.
Les aficionados de football chercheront en vain des options avancées comme la heatmap des joueurs (la répartition spatiale de leur activité), des statistiques individuelles, la possibilité de revoir les buts à volonté ou le simple nom des buteurs : il n’y en a pas.
RMC Sport est très loin des fonctionnalités avancées de Canal Football App, qui permettait d’accéder à des caméras inédites durant un match, de visionner les ralentis en pleine rencontre, d’accéder aux statistiques de chaque joueur et même de noter le match. L’application se contente du strict minimum, et n’offre de ce point de vue pas grand-chose de plus en matière d’enrichissements multimédia par rapport à un lien de streaming sauvage.
Le flux

   


Il n’a suffi que d’une soirée, la première, cauchemardesque, pour que RMC Sport se taille la réputation d’un service ne fonctionnant pas. Dans les faits, si Pixels a bien constaté une indisponibilité complète du service en début de soirée le 18 septembre, les deux journées suivantes se sont déroulées sans le moindre accroc majeur, à l’exception de quelques microcoupures.
Jeudi 21 septembre, certes sur des affiches moins prestigieuses et donc un afflux moins important de connexions, il était possible de profiter de l’Europa League de manière parfaitement normale. Il en était de même la veille pour Manchester City-Olympique lyonnais, quoique avec une légère latence – tare habituelle des retransmissions en streaming.
L’expérience
Il en faudra plus pour satisfaire les habitués à Canal+ et BeIN Sport. La mise en scène des matchs brille en effet par son économie de moyens et les commentaires par leur manque de relief. Comme son nom le suggère, RMC Sport évoque d’avantage une radio mise en image, avec ses consultants omniprésents (Emmanuel Petit, Jérôme Rothen, Christophe Dugarry…) qui semblent davantage choisis pour leur notoriété et leur franc-parler que pour leur sens de l’analyse.

   


Les commentaires comme les debriefs d’après-match s’en ressentent, si l’on en juge leur pauvreté et leur manque de hauteur. Or ce qui peut convenir pour une radio gratuite passe moins pour un service numérique censément premium.
D’une manière générale, RMC Sport donne l’impression paradoxale d’un service qui s’est offert un sésame de luxe avec la Ligue des champions, mais qui manque de moyens et de savoir-faire pour la mettre en avant. Une impression d’autant plus spectaculaire que ses concurrents excellent dans ce domaine.
Le lancement d’une nouvelle version de l’application dès le 19 septembre, au lendemain d’une première ratée, montre toutefois que SFR entend être réactif. Etant donné l’importante marge de progression de son service, que ce soit sur la forme comme sur le fond, ce souci de mieux faire ne sera pas de trop.
En bref :
Les +
Toutes les coupes d’Europe au même endroit, n’importe oùFacile à envoyer sur un téléviseur avec Chromecast ou Apple TV
Les -
Pas de partage de compteFonctionnalités rachitiquesLa pauvreté des commentaires



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ La direction du groupe prévoit de mutualiser les articles de quatre de ses quotidiens. Une motion de défiance a déjà été signée par 62 % des journalistes.
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A « Ouest-France », le plan de réorganisation ne passe pas

La direction du groupe prévoit de mutualiser les articles de quatre de ses quotidiens. Une motion de défiance a déjà été signée par 62 % des journalistes.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 11h27
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


Les quelque 200 journalistes grévistes rassemblés, lundi 17 septembre, devant le siège de Ouest-France à Rennes ont couvert des dizaines de manifestations au cours de leur carrière. Mais pour celle qui les réunissait ce jour-là, ils avaient troqué leurs stylos et carnets pour des pancartes et des mégaphones.
A l’origine de ce mouvement, qui a entraîné mardi des perturbations notamment dans les éditions de Ouest-France dans la Sarthe et la Mayenne, le plan de réorganisation des rédactions annoncé le 13 septembre aux journalistes du groupe par leur direction. Les contenus des quatre titres de SIPA Ouest-France (Ouest-France, Courrier de l’Ouest, Le Maine libre, Presse Océan) seront à l’avenir « mutualisés ». Avec, à la clé, 56 emplois supprimés et cinq rédactions locales fermées.
En clair, dans les trois départements où le groupe compte deux journaux, le quotidien en meilleure santé financière alimentera en contenu son concurrent. Ainsi, à compter de septembre 2019, les journalistes du Maine libre, dans la Sarthe, et du Courrier de l’Ouest, dans le Maine-et-Loire, fourniront une partie des articles des éditions locales de Ouest-France. En Loire-Atlantique, les informations produites par Ouest-France seront reprises par Presse Océan.
Au-delà de la colère, ce projet suscite l’incompréhension des rédactions, qui s’interrogent sur sa pertinence économique. « Les lecteurs n’auront plus aucun intérêt à acheter Ouest-France s’il ne fait que reprendre les articles du journal concurrent. A terme, cela ne fera qu’accélérer la chute des ventes », anticipe Serge Poirot, journaliste à Ouest-France à Rennes et délégué du Syndicat national des journalistes (SNJ). Un de ses collègues, qui souhaite rester anonyme, se dit lui aussi sceptique : « On comprend qu’il faille trouver des économies. Mais ce n’est pas en abandonnant des bassins de vie comme Angers ou Le Mans que l’on va gagner des lecteurs. »

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                Appel à la grève à « Ouest-France » à l’annonce d’un projet de réorganisation



Chute des ventes
Cette réorganisation pose aussi la question de l’information proposée aux lecteurs, pointent les journalistes. Rédacteur au Courrier de l’Ouest à Angers, Bruno Jeoffroy dénonce une « atteinte au pluralisme » : « Même si on appartient au même groupe, nos deux journaux se battaient pour le scoop. Demain, cette émulation n’existera plus », déplore-t-il.
Confrontée à un net recul des ventes de Ouest-France (685 000 exemplaires en 2017 contre 767 000 en 2012), la direction du groupe espère ainsi économiser 3,5 millions d’euros par an. Une manne notamment destinée à renforcer sa présence sur Internet. « Notre modèle économique est encore trop tourné vers le papier alors que la diffusion chute. Il faut réussir à attirer des abonnés numériques », explique François-Xavier Lefranc le rédacteur en chef de Ouest-France. Chez les salariés, l’argument peine à convaincre. « Avant de publier un article sur Internet, il faut des journalistes sur le terrain pour l’écrire », souffle un reporter rennais.
Parallèlement à cette mutualisation de contenus, le plan prévoit aussi le renforcement de 27 agences locales, l’ouverture de deux postes à Paris, le développement d’un pôle investigation à Rennes et la création d’une antenne à Bruxelles. « Nous devons être présents à l’échelon européen pour traiter des questions majeures pour nos régions, comme l’agriculture ou la pêche », assure M. Lefranc. Au total, 73 postes seraient supprimés – sans licenciement sec – et 17 créés.
Mercredi 19 septembre, la motion de défiance adoptée par les journalistes à l’encontre de leur direction avait recueilli 359 signatures sur 576 cartes de presse. Neuf mois après le décès de l’ancien patron du quotidien, François-Régis Hutin, le coup est rude pour les rédactions. « Il avait toujours promis que chaque journal du groupe garderait son identité, rappelle un journaliste angevin. Tout son héritage est balayé en à peine un an. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ La chaîne de l’opérateur SFR a été vivement critiquée après de nombreux dysfonctionnements lors de Liverpool-PSG, mardi soir.
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Ligue des champions sur RMC Sport : Alain Weill promet une deuxième soirée de football moins chaotique

La chaîne de l’opérateur SFR a été vivement critiquée après de nombreux dysfonctionnements lors de Liverpool-PSG, mardi soir.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 18h56
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 03h43
    |

