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L’Europe hausse le ton contre Facebook et Twitter, sommés de mettre à jour leurs conditions d’utilisation

La Commission européenne avait exigé en début d’année que les grands réseaux sociaux soient plus clairs dans leur manière d’expliquer l’usage possible des données personnelles des utilisateurs. Les résultats se font attendre.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 17h27
   





                        



   


« Ma patience a atteint ses limites. » Lors d’une conférence de presse tenue jeudi 20 septembre à Bruxelles, la commissaire européenne aux consommateurs, Vera Jourova, n’a pas tenu sa langue. Elle a reproché à Facebook et Twitter de prendre trop de temps pour se conformer aux demandes de la Commission européenne, qui a exigé des deux plateformes, en février, qu’elles modifient leurs conditions générales d’utilisation pour les rendre plus claires pour les consommateurs européens.
Dans un communiqué diffusé jeudi, la Commission européenne précise que « les progrès » de Facebook n’ont depuis été que « très limités », alors même que l’entreprise a modifié ses conditions d’utilisation en mai, dans le cadre de la RGPD. Ces nouvelles conditions « contiennent une présentation trompeuse des principales caractéristiques des services de Facebook, détaille la Commission. En particulier, Facebook indique maintenant aux consommateurs que leurs données et leur contenu sont utilisés uniquement pour améliorer leur “expérience” globale et ne mentionne pas que l’entreprise utilise ces données à des fins commerciales. »

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                Facebook, Microsoft, Twitter… Pourquoi leurs conditions d’utilisation changent



Ce coup de semonce intervient plusieurs mois après le scandale Cambridge Analytica, la société britannique accusée d’avoir collecté et exploité sans leur consentement les données personnelles de millions d’utilisateurs à des fins politiques. Ce scandale « a rappelé que peu de gens savent clairement comment Facebook utilise les données personnelles de ses utilisateurs », a insisté Mme Jourova, lors de sa conférence de presse du 20 septembre.
Elle a déclaré s’attendre à recevoir un projet de modification des conditions d’utilisation de Facebook d’ici la mi-octobre, afin qu’elles puissent être appliquées en décembre. Vera Jourova a rappelé pour l’occasion que le souhait de la Commission européenne était de voir mieux préciser aux 380 millions d’utilisateurs de Facebook en Europe quelles utilisations pouvaient être faites de leurs données personnelles, et comment les applications tierces (jeux, quiz…) pouvaient y avoir accès.
Menaces de sanctions
La commissaire a rappelé que Facebook et Twitter risquaient des sanctions s’ils ne modifiaient pas leurs conditions d’utilisation en ce sens d’ici la fin de l’année. « Bien que Facebook m’ait assuré qu’il adapterait enfin toutes les conditions de service trompeuses restantes d’ici décembre, cela dure depuis trop longtemps. (…) Si les changements ne sont pas pleinement mis en œuvre d’ici la fin de l’année, j’inviterai les autorités chargées de la protection des consommateurs à agir rapidement et à sanctionner l’entreprise, a-t-elle menacé. Si nous ne voyons pas d’amélioration, les sanctions viendront. C’est très clair. Nous ne pouvons négocier éternellement, nous avons besoin d’en voir les résultats. » 
Ces sanctions, si elles sont prononcées, seraient ensuite prises au niveau des autorités nationales de protection des consommateurs. En France, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a fait suite à ces propos de la Commission européenne, dans un communiqué diffusé le 20 septembre : « Il a été précisé à Facebook que cette mise en conformité devrait être mise en œuvre avant la fin de l’année. A défaut, les actions coercitives appropriées seront engagées pour contraindre l’entreprise au respect des règles nationales et européennes de protection des consommateurs. »
La DGCCRF souligne que les modifications apportées au mois de mai par Facebook à ses conditions générales d’utilisation « ne sont pas satisfaisantes et ne respectent pas ses précédents engagements ». « Elles comportent plusieurs clauses que la DGCCRF juge insuffisamment claires, et abusives, en particulier celles relatives à la suppression unilatérale des contenus, l’utilisation des données des utilisateurs et la limitation de responsabilités de Facebook en cas d’utilisation de ces données par des tiers », détaille-t-elle.
En réponse, Facebook a fait valoir qu’il avait déjà procédé à un certain nombre de changements et qu’il continuerait à coopérer avec les autorités. « Nos conditions sont beaucoup plus claires concernant ce qui est permis et ce qui ne l’est pas sur Facebook et sur les options qu’ont les utilisateurs. Nous poursuivrons notre étroite collaboration afin de répondre à toute autre préoccupation et de faire les mises à jour qui s’imposent », a réagi Facebook auprès de l’AFP.

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                Facebook incite les utilisateurs européens à accepter la reconnaissance faciale



Airbnb se met en conformité
Lors de sa conférence de presse, Vera Jourova, a en revanche annoncé qu’Airbnb avait apporté les modifications nécessaires de ses conditions d’utilisation, après avoir fait l’objet d’une demande en ce sens de la Commission, mi-juillet.
La plateforme communautaire de location de logements de particuliers s’est notamment engagée à préciser clairement si l’offre de location présente sur son site émanait d’un hôte privé ou d’un professionnel. Airbnb s’est aussi engagé à une meilleure transparence sur le prix des réservations, et à mieux détailler la totalité des frais à régler pour réserver une location, tels que les frais de ménage à payer lorsqu’on doit quitter le logement.
Airbnb a également modifié ses conditions d’utilisation pour préciser les conditions dans lesquelles un voyageur peut se retourner ou non contre son hôte, en cas de problèmes (blessures, objets cassés…) survenus pendant la location. Airbnb a promis d’appliquer ces modifications des termes de service dans toutes les langues officielles de l’espace économique européen d’ici la fin décembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le gouvernement s’est fixé comme objectif d’une couverture par la fibre d’au moins 80 % de la population en 2022.
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Calendrier tendu pour le plan très haut débit

Le gouvernement s’est fixé comme objectif d’une couverture par la fibre d’au moins 80 % de la population en 2022.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 17h12
    |

            Sandrine Cassini








                        


Emmanuel Macron réussira-t-il à tenir ses promesses en termes d’équipement numérique des Français ? Devant la presse, Julien Denormandie, en déplacement à Laval à l’Université d’été du Très haut débit, jeudi 20 septembre, se dit « confiant ». Pour mémoire, le président de la République a promis d’équiper 100 % des Français d’un accès Internet à « bon débit » (8 mégabits par seconde) fin 2020 et en très haut débit (30 mégabits par seconde) en 2022. Bien que « confiant », le secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires maintient néanmoins « la pression dans le tube. Sinon vous pouvez dériver », avertit-il.
Devant les industriels et les élus, il se fait plus explicite. « Nous avons des objectifs très ambitieux. Si l’on n’est pas capable de tenir nos promesses aux Français, nous aurons un très gros problème. Le lendemain des élections ne sera pas très bon », a asséné le membre du gouvernement, qui vient de porter au Parlement la loi Elan sur le logement, qui comporte un certain nombre de dispositifs censés faciliter la vie des opérateurs et des industriels dans leur projet d’aménagement numérique du territoire.
Si Julien Denormandie met en garde la profession, c’est qu’il sait que le calendrier est plus que tendu dans le très haut débit. Pour que l’objectif du gouvernement soit atteint, à savoir que 80 % au moins de la population ait la fibre en 2022 et 100 % le très haut débit, il faudra avoir équipé en prises 30 des 36 millions de logements français. En dix ans, 11 millions de prises ont été déployées. Il en manque encore 19 millions à construire en un peu plus de quatre ans.
« Le guichet des subventions a été fermé  »
« Il y aura 3,2 millions de nouvelles prises cette année. Mais il en faudrait 4,5 millions par an », estime Etienne Dugas. Le président d’InfraNum, la fédération des professionnels des infrastructures dans les territoires, avertit sur le manque de compétences dont souffre la filière. « Fin 2017, nous avions un effectif de 17 000 personnes pour construire ces réseaux, il faudrait monter à 28 000. Les plans de formation sont en place, mais notre problème c’est le  “sourcing” [les candidats] », dit-il. De fait, le métier est difficile, physique, peu connu mais « bien payé » si on le compare à la restauration ou au BTP. « Celui qui fait des déplacements peut facilement gagner 2 000 euros », ajoute-t-il.
Si les grands opérateurs – Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free (dont Xavier Niel le fondateur est actionnaire à titre individuel du Monde) – n’hésitent plus à investir massivement, des inquiétudes se font jour dans les zones moins denses, où les collectivités et l’Etat sont amenés à mettre la main à la poche. « Le problème, c’est que le guichet des subventions a été fermé et que certaines régions ralentissent les investissements », avertit Patrick Chaize, sénateur de l’Ain.
Problème : les 3,3 milliards d’euros de subvention d’Etat, qui doivent financer l’aménagement des zones les plus reculées ont été totalement engagées, et la plateforme qui accueillait les projets a été « fermée en catimini à Noël », précise le sénateur. Or, tous les départements ne vont pas au même rythme. Et certaines régions ne prévoient à ce stade que d’être couvertes à 50 % et n’ont pas de ressources pour continuer. Pour le moment, l’Etat n’a pas prévu d’enveloppe supplémentaire, et Julien Denormandie conseille aux élus d’aller frapper à la porte du privé. « Aujourd’hui, il est désireux d’investir », dit le secrétaire d’Etat. « Cela va déstabiliser financièrement les modèles économiques mis en place dans les territoires », rétorque Patrick Chaize. Le bras de fer a commencé.

