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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ La Corse souhaite bénéficier, comme l’Ecosse, Gibraltar ou la Nouvelle-Calédonie, de la règle qui permet à une région d’adhérer à la Fédération internationale de football sans avoir à déclarer son indépendance.
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Football : la Corse demande à adhérer à la FIFA

La Corse souhaite bénéficier, comme l’Ecosse, Gibraltar ou la Nouvelle-Calédonie, de la règle qui permet à une région d’adhérer à la Fédération internationale de football sans avoir à déclarer son indépendance.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 18h26
   





                        


L’Assemblée de Corse a adopté vendredi 21 septembre une motion demandant l’adhésion de l’île à la Fédération internationale de football (FIFA), une demande qui doit recevoir l’aval de la Fédération française de football pour aboutir.
« Avec l’autorisation de l’association membre du pays dont elle dépend, une association d’une région n’ayant pas encore obtenu l’indépendance peut également demander l’admission à la FIFA », selon les statuts, rappelle la motion déposée au nom du groupe autonomiste Femu a Corsica (« faisons la Corse »). Le texte rappelle aussi que l’Ecosse, Gibraltar, la Nouvelle-Calédonie ou encore Tahiti « ont un siège à la FIFA et participent par conséquent aux matchs de qualification à la coupe du monde ».
Insistant sur le « caractère très populaire du football » sur l’île, ainsi que sur l’existence de la Squadra Corsa (équipe corse) « depuis maintenant près de cinquante ans » et « les nombreux matchs internationaux auxquels elle a participé », le texte prévoit de mandater le président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Corse, Gilles Simeoni, « afin d’effectuer les démarches nécessaires notamment auprès de la Fédération française de football, en vue d’une éventuelle adhésion de la Corse à la FIFA ».
Des demandes similaires de la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique ou Saint-Martin ont par le passé été refusées.

        Lire aussi :
         

                La Corse a-t-elle les moyens économiques d’accéder un jour à l’indépendance ?







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Si le débat perdure dans l’opinion publique, il a cessé dans la communauté scientifique : aucune étude n’a pu démontrer rigoureusement l’efficacité de l’homéopathie au-delà de l’effet placebo.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ L’OMS note cependant qu’il y a eu « certaines tendances mondiales positives » et souligne la baisse, depuis 2010, des beuveries épisodiques et du nombre de morts liées à l’alcool.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Une mort sur 20 est due à l’alcool, selon l’OMS

L’OMS note cependant qu’il y a eu « certaines tendances mondiales positives » et souligne la baisse, depuis 2010, des beuveries épisodiques et du nombre de morts liées à l’alcool.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 18h42
   





                        



   


L’alcool tue quelque 3 millions de personnes dans le monde chaque année, ce qui représente un mort sur vingt, a averti vendredi 21 septembre l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans un rapport sur la consommation d’alcool dans le monde et ses conséquences néfastes sur la santé, l’OMS souligne que la consommation d’alcool tue davantage que le sida, la tuberculose et la violence réunis.
Les 5,3 % de morts dans le monde liés à l’alcool chaque année, selon l’OMS, sont dus aux maladies infectieuses, aux accidents de la circulation, aux blessures, aux homicides, aux maladies cardiovasculaires mais aussi aux diabètes créés par la consommation excessive d’alcool. Ce taux atteint même 13,5 % chez les plus jeunes (20-29 ans). La population masculine est, elle aussi, particulièrement touchée : trois quarts des morts concernent des hommes.

        L’étude : 
         

          L’alcool associé à 2,8 millions de morts par an dans le monde



Tendance à la baisse
Malgré ce constat alarmant, l’alcool tue de moins en moins : il a tué 3 millions de personnes en 2016, contre 3,3 millions en 2012 selon le précédent rapport de l’OMS sur le sujet. L’institution note donc qu’il y a eu « certaines tendances mondiales positives », et souligne la réduction enregistrée depuis 2010 des beuveries épisodiques et du nombre de morts liées à l’alcool. Mais, expliquent les experts, « le fardeau global des maladies et des blessures causées par la consommation nocive d’alcool est inacceptable, en particulier dans la région européenne et dans la région des Amériques ».
L’Europe a en effet la consommation par habitant la plus élevée du monde, bien que cette consommation ait diminué de plus de 10 % depuis 2010. La consommation d’alcool a diminué dans les trois quarts des pays européens, avec de très fortes réductions enregistrées, notamment en Russie, où la consommation annuelle d’alcool (mesurée en litres d’éthanol pur) par habitant est passée de 18,7 litres en 2005 à 11,7 litres en 2016.
Cette « diminution spectaculaire » s’explique par la mise en œuvre par le gouvernement russe de mesures recommandées par l’OMS, a expliqué aux médias le docteur Vladimir Poznyak, citant parmi tant d’autres l’introduction d’un prix minimum pour la vodka et l’interdiction de la vente de boissons alcoolisées dans les stations-service.

        Sur Les Décodeurs :
         

          Quels alcools préfèrent boire les Européens ?



Augmentation de la consommation globale
L’OMS prévoit néanmoins une hausse de la consommation globale d’alcool dans le monde au cours des dix prochaines années, en particulier dans les régions du Sud-Est asiatique, du Pacifique occidental et sur le continent américain.
La consommation moyenne journalière des personnes buvant de l’alcool correspond à 33 grammes d’alcool pur, soit l’équivalent de 2 verres de vin (de 150 ml chacun) ou d’une bouteille de bière (750 ml) ou de deux « shots » de spiritueux (de 40 ml chacun).
L’augmentation de la consommation globale « entraînera certainement une augmentation du nombre de décès et de souffrances dans le monde entier », a averti M. Poznyak, qui recommande notamment aux instances internationales sportives, comme la FIFA, de « mettre fin » au sponsoring par fabricants de boissons alcoolisées.

        Lire aussi :
         

                Entre « risques liés à l’alcool » et « dynamisme économique », le dilemme du vin






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Lucie Michel, alias L’Originale K, interpelle directement Emmanuel Macron dans un morceau de rap où elle dénonce le manque de structures d’accueil pour les enfants handicapés.
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« Le handicap, c’est pas frenchie » : la mère d’un enfant autiste dit sa colère en musique

Lucie Michel, alias L’Originale K, interpelle directement Emmanuel Macron dans un morceau de rap où elle dénonce le manque de structures d’accueil pour les enfants handicapés.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 15h02
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 15h23
   





                        


« Le handicap, c’est pas frenchie. » Lucie Michel, maman d’un petit Malone de 6 ans et demi, souffrant d’autisme et d’épilepsie, a exprimé sa colère dans un morceau de rap, où elle interpelle directement Emmanuel Macron. Son fils, comme nombre d’enfants handicapés, n’a aucune structure en cette rentrée pour l’accueillir.
« C’est de la discrimination mais pour autant pas de réaction », dénonce L’Originale K, son nom d’artiste, dans ce clip sorti le 13 septembre, ponctué d’extraits de discours du président de la République.



Les deux dernières années, Malone a un peu fréquenté l’école maternelle, comme l’a raconté sa mère à France 3 :
« La première année, il y est allé une heure par semaine avec interdiction d’aller dans la cour de récréation, une heure quarante-cinq la deuxième année et il y allait sur les heures où les autres enfants faisaient la sieste donc il arrivait dans une classe vide qui était dans le noir. »
La question de la scolarisation des enfants handicapés agite cette rentrée scolaire 2018. Mercredi 19 septembre, trois mères sont montées sur des grues à Lille et à Strasbourg pour dénoncer notamment le manque d’auxiliaires de vie scolaire, qui permettent aux enfants souffrant d’un handicap de poursuivre leur scolarité dans un établissement classique. C’est pourtant, depuis une loi de 2005, une obligation pour les pouvoirs publics.
Lucie Michel a lancé une procédure contre l’Etat, pour obtenir une prise en charge adaptée de son fils. « J’ai tous les papiers qui prouvent que Malone a des droits, il a droit à des soins qu’il n’a pas », explique-t-elle. Après avoir créé une association, Les Mamans courage, elle espère pouvoir fonder à Nantes, où elle vit, une école adaptée aux enfants sévèrement handicapés.

