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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ « Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival un débat sur l’entreprise avec Pascal Bruckner, Elise Huillery, Emmanuelle Duez et Jean-Dominique Senard. La rencontre se tiendra samedi 6 octobre de 11 h 30 à 13 h 30 au Palais Garnier (foyer).
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                Le Monde Festival : peut-on aimer le capitalisme et les entreprises ?


« Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival un débat sur l’entreprise avec Pascal Bruckner, Elise Huillery, Emmanuelle Duez et Jean-Dominique Senard. La rencontre se tiendra samedi 6 octobre de 11 h 30 à 13 h 30 au Palais Garnier (foyer).

LE MONDE
                 |                 21.09.2018 à 16h10
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Réservation en ligne
Dix ans après la crise économique de 2008, le capitalisme et les entreprises sont à nouveau accusés de tous les maux. La mondialisation et l’explosion des inégalités auraient produit la relégation d’une partie de la population désormais réfugiée dans un populisme qui menace nos valeurs démocratiques. Les entreprises n’iraient pas assez vite vers une transition écologique qui pose elle-même des questions sur la croissance économique.
Peut-on dans ces conditions imaginer des entreprises plus responsables au service d’un capitalisme plus moral ? Les Européens peuvent-ils inventer une voie alternative ?
La rencontre se tiendra samedi 6 octobre de 11 h 30 à 13 h 30 au Palais Garnier (foyer) et sera animée par Philippe Escande.
Intervenants
Jean-Dominique Senard, PDG de Michelin et auteur du rapport 2018 sur l’objet social de l’entreprise. Pour lui, l’Europe doit inventer un capitalisme responsable qui tienne tête aux capitalismes financiers anglo-saxons et d’Etat chinois.
Elise Huillery, économiste, est professeure à l’université Paris-Dauphine. Ancienne élève de l’école des Hautes Etudes commerciales (HEC), elle obtient en parallèle une licence et une maîtrise de philosophie de l’université Paris IV, ainsi que le master « analyse et politique économiques » de l’Ecole d’économie de Paris. Ses recherches portent sur les déterminants de la pauvreté et des inégalités, et sur les politiques publiques qui permettent de les réduire.
Pascal Bruckner, philosophe, a écrit en 2016 La Sagesse de l’argent. Pour lui, « il est sage d’avoir de l’argent, il est sage de s’interroger sur lui. Il rend tout homme philosophe malgré lui : bien penser, c’est aussi apprendre à bien dépenser, pour soi et pour autrui. Avec l’argent, nul n’est à l’aise : ceux qui croient le détester l’idolâtrent en secret. Ceux qui l’idolâtrent le surestiment. Ceux qui feignent de le mépriser se mentent à eux-mêmes ». 
Emmanuelle Duez, diplômée de Sciences Po et de l’Essec, a créé The Boson Project, un cabinet de conseil « nouvelle génération ». Elle anime aussi le think tank WoMen’up, centré sur l’équilibre vie professionnelle-vie privée.
Réservation en ligne

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies (Intelligence artificielle et émotions : un amour de robot ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Océan, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
Retrouver la programmation du festival et acheter vos billets.
Revoir les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.















<article-nb="2018/09/21/19-2">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Les offres à bas coûts permettent d’accéder à des produits et services, mais au prix d’un appauvrissement des travailleurs et fournisseurs, et à condition d’échapper aux pièges qu’elles tendent aux plus démunis, observent trois chercheurs et consultants dans une tribune au « Monde ».
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« Le low cost n’est pas toujours une solution pour les plus fragiles »

Les offres à bas coûts permettent d’accéder à des produits et services, mais au prix d’un appauvrissement des travailleurs et fournisseurs, et à condition d’échapper aux pièges qu’elles tendent aux plus démunis, observent trois chercheurs et consultants dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 15h39
    |

Margault Phélip (Directrice générale du cabinet de conseil en innovation sociale AZAO), David Menascé (professeur affilié à HEC Paris et directeur ...







                        



                                


                            
Tribune. Le low cost a de facto une qualité évidente : par une offre ajustée, il permet d’élargir le choix des consommateurs, notamment les plus pauvres pour qui n’existaient pas toujours de solutions abordables spécifiques. En outre, l’irruption du low cost bouleverse une situation concurrentielle établie et force les acteurs du secteur à revoir des marges parfois très (trop ?) confortables. Lidl, Tchip, Ikea, Ryanair, Free ont permis à des milliers ou des millions de personnes de diminuer leur taux d’effort pour respectivement se nourrir, se coiffer, se meubler, voyager ou communiquer. Cet aspect est fondamental – mais on ne saurait s’arrêter là.
La critique la plus évidente du modèle low cost porte sur son coût total : il élargit certes le nombre des consommateurs, mais au prix de méthodes parfois brutales. Bas salaires, mauvaises conditions de travail, obstruction aux syndicats, délocalisations… : les dessous de « la méthode Wal-Mart », copiée dans le monde entier, ont été mis en évidence depuis longtemps (Travailler plus pour gagner moins : la menace Wal-Mart, Gilles Biassette et Lysiane J. Baudu, Buchet Chastel, 2008), y compris certaines conséquences plus étonnantes comme l’augmentation du taux d’obésité (« Supersizing supercenters ? The impact of Walmart supercenters on body mass index and obesity », Charles Courtemanche et Art Carden, Journal of Urban Economics, n°69, 2011).
Risque de payer plus cher
Mais le low cost peut avoir des conséquences plus pernicieuses encore, en créant des écarts importants entre consommateurs pauvres. Au départ, l’arbitrage semble clair : le modèle propose une nouvelle équation « prix-performance », un service ou produit ajusté, certes parfois de moindre qualité (« good enough », disent les Anglo-Saxons), mais à un prix très inférieur. Quand vous allez chez Ikea, vous savez qu’il va falloir aller chercher vos meubles, les monter vous-même… et ne pas les déménager trop souvent.
Pourtant,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-3">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Au premier semestre, les exportations d’habillement de la Tunisie vers l’Union européenne ont progressé de 3,5 %.
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L’industrie tunisienne du textile sort lentement de la crise