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                Téléphonie mobile : le gouvernement se donne deux ans pour en finir avec les « zones blanches »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Pour justifier une baisse des contrats aidés, Edouard Philippe a avancé que ces derniers servaient de produit d’appel électoral. Les chiffres ne sont pas si clairs.
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Non, il n’y a pas de « pics de contrats aidés » juste avant les élections

Pour justifier une baisse des contrats aidés, Edouard Philippe a avancé que ces derniers servaient de produit d’appel électoral. Les chiffres ne sont pas si clairs.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 16h40
    |

            Mathilde Damgé








                        


Réduction de la voilure. « Nous avons décidé de changer de pied sur cette question des contrats aidés », a annoncé, jeudi 20 septembre, le premier ministre, Edouard Philippe, sur France Inter. Le gouvernement ne financera en 2019 qu’environ 130 000 contrats aidés, contre 200 000 budgétés en 2018, alors qu’il y en avait plus de 320 000 en 2017.


Savez-vous ce qu’est un contrat aidé ?

Oui
Non


Bravo ! Voulez-vous quand même vous rafraîchir la mémoire ?

Oui



Un contrat aidé est un emploi subventionné par les pouvoirs publics et destiné aux personnes connaissant des difficultés d’insertion professionnelle particulières : les jeunes, les chômeurs de longue durée, les allocataires de minima sociaux, etc. L’employeur bénéficie d’aides, qui peuvent prendre la forme de subventions à l’embauche, d’exonérations de certaines cotisations sociales, d’aides à la formation.




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Il faut dire que le chef du gouvernement a une dent contre ce dispositif. Il avait déjà affirmé – à tort, comme nous l’avions déjà écrit en 2017 – que les trois quarts des contrats aidés n’aboutissaient à rien.
Argument avancé cette fois : le détournement électoraliste du dispositif. Selon le premier ministre, les contrats aidés seraient une mesure destinée à améliorer le bilan économique avant les scrutins électoraux.
Ce qu’il a dit
« Il y avait de très forts pics de contrats aidés en général une année avant des élections majeures. On voit bien pourquoi : ça n’avait pas grand-chose à voir avec l’activité, ça avait beaucoup à voir avec la présentation des chiffres. »
POURQUOI C’EST FAUX
Difficile de corroborer cette assertion dans la mesure où on ne constate pas de flambée des bénéficiaires un an avant une élection. Le pic le plus net remonte à 2010, au moment des élections régionales, mais cela n’a pas d’intérêt électoral très notable, puisque les contrats aidés sont financés quasi exclusivement par l’Etat et gérés par les préfets, qui délivrent les prescriptions, et non par les élus locaux.
En fait, la hausse de 2010 est plutôt liée à la conjoncture : le président Nicolas Sarkozy, très critique sur ce dispositif lors de son élection en 2007, avait changé son fusil d’épaule après la crise économique, vantant les mérites de ces emplois… leur faisant même faire un bond inédit l’année suivante.


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Contrats aidés : pas de flambée des bénéficiaires un an avant une élection
La seule hausse nette avant une élection est celle de 2009, un an avant les régionales qui voient la victoire de la gauche. La montée en puissance des contrats aidés entre 2012 et 2016 correspond à un engagement du candidat Hollande d'inverser la courbe du chômage.

Source : Dares



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Il y a certes une montée en puissance des contrats aidés entre 2012 et 2016, mais elle correspond davantage à une tentative du candidat Hollande d’inverser la courbe du chômage qu’à un changement de braquet visant à s’assurer des voix dans les derniers moments de la campagne.
Terminer sur un bilan positif
En revanche, il n’est pas improbable qu’une équipe cherche à utiliser au maximum les crédits alloués aux contrats aidés (donc déjà avalisés par la loi de finances) avant une élection, pour terminer sur un bilan positif : c’est ce qu’a découvert Muriel Pénicaud quand elle a pris la suite de Myriam El Khomri au ministère du travail.

        Lire aussi :
         

                Emplois aidés : la mauvaise surprise de la nouvelle ministre Muriel Pénicaud



Dans tous les cas (Balladur en 1993, Sarkozy en 2012, Hollande en 2017…), les emplois aidés ne font pas gagner une élection. Mais ils constituent des objets de tentation pour jouer sur les chiffres du chômage. Reste à savoir si le gouvernement actuel tiendra son cap et ne reviendra pas sur cette orientation avant 2022.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ L’entreprise ferroviaire est propriétaire de 20 000 hectares de terrains. Depuis trois ans, elle a lancé un appel à projets pour l’occupation temporaire d’une quinzaine de sites.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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La SNCF, locomotive d’espaces alternatifs festifs

L’entreprise ferroviaire est propriétaire de 20 000 hectares de terrains. Depuis trois ans, elle a lancé un appel à projets pour l’occupation temporaire d’une quinzaine de sites.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 14h25
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 14h28
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

La Cité fertile, inaugurée le 28 août à Pantin (Seine-Saint-Denis) dans une ancienne gare de marchandises, marque une montée en gamme dans la politique d’occupation temporaire de ses friches ferroviaires par la SNCF. Par sa taille – 10 000 m2 –, mais aussi par sa programmation variée et par sa durée de trois ans. « C’est notre projet le plus ambitieux, la synthèse de ce que nous faisons de mieux », revendique Benoît Quignon, directeur général de SNCF Immobilier.
La filiale de l’entreprise ferroviaire a lancé en 2015 un appel à projets pour l’occupation temporaire d’une quinzaine de sites. L’entreprise possède 20 000 hectares de terrains, dont 3 000 immédiatement urbanisables, couverts d’entrepôts et d’ateliers en attente d’opérations immobilières. « Des lieux comme la Cité fertile, on en a par dizaines qui peuvent trouver une vie particulière entre deux occupations, une transition avant leur transformation », raconte M. Quignon.

L’arrivée de ce poids lourd dans le petit milieu associatif des friches culturelles et de l’urbanisme temporaire, engagé dans l’économie sociale et solidaire, ne s’est pas faite sans grincements de dents. Pour les puristes, la Cité fertile est un peu trop jolie pour être honnête et fleure bon l’opération marketing.
Surtout, les précédents lieux ouverts par la SNCF – Grand Train, La Station et L’Aérosol, dans le 18e arrondissement, Ground Control dans le 12e arrondissement – s’apparentent parfois à des bars éphémères, ouverts le temps d’un été dans un décor sagement underground. « Il ne suffit pas d’installer des tireuses à bière pour faire de l’urbanisme », râle une figure du secteur. « L’appel à projets était rédigé de telle sorte que ce ne sont pas des acteurs culturels mais des entreprises de business événementiel qui ont répondu », observe un autre.
Le succès public valide le concept
SNCF Immobilier, où quatre personnes se consacrent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ La polémique autour de la « petite phrase » d’Emmanuel Macron témoigne surtout de la tendance des politiques à n’entendre que ce qui sert leurs propres convictions, estime Stéphan Bourcieu, directeur d’une école de commerce, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Le Président et l’horticulteur : « Il faut écouter ceux qui parlent, si on veut en être écouté »

La polémique autour de la « petite phrase » d’Emmanuel Macron témoigne surtout de la tendance des politiques à n’entendre que ce qui sert leurs propres convictions, estime Stéphan Bourcieu, directeur d’une école de commerce, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 16h00
    |

Stéphan Bourcieu (Directeur général de Burgundy School of Business (ex-ESC Dijon))







                        



                                