        Le point sur la situation :
         

          L’école peine à s’adapter aux enfants handicapés






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ L’économiste Michaël Lainé témoigne de son expérience de professeur dans une « business school », et s’interroge sur une relation commerciale où l’achat du diplôme l’emporte sur l’objectif de formation.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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« Monsieur, Je paie votre salaire de prof, donc je fais ce que je veux »

L’économiste Michaël Lainé témoigne de son expérience de professeur dans une « business school », et s’interroge sur une relation commerciale où l’achat du diplôme l’emporte sur l’objectif de formation.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 14h30
    |

Michaël Lainé (Chargé de cours en économie à Sciences Po Lille)







                        



                                


                            

Tribune. L’université est souvent décriée pour son niveau et les inégalités qui s’y perpétuent. Etrangement, les écoles de commerce sont absentes du débat public. Pourtant, ce sont les élites économiques de demain que l’on y forme. J’y ai travaillé pendant un an, après avoir exercé auparavant dans trois universités, et aujourd’hui à Sciences Po Lille. Mais ce qui se passe en école de commerce n’a rien en commun avec ce que l’on est en droit d’attendre de l’enseignement supérieur.
Les étudiants y calent les tables avec des billets de 50 euros ; leur emploi du temps est si chargé qu’il leur faut deux téléphones portables, un « perso » et un « pro ». On s’était cru dans une école, on se découvre dans une garderie. Pas de bibliothèque : trop coûteux, et puis de toute façon, les étudiants ne lisent pas. Globalement, les étudiants se montrent intolérants à l’effort, à la frustration ou à l’ennui. Bien sûr, une minorité se révèle motivée et douée. Seulement, très rares sont ceux qui prennent des notes. Quand on tente de les faire travailler, quelques-uns répliquent sur le ton de l’évidence : « Mais monsieur, je paye votre salaire, donc je fais ce que je veux. »
J’ai cru, en arrivant, au discours que les écoles de commerce tiennent sur elles-mêmes : on paye des frais d’inscriptions certes élevés, mais, à la fin, nos futures élites auront des compétences solides. En fait de compétences, j’ai très vite déchanté.
A quelques mois du diplôme, la plupart ne savent pas ce qu’est un seuil de rentabilité ; la vue d’un bilan ou d’un compte de résultat les effraie aussi sûrement qu’un crucifix terrorise les vampires ; leur anglais est incompréhensible pour qui ne parle pas français ; calculer un taux de croissance suscite le désarroi, même parmi les « bons » éléments… On se rassure parfois en se disant que, pour des collégiens, ils ne sont pas si mauvais. Et puis, on les entend parler de leurs stages dans les meilleures entreprises…
Corruption...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Pour Hélène Jacquemont, présidente de la Fondation Médéric Alzheimer, estime dans une tribune au « Monde » qu’il faut investir de manière déterminée et ambitieuse dans la recherche en sciences humaines et sociales, ainsi que dans la recherche psychosociale et médico-sociale.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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Alzheimer : « Relever le défi du vieillissement cognitif est à notre portée »

Pour Hélène Jacquemont, présidente de la Fondation Médéric Alzheimer, estime dans une tribune au « Monde » qu’il faut investir de manière déterminée et ambitieuse dans la recherche en sciences humaines et sociales, ainsi que dans la recherche psychosociale et médico-sociale.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 14h00
    |

Hélène Jacquemont (Présidente de la Fondation Médéric Alzheimer)







                        



                                


                            
Tribune. Déjà engagée, la révolution de l’âge et son corollaire « le bien vieillir » constituent bien plus qu’une mutation démographique de grande ampleur : un défi individuel et sociétal majeur.
Nous savons que le nombre de personnes âgées atteintes de « troubles neurocognitifs », de « syndromes démentiels » ou bien encore de « maladie d’Alzheimer » continuera d’augmenter dans les prochaines années. Ces personnes sont environ 1,1 million en France aujourd’hui. Elles pourraient être, selon Santé Publique France, 1,7 million dans moins de dix ans. D’après les estimations de la Fondation Médéric Alzheimer, le coût total de ces pathologies s’élève actuellement à 32 milliards d’euros par an.
il n’existe à ce jour aucun traitement médical susceptible de guérir ou de ralentir l’évolution des syndromes démentiels
Beaucoup a été fait au cours des vingt dernières années mais il reste un écart important entre les attentes et les réponses apportées. Un tel sujet nécessite l’emploi d’un langage de vérité : il n’existe à ce jour aucun traitement médical susceptible de guérir ou de ralentir l’évolution des syndromes démentiels. Il paraît peu probable qu’un tel traitement soit disponible en pratique clinique courante avant plusieurs années.
Et compte tenu de la complexité des syndromes démentiels, rien ne permet d’affirmer qu’un traitement unique permettra un jour de tous les prévenir ou de tous les guérir. Pour autant, nous ne sommes pas démunis et nous ne devons pas perdre espoir. Les études et travaux menés ainsi que les débats organisés nous ont conduits à nous forger quatre convictions.
Une approche globale
La première est qu’on ne relèvera pas le défi du vieillissement cognitif en opposant l’approche biomédicale et l’approche psychosociale. Face à un phénomène aussi complexe que les syndromes démentiels, une approche globale, combinant le cure et le care, est une absolue nécessité.
Le paradigme du handicap...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Etre ou ne pas être populaire à l’école. Des adolescents témoignent.
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« C’est notre génération qui est comme ça »


                      Etre ou ne pas être populaire à l’école. Des adolescents témoignent.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 13h54
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 16h30
    |

            Catherine Rollot et 
Pascale Krémer








                              

                        

« C’était une idole, tout le monde l’adorait »
Le fait d’être populaire ou pas, on en parle assez peu. C’est plutôt quelque chose qu’on subit. Il y a deux ans, j’avais une fille très populaire dans ma classe, elle avait énormément d’amis, notamment toute une troupe de filles qui gravitait autour d’elle. C’était une idole, tout le monde l’adorait. Elle profitait de son statut pour rabaisser les autres, elle se moquait de leur physique, de leur personnalité, de leurs vêtements sans marque. Elle portait des jeans troués, des crop tops[hauts très courts s’arrêtant au-dessus du nombril], des boucles d’oreilles pendantes, du vernis à ongles, des tennis Superstar Adidas. Je faisais partie de la catégorie des « ordinaires », des « normales », j’avais mon groupe d’amis. Je ne l’admirais pas, mais parfois il m’est arrivé de vouloir copier son style. Elle disait qu’elle avait déjà organisé une boum chez elle avec plein de garçons. Avec son sens de l’humour, son aplomb, son attitude cool, elle faisait plus ado que fillette. Elle était moins bébé que nous. C’est peut-être ça le secret des populaires. Paraître plus âgés.
Sarah, 13 ans et demi, quatrième, 14e arrondissement, Paris
« Y en a, ils ont carrément peur d’aller au collège »
Les gens disent ça de moi, que je suis populaire. Je traîne avec des personnes qui le sont parce qu’on est amies depuis toutes petites. Au collège, on te juge direct au physique. Moi je m’habille comme je veux, mais je ne mets pas n’importe quoi. J’aime avoir les dernières baskets Nike, ou Jordan, ou Adidas, des tee-shirts Calvin Klein ou Lacoste. Quand tu es populaire, il y a beaucoup plus de personnes qui viennent te parler, qui s’intéressent à toi, qui veulent être amies avec toi sur les réseaux. Mais je suis pas là à rabaisser les gens devant tout le monde. Dans les couloirs, quand un « bolos » passe, les populaires lui disent « Va te rhabiller ! », « Va te racheter...




