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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Philippe Bernard, correspondant du « Monde » à Londres, a répondu à vos questions après le rejet des propositions de la première ministre britannique sur le Brexit.
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Brexit : « Theresa May s’attendait à des paroles encourageantes. Elle est tombée des nues »

Philippe Bernard, correspondant du « Monde » à Londres, a répondu à vos questions après le rejet des propositions de la première ministre britannique sur le Brexit.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 16h27
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 18h39
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Réunis jeudi lors d’un sommet en Autriche, les vingt-sept chefs d’Etat ou de gouvernement de l’UE ont unanimement rejeté le « plan Chequers », proposé par Londres pour sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne. Theresa May espérait, avec ce compromis, ménager un accès au marché unique pour les produits britanniques. Avec ce revers, la première ministre apparaît fragilisée au sein du gouvernement mais aussi du Parti conservateur.

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                Brexit : pour Theresa May, « nous sommes dans une impasse »



Manu : Quelles seraient les conséquences d’un « no deal » ?
Philippe Bernard : En cas de « no deal », les relations douanières entre le Royaume-Uni et le continent seront régies par les règles de l’Organisation mondiale du commerce. Autrement dit : retour des droits de douane ; files d’attente à Calais et à Rotterdam ; incertitude sur les liaisons transmanche et les liaisons aériennes ; rupture des chaînes d’approvisionnement des constructeurs automobiles britanniques (entre autres). Un scénario décrit comme catastrophique pour le Royaume-Uni mais aux graves conséquences également pour le continent, à commencer par la région des Hauts-de-France. Les Britanniques mettent en place des plans d’urgence pour assurer le maintien minimal de l’approvisionnement en vivres (largement importées du continent) et en médicaments.
« Je ne comprends pas » : Pourquoi parle-t-on de tournant par rapport au Brexit ?
Philippe Bernard : En refusant le « plan Chequers » de Theresa May, les Vingt-Sept ont percé l’abcès et mis un terme au temps des faux-semblants. Ce « plan » qui consistait à demeurer dans le marché unique pour les marchandises et à le quitter pour pouvoir « diverger » de l’Europe sur les services (le point fort de l’économie britannique) est incompatible avec l’intégrité du marché unique et la souveraineté des Vingt-Sept. Mme May ne l’a pas compris. Hier, elle s’attendait à des paroles encourageantes. Elle est tombée des nues.
MrGeg : Quelle est la probabilité que le gouvernement de Theresa May tombe et que Jeremy Corbyn gagne les élections qui en découleraient ?
Philippe Bernard : Le rejet du « plan Chequers » de Mme May affaiblit énormément sa position au gouvernement mais aussi au sein du Parti conservateur, dont le congrès aura lieu dans dix jours. Il renforce le camp des « hard brexiters », comme Boris Johnson, qui a démissionné du gouvernement précisément pour dénoncer le « plan Chequers », qu’il voit comme une reddition à l’UE. Mais il n’y aura de nouvelles élections que si l’accord final avec l’UE (attendu pour octobre ou novembre) est rejeté par le Parlement de Westminster. Cela est possible car le Labour votera très certainement contre, de même que certains députés conservateurs ultralibéraux. Tout dépend du contenu de l’accord final.

        Notre décryptage sur ce mécanisme :
         

          qu’est ce que le « backstop » ?



Gusgonka : Theresa May a-t-elle encore de la marge pour sortir du Brexit ?
Philippe Bernard : Mme May répète que son pays sortira de l’UE le 29 mars 2019 quoi qu’il arrive et qu’il n’est pas question d’organiser un second référendum. Seule une crise politique — possible — pourrait changer ce cours des choses. Etant donné que 70 % des électeurs conservateurs sont favorables au Brexit, en sortir est pour elle suicidaire.
Louise : Il semble que depuis deux ans, les questions d’ordre intérieur l’emportent sur les enjeux européens. Or c’est avec Bruxelles que les Britanniques doivent d’abord négocier. Comment expliquer cette analyse à courte vue ?
Philippe Bernard : Le cœur de la négociation se passe au sein du parti conservateur et n’est toujours pas soldé. Le conflit sur l’Europe au sein des Tories est ancien (Thatcher en a été victime). David Cameron pensait qu’il allait le solder définitivement en organisant un référendum qu’il gagnerait facilement. On connaît la suite. Cette obsession européenne en politique intérieure se double d’une incapacité très insulaire à écouter, et a fortiori à comprendre le point de vue des continentaux. C’est paradoxal car le marché unique, qui scelle aujourd’hui l’unité des Vingt-Sept, est une invention britannique.
Live : Comment imaginer une frontière « passoire » en Irlande du Nord alors que les Anglais ont quitté l’UE en grande partie à cause de l’immigration ?
Philippe Bernard : Ce que vous appelez frontière « passoire » est une réalité depuis vingt ans, liée aux accords du Vendredi saint de 1998. C’est une composante essentielle du retour de la paix civile. Les postes frontières recréés entre les deux Irlandes seraient immédiatement des cibles d’attentat. La « frontière » qui pose désormais le plus grand problème est celle de la mer d’Irlande, autrement dit celle entre la Grande-Bretagne et l’île d’Irlande. Pour Londres, des contrôles sur cette frontière seraient inacceptables, car l’Irlande du Nord fait partie du Royaume-Uni. Pour les Vingt-Sept, l’Irlande est désormais une porte d’entrée dans le marché unique européen et il n’est pas question de la laisser ouverte. D’où l’idée de contrôles douaniers non pas entre les deux Irlandes mais au départ des ports britanniques.
Beleg : Peut-on imaginer que le DUP d’Irlande du Nord lâche finalement Theresa May même si cela entraîne de nouvelles élections ?
Philippe Bernard : Theresa May a besoin des dix députés du DUP [Democratic Unionist Party, Parti unioniste démocrate], pour conserver sa majorité. Si elle fait des concessions sur les contrôles douaniers entre la Grande-Bretagne et l’Irlande (ce qui semble inévitable si elle veut éviter le crash), alors il est possible que le DUP la lâche et que son gouvernement tombe.

        Notre décryptage sur ce mécanisme :
         

          qu’est ce que le « backstop » ?



En pause : Peut-on imaginer un référendum nord-irlandais et écossais pour sortir du R.-U. en cas de « no deal » ?
Philippe Bernard : Non, pas à ce stade. Ce qui est envisageable — et souhaité par une majorité de Britanniques, selon les sondages —, c’est un référendum au Royaume-Uni sur l’accord final sur le Brexit. Une hypothèse qui résulterait d’un rejet de l’accord final par le Parlement. Un référendum en Ecosse devrait être autorisé par Londres, et les indépendantistes écossais ne le réclament pas, car ils ne seraient pas certains de le gagner. Quant à un référendum sur la réunification de l’Irlande, il est possible en vertu des accords de paix de 1998. Mais les sondages indiquent que les partisans du statu quo l’emporteraient. Une accélération de la crise du Brexit pourrait cependant faire basculer l’opinion. En Irlande du Nord (qui a voté en majorité contre le Brexit), la réunification est le seul moyen de rester dans l’UE.
Lucien : Mettre en cause l’intégrité territoriale de la Grande-Bretagne en exigeant le maintien de l’Irlande du Nord dans le giron réglementaire de l’UE, n’est-ce pas mettre en cause l’intégrité territoriale de la Grande-Bretagne d’un point de vue juridique ?
Philippe Bernard : C’est une véritable question. C’est un peu comme si l’on voulait imposer des contrôles douaniers entre la Corse et le continent. Mais d’une part l’histoire de l’Irlande est très particulière et d’autre part, la préservation des frontières du marché unique européen est un impératif vital pour l’UE. On peut aussi rappeler que l’Irlande du Nord, bien que rattachée à la Grande-Bretagne, a une législation différente de cette dernière dans de nombreux domaines. A commencer par le droit à l’avortement, qui n’y est pas reconnu. Les dernières propositions de la Commission européenne tendent à faire effectuer les contrôles dans les ports de Grande-Bretagne par des agents britanniques. Si un compromis est trouvé, ce devrait être autour de cette idée.

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                Crise migratoire : « les divergences persistent » entre Européens au sommet de Salzbourg






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Si le débat perdure dans l’opinion publique, il a cessé dans la communauté scientifique : aucune étude n’a pu démontrer rigoureusement l’efficacité de l’homéopathie au-delà de l’effet placebo.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Jair Bolsonaro bénéficie de l’impopularité du Parti des travailleurs et devance son candidat, Fernando Haddad.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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Au Brésil, la haine de Lula dope l’extrême droite

Jair Bolsonaro bénéficie de l’impopularité du Parti des travailleurs et devance son candidat, Fernando Haddad.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 09h43
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 17h29
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

Ronaldo Morena Fuentes, 44 ans, n’a jamais aimé Luiz Inacio Lula da Silva. Selon lui, l’ancien chef d’Etat brésilien au pouvoir de 2003 à 2010 n’a fait que « développer une légion de bons à rien qui ne veulent pas travailler » en distribuant des subventions aux plus pauvres, comme la Bolsa Familia (« bourse famille »).
Coiffeur pour dames dans le quartier huppé d’Higienopolis à Sao Paulo, la capitale économique, Ronaldo Morena Fuentes appartient à cette petite bourgeoisie pauliste hermétique aux idées de gauche, qui a toujours voté blanc ou à droite, se laissant, à l’occasion mais sans conviction, séduire par le Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB, droite).
Alors Ronaldo hésite. Mais pour lui, tout vaut mieux que le PT
Pour le scrutin présidentiel du 7 octobre, son choix est fait : Joao Amoedo, du Partido Novo (droite), un entrepreneur libéral. Mais son champion n’est crédité que de 2 % à 3 % des intentions de vote, selon les sondages Ibope et Datafolha publiés les 18 et 20 septembre, quand Fernando Haddad, le poulain de Lula, empêché de se présenter à la suite de son emprisonnement pour corruption, affiche un score entre 16 % et 19 %. Assez pour être présent au second tour. Alors Ronaldo hésite. Pour épancher sa détestation du PT, il est prêt à voter pour Jair Bolsonaro, le candidat d’extrême droite, qui fait la course en tête (28 %). Le militaire de réserve, nostalgique de la dictature, défenseur de la torture au discours homophobe, raciste et misogyne lui fait « un peu peur » et Ronaldo ne « partage pas toutes ses idées ». Mais tout vaut mieux que le PT.

