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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ L’illustre peintre italien aurait succombé en 1610 à une grave infection bactérienne, conclut une équipe marseillaise qui a utilisé plusieurs méthodes d’analyse génétique pour résoudre une énigme historique.
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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Mêlant récits de patients et théorie scientifiques, l’auteur nous plonge dans les arcanes du syndrome de stress post-traumatique.
<filname="PROF-env_sciences-2"> ¤                     
                                                   
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Voyage au cœur du traumatisme

Mêlant récits de patients et théorie scientifiques, l’auteur nous plonge dans les arcanes du syndrome de stress post-traumatique.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 10h00
    |

                            Sarah Terrien








                        



                                


                            
Le livre. « Un Américain sur cinq [a été] sexuellement agressé dans son enfance, un sur quatre battu par un parent au point d’en garder la cicatrice, et un tiers des couples se livre à la violence physique. » Dès le prologue, Bessel van der Kolk, psychiatre américain d’origine néerlandaise, spécialiste du syndrome de stress post-traumatique et fondateur du Trauma ­Center de Boston, appuie là où ça fait mal. Pour lui, il y a urgence, il faut prendre en charge tous ces « traumatisés ».
Dans ce livre, l’auteur parle à la première personne : parcours professionnel, échanges avec ses collègues, recherches scientifiques, questionnements personnels et professionnels se mêlent à une plongée dans les arcanes du syndrome de stress post-traumatique. A l’aide de métaphores parlantes, l’auteur parvient à vulgariser d’une manière assez spectaculaire les mécanismes cérébraux et physiologiques impliqués dans le traumatisme. Le thalamus devient le « cuisinier du cerveau » ; l’amygdale le « détecteur de fumée » ; et le cortex préfrontal médian la « tour de guet ».

Il file également la métaphore pour s’émerveiller de l’avènement des techniques d’imagerie cérébrale dans les années 1990 : « La technique précédente […] avait permis de voir ce qui nourrissait l’activité neuronale – un peu comme lorsqu’on tente de comprendre le ­moteur d’une voiture en étudiant l’essence. Avec la neuro-imagerie, on a pu mettre le nez dans le moteur. » Les histoires de ses patients, leur prise en charge, leurs difficultés et leurs progrès permettent de donner vie au propos du psychiatre. Il décrit longuement sa première expérience de médecin auprès d’anciens combattants du Vietnam, une étape fondatrice : « Ce sont Tom et les autres vétérans qui ont été mes premiers professeurs. »
Réparer les victimes
Le psychiatre se mue parfois en professeur d’histoire, nous entraînant à...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ La confiance que peut inspirer l’intelligence artificielle ne se mesure pas à la seule aune du respect de règles éthiques, mais aussi d’autres normes, gages de « qualité de service ».
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Algorithmes : l’éthique n’est pas toute la question

La confiance que peut inspirer l’intelligence artificielle ne se mesure pas à la seule aune du respect de règles éthiques, mais aussi d’autres normes, gages de « qualité de service ».



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 08h00
   





                        



                                


                            
Carte blanche. L’éthique de l’intelligence artificielle (IA) et des algorithmes fait l’objet de nombreux questionnements ces derniers temps. Plusieurs rapports et études fleurissent à travers le monde sur le sujet mettant en exergue de nouvelles formes de discrimination et d’inégalité. Plusieurs voix s’élèvent, dans les sphères des services ­publics comme dans celles des entreprises privées, contre la « tyrannie » ou le« pouvoir » des algorithmes en appelant à plus de transparence et d’éthique et à la mise en place de garde-fous pour le respect des droits civiques et des libertés individuelles. Cette mouvance se développe depuis plus de deux ans déjà à l’international.
La France et l’Europe ont souvent été ­accusées de naïveté en se préoccupant d’éthique et moins de la création de valeur économique et du développement industriel, terrain de jeux trop souvent laissé aux acteurs industriels américains ou chinois. Ainsi, l’éthique des algorithmes et de l’IA est perçue par certains comme un frein au développement économique et au déploiement des technologies de l’IA, et considérée comme un ensemble de « bon sentiments » emphatiques et généreux qui n’engagent personne, en tout cas pas les fournisseurs des services numériques. En réalité, ce sont moins les principes éthiques des algorithmes qui comptent mais plus la confiance des citoyens et des professionnels qui en fait un facteur de compétitivité économique et non un frein.
Manque de maîtrise
Si l’on regarde de plus près, les risques négatifs de l’IA ne sont pas toujours issus d’une volonté de nuire, de discriminer sur un ­critère non avouable ou de contourner la ­réglementation en vigueur, mais parfois simplement d’un manque de maîtrise dans le déploiement de ces technologies très puissantes. En effet, un algorithme peut ­déboucher sur deux décisions différentes dans des situations comparables simplement parce qu’il est instable (non reproductible) ou vulnérable au bruit des données.
De...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Des chercheurs publient mercredi une analyse de plus de 60 millions de tweets liés à la campagne présidentielle française de 2017.
<filname="PROF-env_sciences-4"> ¤                     
                                                

Intox, polarisation, risques de manipulation : les leçons de la présidentielle vue de Twitter

Des chercheurs publient mercredi une analyse de plus de 60 millions de tweets liés à la campagne présidentielle française de 2017.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 20h28
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