            Sandrine Cassini








                        


Après l’énorme bug qui a gâché la première soirée de Ligue des champions sous drapeau RMC Sport, l’opérateur assure que tout a été réalisé en vingt-quatre heures pour résoudre les problèmes rencontrés la veille. « Ce soir, cela devrait bien se passer », assure Alain Weill, le patron d’Altice Europe, l’entité qui coiffe à la fois RMC Sport et l’opérateur SFR. Prudent, il se garde toutefois d’annoncer que tout a été résolu et que la rencontre entre Manchester City et l’Olympique lyonnais se passera sans encombre. « Sans nier les difficultés d’hier, 90 % de nos abonnés ont pu regarder le match. Mais 10 % de clients qui ont des problèmes, c’est trop. Nous sommes les premiers frustrés », ajoute le dirigeant.
Pour assurer le match de ce soir, l’opérateur de télévision payante assure avoir « rajouté des serveurs », tout en niant un sous-investissement dans l’infrastructure. Il assure avoir tenté d’accroître dès mardi les capacités mais explique avoir été « dépassé par le succès. Nous avons eu plus de 2 millions de sollicitations », dit Alain Weill, qui rappelle avoir gagné 200 000 nouveaux abonnés, un chiffre record. « Nous allons revoir l’installation pour que tout cela s’améliore dès la semaine prochaine », annonce-t-il.
Autre problème, de nombreux téléspectateurs ont été déstabilisés par le principe même de l’offre d’accès par Internet facturée 20 euros par mois, qui nécessite pour le quidam de mettre en place un dispositif spécial pour regarder son match sur écran télé. « Cela dépend si l’on sait manipuler le digital », reconnaît le patron.
Les « fragilités » de la télévision par Internet
Des têtes vont-elles tomber au sein du groupe ? Les murs promettent de trembler dans les locaux flambant neufs du groupe à Paris. « C’est Armando Pereira qui a repris les choses en main au niveau de la technique », annonce aussi Alain Weill. Inconnu du grand public, Armando Pereira est le bras droit de Patrick Drahi, propriétaire d’Altice Europe. Associé historique de l’homme d’affaires, le Portugais travaille au redressement de SFR. Connu pour ses méthodes de management contestées, il a fait valser les têtes dès son arrivée il y a un an et demi.
Mais Alain Weill rejette aussi les difficultés de la veille sur la télévision par Internet, une technologie qui recèle encore des « fragilités ».« Les bugs ne sont pas réservés à SFR », affirme t-il, tout en rappelant qu’il suffit de s’abonner à SFR et d’opter à l’option RMC Sport de 9 euros par mois pour avoir une qualité d’image parfaite.
Malgré une soirée désastreuse, l’homme n’oublie pas le premier objectif du groupe en rachetant les droits du foot : faire entrer de nouveaux abonnés chez l’opérateur en difficulté en forçant la main aux amateurs de foot. A la fois pour calmer le jeu et pour montrer l’intérêt d’avoir une box au carré rouge et blanc, le PDG lève le voile sur une offre couplée 100 % foot « à moins de 40 euros, incluant RMC Sport, Canal+ et BeIN Sport », annonce-t-il. S’agit-il d’une offre définitive ou d’un rabais d’un an, qui sera revu à la hausse ? Silence radio pour l’instant sur le sujet.
Une chose est sûre, pas question pour le moment de permettre aux abonnés d’Orange, Bouygues Telecom ou SFR de s’abonner à RMC Sport via leur box. L’opérateur de télévision a conclu un accord avec Canal+ uniquement sur les 2 millions de clients satellites. « C’est le choix de SFR qui voulait continuer à négocier avec les autres opérateurs », indique Maxime Saada, le président du directoire de Canal+, qui précise aussi que si le groupe a été victime « d’une surcharge au moment de la prise d’abonnements, toutes les personnes abonnées au satellite qui voulaient voir le match l’ont vu ».
Il faut dire qu’Alain Weill continue de demander des minimums garantis conséquents aux opérateurs télécoms pour avoir le droit de commercialiser RMC Sport. « Le montant des droits est connu, ça n’aurait pas de sens qu’ils paient moins que SFR », dit Alain Weill. De bonne source, le PDG réclame 230 millions d’euros à Orange et 120 millions d’euros à Free (dont Xavier Niel, le fondateur, est actionnaire du Monde à titre personnel). Il aurait aussi demandé 50 millions d’euros à Canal+ pour ses 2 millions de foyers, un chiffre que le groupe ne commente pas. « Il n’y a pas de discussions. Les positions sont irréconciliables », tranche un porte-parole d’Orange. Au sein de l’opérateur, on estime pour la France, que seulement 300 000 personnes, tout opérateur confondu, sont prêtes à payer 20 euros par mois pour les matchs de Coupe d’Europe. Autrement dit, à elle seule, la Ligue des champions ne rapporterait ainsi que 72 millions d’euros par an. Loin, très loin des 350 millions d’euros que SFR va débourser chaque année pour diffuser le prestigieux championnat européen.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ L’ex-république soviétique du Caucase avait attaqué en 2015 l’équipe de l’émission de France 2 pour la diffusion d’un reportage la présentant comme une « dictature, l’une des plus féroces au monde ».
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L’Azerbaïdjan qualifié de « dictature » par « Cash investigation » : un Etat ne peut pas poursuivre en diffamation, dit la justice française

L’ex-république soviétique du Caucase avait attaqué en 2015 l’équipe de l’émission de France 2 pour la diffusion d’un reportage la présentant comme une « dictature, l’une des plus féroces au monde ».



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 17h31
   





                        



   


La justice française a confirmé, mercredi 19 septembre, que l’Azerbaïdjan, qualifié de « dictature » par la journaliste Elise Lucet dans l’émission « Cash Investigation », ne pouvait engager de poursuites en diffamation, à l’instar de tout autre Etat.
Comme en première instance, les poursuites de l’ex-république soviétique du Caucase ont été déclarées irrecevables par la cour d’appel de Versailles.

L’Azerbaïdjan perd en appel  contre #CashInvestigation la liberté d’informer a gagné #laurentrichard— EliseLucet (@Elise Lucet)


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Impossible de diffamer un Etat
« Un Etat étranger ne (peut) pas être assimilé à un particulier » et la loi relative à la liberté de la presse de 1881 « ne permet pas à un Etat étranger, pas plus qu’à l’Etat français, d’engager une poursuite en diffamation », a rappelé la cour dans un arrêt dont l’AFP a obtenu copie. Seuls les responsables et représentants d’un Etat peuvent demander réparation s’ils estiment que leur réputation ou leur honneur ont été entachés.
La cour a donc estimé que c’était « à bon droit que les premiers juges » du tribunal correctionnel de Nanterre avaient « rejeté les demandes formées par l’Etat d’Azerbaïdjan ».
Selon l’organisation Reporters sans frontières (RSF), c’était la première fois qu’un Etat étranger poursuivait un journaliste sur le sol français.
L’Azerbaïdjan avait porté plainte peu après la diffusion le 7 septembre 2015 d’un reportage sur les coulisses des voyages présidentiels de François Hollande. La présentatrice Elise Lucet avait introduit le sujet en présentant le régime de Bakou comme une « dictature, l’une des plus féroces au monde ».