<article-nb="2018/09/21/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Drôles, cruels, stylés, ils font la pluie et le beau temps. Ces adolescents assoient leur notoriété sur la crainte qu’ils inspirent. Les « normaux » n’ont qu’à bien se tenir.
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A l’école, la dure loi des « populaires »


                      Drôles, cruels, stylés, ils font la pluie et le beau temps. Ces adolescents assoient leur notoriété sur la crainte qu’ils inspirent. Les « normaux » n’ont qu’à bien se tenir.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 13h53
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 16h29
    |

            Pascale Krémer








                              

                        

Le pire cauchemar de tout ado ? Se retrouver seul sur un banc, dans la cour du collège, à faire semblant d’envoyer des SMS. Pire : manger son sandwich en cachette, entre deux rayonnages du CDI, pour éviter la cantine. Etre, en un mot, le paria du système de castes qui prévaut durant toutes les années collège, au sommet duquel trônent les « populaires ».
Les familles n’en entendent qu’incidemment parler. « Non, elle, je ne peux pas l’inviter, c’est une populaire… », lâche l’ado dont on prépare l’anniversaire. Drôle de mot, drôle d’autocensure, songera le parent, sans forcément mesurer l’impact de cette hiérarchie implicite sur la santé mentale de sa progéniture. Chaque année, dans ses consultations, à Paris et Lyon, consacrées aux souffrances scolaires, la psycho-praticienne ­Emmanuelle Piquet reçoit un bon demi-millier d’élèves « invisibles aux yeux des autres », atteints de ce qu’elle nomme « le syndrome de popularité ». Ces sept ou huit dernières années, elle a vu le phénomène s’intensifier : « Même les enfants qui n’ont pas de problème de popularité sont tétanisés à l’idée d’en avoir. »
« Bolos », « victimes », « restreints »
Rien de nouveau, se dit-on trop vite, sous les platanes de la cour. A l’âge de l’acné bourgeonnante, ils ont toujours recouvert de leur ombre les rudes relations entre stars et loseurs. Fermez un instant les yeux… Evidemment, des visages vous reviennent. Mais sous l’influence des séries américaines pour collégiens, de la cheftaine pom-pom girl et du footballeur baraqué faisant régner leur loi sur la high school, un nouvel anglicisme, « populaire » (traduction littérale de popular), s’est imposé. Le populaire ignore les « neutres » ou « normaux », qui ne demandent pas mieux. Méprise ostensiblement le bas de l’échelle sociale interne à la classe : les « bolos », « victimes », « restreints », « K-Sos », « paumés », « blédards », « intellos », « perchés »…. Encore...




<article-nb="2018/09/21/19-9">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ L’hyménoptère introduit en 2004 a depuis colonisé quasi tout le territoire métropolitain. Il est responsable de la mort, mardi, d’un homme de 57 ans dans le Calvados.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Pourquoi le redouté frelon asiatique s’installe en France

L’hyménoptère introduit en 2004 a depuis colonisé quasi tout le territoire métropolitain. Il est responsable de la mort, mardi, d’un homme de 57 ans dans le Calvados.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 12h12
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 14h34
   





                        


Dans le Calvados, un homme âgé de 57 ans est mort, mardi 18 septembre, après avoir été piqué par un frelon asiatique. Quand les sapeurs-pompiers, appelés au secours de deux personnes, sont arrivés, l’homme était déjà mort, l’autre personne a été hospitalisée.
L’insecte a désormais colonisé quasi tout le territoire métropolitain. David Philippart, directeur de la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (Fredon) de Basse-Normandie, où le frelon asiatique est particulièrement virulent, fait le point sur cette invasion et sur ses conséquences.
Pourquoi le frelon asiatique est de plus en plus présent en France
Les frelons asiatiques ont a priori été introduits en France en 2004. Ils se trouvaient dans un conteneur de poteries importées de Chine par un horticulteur du Lot-et-Garonne, selon l’Inventaire national du patrimoine naturel. Ils se sont ensuite largement répandus. « Ils se développent très rapidement parce qu’ils n’ont pas de prédateur, explique David Philippart. Et le géoclimat qu’on leur propose en France leur va très bien. » 
Le réchauffement prolonge la période de prédation des frelons asiatiques, qui peut aller jusqu’à la fin de novembre.

   


Pourquoi le frelon asiatique est dangereux
Pour l’homme, le frelon asiatique est plus dangereux que son congénère européen en raison de la violence de son réflexe de défense. « Quand il attaque pour défendre son nid, ce sont tous les individus du nid qui attaquent. Cela peut aller jusqu’à plusieurs centaines ou milliers de frelons », prévient David Philippart. Le frelon européen, lui, attaque à quelques dizaines d’individus, ce qui suffit à éloigner le danger. De plus, la piqûre du frelon asiatique est plus profonde.

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Mais ces hyménoptères sont également dangereux pour la biodiversité. Leurs nids peuvent compter plusieurs milliers d’individus, ils s’attaquent donc à tous les insectes pour nourrir les nombreuses nymphes. « Ils pillent les ruches, précise le directeur du Fredon. Ils attendent devant et tuent les abeilles qui en sortent. Les dégâts sont de 30 % à 60 % de ruches en moins selon les endroits. »
Comment le reconnaître et s’en protéger

   


Le frelon asiatique est reconnaissable à sa couleur à dominante noire, avec le bout de l’abdomen orangé et les pattes jaunes, tandis que le frelon européen est jaune, rayé de noir, avec une tête jaune et des pattes brunes. Le frelon asiatique est un peu plus petit que l’européen.
Il ne présente aucun danger lorsqu’il est en prédation, loin de son nid, occupé à se nourrir, selon David Philippart. « Mais autour du nid, les frelons asiatiques sont extrêmement dangereux, il ne faut absolument pas s’en approcher. » Il est donc impératif de signaler un nid en mairie, afin qu’il soit détruit par un professionnel, équipé d’une combinaison spéciale.
Quant à s’en débarrasser pour de bon, « c’est impossible », affirme David Philippart. « Nous n’avons pas les outils suffisants. Il faudrait détruire 100 % des nids courant août, mais ils sont cachés en haut des arbres. Quand on les découvre à la chute des feuilles, les fondatrices, celles qui passent l’hiver, sont déjà parties. »




                            


                        

                        


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Alzheimer : 1 million de malades, 2 millions d’aidants, 20 milliards d’euros de coûts… et 0 traitement

La Journée mondiale de l’Alzheimer vendredi met l’accent sur cette maladie neurodégénérative qui touche 1,3 % des Français.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 15h34
   





                        