Au premier semestre, les exportations d’habillement de la Tunisie vers l’Union européenne ont progressé de 3,5 %.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 15h25
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Que vive le textile made in Tunisia ! Une vingtaine d’industriels tunisiens du secteur participent au salon Première vision qui, jusqu’au 21 septembre, rassemble les professionnels du textile au parc des expositions de Villepinte. « L’an dernier, ils n’étaient que six », se félicite Afef Zeddini, conseillère économique auprès de l’ambassade de Tunisie à Paris. Tous sont venus étoffer leur carnet de commandes, en espérant sortir définitivement de la crise qu’ils traversent depuis sept ans.
Au lendemain de la révolution et de la fuite de Ben Ali, le 14 janvier 2011, le secteur qui pèse pour 20 % du PIB du pays était entré dans une sévère zone de turbulences. Les attentats de 2015 à Tunis et sur les plages de Sousse ont ensuite tétanisé les touristes. Depuis, beaucoup de dirigeants de marques de mode ont aussi renoncé à se rendre dans le pays et à y faire fabriquer leurs collections. Les protestations sociales les ont aussi inquiétés. « Les donneurs d’ordre ont pris peur », résume Daniel Harari, PDG de Lectra, fabricant de logiciels et de machines destinés au secteur.
Le leader du jean, Levi Strauss, a ainsi préféré l’Egypte, ses filatures de coton, ses tisseurs et ses usines de confection. D’autres ont choisi de réduire la production en Tunisie, pour privilégier les usines du Maroc, de Turquie ou, bien sûr, celles situées en Asie.
Dans une activité qui exporte 98 % de sa production vers l’Union européenne, cette chute de commandes a fait du tort. Notamment dans le Sahel tunisien, près de Monastir, creuset du textile du pays. « En 2008, le secteur comptait 2 000 entreprises. Il n’en dénombre plus que 1 600 », estime Nejib Karafi, directeur général de la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement. Et dans la foulée, le nombre d’emplois a dégringolé pour s’établir à 158 600 employés. Le textile demeure cependant un gros employeur totalisant « 31 % des effectifs de l’industrie manufacturière », observe...




                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-4">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Lucie Michel, alias L’Originale K, interpelle directement Emmanuel Macron dans un morceau de rap où elle dénonce le manque de structures d’accueil pour les enfants handicapés.
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« Le handicap, c’est pas frenchie » : la mère d’un enfant autiste dit sa colère en musique

Lucie Michel, alias L’Originale K, interpelle directement Emmanuel Macron dans un morceau de rap où elle dénonce le manque de structures d’accueil pour les enfants handicapés.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 15h02
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 15h23
   





                        


« Le handicap, c’est pas frenchie. » Lucie Michel, maman d’un petit Malone de 6 ans et demi, souffrant d’autisme et d’épilepsie, a exprimé sa colère dans un morceau de rap, où elle interpelle directement Emmanuel Macron. Son fils, comme nombre d’enfants handicapés, n’a aucune structure en cette rentrée pour l’accueillir.
« C’est de la discrimination mais pour autant pas de réaction », dénonce L’Originale K, son nom d’artiste, dans ce clip sorti le 13 septembre, ponctué d’extraits de discours du président de la République.



Les deux dernières années, Malone a un peu fréquenté l’école maternelle, comme l’a raconté sa mère à France 3 :
« La première année, il y est allé une heure par semaine avec interdiction d’aller dans la cour de récréation, une heure quarante-cinq la deuxième année et il y allait sur les heures où les autres enfants faisaient la sieste donc il arrivait dans une classe vide qui était dans le noir. »
La question de la scolarisation des enfants handicapés agite cette rentrée scolaire 2018. Mercredi 19 septembre, trois mères sont montées sur des grues à Lille et à Strasbourg pour dénoncer notamment le manque d’auxiliaires de vie scolaire, qui permettent aux enfants souffrant d’un handicap de poursuivre leur scolarité dans un établissement classique. C’est pourtant, depuis une loi de 2005, une obligation pour les pouvoirs publics.
Lucie Michel a lancé une procédure contre l’Etat, pour obtenir une prise en charge adaptée de son fils. « J’ai tous les papiers qui prouvent que Malone a des droits, il a droit à des soins qu’il n’a pas », explique-t-elle. Après avoir créé une association, Les Mamans courage, elle espère pouvoir fonder à Nantes, où elle vit, une école adaptée aux enfants sévèrement handicapés.

        Le point sur la situation :
         

          L’école peine à s’adapter aux enfants handicapés






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-5">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ En se concentrant sur une promesse de valeur simple mais nécessaire, les promoteurs du low cost obligent leurs concurrents classiques à justifier leurs prix plus élevés, estime Emmanuel Combe, vice-président de l’Autorité de la concurrence, dans une tribune au « Monde ».
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« Le low cost constitue un formidable aiguillon de concurrence sur les marchés »

En se concentrant sur une promesse de valeur simple mais nécessaire, les promoteurs du low cost obligent leurs concurrents classiques à justifier leurs prix plus élevés, estime Emmanuel Combe, vice-président de l’Autorité de la concurrence, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 15h01
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 15h39
    |

                            Emmanuel Combe (Professeur d’économie à Skema Business School)








                        



                                


                            
Tribune. Le low cost est un modèle ancien : né en Allemagne au sortir de la seconde guerre mondiale avec la chaîne de magasins Aldi, il s’est développé aux Etats-Unis dans le transport aérien à partir des années 1970 avec Southwest Airlines, puis en Europe avec easyJet et Ryanair à la faveur de la déréglementation du ciel européen, avant de se diffuser dans des secteurs aussi différents que l’automobile (Logan de Renault), la banque de détail, l’assurance ou les salles de sport.
Pour autant, le low cost n’en finit pas de susciter la controverse. Que l’on songe aux débats récurrents autour de Ryanair, accusé d’enfreindre le droit du travail ou de percevoir d’illégitimes subventions aéroportuaires. Certains analystes n’hésitent d’ailleurs pas à prédire régulièrement la fin prochaine du low cost.
Simplification des produits ou des services
Sans méconnaître certaines dérives, il serait erroné d’assimiler le low cost à un pur artifice, basé sur le non-respect des règles de droit ou sur la myopie des consommateurs. Pour bien saisir l’essence du low cost, il convient d’emblée de le distinguer d’autres pratiques. De manière paradoxale, le low cost ne se singularise pas par le fait de produire à bas coût. Nombre d’entreprises baissent leurs coûts, sans pour autant être low cost : qui songerait à qualifier Apple de « low cost », au motif qu’elle assemble ses iPhone en Chine ? Définir le low cost en partant des prix n’est guère plus fructueux : si les produits low cost sont souvent peu chers, ils n’ont pas le monopole des prix bas. La plupart des entreprises pratiquent régulièrement des remises, rabais, soldes, sans pour autant être assimilables à du low cost. Qui plus est, le low cost peut se révéler très cher, par exemple lorsqu’un client réserve un billet d’avion au dernier moment, avec des options payantes.
En réalité, le low cost trouve sa source dans un travail de simplification à l’extrême des produits ou des services. Il se définit...