                            
Tribune. « Je traverse la rue, je vous en trouve (un emploi) ». Depuis dimanche 16 septembre, voici une nouvelle polémique au sujet d’une petite phrase d’Emmanuel Macron, prononcée à l’occasion d’un échange avec un jeune chômeur qui visitait l’Élysée lors des Journées du Patrimoine.
De nombreux représentants de l’opposition, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, se sont immédiatement emparés de cette petite phrase pour dénoncer, qui le mépris du Président envers les pauvres, qui la brutalité de ses propos. Les médias ont également commenté en boucle ces propos, expliquant, à l’image d’Alba Ventura (RTL) que « sur la forme, c’est brutal et inacceptable (…) même si sur le fond, il n’a pas tout à fait tort ».
Les critiques et les commentaires vont sans doute se poursuivre encore un peu avant que cette polémique ne laisse place à une autre et qu’elle soit rangée au rayon des souvenirs du quinquennat Macron, entre le « pognon de dingue » et la « meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler ».
Cette situation est d’autant plus regrettable que les propos du Président, comme les commentaires des hommes politiques et des médias, sont passés totalement à côté du problème soulevé par le jeune horticulteur.
Pour bien comprendre ce problème, il faut écouter avec attention l’échange entre le Président et le jeune qui l’interpelle :
Le jeune : J’ai beau envoyer des CV et des lettres de motivation, ça ne fait rien.
Le Président : Et vous voulez travailler dans quel secteur ?
Le jeune : Je suis horticole (sic). J’ai envoyé (des CV) partout dans les mairies et ils ne prennent pas.
Le Président : Si vous êtes prêt et motivé, dans l’hôtellerie et les cafés, la restauration, dans le bâtiment, il n’y a pas un endroit où je vais où ils ne me disent pas qu’ils cherchent des gens…
Si tous les observateurs,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Plébiscité par les industriels sous l’ère Hollande, le dispositif fiscal de suramortissement va être réactivé par le gouvernement d’Edouard Philippe.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Le gouvernement annonce de nouvelles mesures pour soutenir l’industrie

Plébiscité par les industriels sous l’ère Hollande, le dispositif fiscal de suramortissement va être réactivé par le gouvernement d’Edouard Philippe.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 12h26
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 12h34
    |

            Audrey Tonnelier








                        



   


Les gouvernements passent, le constat demeure : l’industrie tricolore souffre d’un manque cruel de compétitivité « hors coûts ». Derrière ce barbarisme, l’idée qu’outre les baisses de charges, les entreprises sont aussi en retard sur leurs voisines européennes (allemandes, notamment) en termes de productivité, d’innovation ou de capacité à exporter.

        Lire aussi :
         

                « Les entreprises n’ont plus de problème d’argent mais investissent “bas de gamme” »



C’est pour tenter d’y remédier que le premier ministre, Edouard Philippe, devait annoncer, jeudi 20 septembre, un plan pour « soutenir la transformation numérique de l’industrie et sa montée en gamme », lors d’un déplacement au siège de Dassault Systèmes à Vélizy-Villacoublay (Yvelines), en compagnie du ministre de l’économie, Bruno Le Maire, et des secrétaires d’Etat Delphine Gény-Stephann et Mounir Mahjoubi, chargé du numérique.
Le dispositif fiscal de « suramortissement », plébiscité par les industriels sous l’ère Hollande, va être réactivé à partir du 1er janvier. Entre 2015 et 2017, il a permis aux entreprises de déduire de leur résultat imposable 40 % du prix de revient de leurs machines. Cette fois, le suramortissement sera « ciblé sur les PME et les investissements dans la robotique, la numérisation et la gestion numérique de la chaîne de production (imprimantes 3D…) », détaille Matignon.
Taux réduit pour les cessions de brevets de logiciels
En place pour deux ans, le dispositif, d’un coût total de 240 millions d’euros sur la période d’amortissement (cinq ou six ans), devrait être introduit dans le budget 2019 par amendement du gouvernement. Par ailleurs, les recettes tirées de brevets sur les logiciels seront désormais incluses dans le taux réduit de taxation à l’impôt sur les sociétés (IS, 15 %).
M. Philippe devait aussi annoncer le déblocage d’une enveloppe de 80 millions d’euros dans le cadre du programme d’investissement d’avenir, afin de financer des consultants labellisés par l’industrie et chargés d’aider les PME à se robotiser. Le dispositif, qui pourra concerner jusqu’à 10 000 des quelque 30 000 PME industrielles françaises, sera opéré par Bpifrance et cofinancé par les régions et les industriels.
Quelque 70 millions d’euros seront consacrés à la création d’outils informatiques communs par filière (santé, agroalimentaire, naval…), afin d’œuvrer au rapprochement des grands donneurs d’ordre et des PME-ETI (entreprises de taille intermédiaire) pour des développements industriels, comme c’est déjà le cas dans l’aéronautique ou l’automobile. Par ailleurs, à terme, une vingtaine de « centres d’accélération » devraient proposer aux patrons des formations à des technologies de pointe. Enfin, une centaine de « territoires industriels » (vallée de l’Arve…) seront identifiés, afin d’y concentrer des moyens accrus (infrastructures…), en collaboration avec les régions.
Avantage de trésorerie
Issu des discussions entre l’exécutif et le Conseil national de l’industrie, qui regroupe les 16 filières industrielles tricolores et les représentants des organisations syndicales, ce plan de quelque 500 millions d’euros au total intervient alors que les entreprises bénéficieront déjà d’un avantage de trésorerie non négligeable l’an prochain. Le CICE sera transformé en baisse de charges pérenne, occasionnant une double dépense pour l’Etat : une vingtaine de milliards d’euros au titre du crédit d’impôt de 2018, et autant pour la baisse de charges 2019.
Matignon espère ainsi que les entreprises continuent à prendre leur part à la dynamique économique dans un contexte de tassement de la croissance. Et ce, alors que la baisse de charges de 4 points au niveau du smic a été décalée de janvier à septembre 2019, et que le taux du cinquième acompte d’IS va être relevé. « En net, les entreprises devraient être gagnantes de l’ordre de 14 milliards d’euros [en 2019]. On ne le dit pas trop fort, mais elles sont loin d’être mal traitées », glisse-t-on à Matignon.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ L’affaire jugée en Italie concernait le versement présumé de 197 millions d’euros de pots-de-vin à des responsables algériens entre 2007 et 2010.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤         

Compte rendu

Corruption en Algérie : le groupe pétrolier italien ENI acquitté, sa filiale Saipem condamnée

L’affaire jugée en Italie concernait le versement présumé de 197 millions d’euros de pots-de-vin à des responsables algériens entre 2007 et 2010.


LE MONDE
              datetime="2018-09-20T12:04:30+02:00"

        Le 20.09.2018 à 12h04






    
Le siège du groupe pétrolier italien ENI, prés de Milan.
Crédits : MARCO BERTORELLO / AFP


Le groupe pétrolier italien ENI et son ex-patron Paolo Scaroni, accusés de corruption internationale dans le cadre de leurs opérations en Algérie, ont été acquittés, mercredi 19 septembre, mais sa filiale Saipem et l’ex-président de cette dernière ont été condamnés. Le procès, qui s’était ouvert en Italie il y a trois ans, portait sur le versement présumé de 197 millions d’euros de pots-de-vin à des responsables publics algériens, entre 2007 et 2010.
Selon l’accusation, ce versement a permis à Saipem d’obtenir des contrats pour 8 milliards d’euros et à ENI d’avoir l’aval de l’ancien ministre algérien de l’énergie Chakib Khelil pour acquérir les droits d’exploitation du gisement de gaz de Menzel, via l’achat de la société First Calgary Petroleums. Mais le tribunal de Milan a jugé que le second fait n’était pas avéré et que M. Scaroni n’était pas responsable concernant les contrats de Saipem.
Blanchiment d’argent
Cette filiale a quant à elle été condamnée, à l’issue de ce procès en première instance, à une amende de 400 000 euros et à la confiscation – en lien avec les autres condamnés – de 197 millions d’euros, considérés comme la valeur du pot-de-vin versé. Son président à l’époque des faits, Pietro Tali, s’est vu infliger quatre ans et neuf mois de prison. Il reste néanmoins libre, comme les autres condamnés, en attendant le procès en appel.
Le 26 février, le procureur Isidoro Palma avait requis des amendes de 900 000 euros contre ENI et Saipem et deux peines de six ans et quatre mois d’emprisonnement contre M. Scaroni et M. Tali. L’affaire avait coûté leur poste aux deux hommes. L’ancien directeur de Saipem en Algérie Pietro Varone s’est pour sa part vu infliger quatre ans et neuf mois de prison, et l’ex-directeur financier de Saipem puis d’ENI Alessandro Bernini, quatre ans et un mois.