A l’occasion de la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, nous republions une version réactualisée d’un article rédigé en 2016.
La maladie d’Alzheimer se manifeste par une démence résultant de lésions progressives au sein du système nerveux central. Bien qu’elle ait été décrite il y a cent dix ans par le neurologue allemand Alois Alzheimer, ses causes sont encore débattues et il n’existe aujourd’hui aucun vaccin ni traitement pour la guérir. Cette affection neurodégénérative est devenue un enjeu majeur de santé publique, lié au vieillissement de la population, et une journée mondiale lui est consacrée le 21 septembre.
Qui sont les malades d’Alzheimer ?
La maladie est la quatrième cause de mortalité en France. Hormis de rares cas d’Alzheimer précoce (moins de 1 % des patients ont moins de 65 ans), la maladie touche les personnes âgées : entre 2 et 4 % des plus de 65 ans et jusqu’à 23 % des plus de 80 ans en sont atteints.
La maladie touche inégalement les sexes : les femmes représentent les deux tiers des malades de plus de 65 ans. Un décalage qui s’explique notamment par la différence d’espérance de vie (en France, une femme née en 2016 vivrait en moyenne 85,4 ans et un homme 79,3 ans, selon l’Insee).
Au total, entre 850 000 et 1,2 million de personnes souffrent d’Alzheimer en France (1,1 million selon la Fondation Médéric Alzheimer). Un chiffre qui pourrait atteindre environ 1,75 million en 2030 avec l’augmentation de l’espérance de vie, selon l’Inserm, bien que de nouvelles études montrent une tendance à la stabilisation des nouveaux cas en Europe de l’Ouest. Chaque année, 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués, mais les contours de la maladie restent flous.
Au niveau mondial, l’OMS estime que 50 millions de personnes sont touchées par une forme de démence, dont la maladie d’Alzheimer est la forme la plus commune (60 à 70 % des cas).

        Lire  :
         

          Cinq choses à savoir sur la maladie d’Alzheimer



Combien coûte la maladie ?
Le rapport mondial 2018 de l’organisation Alzheimer’s Disease International estime à environ mille milliards de dollars (850 milliards d’euros) le coût annuel de la maladie dans le monde, soit plus de 1 % du PIB mondial. Une somme qui devrait doubler à l’horizon 2030.
5,3 milliards d’euros de coûts médicaux
En France, seule la moitié des malades est diagnostiquée, et à peine plus d’un tiers bénéficie d’une prise en charge pour affection de longue durée, selon le ministère de la santé. Une étude de la Fondation Médéric Alzheimer évaluait en 2016 à 5,3 milliards d’euros par an les coûts médicaux et paramédicaux de la maladie. Une somme qui recouvre le diagnostic, les soins annexes et surtout les hospitalisations liées aux complications (chutes, malnutrition, dépression).


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Les coûts médicaux et paramédicaux d'Alzheimer


Source : Fondation Médéric Alzheimer



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Si de nombreux essais cliniques et thérapeutiques sont en cours, il n’existe aucun traitement médicamenteux permettant de guérir la maladie. L’Assurance-maladie a décidé en août 2018 de cesser de rembourser les traitements des symptômes, dont elle estime qu’ils « ont un intérêt médical insuffisant », et de nombreux effets secondaires. Ces traitements sont donc désormais à la charge des patients.
A cela s’ajoutent les coûts médico-sociaux, correspondant à l’accueil de jour, les hébergements en maison de retraite, les structures spécifiques (MAIA), l’allocation personnalisée d’autonomie…

        Lire aussi :
         

                Alzheimer : l’argent économisé par le déremboursement « sera réorienté vers l’accompagnement des malades », selon Agnès Buzyn



Quelle charge pour les aidants ?
Au-delà de la souffrance des malades, qui perdent la mémoire et leurs facultés intellectuelles, Alzheimer a aussi des conséquences directes pour les proches, puisque 63 % des patients demeurent à leur domicile.
Selon une étude sur les personnes âgées et la dépendance, la « Paquid », seuls 28 % des personnes atteintes au stade précoce vivent seules, les autres bénéficiant donc de la présence d’un aidant, familial ou professionnel. Selon l’association France Alzheimer, lorsque l’on additionne les malades et leurs « aidants », 3 millions de personnes sont concernées par l’Alzheimer.
Ces proches sont le plus souvent l’enfant ou le conjoint du malade. En Europe de l’Ouest, il s’agit à 67 % de femmes. Ces aidants prennent en charge une série de soins en fonction de l’état du patient : surveillance de jour et de nuit, aide à la toilette, aux repas, ménage, tâches administratives…
14 milliards d’euros d’aide informelle
Il est complexe d’évaluer le montant de ce social care, qui a des conséquences économiques sur les aidants au niveau professionnel (réduction de l’activité ou ralentissement de carrière) et sanitaire (problèmes cardiovasculaires accrus par exemple). Huit aidants sur dix affirment avoir des difficultés à concilier leur vie professionnelle et leur activité d’aidants, selon un sondage OpinionWay pour France Alzheimer.
Des études réalisées avec diverses méthodes évaluent entre 12 et 16,50 euros le coût horaire de l’aide informelle aux malades d’Alzheimer. En moyenne, la Fondation Médéric Alzheimer estime à 14 milliards d’euros par an le coût global de l’aide informelle pour la société française.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Alzheimer, une épreuve familiale



Au niveau des familles, France Alzheimer a évalué en 2010 que, pour chaque patient, les aides s’élèvent à 414 euros par mois en moyenne, principalement sous forme d’allocation personnalisée d’autonomie (APA), aides au logement ou aides sociales du conseil général. Le reste à charge financier est estimé à 1 000 euros par mois, avec un décalage important entre les malades encore à domicile (570 euros) et ceux qui résident en établissement (2 300 euros).

> Retrouvez tous les articles explicatifs des Décodeurs





                            


                        

                        


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« Les “cathos de gauche” n’ont pas disparu, mais ils ne trouvent plus de partis où s’engager »

Pour Denis Pelletier, historien du catholicisme contemporain, le modèle du penseur catholique engagé a volé en éclats dans les années 1970. Aujourd’hui, les intellectuels religieux opèrent un certain retour au conservatisme.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 11h08
    |

                            Catherine Portevin








                        



                                


                            

Denis Pelletier est historien du catholicisme contemporain, directeur d’études à l’Ecole pratique des Hautes Etudes (EPHE). Il a notamment publié La Crise catholique. Religion, société, politique en France (1965-1978) (Payot, 2002) et codirigé avec Jean-Louis Schlegel A la gauche du Christ. Les chrétiens de gauche en France de 1945 à nos jours (Le Seuil, 2012).
Observez-vous un « réarmement » des catholiques dans la vie intellectuelle ?
Il n’y a plus d’intellectuel catholique en France comme ont pu l’être André Mandouze [1916-2006], plutôt de gauche, ou René Rémond [1918-2007], plutôt de droite. Ce modèle a explosé dans les années 1970. Il ne reviendra pas.
Quel était ce modèle ?
Il était issu de la Résistance. Le Centre catholique des intellectuels français (CCIF) – notez : pas des « intellectuels catholiques » –, fondé en 1941 par des penseurs proches du journal Témoignage chrétien, a réuni des chrétiens de tous bords. Il a joué un rôle important dans les années 1950-1960 en conviant à dialoguer à peu près tous les intellectuels de l’époque. Il s’agissait de concurrencer la Semaine de la pensée marxiste, organisée dès 1961 par le Centre d’études et de recherches marxistes. Durant la guerre d’Algérie, nombre des membres du CCIF, pas tous, se sont engagés pour l’indépendance et, surtout, contre la torture. Dans les années 1970, le CCIF a décliné parce que son mode d’intervention semblait obsolète dans la France post-Mai 68. Ce modèle de l’intellectuel catholique n’était pas d’abord confessionnel, il correspondait au rôle de l’intellectuel engagé. Mais l’engagement dans le monde a toujours été problématique du côté de l’Eglise.
Comment ?
Du côté d’un catholicisme traditionnel, la foi doit se vivre par l’approfondissement des fondamentaux. Le modèle est celui du théologien, qui travaille la tradition dans le studium, à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Imaginé par le cardinal Lustiger comme un moyen de « réarmer » la pensée catholique et de la faire rayonner en France, le Collège des bernardins s’est affirmé, en dix ans, comme un lieu culte de l’intelligentsia de tous bords. Et doit aujourd’hui résister aux pressions des plus conservateurs.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ 
<article-nb="2018/09/21/19-13">
<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Malte a refusé d’accueillir le navire humanitaire et Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, a répété que ses ports étaient fermés.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