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Le ministère public avait requis à l’audience, le 13 juin, un abandon de la procédure ou, à défaut, une relaxe de France Télévisions et de Mme Lucet, ainsi que de l’auteur du reportage, le journaliste Laurent Richard, qui avait qualifié le chef de l’Etat caucasien de « dictateur » et de « despote » dans une émission de radio.
Liberté d’expression
« Pour nous, cette décision aboutit à ce que toute personne puisse tenir des propos diffamatoires voire racistes ou antisémites sans qu’un Etat puisse se défendre », a réagi mercredi Laurence Dauxin, l’une des avocates de l’Etat caucasien. « C’est un déni de justice », a-t-elle estimé, précisant que son client réfléchissait à un pourvoi en cassation ou à lancer une nouvelle procédure, au civil.
A contrario, pour Juliette Félix, avocate de France Télévisions et d’Elise Lucet, l’arrêt de la cour d’appel est « une très bonne décision » qui « garantit la liberté d’expression des journalistes dénonçant les exactions commises par les dictatures et autres Etats autoritaires ». « C’est une très bonne nouvelle pour la démocratie. Les dictatures ne peuvent pas exporter leur censure en France », a renchéri Virginie Marquet, avocate de M. Richard.
L’Azerbaïdjan occupe la 163e place sur 180 dans le classement de la liberté de la presse établi en 2018 par l’ONG Reporters sans frontières.

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Comment « Le Monde » a enquêté sur la stratégie d’influence de l’Azerbaïdjan
En partenariat avec dix autres rédactions européennes, dont l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), le Berlingske danois, la Süddeutsche Zeitung et le Guardian, Le Monde a disséqué le fonctionnement de la « Lessiveuse » (« Laundromat ») azerbaïdjanaise : 16 000 transactions effectuées par quatre sociétés offshore proches du régime, entre 2012 et 2014.
Parmi les bénéficiaires des 2,5 milliards d’euros distribués, on trouve l’Allemand Eduard Lintner et l’Italien Luca Volontè, deux anciennes figures de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, une institution dont l’objet est la défense des droits humains.
L’Azerbaïdjan, où toute opposition est muselée, a ainsi érigé en priorité de sa diplomatie la lutte contre les critiques de sa politique en matière de droits humains. Le pays cherche aussi des soutiens dans le conflit du Haut-Karabakh, qui l’oppose à son voisin arménien. Autre personnalité ayant reçu des virements de la « Lessiveuse » : Kalin Mitrev, mari de l’actuelle directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova.
Retrouvez tous les articles de notre dossier :
« Diplomatie du caviar » au Conseil de l’Europe : comment l’Azerbaïdjan s’offre l’amitié de responsables politiques européens« Diplomatie du caviar » en France : les échanges de bons procédés entre l’Azerbaïdjan et les élus françaisDroits de l’homme : où en est l’Azerbaïdjan ?Tribune de Khadija Ismaïlova, journaliste d’investigation azerbaidjanaise : « L’Azerbaïdjan rappelle les dernières années du régime du chah iranien »





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Le magazine people a été condamné à 45 000 euros d’amende et 100 000 euros de dommages et intérêts pour des clichés publiés en septembre 2012.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

« Closer » condamné en appel pour avoir publié des photos de Kate Middleton dénudée

Le magazine people a été condamné à 45 000 euros d’amende et 100 000 euros de dommages et intérêts pour des clichés publiés en septembre 2012.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 15h48
   





                        


L’affaire avait fait grand bruit, en France et surtout outre-Manche, quand Closer avait publié, en septembre 2012, des photos volées du prince William et de sa femme, Kate Middleton, la poitrine dénudée. La cour d’appel de Versailles a confirmé, mercredi 19 septembre, la condamnation des deux dirigeants du magazine people à une même amende de 45 000 euros, la sanction maximale.
Dans son arrêt, la cour a confirmé en tout point le jugement rendu en première instance en septembre 2017, qui avait condamné la directrice de rédaction, Laurence Pieau, et le directeur de publication, Ernesto Mauri, pour « complicité ou divulgation d’un document obtenu par une atteinte à l’intimité de la vie privée ». La cour a aussi suivi le tribunal correctionnel de Nanterre, en validant les 100 000 euros de dommages et intérêts alloués à Kate Middleton et à son mari.
Le no 379 de l’hebdomadaire people, daté du 14 septembre 2012, contenait des clichés estivaux de la duchesse et du duc de Cambridge au bord de la piscine d’un luxueux domaine du sud de la France. Cette publication avait fait scandale au Royaume-Uni et provoqué le courroux de la famille royale britannique, qui avait saisi la justice française et obtenu l’interdiction de toute nouvelle diffusion des images, que même les tabloïds anglais s’étaient refusés à publier.
Deux photographes, soupçonnés d’être les auteurs des clichés, ont aussi vu leur condamnation confirmée mercredi à 10 000 euros dont 5 000 avec sursis. Ces deux paparazzis de l’agence parisienne Bestimage, Cyril Moreau et Dominique Jacovides, ont toujours nié avoir pris les photos incriminées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Actuellement, il faut être abonné à RMC Sport pour suivre les compétitions européennes et à Canal+ et BeIN Sports pour suivre la Ligue 1 et les championnats européens.
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Football à la télévision : SFR va lancer une offre à 40 euros avec Canal+, BeIN Sports et RMC Sport

Actuellement, il faut être abonné à RMC Sport pour suivre les compétitions européennes et à Canal+ et BeIN Sports pour suivre la Ligue 1 et les championnats européens.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 14h59
   





                        


Nouveau détenteur des droits de la Ligue des champions – et après une première soirée marquée par de nombreuses difficultés techniques –, l’opérateur SFR va proposer la semaine prochaine un bouquet comportant Canal+, BeINSports et RMC Sport pour moins de 40 euros, a annoncé son PDG, Alain Weill, mercredi 19 septembre sur RTL.
A l’heure actuelle, il faut être abonné à RMC Sport (de 9 à 19 euros par mois) pour suivre les compétitions européennes, à Canal+ ainsi qu’à BeIN Sports (34,90 euros mensuels pendant deux ans, puis 49,90 euros par mois) pour regarder le championnat de France et les principaux championnats européens. Au total, il faut donc souvent débourser plus de 50 euros pour pouvoir tout suivre.
L’opérateur (filiale du groupe Altice), qui a racheté pour 370 millions d’euros par saison les droits des compétitions européennes de football jusqu’en 2021, propose cette offre après une soirée difficile mardi pour les premiers matchs de la phase de poules de la Ligue des champions. Face à l’afflux de connexions, les serveurs de l’opérateur n’ont pas tenu et de nombreux abonnés à l’offre numérique n’ont pas pu voir de match.
« On fait le maximum, on a des équipes qui sont depuis hier soir sur le sujet pour améliorer la capacité. On a été dépassés par notre succès, on est bien au-delà de nos objectifs », a déclaré M. Weill, estimant que 10 % des abonnés numériques ont eu des difficultés.