                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Qu’elles soient spatiales, sociales, temporelles ou géographiques, les inégalités d’accès à la pratique sportive au travail sont légion, observent, dans une tribune au « Monde », les sociologues Lilian Pichot et Julien Pierre.
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« Les inégalités d’accès à la pratique sportive au travail ne s’estomperont que progressivement »

Qu’elles soient spatiales, sociales, temporelles ou géographiques, les inégalités d’accès à la pratique sportive au travail sont légion, observent, dans une tribune au « Monde », les sociologues Lilian Pichot et Julien Pierre.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 15h00
    |

Lilian Pichot et Julien Pierre (Sociologues et maîtres de conférences à l’université de Strasbourg, membres de l’équipe de recherche en sciences so...







                        



                                


                            
Tribune. Le thème du sport en entreprise n’a jamais suscité un enthousiasme aussi prononcé. Les médias se nourrissent de cette thématique qui illustre bien l’ambivalence d’un univers du travail coincé entre des impératifs de productivité et de bien-être. Çà et là, on exploite les images dynamiques auxquelles renvoient les activités sportives, considérées comme récréatives et bénéfiques. Des activités également présentées comme consensuelles dans un espace entrepreneurial sous tension et qui font figure de solution pour lutter contre une sédentarité galopante. A tel point que deux salons professionnels, Sport Wellness Lab et Sport santé bien-être, se tiendront à Paris respectivement le 27 septembre et les 5 et 6 octobre.
la pratique sportive reste proportionnellement peu développée dans les institutions publiques et dans les petites entreprises hors de la capitale
Sauf qu’entre les images d’Epinal et la réalité observable au quotidien il y a un hiatus. Pour preuve, nos enquêtes révèlent que, en moyenne, seulement de 10 % à 15 % des collaborateurs s’adonnent régulièrement à une pratique sportive au sein de leur espace de travail. Un décalage aussi perceptible entre les conclusions d’études louant les vertus supposées du sport (« L’impact économique de l’activité physique et sportive », Goodwill-management, septembre 2015, ou « Sport et entreprise », Decathlon Pro, mars 2017) et l’hétérogénéité des offres proposées en France.
Présente quasi systématiquement au cœur des grands groupes du secteur tertiaire basés dans les grandes villes, en particulier à Paris, la pratique sportive reste proportionnellement peu développée dans les institutions publiques et dans les petites entreprises hors de la capitale. Ces dernières sont indéniablement les parents pauvres du développement du sport au travail, alors même qu’elles regroupent une majorité de salariés.
Moyens limités
Certes, les cas d’Atalante-Champs-Blancs à Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine)...




                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-7">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ La course au « moins cher » témoigne de la difficulté à faire consommer toujours plus et du besoin de revenir à l’utilité réelle des produits et services, souligne l’économiste Philippe Moati dans une tribune au « Monde ».
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« L’économie low cost est aux antipodes des défis sociaux et environnementaux »

La course au « moins cher » témoigne de la difficulté à faire consommer toujours plus et du besoin de revenir à l’utilité réelle des produits et services, souligne l’économiste Philippe Moati dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 14h58
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 15h39
    |

Philippe Moati (Professeur d’économie à l’université Paris-Diderot)







                        



                                


                            
Tribune. Le low cost dans les transports, souvent sous les feux de l’actualité, est l’arbre qui cache la forêt de la prolifération des formules de vente à « prix cassés ». Le hard-discount alimentaire se trouve dépassé sur ce terrain par les « déstockeurs », qui ont été en 2017 le segment de consommation ayant bénéficié de la plus forte croissance (+ 44 % selon l’Information Ressources, Inc., IRI, qui analyse les comportements dans la grande distribution). Dans le non-alimentaire, les « bazars » et autres « solderies » (Action, NOZ…) étendent leurs parcs de magasins à un rythme impressionnant. Primark affiche la plus forte croissance du marché de l’habillement.

Partout, les enseignes « traditionnelles » sont engagées dans une surenchère promotionnelle. Entre soldes, promotions, ventes privées et, désormais, « Black Friday », c’est plus d’un vêtement sur deux qui est vendu à prix barré. Dans la grande distribution, la part des produits en promotion dans les ventes dépasse désormais les 20 %, contre 14 % en 2000, selon la société d’études Symphony IRI. Darty ou Ikea participent désormais à cette fuite en avant. Les offres low cost se multiplient jusque dans les secteurs de la banque et de l’assurance. Le numérique encourage le mouvement, avec un e-commerce qui assure la transparence des prix, et cette économie dite « collaborative » ou « à la demande » qui casse les prix d’un grand nombre de services.
Epuisement d’un modèle de consommation
Ne devrait-on pas se réjouir de ce que la concurrence tire les prix vers le bas ? En première instance, la généralisation des prix cassés est favorable à un pouvoir d’achat des ménages qui ne peut guère s’appuyer sur la dynamique des revenus. Nicolas Sarkozy, avec la loi de modernisation de l’économie de 2008, comptait sur la libéralisation de ces mécanismes de réduction de prix pour pallier le sentiment de dégradation du niveau de vie. La guerre des prix dans la grande distribution alimentaire...




                        

                        


<article-nb="2018/09/21/19-8">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ L’accroissement de la mobilité aérienne encouragée par les vols low cost est difficilement compatible avec la lutte contre le réchauffement, montre l’économiste Tancrède Voituriez dans une tribune au « Monde ».
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« Le coût du low cost dans le secteur aérien n’inclut pas le prix de la pollution »

L’accroissement de la mobilité aérienne encouragée par les vols low cost est difficilement compatible avec la lutte contre le réchauffement, montre l’économiste Tancrède Voituriez dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 14h54
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 15h38
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Tancrède Voituriez (Economiste)







                        



                                


                            
Tribune. On estime que 3 % de la population mondiale prend l’avion au moins une fois chaque année, et que 18 % est déjà montée dans un avion. C’est peu mais cela change vite, en partie en raison du développement des vols low cost et de la hausse des revenus des classes moyennes dans le monde. Au rythme actuel, le nombre de passagers va doubler d’ici à 2035, pour dépasser les 7 milliards par an.
Cette perspective consensuelle soulève une question qui l’est moins : comment satisfaire le désir de mobilité de populations toujours plus aisées sans épuiser le budget carbone qu’il nous reste pour limiter la hausse des températures à 2 °C ?
Emissions de CO2 subventionnées
Le secteur de l’aviation, comme celui du transport maritime, a été explicitement exclu du protocole de Kyoto sur le changement climatique. Jouissant d’une dérogation permanente pour tout ce qui touche à la taxation des carburants (le kérosène n’est pas taxé en vertu d’une convention datant de 1944) et des billets (TVA zéro dans la plupart des pays), le transport aérien est aujourd’hui, de fait, un secteur où les émissions de CO2 sont subventionnées.
« L’aviation est responsable de 2 % des émissions de CO2. Mais ce chiffre ne dit rien de ce qu’il va devenir avec le doublement du trafic annoncé. »
L’aviation est responsable de 2 % des émissions de CO2. Mais ce chiffre ne dit rien de ce qu’il va devenir avec le doublement du trafic annoncé. Dans la perspective de « zéro émission nette » durant la seconde moitié du XXIe siècle décidée par l’accord de Paris, cette hausse conduira à reporter sur d’autres secteurs les efforts d’atténuation.
Les représentants de la profession ont formulé les premiers objectifs climatiques de leur histoire il y a tout juste deux ans. 191 pays ont pris l’engagement de ramener les émissions de l’aviation en 2035 à leur niveau de 2020. Et de réduire de 50 % les émissions en 2050 comparativement à leur niveau de 2005.
Mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le Grand Palais accueille du 22 au 25 novembre « Usine extraordinaire », une manifestation symbole d’un nouveau monde industriel émergent, explique un collectif de chercheurs, écrivains, experts et entrepreneurs dans une tribune au « Monde ».
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« Le nouveau monde industriel doit intégrer des impératifs sociaux et des défis environnementaux d’une acuité sans précédent »

