<FILE-date="2018/09/20/17">

<article-nb="2018/09/20/17-1">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Après trois ans d’enquête, Scotland Yard a enfin débusqué le responsable de la mort de plus de 400 félins dans le sud de la capitale britannique.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Le tueur en série des chats de Londres a été identifié

Après trois ans d’enquête, Scotland Yard a enfin débusqué le responsable de la mort de plus de 400 félins dans le sud de la capitale britannique.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 16h10
   





                        


Cela faisait trois ans que la police londonienne traquait un tueur de chats qui a fait plus de 400 victimes dans le sud de la capitale britannique, faisant planer l’ombre d’un dangereux psychopathe. Elle a fini par le débusquer, mais le tueur en série n’était pas celui qu’elle pensait : il s’agissait en réalité de renards.
« Après un examen approfondi des preuves disponibles, les policiers (…) ont conclu que les centaines de mutilations de chats signalées à Croydon et ailleurs n’avaient pas été commises par un être humain, mais résultaient probablement de prédateurs ou de charognards », a expliqué la police jeudi 20 septembre dans un communiqué. « Il n’y avait pas de témoin, pas de modèle de comportement identifiable et pas de piste médico-légale pointant une implication humaine », a-t-elle ajouté.
L’enquête de Scotland Yard avait commencé en septembre 2015 après de premiers signalements par des administrés de chats mutilés, la tête et la queue souvent sectionnées, dans le district de Croydon, dans le sud de Londres.
« Il n’y avait aucune preuve que ces chats avaient été tués par un être humain, mais en évoquant un “Tueur de chats de Croydon” (…) les médias ont suscité une inquiétude générale au sein du public », a souligné la police. La crainte était notamment de voir le mystérieux criminel passer à une autre étape, en s’en prenant ensuite aux humains.
Cas suspects
En 2016, des autopsies réalisées sur 25 chats à la demande d’une petite association de protection des animaux, Snarl, avait conclu à une mort par traumatisme à la suite d’un choc brutal, par exemple une collision avec un véhicule. Seuls six cas étaient considérés comme suspects.
En 2017, des images de vidéosurveillance fournies par des particuliers montraient un renard transportant la tête d’un chat, déposée dans le jardin d’une maison ou une cour de récréation.
D’autres autopsies, menées en juin 2018 sur trois chats et deux lapins, ont conclu par la suite à des mutilations causées par des animaux prédateurs ou des charognards. De l’ADN de renard a été décelé autour des blessures.
Au vu de ces informations, les cas suspects ont été réexaminés pour finalement aboutir à la même conclusion, selon la police.

        Lire aussi :
         

                Nouveau mystère animalier : les perroquets qui rougissent d’émotion






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/20/17-2">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Deux étudiants et un ex-étudiant sont poursuivis pour violences envers des policiers, en avril, lors de la mobilisation contre la réforme créant Parcoursup.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Blocage de l’université de Nanterre : prison requise contre trois manifestants

Deux étudiants et un ex-étudiant sont poursuivis pour violences envers des policiers, en avril, lors de la mobilisation contre la réforme créant Parcoursup.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 15h05
   





                        



   


Des peines de prison avec sursis ou ferme, mais sans mandat de dépôt, ont été requises mercredi 19 septembre contre trois hommes, dont deux étudiants de l’université de Nanterre, poursuivis pour violences envers des policiers durant la mobilisation contre la réforme de l’accès à l’université au printemps.
Les deux étudiants, âgés de 21 et 23 ans, et un ex-étudiant de 29 ans sont mis en cause par trois policiers ayant participé à l’évacuation d’un bâtiment de l’université Paris-Nanterre, occupé le 9 avril par des manifestants. De quatre à six mois de prison avec sursis, simple ou assorti de cent cinq heures de travaux d’intérêt général (TIG), ont été requis contre le plus jeune, membre du syndicat étudiant UNEF et du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), pour avoir mordu un fonctionnaire.
« Enquête rachitique »
De six à huit mois d’emprisonnement assortis des mêmes mesures ont été réclamés par le procureur contre le second étudiant, pour avoir donné des coups de pied à un CRS alors que celui-ci se trouvait au sol. Six mois de prison ferme, mais sans mandat de dépôt, ont été requis contre le troisième prévenu, en état de récidive légale.
Leurs avocats avaient tous réclamé une relaxe, faute de preuves constitutives de l’infraction et du fait d’une « enquête rachitique », avait tancé l’un d’eux. Environ soixante-dix jeunes s’étaient réunis devant le tribunal pour manifester leur soutien aux prévenus. La décision sera rendue le 17 octobre.
Le 9 avril, quelques dizaines de jeunes gens étaient montés sur un toit-terrasse et avaient bloqué un bâtiment de la faculté pour protester contre la loi ORE (orientation et réussite des étudiants), qui a créé Parcoursup et modifié les conditions d’accès aux universités. La présidence de Nanterre avait demandé aux forces publiques de mettre fin au blocage. Les CRS étaient intervenus lors d’une assemblée générale improvisée de façon pacifique dans le bâtiment, provoquant l’émoi de la communauté universitaire.
Au plus fort de la mobilisation contre la loi ORE, quatre universités (sur soixante-treize) avaient été bloquées et fermées, dont Tolbiac, qui dépend de Paris-I, et Nanterre (Hauts-de-Seine). Des dizaines d’autres sites universitaires avaient également été perturbés dans toute la France.

        Lire aussi :
         

                A Nanterre, le blocage des partiels divise les étudiants




        Lire aussi :
         

                A Nanterre, le président de l’université tente de renouer le dialogue après son appel aux CRS






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/20/17-3">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le navire humanitaire a secouru dix Pakistanais et un Ivoirien à bord d’une petite barque. Les autorités libyennes ont demandé à récupérer les migrants, ce que refusent les sauveteurs.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Sur l’« Aquarius » : onze personnes secourues au large de la Libye

Le navire humanitaire a secouru dix Pakistanais et un Ivoirien à bord d’une petite barque. Les autorités libyennes ont demandé à récupérer les migrants, ce que refusent les sauveteurs.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 14h41
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 15h12
    |

            Julia Pascual








                        



   


« Ça ressemblait à un mouton de vague… » Jeudi 20 septembre, un peu après 7 heures du matin, le navire humanitaire Aquarius, qui patrouille au large de la Libye, a repéré une embarcation avec onze personnes à son bord. « Au début, tu vois une tâche blanche qui bouge sur la vague et, très vite, tu vois que ça ressemble à une embarcation », explique Jérémie Demange, qui a aperçu le bateau pendant son tour de veille à la jumelle, sur la passerelle du navire humanitaire de SOS-Méditerranée et de Médecins sans frontières (MSF).
L’Aquarius a mis le cap sur l’embarcation et s’est rapidement retrouvé à sa hauteur, à environ 28 milles marins (52 kilomètres) de la Libye, face à la ville d’Abou Kammash. « Nous avons essayé de contacter par téléphone et par radio le centre de coordination des sauvetages à Tripoli mais nous n’avons eu aucune réponse », explique Nick Romaniuk, responsable des opérations de recherches et de secours pour SOS-Méditerranée.

   


En s’approchant de l’embarcation, l’équipage a pu formellement identifier une petite barque en fibre de verre, équipée d’un moteur, avec onze hommes à son bord. Nick Romaniuk précise : 
« Nous avons vu qu’ils étaient en train d’écoper le bateau. Ils avaient des gilets de sauvetage, mais ce sont des modèles de mauvaise confection, qui se remplissent d’eau donc c’est dangereux. »
C’est un garçon aux traits juvéniles qui est évacué en premier
Sur le pont de l’Aquarius, les sauveteurs de SOS-Méditerranée équipent rapidement deux canots pneumatiques semi-rigides et les mettent à l’eau. Une fois à hauteur de l’embarcation en détresse s’engage un échange à grand renfort de gesticulations. La paume des mains vers le bas : « Restez assis ! » Les pouces levés : « OK très bien ! » Les mains se tendent et attrapent des poignées. C’est un garçon aux traits juvéniles qui est évacué en premier. En moins d’un quart d’heure, tout le monde est transféré sur le canot pneumatique de SOS-Méditerranée.