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                Pépins techniques sur RMC Sport : « Nous avons été dépassés par le succès »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ La chaîne sportive phare de SFR a connu une première soirée de Ligue des champions compliquée, marquée par de nombreux bugs.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/09/2018
Découvrir l’application


                        

Pépins techniques sur RMC Sport : « Nous avons été dépassés par le succès »

La chaîne sportive phare de SFR a connu une première soirée de Ligue des champions compliquée, marquée par de nombreux bugs.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 00h48
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 12h55
    |

            William Audureau








                        



   


« Merci le site SFR.fr d’être indisponible. Merci RMC Sport d’être invisible. Merci le football de vous être vendu très cher à un marchand de téléphone, spécialiste de la friture, alors que les coupes d’Europe, c’est du gros poisson. »
Dans la soirée de mardi 18 septembre, l’ancien présentateur d’émission littéraire Bernard Pivot n’a pu réprimer un bon mot pour exprimer sa frustration devant les ratés de la nouvelle chaîne sportive phare du paysage audiovisuel français, et notamment son offre numérique défaillante. Il était loin d’être le seul : durant le match Liverpool - Paris-Saint-Germain, RMC Sport s’est retrouvé en tête des sujets les plus discutés sur Twitter, souvent dans un langage bien moins fleuri.
Il faut dire que, pour une première, cela aura été une première « compliquée » pour la chaîne, qui a dû faire face à de gros dysfonctionnements. Plantages, déconnexions, service inaccessible… Le service de communication de SFR a très vite reconnu le problème mardi soir : « C’est la première grande soirée, il y a des difficultés sur la plate-forme de l’application RMC Sport. Toutes les équipes techniques sont sur le pont. »
« C’était du délire »
Au lendemain de cette première soirée désastreuse, et après une courte nuit, Alain Weill, patron de SFR et de RMC Sport, n’a pas ménagé sa peine pour calmer l’ire de ses nouveaux clients. Faisant le tour des radios, il a multiplié excuses et débuts d’explications pour évoquer l’énorme bug qu’a connu la veille le nouveau diffuseur de la Ligue des champions :
« Nous avons été dépassés par le succès. Nous avions prévu de recruter beaucoup d’abonnés ces derniers jours mais nous en avons recruté 200 000. Je crois que cela n’est jamais arrivé dans l’histoire des télécoms », a-t-il argué dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin, qui œuvre sur les antennes maison du groupe. « ESPN [aux Etats-Unis] aussi a connu quelques difficultés au moment où ils se sont lancés sur cette technologie. Comme Internet, il y a vingt ans, cela ne marche pas toujours », a-t-il ajouté sur France Inter.
Dès l’après-midi de mardi, les aficionados de la Ligue des champions ne pouvaient plus s’abonner à la chaîne par Internet, dont l’accès est facturé 19 euros par le groupe. Dès ce moment-là, RMC Sport a constaté qu’il perdait des clients. Dans un communiqué diffusé dans la soirée, l’opérateur a présenté ses excuses et décidé d’offrir le premier mois d’abonnement.
Quelques jours plus tôt, Alain Weill avait pourtant promis dans L’Equipe que le nouveau service était « prêt à supporter un nombre de connexions qui va bien au-delà de nos objectifs ». Sans rien promettre, le groupe espère maintenant une plus grande stabilité du service pour la rencontre Manchester City-Lyon, qui se joue mercredi. « Nous étions dimensionnés pour gérer des milliers de sollicitations d’abonnement. Mais nous étions largement au-dessus. C’était du délire. Le réseau était bien dimensionné, nous l’avions vu sur la Coupe du monde. Mais la plate-forme de services Internet non », avance un porte-parole du groupe.

@RMCsport c'est quoi ce décalage de merde j'ai un match ya Steven Gerrard sur le terrain— Axel_OM_ (@Axel)


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Les défaillances du service en streaming de SFR sont rapidement devenues un sujet de plaisanteries amères sur les réseaux sociaux. Ces critiques ont été d’autant plus vives qu’Altice-SFR est devenu cette année le diffuseur des matchs de la Ligue des champions et de la Ligue Europa, dont il s’est offert l’exclusivité pour la bagatelle de 300 millions d’euros.

Franchement vous devriez regarder une TL de gens qui galèrent avec RMC Sport c'est surement plus drôle que le match lui même.— MVCDLM (@MVCDLM)


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« Juan Bernat, il doit être content que le match passe sur RMC Sport et pas sur une vraie chaîne que les gens regardent, sinon tout le monde aurait vu sa faute foireuse pour le péno le plus évident du monde », a ironisé le compte officiel du magazine So Foot. « ET L’OUVERTURE DU SCORE DE KYLIAN MBAPPÉ ! QUELLE FRAPPE ! #LIVPSG (De toute façon personne peut voir le match, autant inventer) », s’est amusé à poster celui d’un site de pari – Mbappé n’avait pas marqué.

Les abonnés RMC Sport, sachez qu'il y a actuellement 2-1 pour Liverpool.— MrKaiz (@Mr. Kaiz)


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D’autres ont fait preuve de plus d’aigreur, comme le journaliste sportif Pierre Ménès. « Rien ne marche. Personne ne répond. Un grand merci à RMC Sport pour son professionnalisme », s’est-il plaint d’un ton cinglant. De son côté, le média en ligne Les Jours a lié ce lancement chaotique à la suppression de 5 000 postes au sein de la marque au carré rouge.
Seuls les abonnés numériques concernés
Pour les néoabonnés à ce service, le plus cher pour une chaîne sportive (9 euros/mois pour les clients SFR mais 19 euros pour les autres), une amélioration du service sera rapidement exigée. Ces pépins n’ont fait que couronner un lancement déjà marqué par de nombreux témoignages d’hostilité de principe d’internautes déjà abonnés à Canal+ ou BeIN, et frustrés d’avoir à rajouter un nouvel abonnement pour pouvoir suivre l’intégralité des matchs des équipes françaises – onéreux et peu fiable, in fine.

Donc RMC Sport pour les non-abonnés SFR :
- Accessible que via une page web
— SeriousCharly (@Charly M.)


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Sur les réseaux sociaux, la soirée s’est vite muée en partages de liens vers des sites de streaming illégaux. Pourtant, tous les spectateurs n’ont pas été frappés par des problèmes d’accès au service. La chaîne RMC Sport fonctionnait normalement pour les abonnés à SFR, et certains internautes rapportent ne pas avoir rencontré de problèmes majeurs, au contraire des clients numériques.

Les techniciens de RMC Sports actuellement. https://t.co/foJr4IKjFM— sofoot (@SO FOOT)


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Les problèmes de serveurs saturés ne sont ni une exclusivité de RMC Sport, ni une première : l’application de Canal+, MyCanal, était déjà tristement célèbre pour être en souffrance les soirs de grosses affiches. Mais SFR s’est mis dans une situation plus complexe, sa chaîne sportive étant uniquement accessible en version streaming aux abonnés Free et Orange, faute d’accord entre les opérateurs concurrents.
En début de soirée, SFR a annoncé un rapprochement avec le groupe Canal+, mais qui ne concerne dans un premier temps que les abonnés à Canal Satellite. RMC Sport peut au moins se vanter d’avoir remis à la mode un autre type de multiplex. Une offre légale capricieuse sur un écran, un streaming illégal mais opérationnel sur un autre.

J’ai jamais vu ça, les gens qui ont pris RMC SPORT ne peuvent pas voir le match... CATASTROPHIQUE. Bon, soirée stre… https://t.co/C4LufU8JQJ— viinsky360 (@Vinsky)


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ L’accord a été signé mardi in extremis, avant le début de la Ligue des champions de football. Il permettra aux abonnés par satellite à Canal+ d’avoir un accès payant aux matchs sur RMC Sport.
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Ligue des champions : SFR et Canal+ ont trouvé un accord pour la distribution des chaînes RMC Sport

L’accord a été signé mardi in extremis, avant le début de la Ligue des champions de football. Il permettra aux abonnés par satellite à Canal+ d’avoir un accès payant aux matchs sur RMC Sport.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 19h06
   





                        


SFR a annoncé avoir signé un accord de distribution avec Canal+ pour ses chaînes RMC Sport, in extremis, avant le début, mardi 18 septembre au soir, de la Ligue des champions de football. Il s’agit du premier accord de ce type signé par l’opérateur avec l’un de ses concurrents. Sa maison mère, le groupe Altice Europe, avait mis la main en mai 2017 sur l’exclusivité des droits des coupes d’Europe de football, de Ligue des champions et de Ligue Europa, de 2018 à 2021 pour un montant record de 370 millions d’euros par saison.
Cet accord ne concerne que les 2 millions d’abonnés à Canal Satellite, ce qui confirmerait la volonté de SFR de garder le championnat pour ses abonnés. Les abonnés au satellite devront en outre payer 9 euros pour accéder aux chaînes RMC Sport, contre 19 euros pour les autres.
Outre la Ligue des champions, cet accord permettra aux abonnés par satellite à Canal+ d’avoir également accès au reste du contenu des six chaînes de RMC Sport, c’est-à-dire à « la “Premiere League” anglaise, le championnat de football du Portugal, ainsi que de l’équitation, de l’athlétisme, des sports extrêmes, etc. », écrit Canal+ dans son communiqué.