L’explosion de couleurs donne le tournis. Rose, rouge, violet, bleu, marron… De grosses taches diffuses, comme violemment projetées sur la toile, se concentrent au centre de l’image, entourées de mouchetures multicolores. Ce paysage chaotique n’a rien d’imaginaire : il s’agit du paysage politique français sur Twitter tel qu’il était le jour du premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril 2017. Les galaxies qui se dessinent à l’écran sont en fait les communautés politiques qui entourent chacun des candidats, chaque point représentant un compte sur le réseau social.
Cette cartographie a été réalisée dans le cadre du Politoscope, un projet de longue haleine de l’Institut des systèmes complexes de Paris Ile-de-France (ISC-PIF, un laboratoire CNRS). Après deux ans de recherches, documentées sur un site dédié, Noé Gaumont, Maziyar Panahi et David Chavalarias publient, mercredi 19 septembre, un long article dans la revue PLoS ONE, qui décortique la bataille politique qui s’est jouée sur Twitter tout au long de l’élection.
Un baromètre de la bataille politique en temps réel
L’imprévisible scrutin de 2017 s’est rapidement révélé être un cas d’école pour l’équipe du Politoscope. « La question de l’identification des communautés sur les réseaux sociaux est un champ de recherche à part entière. Cette présidentielle a été particulièrement complexe de ce point de vue », relève David Chavalarias, directeur de l’ISC-PIF.
Premier défi pour les chercheurs : tenter d’évaluer la proximité des 2,4 millions de comptes Twitter étudiés avec les candidats à la présidentielle. Pour reconstituer ces familles politiques, ils ont observé les « retweets », c’est-à-dire le relais intégral de messages publiés sur le réseau. Suivant cette méthodologie, plus deux comptes se sont retweetés l’un et l’autre, plus ils sont considérés comme proches.
C’est ce qui permet à l’arrivée d’établir un immense réseau, sans cesse en mouvement. En l’observant jour après jour, semaine après semaine, les chercheurs de l’ISC-PIF ont assisté en quasi direct à la reconfiguration des communautés politiques au fil des péripéties de la campagne. Bien qu’il ne mesure pas des intentions de vote, le Politoscope a ainsi pu voir la communauté des fillonistes monter en puissance au fil des débats de la primaire à droite.
Au-delà des inféodés à chacun des candidats à l’élection, les chercheurs ont identifié une catégorie subsidiaire, qu’ils ont baptisée la « mer », soit celles et ceux qui ne militent pas forcément activement pour une personnalité. « Il est très intéressant de voir les communautés se reconfigurer, et aussi d’étudier la manière dont elles recrutent de nouveaux membres issus de la mer », note David Chavalarias.
Faut-il en déduire que les chercheurs ont constitué un fichier de militants par appartenance politique ? Le chercheur se veut rassurant : « Dans notre processus, un compte est rangé dans une communauté politique, mais nos données sont anonymisées et seuls trois chercheurs avaient accès aux données. Le résultat n’est pas un fichier mais des analyses statistiques au niveau communautaire. »
Si le Politiscope a cartographié le paysage politique jour après jour, les milliers de points qui en dessinent les constellations ne sont pas identifiables. Cependant, des acteurs peu scrupuleux pourraient tout à fait aspirer ces données et s’en servir à des fins peu avouables, note David Chavalarias, qui souhaite sensibiliser l’opinion publique à ces risques : 
« Nous avons une marge d’erreur de prévision, au niveau individuel, qui est de l’ordre de 7 % pour les militants les plus actifs. Cela montre qu’il est tout à fait faisable de faire une campagne ciblée sur une communauté politique sans disposer de moyens démesurés. Et donc que vous pouvez être exposés à de telles campagnes d’influence. »
Le risque étant de voir à l’avenir des campagnes ciblées se décupler par le biais d’outils numériques de plus en plus accessibles.
Les intox représentent moins de 1 % des messages étudiés
L’équipe du Politoscope s’est également penchée de près sur la circulation des fausses informations pendant la campagne électorale. Pour ce faire, elle a analysé les données compilées par l’équipe des Décodeurs dans le cadre du Décodex, notre projet de lutte contre la désinformation. Plus précisément, notre base de données qui identifie précisément des messages erronés et les relie à leurs diffuseurs (vous pouvez consulter notre méthodologie ici). Les chercheurs ont ainsi étudié la circulation des liens contenant une des 179 fausses informations que nous avions identifiées à la date de leurs travaux — par exemple, « Jean-Luc Mélenchon porte une Rolex » ou « plus de 30 % de la campagne d’Emmanuel Macron a été financé par l’Arabie saoudite ».

        Lire aussi :
         

                Fausses informations : les données du Décodex en 2017



Premier enseignement : seuls 4 888 tweets sur les 60 millions analysés par le Politoscope redirigeaient vers l’une des fausses informations identifiées par l’équipe des Décodeurs, soit un peu moins de 0,1 % du total.
Une proportion en partie minorée par le fait que notre panel n’est pas exhaustif (nous n’avons pas identifié toutes les fausses informations qui circulaient sur Twitter) et aussi par des raisons techniques (nous avons identifié des liens qui faisaient circuler ces fausses informations, mais là aussi des partages nous ont échappé, parce que l’intox pouvait par exemple être reprise dans une image et pas dans un texte). Notons cependant que ces mêmes publications ont recueilli plus de 1,6 million de partages sur Facebook, selon nos relevés.
Malgré ces limites, les données du Décodex apparaissent cohérentes avec les conclusions d’une étude publiée en mars dans Science, qui avait identifié 4,5 millions de partages d’informations erronées sur Twitter dans un corpus de 500 millions de messages (soit un peu moins de 1 %), note le trio de chercheurs français.
Les deux études se rejoignent également sur un point : les fausses informations circuleraient plus massivement que leurs démentis sur le réseau social. Dans le cas du Politoscope, les réfutations n’ont été partagées que 1 275 fois sur la plate-forme, soit près de quatre fois moins que les fausses affirmations auxquelles ces articles répondaient. Son pendant américain publié dans la revue Science estimait quant à lui que le « vrai » se propageait trois fois moins vite que le « faux ».
L’hémiplégie des militants face aux fausses informations
Derrière ce premier constat d’ensemble, l’équipe de l’ISC-PIF s’est intéressée aux profils de ceux qui ont diffusé les intox et leurs démentis sur Twitter. Or, au-delà de la quantité totale de partages, les chercheurs ont observé que le « vrai » et le « faux » ne se diffusaient pas du tout de manière équitable entre les communautés.
Ainsi, la circulation des intox provient-elle « principalement de certaines communautés politiques, pas de la mer », écrivent les auteurs. En effet, les internautes qui sont moins proches d’un candidat en particulier n’ont partagé que 18,9 % des fausses nouvelles, alors qu’ils ont publié 43,44 % des messages analysés.
Et il y a aussi des différences entre les mouvances politiques : selon les chercheurs, les partisans de François Fillon et de Marine Le Pen « sont les plus acti[fs] et ont émis respectivement 50,75 % et 22,21 % du nombre total de fausses nouvelles partagées ». Restent tout juste 10,1 % de fausses nouvelles diffusées par les soutiens des neuf autres candidats.


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Les soutiens de François Fillon sont ceux qui ont le plus fait circuler d'intox sur Twitter 
Nombre de messages diffusant de fausses informations ou des vérifications repérés parmi les soutiens des candidats.

Sources : Politoscope, Les Décodeurs (Décodex)



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Les démentis ont eux aussi circulé de manière complètement différente d’une communauté politique à l’autre. Si bien que certaines communautés ont, en proportion, partagé bien plus de messages d’une catégorie que de l’autre.
Ces déséquilibres sont bien sûr à traiter avec prudence. « Il y a plusieurs interprétations possibles, prévient David Chavalarias. Ces fausses informations sont peut-être un instrument politique. Mais il peut aussi s’agir de tentatives d’influence de trolls extérieurs aux communautés politiques. Ou encore d’une marque d’appartenance à certaines communautés voire d’ironie. »

   