   


Sur le pont, le reste de l’équipage se tient prêt à accueillir les personnes secourues. La manœuvre est bien huilée. Un à un, les hommes sont montés à bord et installés sur le pont arrière du bateau. Petit à petit, on comprend qu’ils sont pakistanais à l’exception d’un homme originaire de Côte d’Ivoire. Ils auraient quitté les côtes libyennes la veille à 23 heures, depuis le port de Zouara.
Résidus d’essence
Un membre de MSF leur donne quelques explications sommaires, tandis qu’ils essayent de rallumer leur téléphone emballé dans plusieurs couches de plastique. Un sac est distribué à chacun d’entre eux, avec du linge propre, de l’eau, une serviette… Tous vont pouvoir prendre une douche pour se débarrasser des résidus d’essence qui leur collent à la peau.
Secourus par l’« Aquarius », à plus de 120 milles marins du rivage européen le plus proche
La barque dont ils ont été évacués flotte à présent à vide. L’équipe de SOS-Méditerranée démonte le moteur et disperse ses pièces à l’eau. La coque est marquée au feutre noir : « SAR AQU 20/09/2018 », afin que chacun sache que les personnes à bord ont été secourues par l’Aquarius, à plus de 120 milles marins (environ 222 kilomètres) du rivage européen le plus proche, l’île italienne de Lampedusa.

   


Quelques instants plus tard, l’Aquarius reçoit un e-mail des autorités maritimes libyennes :
« Nous assurons la coordination de cette opération. Nous allons intervenir avec un navire de patrouille pour prendre les migrants. »
L’Aquarius a fait savoir qu’il n’entendait pas remettre des personnes rescapées aux autorités libyennes, dans la mesure où celles-ci n’offrent pas un port sûr de débarquement. « Je vous suggère de contacter un autre centre de coordination », leur ont répondu les Libyens. Une étape délicate s’annonce au beau milieu de la Méditerranée.

   





                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/20/17-4">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le projet de loi contre la fraude fiscale prévoit de renforcer les sanctions contre les trafics de cigarettes. Transporter plus de quatre cartouches par personne au sein de l’Union européenne sera bientôt passible d’amende.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Bercy veut renforcer la lutte contre la contrebande de tabac

Le projet de loi contre la fraude fiscale prévoit de renforcer les sanctions contre les trafics de cigarettes. Transporter plus de quatre cartouches par personne au sein de l’Union européenne sera bientôt passible d’amende.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 14h38
    |

            Benoît Floc'h (Pau, envoyé spécial)








                        



                                


                            
Finie l’indulgence. Les douaniers ont reçu l’ordre de ne plus fermer les yeux sur le petit trafic de cigarettes. Acheter son tabac de l’autre côté de la frontière pourrait dorénavant coûter cher. Mais, d’une manière générale, c’est à tout type de contrebande de tabac que Bercy a décidé de s’attaquer.
Le projet de loi relatif à la lutte contre la fraude fiscale, voté à l’Assemblée nationale mercredi 19 septembre, renforce l’arsenal législatif. La fabrication, la détention, la vente ou le transport illicites de tabac seront dorénavant punis d’une amende pouvant aller de 1 000 à 5 000 euros. C’était la moitié jusqu’à présent. La loi précisera également clairement qu’il n’est pas possible de transporter plus de quatre cartouches de cigarettes par personne à l’intérieur de l’Union européenne.
« Parmi mes priorités, la première, c’est le tabac », avait déclaré le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, le 30 août, devant des buralistes réunis à Lescar (Pyrénées-Atlantiques) en rappelant qu’il y aurait 700 douaniers supplémentaires sur le quinquennat. « Je ne veux plus qu’on dise à quelqu’un qui transporte cinq ou six cartouches : “Allez-y, Monsieur, ce n’est pas grave.” Si, c’est grave. Alors, on va saisir les marchandises, simplifier les PV et renforcer les dispositifs juridiques pour lutter contre le trafic. » 
Les modifications introduites dans le projet de loi doivent faciliter le travail des douaniers en les libérant de la charge de la preuve. Dorénavant, « la règle sera claire et la loi sera plus simple à appliquer pour nous, se réjouit Rodolphe Gintz, directeur général des douanes. Au-delà de quatre cartouches, la personne sera réputée faire de la contrebande de tabac ».
« L’insécurité, c’est mon premier souci »
Pour le gouvernement, il s’agit d’en faire le pendant de l’augmentation du prix du paquet de cigarettes. « Lutter contre le trafic de tabac permet de...




                        

                        


<article-nb="2018/09/20/17-5">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Il y a deux ans, dans le même arrondissement cossu, un centre d’hébergement pour SDF avait suscité un tollé.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Un centre pour réfugiés ouvre, sans polémique, dans le 16e arrondissement de Paris

Il y a deux ans, dans le même arrondissement cossu, un centre d’hébergement pour SDF avait suscité un tollé.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 14h52
   





                        


Deux ans après l’ouverture d’un centre pour sans-abri dans le 16e arrondissement de Paris, qui avait suscité une polémique et été partiellement incendié, un second centre d’hébergement, pour demandeurs d’asile et réfugiés, a ouvert cette semaine dans ce quartier cossu.
Aménagé dans une ancienne caserne du boulevard Exelmans, il accueillera 150 demandeurs d’asile, 100 réfugiés et 50 familles, a annoncé jeudi 20 septembre le préfet d’Ile-de-France, Michel Cadot, venu présenter le site. « La caserne était habitée jusqu’à il y a quelques jours par des familles de gendarme » mais « l’Etat n’en avait plus besoin au titre de la gendarmerie », a-t-il expliqué, en précisant que ce site n’était que temporaire, puisqu’il doit être rendu « fin 2020 » à la Ville, qui en fera du logement social.
Création de 1 200 places
Après la violente opposition des riverains à l’ouverture du premier centre, l’Etat comme la ville veulent croire que la controverse ne se reproduira pas. « Le site ne pose pas de problème de voisinage » et « il se prête à une intégration réussie dans le quartier », a assuré M. Cadot. Autour du premier centre « les riverains ne se plaignent plus du tout » et « certains sont même devenus bénévoles », a ajouté l’adjoint au logement de la ville de Paris, Ian Brossat, en défendant « une politique de rééquilibrage » dans la capitale : « On ne peut pas avoir des ghettos de pauvres d’un côté et de riches de l’autre. »
Du côté de l’Etat, ce nouveau site s’inscrit dans un effort de création de 1 200 places supplémentaires pour demandeurs d’asile en Ile-de-France. Neuf cent quarante-quatre places ont déjà été créées et le reste le sera d’ici à la fin de septembre, assure la préfecture.
« C’est aussi le moment de mettre un terme à l’occupation des gymnases mobilisés pendant l’été » pour héberger les migrants à la rue, a expliqué le préfet, en promettant qu’ils seraient « totalement libérés pour la mi-octobre », soit quinze jours plus tard que prévu.

        Lire notre article, publié un an après l’ouverture du 1er centre :
         

          les riverains ne protestent plus






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/20/17-6">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Chloé P. et Georgios D. n’avaient pas encore donné leur version des faits impliquant l’ancien chargé de mission de l’Elysée. Ils ont été entendus par la justice mercredi.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Affaire Benalla : le couple molesté le 1er mai livre sa version

Chloé P. et Georgios D. n’avaient pas encore donné leur version des faits impliquant l’ancien chargé de mission de l’Elysée. Ils ont été entendus par la justice mercredi.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 14h32
    |

            Emeline Cazi et 
Ariane Chemin








                        



                                


                            

Ils étaient les muets de la journée du 1er mai 2018. « Deux casseurs », avait dit Alexandre Benalla dans son entretien au Monde, le 26 juillet. Les seuls dont on n’avait pas encore entendu la version des incidents de la place de la Contrescarpe, à Paris, même si leurs visages étaient connus.
Lui, Georgios D., 29 ans, est l’homme qui, sur une vidéo désormais fameuse publiée sur YouTube, se fait molester par Alexandre Benalla sur cette place du Quartier latin, dans le 5e arrondissement. Elle, Chloé P., 30 ans, la jeune fille que le chef de cabinet adjoint d’Emmanuel Macron, « M. Benalla » comme elle dit, attrape par le cou. Ils sont le « couple de la Contrescarpe » qui intrigue depuis que l’affaire a éclaté, à la mi-juillet.
L’audition d’Alexandre Benalla devant les sénateurs de la commission d’enquête avait commencé depuis une heure, mercredi 19 septembre, quand Georgios D., fin jeune homme aux cheveux noirs, chemise blanche et pantalon clair, est entré dans le cabinet des trois juges qui instruisent l’affaire. Chloé P., un brin timide, longs cheveux dénoués, lui a succédé en début d’après-midi. Quatre heures pour lui, trois pour elle.

A la nuit tombée, ils se sont retrouvés pour prendre un verre au pied du Panthéon, leur quartier préféré. Au Monde, il confie n’avoir « toujours pas bien compris ce qui leur est tombé sur la tête », sourit Georgios D. avec son fort accent grec. « On n’est rien ! On n’avait rien demandé », ajoute-t-elle.
Ce 1er mai, le jeune couple — elle, graphiste, lui, « cuistot » — installé « au calme » dans un pavillon en colocation à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), avait décidé de fêter les six ans de leur « coup de foudre ». Ils se sont rencontrés le 30 avril 2012 à Thessalonique, la ville natale de Georgios D., où ses parents travaillent dans une entreprise de textile. Pour...