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                Avec RMC Sport, SFR mise gros sur la Ligue des champions



RMC Sport, le pari de SFR
Avec l’achat des droits de diffusion en exclusivité de la Ligue des champions, SFR mise gros sur son bouquet RMC Sport. Le groupe a en effet déboursé 350 millions d’euros par an afin de conquérir de nouveaux abonnés.
Altice avait engagé voilà plusieurs mois des négociations avec les autres opérateurs afin qu’ils incluent dans leurs offres les chaînes du bouquet sportif. Las, ces discussions n’avaient pas abouti jusqu’ici. Il faut dire que SFR réclamait à ses concurrents entre 120 millions et 200 millions d’euros de minimum garanti. « Le prix a été calculé en fonction de la part de marché des opérateurs et de notre coût de grille, de 600 millions d’euros, plus une marge », confirmait M. Weill au Monde. D’après ce calcul, Orange, avec 40 % du marché, verrait sa facture flamber à 280 millions d’euros. Mais les sommes demandées ont fait sauter les intéressés au plafond. « A ses débuts, BeIN Sports se contentait de partager les revenus. Après, on a pu parler d’un minimum, qui n’a rien à avoir avec les prétentions de SFR », dit l’un d’eux.
Cet accord est donc un signal fort de la part de SFR à ceux qui s’interrogent sur la volonté réelle du groupe de proposer RMC Sport à ses rivaux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Catalogue éclaté, prix élevés, accessibilité limitée… à l’heure où s’ouvre la Ligue des champions, des internautes confient leur tentation de basculer vers des offres illégales.
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Ligue des champions : vers une année d’abstinence, de bars et de streaming ?

Catalogue éclaté, prix élevés, accessibilité limitée… à l’heure où s’ouvre la Ligue des champions, des internautes confient leur tentation de basculer vers des offres illégales.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 15h51
    |

            William Audureau








                        



   


Cette année, l’équipe de leur cœur s’appellera Streaming FC. Pour nombre de Français, la saison de Ligue des champions qui débute mardi 18 septembre par un alléchant Liverpool - Paris-Saint-Germain rimera avec streams illégaux, sites interlopes et commentaires en langues étrangère.

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A l’origine de ce choix, l’arrivée de RMC Sport, chaîne qui possède l’exclusivité des droits des compétitions européennes en France pour la saison 2018-2019 au détriment de Canal+ et BeIN. Or suivre légalement la plus prestigieuse des compétitions de football n’a jamais été aussi coûteux et incommode.
60 € par mois… pour ceux qui peuvent s’abonner
Les amoureux de football légalistes doivent désormais s’acquitter de trois abonnements différents pour profiter de l’intégralité des matchs des équipes françaises : Canal+ (24,90 euros par mois) et BeIN Sport (15 euros par mois) pour le championnat, RMC Sport (19 euros par mois) pour les coupes d’Europe. Soit une bagatelle d’une soixantaine d’euros mensuels.
Dans ce contexte, les prix demandés par SFR pour regarder RMC Sport font bondir. Si les abonnés à la marque au carré rouge peuvent s’en tirer pour 9 euros par mois, les autres doivent s’acquitter d’une mensualité de 19 euros. Près du double de BeIN Sport à son lancement (11 euros). Et si la nouvelle chaîne de SFR peut se vanter d’être toujours moins chère que Canal+, elle ne propose pas le même éventail de programmes.

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Par ailleurs, la mauvaise distribution de la chaîne ne contribue guère à la rendre plus populaire : faute d’accord avec SFR, par défaut, les abonnés Free et Orange ne peuvent recevoir RMC Sport. Et si un abonnement numérique est possible pour en profiter sur écrans connectés (smartphones, ordinateurs), et d’utiliser ensuite un boîtier TV connecté de type Apple TV ou Chromecast pour diffuser le flux sur sa télévision, l’application n’est pas disponible sur les consoles multimédia les plus populaires, la PlayStation 4 et la Xbox One.
« Arrêtons de nous prendre pour des vaches à lait »
Pour l’instant, selon les témoignages récoltés par Le Monde, rares sont ceux qui ont franchi le pas et se sont abonnés. Julien, 24 ans, s’y est bien aventuré, non sans une certaine méfiance. « Je me suis abonné à RMC pour pouvoir profiter de la Ligue des champions sans prise de tête… en espérant que leur plate-forme fonctionne et assure un débit correct. » 
Pour le reste, les premiers abonnés sont en fait surtout des clients de la marque au carré rouge, qui la payent 9 euros au lieu de 19. C’est le cas de Florent, juriste de 27 ans, qui a résilié BeIN pour SFR. « Je n’aurais pas souscrit à cette offre pour un montant de plus de 10 euros et encore », précise-t-il néanmoins.
D’autres refusent de rallonger leur facture, comme Sébastien, 48 ans. « Je suis abonné à SFR depuis un an, et après avoir été ravi que la Ligue des champions soit négociée par ce groupe, j’ai déchanté en découvrant qu’il la faisait payer. Du coup je boycotte. » Plusieurs ont ainsi tiré un trait sur la coupe aux grandes oreilles, comme Xavier, kinésithérapeute : 
« C’est très clair, cette année, je ne vais pas suivre la LDC, il ne faut pas abuser, après la Coupe du monde chez BeIN, le championnat chez Canal, il faudrait un nouvel interlocuteur… Arrêtons de nous prendre pour des vaches à lait ! »
Idem pour Guy, de Bourg-la-Reine. « Je renonce. Ce système d’exclusivité est la négation de l’esprit populaire et universel du football. » Si un club français atteint les quarts ou les demi-finales, il ira voir le match chez un ami.
« Les tarifs entraînent les consommateurs dans l’illégalité »
La majorité prévoient de se rabattre sur des plans bis. Adrien, Toulousain de 28 ans, refuse de suivre la politique de SFR par principe. « J’accepte de payer le prix juste mais pas celui du consommateur idiot et suiveur. » Il suivra les rencontres en streaming alternatif, non sans regretter cette évolution. « Le sport suit les traces de la musique sur Internet à ses débuts : des tarifs gonflés qui entraînent les consommateurs dans l’illégalité. » 
C’est que les solutions illégales ne manquent pas, et que ce soit sur Twitter, Facebook ou Reddit, de nombreux liens pour chaque match vers des flux pirates circulent au su de tous. Romain, un Tourangeau de 24 ans déjà abonné à Orange et BeIN, assume ainsi pleinement d’être « passé du côté obscur », celui du visionnage illégal.
D’autant que si le streaming souffre d’une image délétère, il s’est énormément amélioré, selon les utilisateurs interrogés. Kevin, éducateur de 30 ans, confirme qu’il est loin, le temps du streaming « de mauvaise qualité, avec les commentaires moldaves et plein de publicités. Avec les bons liens et les bons logiciels, il y a de la HD et même de la 4K. Les langues sont rarement en français mais on trouve pour chaque match BeIN Espagne, Skysports, BT Sports… ». « Heureusement qu’Internet nous sauve ! », lance Sam à ce propos.
Pour d’autres, cette envolée des prix et cette distribution chaotique seront l’occasion de redécouvrir les plaisirs simples d’un match de football dans un lieu collectif. « J’ai décidé de ne garder qu’un seul de mes abonnements et de revenir à premiers amours et suivre La ligue des champions dans les bars », se réjouit d’avance Aurélien. D’autres mixeront. Pour Christophe, 28 ans, la solution ainsi est vite vue : « Bar pour le PSG, streaming illégal pour les autres. »



                            


                        

                        


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APPEL À TÉMOIGNAGES
Ligue des champions désormais sur RMC Sport : comment allez-vous regarder la compétition ?

