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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Ces groupes d’influence ont investi tous les secteurs et pèsent sur la fabrique de la loi. Qui se cache derrière les lobbys et comment travaillent-ils ? Explications en vidéo.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Un « plan ours » avait été publié en mai par Nicolas Hulot, alors ministre de la transition écologique. Nombre d’élus et d’acteurs locaux espéraient que son successeur y renoncerait.
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Pyrénées occidentales : deux ourses slovènes seront réintroduites « d’ici le début du mois d’octobre »

Un « plan ours » avait été publié en mai par Nicolas Hulot, alors ministre de la transition écologique. Nombre d’élus et d’acteurs locaux espéraient que son successeur y renoncerait.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 15h31
   





                        



   


L’annonce a provoqué la colère des opposants. A l’issue d’une réunion avec une soixantaine d’élus et d’acteurs locaux, le ministre de la transition écologique, François de Rugy, a annoncé, jeudi 20 septembre à Pau, que deux ourses slovènes seraient réintroduites dans les Pyrénées occidentales « d’ici le début du mois d’octobre ».
« A quoi bon discuter puisque la décision est déjà prise. Nous sommes sortis [de la réunion] », a expliqué Etienne Serna, maire d’Aramits et porte-parole d’un collectif d’opposants, à propos de ce projet d’introduction lancé au printemps dernier par Nicolas Hulot.
Le nouveau ministre rencontrait une soixantaine d’élus, éleveurs et associations sur cette question très sensible dans la région. Au même moment, dans le village d’Asasp-Arros, porte d’entrée de la vallée d’Aspe, quelque deux cents éleveurs, bergers — qui avaient refusé d’aller rencontrer le ministre — se sont rassemblés pour redire leur opposition à la réintroduction d’ours dans l’ouest des Pyrénées.

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« Et s’il faut des armes et des fusils, on les sortira ! »
Devant une assistance chauffée à blanc, Olivier Maurin, président de l’Association pour le développement durable de l’identité des Pyrénées (Addip), a lancé : « Par tous les moyens, nous refuserons la réintroduction des ours dans notre territoire, où ils n’ont plus leur place. »
« Et s’il faut des armes et des fusils pour que notre message résonne aux oreilles de François de Rugy, on les sortira ! », a ajouté l’éleveur de brebis et de porcs, tandis qu’au bout d’un long bâton de berger, des manifestants pendaient un gros ours en peluche, avec la mention « Wanted, mort ou édenté ».
Ce projet, dans le cadre d’un « plan ours » publié en mai, avait été lancé par Nicolas Hulot, et nombre d’élus et d’acteurs locaux, notamment des bergers qui craignent pour leurs troupeaux, espéraient que le nouveau ministre y renonce. M. de Rugy devait dans l’après-midi se rendre sur une estive, un pâturage de montagne d’été pour les troupeaux.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ L’affaire jugée en Italie concernait le versement présumé de 197 millions d’euros de pots-de-vin à des responsables algériens entre 2007 et 2010.
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Compte rendu

Corruption en Algérie : le groupe pétrolier italien ENI acquitté, sa filiale Saipem condamnée

L’affaire jugée en Italie concernait le versement présumé de 197 millions d’euros de pots-de-vin à des responsables algériens entre 2007 et 2010.


LE MONDE
              datetime="2018-09-20T12:04:30+02:00"

        Le 20.09.2018 à 12h04






    
Le siège du groupe pétrolier italien ENI, prés de Milan.
Crédits : MARCO BERTORELLO / AFP


Le groupe pétrolier italien ENI et son ex-patron Paolo Scaroni, accusés de corruption internationale dans le cadre de leurs opérations en Algérie, ont été acquittés, mercredi 19 septembre, mais sa filiale Saipem et l’ex-président de cette dernière ont été condamnés. Le procès, qui s’était ouvert en Italie il y a trois ans, portait sur le versement présumé de 197 millions d’euros de pots-de-vin à des responsables publics algériens, entre 2007 et 2010.
Selon l’accusation, ce versement a permis à Saipem d’obtenir des contrats pour 8 milliards d’euros et à ENI d’avoir l’aval de l’ancien ministre algérien de l’énergie Chakib Khelil pour acquérir les droits d’exploitation du gisement de gaz de Menzel, via l’achat de la société First Calgary Petroleums. Mais le tribunal de Milan a jugé que le second fait n’était pas avéré et que M. Scaroni n’était pas responsable concernant les contrats de Saipem.
Blanchiment d’argent
Cette filiale a quant à elle été condamnée, à l’issue de ce procès en première instance, à une amende de 400 000 euros et à la confiscation – en lien avec les autres condamnés – de 197 millions d’euros, considérés comme la valeur du pot-de-vin versé. Son président à l’époque des faits, Pietro Tali, s’est vu infliger quatre ans et neuf mois de prison. Il reste néanmoins libre, comme les autres condamnés, en attendant le procès en appel.
Le 26 février, le procureur Isidoro Palma avait requis des amendes de 900 000 euros contre ENI et Saipem et deux peines de six ans et quatre mois d’emprisonnement contre M. Scaroni et M. Tali. L’affaire avait coûté leur poste aux deux hommes. L’ancien directeur de Saipem en Algérie Pietro Varone s’est pour sa part vu infliger quatre ans et neuf mois de prison, et l’ex-directeur financier de Saipem puis d’ENI Alessandro Bernini, quatre ans et un mois.

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                Soupçons de corruption de Saipem en Algérie : ENI et son ex-patron seront jugés



Du côté des prévenus algériens, dont aucun ne s’est présenté au procès, Farid Nourredine Bedjaoui, un homme de confiance de l’ancien ministre Khelil qui aurait servi d’intermédiaire, a été condamné à cinq ans et cinq mois de prison, tandis que Samyr Ouraied, un proche de M. Bedjaoui, et Omar Habour, soupçonné d’avoir participé au blanchiment de l’argent, se sont vu infliger des peines de quatre ans et un mois d’emprisonnement.
Dans un communiqué, ENI a exprimé « sa satisfaction, soulignant que la décision confirmait le non-lieu prononcé en 2015 par le juge de l’audience préliminaire du tribunal de Milan et actait le fait que la société et le management étaient étrangers à toute conduite illicite ».
Mandat d’arrêt international
« Dans cette affaire, il y a un groupe criminel organisé avec une composante franco-algérienne et […] une structure organisationnelle à l’intérieur d’ENI et de Saipem », avait estimé le procureur. Il avait évoqué des « éléments de preuve », en particulier des versements pour des activités fictives à la société de M. Bedjaoui, Pearl Partners, dont le siège est à Hongkong. Selon lui, ces pots-de-vin étaient un « carton d’invitation payé par Saipem pour évincer ses adversaires et s’assurer les faveurs du ministre […] Khelil et sa protection au moment des appels d’offres ». 
Tous les prévenus avaient rejeté les accusations. L’avocat de M. Bedjaoui, Marco De Luca, a affirmé que son client avait été rémunéré pour son travail d’intermédiaire auprès du gouvernement algérien, qui n’incluait en aucun cas le versement de dessous-de-table. « Il n’y a aucune preuve dans le dossier qu’un sou soit allé à un responsable public algérien », a-t-il déclaré, estimant que, sans identification d’un flux financier vers un dirigeant, le délit de corruption n’était pas caractérisé.