Le Grand Palais accueille du 22 au 25 novembre « Usine extraordinaire », une manifestation symbole d’un nouveau monde industriel émergent, explique un collectif de chercheurs, écrivains, experts et entrepreneurs dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 14h45
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                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. A en croire l’opinion dominante, l’industrie appartiendrait au monde d’hier. En réalité, un nouveau monde industriel est en train de naître. En 2017, pour la première fois depuis presque dix ans, la France a ouvert plus d’usines qu’elle n’en a fermées. Le « produire en France » a désormais ses assises, la FrenchFab s’apprête à souffler sa première bougie, et le premier ministre a annoncé jeudi 20 septembre un plan ambitieux pour la transformation numérique de l’industrie.
Mais la majorité de nos concitoyens ne perçoit pas ce qui se trame d’invention, d’ingéniosité, de création fascinante dans les usines qui parsèment nos campagnes et les abords de nos villes. « L’Usine extraordinaire » qu’accueillera le Grand Palais, à Paris, du 22 au 25 novembre, entend ouvrir les portes de ce monde, en révéler la diversité, les promesses et les défis.
Aujourd’hui comme hier, les usines concentrent l’intelligence accumulée dans nos sociétés au fil de générations successives. Mais nous savons aussi que le nouveau monde industriel ne sera soutenable que s’il parvient à intégrer des impératifs sociaux et des défis environnementaux d’une acuité sans précédent. Nous soutenons avec enthousiasme ce projet, qui donnera à voir et à réfléchir, pour un très large public, autour de cinq grands défis.

L’enjeu primordial est de redonner du sens au travail. L’industrie d’aujourd’hui et de demain, ce sont des usines, des ateliers, des centres de recherche et de design, peuplés de machines et maillés par de multiples réseaux. Mais avant tout, ce sont des communautés de femmes et d’hommes qui coopèrent en vue d’œuvres utiles et communes.
Compagnonnage entre humains et machines
Partout, les modèles de discipline à l’ancienne et de division du travail entre ceux qui pensent et ceux qui font, deviennent contre-productifs, insupportables. La recherche d’autonomie, l’exigence de sens et la volonté de « faire », d’agir dans le concret,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ L’économiste Michaël Lainé témoigne de son expérience de professeur dans une « business school », et s’interroge sur une relation commerciale où l’achat du diplôme l’emporte sur l’objectif de formation.
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« Monsieur, Je paie votre salaire de prof, donc je fais ce que je veux »

L’économiste Michaël Lainé témoigne de son expérience de professeur dans une « business school », et s’interroge sur une relation commerciale où l’achat du diplôme l’emporte sur l’objectif de formation.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 14h30
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Michaël Lainé (Chargé de cours en économie à Sciences Po Lille)







                        



                                


                            

Tribune. L’université est souvent décriée pour son niveau et les inégalités qui s’y perpétuent. Etrangement, les écoles de commerce sont absentes du débat public. Pourtant, ce sont les élites économiques de demain que l’on y forme. J’y ai travaillé pendant un an, après avoir exercé auparavant dans trois universités, et aujourd’hui à Sciences Po Lille. Mais ce qui se passe en école de commerce n’a rien en commun avec ce que l’on est en droit d’attendre de l’enseignement supérieur.
Les étudiants y calent les tables avec des billets de 50 euros ; leur emploi du temps est si chargé qu’il leur faut deux téléphones portables, un « perso » et un « pro ». On s’était cru dans une école, on se découvre dans une garderie. Pas de bibliothèque : trop coûteux, et puis de toute façon, les étudiants ne lisent pas. Globalement, les étudiants se montrent intolérants à l’effort, à la frustration ou à l’ennui. Bien sûr, une minorité se révèle motivée et douée. Seulement, très rares sont ceux qui prennent des notes. Quand on tente de les faire travailler, quelques-uns répliquent sur le ton de l’évidence : « Mais monsieur, je paye votre salaire, donc je fais ce que je veux. »
J’ai cru, en arrivant, au discours que les écoles de commerce tiennent sur elles-mêmes : on paye des frais d’inscriptions certes élevés, mais, à la fin, nos futures élites auront des compétences solides. En fait de compétences, j’ai très vite déchanté.
A quelques mois du diplôme, la plupart ne savent pas ce qu’est un seuil de rentabilité ; la vue d’un bilan ou d’un compte de résultat les effraie aussi sûrement qu’un crucifix terrorise les vampires ; leur anglais est incompréhensible pour qui ne parle pas français ; calculer un taux de croissance suscite le désarroi, même parmi les « bons » éléments… On se rassure parfois en se disant que, pour des collégiens, ils ne sont pas si mauvais. Et puis, on les entend parler de leurs stages dans les meilleures entreprises…
Corruption...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Corollaire de la bonne santé de l’économie et de la faiblesse des taux d’intérêt, le pays a connu une augmentation inédite des prix de l’immobilier dans ses grandes villes.
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En Allemagne, la bombe sociale du logement cher