Certains déséquilibres s’expliquent par des raisons militantes évidentes. Il n’est ainsi pas surprenant que des partisans de certains candidats aient partagé les articles qui déconstruisaient des mensonges sur ceux-ci. Autour d’Emmanuel Macron, on a ainsi logiquement partagé des articles de vérification qui répondaient à des rumeurs sur lui. Néanmoins, il semble bien que les fausses informations sur Emmanuel Macron aient nettement plus émané de soutiens de François Fillon et de Marine Le Pen que de ceux des autres candidats.
Ces résultats donnent matière à s’interroger sur le phénomène des fausses informations. « Cela montre que le vrai problème n’est pas tant la circulation de fausses informations au sens strict du terme, sur laquelle on peut légiférer, mais plutôt l’amplification de la polarisation de l’opinion publique qu’entraînent les “fake news” et autres types de propagande numérique », estime David Chavalarias.
La multiplication de sites ultrapartisans, l’utilisation de techniques de ciblage visant à influencer une communauté plutôt qu’une autre, la fabrication de polémiques de toutes pièces par des groupes militants…, autant de phénomènes qui préoccupent le chercheur : « L’utilisation des réseaux sociaux dans un contexte électoral rend vulnérable notre méthode traditionnelle de vote. Les méthodes et techniques pour créer de la division s’affinent bien et ces outils sont désormais à la portée de groupes de taille moyenne. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/20/18-5">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092018">
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Les « perles cachées » de l’innovation technologique européenne

Les chercheurs Jonathan Wareham et Laia Pujol appellent dans une tribune au « Monde » à une meilleure utilisation du potentiel des grands équipements scientifiques européens pour développer des technologies innovantes contribuant au bien-être économique et social.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 14h15
    |

Jonathan Wareham (Professeur en systèmes d’information à l’Esade Business School, à Barcelone) et Laia Pujol (Doctorante à l’Esade Business School)







                        



                                


                            

Tribune. Le 26 septembre 2017, lors de son discours à la Sorbonne, le président Emmanuel Macron avait suggéré la création d’une agence d’innovation paneuropéenne, semblable à la Defense Advanced Research Projects Agency (Darpa) américaine, entrée dans la légende du développement de nouvelles technologies dès sa création en 1958 au sein du département de la défense des Etats-Unis.
Le commissaire européen à la recherche et à l’innovation, Carlos Moedas, a, quant à lui, proposé, en octobre 2017, la création d’un « conseil européen de l’innovation » pour piloter le programme Horizon 2020. Pour l’un comme pour l’autre, il est urgent d’aider l’Europe à rattraper son retard sur ses concurrents internationaux en matière d’innovation.
M. Moedas suggère, peut-être à juste titre, qu’une agence européenne intergouvernementale sur le modèle de la Darpa constituerait une approche trop « descendante » pour les Etats membres. Son argumentation ignore toutefois un élément essentiel : les technologies de la Darpa, qui ont marqué de leur empreinte presque tous les produits numériques disponibles sur le marché aujourd’hui – GPS, réalité virtuelle, voitures autonomes –, ont été développées dans un environnement commercial.
En effet, la quasi-totalité des entreprises qui ont marqué les débuts de la Silicon Valley, dont IBM, Hewlett-Packard ou Oracle, doivent leur succès aux grands contrats passés avec l’armée américaine. La question n’est pas de glorifier le rôle des dépenses militaires, mais de souligner l’importance d’une forte traction par la demande dans le processus d’innovation. Comment l’Europe peut-elle stimuler la demande d’innovation ?
Une longue et fière tradition de progrès
L’Europe a une longue et fière tradition de progrès scientifique. Elle peut se vanter de disposer des infrastructures de recherche parmi les plus sophistiquées au monde, avec notamment l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN),...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Ce lieu au charme désuet, près de Paris, évoque les grandes heures de la recherche coloniale. Longtemps à l’abandon, le Jardin d’agronomie tropicale attend son renouveau.
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Un jardin tropical dans les limbes

Ce lieu au charme désuet, près de Paris, évoque les grandes heures de la recherche coloniale. Longtemps à l’abandon, le Jardin d’agronomie tropicale attend son renouveau.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 10h00
    |

                            Catherine Mary








                        



                                


                            
C’est un jardin insolite auquel on accède par une étrange porte chinoise à la peinture délavée, l’un des nombreux vestiges des expositions coloniales qui le hantent. Pourtant le Jardin d’agronomie tropicale, 7 hectares logés dans la pointe orientale du parc de Vincennes, à la limite de Nogent-sur-Marne, n’en est pas moins habité.
Chaque jour s’y rendent les employés de 18 institutions et organisations non gouvernementales hébergées sur le campus géré par le Cirad, l’organisme français de ­recherche agronomique et de ­coopération dans les régions tropicales et méditerranéennes. Et leurs déplacements le long des ­allées de terre tracées dans le bois en friche où se nichent les pavillons délabrés ressemblent à un dialogue de signes avec le passé.
Rapport au passé colonial
Car si les activités du Cirad sont ­désormais consacrées au développement durable dans les anciens pays colonisés, il n’en est pas moins l’héritier de la recherche en agronomie tropicale pour laquelle le jardin a été créé. « En France, nous avons un rapport un peu honteux à notre passé colonial, et c’est sans doute pour cette raison que le jardin n’est pas mis en valeur, ­confie Serge Volper, ex-responsable de la bibliothèque historique du Cirad, située au centre du jardin. La France, parmi les puissances coloniales, est la seule nation à avoir fait de la recherche agronomique tropicale une discipline bien individualisée de l’agronomie. » A force d’en choyer les archives, il est devenu la mémoire du jardin. Cette vitrine où sont exposées graines, fruits, écorces et produits du cacaoyer était destinée aux « leçons de choses », qui inculquaient aux élèves de l’empire les bienfaits de l’agronomie tropicale. Et ce buste en bois qui trône au centre de la bibliothèque, c’est celui de Jean Thadée Dybowski qui, avant de devenir le premier directeur du jardin, avait été directeur du commerce et de la colonisation en Tunisie.
A l’origine du jardin, il y...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Une théorie largement répandue considère que l’apprentissage consiste à inhiber ses émotions. Mais ne serait-ce pas plutôt au contraire les émotions qui régulent l’apprentissage ?
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Les émotions au coeur de l’apprentissage

Une théorie largement répandue considère que l’apprentissage consiste à inhiber ses émotions. Mais ne serait-ce pas plutôt au contraire les émotions qui régulent l’apprentissage ?