                        

                        


<article-nb="2018/09/20/17-7">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Mettre fin au tirage au sort. Faire place au mérite. La « révolution de l’éducation »  voulue par le président Macron s’est heurtée aux effets pervers de Parcoursup, la nouvelle plate-forme d’inscription à l’université, et à l’incompréhension des élèves.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Parcoursup : retour sur une réforme explosive

Mettre fin au tirage au sort. Faire place au mérite. La « révolution de l’éducation »  voulue par le président Macron s’est heurtée aux effets pervers de Parcoursup, la nouvelle plate-forme d’inscription à l’université, et à l’incompréhension des élèves.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 10h59
    |

            Eric Nunès








                        



                                


                            

Renverser les tables, faire trembler les murs de l’université et trouver un autre modèle pour l’enseignement supérieur… Ils sont quelques centaines d’étudiants, opposants à la politique du gouvernement, à avoir entretenu cette ambition au printemps, bloquant les ­facultés à Nanterre, Saint-Denis, Toulouse, Montpellier, Tolbiac à Paris… Mais le premier à avoir promis une réforme explosive l’avait fait sous les ­dorures du palais de l’Elysée, à la fin août 2017. Une année est passée, la ­table a-t-elle été renversée ?
Lors du premier été de son quinquennat, Emmanuel Macron avait annoncé, dans Le Point,« une révolution de l’éducation » et le cap de son action : parmi les « impostures » auxquelles il compte bien mettre fin, celle « d’un pays inégalitaire, mais qui ne fait pas sa place au mérite ». Dans la foulée, le nouveau président confirmait son intention de mettre fin au tirage au sort, pratiqué à l’entrée de certaines licences universitaires « en tension » – trop de demandes pour trop peu de places –, mais il prévenait : « Nous ferons en sorte que l’on arrête de faire croire à tout le monde que l’université est la solution pour tout le monde. » Le ton de la ­réforme était donné.
Baby-boom
Le coup de semonce présidentiel arrive à l’issue d’un été 2017 marqué par le feuilleton des déboires d’APB (Admission post bac), la plate-forme d’admission dans l’enseignement supérieur. Le 14 juillet 2017, alors que Donald Trump et Emmanuel Macron écoutent sur les Champs-Elysées la fanfare jouer Get Lucky, de Daft Punk, la chance ne sourit guère à 87 000 lycéens, toujours sans affectation. Le gouvernement chante l’oraison ­funèbre d’APB. Les Français découvrent alors leur ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, qui dénonce « un système à bout de souffle », le tirage au sort « scandaleux », la « sélection par l’échec »….
Cet étranglement aux portes de l’enseignement...




                        

                        


<article-nb="2018/09/20/17-8">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Le mutualiste Malakoff Médéric publie, jeudi 20 septembre, les résultats d’une décennie d’observation de la qualité de vie au travail, à travers ses baromètres annuels. La fatigue physique a été un peu réduite, mais les risques psychosociaux augmentent.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


2008-2018 : les salariés se sentent mieux qu’il y a dix ans

Le mutualiste Malakoff Médéric publie, jeudi 20 septembre, les résultats d’une décennie d’observation de la qualité de vie au travail, à travers ses baromètres annuels. La fatigue physique a été un peu réduite, mais les risques psychosociaux augmentent.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 10h57
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            
2008 : crise financière et mal-être au travail font la une des journaux. Dix ans après, les salariés se sentent mieux, révèle Malakoff Médéric. A l’occasion de la publication, jeudi 20 septembre, de son dixième baromètre annuel sur la santé et qualité de vie au travail des salariés, réalisé auprès de quelques 3500 salariés du secteur privé, le mutualiste dresse un panorama de l’évolution de l’environnement de travail, marquée par un retour de la confiance mais aussi par l’apparition de nouveaux risques de santé. « Dix ans de transformation de la société, avec une population qui vieillit, une hausse du poids des services et des changements technologiques considérables ont augmenté certains facteurs de risques et en ont réduit d’autres », commente Anne-Sophie Godon, directrice innovation de Malakoff Médéric, qui note d’ « indéniables facteurs de progrès ».
52 % des salariés affirment se sentir mieux dans leur travail qu’il y a dix ans. Moins d’un sur deux (48%) jugent désormais leur travail physiquement fatiguant (contre 54 % en 2009). Le nombre de ceux qui déclarent effectuer des gestes répétitifs, tenir des postures pénibles et porter des charges lourdes dans leur travail a baissé. Le mieux-être exprimé par les salariés dans le baromètre annuel s’accompagne d’un intérêt croissant pour leur santé (74 % contre 68% en 2009).

En 2018, le baromètre de la confiance aussi est au beau fixe : 73 % des salariés interrogés se disent confiants dans leur avenir professionnel à trois ans, contre 64 % en 2012 (la première année où cette question a été posée). Ils semblent même sourds aux prédictions des Cassandre sur les conséquences des transformations numériques sur l’emploi. Ils se sont, pour la première fois dans ce baromètre, exprimés sur leur confiance à long terme : 79 % des moins de trente ans et 77 % des cadres se déclarent confiants face aux innovations technologiques qui vont impacter le monde du travail d’ici dix...




                        

                        


<article-nb="2018/09/20/17-9">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Neuf personnes ont également été placées en garde à vue dans le cadre du démantèlement d’un réseau de revente à la sauvette.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Vingt tonnes de tours Eiffel miniatures saisies à Paris

Neuf personnes ont également été placées en garde à vue dans le cadre du démantèlement d’un réseau de revente à la sauvette.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 10h57
   





                        


Les enquêteurs de la sous-direction de la lutte contre l’immigration irrégulière (SDLII) de la préfecture de Paris ont porté un coup d’arrêt à un réseau de revente à la sauvette « très structuré », a-t-on appris mercredi 19 septembre de source policière. Vingt tonnes de tours Eiffel miniatures ont été saisies par la police parisienne et neuf personnes ont été placées en garde à vue, selon la même source, confirmant une information du Parisien.
Après des écoutes et des surveillances, les enquêteurs de la SDLII ont démantelé ce réseau dirigé par trois grossistes chinois, gérants de magasins à Paris et Aubervilliers. Quatre « intermédiaires » et deux vendeurs à la sauvette, « d’origine africaine » et en situation irrégulière, ont également été interpellés et placés en garde, selon la source policière.
« Entre 500 000 et 800 000 euros de marchandises saisies »
« Nous avons exploité une information, cet été, et nous avions la volonté de porter un coup à ce fléau de la vente hors charges fiscales et sociales qui génère, en plus, un bénéfice énorme », ont expliqué au Parisien les enquêteurs de la SDLII.
« Ces vingt tonnes représentent entre 500 000 et 800 000 euros de marchandises. Lors des perquisitions, nous avons même saisi des machines à compter les billets les pièces chez les grossistes. Ça donne une idée de l’ampleur de ce trafic. »
Plus de mille cartons, soit vingt tonnes de tours Eiffel miniatures, ont été saisis lors des perquisitions dans deux boxes de stockage à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) et Clichy (Hauts-de-Seine) et dans trois magasins.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/20/17-10">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Editorial. En annonçant sa candidature à Lyon et son futur départ du gouvernement, le ministre de l’intérieur condamne le gouvernement à l’inaction sur des dossiers très importants.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Gérard Collomb, Monsieur sans-gêne

Editorial. En annonçant sa candidature à Lyon et son futur départ du gouvernement, le ministre de l’intérieur condamne le gouvernement à l’inaction sur des dossiers très importants.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 10h46
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Le ministre de l’intérieur – ou plutôt le futur ex-ministre de l’intérieur –, Gérard Collomb, a eu le temps, lors de son long parcours politique, de bâtir son personnage : celui d’un élu de terrain qui ne s’encombre ni de circonlocutions ni de formules aseptisées, pour appeler un chat un chat et récuser le « politiquement correct ». Il vient d’en faire une éclatante démonstration dans l’entretien qu’il a accordé à L’Express, le 18 septembre.
Qu’il annonce son intention d’être candidat à la prochaine élection municipale à Lyon n’est en rien une surprise : déjà maire entre 2001 et 2017, chacun sait qu’il est resté très attaché et attentif à « sa » ville. En revanche, qu’il l’annonce dix-huit mois avant le scrutin est singulier. Et, plus encore, qu’il fixe lui-même la date à laquelle il entend quitter ses fonctions ministérielles – au lendemain des élections européennes de mai 2019. Difficile d’imaginer décision politiquement plus incorrecte, dans tous les sens du terme.
Désinvolture
D’abord dans la forme, pour le moins désinvolte. Qu’un ministre, qui plus est ministre d’Etat et ministre de l’intérieur, proclame publiquement sa volonté de quitter le gouvernement et précise lui-même le calendrier de ce départ n’est pas seulement sans précédent. C’est aussi tenir pour négligeable l’article 8 de la Constitution, selon lequel « le président de la République, sur proposition du premier ministre, nomme les membres du gouvernement et met fin à leurs fonctions ».