Corollaire de la bonne santé de l’économie et de la faiblesse des taux d’intérêt, le pays a connu une augmentation inédite des prix de l’immobilier dans ses grandes villes.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 17h03
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Michail Nelken nous a donné rendez-vous au café Rhino, au cœur du quartier de Prenzlauer Berg, à Berlin. En cet après-midi de septembre, il est difficile de résister au charme des lieux : les grands trottoirs accueillent ceux qui ont le temps de prendre un café à l’ombre des arbres. Les élégantes façades du début du XXe siècle, rénovées il y a quelques années, renvoient une douce chaleur. Il y a si peu de circulation qu’on entend les cris des enfants qui jouent au parc, à quelques dizaines de mètres de là. Longtemps, à Prenzlauer Berg, une population très mélangée a profité avec nonchalance de cette exceptionnelle qualité de vie, avec des loyers bien plus faibles que dans d’autres grandes villes allemandes et européennes. Mais cet âge d’or est révolu.
« La procédure est toujours la même », explique M. Nelken, qui vit dans le quartier depuis 1979. « Des investisseurs rachètent les appartements, puis font des rénovations. On refait la façade, change les fenêtres, renforce l’isolation, rénove le système de chauffage. A la fin, le nouveau propriétaire réclame le double du loyer. Ceux qui ne peuvent pas se le permettre doivent quitter les lieux. Et c’est tout un quartier qui perd son âme. 85 % de la population de Prenzlauer Berg a changé depuis la réunification. »
Dans ce quartier, depuis quelques années, on ne voit presque plus de personnes âgées et on n’entend plus le dialecte berlinois. Les rénovations des années 2000 ont attiré des familles plus jeunes, venues d’Allemagne du Sud et de l’Ouest pour travailler dans le secteur artistique, les ministères ou les lobbys. Puis, avec l’émergence de l’économie numérique, le quartier s’est internationalisé. Aux rénovations des immeubles anciens ont succédé les nouvelles constructions, la plupart luxueuses. Depuis quelques années, ce sont de véritables « condominiums » à l’américaine qui sont sortis de terre : des immeubles aux cours fermées, protégés par des portes à codes,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Dans cette chronique, l’économiste Pierre-Yves Gomez pointant le faible écart entre les capitalisations boursières du groupe Renault-Nissan et Tesla s’interroge sur la rationalité des marchés.
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La « start-up économie » et les « lois de la gravité financière »

Dans cette chronique, l’économiste Pierre-Yves Gomez pointant le faible écart entre les capitalisations boursières du groupe Renault-Nissan et Tesla s’interroge sur la rationalité des marchés.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 13h00
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                            Pierre-Yves Gomez (Professeur à l'EM Lyon)








                        



                                


                            
Entreprises. En ce début d’année scolaire, voici un petit exercice que les enseignants d’économie pourraient donner à leurs élèves : supposons deux constructeurs automobiles A et B. En 2017, l’entreprise A vend 10 millions de véhicules par an, l’entreprise B, 100 000, soit cent fois moins. La même année, A atteint un chiffre d’affaires de 190 milliards d’euros, B n’en réalise que 8,5 milliards, soit vingt-deux fois moins. Enfin, A dégage un bénéfice net de 7 milliards, B annonce une perte de 2 milliards. Question : quel sera l’écart de valorisation boursière entre l’entreprise B et l’entreprise A ?

Le bon sens risque d’être mis à rude épreuve par la réponse : Tesla (l’entreprise B) atteint une capitalisation boursière de 50 milliards d’euros et Renault - Nissan - Mitsubishi (l’entreprise A), premier constructeur automobile mondial, 100 milliards, soit seulement deux fois plus.

L’exercice peut utilement ouvrir une discussion sur la rationalité des marchés. Les investisseurs considèrent-ils que Tesla détient une avance technologique décisive sur ses concurrents, qui permettrait d’envisager que ses pertes colossales seront un jour compensées par des bénéfices mirifiques ? Rien n’est moins sûr. Renault-Nissan est pionnier sur le marché du moteur électrique et annonce un investissement d’un milliard d’euros en France dans ce domaine, quand les difficultés de trésorerie de Tesla l’obligent à réduire les siens.
« Disruption »
Tesla serait-elle mieux gérée que le géant mondial ? Ses difficultés à livrer les véhicules attendus, notamment du fait d’une automatisation excessive des lignes de production, l’ont obligée à des réorganisations multiples, alors que Renault et Nissan annoncent 6 milliards d’euros de synergies annuelles.
Renault-Nissan a développé sa stratégie globale sur le pragmatisme et le long terme
Il faut donc chercher une éventuelle rationalité des marchés non pas dans les résultats objectifs mais dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Deux intermédiaires ont été jugés en dehors du grand procès impliquant le géant anglo-néerlandais et le groupe pétrolier italien, ouvert au printemps à Milan.
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Compte rendu

Premières condamnations pour corruption au Nigeria des compagnies Shell et ENI

Deux intermédiaires ont été jugés en dehors du grand procès impliquant le géant anglo-néerlandais et le groupe pétrolier italien, ouvert au printemps à Milan.


LE MONDE
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        Le 21.09.2018 à 12h44

     •
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        Mis à jour le 21.09.2018 à 13h11






    
Les logos du géant anglo-néerlandais Shell (à gauche) et du groupe pétrolier italien ENI.
Crédits : CARL COURT,MARCO BERTORELLO / AFP


Une juge de Milan a prononcé jeudi 20 septembre les deux premières condamnations dans un dossier de corruption présumée au Nigeria impliquant les compagnies pétrolières Shell et ENI, infligeant quatre ans de prison à deux personnes considérées comme des intermédiaires, selon une source judiciaire. Ces deux hommes, le Nigérian Emeka Obi et l’Italien Gianluca Di Nardo, avaient demandé à bénéficier d’une procédure de jugement accéléré. Celle-ci se déroule à huis clos et permet des peines réduites d’un tiers en cas de condamnation.

        Lire aussi :
         

                Corruption en Algérie : le groupe pétrolier italien ENI acquitté, sa filiale Saipem condamnée



Les deux prévenus ont donc été jugés en dehors du grand procès impliquant le groupe pétrolier italien ENI et le géant anglo-néerlandais Shell, ouvert au printemps à Milan. La justice soupçonne que sur le 1,3 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) versés par les deux groupes en 2011 pour l’acquisition d’une licence pour l’exploration du bloc pétrolier offshore OPL-245, 1,092 milliard de dollars étaient des pots-de-vin.
MM. Obi et Di Nardo ont été condamnés pour « corruption internationale » à quatre ans de réclusion, et à la confiscation de 98,4 millions de dollars pour le premier et de 21 millions de francs suisses pour le second. Le parquet avait requis cinq ans de prison à leur encontre.
« Crime contre le peuple nigérian »
Selon l’accusation, M. Obi, propriétaire de la société Energy Venture Partners, aurait été chargé par l’ex-ministre nigérian du pétrole, Dan Etete, de trouver un acquéreur pour OPL-245, un bloc qu’il s’était attribué en 1998, en la vendant à Malabu, une société qu’il détenait secrètement. M. Di Nardo aurait mis en contact M. Obi avec ENI et son patron à l’époque, Paolo Scaroni, à travers l’homme d’affaires Luigi Bisignani.
Selon l’agence d’informations économiques italienne Radiocor, c’est paradoxalement Emeka Obi qui a conduit à l’éclatement de l’affaire en ayant cité devant la justice londonienne Dan Etete pour se faire payer sa commission. Il a obtenu gain de cause en 2013, obtenant 114 millions de dollars, dont 24 millions transmis à M. Di Nardo. La prochaine audience dans le grand procès est prévu le 26 septembre.