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                Le géant pétrolier ENI mis en cause dans une affaire de pots-de-vin



L’ex-ministre Chakib Khelil n’est ainsi pas prévenu dans ce dossier, très suivi en Algérie. Ce proche du président Abdelaziz Bouteflika avait été limogé lorsque le scandale avait éclaté, en 2010. Il a été un temps inquiété par la justice algérienne, qui avait émis un mandat d’arrêt international contre lui quand il se trouvait aux Etats-Unis, mais les poursuites ont été abandonnées en 2015 et il est depuis rentré en Algérie.
Dans ce dossier, la justice algérienne a quant à elle prononcé, en février 2016, huit peines de prison allant de dix-huit mois avec sursis à six ans ferme, pour la plupart assorties d’une amende. Parmi les personnes condamnées figuraient Mohamed Meziane, ancien PDG du groupe pétrolier public algérien Sonatrach, deux de ses fils et un ex-vice-président de cette société.
Parallèlement à ce dossier, ENI est jugé dans un autre procès à Milan pour corruption au Nigeria, aux côtés de Shell, et visé par une enquête similaire au Congo.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le nombre de carcasses de pachydermes retrouvées dans les jungles birmanes est en augmentation. Leur épiderme sert à fabriquer des remèdes traditionnels ou des objets.
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Après leurs défenses, les Chinois veulent la peau des éléphants d’Asie

Le nombre de carcasses de pachydermes retrouvées dans les jungles birmanes est en augmentation. Leur épiderme sert à fabriquer des remèdes traditionnels ou des objets.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 11h44
    |

            Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



                                


                            

La formule doit être entendue au propre comme au figuré : les Chinois veulent la peau des éléphants d’Asie, et ce sont les pachydermes birmans qui en subissent le plus les conséquences. A l’approche d’une conférence sur le commerce illégal des espèces sauvages qui se tiendra à Londres les 11 et 12 octobre, l’ONG britannique Elephant Family attire l’attention sur un trafic en pleine expansion en Asie du Sud-Est, et tout particulièrement en Birmanie : le nombre de carcasses d’éléphants retrouvées dans les jungles de ce pays voisin de la Chine montre que les mastodontes, dont environ 2 000 y vivent encore à l’état sauvage, sont de plus en plus victimes de l’appétit des Chinois pour leur peau.
« Nous constatons une augmentation de la demande sur Internet de la peau d’éléphant en poudre, apparemment à l’attention exclusive d’acheteurs en Chine continentale », affirme cette organisation de protection des éléphants dans un rapport intitulé « Ecorchés », publié en avril.

La peau de l’éléphant est recherchée pour deux raisons : après avoir été pilée, elle entre dans la composition de médecines traditionnelles pour ses propriétés supposées contre des troubles gastriques ou l’eczéma. Mais elle est désormais prisée par les Chinois pour la fabrication de bracelets ou de perles à chapelets bouddhistes, un commerce accru par le retour de la mode des artisanats culturels.
Le site de commerce en ligne Baidu et les dialogues sur la messagerie instantanée WeChat jouent un rôle non négligeable dans la prolifération d’offres de produits à base de peau d’éléphants. Certains acheteurs chinois, plus exigeants sur l’authenticité de la peau, préfèrent même se déplacer pour acheter celle-ci quand elle est encore « fraîche », plis et poils compris…
Trafic très lucratif
On trouve ainsi de la peau d’éléphants sur les marchés birmans situés sur la frontière chinoise, comme à Mong La, une zone sous contrôle de seigneurs de guerre locaux, d’où...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Dans le Lot-et-Garonne, les écologistes tentent de bloquer la création de la retenue d’eau de Caussade, destinée à alimenter des agriculteurs irrigants.
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Après Sivens, un nouveau barrage attise les tensions

Dans le Lot-et-Garonne, les écologistes tentent de bloquer la création de la retenue d’eau de Caussade, destinée à alimenter des agriculteurs irrigants.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 16h27
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Un « Sivens bis », c’est ainsi que ses détracteurs qualifient la future retenue d’eau de 920 000 mètres cubes prévue dans le bassin-versant du Tolzac, dans le Lot-et-Garonne. Certes moins grande et moins médiatique que sa tristement célèbre voisine du Tarn, où Rémi Fraisse a trouvé la mort lors d’une manifestation dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, elle a le même objectif : desservir une vingtaine d’agriculteurs irrigants.
Longue de 378 mètres, haute de 12,5 mètres, la digue, sise à Pinel-Hauterive, doit barrer la vallée où serpente le petit cours d’eau de Caussade pour former un lac artificiel de 20 hectares. Pas à lui seul : les années sèches, il faudra encore prélever d’importants volumes dans le Tolzac en amont.
La création de la retenue va causer la destruction des habitats d’espèces végétales et animales protégées, ainsi que d’une zone humide. Elle nécessite l’arrachage d’arbres – vieux chênes, aulnes –, sur plus de deux kilomètres de berges, ainsi que le défrichement d’un petit bois. Pour tout cela, il faut pouvoir déroger à plusieurs dispositions législatives, ce que la préfète du Lot-et-Garonne, Patricia Willaert, a autorisé le 29 juin.
« Tout ce qu’il ne faut pas faire »
Lundi 17 septembre, la Fédération nature environnement (FNE) et la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le sud-ouest (Sepanso) ont déposé un recours afin d’obtenir l’annulation de cet arrêté devant le tribunal administratif de Bordeaux, détaillant les effets néfastes du projet sur la qualité de l’eau du Tolzac et démontant l’argumentaire économique de l’association des irrigants.
L’avocate de FNE, Me Alice Terrasse, a aussi demandé dès le lendemain la suspension en référé des travaux, arguant du manque d’étude des impacts du chantier sur l’environnement. Le défrichement d’une première parcelle boisée de 2,5 hectares a commencé début septembre.
« Absence d’intérêt général majeur, besoins...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ « Nous sommes la dernière génération qui puisse faire quelque chose », a lancé, depuis le Canada, Kristalina Georgieva, la directrice de l’institution.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/09/2018
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Selon la Banque mondiale, la lutte pour le climat passe par un prix sur le carbone

« Nous sommes la dernière génération qui puisse faire quelque chose », a lancé, depuis le Canada, Kristalina Georgieva, la directrice de l’institution.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 00h26
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 07h54
   





                        



   


La lutte contre le changement climatique passe par une tarification des gaz à effet de serre émis, et donc du carbone. C’est ce qu’a estimé, mercredi 19 septembre, la directrice générale de la Banque mondiale en marge d’une réunion du G7 sur l’environnement.
« Nous pensons très fermement que nous pouvons envoyer un signal économique en lançant un prix fictif sur le carbone », a déclaré à l’Agence France-presse (AFP) la Bulgare Kristalina Georgieva depuis Halifax au Canada.
« Nous sommes la dernière génération qui puisse faire quelque chose pour combattre les changements climatiques, mais nous sommes aussi la première qui doive vivre avec ses conséquences. »