        Lire aussi :
         

                Gérard Collomb, un ministre de l’intérieur déjà à l’extérieur



En procédant comme il le fait, de sa propre initiative, selon son agenda personnel, voire son bon plaisir, Gérard Collomb met donc le chef de l’Etat et celui du gouvernement devant le fait accompli. Laurent Wauquiez, le président des Républicains, a qualifié la situation de « surréaliste ». Il dit juste.
Le moment choisi pour cette annonce est tout aussi stupéfiant. C’est peu de dire que la rentrée politique d’Emmanuel Macron était laborieuse. Le trouble créé par l’affaire Benalla depuis le mois de juillet, la démission tout aussi iconoclaste, il y a trois semaines, du ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, le pataquès sur le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, la situation économique assombrie : tout a contribué à mettre un terme à une première année de quinquennat conquérante.
Autorité fragilisée
La sortie annoncée du locataire de la Place Beauvau ne peut qu’accentuer le dérèglement de la machine gouvernementale et ajouter au « tourbillon », plus exactement aux turbulences, sur lequel philosophait récemment le premier ministre.
Quoi qu’il en dise, en effet, on voit mal comment le désormais ministre de l’intérieur sursitaire pourrait gérer avec la force requise les très lourds dossiers qui sont les siens : lancinantes questions de la sécurité, persistante menace terroriste, organisation de l’islam de France, rapports (tendus) avec les collectivités locales, préparation annoncée d’un changement de scrutin législatif impliquant un redécoupage électoral de très grande ampleur... Gérard Collomb ne s’est pas seulement condamné à l’impuissance, ou à l’inaction, il a fragilisé l’autorité du président de la République.
Quel qu’ait été l’attachement d’Emmanuel Macron à celui qui fut l’un des premiers à croire en son destin, le chef de l’Etat n’a, en réalité, guère d’autre choix que de le renvoyer, aussi rapidement que possible, dans ses foyers lyonnais. Et de nommer Place Beauvau un ministre de l’intérieur de plein exercice.

        Lire aussi :
         

                Avec le départ de Gérard Collomb, un ministère de l’intérieur en déshérence






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/20/17-11">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ La chronique de Roger-Pol Droit, à propos des « Mille et Une Vies du Bouddha », de Bernard Faure.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Figures libres. Le Bouddha est une histoire sans fin

La chronique de Roger-Pol Droit, à propos des « Mille et Une Vies du Bouddha », de Bernard Faure.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 09h52
    |

                            Roger-Pol Droit








                        



                                


                            
Les Mille et Une Vies du Bouddha, de Bernard Faure, Seuil, « Essais religieux », 408 p., 25 €.

Voilà un livre que devraient lire tous ceux qui s’intéressent, de près ou de loin, au bouddhisme, à son histoire et à ses interprétations. Sans doute certains seront-ils choqués, ou décontenancés, par ce qu’avance Bernard Faure. Mais personne ne devrait ignorer ses analyses. Car il s’agit, mine de rien, d’une sorte de révolution. Le Bouddha n’aurait probablement jamais existé. En tout cas, nous n’en pouvons rien savoir.
Les preu­ves historiquement incontestables de sa vie réelle demeurent ­introuvables. Réduites à leur plus simple expression, les étapes de sa biographie dessinent seulement le canevas standard d’une quête spirituelle : quitter son ­confort illusoire, écarter de mauvais maîtres, déjouer des tentations, trouver une issue, l’enseigner aux autres…
Ce qui est passionnant, c’est que Bernard Faure, professeur à l’université Columbia (New York), l’un des meilleurs connaisseurs contemporains des bouddhismes et de leur diversité, ne se contente pas d’une attitude sceptique. En reprenant une à une les démarches des principaux experts occidentaux des XIXe et XXe siècles, il montre d’abord combien leurs investigations restent ambiguës. Car elles demeurent prises en tenaille entre deux pôles.
D’un côté, la conviction qu’un « noyau » réel existe. Convaincu que le Bouddha fut un homme, né et mort quelque part, on soutient que cet homme a fondé, ou enclenché, une doctrine singulière. De l’autre côté, chacun constate l’existence de légendes innombrables relatant ses vies antérieures, sa naissance immaculée, ses miracles, son éveil, son extinction. Régulièrement, les savants s’employèrent donc à faire le tri. Ils passèrent au crible les légendes pour en extraire quelque fait. Ou bien, à l’inverse, ils s’efforcèrent d’expliquer comment tel fait réel avait été enjolivé et transfiguré.
Variations...



                        

                        


<article-nb="2018/09/20/17-12">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le politologue Emmanuel Rivière rappelle que tout le monde ne peut pas s’épanouir dans tout métier.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 19/09/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Reconnaître la « valeur travail » ce n’est pas accepter n’importe quel emploi

Dans une tribune au « Monde », le politologue Emmanuel Rivière rappelle que tout le monde ne peut pas s’épanouir dans tout métier.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 09h47
    |

Emmanuel Rivière (Directeur général France de Kantar Public)







                        



                                


                            
Tribune. La suggestion faite par Emmanuel Macron à un jeune chômeur, samedi 15 septembre, de « traverser la rue » pour trouver un emploi a bien évidemment fait polémique, mais celle-ci a surtout consisté à vérifier la disponibilité de ces emplois : confirmation, par les tests de certains médias, que le secteur de la restauration-hôtellerie recrute, contestation, par les adversaires du président de la République, de la réalité des emplois non pourvus et de leur accessibilité.

Pourtant, réduire cette polémique à la seule vérification des opportunités d’embauche résulte d’un malentendu sur la réalité de notre rapport complexe au travail. Ce qui se cache derrière ce débat, c’est une tension, au sein de la société française, entre deux logiques : une injonction collective selon laquelle un chômeur doit saisir toute opportunité de travailler, et une aspiration individuelle à vouloir choisir son travail.
La première est très présente. Elle explique que près des trois quarts des Français adhèrent à l’idée de sanctionner d’une manière ou d’une autre les chômeurs qui refusent plusieurs propositions d’emploi. Il s’agit d’une norme collective très fortement installée. Constatant que le fait d’avoir ou de ne pas avoir un travail est un facteur discriminant au sein de notre collectif, nous estimons que le non-emploi est une situation à laquelle il faut s’efforcer d’échapper le plus rapidement possible.
Lorsque nous entendons qu’il y a des emplois non pourvus dans l’hôtellerie et la restauration, nous nous disons « Mais que font les chômeurs ? », et rarement « Mais pourquoi n’augmentent-ils pas les salaires dans ces métiers ? » La prégnance de cette conception est telle que les affirmations selon lesquelles la valeur travail serait en crise apparaissent douteuses.
Tout le monde ne peut pas s’épanouir dans tout métier
Cependant, cette injonction collective à travailler coûte que coûte cohabite avec une réalité non moins...