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 09h22
    |

                            Marie-Laure Théodule








                        



                                


                            
Les défis de la science. Comment les émotions influencent-elles l’acquisition de nos compétences ? Un débat agite la communauté des sciences cognitives à ce propos. Une première théorie dite du cerveau « tri-unique » a été proposée dans les années 1970 par le neurobiologiste américain Paul MacLean.
Elle suppose que le cerveau est organisé en trois couches héritées de l’évolution : au-dessous, le cerveau reptilien (le thalamus et une partie des ganglions de la base), qui gère des comportements instinctifs ; au milieu, le système limbique (l’autre ­partie des ganglions de la base et les amygdales), qui traite la motivation et les émotions conduisant à des comportements alimentaires, reproductifs et ­parentaux ; et enfin, au-dessus, le néocortex qui produit des opérations cognitives abstraites (planification, langage).
Processus d’inhibition
Elle postule que chaque système inhibe celui du dessous. Ainsi le système limbique entraînerait des réactions primaires fondées sur les émotions (plaisir, souffrance, peur), lesquelles seraient inhibées par le néocortex qui produirait des comportements plus élaborés. Selon cette théorie, l’acquisition d’une compétence se ferait en deux temps (apprentissage, puis expertise) contrôlés chacun par deux structures séparées : le système limbique, puis le néocortex, qui inhiberait le limbique. Et les troubles psychiatriques seraient dus à des défauts de ces processus d’inhibition.
Par exemple, ce serait parce qu’un ­patient n’arrive pas à contrôler ses émotions avec son système cognitif qu’il ­développerait des pathologies comme les troubles anxieux, les tocs (troubles ­obsessionnels compulsifs) ou les addictions. La théorie tri-unique a été largement diffusée en raison de son adéquation élégante entre structures cérébrales et fonctions ainsi que de quelques similitudes avec la théorie psychanalytique de Freud. Elle influence toujours fortement la psychologie et les sciences cognitives, avec l’idée...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Après le best-seller « Sapiens, une brève histoire de l’humanité », l’universitaire israélien publie, le 2 octobre, « 21 leçons pour le XXIe siècle ».
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ L’universitaire israélien, auteur du best-seller « Sapiens, une brève histoire de l’humanité », est devenu un phénomène d’édition mondial.
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Yuval Noah Harari, l’historien du futur

L’universitaire israélien, auteur du best-seller « Sapiens, une brève histoire de l’humanité », est devenu un phénomène d’édition mondial.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 05h15
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 09h26
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            

En cette fin du mois de juillet, il fait une chaleur moite insupportable, du trottoir de Tel-Aviv jusqu’au dernier étage de l’Hotel Cinema, où Yuval Noah Harari a pris place pour assurer la promotion de son nouveau livre, 21 leçons pour le XXIe siècle (Albin Michel, 420 p., 23 €, à paraître le 2 octobre).
Une équipe de télévision japonaise quitte tout juste l’auteur de Sapiens, une brève histoire de l’humanité (Albin Michel, 2015) – qui sera porté à l’écran par le réalisateur américain Ridley Scott et le cinéaste britannique Asif Kapadia – et Homo Deus, une brève histoire de l’avenir (Albin Michel, 2017).
Un entretien avec le philosophe du futur ressemble à une course difficile pour les non-pratiquants, un mélange de cent mètres et de marathon. On a beau lire, se préparer, bachoter, sortir de sa trousse des crayons de couleur bien affûtés et alignés, ça décolle à la verticale. Heureusement, la pythie est affable, patiente et bien disposée.

Ecrivain mondial. Que signifie ce statut ? Une renommée, une influence, un nom qui devient une marque. Dans le cas de Yuval Noah Harari, on peut ajouter que ce statut se mesure aussi au prestige de ceux qui se chargent de la recension de ses ouvrages. Le 4 septembre, dans les colonnes du New York Times, Bill Gates lui-même a pris la plume pour dire tout le bien qu’il pense de cet historien israélien insaisissable, qui réécrit le passé et dessine l’avenir en cherchant des lignes de cohérence ou de fracture. Ses pourfendeurs sont souvent les spécialistes pointus d’un domaine que l’auteur ne fait que survoler, trop occupé à créer des passerelles et décloisonner. La vulgarisation implique, parfois, des raccourcis, mais elle entraîne plus de monde que le cénacle savant.
Des outils pour penser le monde qui vient
Dans le New York Times, le patron de Microsoft exprime plusieurs réserves sur le nouveau livre de Yuval Noah Harari mais...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Plus de 470 000 adultes, vivant dans dix pays européens, ont répondu à un questionnaire sur leur alimentation.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/09/2018
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La consommation d’aliments mal notés par le Nutri-Score augmente le risque de cancer

Plus de 470 000 adultes, vivant dans dix pays européens, ont répondu à un questionnaire sur leur alimentation.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 01h39
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 10h40
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            

Haro sur la malbouffe ! Une étude publiée mardi 18 septembre dans la revue PLoS Medicine confirme le lien entre la consommation d’aliments gras, salés, sucrés et transformés et le risque de cancer. En effet, ceux qui mangent régulièrement des aliments mal notés par le Nutri-Score, l’étiquetage mis en place en octobre 2017 pour permettre au consommateur de connaître la qualité nutritionnelle des aliments, ont un risque augmenté de 7 % d’avoir un cancer. Cette probabilité accrue est plus particulièrement observée pour le cancer colorectal, des voies aérodigestives supérieures et de l’estomac, du poumon chez les hommes, du foie et du sein (postménopause) chez les femmes.
Au total, près de 50 000 cas ont été recensés dans l’étude, qui a sondé une large cohorte (appelée « European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition », EPIC, suivie de 1992 à 2014) de plus de 470 000 adultes vivant dans dix pays européens. Les chercheurs ont analysé les aliments consommés, notés selon un score nutritionnel, une version modifiée mise au point par l’Agence britannique des normes alimentaires, qui a servi de base au système d’étiquetage français, le logo Nutri-Score.

Le Nutri-Score, choisi par la France en 2017 et la Belgique en 2018, permet d’évaluer, à l’aide d’une échelle de couleurs (allant du vert à l’orange foncé) et de lettres allant de A (certaines pâtes, coulis, purées…) à E (certains biscuits, corn-flakes…), les qualités nutritionnelles des produits manufacturés, de les comparer et d’identifier le plus équilibré.
50 000 cas de cancer recensés
« Nous avons analysé la consommation et pondéré chaque aliment en fonction de sa quantité, en attribuant un indice aux personnes selon leur régime alimentaire en constituant cinq groupes, selon leur consommation d’aliments, des plus aux moins sains », explique la docteure Mathilde Touvier, qui a coordonné cette étude avec Mélanie Deschasaux, toutes deux membres de l’équipe...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Dans un tribune adressée au « Monde », un collectif s’inquiète que le diabète ou les maladies cardiovasculaires frappent désormais tous les pays, qu’ils soient à revenus élevés ou faibles. Ces pathologies sont aujourd’hui la principale cause de décès sur la planète.
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La « lutte contre les maladies non transmissibles », une urgence sanitaire mondiale

Dans un tribune adressée au « Monde », un collectif s’inquiète que le diabète ou les maladies cardiovasculaires frappent désormais tous les pays, qu’ils soient à revenus élevés ou faibles. Ces pathologies sont aujourd’hui la principale cause de décès sur la planète.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 13h13
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 16h27
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. L’évolution de la consommation alimentaire et les modes de vie de plus en plus sédentaires ont un fort impact sur la santé ­humaine et sur l’environnement et renforcent les risques de développer des maladies non transmissibles (MNT), dont le diabète ou les maladies cardiovasculaires font partie.
Depuis plus de dix ans, elles sont devenues les principales causes de décès dans le monde, entraînant 15 millions de morts prématurées chaque année. Ces changements de modes de vie frappent aujourd’hui de plein fouet les pays à revenus faibles et intermédiaires. Contrairement aux idées reçues, surpoids et obésité sont le lot d’un grand nombre d’habitants en Afrique de l’Ouest. Qui pourrait imaginer que 38 % des femmes en âge de procréer y sont déjà en surpoids et que 15 % sont obèses.
L’augmentation de la consommation de matières grasses d’origine animale et d’aliments industriels, conjuguée à une urbanisation massive, source de changements de modes de vie plus propices aux MNT, sont les causes de ces transitions au niveau épidémiologique.