        Lire aussi :
         

                Soupçons de corruption de Saipem en Algérie : ENI et son ex-patron seront jugés



Du côté des prévenus algériens, dont aucun ne s’est présenté au procès, Farid Nourredine Bedjaoui, un homme de confiance de l’ancien ministre Khelil qui aurait servi d’intermédiaire, a été condamné à cinq ans et cinq mois de prison, tandis que Samyr Ouraied, un proche de M. Bedjaoui, et Omar Habour, soupçonné d’avoir participé au blanchiment de l’argent, se sont vu infliger des peines de quatre ans et un mois d’emprisonnement.
Dans un communiqué, ENI a exprimé « sa satisfaction, soulignant que la décision confirmait le non-lieu prononcé en 2015 par le juge de l’audience préliminaire du tribunal de Milan et actait le fait que la société et le management étaient étrangers à toute conduite illicite ».
Mandat d’arrêt international
« Dans cette affaire, il y a un groupe criminel organisé avec une composante franco-algérienne et […] une structure organisationnelle à l’intérieur d’ENI et de Saipem », avait estimé le procureur. Il avait évoqué des « éléments de preuve », en particulier des versements pour des activités fictives à la société de M. Bedjaoui, Pearl Partners, dont le siège est à Hongkong. Selon lui, ces pots-de-vin étaient un « carton d’invitation payé par Saipem pour évincer ses adversaires et s’assurer les faveurs du ministre […] Khelil et sa protection au moment des appels d’offres ». 
Tous les prévenus avaient rejeté les accusations. L’avocat de M. Bedjaoui, Marco De Luca, a affirmé que son client avait été rémunéré pour son travail d’intermédiaire auprès du gouvernement algérien, qui n’incluait en aucun cas le versement de dessous-de-table. « Il n’y a aucune preuve dans le dossier qu’un sou soit allé à un responsable public algérien », a-t-il déclaré, estimant que, sans identification d’un flux financier vers un dirigeant, le délit de corruption n’était pas caractérisé.

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L’ex-ministre Chakib Khelil n’est ainsi pas prévenu dans ce dossier, très suivi en Algérie. Ce proche du président Abdelaziz Bouteflika avait été limogé lorsque le scandale avait éclaté, en 2010. Il a été un temps inquiété par la justice algérienne, qui avait émis un mandat d’arrêt international contre lui quand il se trouvait aux Etats-Unis, mais les poursuites ont été abandonnées en 2015 et il est depuis rentré en Algérie.
Dans ce dossier, la justice algérienne a quant à elle prononcé, en février 2016, huit peines de prison allant de dix-huit mois avec sursis à six ans ferme, pour la plupart assorties d’une amende. Parmi les personnes condamnées figuraient Mohamed Meziane, ancien PDG du groupe pétrolier public algérien Sonatrach, deux de ses fils et un ex-vice-président de cette société.
Parallèlement à ce dossier, ENI est jugé dans un autre procès à Milan pour corruption au Nigeria, aux côtés de Shell, et visé par une enquête similaire au Congo.


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Nestlé prêt à céder son activité de soins dermatologiques

En se séparant de sa division Skin Health, le numéro un mondial de l’agroalimentaire continue de toiletter son portefeuille d’activités, sous la pression d’un fonds activiste.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 11h53
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Le grand nettoyage d’été n’est pas fini chez Nestlé. Le toilettage du portefeuille d’activités se poursuit. Cette fois, le numéro un mondial de l’agroalimentaire met en vente sa filiale Nestlé Skin Health, spécialisée dans les soins dermatologiques. Connue pour sa marque Restylane, un produit de comblement de rides concurrent du Botox, ou des marques grand public comme Cetaphil ou Proactiv. Une décision annoncée jeudi 20 septembre.
L’activité Skin Health n’aura pas eu le temps de prendre une ride. Le groupe suisse l’avait, en effet, créée en 2014, à la suite d’un réaménagement capitalistique de L’Oréal. Les héritiers du fondateur du premier groupe mondial de cosmétique avaient alors décidé d’augmenter leur participation à hauteur de 33,31 %, tandis que celle de Nestlé était réduite à 23,29 %. En plus d’une soulte en numéraire, le laboratoire de dermatologie Galderma avait servi de monnaie d’échange, Nestlé récupérant les 50 % du capital détenus par L’Oréal.
Galderma était devenu la base fondatrice de la filiale Skin Health. Quelques mois plus tard, Nestlé avait encore investi un milliard d’euros pour renforcer son pôle. Aujourd’hui, Skin Health pèse 2,3 milliards d’euros et emploie 5 000 personnes dans le monde.
Pression du fonds activiste Third Point
Le nouveau patron de Nestlé, Ulf Mark Schneider, a tranché. L’activité de soins de la peau n’est plus stratégique pour le groupe de Vevey, qui se recentre sur « les produits d’alimentation, de boissons et de santé nutritionnelle ». Une décision qui intervient alors que M. Schneider est sous la pression du fonds activiste américain Third Point.
Daniel Loeb, qui avait claironné, en juin 2017, détenir 1,3 % du capital du numéro un mondial de l’agroalimentaire, a réitéré ses exigences en juillet 2018. Dont l’une jugée prioritaire à ses yeux : la cession des 23,29 % du capital de L’Oréal. Une société avec laquelle Nestlé a annoncé, en février, qu’elle ne renouvelait pas son pacte...




                        

                        


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A « Ouest-France », le plan de réorganisation ne passe pas

La direction du groupe prévoit de mutualiser les articles de quatre de ses quotidiens. Une motion de défiance a déjà été signée par 62 % des journalistes.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 11h27
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


Les quelque 200 journalistes grévistes rassemblés, lundi 17 septembre, devant le siège de Ouest-France à Rennes ont couvert des dizaines de manifestations au cours de leur carrière. Mais pour celle qui les réunissait ce jour-là, ils avaient troqué leurs stylos et carnets pour des pancartes et des mégaphones.
A l’origine de ce mouvement, qui a entraîné mardi des perturbations notamment dans les éditions de Ouest-France dans la Sarthe et la Mayenne, le plan de réorganisation des rédactions annoncé le 13 septembre aux journalistes du groupe par leur direction. Les contenus des quatre titres de SIPA Ouest-France (Ouest-France, Courrier de l’Ouest, Le Maine libre, Presse Océan) seront à l’avenir « mutualisés ». Avec, à la clé, 56 emplois supprimés et cinq rédactions locales fermées.
En clair, dans les trois départements où le groupe compte deux journaux, le quotidien en meilleure santé financière alimentera en contenu son concurrent. Ainsi, à compter de septembre 2019, les journalistes du Maine libre, dans la Sarthe, et du Courrier de l’Ouest, dans le Maine-et-Loire, fourniront une partie des articles des éditions locales de Ouest-France. En Loire-Atlantique, les informations produites par Ouest-France seront reprises par Presse Océan.
Au-delà de la colère, ce projet suscite l’incompréhension des rédactions, qui s’interrogent sur sa pertinence économique. « Les lecteurs n’auront plus aucun intérêt à acheter Ouest-France s’il ne fait que reprendre les articles du journal concurrent. A terme, cela ne fera qu’accélérer la chute des ventes », anticipe Serge Poirot, journaliste à Ouest-France à Rennes et délégué du Syndicat national des journalistes (SNJ). Un de ses collègues, qui souhaite rester anonyme, se dit lui aussi sceptique : « On comprend qu’il faille trouver des économies. Mais ce n’est pas en abandonnant des bassins de vie comme Angers ou Le Mans que l’on va gagner des lecteurs. »

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Chute des ventes
Cette réorganisation pose aussi la question de l’information proposée aux lecteurs, pointent les journalistes. Rédacteur au Courrier de l’Ouest à Angers, Bruno Jeoffroy dénonce une « atteinte au pluralisme » : « Même si on appartient au même groupe, nos deux journaux se battaient pour le scoop. Demain, cette émulation n’existera plus », déplore-t-il.
Confrontée à un net recul des ventes de Ouest-France (685 000 exemplaires en 2017 contre 767 000 en 2012), la direction du groupe espère ainsi économiser 3,5 millions d’euros par an. Une manne notamment destinée à renforcer sa présence sur Internet. « Notre modèle économique est encore trop tourné vers le papier alors que la diffusion chute. Il faut réussir à attirer des abonnés numériques », explique François-Xavier Lefranc le rédacteur en chef de Ouest-France. Chez les salariés, l’argument peine à convaincre. « Avant de publier un article sur Internet, il faut des journalistes sur le terrain pour l’écrire », souffle un reporter rennais.
Parallèlement à cette mutualisation de contenus, le plan prévoit aussi le renforcement de 27 agences locales, l’ouverture de deux postes à Paris, le développement d’un pôle investigation à Rennes et la création d’une antenne à Bruxelles. « Nous devons être présents à l’échelon européen pour traiter des questions majeures pour nos régions, comme l’agriculture ou la pêche », assure M. Lefranc. Au total, 73 postes seraient supprimés – sans licenciement sec – et 17 créés.
Mercredi 19 septembre, la motion de défiance adoptée par les journalistes à l’encontre de leur direction avait recueilli 359 signatures sur 576 cartes de presse. Neuf mois après le décès de l’ancien patron du quotidien, François-Régis Hutin, le coup est rude pour les rédactions. « Il avait toujours promis que chaque journal du groupe garderait son identité, rappelle un journaliste angevin. Tout son héritage est balayé en à peine un an. »



                            


                        

                        


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Les Européens poussent pour réformer l’Organisation mondiale du commerce

L’Union européenne devait présenter des pistes de modernisation à ses partenaires, jeudi, à Genève, où siège l’OMC.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 11h18
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Tandis que les Etats-Unis et la Chine s’affrontent à coups de dizaines de milliards de dollars de nouveaux droits de douanes, l’Europe tente d’avancer sur un autre chantier mouvant : la réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). L’Union européenne (UE) devait présenter des pistes de modernisation à ses partenaires, jeudi 20 septembre, à Genève où siège l’institution.