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Cette méthode de prix fictif sur le carbone permet de mesurer le coût social des dossiers soumis à la Banque mondiale, en prenant en compte « les émissions de gaz à effet de serre dans l’évaluation et la priorisation des projets » privés et publics qu’elle finance, afin de pénaliser les plus polluants.
« Conséquences désastreuses »
« Il y a un consensus parmi les scientifiques et les économistes pour dire qu’un prix sur le carbone est la meilleure manière de montrer aux économies qu’il faut changer de comportement », a relevé Mme Georgieva, ex-commissaire européenne.
Selon l’Institute for Climate Economics, que soutient la Caisse des dépôts française, quarante-six pays et vingt-six Etats subnationaux avaient établi, au 1er avril 2018, une politique de tarification carbone, via des taxes ou un système d’échange de quotas d’émission. Ces politiques ont généré 26 milliards d’euros de revenus en 2017, avec des prix allant de 1 euro à 114 euros la tonne. Mais cela est loin d’être suffisant selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

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« Nous voulons nous assurer que l’accord de Paris [sur le climat] est intégré dans chacune de nos mesures [et] nous cherchons très activement à agir pour fixer un prix sur le carbone », a insisté la directrice générale de la Banque mondiale.
L’appel de Mme Georgieva intervient une semaine après l’avertissement lancé par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres : le monde a deux ans pour agir contre le changement climatique et éviter des « conséquences désastreuses ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Installée au large du Croisic (Loire-Atlantique), une éolienne flottante permettra d’alimenter en électricité l’équivalent de 5 000 habitants.
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La première éolienne offshore française a commencé à alimenter le réseau électrique

Installée au large du Croisic (Loire-Atlantique), une éolienne flottante permettra d’alimenter en électricité l’équivalent de 5 000 habitants.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 19h29
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 17h27
   





                        



   


La première éolienne flottante française, installée au large du Croisic (Loire-Atlantique), a commencé à alimenter le réseau électrique, mardi 18 septembre. « Le raccordement du câble d’export électrique puis une ultime série de tests réalisés ces derniers jours ont permis à l’éolienne Floatgen (...) d’entrer définitivement en production », ont annoncé mercredi les porteurs du projet.
Cette première éolienne marine en France, de taille modeste par rapport à celles qui seront amenées à lui succéder, a la particularité d’être flottante, une technique encore émergente. Equipée d’une turbine de deux mégawatts, elle repose sur un flotteur de forme carrée et de couleur jaune, ancré au fond marin par des câbles en nylon, une fibre synthétique élastique et non corrodable.

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Installée au sein du site d’expérimentation de l’Ecole centrale de Nantes SEM-REV, l’éolienne « permettra d’alimenter en électricité l’équivalent de 5 000 habitants, soit la population de la ville du Croisic et ses environs ». Elle préfigure l’installation au cours des prochaines années de fermes éoliennes flottantes pilotes puis commerciales.
Des appels d’offres toujours en attente
Débuté en 2013, le projet réunit sept partenaires européens, dont Ideol, qui a conçu l’ensemble du système flottant et a fourni l’éolienne, l’Ecole centrale de Nantes, qui exploite le site d’expérimentation, et Bouygues travaux publics, qui a construit la fondation flottante. Il est soutenu par l’Union européenne, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et la région Pays de la Loire.
L’annonce de cette mise en service constitue « le point de départ d’un déploiement en série d’éoliennes en mer et représente une opportunité unique [pour la France] de devenir leader mondial de l’éolien flottant », disent les partenaires du projet.
Quatre parcs pilotes sont actuellement en développement en France, dans le cadre de la transition énergétique. Trois sont prévus en Méditerranée et un en Bretagne, au large de Groix.
Alors que l’Europe compte plus de 4 000 éoliennes offshore en activité, la France n’en comptait toujours aucune. Le secteur attend toujours un premier appel d’offres commercial, promis sous la présidence de François Hollande.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Deux chercheuses en marketing, Sihem Dekhili et Aline Pereira Pündrich, analysent dans une tribune au « Monde » les comportements des consommateurs de textile, peu compatibles avec la mode « responsable » qu’essaient de mettre en avant certains pionniers du secteur.
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« Vouloir protéger la planète, bien sûr, mais de là à s’habiller autrement » !

Deux chercheuses en marketing, Sihem Dekhili et Aline Pereira Pündrich, analysent dans une tribune au « Monde » les comportements des consommateurs de textile, peu compatibles avec la mode « responsable » qu’essaient de mettre en avant certains pionniers du secteur.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 15h15
    |

Sihem Dekhili et Aline Pereira Pündrich (Chercheuses en marketing à EM Strasbourg Business School, laboratoire Humanis)







                        



                                


                            

Tribune. Pourquoi achète-t-on si volontiers du chocolat équitable ou des cahiers en papier recyclé, mais remise-t-on si vite notre conscience écologique et sociale dès lors qu’il s’agit de renouveler nos garde-robes ?
La mode « responsable » peine à s’imposer en France. Faute de rencontrer son public, l’Ethical Fashion Show, fondé à Paris en 2004, a migré en Allemagne en 2012. Les marques qui affichent leur engagement se développent difficilement. Plusieurs ont même été contraintes de fermer.
30 kilos de vêtements et accessoires par an
Les dégâts produits par le « business » mondial de la mode sont pourtant considérables. Le 24 avril 2013, plus d’un millier d’ouvrières mouraient sous les décombres d’une usine du Bangladesh. Plusieurs reportages suivirent, montrant les conditions de travail indignes régnant le plus souvent dans ce secteur de la « fast fashion », qui fabrique à vitesse accélérée des habits aussi vite achetés que mis au rebut.

D’après Greenpeace, à l’échelle mondiale, plus de 100 milliards de pièces sont désormais produites chaque année. On sait que les Françaises achètent en moyenne 30 kilos de vêtements et accessoires par an. Le nombre de fois où chacune de ces pièces est utilisée a diminué d’un tiers en quinze ans.
L’usage de fibres recyclées est considéré comme synonyme de qualité inférieure. Le client attiré par le luxe rejette a priori une démarche altruiste, lorsqu’il fait du shopping
Les conséquences environnementales de cette consommation frénétique commencent à être connues. L’industrie textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde. Chaque kilo de linge produit pollue 200 litres d’eau. Un quart des pesticides utilisés sur la planète est épandu sur les champs de coton ; on connaît leur impact sur la santé humaine et la biodiversité. A l’échelle mondiale, seulement 1 % des matières premières utilisées sont recyclées.
Vendre moins, mais mieux des produits plus qualitatifs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Auchan a installé des cuisines ouvertes au milieu de magasins et recruté dans la restauration. Cette tendance intéresse toutes les enseignes.
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L’hypermarché passe derrière les fourneaux

Auchan a installé des cuisines ouvertes au milieu de magasins et recruté dans la restauration. Cette tendance intéresse toutes les enseignes.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 03h21
    |

            Cécile Prudhomme








                        



                                


                            