                        

                        


<article-nb="2018/09/20/17-13">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Quatre personnes ont été tuées depuis octobre 2017 dans un quartier de la cité balnéaire varoise soumis à une « professionnalisation » du deal.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 19/09/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


A La Seyne-sur-Mer, le trafic de drogue a changé d’échelle

Quatre personnes ont été tuées depuis octobre 2017 dans un quartier de la cité balnéaire varoise soumis à une « professionnalisation » du deal.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 11h44
    |

            Louise Couvelaire (La Seyne-sur-Mer (Var), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Les rues sont désertes. Et muettes. Qu’importe les températures estivales de ce mercredi-là, les aires de jeux sont vides. Les mères n’osent plus laisser leurs enfants sortir. Dans le quartier populaire de Berthe, à La Seyne-sur-Mer, dans le Var, les habitants sont sous le choc. « Et ils ont peur », glisse un riverain.
Regards rivés au sol, la quinzaine de résidents rassemblés au pied de l’Abricotier, un petit immeuble de trois étages, refusent de dire un mot. C’est ici que, dans la nuit du dimanche 9 septembre au lundi 10, deux jeunes fumant la chicha ont été tués par arme à feu. Le premier avait 14 ans, le second, 20 ans. Une vingtaine de douilles de deux calibres différents – dont celui d’une kalachnikov – ont été retrouvées sur les lieux. Du jamais-vu dans ce quartier de 14 000 âmes. Du moins jusqu’à peu.
C’est le quatrième meurtre sur fond de trafic de stupéfiants en moins d’un an. Sans compter les « jambisations », une méthode d’intimidation qui consiste à viser les jambes pour blesser sa cible durablement. La police évoque une « vendetta » opposant deux familles qui portent le même patronyme – mais sans lien de parenté – et se partagent le gros du marché local du cannabis et de la cocaïne.
« Tout le monde ici a toujours pensé qu’il existait une frontière invisible entre Marseille, située à moins de 60 kilomètres, et La Seyne, raconte Dominique Pinetti, directrice de l’Association de prévention et d’aide à l’insertion. Et puis d’un coup, sans qu’ils aient rien vu venir, les habitants ont basculé dans l’angoisse et la sidération. »
A Berthe, le « trafic artisanal » qui tournait à petit régime et sans heurts depuis belle lurette s’est « professionnalisé » à grande vitesse pour devenir un supermarché de la drogue structuré et concurrentiel, faisant des habitants les otages d’une violence qu’ils subissent désormais au quotidien.
« Activité organisée »
« Auparavant,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/20/17-14">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’écrivain algérien critique la traque de la sexualité par les religieux du monde musulman.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤     


                Kamel Daoud : « L’orgasme n’est pas un complot occidental »


Dans une tribune au « Monde », l’écrivain algérien critique la traque de la sexualité par les religieux du monde musulman.

LE MONDE
                 |                 20.09.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 10h11
                 |

Kamel Daoud (Ecrivain)
















Derniers articles publiés


            L’amour dans le rétro : « Mon copain et moi avons appris notre séropositivité en même temps »


            Monde Festival : Vaccination, homéopathie, etc. : existe-t-il une vérité scientifique ?


            A la découverte du futur siège du groupe Le Monde



Tous les articles






les articles les plus partagés


            « Tomber amoureux, cela n’arrive pas par hasard »


            « De plus en plus d’histoires d’amour démarrent à l’âge de la retraite »


            La chanson d’amour de Vincent Dedienne : « L’Amitié », de Françoise Hardy






les plus partagés












                            



                        
Tribune. Le sexe est-il l’ennemi d’Allah ou de Jéhovah ou de Dieu ? Dans le monde musulman, aujourd’hui, l’opposition entre les deux est violente quoiqu’on cherche à le nier sous prétexte de « culture différente », par refus de « l’essentialisme », comme il est à la mode de le formuler aujourd’hui, ou par narcissisme, toujours exacerbé chez le post-colonisé.
Il est pourtant au cœur des discours du prêcheur dans les mosquées, du cheikh qui occupe les télés religieuses, ou des thématiques qui ont les faveurs des médias islamistes ou conservateurs, de la harangue des foules ou des excès des réseaux sociaux.
Société idéalisée et asexuée
La chasse au sexe – formule lapidaire pour désigner la criminalisation de la sexualité –, au prétexte de la vertu, revêt même les attributs d’une guerre pour « sauver » l’identité, se faire gardien d’une « culture nationale authentique », ou même d’une société idéalisée et asexuée dans des pays musulmans.
« Le sexe, la sexualité, l’orgasme, le corps sont d’ailleurs confondus, sciemment dans la rhétorique des prosélytes, avec l’Occident comme corps fantasmé. »
Le sexe, la sexualité, l’orgasme, le corps sont d’ailleurs confondus, sciemment dans la rhétorique des prosélytes, avec l’Occident comme corps fantasmé. Un Occident licencieux, libertin, sans « valeurs », qui s’effondre, selon les prêcheurs. Opposé à une nation, une oumma – collectivité transnationale, théologique –, vertueuse, vraie et différente.
La sexualité, autant que la ligne de l’histoire coloniale devenue aussi une rente idéologique, sert à la démarcation violente et sans appel avec l’Autre. Nous ne sommes pas « eux », les Occidentaux, les étrangers. Chez nous, le sexe doit être sous le coup de la loi ou de la loi religieuse, pas transcendant comme érotisme, art, passion, épopée intime de l’individu. Il est du domaine de l’interdit, du rite, pas de celui de la vie, de l’amour ou du droit au corps.
La...

L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous



         
Kamel Daoud : « L’orgasme n’est pas un complot occidental »
Il vous reste 82% de l'article à lire





         Achetez cet article 2 €


              Abonnez-vous à partir de 1 €
      
              Découvrez l’édition abonnés
   


require(["jquery","lmd/core/auth"], function($, auth){
   if (auth.isUserEducation()) {

      $(".js_educ").attr("href","/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_RESTREINT_ARCHIVE&objet_id=5357582&clef=ARTRESTR_HA2E");
      $(".js_educ").html("Débitez votre pack d'archives");
      $(".js_educ_abo").hide();

      }
});



// Premium article view count pixel
if (lmd.context.element.restreint) {
    var img = document.createElement('img');
    img.src = lmd.conf.subscription.buttonViewCountUrl
        + 'EREC-266-['
        + lmd.context.element.url_friendly.replace(/-/g, '_')
        + (lmd.context.element.cms_id !== null ? '_' + lmd.context.element.cms_id : '')
        + ']';
    img.width = 1;
    img.height = 1;
    document.body.appendChild(img);
    var link = document.getElementById('purchase_link');
    link.href += '#xtor=EREC-266-['
                + lmd.context.element.url_friendly.replace(/-/g, '_')
                + (lmd.context.element.cms_id !== null ? '_' + lmd.context.element.cms_id : '')
                + ']--[AA]';
}






document.getElementById('teaser_article').style.display = 'block';

require(["lmd/module/achat_acte/verif_achat_item"], function (verif_achat_item) {
    if (typeof lmd.context.item != 'undefined'
        && typeof lmd.context.item.id != 'undefined'
        && typeof lmd.context.item.link != 'undefined'
    ) {
        verif_achat_item.verifAchatItem(lmd.context.item);
    }
});




L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous



         
Kamel Daoud : « L’orgasme n’est pas un complot occidental »
Il vous reste 82% de l'article à lire





         Achetez cet article 2 €


              Abonnez-vous à partir de 1 €
      
              Découvrez l’édition abonnés
   


require(["jquery","lmd/core/auth"], function($, auth){
   if (auth.isUserEducation()) {

      $(".js_educ").attr("href","/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_RESTREINT_ARCHIVE&objet_id=5357582&clef=ARTRESTR_HA2E");
      $(".js_educ").html("Débitez votre pack d'archives");
      $(".js_educ_abo").hide();

      }
});



// Premium article view count pixel
if (lmd.context.element.restreint) {
    var img = document.createElement('img');
    img.src = lmd.conf.subscription.buttonViewCountUrl
        + 'EREC-266-['
        + lmd.context.element.url_friendly.replace(/-/g, '_')
        + (lmd.context.element.cms_id !== null ? '_' + lmd.context.element.cms_id : '')
        + ']';
    img.width = 1;
    img.height = 1;
    document.body.appendChild(img);
    var link = document.getElementById('purchase_link');
    link.href += '#xtor=EREC-266-['
                + lmd.context.element.url_friendly.replace(/-/g, '_')
                + (lmd.context.element.cms_id !== null ? '_' + lmd.context.element.cms_id : '')
                + ']--[AA]';
}






                    

                                                Par                        Kamel Daoud (Ecrivain)













<article-nb="2018/09/20/17-15">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ L’ex-président de la République avait fait appel, début 2017, de l’ordonnance de renvoi en correctionnelle dans ce dossier.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Affaire Bygmalion : la décision sur l’appel de Nicolas Sarkozy reportée

L’ex-président de la République avait fait appel, début 2017, de l’ordonnance de renvoi en correctionnelle dans ce dossier.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 06h04
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 09h43
   





                        



   


L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy devait savoir jeudi 20 septembre s’il sera ou non jugé en correctionnelle pour financement illégal de sa campagne en 2012. Mais la décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a été reportée au 25 octobre, jour où la cour rendra son arrêt sur l’appel qu’il a fait début 2017 de l’ordonnance de renvoi en correctionnelle.
Cette ordonnance, fait rare, a été signée par un seul des deux juges d’instruction chargés de cette affaire, Serge Tournaire, le second, Renaud Van Ruymbeke, s’étant abstenu. Le juge Tournaire reproche à M. Sarkozy d’avoir dépensé au moins 42,8 millions d’euros pour sa campagne perdue de 2012, face au socialiste François Hollande, soit plus de 20 millions d’euros de plus que le plafond autorisé. Des dépenses engagées « sans tenir compte de deux alertes adressées par les experts-comptables de sa campagne les 7 mars et 26 avril 2012 ».