L’« Aquarius » en quête d’un port sûr pour débarquer onze personnes secourues en mer

Malte a refusé d’accueillir le navire humanitaire et Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, a répété que ses ports étaient fermés.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 16h23
    |

            Julia Pascual (Envoyée spéciale sur l'"Aquarius")








                        



   


Ils lui ont montré les étoiles et, au large, la lumière des torchères des plates-formes pétrolières. Ils lui ont dit de les suivre, pour se guider. « Si je ratais, je mourrai. Sinon, j’irai en Italie. » Youssouf a pris la barre du moteur. L’Ivoirien de 20 ans n’avait jamais navigué, il ne sait même pas nager.
Dix Pakistanais, neuf hommes et un adolescent de 14 ans, se sont installés avec lui dans la petite barque de fibre de verre. Il les avait rencontrés l’avant-veille dans une maison de Zouara, ville côtière à l’ouest de la Libye. Ils ont tous pris la mer, vers 23 heures, mercredi 19 septembre. « J’ai pris mon courage en main pour sauver ma vie. Et Dieu nous a aidés aussi », dit Youssouf.
Peu après le lever du jour, jeudi, un sauveteur de l’Aquarius, le navire des ONG SOS Méditerranée et de Médecins sans frontières (MSF), les a repérés à la jumelle. Il a d’abord cru à un mouton de vague, à 28 milles au large de la Libye et plus de 120 milles du rivage européen le plus proche, l’île italienne de Lampedusa.

   


Cette année, 1 728 personnes sont mortes en tentant de traverser la mer Méditerranée, d’après l’Organisation internationale pour les migrations
« J’ai vu des gens en train d’écoper de l’eau, raconte Nick Romaniuk, responsable des opérations de recherches et de secours de SOS Méditerranée. Ils avaient des gilets de sauvetage mais ce sont des modèles de mauvaise confection, qui se remplissent d’eau donc c’est dangereux. Ils n’ont pas de radio, pas de balise de détresse et il y a de la houle. S’il se passe quelque chose, ils meurent, c’est tout. » Les équipes de l’Aquarius ont procédé au sauvetage des onze personnes.
Cette année, 1 728 personnes sont mortes en tentant de traverser la mer Méditerranée, d’après l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). La route de la Méditerranée centrale, qui relie la Libye à l’Italie, est la plus dangereuse. Près de 15 000 personnes y ont péri depuis 2014. Même si le nombre de départs n’a jamais été aussi bas depuis quatre ans, le taux de mortalité est en forte hausse en 2018, conséquence directe du retrait des ONG de la zone.
Depuis que l’Italie a refusé, en juin, d’accueillir l’Aquarius et les 630 migrants à son bord – le contraignant à se rendre à Valence en Espagne –, les ports italiens et maltais sont fermés aux navires humanitaires. Tout l’été, plusieurs sauvetages ont donc généré une mini-crise diplomatique avant que des solutions de débarquement soient trouvées, au cas par cas. Plusieurs bateaux d’ONG sont en outre bloqués à Malte.

   


L’Aquarius est donc aujourd’hui le seul à patrouiller en Méditerranée centrale. Mais il a dû renoncer à son traditionnel port d’attache sicilien et a perdu son pavillon gibraltais. Il navigue désormais sous drapeau panaméen et doit aller jusqu’à Marseille pour ses escales techniques. « Avant, nous savions que nous pouvions débarquer des personnes secourues au bout de deux ou trois jours mais, maintenant, on se prépare à des attentes longues en mer », ajoute Edouard Courcelle, chargé pour MSF de la logistique à bord.
« Graves maltraitances »
L’Aquarius doit aussi composer avec la montée en puissance des gardes-côtes libyens. D’ordinaire, les opérations de secours aux embarcations en détresse étaient coordonnées par les autorités maritimes italiennes. « Depuis fin juin, l’Organisation maritime internationale a reconnu officiellement la compétence de la Libye en matière de coordination des opérations de recherche et de sauvetage [dans les eaux internationales] au large du pays », souligne Laura Garel, de SOS Méditerranée.
Jeudi, l’Aquarius a donc pris attache avec les autorités maritimes libyennes, qui ont voulu transférer les onze personnes à bord d’une vedette de gardes-côtes. Le navire humanitaire a refusé, estimant que le pays n’offre pas un lieu sûr de débarquement, selon les conventions maritimes internationales. Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a lui aussi rappelé début septembre que la Libye n’est pas une option en raison des « graves maltraitances » qu’y risquent les migrants. L’Aquarius s’est donc tourné vers les autorités maltaises et italiennes.

   


Les premières ont répondu qu’elles n’étaient pas « l’autorité compétente ni appropriée » tandis que les secondes ont dit qu’elles n’offriraient pas de port sûr parce qu’elles n’avaient pas coordonné le sauvetage. Le ministre de l’intérieur d’extrême droite, Matteo Salvini, avait déjà expliqué sur Twitter que l’Aquarius « a refusé de collaborer avec les gardes-côtes libyens » et que « maintenant il erre en Méditerranée. Je le dis et je le répète : qu’il aille où il veut mais pas en Italie, les ports sont fermés ». L’équipage compte désormais demander à la France, l’Espagne et la Grèce un port de débarquement.
A minuit, alors qu’il continuait de patrouiller au large de la Libye, dans l’attente, le grain s’est formé au-dessus du navire. Des éclairs ont déchiré le ciel et des vagues de deux mètres se sont formées. « Aucune barque ne survit dans cette tempête », commentait un sauveteur sur le pont, tandis que dix Pakistanais et un Ivoirien courraient s’abriter à l’intérieur du bateau. Vendredi matin, l’Aquarius a demandé à la France, l’Espagne et la Grèce un lieu de débarquement.
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            data-slide-description="L’embarcation repérée par l’« Aquarius«  le 20 septembre. Nick Romaniuk, responsable des opérations de recherches et de secours pour SOS Méditerranée, raconte : « Nous avons vu qu’ils étaient en train d’écoper le bateau. Ils avaient des gilets de sauvetage, mais ce sont des modèles de mauvaise confection, qui se remplissent d’eau, donc c’est dangereux. »"
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            data-slide-description="Jérémie Demange est le sauveteur de SOS Mediterranée qui a ciblé la petite barque en détresse le 20 septembre vers 7h « Au début, tu vois une tâche blanche qui bouge sur la vague et, très vite, tu vois que ça ressemble à une embarcation »."
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            data-slide-description="Les chaussures trempées des onze rescapès sèchent sur le pont principal de l'Aquarius, le 20 septembre."
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            data-slide-description="Un membre de Médecins sans frontières leur donne quelques explications sommaires, tandis qu’ils essayent de rallumer leur téléphone emballé dans plusieurs couches de plastique. Un sac est distribué à chacun d’entre eux, avec du linge propre, de l’eau, une serviette…"
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            data-slide-description="Sur le pont, le reste de l’équipage se tient prêt à accueillir les personnes secourues. La manœuvre est bien huilée. Un à un, les hommes sont montés à bord et installés sur le pont arrière du bateau."
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            data-slide-description="A bord de l’« Aquarius », après le sauvetage des onze personnes, dont un mineur, qui se trouvaient à bord de la petite embarcation."
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            data-slide-description=""Mon futur est entre vos mains" avoue Ch. Amraiz. Après avoir passé huit heures sur la mer pour parcourir 28 milles nautiques, cet homme de 38 ans d'origine pakistanaise s'est fait secourir par l'équipage de l'Aquarius. Le 20 septembre."
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            data-slide-description="Rocco Aiello, sauveteur pour SOS Méditerranée, après l’opération."
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            data-slide-description="Le sauvetage a eu lieu à envrion 28 milles nautiques, face à la ville libyenne d’Abou Kammach."
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            data-slide-description="La barque dont ils ont été évacués flotte à présent à vide. L’équipe de SOS Méditerranée démonte le moteur et disperse ses pièces à l’eau. La coque est marquée à la peinture noire : « SAR AQU 20/09/2018 », afin que chacun sache que les personnes à bord ont été secourues par l’« Aquarius », à plus de 120 milles marins (environ 222 km) du rivage européen le plus proche, l’île italienne de Lampedusa."
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L’embarcation repérée par l’« Aquarius«  le 20 septembre. Nick Romaniuk, responsable des opérations de recherches et de secours pour SOS Méditerranée, raconte : « Nous avons vu qu’ils étaient en train d’écoper le bateau. Ils avaient des gilets de sauvetage, mais ce sont des modèles de mauvaise confection, qui se remplissent d’eau, donc c’est dangereux. »