Titulaire d’un CAP cuisine et traiteur, Christian Marchi s’affaire aux fourneaux. A la carte ce midi, colombo de poulet, lasagnes aux épinards et chèvre ou encore risotto de poulet et champignons. Il doit préparer, avec ses deux collègues, trente recettes pour 250 à 300 portions pour la journée. Christian ne travaille pas dans une cantine, ni dans les cuisines d’un restaurant. Il est en CDI depuis l’été 2017 dans l’hypermarché Auchan de Noyon, une commune de 13 800 habitants, à vingt minutes de Compiègne, dans l’Oise. Et plus exactement dans la cuisine implantée au cœur du magasin, de 6 200 m², que fréquentent chaque jour entre 3 000 et 5 000 clients. « Je n’aurais jamais imaginé travailler un jour dans une grande surface. Le travail est identique à celui d’un restaurant, mais les conditions sont plus agréables pour la vie privée », explique celui qui officiait auparavant dans le restaurant Garret Meals de Roye, dans la Somme.
Depuis 2016, Auchan a commencé à installer des cuisines ouvertes au beau milieu de certains hypermarchés afin d’y préparer des plats cuisinés. Une façon de réallouer les mètres carrés dont l’activité économique (textile, musique…) a été dévorée par Internet. Et un objectif : faire revenir les clients grâce à une offre de repas de meilleure qualité et entièrement transformée sur place.
C’est une tendance naissante, qui prend de plus en plus d’ampleur. Victimes des évolutions des modes de consommation et d’une désaffection pour les très grandes surfaces, les distributeurs alimentaires cherchent à élargir leur activité au concept du repas préparé. Les consultants appellent ce phénomène la « distriration », contraction des termes « distribution » et « restauration ». Il séduit principalement les consommateurs des milieux urbains.

« Volonté de théâtralisation »
Un repas sur cinq est consommé hors domicile, estimait le cabinet IRI dans une étude parue en mars. Il chiffrait le marché du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ L’entreprise estime que les preuves présentées par ce jardinier américain atteint d’un cancer ne sont pas suffisantes pour démontrer la nocivité du glyphosate.
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Monsanto fait appel de sa condamnation à payer 289 millions de dollars à Dewayne Johnson

L’entreprise estime que les preuves présentées par ce jardinier américain atteint d’un cancer ne sont pas suffisantes pour démontrer la nocivité du glyphosate.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 10h55
   





                        



   


Monsanto a fait appel, mardi 18 septembre, devant la cour supérieure de San Francisco, en Californie, de sa condamnation à verser 289,2 millions de dollars (248 millions d’euros) à Dewayne Johnson, jardinier atteint d’un cancer après avoir utilisé un herbicide au glyphosate.
Dans les documents déposés devant le tribunal, la filiale de Bayer estime que la décision du jury l’ayant condamnée est insuffisamment étayée par les preuves présentées par Dewayne Johnson. « La décision du jury est totalement en contradiction avec plus de quarante ans d’utilisation réelle, un ensemble important de données et d’analyses scientifiques (…) qui étayent la conclusion que les herbicides à base de glyphosate sont sûrs et ne provoquent pas de cancer chez l’homme », a déclaré Bayer dans un communiqué mardi.
Bayer considère que Dewayne Johnson n’a pas prouvé que le glyphosate avait provoqué son cancer et que les éléments scientifiques qu’il a présentés au procès « étaient bien inférieurs à la norme de causalité requise par la loi californienne ».

        Opération intoxication :
         

          les réseaux de Monsanto en infographie



Nouvelle audience le 10 octobre
La plainte de Dewayne Johnson, déposée en 2016, a fait l’objet d’un procès rapide en raison de la gravité de son lymphome non hodgkinien, un cancer du système lymphatique causé selon lui par des années d’exposition au Roundup et au Ranger Pro, un autre herbicide de Monsanto.
L’entreprise a demandé à la juge Suzanne Bolanos, qui a présidé le procès, d’annuler le verdict, de réduire la condamnation ou d’ordonner un nouveau procès. Une audience sur ces requêtes est prévue le 10 octobre. Monsanto avait déjà annoncé dans un communiqué qu’elle ferait appel du verdict si nécessaire.
L’action Bayer, qui a racheté Monsanto cette année pour 63 milliards de dollars, a chuté après la condamnation de sa nouvelle filiale le 10 août. Elle a clôturé à 73,30 euros mardi, soit 20 % en deçà de son cours précédant cette condamnation.

        Sur Les Décodeurs :
         

          le débat sur le glyphosate résumé en discussion pour/contre







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Souvent pointé du doigt pour ses méfaits sur la santé humaine, l’huile de palme est aussi responsable d’une déforestation sans précédent dans l’archipel indonésien et cela malgré les engagements pris en 2010 au sommet de Cancun. Retour en chiffres sur ce fléau.
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Quand l’huile de palme abat les arbres

Souvent pointé du doigt pour ses méfaits sur la santé humaine, l’huile de palme est aussi responsable d’une déforestation sans précédent dans l’archipel indonésien et cela malgré les engagements pris en 2010 au sommet de Cancun. Retour en chiffres sur ce fléau.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 09h07
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 10h36
    |

            Eugénie Dumas et 
Marianne Boyer








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Le bilan du puissant typhon de samedi est encore provisoire, ont annoncé mercredi les autorités. De nombreuses personnes seraient ensevelies sous une coulée de boue à Itogon.
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Typhon Mangkhut : le bilan s’alourdit à 81 morts aux Philippines

Le bilan du puissant typhon de samedi est encore provisoire, ont annoncé mercredi les autorités. De nombreuses personnes seraient ensevelies sous une coulée de boue à Itogon.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 08h42
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 09h29
   





                        



   


Le bilan provisoire du puissant typhon qui a déferlé samedi sur le sud-est de l’Asie s’est aggravé. Il s’élève désormais à 81 morts aux Philippines, ont annoncé les autorités mercredi 19 septembre alors que les secouristes recherchaient toujours des dizaines de personnes ensevelies sous la boue.
Le typhon Mangkhut a traversé le nord des Philippines samedi, détruisant des habitations et inondant des terres agricoles. Depuis, le bilan des victimes ne cesse d’augmenter à mesure que les secours retrouvent les dépouilles de personnes ensevelies par un immense glissement de terrain survenu dans la localité minière d’Itogon.

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                Y a-t-il des différences entre un typhon, un cyclone ou un ouragan ?



Des dizaines de personnes, qui sont présumées mortes, seraient toujours sous les débris. « D’après la liste, j’ai vu que 59 personnes étaient toujours disparues » à Itogon, a déclaré à l’Agence France-Presse Ricardo Jalad, responsable de la protection civile.
Cette coulée de boue s’est produite quand Mangkhut a déversé en quelques heures l’équivalent d’un mois de pluie. Elle a emporté une construction abandonnée par l’opérateur d’une mine d’or utilisée par des mineurs et leurs familles comme abri d’urgence. Les recherches se poursuivaient mercredi, avec des secouristes qui fouillaient dans la boue avec des pelles ainsi qu’à mains nues.
Chaos
La tempête, la plus puissante depuis le début de l’année dans le monde, a également fait quatre morts dans le sud de la Chine, où des millions de personnes avaient été évacuées. Le typhon a semé le chaos à Hongkong, où les gratte-ciel ont vacillé pendant des heures sous la violence du vent, des arbres ont été arrachés et des routes endommagées.
Chaque année, une vingtaine de typhons frappent les Philippines, faisant des centaines de morts et aggravant encore la pauvreté qui affecte des millions de personnes. En novembre 2013, Haiyan avait dévasté le centre de l’archipel, faisant plus de 7 350 morts ou disparus et privant de logement plus de quatre millions d’habitants.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ La Commission européenne soupçonne les constructeurs de s’être entendus pour éviter toute concurrence en termes d’avancées technologiques réduisant les émissions polluantes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/09/2018
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Pollution : Bruxelles ouvre une enquête contre BMW, Daimler et Volkswagen pour collusion