        Lire aussi :
         

                Eni et Shell seront jugés en Italie pour corruption présumée au Nigeria



ENI – acquitté mercredi à Milan dans un autre procès pour corruption en Algérie – et Shell contestent fermement toute corruption. Outre les deux majors, treize personnes comparaissent, dont Dan Etete, Claudio Descalzi, l’actuel patron d’ENI, son prédécesseur, Paolo Scaroni, et d’autres dirigeants et cadres des deux groupes.
« Aujourd’hui, nous avons vu tomber les premiers hommes du sombre scandale Malabu. Avec le procès Shell et ENI, le temps nous dira si ce sont seulement des intermédiaires qui paieront le prix de ce crime contre le peuple nigérian », a réagi Barnaby Pace, de l’ONG anticorruption Global Witness, dans un communiqué. « Mais une chose est certaine : ce jugement fera froid dans le dos aux responsables de l’industrie pétrolière et alarmera sûrement ENI et Shell », a-t-il ajouté.


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Dans un communiqué, la Société des journalistes du titre regrette de voir « le business vampiriser l’éditorial ».
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Le magazine « L’Etudiant » cesse sa parution papier

Dans un communiqué, la Société des journalistes du titre regrette de voir « le business vampiriser l’éditorial ».



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 12h32
   





                        



   


Le dernier numéro papier du magazine L’Etudiant paraîtra en janvier 2019, selon un communiqué de la Société des journalistes du groupe. « Après plus d’un an d’agonie, la direction donne le coup de grâce avec un projet de PSE – plan de sauvegarde de l’emploi − qui a pour projet la suppression des services de documentation, de secrétariat de rédaction, d’iconographie, de fabrication et d’exécution », explique le communiqué. « L’écosystème équilibré du groupe L’Etudiant voit maintenant le business vampiriser l’éditorial », ajoute-t-il.
Racheté par une entreprise d’organisation de Salons
En juin dernier, les salariés du magazine avaient alerté sur leur situation avec un mouvement de grève, s’inquiétant déjà de la réorganisation menée depuis le rachat du titre par l’entrepreneur Marc Laufer à SFP, en avril 2017. Cinquante et un pour cent du capital du groupe va très prochainement être vendu à Comexposium, une entreprise d’organisation de Salons.
Le groupe L’Etudiant est rentable, avec un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros, mais, selon Marc Laufer, 80 % de ses revenus proviennent de l’organisation de Salons.

        Lire aussi :
         

                En plein bac, des salariés de « L’Etudiant » font grève






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le groupe états-unien a présenté jeudi une dizaine de nouveaux produits, fondés sur son système d’enceinte connectée Echo, qui pourront être utilisés avec des voitures, des horloges, et même des fours micro-ondes.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Amazon veut introduire son assistant vocal Alexa dans votre voiture, votre cuisine ou vos murs

Le groupe états-unien a présenté jeudi une dizaine de nouveaux produits, fondés sur son système d’enceinte connectée Echo, qui pourront être utilisés avec des voitures, des horloges, et même des fours micro-ondes.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 12h21
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 15h33
   





                        


Lors d’un événement organisé à Seattle jeudi 20 septembre, Amazon a dévoilé une douzaine de nouveaux objets connectés, essentiellement des variantes de son système Echo, avec lequel un utilisateur peut dialoguer grâce à l’assistant vocal nommé Alexa.
Plusieurs de ces annonces concernent des nouvelles déclinaisons des enceintes Echo : ont été présentées notamment des mises à jour d’« Echo Dot « (la moins chère et la plus petite enceinte connectée d’Amazon) et d’« Echo Plus » (plus épaisse), censées rendre un meilleur son. Une gamme nommée « Echo Sub », plus imposante (100 watts), et des modules de gestion de connexion et d’amplifications des enceintes Amazon connectées (« Echo Link »), font également leur apparition.
Autant de modèles qui concurrencent directement les produits similaires de Google (Google Home) et d’Apple (Homepod), mais aussi les systèmes audio sans fil pour intérieur de la marque Sonos. Selon les calculs du cabinet Strategy Analytics, publiés par l’Agence France-Presse (AFP), Amazon détenait 30 % de parts de marché des enceintes connectées au deuxième trimestre 2018, contre 27 % pour Google.
Alexa dans la voiture, dans la cuisine, sur les murs
Les autres annonces d’Amazon concernent l’extension de son système Echo/Alexa à d’autres environnements. Le groupe américain spécialiste de l’e-commerce a par exemple présenté un petit module rond, nommé « Echo Input », qui peut se brancher à des systèmes audio existants pour les transformer en enceintes connectées. Par exemple, une enceinte Bluetooth ou une chaîne hi-fi qui ne dispose pas de commandes vocales.
Les autres annonces d’Amazon traduisent cette volonté d’extension. Amazon souhaite ainsi placer son système Echo/Alexa :
Dans les voitures, avec un module Echo Auto adapté pour la voiture. En branchant ce boîtier pourvu de plusieurs micros à son smartphone, et en le posant sur le tableau de bord, il permet aux conductrices et conducteurs de lancer diverses fonctions connectées, notamment de guidage audio. Cela pour simplifier l’accès à son smartphone sans y mettre les doigts en conduisant.

   


Sur nos murs, avec une horloge murale connectée à Echo. Elle permet d’afficher, grâce à un système de LED, les comptes à rebours démarrés sur une enceinte Echo.

   


Et même, dans les fours micro-ondes. Le nouveau modèle de four présenté par Amazon sera en effet capable d’être relié à une enceinte Echo située à proximité. Les commandes vocales adressées à l’enceinte pourront faire démarrer la cuisson, et en régler la durée.



Lors d’une interview donnée à la BBC, l’un des dirigeants d’Amazon, David Limp, a justifié ces nouvelles gammes en expliquant que « beaucoup d’objets de nos maisons ne sont pas encore connectés à Internet ». Lorsque le journaliste de la BBC lui demande « Mais pourquoi voudrais-je que mon four micro-ondes soit connecté à Internet ? », David Limp lui répond : « Au début, je me suis posé la même question. (…) Mais les micro-ondes sont parfois compliqués à utiliser, même pour des tâches simples. »
Un journaliste de l’Agence France-Presse, qui a pu tester ce four connecté à Seattle, rapporte toutefois une anecdote révélatrice : lorsqu’il a demandé à Alexa de prolonger la cuisson de trente secondes, l’enceinte connectée a préféré diffuser des morceaux du groupe Thirty Seconds to Mars. Une erreur qui recoupe les premiers tests d’enceintes Echo que nous avons publiés, avec des modèles qui avaient des difficultés à comprendre les formulations en français, comparé aux enceintes Google Home et Homepod d’Apple.
L’arrivée d’interfaces Echo dans d’autres environnements pose également plus fortement la question des données personnelles recueillies par Amazon à travers son système de commandes vocales. Tout comme Google, Amazon collecte en effet les recherches effectuées sur Alexa de façon nominative. Elles lui apportent de nombreux renseignements sur vos goûts et vos centres d’intérêt, qui sert ensuite à Amazon pour vous adresser des recommandations de produits.