Au sortir d’une récession historique qui a fait bondir le chômage et a rogné le pouvoir d’achat sous le mandat de Dilma Rousseff, la dauphine de Lula, nombre d’électeurs comme Ronaldo sont tentés par ce qu’ils appellent un « vote utile » : appuyer celui qui aura le plus de chances de l’emporter contre une gauche honnie. Une rage assez puissante...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ La vingtaine de personnes frappées simultanément par la foudre le 2 septembre 2017 en Meurthe-et-Moselle sont un groupe uni et un échantillon précieux pour la recherche.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                


Article sélectionné dans La Matinale du 20/09/2018
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Les miraculés d’Azerailles, unis par la foudre qui ne les a pas tués


                      La vingtaine de personnes frappées simultanément par la foudre le 2 septembre 2017 en Meurthe-et-Moselle sont un groupe uni et un échantillon précieux pour la recherche.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 05h36
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 16h35
    |

                            Dominique Perrin








                              

                        

Ce samedi-là, rien n’annonce le drame. L’air est léger et le soleil brille sur Azerailles, village de huit cents habitants en Meurthe-et-Moselle. C’est le week-end du festival de musique Le Vieux Canal. Dans l’après-midi, des amoureux de la nature se sont donné rendez-vous sur un « espace naturel sensible ».
Au choix, atelier sur les plantes sauvages comestibles sous un petit chapiteau, ou balade contée le long de la Meurthe. Ce 2 septembre 2017, chacun découvre donc cette zone marécageuse avec tritons et azurés des paluds, un papillon dont la chenille se fait passer pour une fourmi afin de mieux squatter les fourmilières. La nature est étonnante. Personne n’imagine encore à quel point.
« S’il n’y a pas eu de macchabée, c’est parce que nous nous sommes partagé la décharge. » Herbert Ernst, journaliste fulguré en plein reportage
Il est un peu moins de 16 heures quand la pluie se met à tomber dru. Tout le monde fonce sous la tente. Un énorme bruit retentit. Un responsable pense à un attentat. Un enfant crie, un autre pleure. Plusieurs personnes tombent à terre, inanimées.
Au pied d’un aulne, la broussaille prend feu. La foudre vient de tomber. « Francis, c’est la guerre, on a plusieurs blessés », téléphone un pompier du village à son supérieur. Une soixantaine de ses collègues débarquent, ainsi qu’une trentaine de gendarmes. Une zone d’atterrissage pour hélicoptère est même improvisée en cas de besoin.
Au total, quatorze blessés, dont deux graves, sont évacués vers les hôpitaux de Lunéville, Saint-Dié et Nancy. Les concerts du soir sont annulés. Par un miracle que nul n’explique, la mort, qui faisait ce jour-là plusieurs millions de volts, n’a emporté personne.
Liés à jamais
Un an plus tard, les rescapés du 2 septembre forment un groupe unique, fascinant et mystérieux. Ils sont une vingtaine, en comptant ceux qui n’ont pas été hospitalisés. On les appelle des fulgurés. Les foudroyés meurent, les fulgurés survivent.
Certains...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Certains de ses collègues de gauche espèrent que l’annonce probable de la candidature du député à la mairie de Barcelone s’accompagnera de sa démission.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Les ambitions catalanes de Manuel Valls diversement appréciées à l’Assemblée nationale

Certains de ses collègues de gauche espèrent que l’annonce probable de la candidature du député à la mairie de Barcelone s’accompagnera de sa démission.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 16h01
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 17h26
   





                        



   


Des députés de divers bords politiques ont estimé, vendredi 21 septembre, que Manuel Valls devrait démissionner de son siège à l’Assemblée nationale dans le cas où il déciderait de présenter sa candidature aux élections municipales à Barcelone.
L’ancien premier ministre, réélu en 2017 dans sa circonscription d’Evry (Essonne), va annoncer mardi 25 septembre s’il brigue la tête de la deuxième ville d’Espagne.
Mais ses ambitions catalanes, exprimées de plus en plus clairement ces derniers temps, notamment sur Twitter, ont été diversement appréciées à l’Assemblée nationale, où il s’est montré peu présent depuis le début de son mandat. Selon les données de l’association Regards citoyens, M. Valls n’a assisté qu’à deux séances en hémicycle et à six séances en commission depuis début mai. Il n’a jamais déposé d’amendement depuis le début de son mandat.

        Notre analyse sur sa vie politique en Espagne :
         

          Manuel Valls tisse ses réseaux à Barcelone



« Député fantôme »
« Il est plus correct vis-à-vis des électeurs qu’il démissionne dès sa déclaration de candidature », a affirmé auprès de l’AFP la députée PS Cécile Untermaier, dans le sillage de la présidente des élus socialistes à l’Assemblée nationale, Valérie Rabault. Cette dernière avait estimé dimanche, sur France 3 :
« On ne peut pas être élu de la République française et en même temps mener une campagne à Barcelone. »
Même constat pour Marie Lebec, députée de la majorité LREM que Manuel Valls avait rejointe en juin 2017 après avoir quitté le PS. « Il sait qu’il faudrait qu’il démissionne. On en avait discuté et il m’avait dit qu’il n’y allait pas pour perdre, donc lui-même sait qu’il prendra cette décision » de quitter l’Assemblée, a expliqué cette dernière à l’AFP.
« S’il est bien candidat, il est indispensable sur le plan démocratique qu’il annonce aussi sa démission de ses fonctions de député et d’élu municipal d’Evry et que des élections législatives soient convoquées », a réagi pour sa part le député LFI Alexis Corbière sur Twitter.
« Cela fait depuis avril qu’il réfléchit à sa candidature à Barcelone. Cette situation n’a que trop duré. C’est une situation intenable ! », a dit à l’AFP l’ex-rivale de Manuel Valls aux élections législatives, Farida Amrani (LFI). Cette dernière a lancé le 16 septembre une pétition intitulée « Exigeons la démission de Manuel Valls, député fantôme » sur le site change.org. Vendredi après-midi, celle-ci avait recueilli plus de 11 700 signatures.

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                Manuel Valls, Ibère médiatique







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le rappeur était au cœur d’une polémique venue de la droite et de l’extrême droite, l’accusant de complaisance envers l’islamisme.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Médine annule ses concerts au Bataclan et les tiendra au Zénith de Paris en 2019

Le rappeur était au cœur d’une polémique venue de la droite et de l’extrême droite, l’accusant de complaisance envers l’islamisme.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 16h45
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 17h46
   





                        



   


Après plusieurs mois d’une polémique venue de la droite et de l’extrême droite, le rappeur Médine a décidé qu’il ne jouerait pas au Bataclan en octobre. Les deux concerts prévus les 19 et 20 octobre sont annulés, et remplacés par une date au Zénith de Paris le 9 février, a annoncé Médine sur Twitter vendredi 21 septembre.
Le rappeur et le Bataclan assurent avoir pris cette décision ensemble « dans une volonté d’apaisement », alors que certains groupes d’extrême droite avaient appelé à manifester devant la salle de concert. « Nous espérons ainsi que Médine pourra accueillir son public dans les meilleures conditions qui soient », peut-on lire dans le communiqué de la salle du 11e arrondissement, attaquée par un commando de quatre djihadistes le 13 novembre 2015.
Médine a évoqué sur les réseaux sociaux une « décision douloureuse » prise « par respect pour les familles [de victimes] et pour garantir la sécurité de [son] public ». « Tout ce que je voulais faire c’était le Bataclan », a-t-il écrit à ses fans, qui pourront se faire rembourser les billets pour les deux dates prévues.