        Lire aussi :
         

                2012, Nicolas Sarkozy, la liberté



L’enquête a établi que ces dépenses avaient été couvertes par un système frauduleux de facturation, de minoration ou d’omission déclarative, au cœur duquel figurent la société prestataire de service, Bygmalion et sa filiale Event & Cie.
Treize autres personnes poursuivies
La défense de Nicolas Sarkozy juge « fantaisiste » le chiffre de 42,8 millions d’euros et assure que l’ancien chef de l’Etat n’avait pas été informé d’un quelconque dépassement. Pour elle, le désaccord entre les deux juges d’instruction « illustre l’inanité » d’un renvoi en correctionnelle.

        Lire aussi :
         

                « S’il devait être jugé, Nicolas Sarkozy serait traité comme n’importe quel citoyen »



L’avocat de l’ancien chef de l’Etat, Thierry Herzog, soutient que le Conseil constitutionnel a sanctionné définitivement son client en 2013 en invalidant ses comptes de campagne et en le contraignant à payer une pénalité de plus de 360 000 euros. Cette sanction est cependant intervenue avant que n’éclate l’« affaire Bygmalion », d’une toute autre ampleur.
Treize autres personnes sont poursuivies dans le même dossier, parmi lesquelles des membres de l’équipe de campagne de M. Sarkozy et des responsables de Bygmalion.
Renvoyé dans d’autres affaires
L’ex-président de la République est déjà renvoyé en correctionnelle pour corruption active et trafic d’influence, pour avoir cherché à obtenir d’un haut magistrat des informations confidentielles sur un autre dossier, l’affaire Bettencourt, dans lequel il était cité, en échange de son intervention pour une nomination.

        Lire aussi :
         

                Les dix affaires dans lesquelles Nicolas Sarkozy est cité ou mis en cause



Un renvoi également contesté par l’ancien chef de l’Etat, par ailleurs mis en examen dans l’affaire du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007 pour corruption passive et recel de détournement de fonds publics libyens.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/20/17-16">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ La fusion de l’Agirc et de l’Arrco rimera avec hausses de cotisations pour beaucoup de salariés. A l’inverse, elle se traduira pour certains par une hausse de pouvoir d’achat immédiate.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Les cotisations retraite vont-elles vraiment augmenter au 1er janvier 2019 ?

La fusion de l’Agirc et de l’Arrco rimera avec hausses de cotisations pour beaucoup de salariés. A l’inverse, elle se traduira pour certains par une hausse de pouvoir d’achat immédiate.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 15h36
    |

                            Aurélie Blondel








                        



   


L’année 2019 débutera par un mariage. Le 1er janvier, l’Agirc (Association générale des institutions de retraite complémentaire des cadres) et l’Arrco (Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés non-cadres), les régimes de retraite complémentaire des salariés du privé, ne feront plus qu’un. Pour les 18 millions d’actifs affiliés à ces organismes, cette fusion s’accompagnera d’une refonte de l’architecture globale des cotisations, qu’il a fallu harmoniser.
L’impact sur votre salaire net
Aujourd’hui, cadres et non-cadres ne cotisent pas de la même façon, même à salaire égal. Les seconds cotisent à l’Arrco sur la totalité de leur salaire ; les premiers sont affiliés à la fois à l’Arrco et l’Agirc (ils cotisent à l’Arrco sur la part de leur salaire ne dépassant pas le plafond de la Sécurité sociale, 3 311 € en 2018, et à l’Agirc au-delà). Mais qui dit régime unifié dit modalités de cotisations identiques : en 2019, cadres et non-cadres seront donc soumis aux mêmes taux et à la même répartition des prélèvements entre employeurs et employés. (Retrouvez ici les nouveaux taux.)

        Lire aussi :
         

                Dans les coulisses du premier atelier participatif sur la réforme des retraites



Concrètement, la majorité des salariés verront leurs prélèvements Agirc-Arrco grimper, car les partenaires sociaux ont fait d’une pierre deux coups, en dessinant le nouveau système de cotisations, ils ont au passage relevé leur niveau global. A la clé : une perte de salaire net de quelques euros à plusieurs dizaines d’euros par mois, selon les profils.
Pour se faire une idée des conséquences de la fusion de l’Agirc et de l’Arrco sur les cotisations, Optimaretraite a réalisé pour Le Monde des simulations à plafond de Sécurité sociale constant et avec les niveaux de cotisations salariales appliqués dans le cas général. Voici les résultats :
– Léna est une salariée non-cadre au salaire annuel brut de 22 000 euros. Ses cotisations salariales de retraite complémentaire s’élèvent en 2018 à 858 euros 2019, ce sera 882,20 euros avec les nouvelles règles. Hausse annuelle : 24,20 euros (0,11 % de son salaire brut), soit 2,02 euros par mois.
– Alexandre est un salarié non-cadre au salaire annuel brut de 42 000 euros. Ses cotisations salariales de retraite complémentaire s’élèvent en 2018 à 1 753,67 euros. En 2019, ce sera 1 872,50 euros. Hausse annuelle : 118,83 euros (0,28 % de son salaire), soit 9,90 euros par mois.
– Linda est une cadre au salaire brut de 62 000 euros. Ses cotisations salariales de retraite complémentaire s’élèvent en 2018 à 3 567,46 €. En 2019, ce sera 3 844,50 euros. Hausse annuelle : 277,04 euros (0,45 % de son salaire), soit 23,10 euros par mois.
« On pourrait penser qu’une hausse de cotisations permet au salarié d’acquérir plus de droits à la retraite, et donc, à terme, une meilleure pension, mais ce n’est pas forcément le cas », alerte Dominique Prévert d’Optimaretraite. « Sans entrer dans des détails complexes, sachez que certaines de vos cotisations Agirc et Arrco vous apportent directement des points de retraite, alors que d’autres servent à financer le système en général. Or, les nouvelles cotisations dont il est question ici sont en partie des cotisations non génératrices de droits individuels. »
Une décision prise en 2015
« Oui, les cotisations vont globalement augmenter », note de son côté Frédéric Roullier, directeur retraite d’Humanis, un des groupes de protection sociale chargés de la gestion quotidienne des retraites Agirc et Arrco. « Mais il faut rappeler pourquoi cette décision a été prise. »

        Lire aussi :
         

                Préparation de la retraite : le Perp sera-t-il vraiment plus attractif avec la loi Pacte ?



La mesure a été actée en 2015 à l’issue de négociations entre les partenaires sociaux qui copilotent ces régimes. Elles visaient à réduire les déficits de ces derniers, pour éviter qu’à terme, leurs réserves ne s’épuisent et qu’ils ne puissent plus verser l’intégralité des pensions dues. Elles ont débouché sur une série de mesures d’économies (instauration d’un bonus-malus, sous-indexation des pensions, etc.) et sur la décision de fusionner les régimes en 2019. Gain attendu des hausses de cotisation prévues : 1,7 milliard en 2020.
« L’objectif était de répartir l’effort financier entre retraités, actifs et entreprises, en veillant à ne pas affecter outre mesure le pouvoir d’achat des uns et des autres », souligne M. Roullier. « D’autre part, si les cotisations augmentent au niveau global, précisons qu’elles baisseront pour certaines catégories de salariés », ajoute-t-il.
Qui paiera ainsi moins de cotisations ? Les cotisants Agirc dont le salaire annuel brut est inférieur à un niveau « charnière », 43 977,84 euros pour 2018. Cotisent à l’Agirc les cadres et assimilés cadres, mais aussi, c’est moins connu, les non-cadres surnommés « articles 36 » (s’ils répondent à certaines conditions et que leur entreprise a souscrit un contrat prévoyant leur affiliation à l’Agirc).
La fin d’un dispositif dédié aux cadres
Prenons l’exemple de Céline, cadre au salaire brut de 32 000 euros. Ses cotisations salariales Agirc-Arrco s’élèvent en 2018 à 1 620,80 euros. En 2019, ce serait 1 283,20 euros. Elle profiterait d’une baisse de cotisations, donc d’une hausse de salaire net, de 337,60 euros sur l’année (1,06 % de son salaire). Soit 28,13 euros par mois.