L’industrie agroalimentaire, moteur de ces changements, impacte la santé humaine mais aussi l’environnement. L’intensification des modes de production, la surconsommation de viande, l’utilisation massive de produits chimiques dans l’agriculture (glyphosate), l’utilisation de substances chimiques et d’emballages (phtalates) pour conserver les aliments ont un impact majeur sur l’environnement et participent aux fortes émissions de CO2.
En parallèle, trop de gras, de sucré, d’aliments trop ­riches en calories ainsi qu’une consommation importante de boissons sucrées et d’alcools ou d’aliments contaminés par des pesticides, associés à une baisse de l’activité physique, sont des facteurs de risques importants de MNT. Le diabète illustre parfaitement ce lien fort entre santé des populations et santé de notre planète et les défis liés.
90 % des cas de diabète seraient évitables avec...



                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Ce modèle, le seul dont le code est public, commence à s’imposer entre les géants Casio et Texas Instruments.
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Un ingénieur français dépoussière le marché de la calculatrice

Ce modèle, le seul dont le code est public, commence à s’imposer entre les géants Casio et Texas Instruments.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 12h08
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
La France est divisée en deux. Il y a les lycées Casio et les ­lycées Texas Instruments, selon que les professeurs de ­mathématiques recommandent l’une ou l’autre des calculatrices graphiques de ces deux marques qui se partagent le marché – un peu plus de la moitié est en fait ­dominé par Casio. Mais, depuis la rentrée, une entreprise française, Numworks, essaie de briser ce duopole avec une machine disponible en fait depuis déjà un an.
Son fondateur, Romain Goyet, rappelle qu’il a eu l’idée de se ­lancer en voyant, en 2015, à son ­retour des Etats-Unis, que dans les supermarchés, il y avait les mêmes calculatrices que celle qu’il utilisait dix ans plus tôt. « Et en plus, leur conception remonte à près de vingt ans. Les élèves font les frais de ce marché sclérosé, ajoute cet ingénieur, un ancien d’Apple. Il y avait un pari un peu fou au départ de penser qu’avec une dizaine d’ingénieurs on pourrait concurrencer ces grandes entreprises ».
Nouveaux convertis
Le pari n’est pas encore réussi, mais le produit est sorti et fonctionne, grâce il est vrai à plus d’une dizaine de mises à jour en une année. « Le produit n’était pas abouti il y a un an, et des gens ont pu rester sur cette idée. Mais ce n’est plus le cas », rappelle Claire Savinas, professeure dans un ­lycée à Villeneuve-lès-Avignon (Gard), qui a opté pour Numworks. Un des derniers communiqués de presse de l’entreprise, sans donner de chiffres de vente, liste néanmoins le nom de nouveaux convertis, comme Henri-IV à ­Paris, le Parc à Lyon ou le lycée français de San Francisco.
A partir de la seconde, ces calculettes servent, outre à calculer, à tracer les courbes associées à des fonctions, à lire les valeurs de ces fonctions, mais aussi à calculer des suites et à faire des statistiques ou des probabilités. Depuis la ­rentrée, la programmation en ­python (même si ce langage n’est pas officiellement nommé) doit être enseignée. Seules deux ­machines le permettent, Numworks...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Le Japonais Yusaku Maezawa sera le premier touriste à faire le tour de la Lune à bord d’une fusée SpaceX. Une nouvelle étape dans la privatisation de l’espace, selon Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
<filname="PROF-env_sciences-13"> ¤                     
                                                   
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« Un milliardaire sur orbite pour médiatiser l’aventure spatiale de SpaceX »

Le Japonais Yusaku Maezawa sera le premier touriste à faire le tour de la Lune à bord d’une fusée SpaceX. Une nouvelle étape dans la privatisation de l’espace, selon Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 11h36
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Seuls les milliardaires et les poètes peuvent espérer décrocher la lune. Yusaku Maezawa appartient à la première catégorie et il vient de s’offrir le billet de transport le plus cher du monde. Il sera le premier passager payant à s’envoler à bord d’une fusée américaine pour aller faire le tour de la lune et revenir. Et comme il est partageur et peu regardant à la dépense, il a annoncé qu’il inviterait à bord « six à huit artistes ». M. Maezawa n’est pas à 100 millions d’euros près. Cet entrepreneur de 42 ans, qui a fait fortune en lançant « Zozo », une marque de prêt-à-porter en ligne très populaire au Japon, est sorti de l’anonymat en 2017 quand il a payé la somme record de 110 millions de dollars (94 millions d’euros) pour une toile du peintre américain Basquiat.
Le compte à rebours est donc lancé, mais il est difficile de connaître son terme. Officiellement, la fusée qui l’emportera avec ses amis artistes, devrait décoller aux alentours de 2023. Mais quand on connaît l’enthousiasme du fondateur de SpaceX, Elon Musk, et sa notion très flexible des délais, on est en droit de douter de la ponctualité du décollage. Le véhicule n’existe pas encore, et le design a déjà été modifié deux fois. Tout juste sait-on qu’il ne s’agira pas du modèle Falcon Heavy, testé cette année, mais d’une fusée très différente, une sorte de navette new-look dont la destination finale devrait être mars. Face à un tel défi, et compte tenu du fait qu’Elon Musk, que ce soit pour SpaceX ou pour son autre société, Tesla, n’a jamais vraiment tenu les délais promis, le jeune Yusaku aura le temps de vieillir un peu.
Un marché stratégique
Mais il était important pour SpaceX d’envoyer un signal fort. La société a bouleversé le monde feutré du lancement de satellites commerciaux. Avec le soutien actif et financier de la Nasa, la firme a cassé les prix sur ce secteur dominé jusque-là par l’européenne Ariane et le russe Soyouz. Un marché à la fois stratégique,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/20/18-14">
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Le gouvernement veut mettre fin à la première année « couperet » en faculté de médecine.
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤                     
                                                   
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Le numerus clausus remplacé par de nouvelles procédures sélectives

Le gouvernement veut mettre fin à la première année « couperet » en faculté de médecine.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 10h42
    |

            Camille Stromboni








                        



                                


                            
En finir avec un système « périmé », « injuste », « inefficace ». C’était une promesse forte d’Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle : remettre à plat le numerus clausus. A l’arrivée, la transformation annoncée par le président de la République, mardi 18 septembre, lors de la présentation de sa réforme du système de santé, est de grande ampleur pour les premières années des études de santé.
Instauré depuis 1971, ce dispositif qui limite le nombre de places ouvertes en fin de première année commune aux études de santé (Paces), pour rejoindre ensuite les études de médecine, de maïeutique, d’odontologie et de pharmacie, sera supprimé à la rentrée 2020. Le même sort sera réservé à la Paces et à son concours, unanimement pointés comme un immense gâchis, dans la mesure où plus des trois quarts des quelque 60 000 inscrits échouent à l’issue de cette première année.
Reconnaissant que ceci « ne réglera pas le problème de la démographie médicale », la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a expliqué cette mesure par le besoin d’« arrêter le gâchis humain » : « Ça suffit de désespérer des générations entières de jeunes qui obtiennent le bac parfois avec une mention bien ou très bien, mais se voient refuser l’entrée dans des études de médecine et vivent cela comme un échec fondamental », a-t-elle déclaré, lundi 17 septembre, dans un entretien au Parisien.