        Tout comprendre :
         

          Le rappeur Médine au Bataclan : la polémique en quatre questions



Des mouvements qui « ravivent la douleur des familles »
La programmation de Médine au Bataclan avait été dénoncée par des responsables politiques de droite et d’extrême droite, qui mettaient en cause les paroles de certaines de ses anciennes chansons comme Don’t Laïk ou Jihad, qu’ils considèrent comme allant dans le sens des thèses djihadistes islamistes.
En janvier 2015, le parolier s’était déjà expliqué sur son titre Don’t Laïk : « Je me revendique de cet esprit outrancier, satirique au nom de la liberté d’expression pour pouvoir blasphémer une valeur lorsqu’elle est dévoyée. C’est ce que j’ai fait avec le morceau Don’t Laïk. » En mars 2017, il avait cependant confié avoir « eu la sensation d’être allé trop loin ». « La provocation n’a d’utilité que quand elle suscite un débat, pas quand elle déclenche un rideau de fer. Avec Don’t Laïk, c’était inaudible, et le clip a accentué la polémique », avait déclaré le chanteur.
Des mouvements d’extrême droite appelaient récemment sur les réseaux sociaux à organiser des manifestations devant le Bataclan. Le rappeur a dénoncé dans son communiqué « des manifestations dont le but est de diviser, n’hésitant pas à manipuler et à raviver la douleur des familles des victimes ».
Une association de victimes des attentats du 13 novembre 2015, 13onze15 Fraternité Vérité, avait jugé que le Bataclan commettait « une faute » en programmant Médine. En revanche, Life for Paris, l’une des principales associations de victimes, avait jugé que le Bataclan était « complètement libre de sa programmation », refusant d’instrumentaliser « la mémoire des victimes des attentats à des fins politiciennes, comme c’est le cas dans cette affaire ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Des curés du Puy-en-Velay témoignent de la façon dont ils vivent le renoncement à la vie conjugale et à la sexualité.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/09/2018
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« Ce n’est pas parce que je suis prêtre que je n’ai pas de sexualité »

Des curés du Puy-en-Velay témoignent de la façon dont ils vivent le renoncement à la vie conjugale et à la sexualité.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 17h28
    |

            Faustine Vincent (Le Puy-en-Velay, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Le père Jean-Claude Petiot a parfois l’impression que les prêtres passent pour des « bêtes curieuses ». « Surtout par les temps qui courent », ajoute-t-il. Dans une société marquée par la libération des mœurs, leur célibat est de plus en plus perçu comme une étrangeté. Avec la multiplication des scandales de pédophilie qui secouent l’Eglise catholique, en France comme à l’étranger, l’incompréhension s’est transformée en suspicion. « Dans l’esprit des gens, prêtres = frustrés sexuels = pédophiles en puissance », se désole Monseigneur Luc Crepy, l’évêque du père Petiot au diocèse du Puy-en-Velay.
Le prélat, président de la Cellule permanente de lutte contre la pédophilie, reçoit dans son bureau à l’évêché, dont les hautes fenêtres dominent les rues pavées de la vieille ville médiévale. S’il juge absurde de lier le célibat des prêtres à la pédophilie, il conçoit que le renoncement à toute relation sexuelle – la continence – suscite des interrogations. « Dans une société de plus en plus érotisée, cela paraît impossible ou hypocrite. Mais la sexualité, ce n’est pas que la génitalité, nuance-t-il. Il y a aussi toute une composante relationnelle, vécue dans la chasteté. » 
Des prêtres issus de ce petit diocèse rural ont accepté de raconter au Monde la façon dont ils vivent cette règle du célibat et de la continence, et les tiraillements qu’elle implique. Une parole rare, et un exercice délicat auquel ils se sont prêtés avec une étonnante sincérité. Comme le résume l’un d’eux, « ce n’est pas parce que je suis prêtre que je n’ai pas de sexualité. Je reste un homme, avec des désirs et des pulsions. »
« La bonne distance »
Il est arrivé plus d’une fois au père Jean-Claude Petiot d’être troublé par une rencontre. Cet homme de 70 ans dirige une petite paroisse perchée sur un plateau à 1 000 mètres d’altitude, au milieu des volcans d’Auvergne. Le célibat,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Malte a refusé d’accueillir le navire humanitaire et Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, a répété que ses ports étaient fermés.
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L’« Aquarius » en quête d’un port sûr pour débarquer onze personnes secourues en mer

Malte a refusé d’accueillir le navire humanitaire et Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, a répété que ses ports étaient fermés.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 16h23
    |

            Julia Pascual (Envoyée spéciale sur l'"Aquarius")








                        



   


Ils lui ont montré les étoiles et, au large, la lumière des torchères des plates-formes pétrolières. Ils lui ont dit de les suivre, pour se guider. « Si je ratais, je mourrai. Sinon, j’irai en Italie. » Youssouf a pris la barre du moteur. L’Ivoirien de 20 ans n’avait jamais navigué, il ne sait même pas nager.
Dix Pakistanais, neuf hommes et un adolescent de 14 ans, se sont installés avec lui dans la petite barque de fibre de verre. Il les avait rencontrés l’avant-veille dans une maison de Zouara, ville côtière à l’ouest de la Libye. Ils ont tous pris la mer, vers 23 heures, mercredi 19 septembre. « J’ai pris mon courage en main pour sauver ma vie. Et Dieu nous a aidés aussi », dit Youssouf.
Peu après le lever du jour, jeudi, un sauveteur de l’Aquarius, le navire des ONG SOS Méditerranée et de Médecins sans frontières (MSF), les a repérés à la jumelle. Il a d’abord cru à un mouton de vague, à 28 milles au large de la Libye et plus de 120 milles du rivage européen le plus proche, l’île italienne de Lampedusa.

   


Cette année, 1 728 personnes sont mortes en tentant de traverser la mer Méditerranée, d’après l’Organisation internationale pour les migrations
« J’ai vu des gens en train d’écoper de l’eau, raconte Nick Romaniuk, responsable des opérations de recherches et de secours de SOS Méditerranée. Ils avaient des gilets de sauvetage mais ce sont des modèles de mauvaise confection, qui se remplissent d’eau donc c’est dangereux. Ils n’ont pas de radio, pas de balise de détresse et il y a de la houle. S’il se passe quelque chose, ils meurent, c’est tout. » Les équipes de l’Aquarius ont procédé au sauvetage des onze personnes.
Cette année, 1 728 personnes sont mortes en tentant de traverser la mer Méditerranée, d’après l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). La route de la Méditerranée centrale, qui relie la Libye à l’Italie, est la plus dangereuse. Près de 15 000 personnes y ont péri depuis 2014. Même si le nombre de départs n’a jamais été aussi bas depuis quatre ans, le taux de mortalité est en forte hausse en 2018, conséquence directe du retrait des ONG de la zone.
Depuis que l’Italie a refusé, en juin, d’accueillir l’Aquarius et les 630 migrants à son bord – le contraignant à se rendre à Valence en Espagne –, les ports italiens et maltais sont fermés aux navires humanitaires. Tout l’été, plusieurs sauvetages ont donc généré une mini-crise diplomatique avant que des solutions de débarquement soient trouvées, au cas par cas. Plusieurs bateaux d’ONG sont en outre bloqués à Malte.

   


L’Aquarius est donc aujourd’hui le seul à patrouiller en Méditerranée centrale. Mais il a dû renoncer à son traditionnel port d’attache sicilien et a perdu son pavillon gibraltais. Il navigue désormais sous drapeau panaméen et doit aller jusqu’à Marseille pour ses escales techniques. « Avant, nous savions que nous pouvions débarquer des personnes secourues au bout de deux ou trois jours mais, maintenant, on se prépare à des attentes longues en mer », ajoute Edouard Courcelle, chargé pour MSF de la logistique à bord.
« Graves maltraitances »
L’Aquarius doit aussi composer avec la montée en puissance des gardes-côtes libyens. D’ordinaire, les opérations de secours aux embarcations en détresse étaient coordonnées par les autorités maritimes italiennes. « Depuis fin juin, l’Organisation maritime internationale a reconnu officiellement la compétence de la Libye en matière de coordination des opérations de recherche et de sauvetage [dans les eaux internationales] au large du pays », souligne Laura Garel, de SOS Méditerranée.
Jeudi, l’Aquarius a donc pris attache avec les autorités maritimes libyennes, qui ont voulu transférer les onze personnes à bord d’une vedette de gardes-côtes. Le navire humanitaire a refusé, estimant que le pays n’offre pas un lieu sûr de débarquement, selon les conventions maritimes internationales. Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a lui aussi rappelé début septembre que la Libye n’est pas une option en raison des « graves maltraitances » qu’y risquent les migrants. L’Aquarius s’est donc tourné vers les autorités maltaises et italiennes.

   