Samuel Gratacap pour Le Monde
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Gilles Brocard, 53 ans, a vécu une relation clandestine pendant dix-huit ans avant de quitter l’Eglise.
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Gilles Brocard, ancien prêtre : « Je n’ai pas honte de ce que je suis, j’ai décidé de ne plus me cacher »

Gilles Brocard, 53 ans, a vécu une relation clandestine pendant dix-huit ans avant de quitter l’Eglise.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 16h59
    |

            Faustine Vincent (Besançon, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Pendant quelques secondes, les deux hommes se sont fait face à travers les portes vitrées de la gare de Besançon. L’un, tout juste ordonné prêtre, a croisé le regard de l’autre, parti de l’Eglise avec fracas, quatre ans plus tôt, pour vivre avec la femme qu’il aimait jusque-là dans la clandestinité. Deux mondes parallèles. Au dernier moment, le jeune prêtre a bifurqué vers une autre sortie pour éviter d’avoir à saluer son ancien professeur au séminaire.
L’incident vient de se produire quand Gilles Brocard nous accueille à la descente du train, en bermuda et baskets. La contrariété se lit encore sur son visage. « C’est toujours comme ça avec les prêtres que je recroise, mais je ne m’y habitue pas, souffle-t-il. J’ai l’impression d’être un pestiféré contagieux. » L’évitement du jeune curé est révélateur du rapport qu’entretient l’Eglise avec la sexualité, selon lui. « C’est tellement tabou ! Cela crée comme une ambiance, une odeur », explique l’ancien prêtre.

Lorsqu’il était tenu de respecter la règle du célibat, Gilles Brocard, 53 ans, a lui-même mis du temps avant de comprendre et d’accepter ce qui lui arrivait. « La phase où on tombe amoureux, c’est terrible pour un prêtre !, s’exclame-t-il en portant la main à son cœur. C’est une période d’attirance-répulsion, car on nous fait croire que c’est incompatible avec notre vocation. Je culpabilisais énormément. J’étais tellement formaté… », soupire-t-il.
Pendant des années, il garde le secret. Même aux six prêtres de son équipe de vie, qui partagent son quotidien, il ne dit pas un mot. Jusqu’au jour où il reçoit une convocation de l’évêque du diocèse, en 2002. Son supérieur l’accueille une lettre à la main : « C’est quoi, ça ? » La missive, anonyme, a été envoyée au Vatican pour le dénoncer. C’est paradoxalement un soulagement ; le temps est enfin venu de tout raconter. La réaction de l’évêque le surprend. « Il ne m’a pas réprimandé....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Le parquet de Paris a classé sans suite, mardi, la plainte déposée par l’association de lutte contre la corruption visant plusieurs candidats à la présidentielle de 2017
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Comptes de campagne : une plainte d’Anticor classée sans suite

Le parquet de Paris a classé sans suite, mardi, la plainte déposée par l’association de lutte contre la corruption visant plusieurs candidats à la présidentielle de 2017



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 09h12
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 10h23
    |

            Yann Bouchez et 
Simon Piel








                        


Dans le bras de fer entre Anticor et la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), l’association de lutte contre la corruption vient de connaître une première défaite judiciaire. Le parquet de Paris a classé sans suite, mardi 18 septembre, la plainte déposée par l’association, le 13 juin, pour « tentative de détournements de fonds publics », « abus de confiance » et « abus de biens sociaux ». Anticor visait plusieurs candidats à l’élection présidentielle de 2017, mais aussi la CNCCFP, chargée du contrôle du financement de la vie publique, et dont la « responsabilité » était mise en cause.

        Lire aussi :
         

                Comptes de campagne : derrière Le Pen, Macron et Mélenchon, Anticor vise le système de contrôle



Au printemps 2018, plusieurs médias avaient souligné des anomalies dans les comptes de campagne des candidats envoyés à la commission, fin 2017. Certaines de ces irrégularités avaient entraîné d’importantes réformations – des corrections – de la part de la Commission. L’association entendait questionner l’usage de l’argent public en période électorale.
Dans sa décision, le procureur de la République de Paris, François Molins, rappelle que « le fait qu’une dépense est réformée en totalité ou en partie ne signifie pas qu’il y a eu fraude ». Il ajoute que celle-ci « ne doit pas s’apprécier à l’aune des réformations ou demandes d’explications de la CNCCFP, mais à l’existence d’une possible volonté de tromper la commission quant à la réalité des sommes reçues ou dépensées au titre de la campagne ».
« Une réponse politique »
Concernant les cas de Marine Le Pen et de Benoît Hamon, le parquet de Paris se rallie aux positions de la commission, qui avait approuvé leurs comptes de campagne après réformations. L’usage d’un jet privé pour se rendre au Tchad, les salaires élevés et les conditions de logement de certains cadres de la campagne de la candidate du Front national ne constituent pas des infractions, pas plus que le recours à des prestataires liés à des proches du FN ou les intérêts d’un prêt accordé par Cotelec, le microparti de Jean-Marie Le Pen, estime le parquet.
Les remises accordées par des prestataires à Benoît Hamon, dont certaines avaient fait l’objet de corrections de la CNCCFP, ne permettent pas de suspecter une fraude. « Les éléments produits » par Anticor ne sont « pas de nature à remettre en cause la pertinence de l’analyse réalisée par l’organe de contrôle », note le parquet de Paris.
« La décision du parquet est circonstanciée et a les atours d’une réponse juridique, mais elle s’apparente d’abord à une réponse politique », estime Me Jérôme Karsenti, l’avocat d’Anticor. « Le procureur de la République n’a fait en réalité aucune enquête et ne s’appuie que sur la réponse de la CNCCFP. Mais, problème majeur, cette commission n’a pas les moyens [d’investigation]. »
Le procureur rappelle par ailleurs que les campagnes de deux candidats font l’objet d’enquêtes. Après un signalement de la CNCCFP daté du 16 mars, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur les comptes de Jean-Luc Mélenchon. La justice s’intéresse notamment à des « surfacturations » de prestataires, liés à des proches du leader de La France insoumise, qui « tendent à faire sérieusement suspecter l’existence de manœuvres délibérées destinées à tromper l’organe de contrôle aux fins d’obtenir des remboursements sans cause », selon les mots de François Molins.
Saisi d’une plainte d’élus de droite, le parquet de Lyon a de son côté ouvert une enquête préliminaire, le 22 juin, visant des faits présumés de détournement de fonds publics, de financement irrégulier de campagne électorale, d’abus de biens sociaux et de recel. Il s’agit de vérifier si la métropole et la ville de Lyon ont apporté une aide financière à Emmanuel Macron lors de l’année précédant l’élection présidentielle de 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Sa mère demande qu’il soit inhumé, conformément aux préceptes de l’islam, religion d’Etat du Maroc, dont il était ressortissant. Sa concubine affirme qu’il souhaitait être incinéré. Les juges considèrent que l’organisation des funérailles ne relève pas de l’état des personnes (leur personnalité juridique), mais des libertés individuelles.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ 
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<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Des curés du Puy-en-Velay témoignent de la façon dont ils vivent le renoncement à la vie conjugale et à la sexualité.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 20/09/2018
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« Ce n’est pas parce que je suis prêtre que je n’ai pas de sexualité »