« Le monde a changé, pas l’OMC, a fait valoir la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, mardi, en publiant ses principales propositions. Il est grand temps d’agir pour permettre au système de relever les défis de l’économie mondiale d’aujourd’hui. »
Une instance gravement menacée
L’exercice peut sembler périlleux. Ces derniers mois, le président des Etats-Unis, Donald Trump, n’a cessé de vilipender l’organisation multilatérale. Menaçant, une fois de plus, d’en claquer la porte, faute de vrai changement dans son fonctionnement.
Pour l’UE, cette mise en garde est une épée de Damoclès autant qu’une occasion à saisir. « On n’est pas d’accord avec la manière de faire des Etats-Unis, mais on partage leur diagnostic sur certaines distorsions qui perturbent le système commercial multilatéral, souligne un spécialiste du commerce à la Commission. Le meilleur moyen pour régler les tensions actuelles, c’est de redévelopper des règles au sein de l’OMC. » 
Première visée par ces grandes manœuvres : la Chine. L’UE estime, comme Washington, que l’organisation est mal équipée pour discipliner ce pays devenu un géant du commerce mondial en pratiquant un capitalisme d’Etat d’un genre inédit. Bruxelles suggère de resserrer les mailles du filet réglementaire concernant les questions de subventions, de comportement des entreprises publiques et de transferts forcés de technologie. L’enjeu est aussi d’accroître la transparence, chaque membre devant notifier plus clairement ses usages en matière...




                        

                        


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Amazon se fait une place dans la publicité en ligne

L’e-commerçant de Seattle devrait occuper cette année le 3e rang sur le marché américain, derrière Google et Facebook.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 11h09
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



   


Amazon s’affirme comme le principal rival de Google et de Facebook dans la publicité en ligne. Selon le cabinet eMarketer, le géant américain du e-commerce va devenir en 2018 le troisième acteur du marché aux Etats-Unis, dépassant Microsoft et Oath – la filiale médias de l’opérateur télécoms Verizon, qui a notamment racheté Yahoo! en 2017. Il reste cependant encore très loin des deux leaders, qui accaparent à eux seuls près de 60 % du gâteau.
« L’activité publicitaire d’Amazon continue d’augmenter à un rythme très élevé », souligne Nicole Perrin, analyste chez eMarketer. En 2018, son taux de croissance devrait atteindre 145 % aux Etats-Unis, d’après les dernières estimations du cabinet publiées mercredi 19 septembre. Ce taux doit cependant être relativisé car il s’explique en partie par un changement comptable. Pour 2019 et 2020, la croissance devrait donc être plus faible, mais tout de même au-delà des 50 %.
Amazon capte aujourd’hui 4,1 % de la publicité en ligne aux Etats-Unis, ce qui représente un chiffre d’affaires annuel de 4,6 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros). En 2020, sa part de marché devrait atteindre 7 %, soit près de 11 milliards de dollars, à condition d’étendre son offre pour les annonceurs, estime Mme Perrin. Google et Facebook perdront un peu de terrain, avec 56 % du marché. « Si l’écart va se réduire, le duopole va perdurer », prédit l’analyste.

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Amazon propose principalement des annonces sponsorisées
L’e-marchand de Seattle affiche des publicités depuis plusieurs années. Mais il est récemment passé à la vitesse supérieure, attiré par des marges très élevées. Amazon propose principalement des annonces sponsorisées, qui s’affichent en haut des résultats lorsqu’un internaute effectue une recherche pour acheter de la lessive, des couches, des écouteurs ou une perceuse. Comme chez Google, le système repose sur une mécanique d’enchères de mots-clés.
« La publicité est désormais une activité qui génère plusieurs milliards de dollars », se félicitait fin juillet Brian Olsavsky, le directeur financier d’Amazon. Sur les six premiers mois de l’année, dans les comptes d’Amazon, la division « autres », principalement composée des recettes publicitaires, a enregistré un bond de 135 % de son chiffre d’affaires, à 4,2 milliards de dollars. « L’activité est moins développée à l’international, mais elle progresse aussi à un rythme élevé », avait ajouté M. Olsavsky.
Pour les annonceurs, « Amazon permet de toucher des consommateurs prêts à passer à l’achat, à la différence de Google qui est davantage utilisé pour rechercher des informations sur un produit », note Pat Petriello, stratégiste au sein de l’agence marketing CPC Strategy. Cela se traduit par des taux de conversion et des retours sur investissements plus élevés. Le coût par clic, le prix payé à chaque fois d’un internaute clique sur une annonce sponsorisée, ne cesse ainsi de progresser.

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Alors que le site marchand référence plusieurs millions d’articles, les publicités permettent de gagner en visibilité. « Il est crucial de figurer sur la première page de résultats, qui représente plus de 70 % des clics », assure M. Petriello. Mieux encore pour Amazon, plus il affiche d’annonces en haut de page, plus il devient important pour les marques de payer car les résultats non sponsorisés sont rétrogradés de plus en plus bas.
« Complexité de la plate-forme »
Dans la majorité des cas, ces résultats ne sont même plus visibles sans faire défiler la page vers le bas. Une situation potentiellement risquée mais qui ne suscite pas encore de révolte de la part des internautes. « Les dernières études montrent que la plupart des consommateurs ne font pas attention ou qu’ils n’ont pas conscience de cliquer sur une publicité », indique Todd Bowman, de l’agence Merkle.
Comme sur Google, l’achat de mots-clés est aussi utilisé par les annonceurs pour protéger leur marque. « Il est important de s’assurer que leurs rivaux n’apparaissent pas lorsqu’un internaute cherche leurs produits pour ne pas perdre des ventes », souligne M. Bowman. C’est ce que font L’Oréal, Kellogg’s, Pampers ou encore Gillette.
Malgré sa forte croissance, Amazon reste en retard dans certains domaines. « Beaucoup d’annonceurs se sont plaints de la complexité de la plate-forme, explique Mme Perrin. Amazon est en train de simplifier l’achat de publicités. » En outre, « ses outils pour les annonceurs doivent encore être améliorés et agrémentés de nouvelles options », estime M. Petriello.
La société est également peu présente sur le marché des bannières publicitaires. Elle ne dispose pas non plus d’un important réseau de sites Internet affichant ses publicités, l’une des forces de Google avec sa plate-forme Adsense. Selon l’agence Bloomberg, elle testerait un nouvel outil de reciblage publicitaire. « Les boîtiers de télévision, les enceintes connectées ou l’offre de streaming vidéo représentent d’autres opportunités pour afficher des publicités », estime par ailleurs M. Bowman.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ La France investit bien moins que ses voisins européens dans le numérique. En cause, un manque de compétences des salariés et des patrons mais aussi sans doute la difficulté française à gérer les cessions d’entreprise, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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« Les entreprises n’ont plus de problème d’argent mais investissent “bas de gamme” »