Les premières ont répondu qu’elles n’étaient pas « l’autorité compétente ni appropriée » tandis que les secondes ont dit qu’elles n’offriraient pas de port sûr parce qu’elles n’avaient pas coordonné le sauvetage. Le ministre de l’intérieur d’extrême droite, Matteo Salvini, avait déjà expliqué sur Twitter que l’Aquarius « a refusé de collaborer avec les gardes-côtes libyens » et que « maintenant il erre en Méditerranée. Je le dis et je le répète : qu’il aille où il veut mais pas en Italie, les ports sont fermés ». L’équipage compte désormais demander à la France, l’Espagne et la Grèce un port de débarquement.
A minuit, alors qu’il continuait de patrouiller au large de la Libye, dans l’attente, le grain s’est formé au-dessus du navire. Des éclairs ont déchiré le ciel et des vagues de deux mètres se sont formées. « Aucune barque ne survit dans cette tempête », commentait un sauveteur sur le pont, tandis que dix Pakistanais et un Ivoirien courraient s’abriter à l’intérieur du bateau. Vendredi matin, l’Aquarius a demandé à la France, l’Espagne et la Grèce un lieu de débarquement.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="L’embarcation repérée par l’« Aquarius«  le 20 septembre. Nick Romaniuk, responsable des opérations de recherches et de secours pour SOS Méditerranée, raconte : « Nous avons vu qu’ils étaient en train d’écoper le bateau. Ils avaient des gilets de sauvetage, mais ce sont des modèles de mauvaise confection, qui se remplissent d’eau, donc c’est dangereux. »"
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            data-slide-description="Jérémie Demange est le sauveteur de SOS Mediterranée qui a ciblé la petite barque en détresse le 20 septembre vers 7h « Au début, tu vois une tâche blanche qui bouge sur la vague et, très vite, tu vois que ça ressemble à une embarcation »."
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            data-slide-description="Les chaussures trempées des onze rescapès sèchent sur le pont principal de l'Aquarius, le 20 septembre."
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            data-slide-description="Un membre de Médecins sans frontières leur donne quelques explications sommaires, tandis qu’ils essayent de rallumer leur téléphone emballé dans plusieurs couches de plastique. Un sac est distribué à chacun d’entre eux, avec du linge propre, de l’eau, une serviette…"
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            data-slide-description="Sur le pont, le reste de l’équipage se tient prêt à accueillir les personnes secourues. La manœuvre est bien huilée. Un à un, les hommes sont montés à bord et installés sur le pont arrière du bateau."
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            data-slide-description="A bord de l’« Aquarius », après le sauvetage des onze personnes, dont un mineur, qui se trouvaient à bord de la petite embarcation."
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            data-slide-description=""Mon futur est entre vos mains" avoue Ch. Amraiz. Après avoir passé huit heures sur la mer pour parcourir 28 milles nautiques, cet homme de 38 ans d'origine pakistanaise s'est fait secourir par l'équipage de l'Aquarius. Le 20 septembre."
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            data-slide-description="Rocco Aiello, sauveteur pour SOS Méditerranée, après l’opération."
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            data-slide-description="Le sauvetage a eu lieu à envrion 28 milles nautiques, face à la ville libyenne d’Abou Kammach."
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            data-slide-description="La barque dont ils ont été évacués flotte à présent à vide. L’équipe de SOS Méditerranée démonte le moteur et disperse ses pièces à l’eau. La coque est marquée à la peinture noire : « SAR AQU 20/09/2018 », afin que chacun sache que les personnes à bord ont été secourues par l’« Aquarius », à plus de 120 milles marins (environ 222 km) du rivage européen le plus proche, l’île italienne de Lampedusa."
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L’embarcation repérée par l’« Aquarius«  le 20 septembre. Nick Romaniuk, responsable des opérations de recherches et de secours pour SOS Méditerranée, raconte : « Nous avons vu qu’ils étaient en train d’écoper le bateau. Ils avaient des gilets de sauvetage, mais ce sont des modèles de mauvaise confection, qui se remplissent d’eau, donc c’est dangereux. »

Samuel Gratacap pour Le Monde
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le ferry « Nyerere » a sombré près de l’île d’Ukara. La question du nombre de passagers n’est pas tranchée.
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Compte rendu

Tanzanie : au moins 126 morts dans le naufrage d’un ferry sur le lac Victoria

Le ferry « Nyerere » a sombré près de l’île d’Ukara. La question du nombre de passagers n’est pas tranchée.


LE MONDE
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        Le 20.09.2018 à 21h55

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        Mis à jour le 21.09.2018 à 19h00






    
Le lac Victoria, plus grand lac d’Afrique.
Crédits : Infographie Le Monde


Au moins 126 personnes sont mortes jeudi 20 septembre lorsqu’un ferry a chaviré sur le lac Victoria, selon le dernier bilan fourni vendredi après-midi par le ministre des transports tanzanien, Isack Kamwele, à la télévision publique. Le président tanzanien, John Magufuli, a décrété quatre jours de deuil national.
Le navire à moteur (motor vessel – MV) Nyerere a fait naufrage dans l’après-midi, près de l’île d’Ukara, dans le sud du plus grand lac d’Afrique, selon un communiqué de l’Agence tanzanienne des services électriques et mécaniques, l’opérateur public du ferry.
La question du nombre de passagers n’est pas tranchée. Des témoins ont rapporté à la télévision publique qu’environ 200 passagers se trouvaient à bord du ferry, d’une capacité de 100 personnes. Contacté par l’Agence France-Presse (AFP), le gouverneur de la région de Mwanza, John Mongella, a déclaré ne pas être en mesure de confirmer ce nombre. Il a indiqué qu’il y avait en l’état 40 rescapés, soit trois de plus que jeudi soir. Mais il n’a pas précisé si ces survivants avaient été secourus vendredi ou jeudi.
Vendredi matin, les équipes de secours s’affairaient sur les lieux du drame, sous le regard de dizaines de personnes massées sur le littoral, tandis que la télévision publique mettait en garde contre tout faux espoir : « Les chances de trouver des survivants sont quasi nulles. »
Le lac, « un piège mortel »
Le ferry Nyerere s’est retourné jeudi après-midi à quelques dizaines de mètres seulement du débarcadère de sa destination finale, l’île d’Ukara, dans le sud du plus grand lac d’Afrique. La cause de l’accident n’est pour le moment pas établie, mais de tels naufrages sont fréquemment dus à la surcharge des embarcations. Les bilans sont souvent lourds à cause de l’absence de gilets de sauvetage à bord et du fait que beaucoup de passagers ne savent pas nager. Vendredi, le président tanzanien a d’ailleurs ordonné l’arrestation des opérateurs du ferry naufragé.
Plusieurs témoins interrogés par l’AFP au téléphone ont rapporté qu’à l’approche de l’île d’Ukara, des passagers s’étaient déplacés vers l’avant du navire pour se préparer à débarquer. Ce mouvement aurait déséquilibré le bateau, qui s’est alors retourné.
La navigation peut être difficile sur le lac et elle se fait avec des navires vétustes ou mal entretenus. Les registres des passagers sont par ailleurs lacunaires et les autorités peu regardantes sur la sécurité.
En 1996, près de 700 personnes avaient trouvé la mort dans le naufrage d’un ferry sur le lac Victoria. La dernière catastrophe d’ampleur remonte à la fin de décembre 2016, avec une vingtaine de victimes dans le naufrage d’un bateau qui transportait des passagers vers l’Ouganda. En juin 2016, un journal kényan, The Standard, décrivait le lac Victoria comme « un piège mortel malgré de lourds investissements pour le rendre plus sûr ».


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le projet de redélimiter les frontières dans l’ouest des Balkans est présenté comme une solution de stabilité après vingt ans de conflits gelés. Mais dans les zones concernées les habitants craignent le retour du « nettoyage ethnique ».
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Pixels a testé le site et l’application du nouveau bouquet sportif de SFR. Si les bugs techniques ont disparu, l’expérience reste assez pauvre.
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Test : que vaut vraiment l’offre numérique de RMC Sport pour suivre les coupes d’Europe ?

Pixels a testé le site et l’application du nouveau bouquet sportif de SFR. Si les bugs techniques ont disparu, l’expérience reste assez pauvre.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 14h44
    |

            William Audureau








                        



   


Il était difficile de rater l’événement. En marge de la première journée de phase de poules de Ligue des champions et d’Europa League 2018-2019, la chaîne sportive RMC Sport, qui en a désormais l’exclusivité, faisait ses grands débuts médiatiques cette semaine. Nous avons passé la semaine sur l’offre numérique proposée par SFR – la seule accessible aux abonnés Orange ou Free, qui n’ont plus que cette possibilité pour suivre les compétitions autrefois diffusées sur BeIN Sport, Canal+ et le groupe M6.
L’offre
Pour 19,90 euros par mois (et 9,90 euros pour les abonnés SFR), cette offre donne accès à un bouquet de cinq chaînes (RMC Sport 1, 2, 3, 4 et News) accessibles à n’importe quel moment depuis l’application ou le site RMC Sport, ainsi qu’à 12 canaux supplémentaires actifs lorsque plusieurs rencontres se disputent en même temps, comme en phase de poules de l’Europa League.

   


C’est la première fois en vingt ans qu’un même service propose l’intégralité des rencontres de la compétition européenne reine. Celles-ci étaient jusqu’à présent partagées entre TF1 et Canal+, puis Canal+ et BeIN Sport.
A noter qu’un même compte peut être installé sur cinq périphériques différents, mais au contraire des concurrents, il ne permet pas l’utilisation de plus d’un en simultané. Concrètement, il n’est pas possible de prêter son abonnement pour qu’un ami en profite en même temps que soi.
Compatibilité
Le site est accessible depuis n’importe quel ordinateur connecté depuis la France en utilisant un navigateur Chrome ou Firefox. Quant à l’application, elle a été déployée sur Apple TV, Samsung TV (2015 ou plus), Android TV, Chromecast, Apple TV 4e génération ou plus, Android 4.4 et plus, iPhone et iPad version 9.3 et plus. En revanche, il n’est pas possible de la trouver sur PlayStation 4 ou Xbox One, contrairement à BeIN Sports et Canal+.
Le contenu
L’offre numérique de RMC Sport donne accès à l’intégralité des rencontres de la Ligue des champions et d’Europa League en direct, ce qui est évidemment son principal intérêt, ainsi qu’à plusieurs de leurs résumés en replay.
On y trouve également plusieurs magazines consacrés au football : analyses d’après-match, quiz, tribunes, etc. En revanche, il n’est pas possible de revoir en entier le match de son choix. Vendredi 21 septembre, hors magazines, seul Manchester City-Olympique lyonnais et le résumé de la soirée du 18 septembre étaient disponibles en replay.
Sa grille de programme couvre également le football et le rugby anglais, la boxe, l’UFC, la gymnastique rythmique et même le sumo.