Mais cette sélection « couperet » sera remplacée par de nouvelles procédures sélectives en fin de première, deuxième et troisième années d’études. « Le système restera sélectif, il n’est pas question de rogner sur l’excellence de la formation de nos étudiants en santé, précise-t-on à l’Elysée. Mais avec un appareil de formation globalement plus intelligent, moins académique et qui conduit moins au bachotage. » Le passage à un système alternatif nécessitera une loi qui doit être adoptée en 2019.
Les principales...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Une étude montre qu’un médicament hormonal, l’Androcur, multiplie par 7 le risque de développer des tumeurs cérébrales, le plus souvent bénignes. Mais le phénomène pourrait en fait être dopé par toute une classe de molécules hormonales.
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Un traitement hormonal augmente le risque de méningiome

Une étude montre qu’un médicament hormonal, l’Androcur, multiplie par 7 le risque de développer des tumeurs cérébrales, le plus souvent bénignes. Mais le phénomène pourrait en fait être dopé par toute une classe de molécules hormonales.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 06h00
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Le risque était connu, mais pas son ­ampleur. Une vaste étude réalisée par la Caisse nationale de l’Assurance-maladie (CNAM) montre que le risque de méningiome, une tumeur au cerveau le plus souvent bénigne, augmente fortement avec la prise d’un dérivé de la progestérone.
Il est « multiplié par 7 pour les femmes traitées par de fortes doses d’acétate de cyprotérone, commercialisé sous le nom d’“Androcur” (Bayer) et des génériques, sur une longue période (plus de six mois) et par 20 après cinq années de traitement à une dose d’un comprimé de 50 mg par jour ».
Androcur est prescrit, selon l’indication officielle, pour combattre une pilosité excessive (hirsutisme) chez la femme et certaines formes du cancer de la prostate chez l’homme. Mais il est largement utilisé hors de son autorisation de mise sur le marché (AMM), dans le traitement de l’endométriose, de certaines formes d’acné, etc. Il peut aussi être prescrit à des personnes transgenres pour ses propriétés antiandrogéniques. En France en 2017, 90 000 femmes prenaient de l’acétate de cyprotérone (25 % de l’Androcur), ce qui représente 60 % du marché européen.
Rendue publique le 27 août par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) – elle sera publiée dans les mois à venir –, « cette étude, menée avec le service de neurochirurgie de ­l’hôpital Lariboisière, à Paris, a été réalisée sur 400 000 femmes qui ont consommé de l’acétate de cyprotérone (comprimés dosés à 50 mg) entre 2006 et 2015, une population très importante », précise le docteur Alain Weill, directeur adjoint du département des études en santé publique de la CNAM, qui a piloté ces travaux.
« Un risque relativement faible »
Au total, plus de 500 cas de méningiomes opérés ont été recensés. Le plus souvent, ces tumeurs bénignes ont été opérées car la patiente présentait des symptômes (aphasie, troubles de l’élocution…). Tumeur la plus fréquente du système nerveux central après 35 ans (environ 30 %),...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Ce passionné d’art contemporain a annoncé qu’il inviterait « six ou huit artistes » à le rejoindre dans le vaisseau de la compagnie SpaceX en 2023.
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Le milliardaire Yusaku Maezawa sera le premier touriste à faire le tour de la Lune

Ce passionné d’art contemporain a annoncé qu’il inviterait « six ou huit artistes » à le rejoindre dans le vaisseau de la compagnie SpaceX en 2023.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 04h22
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 09h37
   





                        


La compagnie spatiale américaine SpaceX a annoncé, lundi 17 septembre, que le milliardaire japonais Yusaku Maezawa, 42 ans, fondateur d’un grand site de mode et collectionneur d’art contemporain, serait le premier passager privé à faire le tour de la Lune en 2023.
« J’inviterai six ou huit artistes du monde entier à me rejoindre dans cette mission », a, de son côté, annoncé l’intéressé, après avoir été présenté par le patron de SpaceX, Elon Musk, au siège de l’entreprise en Californie. « Ils devront créer quelque chose à leur retour sur Terre. Leurs chefs-d’œuvre inspireront tous les rêveurs qui sommeillent en nous », a-t-il lancé, répétant qu’aller sur la Lune était son « rêve d’enfant ».
Passionné d’art contemporain
M. Maezawa a en outre affirmé avoir payé toutes les places à bord de la fusée BFR, que SpaceX est en train de construire, mais sans en dévoiler le prix. Sa fortune est estimée à 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros), selon Forbes.
Il s’était montré admiratif de SpaceX dans le passé, notamment en février, après le lancement réussi de la grande fusée Falcon Heavy. « Je suis ému d’avoir pu participer à cet événement sur place », avait-il tweeté.
L’homme d’affaires se voyait rockeur dans sa jeunesse. Mais il a fini par créer, en 1998, la société Start Today, qui détient notamment le site de vente de vêtements Zozotown.
Passionné d’art, il a acheté une toile de Jean-Michel Basquiat, en 2017, pour 110,5 millions de dollars. Il avait déjà acquis des œuvres de Pablo Picasso, Roy Lichtenstein, Andy Warhol, Alexander Calder ou Jeff Koons. Il a par ailleurs créé une fondation destinée à soutenir la production artistique et à sensibiliser le public, et ambitionne à présent de lancer un musée d’art contemporain dans sa ville de Chiba, située à l’est de Tokyo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Emmanuel Macron et Agnès Buzyn doivent présenter, mardi, le contenu du plan de transformation du système de santé.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/09/2018
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Fin du numerus clausus, médecins salariés… les mesures du plan santé

Emmanuel Macron et Agnès Buzyn doivent présenter, mardi, le contenu du plan de transformation du système de santé.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 22h59
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 11h14
    |

            François Béguin








                        



   