La France investit bien moins que ses voisins européens dans le numérique. En cause, un manque de compétences des salariés et des patrons mais aussi sans doute la difficulté française à gérer les cessions d’entreprise, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 12h10
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Convoi de ministres ce jeudi 20 septembre chez Dassault Systèmes. Le premier d’entre eux, Edouard Philippe, y est accompagné de son ministre de l’économie, Bruno Lemaire, et de deux secrétaires d’Etat. Ensemble dans ce fleuron de la haute technologie française spécialiste de la simulation en trois dimensions, peut-être chausseront-ils des lunettes de réalité virtuelle pour y contempler un futur radieux. Ce jour enfin où les entreprises françaises petites et moyennes deviendront des stars du numérique et partiront fièrement à la conquête de l’international. Mais sitôt la lumière du présent revenue, ils seront rendus à l’évidence crue : la France est très en retard dans le numérique et Dassault Systèmes est l’exception qui confirme la règle. C’est la raison pour laquelle, le premier ministre a annoncé un train de mesures destiné à inciter les PME françaises à investir dans le numérique.
Car dans ce domaine la situation n’est pas rose et relève du paradoxe : les entreprises n’ont plus de problème d’argent mais ne se modernisent pas assez. Comme dans toute l’Europe, l’investissement en France est reparti depuis plus de deux ans, y compris dans les PME. Dans sa dernière enquête de conjoncture, la banque publique Bpifrance, note que l’accès au crédit pour les petites entreprises est à son meilleur niveau depuis 2010. En dépit de cela, les exportations françaises reculent depuis 2003, notamment par rapport à l’Allemagne. Autrement dit, les produits français, plus bas de gamme, sont bien plus sensibles au prix et donc à la concurrence des pays moins chers comme l’Espagne.
Angle mort
Parmi les explications, figure en tête de liste un investissement lui aussi bas de gamme. La France achète moins de robots pour ses usines que l’Espagne ou l’Italie et l’investissement dans les technologies de l’information y est deux fois plus faible que la moyenne de la zone euro. Dans une étude publiée le 19 septembre, Patrick Artus, chef économiste...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Pour la chef économiste de l’Organisation de coopération et de développement économiques, la croissance mondiale arrive « à un plateau » et elle est devenue moins homogène. Entretien.
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Laurence Boone, chef économiste de l’OCDE : « Les risques de crise sont en train de se matérialiser »

Pour la chef économiste de l’Organisation de coopération et de développement économiques, la croissance mondiale arrive « à un plateau » et elle est devenue moins homogène. Entretien.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 17h28
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

La croissance mondiale atteint un palier. Dans ses prévisions, publiées jeudi 20 septembre, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime que la progression du produit intérieur brut (PIB) planétaire devrait « plafonner » à 3,7 % cette année et la suivante, après 3,6 % en 2017. Sa nouvelle chef économiste, la Française Laurence Boone, met en garde contre l’impact de risques « en train de se matérialiser », notamment l’escalade de restrictions commerciales.
Dix ans après la chute de Lehman Brothers, l’économie mondiale semble avoir enfin tourné la page de l’après-crise. Pourtant, l’heure est plutôt aux inquiétudes. Pourquoi ?
D’abord parce qu’après l’embellie de 2017 on voit la croissance se stabiliser et arriver à un plateau. Surtout, les risques dont on ne faisait que parler jusque-là sont en train de se matérialiser. C’est particulièrement vrai à propos des échanges commerciaux. D’autres risques concernent aussi la politique, le niveau de la dette mondiale ou la vulnérabilité de certains pays émergents.
Il faut donc être vigilant, même si la croissance reste forte. C’est un signal d’alarme vis-à-vis des autorités : il ne faut pas arrêter les réformes, car il est plus facile de les mener à bien en phase de croissance qu’en période de ralentissement.

Les ressorts de l’embellie de l’an dernier sont-ils en train de disparaître ?
Tous les facteurs qui supportent la demande intérieure sont encore là. On a un cadre de politique monétaire et budgétaire toujours accommodant, en Europe notamment. Le chômage baisse au sein des pays de l’OCDE. La consommation est soutenue, les investissements aussi. Les fondamentaux sont bons. Mais la pression des risques est en train de monter.
Vous dites dans votre rapport que la croissance est moins bien synchronisée…
Excepté pour l’Inde, la Chine et les Etats-Unis,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Dans cette chronique, l’économiste Philippe Askenazy explique comment le projet de loi actuellement discuté au Parlement aura, à terme, des conséquences concrètes pour des millions de salariés du privé et pourrait exposer les entreprises à des déconvenues.
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Seuils sociaux : Les « cocasseries » de la loi Pacte

Dans cette chronique, l’économiste Philippe Askenazy explique comment le projet de loi actuellement discuté au Parlement aura, à terme, des conséquences concrètes pour des millions de salariés du privé et pourrait exposer les entreprises à des déconvenues.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 11h00
    |

Philippe Askenazy (Chercheur au CNRS/ENS/Centre Maurice-Halbwachs)







                        



                                


                            
Tendances France. Le Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises, ou loi Pacte, dont l’examen a commencé au Parlement, comporte une multitude de mesures, de l’habilitation de la presse en ligne à publier des annonces légales à l’extension des autorisations de test des véhicules autonomes. L’article 6 est le plus emblématique.
L’idée que les seuils sont un frein à l’emploi est venue d’anomalies dans la distribution par taille des entreprises selon les données fiscales
Il modifie substantiellement les seuils sociaux : les obligations des entreprises et les droits des salariés vont en effet croissant avec la taille des entreprises par de multiples paliers, aujourd’hui essentiellement onze, vingt et cinquante salariés. La loi supprimerait le seuil de vingt salariés et considérerait qu’un seuil n’est franchi que si l’effectif le dépasse pendant cinq années consécutives.
Cohérent avec l’exposé des motifs du projet, le dossier de presse fourni par le ministère de l’économie précise qu’il s’agit de répondre à « un problème : les seuils sont un frein à l’emploi ». Pourtant, la lettre Trésor-éco n° 226, publiée le 5 septembre par la direction du Trésor au sujet de la loi Pacte, observe prudemment que « le relèvement des seuils d’effectifs pourrait [faciliter] la croissance des entreprises, effet sur lequel la littérature n’est cependant pas conclusive ». Alors, qui croire au sein du ministère ?

L’idée que les seuils sont un frein à l’emploi est venue d’anomalies dans la distribution par taille des entreprises selon les données fiscales. Le phénomène est très net autour du seuil de cinquante : on observe une surreprésentation d’entreprises de quarante-huit ou quarante-neuf salariés et, en revanche, un déficit d’entreprises de cinquante ou cinquante et un salariés. L’explication naturelle est que le franchissement du seuil entraîne de tels surcoûts que de nombreuses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le mutualiste Malakoff Médéric publie, jeudi 20 septembre, les résultats d’une décennie d’observation de la qualité de vie au travail, à travers ses baromètres annuels. La fatigue physique a été un peu réduite, mais les risques psychosociaux augmentent.
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2008-2018 : les salariés se sentent mieux qu’il y a dix ans

Le mutualiste Malakoff Médéric publie, jeudi 20 septembre, les résultats d’une décennie d’observation de la qualité de vie au travail, à travers ses baromètres annuels. La fatigue physique a été un peu réduite, mais les risques psychosociaux augmentent.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 10h57
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            
2008 : crise financière et mal-être au travail font la une des journaux. Dix ans après, les salariés se sentent mieux, révèle Malakoff Médéric. A l’occasion de la publication, jeudi 20 septembre, de son dixième baromètre annuel sur la santé et qualité de vie au travail des salariés, réalisé auprès de quelques 3500 salariés du secteur privé, le mutualiste dresse un panorama de l’évolution de l’environnement de travail, marquée par un retour de la confiance mais aussi par l’apparition de nouveaux risques de santé. « Dix ans de transformation de la société, avec une population qui vieillit, une hausse du poids des services et des changements technologiques considérables ont augmenté certains facteurs de risques et en ont réduit d’autres », commente Anne-Sophie Godon, directrice innovation de Malakoff Médéric, qui note d’ « indéniables facteurs de progrès ».
52 % des salariés affirment se sentir mieux dans leur travail qu’il y a dix ans. Moins d’un sur deux (48%) jugent désormais leur travail physiquement fatiguant (contre 54 % en 2009). Le nombre de ceux qui déclarent effectuer des gestes répétitifs, tenir des postures pénibles et porter des charges lourdes dans leur travail a baissé. Le mieux-être exprimé par les salariés dans le baromètre annuel s’accompagne d’un intérêt croissant pour leur santé (74 % contre 68% en 2009).