   


Les fonctionnalités
Rien que de très classique. L’onglet « mode expert » permet d’accéder en pleine rencontre aux statistiques générales (possession, tirs, fautes…), à la feuille de match et aux scores en direct dans les autres stades. Il n’est pas disponible en replay.
Les aficionados de football chercheront en vain des options avancées comme la heatmap des joueurs (la répartition spatiale de leur activité), des statistiques individuelles, la possibilité de revoir les buts à volonté ou le simple nom des buteurs : il n’y en a pas.
RMC Sport est très loin des fonctionnalités avancées de Canal Football App, qui permettait d’accéder à des caméras inédites durant un match, de visionner les ralentis en pleine rencontre, d’accéder aux statistiques de chaque joueur et même de noter le match. L’application se contente du strict minimum, et n’offre de ce point de vue pas grand-chose de plus en matière d’enrichissements multimédia par rapport à un lien de streaming sauvage.
Le flux

   


Il n’a suffi que d’une soirée, la première, cauchemardesque, pour que RMC Sport se taille la réputation d’un service ne fonctionnant pas. Dans les faits, si Pixels a bien constaté une indisponibilité complète du service en début de soirée le 18 septembre, les deux journées suivantes se sont déroulées sans le moindre accroc majeur, à l’exception de quelques microcoupures.
Jeudi 21 septembre, certes sur des affiches moins prestigieuses et donc un afflux moins important de connexions, il était possible de profiter de l’Europa League de manière parfaitement normale. Il en était de même la veille pour Manchester City-Olympique lyonnais, quoique avec une légère latence – tare habituelle des retransmissions en streaming.
L’expérience
Il en faudra plus pour satisfaire les habitués à Canal+ et BeIN Sport. La mise en scène des matchs brille en effet par son économie de moyens et les commentaires par leur manque de relief. Comme son nom le suggère, RMC Sport évoque d’avantage une radio mise en image, avec ses consultants omniprésents (Emmanuel Petit, Jérôme Rothen, Christophe Dugarry…) qui semblent davantage choisis pour leur notoriété et leur franc-parler que pour leur sens de l’analyse.

   


Les commentaires comme les debriefs d’après-match s’en ressentent, si l’on en juge leur pauvreté et leur manque de hauteur. Or ce qui peut convenir pour une radio gratuite passe moins pour un service numérique censément premium.
D’une manière générale, RMC Sport donne l’impression paradoxale d’un service qui s’est offert un sésame de luxe avec la Ligue des champions, mais qui manque de moyens et de savoir-faire pour la mettre en avant. Une impression d’autant plus spectaculaire que ses concurrents excellent dans ce domaine.
Le lancement d’une nouvelle version de l’application dès le 19 septembre, au lendemain d’une première ratée, montre toutefois que SFR entend être réactif. Etant donné l’importante marge de progression de son service, que ce soit sur la forme comme sur le fond, ce souci de mieux faire ne sera pas de trop.
En bref :
Les +
Toutes les coupes d’Europe au même endroit, n’importe oùFacile à envoyer sur un téléviseur avec Chromecast ou Apple TV
Les -
Pas de partage de compteFonctionnalités rachitiquesLa pauvreté des commentaires



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Le meilleur libero du monde remet son titre en jeu à l’occasion du Mondial. Un poste réputé ingrat, qu’il a su mettre dans la lumière grâce à un style spectaculaire.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Volley : Jenia Grebennikov, tout sauf un joueur de l’ombre

Le meilleur libero du monde remet son titre en jeu à l’occasion du Mondial. Un poste réputé ingrat, qu’il a su mettre dans la lumière grâce à un style spectaculaire.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 18h30
   





                        



   


A Civitanova (province de Macerata), Jenia Grebennikov en oublierait presque que l’air breton lui manque. Là, dans ce club d’Italie centrale où il évolue depuis la saison 2015-2016, le Rennais a ses petites habitudes, comme ce restaurant fétiche où il nous a reçus au printemps.
A tout juste 28 ans, Grebennikov, qui attaque vendredi 21 septembre avec l’équipe de France la deuxième phase du Mondial de volley (coorganisé par la Bulgarie et l’Italie du 9 au 30 septembre), a sacrifié beaucoup pour sa carrière. Fils d’une entraîneuse de volley et d’un ancien joueur professionnel devenu coach du club de Rennes, le volley s’est imposé à lui comme une évidence. Petit, il assistait aux entraînements de sa mère et finissait toujours par taper la balle. « Même à la maison on faisait des un contre un avec mon frère et ça partait toujours en cacahuète, parce que mon frère était beaucoup plus fort, raconte-t-il. Depuis tout petit, je voulais être pro, je voulais que ma passion soit mon métier. J’aurais pu faire du curling pour y parvenir. »
Heureusement pour lui, ce Breton au regard vif n’a pas eu besoin d’en arriver là pour se faire connaître. Mais à quel prix ? Car si tout le prédestinait, Jenia Grebennikov n’a pas vraiment la taille d’un volleyeur professionnel. Du haut de son 1,88 m, il ne fait pas le poids face aux colosses qui dépassent parfois 2 mètres. Le poste de libero était sa seule issue. « Si je m’étais écouté, j’aurais été réceptionneur-attaquant. C’est mon père qui m’a convaincu que pour toucher les étoiles, il fallait être libero. »
Le libero, « on ne voit que ses erreurs »
Libero, un poste ingrat. Sur le terrain on le prend pour le capitaine car il ne porte pas le même maillot que les autres mais peu connaissent précisément son rôle. Le libero défend. Il ne peut ni attaquer ni servir. Il est le rempart de son équipe. Rapide, vif, tactique, il est le premier à plonger pour protéger son camp. C’est un poste décisif, dans la mesure où toutes les stratégies défensives s’organisent autour de lui, mais cruel. A l’affût pendant tout le match, il arrive qu’il ne touche pas une seule balle. « Je ne suis pas dans la lumière. Quand on gagne un match, on ne se dit pas que c’est grâce à moi. Je ne suis pas un Earvin Ngapeth qui va mettre douze aces d’affilé. » Le libero est volontiers comparé au gardien de foot : « On ne voit que ses erreurs. Parfois, tu fais un match énorme et tout le monde s’en fout. »
Pour pallier ce manque de reconnaissance, « Grebe » a sa méthode. Etre spectaculaire. Là où Earvin Ngapeth impressionne avec ses no look – points marqués à l’aveuglette – Jenia Grebennikov répond en sautant dans les tribunes pour récupérer le ballon. Adieu les manchettes traditionnelles, il n’hésite pas à plonger. Cou, torse ou épaule, peu importe tant qu’il réceptionne. Devenu sa marque de fabrique, son style peu académique est surtout très efficace. « Je n’attends pas que la balle vienne sur moi, je vais la chercher, explique-t-il. Je prends des risques et c’est comme ça que je prends du plaisir. » 
Et s’il doit prendre des coups au passage, c’est tant mieux, cela ajoute au folklore : « Parfois, tu te prends des parpaings à 120,130 km/h, tu défends la balle et tu vois dans ses yeux que ton adversaire est dégoûté. Ça, c’est jouissif, confie le joueur, qui a su évacuer la frustration des débuts. C’était très difficile pour moi de ne pas pouvoir marquer de point. Aujourd’hui, j’adore ce poste parce que je me le suis approprié. »
« On ne peut pas briller quand on est libero, Jenia brille car il fait des gestes que personne d’autre ne fait », explique Arnaud Josserand, l’adjoint de Laurent Tillie
Ce talent, Laurent Tillie, le sélectionneur de l’équipe de France et son adjoint, Arnaud Josserand, l’ont vite repéré. « Il a ça dans le sang, résume ce dernier. On ne peut pas briller quand on est libero, Jenia brille car il fait des gestes que personne d’autre ne fait. Il sent la balle. Il a ce naturel et cet instinct qui font de lui le meilleur libero du monde. » 
Ses coéquipiers de l’équipe de France ont eux aussi bien compris qu’ils pouvaient compter sur leur libero. Notamment la star attaquante des Bleus, Earvin NGapeth. Amis d’enfance, ils ont fait leurs premiers pas ensemble en équipe de France : « Je joue avec lui depuis que j’ai 15 ans. On se connaît par cœur, résume Jenia Grebennikov. On n’a même pas besoin de se parler, on sait déjà comment s’organiser sur le terrain. »
Le duo s’est révélé lors des championnats du monde 2014. A l’époque, la jeune équipe, inattendue dans cette compétition, termine 4e. Déçu, Jenia Grebennikov repart tout de même avec le titre de meilleur libero du monde. C’est aussi durant cette compétition qu’il se fait repérer par l’un des meilleurs clubs du monde, Lube (basé en Italie à Civitanova). Il succède alors à Jean-François Exiga et Hubert Henno, eux-mêmes anciens liberos de l’équipe de France.
Mais après trois ans à Lube, Jenia Grebennikov commence à avoir le mal du pays. Il est tiraillé entre sa volonté de retourner en France auprès de sa famille et ses perspectives professionnelles. Encore une fois, il privilégie sa carrière. Une fois le Mondial fini, il rejoindra Trentino (à Trente, dans le nord-est de l’Italie). Avec, il l’espère, une nouvelle médaille d’or à son actif. Avant ça, il faudra d’abord survivre à un week-end périlleux, où lui et ses coéquipiers devront impérativement battre la Serbie vendredi, puis la Pologne, samedi, s’ils veulent poursuivre l’aventure.
Laure GIUILY

Trois matchs couperet
La deuxième phase de poule du Mondial masculin de volley a débuté vendredi 21 septembre. L’équipe de France a perdu face à la Serbie (3 sets à 2). Elle affrontera la Pologne, championne du monde en titre samedi, et l’Argentine dimanche. Les matchs ont lieu à Varna, en Bulgarie. A la clé : l’accès à la phase finale, qui réunira les six meilleures équipes à Turin (Italie), à partir de mercredi 26 septembre.
Seize équipes sont encore en lice dans ce Mondial, réparties en quatre groupes. Les premiers de chaque groupe, ainsi que les deux meilleurs deuxièmes accéderont au troisième tour, à Turin. Les Français se sont mis en difficulté au premier tour, en perdant contre les Pays-Bas. Ils abordent ce deuxième tour avec trois victoires (Chine, Egypte, Canada), contre cinq aux Polonais et quatre aux Serbes. Or, les résultats du premier tour sont conservés. La situation est compliquée pour la France, qui peut toutefois encore espérer se qualifier en remportant deux matchs.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Cet album posthume propose neuf titres enregistrés par le Kid de Minneapolis au début de l’année 1983 pendant une répétition.
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« Piano & A Microphone 1983 », dans l’intimité de Prince