La Commission européenne soupçonne les constructeurs de s’être entendus pour éviter toute concurrence en termes d’avancées technologiques réduisant les émissions polluantes.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 07h51
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance) et 
Stéphane Mandard








                        



                                


                            
Les grands constructeurs allemands ont-ils formé un cartel pour se protéger de la concurrence dans les technologies antipollution diesel et essence ? Les soupçons se renforcent. Trois ans jour pour jour après le « dieselgate », la Commission européenne a annoncé, mardi 18 septembre, l’ouverture d’une enquête approfondie sur une « éventuelle collusion ». Bruxelles cherche à vérifier si BMW, Daimler et trois marques du groupe Volkswagen – Volkswagen, Audi et Porsche –, appelés le « cercle des cinq », se sont entendus sur « le développement et le déploiement de systèmes importants permettant de réduire les émissions nocives des voitures particulières à moteur essence et diesel. »
En d’autres termes, les constructeurs sont suspectés d’avoir tout fait pour qu’aucun d’entre eux ne présente une avancée technologique majeure par rapport aux autres en matière de réduction des émissions nocives de gaz d’échappement. « Si elle est avérée, cette collusion a peut-être privé les consommateurs de la possibilité d’acheter des voitures moins polluantes, alors que la technologie était à la disposition des constructeurs », a averti mardi la commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager.

Bruxelles a lancé ses investigations il y a un an, après que Volkswagen et Daimler avaient eux-mêmes dénoncé une entente, espérant ainsi une minoration de leur amende. A l’été 2017, le magazine Der Spiegel avait révélé l’existence du « cercle des cinq » : un cartel de plus de vingt ans, où les constructeurs s’accordaient, au sein de différents groupes de travail, sur certaines pièces des véhicules, sur leurs sous-traitants, mais aussi, plus gênant, sur les dispositifs antipollution.
Le Spiegel citait alors l’exemple des réservoirs d’AdBlue, un liquide à base d’urée censé neutraliser les émissions d’oxydes d’azote (NOx), ce gaz très toxique émis par les moteurs diesel, dont la taille maximale aurait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Selon une enquête de Greenpeace International, une douzaine de multinationales continuent malgré leurs promesses à contribuer à la déforestation en Asie.
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Encore beaucoup d’huile de palme « sale » dans nos assiettes et nos produits de beauté

Selon une enquête de Greenpeace International, une douzaine de multinationales continuent malgré leurs promesses à contribuer à la déforestation en Asie.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 02h05
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 10h50
    |

            Martine Valo








                        



   


La production d’huile de palme à destination de l’industrie agrolimentaire et cosmétique continue de nourrir la déforestation en Asie. Le bilan est très sombre, selon Greenpeace International, qui rend publique, mercredi 19 septembre, une enquête intitulée « Le Compte à rebours final ». L’ONG ne s’attarde pas sur les symptômes de la fièvre de l’huile de palme. Mais elle analyse les pratiques des producteurs locaux qui se prétendent « responsables » afin de pouvoir fournir de grands groupes internationaux. Jusqu’à quel point des marques de réputation mondiale cherchent-elles à connaître les agissements de ceux qui approvisionnent leurs chaînes de production ?

        En graphiques :
         

          Quand l’huile de palme abat les arbres



Autorités locales soudoyées
Colgate-Palmolive, General Mills, Hershey, Kellogg’s, Kraft Heinz, L’Oréal, Mars, Mondelez, Nestlé, PepsiCo, Reckitt Benckiser et Unilever : ces douze grands noms, parmi les vingt groupes passés au crible, se fournissent auprès de vingt sociétés qui contribuent à la dévastation des paysages indonésiens. Celles-ci sont, selon Greenpeace, à l’origine de la destruction de plus 130 000 hectares (ha) de forêts depuis fin 2015. Pis, 40 % des zones rasées (51 600 ha) se trouvent en Papouasie indonésienne, une des régions du monde les plus riches en biodiversité et qui était jusqu’à récemment préservée de la mainmise de l’industrie. La déforestation y sévit à un rythme alarmant. Et encore, le secteur des agrocarburants, en pleine expansion, n’est pas intégré dans ce décompte.
Derrière ce constat pointe l’agonie de la forêt tropicale en Indonésie, pays qui fournit 55 % de la production mondiale, 85 % si l’on rajoute la Malaisie. Les images émouvantes d’un orang-outang frappant d’un geste désespéré le godet d’une pelleteuse mécanique au milieu d’un tapis d’arbres arrachés ont fait le tour du Web cet été. Prises par International Animal Rescue Indonesia, elles ne reflètent pas, à elles seules, l’étendue des dégâts qu’entretient une demande mondiale grandissante pour cet oléagineux peu cher et fort commode à travailler.
Non seulement cette malédiction économique dévaste la faune sauvage et la flore luxuriante, mais elle affecte aussi des communautés autochtones et suscite de sérieuses entorses aux droits des travailleurs. Tandis que les immenses feux destinés à dégager le terrain pour l’extension de nouvelles plantations, toujours plus loin dans l’ex-forêt, rendent l’air irrespirable jusque dans les pays voisins.

   


Sur la sellette, le secteur s’est doté d’une certification « huile de palme durable ». Le 26 juin, les membres de cette Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO) se sont réunis à Paris. Ce jour-là, une poignée de membres de communautés locales affectées par cette industrie, en Colombie, en République démocratique du Congo ou en Indonésie ont eu droit à quelques minutes pour présenter leurs doléances. Franky Samperante, 48 ans, était venu de l’île de Sulawesi témoigner au nom de l’organisation des peuples indigènes Pusaka.
« Des compagnies ouvrent la forêt et nous repoussent hors des terres sur lesquelles nous vivions depuis des générations, confiait-il. Nous avons écrit au gouvernement et aux parlementaires… mais chez nous, des gens sont arrêtés tous les jours. »

        Lire aussi :
         