Des curés du Puy-en-Velay témoignent de la façon dont ils vivent le renoncement à la vie conjugale et à la sexualité.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 17h28
    |

            Faustine Vincent (Le Puy-en-Velay, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Le père Jean-Claude Petiot a parfois l’impression que les prêtres passent pour des « bêtes curieuses ». « Surtout par les temps qui courent », ajoute-t-il. Dans une société marquée par la libération des mœurs, leur célibat est de plus en plus perçu comme une étrangeté. Avec la multiplication des scandales de pédophilie qui secouent l’Eglise catholique, en France comme à l’étranger, l’incompréhension s’est transformée en suspicion. « Dans l’esprit des gens, prêtres = frustrés sexuels = pédophiles en puissance », se désole Monseigneur Luc Crepy, l’évêque du père Petiot au diocèse du Puy-en-Velay.
Le prélat, président de la Cellule permanente de lutte contre la pédophilie, reçoit dans son bureau à l’évêché, dont les hautes fenêtres dominent les rues pavées de la vieille ville médiévale. S’il juge absurde de lier le célibat des prêtres à la pédophilie, il conçoit que le renoncement à toute relation sexuelle – la continence – suscite des interrogations. « Dans une société de plus en plus érotisée, cela paraît impossible ou hypocrite. Mais la sexualité, ce n’est pas que la génitalité, nuance-t-il. Il y a aussi toute une composante relationnelle, vécue dans la chasteté. » 
Des prêtres issus de ce petit diocèse rural ont accepté de raconter au Monde la façon dont ils vivent cette règle du célibat et de la continence, et les tiraillements qu’elle implique. Une parole rare, et un exercice délicat auquel ils se sont prêtés avec une étonnante sincérité. Comme le résume l’un d’eux, « ce n’est pas parce que je suis prêtre que je n’ai pas de sexualité. Je reste un homme, avec des désirs et des pulsions. »
« La bonne distance »
Il est arrivé plus d’une fois au père Jean-Claude Petiot d’être troublé par une rencontre. Cet homme de 70 ans dirige une petite paroisse perchée sur un plateau à 1 000 mètres d’altitude, au milieu des volcans d’Auvergne. Le célibat,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ La rénovation du site culturel parisien devrait coûter 470 millions d’euros. Dans sa chronique, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde », décrypte les dessous d’un « dilemme » bien français.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/09/2018
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édition abonné


« Est-ce bien raisonnable de rénover le Grand Palais pour plusieurs centaines de millions d’euros ? »

La rénovation du site culturel parisien devrait coûter 470 millions d’euros. Dans sa chronique, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde », décrypte les dessous d’un « dilemme » bien français.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 10h09
    |

            Michel Guerrin (rédacteur en chef au « Monde »)








                        



                                


                            

Chronique. Est-ce bien raisonnable de rénover le Grand Palais pour plusieurs centaines de millions d’euros ? C’est la question abordée par la Cour des comptes dans un rapport confidentiel de mars, repris par le site La Tribune de l’art fin août, et relancé, mercredi 19 septembre, par Le Canard enchaîné.
Au regard du bâtiment, oui. Au regard de l’époque, non. Le site est prestigieux, utile, planté au cœur de Paris. C’est un emblème de la nation et de notre culture. Mais fait de bric et de broc, abritant trois choses : des expositions dans un bâtiment de pierre, des manifestations de prestige sous une nef de verre et d’acier de 200 mètres de long qui culmine à 45 mètres de haut, et le Palais de la découverte.
Mais tout cela est fatigué et l’entretien si coûteux… Dilemme passionnant. Celui d’un pays fier de ses bijoux mais qui n’a plus les moyens de les entretenir.
L’addition est pharaonique, à la hauteur d’un bâtiment gigantesque de 70 000 mètres carrés. Près de 470 millions d’euros, dont plus de la moitié financée par l’Etat. Le site fermera de 2020 à 2023 avant que la nef rénovée n’abrite deux épreuves des Jeux olympiques en 2024 (taekwondo et escrime).

La France schizophrène
La facture est trop lourde, répètent les opposants, Stéphane Bern en tête. Plusieurs figures de la culture, en sous-main, savonnent aussi ce projet. En 2014, déjà, l’ancien ministre de la culture, Jean-Jacques Aillagon, dénonçait une folie financière pour l’Etat, plaidant pour un partenariat public-privé. Ce qui n’a pas empêché le projet d’être validé.
La France schizophrène poursuit donc les travaux culturels tout en cherchant à réduire sa dette. Elle restaure des monuments parisiens alors que nombre de lieux en régions souffrent et que les crédits du patrimoine manquent.
Et puis les grands travaux font peur, tant les dépassements de coûts sont légion. Avant même le premier coup de pioche, le projet...




                        

                        


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<filnamedate="20180921"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180921"><AAMMJJHH="2018092119">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Avant de faire son choix, il est impératif de faire le point sur ses besoins. Quatre postes sont à examiner en priorité : l’hospitalisation, la consultation chez un médecin, les soins optiques et les frais dentaires.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
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Comment bien choisir sa complémentaire santé

Avant de faire son choix, il est impératif de faire le point sur ses besoins. Quatre postes sont à examiner en priorité : l’hospitalisation, la consultation chez un médecin, les soins optiques et les frais dentaires.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 06h15
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21.09.2018 à 09h44
    |

                            Pauline Janicot








                        



                                


                            

Depuis 2016, tous les salariés bénéficient d’une complémentaire santé par le biais de leur entreprise. Comme ils ne peuvent pas profiter de ce dispositif, les indépendants, fonctionnaires, retraités ou étudiants doivent souscrire un contrat individuel. Or, leur coût de cette assurance s’est envolé ces dernières années (+ 2 à + 4 % en 2018, selon la Mutualité française).
Pour éviter de payer trop cher, certains assurés choisissent de réduire leur niveau de garanties. Ils doivent alors accepter d’avoir un « reste à charge » (ce qu’il reste à payer de sa poche après remboursement de la Sécurité sociale et de la complémentaire) plus important. Une autre solution consiste à faire jouer la concurrence. « Changer d’assureur permet de réduire le montant de ses cotisations », confirme Martin Coriat, directeur général du comparateur LeLynx.fr.