Cet album posthume propose neuf titres enregistrés par le Kid de Minneapolis au début de l’année 1983 pendant une répétition.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 14h43
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 15h56
    |

            Sylvain Siclier








                        



   


De l’important fonds d’archives de Prince, mort le 21 avril 2016, ses ayants droit ont décidé de commercialiser un enregistrement qui circulait depuis des années sur des disques pirates. On est en 1983, sans plus de précision. Prince, dans sa maison en partie aménagée en studio d’enregistrement, s’installe au piano durant 35 minutes. Au répertoire, des compositions sur lesquelles il travaille alors, 17 Days, Purple Rain, esquissée ici en moins de 2 minutes – et qui sera présentée lors d’un concert pour la première fois avec son groupe The Revolution le 3 août de la même année –, Strange Relationship, développée dans l’album Sign O’The Times quatre ans plus tard, Wednesday…

        Lire aussi la nécrologie :
         

          Le baiser d’adieu de Prince



Un document sur le processus de création
Prince glisse dans cet enchaînement, qui tient surtout de l’improvisation et de la recherche, A Case of You, de Joni Mitchell, et un air traditionnel, Mary Don’t You Weep. La séance se termine avec Cold Coffee & Cocaine et Why The Butterflies, dont il n’existe apparemment pas d’autres versions. Ces deux dernières semblent surgir dans l’instant. A la main gauche, des accords de base, quelques paroles répétées. Ce Piano & A Microphone 1983 est donc avant tout un document sur le processus de création. Le chant se transforme ici et là en murmures, onomatopées. Prince se promène de temps à autre sur le clavier pour de courtes phrases solistes.
Le son de la cassette d’origine a été amélioré et cette archive officialisée devrait donc satisfaire les fans les plus connaisseurs de l’univers de Prince. Il restera à voir si le grand public se montrera intéressé par le dépouillement de ce qui est avant tout une répétition. Certes de Prince, mais une répétition quand même.


        Lire aussi le récit :
         

          Le Prince violet de Paisley Park



1 CD NPG Records-Warner Bros. Records/Warner Music.
www.officialprincemusic.com



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ La Liga, la ligue professionnelle espagnole, veut faire jouer le match Barcelone-Gérone à Miami le 26 janvier. La fédération, dont l’accord est nécessaire, s’y oppose.
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Football : la fédération espagnole ne veut pas d’un match de championnat à Miami

La Liga, la ligue professionnelle espagnole, veut faire jouer le match Barcelone-Gérone à Miami le 26 janvier. La fédération, dont l’accord est nécessaire, s’y oppose.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 18h00
   





                        


La Fédération espagnole de football est opposée à la délocalisation, en janvier 2019 à Miami (Etats-Unis), d’un match du championnat d’Espagne, entre les clubs de Barcelone et de Gérone. Elle l’a signifié, vendredi 21 septembre, à la Liga, la Ligue professionnelle espagnole de football qui gère ce championnat.
L’autorisation de la fédération est nécessaire et son opposition rend pratiquement impossible ce match, que souhaitait organiser la Liga dans le cadre de sa stratégie d’expansion internationale.
Dans sa lettre adressée à la Liga, la fédération explique son opposition par « le manque de documentation » concernant plusieurs aspects, tel l’accord signé avec l’entreprise américaine Relevent, qui envisage la délocalisation des matchs du championnat d’Espagne aux Etats-Unis lors des quinze prochaines années.

        Lire aussi :
         

                Football : un match du championnat espagnol pourrait être délocalisé en janvier à... Miami



Stratégie de conquête internationale
Le syndicat espagnol des joueurs a aussi fait part de ses réticences sur cette délocalisation. Il accuse également la ligue espagnole de signer « un accord avec une entreprise nord-américaine de manière unilatérale, annonçant aux clubs et aux footballeurs la décision finale » et réclame plus d’informations. Fin août, ce syndicat avait menacé la ligue d’une grève si elle ne revenait pas sur son projet de délocalisation.
Les directions du FC Barcelone et du club de Gérone sont pour leur part très favorables à l’idée de s’affronter à Miami le 26 janvier et approuvent l’accord conclu avec Relevent pour la création d’une filiale consacrée au développement de la marque « LaLiga » aux Etats-Unis.
Dans sa stratégie de conquête de nouveaux publics, et de génération de revenus supplémentaires, la Liga avait déjà programmé fin décembre 2017 à un horaire précoce et inhabituel, 13 heures, le clasico Real Madrid-FC Barcelone. L’objectif était, avec le décalage horaire, de le faire bénéficier d’une exposition maximale en Asie, autre terre de conquête face au tout-puissant championnat d’Angleterre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Environnement international, mouvements sociaux et hausses de fiscalité ont pesé sur le dynamisme de l’économie.
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édition abonné


L’inquiétant coup de mou de l’économie française

Environnement international, mouvements sociaux et hausses de fiscalité ont pesé sur le dynamisme de l’économie.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 14h39
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

En 2017, il suffisait de traverser la rue pour trouver de la croissance. Cette année, l’affaire s’annonce autrement plus compliquée pour le chef de l’Etat. Son gouvernement ne mise plus que sur 1,7 % de progression de l’activité en 2018. C’est toujours un dixième de plus que ce qu’envisage la Banque de France. Mais loin, très loin, des 2,3 % enregistrés l’an passé.
Quel mauvais vent a soufflé sur le produit intérieur brut (PIB) pour que le refrain sur la reprise « soutenue », « solide » et « durable » seriné il y a huit mois vire au « trou d’air », voire à la « panne » ? Au premier comme au deuxième trimestre, le PIB français n’a augmenté que de 0,2 %, chiffre confirmé par l’Insee vendredi 21 septembre, contre 0,4 % pour l’ensemble de la zone euro. Même l’Italie, pourtant engluée dans la crise, a fait mieux…

Forcément, le moral de chacun s’en ressent. Alors qu’il restait encore bien au-dessus de sa moyenne historique en janvier, l’indicateur synthétique de confiance des ménages n’a cessé de plonger ces derniers mois. Jusqu’à repasser, au printemps, sous le seuil des 100. La tendance, bien que moins marquée, vaut également pour le climat des affaires. L’indicateur qui le mesure, après être remonté à son niveau d’avant-crise, a perdu 7 points depuis le début de l’année.
Toutes les courbes, pourtant, ne sont pas si mal orientées. Si la consommation et les dépenses des ménages en logements marquent le pas, il semble que les entreprises, elles, n’ont pas renoncé à investir. Non seulement la production manufacturière s’est légèrement redressée en juillet, mais la plupart des économistes tablent sur un rebond de l’activité au dernier trimestre. « Il ne faut pas oublier que l’année 2017 a été assez exceptionnelle. On commence à revenir sur un rythme plus soutenable », souligne Hélène Baudchon, économiste chez BNP Paribas.
Vers un redressement du pouvoir d’achat ?
Symbole du freinage brutal du début d’année, le pouvoir d’achat...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le parquet de Paris a classé sans suite, mardi, la plainte déposée par l’association de lutte contre la corruption visant plusieurs candidats à la présidentielle de 2017
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Comptes de campagne : une plainte d’Anticor classée sans suite

Le parquet de Paris a classé sans suite, mardi, la plainte déposée par l’association de lutte contre la corruption visant plusieurs candidats à la présidentielle de 2017



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 09h12
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 10h23
    |

            Yann Bouchez et 
Simon Piel








                        


Dans le bras de fer entre Anticor et la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), l’association de lutte contre la corruption vient de connaître une première défaite judiciaire. Le parquet de Paris a classé sans suite, mardi 18 septembre, la plainte déposée par l’association, le 13 juin, pour « tentative de détournements de fonds publics », « abus de confiance » et « abus de biens sociaux ». Anticor visait plusieurs candidats à l’élection présidentielle de 2017, mais aussi la CNCCFP, chargée du contrôle du financement de la vie publique, et dont la « responsabilité » était mise en cause.