                Les ONG attaquent Total pour ses importations d’huile de palme



Le rapport de Greenpeace décrit en détail une quarantaine de plantations dans plusieurs districts de la province de Papouasie, de Bornéo, de l’île Bawal… L’ONG a fait travailler durant plusieurs mois ses équipes de cartographes à partir d’images satellites, a analysé les banques de données disponibles (notamment celles du ministère de l’environnement et de la forêt indonésien) et envoyé ses militants sur le terrain effectuer des repérages.
La politique « Zéro déforestation » n’est pas respectée dans les faits
Elle présente, par exemple, les plantations du groupe familial Hardaya Plantation Group. Sa présidente-fondatrice, Siti Hartati Murdaya, a été condamnée en 2013 à trente-deux mois de prison et à une amende de 15 000 dollars américains (13 000 euros) pour avoir soudoyé les autorités de Sulawesi, afin d’obtenir des concessions dans le centre de l’île. Une ONG locale, Aidenvironment, a identifié environ 145 000 hectares de concessions au total, malgré l’absence de données publiques.
Au vu d’images satellite américaines et des cartes du gouvernement, il semble qu’Hardaya ait défriché pour ses plantations 434 ha entre le 26 décembre 2014 et le 8 mars 2018, dont des parcelles taillées dans des forêts primaires. Le groupe n’a pas répondu aux questions de Greenpeace. L’agro-industriel Mars, en revanche, lui a fait savoir qu’il entendait exclure Hardaya de sa chaîne d’approvisionnement.
Pression des ONG
« On aimerait bien que les entreprises cessent d’attendre qu’on vienne les voir pour leur mettre sur la table les agissements de leurs fournisseurs, déplore Cécile Leuba, chargée de campagne forêts chez Greenpeace France. Il faut qu’elles mettent d’elles-mêmes en place des plans pour mieux connaître leurs approvisionnements. »
Pour l’heure, la politique Zéro déforestation, à laquelle les multinationales et l’ensemble de la filière se sont progressivement engagés depuis 2010 sous la pression des ONG, n’est pas respectée dans les faits. Or plusieurs grandes marques n’ont pas hésité à assurer que, d’ici à 2020, les achats des consommateurs ne se feraient plus au détriment de nouvelles parcelles défrichées. On en est loin.

   


Greenpeace a particulièrement en ligne de mire Wilmar International – le plus gros négociant d’huile de palme au monde. Ce tradeur basé à Singapour, qui représente 43 % du marché, est certifié RSPO depuis 2005. Il avait suscité beaucoup d’espoir en 2013 en s’engageant à cesser « toute déforestation, toute destruction de tourbière, toute exploitation humaine », et en respectant notamment le droit des communautés locales. Las, Wilmar est le principal client de dix-huit des producteurs mis en cause dans ce rapport.

        Lire aussi :
         

                Biocarburants : l’huile de palme, un concurrent bon marché venu d’ailleurs



Parmi les ONG, The Forest Trust (TFT) a une position particulière. Peu connue du grand public, elle travaille avec des entreprises affichant leur volonté de modifier leurs pratiques vis-à-vis de la forêt, mais aussi en matière sociale. C’est ainsi qu’elle est partenaire de Wilmar depuis cinq ans. Mardi 18 septembre, à la veille de la sortie de l’enquête de Greenpeace, elle a fait part de sa déception à l’égard du négociant, dont les efforts se sont nettement ralentis après la première année de leur collaboration.
Ce dernier avait par exemple décidé de rendre publique la liste complète de ses usines à huile en Malaisie. Dans un communiqué, TFT annonce que Wilmar devrait en fait présenter, d’ici au 30 septembre, un « nouveau plan d’action pour combler les lacunes dans la mise en œuvre de la politique » vertueuse qu’il avait annoncée, assorti d’un échéancier précis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Plus de 470 000 adultes, vivant dans dix pays européens, ont répondu à un questionnaire sur leur alimentation.
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La consommation d’aliments mal notés par le Nutri-Score augmente le risque de cancer

Plus de 470 000 adultes, vivant dans dix pays européens, ont répondu à un questionnaire sur leur alimentation.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 01h39
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 10h40
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            

Haro sur la malbouffe ! Une étude publiée mardi 18 septembre dans la revue PLoS Medicine confirme le lien entre la consommation d’aliments gras, salés, sucrés et transformés et le risque de cancer. En effet, ceux qui mangent régulièrement des aliments mal notés par le Nutri-Score, l’étiquetage mis en place en octobre 2017 pour permettre au consommateur de connaître la qualité nutritionnelle des aliments, ont un risque augmenté de 7 % d’avoir un cancer. Cette probabilité accrue est plus particulièrement observée pour le cancer colorectal, des voies aérodigestives supérieures et de l’estomac, du poumon chez les hommes, du foie et du sein (postménopause) chez les femmes.
Au total, près de 50 000 cas ont été recensés dans l’étude, qui a sondé une large cohorte (appelée « European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition », EPIC, suivie de 1992 à 2014) de plus de 470 000 adultes vivant dans dix pays européens. Les chercheurs ont analysé les aliments consommés, notés selon un score nutritionnel, une version modifiée mise au point par l’Agence britannique des normes alimentaires, qui a servi de base au système d’étiquetage français, le logo Nutri-Score.

Le Nutri-Score, choisi par la France en 2017 et la Belgique en 2018, permet d’évaluer, à l’aide d’une échelle de couleurs (allant du vert à l’orange foncé) et de lettres allant de A (certaines pâtes, coulis, purées…) à E (certains biscuits, corn-flakes…), les qualités nutritionnelles des produits manufacturés, de les comparer et d’identifier le plus équilibré.
50 000 cas de cancer recensés
« Nous avons analysé la consommation et pondéré chaque aliment en fonction de sa quantité, en attribuant un indice aux personnes selon leur régime alimentaire en constituant cinq groupes, selon leur consommation d’aliments, des plus aux moins sains », explique la docteure Mathilde Touvier, qui a coordonné cette étude avec Mélanie Deschasaux, toutes deux membres de l’équipe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ En mars 2016, l’association de défense des animaux L214 diffusait une vidéo montrant les conditions d’abattage dans l’établissement des Pyrénées-Atlantiques.
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Mauvais traitements à l’abattoir de Mauléon : six mois avec sursis requis contre l’ex-directeur

En mars 2016, l’association de défense des animaux L214 diffusait une vidéo montrant les conditions d’abattage dans l’établissement des Pyrénées-Atlantiques.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 18h54
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 19h05
   





                        



   


Six mois de prison avec sursis ont été requis mardi 18 septembre au tribunal correctionnel de Pau contre l’ex-directeur de l’abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), deux ans et demi après la diffusion d’images chocs de mauvais traitements envers des animaux.
La peine requise correspond aux accusations de « tromperie sur la nature, la qualité, l’origine ou la quantité » de la viande, un délit passible de deux ans de prison et de 300 000 euros d’amende. La maltraitance animale, dont répondaient l’ex-directeur et trois employés, n’est punie que d’amendes, que le parquet a réclamées à des degrés divers pour « mauvais traitements » contre les quatre hommes.

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                Abattoirs : les établissements incriminés fragilisés par les scandales



Délit de tromperie
« Ce n’est pas le procès d’Alès, il ne s’agit pas d’actes de cruauté », a déclaré Orlane Yaouanq pour le ministère public, en référence au procès concernant les abattoirs d’Alès et du Vigan (Gard) ayant entraîné une condamnation à huit mois de prison avec sursis pour actes de cruauté. « Il n’y aurait pas le délit de tromperie, nous serions devant le tribunal de police. Il n’y a pas eu de volonté délibérée de causer des souffrances des animaux. Cela ne veut pas dire qu’ils n’ont pas souffert », a-t-elle encore dit.
Trois employés, l’ex-directeur et l’établissement en tant que personne morale, étaient jugés pour « mauvais traitements infligés sans nécessité à un animal domestique », une accusation qu’ils ont âprement contestée lors des deux jours d’audience.
L’affaire avait éclaté en mars 2016 avec la diffusion de vidéos prises en secret à l’abattoir de Mauléon, des images difficilement soutenables montrant des animaux mal étourdis, des moutons saignés encore conscients, voire un agneau écartelé vivant. Devant une salle comble, remplie d’amis, de famille et d’éleveurs, les employés ont plaidé un manque de personnel, du matériel défaillant et des consignes parfois peu strictes de leur direction. « La cadence, on la subissait », a déclaré lundi 17 septembre l’un d’eux, en évoquant les lourds horaires d’une période — avant Pâques — particulièrement chargée.
La direction avait contesté ces accusations, évoquant une situation de « petit » abattoir et la difficulté à trouver du personnel qualifié dans un pays où il n’existe pas de formation spécifique. Dix parties civiles, dont L214, la SPA ou la Fondation Brigitte-Bardot, ont demandé une condamnation et des amendes allant de 1 euro symbolique à 5 000 euros solidaires pour les quatre salariés prévenus.