En 2018, le baromètre de la confiance aussi est au beau fixe : 73 % des salariés interrogés se disent confiants dans leur avenir professionnel à trois ans, contre 64 % en 2012 (la première année où cette question a été posée). Ils semblent même sourds aux prédictions des Cassandre sur les conséquences des transformations numériques sur l’emploi. Ils se sont, pour la première fois dans ce baromètre, exprimés sur leur confiance à long terme : 79 % des moins de trente ans et 77 % des cadres se déclarent confiants face aux innovations technologiques qui vont impacter le monde du travail d’ici dix...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Evidente, la complexité des villes apparaît rarement dans le discours politique. Ce qui contribue à le rendre séduisant mais inopérant.
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La complexité : un problème politique pour les villes aussi

Evidente, la complexité des villes apparaît rarement dans le discours politique. Ce qui contribue à le rendre séduisant mais inopérant.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 10h30
    |

                            Francis Pisani








                        



   


Aborder de façon fragmentée – secteur après secteur – les problèmes qui se posent aux villes limite considérablement les possibilités de succès. Le pire étant qu’une telle attitude peut en donner l’illusion. Exemple : constater, chiffres à l’appui, que les zones vertes s’étendent, est une bonne chose sur le strict plan environnemental ; mais voit-on que ces mesures peuvent être sources d’inégalités sociales et avoir un impact négatif sur la mobilité, entre autres ?
Il en va de tous les thèmes, toujours connectés entre eux par de multiples interrelations dont l’impact réel est difficile à prévoir. Paradoxe : les choses se compliquent aussi du fait que nos connaissances augmentent.
Edgard Morin nous avait prévenus quand il écrivait, dès 1990, dans Introduction à la pensée complex : « Il y a une nouvelle ignorance liée au développement de la science elle-même ». Elle implique l’incertitude et la rationalité sur laquelle nous fondons notre approche du réel n’est plus suffisante.
Après avoir expliqué pourquoi le problème de la pensée dominante remonte à la disjonction opérée par Descartes entre l’esprit et le corps, Morin montre comment la simplification est dangereuse. Et personne n’y échappe : « Tandis que les médias produisent la basse crétinisation, l’Université produit la haute crétinisation. La méthodologie dominante produit un obscurantisme accru, puisqu’il n’y a plus d’association entre les éléments disjoints du savoir. »
Concrètement, ces approches complexes des interrelations entre différents secteurs ont un double inconvénient : être difficiles à expliquer, à communiquer ; et impliquer plus souvent le recours à une conception complexe du temps et de l’espace : les actions menées à la fois au niveau du quartier, de la ville et de la région, voire de l’Etat-nation, peuvent avoir des impacts parfois contradictoires à court, moyen et long terme.
Un sujet d’inquiétude
La complexité suscite ainsi incompréhension et inquiétude pour tout le monde, des experts aux citoyens. Elle ne passe pas bien dans le discours politique.
C’eût été beaucoup attendre des politiciens que de leur demander d’échapper à cette difficulté non résolue ni par les médias ni par les scientifiques. Ils s’y vautrent avec d’autant plus de délices que la méthode est pleine d’avantages pour gagner des élections. Quitte à souligner, martingale éculée, la responsabilité des médias (comme le fait Trump tous les jours), ou à remettre en question le travail des scientifiques (même quand ils sont tous d’accord pour souligner l’impact négatif des actions humaines sur le réchauffement global).
La complexité est tout autant un problème urbain. Il ne suffit pas d’aborder tous les thèmes – éclairage public, mobilité, seniors, eau, déchets… Il est indispensable de prendre en compte les interactions entre les différents secteurs.
C’est là que le complexe intervient. Les coûts du transport public gratuit mis en place à Dunkerque sont conçus dans une approche sociale large. L’interrelation a été prise en compte mais, ce qui est acceptable dans une communauté à faible niveau de revenus ne l’est pas nécessairement dans d’autres villes mieux loties, comme à Pau par exemple.
Impact politique
Une telle réflexion n’a pas pour seul objectif d’attirer l’attention sur la complexité du monde et la nécessité de la prendre en compte. Nous devons aussi voir qu’elle enraye l’action et perturbe le discours politique.
Au niveau national, les politiciens réagissent trop souvent en simplifiant à l’extrême, dans leurs promesses, comme dans leurs discours, voire leurs actions symboliques. Dans cette ligne, l’autoritarisme apparaît vite comme la conséquence logique de la simplification : il élimine les points de vue divergents, passe sous silence l’inefficacité des mesures simplistes et interdit de rendre compte des échecs.
Les politiciens locaux semblent mieux placés pour répondre aux attentes concrètes de leurs concitoyens. Mais la difficulté d’aborder les problèmes d’une façon complexe et donc leurs chances réduites de les résoudre ne fonctionnent pas de façon différente qu’au niveau national. Les populismes simplificateurs en profitent pour gagner du terrain. Vous en avez sûrement des exemples plein la tête.
Seul avantage du niveau local : insérées dans des ensembles complexes (métropoles, départements, régions, etc.) les villes ne peuvent pas définir de façon unilatérale les règles de leur propre jeu politique. Mais les simplificateurs commencent par gagner des mairies et des élections locales, pour ensuite s’attaquer au niveau national.
Les certitudes n’existent plus. Il faut beaucoup de courage, aux politiques comme aux citoyens, pour le reconnaître. Mais ceux qui le feront auront peut-être plus de chance de répondre à nos vrais besoins.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Le réseau social est mis en cause depuis deux ans pour ne pas avoir su combattre des campagnes de désinformation, en particulier pendant la présidentielle américaine de 2016.
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Facebook met en scène sa « salle de crise » pour contrer d’éventuelles manipulations électorales

Le réseau social est mis en cause depuis deux ans pour ne pas avoir su combattre des campagnes de désinformation, en particulier pendant la présidentielle américaine de 2016.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 10h12
   





                        


À quelques semaines des élections de mi-mandat aux États-Unis, le 6 novembre, Facebook met les bouchées doubles en terme de communication. Objectif : convaincre les utilisateurs et les pouvoirs publics que l’entreprise met tous les moyens en œuvre pour éviter de réitérer le fiasco de 2016 – le réseau social avait été exploité par un organisme de propagande proche du Kremlin afin d’influencer l’opinion publique avant l’élection américaine.
Depuis, Facebook enchaîne les annonces, savamment égrainées au fil des mois – (chasse aux faux comptes, contrôle renforcé des publicités politiques, dévalorisation des fausses informations, ETC). La dernière en date se veut spectaculaire : mercredi 19 septembre, le réseau social a annoncé la mise en place d’une « salle de crise » au cœur de son « campus » à Menlo Park, en Californie. Objectif affiché : déjouer « en temps réel » les tentatives de manipulation des élections. Elle devrait être opérationnelle pour l’élection présidentielle au Brésil, dont le premier tour est prévu pour le 7 octobre, et servira également à détecter les activités suspectes sur le réseau social autour des élections de mi-mandat aux Etats-Unis.

seven weeks from the U.S. midterm elections, Facebook is on a sprint to prepare against bad actors and foreign infl… https://t.co/XKwiz9aaIx— MikeIsaac (@rat king)


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Ce « centre de commandement » sera en mesure « de prendre des décisions en temps réel » en cas de « pire des scénarios », comme des afflux de messages trompeurs à l’approche des élections ou le jour même du scrutin, a expliqué Samidh Chakrabarti, responsable « élections et engagement civique » lors d’une conférence téléphonique destinée à la presse mercredi. Il a cité comme exemple des messages erronés indiquant que l’on pouvait voter par SMS, comme cela s’est produit lors de scrutins précédents.
Un vocabulaire militaire
Seulement voilà : à part la création d’une pièce consacrée, qu’apporte cette annonce de nouveau ? Pas grand-chose. Le terme « salle de crise » (« war room » ou « salle de guerre » en traduction littérale, un vocabulaire militaire) est soigneusement choisi pour afficher une mobilisation générale de Facebook sur le front de la guerre contre les manipulations de sa plateforme. Mais l’entreprise américaine n’a annoncé à cette occasion aucun nouveau changement dans son fonctionnement.
Dans un long texte sur les tentatives de manipulation d’élections publié la semaine dernière, Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, avait assuré que le réseau social était « mieux préparé ». Pour autant, avait-il poursuivi, « nous faisons face à des adversaires sophistiqués et bien financés. Ils ne lâcheront pas et ils vont continuer à évoluer ».