Discussion lancée le 18 septembre 2018
18 septembre 2018

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La saison 2018-2019 de la Ligue des champions débute mardi 18 septembre, et seule la chaîne RMC Sport diffuse la compétition – ainsi que sa « petite sœur », la Ligue Europa. Alors que trois équipes françaises sont engagées en C1 (Lyon, Monaco, Paris) mais que la diffusion est plus restreinte (RMC Sport, avec SFR, ayant récupéré l’exclusivité au détriment de Canal+ et BeIN Sport), comment avez-vous prévu de regarder la compétition ?
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/09/2018
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Avec RMC Sport, SFR mise gros sur la Ligue des champions

La diffusion en exclusivité de la compétition de football, qui débute mardi et pour laquelle le groupe a déboursé 350 millions d’euros par an, doit lui permettre de conquérir de nouveaux abonnés.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 06h27
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 17h50
    |

            François Bougon et 
Sandrine Cassini








                        



                                


                            

La Ligue des champions 2018-2019, qui débute mardi 18 septembre, a une saveur particulière : les trois représentants français – le Paris-Saint-Germain, l’AS Monaco et l’Olympique lyonnais – seront bien présents dans la plus prestigieuse des compétitions européennes de football, mais un acteur historique de la retransmission de la compétition, le groupe Canal+, disparaît de la scène.
La chaîne payante – qui depuis 2015 devait partager la diffusion des matchs avec son concurrent BeIN Sports – a été supplantée par l’ancien bouquet SFR Sport, rebaptisé RMC Sport, qui versera 350 millions d’euros par an entre 2018 et 2021.
« Tous les Français pourront regarder la Ligue des champions », assure, sans broncher, Alain Weill, directeur général d’Altice Europe – le groupe qui coiffe aussi RMC Sport – dans son bureau flambant neuf d’Altice Campus, dans l’ouest parisien.

Un accès qui coûtera cependant 9 euros supplémentaires par mois aux abonnés de l’opérateur SFR, qui appartient à Altice, et 19 euros aux autres par le biais d’une plate-forme numérique en accès direct (OTT, « Over the Top »). Une somme conséquente pour les amateurs de ballon rond, car la Ligue 1 est, elle, disponible sur Canal+ et sur BeIN Sports. « SFR sera le seul opérateur à proposer 100 % du foot », rétorque Alain Weill, qui prépare une offre couplée alliant Canal+, BeIN Sports et RMC Sport.
Déjà, des téléspectateurs s’inquiètent de la disparition de la Ligue des champions de leurs écrans : adieu aux exploits de Lionel Messi et de Kylian Mbappé… D’autant plus que les abonnés de Bouygues Telecom, de Free ou d’Orange ne pourront pas s’abonner directement grâce à leur box à RMC Sport.
Altice a certes débuté voici plusieurs mois des négociations avec les autres opérateurs afin qu’ils incluent dans leurs offres les chaînes du bouquet sportif. Las, ces discussions n’ont toujours pas abouti. Il faut dire que SFR réclame à ses concurrents entre 120 millions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ « Mme Maisel, femme fabuleuse » a dominé la catégorie des comédies, Claire Foy (« The Crown ») et Matthew Rhys (« The Americans ») ont été récompensés dans une série dramatique.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ L’animateur vedette de C8 avait vivement critiqué les dirigeants de la chaîne lors de son émission, la semaine dernière.
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« Vous êtes cons comme la lune » : TF1 saisit le CSA après les propos de Cyril Hanouna

L’animateur vedette de C8 avait vivement critiqué les dirigeants de la chaîne lors de son émission, la semaine dernière.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 00h25
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 10h07
   





                        



   


TF1 a saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) lundi 17 septembre, après des propos contre les dirigeants de la « Une » proférés par Cyril Hanouna dans son émission « Touche pas à mon poste » (« TPMP ») sur C8, a fait savoir le régulateur.
Mercredi, l’animateur vedette de la chaîne avait insulté les patrons de TF1 pour protester contre leur refus de laisser son ancien chroniqueur Camille Combal, aujourd’hui présentateur de « Danse avec les stars », revenir sur le plateau de TPMP en tant qu’invité.
« Arrêtez de faire les connards », « vous êtes cons comme la lune », « les patrons de TF1, ils commencent à me péter les couilles »… Les insultes de Cyril Hanouna avaient provoqué l’ire du groupe, qui avait estimé que « les bornes ont été dépassées, surtout sur une chaîne qui occupe le domaine public des fréquences ».

        Lire aussi :
         

                Cyril Hanouna, puéril en la demeure



La Une avaitannoncé qu’elle étudiait « toutes les voies juridiques possibles ».
Déjà sanctionné
L’animateur avait reconnu dans l’émission du lendemain avoir « pété un câble », mais sans s’excuser. Sa chaîne, C8, avait de son côté tenté de tempérer avec un tweet : « Sur C8, les dirigeants de TF1 ont tout notre respect. » Le CSA, qui a reçu environ 70 plaintes de téléspectateurs à la suite de cette séquence, va maintenant instruire un dossier qui pourrait déboucher sur d’éventuelles sanctions.
Ce n’est pas la première fois que Cyril Hanouna a maille à partir avec le régulateur, qui a notamment sanctionné C8 après deux séquences jugées sexistes et homophobes dans ses émissions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ La direction de France Médias Monde cessera, dès janvier, de cotiser pour la couverture santé et retraite de ses pigistes à l’étranger.
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A RFI, les correspondants en grève pour leur protection sociale

La direction de France Médias Monde cessera, dès janvier, de cotiser pour la couverture santé et retraite de ses pigistes à l’étranger.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 21h06
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 09h13
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