        Lire aussi :
         

                Pensions de réversion : dix chiffres à connaître



L’explication ? Les salariés qui, comme Céline, gagnent moins que le salaire charnière (environ un tiers des cotisants Agirc), bénéficient actuellement d’une « garantie minimale de points » (GMP) : en échange d’une cotisation forfaitaire obligatoire (331,20 euros en 2018, pour la part salariale) leur sont attribués 120 points de retraite Agirc par an. Avec la fusion, le statut n’influera plus sur les cotisations, la GMP et sa cotisation forfaitaire ne pourront donc être conservées. D’où la baisse des cotisations.
« Les salariés concernés bénéficieront d’un gain de pouvoir d’achat immédiat mais perdront 120 points Agirc chaque année », rappelle toutefois M. Prévert. « A la valeur actuelle du point Agirc, 120 points représentent 52 euros de pension annuelle. Multipliés par 20 ans d’espérance de vie à la retraite, voilà 1 040 euros de pension perdus. La baisse de pouvoir d’achat à la retraite est trois fois supérieure au gain de pouvoir d’achat immédiat dû à la disparition de la cotisation GMP… »

        Lire aussi :
         

                Faut-il avancer ou retarder son départ à la retraite à cause du nouveau malus Agirc-Arrco ?



Hausse ou baisse, l’évolution des cotisations sera cependant difficile à percevoir si vous êtes imposable car elle coïncidera, sur la fiche de paie, avec l’entrée en vigueur du prélèvement à la source.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/20/17-17">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Claudio Galderisi et André Guyaux, professeurs d’université, appellent, dans une tribune au « Monde », à réglementer de manière plus stricte, plus transparente le recrutement des enseignants afin de mettre un terme à toute forme de favoritisme.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Recrutements à l’université : « Le “localisme”est contraire à l’intérêt pédagogique et scientifique »

Claudio Galderisi et André Guyaux, professeurs d’université, appellent, dans une tribune au « Monde », à réglementer de manière plus stricte, plus transparente le recrutement des enseignants afin de mettre un terme à toute forme de favoritisme.



LE MONDE
 |    20.09.2018 à 05h15
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 09h19
    |

Claudio Galderisi (Professeur de langues et littérature de la France médiévale, à l'université de Poitiers) et André Guyaux (Professeur de littérat...







                        



                                


                            

Tribune. La loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants a levé partiellement le tabou de l’orientation sélective. La brèche est ouverte et devrait permettre aux universités de saisir les possibilités qui leur sont offertes pour mieux organiser l’accès aux études supérieures.
Au moment où l’université requiert une motivation pédagogique responsable de la part des bacheliers qui choisissent de s’inscrire dans les facultés françaises, elle doit aussi leur proposer des formations leur permettant d’acquérir et de capitaliser les connaissances que l’enseignement secondaire ne leur a pas permis d’obtenir. Cette question, en général, est abordée dans la perspective des moyens nouveaux, nécessaires pour proposer des « parcours d’accompagnement pédagogique ».
Une variante du népotisme
Mais il faut également penser à la qualité des autres enseignements : des étudiants dont on exige davantage ont le droit d’attendre un encadrement de qualité. Ils ont le droit d’avoir un corps enseignant recruté de manière transparente, pour ses qualités scientifiques et didactiques, et non pour d’autres raisons.
Or ce n’est pas le cas en France, où l’université, plus particulièrement dans le domaine des sciences humaines et sociales, souffre depuis longtemps d’un mal qui mine sa crédibilité, son efficacité et sa compétitivité didactique. Ce mal est désigné habituellement sous le nom de « localisme ».
Le localisme est une variante du népotisme, qui consiste, lors du recrutement d’un maître de conférences ou d’un professeur, à préférer – souvent au prix de flagrantes injustices – le candidat « local », déjà présent dans l’université qui recrute. Est choisi l’« insider » plutôt que l’« outsider ». Le localisme est d’autant plus insidieux qu’il est très répandu.
Le candidat local peut très bien venir d’ailleurs, et même d’un autre pays, et n’avoir aucun lien de parenté avec les membres du comité qui va l’élire....




                        

                        


<article-nb="2018/09/20/17-18">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Un vote solennel doit être organisé dans les deux chambres, courant septembre, pour une adoption définitive de la loi ELAN, en octobre.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 19/09/2018
Découvrir l’application


                        

Loi logement : après un an de débats, députés et sénateurs s’accordent sur un texte

Un vote solennel doit être organisé dans les deux chambres, courant septembre, pour une adoption définitive de la loi ELAN, en octobre.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 23h51
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 16h24
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        


L’ambiance était au compromis entre les sept députés, les sept sénateurs et leurs suppléants, réunis, mercredi 19 septembre, en commission mixte paritaire pour réexaminer le texte fleuve – 270 articles – de la loi évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (loi ELAN). Au terme de sept heures de discussions, achevées à 21 h 30, ils sont parvenus à un accord rapprochant les deux versions, l’une de l’Assemblée, l’autre du Sénat, jusqu’ici assez différentes.

        Lire aussi :
         

                HLM, accès aux handicapés, littoral... La grande déréglementation de la loi ELAN



Cette atmosphère de consensus tranchait avec la tension et les incidents qui avaient, en première lecture, au cours du mois de juin, enflammé les débats à l’Assemblée nationale. La majorité La République en marche (LRM) et le gouvernement s’étaient alors montrés inflexibles, rejetant la grande majorité des amendements de l’opposition tant de droite que de gauche. L’affaire Benalla, obligeant l’exécutif à reporter la réforme constitutionnelle, est passée par là, en juillet, ébranlant quelques certitudes chez les députés LRM qui font donc, aujourd’hui, des concessions majeures.
Aboutir en commission mixte paritaire a aussi, pour eux, l’avantage de faire adopter la loi plus rapidement et d’alléger le calendrier parlementaire chargé. Un vote solennel sera organisé dans les deux chambres, courant septembre, pour l’adoption définitive de la loi, publiée à la suite.
Rôle des maires réaffirmé
Les sénateurs ont notamment arraché la réaffirmation du rôle des maires, rogné dans les premières moutures du texte. Le préfet ne pourra, par exemple, plus passer outre l’accord d’un maire pour lancer sur sa commune un projet partenarial d’aménagement ou une grande opération, deux nouveaux outils d’urbanisme créés par la loi ELAN.
« Même si nous souhaitons que certaines grandes décisions soient prises de plus en plus souvent à l’échelon intercommunal, il est, de toute façon, difficile de faire contre les maires », admet Richard Lioger, député LRM de Moselle et l’un des rapporteurs du texte.
Les sénateurs n’ont cependant pas obtenu que l’avis du maire redevienne obligatoire pour toute vente de logements sociaux dans sa commune : le gouvernement souhaite, en effet, développer ces cessions pour renflouer les organismes HLM – qu’il a lui-même mis à la diète – et a, pour cela, besoin de faire sauter le verrou de l’accord des édiles locaux. « C’est une ligne rouge sur laquelle nous avons tenu bon », se félicite Richard Lioger qui précise que, dans les communes carencées en logements sociaux, l’accord conforme du maire sera requis.
Compromis oblige, les députés ont cédé à une exigence des sénateurs : que le produit de la vente de ces HLM soit réinvesti à 50 % dans la commune, l’intercommunalité ou le département, y pérennisant la présence de bailleurs sociaux.

        Lire aussi :
         

                En Ile-de-France, des HLM pas si sociaux



En revanche, la vente démembrée de HLM, la nue-propriété étant cédée à un investisseur et l’usufruit à l’occupant, a été interdite : une telle disposition aurait permis à des investisseurs institutionnels de mettre un pied dans le parc HLM et le convertir en parc privé. Un accord s’est aussi dégagé pour fixer à 12 000 logements le seuil minimal en deçà duquel un organisme HLM sera contraint de se regrouper avec d’autres : les députés l’avaient voulu à 10 000, les sénateurs à 15 000, chacun a fait un pas vers l’autre.
Accès des logements aux handicapés
Autre point sensible, la part de logements adaptés aux handicapés dans les programmes neufs. Les députés, conformément à la volonté du gouvernement, souhaitaient qu’elle soit fixée à 10 % (contre 100 % actuellement), les sénateurs, à 30 %. Ce sera 20 %, a là aussi tranché la commission mixte paritaire : « Un marchandage indigne sur le dos des handicapés », s’insurge, sur Twitter, Stéphane Peu, député communiste de Seine-Saint-Denis.
Les sénateurs, en majorité de droite, ne voulaient pas non plus laisser passer l’occasion d’assouplir la loi Solidarité et renouvellement urbains (loi SRU) et son quota imposé de 25 % de logements sociaux à atteindre d’ici à 2025 dans toutes les communes d’agglomérations de plus de 50 000 habitants, alors que gouvernement et députés se sont juré de ne pas toucher à ce totem, à leurs yeux garant de la mixité sociale.
La commission mixte a d’abord prolongé le calendrier pour les communes entrées dans le dispositif depuis le 1er janvier 2015, qui auront quinze ans, soit cinq périodes triennales, pour atteindre leur quota. Elle a également obtenu de conserver ce que l’on appelle « l’amendement Daubresse » qui prévoit de mutualiser, à l’échelle intercommunale, l’objectif de 25 % de logements sociaux dès lors qu’elles en comptent toutes déjà 20 %.