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TVA : encore 147 milliards d’euros de manque à gagner pour l’UE

Une étude publiée par la Commission européenne, vendredi, pointe les difficultés des Etats membres à encaisser la totalité des recettes de TVA, en 2016.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 12h01
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Selon une étude réalisée par la Commission européenne, et publiée vendredi 21 septembre, l’Union européenne a perdu encore 147 milliards d’euros de recettes de TVA (taxe sur la valeur ajoutée) en 2016. L’occasion pour le commissaire à l’économie et à la fiscalité, Pierre Moscovici, d’envoyer un message d’urgence aux capitales.
« La solution est sur la table des ministres des finances depuis bientôt un an : notre proposition de régime définitif de TVA. Je les appelle à s’en saisir et à avancer. En améliorant la coopération et en développant la confiance entre administrations fiscales, il est possible de rendre rapidement aux trésors publics des recettes dont ils ont besoin. »
Car comme le souligne l’ex-ministre français des finances, « la TVA est la première ressource budgétaire des Etats membres. Ce manque à gagner, ce sont donc des écoles, des hôpitaux et des infrastructures qu’on ne construit pas en Europe ! »
Problèmes de collectes
La perte ou « écart de TVA » correspond à la différence entre les recettes de TVA attendues et le montant effectivement perçu. Un écart dû aux problèmes de collectes rencontrés dans les Etats membres (des déficiences administratives). Mais aussi à la fraude, encore massive – autour de 50 milliards d’euros de manque à gagner pour les fiscs nationaux en 2016 –, notamment celle liée à la collecte de la TVA transfrontalière.

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Selon l’étude, l’écart de TVA a quand même un peu diminué en 2016 par rapport à 2015, de 10,5 milliards d’euros. Il s’est réduit dans 22 Etats membres, notamment en Bulgarie, Lettonie, à Chypre ou aux Pays-Bas. Mais il a augmenté dans six autres : la Roumanie, la Finlande, le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Estonie et la France.
La Commission Juncker a proposé une ambitieuse réforme de la TVA, dont une proposition sur la table en octobre 2017, visant à corriger les faiblesses de la TVA transfrontalière, en modernisant un régime prévalant depuis le début des années 1990.
Règle de l’unanimité
L’idée de la Commission est d’exiger que la TVA soit prélevée systématiquement lors des transactions transfrontalières, selon un système de guichet unique : un portail en ligne où les entreprises qui achètent ou vendent les produits depuis ou vers un autre pays de l’Union effectueraient leurs déclarations. En vertu d’un principe de « destination », le montant de la TVA serait versé au pays du consommateur final, selon le taux qu’il applique. Chaque Etat reverserait ensuite la TVA due aux autres Etats membres.
L’examen de ce projet a certes commencé au Conseil (les Etats membres), mais n’a toujours pas abouti. Or la Commission Juncker touche à sa fin : alors que les élections européennes de mai 2019 se profilent, il ne reste guère plus que six mois utiles pour faire adopter des textes européens.
Un accord a été obtenu au conseil fin juin pour améliorer la coopération et l’échange d’informations entre administrations des Etats membres, mais les capitales buttent encore sur la TVA transfrontalière. Elle pâtit comme toutes les réformes portant sur la fiscalité, de la règle de l’unanimité, très compliquée à atteindre dans l’Union – encore – à vingt-huit.
A cet égard, M. Moscovici a assuré vendredi « réfléchir » à une proposition pour passer à la majorité qualifiée au Conseil, qui « permettrait d’avancer plus vite et d’éviter que l’inertie ou la volonté de quelques-uns n’entrave celle du plus grand nombre ». Un slogan de campagne pour les Européennes ? Jusqu’à présent en tout cas, les capitales ont très jalousement campé sur cette règle de l’unanimité, estimant que la fiscalité est une des clés de leur souveraineté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ La cérémonie organisée à Paris le 20 septembre s’est attachée à « parler de l’échec de manière positive ».
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Les Re.Start Awards mettent en valeur les échecs des entrepreneurs

La cérémonie organisée à Paris le 20 septembre s’est attachée à « parler de l’échec de manière positive ».



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 11h54
    |

            Vincent Fagot








                        



   


Faire la promotion de l’échec. On ne l’aurait pas nécessairement attendu d’un garçon tel que David Ringrave, auteur du livre Réussites françaises : vingt histoires d’entrepreneurs qui ont réussi en France (Enrick B. Editions, 2018). C’est pourtant à ce chantier qu’il s’est attelé en organisant les Re.Start Awards, jeudi 20 septembre à Paris, avec l’idée de « parler de l’échec de manière positive ».
Nourri à la culture américaine, pays où il a étudié, cet entrepreneur, cofondateur d’une agence de publicité, aujourd’hui « business angel », veut diffuser cette mentalité, peu présente en France, qui épargne, voire valorise, les entrepreneurs qui ont échoué : « On ne refait pas deux fois les mêmes erreurs quand on s’est planté », explique-t-il.
Ainsi les Re.Start Awards ont-ils souhaité mettre en lumière des entrepreneurs qui ont su se relever après de précédents plantages. Pas de grands noms au programme, mais des entrepreneurs aux parcours plus classiques, qui ont dû faire face aux aléas inhérents à ce type d’aventure professionnelle : absence d’investisseur, manque de trésorier, faillite, burn-out…
Thérapie de groupe
Sur la scène du Grand Rex, chaque lauréat y est allé de son témoignage, en forme de thérapie de groupe : du « sentiment d’être inutile », évoqué par le fondateur d’Allo Resto (devenu Just Eat) quand il lui a fallu licencier 27 de ses 30 premiers employés, aux déchirements de la fondatrice de la marque de vêtements bio Ekyog, qui confesse avoir confondu business avec aventure familiale, chacun a livré les enseignements tirés de ses débâcles.
La cérémonie a pris un tour très politique avec la présence de deux membres du gouvernement venus remettre des prix. L’occasion pour Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la cohésion des territoires, de souligner l’importance de changer les mentalités dès le cadre scolaire, et pour Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie, de rappeler les engagements pris par l’exécutif dans le cadre de la loi Pacte pour favoriser « le rebond » et « changer le regard sur l’échec et la réussite, trop souvent stigmatisés ».
M. Ringrave n’en attendait pas moins : « Encourager l’entreprenariat, ça permet de faire reculer le chômage, mais ça crée aussi de la précarité. Le pendant de la start-up nation, c’est le droit à l’erreur. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ D’après l’OCDE, la proportion des emplois menacés par l’automatisation varie de 4 à 40 % selon les régions européennes.
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En matière d’emplois, la robotisation creuse les écarts régionaux

D’après l’OCDE, la proportion des emplois menacés par l’automatisation varie de 4 à 40 % selon les régions européennes.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 11h12
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Dans son nouvel essai, le célèbre historien Yuval Noah Harari en parle comme du prochain grand défi de nos sociétés. L’intelligence artificielle et le big data ont déjà commencé à bouleverser nos industries et nos emplois dans des proportions sans commune mesure avec les précédentes révolutions industrielles.
Aujourd’hui, 71 % des heures de travail sont réalisées par les humains, contre 29 % par les machines, selon une étude publiée lundi 17 septembre par le Forum économique mondial, la fondation organisant le Forum de Davos, en Suisse. Mais le poids des machines devrait grimper à 42 % en 2022.