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                L214, les croisés de la cause animale



Deux cents infractions constatées
L’abattoir de Mauléon traite 30 000 tonnes de viande par an et emploie trente-cinq salariés. Son agrément sanitaire avait été suspendu pendant deux mois après les révélations, le 29 mars 2016. Avec les vidéos de L214, « on a pu avoir un œil sur ce qui se passait dans les abattoirs », a plaidé Christophe Arcaute, pour l’association Animal Cross.
Une partie des vidéos de L214, d’une durée totale de deux heures et demie, a été projetée à l’audience. Durant le procès, les services vétérinaires, qui ne sont pas en cause dans l’affaire, ont été poussés dans leurs retranchements pour expliquer les quelque deux cents infractions constatées sans fermeture de l’abattoir.
« Oui, potentiellement on avait les moyens d’intervenir, mais je n’avais pas de documents officiels pour m’y appuyer », a justifié Philippe Barret, chef de service abattoirs et sous-produits de la direction vétérinaire départementale. « On aurait dû avoir plus de fermeté », a-t-il répété, sans donner plus d’explications précises. Le jugement devait être mis en délibéré.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Vins aromatisés, peu caloriques et… sans alcool ! Les 18-21 ans n’ont pas les tabous de leurs aînés pour consommer sans subir les effets négatifs, explique la chercheuse en marketing Charlotte Massa dans une tribune au « Monde ».
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Les jeunes et le vin : « Le début d’un mouvement de grande ampleur »

Vins aromatisés, peu caloriques et… sans alcool ! Les 18-21 ans n’ont pas les tabous de leurs aînés pour consommer sans subir les effets négatifs, explique la chercheuse en marketing Charlotte Massa dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 16h03
    |

Charlotte Massa (Chercheuse en marketing à l’EM Strasbourg Business School, laboratoire Humanis)







                        



                                


                            

Tribune. Acheter de jeunes crus prometteurs ou des millésimes prestigieux à prix cassés, découvrir de nouvelles cuvées… Chaque année, de septembre à la mi-octobre, les amateurs sillonnent les foires aux vins pour alimenter leurs caves. Ce rendez-vous traditionnel est aussi le moment où apparaît au grand jour la profonde mutation à l’œuvre sur un marché aux codes ancestraux.
On achetait la réputation d’un château, on s’intéressait au terroir, à la qualité du sol, à l’ensoleillement des parcelles. Désormais, à côté des bouteilles classiques, fleurissent des flacons design, indiquant souvent juste le cépage. Le règne de l’image, comme dans d’autres secteurs, un marché qui s’internationalise, une offre simplifiée. Mais ne nous y trompons pas, ces changements ne sont que le début d’un mouvement de grande ampleur.
La recherche que nous avons menée avec Didier Bédé et Nathalie Maumon (Laboratoire gouvernance et contrôle organisationnel (LGCO) de l’université de Toulouse) auprès des jeunes Français de 18 à 21 ans (« Wine intergenerational transmission : an exploratory study of generation Z wine consumer behavior », présenté, en juin 2018, au congrès de l’Organisation internationale de la vigne et du vin) montre à quel point leur perception du vin est différente de celle de leurs aînés.
Technologie inventée par la NASA
L’authenticité du vin est beaucoup moins une valeur pour cette génération, baptisée génération Z, que pour les précédentes. Ils se disent largement ouverts aux nouveautés – vins aromatisés, vins étrangers, packaging différent. Leur faible attachement aux habituels bouchons en liège est symbolique : l’usage de bouchons à vis ne leur pose pas de problème. Ils apprécient aussi beaucoup les Bag-in-Box, ces fontaines à vin dont la technologie a été inventée par la NASA !
Certes, leur vision des choses est très influencée par les modèles parentaux. Alors qu’aujourd’hui, ils consomment surtout de la bière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Dans un tribune adressée au « Monde », un collectif s’inquiète que le diabète ou les maladies cardiovasculaires frappent désormais tous les pays, qu’ils soient à revenus élevés ou faibles. Ces pathologies sont aujourd’hui la principale cause de décès sur la planète.
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La « lutte contre les maladies non transmissibles », une urgence sanitaire mondiale

Dans un tribune adressée au « Monde », un collectif s’inquiète que le diabète ou les maladies cardiovasculaires frappent désormais tous les pays, qu’ils soient à revenus élevés ou faibles. Ces pathologies sont aujourd’hui la principale cause de décès sur la planète.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 13h13
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 16h27
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. L’évolution de la consommation alimentaire et les modes de vie de plus en plus sédentaires ont un fort impact sur la santé ­humaine et sur l’environnement et renforcent les risques de développer des maladies non transmissibles (MNT), dont le diabète ou les maladies cardiovasculaires font partie.
Depuis plus de dix ans, elles sont devenues les principales causes de décès dans le monde, entraînant 15 millions de morts prématurées chaque année. Ces changements de modes de vie frappent aujourd’hui de plein fouet les pays à revenus faibles et intermédiaires. Contrairement aux idées reçues, surpoids et obésité sont le lot d’un grand nombre d’habitants en Afrique de l’Ouest. Qui pourrait imaginer que 38 % des femmes en âge de procréer y sont déjà en surpoids et que 15 % sont obèses.
L’augmentation de la consommation de matières grasses d’origine animale et d’aliments industriels, conjuguée à une urbanisation massive, source de changements de modes de vie plus propices aux MNT, sont les causes de ces transitions au niveau épidémiologique.

L’industrie agroalimentaire, moteur de ces changements, impacte la santé humaine mais aussi l’environnement. L’intensification des modes de production, la surconsommation de viande, l’utilisation massive de produits chimiques dans l’agriculture (glyphosate), l’utilisation de substances chimiques et d’emballages (phtalates) pour conserver les aliments ont un impact majeur sur l’environnement et participent aux fortes émissions de CO2.
En parallèle, trop de gras, de sucré, d’aliments trop ­riches en calories ainsi qu’une consommation importante de boissons sucrées et d’alcools ou d’aliments contaminés par des pesticides, associés à une baisse de l’activité physique, sont des facteurs de risques importants de MNT. Le diabète illustre parfaitement ce lien fort entre santé des populations et santé de notre planète et les défis liés.
90 % des cas de diabète seraient évitables avec...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Un rapport parlementaire sur ce centre en Alsace stockant des déchets toxiques et non recyclables parle d’un « cas d’école de toutes les erreurs à ne pas commettre ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/09/2018
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Stocamine, « une bombe à retardement » en Alsace

Un rapport parlementaire sur ce centre en Alsace stockant des déchets toxiques et non recyclables parle d’un « cas d’école de toutes les erreurs à ne pas commettre ».