La complémentaire santé étant reconduite chaque année tacitement, il faut, pour la résilier, envoyer à son assureur une lettre en recommandé au moins deux mois avant l’échéance du contrat (date de souscription ou le 1er janvier, selon les cas).
Écarts de prix
Face à une offre abondante, trouver la bonne assurance n’est pas chose aisée. Au premier abord, les écarts de prix pour un même profil peuvent être importants. Le tarif d’une complémentaire santé dépend, en effet, du nombre de garanties, du niveau de remboursement choisi ou encore du profil de l’assuré (situation de famille, âge, lieu de résidence). « En région parisienne ou sur la Côte d’Azur, les médecins pratiquent davantage de dépassements d’honoraires. Les assureurs en tiennent compte dans leurs tarifications », précise Julien Fillaud, directeur général du groupe Comparadise.
Ensuite, la mise en place en 2015 des contrats « responsables » a fait évoluer les offres. Ces contrats plafonnent le remboursement de certains actes médicaux pour limiter les dépenses. « Au moins...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le texte préconise de faire évoluer des notions importantes du droit du Web. Une tâche ardue car il faut convaincre les autres pays membres de l’Union européenne.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/09/2018
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Lutte contre la haine sur Internet : un rapport pour « passer à une nouvelle étape » remis à Matignon

Le texte préconise de faire évoluer des notions importantes du droit du Web. Une tâche ardue car il faut convaincre les autres pays membres de l’Union européenne.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 21h01
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 10h05
    |

            Martin Untersinger








                        



   


Le gouvernement doit « passer à une nouvelle étape » dans la lutte contre le racisme et la haine sur Internet. C’est ce que défend un rapport comportant vingt propositions, remis jeudi 20 septembre au premier ministre Edouard Philippe.
Ce document – rédigé par la députée (La République en marche, LRM) de Paris Laetitia Avia, le vice-président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Gil Taïeb, et l’écrivain Karim Amellal – avait été commandé par Matignon dans le cadre de son deuxième plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme.
Les auteurs du rapport estiment que la question a souffert jusqu’à présent d’« une certaine indifférence des pouvoirs publics », ce qui a permis la multiplication des discours de haine et un sentiment de « recul de l’Etat de droit sur Internet ».

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Revenir sur un pilier du droit de l’Internet
Afin d’accentuer les obligations des réseaux sociaux, à l’unisson d’un refrain entendu dans plusieurs capitales européennes et à Bruxelles ces derniers mois, ils préconisent de s’attaquer à un pilier du droit de l’Internet, la division des entreprises de la Toile, depuis le début des années 2000, en deux catégories :
celles qui publient directement des contenus en ligne (les éditeurs) ;celles qui servent de support pour que les internautes puissent publier leurs contenus (les hébergeurs).
Jusqu’ici, les hébergeurs (notamment les réseaux sociaux) n’étaient pas responsables des contenus illégaux postés sur leurs services, sauf si ces derniers leur étaient signalés. Dans ce cas, ils devaient promptement les supprimer. Selon les auteurs du rapport, ce dispositif « satisfaisant dans le principe » n’est pas « véritablement opérationnel ».
Le rapport veut donc créer un troisième statut intermédiaire aux obligations renforcées, celui « d’accélérateurs de contenus », qui concernera essentiellement les réseaux sociaux et les moteurs de recherche. « Ce tiers statut nous permet de ne toucher que les plates-formes qui ont cette capacité d’amplification, qui peuvent créer de la viralité », explique Laetitia Avia. Selon nos informations, c’est la piste que devrait retenir le gouvernement.
Cette réforme n’est plus un tabou depuis des mois, tant à Paris qu’à Bruxelles. Les grandes plates-formes numériques sont dans le viseur des autorités dans plusieurs dossiers liés à la réglementation des contenus, des messages haineux à la propagande djihadiste en passant par les droits d’auteur.
Revenir sur ce cadre, d’origine européenne, ne sera pas une mince affaire. Paris espère obtenir le soutien de l’Allemagne pour faire avancer ce dossier et pousser la position française dans les instances européennes, sans pour autant exclure, de source gouvernementale, la présentation d’un texte national d’ici au début 2019. Certaines autres recommandations pourraient être insérées dans le projet de loi de réforme pour la justice.
Retrait des contenus racistes sous vingt-quatre heures
Le rapport propose d’emboîter le pas de l’Allemagne et d’obliger certaines entreprises du numérique, idéalement les « accélérateurs de contenus », à retirer les publications « manifestement » illégales dans un délai de vingt-quatre heures après qu’elles leur ont été signalées. Ce délai serait porté à une heure pour les contenus à caractère terroriste. Les auteurs proposent une amende pesant sur les contrevenants, qui pourrait s’élever jusqu’à 37,5 millions d’euros, soit 100 fois ce que prévoit actuellement la loi.
La loi allemande « NetzDG », qui prévoit un dispositif similaire, présente un bilan « plutôt encourageant », selon le rapport. Cette initiative, qui a fait polémique à ses débuts, était observée de près à Paris et souvent présentée comme un exemple à suivre.

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Blocage des sites
Le rapport suggère également de permettre au juge d’ordonner aux fournisseurs d’accès à Internet d’empêcher leurs clients d’accéder à un site dans les cas les plus graves (menace de mort, incitation à la violence, harcèlement…).
Ce mécanisme existe déjà en droit français, mais les magistrats restent frileux à l’idée de l’appliquer. Anticipant une éventuelle évolution juridique, les autorités ont dans leur viseur, selon nos informations, un site raciste particulièrement odieux et vont prochainement tenter d’obtenir un précédent devant la justice.
Le mécanisme envisagé par le rapport serait justement destiné à atteindre les sites les plus violents qui ont tout fait pour se mettre hors de portée des autorités françaises, notamment en choisissant d’être hébergé dans des pays peu coopératifs. Le rapport évoque aussi la possibilité de donner au juge le pouvoir de retirer un contenu des moteurs de recherche.
Une justice plus rapide
Le document remis au premier ministre formule aussi des préconisations pour mieux réprimer les propos racistes et antisémites. Par exemple de recourir aux ordonnances pénales afin de rendre des condamnations plus rapides. Outre des amendes plus fortes, les trois auteurs suggèrent une plus grande variété de peines, comme des stages de sensibilisation à la haine en ligne ou des travaux d’intérêt général.
Les rédacteurs veulent améliorer la formation des différents maillons de la chaîne judiciaire, des policiers et gendarmes aux magistrats, ainsi que la création de chambres pénales spécialisées dans les délits, spécifiques et complexes, liés à la liberté d’expression. Ils souhaitent ouvrir la possibilité de faire des délits haineux l’objet d’une plainte en ligne. Pour cela, notent les auteurs du rapport, le budget alloué au parquet et plus généralement à la justice devra être augmenté.
Le rapport propose de standardiser les mécanismes qui permettent aux internautes de signaler la présence de contenus racistes. Il s’agit d’un point déjà existant en droit français, mais qui ne donne pas satisfaction aux auteurs, qui aimeraient que soit instauré un logo, commun à tous les réseaux sociaux, pour rendre ce système d’alerte « clairement identifiable ».

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La députée et ses deux coauteurs suggèrent la création d’une autorité de réglementation dédiée au racisme et à la haine sur Internet, qui serait chargée de prononcer les sanctions pécuniaires, de réclamer au juge le blocage de certains sites ou de contrôler le dispositif de signalement.
Les auteurs du rapport veulent aussi inciter les annonceurs à plus de transparence sur les sites où leurs publicités sont affichées, dans l’espoir d’assécher le financement de certaines publications les plus problématiques. Les efforts de formation, de sensibilisation et d’éducation de la société aux problématiques du racisme et de l’antisémitisme sur Internet doivent être enfin renforcés.



                            


                        

                        