En première ligne : les emplois peu qualifiés (chauffeurs, préparateurs alimentaires, opérateurs de machine…) ; 75 millions d’emplois devraient être détruits d’ici à quatre ans, estiment les auteurs. Avant de rassurer : 133 millions de nouveaux jobs seront également créés grâce à cette nouvelle division du travail entre hommes, machines et algorithmes, selon la théorie de la destruction créatrice de l’économiste Joseph Schumpeter (1883-1950).
Le sud et l’est de l’Europe plus exposés
Si les études plus ou moins alarmistes sur le sujet ne manquent pas, peu se sont encore penchées en profondeur sur sa dimension régionale. C’est ce que vient de faire l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dans un rapport dévoilé mercredi 19 septembre.
Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, 14 % des emplois risquent d’être automatisés, tandis que 32 % sont susceptibles d’être profondément modifiés. Sans surprise, les pays les plus exposés sont en Europe du sud et de l’est, tandis que l’Europe du nord est davantage protégée. Le détail par région est plus éclairant encore, et vertigineux : la proportion des emplois menacés grimpe jusqu’à 40 % en Slovaquie occidentale, tandis qu’elle est de 4 % seulement autour d’Oslo, la capitale norvégienne.
A l’intérieur des frontières, c’est en Espagne que les divergences sont les plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Un amendement pourrait contraindre la FDJ à arrêter les deux tiers des produits qu’elle propose sur Internet.
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Française des jeux : trente-huit jeux en ligne sur la sellette

Un amendement pourrait contraindre la FDJ à arrêter les deux tiers des produits qu’elle propose sur Internet.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 11h02
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            
Un vent d’inquiétude a soufflé ces jours derniers à la Française des jeux (FDJ). Soucieux de précision, les députés qui travaillent sur le projet de loi visant à privatiser l’entreprise avaient proposé de mieux définir les jeux pour lesquels elle dispose d’un monopole. Au lieu du mot un peu vague de « loterie », qui peut couvrir tous les jeux d’argent et de hasard, ils souhaitaient une référence spécifique aux jeux de tirage et de grattage, les deux spécialités maison. « Laisser le terme de loterie donnerait au futur propriétaire de la FDJ le champ libre pour maximiser les occasions de jeux, et pourrait à terme poser des problèmes en matière d’addiction », juge la députée LREM, Olga Givernet.

Coup de stress à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), siège de la FDJ. Certes, chez les buralistes, les jeux de l’entreprise se répartissent bien entre les tickets à gratter, comme Cash, et ceux qui donnent une chance de tirer le bon numéro, comme le Loto. Mais sur Internet, surprise : l’essentiel des jeux proposés par la FDJ ne rentre pas dans ces deux cases. Si les amendements étaient adoptés, il ne resterait plus que 19 jeux autorisés sur les 57 aujourd’hui exploités en ligne ! Les deux tiers devraient être arrêtés, s’alarme Stéphane Pallez, la présidente de l’entreprise, auprès du ministre de l’économie. « Cela entraverait l’activité et réduirait le prix lors de la privatisation », glisse un des partisans du projet.
« Le sujet mérite débat »
Immédiatement, Bruno Le Maire prie les parlementaires de lâcher prise : « Je ne me permettrais pas d’être aussi insistant si la FDJ n’avait pas manifesté une réelle inquiétude », plaide-t-il. En commission, les amendements ont été retirés, jeudi 13 septembre. L’interrogation demeure : quels sont ces jeux développés par la FDJ au-delà de la déclinaison numérique de ses tickets classiques, et pour lesquels elle bénéficie néanmoins d’un monopole ? Des jeux interactifs qui mêlent une mécanique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le constructeur proposera une version électrifiée de ses nouveaux modèles dès 2019.
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Voitures hybrides rechargeables : la charge de PSA

Le constructeur proposera une version électrifiée de ses nouveaux modèles dès 2019.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 16h17
    |

                            Éric Béziat (Sochaux, Doubs)








                        



                                


                            

C’est un grand fossé électrique que PSA s’apprête à franchir dans les prochains mois. Et le groupe français aux cinq marques (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) tient à le faire savoir. Le groupe a présenté à la presse, jeudi 20 septembre, sa stratégie industrielle autour de la technologie des véhicules hybrides rechargeables, un mode de motorisation qu’aucun constructeur français n’avait exploré jusqu’ici. A partir de la mi-2019 et jusqu’à janvier 2020, cinq véhicules emblématiques du nouveau PSA auront leur version électrifiée dite PHEV (Plug-in Hybrid Electric Vehicle) pour reprendre l’acronyme anglo-saxon en vogue dans l’industrie automobile.
A tout seigneur tout honneur, la DS7 Crossback – une des voitures officielles du président Macron – sera le premier modèle à être commercialisé dans une version hybride rechargeable, en septembre 2019. Puis viendront les Peugeot 508 et 3008, l’Opel Grandland X et la Citroën C5 Aircross d’ici à 2021. « Nous avons décidé de proposer à nos clients une version électrifiée de tous nos nouveaux modèles dès l’année prochaine. Et à partir de 2025, ce sera l’intégralité de la gamme de nos marques, y compris les anciens modèles, qui auront une version électrique », a déclaré Alexandre Guignard, directeur du département véhicules basse émission du groupe.
Cette mise en ordre de bataille industrielle se double d’une offensive institutionnelle à la veille de la présentation du budget 2019. Les représentants de PSA ont appelé l’Etat à recréer une prime à l’achat d’un véhicule hybride rechargeable, l’aide publique de 1 000 euros par voiture en 2017 ayant été supprimée cette année. « Nous préconisons une incitation de 2 000 euros par véhicule, indique Laurent Fabre, délégué institutions publiques de PSA. Selon nos estimations, le coût pour les finances publiques devrait avoisiner les 40 millions. »
Rafale de berlines et de SUV
Cette supplique à la puissance publique, fait valoir...




                        

                        