        Lire aussi :
         

                Comptes de campagne : derrière Le Pen, Macron et Mélenchon, Anticor vise le système de contrôle



Au printemps 2018, plusieurs médias avaient souligné des anomalies dans les comptes de campagne des candidats envoyés à la commission, fin 2017. Certaines de ces irrégularités avaient entraîné d’importantes réformations – des corrections – de la part de la Commission. L’association entendait questionner l’usage de l’argent public en période électorale.
Dans sa décision, le procureur de la République de Paris, François Molins, rappelle que « le fait qu’une dépense est réformée en totalité ou en partie ne signifie pas qu’il y a eu fraude ». Il ajoute que celle-ci « ne doit pas s’apprécier à l’aune des réformations ou demandes d’explications de la CNCCFP, mais à l’existence d’une possible volonté de tromper la commission quant à la réalité des sommes reçues ou dépensées au titre de la campagne ».
« Une réponse politique »
Concernant les cas de Marine Le Pen et de Benoît Hamon, le parquet de Paris se rallie aux positions de la commission, qui avait approuvé leurs comptes de campagne après réformations. L’usage d’un jet privé pour se rendre au Tchad, les salaires élevés et les conditions de logement de certains cadres de la campagne de la candidate du Front national ne constituent pas des infractions, pas plus que le recours à des prestataires liés à des proches du FN ou les intérêts d’un prêt accordé par Cotelec, le microparti de Jean-Marie Le Pen, estime le parquet.
Les remises accordées par des prestataires à Benoît Hamon, dont certaines avaient fait l’objet de corrections de la CNCCFP, ne permettent pas de suspecter une fraude. « Les éléments produits » par Anticor ne sont « pas de nature à remettre en cause la pertinence de l’analyse réalisée par l’organe de contrôle », note le parquet de Paris.
« La décision du parquet est circonstanciée et a les atours d’une réponse juridique, mais elle s’apparente d’abord à une réponse politique », estime Me Jérôme Karsenti, l’avocat d’Anticor. « Le procureur de la République n’a fait en réalité aucune enquête et ne s’appuie que sur la réponse de la CNCCFP. Mais, problème majeur, cette commission n’a pas les moyens [d’investigation]. »
Le procureur rappelle par ailleurs que les campagnes de deux candidats font l’objet d’enquêtes. Après un signalement de la CNCCFP daté du 16 mars, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur les comptes de Jean-Luc Mélenchon. La justice s’intéresse notamment à des « surfacturations » de prestataires, liés à des proches du leader de La France insoumise, qui « tendent à faire sérieusement suspecter l’existence de manœuvres délibérées destinées à tromper l’organe de contrôle aux fins d’obtenir des remboursements sans cause », selon les mots de François Molins.
Saisi d’une plainte d’élus de droite, le parquet de Lyon a de son côté ouvert une enquête préliminaire, le 22 juin, visant des faits présumés de détournement de fonds publics, de financement irrégulier de campagne électorale, d’abus de biens sociaux et de recel. Il s’agit de vérifier si la métropole et la ville de Lyon ont apporté une aide financière à Emmanuel Macron lors de l’année précédant l’élection présidentielle de 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ La Journée mondiale de l’Alzheimer vendredi met l’accent sur cette maladie neurodégénérative qui touche 1,3 % des Français.
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Alzheimer : 1 million de malades, 2 millions d’aidants, 20 milliards d’euros de coûts… et 0 traitement

La Journée mondiale de l’Alzheimer vendredi met l’accent sur cette maladie neurodégénérative qui touche 1,3 % des Français.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 15h34
   





                        


A l’occasion de la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, nous republions une version réactualisée d’un article rédigé en 2016.
La maladie d’Alzheimer se manifeste par une démence résultant de lésions progressives au sein du système nerveux central. Bien qu’elle ait été décrite il y a cent dix ans par le neurologue allemand Alois Alzheimer, ses causes sont encore débattues et il n’existe aujourd’hui aucun vaccin ni traitement pour la guérir. Cette affection neurodégénérative est devenue un enjeu majeur de santé publique, lié au vieillissement de la population, et une journée mondiale lui est consacrée le 21 septembre.
Qui sont les malades d’Alzheimer ?
La maladie est la quatrième cause de mortalité en France. Hormis de rares cas d’Alzheimer précoce (moins de 1 % des patients ont moins de 65 ans), la maladie touche les personnes âgées : entre 2 et 4 % des plus de 65 ans et jusqu’à 23 % des plus de 80 ans en sont atteints.
La maladie touche inégalement les sexes : les femmes représentent les deux tiers des malades de plus de 65 ans. Un décalage qui s’explique notamment par la différence d’espérance de vie (en France, une femme née en 2016 vivrait en moyenne 85,4 ans et un homme 79,3 ans, selon l’Insee).
Au total, entre 850 000 et 1,2 million de personnes souffrent d’Alzheimer en France (1,1 million selon la Fondation Médéric Alzheimer). Un chiffre qui pourrait atteindre environ 1,75 million en 2030 avec l’augmentation de l’espérance de vie, selon l’Inserm, bien que de nouvelles études montrent une tendance à la stabilisation des nouveaux cas en Europe de l’Ouest. Chaque année, 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués, mais les contours de la maladie restent flous.
Au niveau mondial, l’OMS estime que 50 millions de personnes sont touchées par une forme de démence, dont la maladie d’Alzheimer est la forme la plus commune (60 à 70 % des cas).

        Lire  :
         

          Cinq choses à savoir sur la maladie d’Alzheimer



Combien coûte la maladie ?
Le rapport mondial 2018 de l’organisation Alzheimer’s Disease International estime à environ mille milliards de dollars (850 milliards d’euros) le coût annuel de la maladie dans le monde, soit plus de 1 % du PIB mondial. Une somme qui devrait doubler à l’horizon 2030.
5,3 milliards d’euros de coûts médicaux
En France, seule la moitié des malades est diagnostiquée, et à peine plus d’un tiers bénéficie d’une prise en charge pour affection de longue durée, selon le ministère de la santé. Une étude de la Fondation Médéric Alzheimer évaluait en 2016 à 5,3 milliards d’euros par an les coûts médicaux et paramédicaux de la maladie. Une somme qui recouvre le diagnostic, les soins annexes et surtout les hospitalisations liées aux complications (chutes, malnutrition, dépression).


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Les coûts médicaux et paramédicaux d'Alzheimer


Source : Fondation Médéric Alzheimer



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Si de nombreux essais cliniques et thérapeutiques sont en cours, il n’existe aucun traitement médicamenteux permettant de guérir la maladie. L’Assurance-maladie a décidé en août 2018 de cesser de rembourser les traitements des symptômes, dont elle estime qu’ils « ont un intérêt médical insuffisant », et de nombreux effets secondaires. Ces traitements sont donc désormais à la charge des patients.
A cela s’ajoutent les coûts médico-sociaux, correspondant à l’accueil de jour, les hébergements en maison de retraite, les structures spécifiques (MAIA), l’allocation personnalisée d’autonomie…

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                Alzheimer : l’argent économisé par le déremboursement « sera réorienté vers l’accompagnement des malades », selon Agnès Buzyn



Quelle charge pour les aidants ?
Au-delà de la souffrance des malades, qui perdent la mémoire et leurs facultés intellectuelles, Alzheimer a aussi des conséquences directes pour les proches, puisque 63 % des patients demeurent à leur domicile.
Selon une étude sur les personnes âgées et la dépendance, la « Paquid », seuls 28 % des personnes atteintes au stade précoce vivent seules, les autres bénéficiant donc de la présence d’un aidant, familial ou professionnel. Selon l’association France Alzheimer, lorsque l’on additionne les malades et leurs « aidants », 3 millions de personnes sont concernées par l’Alzheimer.
Ces proches sont le plus souvent l’enfant ou le conjoint du malade. En Europe de l’Ouest, il s’agit à 67 % de femmes. Ces aidants prennent en charge une série de soins en fonction de l’état du patient : surveillance de jour et de nuit, aide à la toilette, aux repas, ménage, tâches administratives…
14 milliards d’euros d’aide informelle
Il est complexe d’évaluer le montant de ce social care, qui a des conséquences économiques sur les aidants au niveau professionnel (réduction de l’activité ou ralentissement de carrière) et sanitaire (problèmes cardiovasculaires accrus par exemple). Huit aidants sur dix affirment avoir des difficultés à concilier leur vie professionnelle et leur activité d’aidants, selon un sondage OpinionWay pour France Alzheimer.
Des études réalisées avec diverses méthodes évaluent entre 12 et 16,50 euros le coût horaire de l’aide informelle aux malades d’Alzheimer. En moyenne, la Fondation Médéric Alzheimer estime à 14 milliards d’euros par an le coût global de l’aide informelle pour la société française.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Alzheimer, une épreuve familiale



Au niveau des familles, France Alzheimer a évalué en 2010 que, pour chaque patient, les aides s’élèvent à 414 euros par mois en moyenne, principalement sous forme d’allocation personnalisée d’autonomie (APA), aides au logement ou aides sociales du conseil général. Le reste à charge financier est estimé à 1 000 euros par mois, avec un décalage important entre les malades encore à domicile (570 euros) et ceux qui résident en établissement (2 300 euros).

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Photographie : à Vevey, les autoportraits d’une époque

Pachi Santiago et Olivier Blanckart, exposés au Festival Images – Biennale des arts visuels, se travestissent en icônes.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 10h15
    |

            Michel Guerrin (Vevey (Suisse), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Exposé dans un parc au centre de Vevey, en Suisse, l’Espagnol Pachi Santiago se prend pour Claudia Schiffer. Un peu plus loin, au bord du lac Léman, le Français Olivier Blanckart se transforme, photo après photo, en Sartre, ­Laurel, Hardy, Balzac, Cohn­-Bendit, Depardieu, David Lynch, Renaud, Mélenchon, Courbet – liste non exhaustive. Autant dire qu’on a envie de rencontrer ces deux artistes pour voir à quoi ils ressemblent en vrai. L’Espagnol a le trait fin, le cheveu blond mais un regard noir qui n’appartient qu’à lui. Olivier Blanckart ne ressemble qu’à Olivier Blanckart – petit, rondelet, blond dégarni. Son visage est de la pâte à modeler. Un visiteur le croise et lui lance, stupéfait : « C’est vous, l’artiste ? » C’est lui.