Une batterie de 54 mesures touchant aussi bien l’organisation de la médecine libérale que de l’hôpital, 400 millions d’euros supplémentaires en 2019 (3,4 milliards au total d’ici à la fin du quinquennat), une nouvelle loi santé dans quelques mois… Les grandes lignes de la réforme du système de santé, baptisée « Ma santé 2022, un engagement collectif », ont été dévoilées, lundi 17 septembre par l’Elysée, avant leur présentation officielle mardi par le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et la ministre de la santé, Agnès Buzyn. Un plan copieux qui, sans être révolutionnaire, multiplie les angles de rénovation du système de santé.
Cette réorganisation « systémique » du système de soins, annoncée depuis des mois, reportée à deux reprises, ne figurait pas au programme du candidat Macron lors de l’élection présidentielle de 2017. Elle s’est imposée à lui à force de crises dans les services d’urgences ou de grèves dans les hôpitaux psychiatriques. Aussi en raison des constats alarmistes régulièrement dressés par la ministre de la santé, ancien médecin hospitalier. « On est arrivés au bout d’un système qui nuit à la qualité du service rendu », diagnostiquait ainsi Agnès Buzyn au début de l’année.
Les objectifs de la réforme sont nombreux : renforcer l’offre de soins pour permettre à tous les Français d’être pris en charge dans la journée en cas de nécessité par la médecine de ville, désengorger des urgences hospitalières saturées, améliorer la qualité de la prise en charge et enfin répondre au malaise de soignants face à la course à l’activité à laquelle ils sont poussés.
Face à l’ampleur de la crise, le chef de l’Etat devait donc lancer mardi « un message de mobilisation générale » et appeler à un « changement d’approche » d’une ampleur équivalente à celui réalisé en 1958, année de la création des centres hospitalo-universitaires (CHU).
Le plan, dont les principales mesures ont été décidées sans l’aval des principaux acteurs du système de santé, qui les ont en partie découvertes lundi soir, se révèle a priori assez consensuel. Il ne comporte par exemple aucune contrainte nouvelle de garde ni d’obligation d’installation dans les « déserts médicaux » pour les médecins libéraux, uniquement de fortes incitations financières. « Nous allons inciter tellement que les professionnels n’auront plus le choix », prévient l’Elysée.

        Lire aussi :
         

                Numerus clausus : « La transformation du système n’est pas si simple »



Si la coercition réclamée par certains élus et rejetée avec force par les syndicats de médecins libéraux est qualifiée de « fausse bonne idée qui découragerait des vocations », l’Elysée laisse planer la menace d’y recourir si les médecins libéraux ne prenaient pas d’ici à la fin du quinquennat une « responsabilité collective » sur ce sujet. Conséquence prévisible : la loi Buzyn, dont l’examen devrait avoir lieu début 2019, ne devrait pas faire redescendre les professionnels libéraux dans la rue, comme l’avait fait la loi Touraine, qui prévoyait notamment l’obligation du tiers payant généralisé.
Un desserrement de l’Ondam 
Le chef de l’Etat devait également annoncer un relèvement de l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie (Ondam) de 0,2 point, en le portant à 2,5 % en 2019, soit 400 millions d’euros supplémentaires. D’ici à la fin du quinquennat, ce sont au total plus de 3,4 milliards d’euros qui seront consacrés au financement de ce plan, annonce le ministère de la santé.
Ce montant supplémentaire sera-t-il suffisant pour répondre à toutes les impatiences et à toutes les colères qui agitent le monde de la santé ? « Ne perdons pas de vue que les 400 millions d’euros supplémentaires annoncés pour 2019 représentent à peine la moitié de l’effort d’économie demandé en 2018 aux hôpitaux », souligne Fréderic Valletoux, le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), la structure qui représente les hôpitaux publics.
400 médecins salariés dans les « déserts médicaux »
C’est l’une des mesures les plus immédiates du plan : 400 médecins généralistes vont être salariés par des centres hospitaliers de proximité ou des centres de santé situés dans les « déserts médicaux ». Une opération similaire à celle récemment menée en Saône-et-Loire, où le conseil départemental a recruté et réparti dans tout le département une trentaine de médecins salariés aux trente-cinq heures. En 2017, deux tiers (63 %) des 8 600 nouveaux inscrits au Conseil national de l’ordre des médecins avaient choisi le salariat.

        L’infographie  :
         

          La France des déserts médicaux



Création de 4 000 postes d’assistants médicaux
Sur le modèle des assistants dentaires, des assistants médicaux, présentés comme des « aides-soignants de ville », viendront demain épauler les médecins généralistes ou spécialistes. Ces postes seront financés en priorité dans les « déserts médicaux ». Leur rôle sera notamment d’aider à préparer les patients pour la consultation (notamment les personnes âgées), de décharger le médecin d’actes simples comme une prise de tension ou de température, ou d’assurer le suivi des rendez-vous.
Ce dispositif devrait permettre aux médecins de gagner 25 % à 30 % de temps médical. Le gouvernement prévoit de financer 4 000 postes de ce type d’ici à 2022, soit un gain de temps médical équivalant à près de 2 000 médecins supplémentaires. Pour bénéficier de ces assistants, les médecins devront toutefois se réunir au sein de cabinets de groupes et s’engager à augmenter le nombre de patients suivis.
La systématisation de la prise de rendez-vous en ligne, en ville comme à l’hôpital, destinée là aussi à gagner du temps médical en limitant le nombre de rendez-vous non honorés, devait aussi être annoncée mardi. Selon le ministère de la santé, il y aurait 100 millions de rendez-vous médicaux non honorés chaque année en France, soit l’équivalent de 37 000 emplois temps plein de médecins.
Mise en place de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS)
Le chef de l’Etat, qui souhaite pousser les médecins libéraux à s’organiser entre eux, devrait annoncer que l’exercice isolé – qui concerne aujourd’hui encore plus de la moitié des médecins – ne sera bientôt « plus possible ». D’ici au 1er janvier 2021, des communautés professionnelles territoriales de santé, c’est-à-dire des réseaux de professionnels de santé libéraux, devront mailler tout le territoire afin que les médecins puissent s’organiser entre eux, en lien avec leur hôpital de proximité, pour répondre aux « urgences de ville » non vitales tous les jours jusqu’à 20 heures et ainsi alléger des urgences hospitalières. Objectif annoncé : parvenir au déploiement d’au moins 1 000 CPTS d’ici à 2022.
Une réorganisation de certaines activités hospitalières
Une gradation plus nette des activités va être mise en place, répartissant les établissements en trois catégories (soins de proximité, soins spécialisés et soins ultra-spécialisés) au sein des groupements hospitaliers de territoire créés par la loi Touraine. Ceux-ci devront s’ouvrir au secteur privé.
Si aucun hôpital de proximité ne devrait fermer, des activités devront, elles, cesser dans certains établissements, par exemple quand des plateaux techniques sous-utilisés « deviennent dangereux » ou que « l’absence d’un médecin qualifié ne permet pas de sécuriser » le fonctionnement d’un service. A partir de 2020, de nouvelles « normes », qui passeront par des seuils d’activité, seront définies pour les services d’urgences, les maternités, les services de réanimation, l’imagerie et la chirurgie. Les plus petits établissements seront « réorientés sur des priorités » comme la gériatrie, la rééducation, l’imagerie, la biologie ou la télémédecine. Un nouveau statut d’hôpital de proximité sera créé.
Une évolution du financement des hôpitaux
L’enveloppe récompensant la qualité des soins sera portée de 60 à 300 millions d’euros dès 2019. Des financements au forfait vont par ailleurs être mis en place dès 2019 pour deux pathologies chroniques : le diabète et l’insuffisance rénale chronique. « Il n’y aura plus de paiement [de l’hôpital par l’Assurance-maladie] à chaque consultation, mais un forfait pour solde de tout compte, charge à l’hôpital de faire en sorte que ses patients n’aient pas besoin de revenir vingt fois », fait-on valoir à l’Elysée, où l’on explique avoir « mobilisé toutes les sociétés savantes pour calibrer le plus possible le parcours de soin idéal ». Ces financements seront élargis à partir de 2020 à d’autres pathologies. D’ici à 2022, ce nouveau système de tarification au parcours et à la qualité des soins devra peser davantage que la tarification à l’activité dans le financement des hôpitaux.