Radio France Internationale (RFI) a pris des airs de station musicale, lundi 17 septembre. Pour dénoncer la précarité de leurs conditions de travail, les correspondants non titulaires et les pigistes en France de la radio ont lancé un mouvement de grève à l’appel de quatre syndicats (CFDT, CFTC, FO et SNJ). Grâce au soutien des salariés permanents de la radio, le taux de grévistes a atteint 32 %, ce qui s’est traduit par une programmation largement perturbée à l’antenne.
A l’origine de cette grève, la décision prise le 6 août par la direction de France Médias Monde (RFI, France 24 et Monte Carlo Doualiya) de cesser, dès janvier, de cotiser pour la couverture santé et retraite de ses correspondants français à l’étranger. Une mesure qui s’appliquait déjà depuis deux ans aux nouveaux journalistes. « Les travailleurs français installés à l’étranger ne doivent pas cotiser en France mais ont obligation de cotiser aux systèmes de sécurité sociale et retraite du pays dans lequel ils sont installés », a déclaré la direction du groupe dans un mail adressé à la rédaction.
Cette mise en conformité avec la loi soulève toutefois l’inquiétude des pigistes expatriés dans des pays où le système de santé est bien souvent défaillant. « J’ai fait un reportage dans des hôpitaux et des cliniques sur place, et je peux dire que jamais je ne me risquerais à m’y faire soigner », assure une correspondante de RFI dans un pays en développement, qui souhaite rester anonyme. Un autre journaliste, qui travaille pour la radio depuis plus de dix ans, s’interroge sur sa retraite : « En tant que correspondants, on est amenés à changer régulièrement de pays. Si on cotise à chaque fois pour notre retraite, comment fera-t-on pour récupérer nos pensions à la fin ? »
Perdre de l’argent pour faire son métier ?
Pour ces correspondants, la seule solution est donc de s’affilier à la Caisse des Français à l’étranger (CFE). Mais devant le coût élevé de ces cotisations, ce choix n’est pas sans conséquence sur leur quotidien. « Je paye 450 euros par mois pour la CFE alors que j’arrive à peine à dégager un smic. Même si je suis dans un pays où le coût de la vie n’est pas trop cher, je me demande chaque mois si je vais perdre de l’argent en faisant mon métier », déplore une jeune journaliste. Nombre d’entre eux s’alarment d’ailleurs de l’impact de cette pression financière sur leur façon de travailler. « Pour rester rentable, on se sent obligés de produire beaucoup, alors que certains sujets demandent parfois davantage de temps », souligne un correspondant en Afrique.
Avec cette grève, les pigistes expatriés entendent obtenir de la direction de France Médias Monde une participation significative aux cotisations à la CFE. Celle-ci a déjà fait un premier pas en août, en concédant une aide annuelle de 500 euros à 2 000 euros selon les revenus du journaliste.
Des négociations entre les syndicats et le groupe ont par ailleurs été entamées dans le sillage du préavis de grève déposé le 10 septembre. La direction a proposé de consacrer 15 % de la hausse salariale prévue chaque année aux pigistes, correspondants et intermittents du spectacle sur les trois prochaines années. Cette somme pourrait être allouée aux cotisations versées par les correspondants à la CFE. Bien que saluant cette main tendue, les syndicats ont souhaité maintenir la grève de lundi. « Nous attendons des engagements concrets et chiffrés sur la manière dont ces sommes doivent être réparties », ont-ils expliqué dans un communiqué.

        Lire aussi :
         

                France Médias Monde : Saragosse n’est plus présidente à cause d’un oubli administratif



La couverture sociale des correspondants n’est pas la seule source de tension à France Médias Monde. Les « précaires », comme se désignent les correspondants et pigistes au siège d’Issy-les-Moulineaux, réclament depuis des mois une revalorisation du montant des piges et des primes d’ancienneté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ L’enregistrement des données lors d’un voyage de New York à La Nouvelle-Orléans a permis d’écrire en temps réel « 1 the Road ». Bien loin du chef-d’œuvre de Jack Kerouac.
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Une intelligence artificielle « écrit » un livre sur les traces de Kerouac

L’enregistrement des données lors d’un voyage de New York à La Nouvelle-Orléans a permis d’écrire en temps réel « 1 the Road ». Bien loin du chef-d’œuvre de Jack Kerouac.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 11h14
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Encore une bénédiction ou juste un bref sursis pour les amoureux de la littérature ? Le premier ouvrage né d’une expérimentation de création littéraire réalisée par un réseau de neurones artificiels, 1 the Road, signé par Ross Goodwin et publié cette semaine par Jean Boîte Editions (144 p., 24 €, non traduit en français), n’arrive pas à la cheville des bons romans de la rentrée.
Sur les traces de Jack Kerouac, en empruntant un des trois itinéraires de On the Road (« Sur la route »), entre Brooklyn (New York) et La Nouvelle-Orléans (Louisiane), « l’auteur » a placé une caméra de surveillance sur le coffre d’une Cadillac de location, un système de GPS sur le toit, une horloge et un micro pour capter les conversations dans la voiture.
« Chacune des données a fourni aux réseaux de neurones artificiels des points de départ narratifs : une image à transcrire en texte, un lieu à décrire, une ligne de dialogue à développer ou simplement l’heure de la journée », explique Ross Goodwin.
Au cours de ce voyage de quatre jours, l’enchaînement des données a produit un texte écrit en temps réel. Soit un manuscrit de 200 000 mots, qui n’a comme seul point commun avec le poète de la Beat generation que le fait d’être livré en un gigantesque rouleau de papier débordant sur les sièges arrière de la voiture. On the Road – qui fut publié dans l’Amérique puritaine en 1957 expurgé des passages les plus crus sur la drogue et le sexe – avait en effet été écrit sur un rouleau long de 36 mètres, sans aucun paragraphe ni retour à la ligne.
Apprentissage profond
Ross Goodwin, qui fut la plume de Barack Obama et de l’ex-secrétaire d’Etat des Etats-Unis John Kerry, a changé de métier pour devenir entraîneur de réseaux d’intelligence artificielle. Utilisant une méthode d’apprentissage profond, il assure avoir injecté uniquement les meilleurs classiques de l’édition américaine à sa machine. Il était accompagné dans cette aventure...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Le milliardaire de la high-tech Marc Benioff va acquérir le mythique « Time Magazine ». Une nouvelle illustration de la situation dramatique que traverse la presse d’information générale outre-Atlantique.
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« Aux Etats-Unis, la presse d’information entre dans les eaux profondes du mécénat »

Le milliardaire de la high-tech Marc Benioff va acquérir le mythique « Time Magazine ». Une nouvelle illustration de la situation dramatique que traverse la presse d’information générale outre-Atlantique.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 10h47
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique « Pertes & profits ». Les milliardaires du high-tech américain rêvent de connecter le monde entier, d’attacher leurs clients aux écrans de toutes sortes, mais, une fois fortune faite, ils se passionnent pour le papier – celui, ordinaire, des journaux ou le glacé des magazines. Le plus riche de ces nababs, Jeff Bezos, le PDG d’Amazon, s’est offert en 2013 le célèbre Washington Post. En 2017, Laurene Powell Jobs, la veuve de Steve Jobs, le fondateur d’Apple, a mis la main sur le magazine The Atlantic, puis en 2018, c’est au tour du Los Angeles Times de tomber dans le giron de Patrick ­Soon-Shiong, un chirurgien fondateur de sociétés d’informatique et de biotechnologie, déjà propriétaire du San Diego Union-Tribune.
Et l’on a appris, dimanche 16 septembre, que Marc Benioff, le fondateur de la ­société d’informatique Salesforce, venait d’acheter le plus mythique des grands « mags » américains, le Time Magazine. Fondé en 1923, il est devenu une telle puissance dans les années 1960 qu’il disposait de l’un des plus beaux buildings de New York. Il a donné naissance au plus grand groupe de médias de l’après-guerre, Time Warner. Après une vie agitée et vingt ans de déclin de la presse papier, le groupe, qui s’était déployé dans la télévision, la musique et le cinéma, a été progressivement démantelé, puis absorbé en juin 2018 par l’opérateur téléphonique AT&T.
Six mois auparavant, la division presse avait été vendue au groupe Meredith, qui s’est empressé de revendre Time dans la foulée pour la modique somme de 190 millions de dollars (163 millions d’euros). Un montant qui reflète la situation dramatique de la presse d’information générale aux Etats-Unis. La diffusion des journaux quotidiens a été réduite de moitié par rapport à son plus haut niveau du début des années 1990 et a perdu 40 % sur les dix dernières années, ravagée par le développement fulgurant de l’information gratuite...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ La ministre de la culture souhaite que le paiement de la contribution à l’audiovisuel public ne soit plus conditionné par la possession d’un téléviseur.
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Françoise Nyssen veut réformer la redevance télévisuelle

La ministre de la culture souhaite que le paiement de la contribution à l’audiovisuel public ne soit plus conditionné par la possession d’un téléviseur.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 06h40
   





                        



   


La ministre de la culture, Françoise Nyssen, a annoncé vendredi 14 septembre vouloir réformer la contribution à l’audiovisuel public, la redevance qui finance France Télévisions et Radio France, pour qu’elle soit « déconnectée de la détention d’un téléviseur ».
« Je souhaite qu’un débat soit ouvert sur la contribution à l’audiovisuel public », pour la moderniser et l’adapter aux nouveaux usages numériques, a déclaré la ministre, lors du Festival de la fiction audiovisuelle de La Rochelle. C’est une question « de rendement et d’équité », et elle doit être abordée « sans tabou », a-t-elle souligné.
Selon la ministre, l’objectif est d’adopter cette réforme dans « le projet de loi de finances pour 2020 », qui sera présenté dans un an.
Les acteurs de l’audiovisuel public demandeurs
Elle vise à s’adapter aux changements d’usages des téléspectateurs, dont beaucoup se passent désormais de téléviseur mais consomment des programmes audiovisuels sur d’autres types d’écrans, ordinateurs, tablettes ou téléphones. Une nouvelle forme de consommation des programmes à laquelle s’adapte déjà le service public en développant des programmes à diffusion 100 % numérique.