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 17h37
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

En plein débat sur le stockage souterrain des déchets radioactifs, prévu à Bure (Meuse), la présentation, mardi 18 septembre, du rapport de la mission d’information parlementaire sur Stocamine, le centre d’enfouissement des déchets ultimes de Wittelsheim, dans le Haut-Rhin, promet de faire des vagues. D’autant que les rapporteurs y critiquent avec une singulière sévérité le projet et sa mise en œuvre.
Celui-ci, présenté comme parfaitement sûr à la fin des années 1990, fait aujourd’hui peser « un risque considérable pour l’environnement », selon Bruno Fuchs, député (apparenté Modem) du Haut-Rhin et corapporteur du texte, avec Vincent Thiébault, député (La République en marche) du Bas-Rhin, et Raphaël Schellenberger, député (Les Républicains) du Haut-Rhin. « Les déchets doivent être extraits si cela est techniquement possible, afin de ne pas faire peser un risque grave sur l’environnement, mais également sur la population (…), sous réserve qu’un site de stockage présentant de meilleures conditions puisse accueillir ces déchets », lit-on dans le projet de rapport, que Le Monde a pu consulter.
« C’est un cas d’école de toutes les erreurs à ne pas commettre dans la mise en œuvre de ce genre de projet, ajoute M. Fuchs. A peu près tous les experts qui ont été consultés à l’époque ont donné, de bonne foi ou non, des informations erronées, ou qui se sont avérées erronées. » Pour les rapporteurs, les conditions dans lesquelles le projet a été présenté aux populations et aux élus locaux sont de nature à rompre le lien de confiance avec l’Etat.
Mercure, arsenic, cyanure, amiante
Stocamine est le premier et à ce jour le seul exemple de site d’enfouissement de déchets industriels ultimes – c’est-à-dire non recyclables et hautement toxiques. A plus de 500 mètres sous le territoire de la commune de Wittelsheim, dans les galeries d’une ancienne mine de potasse, dorment ainsi 44 000 tonnes de mercure,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ L’Agence de sécurité sanitaire estime toutefois que des « incertitudes » demeurent quant aux risques sanitaires liés aux granulats de pneus.
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Terrains synthétiques : un risque « peu préoccupant » pour la santé

L’Agence de sécurité sanitaire estime toutefois que des « incertitudes » demeurent quant aux risques sanitaires liés aux granulats de pneus.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 09h12
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Les amateurs de football peuvent souffler. Dribbler, tacler, plonger sur un terrain synthétique représente « un risque peu préoccupant pour la santé ». C’est l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) qui l’écrit dans une note publiée mardi 18 septembre.
L’Anses avait été saisie le 21 février par plusieurs ministères (sports, santé ou encore transition écologique) afin d’évaluer les risques liés à l’utilisation croissante de granulats de pneus usagés dans les terrains de sport synthétiques. Ces petites billes noires de caoutchouc qui s’immiscent dans les chaussures et les chaussettes contiennent en effet plusieurs substances chimiques potentiellement dangereuses, tels les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), classés cancérogènes probables pour l’homme.
Selon un inventaire dressé par le ministère des sports, le nombre de terrains synthétiques de « grande dimension » était estimé à environ 3 000 en France, au début de l’année. Et les terrains de foot à 5 poussent comme des champignons dans les grandes agglomérations. Plusieurs municipalités (Paris, Nantes, Poitiers…) avaient fait part de leur inquiétude après la publication d’une enquête du magazine spécialisé So Foot en décembre 2017.
Leucémies et lymphomes
L’alerte a été lancée il y a quelques années aux États-Unis par l’ancienne championne du monde de football, Amy Griffin. L’actuelle coach de l’équipe féminine de l’université de Seattle a découvert que plusieurs de ses anciennes joueuses, notamment évoluant au poste de gardienne de but, souffraient de leucémies et de lymphomes. La liste comporte aujourd’hui quelque 200 joueurs et joueuses de football malades à travers le pays et pratiquant tous leur discipline sur des pelouses synthétiques.
Toutefois, les analyses épidémiologiques existantes ne mettent pas en évidence une augmentation du risque cancérogène, en particulier des lymphomes et leucémies, associée à la fréquentation d’un terrain synthétique, estime l’Anses. Le rapport précise que si des substances cancérogènes sont bien émises ou relarguées par les granulats de pneus, elles le sont à de « faibles concentrations ». Cela n’empêche pas l’agence française de préconiser la réduction de la teneur en HAP, jugés comme des « composés préoccupants », dans les billes de caoutchouc. Une proposition en cours d’instruction dans le cadre du règlement européen Reach sur les substances chimiques.
Pour parvenir à ces conclusions rassurantes, l’Anses s’est seulement fondée sur une revue des études et expertises (une cinquantaine) publiées au niveau international. Aussi, l’agence reconnaît des « incertitudes » liées à la fois à des « limites méthodologiques » et à un « manque de données ». Lesdites études ne prennent pas en compte la variabilité de la composition des terrains. « Des incertitudes demeurent quant aux risques sanitaires potentiels associés à ces matériaux, en particulier en lien avec les émissions de composés organiques volatils [COV] », notent les experts. L’agence recommande donc de procéder à des analyses plus larges des polluants contenus et émis par les granulats de pneus, à commencer par les poussières. Outre les HAP et les COV, de nombreuses familles de substances potentiellement dangereuses ont été mises en évidence dans les petites billes noires : phtalates, métaux (plomb, zinc, cuivre, cadmium, nickel…), polychlorobiphényles (PCB) ou encore dioxines…
« Des risques potentiels pour l’environnement »
L’Anses appelle donc à mener de nouvelles recherches, principalement dans deux directions où les données font particulièrement défaut : l’air intérieur des bâtiments, toujours plus nombreux, qui abritent des complexes sportifs, et les aires de jeu pour enfants, où sont aussi utilisés les granulats de pneumatiques recyclés pour le revêtement des sols. Cette note, insiste l’Anses, « ne constitue pas une évaluation des risques et ne porte donc pas de conclusions de l’agence sur l’existence ou l’absence de risques ». Elle appelle donc d’autres rapports.
L’Anses conclut donc que « les études disponibles ne mettent pas en évidence de risque pour la santé ». L’autorité sanitaire précise, en revanche, que les mêmes études « évoquent des risques potentiels pour l’environnement ». Plusieurs publications scientifiques, notamment de l’Agence européenne des produits chimiques, mentionnent des risques liés au transfert de substances chimiques (zinc ou certains phtalates et phénols ayant des propriétés de perturbation endocrinienne) dans les milieux via les sols et les systèmes de drainage des eaux de pluie. L’utilisation de granulats peut également conduire à la génération de microplastiques, donner lieu à des phénomènes de bio accumulation et potentiellement affecter les organismes aquatiques ou terrestres.
Au final, l’Anses recommande l’élaboration d’une méthodologie afin de pouvoir évaluer les risques environnementaux localement avant toute mise en place de terrains synthétiques.



                            


                        

                        