Blanckart épate par sa façon de se transformer, sans assistant, sans recourir à des images de ­synthèse, juste avec des postiches à 3 euros, un maquillage grossier, du scotch, un coup de crayon. L’appareil est souvent un Instamatic ou un téléphone. Ce qui compte, c’est qu’il a beaucoup regardé les images d’illustres avec les attributs de leurs apparences : une coiffure, un vêtement, un regard, un sourire, une mimique, un objet.
Peu importe de savoir si Cohn-Bendit est crédible. La chemise bleue ouverte sur un tee-shirt blanc avec veste grise, le sourire désarmant, c’est lui. Les cheveux sculptés d’un rockeur, le regard de chien battu, la chemise blanche fermée sans cravate, c’est le ­cinéaste David Lynch. Le regard ­vitreux, les joues qui tombent, les lèvres pincées, la coiffe blonde, la robe bleu Klein, c’est Angela ­Merkel. Le cou dans le col roulé et les lunettes trop grandes, c’est Marguerite Duras.
Parfois, Blanckart fait évoluer son corps pour s’approcher du modèle – il est monté à 83 kg pour Balzac
Blanckart fait de la pantomime. Il accentue les stéréotypes, il les caricature. Parfois, il fait évoluer son corps pour s’approcher du modèle – il est monté à 83 kg pour Balzac. Quand les personnages...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Selon « The Telegraph », Gerard Piqué, dont la société organisera la nouvelle formule de la Coupe Davis, envisage une exhibition dont le vainqueur empocherait la dotation totale.
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Tennis : un nouveau tournoi, la Majesty Cup, à l’étude

Selon « The Telegraph », Gerard Piqué, dont la société organisera la nouvelle formule de la Coupe Davis, envisage une exhibition dont le vainqueur empocherait la dotation totale.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 15h21
   





                        



   


Gerard Piqué va finir par froisser Sa Majesté. Roger Federer s’était déjà étonné lors du dernier US Open de voir le défenseur du Barça s’incruster dans le microcosme tennistique : « Je n’ai pas encore parlé à Gerard Piqué mais j’avoue que ça fait un peu bizarre de voir un footballeur arriver et se mêler des affaires du tennis. Il faut faire attention : la Coupe Davis ne doit pas devenir la Coupe Piqué », avait estimé le Suisse. L’Espagnol et son groupe Kosmos venaient de se voir confier le saladier de la Coupe Davis par la Fédération internationale de tennis (ITF).

        Lire aussi :
         

                Tennis : la Fédération internationale adopte une réforme radicale de la Coupe Davis



Le Telegraph révèle, vendredi 21 septembre, qu’une nouvelle compétition de tennis pourrait voir le jour à son initiative, la Majesty Cup. Ce tournoi masculin réunirait 64 joueurs, avec une caractéristique : le vainqueur gagnerait la dotation totale, soit 10 millions de dollars (8,5 millions d’euros), presque autant que les dotations des quatre Grands Chelems réunis et plus que le prize-money de l’ensemble des Masters 1000. Les 63 autres joueurs, eux, ne recevraient rien du tout.
Cette nouvelle exhibition pourrait se dérouler mi-septembre, dans la foulée de l’US Open. Soit juste avant la Laver Cup chère à… Roger Federer, qui se déroule ce week-end à Chicago.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ L’hyménoptère introduit en 2004 a depuis colonisé quasi tout le territoire métropolitain. Il est responsable de la mort, mardi, d’un homme de 57 ans dans le Calvados.
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Pourquoi le redouté frelon asiatique s’installe en France

L’hyménoptère introduit en 2004 a depuis colonisé quasi tout le territoire métropolitain. Il est responsable de la mort, mardi, d’un homme de 57 ans dans le Calvados.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 12h12
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 14h34
   





                        


Dans le Calvados, un homme âgé de 57 ans est mort, mardi 18 septembre, après avoir été piqué par un frelon asiatique. Quand les sapeurs-pompiers, appelés au secours de deux personnes, sont arrivés, l’homme était déjà mort, l’autre personne a été hospitalisée.
L’insecte a désormais colonisé quasi tout le territoire métropolitain. David Philippart, directeur de la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (Fredon) de Basse-Normandie, où le frelon asiatique est particulièrement virulent, fait le point sur cette invasion et sur ses conséquences.
Pourquoi le frelon asiatique est de plus en plus présent en France
Les frelons asiatiques ont a priori été introduits en France en 2004. Ils se trouvaient dans un conteneur de poteries importées de Chine par un horticulteur du Lot-et-Garonne, selon l’Inventaire national du patrimoine naturel. Ils se sont ensuite largement répandus. « Ils se développent très rapidement parce qu’ils n’ont pas de prédateur, explique David Philippart. Et le géoclimat qu’on leur propose en France leur va très bien. » 
Le réchauffement prolonge la période de prédation des frelons asiatiques, qui peut aller jusqu’à la fin de novembre.

   


Pourquoi le frelon asiatique est dangereux
Pour l’homme, le frelon asiatique est plus dangereux que son congénère européen en raison de la violence de son réflexe de défense. « Quand il attaque pour défendre son nid, ce sont tous les individus du nid qui attaquent. Cela peut aller jusqu’à plusieurs centaines ou milliers de frelons », prévient David Philippart. Le frelon européen, lui, attaque à quelques dizaines d’individus, ce qui suffit à éloigner le danger. De plus, la piqûre du frelon asiatique est plus profonde.

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                Les pesticides néonicotinoïdes désormais interdits pour protéger les abeilles



Mais ces hyménoptères sont également dangereux pour la biodiversité. Leurs nids peuvent compter plusieurs milliers d’individus, ils s’attaquent donc à tous les insectes pour nourrir les nombreuses nymphes. « Ils pillent les ruches, précise le directeur du Fredon. Ils attendent devant et tuent les abeilles qui en sortent. Les dégâts sont de 30 % à 60 % de ruches en moins selon les endroits. »
Comment le reconnaître et s’en protéger

   


Le frelon asiatique est reconnaissable à sa couleur à dominante noire, avec le bout de l’abdomen orangé et les pattes jaunes, tandis que le frelon européen est jaune, rayé de noir, avec une tête jaune et des pattes brunes. Le frelon asiatique est un peu plus petit que l’européen.
Il ne présente aucun danger lorsqu’il est en prédation, loin de son nid, occupé à se nourrir, selon David Philippart. « Mais autour du nid, les frelons asiatiques sont extrêmement dangereux, il ne faut absolument pas s’en approcher. » Il est donc impératif de signaler un nid en mairie, afin qu’il soit détruit par un professionnel, équipé d’une combinaison spéciale.
Quant à s’en débarrasser pour de bon, « c’est impossible », affirme David Philippart. « Nous n’avons pas les outils suffisants. Il faudrait détruire 100 % des nids courant août, mais ils sont cachés en haut des arbres. Quand on les découvre à la chute des feuilles, les fondatrices, celles qui passent l’hiver, sont déjà parties. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Agnès Buzyn a annoncé vendredi que la vague de chaleur de l’été 2018 avait provoqué environ 1 500 morts de plus qu’une année normale.
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La canicule de l’été 2018 a fait dix fois moins de morts qu’en 2003

Agnès Buzyn a annoncé vendredi que la vague de chaleur de l’été 2018 avait provoqué environ 1 500 morts de plus qu’une année normale.



LE MONDE
 |    21.09.2018 à 08h52
 • Mis à jour le
21.09.2018 à 10h07
   





                        


La canicule de l’été 2018 a provoqué environ 1 500 morts de plus qu’une année normale a annoncé vendredi 21 septembre la ministre de la santé, Agnès Buzyn, sur CNews. Toutefois, dix fois moins de personnes sont mortes cette année qu’en 2003.
« Il y a eu un excès de mortalité qui était évidemment attendu chez les personnes très âgées, probablement moins de 1 500 morts de plus que ce qui est attendu normalement dans ces mois-là », a déclaré la ministre. Ce chiffre représente « dix fois moins que la canicule de 2003 », qui avait fait entre 15 000 et 20 000 morts, mais aussi « moins que les autres épisodes caniculaires » des dernières années, a-t-elle noté.
En 2015, environ 3 000 décès supplémentaires avaient été enregistrés selon les autorités sanitaires, mais seulement 700 en 2016, et moins de 400 en 2017. En 2006, année de canicule particulièrement sévère, une surmortalité d’environ 2 000 décès avait été constatée.
Prévention et mobilisation ont porté leurs fruits
« Ça prouve vraiment que la prévention et la mobilisation dans tous les secteurs a porté ses fruits (…) mais c’est inexorable que les personnes très âgées aient malheureusement des complications », a commenté Agnès Buzyn, qui réunit vendredi les acteurs mobilisés pendant la canicule. « Il n’y a pas eu d’excès majeur, les hôpitaux n’ont pas été pris d’assaut par les personnes en très grosses difficultés, c’était entre 3 % et 5 % des passages aux urgences seulement qui étaient réellement liés à la chaleur ; ce qui veut dire qu’en amont les médecins et infirmières, les communes se sont mobilisés », a ajouté la ministre.
Face à la multiplication attendue des épisodes de canicule avec le changement climatique, elle a appelé à « nous organiser autrement » et notamment à réorganiser les villes, plus sujettes à la chaleur en raison du phénomène d’îlots de chaleur urbains. L’été 2018 a été le deuxième plus chaud de l’histoire de France, avec une température moyenne supérieure à la normale de près de 2 °C, loin toutefois de celui de 2003, selon Météo France. Une vague de chaleur exceptionnelle a notamment frappé l’ensemble du pays du 24 juillet au 8 août, en particulier le quart nord-est.

        Visualiser :
         

          Cent quatre jours de canicule dans le Rhône en quinze ans, quarante et un à Paris… Et votre département ?






                            


                        

                        