        Lire aussi :
         

                Logement et handicap : « Il faut accélérer, mais la loi ne va pas nous y aider »



Les communes périphériques d’Ile-de-France, hors de l’aire urbaine de Paris, ne seront, elles, assujetties à la loi SRU que si elles comptent 3 500 habitants, non plus 1 500 comme auparavant. De nouveaux types de logements pourront être considérés comme « sociaux » et entrer dans la comptabilité de ce quota, comme les logements faisant l’objet d’un bail réel solidaire ou d’une location-accession sociale à la propriété.
Texte tiré vers la droite
Les brèches ouvertes par les députés dans le droit de construire sur les espaces proches du rivage protégés par la loi littoral restent d’actualité, mais sont circonscrites : les « dents creuses » pourront être urbanisées, des installations agricoles ou forestières pourront être envisagées, pas l’exploitation touristique ou commerciale. « Et l’avis de la commission départementale des sites protégés sera obligatoire », insiste M. Lioger.
Les architectes n’ont, en revanche, pas eu gain de cause : les bailleurs sociaux ne seront plus obligés de lancer des concours d’architecture ni de recourir au contrat de maîtrise d’ouvrage public qui leur accorde un rôle accru. L’avis des architectes des bâtiments de France devient consultatif dans le cas de travaux sur des bâtiments menaçant ruine ou d’installation d’antennes téléphoniques.

        Lire aussi :
         

                « Avec la loi ELAN, l’architecture est réduite à portion congrue »



Les rapports entre locataires et propriétaires du parc privés sont aussi fortement retouchés. Un bail « mobilité meublé » pourra désormais être proposé à un locataire en mutation ou formation professionnelle, mais avec des droits réduits : pas de renouvellement de bail ni de possibilité de réclamer la mise aux normes du logement. Avec l’accord des députés, les sénateurs ont introduit des sanctions pénales pour les squatters de résidences principales ou secondaires.
L’encadrement des loyers sera laissé à l’initiative des maires mais uniquement dans les zones tendues où il y a peu de perspectives de construction, ce qui devrait compliquer son adoption à Lille ou Grenoble. La Ville de Paris a d’ores et déjà fait savoir qu’elle le rétablirait dès octobre 2018 avec les mêmes modalités que l’encadrement instauré du 1er août 2015 au 28 novembre 2017.
Enfin, une ordonnance à venir modifiera le régime de la copropriété, introduisant des régimes juridiques différenciés selon la taille des immeubles. Mercredi soir, les rapporteurs se félicitaient de ce « consensus » et d’un « texte équilibré », en réalité tiré vers la droite par un Sénat au rôle grandissant, sans prise en compte des attentes de la gauche.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/20/17-19">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ L’offre, conditionnée à la suppression des quatre postes de direction du restaurant, a été rejetée par les salariés concernés.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

A Marseille, un franchisé McDonald’s propose de reprendre le McDo des quartiers nord

L’offre, conditionnée à la suppression des quatre postes de direction du restaurant, a été rejetée par les salariés concernés.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 21h39
   





                        


Après plusieurs semaines de mobilisations de salariés et de conflits judiciaires, un franchisé McDonald’s a proposé mercredi 19 septembre de conserver le restaurant de Saint-Barthélemy, dans les quartiers nord de Marseille, initialement promis à devenir un halal asiatique. Cette offre sous conditions proposée lors d’une table ronde à la préfecture a cependant été rejetée par les salariés concernés.
Ce McDo de Saint-Barthélemy (14e arrondissement) fait partie des six restaurants McDonald’s de Marseille et des environs que l’ancien franchisé voulait céder. Cinq d’entre eux devaient passer sous la direction d’un nouveau franchisé, Mohamed Abbassi, déjà à la tête de huit restaurants du géant américain du fast-food. Celui de Saint-Barthélemy, qui compte soixante-dix-sept salariés, dont cinquante-cinq en contrat à durée indéterminée (CDI), était supposé devenir un restaurant halal asiatique, avec la société Hali Food

        Lire aussi :
         

                Les quartiers nord de Marseille se battent pour garder leur McDo



Le 8 septembre, le juge des référés du tribunal de grande instance de Marseille avait interdit la cession à Hali Food, soulignant notamment l’« insuffisance grossière et manifeste de moyens humains, financiers et matériels » du repreneur, le tout sous peine d’astreinte de 500 000 euros.
Mercredi matin, lors d’une table ronde à la préfecture des Bouches-du-Rhône M. Abbassi a finalement annoncé sa volonté de reprendre les six restaurants, celui de Saint-Barthélemy compris. Cette offre est faite à condition de supprimer les quatre postes de direction du restaurant, « une économie de 400 000 euros par an sur la masse salariale, soit autant que la suppression de trente postes de salariés de base », a expliqué le franchisé. La seule solution, estime-t-il, permettant de rendre viable une enseigne qui va perdre cette année « entre 600 000 et 700 000 euros ».
« Une proposition bidon et irrecevable »
« Hors de question d’accepter cette proposition bidon et irrecevable », a réagi Kamel Guemari, directeur adjoint du McDonald’s de Saint-Barthélemy et délégué du personnel FO. « M. Guemari n’est pas à vendre et n’est pas disposé à négocier son départ », a ajouté Me Ralph Blindauer, l’avocat du CE des six restaurants cédés, rappelant qu’une audience sur le fond est prévue le 18 octobre au TGI de Marseille, sur leur demande d’annulation de l’ensemble de ce projet de cession.
Me Blindauer a précisé que les salariés des cinq autres restaurants cédés s’opposaient par ailleurs au projet de reprise actuel, car leur intégration à l’Union économique et sociale (UES) regroupant les restaurants de M. Abbassi signifierait pour eux la perte de nombreux droits acquis. « Pour nous ce n’est pas négociable », a insisté Me Blindauer, demandant que les six restaurants cédés restent dans une UES distincte, celle sous laquelle ils sont actuellement regroupés.
Dans un communiqué à l’issue de la table ronde, la préfecture des Bouches-du-Rhône a salué « un dialogue constructif », « dans un climat de respect mutuel », demandant que « les discussions reprennent au sein de chaque société pour travailler sur les propositions présentées, dans le respect des obligations de consultation des organisations représentatives du personnel ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/20/17-20">
<filnamedate="20180920"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180920"><AAMMJJHH="2018092017">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ L’avortement est un acte courant, qui concerne une femme sur trois. Le maintien d’une clause de conscience spécifique facilite le refus de soins, s’indignent quatre professionnelles de santé dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Il est temps de tout mettre en œuvre pour que l’IVG devienne un droit effectif »

L’avortement est un acte courant, qui concerne une femme sur trois. Le maintien d’une clause de conscience spécifique facilite le refus de soins, s’indignent quatre professionnelles de santé dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 20h54
 • Mis à jour le
20.09.2018 à 08h58
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Chacune et chacun peut penser ce qu’elle ou ce qu’il veut de l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Tous les points de vue moraux, philosophiques, religieux sont respectables tant qu’ils ne remettent pas en cause l’application de la loi. Et la loi prend ces divergences en considération, puisque tout médecin a le droit de refuser des soins pour des raisons professionnelles ou personnelles, hors le cas d’urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d’humanité (article R. 4127-47 du Code de la santé publique).
La récente déclaration du docteur Bertrand de Rochambeau, qui considère que l’IVG est un homicide, est donc, en ce sens, entendable. Mais ce qui n’est pas acceptable, c’est de tenir de tels propos quand on est président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France, pouvant laisser penser que cette position serait celle de l’ensemble des membres dudit syndicat. C’est aussi inacceptable de ne pas préciser, concomitamment, que tout médecin invoquant la clause de conscience a l’obligation d’informer, sans délai, l’intéressée de son refus et de lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention.

Les nombreuses réactions politiques, professionnelles et associatives à cette déclaration ont heureusement donné à voir une tout autre réalité quant à la légalité de recourir à cet acte en France. Pour autant, comme le soulignait déjà le rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) de 2009 sur les conditions de prise en charge de l’IVG en France, des femmes qui se rendent dans un établissement public rencontrent des difficultés majeures quand la ou le responsable du service de gynécologie-obstétrique invoque la clause de conscience. La loi précise pourtant que ces responsables sont tenus d’organiser la prise en charge des IVG dans leur service.
Un acte courant de la vie des femmes
L’avortement est, c’est un fait, un acte courant...




                        

                        