        Lire :
         

          Facebook remporte de premiers succès face aux fausses informations, note une étude de Stanford



Pour l’ex-responsable de la sécurité informatique de Facebook Alex Stamos, qui a quitté l’entreprise cet été, « il est bien trop tard pour réhabiliter de manière efficace la sécurité de nos élections pour les élections de mi-mandat de 2018, mais il y a [des mesures] qui peuvent être prises pour aider les Etats-Unis à empêcher des attaques en 2020 [année de la prochaine élection présidentielle] », écrivait-il dans une tribune traduite fin août dans Le Monde.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Selon le premier ministre, interrogé jeudi sur France Inter, ce geste représente « un effort de 350 millions d’euros » pour les finances publiques.
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Edouard Philippe : 300 000 retraités vont bénéficier d’un geste fiscal pour compenser la hausse de la CSG

Selon le premier ministre, interrogé jeudi sur France Inter, ce geste représente « un effort de 350 millions d’euros » pour les finances publiques.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 09h53
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 10h55
   





                        



   


Près de 300 000 retraités vont bénéficier d’un geste fiscal pour compenser la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG), et non 100 000 comme prévu initialement, a communiqué jeudi 20 septembre le premier ministre, Edouard Philippe, sur France Inter. « Un effort de 350 millions d’euros » pour les finances publiques, a-t-il précisé.
Cette mesure correctrice avait été annoncée à la fin de mars par le gouvernement, dans un contexte de grogne des retraités contre la perte de leur pouvoir d’achat. Mais l’exécutif n’avait alors pas précisé la façon dont elle allait s’articuler.
Concrètement, « il faudra être passé pendant deux ans en continu au-dessus du seuil arrêté l’année passée pour être frappé par cette augmentation de la CSG », a expliqué Edouard Philippe.

        Lire :
         

          Le sort difficile des seniors sans emploi ni pension de retraite



Compenser la suppression de cotisations
La hausse de 1,7 point de CSG a été votée dans le cadre du projet de loi de finances 2018. L’objectif était de compenser la suppression des cotisations chômage et maladie pour les salariés du privé. Elle s’applique aux retraités dont le revenu fiscal de référence se situe au-dessus de 14 404 euros pour une personne seule, et 22 051 euros pour un couple. Des seuils jugés trop bas par l’opposition.
Selon Bercy, près de 60 % des retraités, soit 7,5 millions de personnes, sont actuellement concernés par la hausse de la CSG. Les 40 % restant, exonérés de CSG ou soumis à la CSG à taux réduit (3,8 %), ne sont pas touchés.
Dans la même interview, le premier ministre a annoncé que 130 000 contrats aidés seraient financés l’an prochain, contre 200 000 budgétés.
« Nous avons décidé de changer de pied sur cette question des contrats aidés », car « nous voulons consacrer nos moyens sur des politiques efficaces », a-t-il déclaré à propos de ces dispositifs d’insertion professionnelle subventionnés, dont 320 000 avaient encore été signés en 2017.

        Lire aussi :
         

                Les cotisations retraite vont-elles vraiment augmenter au 1er janvier 2019 ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Dans son dernier ouvrage, le philosophe réaffirme la parenté des libéralisme économique et culturel en historien des idées – quitte à faire ployer la réalité sous la logique d’une idée.
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Jean-Claude Michéa contre « l’idéologie » des droits de l’homme

Dans son dernier ouvrage, le philosophe réaffirme la parenté des libéralisme économique et culturel en historien des idées – quitte à faire ployer la réalité sous la logique d’une idée.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 09h00
    |

Nicolas Truong







                        



                                


                            
Le livre. C’est une phrase qui dit tout. Une formule qui résume l’idée selon laquelle l’idéologie des droits de l’homme, notamment portée par les « nouveaux philosophes » des années 1970, est solidaire du néolibéralisme des enfants du nouveau monde : « Qui commence par Kouchner finit toujours par Macron. » Fidèle à sa théorie de la « double pensée », qui affirme que le libéralisme économique est solidaire du libéralisme culturel – la Silicon Valley et la PMA, même combat – Jean-Claude Michéa l’applique à la question juridique, et tourne sa critique radicale contre la philosophie du droit. La genèse juridique de la pensée libérale est d’ailleurs la partie la plus convaincante de l’ouvrage.
En historien des idées, Michéa montre que ce sont les guerres de religions qui, du XVIe au XVIIe siècle, façonnent « l’imaginaire individualiste » de la philosophie occidentale. La « guerre de tous contre tous » à laquelle se livrent les contemporains du massacre de la Saint-Barthélemy ou du siège de La Rochelle les conduit à envisager l’homme, non pas seulement comme un « animal politique », selon la définition d’Aristote, mais comme « un loup pour l’homme », dans une célèbre formule reprise par Hobbes. Au commencement, il n’y a pas la concorde mais la discorde ; il n’y a pas l’ange mais la bête. La société doit donc être fondée sur l’individu, sa sécurité et son intérêt. Ce pessimisme anthropologique conduit la philosophie libérale à réguler les relations humaines par l’entremise de deux entités sacralisées, le Droit et le Marché. Un montage normatif qui sera critiqué par Marx, auquel Michéa emboîte le pas.
L’alliance des « boat people » et des banquiers
Abandonnant le projet socialiste, la gauche se serait donc engouffrée et perdue dans ce libéralisme juridique, principe actif du nouvel esprit du capitalisme. Puisque dans son acception libérale, la liberté « consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ La Danske Bank est embourbée dans un gigantesque scandale de blanchiment d’argent en Estonie entre 2007 et 2015.
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Le patron de la première banque danoise démissionne

La Danske Bank est embourbée dans un gigantesque scandale de blanchiment d’argent en Estonie entre 2007 et 2015.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 06h55
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 07h54
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



   


Sa position était devenue intenable après les révélations récentes indiquant qu’il avait été alerté dès octobre 2013, soit un mois après sa nomination à la tête de la première banque danoise, au sujet du niveau « anormalement élevé » des flux d’argent transitant par la filiale estonienne de Danske Bank. Mercredi 19 septembre, le Norvégien Thomas Borgen a annoncé sa démission, quelques instants avant la présentation des premiers résultats de l’enquête interne visant à faire la lumière sur ce scandale de blanchiment d’argent, dont le montant pourrait se chiffrer en dizaines de milliards d’euros entre 2007 et 2015.
« Il n’y a aucun doute que les problèmes liés à la division estonienne étaient bien plus importants qu’anticipé quand nous avons lancé une investigation », a reconnu le président de la première banque danoise, Ole Andersen, offrant ses excuses aux « actionnaires, clients, investisseurs, employés et à la société en général ». Selon la banque, l’enquête a révélé une « série de lacunes majeures » dans son système de gouvernance et de contrôle, ayant permis d’utiliser sa filiale estonienne « pour des transactions suspectes ».
Au total, les experts ont étudié les comptes de 15 000 clients non résidents en Estonie, par lesquels ont transité environ 1 500 milliards de couronnes danoises (200 milliards d’euros). Si la banque n’est « pas capable de fournir une estimation précise du montant des transactions suspectes », l’analyse approfondie de 6 200 comptes jugés « particulièrement à risque » a montré que la « grosse majorité » d’entre eux étaient suspects.
La position de Thomas Borgen était devenue d’autant plus compliquée à la tête de Danske Bank qu’il était chargé des opérations internationales, incluant l’Estonie, entre 2009 et 2012, avant d’être nommé directeur en 2013. « Il est clair que Danske Bank n’a pas été à la hauteur de ses responsabilités dans le cas du possible blanchiment d’argent en Estonie », a-t-il constaté, mercredi matin, affirmant qu’il avait honoré ses « obligations légales », mais que son départ était « mieux pour tout le monde ».
Selon le rapport d’enquête, Danske Bank avait été alertée dès 2007 par le régulateur estonien et les autorités danoises, sur la base d’informations fournies par la Banque centrale de Russie, qui mettait en garde contre des « activités criminelles, incluant du blanchiment d’argent », estimées à « des milliards de roubles par mois ».
Lanceur d’alerte ignoré
A partir du 27 décembre 2013 et jusqu’en avril 2014, un employé estonien lanceur d’alerte a signalé à son tour des irrégularités au sein de la filiale estonienne, mais sans que cela débouche sur une enquête. Et ce n’est qu’en 2015 que la Danske Bank a décidé de fermer sa division à Tallinn aux clients non résidents.
Le scandale a finalement éclaté le 20 mars 2017, avec la publication de plusieurs articles dans le quotidien danois Berlingske Tidende, au terme d’une longue enquête menée en collaboration avec le consortium de journalistes internationaux OCCRP et la Novaïa Gazeta russe. En analysant les comptes d’une vingtaine de sociétés, Berlingske découvre que la filiale estonienne de Danske Bank a été utilisée pour blanchir de l’argent par les services de renseignement russes (FSB), des proches de Vladimir Poutine et le régime azéri.
Mercredi 19 septembre, la banque danoise a annoncé qu’elle allait reverser la marge brute réalisée sur ses opérations estoniennes entre 2007 et 2015, estimée à 1,5 milliard de couronnes danoises, à une fondation indépendante créée « pour soutenir les initiatives visant à combattre la criminalité financière internationale, y compris le blanchiment d’argent, également au Danemark et en Estonie ».



                            


                        

                        