        Les explications  :
         

          Qu’est-ce que la T2A, qui cristallise les tensions à l’hôpital ?



Le numerus clausus supprimé dès la rentrée 2020
Le numerus clausus, qui limite le nombre d’étudiants admis en deuxième année d’études de médecine, de maïeutique, d’odontologie ou de pharmacie, sera supprimé à la rentrée 2020. Reconnaissant que ceci « ne réglera pas le problème de la démographie médicale », la ministre Agnès Buzyn justifie cette mesure par le besoin d’« arrêter le gâchis humain ».

        L’analyse  :
         

          Vers la fin du numerus clausus en médecine






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Les pesticides épandus pour protéger les récoltes des attaques fongiques ont engendré des résistances, y compris chez des souches qui infectent l’homme.
<filname="PROF-env_sciences-18"> ¤ 
<article-nb="2018/09/20/18-19">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092018">
<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Pour lutter contre un champignon qui infecte les graines, libérant ainsi une substance cancérigène, un nouveau fongicide a été créé pour détoxifier les tourteaux d’arachides.
<filname="PROF-env_sciences-19"> ¤                     
                                                   
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Au Sénégal, la stratégie pour sauver l’arachide

Pour lutter contre un champignon qui infecte les graines, libérant ainsi une substance cancérigène, un nouveau fongicide a été créé pour détoxifier les tourteaux d’arachides.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 18h06
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h15
    |

                            Matteo Maillard (Dakar, correspondance)








                        



                                


                            
C’est une petite graine bleu cobalt qui pourrait bien révolutionner la consommation d’arachide en Afrique. Nommé Aflasafe, ce fongicide créé par l’International Institute of Tropical Agriculture (IITA), une organisation internationale à but non lucratif, membre du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale, est un biopesticide de nouvelle génération particulièrement efficace. « Il suffit d’épandre 10 kg par hectare de champ pour que son action fongicide réduise les toxines cancérigènes », explique Amadou Lamine Senghor, docteur en phytopathologie sénégalais chargé du transfert de la technologie.
Depuis une vingtaine d’années, les Etats d’Afrique de l’Ouest et plus particulièrement le Sénégal font face à un dilemme économique et sanitaire dont le coupable désigné est l’aflatoxine. Cette mycotoxine, produite par un champignon qui se développe dans de nombreux aliments tels les noix, le maïs, le riz, les fèves de cacao, les huiles végétales et les figues, possède des propriétés génotoxiques et carcinogènes inquiétantes. « Aspergillus flavus infecte la graine dès sa formation dans le sol, puis la contamination s’aggrave et se propage pendant le stockage lorsque les graines ne sont pas bien séchées et que la chaleur et l’humidité favorisent son développement », affirme M. Senghor.
Après des études confirmant sa dangerosité sanitaire, l’Union européenne a mis en place, le 16 juillet 1998, une législation limitant l’importation d’oléagineux et de fruits secs comportant des taux d’aflatoxine B1 supérieurs à 4 microgrammes par kilo (µg/kg). En comparaison, les Etats-Unis et la Chine les limitent à 20 µg/kg. Au Sénégal, où il n’existe aucune norme concernant les aflatoxines, la production arachidière contient en moyenne entre 60 et 80 µg/kg. Ce qui condamne les exportations des oléagineux infectés.
Augmentation des cancers du foie
A la consommation, aucune différence de goût. Mais l’aflatoxine peut diminuer le...




                        

                        


<article-nb="2018/09/20/18-20">
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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Le champignon « Aspergillus » est responsable, chez les personnes immunodéprimées, d’une pathologie difficile à diagnostiquer. L’étude d’un traitement innovant va débuter fin 2018 en France.
<filname="PROF-env_sciences-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’aspergillose, une maladie respiratoire méconnue

Le champignon « Aspergillus » est responsable, chez les personnes immunodéprimées, d’une pathologie difficile à diagnostiquer. L’étude d’un traitement innovant va débuter fin 2018 en France.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 18h06
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h15
    |

            Paul Benkimoun








                        



                                


                            
Nous en respirons tous quotidiennement car ses spores sont très répandues dans notre environnement domestique : greniers, plafonds, climatiseurs… Généralement sans que nous en souffrions. Mais pour les personnes immunodéprimées – par une maladie ou un traitement aux corticoïdes, par exemple – ou tout simplement celles dont les poumons ont été altérés par une maladie respiratoire, comme la tuberculose, inhaler un champignon du genre Aspergillus entraîne le développement d’une pathologie aux lourdes conséquences : l’aspergillose, qui toucherait 240 000 personnes en ­Europe et contre laquelle une ­stratégie thérapeutique innovante va être évaluée.
« Cette moisissure aime les cavités où il fait chaud et humide. Une caverne creusée dans le poumon par la tuberculose est un environnement parfait pour l’Aspergillus », explique le professeur ­Jacques Cadranel, chef de service de pneumologie à l’hôpital Tenon (AP-HP, Paris). « Outre un terrain immunodéprimé, l’aspergillose prospère sur du tissu pulmonaire remanié », confirme le docteur Cendrine Godet, pneumologue au CHU de Poitiers.
Un délicat diagnostic
Le genre Aspergillus regroupe près de 300 espèces, dont Aspergillus fumigatus, la plus fréquemment impliquée dans les infections ­humaines sous nos climats. La ­petite taille des spores lui permet d’aller en profondeur jusqu’aux alvéoles pulmonaires. La température du corps humain n’est pas un problème pour A. fumigatus, qui supporte jusqu’à 55 °C.
L’infection par l’Aspergillus va ainsi se développer de manière insidieuse, sans signe clinique pendant des mois, voire des ­années. Quand elle commence à se manifester, c’est de manière banale. « La personne éprouve de la fatigue, un essoufflement, mais, souvent, elle s’adapte à ces signes en pensant que cela est dû au vieillissement ou à la pathologie respiratoire déjà connue », ­décrit Jacques Cadranel. La toux s’accompagne de...




                        

                        