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                « Radio France ne peut pas être absente de la vidéo »



La réforme de la redevance avait été lancée pendant le mandat de François Hollande puis abandonnée. « Les usages ont changé, donc c’est un sujet qui va être rouvert et que nous allons étudier attentivement », avait déjà déclaré la ministre en octobre 2017.
Les acteurs de l’audiovisuel public sont eux-mêmes demandeurs d’une modernisation. L’ex-patron de Radio France, Mathieu Gallet, avait ainsi proposé qu’elle soit élargie à tous les foyers fiscaux, mais en réduisant légèrement son montant (139 euros actuellement).
Baisse des budgets
Les médias publics ont dû faire face à une baisse de leur budget. En 2018, les entreprises concernées (France Télévisions, Radio France, Arte, France Médias Monde, l’Institut national de l’audiovisuel – INA – et TV5 Monde) ont perçu 3,9 milliards d’euros, soit 36 millions de moins qu’en 2017 (– 0,9 %).
Si la baisse a été mesurée pour l’INA (– 0,5 million) et TV5 Monde (– 1 million), Radio France a vu sa dotation réduite de 16,3 millions d’euros, un montant conjuguant en fait une hausse des crédits de fonctionnement et une baisse de 25 millions d’euros de la subvention d’investissement.

        Lire aussi :
         

                Audiovisuel : le CSA veut obtenir davantage de pouvoir de régulation sur Internet



Quant à France Télévisions, son budget a été réduit de 29,8 millions d’euros, soit environ 1 %. C’est, aux yeux du gouvernement, l’entreprise qui, compte tenu de sa taille, dispose de la plus grande marge de manœuvre en matière de synergies et d’amélioration de la gestion.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Sibyle Veil, PDG du groupe, œuvre à un projet commun à toutes les radios françaises sur le numérique.
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« Radio France ne peut pas être absente de la vidéo »

Sibyle Veil, PDG du groupe, œuvre à un projet commun à toutes les radios françaises sur le numérique.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 12h27
    |

            Alexandre Piquard et 
François Bougon








                        



                                


                            

Sibyle Veil a succédé à Mathieu Gallet à la présidence de Radio France, en avril. Elle prône la continuité mais aussi certains changements, dont une nouvelle organisation annoncée jeudi 13 septembre. Pour adapter Radio France au numérique, elle défend à la fois le son et l’acquisition d’un savoir-faire dans la vidéo. Pour la distribution, elle justifie la présence sur les réseaux sociaux mais recherche également une « indépendance » vis-à-vis des grandes plates-formes américaines : elle annonce un projet d’application bâti en collaboration avec toutes les radios françaises.
Votre première rentrée n’est-elle placée que sous le signe de la continuité ?
Notre groupe est leader grâce à nos audiences excellentes et au dynamisme de nos formations musicales. Cela nous permet d’envisager favorablement le nouveau cap de modernisation de l’entreprise. J’ai été nommée sur un programme de transformation de la radio et de ses métiers. J’ai ainsi annoncé jeudi aux représentants des salariés une nouvelle organisation qui, notamment, regroupe tous les services de production de Radio France au sein d’une seule direction du numérique et de la production du média global. Je lance ce chantier parce que j’ai la conviction que la radio est un média d’avenir : agile, en interaction avec le public et accessible en mobilité. Dans un monde où la commande vocale se généralise sur les appareils numériques, nous sommes les mieux placés.
Commentcette direction va-t-elle travailler ?
La modernisation engagée vise à permettre à toutes les chaînes de produire en tant que média global, à la fois du son, de la vidéo et du texte. L’objectif est de pouvoir décliner un seul programme sous différents formats, en l’adaptant à toutes les plates-formes et à tous les publics. C’est notre mission de service public. Les usages se transforment. Les podcasts, qui permettent de choisir le moment où l’on écoute son programme, ont constitué...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Un plan, présenté jeudi, vise à développer le numérique et l’international, tout en mutualisant les rédactions locales. Il se traduira à terme par 56 suppressions d’emploi « sans licenciement sec », selon la direction.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Appel à la grève à « Ouest-France » à l’annonce d’un projet de réorganisation

Un plan, présenté jeudi, vise à développer le numérique et l’international, tout en mutualisant les rédactions locales. Il se traduira à terme par 56 suppressions d’emploi « sans licenciement sec », selon la direction.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 21h42
   





                        


L’intersyndicale du groupe SIPa Ouest-France a appelé à la grève, jeudi 13 septembre, après la présentation aux salariés d’un projet de réorganisation qui se traduira à terme par 56 suppressions d’emploi, selon la direction. Ce projet vise à développer le numérique et l’international, tout en mutualisant les rédactions locales.
Présenté en comité d’entreprise et en comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), ce projet se traduira par une « mutualisation » de l’information produite localement par Les Journaux de Loire (Courrier de l’Ouest, Maine libre, Presse-Océan) et par les salariés du quotidien Ouest-France, leur actuel concurrent, dans les départements de Maine-et-Loire, de la Sarthe et de la Loire-Atlantique.
« Une partie des articles élaborés par Le Courrier de l’Ouest en Maine-et-Loire ou Le Maine libre en Sarthe serait reprise par Ouest-France », tandis que dans la Loire-Atlantique, « les contenus locaux et départementaux élaborés par Ouest-France deviendraient disponibles pour Presse Océan », précise le groupe dans un communiqué. Dans le Finistère, où Le Télégramme est historiquement implanté, le groupe prévoit de réduire « ses moyens rédactionnels en adaptant la pagination de ses éditions, tout en dynamisant son projet numérique ».
Priorité à l’international, à l’enquête et au numérique
Misant sur l’international, l’enquête et le numérique, le groupe prévoit notamment de créer un bureau à Bruxelles et de renforcer son bureau parisien. Il envisage aussi de « développer l’investigation » et de « généraliser à tous les titres la politique d’information en temps réel », dite « Web first » (« Internet en premier »). Le rédacteur en chef de Ouest-France, François-Xavier Lefranc, a précisé que ces réorganisations se traduiraient à terme par « 56 suppressions d’emploi, sans licenciement sec ».
L’intersyndicale du groupe (CGT, CFDT, SNJ, CFE-CGC) a aussitôt appelé les salariés à se mettre en grève, dénonçant un projet d’entreprise « dangereux » et appelant la direction à le « revoir ». « Ce plan, qui piétine les engagements historiques d’Ouest-France de maintenir le pluralisme et la qualité de l’information, ne s’accompagne d’aucun projet éditorial et commercial sérieux, susceptible de redresser la diffusion qui s’effondre », dénonce-t-elle dans un communiqué, s’inquiétant d’une accélération de la « fuite des lecteurs ».



                            


                        

                        

